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E M I L E

DAEUTY

RECHERCHES
SUR

LE JUTE ECOSSAIS
ANCIEN ACCEPTÉ
PRÉCKDÉES D'UN HISTORIQUE DE L'ORItilNE BT DE L'iSïRODDCTION DE

LA FRANC-MAÇONNERIE
EN ANGLETERRE, EN HCOSSE ET EN FRANCE

L I B E R T E — EGALITE — FRATERNITÉ

ILE MAURICE

PARIS

GENERAL STEAM RRINTINGC^ ! C H E Z L E F , ' . P A N I S S E T
Rue du Gouvernement, 6 ; Bne de Metz, 14

1 8 7 9'
[Tous droits réservés]

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LE RITE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTE

GENERAL

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6, Rue du Gouvemement, 6.

RECHERCHES
SUR

LE RITE ECOSSAIS
ANCIEN ACCEPTÉ
PRÉCÉDÉES D'UN HISTORIQUE DE L'ORIGINE ET DE L'INTRODUCTION

D E

LA FRANC-MAÇONNERIE
ETST ANGLETERRE, EN ECOSSE ET EN FRANCE

PAR

J. E M I L E D A R U T Y
S.-. G.-. T.-. G.-., 33e Vénérable de la R.-. L. . Écoss.•. L"*Amitié, No. 245

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LIBERTÉ — EGALITE — 'FRATERNITE

ni

I L E MAURICE

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PARIS

GENERAL STEAM PRINTING
Eue du Gouvernement, 6

CHEZ LE F P A N IS S ET
Rue de Metz, 14

1879
[Tous ch'oits réservés]

Àtf

I
T.-. m.-. F.-. ALBERT Som:. PIKE,
DU

S.-. G.-.I.-.G.-., 33c,

Gr.\ Comm.'.

Suprême Conseil de la Juridiction Sud des Etats- Unis d'Amérique,
EN TEMOIGNAGE DE RECONNAISSANCE L'OUK SES BIENVEILLANTES COMMUNICATIONS;

AU

T.-. m.-. F.-. ADOLPHE

GBÉMIEUX,

s.-, G.-.

G.-., 33c,

Som:. Gr:. Comm.'., Gr.\ Maître, et aux TTT.-. III.'.
DU

M embr

es

Suprême Conseil de France,
EN TÉMOIGNAGE DE UESPECT ET DE DÉVOUEMENT;

A LA

R.'.

L.-.

No.

245,

L'Amitié,

O. - . de P o r t Louis, Ile Maurice,
A L'OCCASION DE SON INSTALLATION;

A LA

R.'. L.\ No. 3, Les Trinitaires,
O.'. de Paris,
EN SOUVENIR DE SON INDULGENTE ADOPTION;

C?c (Jûzvcwl? CLIL j ' ï a l m i e l l c i u c i i l

J . E . DÉ

AVANT-PROPOS.

. . il faut bien reconnaître que les générations " maçonniques actuelles, trop indifférentes à notre hia" toire, n'ont peut-être pas une notion suffisamment " exacte do l'origine et d e l à filiation du rite écossais, 1 ' et pourraient se laisser envahir par le doute en présence " des audacieuses affii-mations du. . . . " Rapport du Grand Collège des Rites au Conseil de V Ordre sur le Congrès de Lausanne. — (Bulletin du Grand Orient de France, No de Septembre 1876, page 240).

Au moment où une loge (*) s'installe à l'île Maurice, sous l'obédience d'une autorité maçonnique dont l'histoire n'est généralement pas connue en cet Orient, en présence de l'iiistorique partial et incomplet de l'écossisme officiellement publié, avec la sanction du Conseil de l'Ordre, dans le Bulletin du Grand Orient de France (No de Septembre 1876), et des brochures que le chef du Secrétariat du Grand Orient de France a récemment fait répandre avec profusion dans la colonie, il a semblé à l'auteur de ces Recherches qu'il était de son devoir, comme maçon écossais ( f ) , de réfuter
(*) La II.'. L . ' . VAmitié, fondée le 4 Novembre 1876, constituée, sous le No 245, par décret du 30 Mars 1877 du Suprême Conseil de France, et solennellement installée le 28 Janvier 1878. (f) Lowton adopté par la li.*. L.*. No 3, Les Trinitaires, 0.*. de Paris, le 14 Février 1844. — Quelque temps après son retour à Maurice, où n'existait alors aucune loge du rite écossais ancien accepté, l'auteur, — suivant le conseil qui lui f u t donné par son père, Représentant du Sup.-. Cons.', de France en cette île, qui, à plusieurs reprises, avait vainement tenté la formation d'une loge écossaise à Maur i o e ) — demanda son affiliation, comme apprenti, à la E..'. L.-. La Triple Espérance, de l'obédience du Grand Orient de France, dans laquelle il comptait quelques amis. I l a donc, de 1861 à 1876, pris ses divers degrés, jusques et y compris le 32e, dans les différents ateliers de la Triple Espérance, et ce, sans se préoccuper beaucoup, il l'avoue, de l'histoire et des querelles des deux puissances maçonniques établies en France. Toutefois, il doit noter que, dès le 8 Novembre 1864, lors de l'examen du Projet de Réglemens Généraux soumis par le Grand Orient h. l'étude des ateliers de sa juridiction, il a énergiquement protesté, au sein de la loge La Triple Espérance contre un article de ce projet qui déclarait irréguliers les Ateliers dont un ou plusieurs membres appartiendraient, en même temps ou dès ayant leur affiliation, à des rites étrangers au Grand Orient, à moins que ces maçons ne désavouassent leur

VIII

AVANT-PROPOS

p s " audacieuses affirmations " des FF.-. Brémond et Thévenot et d'éclairer les maçons de cette île en leur mettant sous les yeux, en attendant qu'il puisse publier VHistoire du Suprême Conseil de France, cette première partie de son travail qui traite des origines du Rite Ecossais ancien accepté et s'arrête en 1804. En même temps, comme il ne saurait atteindre ce but en abordant tout de suite le point piincipal qu'il se propose d'élucider, et auquel, pour etre mieux compris, il lui faut graduellement conduire le lecteur, il a résumé, au préalable, les faits essentiels qui, dans le passé, se rattachent a son sujet ; puis, sans cependant s'attarder à suivre pas a pas les écrivains qui assignent à la corporation maçonnique une prodigieuse antiquité, — la faire remonter, dans la série des âgeSj aux premiers temps historiques de la race humaine, à Adam, comme le fait l'historien anglais Schmitz, et comme l'a prétendu également, en 1811, le F. 1 . Noël, ne la rendrait guère plus illustre,—il a esquissé, aussi brièvement que possible, l'histoire de l'origine et de l'introduction de la franc-maçonnerie en Angleterre, en Écosse et en France. Mais, s'il a ainsi imposé certaines limites à son cadre, il ne s'est pas effrayé des difficultés et de la longueur de la tâche ; il n'a pas
origine ; et qu il a fait a ce propos, en loge, la déclaration suivante, insérée deux mois plus tard dans le Monde Maçonnique, de Paris, No de Janvier 1865, page ^~ • ^ o u s savez tons que j e n'appartiens à la Triple Espérance que par affilia" tion . . . . Je vous avouerai de plus que, si j'ai demandé l'affiliation à ce E.-. At.-., " mon intention n'a jamais été (L'abjurer, pour ainsi dire, l'Eoossisme auquel j'appartiens, mais simplement, vu 1 absence de cet Orient délogés sous l'obédience du ' ' Sup.'. Cons.-, de France, de diercber à m'éclairer sur le but de notre O r d r e . . . . " P o u r atteindre ce but j e devais donc demander l'entrée de ce temple. Mais si, aujourd hui, le Grand Orient me force à opter, je le déclare hautement, je n'hé" siterai pas un seul instant a me prononcer, on donnant ma démission comme " membre de cet At.-, et de son Chap.-., tout en protestant cependant de l'estime et " de la considération que j ' a i pour les FF.-, qui les composent." — L'article en question ayant ete rejete, peu après, par l'Assemblée G-énérale du Grand Orient, l'auteur a continue de faire partie des divers At.-.defe Triple Espérance auxquels il appartenait. Douze ans plus tard, à la suite des polémiques soulevées en France par les décisions du Congrès de Lausanne, il a voulu connaître l'histoire des deux obédiences, et a alors, sans etre anime d'aucun esprit de parti, commencé l'étude qu'il publie aujourd'hui. Une fois éclairé sur le bien fondé des revendications du Sup.-, Cons.-, de France, il a, par une pl.-. partie de Maurice le 14 Septembre 1876, demandé an Sup,-. Cons.-, de régulariser sa situation maçonnique ; deux mois après, quelques FF.-, s'étant associés à lui dans des circonstances qu'il est inutile de rappeler ici, mais dont on peut trouver l'analyse dans le Bulletin du Grand Orient de France (No de Janvier 1877, pages 613 et suivantes), il fondait, LE 4 NOVEMBRE 1876, l a loge L Amitié, dont la demande de constitutions f u t adressée au Sup.-. Cons.-, parle courrier du 10 du même mois et n'a pu parvenir- à Paris avant le 8 Décembre suivant. Enfin, le 9 Janvier 1877, — ayant alors appris par le Bulletin du Grand Orient

'. et quelle que soit l'attitude prise à son égard par certains maçons de son ancienne loge. avant d'aller plus loin. cinq jours après.-. que ce retour à son obédience-mère n'altère en rien les sentimens d'amitié de fraternité et d'estime qui l'unissent toujours à la majeure partie des membres do la Triple Espérance. d'ailleurs. rompu toutes relations avec le Suprême Conseil. au contraire. par suite de sa participation à la fondation d'une loge écossaise. promu au 33e et dernier degré du Rite. de la franc-maçonnerie. A cet effet. et. le 14 Janvier 1877. datée de Paris. les dates rappelées plus haut ont une réelle importance . position qui ne lui eût pas permis de continuer davantage à faire partie d'un Atelier de l'obédience du Grand Orient de France.'. il n'a avancé aucun fait comme certain qu'après l'avoir vérifié scrupuleusement et n'a mentionné qu'avec la plus prudente réserve tout ce qui n'est que de tradition.AVANT-PROPOS IX reculé devant l'obligation d'indiquer toujours les sources auxquelles il a puisé. désireux de n'aborder dans son étude que l'histoire de l'institution sans avoir à se préoccuper de ses doctrines. par un travail consciencieux.t il pas cru devoir les négliger. de façon à donner à son travail toute l'autorité accordée aux auteurs les plus dignes de foi et à l'appuyer. que le Grand Orient avait. mais. 7 Décembre 1876.-. une lettre du T . do les contrôler sérieusement. — Pour ceux qui savent que Maurice n'a de communication avec la Prance qu'une fois par mois et qu'une lettre met près d'un mois à parvenir d'un pays à l'autre. au contraire. la conviction que le droit et la légitimité sont de ce côté. philanthropique et progressive qui a pour bases et pour principes l'amour de la vede Septembre 1376. il est. A SA SÉANCE DU 3 NOVEMBRE 1876.—il a considéré qu'il était de son devoir de donner sa démission à la Loge La Triple Espérance. en terminant. revenu à son drapeau dès que les circonstances le lui ont permis. quoi qu'on en ait dit. non par caprice. il déclare. s'être fait un devoir de citer souvent. mal intentionnés ont lancée contre lui à l'occasion de ces faits.—la tradition n'en imposant. à sonhonneur défendant. de même que. Loin d'avoir déserté. autant que possible. Ï V . de documens incontestés. 111. L'Amitié. la définition suivante : — La Franc-maçonnerie est une alliance humanitaire. que découle l'utilité d'une institution. suivant l'expression d'un écrivain dont le nom lui échappe en ce moment. et. ' . . il est heureux de pouvoir déclarer. — ne pouvant laisser sans réplique une accusation de désertion que quelques P P . cette note toute personnelle. considérant que c'est de ses principes. au besoin. le 28 Août. car il reçut. I l eut bientôt lieu de se féliciter de cette détermination. il pense. bien plus que de son histoire. — la veille de la fondation de la L.. mais après avoir acquis. lui accordait sa régularisation et l'avait même. aussi l'auteur n ' a . qu'à ceuxlà seuls qui sont persuadés ou qui se plaisent à l'être. . combler suffisamment cette lacune en donnant ici. qui l'avisait que le Sup. il a cru devoirajouterici. ses droits de maçon actif semblaient contestés. Cons. En même temps. Chef du Secrétariat Général du Rite Écossais. dans laquelle. Millet-Saint-Pierre. Enfin. loin d'épai-gner les citations. il a écarté do son cadre tout examen dogmatique .

de respect et de solidarité. des sciences et des arts. Port-Louis. elle a pour objet l'exer. en conséquence. C'est une association volontaire qui unit. ÉGALITÉ. librement acceptées par ses membres. à l'aide de symboles traditionnels et de signes particuliers qui la rattachent à son passé ainsi qu'aux générations successives qui l'ont faite ce qu'elle est actuellement. la loi du progrès de l'immanité et les idées philosophiques de liberté. la recherche de la vérité. dans l'exercice de leur profession comme dans la direction de leur pensée. Elle fait du travail une obligation pour tous . parles liens de la fraternité. et impose. quoiqu'elle proclame sous le nom de ' Grand Architecte de l'Univers". laisse-t-elle à chacun.X AVANT-PROPOS rite et de la justice. par l'instruction qu'elle recommande à ses adeptes d'acquérir et de propager. cice de la bienfaisance. l'amélioration intellectuelle et morale de l'homme et de la sociétéElle considère la liberté de conscience comme un droit absolu. leur assurent. à chacun le respect des opinions et des croyances d'autrui .—31 Août 1879. Elle a pour devise : LIBERTÉ. soit envers leurs semblables. du Beau et du Bien. d'égalité. ses vues particulières et s'abstient-elle de tout acte confessionnel. par suite. elle interdit toutes délibérations concernant des matières politiques ou religieuses. et pour but. des hommes libres dans leur vie matérielle comme dans leur vie intellectuelle. Ile Maurice. les avantages d'une association universellement répandue. sur la nature même de ce principe. Aussi. de leurs nationalités et des distinctions sociales. PRATERMTÉ. de fraternité. faisant ainsi abstraction de la foi religieuse ou politique de ses membres. la vulgarisation du Vrai. la reconnaissance d'un principe originaire. 31 Janvier 1878. l'étude de la morale universelle. soit envers eux-mêmes. propre à chaque individu. et. . et proclament la reconnaissance de leurs droits en meme temps qu'elles font découler de ces mêmes droits leurs devoirs. Elle est régie par des lois perfectibles qui.

. AN. JOTJAUST . 1782. iu-8o. ACTA LATOMOKUJI. Paris. I .125] signifiera : — BESUCHET. A I ' . doublée. renverra àu premier volume et la même lettre. Il a néanmoins reçu. de la G. Précis historique etc. A ce propos. AD. pour la justification de son récit. — les seuls qui soient ici désignés par une seule lettre.'. vol. — Pour les ouvrages en deux volumes. tout en indiquant. M. et [BB. Compiled vy ALBERT . il indiquera les pages à la suite des initiales par de simples chiffres. . par LAURENCE DERMOTT. il consigne ici ses regrets de n'avoir pas été à même de consulter VHistoire du Grand Orient de France.. les sources auxquelles il aura puisé. qu'il ne fera pas précéder du mot page. le Tableau Historique que le F. 239 et suivantes].ABRÉVIATIONS. * The true Ahiman liezon. par FRÉDÉRIC NICOLAÏ. page 125 . 1778. par une. à plusieurs reprises. . que l'auteur n'a pas toujours pu se procurer. I I . malgré l'offre d'un prix fort élevé. 2 vol. et de ne pas répéter à chaque fois les titres souvent très longs des ouvrages maçonniques compulsés. . L. Précis Historique etc. Londres.'. Ainsi : [B. 9 8 ] — BESUCHET.. — [Le fragment sur l'origine de la franche-maçonnerie a été traduit en français par M. l'auteur désignera les ouvrages auxquels il lui faudra référer le lecteur. ou Chronologie de Vhistoire de la Franchemaçonnerie française et étrangère ( p a r l u o R Y ) . 3d edition : Address to the Gentlemen of the fraternity. DE RENFNER et se trouve reproduit dans AA. il l'a vainement demandée.. vol. Vera Instituta secreta et fondamenta ordinis of 1786 &a. député GR. et pu consulter à la hâte.'. en Février 1879.\ des maçons anciens d'York.... Statutes and Regulations of Perfection and other degrees. Quant aux renvois aux ouvrages marqués d'un astérisque C*). [Cette adresse en anglais. Berlin et Stettin... * Essais sur les crimes imputés aux Templiers. En vue de ne pas surcharger ce travail de notes et de renvois inutiles. son manuscrit étant alors à l'impression. . du F. &a. cependant. imprimerie de Kouzou. 1815. deux ou trois initiales conformément au tableau ci-après . au second. A. avec un appendice sur l'origine de la Franche-maçonnerie. 2 vol. à ses correspondants de Paris et de Londres qui n'ont pu jusqu'ici la lui faire parvenir. page 98. 40 et suivantes]. Jouaust vient de publier. The Constitutions and Regulations of 1762. l'initiale simple. est reproduite dans AA. avec une traduction française en regard. A N C I E N T AND ACCEPTED SCOTTISH R I T E OF FREEMASONRY. ils viseront les reproductions cataloguées plus bas et non pas les éditions originales.

.. London.. opposite Freemasons Hall. charges. Dutertre. — Précis historique de l'Ordre de la Franc-maçonnerie depuis son introduction en France Jusqu'en 1829.-F. Histoire Pittoresque de la Franc-maçonnerie.. Bulletin du Grand Orient de France. 2 vol.. For the use of the Lodges. Chaîne d'Union de Paris. N o de Septembre 1876.. and John Hooke at the Flower de luce over against St. SOV..-. N o 626. Paris.-c. 62 à 151]. Histoire de la Franc-maçonnerie depuis son originejusqu'à nos jours. en réponse à un balustre reçu du Grand Orient de France.-. 1817. librairie internationale..-.BAZOT (E. es. Great Queen street. par THORY. .. Paris. Constitutions and Laics of the Supreme Council of Scotland Edinburgh. 1843. son organisation.. BL. — The Constitutions of the free-masons.-. NewYork.. 339 et s. Paris. 1866. Bv. vallée d'Angers. et 339 et s.. BOUBÉE (J. at the (jJohc.XII ABREVIATIONS PIKE. CLATEL (F. Anno Domini 1723.—Précis Historique. par j. Masonic publisher. DP.). No de Janvier 1877. CA. T. Masonic Publishing Company. Teissier. — Manuel du franc-maçon.* Extrait des colonnes gravées dans le Souv. No de Septembre 1876. Printed by William Hunter. par le F . Ire partie du 1er volume de la reprise en 1804.G.] BT.. A." Abrégé historique de l'organisation en France jusques à l'épo* que du 1er Mars 1814 des trente trois degrés du Rite Ecossais ancien accepté.\ GIW Comm. 1870. N o de Mars 1868.-... [Reproduite dans DM. libraire... en date du 28 Janvier 1829. Paris. Dunstan's Church. 1854. CD. ' B. Reprinted for Bro. . London. s. Paris. 2e édition. JOHX-Ï EDMUND COX. Chap..-. M 5632. B.). PYROX. 1829. 1 à 45].. 1827 [Fragmens reproduits dans B. de Charleston. of the Supreme Council of the 33'1 degree for the Southern Jurisdiction of the United States.". La Franc-maçonnerie en France.. &c. TANDEL. [Reproduit dans DM. for John Senex. regulations. 26.]. séance du 27 Février 1812. 1866. FINDEL (J. In the year of masonry 0723.). V.. BRÊMOND. containing the history. Bit. 2 vol. par le F. .-. Broadway. DM. 4f Essai sur Vinstitution du Bite Écossais.. BESUCHET (J..] BZ... DÎ Histoire de la fondation du Grand Orient de France.-C. [Reproduit dans B. Cons. ET Etat du Grand Orient de France.. Richard Spencer. CB. ses rites. B ***. in Fleet street. Rapilly. Documents maçonniques recueillis et annotés par FRANCOIS FAVEE... * Palustre du Sup. CL.-des obstacles qu'elle a rencontrés et des progrès qu elle a obtenus. le 22 Octobre 1828. BC. 1873. .]. BD. Chaîne d' Union de Paris.... Bulletin du Grand Orient de France.) . Année 1875.) — Etudes historiques et philosophiques sur la franc-maçonnerie ancienne et moderne. A. 360 et s. Paris. Traduit de l'allemand par E. [Reproduit dans B. (1872 E. of that most Ancient and Right Worshipfal Fraternity. du Père de Famille. 274 et s. Bo.. sur les hauts grades et sur les loges d'adoption. [Officiellement publié dans le Bulletin du Grand Orient-de France. VASSAL Paris. R.. ' .).

. . MS. FOLGBR. — Tableau Historique de la Franc-Maçonnerie en France. C h a r l e s t o n . New-York. . . MD. revised from the fifth american edition. . # History offree-masonry in York. rédigé par le "TV.. 1782]. MACKEY (ALBERT Gr. P .). KD. FP. J. OP.. 6818 et 5819.). William Blackwood and sons. London... LONGSTAFF^ Hull.-. 1827. . ' .] KM. .. 3. MURAIRE (CTE).. . du 6 Juillet 1878. P a r i s Eistoriques du 1855. 1863.— The Royal Masonic CyclopœdiajMTxàon.. and their descendants.— De l'Indépendance des rites maçonniques.. I?M. Officiai Bulletin of the Supreme Council of the thirty third degree for the Southern Jurisdiction of the United States. No. .G. . JOUAUST ( A . 1873. . 1879. A L B E R T P I K E .. Vol. 1 vol. appendix D de KH. Paris.— Même ouvrage que préfiédemmenl[P]. 1878. A record of the progress of the craft in England and of the carreer of every regular Lodge down to the union of 1813. 18"7. MACKENZIE (K. C.. Lettre du F.— A lexicon offreemasonry. . Charleston.P I E R R E — R é f u t a t i o n des Essais F. MURRAY-LYON. Loudon. .. M I L L E T S A I N T . 111. MO. 332 et 333. No. 1871. 1778. No. Sétier.. History of the ancient and accepted Rite. . G..* Manifesto of the Right Worshipful Lodge of Antiquity. 1871. by ROBERT B. — H i s t o r y of the Lodge of Edinburgh (Mary's Chapel) No.". p. 2d English edition. Vol.. traduit de l'allemand on anglais par 1). MK. With an authentic compilation of descriptive lists for historic reference. — T h e Old Charges of British Free- masons. ALBERT PIKE . . en date de "Washington. J O . M L . . N .. 37 à 148. Paris. Vol XT. K H . — The Freemason's Treasury.. journal maçonnique de Londres. . . . Edinburgh and London.. Paris. Kingston Masonic Annual. Monde Maçonnique. par une société de F . T . de Lausanne et Berne. f o u n d e r s of modern freemasonry. 2 vol.. — P r é c i s sur la franc-maçonnerie &a.. 1... . du F. Masonic Publishing Company. o c .—Article Francs-Maçons [dans le tome x v de l'Encyclopédie. ed.. Paris. MOREAU ( C É S A R ) ..HUGHAN [Reproduite dans KM. ' . II. par W . Réédition. 1. No. MR. G.-. MURRAY LYON ( D ) . LALANDE (de). S . OB. M P . . M. . .. 1 8 6 1 .'. HERMÈS ou Archives Maçonniques. Août 1877.. 1858. LA Juin 1878. 1878. No de Décembre 1866. G O .H. F . Spencer. by DONALD CAMPBELL . Monde Maçonnique.FINDELFJ. ou Réfutations des prétentions du Grand Orient de France sur le rite Ecossais ancien accepté. ROBERT F R E K E GOULD — The four Old Lodges. de Septembre 1866.). W I L L I A M JAMES H U G H A N . FT . ) . London. Boubée en ce qui concerne les rapports entre le Suprême Conseil et le Grand Orient. L o n d o n . John Hogg.. . Impie. Spencer's Masonic Depot. 1.R. Avril 1871. p. . OLIVER. H.. Official Bulletin &a.. "W.. edited by L. DD. The Freemason. Blanpain. [Reproduit dans KM.. 138 à 144]. . R. .. . 487. G .ABREVIATIONS XIII r o . LD. M O .

Richard Spencer. en date du 30 Avril 1862. . Recueil des actes du Sup. Gr.-.. 5836. Paris.'. de Sétier. donner une date certaine à la publication des 176 premières pages suivantes. A. 1§51. 1818. PATON. . 1832RS . impr. Dentu. theory exploded.. séant à New-York. roi de Prusse.'. — V i e de Frédéric II.).).-. THÉVENOT. il croit devoir indiquer ici les nouvelles sources qu'il compte consulter à cet effet.'. D D . typ. P e e v e s et Turner.. Avec approbation et Privilège du Roi.] T U . de Belgique et de Vhémisphère occidental... imprimerie de E. .XIV ABRÉVIATIONS the 1712 FA. 1661.. degr. du Grand Orient de France. PATONT (CHALMERS Ï. typ. du Brésil. 1855. 1787 (publication officielle du Grand Orient de France). Cons. A o û t 1853.et. du îi3e et dern. RB. M. TL.'. 1877. [Jugement du COMTE DE GRASSE-TILLY parle Sup. ou la quatrième au F. Cons. Baqary. .-. en publiant dès aujourd'hui l'avant-propos qui précède et la liste d'abréviations cidessus et en mettant ce premier fascicule à la disposition des amis qui ont bien voulu l'encourager de leur souscription. le Maréchal Magnan. Bagary. A . Stabl. en sa séance extraordinaire du 17 Septembre 1818. d'Amérique présidé par le COMTE ALLEMAND. . — Revelations of a square. T. London.. Paris. Jouaust .'.— Orthodoxie maçonnique &a. G. 131 rue Montmartre.'. TREUTTEL. RF. London. M. PEBOLD ( E . Paris. 17e edition annotee et continuée par le Dr.'.'. Paris.. . Londres. Paris. Blanpain. Cons. Paris. .. CHALMERS I. 1876. Traité d'union. imprimerie de J. et les tirages faits..).. A. la lecture de cet ouvrage l'invitant a ajouter un chapitre à la seconde partie. d'alliance et de confédération du 23 Février 1834 entre les Sup. W . • Tracé des travaux du Sup. — F r e e m a s o n r y and its jurisprudence. PRESTON (WILLIAM). de France. RA. RAGON (J.—The origin of freemasonry.. 1864. TV.. — H i s t o i r e Générale de la Franc-maçonnerie. lorsque l'auteur a reçu l'Histoire du Grand Orient de France du F. suspendant momentanément l'impression de la suite de son travail. Ï B . E.'. Une leçon d'histoire. PR. 1871. London. O UTER ..—La Première au F. THÉVENOT. NOTA. Paris. conseiller de c o u r .. ou les ouvrages qui lui sontparvenus en même temps.'. Impie. Strasbourg. . GEORGE OLIVER. Tableau des Loges Régulières de France. Cons. P J .. Paris 14 Mai 1862.. de France.. Blanpain. Donnaud.. REBOLD (E. — Ces recherches étaient imprimées jusqu'à la page 176.'. RD. 1872. M. YIENNET.— Histoire des trois Grandes Loges de francsmaçons en France. Boudon. TR. TM.— Illustrations of masonry. G. ) . J.'. — Réponse a la circulaire de S. 4 vol.

Impr.'. (A.-. Calendrier maçonnique du G. de France. avant la fia de l'année. 5809.bulletin du Grand Orient de France.-. O:. pour l'an de la V. Calendrier maçonique à Vusage des Loges de la correspondance du Gy. No. O. BUL. G.'. 9..Bulletin des Travaux du SUPRÊME CONSEIL DE BELGIQUE . O. L. . de la correspondance du G:. de France. de France pour l'an de la V. 5805 (ère vulgaire X I J I et X I V ) . Nos.".-.-. de France. Bruxelles 1879. A Paris. CLN .. 21. WuG.. de l'imprimerie de Poulet.— Histoire du Grand Orient de France.'. ..Gr. AGJ . No. .. .J. Des veux.. . Août. 3. rue de la Poterie. L. O. L. Le volume complet sera alors distribué aux souscripteurs qui n'auront pas fait retirer le premier fascicule.... L'haine d'Union de Paris.. O. Calendrier maçonique à Vusage desLL. 5820.ABREVIATIONS XV L'auteur espero^ avoir.'.. A.. Jouaust). 0:. imprimeur du G. CLD.. A Paris. d u 1er Novembre 1877 au 1er Novembre 1878. complètement achevé sa publication.-. 1865. Septembre et Décembre 1864. CHA. CAL. Juillet. .-. Année 1879. Quai des Augustins. No. . de Juin. de l'imprimerie du G.-. du G. de l'imprimerie du F.. de France pour l'an de la V. Rennes et Paris. A Paris..

en 287. — aussitôt après s'être emparé de la Grande Bretagne. Les maçons d'Angleterre et d'Ecosse admettent généralement. avec beancoLip de leurs meilleurs liistoriens. la faveur d'une société importante et influente établie dans le pays . en 290.RECHERCHES SUR LE RITE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ PEEMIÈEB M T I E LA FMNC-MACOMEEIE EN ANGLETERRE 5 ET EN ÉCOSSE I PÉRIODE D'ÉVOLUTION lo. qLie l'institution maçonnique se rattache aux corporations des anciens architectes et ouvriers constructeurs établies dans la Gaule et dans la Grande Bretagne. Carausius. dans l'intérêt de son nouvel empire. en sa résidence de Vérulam. Hert- . celle des corporations maçonniques. grecs. commandant la flotte romaine. gaulois et bretons. et s'en être fait empereur. (aujourd'hui Saint-Alban. Dans ce but. Suivant cette légende. composées de constructeurs et d'architectes romains. alors. cherche. — a se concilier.

Us admettaient dans leurs rangs. les manuscrits déà tempe anciens. et une juridiction particulière.) il confirme les privilèges qu'elles prétendaient tenir des collegia fahrorum (1). 35 et 95. Suivant quelques auteurs. c'est de cette époque que date le nom de free-masons.EECHEUOHBS fordsliire. leur accorde des franchises et choisit comme Gouverneur et Intendant de la Confraternité des maçons. dans un Acte du Parlement qui fixe à quatre pence le s ^ u .] Que ces corporations maçonniques de la Grande Bretagne soient. des^ arcMvistes. " comme le fait observer le F. sous le nom de Saint-Alban (mis a mort le 22 Juin 303). le chevalier Alhanus. le ro) Kenri VL ef par les seigneurs de son très honorable conseil . dans le préambule il est fait allusion à quelques ' ' ouvriers inhabiles de 1 abbaye de Cambuskemieth qui s'y étaient substitués à de vrais freemasons < et y avaient engè des loges contrairement aux règles de la maçonnerie ' 5 . ainsi que la permission de se réunir annuellement en assemblée générale. car César nous apprend. évèque de Glasgow " &a. Locke au comte do Pembroke et l'interro(apocryphe s u m u t quelques w s ) (jue lo roi H w m V I ut subir à un . ou non. connu depuis. Favre [DM.-G. (2) ISotons cependant que le mot frecmasofyss se retrouve pour-la première fois dans un document du XII® siècle que cite le Dr Oliver dans l'ouvrage de Preston (page 284). pris par les membres de ces corporations (2) pour se distinguer des maçons non privilégiés. des secrétaires &a. MK. &a.] ^ (1) Les collegia. son fils. — dont les Français ont fait francs-maçons). des censeurs. entourèrent les secrets de leur art et de leurs doctrines des mystères de leur pays et les enveloppèrent d'allégories dont un des traits caractéristiques était l'emploi symbolique des outils de leur profession. quo les _ anciens Bretons^ n'avaient pas de villes murées. des trésoriers. soit en argile et en roseaux.. 113 à 115]. Il ajoute à ces franchises un droit de juridiction propre. fabrorum. également cite par le Dr Oliver [PU. Voir aussi la lettre de John. mais que leurs maisons étaient construites soit en bois. par le roi David 1^ d'Ecosse. de Herbert. en 1350. ont été fondas on /15 avant J. [EB. des p ersonnes étrangères par leur profession au métier de constructeur. F. il est hors de doute que ces corporations ne sont venues dans la Grande Bretagne qu après la conquête romaine. des gardes du sceau. ils avaient des frères servants et payaient des cotisations mensuelles^. attendu qu ils avaient été rédigés d'aprè.e d un freemason et dans un vieux manuscrit du règne i Edouard I V ^1461-1483). des surveillants. Les artistes grecs. issues des collegia fabrorum. A leur tête se trouvaient des présidents appelés magistri (maîtres). dont se composaient principalement ces collèges. /6 et 80. . [RB. " que la vie de Xuma I ' FompmuSj ainsi que la plupart des récits légendaires concernant la Rome primitive. Cette charte a pour but de rendre aux yentables maçons leurs droits légitimes et de les inviter a pratiquer a apprendre et a enseigner " la maçonnerie de Saint Jean dans tous ses details et secrets . dans ses Commentaires. (abréviation de freemen masons.-. du comte John de Mentieth. 353.reglemens et les statuts de? freemasons ont été vus et lus par notre défunt ''souveraui. par Numa Pompilius qui les constitua en société civile et religieuse. ou collèges de constructeuva romains. du comte Duncan de Lennox. et sont dénués de tout caractère historique. le 5 Mars 1147. 1321 : — •' Les e . " Néanmoins. C est une charte signée. comme martyr. comme membres honoraires. Ce mot est aussi employe. " en presence du Pimce Henry. il ont été inspirés à Tite Live par son patriotisme ou rapportés par lui sur la foi des II traditions populaires. c'est une question que nous sommes d autant moins en état de résoudre qu'il est assez généralement admis. le roi les approuva et declaia _qu UE étaient très bons et susceptibles d'être mis en pratique. et charge Albanus d'élever un mur autour de Vérulam et de lui construire un splendide palais [PU. avec privilège exclusif d'élever les temples et les monuments publics. — maçons libres. page xvni].

à la fin du IXe siècle . fêtaient les solstices — Juana mferi et Juana cœli . le plus illustre des rois saxons. C'est alors qu'ils choisissent Saint^ Jean pour patron de la Confraternité. a la tete desquels se trouve Austin. qui s'en déclare grand-maître en 1327 . Au yi e siècle. architecte et premier archevêque de Cantorbéry. en 1155 . Deux faits intéressants sont à citer dans cette période. — mais.. . par Elisabeth. parce que c est l'ancien Janus. par Henri I I et le grand-maître des Chevaliers du lemple. par déférence. ils donnaient le titre de Vénérables Maîtres resté depuis en usage dans les loges. Jusqu en 16-i6. une loge de maîtres réunie dans son palais de Westminster et pose la première pierre de la chapelle gothique dite de Henri VTI . par Edouard le Confesseur. 11 1. prêtre. Constance Chlore. [aa. 38 et suivantes . Les francs-maçons. au milieu du vx6 siècle. par Edouard I I I . se voient coniraints de revêtir ces fêtes d'une forme plus analogue aux exigences du clergé. lo. 434 et suivjiiues . dieu des Eomains et des corporations. en 1066 . qui préside comme grand-maître. [kb.] Il " est digne de maeon.documents. en 1041 . suivant l'antique usage des collèges romains. par Henri VI. où se trouvent alors les plus anciennes et les plus importantes loges du pays. par Jacques 1 er en 1603. les Jrmmm étaiem t e i u i s e a h a w t e estime e u Angleterre-. la corporation prend le titre de Confraternité de Saint-Jean et les assemblées le nom de Loges de Saint-Jean. F. par Alfred le Grand. et par Charles 1" de 1625 à 1648. par Henri "VII. investi par Maximien du gouvernement de la Gaule et de la Bretagne. s'empare à son tour de cette île et établit sa résidence à Moracum (York). que les fêtes des deux saints de ce nom se célèbrent a u x époques mêmes des solstices. U S e t s u w 1 d'après ^ M. par Guillaume le Conquérant. en 1561 . le 24 Juin 1502. 4 et suivant as : pit. qu'avant les troubles qui signalèrent là •"ouo ^ V I . Cette ville reste depuis le centre des loges 0 britanniques/ Ainsi commence la clironologie de la maçonnerie anglaise. et qu'ils peuvent ainsi continuel'' d'honorer J anus. ayant converti les Anglo-Saxons au christianisme. les moines bénédictins. 1 institution progresse plus ou moins rapidement. initié en 1442 . assassiné en 293. à la fin du VIe siècle. Dit. protégée ou dirigée successivement par Saint-Austin. alors souvent présidés par des abbés auxquels. les francs-maçons. en 9. par le roi Atlielstan.24 .SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 3 Après la mort de Carausius.

qui désormais fait loi sous le titre de Charte d ' York. (3) et c'est de ce centre que relèvent. •. Drako est dans le vrai. le Dr Francis Drake. Il existe. &a. Tous débutent par une histoire sommaire de l'art de construire. 118 et 119]. Quelques érudits admettent volontiers que le plus ancien de ces documens remonte au xiv e siècle. Dans un discours prononcé le 27 Décembre 1726. frère du roi Athelstan. 115 . les loges ou réunions particulières des maçons de la Grande Bretagne [BA. Le premier document de ce genre a été publié en 1810 par le F. et que les autres appartiennent seulement aux xvii e et XVIII c siècles. les maçons anglais ont toujours continué de reconnaître St-J'ean Baptiste et St-Jean l'Evangéliste pour leurs patrons. A.. 106 et 107. 105. convoque toutes les loges du pays en assemblée générale —• General Lodge. jusqu'à eux. depuis. fait remonter au vii e siècle la première assemblée générale des maçons à York et c'est le roi Edwin. 188] est d'iiyis (jue le I V .pendant plusieurs siècles. et par lui désigné comme Grand-Maître de la Corporation. En juin 926. et qui. premier roi chrétien de Northumbrie et fondateur de la cathédrale d'York (017-633) qu'il désigne comme l'ayant présidée en qualité de grand-maître. Ivrause dans son livre . •. Hugban (1871). Cooke (1861). émaillée parfois d'étranges anachronismes dus sans doute à l'ignorance des copistes . Edwin. D. avec le consentement du roi. 90. le siège de la fraternité à York. à des époques relativement récentes. 2e Gr. 3 . par les EE.1 jje F. 134 at 135. Il établit. s'étaient transmis oralement de génération en génération. ont mis en écrit des récits qui. le Prince Edwin. [KM. est mort noyé en 924. à la Grande Loge (V York. à la suite de cette partie bistorique se trouvent reproduites les obligations prescrites par le Prince Edwin. .-. 2o. CL. Woodford [KO. Les Trois plus anciennes constitutions de la Confrérie des francs-maçons. des obligations prescrites en 926 par le Prince Edwin aux maçons qui composaient l'assemblée d'York .-.'. même depuis la réforme. Surv. d'après d'anciens documens dépendant des arcliives de quelques loges ou de quelques musées d'Angleterre. a servi de base à toutes les constitutions maçonniques.4 EECHERCriES remarque que. D'autres l'ont été depuis par l'antiquaire Halliwell (1810). ME. Nous (3) I l y a sérieusement lieu de douter de cette légende . plusieurs versions. PU. Murray Lyon (1873) &a. y soumet à leur approbation une constitution. on en trouve la reproduction dans certains manuscrits précieux que nous devons au zèle de quelques membres de la confraternité qui. assez semblables entre elles. frère du roi Atlielstan. — à York.

contre l'effusion du sang do toute sorte d'animal. [Dictionnaire de la Bible. défense de maudire le nom de Dieu. 2o. 2. ne jamais médire l'un de l'autre. par sa qualité même. le culte d'un Dieu unique. vous devez toujours être loyaux les uns à l'égard des autres. Toulouse et Nismes. 4o. Et si quelque frère commettait une injustice à l'égard de ses frères ou de toute autre personne. les fraudes. 85] : LOIS OU OBLIGATIONS SOUMISES A SES F R È R E S MAÇONS PAR LE PRINCE EDWIN. l'homicide. Gardez-vous du crime de haute trahision. Vous devez être assidus aux délibérations et aux travaux des membres dans chaque loge et garder le secret du signe envers quiconque n'est pas un frère. Ne commets aucun meurtre . dès le commencement. 3o. .STIR LE UITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE 5 traduisons ici. MK. le droit naturel commun à tous les hommes indifiéremment : — lo. et résument. vous devez tous l'aider à réparer sa faute afin qu'il devienne meilleur. dont l'observance était imposée par les Hébreux aux étrangers qui se fixaient dans leur pays. Ne te souille pas par l'inceste . défense de manger les membres d'un animal encore vivant. les plaies.] Dans l'édition de 1723 des Constitutions de In Grande Loge d'Angleterre Anderson n'emploie pas l'expression de JVoffc/jiffos. suivant elles. Hiiglian au ÏV. la mutilation &a . tome I V . 4o. vous lier d'amitié sincère avec eux . . aux magistrats et aux princes . des saciilèges &a. comme ce patriarote au milieu des impies et des idolâtres de son temps. les maçons. proscription du culte des divinités étrangères. les mensonges &a. mais il y revient dans celle de 1738 :— Tout maçon est tenu. Mackey les reproduit diiîéremment : lo. p. 6o. et. Ne dérobe point . 7o. crimes contre nature &a. comme le pratiquaient quelques païens. n'y voyez pas d'empêchement s'ils professent une autre religion ou opinion. Calmet. 5o. aussi exactement que possible. 5o. 4. Sois juste . vous instruire mutuellement. Adore le seul vrai Dieu . 231. 6. vous aider dans le travail. vous devez éviter toutes les hérésies et no pas pêcher par là envers Dieu. si vous en entendez dire quelque chose. 74 . — nom qu'on donne aux enfans de Noé et en général à tous les hommes qui ne sont pas de la race choisie d'Ahraliam . avertissez le roi. Renonce aux idoles. Surtout. de blasphémer et de se parjurer . autant que possible. 232]. . prohibition des alliances et des commerces incestueux et illicites (sodomie. des superstitions. d'olêir à la loi moral? en véritable NOACHIDE . d'anciennes légendes m a çonniques désignent également sous ce nom les membres de la corporation et représentent Noé comme un des précurseurs de la maçonnerie parce que. cjui seuls présentent pour nous quelque intérêt [oc. 3. Ne mange point de chair avec son sang. : et 7o. bestialité. du P. ont. . [MK. sont au nombre de sept. 2o. Ces préceptes. conservé. ou s'il manquait autrement à ses devoirs. Vous devez être serviables envers tous leslhommes. et. mais agir envers les autres comme vous désirez qu'ils agissent envers vous. Vous devez être fidèles à votre roi sans trahison et obéir loyalement aux autorités partout où vous pourrez vous trouver. . Chacun doit s'abstenir de toute déloyauté parce que la fra(4) NOACHIDES. et d'après le texte emprunté par le IV. 3o.) . 1. 1783 . contre lo vol. et observé les préceptes que Noé donna à ses fils et que les Constitutions du Prince Edwin reproduisent en grande partie. obéissance aux juges. 5. selon les Juifs. malgré la diversité des croyances répandues sur la terre. Votre premier devoir est d'honorer Dieu sincerement et d'observer les lois des iVbac/Mtfes (4) parce que ce sont des _ préceptes divins que tout le monde doit observer : par cette raison. 232. les statuts du Prince Edwin. Krause. 6o.

dans^ l'avenir. De plus. la centralisation de a maçonnerie à York se trouve modifiée. comte i orlv. 14. nul ne doit chercher à priver autrui de l'ouvrage qui lui a été donné. ne rien faire qui puisse entacher la bonne réputation de la fraternité. — lorsqu'il est requis de corriger son travail et de s'y appliquer. ainsi que cela lui est recommandé. De plus. Sir Thomas Saclmlle. 11. I l doit également porter secours aux freres nécessiteux s'il a connaissance de leur détresse. De plus. 16. s'il a une bonne réputation.^ aucun compagnon ne doit blâmer le travail d'un autre s il ne sait pas mieux l'éxécuter que celui qu'il critique. Vous devez aussi prendre toujours garde au travail du propriétaire ou du maître que vous servez. chaque maître doit écouter l'architecte. pierre. Ici finit la constitution. 8. chaque maçon doit accueillir les compagnons qui viennent de loin et lui donnent le signe. à moins qu'il ne soit incapable de l'éxécuter. Oe qui. Vous devez toujours payer honnêtement ce que vous devez. 13. sera reconnu bon et utile. — et chaque maçon son maître. ni pour lui en laisser tailler. •^'e plus. . il ne devra pas eu faire un maçon sans l'avis et le consentement de ses autres frères compagnons. 12. De plus. De plus. ni faire aucune équerre ou niveau. Erancis Hussell. Ainsi donc. même en ce cas. et. 9. Telles sont^ les obligations qu'il est bon et utile d'observer. deux grands maîtres sont alors nommés : l'un. défendre leurs intérêts et achever toujours honnêtement leur ouvrage. m lui en enseigner l'usage. 11 doit avoir soin d'eux ainsi que cela lui^ est enseigne. Deplus. aucun maître ne doit prendre un apprenti autrement que pour sept ans. De plus. E n 1567. 10. chaque maître doit demander un salaire equitable afiu de pouvoir vivre et de payer ses ouvriers. 7. parce qu'il ne ferait qu'humilier l'architecte aux yeux des frères. aucun maître ou maçou ne prélèvera les droits pour recevoir quelqu'un maçon que si celui-ci est né libre. .B RECHERCHES ternite ne peut exister saus fidélité et sans probité et parce qu'un bon renom est un grand bien. s'il a des capacités et s'il n'a aucune infirmité corporelle. En raison de 1 extension pnse par la confraternité. De plus. aucun maître ou ouvrier ne doit admettre dans la loge^ quelqu un qui n'a pas été reçu maçon pour voir l'art de tailler la. et. serait-ce même à une distance d'un demi-mille. devra toujours etre mis_en écrit et publié par les surveillants afin que tous les freres soient tenus de s'y conformer. tous les maçons doivent obéir à leurs chefs et faire avec bonne volonté ce qu'ils leur ordonnent. par dessus tout. alors Grand-Maître à s étant démis de ses fonctions. aucun maître ne doit entreprendre une tâche s'il ne croit pas avoir assez _ d'habileté pour l'exécuter.

comte de Saint-Alban. en 1674 . comte d'Arundel. comte de Huntingdom. mort le 21 Juin 1652. Sir Christophe "Wren. en 1633 . alors florissante et élevée à un haut degré de perfection. en 1607. . Il existe donc. 2o. — Charles II. élu le 27 Décembre 1663 . l'autre^ Sir Thomas Gresliam. — Francis Russell. — Inigo Jones. en Angleterre. •— et enfin. — William Herbert. quelques maîtres maçons d'York se transportent. en 1618 .S TIE LE m TE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEFTK 7 de Bedford. en juin 1666 . en 1630 . 136 et 137]. — Charles 1er. — Thomas Howard. pour la juridiction sud . — Henry Bennett. — George Hastings. en 1625 . vers l'an 700. néanmoins les asssemblées générales — Générai Lodges. Sir Thomas Gresham a pour successeurs [PR.—et celui du sud (Londres) s'intitule Grand-Maître d'Angleterre [MK. —• Jacques 1er. MC. en 1660. comte de Rivers. Pour mieux étudier les modèles de l'architecture écossaise. en 1685. — Inigo Jones. comte d'Arlington. à la . sans doute. Intendant-Général des bâtiments de la couronne et Grand-Maître d'Angleterre avec mission de présider les loges . roi. (VI d'Ecosse). comte d'Effingham. roi. — Thomas Savage. célèbre peintre et architecte. 285 et 286] : — Charles Howard. en 1579. 138 et s. deux grands-maîtres qui prennent des titres différents : celui du nord (York) se fait appeler Grand-MaUre de TOUTE l'Angleterre—TOTIUS ANG-LI®.) que le roi Jacques 1"' nomme. un descendant. comte de Bedford. réélu de 1636 à 1646 . célèbre négociant. en 1588 . comte de Pembroke. en 1603 . — Heury Jermyn. fils de Marie Stuart. — George Yilliers. duc de Buckingham. du premier Grand-Maître de TOUTE l'Angleterre . — continuent de se tenir à York où se conservent toujours les archives de la fraternité [PU. dès lors. (né à Londres le 15 Juillet 1573. La confraternité s'établit aussi en El cosse. 116]. comte de Danby. en 1679 . roi. en 1635 . — Henry Danvers. pour la juridiction nord du royaume . dans la vallée de Glenbeg.

a town and parish of Scotland. Au xii e siècle y f u t fondée la première loge maçonnique d'Ecosse.] I L — " KII/WINHING. JBouillet. d'une manière remarquable." [M. [RB. whence the name. d'Ecosse (Ayr). on the Gamock. originally one of the richest in Scotland. Lord of Cunningham. 42 et 103]. mais. cette abbaye f u t . and dedicated to St Winning. Brémond [BE. 353]. The first scottish mason lodge was founded by a band of foreign brethren who came to assist in the building of the abbey. 1872 ] — " KILWINNING. v. elle f u t abattue et remplacée par une élégante église construite dans le style moderne. I t is noted for being the seat of the first masonic lodge established in Scotland. Mac-Carthy. 3780 hab. E n 1560. la première loge maçonnique connue en Ecosse. C'est aux architectes lombards. 616]. et dédiée à S t . 1857. Black. en 1140. ces maçons y construisent." [ / . Rendus en Ecosse. ' . depuis 1128.W of Glasgow by rail. sur la rive droite de la Garnock. I t was founded in 1107 b y H u g h de Morville. en pierres. d'Ecosse (Ayr) à 5 kil. . les ruines du fameux monastère de son nom. Adam and Ch. Plus tard. 4 miles N . Les maîtres s'y assemblent eu conseil.0 d'Irvine .] ^ — KILWINNING." \The Eneyclopaidia Britanica. 23 e édition. Quelques années après. over which is a stone bridge of two arches. les guerres qui agitent l'Europe obligent les arebitectes et les maçons à chercher asile dans un pays paisible . N . Dictionnaire d'Histoire et de Géographie. — pouvoir usurpateur qui exerça son autorité pendant l'emprisonnement de Marie Stuart. Paris. C'est dans ses murs qu'a été fondée vers le milieu du douzième siècle. en grande partie démolie par Alexandre. lorsqu'il envoya des ouvriers au roi Salomon pour la construction du Temple de Jérusalem [ME.] I I I . l'Ecosse est le lieu de leur rendez-vous. possesseurs d'une charte qui leur avait été octroyée par le pape et dans laquelle il était dit que les règlemens de leur corporation avaient été rédigés d'après ceux établis par Hiram. au milieu du xii e siècle. comme elle menaçait ruines. Dictionnaire universel de Géographie.O RECHERCHES côte nord-ouest de l'Ecosse. The monks were of t h e Tyronensiau order. Paris. 8th edition. 165. The chief interest of the place is connected with its ruined abbey. in Ayrshire. Ils forment bientôt un corps d'élite vis-à-vis de tous les autres membres des loges. constable d'Ecosse. On voit à son extrémité mérid. 1835. on the Gamock. près do la mer d'Irlande. roi de Tyr. . à b o i s milles au nord du bourg royal d ' I n d u e . 253 et 255] d i t : — " Quelques auteurs pensent que la " ville de Kilwinning n'existe pas I l est difficile a u j o u r d ' h u i de retrouver le " village de Kilwinning mais alors ou n ' y regardait pas do si p r è s . from Irvine. pet. C'est ainsi que s'y réfugient des maçons de la Lombardie. la tour et l'abbaye de Kilwinning (5). Là se trouvent deux vieux châteaux. une loge existait déjà [RD. Kuines d'un monastère bâti en 1140. bg. il occupait une étendue de plusieurs arpens de terre. — ''EJ&VINNING. bâtis. 167 et 354. who lived on this spot in the eighth century. la chapelle de l'abbaye f u t réparée et érigée en paroisse. L'édifice a été construit à grands frais et avec beaucoup de luxe .W i n n i n g . vis-à-vis l'île de Sky. qui constrmsaient cette abbaye que l'on doit reporter l'introduction de la franc-maçormerie en Ecosse. comte de Glencaim. . L'abbaye a été fondée en 1140 par H u g h Morville.-N. Edinburgh. bâti en 1140. page 88." [MK. a town and parish of Scotland. qui les surnomment maîtres de la vallée ou maîtres écossais. q\ie_l'on y passe sur' un pont de pierre. où. Tome X I I I . (5) Le F . — " L'abbaye de Kilioinning est située dans le bailliage de Cunningham. " J e lui opposerai les extraits suivants : I . 26 miles S . sans ciment ni mortier. Ayrshire. en exécution d'ordres émanés des E t a t s d'Ecosse. whence all t h e . 41. en 1775.

15]. " [Beeton. dont il vient d'être question. mais l'institution ne prospère pas. est sans doute une façon française d'exprimer le mot écossais heroden. dont le baron de Westerode affirme l'existence en 1196 [A. Mackey.-. Sarodim. les seigneurs écossais qui l'avaient accompagné et qui. aurait été fondé. puis à Kilwinning [MC. mort en 1315). dit le P. KC.] Vers la fin de ce même siècle. fils aîné du roi d'Angleterre Henri III. (Edouard l or Plantagenet. chef . un chapitre du même Ordre. — que quelques auteurs écrivent aussi parfois : JÊérédom. au sud des Hébrides. d'Avril 1271 à Juillet 1272. en Palestine. RB. à la suite de la dernière croisade à laquelle prit part.. London. Si harodim est le véritable mot. suivant un ancien manuscrit que possède le I V . 112. par abréviation: Sér. trois chevaliers croisés. fondent en Ecosse VOrdre des maçons d'Orient. 300 et 191 . 1868. fut reçu dans cette société de la rose-croix. fondent.r. et l'appellent Ordre de Hérodom (6) . s'étaient trouvés en contact avec les initiés d'un Ordre établi sur le mont Moria. dès cette époque. Cotirs complet de grammaire anglaise. pour servir de voile aux conciliabules secrets (M château. Of this lodge the poet Burns was a member. Dictionaxy of Geography. d'autres assurent que c'est simplement un nom fabriqué. le prince Edouard. Sérodon. par Ormésius. of the t o w n . Mackey. et aurait été rapporté de la TerreSain te en Europe vers 1188.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 9 et oii. MK. h. Les maçons français prononcent Sérédom. Edouard. assure le baron de Westerode. — Séroden. Un siècle après la fondation de l' Ordre des maçons d'Orient. Cet ordre. né en 1210. Siérodom.de l'Ecosse. car. dans le dialecte écossais.et c'est d'elle que viendraitle nom de Souverain Prince Rose-Croix de Séroden. suivant le même auteur. on le rencontre dans les Constitutions publiées en 1723 [CA. Notts pencherions plutôt à croire que hérédom est une con-uption écossaise même de HÉRODOM. The ruins of the abbey of Kilwinning lie to the S. ce qui. Sérodem. la lettre o se prononce quelquefois É (voir FLEMING. en l'an 16 de l'ère vulgaire.m. roi en 1272. dans lequel ils emploient les formules traditionnelles de la confrérie. car le mot harodim est hébreux et signifie prince ow. 166 et 302]. 328 . sage d'Egypte converti au christianisme. dès leur retour en Ecosse.] (6) HÉRODOM.d. et. de St-Gcrmain-en-Laye par les partisans qui . Hairdom. encore en activité de nos jours. page 313). Quelques uns pensent que c'est le nom d'une montagne d'Ecosse sur laquelle se sont installés les fondateurs de l'Ordre . 336]. en 1150. other lodges have taken their rise. [A. revenus d'Orient en Europe après la peste de Palestine. de 1740 à 1745. — est un mot sur l'étymologie duquel on n'est pas fixé. serait une montagne située dans le N-O. Ils fixent d'abord le siège de leur Ordre dans l'île de I-Colm-Kill (lona). 4 et 5 . dont les membres avaient pour ornement une croix rouge. par Eaimond Lnlle (né en 1236. ils y constituent. la mère-loge de Kilwinning. cette dernière supposition est sans fondement. et plus souvent H-K-M OU H-H-M. les maçons d'Ecosse tiennent leurs assemblées générales . mort en 1307). Séroden. Eagon [RA. 91] assure que c'est un mot imaginé.

à notre tour. IV. à Paris. le 20 du môme mois.-M DE KILWINNING). était venu s'établir à St-Germain. 1783. dit-on. près d'Evreux. deux ans avant la mort de leur graud-maître Jacques de Molay. 1872. ~m. se réfugient en Ecosse et y trouvent un asile au sein des loges maçonniques. [Order of the Thistle) dans lequel les réceptions sont basées sur celles du Temple. atteignit Nantes et alla enfin s embarquer à St Nazaire le 8 Juillet 1745. il arriva à Paris. r-* . il venait alors d'Italie. en mémoire et sur le lieu même d'une grande victoire qu il avait remportée sur les Juifs avant d'être leur roi. 'II. 505]. déguisé en courrier de cabinet et par conséquent sans suite . héritier . I M M . ils 1 engagèrent à s'éloigner. en Ecosse. ^ _ qu il faudrait écrire et prononcer. Dictionnaire universel de Geographic. — l a jolie ville de HERODIUSI O U HEUODION ? [Voir ces noms dans J. en arrivant à Paris.» — .-. Toulouse et Nismes. les titres de GrandMaître et de Protecteur.] . et puisqu'on en est encore aux suppositions. Tome I I . en 1688. comme i^avance Ragon. 63 et 67. niais l'hypothèse do Ragon ne peut être acceptée. à quelques lieues au sud de Jérusalem. fusionnant les deux accompagnèrent Charles-Edouard à cette résidence. où il était né et qu'il n'avait jamais quittée jusque-là . TORDRE DU CHARDON. ILlstoire de France. Quoi qu'il en soit. chefs <£ ou membres de son parti. quelques templiers. il gagna de suite la Picardie où il s'embarqua avec le maréchal de fea'xe pour tenter une descente en Angleterre. brûlé. le mot hérodom n'est jamais employé indépendamment du nom de Kilwinning (H-P. Paris. le 11 mars 1314 [ H E N R I M A R T I N . dans le Dictionnaire de la Bible. qui. Il gagna Gravelines dans le plus ' strict incognito sous le nom de chevalier Douglas "(Hevice des Deux Mondes^o. vinrent se grouper autour de lui. Tome I. pour lui et ses successeurs. il gagna la Loire. nous en risquerons une. parti de ce château la nuit. en 5 vol du r . JNouveUe^ édition. Quelques émigrés. parti de Rome le ' 9 Janvier. page 797. Ils s'enrôlent sous les drapeaux de Robert Bruce. mais " il ne put même parvenir à faire sa cour à Louis XV. et que dut quitter Jacques I I I après le traité d'Utrecht (Voir note 17). roi d'Ecosse." . depuis 1306. en faveur des maçons et des templiers qui ont contribué au succès de ses armes. Charles-Edouard n'entra en France qu'en 1744 . le 24 Juin 1314. [BO. et dans Lomllety Atlas universel d'Histoire et de Géographie. Robert crée. de Palestine et que les Présidents des chapitres de ce rite représentent Her ode le Grand. échappés aux persécutions de PMlippe-le-Bel. et dont il se réserve à perpétuité. T i r " . Loin donc d'avoir fixé sa résidence à St-Germain. Jacques I I . Peu après. . bâtie par Hérode le Grand. G. qui nous est inspiree par cette considération que les fondateurs de l'Ordre en Ecosse le iapportaient. Ualmet. mais un violent ouragan dans la AT anche le força a regagner les côtes de la France. -. . du l e ? Juin 1875. En 1312. page 492). E n outre. MasscUn. page 658. page 614. lorsqu'il décida de nouveau son départ pour 1 Ecosse . y être reçu à bras ouverts. sous le nom de Robert 1C1. où il mourut le 16 Septembre 1701. .10 RECHERCHES Un grand événement la ranime cependant et lui rend bientôt toute sa vigueur. génitif pluriel de hœres. i.s.r . ce qui implique que c'est le titre d'une institution dont le siège est à Kilwinning . et d'ailleurs il est difficile de saisir le rappent que Ragon cherche à établir entre le mot héritier et l'Ordre en question. — celui qui construisit le dernier temple de Jérusalem. et du pape Clément V.. roi de France.] Victorieux à Bannoclc-Burn. et il le fait alors dériver de hœredum. lors de la révolution d'Angleterre. Mécontents de la position ' ' q u on lui faisait. il pensait. Evidemment Ragon a ici confondu Charles'Edouard avec son grand-jjère. Dus lors ne semble-t-il pas rationnel d'admettre que le nom de HKHODOM a ete emprunte a une forteresse célèbre de Judée. L'année suivante il était au château de Navarre.

l'un des plus grands personnages du royaume. I l ordonne que chaque maître-maçon.-. est renouvelé en 1601 et en 1628 par les maçons d'Ecosse et demeure dans la famille desSt-Clair jusqu'en 1736.-. 132. Edinburgh. contestations qui ne devront pas être soumises à l'appréciation des tribunaux &a. M.. [RB. 267 et 302 . AA. d'après les journaux d'Edimbourg du 14 mars 1846). MK. (7) E n 1745. Y. mais dont la nomination devra être soumise à la sanction royale. A son retour d'une captivité de dix huit ans en Angleterre (1423).ET DES CHEVALIERS DE LA ROSE-CROIX — Royal Order of II. dans un Chapitre Général de l'Ordre. RD. (rosy-cross) (7) [RB. en considération de l'intérêt que n'a cessé de porter à la confraternité le grand-maître William St-Olair. il investit en même temps ce dernier du droit de se faire représenter par des députés de son choix dans les villes et comtés du royaume ainsi que du pouvoir de juger certaines contestations entre les maçons et les seigneurs qui les emploieront. [PR. paiera un impôt annuel de quatre livres à un grand-maître choisi par la confraternité parmi les nobles ou les prélats. . 6. note7\ En 1437. 1846 . RD. en sa qualité de Gr. A. lui concèdent le titre de Patron et Protecteur et stipulent que cette dignité sera héréditaire dans sa famille et qu'elle sera transmise à ceux qui succéderont à la baronnie de Rosslyn. lors de son expédition en Ecosse. BO.par le roi Jacques 1er {James the first). à son entrée dans la corporation. 8 et 9 . ML. sous le règne de Jacques II. 131 et 164 . d'Edimbourg. 119 .STIR LE HITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 11 Ordres du Chardon et de Hérodom. il élève la mère loge de Kilwinning au rang de Loge Royale et établit près d'elle le GRAND CHAPITRE SOUVERAIN DE L'OUDRE ROYAL DE II-R-M DE KILWINNING. il s'institue le patron de la corporation et honore souvent les loges de sa présence. S. voir aussi plus loin note 36. paiera également un droit au grandmaître . 68 . dont la charte a été perdue dans un incendie du château de Rosslyn. au Palais de Holyrood (A Winter with Robert Sums. . au commencement du siècle suivant.] La maçonnerie d'Ecosse est aussi protégée. R. en Ecosse. S. I l décide aussi que chaque nouveau frère. 118 . 6 7 5 . 673. C. M of Kilwmning and Knights of the R. les maçons d'Ecosse. pages 53 ot 54. le Prince Charles-Edouard Stuart f u t solennellement installé. 1 1 6 et 117 . MK.tenu le 24 Septembre 1745. 62 et 63]. comte d'Orkney et de Caithness et baron de Rosslyn. 15 et s. A. époque de la fondation de la Grande Loge de St-Jean. Ce titre.

né à Berlin le 19 mars 1733. — célèbre théologien. S. admirent le bon et le beau moral. résumer ce qu'en dit un auteur allemand. Il fait paraître à cet effet. il convient. allégorie sous le voile de laquelle il présente les desseins et les bons effets de la société projetée. Nous allons donc. 1616) dans lesquels il invite les gens à se réunir en une société inconnue au monde pour s'y dépouiller de toute corruption et y revêtir la sagesse. Kristoph Friedrich Nicolaï. tiré d'une figure héraldique — la croix de St-André avec quatre roses — des armes de la famille d'Andréa. 1614 . que l'on ne doit pas confondre. deux ouvrages ( La réformation universelle du monde entier avec la Fama fraternitatis de V Ordre respectable de la Rose-Croix. (Hosicrucians) dont nous avons mentionné plus haut la création. lui-même une apparence symbolique : la croix représente la sainteté de l'union et la rose est l'i image de la discrétion . comme lui. ahbé de Adelberg. dans les premières années du SVII 0 siècle. [AN. de s'arrêter un moment à l'origine d'un Ordre qui semble n'avoir pas été sans influence dans la transformation de la franc-maçonnerie : l' Ordre de la Rose-Croix. la théologie et les mœurs de son temps. mort à Berlin le 8 Janvier 1811. dans l'ancienne mythologie. dans le Wurtemberg.] Jean Valentin Andréa.12 RECHERCHES 3o. l'existence de Y Ordre de la Rose-Croix et imagine de réunir en corps tous ceux qui. — l'un des savans les plus profonds de son siècle. Ce nom de Rose-Croix. 248 à 266. Les . la rose était consacrée à Harpocrate. d'ailleurs. C. espérant parvenir à purger de leurs défauts les sciences. dans une fiction poétique. et La noce chimique de Christian Rose-Croix. malgré la similitude du nom en français. pour expliquer l'évolution. dieu du silence. mort le 27 Juin 1654. avec l'ordre des chevaliers R.—on sait que. S. aussi succintement que le permet le sujet. né à Herrenberg. Cette exhortation est accompagnée du récit de la découverte du tombeau du Père Rose-Croix. Y. Après avoir ainsi rapidement esquissé cette première periods et résumé les traditions de la confraternité des maçons en Angleterre et on Ecosse. suppose. le 17 Août 1586. a.

f '^atei*nitatem de Hosea Cruce. procéder du connu à l'inconnu. sous le pseudonyme de lioiiERTUS DE FLUGTEBUS : Apoloc/ia Compendaria. suspicionis et infamiœ. le Ur Robert Mudd. mélangé de philosophie. Andréa ne tarde pas à renoncer à son projet. il saisit l'importance et la dignité des sciences. Francis Bacon. et dans lequel il explique le mot de Rose-Croix par " la " croix teinte du sang rosé de Jésus-Christ. qui publie en 1616. inaculis aspersum ahluens. "Woodford [KC. (né en 1574. et surtout en Angleterre où sa fiction est prise à la lettre. l'observation de la nature et l'expérimentation. il crée la méthode la plus logique pour diriger l'intelligence dans l'étude et propose de substituer cette méthode. Par sa méthode. Néanmoins ses deux ouvrages . ou du moins entrer en correspondance avec elle. en Angleterre. persécuté. comme le sera toujours le téméraire qui s'attaquera aux vices de ses contemporains. une sainte discrétion. C'est là surtout . Le premier. le père de la méthode expérimentale. dans la pensée d'Andréa. mort en 1637). publie son Instauratio magna (Grande Rénovation). et. médecin à Londres. On y croit à l'existence réelle de la société (le ÏV. Eacon enseigne que l'on doit graduellement s'élever des effets aux causes. Mais." Il attire à lui un grand nombre de prosélytes. notamment. baron de Vérulam (1561—1626). l'un des précurseurs de la philosophie moderne.SUB LE EITB ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 13 deux mots réunis signifient donc. toute de raisonnement. C'est alors que. en 1617: Tractatus apologeticus integritatem soeietatis de Hosea Cruce defendens contra Libanium et alias [MC. il crée un système à lui. 584] pense qu'elle a réellement existé). et beaucoup de gens veulent en faire partie.font beaucoup de bruit en Europe. après les avoir toutes passées en revue. fondée uniquement sur le témoignage des sens. $ % * Vers la même époque. des faits particuliers aux faits généraux et aux lois de la nature. quelques audacieux se donnent pour en être. pour les satisfaire. de médecine et de théologie. à celle d'Aristote. 225] . Arrivé à cette conclusion qu'il n'y a de connaissances réelles que celles qui reposent sur des faits observés. si. il établit pour elles une classification nouvelle.

