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LA PONDÉRATION DU

RISQUE
OPÉRATIONEL
Réaliser par:
• Najat El Ghzali
• Meryem Boutkchabt
• Chaimae Abbadi
Plan:
Introduction

1. Qu’est ce que c’est la pondération?


2. Les sources du risque opérationnel :
3. Typologie proposée par le Comité de Bâle pour le risque opérationnel
4. Les métiers de la banque générant le risque opérationnel
5. Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 

Conclusion
Introduction
La gestion du risque opérationnel devient une discipline autonome avec ses
propres outils de mesure et ses propres procédures de contrôle Les autorités
réglementaires ont, par ailleurs, proposé plusieurs approches de mesure du
risque opérationnel mais elles ont laissé le choix aux banques de choisir celle
qui leur convient le mieux.
Et c'est dans cette perspective que vient l'apport de l'accord de Bâle II.
L'apport majeur du comité de Bâle est que le risque opérationnel est défini, il
est associé à une charge en capital réglementaires et à des prescriptions
quant à leur mode de gestion.
I : qu’est ce que le risque opérationnel?

• Le risque opérationnel correspond aux pertes potentielles résultant de lacunes ou de défauts


attribuables aux ressources humaines et matérielles : procédures des systèmes internes défaillants,
événements déclencheurs externes, fraudes, etc.

• Le comité de Bâle définit le risque opérationnel comme le risque de pertes provenant de processus


internes inadéquats ou défaillants, de personnes et systèmes ou d'événements externes.
• Ces risques correspondent aux erreurs du personnel, à la défaillance des systèmes, des risques
technologiques, etc.
II : Les sources du risque opérationnel 

Selon la définition communément admise par « Bâle II », le risque opérationnel peut être capté au niveau des
quatre cibles suivantes : système d'information, processus, personnel de la banque, évènements extérieurs.

a- risques liés au système d'information : défaillance matérielle suite à l'indisponibilité soit


provisoire ou prolongée des moyens (installations immobilières, matériels, systèmes
informatiques ou dispositifs techniques...) nécessaires à l'accomplissement des transactions
habituelles et à l'exercice de l'activité  telles que pannes informatiques résultant d'une
défaillance technique ou d'un acte de malveillance ; panne d'un réseau externe de
télétransmission rendant temporairement impossible la transmission d' ordres sur un marché
financier; système de négociation ou de règlement de place en défaut ou débordé ; bogue
logiciel et obsolescence des technologies (matériel, langages de programmation,...) etc....
II : Les sources du risque opérationnel 

b- risques liés aux processus : non respect des procédures ; erreurs provenant de


l'enregistrement des opérations, de la saisie, des rapprochements et des confirmations tels qu'un
double encaissement de chèque, un crédit porté au compte d'un tiers et non de celui du bénéficiaire,
un versement du montant d'un crédit avant la prise effective de la garantie prévue, un dépassement
des limites et autorisations pour la réalisation d'une opération, etc....

c- risques liés aux personnes : ces risques sont naît du fait que les exigences attendues des
moyens humains (exigence de compétence et de disponibilité, exigence de déontologie...) ne soient
pas satisfaites. Il peut être lié à l'absentéisme, la fraude, l'incapacité d'assurer la relève sur les
postes clés.

d- risques liés aux évènements extérieurs: Ces risques peuvent être à l'origine de risques
politiques, catastrophes naturelles, environnement réglementaire, etc...
III : Typologie proposée par le Comité de Bâle pour le risque opérationnel

Le comité de Bâle II a adopté une classification assez précise des différents types de risques
opérationnels et des lignes d'activités qui peuvent les générer. Cette classification institue sept
catégories d'évènements qui constituent les causes principales des pertes opérationnelles. Il s'agit des
sept catégories d'événements suivants :

a- Fraudes internes : pertes dues à des actes visant à frauder, détourner des biens ou à tourner des
règlements, la législation ou la politique de l'entreprise impliquant au moins une partie interne à
l'entreprise par exemple, une transaction non enregistrée intentionnellement, un vol commis par un
employé, un délit d'initié d'un employé opérant pour son propre compte, la fourniture des informations
inexactes sur les positions etc....

b- Fraudes externes : pertes dues à des actes visant à frauder, détourner des biens ou à tourner des
règlements de la part d'un tiers, par exemple un hold-up, de la contrefaçon, du piratage informatique, du
vol d'informations, etc....
III : Typologie proposée par le Comité de Bâle pour le risque opérationnel

c- Pratiques en matière d'emploi et de sécurité sur le lieu de travail : pertes résultant d'actes non
conformes à la législation ou aux conventions relatives à l'emploi, la santé ou la sécurité, de
demandes d'indemnisation ou d'atteinte à l'égalité ou actes de discrimination,
par exemple la demande d'indemnisation des travailleurs, la violation des règles sur la santé et sur la
sécurité des employés, sur les activités de travail, les plaintes pour discrimination et responsabilité
civile en général etc.....

d- Client, produits et pratiques commerciales : pertes résultant d'un manquement non -


intentionnel ou dû à la négligence, à une obligation professionnelle envers des clients spécifiques, ou
de la nature ou de la conception d'un produit par exemple la violation du devoir fiduciaire, l'utilisation
frauduleuses d'informations confidentielles sur la clientèle, l'exécution d'opérations interdites sur les
comptes de la Banque, le blanchiment d'argent, la vente de produits non autorisés etc....