George Warton. avaient la direction de toutes ces belles choses . en cette même a n n é e 1646. ce roi y avait fait un grand établissement qu'on appelait la maison de Salomon ou le collège des oeuvres de six jours (c'est-à-dire la création). ils les écrivaient. 4^6. dit Mcolaï. aussi Eacon entreprend-il de la vulgariser. des maisons remplies de toutes les merveilles de la nature et de l'art. intitulée Novum Organum (1620).le beau. il emprunte. fondateur du Musée d'Oxford qui porte encore son nom. Bacon. on t h e 18th October 1646 " [PE. la forme du roman et publie sa Nouvelle Atlantis. ville aucienne du comté de Lancaster (8).mathématicien. — " I wag made a Freemason at Warrington. suppose dans cette fiction qu'un vaisseau aborde à une île inconnue nommée Bensalem. Ce roman est très apprécié . s'associant William Lilly. des grottes profondes et des tours pour observer avec succès certains phénomènes de la nature. préoccupe les savans de l'époque. la maison de Salomon fixe l'attention générale. des eaux minérales artificielles. et plusieurs autres. — célèbre antiquaire né à Litcbfield le 23 Mai 1617.warring était. et initié par William BaMiouse aux doctrines de la Rose-Croix. la pluie. célèbre astrologue. (. des campagnes entières où l'on rassemblait toutes les espèces d'animaux pour observer leurs instincts et leurs mœurs . reçu franc-maçon le 16 Octobre 1646. les docteurs John Herwitt et John Prarson. chacun dans sa partie. ^ * * L'un d'eus. dans laquelle un certain roi Salomon avait jadis régné . Thomas War ton. Dans ce but. mort à Londres le 18 Mai 1692.vith Colonei Henry Main warring.] . in Oiie&hire. ecclésiastiques. le vent. Elias Ashmole. en tiraient des résultats et délibéraient entre eux sur ce qu'il convenait de publier ou de cacher. associée à celle d'Andréa. William Oughteed. à Warrington.] Ou « o i t Ç R A E le Colonel Main. 189. by Mr Richard Penket. u n e société qui prend bientôt de la consistance et (8) On lit dans le journal d'Elias Aslunole . the W a r d e n and the Eeliow-crafts. les recueillaient.14 HECUELL&LES l'objet de la seconde partie de VInstauratio magna. II décrit ensuite l'immense appareil qu'on y a destiné aux reclierches physiques : il y avait.«o. de grands bâtimens où l'on imitait les météores. dit-il. of Kevthingbara. — l'un des plus éminents physiciens de son temps. fonde.-frère ^'Ashmole. L'idée de Bacon.pour ces mêmes idées. Lancashire ( -. de grands jardins botaniques. Mais l'œnvre est trop scientifique pour être répandue en dehors du cercle des savans . médecin. un grand nombre de savans qui. le tonnerre. ils faisaient des voyages et des observations .

en 1419 suivant Bailey . sans être assujetti à an cérémonial quelconqufi et le maître était un compagnon expert chargé de la surveillance des. " The manner of their adoption is very formal and solemn. (9) Les différentes loges de Londres s'étaient cortstltules en corps de métier. l'apprenti qui avaù fait son temps devenait compagnon. et précédemment notes 2 et 8] . et fait adopter pour chaque classe un mode d'admission calqué sur les anciennes initiations de l'Egypte et de la Grèce. N u l ne pouvait se dire Maitrs*maçoH avant d'avoir présidé une loge [KK. être réservé aux seuls initiés. la nouvelle société enveloppe du mystère et ses assemblées et ses travaux . pour se faire distinguer des maçons ouvriers. suivant l'usage du temps qui imposait à tout citoyen ayant droit de bourgeoisie à Londres. William Hawkeslowe. en d'autres termes. Elias Aslimole." \As1moh's Life.SUR LE MTK ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 15 dont le but est de bâtir la maison de Salomon. maçons libres et acceptés.second roi d'armes (Clarencieux). affilié déjà à la confrérie des maçons.• risation de se réunir chez ces derniers (à Masons Rail. (10) Les maçons se divisaient en trois classes. Soumise à cette loi. a cheevron " silver grailed. administration of an oath of secrecy. de Septembre 1S74. celle des apprentis . —• établissant par là que leur société particulière est acceptée par les maçons et incorporée à leur mystery [A. Crest — a castle of the second " [ MK. métier.travaux et des. " Their armoriai " ensigns are azure on a chevron between three castles argent . UO. en 1412 suivant Stotoe.ouvriers. of the first. mais il n'y avait. in the cheveron a eumpas of blake". MO. PR. qui se divisaient en trois classes : apprentis. No. AA. l'obligation de faire partie d'un corps de métier. comme dans l'école de Pytliagore. thre castellis of the same gamyshed with dores and wyndows " of the feld. profession. wit/i. 13. la Grande Loge. " A feld ef sablys. n'a pas de peine à obtenir pour la nouvelle société l'auto. se font appeler free and accepted masons. PB. et être présenté d'une manière tout allégorique. elle rectifie les rituels et les formules de réception des maçons. de cérémonie da réception que pour la première classe. les décrit autrement d'après une copie correcte du blason original . compagnons et maîtres (10). 151]. L'établissement cependant doit rester aussi caché que l'île de Bensaiem . les maçons de Londres formaient la 30e confrérie sous le nom et titre de Société des Francs-maçons. Basing Kail sireel).leur accorda des armoiries. le mot mystery signifiant état.et. ïtc. on doit s'y occuper de l'étude de la nature. a pair of compasses " s o m e w h a t extended. itotej. 140. Les nouveaux venus. les membres de la nouvelle association entrent tous dans la confraternité et adoptent toutes les marques extérieures des maçons (9). 46 . Le Masonic Magazine. . — c'est ainsi que tout corps de métier se qualifie en Angleterre. 26 . in Mason's Alley. 53 et 474]. En 1717. d'. 261 . mais l'enseignement des principes doit rester secret.Angleterre adopta ces armoiries.

L'élément qui lui avait donné tant d'activité lui fait tout à coup défaut . en Ecosse : le maçon écossais. c'est-àdire le fils du roi. [MK. . protégée par Charles II qui s'en déclare alors Grand-Maître. travaillent en secret à rétablir le trône en faveur de Charles I I . en 1650. qu'il faut obtenir pour être initié aux projets de rétablissement du trône. le novice. et. Après la restauration. le parfait Maître Irlandais et le puissant Maître Irlandais.16 RECHERCHES Ainsi est remanié. on prend pour signe la mort. la maçonnerie n'a plus à s'occuper de politique. à rétablir le Verhe. elle languit.. où les nouvelles formules ont été adoptées. 674J. de Kilwinning. décapité le 30 Janvier 1649. des grades nouveaux. . Cependant. deux ans après est institué le grade de compagnon. Ces grades sont. partisans des Stuarts. 4o. AA. suivant quelques auteurs.tel à peu près qu'on le confère encore clans les loges anglaises et écossaises . 13 . la tradition la plus généralement acceptée de l'origine de la société des francs-maçons et des premiers changements qu'elle éprouve. sir Richard "Wallis. Le Général Monk.1e gracie d'apprenti. Telle est aussi l'origine de la dénomination & Art-Royal que lui donne le roi Charles I I . pour avoir contribué à la restauration de son trône. 148 et 282 .-Al. sont créés pour traiter plus secrètement encore des affaires écossaises. et dont les maçons d'Angleterre et particulièrement ceux d'Ecosse. on cherche à recouvrer la parole perdue. Chap. l'attention des nouveaux maîtres et de ceux d'Ecosse. — on pleure celle du maître et on nourrit l'espoir de punir ses meurtriers . en Angleterre : le Maître Irlandais. à rappeler le souvenir de la mort de Charles I er . celui de maître. en 1660. la reine étant désormais à la tête du parti. adoptés. on fait encore choix de nouvelles allégories . par la Loge St. en 1646. les francs-maçons s'intitulent En fard s de la Yeuoe. et. étant devenu suspect. et. 264 à 266 . Royal de H. l'un des maîtres. Telle est. EB. commande à cette époque l'armée d'Ecosse . dont les allégories tendent. 126 et RD. On adopte dans ce but de nouvelles allégories . le Chevalier du Temple et le Royal Arch. à Edimbourg. est donc toute portée sur les opérations de cette armée. A.-André ou Giv. du moins.-11. secrètement attaché^ à la cause royale.

S U R L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 17 Pour prévenir son entière dissolution. Le 27 Décembre 1G63. de connaissances. les chefs en font une société toute de bienveillance et de charilé. do naissance honorable. quel que soit son rang. constatera l'époque et le lieu de la réception.. de rangs. la principale d'entre elles. un centre de réunion et de concorde fraternelles. En 1666. de bonne réputation et fidèle observateur des lois du paya. après l'incendie de Londres. président de la Société Hoyale.n'est munf d'un certificat du maître de la loge dans laquelle il a été reçu . Nul ne sera reçu s'il n'est sain de corps. docteur de droit civil. 20. professeur d'astronomie à Gresham et à Oxford. si terribles et si inutiles. chargé de rebâtir la ville et de construire la cathédrale de Saint-Paul. ne sera reçu franc-maçon {freemason) si ce u'est dans une loge composée d'au moins cinq FreeMasons. la loge de Saint Paul. 5. On juge dès lors convenaldc de changer les symboles . écrit sur parchemin. Nul franc-maçon ne sera admis dans une loge s'il. 6. comte de St. — dont la première pierre (11) Où Charles I I fut-il reçu maçon ? — Sur le continent ? Mais alors la maçonnerie y aurait été déjà introduite ? (12) — " Il ne peut y avoir de doute que nous avons dans ces règlemens la preuve d'un système bien établi de franc-maçonnerie en 1663._ a pour chef Sir Christophe Wren.] . ce certificat. montrant ainsi le désir qui les anime de modérer les haines religieuses. on opère encore quelq ues modifications dans sa constitution primitive et on travaille à lui donner un autre but. Alban [PR. élisent comme Grand-Maître Henry Jermyn. — au lieu de la maison de Salomon. les maçons appelés de toutes parts pour la reconstruction de la ville se réunissent en loges autour des différents édifices en construction . Architecte de la Couronne et. A l'avenir la fraternité sera administrée par un Grand-Maître et par autant de surveillants qu'il sera nécessaire. d'intérêts et même de nationalités. 2." [PA.. réunis à Londres sous la présidence du roi Charles II. chevalier... à cedernier titre. Sous cette grandemaîtrise les règlemens suivants sont adoptés (12) : 1. Nul ne sera reçu franc-maçon avant l'âge de vingt et un ans. reçu maçon pendant son exil (11). 14 I j . maître ès-arts du collège de "Wadnam. que soulève alors le papisme en Angleterre et de combattre les effets pernicieux des préjugés de religions. on prend le Temple de Salomon comme étant une allégorie plus propre à exprimer les nouvelles idées . Nul. y.. les maçons anglais.

élu lui-même. pendant le règne de son prédécesseur James II et pendant la révolution. — Son fîis f u t élu Grand-maître de la Cir. d'après le texte qu'en a publié le TV. en. en 1695. 3. qu'il avait. vous instruire et vous aider mutuellement l'un l'autre. n'a fait que péricliter. Nous traduisons ici la première partie de ce code. en 1685. née vers 1652. Le roi William I I I (Guillaume. et qui f u t achevée e n 1710 [A. UN. 4 5 . morte Ters 1725) est né à Londres le 11 Juillet 1672 et est mort le 8 Juin 1723 dans le bussex . d Angleterre en 1721. dans le Berry. 154]. vous devez être sincères vis-à-vis de tous les hommes et particulièrement à l'égard les uns des autres. 87] : LES ANCIENS DEVOIRS ET DU ROI STATUTS. en remplacement du comte d'Arlington. il f u t créé duc de Richmond le 19 août 1675. en 1673.—duc de Richmond. (14) CHAKLES LENOX. Charles Lenox.18 RECHERCHES f u t posée par le roi (13). comme GrandMaître de la très ancienne et vénérable confraternité des maçons libres et acceptés d'Angleterre (Londres). 14.-. il honore souvent les loges de sa présence et préside même à plusieurs reprises celle de Hampton Court [PR. initié vers cette époque. AA. vous devez aussi être fidèles sujets de votre roi et oteir^ à ceux qu'il a investis de l'autorité. 1673. Hughan clans son intéressant recueil des Anciennes Constitutions des Jrancs-maçons anglais [~oc. 4.. et. RECUEILLIS PAR 1694. 2. d'Orange). par dessus tout faire aux autres ce que vous voudriez qu'ils fissent pour vous. mais en donner avis au roi ou à son conseil. duc de Eachmond. En 1684 Louis X I V érigea ?oTSa J e u r ? n tluché-paitie le domaine d'Aubigny. Désireux de faire progresser 1 Ordre qui. protège efficacement la maçonnerie pendant tonte la durée de son règne . pour le gouvernement de la fraternié. dans les Archives de laquelle il se trouve encore. un code de préceptes généraux et particuliers tout-à-fait conforme d'ailleurs. Sir C. PR. il fait rechercher et compulser les anciennes chartes maçonniques que peu de maçons connaissent alors. fils naturel reconnu du roi Charles I I et de la duchesse de Portsmouth (Louise Penhoët Keroual. Vous ne devez vous associer à aucune liaute trahison ou perfidie. Votre premier devoir est d'être fidèles à Dieu et d'éviter toutes les liérésies qui le méconnaissent. . 12? . Krause et qu'a recueilli le F. maître de la loge de Chichester (i4). Wren. De plus vous devez fréquenter assidûment les loges afin d'y (13) L e maillet dont se servit le roi pour la pose de cette première pierre a été donné par Sir C. RB. et en lait extraire. De plus.-. décédé. L. ORDRE ( W I L L I A M III) E N L ' A N N É E 1. . a pour successeur. à la constitution d'York que nous avons traduite plus haut. De plus. 147 et 151]. 675 . Wren à la loge de Saint-Paul. donné a la duchesse de P o r t s m o u t h .

qu elle continuera cette belle association. les maîtres-maçons de cetemps. Le duc de Bichmoncl n'exerce ses fonctions que pendant un an. vous devez payer honnêtement votre nourriture et votre Loisson là où vous vous arrêtez. . ni violer sa fille non plus que sa servante. ni lui causer de la honte d aucune façon. le roi Georges Ie1. choqués du traitement que 1 on a fait subir a leur ancien et excellent Grand-Martre. _ 1 Dans cet état de choses (l 703). de ses fonctions d'Architecte de la Couronne. M. survenue en 1702. Vous ne devez commettre aucun crime ni faire aucune vilenie qui puisse jeter la déconsidéxation sur la sociélé des maçons. Tels sont les devoirs généraux auquels sont assujettis tout maître maçon et ses frères. M/. De plus. Sir Christophe "Wren est_réélu et le roi sanctionne le choix des frères . 1 bon. Lobeit Benson (Lord Bingley). 8. dans le but d'augmenter le nombre toujours décroissant des membres de la confraternité et de lui rendre toute son importance morale. à l'âge de soixante-dix ans (15). il se démet de sa dignité de Grand-Maître et quitte Londres (KH. à dater de cette époque. ni 1 exposer à perdre son travail. — Ils achèvent cependant. William Benson. 151]. W r e n é t a i t n é le 20 Octobre 1632 à East Knoyle. 7. la Cathédrale de Saint Paul (1710) et.qu il ne faut pas confondre avec le Lord-Maire d'York. Vous devez aussi no pas voler ni receler. De plus. vous devez aimer tous les maçons.STJB LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 19 recevoir constamment l'instruotion.Wiltshire.. élu Gr. 139). a York en 1707. . ne veulent pas lui choisir un successeur ni continuer leurs réunions sous la direction du nouvel inspecteur des bâtiments de S. préserver les anciens usages e t garder fidèlement le secret sur tout ce que vous aurez pu apprendre des choses concernant la maçonnerie afin que les étrangers n'y soient pas initiés d'une façon irrégulière. les traiter de compagnons ou frères et ne jamais les appeler par d'autres noms. après a m e r . veiller aussi aux intérêts du propriétaire et travailler à son avantage. il se maintient a ce poste jusqu'à la mort du roi. mort le 29 février 1723. . sous la direction du his de Sir Christophe Wren. 5. I l e s t . dont elle conservait précieuse(15) Sir C. la vieille loge de Saint-Paul décide. . toutefois. Wren prend le monde en aversion et s'éloigne des assemblées publiques. De plus. cessent leurs assemblees générales [PU. Sir C. Ou l'a trouvé mort dans sou fauteuil. En 1798. mais être fidèles' au propriétaire qui vous paie et au maître pour qui vous travaillez . vous ne devez pas séduire la femme de votre frère pour lui faire commettre un adultère. 6. Destitué alors.

Une des stipulations du traité d'Utrecht (1713) fut l'expulsion du Prétendant qui p r i t alors le nom de Chevalier de Saint. Nous prîmes tous part à SaJf-moon Tavern. note] : — " Ee 10 mars 1682. ANC. I 39 et 140. bien des obstacles doivent être aplanis par suite des dissensions politiques et des querelles religieuses qui troublent la fin du règne de la reine Anne (1714). Est-ce à cette décision. Jacques I I . car cette décision ne contient rien de nouveau. en faveur de son frère. •' William Wise. le Prétendant Jacques I I I (17).et M. de là le nom de Jacques I I I qui lui est donné. se» . est le père de ^'liarles Edouard Stuart. il f u t reconnu p. de 1715 à 1719. 31. et. et vers midi furent admis dans la com" pagnie des Freemasons.20 RECHERCHES SUR LE R / .-nè à Londres le 10 juin 1688. quoiqu'il n ' a i t j a m a i s régne. ÉCOSS. M. 31. j e reçus vers cinq heures de l'après-midi une convocation " m'invitant à me rendre à une loge qui devait se tenir le lendemain. Sir William Wilson. j'étais la le plus ancien compagnon . à u n nohle dîner prépare aux frais des NOUVEAUX ILAÇOXS ACCEPTKS—{of the new accevted mason»). 146] — A la lechu-e de cette résolution On roit.Askmolo et le Colonel Mainwarring. et que " les privilèges' de la maçonnerie ne seront *' plus désormais réservés seulement aux ouvriers cons" tracteurs. Thomas Shorthose et sept plus. (16) — [r. dont nous aurons occasion do mentionner plus tard le rôlemaçonnique (voir note 66). Samuel Taylom. ment les symboles traditionnels et les doctrines humanitaires. ainsi que l'admettent plusieurs auteurs. maître de la compagnie des maçons pour la présente année." (17) .George et alla p o r t e r a Bar. le capitaine Eichard Borflrsvick.rr Louis X I V comme roi do la Grande-Bretag n e et d'Irlande . . U mars. ayons soulignée.'. qu'il faut attribuer le cliangement qui s'effectue ' plus tard dans la franc-maçonnerie ? Nous no le pensons pas. chevalier. Quoi qu'il en soit. à " Maton'» HaU. que leur admission soit autorisée et qu'elles *' soient initiées d'une manière régulière " [16). liien qu'à son oiigine la maçonnerie f u t une corporation ouvrière. pendant ces quatorze années. '• avec moi s'y trouvaient les compagnons suivants : M. Cheapside. •— témoins. William Woodman. — p l u s c o n n u s o u s l e n o m d e Chevalier de SmM-Georrje.TA5IES I'EANCIS EDWARD STUAKT. p a r l a phrase que noug. décédé à St-Germain l e 16 soptoinhro 170!. ACC. Eeçu depuis trente cinq ans. William Gray. on 1646 (voir note 8). M. il n'en est pasjnoins vrai qu'à l'occasion des étrangers étaient admis à on faire partie. et des révoltes qui éclatent.'. on Lorraine. Thomas Wise. pourvu qu'elles soient dûment " présentées. comme cela se pratiquait déjà.—A la mort de son père. mais. que la corporation n'admettait pas seulement des artisans. les accepted masons faisant depuis longtemps partie de la corporation. et ceux dont parle encore -Ashmole dans l'extrait suivant de son journal [PE. quatorze années s'écoulent encore avant cette renaissance. J e m ' y rendis. mort à Epme en 1766. " «DXMSD&Jreetmam».'. à Londres. qu'ils seront étendus aux personnes de tous les états' qui voudront y prendre part. et que. si elle eut une influence sur le développement que prit la maçonnerie après 1717.

lo journal The Freemason. Pine. ce sont celles qui se réunissent aux tavernes ayant pour enseignes : The Goose and Gridiron (l'Oie et le Gril). Nos. elle demeure en tête de cette liste jusqu'en 1792 . — V e r s 1775 cette loge transfère le siège de ses travaux de la taverne The Jîing's Arms à la. page 292. après l'union des deux Grandes Logos rivales de Londres. classée sous le No 2 (voir The Freemason's Chronicle. la fraternité est. fondée l e 29 Juin 1735. le No 1 écheoit alors en p a r tage à la plus ancienne loge de l'obédience des maçons anciens. les registres et anciens titres de la confraternité. L. iL n'existe plus à Londres et dans ses environs que quatre loges . dont il est ici question. E n 1814. sous le No 1 de la liste des loges. et se dispersent. après le complet achèvement de la Cathédrale de St-Paul. tout on conservant lo No 1. en 1778. aujourd'hui VAntiquité. à l'époque de l'incendie d e Londres . vers cette époque. est placée. 1 . qui remontait s e u l e ment à 1759 (aujourd'hui la loge du Grand-Maître — Grand Masicr\\ Lodge—No 1) . Dès lors. Placée depuis 1717. lo soin de fixoir -la préséance entre les 640 ateliers de la G i v . dans le Sud de l'Angleterre. et. -taverne The Mitre. En 1715. Little Britain and in Aldersgate Street " . celle qui. dont les réunions avaient alors lieu à la taverne The Poker and Gridiron (le Tisonnier et le Gril). plongée dans un sommeil léthargique [EH.'. lors d'un différend qui survient entre elle et lit. en 1710. suivant leur rangd'ancienneté. la loge L'Antiquité est. sans numéro d'ordre. loge L'Antiquité. Le sort désignera ensuite. dans Saint-FauVs Church Yard (18) . dit-on. dans son No du l i Juillet 1S77. p. Ils continuent cependant à se réunir encore on assemblées particulières (loges). LA RENAISSANCE Depuis la disgrâce de Sir Cliristoplie Wren. entre les deux plus anciennes logea de chacune des obédiences. les maçons de Londres n'ont plus de chef. la plus ancienne loge de l'autre obédiences. . moderne et los 359 loges des a n ciens est laissé au sort (Art. la Saint-Paul's Lodge. mais sans donner de successeur à leur Grand-Maître. 388). mais ou admet généralement qu'elle n'a été créée que sous le règne de Charles I I . Grande Loge d'Angleterre. stipule [TU. Cette loge OSÉ considérée comme existant depuis un temps immémorial. se trouve ainsi reléguée au second r a n g . dans Saint-Paul's Church. 139]. devra occuper la p r e mière place et être inscrito sous lo No. est désignée comme datant seulement de 1691 (voir aussi The Freemason. elle prend le titre distinctif de The Antiquity et t r a n s porte ses séances à Queen's Arms Tavern . des 15 et 22 Juin et 14 Septembre 1878). on conséquence. sous le No 117. The (1S) C'est l'ancienno loge de Saint-Paul. l'ait mention d'une " List of Regular Lodges according to their seniority and constitution. la Grand Stewards Lodge (loge des Grands Economes). 306] : —• " Les représentants •des dift'érentes logos prendront place sous leur bannière respective. Engraver. au premier r a n g . V I I I du Traité dé Union) . grâce à son ancienneté. L'article V I I I . dans la Grande Logo Unie. printed for and sold by J.II P É R I O D E DE PROGRESSION" lo. No du 15 Juin 1878. dans laquelle la plus ancienne loge. J S T O 2. pendant quelques années. imprimée en 1729. Yard. la. E l l e possède.

^2 RECHERCHES Crown (la Couronne).'. no s'étant pas. à leurs privilèges spéciaux [KH. son r a n g au No 4. elle reprend. La loge de 'Westminster transfère. Le 24 Février 1734. par la suite. elle a pour t i t r e : The Zodge of Jïortituâe.use Lodge. ICI]. ses membres demanderaient à reprendre leurs travaux . sera retranchée de la liste des loges " (V. Peu après. Knave1 s acre. A notre avis.sft. elle s'incorpore un nouvel atelier. pour reprendre les travaux de leur ancienne loge. 3 e t au No. après l'union des deux Grandes Loges de Londres. confor" mément aux ordonnances de la Grande Loge. et. elle paraît sous le No. même dans le cas où. la loge Old Cumberland. prendrait rang à la suite des autres. démoli et rayé de la liste des loges. Vers 1776 elle fusionne avec The Somerset 11'. en exécution do la convention que nous avons rappelée dans la note précédente (Art. C4S. 10 à dater de cette époque et sous le No. Xew Palace Yard. entre 1814 et 1832. C'est en exécution de cet arrêté que la Gr. The Royal Inverness. un incident intéressant de l'histoire de cette loge : — le 3 Avril 1747. mais que la nouvelle loge. 2. il perdrait son rang d'ancienneté. Les membres de cette loge. 248).. dans Farhers-lane. en confirmant ouvertement. les autres loges des doux obédiences seront (19) La loge The Crown. ont renoncé. V I I I du Traité d'Union). cesserait de se faire représenter aux assemblées t i i mestrielles serait. que " la loge No 2. Quelques autours cependant sont d'avis qu'une seule (Cen~ t r e elles que nous aurons occasion de compléter plus loin . The Apple-tree (le Pommier). dans Charles prendra alors le JSo 2. PR. 141]. elle passe successivement au No. qu'en conséquence. malgré cette circonstance que la patente constitutionnelle de 1722 . Placée d'abord sous le No. E n 1781.. par u n décret du 4 Septembre 1751. époque à laquelle nous voyons quelques-uns de ses membres abandonner le rang et les privilèges que leur assurait la constitution immémoriale de leur loge et demander à la Grande Loge une nouvelle patente de constitution. à la taverne The Horn. 4 de la liste des loges. Cons- . n'avaient. celles de Covent Garde» et do Westminster.autorisé à passer sous silence. d'ordre et la date 1722 à laquelle la liste officielle de la Grande Loge d'Angleterre la fait remonter. une déclaration faite à la Grande Loge par leur Maître. L. Cette suspension dure quatre ans et quelques mois . en 1814. le siège de ses travaux à The Horn Tavern.a été octroyée à d'anciens membres de la loge de Covent Garden : car ceux-ci. enfin. dès cette époque. ainsi autorisée.quatre loges ont depuis longtemps cessé d'exister [kh. la Grande Loge avait décrété que tout atelier qui. le 3 avril 1747. E n terminant cette note. fondée vers 1712. la logo do Covent Garden a cessé d'exister vers 1721. Constitutions de I7ÔC. nous ne nous croyons pas . observe le livre des Constitutions [ n i . ipso facto. une nouvelle patente de Constitution pourrait leur être accordée. . nous autorisent à ne pas la considérer comme une des quatre loges primitives. ICI]. ICI]. que.-. u n peu avant 1723. Son N o . " quoiqu'elle ne leur fut. Strand. par suite de la fermeture des loges de Covent Garden et do The Crown . à la date do sa nouvelle patente. elle réunit les deux titres en un seul._ Cet ordre étiibli. " à la suite d'un différend survenu entre les membres de l a loge primitive. Inscrite d'abord sous le No. 141 . constituée en 17i)3. et. lors de sa fusion avec The Somerset House Lodge. p. fait représenter aux dernières com" munications trimestrielles. il nous reste à suivre maintenant Uans leur carrière les deux autres anciennes loges. Ils ont donc bien entendu fondor imo loge nouvelle. décida. — et prend alors le titre de The liogal Somerset Souse and Inverness. sans doute. déjà bien longue. dans ce dernier cas. malgré notre désir d'être concis. on vertu de leurs prérogatives. sous lequel elle existe encore. et s'étant incorporée. en 1775. "Westminster.— Le Ma/nfc. t^o. dont elle adopte le titre. cosse ses travaux vers 1737. elle est démolie par la Grande Loge d'Angleterre qui ne la réintègre que quatre ans plus t a r d . pendant douze mois consécutifs. voici ce décret (V. aucun besoin d'une semblable autorisation." différend sur lequel nous n'avons d'ailleurs aucun ronacignement précis. près de JDrurylaue (19) . mais.do la luoge L'Antiquité (10 Décenïbie I77S) nous apprend que deux de ces . pas nécessaire". 11 jusqu'en 1740. faisant tllusion. à Adelphi Tarern.—la première loge qu'ait constituée la nou-velle Grande Loge Unie. 12 après le classement de 1811. loge head tai:ern. par suite -de la mort de ses membres [ r u . la Grande Loge la réintègre .

(21) Voir. King. 158]. — c é l é b r é p h y s i c i e n . Calvert. •.-.. ministre presbytérien (21). en 1434." A p r è s un long débat sur une pétition qui lui a été " adressée par plusieurs frères des plus dignes. dans Channell Bow. il mourut à Londres en 1719 [KS. maître charpentier.'. 161 . en même temps.— [voir aussi KC. il présida a i initiation de S.il vint en Angleteriebien ieune et v fit son éducation . nous avons eu occasion de lo voir. .5] conçoit le projet de restaurer la maçonnerie et de lui rendre son ancienne splendeur. Jacob Lamball. Yraden et autres. était membre). d i g n e e m u l e d e ^ e w t o n et do Halley. . elle ne dit rien des Apprentis p a r ce qu'à cette époque. _ s . Ware. une liste des Maîtres et des Surveillants des vingt loges existant en 1 / 23 . C'est alors que le D' Désaguliers (20). .. ces noms et ceux que nous donnons. loge on assemblée générale. en assemblee g morale. Joshua limson et le D James Anderson. E n 1663. et dans les Constitutions de 1723 [OA. George Payne. se réunissent a la taverne The Apple tree où. 155 et 156]. Madden. pour les deux noms placés entre parentheses. ]Nos. . Gov eut Garden. ces EE. et The Bummer and^ Grapes {la Gobelet et les Raisins). Né à la Eocbello. . de Noyer. P ' 1 " 6 3 " " pect pour la mémoire du F. membre correspondant de l'Académie lloyale des Sciences de 1 ans et prédicateur' attaché à la cour du Prince de Galles. son a n c i e n Orand-Maitre. les EE. nous en trouvons encore une et les reglemens qu elle établit parlent expressément d'une assemblée générale annuelle des francs-maçons. une origine beaucoup plus reculée. (22) C'est la première fois que le titre de Grande Loge est donne a une assemblee générale de francs-maçons. . on no les considérait pas eucore comme maçons . les Surveillants et les membres des quatre loges de Londres. 11 est soutenu par les Maîtres. Prince de Galles. d'après les auteurs les plus autonses ^its. The Freemason''s Chromcle. c est-a-dire des Compagnons et de lem's Maîtres. Westminster. 387. " Palace Yard. dans The Freemason s Chroniole du 15 Juin 1878. se trouvait être Maître d'une loge. parmi lesquels on cite aussi quelquefois le E. à Westminster [ P R . Cordwell (Robert Cordell ?). es ^ assem _ces générales se composaient de l'universalité des membres de la Corporation. mutions de 1756. présentent entre eux une telle similitude que nous avons pensé qu'il était intéressant de les opposer ici les uns aux autres. 253) : . La Constitution d York donne aux Compagnons le droit d'assister aux assemblées générales .SXJLL LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEK ACCEPTÉ 23 Street.. Au mois de Eévrier 1717. " (dont ce P. u s ne le aeve- . 91]. i i xr + ( 2 0 ) J E A N T H É O P H I L E DESAGULIEKS. Charles I I . p. Le titre de Grand-Maître a. des LO et 22 J u i n 1878]. . sous la présidence du doyen d'âge qui. la Grande Loge decide que. 154 . ils se constituent en Grande Loge provisoire (22). A. Jusque.. 5] et f u t élu Grand-Maître le 24 Juin 1719. a la suite de quelques conférences avec Sir Christophe "Wren [MO. 43]. 318. . . sous. En 1737.là on se servait de 1 expression deneral Lodge. U a ™ t ete reçu maçon vers 1714 par la loge de Saint-Paul [us. qui se réunissait autrefois a la taverne 1 he Morn.6]. Payne. Anthony Sayer. Lumley. le 12 Mars 1683. Morrice (Thomas Morris senior ? ). la loge o. E . Frédéric. de la loge de Covent Garden. . Gofton. était fils d'un pasteur buguenot réfugié en Angleterre. t Les assembUes aénéraks délibéraient sur les afiaires de la corporation et faisaient " l e s congrégations et comeaerationa uu ^ -i— n'empêche pas les maçons de se réunir. le capitaine Joseph Elliott. est réintégrée et reprend son rang primitil et sa place " sur laUste des loges [PR.".'. de la loge de Westminster. dans une loge réunie au palais de Kew. p.

la plus ancienne des quatre. d après un ancien document conservé par la loge. 109). à l'approbation de laquelle. 156. du moins. " en attendant que cette dignité puisse être confiée à un noble". ordinairomont sept ans.Faul. dans le local de la loge de SaintPaul. naient qu'après un long stage. ceux-ci occupaient le rang qu'occupent aujourd'hui les Maîtres Ç0 6ne II rn . Antbony Sayer. dans la maçonnerie de iJoyà? ch. Il choisit alors pour ses Surveillants le capitaine Elliott et le P. A la Saint-Jean d'été. il® ® ' pour cela que. " gentleman ". pendant lequel ils apprenaient a travailler. la Grande Loge s'ajourne au 2é Juin pour choisir un Grand-Maître parmi ses membres. la réunion a lieu à la taverne The Goose and Gridiron. de s'assembler en loge. les membres du Chapitre sont appelés Compagnons . est élu et immédiatement installé dans sa dignité par le Maître de la loge de Saint. Ashmole dit qu'il a été fait francmaçon par Mr. 109]. dans la maçonnerie de ce temps. p. 11]. 163. en vertu même de leur titre. et pour continuer la réorganisation commencée [MK. Constitutions de 1738. doit toujours être soumise la nomination du GrandMaître [PR. Ainsi.-. Une des premières résolutions prises par les quatre loges de Londres. RS. elles l'enlèvent aux" frères qui ne font pas partie de l'une d'elles ainsi qu'à tous ceux qui pourront être reçus par la suite. au préalable. en 1682 il dit encore : . et ne possédaient aucun des privileges des membres de la Corporation . Richard Penket. le P. Jacob Lamball et invite les frères des quatre loges anciennes à se j oindre à lui et à ses Surveillants lors des assemblées trimestrielles. les Compagnons en étaient les seuls membres et parmi eux. est de restreindre et de réglementer le pouvoir qu'avaient jusque-là les maçons. PU. ne recevaient aucun salaire. p. des Surveillants et des Maîtres étaient choisis pour surveiller et diriger les travaux.24 RECHERCHES Après avoir décidé que la Grande Loge se composerait des quatre loges existantes réunies et que les assemblées trimestrielles et les fêtes de St-Jean reprendraient à l'avenir leur cours régulier. 116. note-. la loge était composée du Maître [Worshipful Master). le surveillant et les compar/nom" . Les travaux ayant été ouverts sous la présidence du doyen d'âge. dès cette réunion en Grande Loge. otc est i^ ^ .. ainsi réunis en certain nombre. des Surveillants ( et aes Compagnons. et. Les Compagnons composaient donc la masse des frères : aussi le mot compagnon etait-il synonyme ië franc-maçon. d'une autorisation écrite — " Warrant qui leur sera délivrée officiellement par le Grand-Maître.] étais parmi eux le plus ancien Compagnon " et il ajoute : " Etaient aussi presents les Compapiom sunaxAi & a " . de procéder aux travaux maçonniques et de faire des maçons . ou. ne le leur conservent que sous la condition expresse qu ils se pourvoieront. ainsi que le qualifie Anderson {Constitutions de 1738.-.

' . peut. d'existence antérieure. L'Assemblée Générale. et aux apprentis.-. L. comme précédemment. jouissant de leurs droits et privilèges comme maçons. et des Maîtres sans que ces derniers soient. Les compagnons et les maîtres étaient. 1728. la collation de ceux de Compagnon et de Maître étant réservée à la Grande Loge ainsi qu'aux quatre loges qui ont concouru à sa formation . lorsque de nouveEes loges furent créées. et qu'aucune loi. sous le nouveau régime spéculatif.-. aurait élu comme Gr. relativement peu nombreux et les apprentis composaient la majorité des frères. le Secrétaire.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 25 du consentement et avec l'approbation de la Grande Loge . 1 . assistant à toutes les assemlilées annuelles et trimestrielles de la Grande Loge. elle décide encore qu'aucun frère ne sera admis aux assemblées de la Gr. et. aidé de ses Surveillants et d'un certain nom" lire de maçons.-.—autre que l'une des quatre anciennes. devra s'y faire remplacer par un membre de sa loge. Le 6 Avril 1736. L.-.-. à cette époque. sous le régime opératif. . et neuf frères do la loge des Stewards .'.•. que toutes les loges constituées se feront représenter aux assemblées trimestrielles par leurs Maîtres et leurs Surveillants. à l'avenir. cVopérative la maçonnerie devint spéculative. le 22 Novembre 1725. — no serait. tous les autres offices étaient confiés à des apprentis. mais non pas par tm simple apprenti. le 26 Nov. parmi les compagnons se éhoisissaient les Surveillants et parmi ces derniers les Maîtres. Le 22 Nov mbre 1725. par cette décision de la Grande Loge : " L e Maître d'une loge. et ces nouveaux maîtres s'emparent de la place réservée jusque-là aux compagnons.'. 11 est également résolu que les nouvelles loges ne pourront conférer que le grade dapprenti (23). aucune loge.-. L . appelés à présider la loge.-. de 1717 à 1721. ne saurait les en priver ni porter atteinte aux principes trap s ) Cette interdiction f u t lovée. ou confédération des membres de la Corporation en leur qualité de maçons. enfin. savoir : les quatre Grands Officiers actuels et les anciens titulaires.-. se transforme eu une congrégation d'Officiers de loges en qualité de représentants de leurs Ateliers. elles décident que. Mais. considérée comme régulièrement et légalement établie. Les travaux des loges se tenaient donc alors exclusivement au ler degré . les apprentis perdent graduellement leurs jniviléges. se réservant le droit de faire passer les apprentis au 2d degré et d'élever au 3e. . les Maîtres et les Surv. aucun règlement ou arrêté. que la Grande Loge pourrait prendre par la suite. L. sans cette autorisation. le Trésorier. M. Les loges font des Couip. la Gr. si ce n'est ceux qui en sont membres.'. créer des " maîtres et des compagnons " . les apprentis et les compagnons ne fm-ent plus admis qu'aux Grandes Fêtes Annuelles qui remplacèrent dès lors les Assemblées Générales.. des loges régulières ainsi que les Maîtres et Surv. L. et qu'elles transmettront annuellement à la Grande Loge un rapport sur leurs travaux ainsi qu'une copie des règlemens qu'elles auront adoptés pour leur gouvernement intérieur. Le 1er degré était alors le seul que les loges pussent conférer. les Compagnons que les loges auraient choisis comme Maîtres ou celui que la Gr. arrête qu'un officier de loge qui ne pourra se rendre à la réunion de la Gr. Ainsi. les apprentis vinrent occuper le rang précédemment assigné aux compagnons. le privilège d'assister aux assemblées trimestrielles fut restreint aux Maîtres et aux Surveillants des loges subordonnées . la Grande Loge prend la décision que nous venons de rappeler et depuis. Lorsqu'on 1717. (Voir Article 39 des Règlemens Généraux de 1721). Il est en outre expressément stipulé que les droits et immunités dont jouissent collectivement les membres des quatre loges anciennes leur seront maintenus ainsi qu'à leurs successeurs. la G. dans mie loge réunie selon les formes prescrites.

admettent aux travaux de la Grande Loge les Maîtres et les Surveillants des nouveaux ateliers . ses successeurs et le Maître de chaque loge établie ou à établir devront s'engager à maintenir et à considérer comme inviolables et sacrées. les landmarks et les antient charges de la maçonnerie anglaise. C'est depuis ce temps. elles chargent le ÏV. Ainsi investies des pouvoirs de leurs membres respectifs. appréhendant le moment où elles se trouveront exposées aux caprices d'une majorité susceptible d'abuser de sa force et de chercher à amoindrir les privilèges. concentrés en elles. puis. considérant que leur présence en masse aux assemblées de la Grande Loge n'est plus d'une absolue nécessité. qu'il est d'usage que le Maître de la plus ancienne loge assiste à l'installation du Giv. elles y insèrent une clause additionnelle par laquelle il est stipulé que le Grand-Maître. sans renoncer cependant au privilège qui fait de chacun d'eux un membre de jure de la Grande Loge. George Payne de réunir en un seul code de Rèylemens Généraux {General Regulations). et lui présente \GLivre des Constitutions en l'engageant à respecter les anciennes obligations et les^ Règlemens Généraux. dans tous les temps à venir. dit Preston. et.-.26 RECHERCHES ditionnels adoptés comme base fondamentale de l'organisation maçonnique dans le Sud de l'Angleterre [PR. pour le gouvernement futur de l'association. par leur abstention. à cet effet. persuadés d'ailleurs qu'aucune importante décision ne saurait être prise sans leur approbation. mais bientôt. le pouvoir de les représenter aux Maîtres et aux Surveillants des quatre loges anciennes. 157 à 160]. Cette clause (article 39 des JRèglemens Généraux) est ainsi conçue : . les quatre loges de Londres associent au gouvernement de la fraternité les loges nouvelles qui se font légalement constituer. ils délèguent implicitement. M. ce travail achevé. et pour rappeler ces circonstances. A la suite de ces diverses résolutions. des fondateurs de la Grande Loge. les anciens maçons abandonnent aux quatre loges existantes leurs priviléges individuels et leur confient la mission de veiller à la stricte observance des bases fondamentales de l'Ordre —landmarks—et des anciens devoirs—ancient charges— et de ne jamais tolérer qu'il y soit fait aucun changement . toutes les décisions prises jusque-là par la Grande Loge .

166^ 167. DéputéGrand . assemblée à Stationers Hall le jour de St-Jean [Baptiste de l'année 1721. par le duc de Wharton. Grands Surveillants et les Maîtres et Surveillants de seize loges constituées de 1717 a 1723 [PR. cVautre part. aux prises avec la Grande Loge. Joshua Timson et William Hawkins. nous l'avons vu (note 19). en attendant. pourvu toutefois que les anciens priucipes {the old landmarks) soient toujours strictement préservés et que ces modifications ou ces nouveaux règlemens soient proposés et pris en considération à la troisième assemblée trimestrielle qui précède la grande fête annuelle. disparaissent successivement de la scène maçonnique. Durant sa longue et brillante carrière. défendre énergiquement ses droits . tandis qu'une autre fait inconsidérément à la Grande Loge l'abandon de ses prérogatives particulières.Maître . 140. 148]. signes par les Maîtres et les Surveillants des quatre loges primitives. il n'est aucun pouvoir en maçonnerie qui puisse légalement restreindre ses prérogatives. KM. à cette dernière date. à l'examen de tous les frères. les FE. loin de renoncer jamais à ses antiques immunités. qu'ils soient ensuite soumis par écrit. EÏ1. le D1' Désaguliers. même du plus nouvel apprenti. ratifiés le 25 mars 1722. tous ses membres font de droit partie de la Grande Loge et tant que ses actes resteront d'accord avec les clauses du contrat accepté. et. d'une part. Nous aurons occasion bientôt de la voir. Aucun règlement nouveau ne peut lui être appliqué s'il est contraire aux Constitutions de 1723. celle de Saint-Paul existe et jouit encore de ses privilèges. avant le banquet. après . approuvés par environ cent cinquante frères à une fête annuelle de la Grande Loge. indistinctement. lorsque l'intérêt véritable de cette ancienne fraternité l'exigera. E n conséquence de ce contrat dans lequel elles stipulent comme partie distincte. par lesquelles seules elle est régie . F. 159 et 162. Ces Règlemens Généraux . mais la plus ancienne de toutes. sont.Maître.'. et confirmés le 17 Janvier 1723. les quatre loges anciennes continuent à travailler en vertu de leur constitution traditionnelle : deux d'entre elles. Grand . étant absolument nécessaires pour les rendre obligatoires. 159. l'approbation et l'assentiment de la majorité de tous les maçons présents. elle profite au contraire de toutes les occasions qui se présentent de faire reconnaître de nouveau par la Grande Loge son indépendance et son droit immémorial de pratiquer les rites de la maçonnerie.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 27 Chaque Grande Loge annuelle a plein pouvoir et autorité pour faire de nouveaux règlemena ou pour modifier ceux-ci.

pour peu que l'on veuille préciser les faits et que l'on cliercbe à se familiariser avec ces landmarks. ils assignent à la corporation un domaine particulier. entre l'Ordre maçonnique et les autres associations particulières . Les auteurs les plus autorisés admettent généralement que. et que la mémoire de l'homme est impuissante à se souvenir qu'on ait jamais tenté depuis de s'affranchir des obligations qu'ils imposent. Tels qu'ils sont. ainsi que de véritables barrières. aucune n'est plus fictive. en Angleterre et en Amérique. d'une génération à l'autre. par leur inviolabilité. que les maçons anglais ont empruntés aux anciennes lois tant écrites que non écrites de la corporation. Revêtus du triple caractère d'antiquité. interrompons un instant notre récit pour étudier les landmarks et les anciens devoirs auxquels nous avons déjà fait allusion. contre les em- . de s'arrêter quelques instants à ces landmarks. les écrivains et les autorités maçonniques les invoquent encore à tout propos. d'universalité et d'irrévocabilité. aucune n'est moins déterminée. les rituels ou la tradition. désormais. et.28 RECHERCHES avoir ainsi établi la position des quatre loges primitives vis-à-vis de la fraternité. qu'ils limitent. avec les documens qui nous ont été conservés. ainsi qu'aux coutumes séculaires transmises. suivant eux. leur origine se perd dans la nuit des temps. et cependant. De nos jours. ils s'élèvent. partout et dans tous les temps. et ce. par les chartes. avant d'aller plus loin. ainsi que nous l'établirons tout à l'heure. fixent. Il est donc indispensable. d'une façon immuable les conditions essentielles de l'existence de la franc-maçonnerie. en fixer aujourd'hui l'âge exact. force de lois. ces principes ont graduellement été transformés en règles de conduite et qu'ils ont. et établissent une démarcation. ils n'ont pu l'être qu'à une époque si reculée qu'on n e saurait. consacrés par une pratique immémoriale et par l'acceptation de tous. on ne tarde pas à s'apercevoir que. en même temps. de les étudier et de les définir. de toutes les conventions qui régissent l'Ordre. avec une assurance telle que l'on est tout d'abord porté à croire à l'existence d'un code de lois positives et de doctrines fondamentales sur lequel tous les maçons du globe sont unanimement d'accord. s'ils ont été promulgués autrefois par un pouvoir législatif quelconque. LES L A N D M A R K S Ces principes. la presse.

et qu'on rencontre. Quant à leur irrévocabilité. par conséquent. à la vérité. dans tous les temps et dans tous des lieux.s Désaguliers et Anderson et par leurs compagnons. pourvu ' ' toutefois que les anciens principes {the old landmarks) t ' soient toujours strictement préservés. jVIackey nous le fait comprendre lorsqu'il dit : — " Quand " tous les pouvoirs maçonniques de l'époque actuelle " s'assembleraient en congrès. s'il n'existe aucun pouvoir pour les établir. d'universalité et d'irrévocabilité. et. aux yeux des maçons anglais surtout. comme un dépôt précieux. du mot landmarks qui. se rendre coupable d'une grave offense . lorsque l'intérêt véritable de cette ancienne fraternité l'exigera. " il lui manquera la consécration indispensable de l'an<£ tiquité ".bien qu'un " tel règlement puisse. un crime aussi odieux que le pouvait être. Ce que les landmarks étaient il y a des siècles. l'adoption. il n'aura pas le caractère des landmarks.. il n'en existe aucun pour les révoquer. Le ±V. avec la plus parfaite X( unamité. adopteraient un nouveau règlement. ils le sont donc encore et le seront toujours jusqu'à ce que la Pranc-maçonnerie ait cessé d'exister. car. Ni la fraternité. en anglais." Ainsi compris. un caractère d'universalité. elle s'ensuit nécessairement. parce que. doivent les transmettre intacts à leurs successeurs.. les maçons. De là. c'est chercher à dénaturer l'institution et. doivent s'y conformer ou renoncer à l'institution. le déplacement des bornes délimitant . aux j e u x des Juifs.SUR LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 29 piétemens du pouvoir absolu ou contre les innovations que l'on pourrait être tenté d'apporter aux rites de la maçonnerie symbolique. dans l'article 39 des Rèylemens Généraux votés en 1721 : " Chaque Grande Loge annuelle a " plein pouvoir et autorité pour faire de nouveaux rè" glemens ou pour amender ceux-ci. Tenter d'altérer les landmarks. signifie homes. tels qu'ils sont. aussi longtemps qu'il ne sera pas " abrogé. tout •" eu présentant. par les l) . et les enfreindre. pour la première fois. à l'instar des lois des Mèdes et des Perses. les landmarks doivent donc présenter le triple caractère d'antiquité. ils sont inaltérables et sacrés. et. c'est. être obligatoire pour toute la corporation. et c'est à ce critérium qu'on doit les distinguer des autres principes acceptés par la fraternité. ni les Grandes Loges particulières ne peuvent les altérer. pour désigner ces bases fondamentales. en général. et les maçons. qui les reçoivent de leurs devanciers.

antiques. par des délégués élus par lui. aucun appel à faire contre ses " décisions. même dans le cas où une majorité s'enten" drait pour rayer du système. 19 à 22]. la définition que nous avons donnée des landmarks. d'après les Anglais et les Américains [ET. " fait remarquer le D' Oliver [Eï a . car il doit assurément exister. 28. Toutefois. universels. entre autres. il est impossible de les distinguer nettement et de dire d'une façon absolue. admet volontiers que les landmarks sont des " principes arbitraires ' que l'on peut enfreindre lorsqu'ils s'opposent au progrès et que l'expérience démontre la nécessité de passer outre. ce qui est landmark et ce qui ne l'est pas.. en maçonnerie. inaltérables ? Il semble vraiment que les landmarks soient.30 RECHERCHES leurs cliamps. Malheureusement. " [ET. et il " n'y a. Proverbes. ne nous apprend rien des doctrines . car l'absence d'un texte précis prête à une élasticité d'appréciation des plus commodes : " C'est " un fait bien connu. Le I) r Oliver n'est pas ici précisément irréfutable. x x n . par conséquent. est toute puissante à cet " effet . Sont-ce des postulats ? Sontce des dogmes ? Mais alors pourquoi ne pas les mettre en lumière ? Pourquoi ne trouve-t-on.. ajoute-t-il. " tous les landmarks anciens et modernes. '• La Grande Loge. dans un balayage général. Aussi cite-t-on souvent à leur propos certains versets de l'Ancien Testament : — Deutéronome. dans aucun document émanant d'une Grande Loge. la définition des landmarks. En effet. mais &a. " les autres pouvoirs maçonniques pourront protester " contre une semblable innovation. mais quelles sont ces limites ? Ici l'embarras commence. Telle est. le 1)' Oliver. et que les maçons soient tenus de les connaître comme par intuition. tous les auteurs ne se montrent pas aussi intransigeants . x i x . elle est le corps représentatif dans lequel " chaque frère vote. A la vérité. comme les axiomes. entre les divers principes que la maçonnerie proclame. des vérités incontestables et évidentes par elles-mêmes. un exposé officiel de ces principes primordiaux. après avoir établi ce qu'ils doivent être. Une telle lacune est vraiment regrettable. il conviendrait cependant de dire ce que les landmarks sont en réalité. 2 et 3]. 11 à 22 et 101: PJ. tout en nous éclairant sur la valeur du mot. des limites qu'aucun pouvoir ne peut légalement franchir sans dénaturer l'institution . 14 .

cette phrase. " que. l'on se heurte encore à des divergences d'opinion et l'on n'arrive qu'à une approximation qui est loin d'être suffisante. lOo. 5o. 6o. Le premier.'. dans les cérémonies. comme représentant les deux écoles les plus opposées. à élucider la question.. mais. mots et attoucliemens) . 2o. tio. vue (c'est-à-dire en loges extraordinaires) . bien qu'elles prescrivent certains autres devoirs. il semble rationnel d'admettre que l'allusion faite aux landmarks dans l'article 39 des lîèylemens Généraux de 1721. ces cérémonies ne nous révèlent. la prérogative du Grand-Maître de présider toutes les assemblées de la corporation . et. chaque fois qu'il a fallu enfreindre les land" marks.. dans cet examen. le gouvernement de la fraternité par un Grand-Maître. maximes morales et qu'elles perpétuent des coutumes traditionnelles. conformez-vous à toutes ces " prescriptions ainsi qu'à celles qui vous seront commu" niquées ailleurs. elles ne nous présentent rien comme landmarks. élu parmi les membres d e l à corporation. l a légende du troisième degré . même dans l'opinion du D r Anderson . d'accorder des dispenses pour ouvrir et tenir des loges occasionnellement . la nécessité pour les maçons de s'assembler en loges . vise seulement les lois anciennes compulsées par le D r Anderson dans les vieux documens de la corporation et condensées par lui clans les Devoirs du Franc-Maçon. pour combler cette lacune. Gr. Findel [KM. Parmi eux nous citerons seulement les EE.19]. qui se trouve au commencement du dernier alinéa de sa compilation le démontre clairement : — " Enfin. aux appréciations privées qu'il faut recourir si l'on veut rechercher quelles sont ces doctrines qui servent de hase à l'Ordre . bien qu'ils fassent partie des landmarks. le E. Paton [PJ. 8o. lo. à défaut d'un exposé officiel. à ce sujet. 19]. Eaton et J. de faire des maçons à. Malheureusement. on n'a pas manque de trouver des excuses " satisfaisantes C'est donc. Aussi de nombreux écrivains se sont-ils attachés. ils ne les contiennent pas tous. bien qu'elles enseignent certaines." c'est-à-dire. la nécessité pour chaque loge . Tout d'abord. d'accorder des dispenses pour la collation des grades à brefs délais . la division de la maçonnerie symbolique en trois degrés . rien de positif.. Chalmers I.SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 31 . compte vingt-cinq landmarks. l l o . la direction des loges par u n Maître et des Surveillants . 7o. 4o. 9o. Les moyens do reconnaissance (signes. ainsi que le fait observer le E. 3 et é].1. Cependant.-. savoir . Eindel. en lisant attentivement ces Devoirs on s'aperçoit que.

5. 3. 6. professé par tous les hommes indistinctement. la soumission de tout frère à une juridiction maçonnique. autant que possible. leurs mérites et leur "honorabilité peuvent établir entre eux une distinction. l'irrévocabilité des landmarks. la croyance en l'existence de Dieu . ils doivent aussi jouir de la plénitude de leurs facultés intellectuelles. 20o. 22o. le droit.'. l'égalité de tous les francs-maçons . le droit pour tout maçon d'être représenté aux assemblées générales de la corporation et de donner des instructions à ses représentants . quelles que soient leurs opinions religieuses et leurs idées métaphysiques particulières. Les contestations entre maçons doivent. les qualités requises pour l'initiation. Les maçons doivent se soumettre aux décisions de leur loge ainsi qu'à celles de la Grande Loge. le " Livre de la Loi partie indispensable des fournitures d'une loge . clans line excellente étude qu'a publiée le Kingston Masonic Annual [KM. 4. 16o l'interdiction pour les loges de s'immiscer dans les affaires des autres loges ou de donner des grades à des ff. De son côté. celui de la loi morale. pour toute logo. avoir de bonnes manières et une conduite irréprocliable .]. l'usage symbolique et l'explication des termes et des outils de cet art en vue d'un enseignement moral et religieux .2oo. pour tout maçon. réduit à neuf le nombre des landmarks : 1. Le candidat à l'initiation doit reconnaître un culte universel. contre les décisions d'une loge . ]9o. Tout maçon est membre de la fraternité universelle .-. 13o. les renseignements nécessaires. ils doivent être de bonne moralité et réputation.32 RECHERCHES d'être régulièrement couverte . ayant atteint leur majorité . Les candidats doivent être de bons et paisibles citoyens. le droit d'appel à la Grande Loge. 21o. 24o. ISetsuiv. Fin ciel. (La maçonnerie est universelle et tous les frères ne forment qu'une loge). le secret de l'institution . leur nationalité ou leur race. membres d'une autre loge . et où chacun doit chercher à s'améliorer soi-même. de visiter les loges régulières . 14o le droit. sont interdites au sein des loges où ne doivent régner que l'amour fraternel et le bon ton. leur religion. être réglées par la fraternité elle-même. seuls. 180. 7. Les discussions privées. 12o. le droit de visiter toutes les loges régulières et de s'y faire affilier. en conséquence. 17o. Tous les maçons sont égaux entre eux . (La loge s'étend de l'Est à l'Ouest &a). 8. et 25o. quels que soient leurs rangs dans la société. Les loges doivent prendre sur eux. .. L'association maçonnique est un centre d'union pour tous les hommes libres et de bonne réputation. ou assemblée générale de maçons. le F. l'établissement d'une société spéculative sur un art opératif. spécialement celles qui prennent leur source dans la politique ou la religion. il a. 15o. Le maçon doit être discret vis-à-vis des étrangers et garder . avant de les admettre. d'examiner les visiteurs . la croyance en la résurrection des corps et en la vie future .

on tolère dans les loges le cri de Vive la République . par représentation. Quoique. et. en France. Pindel et que nous rejetions sans hésiter . assurément. Tout maçon. acceptons. surtout dans celles de l'Inde. dans ce même pays. il est aujourd'hui complètement dénié aux maçons de l'obédience du Grand Orient de France depuis que celui-ci. Hélas. 13ien plus. partout. Les Grandes Loges de ces trois derniers royaumes ont ajouté à la série des trois degrés symboliques la maçonnerie de Royal Arch. spécialement en ce qui concerne les mots et les signes do reconnaissance. en Ecosse et en Irlande aux libres penseurs et aux athées. le Grand. en Prusse. le droit de visite est soumis à une réglementation vexatoire qui équivaut presque à une interdiction. — seuls principes pourtant que la francmaçonnerie française puisse être astreinte à observer puisqu'on 1725. dans les loges de leur obédience. l'initiation y est de plus refusée aux non chrétiens. on va plus loin . à l'époque de Tintroduction de ! Ordre en France. n'imposer au maçon que l'obligation d'obéir à la loi morale. comme dans beaucoup de loges d'Amérique aux hommes de couleur et en Angleterre. la Grande Loge . ils étaient les seuls promulgués. le Grand Orient a levé l'interdit des discussions politiques au sein des loges . par représentation au sein do la Grande Loge. E n Irlande. rompant avec une des plus anciennes et des plus incontestables traditions de l'Ordre a aboli la Grande-Maîtrise . considérant l'histoire de la franc-maçonnerie. au gouvernement de. en ce qui concerne Dieu et la religion. ce n'est pas ici le lieu de discuter le mérite de ces théories . l'Ordre n'est reconnu par aucune des trois Grandes Loges . à la suite des acclamations. même le plus nouvel apprenti. voyons si ces landmarks sont aussi respectés qu'on voudrait le faire croire.un bon tiers des landmarks du F. Paton. a le droit de participer. le droit de participer. En Belgique. au contraire. à la législation de l'Ordre. Orient. 9. pour l'instant. — a retranché de sa Constitution tout ce qui pouvait avoir un caractère confessionnel pour. nous penchions plutôt pour la doctrine du IV.'. revenant aux véritables principes publiés en 1723 par les réorganisateurs de la francmaçonnerie. et.SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 33 le secret dos cérémonies maçonniques. nous constatons l'inobservance de la loi fondamentale. quoique dès son origine elle ait voté l'article 39 des Règlemens Généraux de 1721. l'un ou l'autre de ces exposés.

He. and if be rightly understands the and if be rightly understand the Art. parait-il. T H E CHARGES O P A F R E E M A S O N . tenure." Peu de temps après. pourvu que ce ne soit pas contrairement " aux anciennes règles de la fraternité ". Ly Lia 1. sans le consentement préalable de la " Grande Loge ce qui implique qu'avec son consentement l'innovation peut être faite. pages 3 et suiv.34 RECHERCHÉS d'Angleterre a elle-même souvent altéré ce que. " dans chaque pays. à cet effet.. les maçons aient été. la Grande Loge revient au principe primitivement posé en arrêtant que: "Toute Grande Loge est légalement " investie du pouvoir de rapporter ou d'amender l'un " quelconque des règlemens imprimés dans le livre des " Constitutions. Mais ce nouvel arrêté n'est pas longtemps sans être violé. dans les temps anciens. [Constitutions. en Novembre de la même année. should best Masons tcere eharfd in every understand that GOD seeth not Country to he of the Religion of as men seeth . of all men. en édictant que : " il n'est au pouvoir d'aucun " homme ou d'aucune assemblée d'hommes de faire " aucun changement ou aucune innovation dans le corps " de la maçonnerie. he will never_ be a stupid art he will never be a stupid Atheist. elle essaie de revenir sur la restriction imposée par l'article 39. mettons en regard l'un de l'autre les textes des deux premiers articles de ces Devoirs. ainsi que nous sommes à même de le constater en comparant le texte des Devons publié dans l'édition de 1723 du livre des Constitutions à celui qu'en donnent les éditions subséquentes. A mason is obliged.atheist nor an irreligious libertine. But though in ancient Times tine. [Constitutions. Von pense aujour" d'hui qu'il est plus convenable de laisser à chacun d'eux " ses opinions particulières et de ne leur imposer d'autre " religion que celle sur laquelle tous les hommes sont " d'accord. etc. des protestations. dès le principe. en Juin 1723. 1723.) 1. &a. quelle qu'elle fut. to obey the moral law . soumis à Vohligation d'appartenir à " la religion de l'état. Cette décision soulève. de 1738 à 1873 . car. to obey the moral law . elle déclarait inaltérable. pages 62 et euiv. but GOD . A Mason is otlig'd. for man looketh at that Country or Nation. nor an irreligious Liber. &a. what* the outvMtdappearance. à ses débuts môme elle consacre une innovation •— heureuse à vrai dire — dans le premier article des Devoirs du Franc-maçon : — " Bien que. by his Tenure.) THE CHARGES O F A F R E E M A S O N .. à l'assemblée trimestrielle suivante. dont nous donnerons plus loin la traduction. 1873.

to view the errors of mankind with compassion. . have been much dispos'd to en. and Confusion. Thus masonry is the centre of union between good men and true. gion or mode of worship be what it may. and the happy means of conciliating friendship amongst those who must otherwise have remained at a perpetual distance. because perity of his own country.confusion . for as Masonry subject e t c . Order. bloodshed. so that kings and nour of the Fraternity. to disown his Rebellion. to uphold. Maof their Peaceableness and Lo. the purity of their own conduct. Craftsmen are boimd by loyal Brotherhood must and ought peculiar ties to promote peace. provided he believe in the or Men of Honour and Honesty.sonry has ever flourished in times yalty.and zealously promote the proscourage the Craftsmen. and live in concord and brotherly love. and his Relation to it remains indefeasible. . in every age. by tual Distance. 3c is cheerfully hath been always injured by to conform to every latoful authoWar.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 35 looheth to the heart. on every occasion. and versaries. whereby they practically answer the to be counternanc'd in his Rebellion. rity . they cannot expel him from the Lodge. . whereby Masonry be. and the virtuous of every persuasion in the Means of conciliating true the firm and pleasing bond of Friendship among Persons that fraternal love : they are taught must have remain'd at a perpe. II. so ancient Kings and Princes the interest of the community. A mason is a peaceable I I . though the ternity.jured by war. leaving their particular opinion to themselves . A mason is. and give cultivate harmony. . and if convic. have been ever flourish'd in Times of Peace. he is not excluded from the that is. whereby they practically of peace and been always inanswer'd the Cavils of their Ad. ever it was. and practise the sacred duPersuasions they may be distinguish'd. and promoted the Ho. much disposed to encourage the So that if a Brother should be a craftsmen on account of their Rebel against the State. to demonstrate the superior excellence of the faith they may profess. who princes. Bloodshed. yet 'tis noiv thought bound nemore expedient only to ollicje therefore. Let a man's reliall Man agree. he is not peaceableness andloyalty. and to strive. particularly them to that Religion in 'which ver to act against the dictates of his conscience. no Umbrage or Ground of political Jealousy to the Government for the time being.promote the honour of the frated of no other Crime.ties of morality. . Masons unite with comes tlie Center of Union. A mason is a peaceable subject e t c . . however he may be pitied as cavils of their adversaries and an unhappy Man . . by whatever Dénominations or glorious architect of heaven and hearth. to he good Men and true.

nous essaierons donc d'en donner ici une traduction. ces landmarks. D ' A N G L E T E E E E . " qu'il n'est au pouvoir d'aucun " homme ou d'aucune assemblée d'hommes de faire " aucun changement ou aucune innovation dans la ma" çonnerie Qu'une discussion libre et approfondie des premiers principes établisse enfin ce qui est inaltérable et ce qui ne l'est pas . dans chaquc pays. d'obéir à la loi morale. En attendant. aussi exacte que possible. LES ANCIENS DEVOIRS A la suite des landmarks. 62 à 70] : LES DEVOIRS DU ERANC-MAÇON COMPULSES. s'il entend bien l'Art.. par sa qualité même. par sa qualité môme. POTÎE. en terminant cet examen. I . dans les temps anciens. il ne devra jamais être un athée stupide ni un libertin irréligieux.*. — les landmarks inaltérables. Alors seulement l'on pourra dire. d'obéir à la loi morale. en ce qui concerne les infractions aux principes fondamentaux. aussi. L ' U S A G E DES LOSES DE LONDRES. les maçons aient été. d'un commun accord. nous marchons dans l'ombre et les plus puissantes d'entre elles sont. et jusqu'à ce que toutes les Grandes Loges du monde aient édicté. L E C T U R E E N SERA F A I T E A LA REOEl'TION DES SOUTBAUX l'RÈRES OU CHAQUE l'OIS QUE L E MAITRE ' l ' O R D O N N E R A . — et d'édicter en même temps une pénalité contre ceux qui les violeraient. Anderson modifia ainsi cet article : — " Le maçon est tenu.'" Mais.. ainsi que la Grande Loge d'Angleterre oblige chaque Maître de Loge à le reconnaître lors de sou installation.. EN CE QUI CONCERNE DIEU ET LA RELIGION ( 2 4 ) Le maçon est tenu. sans aucun droit de coercition. il est utile de faire connaître aux maçons les ancient charges . D'ECOSSE ET D ' I R L A N D E .36 RECHERCHES Cette comparaison est suffisamment édifiante pour nous dispenser de faire ressortir davantage les altérations faites au texte primitif . alors seulement les dissentimens cesseront. 21 et 22]. Bien que. conclurons-nous en demandant. soumis à l'obligation d'appar(24) Dans l'édition de 1738 des Coiistitutlov. à toutes les Grandes Loges du monde de faire connaître officiellement quelles sont les véritables doctrines fondamentales de l'Ordre. et. DANS L E S ANCIENS DOCUMEKB DES LOGES D ' o t l T K E . d'accord avec le D r Oliver [ET. dans r é d i t i o n d e 1755 et dans les éditions aubsé- . comme " un véritable XoachUU. le D r . Anderson à la Grande Loge d'Angleterre et sanctionné par elle en 1722 [CA. d'après le texte présenté par le IV.M E K .

gens d'honneur et de probité. SUPRÊME ET SUBORDONNEE. dans l'accomplissement de leurs devoirs et contrairement aux agissemens de ' ' 'leurs adversaires. l'on pense aujourd'hui qu'il est plus convenable de laisser à chacun d'eux ses opinions particulières et do ne leur imposer d'autre religion que celle sur laquelle tous les hommes sont d'accord . de favoriser la paix. défendre. Aucun homme. en toute occasion. les intérêts de la com" munauté et contribuer avec zèle à la prospérité de sa patrie. pourvu qu'il croie au glorieux architecte du " ciel et de la terre et qu'il pratique les devoirs sacrés de la moralité. I l doit se soumettre de " bon cœur à l'autorité légale . loyaux. par la pureté de leur propre conduite. par des liens spéciaux. d'obéir à la loi morale. ces derniers mots ont été supprimés. $ 2 et § C. Dans La dernière édition des Constitutions. quelle que " soit sa religion. DE L'AUTORITÉ CIVILE. elle consiste à être bons. parce " que. en quelque lieu qu'il réside ou travaille. les deux premiers articles des Devoirs du FranoMaçon sont ainsi conçus : " Le maçon est tenu. quelques mots seulement ont été ajoutés au commencement de l'Article I I I et d'autres supprimés dans l ' A r ticle Y I . et à s'efforcer. en quelque lieu qu'il " r é s i d e ou travaille. II. ils. de la sorte la maçonnerie deviendra un centre d'union susceptible d'établir des liens d'amitié sincère entre personnes qui. et. car l'homme juge d'après l'apparence extérieure tandis que Dieu " Juge d'après le cœur. n'est exclu de l'Ordre. l'effusion du sang et les insurrections ont été de tous temps funestes à la maçonnerie . quelle qu'elle fût. ils se sont constamment distingués par leur calme et leur loyauté et par le soin qu'ils ont pris de soutenir l'honneur de leur fraternité que la paix a toujours fait prospérer. 11 ne doit jamais prendre part aux complots non plus qu'aux conspirations qui se trament contre la paix et la prospérité de la nation. et si les anciens rois et les princes ont toujours été disposés à protéger les membres de la Corporation. dans l'accomplissement de leurs devoirs et contrairement aux agissemens de leurs adversaires. Le maçon est. Le maçon est un paisible sujet des pouvoirs civils. quelles que soient d'ailleurs les dénominations ou les croj^ances par lesquelles ils se distinguent. et un milieu favorable où s'établissent " des liens d'amitié entre personnes qui. dans tous les " siècles.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 37 tenir à la religion de l'état ou de la nation. fassent toujours demeurées étrangères les unes aux autres. il doit comprendre que Dieu ne voit pas comme " l ' h o m m e v o i t . autrement. ni manquer au respect qu'il doit aux magistrats d'un ordre inférieur. autrement. Les maçons ' ' sont unis aux gens vertueux de toute croyance par les liens solides et doux de " l ' a m i t i é f r a t e r n e l l e : on leur apprend à considérer avec compassion les erreurs " de l'humanité. particulièrement oblige de " ne jamais agir contre les inspirations de sa conscience. fussent toujours demeurées ' ' étrangères les unes aux autres. c'est que. Aussi ne quentes. imprimée à Londres en 1S73. . Les compa" gnons sont tenus. La Maçonnerie a " toujours progressé dans les temps de paix et a toujours souffert de la gxierre. la maçonnerie est u n centre " d'union entre les hommes bons et sincères. " I I . ont-ils été très disposés à protéger les membres de la Corporation. aussi les rois et les princes. car la guerre. de cultiver l'harmo" nie et de vivre dans la concorde et l'amitié fraternelle Bien n ' a été changé dans la rédaction des autres articles . à prouver " la supériorité de la foi qu'ils professent. en conséquence. ni manquer " au respect qu'il doit aux Magistrats d'un ordre inférieur. Le maçon est u n paisible sujet des pouvoirs civils. se sont constamment distingués par leur calme et leur loyau" té et par le soin qu'ils o n f p r i s de soutenir l'honneur de la fraternité. s'il entend " b i e n l'Art. par sa qualité même. I l ne doit jamais prendre part aux complots nonplus q u ' a u x ' ' conspirations qui se trament contre la paix et la prospérité de la nation. il ne devra jamais être u n athée stupide ni un libertin irréligieux. ' ' Mieux que tous les hommes. De la sorte. de " l'effusion du sang et des insurrections .

de servir le propriétaire qui emploie son Maître et d'être fait frère. parmi les maçons. ni la Royale Corporation au mépris. de là lo nom &a. parvenir ^(25) Edition 1873 . au corps valide et exempt de difformités susceptibles de l'empêcher d'apprendre l'Art. COMPAGNONS ET APPRENTIS. mais bien selon leur mérite. s instruire et se perfectionner dans les mystères de la science anoionne. doué d'ailleurs des autres qualités requises. non pas à l'ancienneté. La loge est le lieu où s'assemblent et travaillent les francsmaçons (25) . que les candidats sachent qu'un Maître ne peut prendre un apprenti qu'autant qu'il a suffisamment d'ouvrage pour l'employer . Il est impossible de développer ici ces principes. mais seulement les hommes de bonne réputation. le Maître ou les Surveillants sont choisis. les gens immoraux ou déshonorés ne peuvent y être admis. IV. ne saurait l'exclure de la loge. les femmes. SURVEILLANTS. en outre. En consequence. favoriser sa rebellion. P a r extension ce nom s'applique à l'Assemblée aussi bien qu'au lieu de la réunion . La loge est le lieu où s'assemblent les maçons pour travailler. par la suite. de là le nom de loge donné à toute Assemblée ou Société de maçons tegulièremeut autorisée. compagnon. ses rapports avec celle-ci demeurant indissolubles s'il n'est pas convaincu d'un autre crime. que l'apprenti doit être un jeune homme bien doué. M . mais chaque frère doit occuper son poste et apprendre à les connaître suivant la méthode en usage dans cette fraternité. dans la mesure de ses facultés. DES LOGES. non bâtards. car la loyale fraternité. si quelque frère s'insurge contre l'état. qu'il soit né d'honnêtes parens et issu de leur mariage. Les personnes admises comme membres dans une loge doivent etre des gens honnêtes et sincères. sans encourir un blâme sévère ou sans justifier au Maître et aux Surveillants qu'une impérieuse nécessité l'avait retenu. libres de naissance et d un âge mûr et de raison . même alors qu'il aurait accompli les années d'apprentissage imposées par la coutume du pays. tout en désavouant sa conduite. de la sorte les propriétaires sont bien servis. les esclaves. et. Les fonctions sont. Il importe. Toutefois. bien qu'on puisse néanmoins en avoir pitié comme d'un malheureux . . Tout frère doit faire partie d'une loge et se soumettre à ses règlemens particuliers ainsi qu'aux règlemens généraux. Autrefois nul Maître ou compagnon ne pouvait s'absenter de sa loge. confiées à ceux-là seuls qui en sont dignes par leur valeur réelle et par leurs aptitudes personnelles . alors surtout qu'il y avait été^ convoqué. et en ne donnant jamais le moindre sujet de suspicion ou de jalousie politique au gouvernement établi. ainsi qu'elle le doit. DES MAITRES. il puisse. Los loges sont particulières ou générales leur fréquentation et l'étude des règlemens ci-annexés de la loge générale ou Grande Loge sont les moyens les plus efficaces do se rendre compte de cette distinction.38 EECHERCHES doit-on pas. afin que. les frères ne sont pas exposés à l'humiliation.

Le GrandMaître doit être. doit être. Nul no doit se montrer jaloux de la prospérité d'un frère. D E LA DISCIPLINE PENDANT LES TRAVAUX. son supérieur. Le Maître et le maçon. affectueuse et empressée de tous les frères. d'un grand mérite personnel. soit un savant distingué. et dans toutes les circonstances. de l'aveu des loges. Ces administrateurs et gouverneurs. Les Membres de la Corporation doivent éviter tout langage grossier. à l'avantage du propriétaire. au moment de sa nomination. Grand Surveillant. soit un galant homme du meilleur ton. dans leurs fonctions respectives. ne pas se donner entre eux de sobriquets désobligeants. au dehors comme au dedans de la loge. s'il n'est entièrement familiarisé avec les projets et les conceptions de celui qui l'a commencée. et. respectueuse. s'il n'est dé jà compagnon au moment de son élection. afin qu'il soit à même de remplir plus convenablement. ni chercher à le supplanter. serviront fidèlement leur employeur et exécuteront consciencieusement leur travail. soit un architecte émérite. car nul ne saurait achever l'œuvre d'un autre. se comporter convenablement. Nul ne peut être Surveillant d'une loge s'il n'a fait son staga comme compagnon. réglé par la loi du pays ou fixé par la coutume. entreprendra les travaux du propriétaire aux conditions les plus raisonnables et tirera parti des fournitures de ce dernier aussi loyalement que si elles lui appartenaient à lui-même . V. confiant en son habileté. sauf cependant en présence du Grand-Maître. soit enfin un artiste. s'il n'a servi comme Surveillant. il lui est loisible de so choisir lui-même un Député-Grand-Maître . Grand-Maître. Le Maître. en outre. Le membre le plus expérimenté de la Corporation sera choisi et investi en qualité de Maître ou Surintendant des travaux du propriétaire et ceux qui travailleront sous sa direction l'appelleront Maître.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 39 à l'honneur d'être Surveillant. s'il n'a été Maître d'une logo . recevant tous deux exactement leur salaire. qu'il ait été entrepris à la tâche ou à la journée . et conformément aux anciennes prescriptions et aux Kèglemeus. plus commodément et plus honorablement les devoirs qui lui incombent. à l'obéissance passive. il doit être issu d'honnêtes parens et être doué. ni lui ravir son travail s'il est capable de le mener à son terme. ou lorsque ce dernier s'y opposera par écrit. Et. il ne donnera à aucun frère ou apprenti plus de salaire qu'il n'en mérite réellement. soit un noble. Maître d'une loge particulière. Pendant les jours ouvrables tous les maçons doivent travailler loyalement afin de jouir honorablement des congés . mais s'appeler frères ou compagnons. il aura le privilège d'agir comme le GrandMaître lui-même. puis Maître de la loge. suprêmes et subalternes. doit être scrupuleusement observé. . ils ne prendront jamais à la tâche un travail qu'on a coutume de faire à la journée. le temps du travail. Maître. de la loge ancienne. Grand Surveillant et enfin Grand-Maître de toutes les loges. ont droit. ou avoir été. mais celui-ci.

en cas de différends entre maçons. et qu'il soit reconnu coupable. est. Après la fermeture de la loge. Toutefois. abstenez-vous également de rien faire ou de rien _dire qui puisse blesser quelqu'un ou jeter le trouble dans une réunion franche et enjouée. car alors vous détruiriez notre harmonie . Eu l'absence du Maître. en même temps. Aucun ouvrier ne sera employé aux travaux spéciaux de la maçonnerie. vos Surveillants et vos compagnons de toute la déférence qui leur est due et les honorer de votre respect. VI. Bans la loge lorsqu'elle est établie* Vous ne devez prendre part à aucun conciliabule ni à aucune conversation particulière sans l'autorisation du Maître. tant à l'égard du Maître qu'à l'égard des compagnons. entourer votre Maître. Si quelque plainte est portée contre un frère. ni les francs-maçons ne travailleront en commun avec les maçons qui ne jouissent d'aucune franchise. n'excitez aucun frère â manger ou à boire plus qu'il ne le désire et laissez-le se retirer si quelque circonstance l'y oblige . Vous ne devez pas plaisanter ou rire alors que la loge est occupée d'une affaire sérieuse et grave. Chacun enseignera le travail à un frère plus jeune dans la crainte que son inexpérience ne lui fasse faire un mauvais emploi des matériaux et. sans murmure. vous servir d'un langage malséant . 2o. non plus qu'aucun frère pendant qu'il parle au Maître. en appeler à la justice civile. ni traiter d'aucune question inopportune ou inconvenante. ni interrompre le Maître ou les Surveillants. à moins d'urgence . ni. sous quelque prétexte que ce soit. il devra se conformer au jugement et à la décision de la loge qui. et ne jamais abandonner le Maître avant la fin de l'entreprise. l'on ne doit. et ses frères lui obéiront. vous devez. afin de resserrer et d'entretenir les liens de l'amitié fraternelle. il surveillera soigneusement les travaux dans l'intérêt du propriétaire. ainsi qu'ils doivent le faire pour un frère ou compagnon.. car. sauf appel à la Grande Loge. mais avant le départ des frères. ils n'enseigneront pas non plus le travail aux ouvriers et aux maçons non acceptés. il y aurait lieu de surseoir.40 RECHERCHES L e compagnon choisi comme Surveillant dos travaux sous les ordres du Maître. à moins que la loge n'en reconnaisse l'urgence. l o . Tous les maçons employés doivent paisiblement toucher leurs salaires. Tous les outils destinés au travail doivent être approuvés par la Grande Loge. mais évitez l'intempérance. si les travaux du propriétaire devaient être interrompus par les délais de l'instruction. devra se montrer équitable. dans aucun cas. le Tribunal réel et compétent devant lequel ils doivent être portés. DE LA CONDUITE. Goûtez d'innocents plaisirs et traitez-vous l'un l'autre de votre mieux. ni disputes. pour ce qui concerne la Maçonnerie. au contraire.

évitez l'intempérance et l'ivresse. échangez franchement entre vous les renseignemens dont vous pouvez avoir besoin. s'il vous faut parfois détourner une conversation. les nationalités ou la politique. faites-le prudemment de façon à sauvegarder l'honneur de la respectable fraternité. bien que tous les maçons. 5o. comme frères. — Celte prescription a de tous temps été sévèrement imposée et ponctuellement observée. alors surtout qu'il a bien mérité de la fraternité. ayez également bien soin de votre propre dignité et de celle do l'ancienne fraternité. Soyez circonspects dans vos paroles et dans votre manière d'être afin que l'étranger le plus perspicace ne puisse découvrir ni deviner ce à quoi il importe qu'il ne soit pas initié. Chez soi et dans le voisinage. Saluez-vous l'un l'autre d'une façon courtoiseetde la manière qui vous est prescrite . car. 4o. vos amis ou vos voisins. de toutes les langues. ne restez pas trop tard ensemble et ne soyez pas trop longtemps absents de chez vous . hors d'une loge et sans témoins étrangers. . elle y ajoute plutôt. au contraire.SUR LE TLITF. à la prospérité des loges. car elle se plaît à rendre hommage à qui de droit et flétrit les mauvaises manières. pourvu cependant que vous ne soyez ni observés ni écoutés. soient placés sous le même niveau. évitez plus encore les controverses sur les religions. ni ne contribuera jamais. et que nous sommes convaincus que la politique n'a jamais contribué jusqu'ici. ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 41 et vous nous empêcheriez d'atteindre le but louable que nous nous proposons. appelez-vous mutuellement frère . et lorsque les heures de loge se seront écoulées. et même. particulièrement depuis la Réforme qui s'est faite dans la Grande Bretagne. de peur que vos familles n'en soient négligées ou lésées et que vous ne deveniez vous-mêmes incapables de travailler. Ménagez votre santé. En présence d'étrangers qiii ne sont pas maçons. attendu qu'en notre qualité de maçons nous ne professons que la religion universelle indiquée précédemment. c'est-à-dire depuis que les peuples de cette île se sont retirés et séparés de l'Eglise de Rome. Que vos démêlés particuliers ou vos querelles ne franchissent jamais le seuil do la loge . de toutes les races et de tous les idiomes. que votre famille. Comportez-vous comme il convient à un homme moral et sage . que vous n'abusiez pas l'un de l'autre et que vous ne refusiez à aucun frère le respect auquel il a droit avant même d'être maçon . évitez surtout. — {Cette dernière phrase a été supprimée dans les éditions postérieures des Constitutions). 3o Lorsque des frères se rencontrent. n'arrivent à connaître les affaires de la loge . que nous sommes de toutes les nations. pour des raisons qu'il n'y a pas lieu d'énumérer ici. la maçonnerie n'enlève à aucun homme les honneurs auxquels il avait droit de prétendre avant d'être reçu .

si vous le pouvez. de la sorte chacun pourra constater l'influence bienfaisante de la maçonnerie. la pierre fondamentale. appel à la Grande Loge. N'entamez jamais de procès à moins que le difiérend ne puisse être réglé d'une autre manière . ou indiquez-lui les moyens de se faire aider . et enfin lors de son Assemblée Générale Annuelle — {ces huit derniers mots ont été supprimés depuis). S'il est dans le besoin. Loin de vous les disputes. soit qu'ils vous engagent à activer les procédures légales. et de rien dire ou rien faire que soit de nature à altérer l'amitié fraternelle. dans des circonstances identiques. mais n'allez pas au delà. lors de ses Assemblées trimestrielles. telle que tous les bons maçons l'ont pi atiquée depuis l'origine du monde et telle qu'ils continueront à la pratiquer jusqu'à la fin des siècles. ils éviteront de se laisser aller à la colère et à la rancune. le ciment et la gloire de cette ancienne fraternité. Examiuez-le avec précaution et de la manière que vous inspirera la prudence. Enfin. qu'il est de votre devoir de repousser avec mépris ot moquerie. car vous n'êtes nullement tenu de faire plus que vos ressources ne vous y autorisent. le Maître et les frères offriront amicalement leur médiation et les frères en instance devront s'y soumettre avec gratitude. . ne souffrez pas qu'on ternisse la réputation d'un frère honorable . En ce qui concerne les contestations entre frères et compagnons.42 RECHERCHES 60. mais. portez plainte à votre propre loge ou à la sienne . à l'encontre de ce qui a lieu d'ordinaire. traitez-le en conséquence. ou qui puisse empêcher les anciennes relations de se renouer et de persister . A l'égard d'un frère étranger. afin de vous mettre à même de vous occuper ensuite des intérêts de la maçonnerie avec plus d'ardeur et plus de persévérance. faites. et à qui vous ne devez faire aucune allusion aux connaissances maçonniques. écoutez avec déférence les conseils désintéressés et amicaux du Maître et de vos compagnons. défendez-le au contraire et rendez-lui tous les bons offices que le soin de votre honneur et de vos intérêts vous permettront de lui rendre. les adversaires pourront poursuivre leur procès . soit qu'ils cherchent à vous détourner de comparaître en justice avec des étrangers. vous reconnaissez un frère sincère et véritable. les querelles. Si. cultivez l'amitié fraternelle. la seule obligation qui vous soit imposée consistant.. brave et honnête homme. afin de no pas vous on laisser imposer par un fauxfrère ignorant. le couronnement (copestone). de préférence à tout autre pauvre. employez-le pendant quelques jours ou recommandez-le pour quelque emploi. s'il le faut. à accorder votre appui à un frère malheureux. Si cependant un tel mode était impraticable. conformez-vous à toutes ces prescriptions ainsi qu'à celles qui vous seront communiquées ailleurs . Et si quelque frère vous cause un préjudice. les médisances et les propos calomnieux . au contraire.—selon l'ancienne et louable coutume de nos ancêtres de tous les pays. secourez-le.

JJoperative masonry est l'association ouvrière des artisans maçons. aussi préférons-nous dire comme eux : maçonnerie operative et maçonnerie spéculative. par ces expressions. — D'un côté. que depuis 1717. en conséquence. s'est depuis près qu'entièrement fermée aux gens du métier. il convient. en des réunions périodiques. La speculative masonry. Ils divisent. les landmarks et les anciens devoirs. comme nous l'avons fait. — la maçonnerie pratique et la maçonnerie symbolique. vivant en commun avec leurs chefs sous des tentes dressées autour des édifices en construction. et qui. le Club.STIR TIE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ ' 43 LA MAÇONNERIE SPECULATIVE Après avoir exposé. . en français. c'est Y Atelier. renonçant tout-à-fait aux travaux techniques de l'art et à la vie en commun. Quelques auteurs anglais sont d'opinion que la maçonnerie moderne n'a d'existence authentique. Nous pourrions. avant de reprendre notre récit. comprenant la période qui précède 1717. en Angleterre. qu'ils désignent sous le titre de période de la speculative masonry. de l'autre. la véritable pensée anglaise. prenant date à partir de 1717. à des spéculations de philosophie et de morale et se transforma en une institution de charité et en un centre de concorde fraternelle. Il est assez difficile de traduire ces expressions en mots caractéristiques qui rendent exactement. — l'autre. l'histoire maçonnique en deux principales époques . et depuis 1736 en Ecosse. uniquement préoccupés de leur art et des questions qui s'y rattachent et recherchant le moyen le plus économique de mener à bien leurs entreprises. dans ses formes actuelles. mais elles ne rendraient pas clairement l'idée des écrivains anglais. qu'ils appellent période de Voperative masonry . — l'une. traduire les termes operative masonry et speculative masonry. n'emprunta plus aux maçons que quelques formes extérieures et se livra exclusivement. ouverte à des membres de toutes les conditions sociales. l'origine de la Grande Loge d'Angleterre. persuadé qu'ils seront compris de tous après les explications qui précèdent. dont ces auteurs attribuent l'organisation aux T)rs Désaguliers et Anderson. est l'association qui. de terminer cette digression par nn examen rapide des relations qui lient la maçonnerie moderne à l'ancienne corporation des ouvriers maçons.

l'argumentation du F. que des manœuvres. le F -. être des hommes instruits. Chalmers I. dès l'origine. il existait des loges dont les membres n'étaient pas tous de simples ouvriers maçons . mais ils étaient dirigés et gouvernés par des architectes qui avaient dressé les plans de ces remar- . — L'art de la maçonnerie exige. la maçonnerie était ouverte aux gens du monde et qu'elle existait en Angleterre sur les mêmes hases et présentait les mêmes caractères que la maçonnerie spéculative. en 1703. a dû avoir sa discipline propre. — the 1717 theory exploded. 1871). leurs œuvres commandent l'admiration. Si les simples ouvriers ou les tailleurs de pierre ne sont. des connaissances spéciales qui ne sont pas aussi indispensables aux autres corporations ouvrières. Nous verrons plus loin. de simples maçons y furent employés en grand nombre qui savaient peu de chose en dehors de leur spécialité de tailler la pierre et de bâtir. dans une intéressante ibrocliure {The Origin of Freemasonry. en attendant que nous arrivions à cette partie de notre travail. et c'est à eux qu'il faut faire remonter l'organisation primitive de la franc-maçonnerie. Sans doute. qu'en 1682. Paton.-. Paton [PA. Il est évident que les hommes qui ont construit l'abbaye de "Westminster ou celle de Melrose possédaient des connaissances d'un ordre très élevé .4 4 EEOHPRCHES U n écmain moderne. mais. longtemps avant 1717. qui. Chalmers I. L'extrait du journal d'Ashmole (voir note 16) nous prouve également. et plus on les considère. certaines loges possédaient. dans ses plus hautes sphères. 21. qu'en Ecosse. par la vieille loge de Saint-Paul. il y avait parmi eux de nombreux maçons acceptés. à propos des règlemens de 1663 et de la décision prise. ceux qui dressent le plan d'un édifice et en surveillent la construction ont dû. plus cette admiration s'impose. en 1600. de tous temps. London. distincte de celle des autres corps de métier. la maçonnerie operative n'avait plus le caractère exclusif que lui prêtent les auteurs auxquels nous faisons allusion plus haut. 22. Nous avons déjà vu. a victorieusement démontré. qu'avant 1717. 26 29 et 48] . des membres étrangers au métier de maçons (voir note 37). que. et qu'elle s'était d'elle-même transformée en maçonnerie spéculative. 3 À 6. en la résumant. nous pensons qu'il est utile d'analyser. en quelque sorte.10 à 15. prétendue moderne.

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quables édifices et qui en surveillaient l'exécution. Tous appartenaient évidemment à la même corporation ; on ne saurait soutenir que les manœuvres seuls en fissent partie et l'on doit, au contraire, admettre comme certain que les liommes qui conçurent ces plans et dirigèrent la construction de ces monumens furent, en toutes choses, les guides et les chefs des ouvriers attachés à l'entreprise. C'est ass urément à eux que la corporation emprunta son caractère et sa discipline, et non pas aux simples maçons, aux manœuvres ou aux aides-maçons. Une autre considération milite encore en faveur de cette thèse : quel autre corps de métier fut jamais patronné comme la corporation des maçons, ou eut jamais, comme elle, de grands personnages à sa tête? De grossiers ouvriers eussent-ils obtenu de pareilles faveurs P Quel seigneur, quel roi présida-t-il jamais aux assemblées des cordonniers, des boulangers ou des tailleurs ? D'autre part, le mot primitif est mason et non pas free-mason-—maçon et non franc-maçon. C'est, du reste, le seul mot qui soit encore d'un usage général dans nos loges ; Temploi de l'autre est bien moins ordinaire. Nous disons rarement — jamais même — des loges francs-maçonniques (en anglais surtout l'on ne dit pas freemasonic lodges), mais des loges maçonniques {masonic lodges) ; nous disons de même maître maçon et non pas maître franc-maçon. L'argument tiré de l'emploi du mot freemason—franc-maçon—n'est donc pas concluant : n'avonsnous pas vu, d'ailleurs, qu'il avait été souvent employé avant 1717 (voir précédemment notes 2 et 8), et qu'Ashmole écrivait, au milieu du svii e siècle : I loas made a EKEEMASON etc... ; citons encore Robert Plot, qui, dans son Histoire naturelle du^Staffordskire, publiée en 1686, dit, pages 316 et 318:
C'est une coutume, dans le Staffordshire, de se faire admettre dans la société des freemasons ; dans la partie marécageuse de ce comté, cette admission semble plus recherchée qu'ailleurs, quoique, cependant, je la trouve plus ou moins généralement répandue dans toute la nation et que je rencontre partout des personnes de la plus haute condition qui ne dédaignent pas le compagnonnage.

Le même auteur, et d'autres anciens manuscrits (ILarleian Ms. No. 2054. British Museum) nous apprennent, en outre, que les freemasons avaient des mots et des signes de reconnaissance qu'ils ne pouvaient communiquer qu'au Maître ou aux compagnons de la société, Y eut-il jamais

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de pareils mots ou signes en usage parmi les boulangers, les tailleurs ou les cordonniers ? Qu'est-ce donc qui a pu inspirer à Aslunole, au colonel Mainwarring et à tant d'autres, complètement étrangers aux choses du métier, l'idée de se faire recevoir maçons ? Sans contredit, il devait y avoir quelque chose dans la maçonnerie qui, dès cette époque, les invitait à s'y faire affilier. Si, comme on le prétend encore, le D1 Désaguliers
et les autres fondateurs de la Grande Loge d'Angleterre,

ont, en 1717, créé le système appelé aujourd'hui maçonnerie ou franc-maçonnerie, pour quelles raisons lui auraient-ils attribué une antique origine et pourquoi l'auraient-ils présenté comme issu des corporations ouvrières des maçons ? Bien plus, protestants zélés comme ils l'étaient, est-il admissible que les Drs Désaguliers et Anderson et leurs compagnons, se fussent plu à placer un système de leur invention sous l'égide des deux saints Jean Baptiste et Jean l'Evaugéliste et à y introduire la célébration de leurs fêtes ? Enfin, le 24 Juin 1717, les fondateurs de la Grande Loge s'assemblent à Louches, sous la présidence du doyen d'âge, et, à la majorité des voix, ils élisent un GrandMaître. Ils le choisissent parmi eux, en attendant, disentils, qu'ils puissent élever un noble à cette dignité. Le Grand-Maître élu est, séance tenante, installé par le Maître de la plus ancienne loge et acclamé par les membres présents ; il désigne ensuite ses Surveillants. Pourquoi ce projet d'élever un noble à la dignité suprême, pourquoi ce privilège du doyen d'âge de présider la première séance et celui du Maître de la plus ancienne loge d'installer le Grand-Maître élu, pourquoi cette installation solennelle et ce choix des Surveillants ? N'est-il pas évident qu'il existait déjà, pour de tels cas, des coutumes et des règlemens, et leur existence n'implique-t-elle pas la haute antiquité du système ? Ne savons-nous pas également qu'au temps où la religion catholique romaine dominait en Angleterre et en Ecosse, les maçons avaient adopté les deux Saints Jean pour leurs patrons, que, de plus, malgré la réforme, ils n'avaient pas renoncé à ce patronage et que leurs fêtes étaient toujours célébrées avec pompe ? Il est donc tout naturel d'admettre que les D" Désaguliers et Anderson n'ont rien inventé, mais qu'ils ont

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trouvé, tout établi clicz les maçons, le système préconisé par eux : que ce système ayant excité leur admiration, ils l'ont j âgé cligne d'être perfectionné dans quelques uns de ses détails. Est-il admissible autrement qu'ils eussent pu rallier à eux tant de leurs contemporains, seigneurs du plus liant rang ou personnages de grande distinction, et leur faire accepter comme ancien un système nouveau créé par eux ? L'imposture eût été bien vite dénoncée. Tout prouve donc l'antiquité de nos règlemens, de nos coutumes et nous autorise à faire remonter bien loin dans le passé l'existence de l'Ordre. Ne faut-il pas d'ailleurs nécessairement, pour expliquer leur ralliement à la Grande Loge nouvelle, que les anciennes loges du pays aient, après le règlement des difficultés inhérentes aux débuts d'une organisation semblable, reconnu dans la nouvelle législation un système identique à celui d'après lequel elles avaient été fondées et d'après lequel elles fonctionnaient depuis longtemps dans les différentes parties du royaume ?
LK LIVRE DES CONSTITUTIONS

Sous l'administration du Grand-Maitre Sayer, la nouvelle Grande Loge fait peu de progrès ; deux loges seulement sont constituées. L'année suivante, le 2é Juin 1718, il est remplacé par le E. •. George Payne, savant antiquaire, qui s'applique aussitôt à former des archives. Il recueille à cet effet une quantité de manuscrits et d'anciennes chartes et beaucoup de renseignemens sur les rituels et les anciens usages, se proposant de les réunir aux registres et aux titres que possède l'ancienne loge de Saint-Paul et de publier les plus intéressants d'entre eux. Mais " quelques frères scrupuleux, alarmés ", dit Preston, " de la publicité qu'il est question de donner " à ces documens, brûlent une partie des anciens manus" crits les plus importants," — règlemens de loges, lois et coutumes, et, notamment, un manuscrit de Nicolas Stone, Surveillant sous Inigo Jones [ r, 159, Me, 697, Rs, 24]. Indigné, le P. - . Payne stigmatise énergiquement leur conduite ; un vote de blâme est même demandé contre eux dans une des quatre loges, mais cette proposition est rejetée, la Grande Loge n'ayant pas le droit d'intervenir dans les affaires privées des loges [RS, 24].

Béolu le 2é Juin 1720, en remplacement du D: Désagu-

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RECHERCHÉS

Hers qui lui avait succédé le 24 Juin 1719, le E.'. Payne fait rassembler ce qui avait échappé aux flammes 1 année précédente, et entreprend, à la requête des quatre loges anciennes, ainsi que nous l'avons vu, de codiller les arrêtés pris depuis 1717 par la Grande Loge; il prépare ainsi des Itèfjlemens Généraux que la Grande Loge sanctionne le 24i Juin 1721. Ces JRèglemens Généraux, en trente neuf articles, ainsi que les divers autres documens recueillis jusque-là, sont remis, le 2 Septembre suivant, sous la grande maîtrise du duc de Montague, (premier Grand-Maître appartenant à la noblesse, élu le 24s Juin précédent), aux EE.'. James Anderson, Désaguliers et Payne [as, 23], chargés de les comparer entre eux, de compulser les anciennes Constitutions Gothiques et d'en former un corps de lois et de doctrines à l'usage des loges d'Angleterre. Ces EE.-, ayant bientôt achevé leur travail, une commission composée de quatorze membres, choisis parmi les plus émdits, est nommée, le 27 Décembre de la même année, pour en faire l'examen. Le 25 Mars 1722, sur le rapport favorable de la Commission, la Grande Loge adopte le projet de Constitutions et en ordonne l'impression. Il paraît l'année suivante (17 Janvier 1723) sous ce titre : The Constitutions of the free-masons, containing the History, Charges, Regulations Sec. of that most Ancient and Right Worshipful Fraternity.—For the use of the lodges.—Le E.-. Timson, Grand Surveillant, en présente, le même jour, un exemplaire à la Grande Loge qui l'approuve de nouveau et les maçons présents le signent, ainsi que nous l'avons dit précédemment. — Une seconde édition plus complète est autorisée le 24 Eévrier 1735 et approuvée le 25 Janvier 1738 [ES, 40 et 41] ; elle diffère sur quelques points de celle de 1723. A dater de ce moment, l'organisation de la maçonnerie est assise sur des bases solides et sa prospérité va croissant, quoique, d'après sa constitution, qui est, pour le fond, basée sur celle d'York, la nouvelle Grande Loge se pose comme autorité légitime et unique de la confrérie maçonnique en Angleterre et qu'elle excite par là une grande opposition dans quelques loges anglaises constituées antérieurement en dehors de Londres. Cette constitution porte, en effet, atteinte aux anciennes libertés des francs-maçons, car, en défendant, entre autres choses, la formation de toute loge qui n'aurait pas reçu

SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ

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son autorisation, la Grande Loge de Londres méconnaît évidemment le droit imprescriptible {ju'a tout maçon d'exercer et de perpétuer la maçonnerie. La protestation fie ces loges est donc justifiée, aucune loge ne pouvant être forcée de se placer sous le joug d'une autorité quelconque si elle préfère demeurer isolée ; une patente de constitution, émanant d'une Grande Loge, n'a, en réalité, d'autre signification que de faire connaître que la loge à laquelle elle est délivrée est admise à faire partie de la réunion des loges particulières dont la Grande Loge se compose, et non pas de lui donner un caractère de régularité et de légitimité que, jusque là du moins, toute loge possède du moment qu'elle est formée par de vrais maçons, conformément aux anciennes traditions. Jusqu'au commencement du xviu 0 siècle, en effet, les maçons jouissent du droit de s'assembler en certain nombre, —• au moins dix : le Maître, deux Surveillants et sept compagnons [RS, 7], — aussi souvent qu'ils le jugent utile, et, avec l'approbation du Maître des travaux, de recevoir des frères et des compagnons et de pratiquer les rites de la maçonnerie. La fraternité n'est pas alors soumise à la restriction d'obtenir une patente constitutionnelle d'un Grand-Maître, ou des Maîtres et des Surveillants des loges réunis en Grande Loge, et de n'assembler les maçons que dans certains lieux et à certaines conditions. Les anciennes obligations — ancient charges — sont alors les seules règles de leur conduite et aucune autre loi ne régit la Société. L'autorité du Grand-Maître est limitée à fa durée des Assemblées Générales — general lodges, —et toute assemblée privée, ou loge, est placée sous la direction d'un Maître particulier, choisi pour la circonstance et dont l'autorité cesse avec la réunion. Lorsqu'une loge se fixe dans un endroit pour quelque temps, une attestation signée des frères inscrits au procès-verbal est une preuve suffisante de sa constitution régulière [PR, 218 et 219 ; ÏT, 450]. Aussi, en mettant de telles entraves à ces antiques libertés, la nouvelle autorité s'attire-t-elle les protestations des anciennes loges d'York et d'Ecosse.
RUPTURE A V E C LA G R A N D E LOGE D ' Y O R K

^ En môme- temps que la Grande Loge d'Angleterre s'organise, quelques frères élèvent des prétentions et

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RECHMOHES

s'annoncent comme possédant certains hauts grades, supérieurs aux trois degrés adoptés par elle ( 26 ) ; ces hauts grades sont ceux créés du temps de Charles I I , augmentés da ceux adoptés depuis par la loge de St.-André, d'Edimbourg [A, 18 ; EB, 134]. Pendant que ces événemens se passent à Londres, la maçonnerie n'est pas inactive dans le Nord de l'Angleterre; les Assemblées Générales d'York— general lodges — se tiennent ponctuellement comme par le passé. En 1705, Sir George Tempest, Baronet, en est élu Grand-Maître et, sous sa grande-maîtrise, de nombreux et honorables frères sont initiés à York et dans les environs ; à Sir George Tempest, succèdent Lord Bingley (Robert Eenson), en 1707, Sir William Robinson et Sir "Walter HawkesTvorth. Réélu en 1714, Sir George Tempest prend de nouveau la direction des travaux de la Grande Loge qui, jusqu'en 1735, continue à s'assembler régulièrement sous la direction de Charles Eairfax, de Sir Walter Hawkesworth (réélu), d'Edward Bell, de Charles Bathurst (1725), d'Edward Thomson, (1729), membre du Parlement, de John Johnson (1733) et do John Marsden (1734). La renaissance maçonnique qui s'est opérée dans le Sud est, comme on le voit, un fait indépendant qui ne concerne en rien la maçonnerie du Nord [PR. 1 6 4 ; M C , 2 8 7 ] . Tout d'abord l'harmonie règne entre les deux groupes maçonniques ; elle dure quelques années et les loges placées sous leurs juridictions respectives prospèrent. Loin de contester l'autorité de l'assemblée d'York, les maçons du royaume l'ont, au contraire, en grande vénération et tiennent à honneur d'être rattachés à elle par leur origine, la première charte maçonnique dont l'histoire de l'Ordre fasse mention ayant été octroyée aux frères assemblés à York [PR, 164 et 165]. Mais, malheureusement, cette harmonie n'est pas de longue durée ; la vieille loge d'York a bientôt lieu de s'inquiéter des pré(26) "Le Masonic Mai/asi/ic a publié, dans son Ko. d'Octobre 1S76, la dédicace d'un livre très curieux intitulé LES CENTENAIRES (T/ie Zojijj Liven), imprimé en 1722. C'est le premier ouvrage imprimé dans lequel il soit fait allusion à la Grande Zoye d'Angleterre. " Il démontre, qu'on 1721, il existait, en Angleterre, une nia" çonnerie heimétique. On croit généralement que l'histoire des hauts grades et de ' ' h, maçonnerie heimétique commence à une époque beaucoup plus récente, tandis •" que, quelle qu'elle fût, il est prouvé qu'en 1721 des francs-maçons étaient pourvus " de hauts grades " [en, 51]. E t ne serait-ce pas à ces Ordres Chevaleresques etma<;onniques que le Dr Anderson fait allusion lorsqu'il dit, dans les Constitutions do 1723 [CA, 57 à 59] : — " E t même, si cela était utile, on pourrait faire voir comment sociétés ou Ordres de Chevaliers, Militaires ou même Religieux, ont emprunté : ton; nombre de pratiques solennellefi à cette ancienne f r a t e r n i t é " f

SUR LË RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ

OL

tentions et des empiétements de la Grande Loye d'Angleterre. Elle reprend alors, pour se distinguer de sa rivale, son ancien titre de Grande Loge de TOUTE l'Angleterre (TOTIUS ANGliiE), et refuse de sanctionner certaines innovations introduites à Londres dans les rituels et les cérémonies ; peu après, elle sépare totalement ses intérêts
de ceux de la Grande Loge d'Angleterre parce que

celle-ci accorde, en 1725, des constitutions de loges à quelques frères qui se sont séparés du groupe des maçons du Nord et que deux loges sont ainsi constituées dans le district d'York par la Grande Loge établie à Londres. Cet empiétement ayant continué, toute correspondance est interrompue entre les deux centres maçonniques [PR, 178 et 179; MK, 117]. Néanmoins, la Grande Loge d'Angleterre attire à elle do puissants personnages et la maçonnerie progresse dans le Sud. L'activité qu'elle déploie et l'éclat qui entoure ses travaux stimulent le zèle des maçons d'Ecosse et d'Irlande qui, jusque-là, ne s'assemblaient qu'à des époques irrégulières et éloignées ; en 1729, les maçons d'Irlande organisent, sous les auspices de Lord S. Georges, la Grande Loge d'Lrlande, dont le premier Grand-Maître, James King, Lord Vicomte Kingston, ancien GrandMaître de la Grande Loge d'Angleterre, la Grande Loge de Saint-Jean d'Ecosse. est solennel-

lement installé, à Dublin, le 6 Avril 1731 (e, 178, 219), et, en 1736, les loges d'Ecosse constituent, à Edimbourg, La maçonnerie ne tarde pas à se répandre aussi dans les différents états de l'Europe et le Grand-Maître prend, à cette occasion, le titre de Grand-Maître universel de
toutes les loges d'Europe [A, 40],
LES MAÇONS ANCIENS

Cependant les loges du pays, à Londres et dans ses environs, celles d'York, d'Ecosse et d'Irlande conservaient leurs anciennes formalités, sans y rien changer, ajouter ou supprimer [XID, 40 à 55 ; MK, 13] ; quelques frères, mécontents de la façon d'agir de la Grande Loge d'Angleterre. qu'ils accusent d'avoir altéré les rituels, interverti les mots d'apprenti et de compagnon et modifié les usages, — introduction de diverses couleurs dans l'iiabillement des maçons (17 mars 1731); érection, le 24 juin 1735, de la loge des Stewards (Economes), parmi

dans Londres même. en 1739. 302 et 303]. CL. et que tous les fragmeus do l'ancien Ordre qu'on pourrait trouver. donneraient " une plus grande satisfaction. 303]. Us diffèrent extrêmement dans leurs " travaux. à l'avenir devait passer dans leur société pour de la maçonnerie. " . La Grande Loge d'York ne correspond pas avec la (27) Voici comment Laurence Dermott [AD. 186. 195]. on proposa. s'u- nissant à d'autres maçons de l'obédience d'York forment de nouvelles loges à Londres (27). on inventa encore des marches ridicules. Il existait encore un autre usage qui déplaisait aux " jeunes architectes : c'était celui de porter des tabliers. 224 .M A Ç O N S SOUS D'ANGLETERRE. que les frères " n'en portassent plus à l'avenir. qu'un bon coutqau et une bonne fourchette dans " les mains d'un habile frère. et les modernes. appliqués sur des matériaux convenables. &a. Lors do " cette réunion. 49 et 54] sVxprimeà ce sujet : " Lors de l'année 1717. lequel. — Grand Lodge of the society of Ireemasons under the Constitution of England LA CONSTITUTION [PR. et comme il fut répondu négati" vement. 47. résolurent de former une Loge pour rechercher.. — se retirent de la Grande Loge de Londres après sa rupture aArec la Grande Loge d York. suivant les anciennes constitutions .. cérémonies. On crut convenable d'à" bolir l'ancien usage de s'occuper on luge de l'étude do la géométrie. Ils s'intitulent MAÇONS ANCIENS D'YORK — ancient York masons — et appellent maçons modernes les membres de la Grande Loge d'An- gleterre. 40 et 41 . On proposa différentes. quand la mémoire leur manquerait. Quelques loges de Londres se séparent alors de la Grande Loge d'Angleterre. 48. connaissances. ce " qui. on convint qu'on remédierait à cet inconvénient par la composition d'un " nouveau grade. en se commu" niquant entre eux. sous le titre de Francs et " acceptés maçons. ils avaient " à peu près oublié. according to the Old Constitutions [A. qui ne date que de 1717. sous le " titre île Erancs-maçons d'Angleterre. et ajouteraient plus à la gaieté que l'échelle la plus " solide et le meilleur compas.. cependant. Après les avoir observées " pendant plusieurs années.. de sorte qu'ils ont toujours été. oui déclarèrent que. et. en conséquence. langue maçonnique et organisation quoiqu'ils '• aient. des dénominations semblables. &a. 36. quelques joyeux compagnons (Désaguliers et autres) qui " n'avaient passé que par un seul grade d e l à Confrérie. on questionna les personnes présentes pour savoir si quelqu'une " d ' e n t r e elles connaissait le grade do Maître. un corps rival qui se crée une existence indépendante et prend le titre de GRANDE LOGE DES FRANCSMAÇONS D'ANGLETERRE. et. ce qui leur avait été autrefois enseigné.52 RECHERCHES les membres de laquelle doivent être exclusivement clioisis les Grands Dignitaires de la Grande Loge. 117. forment. le conserver et le porter. qui semblaient travestir " des hommes du monde en ouvriers . " cérémonies ridicules. quelques autres innovations. Cette proposition fut rejetée par les membres " plus âgés. Les coripa' ' ternités des anciens et des modernes maçons sont devenues présentement les deux " plus glandes coiqjorations de l'univers : les anciens. par opposition à l a G R A N D E L O G E DE L A SOCIÉTÉ D E S E R A N C S . puisque des anciens usages il ne leur restait plus " que lii décoration du tablier pour faire croire qu'ils étaient des francs-maçons. TR. dont on admit quelques unes. D'APRÈS LES ANCIENNES CONSTITUTIONS —• Grand Lodge of Freemasons of England. se proposant d'y " substituer. [r. •" et continuent d'être deux dilïéx'entw Bociétéa entièrement iudéftncUmtea l'une ^ de l'autre. " seraient réformés ou appropriés à l'espiit de la nation. et il parut à " quelques uns des jeunes frères. " ils voulaient pour cette raison. MK. se ralliant à ces frères. même.

à cliaque troisième tenue mensuelle de la loge. 88]. introduisent à Londres les rituels de V Ecossais. à sa demande même. mais les Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande blâment les innovations introduites dans la maçonnerie par la Grande Loge des maçons modernes. quelques membres de la Loge No. conçoit alors le projet de visiter la Loge N0 94. mais l'entrée de la loge lui est refusée. se déclarent en faveur de la Grande Loge des maçons anciens et refusent d'entrer en relations avec sa rivale [RU. à chacune de ses séances. D'autres loges. dont les travaux secrets lui ont été signalés . que chaque frère devra prendre des renseignemens sur la manière de travailler des loges de sa province et qu'il devra communiquer à la prochaine assemblée trimestrielle de la Grande Loge le résultat de ses investigations à ce sujet [F.STIU L E R I T E l î C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 53 nouvelle Grande Loge dos maçons anciens. dans l'intervalle. Le 20 Juillet 1841. cependant. des maçons modernes. ces frères feraient acte de soumission [RS. dans l'espoir que. la Grande Loge d'Ecosse arrête qu'elle ne correspondra pas avec la Grande Loge des maçons moder- nes de V Angleterre. qui se réunissait à Ben Jonsons Head. Vers la même époque (1740). 48]. 18G et 280 . pratiquent secrètement ce rite auquel ils donnent le nom d'ancienne maçonnerie. A. les hauts grades alors en pleine faveur. Le bruit s'en étant répandu.-. l'examen de la plainte est unanimement ajourné à la prochaine assemblée trimestrielle. j règlemens et comme méconnaissant l'autorité du GrandMaître . mais seulement avec celle des maçons anciens. la Giv. et. sur le continent. JRêlham Street. il se rend à Ben Jonsons Head. Spit al fields. Loge des maçons modernes arrête. 201]. à l'assemblée trimestrielle de la Grande Loge. une plainte contre les frères de la Loge de J les dénonçant comme refusant d'obéir aux Ben Jonson. MK. Il porte alors. la Grande LoQ. accompagné de quelques frères. le 29 Novembre 1754. de retour d'un voyage pendant lequel ils avaient pris. A cette nouvelle assemblée. quoique constituées par la Giv. 94. tous ceux des membres de l'Ordre qui voudront la visiter.e prononce une censure énergique contre les délinquants et décide que la Loge N0 94 devra accueillir. 224 . " seule autorité maçonnique légitime de l'An" gleterre " [CL. 88 et 89]. député GrandMaître. . 41]. 117 . Le D1'Thomas Manningham. adoptent aussi les rituels des maçons anciens [us. A. le 27 Juin 1754. de Y Elu et du Royal Arch. L.

ils remanient alors.64 RECHERCHES Le 20 Mars 1755. persistent à désobéir aux " règlemens de la Grande Loge. sans doute. Ce grade. est très recberclié et assure pendant longtemps à la Grande Loge des maçons anciens un avantage marqué sur la Grande Loge rivale qiii 1 adopte elle-même." dit Lawrence Dermott. " the root. elle décide encore : — " Attendu que " les frères contre lesquels il a été porté plainte à la der" nière assemblée trimestrielle. sous les auspices de la Grande Loge des maçons anciens les rituels du Royal Arch. et en Irlande. publie un manifeste. heart and marrow of ma- " sonry. mais comme un développement du troisième [ES. ainsi que l'établissent des documens écrits remontant à 1743. ainsi que nous l'apprend un pamphlet publié à Dublin en 1744 par le D' Fifield d'Assigny [A serious and impartial enquiry into the cause of the present decay of Freemasonry in the Kingdom of Ireland). un • quatrième degré qu'ils présentent comme un complément de la maîtrise. ainsi que le prouve 1 existence. et en font. " sous quelque dénomination maçonnique que ce soit. non comme un quatrième degré. T question [AD. la Loge N" 94 est rayée " de la liste des loges et ceux de ses membres qui conti" nueront leurs travaux irréguliers ne seront. 90. par 1 ancienne loge de Stirling. cette maçonnerie avait ete aussi adoptée à York vers 1768. le nom de Rite d' "York donné. La loge. et les frères proscrits se rallient ouvertement aux maçons anciens qui pratiquaient également la maçonnerie de Royal Arch. 91 et 134]. . la Grande Loge prend à l'unanimité l'arrêté suivant : " Toute réunion de frères s'assemblant. admis comme visiteurs Cette décision aggrave la situation. dans aucune " loge. pour leur rite. pour se justifier. Pratiquée depuis longtemps déjà en Ecosse. De la. ainsi que nous l'apprend Lawrence Dermott dans son Address to the Gentlemen of the fraternity. dans les archives d'York. commençant le 29 Avril 1768 " [KM. Fraternellement accueillis. 43]. " autrement que comme membres de cette ancienne te et honorable Société de maçons libres et acceptés. d'un registre intitule : " Livre du Trésorier du Grand Chapitre des '• maçons de Royal Arch. 97]. vers 1777. est " incompatible avec l'honneur et les intérêts de la Coiv " poration et constitue une grave offense envers notre " Grand-Maître et envers tout le corps des maçons." — Le 2é Juin suivant.

meurt en 1774. M. L. duc d'Athol. par sa présence. Seigneur de Man et des îles. comte de Strange et "baron Murray de Stanley. Fast-Master d'une loge régulière " (28). vicomte de Balquidder. Grand-Maître d'Irlande. (Le Croissant).ni par aucun maçon de l'obédience . en assumant le caractère dos maçons et en s'intitulant maçons anciens. Ces prescriptions ne s'appliquent pas aux loges ni aux maçons relevant des Grandes Loges d'Ecosse ou d'Irlande. " en présence. MO. des maçons anciens aux loges Nos. il est procédé à son installation. comte de Strathtay et de Strathai-dle. dans le comté de Glooester. 1 . " maçon " ancien. le duc d'Athol (Jean I I I ) . Ckeapside. Le 10 Avril 1777.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEH ACCEPTÉ 55 en Angleterre. seigneur de Murray. PB. du '2(3 Janvier 1S78. et de plusieurs maçons émi" nens des trois Royaumes". à l'ensemble des degrés symboliques. d'après les patentes constitutionnelles délivrées les 20 Janvier 1777 et 7 Avrii 1801 (duplicata de celle du 29 Janvier 1761).*. . Le duc d'Athol choisit alors comme Député-Grand-Maître. &a. marquis et comte d'Athol. marquis et comte de Tullibarbine. note]. duc. 54 et 55 . sous peine de perdre tous ses droits aux privilèges qu'il. se disent placées sous le patronage du duc d'Athol. ne doivent pas être admises ou reconnues par aucune loge régulière. avec le consentement et l'as" sistance du duc de Leinster. 212. Aucune personne initiée à l'une de ces réunions irrégulières ne pourra être admise dans une loge à moins d'être initiée de nouveau. No. 147 et 76].. . en Grande Loge Générale. assuvé la prospérité de leur Grande Loge. 301 . les maçons anciens élisent. et qui. car ces loges et ces maçons sont reconnus réguliers et constitutionnels. ni donner. p. 59 et 287]. en 1773. KO. 69.. non plus qu'aux loges ni aux maçons de la juridiction des Grandes Loges de l'étranger.1a Grande Lorje des maçons modernes prend l'arrêté suivant : — Les personnes qui s'assemblent à Londres on ailleurs. capitaine héréditaire et constable du château de Kincleaven. [Freemason's Chronicle. d'Ecosse. comme G. Lawrence Dermott [AD. ita. augmentés dos grades de Royal Arch. . et est remplacé p a r l e duo Jean I V . des maçons meiew. tenancier héréditaire du palais de Falkland. Ce dernier occupe ce poate de 1775 à 1781 et de 1791 à 1813. comme Or. vise " seulement les loges irrégulières de Londres qui se sont " séparées en 1738 du reste de la fraternité . dans la taverne Half-Moon. t£ du Lieutenant-Général James Adolphe Oughton. dit le D1' Oliver [PR. le IV. M. alliées à la Grande Loge d'Angleterre. aujourd'hui Nos. pour leur sixième Grand-Maître. E l u plus tard. 26 ..tient de la société. — " Cette censure. aucun maçon régulier ne devra assister à leurs réunions. une sanction à leurs travaux. Ayant ainsi. de Belveny et de Gask. Le 2 Mars 1771.'. Jean I I I .. 147 et 88. de Grlenalmond et de Glenlyon. en 1771. actuellement. à laquelle do nombreux maçons se sont ralliés de 1739 à 1771. . cx" Grand-Maître d'Ecosse. elle ne sau(28) Jean I I I . par la G..

reçu en Angleterre sous une autre ConstiJ J O F " " •' " " tution que celle-ci. lors de sa fusion avec The Somerset Lodge. ainsi que le prouve l'article 39 des Tieglemens Généraux publiés en 1723. caries Constitutions de 1767 et de 1784. George Montague.— s'y refuse péremptoirement. ni aucune des loges placées sous sa bannière véritablement ancienne et rospectable. au chapitre des Visiteurs. jamais aliénées. en remplacement de Lord Petre. ce cbangement s'explique. ne sera admis comme visiteur " [PA. une seule loge en possède encore. Encouragée par ce précédent. dans son appréciation de l'arrêté de 1777. qu'elle ne tient pas de la Grande Loge. l'ancienne loge de Westminster avait renoncé. la Grande Loge prétend s'affranchir à tout jamais de ces privilèges qui la gênent et restreignent son autorité . Toutefois. non plus. Sous son administration un nouveau schisme éclate. une telle déclaration étant contraire aux conditions établies en 1717 ainsi qu'aux Jtèglemens votés en 1721. ainsi que nous allons le voir. c'est la vieille loge de Saint-Laul. est élu Grand-Maître. — réserve ratifiée. il est évident que les dispositions de 1767 et de 1784 ne sont plus les mêmes que celles de 1738. LA LOGE " L'ANTIQUITÉ. mais qui. Nous avons vu (note 19) que. en faveur de la Grande Loge. au contraire. " Le 1er Mai 1777. 61]. par la Grande Loge elle-même. " page 185". excluent non seulement les maçons ancievs. en 1721. duc de Manchester. attendu que l'indépendance et la régularité de cette Grande Loge ont été reconnues d'une façon autlientique par la Grande Loge de Londres dans le livre des Constitutions publié avec sa sanction en 1738.56 RECHERCHES rait viser la Grande Loge d'York. lui ont été expressément réservées eu 1717. mais encore ceux de la Grande Loge d'York en édictant que : " aucun maçon. Le D'' Oliver nous semble être dans l'erreur. qu'elle n'a. par l'attitude de la Grande Loge d'York dans la querelle de la Grande Loge de Londres avec la Vieille Loge de Saint-Paul. et de plus vexatoire. aux droits et prérogatives que lui donnait son ancienneté. forte de ses anciennes immunités. le ÏV. mais celle-ci. vers 1776. Aussi la Grande Loge cherche-t-elle bientôt à lui imposer un abandon semblable . Elle fait .

à l'établissement do laquelle elle a contribué. sous le titre de Past-master degree. mais à tort.\ Loge. il est decide. TVilson. il f u t décidé que tout candidat aux degrés de Royal Arch serait initié au grade Installed-master et considéré comme . comme 5e degré du rite d'York. ' pour ne pas empiéter. comme on va le voir.^ — On n ' e s t Past-master — maître passé. elle prend alors le nom de L'Antiquité. son antériorité. À la Grande Loge d'York [KH. couvrent alors le Temple. sur les conseils de Preston. les chapitres étant devenus indépendants des loges.et qu'aucun lien ne le rattache aux instructions des autres grades de cette maçonnerie. — lenne. Plus tard. le droit de siéger dans la Grande Loge. en un mot être Past-master. Le Past-master n'est donc pas u n grade. elle ne la laisse pas échapper. I l s'était fait affilier. btrancl. chez les maçons anciens qui l'avaient également adopté en 1740. qui n ' a jamais présidé. Lorsqu'un F. la loge se rendrait en procession. mais un titre honorifique . le 27 du même mois. dont il f u t élu peu après Maître. Une occasion se présente bientôt . ne cède point . né à Edimbourg.-. le 31 Janvier 1774. et. qui se réunissait alors à la taverne The Mitre. avait été reçu maçon vers 1762 dans une loge qui se réunissait à la taverne The White Hart (Le Cerf Liîinc. il lallait. (29) son ancien Maître —Past-Master (30)—et John Noorthouck. Bien que ce grade. depuis ^ tout t a n t qu'il reste membre actif d'une loge. et que quelques maçons écossais avaient fondée sous l'obédience de la Or.F.v L . en. par une autorisation de ce genre. à l'exception de ceux qui ont " passé le siège " . • \ \ i l h a m Preston est mort. pour y entendre un sermon de son chapelain. droit que. et les instructions de l'office sont donnees au Maître élu. publiés. 203]. le 7 Août 1742. cependant. ^ CS ^ a ^ o n s modernes et prit alors le titre de Jjoqe Calédonienne. à l'église de St. La Grande Loge. et. pour mieux établir. C'est le degré de Maître •installe Installed master degree. la Grande Loge unie d'Angleterre conserve.. elle a même recours a tous les moyens pour atteindre le but auquel elle vise. à Londres. au préalable.D Linstan. par délerence pour les maçons anciens. le 1er Avril 1818. est élu Maître fvu^ie 0£e' ^ être installé par un Board of installed Masters (Conseil de Maîtres installés). tous les membres d e l à Loge et les visiteurs. son trésorier. . William Preston. cela tient a un ancien règlement qui édictait que pour être admis dans le chapitre. composé d'au moins trois Maîtres installés ou de trois Pastmasters .. il est aussi coniere. dans les chapîtres de Royal Arch. avaient ete élus et installes en qualité de Maîtres de loge.des Maçons anciens (VYorh.. en 1764. il perd le droit de siéger dans la Grande Loge et ne peut jouir de nouveau de ce privilège qu'en redevenant membre cotisant d ' u n e loge et en étant réélu Maître de loge.-. Cette loge rallia. i 1 ^ loge de Saint-Paul. dont le cérémonial est insignifiant. sur les droits d e l à Grande " Loge d Angleterre " [F. ne tasse pas partie de la série des grades bibliques de Roy alArch. a l'unanimité.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 57 alors nno grande opposition à Tautorito sans contrôle que prétend exercer la Grande Loge d'Angleterre. (29) WILLIAM PRESTOX. à la recommandation de la G-. 1 777. S'il cesse son activité pendant u n an. sont.^ avoir été installé Maître de Loge et avoir présidé la loge sur laquelle le chapitre était souché. — q u ' a p r è s un an a exercice comme Maître de Loge. Eccles. ainsi que nous l'apprend Laurie. en SBlier. il donnait au titulaire. qu'à l'occasion de la prochaine Grande Pete. le . par son titre distinctif même. Des avis rédigés en commun par les FF. Maître de la loge. — désigné quelquefois. 91]. •. Le 17 Décembre . conséquence. à une tenue de la Loge L'Antiquité. d'Ecosse qui leur avait refusé une patente de constitution. à onze heures. Annuelle.

. a été longtemps attribuée. dépose. individuellement. en Ecosse. niais. un carré inscrit dans un cercle . Le service achevé. 199 . néanmoins. 350 et 351]. E n tête du cérémonial officiel de l'installation d'un Maître de loge — cérémonial tracé par la Gr. mais cet arrêté. au vestiaire. à Hiram Abi. pour éviter un scandale. due à Pythagore.*. le diagramme. par les maçons anciens. 150 et 24:0. 197 et suiv.'. e t a s . d'un chapitre n'est qu'uu pseudo le seul vrai P . A la plus prochaine tenue de la loge. depuis le commencement du XVIIIE " siècle. Toutefois le P. MO. Noorthouck et Bottomley . L. ces dix frères se rendent à la taverne The Mitre. •. Rien ne l'oblige donc à prendre en considération la protestation des FF. comme un symbole de l'amoui-des arts et des sciences. dix d'entre eux se rendent seuls à l'église. John Noorthouck et John Bottomley [as.. mais. n'est applicable qu'aux nouvelles loges constituées par la Grande Loge et ne doit porter aucune atteinte aux privilèges expressément réservés.-. Bottomley. KO. page 77). absent. .-M. après un court temps d'épreuve.seraient discontinuées [PB. 21]. " so as to remove the disqualification " which hitherto prevented Scotch Past-masters being present at the installation of " Masturs in English lodges" [ML. sur le corps duquel en a été retrouvé. aujourd'hui c'est une équorre entre les branches de laquelle est suspendu un carré long .-. \ Noorthouck. suivant eux. CL. en 1717. tous les préparatifs étant faits pour la procession. d'Ecosse à la fin du volume de ses Constitutions (édition de 1871. tous les compagnons. le reçoivent afin ' ' d'être éligible à ce poste élevé. y taisant immédiatement droit. gagnés à la cause de la Grande Loge. et. Rappelons ici que la Grande Loge avait. au nom du F . •. . sans retirer leurs tabliers ni leurs gants. [A. E n Angleterre et en Irlande. en s'y asso» Fast-master. est celui qui a présidé une loge symbolique pendant au moins un an. Là. le Maître élu.M . 118 et 125 .].. ." — Ce n'est qu'en Eévrier 1872 que la l'usage du rituel des Installed musters employé i Angleterre et de permettre ainsi à tout maître d'une loge écossaise d'assister à l'installation des Maîtres dos loges anglaises. en 1745. le F. Le bijou du grade a été longtemps. la 47e proposition du 1er livre d'Euclide. 548. ils prennent tous place sur le même banc et prêtent une oreille attentive au F / . sur le carré est gravée. après s'être décorés. Eccles. uue protestation survient .58 RECHERCHES Au jour indiqué. aux quatre anciennes loges de Londres. il est dit : " Autrefois nul n'obtenait le grade àe Maître-maçon qu'au " moment de devenir Maître d'une logo. 189]. afin " d'être distingué des autres reçoit certaines instructions secrètes " en présence de ceux-là seuls qui ont "passé le s i è g e " ou ont été installés Martres " dt Loges . suivant la loge Ju Antiquité. décrété que les processions publiques. large d'environ dix mètres. 138. dont la découverte. elle est signée de deux membres de la loge. traversant inconsidérément la rue. 106. les FF. des insignes de l'Ordre. MK. Inde irœ. les membres de la loge IJAntiquité renoncent à leur projet de procession. la Grande Loge a toujours été d'opinion que c'était " faire une innovation aux anciennes landmarks d e l à maçonnerie de Saint-Jean que " de donner séparément ces instructions. en Angleterre. 227 et 549. en face de l'église.

-. à l'assemblée trimesec .SUR LE RITE 1ÔC0SSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 59 ciant. de rétracter une opinion aussi fausse. Bottomley. et. et. elle désapprouve et désavoue la conduite des dix frères en question. malgré la défense pleine de bon sens que présente l'accusé. Past-Master de la loge L Antiquité.*. à la dernière tenue. une motion écrite invitant la loge à déclarer que. Le 30^ Janvier 1778. Preston est invité à on interjeter appel à la Grande Loge. il pose comme conclusion qu'il n y a la aucun délit dont la loge puisse être responsable. une longue discussion s'ensuit dans laquelle le Preston invoque les antiques privilèges de la loge. admettant pour un instant que le fait d'avoir traversé la rue au nombre de dix. notamment. est mise à l'ordre du jour . le F. Preston comparaît devant le Comité de Charité. ^ ' r ^ s o n a y a n t fait part à sa loge de cette injuste i ^^on. attendu que ce F. Preston.^ croit et enseigne que cette loge. et celui-ci.1. possède le droit de pratiquer les rites de la maçonnerie de sa propre et unique autorité. comme loge. plus particulièrement. d'avoir poussé ces frères par ses conseils et par son exemple et d'avoir. et en moins d'une demi minute. . La motion est alors rejetée par dix huit voix contre quatre. les FIV. àdéfaut par la loge de taire une telle declaration. refuse. ^ A la suite de cette décision. John Smith. eu vertu de sa constitution immémoriale. et qu'il n'est pas au pouvoir de la Grande Loge de porter atteinte à de tels privileges . Preston. régulièrement secondée. La motion. William Rigg et Noorthouck adressent à la Grande Loge un mémoire dans lequel ils accusent les membres de la Logeai'outrage contre l'Ordre. qu'elle les blâme et les condamne pour avoir méconnu la loi maçonnique . en outre. et. Preston est aussitôt sommé de comparaître devant le Comité de Charité de la Grande Loge pour y répondre à 1 accusation d'avoir soutenu que la loge L'Antiquité possédait des prérogatives particulières et pour y rétracter publiquement cette opinion. Le I . -— le F / .. le P. le F •. . Noorthouck la menace enfin d'en appeler à la Grande Loge. mis en question le droit de la Grande Loge d intervenir dans les affaires privées de la Loge Lï Antiquité. constitue une procession. Preston est présentement expulsé de la Grande Loge et il lui est interdit de prendre part aux séances de la Grande Loge ainsi qu'a colles de l'un quelconque de ses comités.. le F. Il y consent.-. décide : Attendu qu'H est établi que le F.

il prend le parti de retirer la signature qu'il a donnée. le P. il lui répugne de signer un semblable désaveu. mais. Concession inutile . à la suite de laquelle le Comité renonce à s'occuper des diverses plaintes portées contre lui. Le P.'.-. avisé par quelques PP. malgré sa soumission. le P. Cependant. son opinion personnelle sur la question n'ayant jamais varié. il écrit au P. comme compromis. Hesletine. . Hull propose de décider que.-. Preston se lève ensuite et déclare que si le document qu'il a signé. mais. Preston présente line admirable défense. Preston a été le promoteur et l'instigateur de l'attitude prise par la Loge IJAntiquité. — Deux autres motions de même nature. En effet. n'ayant pas été prises en consi- . il va immédiatement écrire au Giv. à la pressante sollicitation de ses amis. cette proposition va être mise aux voix. qu'ayant été informé par le P.1. A la plus procliaiue tenue de la Loge L'Antiquité.. lorsque le P. le P. Celui-ci s'y refuse . le P. Preston se voit de nouveau contester ses droits. qu'il signe. une déclaration identique à celle que détient la Grande Loge. Preston consentirait à signer une rétractation. une motion est faite à ce sujet devant la Grande Loge. de sa révolte contre l'autorité du Grand-Maître et qu'il a ainsi excité les membres de cette loge à méconnaître les droits de la Grande Loge. Une grande majorité rejette cette proposition. le F.*. dès le lendemain. Secrétaire qu'il retire sa signature. Hull. il y consent enfin pour ne pas envenimer le débat entre la Grande Loge et la loge U Antiquité. prétendant que ce droit lui est enlevé par la rétractation qu'il a signée et demandant. d'annuler la décision du Comité de Charité dans le cas cm le E. en outre. Bottomley qu'il est néanmoins considéré comme étant virtuellement expulsé de l'Ordre.6 0 RECHEJICHES trielle suivante. sur le livre des procèsverbaux de la loge. instamment sollicité par ses amis. Régulièrement secondée.'. à l'assemblée suivante de la Grande Loge.'. doit lui enlever le privilège de parler et de voter dans sa propre loge. Cité de nouveau devant le Comité de Charité. le Député-GrandMaître propose. Après un Joug débat. Bottomley veut lui défendre de parler et de voter en loge.-. retire sa proposition. dans l'opinion de la Grande Loge. qu'il n'a signé cette rétractation qu'à la sollicitation de ses amis et en vue de maintenir la paix. que son parti se trouve en minorité.'. tendant à raviver le débat.-.

soùs le titre même de LAntiquité. transporte le siège de ses travaux à Queens Anns Tavern. reprend l'exercice de ses droits originaux et notifie sa séparation d'avec la Grande Loge Angleterre en même temps que son alliance avec la Grande Loge de TOUTE VAngleterre.-. exclusion qui. ne court plus aucun danger. ils ont été bannis. Preston lui-même.]. est cependant votée fns. où se réunissent ses membres expulsés. Cette décision comble la mesure. à York. La loge. régulièrement convoqués. la Grande Loge multiplie ses décrets et bannit de son sein les membres de la loge rebelle. La Grande Loge intervient.-. Mais à peine sont-ils partis qu'une motion est faite tendant à exclure le ÏV. Noortbouck. expulsent de la loge les PP. sous le coup de leur indignation. et. Allant plus loin. le schisme éclate. Bottomley et Prearly. ordonne leur réintégration. Preston se retirent. les membres de Y Antiquité. déclarant le contrat de 1721 violé par la Grande Loge. et avec toute autre loge qui désirerait travailler conformément aux Constitutions primitives d'York.'. 197 et suiv. Défendant ses prérogatives. cependant. dans iSaini-I'mU's . Cette inique motion. dans les circonstances. et leur permet de se présenter aux assemblées trimestrielles comme représentants de la véritable loge L'Antiquité. Preston. les trois instigateurs de la persécution dirigée contre leP. d'Pcosse et d'Irlande. mais la loge refuse d'obtempérer à une telle injonction et déclare que ses membres sont seuls juges compétents dans le eboix des frères dont se compose l'Atelier. sans enquête convenable. refuse de s'y soumettre et en appelle aux Grandes Loges d'York. sans constitution nouvelle. De son côté. Plie abandonne Mitre Tavern. Alors. Son Maître et ses Surveillants cessent de se rendre aux assemblées trimestrielles. Preston de l'un des principaux comités {Tîall Committee). un grand nombre des amis du IV.équivaut presque à uneexclusion de l'Ordre. pensant que ce IV. la loge L'Antiquité nomme des comités pour examiner les pièces du procès . elle proteste contre les résolutions de la Grande Loge cVAngleterre. les autorise à s'assembler en loge. liabilement combattue par le P. de laquelle.Stru LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 61 deration par le Député Grand-Maître et la soirée étant Tort avancée. Des deux côtés on en arrive alors bien vite aux moyens extrêmes. elle accorde ouvertement sa protection aux trois frères exclus.