e- Dommages aux actifs corporels : destruction ou dommages résultant d'une catastrophe


naturelle ou d'autres sinistres par exemple, des actes de terrorisme, du vandalisme, des séismes
III : Typologie proposée par le Comité de Bâle pour le risque opérationnel

f- Dysfonctionnement de l'activité et des systèmes : pertes résultant du dysfonctionnement de l'activité


ou des systèmes (informatique et télé- communication) par exemple une panne de matériel et de logiciel
informatique, des problèmes de télécommunications et des pannes d'électricité ou issues des services sous
traités etc.....

g- Exécution, livraison et gestion des processus : pertes résultant d'un problème dans le traitement
d'une transaction ou dans la gestion des processus ou de relation avec les contreparties commerciales et
fournisseurs par exemple, une erreur d'enregistrement des données, un non respect des dates limites, des
lacunes dans la documentation juridique, des défaillances dans la gestion des sûretés, des erreurs d'accès
aux comptes de la clientèle, des conflits avec des fournisseurs ou des sous-traitants etc....
A part les évènements précités, le Comité de Bâle II a défini les lignes d'activités où se produit la perte
opérationnelle.
IV : Les métiers de la banque générant le risque opérationnel
Le Comité de Bâle II a estimé que le type d'activité où s'est produite la perte a une grande importance. A cet effet, il
mène une étude auprès d'une trentaine de Banque qui conduit à mettre en lumière les résultats des collectes
d'informations sur des incidents dans la catégorie du risque opérationnel, par type d'activité ou « ligne de métier »

Ces lignes de métier telles que citées dans l'annexe 6 du CP3 de l'accord de Bâle II
  sont les suivantes :
1- financement des entreprises : financement des entreprises, des collectivités locales et de l'administration
publique ; banques d'affaires et service et conseil.
2- négociation et vente : ventes, tenue de marché, vente d'action, positions pour compte propre et trésorerie.
3- banque de détail : banque de détail, banque privée et cartes
4- banque commerciale : assure le financement des exportations et du commerce ; affacturage ; crédit bail et
prêts...
5- paiements et règlements : pour la clientèle extérieure ; transfert de fond, compensation et règlement...
6- fonctions d'agent : conservation, prestation d'agent aux entreprises et service de fiducie aux entreprises
7- gestion d'actif : la gestion des portefeuilles discrétionnaire et non discrétionnaire
8- courtage de détail : courtage pour le compte de la clientèle de détail
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 

Le comité de Bâle propose trois approches pour calculer l'exigence en fonds propres réglementaires, par
ordre croissant de complexité et de sensibilité au risque :

Approche Indicateur de Base : Purement forfaitaire, elle consiste à pondérer la moyenne des produits
annuels bruts positifs des trois années par un coefficient, fixé par le comité à 15%.
Approche standard : les activités de la banque sont réparties en huit lignes d'activités. Les revenus bruts de
chacune sont un indicateur de l'activité et donc du risque opérationnel. La charge totale en fonds propres
relatifs au risque opérationnel est égale à la moyenne, sur 3 ans, du simple cumul de l'exigence en fonds
propres de chaque ligne d'activité pour chaque année pondérée de son facteur bêta divisé par 3. Néanmoins,
lorsque pour une année donnée la charge en capital est négative, elle sera prise pour zéro. Le comité a précisé
pour chacune des 8 lignes de métier son facteur bêta (12%<ß<18%).
Approches de mesure Avancée (AMC): Selon les AMC, l'exigence de fonds propres réglementaire équivaut
à la mesure du risque opérationnel produite par le système interne de la banque, sur la base des critères
quantitatifs et qualitatifs. La banque détermine elle-même ses besoins en fonds propres par des modèles
internes. En ce qui concerne cette « famille » d'approches, rien n'a été déterminé par le comité à l'exception
des critères pour convaincre les autorités de l'efficacité de son système d'évaluation
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 
Pour une meilleure gestion du risque opérationnel, Bank Al Maghrib a édicté un ensemble de circulaire et
de direvtives:
Le circulaire 26/G/2006 relatif aux exigences en fonds propres au titre du risque
opérationnel
Les banques sont tenues de calculer, sur base individuelle et consolidée, les exigences de fonds propres
nécessaires pour la couverture de leurs risques opérationnels conformément aux approches décrites dans les
articles suivants.

Article 56
On entend par risque opérationnel, le risque de pertes résultant de carences ou de défaillances inhérentes
aux procédures, au personnel et aux systèmes internes ou à des événements extérieurs. Cette définition
inclut le risque juridique, mais exclut les risques stratégiques et de réputation.
Article 57
Les établissements sont tenus de calculer l'exigence en fonds propres nécessaire pour la couverture de
leurs risques opérationnels conformément à l'une des trois approches suivantes :
- l'approche indicateur de base ;
- l'approche standard ;
- l'approche standard alternative.
Le choix de l'une des deux dernières approches est conditionné par l'autorisation préalable de BAM.
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel 
V :Disposition relatives à la gestion du risque opérationnel