William Preston. dont le IV. le 16 Septembre 1778. le Comité de Charité . A cet effet. 144] et. dont l'antiquité et la régularité des travaux nous inspirent la plus haute estime. 65. elle prend la résolution de former une nouvelle Grande Loge à Londres [ni. car nous nous considérons comme suffisamment autorisés à travailler en cette qualité par notre propre constitution dont l'origine remonte à un temps immémorial . le premier Grand-Maître adjoint. lors de sa formation. 214 à 217]. à Londres. 92 à 94] : Quoique nous eussions été très heureux do faire progresser la maçonnerie sous la bannière de la Grande Loge d'York. à accepter d'elle l'autorisation constitutionnelle de nous former en Grande Loge. elle s'adresse. d' York nous donne des preuves suffisantes de son existence avant 1717 et si elle consent à nous couvrir de sa sanction. Pour justifier la Grande Loge. Voici le principal passage de la requête qu'elle lui adresse [KH. John Wilson est le premier Grand-Maître. [KH. 96]. et le F. pour administrer cette partie de l'Angleterre qui s'étond au sud de la Trent. à la Grande Loge d'York. (Voir ce Manifeste dans KH3 138 et suivantes). elle désavoue et révoque.'. mais nous sommes disposés. en outre. s'associant à quelques loges qui épousent sa cause. Les persécutions de la Grande Loge d'Angleterre continuant. tous les droits et pouvoirs qu'elle avait condition* nellement octroyés à la Grande Loge d'Angleterre. si la Grande Loge. moyennant paiement d'une contribution annuelle " et d'un droit de deux guinées par constitution de loge. il n'a cependant jamais été dans notre intention de demander à cette Grande Loge de nous constituer en loge privée. elle permet à la Loge UAntiquité " de participer " au gouvernement de la maçonnerie et de s'ériger cc en Grande Loge. " et ce. promettant de remplir fidèlement la mission qui nous serait ainsi confiée par cette respectable assemblée. un manifeste par lequel elle se justifie pleinement et dans lequel elle résume l'historique de la renaissance maçonnique à Londres . mais seulement pour cette partie de " l'Angleterre qui se trouve située au sud de la Trent. " à titre d'hommage à rendre aux plus anciens patrons " de l'art " [KH. Ainsi se constitue The Grand Lodge of England — South of the Trent. la Loge L'Antiquité publie. le 16 Décembre 1778.62 RËCHERCHKS Church Yard. La Grande Loge d'York accorde l'autorisation demandée.

Aussi. Au bout de ce temps. 2o La Grande Loge d'Angleterre (maçons modernes).StJU LIC RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 63 prend alors.-. à Londres . n'en subsiste pas moins et devient alors la^ propriété exclusive de ceux de ses membres qui demeurent Hdèles a la CVrando Loge. 219]. en sanctionnant cette décision.^ clierche-t-elle à parer le coup porté à son autorité . Sud de la Trent (loge L'Antiquité et autres). . " un ami fidèle de la véritable franc-maçonnerie. elle se réconcilie avec la Grande Loge d'Angleterre (maçons modernes) . d'après les anciennes 3o constitutions (maçons anciens d'York).. réveillée par six de ses anciens membres survivants qui élurent comme Grand Maître le F. Preston et les membres delà Loge L'Antiquité sont réintégrés dans tous leurs droits et privilèges. 1 arrêté est sans effet rétroactif et ne concerne évidemment que les loges qui lui doivent leurs constitutions. . le 2 Mai 1790. William Birch. avait repris son activité le 1. Cette nouvelle Grande Loge est aussi reconnue parles Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande et fonctionne environ dix ans. Grande Loge d'Angleterre.7 Mars 1761. la constitution. à York cette Grande Loge. Last-Master de la Loo-e L'Antiquité. en Février 1779. do et la Grande Loge d'Angleterre. si la majorité des membres d une loge decide de se séparer de l'obédience. Enfin. à Londres . ou autorisation de s assembler.-. à Londres. tombée en sommeil vers 1740. et ces derniers leur sont de nouveau et pour toujours officiellement reconnus [PU. 240].1e F. 87] . la décision suivante L FPB. _ En vain la Grande Loge. grâce à l'intervention du F. Il existe dès lors quatre Grandes Loges en Angleterre : l o La Grande Loge de TOUTE VAngleterre. les pouvoirs de cette loge cessent et la Grande Loge en demeure investie. si tous les membres d'une loge se séparent de la Grande Loge. la Loge L'Antiquité n'y prend nulle garde." dit Preston [PR. Toute loge^ privée tient ses pouvoirs de la Grande Loge et aucune autre autorité ne peut les révoquer . Francis Drake [EH. 217]. continue ses travaux et poursuit l'organisation du nouveau centre maçonnique formé à Londres.

sur la recommandation de Lord Moira.'. par la présente. -02. que. il désigne particulièrement le F. sociétés dont le but principal est la pratique de la bienfaisance. comme en 1772. le Parlement de la Grande Bretagne décréta la dissolution et la suppression de toute Société recevant de ses membres un serment. notons. La Grande Loo-e menace néanmoins de sévir si les EE.. Daniell. 439]. MC. donné leur patronage à une société s'intitulant Grande Loge des Maçons anciens et y ayant accepté certaines fonctions . Harper est. dénoncés ne . 204J. en son nom comme en celui de ses associés. en faveur des loges fondées conformément aux usages et statuts des francs-maçons. régulièrement organisées. et. il comparaît. 1er Surveillant de la Loge des Grands Economes [Stewards) porte à la Grande Loge une plainte sérieuse contre quelques frères qu'il dénonce comme ayant. il donne lecture de sa défense. à ne reconnaître que la Grande Loge des maçons anciens. en passant. que rien de ce qui est prescrit par cet acte ne soit appliqué à ces sortes de sociétés. appelé devant la Grande Loge . établies avant la publication de cet acte. la Grande Loge des maçons modernes fait de nouveaux et inutiles efforts pour entrer dans la correspondance des Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande . il est ordonné. j'i'j 31 et -10 . - O (31) Pour ne pas interrompre notre récit et conserver cependant l'ordre chronologique des faits. alors que les membres de ces trois Grandes Loges sont tous sujets du même roi. 'iW . En 1781. mais qu'une exception f u t faite. Député Grand-Maître de la dite Grande Loge [RS. par un Acte en date du 12 Juillet 1798. En Novembre 1801. ML. mais malgré cette résolution l'union désirée n'est pas alors cimentée [PU. . 226 et 227]. ou loges. . et des rapports de celle-ci avec les Grandes Loges d Lcosse et d'Irlande. en dépit des arrêtés pris à ce sujet." [A. •. Thomas Harper. Le E. 060 . La Grande Loge décide alors que le GrandMaître sera prié d'aviser aux moyens de rétablir le bon accord entre les maçons des trois royaumes (31). En Avril 1782. en conséquence. cellesci persistent. le E. r u . quelques frères expriment le regret que la Grande Loge d'Angleterre ne soit pas en relations avec les Grandes Loges d'Ecosse et d'Irlande. Cette clause du Sedition Act est ainsi conçue : ' ' E t comme depuis longtemps on a la coutume dans ce royaume de désigner certaines sociétés sous le nom de loges des francs-maçons.64 RECHERCHES TENTATIVES DE FUSION Reprenons maintenant l'historique do la querelle des maçons anciens cl' York avec la Grande Loge cV Angleterre. une promesse solennelle ou toute autre déclaration non autorisée par la loi. sous la dénomination preciteo et se conformant aux règlemens en vigueur dans lus sociétés maçonniques.

Toutefois. — plus tard (en 1816) Marquis do Hastintrs. à la tête duquel est placé Lord Moira. qudianlo mille ronçiox. en Novembre 1826. 3 0 Novembre 1803. Maure. le IV. Harper rende la réponse promise. en Consequence. vorneur General. Harper sera exclu de la société. . o u ' ' a ' a cause des ïrais de voyage qu'il occa. ce n'est que plus tard que des i dations fraternelles s établissent entre les Grandes Lo-o'es des trois Lova Limes.? 1 . i ' • Sl vit Ic ' P 0 8 s è d e t l e l " i u n très beau portrait dû « M J « = p e m r™ M " 0 . les maçons anciens se montrent réfractaires à toute idée de fusion. non plus d'ailleurs que les maçons de son obédience0 II est en même temps résolu.UU v. à la tête de tous les maçons de l'île. la Grande Loge d'Ecosse étant reunie a la taverne des Armes Royales pour célébrer la (32) Francis Eawdon. ne en l u i . a cause de sa conduite " inqualihahle.— passa a Maurico on 1813. Leur conduite est blâmée et il est résolu que la loi sera appliquée contre eux que. I année 1802 s ecoide sans que 1 entente se fasse et sans que le 1' . Le F . . n "' 0 P 0 1 ' ! ' ™ ' ' ( . . mais encore rayées de la liste des maçons. En présence de cette attitude. 283 et 28é • us. . so rendant alors dans l'Inde dont il avait été nommé . retiree u la seance du 4i Lévrier 1802 et un comité. est nommé pour préparer les voies à une fusion. 1 1 s'engage à user de son influence pour arriver à une fusion des deux partis et promet une réponse définitive pour la prochaine assemblée trimestrielle. assembles sous 1 autorite de toute personne prenant. particulièrement.quo xuiya M. Cité de nouveau à plusieurs reprises. et qu il ne sera admis dans aucune loge.Fa0ST l'i première pierre de la Cathédrale (catholique) •Ml nw". que tous maçons de hi constitution de la Grande Loge d Aiigletevve qui pren 0 dront part aux réunions des prétendus maçons anciens. cet du Port Vm. l 1 < . L< . alors Vénérable de la Loge M f m . 1 0 n '. à l'unanimité. estmoit ù Malte. que. GrandMaître adjoint de la Grande Loge d'Angleterre (32). 438 à 444]. A. loin de chercher a s unir à elle. lonna. \ Harper demande du toTuj). la Grande Loge est avisée. il ne comparaît point.S U R L B H I T JO E C O S S A I S A X C l K X AÇCJ'M'TÉ 65 se s épurent immediatement du corps schismatiquc. .s pour consulter ses officiers . le 9 Février 18()o. et que leurs noms seront transmis à toutes les loges régulières de l'obédience [PR. Lord Moira. Le 19 Août 1818. le titre de Grand-Maître d Angleteue. seront non seulement passibles des peines édictées par les lois de la Société. LA RÉCONCILIATION Maigre tous ces efforts. sans avoir été élu par la Grande Loge. La plainte est. — Lord Mon». b l c L o v d d a n s l ' î n d e pour arriver à sionna nun h.

Le 23 Novembre 1808. que le duc de Sussex offrit lui-même à la loge [J'irtwMOTAv Quarterly lievU'v:.26 et 48. la Grande Loge d'Irlande fait une démarche analogue. duc de Sussex (*). le 14 Avril 1836. 289 et 290]. 2-iO. LordMoira lui témoigne toute la peine qu'il éprouve de ce qu'elle ait. dont le Prince de Galles est Grand-Maître depuis le 24 Novembre 1790 et dont Lord Moira est pro-Grand-Maître. 279. sous la Grande-Maîtrise du Prince AugustusErédérick. de lieilin. initié. jusqu'à ce moment. 289 et 492]. dont il est le Grand-Maître adjoint. sur les instructions du Giv. le 13 Avril 1813. par la loge FyUndfihïp. seront invités à prendre part aux travaux delà Grande Loge d'Angleterre. et élu Grand-Maître de la Grande Loge â? Angleterre. (*) K é le 27 Janvier 1773. et qu'ils y auront droit de voter dans toutes les occasions [PU. ÏT. — U ^ E LUGE L'BUT DONÇ TlUVAUiMR UÉOVUÊUEMEST BANS liTUtE. la Grande Loge â'Ecosse ayant élu le Prince de Galles comme GrandMaître honoraire et Patron de la confraternité en Ecosse. appelé à la Eégenco du Royaume. 25.. àsaséance du 12 Eévrier 1806 .. et qu'elle ait restreint exclusivement sa correspondance avec les maçons anglais à la seule Grande Loge des maçons anciens. qui lui manifeste le désir qu'a la Grande Loge d'Ecosse d'entretenir désormais une correspondance amicale avec elle. le Prince de Galles (depuis George TV). la Bible l'ut lemplacéo par un liés licau manuscrit du Corail. la Grande Loge des maçons modernes reçoit une communication de Lord Moira.*. MC. de Londres A cette occasion.-Anclre. 1S36]. qui est également accueillie avec faveur. par la loge York de V Amitié. mort le 21 Avril 1843. refusé de correspondre avec la Grande. M.66 REC11É11C1IKS fête de St. Son discours est couvert d'applaudissemens de bon augure qui permettent d'entrevoir que des relations d'amitié s'établiront bientôt entre les deux corps. sixième Ills du roi George I I I . En efîet. à sa séance du 10 Avril 1805. en remplacement do son frère. en 1813. l'un des maçons les plus instruits et les plus tolérants do son époque. qui se trouvent à Londres. Ces réconciliations sont bientôt suivies de celle des deux Grandes Loges riArales de Londres qui s'effectue. Deux ans après (30 Novembre 1805). 280 et 286. Angleterre. Ko C. La Grande Loge d'Angleterre accueille chaleureusement cette proposition [PR. — ( "est sous la grande-maîtrise do ce l'V. on 1798. . quo l'amhassadeur du roi d'Oude l'ut initié. Cette proposition est acceptée et il est décidé que les Maîtres et les Surveillants des Loges d'Ecosse. la G/ande Loge d'Ecosse demande en même temps à faire un traité d'union avec la Grande Loge d'Angleterre. Loge cVAngleterre. Lord Moira annonce officiellement cette élection à la Grande Loge a.

180]. nommés à cet effet. en qualité de Grand-Maître. ES. est le père de la reine Victoria. il suspend immédiatement la séance et se rend à la taverne La Couronne et l'Ancre.mort en 1820. des Grands Secrétaires et de neuf membres de chaque obédience. en 1790. dit qu'il a été reçu. Mackenzie [MC. 239 et KG.SU il LK JÙTE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEFIÉ G7 LA G it AN U E L O G li UNIE D ANGLETERRE Le duc d'Atjiol. Le duc de Kent est. dans une assemblée de la Grande Loge tenue à Willis Rooms. réunies en assemblée solennelle. par les Grands-Maîtres et les commissaires respectifs des deux fractious dont elle se compose. alors Grand-Maître de la Grande Loge des maçons anciens. . les deux Grandes Loges. le l t r Décembre 1813. L' Union des Cœurs de Genève. présidée par son frère. par les Grands-Maîtres et les Commissaires des deux Grandes Loges réunis à cet effet au palais de Kensington. désireux lui-même devoir enfin l'accord s'établir entre les deux partis. EP. 302 . Il déclare à cette occasion n'avoir accepté cette dignité qu'en vue de contracter l'union avec la Grande Loge d'Angleterre. 28 à 35 . — Le duc de Kent. dans le Strand. St-James's Square. préparé et signé. 28]. les travaux de la loge de Réconciliation sont ouverts et chacun des deux GrandsMaîtres appose le sceau de sa Grande Loge au bas du traité que les deu x Grands Secrétaires contresignent ensuite. 301. dans la L. — et la nouvelle Grande Loga Unie sanctionne à son tour le concordat signé. Le 27 du même mois. Lecture est alors donnée d'un traite d'union.. PR. tandis que Findel [Pï1. depuis le 25 Novembre. 374]. 302. nommé et il est installé. En conséquence. frère du duc de Sussex. [PP. les 25 Novembre et 1e1' Décembre 1813. Les deux Grandes Loges l'ayant ratifié. . se confondent sous le titre de Grande Loge unie des anciens francs-maçons d'Angleterre — The United Grand Lodge of ancient Freemasons of England. 461]. 28] nous déclare qu'il a été initié dans une logo que présidait le duc d'Atbol. en effet. Le Ï V . duc de Kent. et maçon de l'obédience [PR. 309 et 310 . né en 1767. se démet de ses fonctions en recommandantàla Grande Loge de donner sa succession au Prince Edouard. où les deux Grandes Loges se réunissent et où doit se tenir une loge de'Réconciliation composée des Grands-Maîtres. que confirment Preston et Woodford [PU.

6 S feECHBllCHES Sur la proposition du duc de Kent. 27]. sinon une reconnaissance formelle des hauts grades. il est décidé que la pure maçonnerie ancienne se compose des trois degrés symboliques apprenti. n'existe plus .. du moins rien n'en clémontre l'aetivitô après cette époque. Edward Wolley comme (h'cmd-ilaUre de TOUTK l'Angleterre. car la Grande . car la suite de l'article 2 contient un correctif. la Grande Loge provinciate da comté d'York—sous l'obédience de la Grande Loge Angleterre — reçoit comme visiteur un F. Ce sont là les seuls degrés pratiqués et reconnus par la Grande Loge Unie d'Angleterre.-. selon nous. est du 23 Août 1702 .-. beaucoup " trop calomniée à ce sujet. — "Voici d'ailleurs l'article 2 en son entier : I I . de compagnon et de maître. savoir. mais qu'on peut lire dans les ouvrages des EI1.Loyc d?Yorle. du compagnon. dont la Grande Loge des maçons modernes avait interverti l'ordre dès sa formation. il n'a sans doute pas suffisamment fait attention et qui implique. dernier doeumout qui reste d'elle. Il est déclaré et proclamé que la pure maçonnerie ancienne consiste en trois degrés et pas davantage . auquel. " un grand nombre de maçons placés sous son obédience. o'est le procès-verbal de. et du maître-maçon (y compris l'Ordre Suprême de la Sainte Royale-Arche). de se parer ailleurs des rubans et des costumes " les plus éclatants. 'JO et 10'5]. Les articles 3 et 4 disposent que la plus parfaite-unité devra être observée par toutes les loges de la juridiction (33) L'unité est.. Les mots d'apprenti et de compagnon. son frère. l'élection du I'V. ceux de l'apprenti. du moins. le duc de Sussex. 'r [KH. D'après ce concordat. est alors élu Grand-Maître de la Grande Loge Unie et il est tout do suite proclamé en cette qualité [PR. Eavre [DM. Li. — " ce qui n'em" pêche pas. mais le procès-verbal do cette tenue ne lui donne pas son titru do Grand' Jlaitio — Eet-co lu mémo i'V. sont rétablis dans leur ordre antique [KM. y compris l'Ordre suprême delà Sainte Royak-Arche (voûte royale). et de recbercber les hauts grades " et les titres maçonniques avec plus d'entrain et do '• persévérance que la maçonnerie française. Eavre nous semble prématurée. l'autorisation de les pratiquer. conformément aux constitutions des dits Ordres. Toutefois. " fait observer le E. . Preston et Eindel. trop long pour que nous le reproduisions ici."—Cette critique du F. . — Aux termes de l'aiticlc 2.alors faite en AnglRtcrre. le rite ancien doit seul être pratiqué dans toute l'Angleterre et les rituels remaniés en conséquence (33). cet article n'a pas en vue de défendre à aucune loge ou chapitre de tenir des séances à l'un quelconque des degrés des Ordres de Chevalerie. Edward Wolley.-. tombée en léthargie nnpcn après 1792. XGIII]. — Le 23 Octobre 180'. 214 j.

Le 15 Octobre suivant. celle dite de la chapelle Sainte-Marie— The lodge of Edinburgh {Mary's Chapel ) . mais. — le 7 Août 1733. conformément HIIX principes fondamentaux — " landmarks " — et aux traditions primitives do la corporation . le 29 Septembre 1735.SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 69 dans leurs travaux respectifs . en 1717. pour assurer l'uniformité désirée. la visite également [ML. Ces visites paraissent n'avoir pas été sans influence sur la réorganisation de la maçonnerie en Ecosse. nomme. une loge d'Edimbourg. le comte de Strathmore. elle invite ses commissaires à s'enquérir également des titres que peuvent avoir à la dignité de Grand-Maître quelques frères dont les noms sont mis en avant. enfin . désireuse de rendre à la maçonnerie écossaise son ancienne splendeur. un comité qu'elle charge de l'étude du projet. Dans cet état de choses. le D1 Désaguliers visite une des anciennes loges d'Edimbourg. dans quelques villes. Grand-Maître d'Angleterre. celle de Canongate Kihoinning. ralenti l'activité et dispersé les membres. que la Grande Loge Unie adopte les formes. la prospérité de la Grande Loge d Angleterre stimule le zèle des loges écossaises dont les événemens politiques avaient. 150 et 161]. iO. l'article 17 dispose que les règlemens de l'Ordre seront soumis à une révision. à la suite du travail de son comité. Le 24 Août 1721. les Grandes Loges d'Hlcosse et d'Irlande seront invitées à déléguer quelques-uns de leurs membres les plus instruits pour assister à la grande réunion qui aura lieu à l'occasion de la fusion solennelle des deux sociétés . dont le dernier représentant n'est pas même maçon. les lois et les traditions en usage dans la fraternité depuis un temps immémorial et que. semble un instant mettre obstacle au projet. Les temples se rouvrent de toutes parts au commencement du XVIII E siècle et les réceptions se multiplient à l'infini. LA GRANDE LOGE D'ÉCOSSE Peu après sa formation à Londres. la . L'hérédité de cette dignité dans la famille de Rosslyn. que l'ancienne et pure maçonnerie sera conservée intacte.

le '25 Novembre. ••William. Cette décision prise. trente-trois loges se rassemblent et se constituent en Grande Loge d'Ecosse. il est décidé que l'élection du Grand-Maître aura lieu le mardi 30 Novembre 1736. A l'ouverture de cette séance. le 15 Octobre 1736. le 22 Novembre. W. fondée le 14 ^Février 1729. dans le local de la loge Mary s Chapel. St-Clair de Rosslyn (31). Sur son initiative. au préalable. à la dignité de Grand-Maître héréditaire. l'assemblée. et. se réunissent. 11 est. séance tenante. les Maîtres et les Surveillants des quatre loges existant alors à Edimbourg [The Lodge of Edmhiirg)i{j\Iarjfs Chapel). à l'unanimité. le 18 Mai 1736. Après plusieurs réunions. recommandé aux suffrages de la fraternité. les invitant à se réunir. tout en donnant à la formation de la Grande Loge projetée une sorte de consécration légale : elle décide d'élire comme Grand-Maître le baron William St-Clair do Rosslyn. Cette lecture faite. . à l'élection du Grand-Maître et de nommer à ce iposte Lord IJcme. fondée vers le milieu de 1736. en conséquence. Maître de la loge . à tous les privilèges octroyés à ses ancêtres et à tous les droits qu'il peut avoir. le F. pour fonder à Edimbourg un pouvoir maçonnique plus conforme aux besoins nouveaux et pour procéder. déclaré que lu F. à l'élection d'un Grand-Maître. son Maître et ses Surveillants do la représenter. St-Clair de Eosslyn est reçu au grade de maître. la plus ancienne des quatre. De son côté la loge llan/s Chapel avait chargé. en vertu de ces privilèges.. au grade d'apprenti. dernier survivant de cette famille. o _ ' il est procédé à l'élection. à cet effet. le 30. 11 Wil" liam Sinclair de Kosline" était le plus digne d'être élu et l'avait.7 0 RECHEUCIIBS loge Canongate Kilwinning trouve moyen d'éluder la difficulté. depuis Décembre 1677. à l'unanimité.le 30 Novembre suivant. le F.logs Kilwinning Scots Arms. et le reçoit compagnon le 2 Juin suivant. elle l'initie. la loge Leith Kilwinning. par la loge Ganongate Kilwinnmg. •. nomme. en conséquence. en même temps qu'une circulaire est adressée par le comité à toutes les loges de l'Ecosse. il est donné lecture d'une renonciation du baron de Rosslyn. séduite par son désintéressement et par le dévouement dont ilfait preuvepour le bien et la prospérité de l'Ordre. (34) La Loge CamivjaU Kilwinning avait. tient ses constitutions de VAncienne Mère-Loge de LCilwinning). et décident d'établir à Edimbourg une Grande Loge d'Ecosse. Bien que plusieurs députés aient été invités par leurs loges à voter pour d'autres que pour le protégé de la loge Canongate Kilwinning. et l'ancienne loge Canongate Kilwinning qui. Au jour fixé. datée du 24 Novembre 1736.

et. en conséquence. Le nouveau pouvoir est bientôt reconnu par la plupart des loges écossaises qui. la mère-loge de Kilwinning continue longtemps encore à vivre indépendante et à constituer des loges comme par le passé [PR. à sa séance du 13 Avril 1737. en même temps. Lors de la réorganisation des loges écossaises par William Schaw. bien qu'elle n'ait produit aucun titre qui établit son droit d'ancienneté. s'empressent de se pourvoir do lettres de constitutions délivrées par elle et revêtues du sceau de l'Ordre [voir plus loin. d'anciens documents la qualifiaient " The ancient Ludge of Scotland. 2 du tableau de ses loges l'ancienne mère-loge de Kilioinning dont les archives primitives avaient été détruites dans un incendie. des droits incontestables à la première place (35). et qu'elle a placé sous le No. La destruction de ses archives la mettant nuilheureusenient clans l'impossibilité de faire cette preuve. qu'elle était bien réellement la même que celle qui avait introduit la maçonnerie en Ecosse. "William St-Clair de . malgré la constitution de la Grande Loge d'Ecosse. LA MÈRE-LOGE DE KILWINNING Cependant. aussi. C'est que. le berceau de la maçonnerie écossaise . patron de l'Ecosse. qu'il était d'usage do convoquer pour le jour de la StJean d'hiver (27 Décembre). 170 à 174 et 182].S U R LE R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 71 salue et proclamé comme Grand-Maître [ML. la conduite de ses représentants et le vote émis par eux en faveur du F. la Grande Loge d'Ecosse a donné le No. 1 à la loge Mary's Chapel.—ProisKllwinmny Scots Anns ." Elle avait. 408 et 409 ]. conformément à une décision prise le 12 Janvier 1737. pa» des documens authentiques. on contestait seulement l'identité de la loge qui se présentait alors sous ce titre et on lui demandait d'établir. ML. dans cette querelle.Rossiyn. note 37 ].—Celles qui lui restaient ne remontaient pas au delà du 20 Décembre 1612 . 245. lors de son organisation. il était cependant de notoriété publique que la mère-loge de LLÏlmnning existait depuis 1150. 166 à 168. ne contestait-on pas le droit qu'aurait eu la mère-loge de Kilwinning — <c Mother Kilwinning " — au premier rang . fête de St-André.*. (35) Kilwinning était. mais. de l'aveu de tous. la Grande Loge d'Ecosse décide que l'assemblée générale. la loge de Kilwinning avait été reconnue et confirmée dans sa position de Head Lodge— mère-loge — . maître des travaux (1598-1599). mais elle ratifia. d'Edimbourg. qui avait produit des archives remontant au 25 Décembre 1598. on lui assigna le second . à sa séance du 27 Décembre 1736. 326. L'année suivante. note . anniversaire de sa fondation. serait désormais convoquée pour le 30 Novembre.

entre autres. n obtenant pas la justice qu'elle demande. En vertu de cet accord. des comités nommés par les deux corps. S. le 21 Juin 1808. Ce n'est qu'en 1807 qu'un accord intervient . 'ainsi que le prouve l'adoption par elles de son propre nom. d'Éoosse. à plusieurs reprises. appartient aux rois de la Grande Bretagne et d'Irlande. mais elle no peut poursuivie sa plainte s étant. en 1736. comme rang-. ratifié en Novembre par la Grande Loge $ Êcosse^SQ). On ne peut. elle transporte son siège à Edimbourg. Elk. — dont le but était. séparée de la Grande Loge cVÉeosse dans les circonstances suivantes : . à Glasgow. S. le 30 Novembre 1743 . le 8 Mars 1808. rendu un déoroi d exclusion contre le Dr John Mitchell. il n y eut pas le moindre doute relativement à son origine. s'est réservé le titre de GrandMaître pour lui et ses successeurs. au mépris de l'arrêté pris en 1737 et en vertu duquel elle avait droit d'être placée en tête de la liste des loges . Kilwinning Scots Arms. (.. par la tradition transmise jusque-là de génération en génération. Maître d e l à Caledonian loclne. — dignité qui. Kilwinning Le it h. se séparent de la Grande Loge et se reunissent en corps sous le titre de " The assoeiated lodges seceditir/ from the present Urand Lodge of Gotland". rejeter le lait de 1 existence.72 RECHERCHES • séo du procédé de la Grande Logo. les cours de iustice d Edimbourg."—il s'en trouvait quelques-unes dont les noms seuls attestent le role prépondérant joué jusque-là par la Mere-Loge de KUwinnim/. inscrite depuis 1730 sous le No 2 de la liste des loges écossaises. Chapitre Souverain de VOrdre de If-R-M (Hérodom) deICilioinning et des Chevaliers JR. ionclateur de l'Ordre. "de rendre à la ' ' maf-onnene son ancien lustre. en 1736. la logo Man/s Chapel proteste contre le rang secondaire qui lui est ainsi assigné. Y. reconnues par la Grande Lone a Evofise coinmo ayant une origine fort ancienne. en effet. de ce nombre sont les loges Mary's Chapel. High Knight Templars [KC. en Ecosse et à l'étranger. nous dirons seulement qu'elle dure jusqu'au 31 Mars 1813 et quo pendant ces cinq années elle occupe. . la mère-loge se range. Notre cadre no nous permet pas d'entrer ici dans les détails de cecte scission . la mère-lor/e de Kilwinning lui adresse une protestation. à Dublin une loge de Chevaliers Templiers. à la suite de négociations entamées par la Grande Loge d'Ecosse le 21 Février. de quelques loges qui se faisaient un titre d'honneur de tenir leurs constitutions de cette mère-loge. depuis la^ réunion de l'Ecosse à l'Angleterre. la mère-loge de Klioinning abandonne à la Grande Loge d'Ecosse l'administration et la connaissance des trois degrés symboliques de la maçonnerie de StJean. à l'appel des loges d lidinibourg. M-Aiidn. constitue dès lors. puis.-. en fondant une grande loge. . des loges et des ebapitres. quoique. — remontant à 1677 et. plusieurs ateliers prennent fait et cause pour ce F. et terminées le 11 Octobre dans une réunion. devant lesquelles la Grande Loge tT Hum se porte plaignanie contreles . dont le Maître est nomme premier Grand-Maître du corps schismatique. (Rosycrucians). C. Canongate KUwinnUui. 377].— Hamilton Kilwinning y Kilwinning rlf/jigow. titres qu'elle revendique parce que les rois d'Ecosse l'ont autrelois présidée en personne et parce que le roi Robert I 0 '. Le procès-verbal de la fondation de la Grande Loqe d'Ecosse nous apprend que parmi les trente trois loges qui répondirent. Telles étaient les loges^Canongate Kilwinning.J0) Dès le mois d Avril 1808.La Grande Logo ayant. où elle s'établit sous le titre de Grande Loge Royale et Grand.

52. établissent la preuve de l'activité de la franc-maçonnerie en Ecosse bien avant le réveil de 1717. collecteur des douanes du roi. à Londres. 77. par l'Acte du Parlement du 12 Juillet 1798 (voir note 31). brille plusieurs siècles avant la maçonnerie anglaise . à pratiquer la maçonnerie en Ecosse et à y constituer des loges.SUE LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 73 atelier symbolique. [MI. .Y.S. de Melrose. à cet effet. The Mise and purpose of operative masonry. dans le local de la loge Hl-André. D. De tous temps elles se distinguent par la loges sohismatiques . 51. 265 et 307 . sous le nom de laquelle il est même quelque fois désigné. roi d'Ecosse. qui remontent à la fin du xvi 0 siècle. MURUAY. tout-à-fait étrangers au métier de maçon [PA.] . — M. les maçons des loges symboliques vont prendre les hauts grades dans le Grand Chapitre de V Ordre Royal de H-B-M de Kilwinning et des Chevaliers li. donne les détails les pins intéressants. dès le xv e siècle les loges écossaises s'ouvrent à la noblesse et à la bourgeoisie et ne sont pas le partage exclusif des artisans (37) . ipso facto.— "maister of wark".C. t f . mais la Grande Loge. Le comte John do Oassilis était chef de la loge de Kilwinning on 1672. néanmoins ses travaux ont toujours été conformes à ceux de la Grande Loye d'Ecosse et des loges de sa juridiction. — Kitwig est une abréviation Kilwinning et M. 253. Kilwinning (ancienne mère-loge de Kilwinning. dans son bel ouvrage.— pour le gouvornement des loges écossaises [sic. 46]. et sous le titre : Ancient Mother lodge of Kilvrig. etc.S. en Ecosse.H. Après sa réintégration. la loge Mary's Ohapel renouvelle sa protestation contre le traité fait avec la loge Mother KUwimiwg. qui continue séparément ses travaux et se réunit.. comme maître dos travaux. Murray Lyon. de mother). Grand-Maître provincial d'Ayrshire [ML. 266 etc. — Harry Elphingston. architecte distingué (7ié en 1050 dans le Clackmannanshire. H. et révèlent un système maçonnique conforme à celui qui prévaut encore en Ecosse .1868. sans numéro. (37) H . organisée dès le début sur des hases plus larges et plus convenables qu'en Angleterre. 652]. 240 à 248. 32 et 33]. — Il est aussi stipulé que chacun des Maîtres de la mèreloge de Kikvimiiny serait. qui avait été choisi par Jacques VI. réclamant même une antiquité plus z-cculée que celle de mhre-loyede Kilwimnny . était Maître do la loge d'Aberdeen en 1670. mais ses prétentions furent mises à néant par divers jugemens sur lesquels le Ï V . mort à Dunfermline le 18 Avril 1602). on trouve sa signature au bas d'un document du 8 Juin 1600 — jugement d'un Surveillant de la loge. Ses archives. refuse de la prendre en considération. LA MAÇONNERIE ÉCOSSAISE La maçonnerie. à sa séance du S Mai 1815. la Grande Loge se prétendait seule autorisée. accusé d'avoir violé les règlemens établis lu 28 Décembre IÔ98 par William Schaw. — John Boswell of Auchinlock était membre de la loge Mary's Chapel au commencement du xvn 6 siècle . 12. on y trouve comme membres ou comme Maîtres de la loge des personnages de la plus haute condition. — La loge fit-John. mais a toujours conservé une existence indépendante. A dater de cette époque. — sous l'obédience de la Grande Loçjn cVEcosse qui la place en tête de la liste de ses loges. Hong-Kong. — elle et les ateliers de sa juridiction. ne s'est jamais réunie à la Grande Loye d'Eeosse.

131]. en 1741.\ L. sous le titre de Grande Loge Écossaise du Danemark. à Boston. 82. de Dresde. 1 7 3 8 •—A Brunswick : la loge Les Trois Glaives. C'est ce qui explique le titre ft Écossais que se donnent. de 1738 à 1803. les maçons recherelient-ils leurs constitutions. est remplacé.70 . d? Ecosse [CL. CL. 1 3 3 ] . dès leur origine. A. dans les différents états de l'Europe. réélu en 1783. ainsi qu'au Grand Chapitre de VOrdre Royal. Cette loge s'unit. 1 7 4 0 — Septembre. aussitôt sa formation. l'autorisant à constituer des loges sur toutes les côtes d'Europe et d'Asie baignées par la Méditerranée [A.sont: l o . Joseph Webb lui succède en 1777. 61 et 62]. habitant alors Alexandrie.74 RECHERCHES régularité de leurs travaux . et.'. 121 . en 1788. 130. une commission de Grand-Maître provincial pour la Turquie. aussi. en Turquie. 1 7 5 4 — Constitutions accordées à la Grande Loge de Stockholm [A. 1 7 4 8 — La Grande Loge d'Ecosse accorde à Alexandre Drummond. 1 7 5 6 — 30 Novembre. No. et Les trois Cygnes pour organiser la première Grande Loge établie en Allemagne :— la Grande Loge de Saxe [MK. 1 7 4 9 — Introduction de la maçonnerie en Bohême . beaucoup d'ateliers s'affilient-ils à la Grande Loge d'Ecosse. son ex-Grand-Maître. 1 7 4 2 — A Copenhague : la loge Le Petit Nombre qui. fut constituée en 1754 par la Gr. Joseph Warren. 121]. par Moses Hayes [A. Joseph Warren en est nommé Grand-Maître provincial . CL. certaines loges et certains chapitres du continent qui tiennent à honneur de se modeler sur les ateliers d'Ecosse. 123 . CL. P a r l a GRANDE LOGE D'ÉCO. — Constitutions accordées à la Grande Loge provinciale de St-André. —A Berlin : la loge Aux Trois Ghhes Terrestres. Les principales fondations de ces deux corps à l'étranger. 1 7 5 7 — Le Colonel Young reçoit de la Grande Loge d'Écosse une commission de Grand-Maître provincial de . 50 et 69]. aux loges Les trois Aigles blancs.SSE . 68]. une loge y est constituée sous les auspices de la Grande Loge d'Écosse [MK.

1 2 8 ] . — Constitution d'une Grande Loge provinciale de Si-Jean d'Ecosse. La Grande Loge défère avec empressement aux désirs de cette souveraine. à la taverne The Thistle and Crown. L. 1 7 8 8 — 23 Septembre. ALEXANDER LAWRIE. 133]. 1 7 8 4 — L'Impératrice de toutes les Hussies fait inviter la Grande Loge d'Ecosse à envoyer des députés à StFétersbourg pour y établir une loge écossaise sous le titre VImpériale. 77].—d'après les auteurs indiqués plus loin et d'après le tableau officiel de Y Ordre Royal. en 1750. 1 7 8 6 — 4 Octobre. 286]. — ce chapitre.-. Chandos Street.-. 1878]. . publié dans The Cosmopolitan Masonic Calendar pour 1878. Virginia. 169 et The Cosmopolitan Masonic Calendar. Caroline du Sud. Louis Clavel est nommé Grand-Maître provincial de toutes les loges fondées en Prance par la Gr. 1 7 8 6 — Ie'' Mai. 73 . 159 et 173 .3 0 Mal. 1 7 6 9 . page 154. 169 et Ihe Cosmopolitan Masonic Calendar. — Un grand chapitre provincial à la Haye [kc. — La Grande Loge d'Ecosse nomme Joseph Warren Grand-Maître provincial du rite d'Ecosse à Boston et à cent milles à la ronde [CL. 1 7 5 0 — 22 Juillet. aujourd'hui démoli. 2o.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 75 imites les Amériques et des Indes Orientales avec pouvoir d'introduire la maçonnerie écossaise dans ces contrées [A.•. History offree-masonry. M. 154]. Amérique [A. en faveur de Nicolas Cbabonillé du Petit-Mont et des PP. accordée à la loge de VArdente Amitié. — Un grand chapitre provincial à Norfolk. 1878. 1878]. RB. se réunissait. des constitutions sont accordées et la loge est installée. {_The Cosmopolitan Masonic Calendar. à Rouen. — le 2é Juin 1786 [A. p. 1 7 6 2 — 12 Octobre. Amérique du Nord. p. — Un grand chapitre à Rouen . est nommé Grand-Maître provincial pour tout le royaume de Prance [A. 242]. P a r l e GRAND CHAPITRE L E L'ORLRE ROYAL D'ÉCOSSE. — Un grand chapitre à Paris. [79. négociant. composant le chapitre Le Choix [A. 142]. d'Ecosse [A. Un grand chapitre provincial à Londres. CL. 1 7 6 0 — Une loge provinciale est constituée à Charleston. Mathéus.

A. — Le chap/. — Le chapitre La Douce LLarmoivie. LES DIVERS RITES DU ROYAUME UNI En terminant la première partie de cette étude.-. en 1868.'. de 'France . par le G. <30. — G. et La Far faite. IL .76 RECHERCHES 1 7 8 7 — 4 Janvier. — Député Grand-Maître : Lord Skelmersdale. — Le chapitre Les Beaux Arts. au Petit Goave. souché sur la loge du même nom constituée. La Sincérité des Cœurs h St-Pierre (Martinique). 215]. J. Z. si Douai [A. que le cadre que nous nous sommes tracé nous autorise à arrêter ici. le comte de Carnarvon. 1878].-. Octobre. trois grades symboliques.-. 179]. 1 7 8 8 — é Avril. nous donnons la nomenclature de ces divers centres maçonniques : Angleterre lo. Union.A. (Hasjgée) Lord Skelmersdale.le 15 Juin 1780. par le Koi de Suède. 1 8 0 3 — 1S Mai. à Brest [A.-. Le Grand Chapitre Suprême de la maçonnerie de Pooyal-Arch [The Supreme Grand Chapter of Royal-Arch Masonry^ quatre degrés. et uu chapitre à Château-Thierry [A. Prince de Galles. — 4 Juillet. le chap.etcréé depuis Chevalier de l'Ordre deCharles X I I I . — G. Strasbourg. — Les chapitres Le Vrai Zèle. du St-Esprit. Albert Edward. en Sardaigne. Les Mus de Sully.-. à. 2o. 175]. [The Cosmopolitan Masonic Calendar. — Grand-Maître : S. Albert Edward. à Aix en Provence. Prince de Galles .-. initié en Suède. à Brest. à Paris. (Grand Zorobabel) : S.. (St-Dominguc). — pro G. et pour ne pas avoir à revenir sur les différents rites pratiqués en Angleterre. en Ecosse et en Irlande. et le chapitre Z/ Unions à Laval. li. — Pro-Grand-Maître : le comte de Carnarvon. — Un Grand Chapitre provincial. . —I. — G.-. H. — 14 Juillet — Le chapitre L'Heureuse Rencontre. à Chambéry. La Grande Loge Unie d'Angleterre [The United Grand Lodxje of ancient Freemasons of England) .\ G. Z.-. (Josué) Lord de Tabley.

religious and military Orders of the Temple and of St-John of Jerusalem. les maîtres-maçons sont seuls admis à le recevoir. marquaient chacun d'un signe particulier les pierres qu'ils avaient taillées.-.-. partie du grade de compagnon.SIR 11 LE JUTE ÉCOSSAIS AKCIJON ACCEPTÉ 77 . en vue de perpétuer le souvenir de ses victoires et d'une vision merveilleuse qui détermina sa conversion au christianisme. 'lo. Le Conseil du degré du Royal Ark Mariner (Marin de l'Arche liovale) — Grand Maître : le Comte Percy.-. M.—G. 7o. de nos jours. dit-on. Colonel Erancia Burdett. du grade de Royal-Arch. 6o. très intéressante. autrefois. Le Grand Piieuré des Ordres unis. le 28 Octobre 312. n'y sont admis que les Maîtres Maçons ayant au moins deux ans de maîtrise et revêtus. de Malte. M. en outre. . M / . La cérémonie de 1 initiation aux degrés que confèrent ces Ordres est. Rhodes and Malta}). établi en 1871-—Grand-Maître :leRévd. y ont été associés depuis. Fondé. par l'Empereur Constan tin. dit-on. — Grand Souverain . Lord Donougljmore. ainsi qu'on peut le voir dans les anciennes eonstruotions. diton. Néanmoins. Palestine.>(). les Ordres de St-Jean de Jérusalem. fort belle . .—Dep. L'Ordre jnaçouuique et militaire des Chevaliers de Rome et de la Croix Rouge de Cojistantin ( The masonic and military Order of Knvjhts of Rome and of the Red Cross of Constantine). La cérémonie en est. les maîtres-maçons de marque ont chacun leur marque distinctive. George Raymond Portai. — Grand Prieur : Lord Skelmersdale. etc. du Temple et de St-Jean de Jérusalem.-. Palestine. ha Gi-iiiule Logo dos maîtros-maçons de marque pour l'Angleterre et le pays de Galles (The Grand Lodge of mark-mas ter-masom of Emj land and Wales). 5o. M. Cette maçonnerie a en vue de perpétuer les pratiques de la maçonnerie opérative . religieux et jnilitaires. (on peut voir à Maurice sur les dalles de la Cathédrale de Port-Louis des marques de ce genre). Continuation ou imitation de l'Ordre des Templiers supprimé par le pape Clément V en 1313 . Rhodes et Malte ( The Great Priory of the 'united. A .1 exemple des artisans de la maçonnerie operative qui. le degré qu elle confère faisait.-. Le Grand Conseil des Maîtres Royaux et Elus [the Grand Council of Royal and Select Masters).-. G. : Lord Skolmersdaic.

Cons. R. Sir Michael Robert Shaw-Stcwart. A. Cons. le 26 Octobre 1845. Gr. Le 30e degré et les degrés suivants ne se donnent qu'à Londres. Giv. à Londres. the dependencies of the British Crown. outre les grades du système Royal Arch. constitue des Chapitres et des Consistoires pour la collation des degrés du 4e au 29e . fondé.A. Albert Edward.-. M. pour l'Angleterre.1. de Kilwinning et des Chevaliers de la Rose Croix {The Royal Order of .— Patron : S.baronet.-. M. Prince de Galles . du oS1' et dernier degré du Kite écossais ancien et accepté {The Supreme Council for England and Wales and.li. llile). Gén. Prince de Galles. Giv. of the 33'1 and last degree of the ancient and accepted Scottish. mais il ne défend à aucun de ses membres d'en faire partie. — Ce Sup. — Souv. — Grand Patron . Le Suprêijie Conseil. un Conseil des Princes de Jérusalem (15e et 16e degrés) et un Chapitre de Rose-Croix (17e et 18e degrés). Insp/.-.-. R. d'Orient. Le Grand Chapitre Suprême des maçons de Royal Arch d'Ecosse {The Supreme Grand Chapter of Poyal Arch masons of Scotland). le pays de Galles et les dépendances de la Couronne Britannique.\ Imp.) : Sir M. 33° . maître maçon d'une loge régulière. Albert Edward. ShawStewart. G. Ecosse lo. L'Ordre Royal d Ecosse de H.'. : le Capitaine Nathaniel George Philips. Comm. Grand-Maître. -— Lient. H. of the Sov. les Chapitres comprennent une Loge de Perfection (4° au 14e degré j. trois degrés symboliques de la maçonnerie de StJean. Comm.% Z. constitué le 28 Août 1817. S. ne constitue pas d'ateliers symboliques et n'a aucune suprématie sur la Grande Loge d'Angleterre. baronet. et même nul n'est admis à prendre les grades capitulaircs du rite ancien et accepté s'il n'est.".7 8 llEGHEUdllES 80.-. : Lord Skelmersdale .-. La Grande Loge d'Ecosse ( The Grand Lodge of Scotland) .-. 2o. Le Sup. — Premier Grand Principal (G.-. Gav. Gen. des Souv. Ce chapitre donne. 3o.'.'. depuis un an au moins. non plus que sur les différents Chapitres.-. Conclaves ou Prieurés énumérés ci-dessus . les degrés du Royal Ark Mariner et ceux de la Croix Rouge (Chevaliers de l'Epée.-.-. d'Orient et d'Occident.

R. S. 5o. 16G. — Patriarche et Grand Commandeur : Colonèl E ranci s Burdett. pour l'Ecosse. Le Suprême Conseil. of Bennochy and Strathkinness. H. {Kadoschs) et de St. L' Ordre des Chevaliers 11. — G r. John "Whyte Melville. Le Chapitre général. Y. C. est un Ordre de chevalerie. — Grand-Maître héréditaire : (Ce titre revient. avait autrefois son siège. 11. S. d'abord dans l'île de I-Colm-Kill. de la fin du XIII". pour l'Ecosse. S.Jeau l'Evangéliste. i ' Ordre de II. Y.des Souw. S. 302 et 303 et précédemment. et note 6]. 4o. Le Grand Chapitre de l'Ordre Royal d'Ecosse ne peut-être établi qu'en Ecosse . aux rois d'Angleterre . R. et où il s'était transporté peu après l'introduction de la maçonnerie de St-Jean. of Bennochy and Strathkinness. Gr/. 7o. le seul qui ait quelque rapport avec la franc-maçonnerie.. — Pour être admis dans V Ordre Royal d'Ecosse.-. il est actuellement sans titulaire. restauré sous le règne de Eobert Bruce. la Reine n'y étant pas éligible) . On pense même généralement que leur fusion date de la création de VOrdre du Chardon [the most ancient Order of the Thistle).-. où le D r Oliver croit qu'il était gouverné par le môme Grand-Maitre que la mère-loge. puis à Kilwinning. M. il. C.SUR LE RITK ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 79 Scotland. de Kilwinning et des Chevaliers 11. of Kilwinning and Knights of the 11. de l'Ordre religieux et militaire du Temple ( The Chapter General of the Religious and Military Order of -the Temple for Scotland). M. L'hou. pages 9 et 10. Y. et le premier. et. L'Ordre Royal d'Écosse so compose des deux Ordres réunis de H. il faut appartenir déjà au Grand Chapitre Suprême des maçons de Roy al-Areh d^Ecnsse.*. L'Ordre Maçonnique et lloyal des Chevaliers d e Rome et de la Croix Rouge de Constantin ( The MdmniP and Royal Order of Knights of Rome and of the Red Cross of Constan tine).). Insp. G eu. comme nous l'avons vu.—Député Grand-Maître et Gouverneur . Souverain : Colonel Francis Burdett6o. . c'est de cet Ordre que sont dérivés presque tous les hauts grades dits écossais [voir MJv. peutêtre. S. S. . J ohn Whyte Melville. — Grand-Maître : L'hon. S. C. du 33" et dernier degré du Rite Écossais . Le Conseil Patriarcal des K. ce dernier date de la fin du XII 0 siècle. M. qui leur aurait rendu 1 activité en adoptant leurs formules de réception.

33" . fondé par lettres patentes du Sup. Com. out lieu le 11 Juin 1826..-.'.-. John I \ Townshcnd 3o. 4o. il faut appartenir déjà à VOrdre Royal d'Ecosse.'. Ï 1 . 111.-. {Kiny ou Roi) : L'bon. oj the Sov.-. ACC.".-.-. Com.. Cons. — Patron: S. G. Prince de Galles.-. M..: le comte de Rosslyn (Francis Robert St-Clair-Ersldne). Gr.-.. ancien accepté {The Suprême Council. — Grand-Maitrc : le duc d'Abercorn. de Charleston. Cous. 5o. en date du 13 Août 18-4. Le Suprême Conseil d'Irlande ( The Supreme Council of Ireland. —• Lient. Comm. Gr.'. .'. Gr. Le Grand Chapitre des Princes-Maçons d'Irlande {The Grand Chapter of Prince Masons of Ireland).. de Prance. J ohn P. Gr.-.. •—Souv.-. qui lui délivra une patente le 8-Inin 1848. John P. de Prance.-. S. ANC. for Scotland.'..-.'. par ic T. Le Grand Chapitre de Royal-Aroli d'Irlande {The Grand Royal Arch Chapter of Ireland). Townshend. G I V . fondé. Cons.\ of the and last degree of the ancient and accepted scottish rite).-. Cons. G. qui tenait sa patente du Sup. 2o.-. — K. Prieur. a été reconnu par le Sup. Townshend. Irlande lo.'. d'Ecosse. La première réunion des Membres de ce Sup. Cons. Coin. Jolin Whyte Melville.do Rose-Croix du Cons. 33°.-n. G I -. : N .\ Insp.-. M. Pour être admis dans un Chap. 33e. R. : L'Hon.A.-.-.'. en IS'WJ.-.'. Albert Edward.SU 11ECHERCHES S Till 1-E U. 33e . of Bennocliy and Stratlikinness. — Ce Sup.". . — SOUA'.-.1.'. . Le Grand Prieuré d'Irlande {The Grand Priory of Ireland) — Gr. Gen.".—Président: l'Hon.. diaries Morison de Greenfield. . L'lion.'. 33'' degree). vV. — Lieut. ÉCOSS. La Grande Loge des Lrancs-Maçons d'Irlande ( The Grand Lodge offree-masons of Ireland). .

secrétaire de la Société Royale d'Edimbourg. passa de ce pays en Angleterre. introduite en France par les Chevaliers croisés. pages 34 et 35) dit qu'en 1645. Londres.—• un système particulier de maçonnerie était établi à Paris. si circonspectes et si rares que. mais qu'elles étaient si cachées. 1798. L. avance qu'il existait en Erance. J. Le D r John Robison. après la révolution d'Angleterre de 1G88. &a. l'association maçonnique s'est propagée clans le reste du royaume. et d'où elle revint en France à une époque plus favorable à son essor. dans son Essai historique et antique sur la Franche-maçonnerie (1805). •— quarante trois ans avant l'époque dont parle Robison.—Le F / . que la première loge a été établie au château de St-Germaiu. 2e édit). . de là. ni la vigilance de l'autorité. des loges de francs-maçons.SECONDE PARTIE LA FRANC-MAÇONNERIE EN FRANCE PENDANT LE XVIII e SIÈCLE MAÇONNERIE SYMBOLIQUE INTRODUCTION DE LA MAÇONNERIE EN ERANCE Anderson est d'opinion que la maçonnerie. et que. ni les ruses les plus adroites ne purent les faire découvrir. prétend que la franc-maçonnerie a été introduite en Erance par les Irlandais de la suite du roi Jacques. Paton ( The Origin of Freemasonry. Laurens. avant le xiv e siècle. en Allemagne et en Italie. {Preuves d'une conspiration contre tes religions et les gnuvernemens de V Murope. Chalmers I. où elle fut cultivée.

". Delacour.-. une véritable loge maçonnique. de Fr. à Arras. parmi lesquels nous nous plaisons à citer notre ami. défait par Cromwell. . Preston (page 141) parle de Charles I I comme ayant été reçu maçon sur le continent. •. il se réfugia en France et ne fut rétabli sur son trône qu'en 1660. [Voir Bulletin du Grand Orient de France. D'autres auteurs. découvert à Arles au commencement du règne de Louis XIV. dans son Tableau de 1787 [TL. s3 prétendait érigée depuis 1687 [DT. . en 1275. les 25 Février et 5 Avril 1867. dans les environs de Bombay. le F. des symboles qui serapportent au 32 e degré et auxquels le P. prévôt do F a n s . or. date à laquelle le Grand Orient de France. (39) Toutefois il est historiouemeut établi qu'EstiennsBoyletiux. par un architecte français. Ed. et Novembre-Décembre 1867. 33e ( 6 V . pendant son exil . 155]. et constituée en 1691 par Lord Pembroke [KG. infanterie. le P. et conclut fort ingénieusement à l'existence de la francmaçonnerie en Prance au iii e siècle de notre ère. analyse un bas relief connu des archéologues sous le nom de Réhus antique. Remontant encore plus loin. font remonter l'origine de la maçonnerie sur le continent aux architectes et ouvriers convoqués. la mire-loge de la Constance. avec l'organisation actuelle des trois ateliers de Maîtres. . Delacour. Quelques érudits. 43] . n'a point fait allusion. le T. de Rose-Croix et de Kadosch (38). Vigoureux de K/Morvan. la Djoumprà. faisait remonter sa constitution au 25 Mars 1688. parlant devant des maçons non revêtus du 32e degré.— pour continuer les travaux de la Cathédrale de Strasbourg. — Une loge.. dès lors. et. Delacour. Delacour. pages 435 à 448].". Or. I l suffit d'indiquer ces diverses assertions sans s'y arrêter davantage . et. une autre. en 1651. si ingé(38) Passant ensuite à l'étude des monumenset des livres saei'és de l'Inde antique. Hervé de Pierrefonds. P. et quelques milliers d'années avant notre ère. '.'.—dont les Allemands ont fait Erwin von Steinhach. ! autorise à prendre rang. enfin. pages 49 à 64. aucune preuve authentique. W.)Yont même au delà et trouvent.CHES que la corporation était autorisée à poursuivre en justice devant le Parlement de Paris et à y faire plaider ses avocats. ce qui laisserait à supposer que c'est en Prance qu'il reçut l'initiation maçonnique.82 BBCHBB. 129. — la hutte du Grand Architecte des dieux. de Viswa-Karmu. Avril 1867. qu'il existait des loges en Prance avant 1660. note]. dans d'intéressantes conférences faites &uComeildes G aides..'. dès lors. 111.. nous fait découvrir encore. dans certaines parties du bas-relief étudiépar leP. aucun document historique ne les appuie (39). uous savons que. une loge militaire attachée au régiment irlandais de Walsh.

DT. 39 . 35 et 39]. et qu'il lui donna des règlemens. la Grande Loge cVAngleterre (celle des maçons modernes) aurait accordé. 70 . qu'on fête le 3 Février. des partisans proscrits de Jacques I I I [voir note 17]. 98 . conservant toujours les doctrines et les symboles traditionnels de l'association ouvrière [operative). 29 . suivant quelques écrivains. en Angiegleterre et en Ecosse. TL. ainsi régénérée. domiee par Cîavel et . 27 . cello du 12 Juin 1726. chez Hure. et qu'elle donnait les trois grades d'apprenti. BO. EA. A. le 13 Octobre 1721. reconstituée par les différents centres maçonniques établis par la suite à Paris : le 1er Mars 1756 par la Grande Loge Anglaise de France. comment l'antique confraternité des maçons artisans s'y est peu à peu transformée en une institution purement philosophique [spéculative). de 1715 à 1719. 118] . dont aucun document officiel ne confirme l'assertion. à la suite. [UD. Loç/c d'Angleterre. BZ. CL. " d ' a p r è s " d anciennes estampes et d'après les premiers livres publiés en France sur la ma' (. 352 . 30 . réfugiés en France. KB. (40) Tous les auteurs maçonniques sont d'accord sur ce point que la première loge parisienne a été fondée «« ou w s 1725. La maçonnerie. 27 . d'après les constitutions et selon le régime de la Grande. CL. en 1837). 43 HA. trois gentilshommes anglais. imprimé pour la première fois à Paris. 21 . A. BB. et qui. comte de sous Saint-Louis. 108 . de plâtriers et do fabricants de mortier. c'est en Angleterre et en Ecosse que la Franc-maçonnerie a pris naissance. RD. le 10 Juin 1766 par la Grande Loge de France. Lord Charles Hadcliffe. (Voir le Livre de» Métiers d'Estiemie Boyleanx. organisa une Corporation de matons.SÛR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 83 nicax que soient les systèmes et quelque séduisante que puisse être la perspeetive déroulée à nos yeux. qui avaient fait. BO. 86 . LES QUATRE PREMIÈRES LOGES DE PARIS Quelques années plus tard. traiteur anglais. de vains efforts. mais.onnerie. B. qui paraît s'être formée de bonne heure en France. JO. des constitutions à une loge fondée à Duhkerque sous le titre Amitié et Fraternité-. le 12 Juin 1726 (40). pour rendre au Prétendant le trône de ses pères. depuis. Elle se composait de tailleurs de pierre. dit-on. 97 . ne tarde pas à se répandre sur le continent d'Europe. au lieu de la date 1726. HA. 36 ." qu'elle travaillait sous les auspices. dans sa forme actuelle. de compagnon et de maître [B. y auraient organisé les premières loges dont l'histoire fasse mention.—cette loge a été. et. JO. 136 et 162 . il est plus sage de s'en tenir aux laits établis et de reconnaître que. 40 . 22]. 97 . 43 et . par le Grand Orient de France. rue des Boucheries [LD. Nous avons vu. Si donc nous ïaoptonB ici. quelques uns d'entre eux nous apprennent en outre. désormais étrangère à la construction des monumens. et avait pour patron StBiaise. en effet. C'est aussi à cette époque que. le 26 Avril 1781.

dans VTîneyelopedie. en 1725. 231]. . sur la défense qui leur fut faite par le Grand Orient de France de s'assembler dans les auberges et cabarets [A. 288]. du moins. . Anecdotes of the Aristoeraey. Il dit seulement : — " F n moins de dix ans. ou en Ecosse. 1 8 5 7 . peut-être. aucun document officiel de la Grande Loge (V Angleterre ne Tpaxlewt d'une telle mission confiée à ce F. 157]. James. si cotte première loge parisienne donnait les trois grades mentionnés ci-dessus. car celles-ci ne comptaient pas de nobles parmi leurs membres. Il est<possible qu'elle ait adopté les Constitutions et IOB usages de cette Grande Loge. A coup sûr. 162 . RD.Cliarpentier. par des protestants orangistes. et cela s'explique naturellement puisqu'ils avaient adopté. 8 0 ) . 43 et 44] comme étant celle do la fondation de la lofe Saint-Thomas. rue dos Boucheries. Londres lS49. dévoués à la dynastie de Hanovre. ne nous permet.H Louis d'Argent. de l'affirmer. vu les difficultés des communications. non seulement presque tous les auteurs diffèrent entre eux. c'est qu'il nous seroblo quo. fondée. A. KB. no fait aucune allusion au nom de la nremière loge fondée par Lord Lorwentwater. par la Grande Loge d'Angleterre à Lord Derwentwater pour constituer dos loges en France [RD. (42) Les opinions sur cette première loge parisienne sont des plus divergentes . d'ailleurs. sous le titre de Loge tsaint-lliomas (4 "2). la première loge de francs-maçons ouverte a Paris.-. en conséquence.. ainsi que le prouve leur décision de 1717 do choisir un Grand-ilaître parmi leurs membres en attendant qu'ils puissent élire lin noble à cette dignité. „ .. les Constitutions imprimées à Londres en 1723. dès le début. traiteur. travaillé sous les auspices de la Grande Loge d'Angleterre.p. la. n'a pu être connue en France avant 1726. alors proscrit comme partisan des Stuarts. fondent.. de compagnon et de maître.—un an à peine avant la formation delà Grande Loge d'Angleterre. on vertu du droit qu'il tenait de sa qualité de maçon de s'unir en loge à d'autres frères . également attache à la même cause. avait été reçu maçon avant la formation do la Grande Loge d'Angleterre. puisque ces Constitutions étaient alors les seules imprimées et que nous savons que la Grande Loge d'Angleterre avait elle-même à peu près conservé les anciens usages de la confraternité et qu'elle n'avait presque rien innové — . Toutefois l'on ne sait rien de positif au sujet de l'adoption. Aucun document officiel. proscrits comme eux. comme on lo sait.84 RËCI1ÉRCHES Derwentwater (-il)) le clievalier Maskelyne et le ï 1 . elle n'a pu être fondée qu'après le 22 Kovembre 1725. (41) Il est impossible d'admettre sans réserves l'assertion de Heboid relative a\ix pleins pouvoirs qu'il prétend avoir été donnés. ce n'est. de Lalande.I. qui se tiennent dans des tavernes. pour leur gouvernement intérieur. Il am-ait. en France. . par la première loge parisienne. le 24 Février 1716 [Burke. des Constitutions et des rituels do la Grande Loge d'Angleterre. aucun autre auteur. 44] . A l'exemple des loges anglaises. assistés de quelques autres Anglais de distinction. Il est plus probable. comme étant la troisième loge fondée à Paris. loge d'Angleterre autoi-isa toutes les loges de son obédience à conférer les grades d'apprenti. mais quelques uns se contredisent eux-mêmes." II cite la loge do Le Breton. un certain James Hector Maclean aurait été Grand-lTaître. 1 1 1 . d'Hep-uerty. . {Maskelene et d'Haguettye suivant l'annotaiQwtÔJiJournal de Barbier. — Suivant quelques auteurs. Lord Derwentwator n'était pas maçon de l'une des quatre loges de Londres. fondé cette logo à Paris. Paris. antérieur à 1732. sans mandat spécial. mais il n'est nullement démontré qu'elle ait. 175]. quo Lord Derwentwater. que plus tard que les maçons parisiens ont eu recours à la Grand' Xw/e d'Angleterre pour faire régulièrement constituer leurs loges.'. Le F. autorisation qui. et dont le frère aîné. avant Lord Donventwator [KC. chez Hure. — . — coutume qu'adoptèrent les loges françaises et à laquelle elles ne renoncèrent qu'en 1787. réputation do cette loge attira cinq " à six eents frères dans la maçonnerie et fit établir d'autres loges. à notre avis.—c'est même probable.—Nous croyons donc utile de résumer ici leurs opinions pour Justifier la nôtre . avait eu la tète trancliée à la Tour do Londres.'. 108 . — à York. — la loge Eebold [OR. qui avait fui Londres à l'époque de l'exécution de son f r è r e [KC. époque à laquelle (voir note 23) la Grande.

u n e patente constitutionoonstilaéG. IV. 1808. à la loge de l'auberge dite du Louis d'Argent. le 7 Mai 1729. Dans ses Acta Latomorum [A. et porte alors le No 78. traiteur. pages 284 et 283. par la Grande Loge d'Angleterre. dit.v Le Breton. et placée sous le No. dans son Histoire des trois Grandes Loges de France. par Lord Derwentwater. la loge No 90 est la loge du Louis d'Argent. le 7 Mai 1729. chez Hure.traiteur anglais. la loge No 90. le 12 Juin.—Dans la liste publiée en 1740 par Pine. imprimeur. il place au troisième rang une loge fondée chez Le Breton. — D'après le Freemason's Tocket Companion. elle porte. . au nom de la Grande Loge d'Angleterre. Le Breton établit. Le Breton. par suite de l'extinction de plusieurs autres loges. Il ajoute qu'une seconde loge fut établie. et il ajoutt. le IV. croyons-nous. connue sous le titre de Saint-Thomas au louis d'Argent. À la taverne " A la Ville de Tonnerre rue dos Boucheries [KG.35. est la première qui ait reçu de la Grande Loge d'A ngleterre une constitution régulière . t. Le Breton en aurait été le Vénérable. à l'auberge du Louis d'Argent. dans son ifùnîoirc Générale de la Franc-Maçonnerie [un. {lion est sans doute une erreur pour louis). des constitutions sont accordées. constituée le 3 Avril 1732. à cette époque. au nom du P. à la date du 7 Mai 1729. Besuchet se contredit lui-même: dans le 1er volume de son Précis Historique (B. à l'auberge du Louis d'Argent . (les patentes étaient alors délivrées. 97) dit que la loge fondée chez Hure f u t ouverte sous le titre de Saint-Thomas au lion d'Argent. Celle-ci lui délivre. faubourg Saint-Germain. 96. par la Grande Loge d'Angleterre. c'est sous son Vénéralat. pages 284 et 285. 1808. — Heboid. par Lord Derwentwater. qui figurent au tableau dressé à Londres on 1735 et que reproduit VHistoire des Cultes . le 3 Avril 1732. le 7 mai 1729. 22]. a changé de rang. avait pour titre St. et sous le No. 98) place au 3e rang la loge Au Louis d'Argent fondée chez Le Breton.ouis d'Argent .90. Thory. sous le titre de Au Louis d'Argent.et Ceremonies religieuses de Bernard Picard. par la Grande Loge d'Angleterre. que la loge s'adresse à la Grande Loge d'Angleterre pour régulariser sa situation. IJ-AITOO-. en 1783. et que la Grande Loge d'Angleterrelm accorda des constitutions le 7 Mai 1729. à cette même date. frmtoo-. rue des Boucheries.-Thomas et qu'elle fut constituée par ce Lord.'. parmi les 129 loges de l'obédience anglaise. p. le 12 Juin 1726. s'appuyant sur une instruction historique adressée. en est le Vénérable Maître. t. et il ajoute que cette loge a été supprimée de la liste des loges anglaises depuis l'institution d'une Grande Loge en Franco. par Lord Derwentwater. tandis que dans le 2nd volume (mî." —Enfin. 87). : " L e s constitutions de cette dernière sont au nom du " f r è r e Le Breton. il a joute qu'en 1726 fut fondée la loge Saint-Thomas. la troisième loge parisienne. Le Breton. 43 et 44. Le Breton. — Boubée (EO. et sousletitre de Saint-Thomas. en 1729. au nom du E. 90 au tableau des loges anglaises que les maçons de Londres firent graver en 17. comme encore de nos jours. publié à Londres en 1736. et. il nous apprend que la première loge fondée à Paris.-. D'autre part. — Bazot (BZ. 27).on 1729. aux noms du Vénérable ctdes Surveillants des l o g e s ) . l e l V . 162]. le premier Lundi de chaque mois. comme Clavel et Eagon.—D'après lîagon. le P. que le nom de la première loge fondée à Paris par Lord Der went water est demeuré inconnu . IV. traiteur. le No. Paris. 1864. mais. à l'auberge du Louis d'Argent. elle se réunit alors tous les Mercredis. au nom du P. il déclare que la loge fondée chez Hure. a été régulièrement constituée par la Grande Loge d'Angleterre. — Consultons maintenant les documens anglais. f u t fondée la loge du T. 70) que la loge fondée chez Huie. rue des Boucheries. rue dos Boucheries. il dit également que. par la Grande Loge de France aux loges de sa juridiction. il place au 3e rang une loge fondée chez Le Breton. par la Grande Loge d'Angleterre. dit-il. à l'enseigne Au Louis d'Argent. le 7 Mai 1729. rue des Boucheries. nous apprend (DT. sous le titre et à l'auberge du Louis d'Argent. Au 7 Mai 1729. par W. 49 et se réunit. sous le titre de Saint-Thomas. qu' elle figure aux états de la Grande Loge de France comme érigée le 7 Mai 1729. édition de Prudhomme. D'après la liste dressée par Cole en 1763. 90 de la liste des loges de la constitution anglaise .—Jouanst (JO.SUR L E TUTE ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 85 Saint-Thomas tient ses travaux chez Hure. '. le 3 Avril 1732. constituée. qu'elle porte loKo. 29) place au sixième rang des loges parisiennes la loge A Saint-Thomas du Louis d'Argent constituée. tableau reproduit dans l'Histoire des Cultes et Cérémonies religieuses de Bernard Picard. constituée. 90. édition de Prudhomme. sous le No. — Comme Heboid. et que. chez Le Breton. Smith.

d'admettre. (43) Heboid désigne la loge du F. 27 .-.-. 44 . sur laquelle nous ne savons rien de positif. ce qui vient encore à l'appui de nos conclusions." la patente délivrée. E n 1765. publiée par F i r m i n Lidot frères. t. chez H u r e . I l ' [ édita VEncyclopédie. lapidaire anglais. . plus tard. 232]. Paria 1837 et 1838. 6e édition. et t . la loge fondée le 15 Décembre 1729.S6 RECHERCHES nolle qui porte le N" 90.tit-fils par " sa m è r e d e Laurent d ' H o u r y . — c: En moins de dix ans.-. nous pensons que la loge fondéei-ue des Boucheries. 50]. L e F . en outre. comme pour la loge du IV. Goustand.. qu'elle n ' a été constituée par la Grande Loge XAngleterre que le 3 Avril 1732 et qu'elle a été rayée par elle le 27 Janvier 1768. selon Clavel et J o u a u s t . et. 173. Goustand sous le titre Les Arts-Sainte-Marguerde et comme ayant été constituée le 1er Décembre 1729. page 301. " la réputation de cette loge attira de cinq " à six cents frères dans la maçonnerie et lit établir d'au<c très loges. en moins do dix ans. soit que l'auberge du Louis d'Argent ait changé d'enseigne (?). attira cinq à " six cents f r è r e s dans la maçonnerie. dans le cours de la même année 1726. L e Breton en f u t Vénérable. 29 . que le F . rue des Boucheries. Dulaure {Histoire de Paris. 158]. (Il est probable que cette radiation a été faite sur la dénonciation du parti L a Corne. p. ED. fondateur. que l'on donne comme étant celle de la constitution de la loge. mort dans la même ville le " 5 Octobre 1779." réputation qui ne nous permet pas d'accepter que le nom de cette loge soit resté ignoré. 97] qualifient le F . BO. se contredisent par ailleurs sur. né à Paris au mois d'Août 1708." [KC.\ M. — soit qu'elle ait changé de taverne. — ces deux loges ne s ' é t a n t pas ralliées à lui).ro. p. et que la Grande Loge d'Angleterre n ' a jamais admis.nde Loge de France [JO. nous savons. Comme on le voit. la première fondée à Aubigny. par le Conseil des Empereurs d'Orient et d!Occident. le 12 Août 1735. Le Freemason. dans la même séance de la Grande Loge d'Angleterre pendant laquelle la Grande Loge de France (La Corne) est reconnue. mais son titre ne serait pas parvenu jusqu'à nous. le 27 Août 1 7 6 i . A.le même point. par LordDerwentwater. JSO. que le nom de la première loge parisienne ne soit pas parvenu j u s q u ' à nous. — " LE BRETON (Andi-éFrançois). ^t. elle nous semble être plutôt celle de la pétition adressée à la Grande Loge d'Angleterre. .(en 1679) de V Amanach Royal.-. est la loge SaintThomas au Louis d?Argent. par J . [Nouvelle Hiogrcvphie Générale. . et la seconde établie à Paris. 96. il est assez difficile de se prononcer entre ces opinions divergentes ." dit le F / . — I l nous est difficile. avecClavel et Eagon. — iNous voyons. de Lalande. outre que deux d'entre eux. d ' a u t r e part. les traiteurs chez lesquels se tien* nent les loges." — Oc fut d'abord la loge fondée. deux loges françaises sont rayées " pour avoir cessé de se réunir ou négligé de se •' conformer aux règlemens de l'association. comme Maîtres de loges. quant à la date du 7 Mai 1729. — P a r l a n t do la loge Les Arts-Sainte-Marguerite.TS et 49 . assurément . l e F. Elle daterait. L a loge du I Groustand suit de beaucoup plus près la loge de Lord Derwentwater. néanmoins. L e Breton de traiteur . L e Breton était imprimeur et qu'il èâitsâtVAlmanackHoyal. V I I I . mais. et. par Goustand.. b. il n'existe aucune trace officielle de cette constitution (43). Morin [RA. He la premiere " loge en France appelée SAINT-THOMAS. sous le titre Les Arts-Sainte-Marguerite. X X X . d e 1725 ou 1726. 43. " imprimeur français. nous apprend.. mais. Clavel dit .— Q u a t r e auteurs [KD. . alors que do Lalande nous parle de •' la réputation de cette loge qui. que les deux loges françaises rayées de la liste des loges de l'obédience anglaise sont celles portant alors les îïos. du 16 J u i n 1S7S. (voir plus loin note 53). Le Breton figure encore comme Vénérable inamovible sur le tableau des loges dressé par la Gra. I l était fils d ' u n conseiller en l'élection de Paris et pe. 300). 34]. mais cette assertion nous semble contredite par De Lalande et les autres auteurs que nous avons cités. à l'enseigne A la Ville de Tonnerre". Quelques auteurs prétendent que cette dernière loge a été constituée par la Grande Loge dAngleterre. en effet. Uhaillon de Jonville signer en qualité de " Vin. L e 27 Janvier 1768. après un examen approfondi de la question. 134 . L e Breton " d e v i n t J u g e Consul^ Syndic de sa Corporation et premier imprimeur du roi. V I . au F. Kebold et Besuchet. .

le marquis de Lomuren. Jouaust [JO. Eitz-Williams. insérées dans les n03 des 7 Septembre 173é et 20 Septembre 1735 du journal Saint James Evening Post. qui jettent un jour nouveau sur les débuts de la maçonnerie parisienne [KO. publié en 1787. Sa Grâce le duc de Richmond. de Puisieux. La seconde note nous signale la formation de la loge connue depuis sous le nom de loge de Bussy : — On écrit de Paris que sa Grâce le duc de Piichmond et le D1' Désaguliers. Yonge. le 20 Novembre 1732. Enfin. Lord Dursley. 322 et 323] . consigné au tableau. etnous retrouvons également le nom de cette loge. du Président Montesquieu. la Grande Loge se réunit sous la présidence du ÏV. 15 Décembre 1729 [TL. par le vicomte Montagu. ambassadeur de Sa Majesté près du roi de Erance. 176]. W. Grand-Maître d'Angleterre [PU. le très honorable Lord Chewton. rue de Bussy . J. il s'y tenait quelquefois des travaux maçonniques en loges extraordinaires : — Nous apprenons qu'une loge de maçons libres et acceptés s'est dernièrement tenue à Paris chez Sa Grâce la duchesse de Portsmouth. du Brigadier Churchill. un des écrivains maçonniques les plus estimés et les plus érudits de l'Angleterre. fils du comte de Berkley. et de Walter Strickland. le D1' Hickman et plusieurs autres personnages anglais et français. le très honorable Président Montesquieu. traiteur. assisté d'un autre noble anglais de distinction. dans la rue de Bussy. " Ici l'érudition de Olavel est en défaut: Le F.S U E LK 1 U T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 87 En 1732 la los^e Saint-Thomas au Louis d'Argent tient ses séances chez Landelle. savoir: Sa Grâce le duc de Kingston. Secrétaire d'État de Sa Majesté très chrétienne. 36] nous apprend q u ' à la mort du comte de Clermont (1771). Etaient présents: Son Excellence le comte de Waldegrave. fils de Lord Walque " l'on no connaît d'elle que son nom. Messieurs Knight père et fils. l'honorable comte de Saint-Florentin. greffier du très honorable Ordre du Bain. ïlughan. TUsquire. nous empruntons au IV. c'est là qu'elle est installée. l'honorable M. ex-Grand-Maître de l'ancienne et honorable société des maçons libres et acceptés. . par une cléputation nommée. des loges régulières de France. Les nobles et les gentlemen ci-après désignés y ont été reçus dans l'Ordre. la première nous apprend qu'en dehors des loges fondées à Paris. C'est sans doute cette loge qui se transporte l'année suivante à Aubigny. ont convoqué une loge à l'hôtel de Bussy. consigné dans nn registre de l'an 1765. de Ed. la découverte récente. le 24 Juin précédent.'. de deux notes fort curieuses. munis à cet effet d'une autorisation signée du Grand-Maître et scellée de son sceau ainsi que de celui de l'Ordre. a reçu plusieurs personnes de distinction dans cette très aircienne et honorable Société. Esquire. avec cette mention : Constituée ? < . chez le duc de Eichmond. 7S]. reconstituée le 29 Octobre 1773 par le Grand Orient de France. Vénérable de la loge Les-Arts-Sainte-Marguerite.

Preston [PR.. — ancien Grand-Maître. . à l'initiation. à la Haye. 120 . mort le 8 Août 1750. en 1732. mort à Paris le 10 Février 1755. CLÉMENT (Pierre). MONTESQUIEU (Charles de Secondât. le 3 Juillet 1733. littérateur. Constitutions de 1738. [KO. LES PREMIERES LOGES LES PROVINCES En outre des loges qu'elle constitue à Paris. à Londres. homme d'état anglais. mort le 8 Avril 1763. mort le 6 Mars 17S9.—Son fils James. à Charenton. Clément. naquit en 1709. fils du marquis de la Vrillière. 125 . sous lo pseudon y m e de Vincent. n 0 127. puis vint à Paris. mort en 1741. A la suite de la cérémonie les nouveaux frères ont offert. 487] est d'avis que le nom véritable est Montagu. I l f u t reçu ministre dans son pays. SAINT-FLOEENTIN (Louis Phélypeaux. (Dictionnaire de la Conversation et de la Lecture. Nouvelle Biographie Générale. M. LI V. de François. comte de). la loge de la 'Parfaite Union. STBICKLAND (Walter). et depuis (1745) Empereur d'Allemagne sous le nom de François 1er. ' . on a de lui : Les Frimaçons (ou les Francs-maçons trahis). — de Lalande nous l'apprend. Siècle de Louis XV. I l e du supplément). d e l à Grande Loge d''Angleterre. " Sa Scigneu" rie nomma. par Lord Chesterfield. en 1740. n é à Genève en 1707. " C'est la loge n o 90. une députation pour constituer une loge à Valen" ciennes et une autre pour installer une loge nouvelle à l'hôtel de Bussy. Colton et M. Le Lorrain.des sept partisans qui accompagnèrent Charles Edouard lors de son expédition en Ecosse (Voltaire. n é au château de la Brède. mort fou. suivant Preston. — petit-fils de Charles I I (voir note 14). X]. Trésorier de la Grande Loge d'Angleterre en 1749. né en 1694. M. n é à Londres le 29 Mai 1701. BEEKLET (comte de). Pair de France. p. né en 1684. duc d').G r a n d Maître. Auteur de VUsprit des lois. . chapitre x x i v ] . en 1725.-. 1844. où Lord W a l degrave lui confia l'éducation de ses enfans. Woodford [KO. f u t Ministre du roi Louis X V pendant 52 ans. 194]. détaché en sa faveur de celui de Picardie. le 18 Janvier 1689. Londres. C'est clans cette loge qu'est initié peu après le duc d'Aumont. À l'occasion de son élection comme Maître de la loge. G r a n d Duc de Toscane. Strickland est u n . etc. [supra 22 et 23]. à Valenciennes (Ma mires françaises) . s'attacha de bonne heure à la Cour et devint un des favoris de George I I . duc de Pichmond. PELHAM (Henri). le F. Entre autres oeuvres. Créé due en 1770. en qualité de D é p u t é . — Lord Waldegrave figure. AUMONT (Louis Marie Augustin. n é le 14 Mars 1716. assista en 1731. vicomte Montagu. la Grande Loge d'Angleterre constitue encore. t. MC. n é en 1705. mort en 1777. M. cette loge porte. parmi les membres de l'ancienne Loge de Westminster. — W . l'envoya. suivant la liste établie par Pine et reproduite dans le Freemasons (44) E n 1773. duc de Lorraine.88 RECaÊRCHES degrave. 1740. époque à laquelle il f u t appelé au gouvernement général du Boulonnais. — change son titre en celui de Loge cl 'Aimont (44). des Lettres Fersanes. — Nons réunissons dans la même note les renseig-nemens biographiques snivans sur quelques uns des principaux personnages cités plus haut : ANTHONY BEOWNE. en ambassade à Paris et à Vienne. le n0 111. un splendide banquet à toute la compagnie. Paris. 286] . Gamier frères. t. WALDEORAVE (James. Walpole. cette oge existe encore et a pour Vénérable le F . ou Montacnte suivant les F F . qui avait grande confiance en lui. diplomate anglais. lieutenant-général. à Londres. élu en 1724. à P a r i s . en 1767. Polham. comte). hyperdrame en un acte. le 24 J u i n 1732. qui en devient bientôt Vénérable. de 1725 à 1740. baron de la Brède et de). celle-ci. Arminger. — I l prit sa retraite à l'avénement de Louis X V I . CHAULES LENOX. Mackey et Mackenzie [MK. [Voir la liste gravée en 1736 et Anderson. f r è r e cadet du duo de Newcastle . entra aux Mousquetaires à l'âge de 17 ans et serrât dans les années de Louis X V jusqu'en 1751. 176] dit . près Bordeaux.

à Brest (6 Novembre 1745). le n" 40. C'est la loge n" 133. L'Heureuse Rencontre. à l'exception du Trésorier. C'est ce qui se pratique aussi en Prance à l'époque dont nous nous occupons ici. 352 . alors Grand-Maître. à Bordeaux (1740). à Cayenne. JJAnglaise de VAmitié. n0 204. KB. Lord Weymouth. le 7 Mai 1765.-. nous apprend le P. le n 0 55. [t les " Maîtres de loges sont renouvelés tous les trois mois." du 21 Septembre 1. la loge Anglaise. n'y peut être élu Maître que s'il a été Surveillant d'un atelier de l'obédience pendant au moins un an. [CL. et. que la durée de la maîtrise se trouve modifiée . 43 et 44 : T$. La Consolante Maçonne. à la Nouvelle-Orléans. mais nous n'avons aucune preuve officielle de cette constitution. C'est ainsi que Y Anglaise. " Tout maçon d'une condition libre est apte à être élu Maître de loge. en Erance. Les Surveillants. de Lalande. en 1770. suivant la liste établie par Cole en cette année . à Pons. tandis que. à Limoges.Bordeaux. installée le 12 Août de la même année . elle porte le n0 118. n. quoique ralliée à la Grande Loge de France depuis le 15 Juin 1772 et au Grand Orient depuis le 11 Août 1771 [LU. sont déclarés inamovibles. A. le n o j 73. en 1754. [PR) 179]. à Paris. en 1793. BD. 27 et 28 . en 1751. en 1770. en 1740. DIRECTION ET COMPOSITION DES LOGES A cette époque.19. y sout choisis par le Maître. ÏL.878.S U R L E TITTT3 É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 89 Chronicle. CL. à . à Périgueux. 39). etc. au préalable.—Ce n'est que plus tard. 162 . En 1735. 108 et TL. 127 . charge une deputation d'installer une loge au château d'Aubigny. 108]. en 1732.-. L!Anglaise. en 1755. un P. L'Anglaise. de Bordeaux. constitue La Française. en 1743. Presque toutes les loges qui s'établissent ensuite à Paris et dans les provinces de France doivent leur institution à ces premiers ateliers qui s'attribuent les pouvoirs des Grandes Loges et délivrent des lettres de constitution. pourvu qu'il ait été. est encore de rigueur dans les loges anglaises . Quelques auteurs affirment également que la Grande Loge d'Angleterre constitue. Surveillant d'une loge. 17. chez le duc de Richmond. dans les loges de la pro- . en 1764. comme les autres Officiers de la Loge. imposée par l'article IV des Anciens Devoirs {supra. 23 et 26 . 29 et 96]. les Maîtres de loges.—Cette condition. L'Anglaise.

—. puissent s'adresser directement. " Cette mesure. parce que nous n'en trouvons nulle trace dans les ouvrages anglais . A cet effet. an dire des écrivains français. le 24 Juin 1730.90 HECTTETICTTES vince. d'ordre donné. Aubigny* 12 Août 1 735 10 — La L. dit-on. aucun signe particulier ne les désigne ici. de Goustand et des ArtsSainte-Marguerite — auxquelles se rallie vers la fin de l'année celle de Bussy. 25 Mars 1688 3 — Amitié et Fraternité. Clavel [CL. mais pour un aii. de Bussy ( d A u m o n t ) . [53 . voudraient se constituer. " eut " pour objet de simplifier et do régulariser l'administra" tion des loges. 1733 9 —• L. — celles de Saint-Thomas au Louis d'Argent. Paris** 15 Dca. Valenciennes* 3 Juiïl. Le fait nous paraît douteux : d'une part. Pour compléter l'historique de ces débuts de la maçonnerie en France. Bordeaux** 1732 8 — La Parfaite Union. [257]. du F. . duo de Richmond. [279] Régiment de Walsh . placés à la suite du nom des loges. les Juifs en étaient exclus. i par la meme autorité.'. et dans leur ordre chronologique. — F 1720 6 — Les Arts-Sainte-Margnerite. en ce qui concerne la députation. Les dates précédées de la lettre F sont celles de la fondation des ateliers . au même atelier reconstitué par une autre autorité maçonnique. aux travaux de la Grande Loge d Angleterre. bien que la masse des frères fût d'avis que les autres croyances religieuses dussent également y avoir accès. No 204. Pa-m *. sous forme de tableau. 1687 2 — La Parfaite Egalité. mais aont m constitution ne nous semble pas i quement prouvée . Groustand. 110] nos apprend que les membres des différentes communions chrétiennes y étaient seuls admis. Ko 127.'. 13 Od. Bazot [BZ.'. une deputation (45) se présente. aux termes des règlemens qui étaient formels à cet égard. 12 Juin 1726 % Avril 1732 5 — La L.T. Lord Derwentwater faisait partie de la députation qui se présenta. iJunherqite** ." dit le F •. 160]. 1729 7 — L Anglaise. du F. quant aux loges dont l'autorité constitutive n'est pas connue. à laquelle les ateliers qui. se réunissent pour établir une Grande Loge 'Provinciale. (45) D'après Clavel.—F. la date de leur constitution est également donnée it l'extrémité des lignes . et que.'." Quant à la composition de ces premiers ateliers. à l'avenir. 1(391 1 — La Constance. 99]. Arras.'. ou que l'on prétend y avoir été en existence avant 173G (f). ÎTo 133. renvoient au No. dans un des tableaux qui suivront celui-ci. les titres de quelques unes des loges existant alors en France. Paris* 1735 LA G R A N D E L O G E P R O V I N C I A L E D E F R A N C E Les trois loges existant à Paris en 1735. l'astérisque placé après le nom de la ville où se tient la loge. nous rassemblons ici. le 24 (t) Les chiffres entre crochets. No 90. Paris. 1721 4 — Saint-Thomas. ils eontinnont à être choisis l'élection.

en 1735. ne pouvait donc lui être utile. 250 . à défaut d'une élection régulière. _ x j J 5 lien V J . dont parle le F . " Des considérations d'ordre politique. et il subit le même sort que son f r è r e . " assure le ÏV. dans son Précis du Siècle de Louis XV. qu'en 1732. et " est le premier Grand-maître qui ait été régulièrement élu . à Paris? Glavel [CL. plus loin. nous apprend (chapitre XXV) que Lord Derwentwater "repassa en Angleterre dès " qu'il sut qu'il pouvait être utile an Prince Edouard " . Mackey. à ce moment. ou qu'il se soit rendu à Rome. la Grande Loge .nota 53) " qu'elle accorde " les constitutions demandées (46). Mackenzie. BR. 119]. d'après Voltaire. ' . 359]. considéré jusque-là comme Grand-Maître. (46) E n nous reportant au passage mentionné plus haut de l'ouvrage de Preston [PK. il ne donne pa's la date do ce voyage.—qu'il écrit Karnwester etque Findelécrit JLornswester [DM. par quatre loges qui subsistoient alors à Paris. " Néanmoins. aux travaux de la Grande Loçje iïAngleterre pour solliciter d'elle l'autorisation d'établir à Paris la Grande Loge Tromnciale projetée [A. " I l s'agit donc ici d'un voyage entrepris à l'époque de l'expédition tentée par Charles Edouard J. bien qu'il n'en ait jamais porté le titre ni exercé les fonctions. " n e permettent pas à la Grande " Loge d'accéder tout de suite à cette demande.-. et qui. sinon le motif réel. CL. Voltaire. dit Rebold.--— j'e provincial en -b rance. Le F. par suite de diverses considérations que-nous allons résumer. le rite écossais [RD. et puisque. 28 . dans la même année. elle adopte. mais cette assertion est contredite par tous les autres auteurs français qui avancent comme certain que Lord H a r nouester a été élu en qualité de Grand-Maître provincial par les quatre loges existant à Paris en 1736. comme le fait observer le F. par un consentement tacite. de Lalande. Derwentwater. 119 .-. Derwentwater. Mackey. que l'orthographe du nom de Lord Harnouester.^ transféra ses pleins pouvoirs a son ami Lord Harnouester et le chargea de le représenter pendant son absence [nn. près de d'autre part. " (47) I l est probable. 179]. en 1736. nous nous demandons quelles pouvaient être ces considérations d'ordre politique. MK. qui ne permettaient pas à la Grande Loge d.-. et on même temps par l'histoire de la Grande Loge d'Angleterre qui ne fait aucune allusion à une semblable délégation de pouvoirs au F. dès le 24 Décembre 1736. soit que les intérêts des Stuarts l'aient réellement appelé à Londres à cette époque. et ce n'est " qu'eu 1743" (voir. en ce qui regarde Lord Derwentwater. mais il ajoute . 44]. il ne repassa en Angleterre que lorsqu'il crut pouvoir être utile au l'rince Edouard nous en tirons cette conclusion qu'il ne se rendit pas. chez le duo de Richmond et.Provinciale projetée s'établit de sa propre autorité . 119] dit : " La tendance politique qu'onS'efiorçait de ' 1 donner aux loges en France avait été. elle chargeait une députation d'installer une loge au château d'Auhigny. 44]. du moins le prétexte " avoué de ce retard. ix O /V O i l U 14 ans | et n avait encore rien tenté en Angleterre [voir note 06] . avait été.SUR LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 91 Juin 1735. en remplacement de Lord Derwentwater qui. " L e vaisseau sur lequel il (Derwentwater) s'était em" barque f u t pris par les Anglais. alors que. Lord ïlarnouester (47) en est élu Grand-Maître. dans s'exprime a i n s i : " Mylord d ' H a r " nouester f u t choisi. . ~ » . Anglelerre d'accéder à cette demande. en Angleterrre où sa tête était mise à prix. elle avait fait installer une loge à Valenciennes et la loge de la rue de Bussy.

in-12. 154]. 247 . ce P. de Novice. CL. Bouillet {Diet. 144 . depuis duc " de Bouillon — [L. pour le 24 Juin 1738. d'après \G Franc-Maçon dans la République.92 RECHERCHES Jacques I I I . 144 . Paris._— DT. dans le cours de la même année. 135 et 136 . p. ne la considérèrent-ils jamais comme obligatoire pour leur pays. 1746. o u r ' : o u r précepteur du Prince de Turenne et des fils de Jacques I I I qu'il " suivit à Eome. Diet. dit qu'il s'établit en France vers 1709 et qu'il prit en 1730 le titre de Docteur à l'Université d'Oxford. vers 1728. 243]. de Chevalier du Temple et. 45 . [EB. de retour en France.*. 98 et 99]. —. ceux & Écossais. Lord Harnouester. Grégoire. •'. menace de faire (48) C'est la première fois que l'histoire maçonnique mentionne les fonctions à.-. ". si ce n'est peut-être dans la loge V Antiquité [MC. en 1736. 32 . 33. F. et suivant le désir manifesté par Lord Harnouester. 532]. Michel André Ramsay. disparaît complètement de la scène maçonnique française [A. 33Z. en leur faisant accepter d'ajouter à la série des grades d'apprenti. Clievalier de l'Ordre de Saint-Lazare (49). (50 .'Orateur cet office n'existe pas dans les loges d'Angleterre et d'Ecosse. dont il préférait le " séjour. " à retourner on Angleterre. La Nouvelle Biographie Générale. . Zélé partisan des Stuarts. 1581) nous apprend aussi que Eamsay fit en 1730 un voyage en Angleterre et fut alors admis à la Société Eoyale de Londres. en Ecosse. avait réussi à établir. 38 . d'Sist. [A. Vers la fin de l'année suivante. non plus que celle lancée plus tard (18 Mai 1701) par Benoit X I V . 18781. RA. interdit sa cour aux seigneurs affiliés à la maçonnerie. le 9 Janvier 1686 . CL. de répandre les hauts grades à Londres. où il fut reçu Membre de la Société Eoyale de Londres " et docteur de l'Université d'Oxford . MK. en 1728. 44 et 45 . à l'instigation de son confesseur et de sa maîtresse. 29 . qui avait déjà. (49) Né à Ayr. 72. 239]. 118 . RD. en 1730. et en comptant le grand nombre de prêtres qui faisaient partie dos loges en France avant la Eévolution. mort à St-G-ermain en Laye le 6 Mai 1743. celui de Hoy at-Arch. près des loges fondées à ParisparLord Derwentwater et autres. A cette assemblée. Aussi les maçons français. MC. pour y prendre le grade de Docteur en droit [F. à cette séance. Paris 1872. — Le pape Clément X I I avait également lancé contre les francs-maçons la bulle " In eminenti apostolatus specula " (28 Avril 1738). il fut en butte à des intrigues de cour qui le décidèrent. elle ne fut jamais légalement proclamée en France. le Parlement de Paris ayant refusé de l'enregistrer. sur le point de quitter la France convoque.Cette assertion est démentie par Kloss qui affirme que Eamsay n'a été en Angleterre qu'une seule fois.. de compagnon et de maître. 118]." sous prétexte que le secret impénétrable de " l'Ordre semblait couvrir un dessein qui pourrait aboutir " au désavantage du royaume " (50). Francfort et Leipsick. publiée par Firmui Didot frères. 23 et 32 . le rile écossais pratiqué à Edimbourg par la loge Scànt-André. qui fut l'objet des plus dures critiques. en 1730. ci. une assemblée pour procéder à l'élection de son successeur . il est décidé que la grande-maitrise sera dorénavant donnée à un maçon français élu ad vitam [KD. et de Giocjr. On peut s'en assurer d'ailleurs en compulsant les documens maçonniques. il devint l'intendant de son ancien élève le prince de Turenne. mais qu'il avait échoué dans son projet. les fonctions Orateur (18) sont remplies par le F. Louis XV. A. en conséquence de ce refus d'enregistrement. Quelques auteurs disent que Eamsay avait essayé. enmjelopcclique d'histoire &a.

B.efcFindel. . qui devait être remplacé par un prince du sang ? Malgré nos investigations. 118. le 24 Juin 1738. BJX 45. en se répétant l'un l'autre. 118 . 30. 52 et 280 . Néanmoins le duc d'Antin. . dans son Histoire des trois Grandes Loges. BO. personnage inconnu. A. . Nous ne trouvons. que les noms des deux loges suivantes. le duc d'Antin. que le duc d'Antin meurt à Paris. peut-on regarder comme vraisemblable que l'Ordre eût choisi pour son premier grand-maître. sans donner sur le personnage aucun renseignement [LD. JO. Il s'exprime ainsi : — Les données historiques et maçonniques sur ce personnage sont fort contradictoires. 45 .SUR LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 93 mettre à la Bastille le Français qui accepterait ce poste.— F L E DUC D ' A N T I N 1738 1740 Tous les auteurs que nous avons sous les yeux disent. 353 . quant à Besucbet. 163 et 236 . Seuls. 145 . Les biographies sont-elles dans l'erreur sur la la date de sa mort. Il n'y a qu'un duc d'Antin. le 9 Décembre 1743. B. Mo. 28 . BB. 73 et 74 . 98 . DT. il n'y a qu'un duc d'Antin. RA. 339 . il avoue franebement l'ignorance dans laquelle on se trouve jusqu'ici sur l'identité du premier Grand-Maître français de la maçonnerie en France. 41. nos recbercbes ont été couronnées de succès et nous permettent de démêler l'imbroglio. 32 et 75 . ED. Plus heureux que le F. 118 . 245]. ou bien ce duc d'Antin avait-il un fils qui aurait été élu deux ans après la mort de son père et qui serait lui-même mort cinq ans après? Enfin. RB. et. H. 13 et 14 . Le duc d'Antin des dictionnaires historiques cesse de vivre en I73f) . MK. 78 et 79 . BZ. après un noble anglais. 99 . 3 5 3 j . 34. grand-maître des francs-maçons. 42 et 141 . ajoute qu'il a été reçu maçon en 1734. Heboid. CL. Besucbet. 38. 12 — La Française [125]. en maçonnerie. St-Pierre (Martinique) . premier grand-maître français de l'Ordre maçonnique. comme " Grand-Maître général et perpétuel des maçons dans le " royaume de France. pour la période 1736-1743. le duc d'Antin. 31 . p. nous sommes dans l'impuissance de décider cette question vraiment intéressante. est élu en 1738 et meurt en 1743. suivant les dictionnaires historiques . Bordeaux." accepte la dignité sans que le roi donne suite à sa menace [A. 30 . 61u. KD.1. le duc d'Antin fils. à Vâge de 36 ans . ou y avait-il en même temps deux ducs d'Antin. probablement constituées par la Grande Loge Frovinciale de France : 11 — La Parfaite Union. CL.

duc d'Antin. " né en 1665. 1857. à lage de 36 ans. voir la Nouvelle Biographie Gén érale publiée par FirminDidot frères. connu d'abord sous le nom de duc d'Ëpernon. il devint maréchal de camp en 1743.94 RECHÈHCHES Le duc d'Antiu. né en 1689. et petite-fille du duc de Montausier. 1 à la place du duc d'Antiti qvÀ vcncÀt do mourir S'1 . (Pour tous les détails biographiques ci-dessus. comte de Clermont. Julie Françoise de Crussol. alors composée des \ énérables de seize loges. page 195). le 9 Décembre 1743. Fait colonel du régiment RoyalMarine en 1727. comme nous l'apprend Findel. c'est à dire le 11 Décembre 1743 (51). né le 15 Février 1727. à Versailles. le 4 Septembre 1757.le 5 Février 1712. mort. De son mariage avec Gironne de Montmorency-Luxembourg. en 1686. C'estprécisémentla date donnée par Heboid etautres. tome XXI. est Louis de Pardaillan de Gondrin. fille du duc d'Uzès. qui venait de se signaler à la malheureuse journée de Dettingen (ol) Le F d c ^ L a l a n d e commet évidemment une erreur en disant : 11 Décembre 1711 . ou plus tôt c'est là mie coquille typographique. et de Marie Victoire Sophie de Noailles (qui se remaria au comte de Toulouse). et le duc meurt bien. la date de la mort du duc d Epernon nous fixe d une façon positive : 9 Décembre 1743. marquis de Gondrin.'. Paris. procède à d'élection do son successeur et choisit pour Grand-3Iaître perpétuel Louis de Bpurbon-Condé. Ce dernier. et petit-fils de Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin. fils du marquis et de la marquise de Montespan. duc d'Antin. à Paris. Louis de Pardaillan de Gondrin. avait épousé. La famille s'éteignit en lui. — le Grand-Maître. L. — avait obtenu le gouvernement de l'Orléanais en 1721. _ y oilà donc le point élucidé .*. Voici la phrase : la vrr. il eut deux filles et un fils : Louis de Pardaillan de Gondrin. LE COMTE DE C L E JAM O N T Deux jours après la mort du duc d'Antin. Grand-Maître des fraucs-maçons. duc d'Antiu. morte le 6 Juillet 1742. " le duc d'Antiu des dictionnaires. Il était fils de Louis. mort à Paris le 2 Décembre 1736. la Grande Loge. s assembla le 11 Décembre 1741 pour procéder à Sélection du comte do Uermont 4 . Pair do France. mort. à lage de 36 ans. né le 9 Novembre 1707. duc d'Épernon. mort à Brème.

XV. B. et avait fait enfermer plusieurs frères dans la prison de For L'Évêque [JO. traiteur. qui célébrait la fête de l'Ordre à l'hôtel de Boissons. et qui. 4 5 . se débarrasse de la gestion des affaires et la confie à des substituts. à 8000 livres d'amende pour avoir contrevenu aux précédentes défenses. appelé d'ailleurs à rarmée( 1744-1747). à peine de 8000 livres d'amende. le 8 Juin 1745. et avait condamné à 1000 francs d'amende un nommé Chapelet. 850]. 3 5 3 e t H E N E I M A R T I N . 2 4 5 . Cependant cette nomination ne préserve pas l'institution des tracasseries de la police. 31]. le lieutenant de police Hénault avait dispersé une réunion maçonnique. Les portes de son cabaret avaient été. LE a r l ' E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 95 (28 J uin 1743) . pour avoir reçu chez lui une réunion de Frey-rnasons. condamné le nommé Leroy. déplus. 399]. à l'enseigne de Saint-Bonnet. avait persécuté les loges pendant la Grande-Maîtrise du duc d'Antin. le 5 Juin 1744. 3 2 . Nous verrons plus loin ce qu'il en advint. mais ces persécutions leur sont plutôt favorables . pour le même délit. avait interdit les réunions clandestines et notamment les assemblées des francs-maçons. avait fait saisir les meubles et ustensiles de la loge. de les recevoir. — le comte de Clermont. à l'hôtel de Soissons. LD. Après la mort du Cardinal de Pleury ( 1 7 4 3 ) qui. Le 27 Décembre 1738. . Le comte de Clermont est installé le 27 Décembre 1743. qui déjà. cette élection. ou aux cabaretiers. Mais bientôtj circonvenu par de secrets ennemis de l'Ordre et effrayé des poursuites exercées contre les loges par le Châtelet. RD. 5 3 .stfli. le 18 du même mois. Histoire de France. — qui. avait fait disperser par une escouade du guet des franca-maçons qui procédaient à une initiation. rue des DeuxÉcus. avait renouvelé les défenses faites aux maçons de s'assembler en loges et aux propriétaires de maisons. le Châtelet continue de rendre sentence sur sentence contre les francs-maçons. du 14 Septembre 1737. notifiée aux loges des provinces. marchand de vin à la E-apée. ils ne s'en multiplient que davantage et se répandent de Paris dans les provinces [A. ennemi de toute nouveauté. murées pendant six mois [A. et aA^ait. est acceptée par elles. par sentence du Châtelet. F.

96 UECHERCHES LA GRANDE LOGE ANGLAISE DE EU AN CE Du 11 Décembre 1743 date l'existence authentique de la Grande Loge . u pour seroir de règle à toutes les loges du dit royaume?' Les dix-neuf premiers articles de ces Ordonnances Générales sont empruntés aux Constitutions anglaises de 1723 et de 1738. le 20e et dernier article qui confirme l'hypothèse que nous avons émise précédemment [voir la note 52] . 2 5 0 ] . ne devînt trop incertaine et trop "chancelante". mais la vieille loge de la ville " d'York et leslogesd'Ecosse. malgré l'autorité des auteurs cités ici. et crée " pour Paris " seulement. arrête de nouveaux règiemens. 1 1 9 . con" fiée à la Grande Loge de Paris. s'il faut en croire certains auteurs qui ne présentent cependant aucun document à l'appui de leur assertion (52). [Voir aussi EÏ. " des Maîtres de loges perpétuels et inamovibles. placée jusqu'en 1 7 5 6 [A. constituée sous le titre de Grande Loge Anglaise de France. elle est alors. R D . mais encore. de Lalande. comprenant les modificalions décidées pendant VAssemblée Générale de la " Grande Loge qui a eu lieu le 11 Décembre 1743. 99]. 1 1 9 . page 196. 4 2 . par la Grande Loge d'Angleterre. CL. cette constitution de la Grande Loue Anglaise de France par la Grande Loge d'Angleterre. 4 7 .. il est ainsi conçu : (52) I l est cependant difficile d'admettre. 13. et BZ. extraites des protocoles des loges. il ajoute :—"Toutes ces loges étrangères sontplaoées sous " lo patronage de notre Grand-Maître d'Angleterre . sous l'obédience de laquelle elle reste. " de peur que l'administration générale de l'Ordre. dans les Constitutions do 1738.d'Irlande. à " l'usage des loges en France. s'attaque à la maçonnerie écossaise . " se sont choisis des Grands-Maîtres particuliers. 179]. appropriées aux conditions locales .affectantVind4pendance.disentils. — La Grande Loge Anglaise fait publier ses " Or don" nances Générales. De cette observation d'Anderson. " ainsi que nous l'apprend le ÎV. nous sommes autorisé à conclure que la Grande Loge Anglaise de France se constitua d'elle même et nous admettons volontiers que lo titre de Grande Loge Anglaise n'a été adopté que pour bien marquer l'opposition que la Grande Logo comptait faire à la maçonnerie Ecossaise et. . en même temps. M E . deFrancevtA'ïi&\ie. en effet. 5 3 . La Grande Loge Anglaise de France révise sa constitution. après avoir donné une liste des Grands-Maîtres Provinciaux nommés par la Grande Loge d'Angleterre pour la représentera l'étranger. BR. si toutefois ce joug exista jamais. Dans les provinces les Maîtres de loges sont choisis tous les ans. en changeant trop " souvent de mains. Anderson la contredit . dont il nous semble que les matons français avaient depuis longtemps secoué le joug. " [PU. non-seulement les arcHves de la Grande Zojre d!Angleterre ne çonthment en rien cette assertion. R A .' pour indiquer qu'ello B O proposait d'adopter le mode do travailler en usage dans les loges anglaises.

.£ çonuerie se lit partout. Alors.SITU LE 11ITK ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 97 " Ayant appris depuis pou que quelques frères se présentent sous le titre de maîtres écossais et revendiquent. s'exprime ainsi : "L'igno" rance est si générale que la majorité des Maîtres et des " Surveillants ne savent pas que la maçonnerie comprend 11 sept degrés. élu son domicile dans un cabaret 1 de la rue St-Victor. et la Loge Générale. 119. on. dans son aveuglement. oc. 264. Le 20 Octobre 1745. entre " autres. et jus" que dans les cabarets." Ce dernier article soulève. aussitôt la publication des Ordonnances Générales. 353. La ma. qui se forment à Paris et dans plusieurs villes de Prance où ils établissent des loges à leur tour [A. "par les officiers attachés au personnel de la maison du Roi . avait. de 17M. énumérant dans la 'Franc-Maçonnerie. dont ils devront porter le costume sans aucun signe de distinction. rivaux de la Grande Loge. s'étant fait délivrer de nouvelles constitutions par quelques Grandes Loges étrangères. dit le P. secouent le joug de leur Métropole française et délivrent de leur côté des constitutions à d'autres Maîtres de loges. afin do maintenir l'union et l'harmonie qui doivent régner entre tous les francs-maçons. 70 . 119]. " l'on " vit avec autant de douleur que de mécontentement " de simples Maîtres de loges se permettre de créer et de constituer d'autres Maîtres de loges. c l . dans certaines loges.IO-A protestations des maîtres écossais . la Grande Logo. les griefs des maçons. et beaucoup d'entre elles. E. Le chevalier Beauchaine. un écrivain. " a assimilé. dit-on. la Grande Loge Anglaise constitue à Paris une loge qui y est fondée. ni). et là il y donnait les trois grades ù . 3éJ. p. La Grande Loge organise aussi des loges dans les provinces. les maçons du 4e degré.". Freemason''s Quarterly Magazine. 45 et 46 . sous le nom de Loge de la Chamhre du Roi. doivent être considérés par les frères à l'égal des auties apprentis ou compagnons. 246 et 247]. aux simples apprentis et aux "compagnons". des droits et des privileges dont il n'existe aucune trace dans les archives et usages do toutes les loges établies sur la surface du globe. elles deviennent des corps rivaux. à moins qu'ils no soient Officiers de la Grande Loge ou de toute autre logo particulière. chez les traiteurs. [LD. 600 . 1853. tant à Paris que dans les provinces. mais ces dernières cessent bientôt de correspondre avec elle . le 11 Décembre 1743.. a décidé que tous ces maîtres écossais. parmi eusse trouvent un aumônier du Roi et plusieurs capucins [b. Besuehet. '• ou les maîtres écossais. Ceux-ci constituent également de nouveaux centres maçonniques.

1744 Dec. 1743 1744 1744 1744 G Nue. comme on peut " croire. par le Grand Orient de France. au donné à l'Atelier dans un tableau précédent ou dans un des autres tableaux qui suivront celui-ci. tenant leurs pouvoirs de la loge Suint-André (de H.\ !J. 1744 (5 Nov. nous complétons cette liste en y ajoutant les noms qui nous sont fournis par d'autres auteurs que nous citons. 1-10 . 1744 (i Nov. nous aurons. Paris 14 — La Concorde. ni). 27 6 6 6 .en 17S7. Lille 17 — Saint-Jean.9S lî ECHKllCll ES " vil prix. celles de la fondation ou du commencement des travaux de la loge. de Kilwinning). M. I l en résulta de tels désordres qu'on ignorait à l'étranger. La lioclidle 15 — Les Parfaits Hospitaliers. Grande Loge Anglaise de France. Ces nouveaux maçons étaient. Noc. 46]. Indépendamment de la Grande Loge Anglaise et des mères-loges provinciales% il s'était aussi établi en Prance d'autres corps constituants. renvoient. si elles sont précédées de la lettre P. Dans la dernière colonne du tableau nous portons en italiques les dates des Constitutions accordées par la Gr. quel était le véritable corps constituant de la maçonnerie française. l'occasion de revenir sur quelques uns des nombreux rivaux de la. à Edimbourg. R. et professant le rite écossais introduit par llamsay [BB. Nov. Briovde 19 — Saint-Paul [253]. bien qu'en 1717 le comte de Clermont eût reçu du roi l'autorisation de porter le titre de Grand-Maître. et même en Prance." [BB. Les N"3 entre crochets placés après les titres distinctifs. En parlant des liants grades. ainsi que nous l'avons déjà dit. Haiut-Quentin 18 •— Saint-Julien. . les noms de quelques unes d'entre elles et nous les reproduisons ici . Nov.] publié. n'ayant pu consulter aucun document officiel émanant d'elle . Perjriynan. Il nous est impossible de donner un relevé exact do toutes les loges constituées du 11 Décembre 1743 à 1756 par la Grande Loge Anglaise de France. clignes D O ceux qui les constituaient. nous trouvons cependant dans le Tableau des Loges régulières [ÏL. 40 et 41]. plus loin. les dates inscrites en texte romain sont celles de la constitution de l'Atelier par une autorité qui ne nous est pas positivement indiquée: ou.\ Anglaise de France . et signalent une reconstitution de l'Atelier : 13 — La Concorde [109]. Loclève 1G — Saint-Jean.

. 1745 30 — L'Heureuse Rencontre [277]. 1744 . . — F 18 Mai 1746 33 —• L'Anglaise. 122] 12 Mars 1750 43 — La Parfaite Harmonie [108]. en 1756. Oaroassoune 23 — L'Union [70]. Brest . (53) rompant. Grande Loge Nationale (?) [ Ï L . 4 Fév. — F . Toulouse 14 Acrd 1745 27 —• Saint-Joseph des Arts [291]. — F en 1746 35 — La Triple Union et l'Amitié. 1746 34 — La Noble Amitié. lut Boclielle 9 Mars 1752 49 — La Parf. (Jifspres '^0 Dec.L ' .— F en 1751 48 — L'Union Parfaite [311]. 27 Sept. Cette. . 14 J u i n 1747 36 — Les Vrais Amis [269]. Toulouse 8 Juillet 1745 28 :— La Concorde Ecossaise [127]. Glenuout Ferrand 7 Mai 1752 50 — Saint-Maurice [309]. Clermont Ferrand 10 Juill. les faibles liens qui la . 1753 51 — Saint-Etienne [296]. . . Paris. Morlaix. . en 1745 32 — L'Amitié [139]. 21 Mai-s 1751 25 Avril 1751 46 — Saint-Julien de la Tranquillité. Lorient en 1744 2-1 — Ij'Anciemio et la Réunion dos Elus. Tours. Ohâlon-sttr-Saône. — F 19 Juill.STFLL LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 99 lin — La Fidélité. Swwmur 12 Avril 1745 26 — Clermont. Paris 47 — Saint-Jean d'Ecosse. Marseille. . Lu JMorc 14 Dec. . 1750 45 — L'Union d e l à Sincérité [312]. en Gommincjes. 1745 31 — La Bienfaisance [236]. et espérant parvenir ainsi à mieux dominer les corps écossais. Ahheville. . 1744 21 — Baint-Joan. . Thiers 5 Août 1754 '52 — L'Aimable Concorde . [B. St-Gaudens. plus tard MèreMère-Loge Ecossaise de Marseille (17 Mai 1762) et Mère-Loge Ecossaise de France (10 Mars 1801).— F. Union de St-Hubert [251]. constituée par la. 1744 22 — IJII Parfaite Amitié. 1749 40 — La Fidélité [287]. 1745 29 •—. 34] . Toulon. [ED. Cognac. Tiochefort en Aunis. Quercy . •— F 5 Sept. Bordeaux. Troyes. eu. à son titre de Grande Loge Anglaise et prend celui de Grande Loge de France. de la Chambre du Roi. 31 Bée. . Besdin 41 — La Concorde [152]. Ht-Bomingue en 1749 42 — S a i n t .—F.J e a n de Jérusalem [267]. 20 Oet. . 17 Mai 1755 LA GRANDE LOGE DE FRANCE La Grande Loge Anglaise. 1748 89 — St-Jean de Jévasalem Ecossaise. . Voiron. 1 Mars 1748 88 — La Vraie Humanité. constituée par VAnglaise de Bordeaux 6 Nov. . renonce. Agde. 1750 44 — L'Amitié et l'Hospitalité. — F. par ce fait. . 17 Oct. Montauban.'. 1 Mars 1749 17 Juill. 20 Août 1747 37 — La Candeur. 8t-Domiiiytie —F. . Montpellier. — F 12 Nov. inquiète de cet état de choses. . 54] . 1745 25 — Saint-Louis de la Gloire. .

d'après la liste établie par Cole en 1770. soit plutût qu elle^ ait cédé aux obsessions du parti La Como. 108 et 109]. 47 j. Xo 304. se choisissent aussi des substituts | BLÎ. les conseils et les collèges des grades supérieurs de délivrer des constitutions. 40 . le 27 Janvier . B.-uix uiu C L U . fondée le 3 Juillet 1733 . in fine. — C est. a u H â v r é . à la' suite de l'établissement des relations amicales dont parle Preston. constituée le 3 Avril 1732. renoncer à tout droit de j uvidiction sur les loges établies en France. compagnon et mailre) et se composer uniquement des Vénérables inamovibles. et Xo 73. pa^e 273] nous apprend qu'en 17(0. s'était débarrassé de la gestion des affaires maçonniques et l'avait confiée à des substituts [ED. elle avait encore sous sa juridiction )os loges suivantes. 'Elle déclare ne reconnaître que les trois grades de la maçonnerie de Saint-Jean {apprenti. Xo 484. à la Grande Loge d'Angleterre [A. Cette proposition fut". mais Wcn <li! la tteindo Logo rivale engeo sous le memo titre ( Grnnclc Loge de Franco) p a r les dissidents de la faction L a Corne. La Grande Loge est néanmoins impuissante à anéantir aucun des pouvoirs rivaux. au Havre. fondée en 1700 .LU IXa\ 10 l a L . fondée le 12 Août 1735. 1770. 47 et 48 .1768. No 482. "DÏ. 78]. ' . et qu'à la inême époque. obligé de se rendre à son poste à l'année d'Allemagne et des PaysBas (1744 à 1747). X I . ED. les chapitres. 45]. que la Grande hngr d'An^lrterrc. 1mFurfaUc Jlarfiionie. puisque ses xrav. et les hauts grades pénètrent dans presque toutes les loges [KB. la Grande Jjotjc d Aufflc/et i c constitua. Elle ne peut empêcher les loo. pa*?0 86). les premiers seio-neurs tic la cour. à Paiis. et le projet de traité relatif aux juridictions territoriales semble avoir été abandonné presque aussitôt sa conception. eiîoctivomcnt conçu le projet d. Xo 310. et Ko 331. ainsi (lue nous l'apprennent le Frccmasoii1 s Chronicle [No d u ' i l Septembre 1878] et le Freemason [vol. nous l'avons vu. 47 . qui avaient accepté des dignités maçonniques sous le prince.es. Xo 3Ï2. Le comte de Clermont..H Grenoble. CL.suivant quelques liistoriens. car le même journal [vol. à Aubigny — (voir précédemment note 42. à l'auberge ayant alors pour enseio-ne A In Ville de Tonnerre.M'N-n RI-V-OMI il'. La Parfaite Harmonie. le comte de Clermont. RA. présidant les loges régulières établies à Paris. qui. clialeu'• -IT I 1T' 1 T . 143 . HA. soit qu'elle ail. page 301]. le désordre et la confusion continuent. "Bientôt elle tombe elle-même dans une complète anarchie par suite de l'insouciance du Grand-Maître. raya do ses contrôles.nvo F L I O A r'nii\//f/ffini/x.70 .. u ^ M'dirons plus loin. 120 . X I . CL. sans doute. à Valenciennes. s'était fait suppléer tout d'abord Ll u Loge de Fronce dans lesquelles elle exprimait le désir d'entretenir une correspondance régulière avec la Grande Loge d'Anf/lcterre. les deux loges suivantes: Xo 49. A son exemple. établies en France : Xo 55. .1 0 0 RECHEKCIIES rattaelient encore. L'indépendance des maçons isolés. E n tous cas. L® Sagem. à la tête desquels elle place le Grand-Maître ainsi que ses représentants. 37 . cette alliance n a pas ete de longue durée. . nie des Boucheries.

il semblerait que le comte de Clermont s'était choisi un député avant le F. L'insouciance du Grand-Maître et l'audace de son représentant particulier font naître un schisme. 34 et 37]. dans l'année qui suivit la consliUition de la Grande Loge Anglaise de France. il dit [page 228] : — le pourvoyeur de ses amours clandestins. 46]. il se fait décorer des liants grades et se met à la tête de l'administration. le rendit maître absolu de l'administration maçonnique. Les hommes honnêtes. 253). sous la dénomination de Sichfititut particulier du tirmuL-Mcvltre. député grand-maître des loges de France. le comte de Clermont se disposait à donner à M. — par M. dit encore: " Depuis l'introduction du nouveau code saricé du moins. maître à danser. La Corne (54) Clavel est plus énergique . en obtint le titre de son substitut 11 particulier.STJU L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 101 on 1744. 79. 247). brave tous les murmures . " D ' a p r è s ce document. mais quel est ce La Cour ? — F i n del (P. publiés peu après cotte date. ils donnent leur démission ou cessent de prendre part aux travaux [B. n.-. Sur les représentations qui lui sont faites.] dit . Irrité de cette insurrection. refusent de le tolérer o ^ comme chef . parvint à lui arracher ' un titre qui. Plus coupable que le prince du sang. Le marchand de Jiic-jlacs. 33]. il semblerait que ce f û t eu 1744. le 11 Décembre 1743. Baure un successeur plus digne de sa confiance lorsque le maître de danse La Corne. en sa qualité de Vénérable Maître de la Loa-e La Trinité. Baure. [ B . HA. banquier [A.-. Nous partageons plus volontiers l'opinion des deux premiers. — quelques mois après son élection. complaisant agent des affaires secrètes du prince (54). . ayant " cul'occasion de se rendre agréable au comte de Clermont. 33 et 3 4 ] celui-ci se montre peu jaloux de mériter l'honneur qui lui est fait . de bonne compagnie. gïmd-maUrc par délégation. l'indigne et puissant chef de l'association. 56. il s'empresse de prendre possession de sa dignité. L'inconvenance d'un pareil choix excite autant d'indignation que de douleur et motive de la part de la Grande Loge de respectueuses observations qui ne sont pas écoutées. Baure. RD. dont le F. comme l'appelle liagon. T h o r y [DT. — " L e nommé La Corne. dit Besucliefc. 48. 34 . qui avaient pu tolérer la participation de La Corne aux travaux de la Grande Loge. avec leur appui. après avoir analysé les lièglemens adoptés p a r la Grande Loge Anglaise de France. I l peuple la Grande Loge de ses créatures et devient bientôt. il se dispense d'assembler la Grande Loge. en l ' a i d a n t d a n s quelques " réunions secrètes. La Grande Loiîe refuse de reconnaître La ('orne et de s'assembler sons sa présidence. Findel aurait involontairement dénaturé le nom ? — Suivant Clavol et Thory." — Eindel (p. c'est seulement vers 17G1 que le comte de Clermont nomma L a Corne comme son substitut particulier : d'après Besuchet [u. " LA Corn. Serait-ce iL« Corne. en reproduit ainsi les dernières l i g n e s : " Les ordonnances ci-dessus ont été oon" frontées avec l'original par nous. destinées ù initier des femmes.

fixée au 24.102 RECHERCHES réunit alors quelques Maîtres de Loges qui font trafic des initiations et qu'il recrute dans les cabarets (55). en 1762.-. mais toujours audacieux. à révoquer La Corne et à nommer à sa place le IV.' 228]. annonce cet heureux événement à toutes les loges de Prance . 79 . etc.presque tous son nom en l'appelant Chaillon de Joinville ou Chaillon de Jonville. ils dénaturent même . mais une douzaine d'entre eux.] appelle " vouloir et chercher le " progrès dans les institutions humaines " r ( 5 6 ) AUGUSTIN J E A N FRANÇOIS CHAILLON DE J O N V I L L E . f u t l'un des douze délégués pour le j ugement de l'illustre La Chalotais [Biographie Universelle. et doyen des maîtres des requêtes. Paris. Tout récemment. L'haillon de Jonville . CL. La Corne ranime alors le zèle de ses partisans qui. 101 . ancien avocat au Parle- ment de Paris. Humilié. Ces libelles servent de prétexte à la Grande Loge qui menace d'exclure de son sein les membres de la faction. 12. Une réconciliation est opérée le 24 Juin 17G2 et les deux corps se réunissent avec l'intention de ne plus former désormais qu'une seule Grande Loge . et se retirent de la Grande Loge. Ce choix est généralement approuvé . Purné. conservant leur (55) Serait-ce là ce que le Ï V . en qualité de Substitut Général [A. le Î V . en protestant contre les élections [A. CL. Thévenot [TV. Les anciens maçons. . né à Bruxelles en 1733. Ils se concertent pour les remplacer dans leurs offices lors des élections triennales qui doivent avoir lieu en 1765 [RD. 86]. appartenant à la noblesse. cependant. Les deux Grandes Loges constituent des loges amovibles et des Maîtres inamovibles. RA. 228]. mort en 1807. mais sans nous rien dire du personnage. Quelques-uns se soumettent. 34] a rétabli l'orthographe du nom. BO. 50J. mais cette réconciliation dure peu. 48 . et forme ainsi une seconde Grande Loge composée d'hommes de bas étage [RD. Chaillon de Jonville (56). au barreau ou à la classe la plus élevée de la bourgeoisie se voient avec peine confondus avec des artisans sans éducation ou avec des hommes mal famés et peu faits pour diriger les travaux de la Grande Loge. Thevenot [TB. Le désordre est porté à un si haut point que les représentations les plus sérieuses sont de nouveau faites au Grand-Maître qui se décide enfin. àmoins qu'ils ne les désavouent. 50 . de nouveaux règlemens sont arrêtés et une circulaire de la Grande Loge. Aucun dos auteurs maçonniques que nous avons sous les yeux ne donne de ronseignemens biographiques sur le P. datée du même jour. on se partage les offices. 1833). les esprits se calment et bientôt les deux Grandes Loges se rapprochent. refusent d'assister à la fête de l'Ordre. en 6 volumes. n'ayant été élus à aucun poste aux élections du 2 Juin 1765. contre laquelle ils publient des pamphlets injurieux.

Cav. B . l'autorité donne ordre à la Grande Loge. leurs nomssontenvoyés.divers régimens dont nous donnons les noms en petites capitales afin d'éviter la répétition du mot régiment. Dans le tableau suivant. Perpignan. la Grande Loge s'assemble pour célébrer la fête de l'Ordre qui. . rendus contre eux. des Loges Militaires attachées à . . 229]. de cesser ses assemblées [A. 1758 58 — 59 — 60 — 61 — 62 — 63 64 — . n'avait pu être célébrée le 27 Décembre 1766. signifient Infanterie.. A la suite du nom du régiment les abréviations : Inf. le lendemain. KA. q ue ne protège guère plus le comte de Clermont. HA. [IID. Strasbourg. nous mentionnons. ils se livrent à des violences . 54] 17 Juin 1757 La Sagesse [297]. 228 . 1 Mars 1756 L'Union Rétablie. 1756 Le Bon Zèle. sont rayés par décrets des 11 Juillet et 21 Décembre 1765 [JO. Nous rencontrons ici. en même temps que le jugement. Garcassonne. pour la première fois. 44 . les Ateliers constitués de 1756 au 4 Février 1767. Bennes 24 Juin 1758 Sninte Geneviève. Bunlterque. dont la reproduction nous forcerait quelquefois à employer inutilement deux lignes. 53 54 55 56 57 — — — — — Amitié et Fraternité [3. 53 . 87 . et les déclarent déchus de tous leurs droits . depuis sa malheureuse campagne de Hanôvre (1758). 54] 27 Mars 1758 Los Commandeurs du Temple. CL. 2 . de Sartines. Sur le refus positif qui leur est opposé. 1757 Saint-Jean d'Hérédon de Sainte-Geneviève [240].— F 23 Août. les 5 Avril et 14 Mai 1 766.. 160]. Les frères bannis l'année précédente se présentent en masse et pénètrent malgré les gardiens du Temple. qui.—F. 24 Juin 1758 La Parfaite Union [280]. Drag. Dragons. 35]. Paris 17 Janv. 1766 La Parfaite Amitié. Le 4 Février 1767. Marennes. Us jettent le trouble dans la séance et demandent impérieusement à prendre part à la solennité. Toulouse 10 Jnill. 90 et supplément. date delà dernière séance de la Grande Loge de France. Cavalerie. à toutes les loges du royaume [A. Straslourcj 17 Janv. et. Deux nouveaux décrets. les bannissent des travaux de la Grande Loge et de l'association maçonnique. CL. toujours avec les mêmes indications que précédemment. Navies 6 Mars 1757 La Concorde. paraît-il. 1757 La Parfaite. [BD.. avant sa suspension. I/ijon 21 Nov. 1767 L'Union. le bruit de ces dissensions intestines étant parvenu aux oreilles de M. 52]. Paris 24 Dée.SUR LE ILITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 103 attitude hostile. des voies de fait ont lieu. ne reparaît plus à la cour et n'a plus qu'un bien faible crédit.

. Si-Jean d'Angély 18 Mai 1704 114 — Saint-Amable. Mcnilrmll-siir-Mer 18 Août. • . — F 2U Déc. . Nancy — Saint-Jean. Buy eux. 1 /(>1 — L'Union Parfaite [242].JIT?'». Metz 10 Mm 1762 — La Concorde [172] Montaulan en Quercy. Sheims 93 — La Famille Unie [275]. 1761 I Aoûl 1701 — La Double Union [237]. 54] !•-> Janv. . SAIXTOXGE. Lyon 5 Fév. Ile cl'Oléron 29 Avril 1764 112 — Saint-Guillaume.—F. Lilht 16 Juin 1764 . Le Château.". 394] 19 Juin 1762 19 Juin 1702 92 — La Triple Union. .K. Vire 4 Mai 1764 113 — L'Égalité [286]. 1 7 0 1 8 3 — S a i n t . en 1701 10 î l / w s i 7(i2 Injon 18 Juin.0 5 ] . 20 Mai 1762 1 .'.— F.La Constante. ROYAIJ MABIKK. 1 / i>l —. flray. Paris 21 Mars 1704 1 1 0 — La Parfaite Harmonie. Kesle.> Mars 17GO 07—Saint-Alphonse des Amis Parfaits de la Vert u [228]. Sedan 24 Juin ] 702 94 — L'Espérance. Alençon 10 Mai 1763 100 — La Parfaite Amitié.J o s e p h . — F 6 Août 1702 95 — Saint-Charles. 54] 19 Dée. HAINAULT. 78 79 80 81 82 84 85 86 87 88 89 — Les Vrais Amis. Maestriaht. réunis. [B. Montpellier 31 Août 1703 104 — La Constance. 1700 7 2 — L a Tendre Fraternité. Inf. BOLFRBOXXOIS. Lyon 5 Janv. Toulouse 10 Mai. 20 Déc.— F 22 Mai 1764 115 —• La Militaire du Bourbonnois. Moissac. I / f / . Lorient 17 Dec. [RD. Aihevillo 26 Janv. 1700 69 — Jeanne d'Arc de la Parf. 91 — La Parfaite Union. Toulon — La Parfaite Union. Tuf. Parut. V I V A BAIS. Condom. Lyon 18 'hall. Pans 23 Mars 1760 68 — Saint-Pierre de la Martinique des FF. — F . 28 tylars 11 Ii2 — Les Cœurs Simples do 1 Etoile Polaire. 1762 96 — Saint-Jean. [BD. . Paris . 1763 99 — Les Cœurs Zélés [299]. . 1701 75 — Les Cœurs sans fard et la Constante Amitié. • . Prtrts. Suisse. 1 7 6 2 9 0 — M o n t m o r e n c i . . Tuf. . — F 28 Sept. CORPS ROYALDB LAMAKIXK 2 0 Avril 1 7 6 4 111 — Les Vrais Frères [254]. Lille 19 Dec. [ED. Unis. en 1763 108 — La Parfaite Harmonie [43]. D A I ' H I I I X . en 1 7 0 0 73 — Saint Louis de la Martinique des FF. • 3 A ml 17(>2 — Les Frères Discrets.104 RECIIE-RCHES 65 — Ln Parfaite Union. Béarnais 2 Oct. Martinique.— F. 11 Janv. 1703 1 0 1 — Sigismond-Luxembourg. 1763 106 — Saint-Charles des Amis Réunis [283].i Juin 17<'l 7 7 — GRANDE L O G E PUOVIXCIAI. Vu m: i. Caeu • 8 Mai 1761 76 — La Noble et Parfaite Unité [272]. l. . Paris 74 — Le Glaive d'Or. .:. Orléans. H A RNAUT/R. 2 Juin 1703 103 — Les Amis Réunis dans la Bonne Foi. 1700 70 — L'Union [23]. hif 1" -Avril 17o9 C6 — L a Parfaite Union [ . . Charleville '2 Ifni 1702 14 Mai 17t>2 — La Vraie Lumière [243]. 1763 98 — Le Parfait Silence. 5 Juin 1764 116 — La Vertu Triomphante. 1 702 97 — La Sag'esse.L u x e m b o u r g . 17 Dec. Blois 5 Dec. Bade:. 1 700 71 — L'Union Indissoluble. 54] 23 ÎSTov. Inj 1 Juin 1 7 0 3 102 — St-CharlesdesAmisBétmis [290]. 17C4 109 — La Concorde [13]. 1763 107 — Les Frères Réunis [126] St-Domingue. 1763 105 — La Vraie Union. . [107]. Paris •— La Sincérité. 1761 [293]. Jiiom. Inf. Saintes .Union [246].

— F .[3. 1764 •110— La Parfaite Union. 26 Fév. 2 Jnill. Gaen 16 Sept. 1766 126— Les Frères Réunis [107]. 1 7 6 4 1 2 1 — Saint-Pieiïé du Parfait Accord. 4 Jnill. 1765 151 — La Persévérance [305]. Paris. 17()6 1766 1766 1766 . Grenoble 1 Mars 1 7 6 6 155 — Saint-Lazare [281]. Paris 14 Mai 1766 158 — La Parfaite Egalité. 5 3 ] . . Bt-Bomimjue 26 Nov. Valence. Bunlcerque 1 0 Juin 1 7 6 6 1 6 1 — Saint-Alexandre [ 2 5 2 ] . Arra* 7 Jnill. . 1 Cet. 2 1 Mai 1 7 6 5 1 3 7 — L'Union Parfaite [ 2 6 8 ] . 1765 28 Bée. Rheims. 1 7 6 6 169 — Saint-Michel de la Paix.. 10 Nov. 4 Nov. Lyon 26 Nov. 1 7 6 5 148 — Union et Fraternité [310]. 23 Dec. 1765 12 Août 1765 141 — Saint J ean des Arts [259]. Mrmbpurg 1 7 Oct. 1 0 Sept.}]. 3 A o û t 1766 165 — La Parfaite Union [266]. — F 5 Nov. Martinique 1 2 Bée. Luettes 7 Mai 1765 135 — Les Cœurs Unis [306].LOX. . . 1 Janv. Bordeaux 24 Juin 1765 140 — La Tendre Fraternité [241]. Ttoaen . Crespy en Valois 2 Sept. FLANDRE. 1765 1 4 7 — La Tendre Fraternité. Lille lit Jnin 1766 163 — L'Egalité. 1765 149 — La Sagesse. Paris. Pont-Aiidemer 152 — La Concorde [41]. Jlayonne 1 4 2 — La Vertu Triomphante [ 2 7 1 ] . . Nantes 3 Juin 1766 1 6 0 — Amitié et Fraternité [ 3 . 1 7 6 4 1 2 2 — La Paix [278]. .07]. Besançon 21 Mai 1766 159 — Saint-Germain. 30 Mars 1766 156 — Saint-Jean des Arts de la Régularité [302]. Montpellier L'. constituée par IVL^Zoise de Bordeaux. Inf. 1766 l o 4 — La Parfaite Union. Perpignan 20 Avril 1766 157 — L'Etoile Polaire.24 — La Bonne Intelligence. St-Bominrjue en 1765 153 — Antigne. St-Brieuc . Sar-MiMs 20 Mars 17(55 21 Mars 1765 120 — Les Amis de la Vertu. ..SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 105 117 — St. 1?66 127 — La Concorde KcoBsaise [28] Tours 6 Mars 1765 1 2 8 — La Bonne Harmonie. Muntpeilier 2 1 Mars 1 7 6 5 131 — La Fidélité. 1765 150 — La Parfaite Union. 168 — La Parfaite Union.'J — IJ Anglaise de l'Amitié. Maçon 28 Bée. Taries . MOUSQUETAIRES. 1765 125 — La Française [12]. [KD. Montpellier 10 Jam. 1765 144 — L'Amitié Indissoluble. . 167 — Les Cœurs sans fard et la Constante Amitié [75]. St-Domintfue.Christophe do In. 1765 145 — La Parfaite Réunion.— F 7 Mai 1765 134 — Les Cœurs Unis. Alençon. 54] 24 Mars 1705 11 Avril 1765 132 — La Triple Alliance. 1 7 6 5 143 — La Parfaite Amitié. Guadeloupe. . Ile de la Grenade. Dauphiné 27 Dec. Paris 12 Dec. Paris 1 3 0 — La Vraie Humanité. COUPS ROYAL D'ABTILLEKTE. Dinan {Prêta ij ne) . 5 4 ] . [ED. Glermont-Fcrrand . Tuf. Jlurdeaux 1 Fév. 1 Oct. 4 Juin 1765 130 — L'Amitié [32]. Paris 7 Mai 1765 1 3 6 — L'Union Frat. Forte Union [27. 1765 146 — David.—-F. . Gaen 12 Dec.. 1766 1(54 — H e n r i I V . Anc/oulème 12 Got. Tournus (Bourgogne). 4 Août 166 — Saint-Lonis. I r e Cie 1 4 Jnin 1 7 6 6 162 — Les Amis Réunis. . 1764 1. Lons le Saulnier 17 Jnill. 1764 123 — La Tendre Fraternité. Périr/ueux. 1764 l i« — L'Amitié. 1764 1 2 0 — L'Amitié [ 2 7 4 ] . CÔBVS ROYAL DU GKXIH 3 Juin 1 7 6 5 138 — L'Ardente Amitié. Tarascon. ROYAL ROI SSII.

du comtat Venaissjn . à cet effet. lui envoie un exemplaire de ses ConstihtLions.'.'. 1767 182 — Les Frères Zélés. — et. . 1766 177 — La Parfaite Union. et charge une députation de la visiter. sous le titre usurpé de Grande Loge de France. — F. a délégué à trois d'entre eux •— les PP. L. emprisonner et qu'il exile enfin à Blois. ignorant ce qui se passe en Pranoe.. LYONXOIS. 1766 174 — Les Cœurs Unis. 1767 183 — LaMadelaine. Hte. L. Les Andelys. pour ce délit. Cette inaction forcée favorise les desseins des Lacornards : réunis d'abord. Tut 4 Fée. 1766 172 — La Concorde [89]. L. Ec. 1 Oct. Nantes 16 Nov. dans un local isolé du faubourg Saint-Antoine.". . 1766 175 — Les Cœurs Unis [248]. et pour attirer les loges à eux. Ils tentent tous les moyens pour se faire reconnaître à l'étranger et en France . obligée de cesser ses travaux. 1766 1 7 3 — L'Amitié. les assemblées de la Grande Loge ne sont reprises qu'en 1771. 8 Jane. ils s'adressent à la Grande Loge d?Angleterre (voir note 53) qui. ep Barrois 4 Fée. 1766 179 — Saint-Jean d'Ecosse de la Vertu Persécutée.'. [BD. 1767 181 — Les Frères Unis. Folù/ny (Frnnche-OortUé) 15 Nov. chez le IV.106 RECHERCHES 170 — La Sincérité. 1767 SUSPENSION DES TRAVAUX DE LA GRANDE LOGE L'exercice légal de l'autorité maçonnique se trouve ainsi suspendu pendant quatre ans.'.. Limoges 4 Fée. Montargis 4 Fée. Blaye 15 Non. s'incorpore à la M. .'. se déclare indépendante et s'érige pins tard en M.". 1 7 6 7 185 •— Le Parfait Silence. ils continuent clandestinement leurs travaux. plus tard. Besançon. 1767 186 — Saint Germain. — F en 1766 180 — La Parfaite Cordialité. — que. le gouvernement fait arrêter. ainsi que nous le verrons plus loin. Labady. En même temps. — tous . . Norm. 1677 1 8 4 — Paix et Union [300]. 1766 171-—La Vraie Vertu. Moutamhn en Querey 12 Oui. Ligny. 1766 176 — La Fidélité. Aiimmuj {Vimrais). Ec. . Dur et et L'Eveillé. de Marseille. siégeant à Paris (Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social). Oompœgne éFée. Bergerac 15 Nov. . iSc. de France. car. Strasbourg 4 Fée. Besançon 1 Od. le 18 Août 1776. et constituent des ateliers à Paris et en province. accepte d'entrer en correspondance avec leur prétendue Grande Loge. Pény. 54] 15 ÎTov. en Octobre 1767. Dieppe 15 Nov.. Aciymm . au commencement de 1768. 1766 178 — Saint-Louis. ils répandent en Prance des circulaires imprimées dans lesquelles ils annoncent que la Grande Loge de France.. constituée par la M.

166). Perpiçtnan 1 Mai 1767 St-Jean du Croissant. surprises de retrouver ces trois noms sur les listes des frères exclus. 82 . t. Nouvelle Biographie Générale.. Août 1878. 88 et t. 90 et 95 . Brest de Ja Chaussée. Bouillet. qui nous donne l'heure même de la mort du prince. En 1770. 2 J u i n 1767 La Parfaite Sincérité [288]. Paris 15 Janv. 1854. p. DT. 1767 L'Union Parfaite de la Persévérance {Monde Maçonnique. s'adressent au iV. car. C'est ainsi que les tentatives et les projets des frères bannis sont paralysés pendant quelques années [A. c'est une erreur qu'il est facile de rectifier. qu'on leur a précédemment envoyées. garde des sceaux et timbres.. et de quelques autres frères. . Paris. il expédie à toutes les loges de Prance une circulaire pour les prémunir contre les tentatives des frères bannis qui veulent se mettre à la place de la Grande Loge. 229]. Cliaillon de Jonville qui. 1813 et 1819. de Tocqueville: Histoire de Louis XV. Font de Vaux. I I pages 411 to 419]. 1768 — — — — — — — — (57) Le comte de Clermont. LA SARRE. Quelques loges. 27 Mcd 1767 La Parfaite Amitié [270]. Ferpicjnan 16 Dec. Dijon . X X I I I . Peu de temps après. Quelques auteurs le font mourir en 1770 [Biographie universelle anoienne et moderne. Paris. le Dimanche. quelques anciens officiers et quelques frères se rendent à la convocation. né le 15 Juin 1709. 434 . Paris. biographie universelle en 6 volumes. Oonti et Maupeou . Dictionnaire universel d'Histoire et de Géographie) . Inf 15 Nov. a. Une assemblée est convoquée pour le 28 Février . 1767 Les Frères Réunis [264]. assisté du F. Nous donnons ici une liste des loges fondées ou constituées pendant la suspension des travaux de la Grande sa Loge de France. continué à correspondre au nom de la Grande Loge suspendue et à signer des patentes de constitutions et des diplômes [JO. de son côté. ils se retirent. ci. d'une maladie de langueur. 35]. p. IX. tant par cette dernière que rivale. 1833 . que se signa la protestation des princes du sang contre le parlement Maupeou. Marseille 27 J u i n 1767 La Pureté. est mort à Versailles.SUN LE LUTE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 107 ses droits et pouvoirs. d'autres sources nous apprennent que c'est chez lui. la Grande Loge tente inutilement de reprendre ses travaux. ne se trouvant pas en nombre suffisant. indépendamment de Collé. . installé le 23 Janvier 1771. à six heures du soir (Mémoires de Colli?). Eirmin Didot. t . Michaud frères. — le comte Clermont meurt (57). et délivrent des constitutions en son nom. en Bresse. 1855 et 1801: articles Clermont. 1768 195 — Les Amis Réunis [262]. alors mourant. de Février 1767 au 16 Juin 1771 • " 187 188 189 190 191 192 193 194 La Vérité [230]. Romans 2 Fév. mais. F u m é . Celui-ci s'empresse de les désabuser : le 8 Octobre 1769. — le 16 Juin 1771. Saint Domingue 1 Mars 1767 L'Egalité [263]. p. 16 Juin 1771.

Vraie Fratei'vuti'. 214 — Les Frères Réunis. 221 — L e s Amis Réunis. faisant partie du vieux minutier de M. I»/. Ve de Mn-rle G'dlande. Glmmhérij 219 — Saint Pierre. et sollicitent son appui pour obtenir du duc de Chartres (58). Oastres 220 — Saint Louis [247].'. en son he V A dmimstrateur-Général élu par la Grande Loge de Franco. CHASSEURS DUS CÉVENSES. 1/09 5 Nov. 17(58 1 .Wv. . . 170H ! Mai 1^09 1 J u i n 1/09 l i . — F 210 — St-PKilippe de la Concorde [292]. de Montmorency. Lu. 54]. 1770 10 ilur/i 17/0 20 Mai 1770 20 Mai 1 / 7 0 20 . . 54]. dans son Dictionnaire Critique de Biographie et d'Histoire (page 815). l u j 200 — Jérusalem. . notaire. . 1/08 4 Nov. . I 709 30 Dec. G-UYEXXH. Bourg en Bresse 203 — L a Parfaite TJmon [246]. 1770 11 Juill. 1/09 23 A oc. jusqu'en 1789 et sous le titre d'Administrateur Général. Narhoune 202 — Les Elus [249]. Thory [AA. Lisreitx. Lancjon 223 — St-Louis de l'Union. M. . interdite en Février 1767. CL. et dont le role semble assez 37]. AAijers. Pari* 200 — Saint Jean de Dieu. 1770 20 Août 1770 8 Bec. A U V I I I R G K K . . 1770 11 Fev. Le Puy. [TÎD. Vernon '. 217 — La Bonne Amitié. en Vivara is 209 — L'Amitié [235]. Jal. LOGE DE E R A N C E A la nouvelle de la mort du comte de Clermont. Marseille 212 — La Parfaite Union. 11)7 — Saint Jean d'Ecosse. le véritable Grand-Maître. 1 770 23 Mars 1771 23 Avril 1 7 / 1 10 J u i n 1 / 7 1 15 Juin 1 7 / 1 100-—La. 169 et 160. Qnimipereorentoii. guillotiné à Paris le 16 "brumaire au I I (6 Novembre 1793). Bayonne 211 — La Réunion des Elus [301].10 Jiull. prévue d'ailleurs depuis quelques années déjà. ( 5 8 ) LOTJIS P H I L I P P E JOSEPH D'ORLKAXS. Toiwvifw/.cite seulement un acte du 2G Août 1770. — F 218 — Les Indépendans. —né à »Saint-Cloud le 13 Avril 1747. 1709 10 Fév. 201 — La Parfaite Union [289]. R E P R I S E D E S TRAT.Voûte. en Velay 213 — La Constance Eprouvée. • • • 204 — La Concorde [244]. Thory et Clavel [A. 1708 2f Mm 1768 24 JmU. Vinça (Roussillon) 207 — L'Unanimité [304]. 179] nous apprennent aussi qu'en 1784. Gmddowpe 198 — La Parfaite Harmonie.108 RECHERCHES 7 Fov. 109. Le Monnyer. 120] repro- .—1?. — d i t p l u s t a r d : Philippe JEfjcdité. 215 — Le Tendre Accueil [303]. Guadeloupe.Inin 1709 29 Oct. les dissidents pénètrent auprès du duc de Luxembourg en s'annonçant mensongèrement comme formant le noyau de l'ancienne Grande Loge de France. Uotien 199 — Saint Pierre dos Vrais Frères. In] 205 — Les Amis Réunis [298]. L vox sois. PBIXCB de Luxembourg. GhMon-sîir-SaSne 210 — La Zélée. DE LA GR. [no.Inin 1/VO 9 Juill.— Nous n'avons pu trouver le moindre renseignement "biographique sur le duo de Luxembourg. qu'il fut. 119. Tmmmy. accepta la dignité de GrandMaître Protecteur du rite égyptien de Cagliostro. duc de " Luxembourgy-et de CJn " brigadier des armées < il rant à Paris. . Paris 222 — La Fraternité [270].". concernant " Anne Charles Siçjismooid Montmorency. 1/08 1/08 20 Sept. 208 — L a Persévérance.

dans sa déclaration. se rendant aux désirs du duc de Luxembourg. 48 : HA. (Signé) . appelé EXSUITE par les vœux de toute la maçonnerie au supreme gouvernement. . pair et premier baron chrétien de France. le 29 Mai 1780. et do l'ère vulgaire 1er Mai 1772. F. au Ijas de laquelle 'nous trouvons la signature : Montmorency. et. TUINCE IIE LUXEMBOUKO. rrï. MoSTiMOlîEKCY-LuSEMUOUUG. dont la signature est. Celui-ci. Chaillon de Jonville aurait-il donc été révoqué 'i — Nous lisons également dans le Tableau Historique du F. son oncle. et non pas par un quasi-legs du précédent Grand-Maître. (Signé) l Pttl' Monseigneur. convoquent alors. sachant très bien que le Grand-Maître ne peut être régulièrement élu que par la Grande Loge. Le i V . que nous avons en occasion de voir au bas des constitutions accordées. l'aurait choisi pour Administrateur-Général et l'aurait chargé d'initier le duc de Chartres. — son agrément pour la Grande-Maîtrise de l'Ordre en France' (59). celle d'initier à nos mystères le très respectable et très iliustre frère Louis PHILIPPE D'OULÉAXS. mais avec réserve. de duil. en assemblée générale. il (le duc do Luxembourg) " s'était fait nommer Administrateur général avec mission d'initier le duc de Ch'tr" tres . d'après les pièces que nous empruntons à Besuebet et autres. 60] : — ''Nous. désigné par lo dernier GrandMaître. 97 et 98. l'allié de Cagliostro est-il bien le fondateur du Grand Orient ? (59) On lit dans une déclaration du duc de Luxembourg. mais encore ceux de la Grande Loge do France. 52 et 59} Les frères bannis. [A. à la loge Triple Espérance. Jouaust no cite pas la source à laquelle il emprunte ce dernier renseignement. de toute la plénitude de son pouvoir. le duc do Luxembourg ne dit rien de semblable . en 1772. du Port Louis. . Ile Maurico'r — E n un mot. Certifions avoir reçu. brigadier des années du roi. Leur demande est accueillie et le duc de Luxembourg la présente lui-même au Prince. l'an de lune 5772. n r c DE LUXEMIIOVKG ET DE CHATU/LON-SUK-LOUÎE \Loing ? ].SUR LE MTJG ÉCOSSAIS ANC IK N ACCEPTLÎ 109 — qui avail. 14] l'allègue aussi. un. même deux clocumons du Canrcnl de Paris (un rapport et un procès-verbal dos 20 et 21 Avril 1785) dans lesquels il est question du l'iiiscB du Luxembourg et une lettre adressée au Convent. pour participer à ce grand événement. pour lui succéder [ET. en notre qualilé cCAdministrateur-Général. Duc DE OHAUTKES. L ' E iat du Grand Orient [ET. •maispour la fonction la plu* brillante. Grand-Maitre de toutes les loges régulières de Franco. Voici du reste cette déclaration dans laquelle nous soulignons des passages auxquels nous faisons allusion. Montmorency-Luxembourg. jilus exactement. Donné à notre Orient. UA. 56 . 36] : " Sur les der" niers temps de la vie du comte de Clermont. Jouaust [JO. paraît-il. — ou. non-seulement pour régir et administrer tout V Ordre. d'après la signature autographe. dans les derniers temps de sa vie. certains passages qui laisseraient supposer que le comte de Clermont.LUXEMBOURG. il est vrai. etc. le 13 Avril 1785. Anne-Charles-Sigismond de MONTMOKEXCY . Le duc de Luxembourg. d'après lui. été. REVÊTU par feu Son Altesse Sérénissime le très respectable et très illustre frère COMTE DE CLERMONT. l'autorise à poser sa candidature à la Grande-Maîtrise. 0. plus authentique. pour le 21 Juin 1771. et pour se réunir à nous dans ce qui pourra être pour la gloire et le bien de l'Ordre. * et ce prince avait promis d'accepter la Grande Maîtrise de V Ordre". par Oagliostro et son eonseil. il f u t uniquement chargé d'initier le Prince et ce no fut qu'après la mort du comte de Clermont que la Grande Maîtrise fut offerte au duc de Chartres " par les vœux de toute la maçonnerie " . U'AÏESBEX. 257 . [B. 8I<.-. 14] . S'agitil bien ici du duc do Luxembourg. datée du 1er Mai 1772 et annexée à l'acceptation signée par lo duc de Chartres. apposé lo sceau de nos armes et contiesignc de l'un de nos Secrétaires. l'acceptàtion par écrit du Prince : Ainsi mandons à la Grande Loge de Trance d'en faire part à toutes les loges régulières. non seulement les membres de leur faction.

La proposition du P. qu'à cet effet. . Le Eoy de lui faire un rapport sur les demandes de ces frères [A. Le 4 Août. elle publie des règlemens pour la régularisation des travaux des loges. d'un côté. et.llû KÈCHÈUOilËS laquelle ils ont été chassés. . Enfin. le F. enthousiasmée à la pensée de reprendre ses travaux.'. 57]. les PP. alors exilé de la cour à cause de l'opposition qu'il avait faite au chancelier Maupeou.'. des Constitutions avaient été délivrées en son nom.. Quelques membres demandent alors que les loges des provinces soient convoquées pour prendre part à l'élection. demandent avec audace le rapport des décrets de bannissement promulgués contre eux ainsi que la révision de toutes les opérations faites pendant leur absence.-. le F. présidée par le doyen des Maîtres de lo^es. 36). mais pour donner à cette réconciliation l'apparence d'avoir précédé l'élection du GrandMaître. forts de l'appui du duc de Luxembourg.-.'. toutes les patentes en leur possession devront être déposées à son secrétariat pour être examinées par six Commissaires chargés de les viser et de fixer la préséance des loges [A. au nom des PP. 36 et 37 RA.à cette séance. de l'autre) à une multitude de loges en Erance. le duc de Chartres. à la séance du 17 Octobre suivant.-. Chaillon de J on ville et Brest de La Chaussée. assisté des PE. A la suite de cette élection. car. Le 10 Septembre suivant. est élu à l'unanimité. 230 . pose la candidature du duc de Chartres. A cette ré un ion. pendant son sommeil. CL. les deux plus anciens Maîtres après lui ( JO. l'élection est ajournée au 24 Juin. bannis. 98 . — à laquelle avaient concouru les PEV. Duret étant alors prise en considération. et les EE. elle prend un nouvel arrêté portant que toutes les Loges de Erance seront tenues de faire renouveler leurs Constitutions.'. par des gens de tous les partis (les frères bannis. bannis) et le Lorrain. mais cette proposition est rejetéc comme devant entraîner des retards. Le Roy lui présente son rapport la Grande Loge procède à d'autres travaux. ainsi'que nous l'avons vu. bannis. 98 et 99]. Duret. Maître de la loge Les Àrts-Sainte-Marguerite. De Puisieux.•. elle charge le P. et.En attendant que le F. croit devoir user d'indulgence . L'Éveillé (un des EiV. La Grande Loge. le P. architecte du roi. Le Eoy fait à la Grande Loge le rapport qui lui avait été demandé en Juin et la Grande Loge rapporte ses décrets . bannis . JO. et persuadée que l'acceptation de la Grande-Maîtrise par le duc de Chartres est due aux démarches des frères bannis.

5 e jour du 2 e mois do l'an maçonnique 5772. et de la naissance du Messie. [Signé] : Louis PHILIPPE JOSEPH D'ORLÉANS. — on antidate le procès-verbal de cette séance. baron de Toussainct. très puissant et très excellent prince Son Altesse Serénissime Louis Philippe Joseph D'ORLÉANS. et ne signe que le 5 Avril 1772 l'acte d'acceptation que lui présente le duc de Luxembourg. 46 . 41] et Le Blanc de Mammimy {voir plus loin. Gaillard IGoiiillc/H !). P. cité par Thory . les fonctions auxquelles il a été élu. . 5° jour de la lune de Jiar. prince du sang. chapitres et loges Écossaises du Grand Globe de France . Sublime mère-loge écossaise. [F. Là ne s'arrêtent point cependant les exigences de la faction réintégrée . séance tenante. note 77). du 26 e de la lune d'Elul 5771. chargée " d e pré'• senter un plan pour remédier aux maux qui affligeaient la maçonnerie française " Quelques auteurs (Jouaust et Thévenot entre antres) ont confondu ces deux commissioiis. " pour l'amour de l'Art Royal ". Labady. Elle fut spécialement chargée de s'occuper du projet de fusion entre la Grande Loge de France et lo Stofâ/'. 41 et 42]. (59) Hagon dit que ocs commissaires ont été nommés les 26 Juillet otOAoût 1771. des exactions commises et demande la nomination d'une commission chargée de présenter un plan pour remédier aux maux qui affligent la maçonnerie française. d après les FF. et on la rapporte au 21 Juin 1771 [ Mémoire justificatif de La Chaussée. en vertu de la proclamation faite en Grande Loge assemblée le 24 e jour du 4 e mois de l'an maçonnique 6771. 59] : — L'an de la grande lumière 1772.-. était composée des F F . et De Lalande. dénonce des abus imaginaires. 53 . DUC DE CHARTRES. Eu foi de quoi sa dite Altesse Sérenissime a signé le présent procès-verbal d'acceptation. et celle du Soiwr. Cons. elle récrimine de nouveau. huit commissaires (59) pour lui faire un rapport à ce sujet [A. Lacan. Findel [r. 52 . élu en même temps en qualité d'Administrateur-Général. offices que sa dite Altesse Serénissime a bien voulu accepter pour l'amour de l'Art Royal. des Empereurs cl'Orient et d'Occident. La Grande Loge nomme. pour Souverain Grand-Maître de tous les conseils. et afin de concentrer toutes les opérations maçonniques sous une seule autorité. — mais en 1772. ' . nommée les 26 Juillet et 9 Août 1772. B.SUR L E R I T E É C O S S A I S A N C I K X A C C E P T É ILL quoiqu'ils fussent encore sous le poids de l'anatliôme. 27)9 . Bruncteau. notons ici que le duc de Chartres n'accepte que dix mois plus tard.-. Cette seconde commission. Nous pensons qu'il confond cette commission avec celle chargée de s'occuper de la réunion des chapitres de hauts grades avec la Grande Loge de Iwttuce qui fut. 258]. (17 Octobre 1771). uu plutôt u'out pas parlé de lu prouiièi'u et ont attribué à lu sçeoiide la fou- . nommée a ces dates — quant aux mois. RU. BA. Cjinscil des Empereurs d'Orient et d'Oeeidmt. connue nous le disons. 98 . 5 e jour d'Avril 1772. Daubcrtin. Jouaust [JO.10. 57]Avant de suivre cette commission dans son travail. 2391 . pour Grand-Maître de toutes les loges régulières de France. Voici le texte de cette acceptation [ED. du très haut. page 15. UA. des vols. Lucas de Boulainvillievs. c'est-à-dire un an plus tard. -. tandis qtto celle que nous mentionnons plus haut fut.

Quadeloupe. Union [69]. sont régularisés pendant cette période.S. Glermont-Ferravd 18 Mai 1772 252 — Saint-Alexandre [161]. . Guingmnp 15 Juin 1772 257 — La Parfaite Union [9]. nous donnons la liste des Loges constituées par la Grande Loge de France. Mmvùaubaii en. 1772 231 — La Concorde [224]. . Ameonne 18 Mai 1772 251 — La Parfaite Union de Saint-Hubert [49]. Dole 7 Jano. Bourg en Bresse 18 M'ai 1772 250 — La Parfaite Amitié. smv fuiifi .(àNancyjusijue-là). 20 Juill. . 1772 259 — Saint-Jean des Arts [141]. . beaucoup de ces ateliers. Dijon. Dijon 10 Juill. . Q. Inf 21 Mars 1772 245 — La Parfaite Union [203]. Orléans 10 Fée. 10 Avril 1772 247 — Saint-Louis [220]. en Juin 1771.ninqjercorentiii . 232 — Saint-Jean de Jérusalem. . L. Qtutrrii . 18 Mai 1772 253 — Saint-Paul [19]. Inf. Nancy 7 Jour. . Orléans. 1772 261 — Saint-Louis de la Concorde. 1772 238 — L'Union Parfaite. Qnerci/ St-Alphonse des Amis Parfaits delà Vertu L^]) Paris 1 Dec. 1771 7 Jane. V i ( i i E E . 55] . G CYKXXK. Dinan. 10 Fée. à la fin de Décembre 1772 . 5 Août 1772 262 — Les Amis Réunis [195]. . . MOUSQUIOTAIKIC..iidnmcii. Nantes 18 Mai 1772 249 — Les Élus [202]. Le Ghâteau (Oléron) . en Bretagne 12 Mars 1772 242 — L'Union Parfaite [82]. Toulon 10 Fée. 1771 0 . [KD. 224 225 226 227 228 — — — — — . 1772 233 — Le Secret Inviolable. do la reprise do ses travaux. Soissons 30 Juill. Bayonne .112 11KCHEli C U E S Dans le tableau suivant. Parts 12 Mars 1772 244 — La Concorde [204].". . 17 Août 1 771 15 Sc]>l.. 18 Mai 1772 255 — Les Frères Choisis. S u i s s e . 1771 220 — Les Frères Unis de Saint-Henry. •— F 29 Mai 1772 256 — L'Etoile des Maçons. 1771 La Bonne Foi. Lyon. 1772 237 — La Double Union [79]. . Cam. . 1772 236 — La Bienfaisance [Sl].Dre. . 1772 12 Mars 1772 239 — Les Arts Rénnis sous Saint-Luc. 10 Juill. Paris 280 — La Vérité [187]. . St-Domingue. 1772 260 — Les Frères Amis. Strasbourg 12 Mars 1772 241 — La Tendre Fraternité [140]. Paris ' 1 6 Août 1771 La Vraie Union Historique. IrcCie. La Concorde [231]. 12 Mai 1772 248 — Les Cœurs Unis [175]. Valcnoiennes 15 Juin 1772 258 — Thémis. 12 Mur* 1772 243 — LaVraie Lumière [87]. Saint-Malo 235 — L'Amitié [209]. 1772 234 — La Triple Essence. AUVKIWXI-. constitués pendant la suspension dos travaux de la Giv. llomans 29 Août 1772 dation du Grand Orient été Frame. 1772 7 Jour.Motil'. 1771 Saint-François des Amis Réunis. — F. Cli&ôn-s-ur-Saône 10 For. . St-Dàmintjue 10 Dec. . Perpignan 18 Mai 1772 254 — Les Vrais Frères [111]. Jiijon 240 — Saint-Jean d'Hérédon de Sainte-Geneviève [57]. . . par le(|ael nous terminerons ce paragraphe.iltcnlion aux dales : la promipro cmituisrion w réunit pour la prcmicic luis eu Janvier 177'^ cl la sccondc n'est nom' méc nu'vu Juilkt et Auùt 177-. 25 Mars 1772 246 — Jeanne d'Arc de la Part'.1.

Paris 28 Sep>t. 29 Août 1772 268 — L'Union Parfaite [137]. WALSH. Paris 9 Oct. 1772 270 — La Parfaite Amitié [190]. Sedan 9 Oct. en 1772 3 0 0 — P a i x e t U n i o n [ 1 8 4 ] . 1772 272 — La Noble et Parfaite Unité [76]. malheureusement choisis pour la plupart dans la faction réintégrée [CL. 20 Nov. Strasbourg 9 Od.. 1 / / 2 297 — La Sagesse [60]. 1772 2 9 5 ' — L a Parfaite Amitié. Rennes 9 Oct. . Inf en 17 <•2 299 — Les Cœurs Zélés [99]. . 1772 276 — La Fraternité.Le Tendre Accueil [215]. 1 772 289 — La Parfaite Union [201]. Toulouse ^ 31 Dec. St-J3rieiw 20 Sept. se réunissent pour la première fois en J a i m e r . Perpignan 29 Aoûi 1772 264 — Les Frères Bénnis [193]. Ferpirjnrm 29 Août 1772 2C5 — lia Parfaite Union [66]. 1/72 280 — La Parfaite Union [63]. 1772 275 — La Famille Unie [93]. 17/2 283. Inf 10 Dec. 230] .: ' ' ' 292 — Saint-Philippe de la Concorde [216]. Toulon. Paris 11 Dec. DAUPHIN. Narhonne 10 Bec. Thiers 27 Dec. CORPS ROYAL DU GÉNIE 29 Août 1772 269 — Les Vrais Amis [36]. . Saint Jean d'Angély 287 — La Fidélité [40]. Brest 9 Oct. 1/72 290 — St-Charles des Amis Réunis [102]. 9 Oct. 22 Nov. Dijon 271 — La Vertu Triomphante [142]. 1772 273 — St-Christophe de la Forte Union [117]. 1772 291 —• Saint Jean d'Êcosse (ex-Saint Joseph des Arts) [27].—• Saint Charles des Amis Réunis [106]. 1772 285 — Les Amis Réunis de St-Hilaire et de NotreDame. Bisieux. Dejwies. LTONNOIS. . .STJU L E E I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 113 2(13 — L'JSgalito [188]. 10 Dec. Alençon 29 Sept. 17/2 296 — Saint Etienne [51]. Irlandais. réunis [73]. 29 Août 1772 267 — Saint-Jean do Jérusalem [42]. Inf. 1772 293 — St-Louis de la Martinique des FF. [222]. Marseille. Montereau-Faut. 2/Dec. Marseille 10 Bec. • 302 — Saint-Jean des Arts de la Régularité [156]. CKvet 1 17^2 10 Bée. 17/2 277 — L'Heureuse Rencontre [30]. Tarhes • • • 9 Oct. drag 29 Août 1772 2G6 — La Parfaite Union [165]. . Paris 22 Bée. 1772 288 —• La Parfaite Sincérité [191]. Toulouse .'. Ghdlon sur Saône 29 Août 1772 11 Sept. SAINTONGB. Paris . Townus. Eesdin 10 Dec. Angers 304 — L'Unanimité [207]. LTONNOIS. 1 / / 2 298 — Les Amis Réunis [205]. Alençon.Yonne. Perpignan 303 . 1772 278 — La Paix [122]. Bourgogne. 1772 286 — L'Egalité [113]. 1772 282 — Sainte Sophie. Langon 9 Oct. 1772 281 — Saint-Lazare [155]. Inf en 1772 en en 301 — La Réunion des Elus [211]. 1772 274 — L'Amitié [120]. 17/2 284 — Henri IV. Paris 19 Nov. . 1772 294 — Saint-Louis. 1772 279 — La Parfaite Égalité [2]. Paris . 1772 en 1 / / 2 en 1772 LE GEAND ORIENT DE E U A N CE Les huit commissaires de la Grande Loge.

[TL. on continue à constituer des loges. Saint-Jean.24 et 25 Janvier 1773. EA. après l'installation du Grand-Maître. 59]. 1 . cliez le duc de Luxembourg. . VEtat du Grand Orient de France [ET. à l'hôtel de Cbaulnes.de Vinça. de Paris. à l'O. sur le boulevard. Les frères autrefois bannis les circonviennent et les séduisent. dit Ragon. on se met à l'œuvre .130]. 230 et 231 . et avant le 24 Décembre. 251] disent que le Gr. ainsi qu'on a commencé à le faire depuis le 10 Décembre (61). à la loge militaire La Parfaite Union. auxquelles les députés des Ateliers des provinces et quelques Maîtres de loges de Paris sont invités à se rendre pour concourir. protégée par le duc de Luxembourg. u n autre document officiel qu'on ne saurait révoquer en doute. la nouvelle Grande Loge Nationale. le Grand Orient accorde encore des constitutions aux loges ci-après : le 15 Mars. Aussitôt cette proclamation faite. 24 Décembre 1772. 59 . dites assemblées nationales. CL. le . et le duc de Luxembourg s'empresse d'inviter les Ateliers des provinces à envoyer leurs (60) Le F. et La Tendre Fraternité. que la Grande Loge de France est dissoute et qu'elle a été remplacée par une Grande Loge Nationale. en Eoussillon [TL. 34. publié par le Grand Orient en 1787.114 RECHERCHES 1772 [ET. RA. et à laquelle on donne. elle avait déjà. à Castres. Les buit commissaires de la Grande Loge. Quelquesuns s'opposent aux changemens que l'on veut faire . dont le siège est établi à Paris.. le nom de Grand Orient de France [A. au lieu d'eu assembler les membres et de leur soumettre le résultat de leur travail. le 10 Décembre 1772 accordé des constitutions à la loge Jérusalem. 16] et le I V . 265]. Brémond [BE. à Lyon . et les commissaires le favorisent. 102 . 55 . O. de Dinan. le 23 Août. nous montre le nouveau pouvoir constituant des loges dès le 10 Décembre 1772 [TL. Saint-Charles des Amis Réunis et David. 88 et 89]. Le duc de Luxembourg se met lui-même à la tête des dissidents qui forment des réunions. a été proclamé en Décembre 1772 . il la L . et déclarent. RB.. du régiment Hoy al-Champagne. qu'il f a u t lire. A. à la Parfaite Union. C'est donc bien . de satisfaire au vœu du mandat assez " étendu de la Grande Loge que d'aviser secrètement aux ' £ moyens d'anéantir son pouvoir " [RA. 88 et 89 . 102]. 88 . D a n s le cours de la même année 1773. . à sauver V Ordre en danger. n'avait pas attendu longtemps pour constituer des loges . le Taileau des Loges régulières de France. 130]. 16]. " Il s'y agissait ' c moins. P.-. 164 . avec les commissaires. après la réélection du Grand-Maître. en Bretagne. B. adoptent une nouvelle constitution pour l'Ordre maçonnique en France. (61) Proclamée en Décembre 1772 [ET. et les 21. cavalerie.'. ' . 164 . 102 . 83. Thévenot [TV. 0 . le 24 Décembre 1772 (60). RA. 62]. le 30 Août. cependant. elle en accorde encore aux loges Saint Lazare. Ces conciliabules se tiennent. DÏ. 36] dit qu'il f a u t lire 24 Décembre 1773 . ils entreprennent même la défense des frères accusés d'abus de pouvoir : — la parole leur est retirée et ils sont ebassés des assemblées [A. On forme en commun le projet de renverser la Grande Loge.

261 . à Paris . La Vertu Triomphante et V Union Lndissoluhle. [ÏV. et La Bonne Union. à laquelle se réunit à ce moment 5 Octobre.*.'. les convoque aussitôt. 8 et 9 Mars. le 15. 149 et 150]. le 6 Décembre. Quoi qu'il en soit. F. près Carcassonne. sous le titre distinctif de Grande Loge " Nationale de France. comme Admistrateur. 44. à l'O. à la L. elle arrête. le 22 Novembre à la loge militaire Za Tendre Fraternité. et à la loge Saint-Jean de Chartres y à IVIousseaux. qu'elle travaillera conjointement avec les Maîtres de loges de Paris.Luxembourg. sous la présidence du duc de Luxembourg et proclament à leur tour " le seul et unique tri" bunal de l'Ordre. Les Amis Réunis.-Marguerite. se réunissent à l'hôtel de Chaulnes. et Union et Fraternité. profitant habilement de cette circonstance. 55]. qui a pour Vénérable le duc de Chartres lui-même [TL. le 7. procède. à la L. du régiment de cavalerie RoyalPologne . 38 . le 20 Décembre.du régiment de LLainault. près Paris. et à celle du duc de Luxembourg.-. Soixante neuf d'entre eux. le 13 du même mois aux loges militaires Montmorenei-Ljvxemhourg et Sigismond. enfin. et. Thémis. les Maîtres des provinces se réunissent aux huit commissaires.à la prospéritégénérale de rOrdre[jo. dont le duc de Luxembourg était colonel. 20. à laquelle on espère procéder en Mars 1773 [JO. Circulaire du Grand Orient du 8 Juin 1773]. le 8 Novembre. près de 150 loges. aux Loges La Victoire.SUR L E E I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 1 15 Vénérables à Paris. à la nomination du duc de Chartres. 6J. le 25. un refus du duc. peut-être est-on arrêté par cette considération que le duc de Chartres n'est pas encore élu par la nouvelle Grande Loge Nationale . à la L. 61 . à la loge Saint-Pierre des Vrais Amis. à Montoulieu. 55]. Les Cœurs sans fard et la Constante Amitié. sous la présidence du duc de Luxembourg. de Paris. à VSeureuse Rencontre. le 29. comme Grand-Maître. un grand nombre de maçons des provinces se rendent à l'invitation qui leur est faite et se trouvent à Paris au commencement de Mars 1773 [JO. Les Arts Ste. à la loge La Vraie Lumière. aux loges St.-Jean. h l ' O / . Nous ne savons par suite de quelles circonstances l'installation projetée n'a pas alors lieu . par acclamation. Le 9. Le duc de Luxembourg. représentant. . aux loges Henri IV et La Triple Harmonie. infanterie. La Parfaite Amitié. dès le début. 78. 261]. p. 1. pour assister à l'installation du GrandMaître. 28. à Paris . et prévenus d'ailleurs contre elle parce qu'on la leur représente comme cherchant à les priver de l'exercice de leurs droits. A la séance du 8. exclusivement composée des Maîtres des provinces. étrangers aux querelles comme aux besoins de la maçonnerie parisienne. à Caen . de Brest. à Lille . en outre. dit-on. à Paris. à Carcassonne . à Paris . l'assemblée.Général . à Metz. les 5. le 18. à Paris . 51.-. pour leur faire sanctionner la réforme adoptée par les commissaires de la Grande Loge de France. peut-être essuie-t-on. ou à s'y faire représenter par des mandataires.

" En conséquence. Jouaust. [JO.TO. " on ne voulait pas imposer aux représentants des pro" vinces de considérer les buit commissaires comme fC formant seuls cette représentation dans de si graves " conjonctures. dans laquelle ce P.-. Savalette de Langes dépose. une lettre du P. 261].116 RECHERCHES " la plénitude des pouvoirs de l'Ordre. mais bien dans un but hostile à la Grande Locje de France. 61. 96]. l'assemblée vote la suppression de l'inamovibilité des Maîtres de loges. Le 28 du même mois. 62].". dit le P. [E. enfin. 62 ] " — Cet arrêté tout à fait conforme aux principes fondamentaux de l'institution. 61. L'assemblée nomme ensuite neuf commissaires pour examiner le projet de statuts présenté par les huit commissaires de la Grande Loge de France. on s'occupe " de régler la " co-opération des Maîtres de Paris. chargés de pouvoirs pour les " représenter. Le 7. qui alors ne se composait que . et. Chaillon de Jonville. entre les mains du duc de Luxembourg. ainsi constituée. le 2 Juin. en conséquence. —ce qui assure la toute puissance du cluc de Luxembourg. 62 . des provinces.les officiers d'honneur sont nommés et l'on continue la discussion des statuts . le F / ."." [." car. DT. 37]Les 17 et 22 Avril. adopte les deux premiers chapitres des statuts et défère au duc de Luxembourg le soin de nommer les quinze officiers d'honneur et les officiers ordinaires de la Grande Loge Nationale de France [JO. [JO. ancien Substitut-Général du comte de Clermont. ' . ne fut pas pris. 61]. l'on trois des commissaires nommésle 9Marsprécédent. A la suite de ces réunions et de la nouvelle prolamation du pouvoir naissant par les Î E . les premiers chapitres des statuts sont solennellement adoptés dans leur ensemble. où ils se présentent comme députés par 81 Maîtres de loges de Paris et comme " formant l'entier " concoiu's des dits Maîtres." [JO. TV.parce qu'on voulait détruire un abus dont avait reconnu les suites fâcheuses.l'assemblée. le 14. déclare reconnaître le Grand-Maître et l'Administrateur-Général dans leurs nouvelles fonctions et faire acte d'obédience à la nouvelle Grande Loge Nationale. Le 24 Mai suivant. donner sa démission de ses anciennes fonctions et demande des lettres patentes de Substitut-Honoraire. douze Maîtres de loges de Paris sont admis à l'assemblée du 7 Avril et quinze à celle du 8. circonvenus par le duc de Luxembourg. Il déclare.

quelques uns cessent aussitôt de se rendre aux assemblées. O:. par le duc de Luxembourg [A. par les commissaires infidèles de la Grande Loge de France. — le nouveau pouvoir proclamé. Le 12 Juillet. et le Grand Orient espérait par cette mesure en détacher quelques loges qui ne demandaient pas mieux que do pouvoir s'affranchir do la direction souvent arbitraire de leurs chefs do logos. comme nous le verrons plus loin. du 18 Mars 1775]. il est sommé de se retirer [JO. 106 et 107] . 109 . Circulaire du Gr. l'assemblée se sépare après avoir voté le quatrième et dernier chapitre des statuts et en avoir ordonné l'impression [JO. mais. à l'occasion de la Saint-Jean.. révoque les pouvoirs de ses huit commissaires et déclare irrégulières les assemblées présidées par le duc de Luxembourg. donne. comprenant enfin le danger. Elle députe même un de ses membres au Grand Orient pour rappeler les dissidens au sentiment du devoir et à leurs sermens. le 24. Celui-ci se présente à la Grande Loge Nationale. a laquelle il convie les membres du nouveau pouvoir. Le Grand Orient lui déclare qu'il ne reconnaît d autre corps régulier en Erance que lui-même et que les écrits qu'il présente au nom d'une soi-disant Grande Loge ne meritent aucune attention [A. ils sèment l'alarme et poussent à convoquer la Grande Loge. Ainsi se trouve définitivement et solennellement fondé. 62]. " [un. de Paris et des Provinces qui sont installées.-. et leur remettre copies des arrêtés pris contre eux. à peine a-t-il exposé l'objet de sa mission. grâce au concours des Vénérables et des députés des provinces. on ne peut méconnaître que la nouvelle autorité maçonnique a introduit certaines améliorations dans le régime de l'Ordre . et. Cotte suppression. — concours illégal. à sa séance du 21 J u i n . 63]. pour célébrer ses succès. suivie d'un banquet. 82].Le 26. Quelque irrégulière qu'ait été sa formation. puisque leur mandat les autorisait ^ simplement à assister à l'installation du Grand-Maître.SULL LE RITE ÉCO«SAIS ANCIEN ACCEPTÉ 117 do Maîtres iiinmovibles. . une fête splendide. et. en Décembre 1772. Elle se réunit le 17 Juin. votée par une assemblée clans laquelle on ne compte qu un petit nombre de Maîtres de Paris. le duc de Luxembourg. on organise les trois Chambres d'Administration. Le 21 Juin. mécontente ces derniers .

Sans doute. et à donner satisfaction aux aspirations nouvelles d un certain nombre do maçons. 54]. 11 n'était pas besoin de s insurger contre la Grande Loge de France pour atteindic un tel but .-. événemens qui donnèrent lieu à l'anarchie dont nous avons parlé ? ISTe pouvait-on conserver la Grande Loge avec la simplicité de son organisation. obtenu 1 approbation générale si elle eût ete légalement votee ei si surtout l'autorité qui la décrétait n'eût pas eu contre elle l'irrégularité de son origine. cette décision n a été. des abus condamnables s'étaient introduits 5 mais était-il juste d'attribuer les desordres aux prétendus vices de la constitution plutôt qu aux factions cpii agitèrent la Grande Loge depuis la mort du duc d Aiitin. 89]. les seuls inamovibles. qu'un escamotage. et l'impéritie qui résulte nécessaire" ment da ees révolutions trop fréquentes. ^elon le nouveau plan. " et la raison " seule aurait peu à peu opéré ce changement utile ". sans contredit. ou a la suspension de ses travaux à plusieurs reprises. prise sans leur concours. do France. no laissent plus aucun doute sur sca •" conséqucncoB dangereuses. élection des Officiers par leurs ateliers et non plus par le Vénérable. puisque la composition des Maîtres de loges était considérée comme mauvaise. " amovibles de uroit. " L a T. 88]. et leurs pouvoirs comme abusifs ? — Mais le schisme était résolu. " dit Besucbet QB. system© tidoptc avec avidité pur quelques ambitieux " nui n'ont pas voulu réfléchir qu'ils en seraient bientôt eux-mêmes les victimes. (62) Dans une circulaire do 1778. — abolition de l'inamovibilitc des Maîtres de loges . enfin. par ordre du gouvernement. L. constituait un progrès réel. ce problème est aujourd'hui résolu par l'expérience même . et cette façon d'agir justifie assurément l'attitude de la Grande Loge de France à l'égard de la Grande Loge Nationale. il dut donc se consommer [DT. il n'y avait qu'à suivre la voie constitutionnelle en amenant la Grande Loge a modifier ses usages. admission plus large des loges de^ la province à l'administration de la confraternité. louteiois nous trouvons que.-. " En effet. observe Tliory.OUiciers. G.-. il était favorisé par des personnes éminentes dans l ' É t a t ." . d une façon moins dérisoire.. en réalité. Pw. a rejeté le système de 11 l'amovibilité dans Ici cctpitctlc. — eussent pu etre appelés.—c'est-à-dire les Maîtres de Paris.—" Tout cela pouvait se faiic " sans secousse. et s occuper d une épuration qu'on devait en effet regarder comme nécessaire. les cabales " qui troublent presque touteslea nominations annuelles desMaîtres et des. suivant la coutume anglaise [supra. les parties intéressées. eût.. publiée en tête do ses Règlemens.118 JIE C H E R C H E S en France . à émettre leiu' opinion et a donnei leur vote . en ce qui concerne 1 inamovibilité. La nouvelle organisation qui. la Grande Loae de France s'exprime ainsi au sujet des désordres occasionnés par le système de l'amovibilité à Paris. pour nous du moins qui la jugeons au point de vue des idées modernes (62).

Ils s'y rendirent. ensemble la circulaire du 26 Juin. assemblée pour la seconde fois. car le duc de Luxembourg " prenait un intérêt direct au succès de cette affaire. " Le " baron de Toussainct lui présente le corps complet " des opérations de la Grande Loge Nationale depuis le C( 5 Mars 1773. né le 6 Octobre 1773. pour " cette fois. en effet. il lui députe quatre Grands-Officiers [DT.SHU LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 119 LE DUC DE CHARTRES Nous avons vu la Grande Lor/e Nationale. le baron de Toussainct et le IV. par la Grande Loge de France. Le Grand Orient fait de vaines démarches pour l'attirer immédiatement dans son sein. le prince avait refusé de les recevoir. à l'occasion de la naissance du duc de Valois (plus tard roi des Erançais. le Grand Orient réitère ses démarches . " Cepen" dant. .. et en butte aux sarcasmes piquants que quelques seigneurs de ses amis se permettent sur l'illégalité do son élection." Le Grand Orateur et M. mais. 97 . (Bacon de la Chevalerie) — pour lui présenter la nouvelle constitution. pour l'engager à accueillir t: le Grand Orient. toutes les précautions avaient été prises " pour éviter ce nouvel échec. dit Thory. En même temps. Le 13 Octobre suivant. il dédaigné d'abord de reconnaître l'autorité scbismatique. colonel d'infanterie. le prince refuse encore de recevoir la nouvelle députation. Gardane le complimentent et le supplient de bien fixer le jour de son installation.. déjà élu on cotte qualité. procéder à l'élection d'un Grand-Maître et son choix se porter sur le duc de Chartres. d'où il était éxilé. comme en Août. I l obtint enfin que les deputes seraient " reçus le lendemain. Le 30 Août. " s'était rendu. sous le nom de Louis-Philippe 1"). le 8 Mars 1773. r. longtemps avant l'arrivée de la dépu" tation. Le duc de Chartres se trouve ainsi Grand-Maître des deux corps rivaux . elle nomme le due de Luxembourg comme Ad^ ministrateuf-G-énéral. Dans leur rapport. chez le Grand-Maître. et. qui ne peut être promulguée qu'avec sa sanction. ces frères annoncent " qu'ils n'ont pu s'acquitter de leur commis" sion comme ils l'auraient désiré ". désireux de rentrer à la cour. le comte de Buzançois. le 24 Juin 1771. B. 264] — le chevalier do Luxembourg. le prince consentit à les faire introduire. E n effet.

lui remet le maillet de direc" tion et prête ensuite entre ses mains sa propre obligalt tion. A cette même séance. est supprimée. lui donne le baiser de paix. . 108]. employés jusque-là. La réforme est consommée par cet acte. Le duc de Chartres aussitôt installé. dite léFolie-Titon.-. La cérémonie en est. confirme les constitutions de l'Ordre et y fait apposer le sceau de ses armes. dans la petite maison du prince. A la séance du 27 Décembre suivant. Malgré son installation. seront dorénavant remplacés par planche tracée et esquisse. " l'installe dans sa dignité. qui faisait partie intégrante de la constitution de l'Ordre. introduit. L'installation a lieu le Vendredi. le Grand-Maître " n'y assiste point . l'ayant reçue.120 RECHERCHES " et les quatre cliapitres des Statuts Généraux du " Grand Orient de France. Le T. des amendemens y sont proposés. " D'au" très décrets sont encore rendus et tous déchirent plus " ou moins les pages de ces statuts. Le banquet suit l'installation . qui. A. dit-on. Bacon de la Chevalerie. de nouveaux articles y sont ajoutés. très brillante." [DT. 31 seulement prennent part à l'installation. 101 . mais elle n'est goûtée que par la minorité des loges et des maçons du royaume. S. Grand-Maître ap" prouve toutes les opérations et celles qui les ont suivies "jusqu'à ce jour. le duc de Chartres reste in(63) Qu'on est loin du nombre mystérieux des rituels de nos pères ! Ij^Grand Orient se compose de 81 membres. TJne commission composée des IPE. Le Grand-Maître. il est aussi décidé que les termes procèsverhal et plumitif. dont la " voûte azm'ée est parsemée d'étoiles. " prête son obligation entre les mains du duc de Luxem" bourg. [97 et 98]. " L'assemblée se " tient dans une vaste salle tendue de rouge. il promet sa protection à l'Ordre " et particulièrement de fixer l'époque de son installa" tion au retour d'un voyage qu'il est contraint de " faire à Fontainebleau " DT. arrêtés au milieu de " tant de troubles. et que les comptes-rendus seront rédigés en style historique. il est présidé par le duc de Luxem" bourg ". la Grande Loge Nationale. Trente et un '£ frères sont présents (63). Une chambre de conseil est créée et investie de ses attributions. de Strogonoff et de Toussainct est désignée pour s'occuper de la révision des rituels des hauts grades. 22 Octobre 1773. A peine le duc de Chartres a-t-il sanctionné les Statuts Généraux du Grand Orient (22 Octobre 1773).

281%!. 4 . Âlby .'. pendant un voyage qu'il fait dans le midi de là France. 13 . Paris 7 Mars 1773 — Saint Maurice [50]. le Grand Orient le félicite sur le gracieux accueil qu'il a tau aux maçons dus provinces " [CL. Ainsi privée de ses assemblées trimestrielles. à Bordeauxjil pose la première pierre d'un édifice destiné aux séances de laioge La Fran\\ ^ v f e . il consent. . charge encore une députation de lui demander son portrait.S U R L E E I Ï E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 121 différent aux clioscs de la franc-maçonnerie. il no semble pas dispose a reparaître au Grand Orient et résiste pendant plusieurs années aux instances du duc de Luxembourg ainsi qu'aux avances du Grand Orient. 233]. une séance du Grand Orient [b. Si ses fondés de pouvoirs. en Avril 1776. 1773 313 — La Parfaite Intelligence. en compagnie de la duchesse. 1773 —• Les Cœurs Unis [135]. le 25 Mars. a Paris. destine a eloigner des temples les maçons irréguliers. Toutefois. A son retour. . Clermont Ferrand . il assiste. Inf. il accueille quelques maçons (64) . . La Rochelle 9 Août 1773 312 — L'Union de la Sincérité [46]. depuis sa dernière séance. — c'est-à-dire ceux qui relèvent de la Grande Loge. la Grande Loge va infailliblement disparaître. Enfin. elle n'en a pas moins. . Paris 28 Fév. qui. pour la première fois. connu sous le nom de mot de semestre. On inaugure à cette séance un nouveau mot de reconnaissance. le 11 Avril 1777. ne l'ont pas assemblée pour ses tenues réglementaires de quartier. dans l'espoir que ce quasi sommeil amènera sa dissolution prochaine. 1773 — L'Union Frat. Troyes 17 'Sépt. ROYAL ROUSSILLON. Pont-Audemer 10 Jam. e n 1774. en Décembre 1772 et en Mars 1773. dont les commissaires ont trahi la confiance. continué à constituer des loges à Paris et en province : 305 30G 307 308 309 310 — La Persévérance [161]. Néanmoins. 1773 — L'Amitié. A à ^ o u ^ o u s e > ^ concilie des différends qui existaient entre des loges de cette ville. Gaen 9 Août 1773 — L'Union Parfaite [48]. le 3 Juillet 1777. ATTITUDE DE LA GRANDE LOGE DE FRANGE La Grande Loge de France. [136]. l'année suivante. à présider. victime des machina(64) <c A Poitiers il signe les constitutions de La loge de La Vraie Lumière . ne se tient cependant pas pour battue. à une fête d'adoption de la loge La'Candeur que préside la duchesse de Bourbon.Mars 1773 — Union et Fraternité [148]. 64]. pendant laquelle est initiee la comtesse de Rochechouart.

nouvelle do 1 escamotage du 14 Juin.. le 1er Septembre 1773. le Grand Orient décide que tout détenteur des archives de Grande Loge devra les remettre à M. peu après. et illégalement formé par une poignée de factieux [A. des tentatives sont faites pour entrer en possession de ces archives . G haillon de Jonville. le 12 Juillet ]7735 il casse des arrêtés pris par la Grande Loge. 107 . Abandonnée par le l v . RA. 100. auxquels on attribue un libelle (05) dirigé contre lui. Gouillard. La Grande Loge s'assemble de nouveau. mais qu'elle a réintégré depuis. et que l'absence de renseignemens précis embarrasse le Grand Orient pour la correspondance qu il veut entamer avec les loges des provinces. augmeiifces de quelques frères que la suppression de l'inamovibilité lui ramène [DÏ. 102. le Grand Orient répond par des persécutions . en Octobre i 7 7 1 e t procède à son élection comme 2nd surveillant de la Chambre d'Administration . 56.de Méry-Darcy. Toutefois. Elle s assemble le 17 Juin 1773. DT. 106. les sceaux. Garde des Sceaux. et. les 5 Avril et 14 Mai 1700 contre le F. en liberté après une très courte incarcération [A. sur un rapport de labbé Rozier. 103]. etc. En même temps. à In. il est aussi décidé qu'ils seront dénoncés à toutes les loges de France comme des infâmes qui ont trahi la Grande Loge de France en cou(65) C'est sans doute aux Letires critiques sur la Franc •maçonnerie d1 Angleterre du F. B. et 46 Maîtres assistent à celte séance [TV. sur la proposition du IV. sur un ordre 'surpris au lieutenant de police. les huit commissaires sont déclarés déchus de tous^ privilèges et dégradés du titre de maçons . 232 . A cet anathème. — dont les pouvoirs d'ailleurs ont cessé par la mort du comte de Clermont. comme les papiers d'administration.— qu'elle a alors banni de ses assemblées. Labady et plusieurs Officiers de la Grande Loge comme detenant des papiers et ustensiles qu'il prétend être sa propriété. il fait emprisonner le IV. 38]. quelques uns de ses membres les plus influens la convoquent d'urgence. lorsque. et.-. 105]. le 26. . RB. 04 .122 RECHERCHES tions de ses propres chefs.\ Gouillard que s'attaque ainsi le Grand Orient. Ce sont ceux qui lui sont restés fidèles. timbres. 108. schismatique. il décide que certains membres de la Grande Loge. le magistrat mieux éclairé fait remettre ces FIV. seront recherchés et punis. le 10 Septembre. CL. sont restés au Secretariat de^la Grande Loge. 57 . Daubertin. — elle le remplace par le prince de Rohan et elle déclare le Grand Orient snbreptice. 99].

Diet. le 20 Septembre précédent. De son côté. en actions de grâce de la convalescence du Grand-Maître (67). clandestins. PP. au mépris du principe qui lui a donné naissance. Elle prend encore un nouvel arrêté contre les membres du Grand Orient. page 927. sous les auspices du duc de Chartres.". 113]. Quelques années s'écoulent pendant lesquelles la lutte continue entre les deux pouvoirs rivaux. N _ _1 11 „ F F L ' ( ) 11 FSQCH T11. dans leglise des J p . 1 . 01*1 due l'ait une nouvelle campagne clans 1laquelleil se distinguo NI-1 au combat d Ouessant où uc tait une i lo Saint-Esprit {21 Juillet 1778). Dans une circulaire du 23 Octobre 1773. Le 27 Décembre 177-f. la Grande Loge se voit cependant dans l'obligation. Léveillé. 128] . De retour à Pans le 12 il monte le est mal [Ai 137]. par suite de l'absence systématique du duc de Chartres et de son acceptation de la Grande-Maîtrise au Grand Orient^ (66) JAL. ^composée des FF.la Grande Loge défend aux ateliers de sa juridiction d'obéir aux arrêtés du Grand Orient et de prendre en consideration les libelles distribués sous la signature du duc de Luxembourg. la Grande Loge. Une députation des Officiers de la Grande Loge. les déclare maçons irréguliers. critique (VHistoire et de Biographie. le Grand Orient décrète. le duc de Chartres fait une dangereuse maladie à la suite de laquelle la Grande Loge fait chanter un Te Demi. est admise à cette occasion près du GrandMaître et lui présente une épître en vers [A. et défend aux loges de les recevoir^ à leurs travaux et de visiter les loges créées par l'autorité sebismatique. plusieurs des fondateurs du Grand Orient rentrent sous la bannière do la Grande Loge et abandonnent le parti des factieux [A. malgré le bon accueil fait par le duc a cette deputation. procède. . A la nouvelle de cet arrêté. .S U R LK l l l T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 1-23 tribuant à la formation du Grand Orient. qui a ajouté à son titre celui de Ancien et Unique Grand Orient de France. Lexcombart. que toutes les loges de France seront tenues de faire renouveler leurs constitutions [A. L'année suivante. le 1er Novembre 1777. à son retour de deux campagnes sur mer (66). Nazareth. mais. l'inamovibilité de l'office de Grand-Maître. En 1777. à l'élection de ses Officiers. 108]. déclare. L O . par le duc de Luxembourg. le 27 Décembre 1773.1 . envoyée aux loges de Prance à l'occasion d'une lettre adressée au Grand Orient. Fordrain et Hamonis. au moment même où le Grand Orient.

124

RECHEllCHËS

de nommer, le 27 Décembre 1777-, pour administrer l'Ordre, trois Beprésentans d'honneur du Grand-Maître et trente Officiers, qui sont installés le 19 Janvier 1778
[A, 143 ; Dï, 114] .
LA GRANDE LOCIE ET LE GRAND ORIENT DE 1772 A 1700.

Tous les efforts du Grand Orient pour attirer à lui les partisans de la Grande Loge de France sont paralyses par un obstacle qu'il n'est pas en son pouvoir do surmonter. Rien ne peut détruire la mauvaise opinion qu'on a généralement des Officiers qui radministrent et qui sont, pour la plupart, considérés comme des parjures qui ont trahi le serment prêté à la Grande Loge et que celle-ci a dû mettre à l'index [RD, 64]. En vain adresset-il aux loges; le 18 Mars 1775, une circulaire dans laquelle il manifeste l'intention d'épurer l'Ordre et les Temples maçonniques " profanés par la présence d'bom" mes corrompus"',—en vain présente-t-il " l'ancien Temple maçonnique " comme " un amas de ruines amoncelées, souillé par mille et mille profanations " et y dépeint-il la Grande Loge comme expirante, comme faisant des efforts téméraires et impuissans et comme représentée par de mauvais maçons qu'un intérêt particulier a éloignés du Grand Orient et qu il faut proscrire à jamais [DT, 108] , — les loges de Paris et de la province, à peu d'exceptions près, repoussent sa correspondance et ne répondent point à ses appels. Aussi se plaint-il, dans une autre circulaire, du 24 Juin 1776, des loges qui jusque-là, n'ont montré qu'un excès de défiance et de circonspection en refusant de répondre à ses circulaires et de l'aider ainsi à consolider sou édifice dans V instant où il aie plus besoin de leur secours : — la plus grande partie des loges, dit-il, garde un silence qui nous afflige. En vain cherche-il aussi à exciter l'ambition des maçons de la province en faisant miroiter à leurs yeux les prérogatives qu'il abandonne aux Grandes Loges Provinciales (18 Mai 1775), eu vain affecte-t-il de les consulter avant de prendre la moindre décision, le silence persiste. Ses circulaires sont reçues avec une méfiance d'autant plus grande qu'il est notoire qu'une division bien prononcée existe parmi ses membres et que sa dissolution est imminente [DT, ]04<, 105, 107- 108,110, 111 ; A, 115, 116, 119 ; RD, 64 et 65]. Le
dmnd

Orient,

— dit Eebolcl,

f

un des auteurs dans

STIR L R K I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É

123

" lesquels il faut apprendre l'histoire " [Thévenot, Une leçon d'hiatoire, page 51, — a été, de 1772 à 1799, l'autorité la plus irrégulière, la plus illégale, la plus schismatique et la plus révolutionnaire qui existât sur le globe. Fondé par un petit nombre de frères insurgés, mal famés, chassés ignominieusement du sein de la Grande Loge, par elle déclarés indignes et parjures, déchus de tous les droits maçonniques et signalés comme tels à toutes les loges de France et de l'étranger, le Grand Orient ne possédait aucun titre, aucune constitution qui put le légitimer [KD, 66, note].

Cependant, grâce à l'apparence de protection que lui donne la haute position de son Grand-Maître, à l'activité déployée par le duc de Luxembourg qui parvient, par son influence, à faire initier quelques seigneurs de la cour de Louis X V I désireux d'obtenir les bonnes grâces du duc de Chartres, et grâce surtout au temps, avec lequel ses fondateurs disparaissent et laissent la place à un personnel plus honorable, (voir Appendice, § 2°), le Grand Orient soutient la lutte jusqu'en 1790, époque à laquelle les travaux maçonniques languissent en France. Nous ne pouvons, en parlant ici du rôle du Grand Orient, de 1772 à 1790, et en comparant, pour la même période, son influence à celle de la Grande Loge, ne pas essayer de nous rendre compte du nombre des loges placées sous leurs obédiences respectives. Cet examen nous est heureusement facilité, pour le Grand Orient de France, par un document officiel émanant de lui : le Tableau des Loges régulières de France, publié à la fin de 1787, sous la signature de ses trois Orateurs, les F F / . Sue, Gillet de la Croix et Salivet, de son Garde des Timbre et Sceaux, le F.-. Lesroches, et de son Administrateur Général, le F. - , duc de Luxembourg. Dans ce document, les loges sont classées suivant l'ordre alphabétique des noms des villes où elles se tiennent ou des régimens auxquels elles sont attachées, et divisées en 4 catégories, comme suit : lo. les loges de France ; 2o. celles des colonies ; 3o. les loges militaires, et 4o. les loges de l'étranger. Tous les Ateliers constitués ou agrégés par le Grand Orient, de l'époque de sa fondation au 19 Novembre 1787, y sont inscrits, qu'ils soient encore en activité ou qu'ils aient cessé leurs travaux. Nous trouvons donc là de précieux renseignemens et nous voilà désormais à même de nous rendre un compte exact et minutieux de toutes les adhésions qu'a pu rencontrer le Grand Orient, de 1772 à 1787. Aussi, nous sommes-nous

126

11ECHEB0HES

empressé, malgré les difficultés de la tâche et l'aridité du travail, de le remanier et de le présenter sous une forme plus commode pour l'examen que nous avons à l'aire. Nous avons donc classé les loges par catégories : le. les Directoires et les Ateliers écossais, agrégés au Grand Orient; 2o. les Grandes Loges Provinciales ; 3o. les loges symboliques de Trance, des colonies, de l'étranger, militaires ou civiles. En outre, nous avons adopté, pour chaque catégorie, l'ordre des dates auxquelles ces ateliers ont été placés sous la bannière du Grand Orient de France. Ce tableau étant très long, nous le reléguons, comme appendice à la fin de ce chapitre (voir Appendice, § 1°). Toutefois, comme, pour la discussion, nous avons besoin de chiffres plutôt que de noms propres, nous en donnerons ici quelques résumés numériques. D'un coup d'œil, jeté sur le tableau de la page suivante, nous pouvons compter, pour chaque année, les constitutions accordées par le Grand Orient, et nous rendre dès lors compte de son influence sur les loges de France. Au début, cette influence est faible ; elle grandit en 1774, ainsi que cela devait arriver puisque le Grand Orient appelait à lui les mécontents et qu'il fallait bien que ses fondateurs lui amenassent les loges auxquelles ils appartenaient ; mais, après 1774 la popularité du nouveau centre maçonnique va en décroissant, jusqu'en 1783, en dépit de l'essor que quelques auteurs prétendent lui avoir été donné, en 1776, par la tournée du duc de Chartres dans les provinces. De 1773 à 1787, c'est-à-dire en 15 ans, le Grand Orient constitue un total de 637 loges symboliques ; sur ces 637 loges, 66, d'après le document officiel, ont, en 1787, cessé leurs travaux, et 571 sont indiquées comme étant encore en activité ; sur ces dernières, 417 sont représentées au Grand Orient par 257 députés et 154 ne le sont pas. Ici se pose une question : — Ces 571 loges sont elles réellement en activité ? Il nous est permis d'en douter, et c'est le Grand Orient de France lui-même qui, par sa circulaire du 16 Novembre 1787, que nous trouvons aux premières pages du recueil, et dont nous reproduisons plus loin un passage, nous autorise à émettre ce doute.

SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE Statistique

127

des ateliers agrégés ou constitués, de 1772 à 1787, far le Grand Orient de France.
Constitutions. Total des Logos dépondant des Directoires Ecossais. Loges Grandes Loges Provinciales. Loges Symboliques. cô I
|
c

Agrégations.

Symboliques constituées par le G.-. O.-,

.a •t) P

CD j • |

"S
P H

a: 2 C M O H O

1772... 1773... 1774... 1775... 1776... 1777... 1778... 1779... 1780... 1781... 1782... 1783... 1784... 1785... 1786... 1787... Totaux 13

1

1 41...

1

13 61 29 23; 2

27 84 55

27 85 56 42 52 48 21 38 35 31 33 51 52 48 41 661

I
11...

81 2 39 7'[ 1 47
6; 2

33 2 31; 3 5
16.

47

21
2 35
1

25 23
1 26

31 29 33 49 52 46 41 637

27 29 39 29 25 79 430'34 76 18

Examinant maintenant ces élémens sons un autre point de vue, reportons-nous à la section IV du même tableau et comptons-y les loges symboliques reconstituées

128

RECHERCHES

par le Grand Orient de France, cle 1772 à 1787, c'est-àdire celles à la suite desquelles nous avons placé, entre crochets, des renvois au Nos des précédents relevés. Nous en comptons 208, fondées, constituées^ ou reconstituées à diverses époques depuis l'introduction de la francmaçonnerie en Prance jusqu'en 1774, dont la derniere Constitution émane de l'une des autorités indiquées cidessous, ou dont l'activité n'a jamais^été légalisée par une constitution régulière avant de l'être par le Grand Orient de France, savoir ;
lo.—Constituée, dit-on, par la Grande Loge d Ancjleterre (?) . ,••.••••••• • • • No. 13 2o.—Constituée par la Grande Loge JProvincicdede Ffo/nce (. J • Ko. 133 • • ' V 3o.—Constituées p a r l a Grande Loge Anglaisede France: .Nos. , 14, 53,54,104,106, 108, 194, 310, 319, 342 et 3 6 1 . . . . 4o.—Fondées de 1743 à 1755, ou constituées dans la même période par d'autres autorités que la Grande Loge Anglaise: Nos. 116, 144, 183, 282, 394 et 455 • • 5o.—Fondées de 1756 au 4 Février 1767, ou constituées dans la même période par d'autres autorités que la Cri a^de Loge de France : Nos. 32, 89, 93, 114,120,128,177, -01, 205, 229, 254, 296, 343, 346, 436, 472 et 620;. . ; . . . . 6o.—Fondées ou constituées du 4 Février 1767 à Juin 17^1, pendant la suspension des travaux de la Grande Loge de France, et non régularisées depuis la reprise des travaux de cette Grande Loge : Nos. 1, 12, 22, 60, 63, 92, 12t), 137, 143, 184, 326, 365, 398, 482 et 562 • 7o.—Fondées de 1771 à 1772 et non régulièrement constituées : Nos. 76 et 151

12

17

15

2
— 54

8o.—Constituées par la Grande Loge de France ; _ Int. Avant la suspension de ses t r a v a u x en Février 1 / b / : Nos. 3, 11, 15, 18, 19, 24, 25, 30, 36, 39, 41, 45, 48, 52, 64, 67, 74 77, 78, 81, 94, 98, 99, 109, 119,122,132, 141, 146, 148, 154, 169,186,208,212, 214, 218, 219, 237, 248, 252, 259, 260, 266, 268,287, 290, 300, 302, 305, 320, 336, 347,349, 352, 358, 366, 374, 410, 419,426,476,518, 522, 547,549, 563 et 602 ; QI" 2nt. De la reprise de ses travaux, en Juin 1771, jusqu au o l Décembre 1772 : Nos. 2, 4, 5, 9, 16, 23, 26, 33, 35, 37, 38, 42, 46, 49, 50, 51, 56, 57, 59, 61, 62, 65, 68 69 70, 72, 73, 75, 82, 83, 84, 85, 87, 90, 91, 95, 96, 97, 103, 107, 110, 111,115,117,118,123,127,130,152, 165,1/4, 176, 179, 180,187,191, 207,217,228, 231,233, 246, 253, 264, 270, 271, 285, 298,328, 362,385,401,402,409,430, 442, et 540 • • • • • • • ' " 77 3nt Du 1er Janvier au 31 Décembre 17^3 : ÎSos. 1/, o», 138, 142, 164, 170, 199 et 213 • • • • • • • 4nt. du 1er Janvier au 31 Décembre 1774 : No. 284 . . . Total

154 208

SUR LE HI TE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTE

129

Ces indications faites, résumons cette même section IV de façon à faire ressortir pour chaque année le nombre des reconstitutions faites :
Statistique des Reconstitutions de
Autorités dont les loges roconstituées par le Grand Orient, do 1772 à 1787, tenaient leurs dernières constitutions. Grande Logo d'Angleterre (P) Grande Logo Provinciale do Eranco (f) Grande Logo Anglaise de France Elles-mêmes ou autorités non citées (do 1743 à 1735) Elles-mêmes ou autorités non citées (do 1756 au 4 Fév. 1767). Pondant la suspension des trav. •. do l a G . ' . L , - . de France (1767-1771) Elles-mêmes ou autorités non citées (de 1771 à 1772) Grande Loge de France, avant la suspension de ses travaux ( 4 Février 1767) Grande Loge de France, depiiis la reprise de ses travaux ( Juin 1771 à 1772) Grande Loge de France, en 1773 Grande Loge de France, on 1774 Total dos loges reconstituées parle Grand Orient Loges nouvelles constituées par le Grand Orient Total.
16

de Loges, par le Grand Orient,

1772 à 1787.

1 2 5 12 6
17

15 2

68

77

8 1 9. 7 26 24 47 44 52 46 I
208

429 637

21:35,31 i I

De l'étude de ce tableau et du relevé qui le précède nous tirons les conclusions suivantes : lo.—54 loges, qui, depuis leur fondation, n'ont jamais été rangées sous l'obédience de la Grande Loge de France, se sont, avec plus ou moins d'empressement, ralliées au Grand Orient de France, savoir;

130 1772 1 1773... 5 1774...12 1775...10

ÉE CHE EC II ES 1776... 1777... • 1778... 1779... 6 1 3 2 1780... 1781... 1782... 1783... 4 2 2 1 1784... 1785... 1786.. 1787... 3 0 1 1

2o. — La première loge constituée parle Grand Orient est une de celles qui, fondées pendant la suspension des travaux de la Grcinclo Lotja de France, n a pas, depuis la reprise des travaux, fait régulariser sa situation ; elle appartenait, sans doute, au parti scMsmatique et naturellement elle devait s'allier au Grand Orient. 3o. — On voit, par la comparaison des divers nombres de loges constituées par la Grande Loge et ralliées au Grand Orient dès les premières années de sa fondation, que ce sont surtout celles qui se sont fait constituer depuis la reprise des travaux de 1771 qui prennent le parti du Grand Orient, résultat naturel, puisque, les partis rivaux ayant fusionné lors de cette reprise de travaux, la plupart des loges régularisées après 1771 devaient se composer des anciens frères bannis ou de leurs partisans. 4o. — Très peu des loges constituées par la Grande Loge après la fondation du Grand Orient, se rallient a la nouvelle autorité : — de 1773 à 1778, soit en 6 ans : — 8 loges constituées en 1773 et 1 en 1774 ~ Ce résultat est encore tout naturel, car, à dater de décembre 1772, les mécontents devaient s'adresser de préférence au Grand Orient. 5o. — En somme, 154 Loges seulement ont été enlevées de 1772 à 1787, par le Grand Orienté la Grande Loge, savoir :
1772... 0 1773...15 1774...53 1775...18 1776...10 1777...16 1778...13 1779... 3 - 1780... 1781... 1782... 1783... 5 5 4 4 1784... 1785 .. 1786... 1787... 1 5 1 1

On voit, qu'à part l'effervescence du premier moment, la rivalité n'est pas bien redoutable. g0_ — Le 15 Janvier 1777, le Grand Orient a pris un arrêté par lequel il déclare irrégulières toutes les loges de France qui n'ont pas fait renouveler leurs constitutions et ordonne que, pour être reconnues régulières, elles seront tenues de se former, près de lui, en demande de constitutions [A, 126]. Cette excommunication ne lui amène cependant que 17 loges précédemment constituées, soit 1 de plus qu'en 1776 !

*. i. et éviter l 'inconvénient de lui adresser des Planches qui pourraient tomber en des mains qui en feraient un mauvais usage. Après ces conclusions. mais que les LL.." Ainsi.. c'est-à-dire six mois plus tard. soit aux membres de la L. car nous voyons. Cet avis coûterait peu. .SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 131 7o. nous avons eu d'ailleurs occasion de le constater nous-même et nous avons. page 27). cité par Tliory [A. Si.. TT. ne pouvant certifier l 'existence d'une L. on n'en peut compter que 253.. voisines et ce serait un service qu'on rendrait à l'Ordre.. inscrites au tableau comme étant en activité. reproduction que les exigences de la mise en page de nos tableaux nous ont alors obligé de différer. le 3 Juillet 1777. indiqué'celles d'entre elles qui se sont ralliées à d'autres autorités ou que les auteurs nous présentent comme ayant été. nous avons arrêté dans notre assemblée du dix-neuvième jour du neuvième mois de l'an 5784. ... qui aura laissé passer dix-huit mois sans envoyer son Tableau sera portée comme non eu vigueur sur le tableau général des LL. beaucoup de loges. soit aux LL. sont-elles réellement en activité ? — et de justifier le doute que nous avons alors émis à ce sujet. il convient de revenir à la question que nous avons posée plus haut : — L e s 571 loges indiquées comme étant en activité en 1787. que lorsque nous avons son Tableau. dit que. ne travaillent plus . du Grand Orient nous nous retournons vers la Grande Loge de France et que nous clierchions . rayées par le Grand Orient. les titres de plusieurs LL. qui ne sont point en vigueur. en reproduisant ici l'extrait suivant de la circulaire du 16 Novembre 1787 auquel nous avons fait allusion plus haut. suspendue. . FF.. — JJEtat du Grand Orient (t. Il serait cependant nécessaire que nous fussions avertis de la suspension d'une L. parce qu'elles ne nous sont pas connues. chaque année.-. qu'au 31 Décembre de la même année. .. . 127]. . nous les invitons toutes à nous donner. . CO. afin que nous puissions vous en instruire. " Vous trouverez dans ce tableau. . que dorénavant toute L. maintenant. "près " de 300 loges de Erance concouraient à la composition 'c de ce corps L'exagération est flagrante. 4° partie.. situées dans les colonies ne seront pas comprises dans ce liègiement. . . cette preuve d'attachement et nous leur rappelons que. dans des notes placées à la suite des noms de quelques unes des loges de la section IV du tableau (voir Appendice). Quant à nous. mais nous n'avons pas peut-être indiqué toutes celles qui ont cessé leurs travaux. de l'aveu même du Grand Orient. ou de sa destruction. d'après le Tableau Officiel. avant 1787.

.. Thévonot [TV..132 RECHERCHES à connaître le nombre des loges constituées^ par elle pendant la même période..-. nous nous heurtons à une très grande difficulté.t comptait près de 200 loges constituées. le nombre des loges placées sous la juridiction de la Grande Loge ? Thory [DT. KD. qu'à la Saint-Jean-d'hivor 1774. on le voit.. malgré les 146 défections que nous comptons au tableau de la page 129. .. 38 10 .. Et cela. mais combien. reste du côté de la Grande Loge pour l'ensemble des six années et pour les quatre dernières prises isolément . Total 5 . 43 . 376 dont 129 à Paris. 3?. Quel est. c'est là tout ce que nous avons. L'avantage. B. le Grand Orient a constitué 253 loges symboliques et 2 Grandes Loges Provinciales. sont-ils en activité (63) ? (63) Le P. 113 et 114 . tant à Paris qu'en province FA 156 ..... . Certains auteurs nous donnent bien quelques chiffres pour Paris. . Le Grand Orient en a jusque-là constitué 449. car nous manquons sur ce point do renseignemens officiels. 114] nous l'apprend . 40] dit. 9 . A la fin de 1777. 1774 1775 1776 1777 1778 1779 par Le Grand Orient 9 10 6 4 6 3 Total . Nous formerons donc de ces données éparses et incomplètes le petit tableau suivant. 60 . la Grande Loge compte 352 Ateliers en activité sous son obédience. 116. . à Paris. l'avantage reste au Grand Orient et cela s'explique...... 268. Le Grand Orient. pour quelques rares époques. 74]. 120 et 156. reconstituées ou en instances de constitution. et d'autres nous apprennent.. à ce moment. soit 255 Ateliers. puisqu il était alors fondé par les maçons mécontents et notamment par ceux de Paris qu'avait bannis la Grande Loge.UD. n'en avait alors constitué que 39 ! Au 31 Décembre 1783. pour 1774 et 1775.. A. sur ces 449. en mettant en regard le chiffre des loges constituées par le Grand Orient pendant les mêmes années . Loges constituées à Paris La Grande Loge 3 . L O Grand Orier.7é]. le nombre des loges placées sous la bannière de la Grande Loge [DT.

86]. au carré de la porte Saint-Martin [CL. 186. interrompt ses travaux. DT. la Gronde Loge de France. prenons le chiffre au 31 Décembre 1775 : 167 loges et 2 Grandes Loges Provinciales. entraînés par les affaires publiques. et de nouveau. 190. Guillaume Tell). B. — le Grand Orient interrompt aussi les siens . après une lutte longue et infructueuse. il trouve alors 214 loges . 129. N0 75). maintenus jusque-là avec plus de persévérance que de succès. Cependant. 187. les frères. 239]. B. Thévenot est plus près de la vérité à la fin de 1776 . (depuis. Ce sont les loges Le Centre des Amis.*. 75].SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 133 Tout ceci justifie donc l'assertion cle Clavel [CL. Elles cherchent à rassembler les débris du Grand Orient . soit 169 ateliers ! — Le F. RD. 39L. les 11 Janvier 1761 et 11 Décembre 1772 (voir précédemment pages 104 et 113. à Marmande. Ces deux dernières loges tiennent leurs séances dans le même local. 129. constituée le 7 Septembre 1792. 388 . KC. la majorité restant attachée à la Grande Loge de France. en date du 20 Décembre 1792 [A. soit 113 ateliers ! Mais comme le F. constituée le 25 Avril 1789. la dernière constitution qu'elle accorde est celle de la loge La Bonne Amitié. 54 . [B. nous en trouvons 207 en y comprenant 2 Grandes Loges Provinciales et 3 Directoires Ecossais agrégés. 112 loges et 1 Grande Loge Provinciale. Le tableau officiel nous donne d'autres chiffres . avant le sommeil du Grand Orient. RD. . 232] que le Grand Orient ne rallia qu'un petit nombre cle loges.*. RD. et Saint-Louis de la Martinique des Frères 2 2 c o n s t i t u é e par la Grande Loge de France. contre les tracasseries dont ses loges sont l'objet. négligent les assemblées. [JG. Le Foint Forfait (ancienne loge Les Amis de la Liberté). en 1795. les N0B 73 et 298 de nos tableaux). Thévenot parle aussi des loges en instances de constitution. par le Grand Orient [RD. le 5 Juillet 1774 (voir plus loin. page 144. [DT. L'année suivante •— 1792. et reconstituée. trois loges de Paris continuent leurs travaux et les poursuivent en 1793 et 1794. malgré la dissolution des loges. elles écrivent au Grand Orient. En 1791. le 11 Février 1790. presque toutes les loges du royaume sont ferméeset les maçons sont poursuivis dans toutes les provinces . 86. 233]. 392]. même au plus fort de la Terreur. LA FRANC-MAÇONNERIE FRANÇAISE PENDANT LA RÉVOLUTION (1791 — 1799) Dès le commencement de la Eévolution. 81].

le 13 Mai suivant. . le P. quelques officiers. depuis l'emprisonnement de ce dernier (détenu jusqu'en 1795). dont le zele n a jamais été bien grand. pour avoir des renseignemens sur sou état à cette époque . le Dv Mercadier. le Grand Orient essaie de reprendre ses travaux en 1795. quelques anciens Pré- . B.-. ils se réunissent à de longs intervalles. KD. je ne veux plus me mêler en rien du Grand Orient ni des assemblées des francs-maçons. le 5 Janvier précédent. 239 . Après quelques années de sommeil. elles infèrent de ce silence que le Grand Orient n'existe plus et elles songent à reconstituer un nouveau centre maçonnique. et qui se termine par la reproduction suivante d'une réponse qu'il avait déjà faite. adresse au journaliste Milsent. au Secrétaire du Grand Orient qui lui avait adressé.." Le Grand-Maître ayant ainsi répudié ses fonctions. une demande relative aux travaux de la Société : " — Comme je ne connais pas la manière dont le Gram Orient est composé et que d'ailleurs je pense qu'il ne doit y avoir aucun mystère ni aucune assemblée secrète dans une republique. N 0 55. Orateur de la loge SaintLouis de la Martinique. qui paraît. autant que les circonstances le leur permettent [A. le 22 Février 1793.134 EECHERCHES sur la proposition du F. A peine rendu à la liberté. elles chargent une commission de prendre les informations les plus précises [CL. Les frères tirent ensuite une batterie de deuil et se séparent. Officier du Grand Orient depuis le 6 Octobre 1786. et que. et quelques autres. — llocttiers de Montaleau.-. une lettre. ont maintenu jusqu'en 1793 les travaux de là Chambre d'Administration. maître des comptes et ancien président de la Chambre des Provinces en 1787. avec la signature Egalité. la Chambre d'Administration déclare. médecin accoucheur. 82]. le duc d'Orléans. 239]. en Décembre. 192 . Eoëttiers de Montaleau réunit. Sur ces entrefaites. 98 . sous la présidence de Eoëttiers de Montaleau. surtout au commencement de son établissement. dans le supplément du Journal de Paris. CL. leur lettre étant restée sans réponse. [A. avant de réaliser ce dessein. Mais. Hue. Eoëttiers de Montaleau brise l'épée du Grand-Maître et en jette les fragmens au milieu du Temple. le 27 Décembre 1795. Dnbin de Saint-Léonard. la Grande-Maîtrise vacante. celle-ci leur annonce bientôt que plusieurs officiers du Grand Orient. 192]. le F.

Le E. 240. aux yeux des nouveaux Ateliers. Roëttiers de Montaleau s'inquiète cependant de la résurrection de la Grande Loge de France. quelques Vénérables inamovibles. E n Juin 1796. une circulaire qu'il adresse aux loges. 76. Le coup est adroit . KO. il est procédé à la nomination des officiers et on tente la réorganisation de la correspondance. et. avec l'autorisation de la police. derniers membres survivants de la Grande Loge de France. rallier toutes les loges. malgré les anathèmes du Grand Orient. [A. Le 27 Décembre suivant. les anciens chapitres des hauts grades écossais rouvrent également leurs Ateliers. le Grand Orient. Le 17.'. tout l'odieux du schisme sur la Grande Loge [KD. il s'adresse à ses principaux dignitaires ainsi qu'aux loges de sa juridiction et entame des négociations pour les rallier au Grand Orient. le Grand Orient accorde à la loge Les Amis Sincères. 233]. c'est une façon de réunir les deux obédiences et d'effacer la tache qu'imprime au . et ne trouvant pas d'autre moyen de mettre obstacle au prestige que donne encore à la Grande Loge de France la légitimité de son origine. [JO.SUU LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 135 sidents et députés d'ateliers et les décident à reprendre les travaux interrompus depuis trois ans [KG. enlever à la Grande Loge ses ateliers. 83]. la première constitution émanant de lui après la reprise de ses travaux. 196 . c'est la faire disparaître de fait . et ce n'est que le 21 février 1798 que le Grand Orient se trouve suffisamment reconstitué pour publier. DT. le 17 Octobre de la même année 1796. 238]. dans un bâtiment du noviciat des Jésuites qu'il occupe depuis 1774. le Grand Orient reprend solennellement ses travaux sous la présidence de Hoëttiers de Montaleau qu'il nomme Grand Vénérable du Grand Orient. 99]. Mais les ravages de la révolution ont considérablement affaibli la Grande Loge de France . qui poursuit avec succès sa reconstitution et fait retomber. Il se réunit alors. sans ressources pécuniaires. B. sans appui. rue du Pot de Per. En même temps que le Grand Orient. 129]. se réunissent en petit nombre et essaient de reprendre les travaux suspendus depuis 1792 [CL. de Genève. elle ne peut lutter longtemps contre son rival implacable. fonctions qu'on environne de toute la puissance attribuée jusque-là aux Grands-Maîtres. Toutefois ce réveil est lent.

5J. le Grand Orient donne son adhésion à cette convention . le lendemain même de la séance de la Grande Loge. que la Grande Loge de France conserve jusqu'au bout sa dignité. depuis près de trente ans. le Grand Orient s'assemble. d'après l'article IV duquel les deux associations sont réunies à . Grand Vénérable. Angebault. le Grand Orient." [DT. et nomme trois commissaires. Deux jours après. une seconde fois.1 3 6 UECHEBCHES Grand Orient. qui n'est plus soutenue que par quelques rares zélés sur lesquels pèse tout le fardeau de l'administration et des dépenses. fort d'ailleurs de sa puissance et d'un pouvoir qui ne lui est plus que faiblement contesté. •—est accepté par les commissaires. et Bernault. son origine scMsmatiqne. De son côté. Grand Expert.21 Mai 1799. Présidents d'honneur. la Grande Loge de France se réunit. Grand Orateur. «m des auteurs dans lesquels il faut apprendre l'histoire [TV. pour le 28. — " ré" sultat inespéré. on ratifie le concordat. Profitant alors habilement de la position précaire de sa ïivale. 141]. on convient enfin qu'il sera fait un concordat . la Grande Loge approuve également ses commissaires et les autorise " à suivre les " opérations qu'ils avaient commencées avec Vassociation " représentée par le V. pour purger sa tache originelle. le 20 Mai suivant. recevoir et faire les propositions préliminaires [DT. annonçant que le Grand Orient avait nommé des commissaires " à l'effet " d'entrer en pourparlers. propose un traité d'union. pour aviser aux moyens detra" vailler à sa réunion avec le FriniUif Grand Orient. le 23 Avril 1799. P. après lecture d'une lettre. " — ceci implique la reconnaissance par le Grand Orient de son origine sebismatique et de la légitimité de la Grande Loge. fait observer le E. pour le 22 Juin suivant. Les maçons des deux obédiences sont convoqués. lioottirs de Montaleau. en date du 3 du même mois. le. — On voit. à laquelle assistent ceux des membres de la Grande Loge de France qui acceptent la fusion." dit le IV. Duvillard et Houssement) pour entendre. en assemblée générale. 1 . 104]. Ce traité. Montaleau. Après des débats et des pourparlers qui durent plus d'une année. dont la clause essentielle est l'abolition de l'inamovilité des Vénérables. 138]. — elle nomme quatre commissaires (les FE.". et. A cette dernière tenue.\ Thory. Besuchet [b. et. les IT. Darmancourt et Conart. le 9 Juin suivant.

99 . (64) Le Grand Orient ne possède des archives de la Grande Loge de France que les documens qu'il a reçus ou achetés depuis des FF. 477. DT. 91 et 456 . BZ. à l'avenir. enfin. soit à des chapitres du ressort d'autorités constituantes qui avaient jusque-là refusé de se rallier au Grand Orient et qui lui contestaient la suprématie à laquelle il prétendait. 140]. ait été célébrée avec éclat.*. 2 0 1 e t 2 0 4 . à un Américain pour la somme de 8. Il est aussi convenu que les officiers des loges. ils prendront le titre ^honoraires-fondateurs. vénérables et députés. B. 2 1 6 . Bien qu'à cette séance du 28 Juin.*. [LD. jusque-là choisis par les Vénérables. en 1863. CL. 61]. la majorité des membres de l'ancienne Grande Loge de France et un grand nombre de maçons écossais. qu'en cas do non réélection. protestent contre le traité du 21 Mai 1799 et r e f u s e n t de reconnaître l'autorité du Grand Orient [B. la réunion des deux corps jusque-là rivaux. [DM. CL. EX. 13]. il acheta aux enchères publiques quelques procès verbaux de l'ancienne Grande Loge qui dépendaient de la bibliothèque de la MireLoge du Rite Ecossais Philosophique [RD. seront. Les collections du F. note]. 103 à 105 .500 francs.SUR LK RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ p e r p é t u i t é [A. — rappelons-nous qu'ils n'étaient inamovibles qu'à Paris. Ainsi. le 23 Février 1860. . et que tous les maçons possesseurs de certificats émanés de l'une des deux associations seront reçus dans les loges constituées par l'autre. que les constitutions portant le caractère d'inamovibilité seront rapportées et renouvelées. appartenant. que les loges correspondront avec un centre commun: le Grand Netori (Orient) . élus par les Ateliers et que les archives des deux corps seront réunies (64). 241]. 9 . que les officiers. BD. 352 . 2 4 0 . soit à des chapitres souchés sur des loges de l'obédience de la Grande Loge. entre les mains de qui elles étaient restées. 137 VM. Thory avaient été vendues. que les loges auront la faculté de les continuer dans lamême dignité et. — est décidée avec cette réserve que ceux encore en possession de ce titre le conserveront pendant neuf ans encore. des deux grands corps jouiront des mêmes prérogatives. La suppression de l'inamovibilité des Maîtres de loges. en conservant toutefois leur date de constitution .

en 1787. C'est la seule exception.138 RECHERCSES APPENDICE lo. et avant le nom du régiment. pour quelques loges anciennes reconstituées par le Grand Orient. suspendues. soiis les yeux des maçons français. une indication semblable désigne aussi les villes ou cantons des colonies. plusieurs constitutions sont accordées. nous imprimons en petites capitales les noms des régimens auxquels elles sont attachées. de loges fondées précédemment.]. [Infanterie.'. Dans le tableau que nous mettons ici. Le classement des loges. mais par nos renvois aux précédents relevés. par le Grand Orient. Ainsi. les noms des villes où le régiment se trouve alors en garnison .) Ces dates sont généralement celles des demandes de constitution adressées au Grand Orient. sachant que toutes ces loges sont du X V I I I e siècle. et souvent aussi celles de la fondation authentiquement établie de la loge. et en plaçant en italiques à la suite des titres des ateliers. c'est que ces loges n'ont jamais été régulièrement constituées par une autorité légitime ou qu'elles n'ont pu établir à la satisfaction du Grand Orient la date de leur fondation . de Troyes. pour les loges nouvelles. places entre crochets à la suite dunom des ateliers. nous a permis de leur assigner un No. nous reproduisons les dates auxquelles le Grand Orient autorise les loges a prendre rang. par exemple. d'ordre conforme à l'ordre dans lequel ont dû être délivrées les constitutions elles-mêmes. ou celles des plus anciennes constitutions antérieures régulières. (Dans cette colonne. indiquant ainsi les reconstitutions. Drag. Artillerie. il sera facile au lecteur de se mettre en présence de ces dates. Pour les loges militaires. émanant d'autorités reconnues. dont le rang officiel remonte au 25 Mars 1688. à l'O. Il arrive aussi quelquefois que. en faisant suivre ce nom de l'indication Inf. Cav. prenons la loge L'Union de la Sincérité. Chasseurs &a. la date à laquelle remonte leur rang semble leur refuser l'antiquité à laqxrelle elles peuvent prétendre . No 199 de . réunies à d'autres ou ayant cessé leurs travaux. à l'exception. nous reproduisons en italiques les noms des loges en sommeil. cependant. Art..^ ou constituées parles diverses obédiences en activité avant sa fondation. La Parfaite Egalité. &a. nous supprimons. A la suite de la colonne des Nos d'ordre. O.'. suivant l'ordre des dates de leur constitution par le Grand Orient. et seulement pour la section IV. Cavalerie. enfin. Dragons. Ghass. faute d'espace. pour la première fois. les deux premiers chiffres — 17 — du millésime. nous renvoyons. par des chiffres. aux Nos d'ordre que nous avons donnés aux loges dans les relevés précédents. nous mettons en italiques les noms des Colonies et nous faisons suivre d'un astérisque les noms des Orients étrangers. de la loge No 215. à la même date. du régiment irlandais de Walsh. Lorsque. L astérisque qui précède les noms de loges signale celles d'entre elles qui. nous indiquons les dates de constitutions pour chacune des années indiquées en sous-titre au dessus de chaque série de loges. que le lecteur rétablira mentalement. — A la suite du nom des loges se trouvent indiqués leurs Orients . dans la dernière colonne à droite. nous omettons ici cette mention qui prendrait trop de place.. et. dans ce cas le Tableau officiel du Gra/nd Orient porte cette mention : en rappelant les travaux commencés le . sont représentées au Grand Orient par des députés . nous classons ies loges suivant l'ordre alphabétique de leur titre et sans tenir compte de l'article qui précède le nom.

. . No 78 : — . tout mangé par les mites. No 605 22 Mars. No 620 25 Mai. apparemment. pour les Nos 534 et 605..SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 139 la section I V do ce tableau. nous regrettons de n'avoir pu faire ce travail sur un document plus récent que celui que le hasard a laissé tomber entre nos mains. parce que. enfin. . nous reléguons cette loge à la dernière année. pour les 8 loges ci-après. pensons-nous.. 70) le millésime 1774 . nous avons adopté les dates des 27 Juillet et 16 Janvier. Après avoir achevé notre travail. prenant rang du 3 Octobre 1781.. L'exemplaire du tableau d'après lequel nous dressons cet état des loges est mallieureusement en très mauvais état. du Cap. — A côté de celle-ci.. elle n'a pu fournir la preuve. les dates de Constitution par le Grand Orient. pour mettre le lecteur à même de reconstituer le passé de chacune des loges de ce tableau et do vérifier également l'exactitude des statistiques que nous avons établies plus liant d'après le document officiel que nous condensons ici sous line forme qui nous permet de mieux suivre le Grand Orient dans ses diverses evolutions.. une autre loge ayant été constituée le 3 de ce mois. il faudrait dès lors remanier tous nos Nos. No 38.. nous avons la loge No 183.". dans laquelle se trouvent les loges symboliques constituées par le Grand Orient. d'autant plus que cela ne changerait rien à la statistique de l'année 1783. No 38 .. fondation.. pour le No 620. — 21 Février 17.. pour les deux années 1 774 et 1777. le Grand Orient ayant accordé d'autres constitutions aux dates des 30 Juin 1785 et 22 Mars 1787. No 534 : — 30 Juin. le 3 Avril. nous avons emprunté à Heboid (ED. ne trouvant aucune autre loge constituée le 25 Mai de l'une des années 1772—1787. ce sont celles auxquelles le Grand Orient a accordé le plus de constitutions.. au No 45 du relevé de la page 99. Elle prend rang du 21 Mars 1761. le renvoi (au No 39 du relevé de la même page 99) nous apprend aussitôt qu'elle prétend avoir commencé ses travaux le 1er Mars 1749. O. nous avons adopté les années 1785 et 1787. mais nous pensons que la question n'est pas assez importante pour le faire. . — ce dont on peut s'assurer en se reportant. Nous avons dû suppléer à ce défaut de renseignemens et voici comment nous avons opéré: Pour les 2 premières (Nos 78 et 208)... No 390 : — 31 Janvier 17. nous avons adopté 1782. .'. nous nous apercevons qu'une autre loge a été fondée dans la môme année. — pour la L. ce dont. nous mettons Juillet. pour le No 390. pour la loge No 435. 1787 . . de sorte que quelques dates nous sont incomplètement fournies. do 1772 à 1787.1a L. Janvier 1777 . dont le rang officiel remonte à la date de sa fondation. Telles sont. constituée le 20 Avril 1776 et dont l'ancienneté officielle n'est reportée qu'au 1er Avril de la même année .. No 208 : — . No 435 : — 3 1783. Saint-Jean de Jérusalem écossaise.'. dans lesquelles nous remplaçons par des points les indications qui manquent. ce que nous ne constatons pas dans les autres années. et une autre. c'est la date de sa. — Ces explications suffisent. le 3 Décçmhre .. Juillet 1774 . il y aurait à choisir entre ces trois mois et il y aurait peut-être lieu d'adopter Avril pour la rapprocher de la date du 14 Novembre 1782 à laquelle elle prend rang . Saint Domingue. conformément au renvoi.

d'après le "Tableau Général des Loges Régulières de France" publié. C .. pour les noms des Villes ou les titres des loges. Infanterie. 16 „ . Bacon delà Chevalerie. ut suprà. et représenté au Graïul Orient par le TP. La Bienfaisance. marquis de Pouye. Présidé en 1787 par le P. Mâcon 31 Mai . . Strasbourg 16 „ „ L a L o g e TM Candeur a v a i t é t é c o n s t i t u é e le 2 M a i 1772 p a r l a Grande Loge d'Angleterre. Nancy 16 Avril 1777. Présidé en 1787 par le P.. Colonel du régiment Alsace. Brigadier des armées du Roi . Bacon de la Chevalerie. ? H 9 „ 1781. . Paris 16 Mars 1781.'.". . 6 Avril 1781. Prince Maximilien des Deux-Ponts. 1776. The Fonr Old Lodges. . 31 „ „ DIRECTOIRE siégeant à LYON. Gastaing de Ladevèze. D I R E C T O I R E S ECOSSAIS A G R É G É S AU G R A N D O R I E N T D E F R A N C E siégeant à BORDEAUX. A G R E G E E S A U G R A N D ORIENT DE FRANCE A.'. 16 Janv. . p a g e 6 6 ] . D . seigneur d'Aleirac. aides et finances de Montpellier. Bordeaux 24 Juin „ 20 Dec. Sarbruck 15 Dec. " L'orthographe adoptée par le Ormcl Orient dans son Tableau officiel. L'Harmonie. dressé par catégories d'Ateliers et suivant Tordre des dates d'agrégation ou do constitution.. La Bienfaisance. marquis d'Arcambal. 1777. de Savaron.. Les Braves Maçons de Saint Louis. . G 10 Avril „ L'Intime Béwnion. et représenté au Grand Orient par le P.. .. . L'Auguste Fidélité. Présidé en 1787 par le P. Lyon 7 Nov. 16 „ „ 13 Mars 1780. Sorbier de Jaure.140 RECHERCHES TABLEAU des DIRECTOIRES et ATELIERS ÉCOSSAIS agrégés et des GRANDES LOGES PROVINCIALES et ATELIERS SYMBOLIQUES constitués par le " Grand Orient de France " depuis sa fondation jusqu'au 19 Novembre 1787.'. à cette dernière date. DIRECTOIEE il L O G E S SOUS L E S D I R E C T O I R E S É C O S S A I S .'. Lir/arde &a. . Présidé en 1 7 8 7 par le P. 31 „ „ DIRECTOIRE siégeant à STRASBOURG. ut suprà . parle "Grand Orient de France.. sous le N o 429 [ G o u l d . Colmar . Officier d'honneur du Grand Orient de France ... 1779.'. 31 Mai 1776. Maréclial des camps et armées du Roi.. Bacon de la Chevalerie. Conseiller en la cour des comptes.. . 22 „ „ La Concorde. B. et représenté au Grand Orient par le P. Eoquelaure.. 22 „ „ La Candeur et Ferdinand aux neuf Etoiles. seigneur de la Fay. a été ici scrupuleusement conservée. et représenté au Oi'nnd Orient par le P. DIRECTOIRE siégeant à MONTPELLIER.

29 Déc. 1775. . 1782.'..) K 8 Fév. . Officier du Grand Orient . . Strasbourg . . ît 20 Fév.. 1786.'. en WESTPHALIE. 25 Sept.. — elle prenait rang du. Montpellier La Bienfaisance. Officier du Grand Orient . La Candeur. No D ci-dessus. Présidée en 1787 par le F. v. N o 286 de la section I V du présont Tableau . Grenoble 21 J u i n 17 Mai 141 1781. . 176L li. siégeant à DIJON. Avril 1 7 8 4 * GRANDE LOGE PROVINCIALE siégeant à Saint-Denis. L'Amitié. huissier et commissaire priseur. ' . siégeant à LYON. . H 11 Déc.SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ i j 8 Juil. Suchet. 1780 Loge Provinciale La Vraie Espérance. les deux loges réunies ont alors pria pour titre La Bienfaisance et VEgalité.prendre rang d u . Fardinand bourg aux neuf Etoiles. . 1780.". Loge n'étaient plu-S en vigueur eu 1787. . dit le Tableau [TL. — pom. — pour prendre rang du . L'Urbanité. A ootto logo s'est réunie la Logo VEgalité. liéunie à la L . 1782. . 2 2 Mars 1776» IV. L 29 Juil. ILE DE BOUBBON. . 41.—22 1 Nov. 166]. et le Grand Orient leur a fait prendre rang du 1er Juillet 1778. " Le " Grand Orient ignore si cetteloge " est en vigueur". 1781. . Iris. près Newied. in. Buttet.u Grand Orient par le F. Grande Loge Provinciale. Réunie à la L . siégeant au Fond des Nègres à SAINT-DOMINGUE. 24 Mars 1782. et représentée au Grand Orient par le F. — pour prendre rang du. . commandant du quartier de Saint-Louis etreprésentéeair Grand Orient par le F. — 1 Oct. . . Stras- 14 Août 1782. Montpellier 30 Sept..'. No d ci-dessus. de Beurnonville. — 6 Oct. banquier t Officier du Grand Orient . Présidée en 1 7 8 7 par le F. Avocat au Parlement. 1778 * GBANDB LOGE PROVINCIALE. Les travaux de cette Gr.. 1774. date du plus ancien titre (TL. négociant. La Candeur. . I. siégeant à FEIDEEICHSÏIEK. Tassm. Avocat au Parlement. . — 1 3 Nov. Graffin. „ Les Vrais Amis.—Elle prenait rang du . Ill GRANDES LOGES PBOVINCIAIES Constituées par lo Grand Orient do France. Présidée en 1787 par le F. 1786. Aide-Major du quartier Saint-Dems(et plus tard Maréchal de France ) . représentée a. Bourg-en-Bresse. 17 .'.. _ _ 4 A v r i l 1 7 7 4 * GEANDB LOGE PBOVIKCIALB [ 7 7 ] . Salivet. 9 Août 1781. . . 18 Juil.

44 9 — 5 Oct. 167]. * Jérusalem. 243]. [87. ROYAL CHAMPAGNE. Tassin de l'Etang. 73 . 73 11 — 18 „ * Saint-Jean. changé en celui do Saint-Jean d'Jicosse du Contrat Social. Caen 10 Juil. siégeant à AIX-EN-PROVENCE. 15 Déc.". 283] Paris 20 Dec. * Saint-Lazare. lo 10 Décembre 1772. . [22]. [221]. Montoulieu 22 Août 73 La Tendre Fraternité. reconstituée par lo Grand Orient do Franco.. . 1783. . Caen . 44 15 — 1 5 „ * Les Cœurs sans fard et la Constante Amitié. 30 Mars 66 David. La Parfaite Amitié.^e la Touloulre. [21]. Gav 2 3 Août 7 8 g — 30 „ * Saint-Jean. 310]. — pour prendre rang du 30 Nov. 16 Juin 64 A fusionné. 63 5 — 25 „ La Tendre Fraternité. Lille . [206]. [TL. 65 L'Union IndissohMe. 65 Saint-Charles des Amis Réunis. Paris 12 Déc. et représentée • au Grand Orient par le P.. [146]. — Niort. 72 17 — 15 . [71]. . Les Arts-Sainte-Marguerite. ROYAL POLOGNE.'. Lille 19 Déc. [2S8]. IV LOGES 1772 SYMBOLIQUES 1 — 10 Déc. La Vraie Lumière. [6% IPavis . 12 Déc. pour s'être établie. [148 . Dinan 4 Juil. le 6 Avril 1786. [75 . * La Bonne Union. . sous le titre de Mere Logo Ecossaise [A. . Paris . [TL. . .avec la 'Logo Sain t JeanÇKo 53 do ce tableau). . page 123. 120. le 18 Mai 1778. lo 2 A v r i l 1776. [116]. Paris 23 Avril71 13 — 29 . Officier du Grand Orient . [106 . 29 14 — g Nov. La Parfaite Union. qui prit alors lu titre de L'Heureuse Réunion. 14 Mai 62 10 — 18 . Laon 15 Mars 73 7 — 23 Août. Présidée en 1787 par leP. * Union et Fraternité. . Avocat au Parlement. 281]. 241].142 vi—19 BECHERCHES Aovi(il784 * GRANDE LOGE PROVINCIAL!!. 89]. [155 . (Roussillon). 130] . Paris 18 Oct. 31 Déc. par délibération du 21 Mai 1776[TL. [140 . Cette loge a été rayée. Yinca. 65 (Bretagne) 6 — 15 Mars. Metz 16 Mai 62 12 •— 25 „ Les Amis Réunis. Officier des cliasses du Roi. 50]. on exécution do l ' a r r ê t é du 27 Décembre 1773 quo nous avons mentionné. par laGrandc Loçjc Rationale. Carcassonne. le 11 juin 1775. . G9 Constituée. •—• Hesdin. Castres 30 Déc. Paris Constituée sous ce titre. [88]. 134]. Gav 13 Oct. Caen 8 Mai 61 16 — 15 „ * Tliémis. 1773 2 — 21 Janv. 29 Oct. * La Parfaite Union.. 60 18 — 15 „ 19 — 15 „ La Verki Triomphante. 8 — 24 4 — 24 „ 20 — 15 21 — 2 2 „ „ La Victoire.

1. par le Grand Orient. [ ï l . 55]. Châlons sur Saône 10 Juil. 90].] 68 45 62 63 72 73 73 1774.. duo d'Orléans. Ghv.[224. [203 . Paris 24 „ * La Parfaite Amitié. 272].S U B LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 143 22— 6 Dec. de toutes les loges régulières de Franco. 24 — 1 3 . 30 Déc. Beaufort. sous le titre Saint Joseph de la Franchise [TL. 247]. i ® ] . 245]. VKKMANDOIS.—-21 .—. le 4 Septembre 1777 [TL. M. * La Parfaite Union. 63 20 Août 47 . 33 — 31 „ 37 — 10 „ 38 _ 21 „ 39 — 21 „ 40 •— 21 •„ 41. Vire 4 Mai 64 Titre changé en celui de La Victoire. Inf 1er Juin 25 — 13 . [36 . 46—26 4 7 _ 26 48 — 25 49 — 25 „ „ „ „ * La Concorde.V A I S SEAUX. Inf La Sagesse. * Montmorenci-Lnxembourg. Paris 22 Dec. * Sigismond-Luxembourg.— Thionville. [167]. Brest. Le Bon Zèle. le 21 Mars 1774 [TL. [220. 269]. Bastia (Corse). [141 . [66 . 73 12 Août 65 * Saint-Louis. près 28 — 20 . 42 — 1 4 Mars. Louis Philippe Joseph. 27 — 20 „ La Triple Harmonie. [284]. les Vrais Amis (78) et La Parfaite Réunion [145]. 74 35 . Châlons sur Saône. [199].Joseph. 20 Janv. 130]. [209 . . . Saint-Louis. Quim1er Mai 69 percorentin 36_10 „ Saint. La Victoire. La Noble et Parfaite Unité. 269]. R O Y A L .. 29 — 30 — 31 — 32 — 20 Janv. 24 „ * Saint-Jean des Arts. 71 17 Janv. 74 * Saint-Guillaume. en celui sous lequel elle figure au tableau .[90]. * L'Union Parfaite. Inf 1er Juin 26 — 20 „ Henri IV. Lyon * Les Vrais Amis. [30 . lor Prince du sang. 31 Janv. 235]. Lyon 21 Nov. 22 Mars 74 45 — 25 „ * Les Amis de la Vérité..— Thionvilla. Paris 22 Nov. Inf 23 Mars 71 34 31 j. Paris La Pranchise. [97]. . Dijon La Parfaite Union. Paris 15 Juin 61 43—16 „ * L'Heureux Hazard. (Anjou) T i t r e changé en celui de Saint Jean du Secret. [294]. 231]. 74 17 „ 67 28 Nov. Châlons sur Saône . 6 Nov. — Aire. 72 * L'Amitié. 78 . — Nismes. [101]. Mousseaux. 277]. Paris 20 Dec. . HAINAULT. 145]. HAINAULT. Ira/. le 4 juillet 1782. Saint-Jean de Chartres. 10 Fév.. Paris 10 Mars 62 Eeconstituée. Saint-Pierre des Vrais Frères. 24 Juil. Guise 21 Pév. 13].-. Paris 21 . Paris.. 69 14 Mai 66 * L'Etoile Polaire. 23 — 7 „ * L'Heureuse Rencontre. Voiron (Daupliine). 74 5 Janv. 1er Janv. 56 Formée de la réunion dos loges Za Parfaite Amitié [55]. [66]. — Montpellier. [112]. 72 44 22 „ * La Parfaite Union. d'abord sous le titre des loges réunies qu'elle changea.-. GvYENNE. A y a n t pour Vén. Paris 20 Dec. le 22 Septembre 1779. [76. [TL.

. . 61 76 — 20 „ * Les Frères Choisis [255]. 54 — 1 2 „ L'Aimable Concorde. 25 Avril 51 74 — 2 . [150]. [69 . 10 Mai 63 62 — 8 „ La Parfaite Amitié. Le Château. No 19 de ce tableau. [227].. 236]. 135). a été réintégrée lo3 juillet 1777 (A. 69 61 — 7 Mai. Strasbourg 17 Oct. * Les Cœurs Zélés. Saintes 28 Mars 62 75 — 5 „ * Saint-Louis de la Martinique des Frères Réunis [73. 246]. [113 . Paris 11 Janv. Nantes Constituée. La Voûte (Vivarais) 23 NoV. 2 Juin 6 3 51— 4 Jeanne d'Arc de la Parfaite Union. Saint-Jean-d'Angély . —• au 'Fond des Nèrjres. 291]. 60 52 — 4 . en Velay 10 Mars 70 5 3 — 4 . 2 9 0 ] . Limoux 26 Nov. par la Mèrc-Loi/e dti Rite Ecossais Philosophique (A. — Grenoble. I r e Cie 14 J u i n 66 73 ^— 2 . p a r l a Hier c-Loge du Rite Ecopsais Fh'Uosophiqw (A. Montatiban. en Quercy .. le 26 Août 177S. 15 Sept. 2eCie.[197]. 117). 18 Mai 64 L'Amitié.—MOUSQUEÏAIEES. 299]. en Quercy 10 Fév.. 8 JuiL 45 71 — 28 . [212]. [105].1o2'\. „ 67 — 7 68 — 11 69 — 25 „ „ „ * La Vraie Union.144 RECHERCHES 5 0 — 4 Avril. S A % Ï O N G E . * Saint-Jean. (Oléron) 29 Avril 64 (30 — 30 „ * La Persévérance. Lille . sous le Directoire Ecossais de Strasbourg. Inf. le 20 Mai 1780. 72 59 — 23 „ * Les T r a i s Frères. La Eoclielle 9 Mars 52 56 — 15 „ La Bienfaisance. 270]. 293]. [ 4 8 .. 2 J u i n 67 63—9 „ * Saint-Jeand'Ecosse. [16]. 254]. 127). * La Sincérité [84]. Dijon. 311]. 286]. 5 1 ] . 12 Fév. Rocliefort en Aunis 17 Mai Cette loge. [TL. * La Parfaite Union. 274]. L'Unïm. * L'Intimité. — 27 „ La Parfaite Union. . Orléans 17 Déc. Paris. Le Pny. (TL. Beauvais 2 Oct. 64 Réunie à la Loge La Candeur. Saint-Alexandre[l&\-. . 2 J u i n 74 A cessé ses travaux en 1773 (A. L'Amitié [32 . 65 Constituée. [52]. 72 57 __ 15 * La Bonne Foi. 55 * L'Union Parfaite. — La Guadeloupe. Désirée. Montauban. 116). rayée en raison de certaines irrégularités. Bordeaux 24 J u i n 65 6 Mars 57 78 — 27 „ * La Parfaite [58]. Alençon. . 55 — 1 2 „ 65 — 27 66— * La Parfaite Union. 63 * L'Egalité. à l'occasion de sa fusion avec la loge La Vertu Triomphante. 143).Mâcon 28 Dec. [102. . 71 58 — 22 „ Les Enfans de la Gloire. Saint-Mien de la Tranquillité [46]. Toulouse. 70 — 25 „ Saint-Jean d'Ecosse [27 . 266]. .. 139].. • • • ^ Nov. . [99 . Niort 6 Fév. . 74 72'— 2 Juil. MOUSQUETAIRES. [111. .— Basse-Terre. [165 . 68 61. * Saint-Charles des Amis Réunis. [31 . [208]. [190 . [120 .. Tournus 4 Août 66 (Bourgogne) 6 Juin. 44 Titre changé en celui de VHeureuse Reunion > le 14 juin 1775. — Saint Dommgue 11 Mai 73 77 — 22 .

27 Juil. * La Parfaite Amitié [295]. 292]. . BISAUJOLLOIS. Compiègne . LYONNOIS. 6 Nov. 24 Juin 58 98 — 28 „ * Les Amis de la Vertu [129]. LTOKNOIS. 4 Nov. . Belley. 65 10 . 67 95 — 30 „ La Parfaite Amitié [250]. * Les Cœurs-Unis [175 . en Allbi-i geois 1 DécJ. . Doué (Anjou) * La Triple Union [92]. Riom 21 Mars 74 90 — 23 „ * Saint . I n f . 74 102 — 18 „ * L'Heureuse Rencontre de l'Union Désil ée ^ ^. * La Parfaite Harmonie. * La Vraie Lumière. . 297]. . .SUR LE 1UÏE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 145 79 — 27 Juill. 271]. . Rennes. Hesdin 17 Juil. . 15 Nov. 74 106— 6 . La Rochelle 6 Nov. . Nantes. . . . Toulouse 23 Juin 74 89 — 2 Sept. 136). 16 Juil. 44 * Les Frères Discrets [86]. 68 '04— 2 „ * La Fidélité [20]. . . 44 107—• 9 „ Les Amis Réunis [205.Dec.Christophe de la Porte Union C117. . 33 86 11 „ * La Triple Alliance. 4 F é v . 2 Mai 62 * Paix et Union [184 . . 287]. en Bugey .— 27 „ * Saint-Germain [186]. et constituée à cetto date par la Mcre-Loyo du Rite Ecossais Hhilosophiquo (A. 65 Réunie à la Loge La. 65 93 — 27 „ La Sagesse [60. 44 105 — 2 „ * Les Trois Souhaits. . 72 97 — 21 „ La Parfaite Union [63 . 248]. St-Brieux. * Les Elus [202 . Angoulème . — A l a i s . Rhoims lléumc. à la Loge La Parfaite Amitié.. * Les Cœurs Réunis. Le Havre 14 Déc. 8 Mai 72 96 — 21 Oct. ' > 27 Août 74 103 — . . 57 94. lo 2 Avril 1783..— Givet. 67 Sand-Philippe de la Gonaonle [216. Bourg-en-Bresse. 66 84—-11 „ * La Fidélité [40 . 74 114 — 12 „ * La Sagesse [149]. 249]. 83 — 11 Août. . 273]'A1ençon 2 Juil. 156). 280]. près St-Brieux 24 Juin 74 1775 113 — 12 Janv. — A l a i s . 268]. 257]. Saint-Quentin. 11 Dec. 10 Sept. * Saint-Jean [17]. Valence. I n f . 87 11 . 3 Juil. L Union Parfaite [137. CORPS ROYAL DU G É N I E 3 JUJN 35 88—13 „ * Les Elus de Chartres. 4 Pév. Auxonne . No 29G do ço tableau. — Martinique 12 Dec. La Parfaite 80 — 27 81 — 27 „ „ TJivion. Toulouse 10 Juil. 70 92 — 23 „ La Vertu Triomphante [142 . . . Saint-Amable [114]. 300]. Chatelaudren. Valenciennes. Lisieus 9 Juil. ROYAL Ro US2 Mai H SILLON. Gaillac. 21 Mars 65 99 — 28 „ * La Parfaite Union [119].27 Déc.— Lille. — Mézières. 74 19 Juin 62 82 — 30 „ La Tendre Fraternité [147]. 49 85 — 11 „ * La Parfaite Union [9. . 1 4 J u i n 6 9 108— 9 109— 9 110— 9 111— 9 112 — 9 „ „ „ „ „ * La Concorde [14]. . 12 Oct. Toulouse 23 Juil. 64 100 — 28 .. 64 91—23 „ Saint-Pierre [219]. Rennes . 2 9 8 ] . Charleville. Castres 8 Dec. Poitiers 22 Juin 74 101 — 18 Nov. . Farfaito Union. — Saint Pierre. Paris . 70 * La Sincère Union. . Gav * Saint-Paul. en Dauphin®. No 133 de ce tableau (TL.

• m — 11 x 5 * La Réunion. . Morlaix 25 Mai 7o . page 484). 74 74 CG ^7 /4 126 — 21 „ La Parfaite Égalité. P a n s . Paris ^ ^ o v . a 9 : L'Anglaise de l'Amitié [133]. . le 24 Mars 1779. Annonay. 230]. Annonav. ' .. Périgucux.n 711.Jp rfprrp. 306]. B o r d e a u x . 74 L a Bonne Amitié [217]. * L a Constance [89 . oâ. 70]. Briançon ' ' • • ' 1 ::STot ' 74 Le titre de cette loge n' est pas lisible au Tableau de 1787 . Paris 1G Août 71 * Les Amis Réunis de Saint-Hilaire et de Notre-Dame [285]. — Guadeloupe. Cognac. L'Anglaise [33]. Pont de Vaux. Angers . 72 » Avril A n T .J^r/1'1 L a P r a n ç a i s e [12 .J46 I I te -i-if. sous le titre Parfaite Union et La Tendre Fraternité Réunies [TL. 82 de ce tableau. 18 Avril * Saint-Germain [159]. og i5 107 is * Le Secret des Trois Rois.5 G " 191 2 Mars 122 123 2 . Saint-Malo. 74 Saint-François des Amis Réunis [225].— La Rochelle. L A S A R R E . • • — • 6 Mai 75 VARAIS. 72 La Candeur. J a m a c ^ .'So. 75 * La Parfaite Union. 74 La eF rt un [171]. Agen . 17]. Paris 25 Avril 75 1 4 0 — 1 J u i n L'Anglaise de l'Union. . Saint-Jean de Saint-Louis. 128 — R 2 Constituée. « Vraie ^ Q Î O VV PR . /5 Grande Terre. jr 15 Nov. 63]. . -^^7 -i -i o RECHERCHES 12 Janv * Le Tendre Accueil [215 . Saint-Pierre. Reconstituée. Givot 1 Dec. 72 119 — 1 Fév. 1 Mars * L'Humanité. 136]. 30 Juil. 125]. " " 2^2 1 „ " „ i/W— 1 i4 3 ' s * La Persévérance [ 1 5 1 . — au Gap. o too i l 100 " * La Parfaite Union [11]. en Vivarais 4* Juil. le 13 Août h 11.0 0 " Amitié. . .a. 172]. 305] Pont-AuPersévéra /lo-mQT» 28 Dec. Cologne* . . —Ckiaddouve* . de France [TL. • • • • / 1 2 0ct• 00 E x La Concorde jusqu'à sa constitution p a r lo G i v . . Paris . Tournon.0 Il i S _ 21 * Sainte-Sophie [282]. 303]. . 2 1 Janv. . .*. 67 * La Triple Essence [234]. . Saint-Quentin 5 Juil. en Bresse 27 Mai 67 * L a Noble Amitié [34]. rivnr. . Bomingue • • • •. Paris . . . La Tendre Fraternité. I d s _ 11 -. 13 1 25 132 — 1 1 M a i * La Pureté [192]. . . 20 J u i n < 0 Constituée. 65 demer . 1 Pev . O. . — aux Abîmes. J u i n 1875. 24 " 9C) 1 on _ 16 ". " -ic. * Saint-Jean du Croissant [189]. i . . 139]. les dates étant les mômes. Nantes 3 Juin Samt^ La Vérité [187 . —Martinique. par le Grand Orient de France [TL. en Vivarais. par ^la L. Montauban en Quercy . . le 1er Octobre 1766. • 2o Juil. en 1738 A cette loge a été réunie la L . alors en garnison à Auxonno [Chaîne d'Union. 23 Péy. . IQQ X ft *J " 130—6 . par la Jf Ire-Logo du Rite Écossais Philosophique [A. du Régiment do Metz du Corps Royal. .n q 8 _ 29 * Les Cœurs Unis [135 . . 7 Janv. 7 Mai 65 o i oo 0 * Saint-Etienne de la Vraie et Parfaite 1 3 9 . I M / . 8 Août * La Parfaite Union. . nous l'empruntons à Rebold [un.

— Guadeloupe 1 Janv. Le Croisic 7 Sept. Saint-Etienne en Forez... * L'Amitié [308]. Paris 2 Oct.SUR LE 1 KITE ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 147 146 — 8 Juin Les Vrais Amis Réunis. 7 Janv. 72 166 — 5 „ Les Frères Amis. „ 164 — 16 . d'honneur le Prince de Rohan Rocliefort. 76 174 — 29 . La Double Amitié. en celui de : Le Berceau d'Henri IV [TL. 76 167 — 21 .. Rennes 22 Mai 76 169 — 11 „ * La Parfaite Harmonie [43 . en Velay 13 Mai 75 27 Déc.-. . * Los Amis Réunis. R O Y A L R O U S S I L L O N .. Toulouse 23 Août 74 146 — 13 „ * Les Cœurs Simples de l'Etoile Polaire [85]. Gouverneur des Villes et Citadelles de Nismes et de Saint-Hippotyte [TL.—(7AM&RAY. dont il soit fait mention au tableau de 1787. du 14 Septembre 1786. L'Egalité. . : 1 Juin 69 153 — 1 7 Août. — Giiadeloupe 152 — 20 „ * La Concorde [204 . 76 173—'29 . C'est la seule Loge ayant un Vén. 74 Lamentin. 8 Mars 76 151— 6 „ Saint-Louis de la Concorde [261].. 118]. 64 Ayant pour Vén. Lieutenant-Général des Armées du Koi. 278]. 7 5 162 — 17 . Versailles. * Antigua [163] . 157 — 158 — 159 — 160 — 14 16 19 28 „ . * L'Union Fraternelle [136 . * Saint-Jean de Jérusalem [232]. le 23 Octobre 1783. * La Militaire des Trois Frères Unis. Tarbes 10 Nov. 244]..'— -au I l Juil. Paris 155 — 31 „ * L'Humanité. 75 163 — 2 Nov.. . Paris 7 Mars 73 171 — 22 „ * La Constante Société. 157). 10 Juin 75 LG Grand Orient ignore si cette Loge est en vigueur (TL. 64 170 — 1 3 Fév. Paris 3 Avril 62 147 — 22 „ Les Vrais Amis de la Justice. L'Etroite Union. Ornans 13 Juin 75 La Pai'faite Fraternité. . Bruxelles *. . Thiers . M A R I N E {Corps Boy al delà) 10 Juil. 307]. — au petit Canal de la Pointe d'Antirjue. Inf. . 76 Titre changé. L'Irlandaise du Soleil Levant.'. 108]. 75 La Loge Militaire de la Marine. Jj&Tigres 29 Avril 76 150—• 6 . — au Moid. 20 Août 70 156 — 7 Sept. — Brest. A U V E R GNE. — Nancy. Rocliefort en Aunis 13 Avril 76 172 — 26 . Le Monastier. — Guadeloupe. La Paix [122 . par délibération du Grand Orient. Nancy 10 Déc. Seç&m. Saint-Oenest des Amis de la Vertu. 30 Janv. 66 149— 6 „ La Bienfaisance.. Inf. Nancy. 109]. Saint Louis. par la MereLo'je DU Rite Ecossais Philosophique (A. 95]. 21 Août 75 * La Constante Amitié. 6 Sept. L A C O U R 1 Août 76 Constituée. Cliateauroux 16 Nov. 148 — 6 Jliil. Pau 26 Janv. R É G T DU R O I . La Sincère Réunie. 75 1 6 1 — 1 2 Oct. Paris 27 Sept. 105). 43 154 — 26 „ La Concorde [13 . J » / .. Inf 21 Mai 66 166—• 4 Déo. * Saint-Louis-Saint-Pliilippe de la Gloire. d'honneur. N A V A R R E .— lÀlle. 75 1776 168— 4 Janv. La Philantropie. premier baron des Etats de Bigorre. . près Le Puy. . Abbeville 26 Janv.

Lons le Saulnier .— Saint-Domingue ^ 2 0 2 — 14 Nov. /5 * L'Aménité. . „ „ „ Juin. 11 Janv. TOUL.11 Juil. La Concorde [41 . Suisse. Narbonne . Paris 14 Oct. 21 Mars 51 200 — 19 „ La Parfaite Union. 74 178— 7 Mars. 76 1777 207 — 10 Janv. Besancon 27 Janv. le 11 Novembre 1784 [TL. .— Melun. . 2S9].'&0y a l M a e i n e . _ — au Gap. artill. 156]. . * La Parfaite Union.— Dunlcerque. . La Parfaite Intelligence. /6 186— 2 „ * La Parfaite Union [168]. 7G Kéunie.— Grenoble. . . drag ^ Mars GO 177 — 29 „ La Tendre Fraternité [72]..— Givet. Dauphin. Paris 26 Juil. Nevers 10 Fév. 204 — 1 0 20 5 13 206 — 17 „ „ „ * Les Frères Initiés. Inf. I n f . Sedan. No 214 d e x e tableau [TL. 66 187— 2 „ * L'Union Parfaite [82 . 53]. Caliors 198—29 „ * La Sincère Amitié. . Sables d'Olonne . 296]. Kantes 19 Avril 76 * La Parfaite Union [201 . . ^ Mkrs 72 Cette loge prend rang du 12 Mars 1772. . 242]. 72 Réunie à la Loge La Sincérité. — Saint-Marc. * La Constance Couronnée. 45 195 — 30 „ * La Vérité. 76 Transférée à Lézignan. 10 Fév. 265]. . 30 Janv.25 Nov. La Parfaite Amitié. . Troyes.. * La Parfaite Intelligence. . 76 La Céleste Amitié. 8 J a n v . Amiens 3 Mars 76 199 — 17 Sept. 68 * Les Neuf Sœurs.2 3 190 — 30 191 — 20 192 — 9 193 — 17 194 — 18 * La Double Union. Montpellier 4 Fév. à la loge L1 Egalité^ N o 237 de ce tableau [TL. . * La Nouvelle Union. sans préjudice de la création do 1761 que la Loge réclame [TL. Éi'née (Maine) . CONTI. . 7G 197 — 29 . 188 — 21 289 . * L'Union de la Sincérité [45 . le 7 Juillet 1778. Vigieb. Inf. 76 62 72 75 ^ i6 70 185 — 2 Mai.148 UECHERCEES 175 — 29 Fév. 20 Sept. 275]. 1 O c t . 49]. 7G * Henri I V [ 1 6 4 ] . 3 Nov. — L a Fere. 2 4 Juin 76 203 — 6 Déc. Soissons 30 Jtiil. Inf. par la Mcre-Loye du Rite Ecossais Fhilosophiqne [a._ 27 Déc. . L i è g e * . Limoges 4 Fév. Bayonne . Thiers 5 Août 54 208 — 16 „ * Les Frères Unis [181]. près Narbonne. /6 1 9 6 — 1 Août. Saint-Etienne [51 . 312].12 Oct. 15]. . 181 — 28 „ La Famille Unie. 152]. „ „ 2 0 1 — 1 7 Oct. Saint-Jean de Jérusalem Ecossaise [39]. — Saint Domingue 1 Avril 184 — 25 „ * La Zélée [210]. 179 _ 7 „ * La Famille Unie [93. 20 S e p t . 67 20 9 16 „ * Le Triomphe de la Vertu. Le Hâvre 15 Mai 75 * Paix et Union. le 16 Août 1779. Paris 11 Mars 7G Tlialie. * La Colombe.— Meta. . Paris . 183—• 20 Avril.24 Juin 180— 7 „ * Les Frères Amis [260]. Juil. 140].Narbonne. . Paris 1 Avril 7G * L'Ancienne et la Eéunion des Elus [24]. 75 176 — 29 „ La Parfaite Union [66 . Castel-Sarrasins 16 Avril 76 28 Juil.—CONDÉ. . drag. Constituée. Thionville 24 Dec. 76 182 — 28 „ * La Fidélité. FLANDRE.

149 Mars 72 2 1 1 — 7 Fév. 6 Avril 77 Saint-Laurent. .-. Morlaix . . . Juin „ „ .. Inf . * L'Union Parfaite. 72 77 76 77 6G L'Intimité. * Les Amis Réunis. 22 Déc. Dole 1 Oct. Clermont-Ferrand 10 214 — 27 „ La Sincérité [170]. Or. 7G * Caroline Louise. 16]. . 7 7 240 — 14 * La Parfaite Harmonie. 304].Montcontour. sur Arroux 29 Nov. Toulon. * La Vraie Humanité [130]. 20 Fév. 69 Cotte loge prend son rang du 20 Février 1769. 1 1 1 ] . No 203 de ce tableau [TL.'. artillerie 2 Avril 77 LaTendreUnion. Fougères. O E L É Â K S . . Romans. * L'Ecole des Mœurs. . „ . Joigny I l Juin 7 Août. le 29 Avril 1779. Paris i C b r a c o r c Z e . 77 246 — 1 8 „ * La Parfaite Union de Saint-Hubert [49 . sous le titre La Sincérité et la Farfaite Union réunies [TL. * Les Amis de la Prudence. Montpellier . Sens 9 Juin 17 Juil. date do la demande adressée à la G. — Fort Louis. 38]. R B G T DU R O I . Reine de Naples.. par leGr. * La Réunion des Etrangers. lia BjodheWe 4 Juil. en Bretagne 19 Oct.SUB LE UITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 210 — 1G Jauv. 7G * La Parfaite Union. 69 * L'Union Rétablie [54]. . Coulommiers 20 Avril 77 * Sully. A eette loge s'est réunie. Saint-Maurice[50 .15 J u i n 27 .. 76 2 4 2 — 4 Sept. Oct. * L'Amitié. . . 75 241 — 21 . . 309].. Paris 24 Fév.. No. Figeao . Paris. Moscou* . . . 219 — 17 220 — G 221 — 13 222 —.— Nancy. . . Sedan 218—17 „ * La Bonne Intelligence.— lie de Bourbon 17 Avril 77 244 — 4 „ La Parfaite Union. Mars 1772.9 • — ' 1 4 „ * „ „ . de Franco [TL. —Ile de Bourion 13 Fév. la loge Za Parfaite Intelligence.7 23. 2 4 J u i n 7 7 * Fabert. Clermont-Ferrand 7 Mai 52 2 3 8 — . le 7 Juillet 1778.-. Liège * 9 Mars 7 G 15 Mai 77 217 — 10 Avril. — Saint-Denis. Inf 21 Août 77 245—II „ L'Harmonie. 70 Saint-Paul des Vrais Amis. Irlandais. 76 * Le Choix.. 1 9 Juil. Marennes 25 Janv. Besançon 2 Eéunie à la Loge La Farfaite Union.1om.15 2 2 3 — 15 224^—>22 225 — 27 22G—'27 227— G 228 — G 229 — 230— 231 — 232 — 6 10 12 19 „ Mai „ „ „ „ . 25 Mars 88 21G — 20 „ * La Parfaite Egalité. 76 * La Bienfaisance. 74 66 53 CG 215 — 1 3 Mars La Parfaite Egalité [2 . 200 do ce tableau. 251]. Beaune 15 Mai 77 * L'Unanimité [207 . Inf. en Bretagne 1 Nov.. Lille 15 213—-20 .25 212 — 20 „ * Les Amis Réunis [lG2 j. Guingamp. époque de la demande présentée à la Grande Loge de France [TL. Juin Juil.. * La Concorde. WALSH. 233 — 234— 235 — 236 — 237 — 27 „ L'Etoile des Maçons [256]. 31 „ * L'Aigle de Saint-Jean. Lons le Sanlnier 17 Juil. — Douai. 12 J u i n 77 243— 4 < „ * L'Heureuse Réunion. Montpellier . 66]. Paris 18 Mars 76 Le Secret Inviolable [233]. de France sous le titre Les Amis Fidèles [TL. MontereauFaut-Tonne 5 Nov. G5 Reconstituée. R O H A N S O U B I S E . 279] — Oléron. — Saint Paul. .. .— La Fère. L'Egalité [163]. l O J a n v .\ L. Oct. 5 3 ] . . 21 Mars G5 28 Avril 77 La Fidélité. Salins Cette logo prend son rang du . I n f .

31 Mars 78 2 7 7 — 16 „ * La Franchise Helvétique. Romans. 7G La Parfaite Intimité. . 77 259 — 21 „ Saint-Louis [166]. Inf. 2 Fev. 78 15 Mars / 8 262 — 30 . STEASBOUEG. L'Amitié. Strasbourg . * L'Union [23 . Tonneins. sous le titre La Sien/aisance et VEgalité [_TL. S62]. . 29 „ 5 Pév. . L'Orient en 253 — 11 „ * Les Arts Réunis sous Saint-Luc [239]. — Perpignan. * La Céleste Amitié. ANGOUMOIS. 19 „ 270 — 21 271 — 27 Les Amis Réunis ['195 . . Moulins en Bonrbonnois. 77 283 — 20 „ * La Bonne Intelligence. Corté. . 31 Mars 78 278 _ 24 „ * Guillaume Tell. Nevers La Fidélité. 78 Constituée.— 2 „ * L'Espérance. Thoissey. 18 Mai 78 274. . Dijon 12 M a r s 1778 254 — 255 — 256 — 257— 258 — Oo n 77 76 44 '2 Sainte-Geneviève [64]. Toulouse 9 Nov. A u t u n 15 Fév. . 5 Mars. .— Straslourg. 2 Sept. Auxerre 19 Fév. 68 * Les Frères Unis de Saint-Hem-y [229].. . . Grenoble 1 Juil. 11 Jany. 76 284 — 27 „ * La Parfaite Inteiligence [313]. .— Corse. 3 Nov. en Corse . . . . Paris 5 Avril 78 266— 7 „ * Saint-Micbel de la Paix [169]. 58 3 Août 77 * Les Amis à l'Epreuve. Rouen . Langon 10 Juin 71 2 8 6 — 17 „ L'Egalité. — Neuf-BrfyiusÊ SALM-SALM. 276]. Paris 20 Fév. •— Warsovie* . . „ . Inf. . A u t u n 263 — 30 „ * Saint-Louis de la Bienfaisance. (1 264 — 30 „ * L'Union Parfaite [238]. 78 275 — 2 „ La Sincère Amitié. Crespy.21 Mai 6b 2 6 9 — 14 „ * Le Vrai Zèle. le 31 Juillet 1783. 4 Fév. 26 Mai 78 276 — 16 „ » L'Amitié. 24 Janv. artill. en Rouergue 24 J u i n 78 282 — 13 „ La Vraie Humanité [38]. Inf. Inf. — Toulon.3 Sept. 24 Sept.. D A U P H M Ê . 251 — 20 „ La Sagesse. en Agénois 8 Déc. Fécamp 24 J u i n 78 2 8 0 — 6 Août * L'Amitié—MirseiKe. Loclies 7 Mai 13 Août 249 — 80 „ Les Vrais Amis. Saint Martin ( l i e de Ré) . 3 Déo. 952 — 4 Déc. Orléans 10 Fév. Paris 24 Dec. Inf. . 9 Déc. 71 Paris 272 — 3 J u i n * Le Zèle. E R N E S T . 157]. . Béziers 250 — 17 Nov. par Ici Mere Loge du Rite Ecossais Philosophique [A. .150 247 — 23 RECHERCHES Oct. 77 248 — 30 „ Zes Cœurs Unis [134]. ClermontFerrand 1 Oct267 — 11 „ * Le Parfait Silence. Besançon. en Dombes. . SOMÎJBNBEEG. La Parfaite Union. Clialons sur Marne 10 Sept. . 78 * La Française de Saint-Josepli des Arts. i a (7o?îcorcZe. 78 Eeunie à la Loge La Sien/aisance. en Valois . Agde 7 Déc. 40]. Villefranclie.. en 74 285 —. Rouen 2 Janv. 23 Août 77 2 6 8 — 14 „ La Parfaite Egalité [158]. . . 25 Juin 78 279 — 30 „ * La Triple Unité. 67 261 — 9 Avril * La Parfaite Union. . 1 Janv. 70]. souale Directoire Ecossais. 66 260 — 26 „ Le Parfait Silence [185]. Alby . 78 273 — 2 Juil. Suisse.15 Mars 78 281 — 13 „ La Cordialité. La Fraternité [222 . Suisse. 72 265 — 6 Mai ha Paix.

L'Heureuse Réunion.. 308— 27 . — Léogcme. * La Donble Union [79 . Montpellier. 4 16 288 — 1 7 „ * L'Union. 18 Août . — au Petit Goave. 316 — 30 „ 317 — 11 Nov. . fille do la Loge Saint Jean àc Paris. OE„ „ LÉANS. Mere-Loge dio Rite Ecossais Philosophique [A. en Vivarais. 79 17 Mars. Toulon. 67 Août 78 Août 78 Nov. * Les Bons Amis de la Miotte. .. No 81 île ce Tableau. Rouen Rayée le 26 Août 1786 [A. 76 Fondée. L'Innocence Beconnue. 15 1 Fév. L'Amitié Indissoluble [144]. Constituée. Le Mystère. GARDES DU R O I . Paris 15 Avril. Aucli 17 Juil. 11 „ 19 „ La Vraie Amitié. par la Mère-Loge StJean Française de Toulouse.. 78 * La Donce Union. — Saint-Domincjue 26 291 — 1 „ * Les Frères Zélés. . 311— 8 .. .] 300 — 31 „ * L'Ardente Amitié [138].Mère-Loge du Rite Ecossais Philosophique [A. Saint-Jean des Arts. * La Victoire. . 28 Avril 313 — 12 . Eu 29 Juin * Saint Julien [18]. Douay 3 Déo.SUR.— Beauvaù. * La Parfaite Union. 175]. 319 — 11 . 1 ] Avril 65 12 Fév. à la Loge La Triple Union. 77 292 — 1 „ * L'Unanimité. Brioude 6 Nov. — Gavaillon.ogc du liite Ecossais Philosophique [A. 19 Sept. — SaintDomingue 11 Fondée le 2 Juillet 1775 [TL. Paris 25 Juil. 159].. eu Barrois . par la. Rocliefort en Aunis. 5 Juil. . Mon treuil sur mer. 78 lléunic. 17 Août * L'Harmonie Parfaite. Dreux 28 Juin * L'Humanité. 78 78 44 79 78 77 79 78 78 79 44 61 314 — 26 „ 315 — 16 Sept. — Vendôme. 78 307 — 27 „ * L'Héroïsme. * L'Amitié à l'Epreuve. par la. LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 287— 17 Sept. 297 — 26 „ * Les Amis Réunis. Annonay. 6 Nov. Lodève . . Crest 25 Août 79 La Parfaite Union. 237]. Compagnie Ecossaise 27 Mars 79 Constituée. Paris 23 290 — 1 Oct.— SaintDomincjue 27 Mai 74 Constituée. Tonnerre 14 Mars 78 298— 3 Déo. . Les Andelys (Haute Normandie) 8 Janv. Flenrance 1 Avril 309 — 23 Juin. le II J u i n 1787. Beffort. . * La Triple Lumière. par la Mere-Loçje du Rite Ecossais Philosophique [A. le 15 Juin 1746.20 Août Le Triomphe de Henri IV. * La Pliiladelphie. La Ferté Macé 289 — 30 . Brag 28 Mars 79 305 — 29 „ * La Parfaite Cordialité [180]. * La Rotinion des Arts. 310—• 1 Juil. le 3 Mars 1784... 156]. . Jmn 1875. page 485. Rheims. Gravelines 3 Juil. 203 — 29é— 295 — 296— 1 „ 11 Nov. Paris 21 „ * La Triple Alliance [132]. 4 Juin 65 1779 301 — 302 — 303 — 304— 27 Fév. \Chaîne cV Union. * Les Parfaits Hospitaliers [15].. 320 — 25 . Los Frères Zélés [182] Ligny. 138]. . . * L'Accord Parfait. 78 13 Janv. — Spa * 13 Avril78 * La Parfaite Amitié [143]. Paris 15 Juin 78 * L'Indivisible. Angoulème . Auch 30 Mai 312 — 5 Août. La Parfaite Union [80]. 1 Août 61 299— 17 . 171]. 67 306 — 14 Mai. le 26 Avril 1784. 3 1 8 — I l . 159]. le 2 Avril 1783. et constituée par la j\Lire-L. 65 Nov.

— PoH Louis. „ 346 — 3 Août. 159]. Toulouse 14 Avril 45 343 — 20 „ La Tendre Eraternité [123]. < 9 347 — 1 7 „ * L'Amitié [173]. .152 BECHERCHES 321 _ 23 Déc. . Louans 21 Janv.. 4 Jinl. La Parfaite Egalité. Arras 7 Juil._ viève [57 . Constituée. * Les Bons Amis. Dnn-le-Éoi * Le Patriotisme. Versailles (a let Gour). * L 'Amitié à l'Epreuve. 65 35 0 31 „ Les Amis Constans. * La Sincérité des Cœui-s. . Strasbourg 17 J a n v .^ 329 — 12 „ * L'Harmonie. .* Saint-Jean d'Hérédon de Sainte-Gene. 156). Toulon 12 J u i n 80 351 — 31 „ L'Egalité. Grama. M É D O C . 10 Fév. 21 Mai 68 32 7 6 Mars. 126]. * Les Erères Unis. .—héoiwl en Fologne*. JTC/. * L'Etoile Polaire. . le 1er Mars 1780. Rnffec 8 Nov. •— Martinique 20 Mars 77 33 9 6 Juil. . Rouen 1780 322 — 323 — 32 4 32 5 20 Janv. par la Mère-Loffe du Rite Ecossais Philosophique [A.J telnaudaiy 3 Avril 80 336 — 1 Juin. Paris _ 13 Avril 80 Les Enfans de l'Union Triompliante. 70 79 on 80 326 — 24 „ * La Parfaite Harmonie [198]. 7b 3 2 8 — 6 Avril. Paris .t 25 Juil. 6 Pev. . Argenton. .— Le Locle * (Suisse) _ 22 Mai 80 34 5 26 „ * Saint-Jean de la Palestine. * Saint-Charles la Modeste. Abbeville 16 Mai 80 Constituée. le 26 Avril 1784.14 Fcv. * L'Amitié [118]. 79 355 — 5 La Vraie Lumière. _ 33 1 20 „ La Franchise. Moissac 26 JanV. 17 . 143]. 240]. 26 1 ev.— FortPoyal. Poligny en Eranclie Comté 16 Nov. . 79 35 2 21 Sept. 79 * La Parfaite Union. Cas. Confolens . Stenay 33 8 15 . • • • 4 Juin 80 34. * La Triple Unité. •—Re'ziers. lie de la Grenade* 29 Août / 9 34 4 90 „ * Les Vrais Erères Unis. [96]. Paris 10 O" 3 Août /. — aux Gay es. 80 354 5 „ * La Parfaite Union. 330 — 1 3 „ * La Parfaite Union. 79 356 14 Déc. 66 348 _ 17 « Les Basiléophiles. . . 27 Mai ^ 80 34 1 6 " * Les Vrais Maçons.0 6 „ * Les Yrais Amis. 16/. le 15 Février 1783. Langres Nov. Karbonne . — Saint JDomingue 26 Eév. La Ecre 7 Mai 80 34 9 17 „ * Les Erères Réunis [107. ' 8 33 3 l Mai. . par la Mire-Loge du Rite Ecossais Philosophique [A. . A % L'Union. * La Parfaite Union [154]. . 9 Dec.—Ile ^ de France -25 Bec. Le Vigan (Languedoc) 1 Bec. — Saint Pierre. 10 . 15 Juin 80 Constituée.oU 33 2 20 * La Triple Espérance. Grenoble • • • 1 Mars 66 3 5 3 — 5 Oct. 64 33 7 8 „ * La Paix. .. Sargueminc 16 Avril 80 34 2 20 * Clermont [26].] 334 — 10 33 5 il L'Aménité. Rouen. par la Mèi'cLoge du Rile Ecossais Philosophique (A. 2o Janv.. Cliaumont en Bassigny. Saint-Jean. 80 Hcunie au Grand Orient d'Allemagne [TL.

* Sainte-Cécile. . * Saint-Alphonse des Amis Parfaits de la Vertu [67 . en Poitou.. * L'Harmonie. * La Concorde. * L'Heureuse Alliance. 80 5 Pév. * L'Amitié. 151 ] U . S o i s s o n s . Les Beam Arh. 137). — Ghateaudun. 10 Mai 63 . .— Martinique Constituée. 81 26 Avril 81 1 Juin 81 27 Juin 67 5 Juin SI 17 AvrilSO 383— 8 „ * Les Frères Choisis. * La Fidélité. . 1782 384— 8 385 — 15 . Paris 7 Mai 81 . drag . Tours 381 — 18 „ * La Fidélité. 53 . * Maréchal de Coigny. p a r l a Jfère£o0« du EUQ EQQSMU Philosophique [A. par la JiLcreLo(je du Site Écossais Philosophique [A.SULL L E 1781 RITE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 1 5 3 357 — 1 0 Jftnv.. Strasbourg 7 Mai 81 389 — 17 . * Saint Julien de l'Aurore. GoL O N E L G É N É R A L . 156). Bernay 15 Sept. 80 300 — 15 „ * L'l2galité. Ton! 17 Janv. Vitteaux 20 Déc.... . * La Vraie Fraternité [196]. * Le Parfait Silence [98]. . Marseille386 — 29 „ Les Cœurs Réunis. 81 „ * La Parfaite Union. Aunay. Versailles {a la Cour). Sanmnr . 288]. . Dunkerque 1 Mars 56 „ * La Fidélité. La Charité sur Loire . Agde 31 Janv. 380 — 18 Oct. lo 15 Février 1783.— Maria Galande 1 Août 70 Cotte logo prend rang do la date cU la demanda préscntioù. 388 — 1 0 Janv... 79 365 — 19 . 81 Constituée. 12 Avril45 362 — 21 .] 17 Juil. Lyon 359 — 8 „ * La Parfaite Charité. Les Neuf Sœurs. Nantes 11 Juin 81 „ * Saint-Nicolas de la Parfaite Égalité.. . . la Grande Loge de Frmcc (TL. * La Réunion des Élus. Thionville 27 Nov. 160]. 1 5 Juin 81 JniL Les Vrais Amis Réunis. * La Parfaite Amitié [100]. par la MèreLoge du Rite Ecossais Pliilosophique (A. .. * La Paix. . 7 Mars 81 390 — 31 „ Saint-Jean de Jérusalem. 366 — 26 367 — 368 — 369 — 370 — 26 26 21 27 371 — 28 372 — 25 373 — 9 374 — 9 375 — 16 376 — 16 377 — 16 378 — 23 379 •— 23 Amitié et Fraternité [3 . Aix-en-Provence Fondée le 23 Avril 1772 [TL.. lo 21 Octolire 1782. Paris 18 Oct. • Les Amis Réunis. 150 ] La Liberté. 81 21 Mai 81 30 Sept.. Toulouse 22 Juin 81 . Toulouse. Montpellier 387 — 13 Déc. Saint-Chignan * La Parfaite Sincérité [191 . — Saint-Pierre. 81 . . 80 361 •—• 1 Mars. . 81 Conatituéq. Paris 13 Mai 81 Août. 81 Juin.. Libourne 2 Déc.. lo 15 Février 1783. * Les Amis Intimes. Lille 382 — 8 Nov. 80 364 — 5 . 20 Juin 81 „ * Sully. 3. Saint-Flour 2 Juil. 13 Mars 81 .* Salomon. . Lyon 3 Oct. Paris 23 Mars 60 363— 4 Avril. . .Uzerche 1 Janv. Paris 3 Dec. 63 358 — 1 Fév. 228]. Saint-Louis de la Gloire [25]. 80 . ..

. par laJicreLoge du Site Écossais Philosophique [A. . Caliprs . Provins * La Parfaite Union. [ > . Cette. . Goumay en P r a y . l e 3 1 O o t o b r c 1 7 8 2 . . Le Patriotisme. . Lyon 21 Août 82 414—14 „ L a Sincère Amitié. P U J ml.20 6 „ 13 " 0 Mars 20 . • m • T T? 415 — 18 Dec. jusqu'au jour de sa constitution par le Grand Orient de Franpe [TL. Solliés 5 . * La Fidèle Maçonne. Paris 400 — 16 Mai. . Mar5 Sept. . ( Constituer. oz 12 Janv. Caen * L e s É l u s de Chartres. sur ~ • .' 1-10.. Paris . Lectonrc j L a Parfaite'Unité des Gèsiu-s. . La Parfaite Harmonie.26 Mars 82 4 0 5 — 19 * L A i m a b l e C o n c o r d e . * Les Trois Cœurs Réunis [178]. b l 398 — 18 Avril. 30 Sept. . 27 JJcc.] ' 41g 19 . 14 Juil. jusqu'au jour de sa constitution par le Gvand Orient de France. Montpellier * Les Philadelphes. [211. Lyon. i Alors oe Les Amis Fidèles des Treize États Unis. 27 " 27 " 3 Avril SopMe Madeleine. • — Juil. . Lyon 8 Doc. 130. o Constituéç. 264]. 82 16 Sept. 301]. * La Réunion. . / b 393 — 7 Mars. 10 Dec. Toulon . 83 14 Cet.] 40 2 40 3 404_ 9. 419 — 17 Z'Moile Flamboyante aux Trois Lys. iioT^ " Mai 81 4-13 — 14 H o t . * Saint-Jean de Dieu [200]. . par déliliération du 10 Septembre 1784. . . * La Parfaite Amitié. 82 15 Nov. * La Réunion des Élus. reine de Suède. Lyon _. ^ Cette Dec. Sar-Louis. * Les Amis de la Parfaite Eégalarite. OO _ O^T QI *W » n 399 — 24 „ La Vraie Réunion. 82 41 8 30 „ * Les Élèves de Minerve. b^ 1783 4 1 7 — 9 JanT. . Cherbourg 23 Sept. 60 E x Saint-Louis. * Saint-Jean de la Sarre [128]. . Paris . Marseille La Constante Fabert. 7 „ L ' A m i t i é etii'Hospitalité [44]. . o Juii. . . . * Le Silence. . . . le titre les Trois Cœurs tRéimis a été changé en celui de Les Cœurs Unis. . J. Vernon. 20 Mars 60 E x J . . .16 J n m b i 41 9 g F o t ."0 1/ J" 1 1 1 82 • .154 HECHERCHES 391 _ 21 Pév. p a r l a HCvi'C- Lofjc du Rite Écossais Philosophique [a. le 27 Novembre 1779. 14 M a i XO j. b l 395— 7 39g 20 „ 39 7 21 „ * La Fidélité. Dieppe . • Nogent sur Seine . . * L'Olympique do la Parfaite Estime. . Arras * L'Henrense Alliance. V i l l e n e u v e en A g e Fondée le 12Ébvèmhro 1759^ [T£. Perpignan. 81 39 2 21 „ La Sincère Union. So . Contras lo Mai »i >7 401 — 23 * Les Frères Réunis [193 . 113-] ^ 42 0 42 1 422 — 42 3 49 4 49 5 ^.^ . 152. * Les Frères Unis.a Bonne Harmonie.2 Août. 13 Janv. 33 ] . Poitiers „ 11 Ftî y.]^ rr J. 30 Dec. ^ ^ V ' oi 394.

83 26 „ Le Conseil des Élus..ïivA>TIMANIE. do Novonibro. I n f . Paris . Limoges G Août 82 * Le Maréchal de Saxe.— 13 jsfov. 19 Août 82 Constituée. Monthrison .22 Fév.P O N T S . par la Mcrc-Lorje du Rite Ecossais Philosophique [A. . 74 * L'Heureux Hasard.11 465 — 1 2 „ * La Candeur [37]. Saint-Pierre-leMoutier 30 Mars 83 * Les Amis de la Vraie Règle.JjKNGUEDOC. 82 Déc. Paris ..— 4 ^ 1784 La Parfaite Union. * Les Amateurs de la Sagesse. Saint-Gaudens en Comminges 17 466 — 22 „ * La Raison Perfectionnée. 10 Déc. 83 Déc. 82 * Saint-Jean-dos-Arts de la Régularité [156 . * La Constance. 442 — 21 „ 443 —. 19 462 — 4 Pév. 151. 1781 à Janvier 1782. . Perpignan •• G Nov. Dax 17 Juin 83 3 Mars. Cav 4 Juin 83 La Bienveillance. 2 464 — 11 . .] 435 — 3 43G— 17 437 — 438 — 439 — 440 — 17 24 31 31 „ „ „ . . 6 Déc. S3 434 — 3 Juil. a Ré-omon des Élus. 263]. * La Discrétion. Perpignan. 26 Mai 83 * Les Amis Réunis. 83 460 — 16 Janv. Lo Dorât 19 ÎTov. Marseille . 82 432 — 22 „ * La Triple Union. 84 26 . 83 * La Parfaite Hawnonie. . . 29 Août 83 * La Trinité. 82 433 — 12 Juin * La Vraie Espérance. Paris Constituée. Cusset 28 Janv.. . Paris .. Carcassonne 4 Janv. Sarlat 28 Août 82 * L'Heureuse Réunion. Tours 24 Pév. — au Petit Trou.] 7 Juil. 22 „ 444 — 4 Sept. 83 11 . 140. Carcassone 6 Pév. 445 . lo 24 J u i n 1784. * L'Age d'Or. 81 .. Paris 26 Sept. Saint-Clar (Armagnac) . . 83 * La Discrétion. Le Mans 1 Mars 83 * La Paix. Château-TMerry. 302]. 159. 449.] Janv. 84 Juin 81 Juin 79 467 — 458 — 469 — 460— 461 — 26 „ Les Amis de la Vérité. * La Sincère Amitié. Marseille 20 Sept. Lyon 30 Juil. 82 * Saint-Picrre-ès-liens.SUR LE HITE ÉCOSSAIS ANOIKN ACCEPTÉ 155 427 — 0 Avril * La Nouvelle Astréo. époque de la demande présentée à la Grande Loge Provinciale do Saint-Domingue [TL. . • .— Montauban. Tfoti.— Neuf château. 8 Pév. . Paris ' 9 453 — 5 * i .-— Verrkm. D E U X .] 431 — 14 „ * Saint-Alexandre d'Écosse. 83 4 2 9 — 1 Mai * Los Dragons Unis des Deux-Ponts. . La Bonne Intelligence. . — Landau. „ 441 — 21 Août. Montech 14 Nov. .—Saint-Dominr/ue 27 Cette loge prend son r a n g du 27 J u i n 1779. 446 — 20 „ 447 — 27 „ 448 •— 3 Déc. jusqu'au jour do sa constitution par lo Grand Orient de France [TL. Quillan 18 461—21 „ * La Réunion des Amis Intimes. . 82 Les Commandeurs du Temple [62]. 83 Mai 83 Janv. Inf. 44 E x Samt-Faul. * La Réunion des Etrangers. Perpignan 20 Avril 66 * Le Moria. Sôvre 20 Janv. Draff ? Août 82 430 — 1 „ * La Sociabilité [19 . par la Mire-Lorje du Uite Ecossais Philosophique [A. . Paris 9 Mars 83 428 — 10 „ * Les Cœurs Unis. . 98.

68]. — Saint-Benoit. 84 1785 409 20 Janv. * La Rcnnion Désirée. Inf.. * La Candeur.— Pointe à Pitre—Guadeloupe. * La Triple Union. Moissac 9 Mars 83 488 — 30 „ Le Triomphe de l'Amitié.. . Moret 13 Avril 84 T i t r e c h a n g é e n c e l u i d e Za Bienfaisance de Leopold. 19 Juil.-—-Sainte8 Mars 84 Lucie 480 — 22 „ La Bienfaisance. Le Mans. M A E E C H A L DE TTJBEOTE. en Anxois . COLONEL GÉNÉRAL. 4 Avril 84 476— g „ * La Parfaite Harmonie [110]. Dax 26 Juin 84 487 — 30 „ * La Parfaite Union. 84 468 — 6 Mai. 13 Nov. près Rouen 16 Août 84 49 2 28 . * La Modeste. . p a r d é l i b é r a t i o n d u 28 J u i l l e t 1785 [TL. 82 49 0 14 „ La Paix Écossaise. Les Émules d'Or este et de Pylade. Paris 24 Avril 84 469 — 1 9 „ 470 — 27 „ * L'Inaltérable Amitié. * La Danpliine. P T E B N ITÉES. Le Choix Réuni... — Toul. M E S T E E . Aix-en-Provence 30 Mai 84 .. 84 48 5 16 „ * Saint-Louis des Amis Réunis. * Les Bons Amis. — Ile de Bourbon 1 Fév. — Toulon. * L'Espérance [94]. . * Les Élus de la Parfaite Intimité. * Saint-Julien de l'Étroite Union. 83 463 — 1 „ * Le Père de Famille. Barjao 1 Mars 84 471 — 18 Juin. Jnf 26 Juil. Barbesienx Nov. GENDARMBEIE DE FEAKCE 1 Sept. 17 Juin 8 4 482 — 19 „ * Saint-Louis de l'Union [223]. 83 475— 8 „ * La Paix. * La Parfaite Égalité. Lyon 24 Mars 84 49 6 24 .. 84 49 5 18 „ La Régularité. 83 465 — 1 5 . — Lunéville. . — Nancy. Rouen 3 Sept. * La Bonne Foi.— au Carénage. 83 4 6 4 — 1 . 84 49 1 14 „ * Raoul. — Port au Prince. M A E I X E (Corps Royal de la). — La Puy. . Paris. 84 484 _ 2 * La Modeste.. . Semnr. •—. 16 Juin 84 48 9 14 Oct. 84 486 — 16 „ * La Sobriété. Condom 17 Mars 84 473 — 1 „ Saint-Jean. Chasseurs 15 Juin 4 8 3 — 2 Sept. 21 Juin 83 472 — 1 Juil. —• Rouen. CÉVEîsKES. 29 Août 84 49 7 25 „ * Le Parfait Accord.. * La Réunion des Vrais Amis. Lille 5 Mai 83 49 4 i l ivfov. Draguignan . Lyon 25 Mai 83 49 3 28 . 26 Avril 84 Mars et Thémis. . Chasseurs 2 Nov. * Le Vrai Désir.—OoZmar. 481 — 5 Août. 20 Avril 64 M A K I N E (Corps Royal de la) 477— 8 „ * La Réunion Parfaite. Alençon. Calais. Montdidier 8 Pév. Villefranche en Beaujollois 4 Mai 84 49 8 9 Déc. 83 478 — S „ La Trinité. Pavilly. Cav 28 Juin. . 10 Doc.D E CAMP GÉ NÉ E AL . * Saint-Jean-d'Écosse de l'Indulgente Amitié. Le Quesnoy 2 Cet. 83 474 — g „ * Les Élèves de Mars et de Neptune. Dunkerque 14 Avril 84 479 — 15 . Apt G Oct. Les Frères Unis de Turenne. Angers . — Toulon.156 RECEERCIIES 462 — 1 Avril. 3 Juil. * La Concorde Intime. Saint-Malo 8 Mars 84 466 — 22 .Swint-Dommgue 16 Avril 83 467 — 29 .

. Melnn 14 Pév. * La Parfaite Union. „ . * La Concorde Écossaise [28 . Saint-Servan .. B E I E . Neufcliâteau 21 Janv. Briançon 29 Août 84 * La Constance Couronnée..-—TOMZOTO. Antibes 7 Mai 85 533 —• 30 „ * La Parfaite Egalité. Les Citoyens Réunis. Mezin 3 Avril 85 534 — 30 „ ' Le Triomphe de la Concorde. 523 — 19 „ » La Fidélité. 74] porto commo (lato do oonstitution pour cette loge 31 Mars 1783.. * Saint-Antoine des Amis Réunis. 2 Mars 85 16 Janv.SUE. Saint-Denis 2 J u i n 85 537 — 21 „ La Parfaite Union. Le Choix de l'Homme libre. Nous avons cru devoir rectifier cette erreur.. SÉGTJB. puisque. Bernay 20 Nov. Nismes 26 Oct. 24 „ * L'Amitié. -—• à I'Islet à Caret—Sainte-lAicie 18 Oct. LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ C00 — 501 — 502 — 503 — 504 — 157 84 85 83 85 84 76 84 84 84 84 84 84 10 JTov. * Le Choix des Hommes. 16 Nov. par la Mcrc-Logc du Site Ecossais Fhilosophique [A. Dole 11 Janv. 511 — 31 . La Pliilantropique.. La Seyne. * Les Elus de Sully. 27 Avili 85 527 —• 9 „ * La Réunion. 84 522 — 19 . Le Val d'Amour.. * Les Bons Amis. I l y a évidemment erreur et c'est 1785 qu'il faut lire. PerrioreR 21 Oct. Anlps en Provence. 10 Mai 85 528 — 23 „ Le Roi Stanislas.. 12 Mai 12 . palais 13 Mai 85 538 — 1 Août. * La Parfaite Sincérité. 84 * La Parfaite Alliance. 24 . — Saint-Domingue 25 Janv. 85 535 — 7 Juill. Bayonno 28 Jnil... * La Constance. * La Réunion des Elus du Nord. 84 /S'ami-C'/jarZes [95]. [UD. — Briançon. . Blois 5 Déc. Aix en Provence 9 Avril 85 532 — 30 . 5ÛG — 10 „ Les Amis de la Vertu. 508 . Avignon * 13 Fév. 6 Août 8 2 Précédemment constituée. SaintPetersbourg * 17 Juin 85 516 — 517 — 518 — 519 — 520 — 28 „ 28 . — Sedan. 510 — 31 . 17 . Morlaix 1 Fév. 1 3 Fév. — Jamnel.10 „ L'Union des Alpes. .. Drag. Inf. 505 — 4 Mars * La Fidèle Union. Lo Tableau officiel du Grand Orient [TI. BEETAGÎTE. R O Y A L R O U S S I L LOIÎ.. Inf. 28 . Brest 26 Mai 83 526 — 2 „ * Henri I V et Sully. Inf.. 512 — 7 513 — 7 514 — 28 515 — 28 Avril .. 507 — 1 0 . * Sainte-Solange. Grasse 2G Janv.— -ÎHetz. * La Concorde. I 7 Mars 85 521 — 19 . 85 Les Amis devenus Frères. Nismes 6 Déc. 8 5 L'Essence des Mœurs. Tours 6 Mars 65. 149].— Bergues. Fréjus * L'Amitié Fraternelle. P u y L'Fvêque 13 Déc. 21 Juil.. 85 525 — 2 Juin. ce même tableau fait remonter le rang de cette logo au 26 Octohrc 1784. . le 24 Juin 1781... Amiens 13 Déc. . en Provence 9 Fév. Nismes . 509 — 16 . 77]. * La Nouvelle) Amitié. 85 536 —• 7 „ * Saint-Marc. 62 * La Bienfaisance. Castelnaudary. M A R I N E (j:orps royal de la) 13 Nov. 24 „ *• L'Harmonie Fraternelle.23 . 127].Môtusson 27 Août 84 530 —.. 84 524 — 19 . . . d'accord avec Heboid. * La Nouvelle Harmonie. * L'Amitié. * Saintc-T5milio.. 85 529 — 23 .. Pont-à. Paris 2 Dec. Bourges 8 Avril 85 531 — 30 .

298 . sur les tableaux officiels de ses loges sous le No. la Grande Loge d'' Angleterre reconnaissant qu'elle a commencé ses travaux en 1732. et à une dato que nous n'avons pu retrouver. et figure. . suivant la liste remaniée par ordre de la Grande Loge. Clairvaux (Abbaye de) . (65) Nous pensons qu'il ne faut pas confondre cette loge avec la loge Anglaise. 363 de la liste dressée en 1769. 204 coAservé jusqu'à nos jours. . Montpellier 31 Août 03 548 — 10 KOT. 85 555 — 9 . L'adjectif Vraie.) * La Vérité Reconnue. c'est avec une conection que le tableau officiel nous autorise à faire (1785 pour 1783). " en vertu des pouvoirs de la Grande u Locjéde Franco^ reconstituée.* Les Sept Amis [218]. . Les Solitaires. Inf 18 Janv. 25 Mars 85 542— 1 . * La Madelaine [183]. elle porte enfin le No. et à différentes époques. par conséquent après la liévolution française. Panillac. 12 Déc. Gould qui nous permet de rectifier ici ce que nous en avons dit précédemment et de compléter nos renseignemens. le 29 Août 1770. 77]. Dourlens 14 Sept. SaintFargeau 19 Sept. de l'antre. s'il s'agit bien ici do la logo Anglaise. nous font donc bien voir. 85 560 — 9 „ * La Parfaite Égalité. elle porte le No. qu'en disent Besuchet et Kebold [i!. 07 550 — 1 5 „ * Les Cœurs Clioisis. . 4 Avril 85 556 — 2 Mars. . 204. noua avons reçu d'Angleterre l'ouvrage tout récent du F. A R M A GNAC. Bordeaux f 6 5 ) . La Constance Eprouvée. le No. en 1781.22 Juil. Toulouse 24 Sept. * Les Amis Réunis. 240. et publiée dans le Freemason's Calendar de 1793. qu'il n ' y a pas lieu de confondre ces deux loges. ainsi que les détails ci-dessus. lo 6Avrill7S6. 85 543 _ 1 „ * La Valeur. 29 Août 70 Constituée. 85 558— 2 . Thuyr.. 204. Cette dernière nous l'avons vu. 86 557 — 2 . qu'elle se rallia au Grand Orient de France. du 18 Avril 1792.-. d'une part. L'Union. Cette dernière date est d'ailleurs évidemment erronée . . 64. TOUBAINU. . en Beanvoisis. Sijean. * Les Frères de la Vraie Lumière. Rotliel Mazarin . E n outre. * Les Amis Réunis. . 8. Bordeaux. Thenars ' 30 Janv. a n . 86 559 — 9 „ * La Concorde. en Modoc 24 Juin 83 54G — 1 3 Oct. le No. .parle Grand Orient de France. de Bordeaux. 76] qui nous la présentent comme ayant été constituée par lui le 22 Juillet 1783. La loge Anglaise. • . Ce n'est donc qu'après avoir été classée sous ce No. . près Narbonne . . Jnf. Montargis 4 Fév. page 89 (voir aussiNo. le 8 Mais 1766. 2 Août 85 549— 1 Déc. en Roussillon . en 1770.. du même Orient. la date à laquelle La Vraie Loge Anglaise ci-dessus prend son rang. . 85 501 — 23 „ * Les Cœurs Réunis en la Triple Egalité. Depuis l'impression de cette partie de notre travail. sous le titre Les Sept Amis [TL. sa constitution ne datant que du 15 Septembre suivant. M A U I N E . a commencé ses travaux en 1732. Laval 9 Juil. . * La Vertu. 80 12 Août 85 553 — 3 Fév. Inf.. * Les Amis Unis. . . Ko. le Grand Orient n'eût-il . 2G7J Toulon 12 Mars 60 541— 1 Sept. * La Concorde. — Bennes. elle a changé de numéro d'ordre . 22 Août 85 547 — 14 „ * Les Amis Réunis dans la Bonne Foi [103].— Antihes. Laval 5 J ail. luf. 204. sous le titre Zcs Indépendans. Les Amis Intimes.158 RECHERCHES 539 — 5 Août * La Française d'Aquitaine. —• Straslonrr/. 375 .15 Janv. page 90). pour la première fois.85 545 — 29 „ * Saint-Martin. 85 1786 551 —• 26 Janv. . sous lequel elle est encore désignée [GO. . 3 Mars 85 544 — 1 5 „ La Yraie Loge Anglaise. Rouen 17 Nov. 4 Janv. 85 552^—29 „ * La Bonne Union. •— Saint-Lu. P K B C U U . 70. Clermont. a été constituée par la Grande Loge d'Angleterre.. pourquoi. 165]. 30 J n î n 81 540 — 1 1 „ Saint-Jean de Jérusalem [42. Paris 554 — 9 . Cbambéry * . 61. Depuis. 86 562 — 6 Avril. et.

81 570 — 18 571 — 572— 573— 574"—• 575-— 576 — 577 — 578 — 579 — 580 — 581 — 582 — 583 — „ 2 Août. 85 * Saint-Jean Baptiste. — Gpmmercy.SUll LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 159 203 — 20 Avril Les Cœurs Unis [174]. Nov. . . 6 8 ] .. . Fondichcrij ..-Fort-Loîiis. Oaudebec 15 569 — 18 . .. 86 * Le Mystère. . 6G Fcv. Granville 9 Avril 86 * La Triple Équerre. 20 Juil.— Saint-Servan. 590 — 23 „ 5 9 1 — 7 Dec. Gav 30 566— 4 „ La Parfaite Union. des t r a v a u x commencés on 1732) ainsi (juo l'avait admis.-Ile do France Juil. Paris .—Martiniepie . * Los Vrais Amis. Ortez 9 JuiL 86 pas f a i t remonter son r a n g a l'aimée 1782.— Trinité — Martinique 26 Pév.17 567 — 4 „ Le Triomphe de L'Amitié. Bourges 28 Oct. Troismont 28 Mai 86 lS La Vraie Humanité. * Les Frètes d'Armes. comme il l'a fait souvent pour d'autres. . Thouars. 86 J u i n 85 Avril 86 Mars 86 Avril 86 Janv. en 17GC. EpmaE(Lorrame). en Bigorre 20 J u i n 85 * Les Préjugés Vaincus. . 10 Juil.' BER iii. 6 Mars 85 * L'Aménité. — Le Ilwvre.. 24 J u i n 86 La Vigilance. 18 Mars 86 * La Pranehise. 12 ÎTov.. G nérct. „ 584 — 28 585 — 28 586 — 28 587 — 9 Eov. en H a u t e Marche 25 J u i n 86 Saint-Pierre de la Parfaite Union. Lodève. Blaye 15 564 — 4i Mai.. Sorèze 15 Avril 86 1787 597 — 18 Janv. Lnnel 25 Janv.— auxCayes. Chateaudim. .-— Straslounj.. Die 2 Janv. en Provence 27 568— 4 „ * L'Union Oauclioise. Lyon 12 Cotte logo depondait préoedemment du Diruotoiros Écossais do Lyon. 2 5 Août 8 6 La Fraternité Cosmopolite. 3 „ 3 „ 3 „ 3 . Vie. Paris 1 J n i n 86 L'Henreuse Rencontre. Lif. J/I/. 588 — 9 „ 589 — 9 . Bar-le-Duo I l Août 86 Bellone. 3 . * (Savoie) . à ce titre. B E E C H B S Y . lo 5 Mars 1781. Annecy. 4 Mars 86 * Les Frères Discrets. Portsmouth * (Virginie). 20 Août 86 * Les Arts Réunis. 85 * TjesYmgt-mi. elle passa sous l'oljodioneo du Grand Orient et se lit constituer par lui lo 18 Mai 178G. PICAEDIB. 14 „ 14 .— Fort Royal. P E N T H I È V R E .. par lo Grand Orient do France . Pertuis. .. 86 * La Parfaite Amitié. * L'Etroite Union. ot. . La Force. 25 J n i n 86 * La Triple Amitié. . 1 Mai 84 * Les Amis do la Paix. 14 „ 14 „ 14 „ .. 25 5 6 5 — 4 . Montignac-le-conite (Périgord) 6 Janv. 86 Le Désir. Saumur 4 Avril 86 * L'Union Rurale. . on simplement fait montion pour cette loge. . hussards 30 Août 86 * Les Vrais Soutiens de la Guadeloupe. Saumur. 86 * L'Amitié. la Grande Loye d'Angleterre ? . uyait étu agrégée. — Guadeloupe. 85 * L'Union de Famille. 592 —• 7 593— 7 594'— 7 595 — 20 596 — 21 „ . . 86 La Sagesse. 17 „ 14 Sept. „ Lo Zèle et la Bienfaisance. [TL.—SaintDontingue 8 Mars 85 * L'Interprète Maçonne. GUADELOUPE ( R é g t de l a ) . . 86 * Les Parfaits Amis Réunis..

Jussey 17 Janv. 3 Août b/ 634 — 27 „ La Parfaite Amitié. * La Paix. Means. GHÉGOIIIE. b/ 623 — 19 Juil.150 KECHERCHES 698— koo— .iii'nnvR Paris "Paris 1 * 1 „ * S a i n t . . Salies 27 Dec. .. Diet. P a n s -30 Avril 85 606 — 22 „ * Les Cœurs Unis. . BouitB & O I S .— Metz. lo Mars 618-24 * L'Intime Fraternité. Saint-Michel (Lorraine) .1 « Les T. • • • • • • 2? M a l 691 _ 14 Juin. •Jml. .. Weissembourg (Basse^ Alsace) 3 Août 87 jy. en Bigorre . . b/ 622 — 27 „ L'Union des Bons Français. — au Marin.. La Paix.. . bb 616 — 24 „ * Les Cœurs Fidèles. . et de Géog. Bay eux . Avignon * U Avril »b 2J Uct.25 „ * Minerve. Bagncres. .Mars b b Avril b/ 614 — 10 „ * La Constance. Valogne i Mars i\. Paris . St-Pourçain (Auvergne) 10 Sept. 0 0 rv J. Montargis . 87 25 * La Triple Union.L o t i i s d e l a P a l e s t i n e . . • • • • . Blois.X. 5 Juin 04 E x Militaire du Bourhonnois [TL. . 13 Janv. P a n s . * Saint-Joseph. 153 .. . 8 0 611 — 25 „ Uranie. N7. — Met:. Avignon* 8 „ * L'Union Militaire.—Martinique . • • . * La Douce Union des Frères Réunis. . La Modération. 4 Août b/ 609 — 6 Sept. La Parfaite Égalité. Rocquecor . . Paris . * Les Cœurs Réunis. . 1 6 Mars 8 7 Oetto loge avait alors pour Yénôrïiblc. 2 A'ov.. Inf. 86 613 — 9 Mai. . 8 S/ o l J a n v . . — Mont Dauphin. I R TIT1 617 — 94 Les Disciples d'Hérédon. MASSÉNA. La Parfaite Amitié. 27 Dec. -Ar • or* 603 — 15 .. L'Union des Sept Frères. Les Amis à l'Épreuve. d'Bist. BOUÎPLEES. Montauban M Janv. française 8 Sept. Inf 615 — 1 0 „ * Les Pyrénées. 62 7 2 „ * La Vraie Concorde. Lyon 624 — 19 „ La Parfaite Union. Dourdan 630 — 6 „ * Les Vrais Amis. Tulle ^ T FeT . b/ 632 — 26 „ * La Philantropique. . 146J. Amiens 606 _ 22 „ * Les Amis cle la Gloire. Le Choix des Vrais Amis. ' . 86 607 — 22 .no Amis A nn'o à l'Épreuve.% (300 (301— on ^ 8 Fév. . Genève* y J11™ ^ 62 8 23 . prince d'Essling ot duo do Rivoli. o7 G02 8 „ * Les Vrais Amis [115]. [voir page 149]. 2e Oie. Bastià (Corse) .^ 61 9 24 * Sainte-Bonne des Amis des Arts. Pans. »/ 604 — 1 5 „ * La Piété Fraternelle. Poitiers . Inf. —jVeï(/--Bnsach. — Troyes. . drag ù Janv. adjudant au Kégimeiit Royal^ Italien FTL. . GAEDES DU CORPS DTJ ROI. o r 63 5 63 6 63 7 11 Oct. ROYAL ITALIBF. P a n s i» FL Juii. . b/ 620 — 25 „ * La Constance [104]. prend son rang du 2o Mars lObb. oo 626— 1 Août. « 625 — 26 „ * La Liberté. Valleraugue 610 — 18 „ * La Régularité. ^ 1 . Metz 13 Août b/ 6-31 — 13 „ Les Amis Francs-Comtois. Bourges 5 Sept. C'est Hon Andi-é Masséna. . • o a ' 1 07 63 3 27 „ Les Amis Constans. 23 Oct. — Nous rappelons à nos lecteurs que la Lo g® ^ P a ^ e flcjalitè. 80 . lo F .1 *T 7 1^ Janv. BÉAKN. . oo 609 — 12 „ * La Concorde.0 Janv. b/ ïliL JJml • if . A r ticle Massélui]. Condom 17 Mai bb 608 — 12 Avril. No 216 du tableau précédent. . Marseille 21 Mai bb M * ov. 97 B é f 86 612 — 26 „ La Parfaite Union. . plus tard maréchal do France. .

m e u i c n t ^ u s statuts do 177a. COMPOSITION du GRANT) ORIENT en 1787. 6 Officiers d'honneur. „ » 76 121 „ » 1 257 députés représentant 417 loges. les numéros des ateliers dont il est le mandataire et dont le lecteur trouvera les titres à la section I V du tableau precedent . que 257 députés représentent 417 loges. chargés de représenter des Ateliers au Grand Orient. Nous puisons dans le document officiel que nous venons d'analyser les noms des Officiers du Grand Orient en 1787 et des Députés qui y représentent les loges . ponr quelques uns d'entre eux nous complétons les renseignemens qui nous sont fournis par le tableau officiel en empruntant certaines données aux FF. le Grand Orient se compose donc. A ces députes. nous trouvons qttô le Grand Orient compte dans son sein : 1 prince du sang . jeté à la fin du tableau (page 169). de 262 membres dont 1 Grand-Conservateur del'Ordre. mais qui. au tableau officiel.SULL L E K I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 1 6 1 2o. renouvelé en 1777 FA. confor. pour éviter toute confusion nous ne leur aSignons pas de numéro d'ordre. inscnts au tableau comme A' énérables. t Le tableau fait cette distinction entio les Officiers cVhonneur et les Officiers hono" retires . enfin. Besucliet et J. y sont désignés avec les mentions precedentes. * E n dépit du rôg'lemont du 21 Juin 1774.liory [BB. ce qui nous oblige à les compter ici parmi les Officiers du Grand Orient . nous ne nous croyons pas autorisé à procéder autrement cl i. 2 48 » „ . sur la droite nous additionnons le nombre des loges représentées par chaque député. dans nue colonne de chiffres. * soit ensemble 24 loo-es IL ]P " " " " " " 5 F 3 " » » " » " 35 06 » » „ 00 — . 277 à 397]. savoir : 4 représentant chacun 6 loges. 7 Vénérable^ des Loges de Paris. en 1787. 45 Officiers en exercice. 11 à 301 . ne figurent pas parmi les députés. 77 membres. » v » . l'AdministrateurGcnéral et le Grand-Conservateur de l'Ordre). nous en formons la liste suivante dans laquelle nous faisons précéder d'un numéro d'ordre les noms des FIV. ' . 1111 nui dp±end aux deputes de représenter plus de à loges. Le lecteur verra donc d'un coup-d'œil. entre crocliets. il y a lieu d ajouter 1 Officier d'honneur et 2 Officiers qui. A la suite dn nom de chaque député figurent. 15 Officiers d'honneur. 4 Officiers'honorairest. Examinant cette liste sous un autre point de vue..'. cowor- u ._ 57 Officiers en exercice et 192 députés auxquels aucun office particulier n'est confié. 2 ducs . Avec le Grand-Maître et l'Administrateur-Général. Députes des Loges de Province. AA. Ces chiffres ne sont pas d'accord avec les statuts votes en 1778 (section 111 du Chapitre 1er) qui assignent à la brande Loge Nationale la composition suivante : 3 grands officiers (c'est-à-dire le Grand-Maître. ectiSer ccs aonneob en plaçant tous cos officiers sous la rubrique : Officiers iVhoiincar.

3 au Châtelet). les choses ont changé en 1787 . . 1 a la \ lile).1 21 Procureurs (12 au Parlement. Six de ses membres sont Ohevalieis de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. 1 propriétaire. mestre de camp en second du régiment de Berri. Yen/. 1 graveur. . 3 colonels. Ce sont cetix dont nous faisons précéder le nom d'un astérisque. 2 hommes de loi. et 6 subalternes. At . de la L.'. 7 attachés aux maisons princiôres. 260 T A B L E A U d e s O F F I C I E R S et M E M B E S S d u G R A N D O R I E N T . ABBÉVIATIONS : CP — Conseiller au Parlement. 2 horlogers.Chevaliers de Saint-Louis. . ce — Conseiller au Châtelet. ) g. A. Deux sont membres de 1 Académie Bovale des Sciences. 1 vicomte . S'il a pu en être ainsi en 1772-1773. 5 mestres de camp. Procureur au Parlement. % r. et la constatation de cette désertion ne saurait être a l a g l o f f e du Grand Orient. 8 bourgeois de Paris.'.. 6 Conseillers (3 au Parlement. 7 comtes . 27 militaires de tous rangs. soit 17 personnages titrés sur 264 ou 6 o/o. 2 officiers. 13 prêtres. p -i 3 J „ Par égard aux professions.1^0 KÈCHERCHAS 6 marquis .. en même tems. Continuons. 1 vétérinaire. 2 1 fermier général et 1 sous-fermier. . (dont 2 sont. etc. (1 docteur en droit et 1 ancien Procureur du Koi). les plus grands personnages du royaume abandonnèrent la Grande Loge pour rallier le Grand Oi lent de France. 2 agents de cliange. proportion bien faible quand on se trouve en presence des affirmations de certains auteurs qui prétendent que. * —. de Lalande. le duc d'Orléans. R. savoir : 2 maréchaux des camps et armees du Roi. 7 marchands. 9 négociants. S au Châtelet. 1 apothicaire. Avocat au Parlement.. religieux. 1 lieutenant-colonel. No 28 GIIASD-MAJTRE . 1 menuisier. • J 48 Avocats au Parlement (en outre des deux abbes ci-dessus mentionnés et y compris le P. 57 fonctionnaires de l'état. — Le duo de Luxembourg GRAXD O b k s K i m i E U K ADMINISTBATETJE G É N É R A I : !t DE L ' O R D R E EN PRANCE : ^ j j e t l u o de Crussol. i i 2g . I I de diverses professions civiles. Avocats au Parlement). 15 sans professions désignées. I peintre du Roi. cavalerie. PC — Procureur au Châtelet. 23 i l médecins et chirurgiens. dos la forma' ion du nouveau pouvoir maçonnique. 5 banquiers. astronome). 2 imprimeurs. nous comptons (abstraction faite des ducs d'Orléans et de Luxembourg) . capitaines. 4 Avocats aux Conseils du Roi. et de la maison du Roi. [665] . .

. greffier en chef de la maréchaussée de l'Isle de France.'. à Pai-is. . PP. chanoine de l'église Royale de SaintAubin.'. [68 . [148 . AP. capitaine au régiment Orléans.M. à Paris. . [402 . 381 . 14 — Blanchin. bibliothécaire de l'abbaye de Sainte-Geneviève. 592] 30 — Dubin de Saint-Léonard (le chevalier Augustin Glinrles). 143 . Garde des Timbre et Sceaux du Grand Orient. [184] ' 20 — Ghanlaire.. 499] 26 — Desroches. [484] OMCIBES HONOEAIEBS : 2 j ï 2 4 i 4 4 4 2 7 — Carbonnel (Antoine de). 23 — Goquelin (abbé) . Gon-' seiller du Roi et Garde du Trésor Royal . membre de l'Académie Royale des Sciences. baron des baronnies de Montceaux et autres lieux. [332. [456 . secrétaire ordinaire du comte d'Artois. . Vén.'. 16 — Busche. AP. 573. 416 . Lieutenant-Général des Postes. [197 . du rite des Plùlalètes. [50 . cavalerie. 264 . 8 — Lalande (Jérôme Joseph Le Français de). ^ * Vicliy (marquis de). négociant. capitaine de dragons. [ 189 . l'un des fondateurs du chapitre de H. [136]. ancien expéditionnaire en Gour de Rome. 336 . 409 . Vén. 476] . [310]. . [61 . 296] 22 — Golloz. [280. [165] 2 5 1 X 4 2 2 2 | 2 3 1 1 1 2 2 1 1 2 . PC. 687 . prévôt mitré de Vidzini. commis des finances. . AP. 683 . . . AP. [313 . AP. mort le 4 Août 1807. . 13 •— Beaudeau (abbé). [178. [198. [7 . [662]. . . [46] 28 — Deynault.SUR LÈ III T E ECOSSAIS A N C I E N D'HONNEUE : ACCEPTÉ 1 6 3 OFFICIERS Arcambal (marquis cl' ). 636] . en médecine. PP. [341] 16 — Boucault. 591] OFFICIERS EN E X E R C I C E : 11 — Barbot jeune. de Grespy en Yalois. receveur de la Loterie Royale de France. 621]. astronome.R. né le 11 Juillet 1 732. 265 . 401] . 584]. 616] 10 — Pingré (abbé Alexandre Guy) membre de TAcadémie Royale des Sciences. ancien officier de la maison du Roi. 626] 18 — Gastet. en 1773. 579. . 19 — Geyrat. [246 . seigneur comte de Gliamron. 556] 21 — Ghevallier. Grand-Maître des Eaux et Forêts de la généralité d'Orléans. mestre de camp de cavalerie. l'aîné. maréclial des camps et armées du Roi. 186] . de la L. . 106 . négociant. [387] 26 — Dauptain. 487] 12 — Baugin. doct. 266] 17 — Garrèl. [1461. A P. du Choix. fondateur. 383 . [43] „ — Ogny (comte d').' 24 — Dardet. de la L. membre des Académies de Béziers et des Antiquités de Hesse-Cassel. No 464. [210. . 129] 5 — Savalette de Langes (chevalier Charles Pierre Paul). contrôleur de la bouche de la duchesse d'Orléans. 363] 27 — Desveux. 187 . vicaire-général et plénipotentiaire du Prince Bvêque de Wilna. . [370]. . [103 . No 416 B 3 — Randon du Lucenay. 29 — Dorian. 9 — Peyrilhe (Bernard). AP. . . 4 —• Saisseval (comte de).

[41. rcdacteur d'un manuscrit contenant 81 grades hermétiques . chef au Trésor Royal. 496 61 — Yalette. • • • — Joly directeur de la correspondance des fourrages militaires. 4 / 4 ] • • * 40 — Macé de Bagneux. 602 . [HU . 243 . 2Jo . [108 . banquier. [4JoJ . N o 329 37 _ Junquières (de). [564] '. PP. banquier. • j * . AP.". ancien banquier. imprimeur ded'a Reine. de la Ballue. 491] .. 242 . 36 _ Guyenot de Châteaubourg. . 121 . 400] • • 49 _ Pernot du Plessis. horloger du comte cl Artois. AP. écuyer. A P. 50( . • • • • • • • ' 45 _ Noirdemange (de). [11 . . 512 . maître en chirurgie. intendant du Prince de Oonti [102. . huissier en la cour. AP. caissier de M. AP. 498 . • • 34 — Girard. 142] n 38 — Le Bon. [460 . AP. Vén. [ d l û .ô ' " 42 — Meissein (de). [199 . L iùi:) > 0 . avocat aux Conseds du Koi. . 517. l'aîné. Orateur de la Ghanibre de Pans. o5bJ. '_" 39 — Lesne. [169. 230] 51 Pioo-er (de). ' 'JQ OQO'. 522] 62 — Arercy (de). . „ — Trouillebert. 2o8 . secrétaire des domaines et totoces du duc d'Orléans. AP. [240 . . 297 : 395]. 58 _ Sue. AP. . 4 3 ^ g . . 620] J V ' ' 60 _ Peuvret (Jean Eus tache). [230 . de la L / . • • • 46 — Oudet père. Vén.• • • ' • . 55 — Roëttiers de Montale-au (Alexandre Louis). . .. [368] . 545] ' 33 _ Gillet de la Croix. • • • • . 404 • 439 . . . négociant. . . caissier de 1 Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et de l'administration des Hôpitaux Militaires. cc. Ç3 _ Yermondans (abbé de). 614 . de la Loge No." 32 Duluc. PP. . [60b] 41 —Martin. 292] 47 — Oudet hls. 521] . liuissier-commissaire-priseur. . [410 . directeur de l'Academie Royale de Chirurgie [3 44 . 35 _ Graffin. officier des chasses du Roi. directeur des comptes des Messageries iioy aies.1(54 RECHERCHES 1 31 — Dufour. [466 . 596] ' -n ' ' V V ' 54 _ Rivière (le chevalier). 526] . chevalier des Ordres de Saint-Lazare et de Kotre-Dame de Mont-Carmel. 376 . [53 . chevan-léger de la garde du Roi. [505 . . . [34. [oUJJ ^ ^ » 1 ^ ^ \ ! 9 ^ 0 ^ { . 347 . 599] ' :i ' i ' T? '• Vi MO • ' 52 — Popelin. premier commis des imaaices au département des péages.J ' 569 . PC. Président de la Chanilre des Frovvnces. . . 354 . 594]. [328 . 627] . 619] 43—MiÏLon. AP. [283] 53 — Riflié de Caubray. Orateur de la Ohamhre dadministration. 57 — Saurine (abbé). propriétaire. £393] . 630] 48 — Pautonnier. [291 . . [ l / o j . maître des comptes.". ' r . aumônier du Roi. . 167 . . 502. mort le 8 Septembre 1800. . • • • • • • • 60 — Tassin de l'Etang. Orateur de la Ghanibre des Provinces. [239] 59 — Tassin. [182 . 440. [175] • • • 44 — Moutard. [362 . écuyer. gg Salivet. po. 525 . 2UH . 400 .

mestre de camp. . . commandant le régiment Royal-Étranger. [127] 88 — Boudeau. . 228. 100]. trésorier de la maison de ISToailles. [24] 98 — B. 4 4 6 . [593] . [276] 102 — Cantini. [158] . garde des archives du roi et de Monsieur. cavalerie. AP. 122 . [595] D É P U T É S NON D I G N I T A I E B S : 6 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 2 2 1 1 66 — Alciati (marquis d'). 81 — Bertolio (abbé Antoine René Constance). maître en chirurgie. AP.d. mort le 2 J u i n 1 1812. contrôleur des fermes du Roi. Grand-Maître des E a u x et Forêts au département du Lyonnois.. . . imprimeur du Roi. maréchal des logis des gardes-du-corps de Monsieur. écuyer. m a î t r e des requêtes de Monsieur. 494] 85 — Boin.582]. 84 — Biston. contrôleur des impositions. [170] 100 — Canillac (comte de). [363] 72 — Badenier. auditeur des comptes. [225] 103 — * Castel (de). [554] 92 — Bourgeois. secrétaire de l'Intendance et directeur du Montde-Piété du ïïainault. AP. négociant. religieux bénédictin. [477] 101 — Canonge. intendant do la maison d'Uzès. [133] 71 — Bachelé. 549] 65 — Villotto do la Mussellerie. 73 — Ballard. [ 3 9 . 99 — Cancey (de). seigneur de Soxei.SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 165 G4 — Villo (do la). [83 . doctour on droit. [75] 94 — Brissac (de). ^ 67 — Angot.. [294] 83 — Bessière. [338] fi8 •—. inspecteur général des manufactures. [106] 95 — Brodon. [342] . . commis de la chancellerie à la Cour. 470] 78 — Bermond (de). . 532] 77 — Beaumont. [223] 70 — Bacon de la Chevalerie (Jean Jacques). .. PP. [124] 87 — Bosquillon. CP. marchand. 539. Brigadier des armées du Roi. M. [419] 90 — Bourdois. AP. [431] 91 — Bourée de Corberon. [15] 97 — Busançois (comte de). [296] 93 — Brazon. l'aîné. [81 . . [330 .Armet. AP. [241] 74 — Barbot. 76 — Baudot. contrôleur de la bouche de Mgr le duc d'Orléans. do la Faculté do Paris. 552] 89 — Boula. commis aux contrôle et archives de la Loterie Royale de France [35] 79 — Berté. 96 — Brown. . chevalier pi'ofès do l'Ordre du Christ. ancien procureur du Roi en la maîtrise des E a u x et Forêts de Laon. AP [578] •„•••• 80 — Bertemy. . . agent do change. AP. [428] 75 — Baudoin. [156] 1 1 1 3 1 1 1 4 1 1 1 1 1 1 3 1 1 1 1 1 1 1 1 . [33 : 104. [500 .-. — Bertrand? — Bernard?-—[306]. 118 . commis au greffe du Parlement. 69 — Avrincourt (marquis d'). 380 . [272]. marchand orfèvre. colonel d'infanterie. [357] 86 — Boisneuf de Chennevières. Substitut du Giv. . .. [65] . [1 6. [2] 82 — Bescho-Valentin.—fut en 1802 grand-juge à la Guadeloupe. AP. commissaire au Châtelet. A P . du R i t e Ecossais Philosophique en 1776 . colonel d'infanterie. 219 .

jeune. Poursuivi en 1793 comme l'un des membres de la Loge du Contrat Social. [134] 113 — Colom (de). AP. [191] 145 — Gide. [618] 140 — Gastinel. [398] 106 — Cliampagne (abbé Jean François). [23] 112 — Chupin de Germigny. [76 . AP. directeur du contentieux des Fermes Générales. dans laquelle il a rempli les fonctions de secrétaire. E. [325] 144 — Gibergues. 134 —• Expilly (abbé Jean Joseph d'). [373 . 551] 123 — Desbois. 374] 125 — Descontrées. 453] 136 — Fayel. liuissier du Roi au Parlement. [459] 120 —. bourgeois de Paris. membre de diverses académies. fils. [289J 137 — Foisy de Trémont. 561] 131 — Durand. [90] 121 —Deleutre. marcliand. [577] 108 — Oliarité. 142 — Génegé. AP. Grand-Maître des Eaux et Forêts de Franco au département de Paris. célèbre magistrat. né à Pondichéry en 1746.166 HECHERCIÏES 1 1 1 1 1 1 1 1 i 1 1 1 1 1 1 1 1 104 — Cliabouillé du Petit-Mont (Nicolas). il f u t forcé de s'expatrier. [359] 133 — Duval d'Espréménil (Jean Jacques). [444]. taxateur des Postes. professeur de l'école Vétérinaire. secrétaire de S. garde-du-corps du Roi. marchand bijoutier. AP. écuyer. AP. ancien capitaine de cavalerie.guillotiné 23 Avril 1794. capitaine de cavalerie et gardedu-corps du comte d'Artois. [327] 130 — Duchaume. marcliand orfèvre. écuyer. Il mourut à Hambourg. [192].anciencapitamed'infanterie [339] 110 — Clieyssac (de). [88] . le jeune. banquier. [322 . [218] 141 — Gaucher. ancien officier vendeur de marée. cap. 382 .Delaunay le Bled. [483] 139 — * Gallard (de). 122 — Demestre du Rival. graveur et membre de plusieurs académies. AP. AP. cc. [406] 116 — Corteuil de Maupas. [278] 119 — Dauptain fils. AP.' [800] 105 — Chambon. [533] 126 — Desforges. [434]. AP. [530] 143 — Genson. 1 3 1 2 1 1 1 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 . [349] 129 — Dubois de Niermont. l'un des fondateurs de la Mère-Loge du Rite Ecossais Pliilosopliique. le baron de Blôme. [632] 115 — Coudé (de). de cavalerie [305] 118 — Darigrand. avocat et procureur au Parlement. professeur-fondateur du collège Louis-le-Grand. [8] 111 •—• Chupin de Germigny. [433] 138 — Français. homme de lettres. [600] 127 — Desouches. père. [471] 124 — Descadillac. [303] 128 — Desroclies. CP. [538] 114 —Compagnon. [405] 107 — Champfort (de). banquier. [427] 117 — # C o u d r a y ( E d m e Charles Sévère du). PP. [443 . [451] 135 — Favart d'Albine. [195] 132 — D'Ussieux (Louis). [138] 109 — Ohefdebien (marquis de). marcliand papetier. Ar. [267] 146 — Giraud des Noyers. ambassadeur du Danemark. PC. docteur en médecine. contrôleur des fermes générales. PP. AP.

capitaine de dragons. . [452] . [164. [84 . PP. [560] • 169 — Laffilard. archiviste. AP. 189 — Lonlormière (de). . pp. sous-chef des domaines. [448] 147 148 149 150 167 1 1 3 1 1 1 1 3 1 2 1 2 3 5 1 6 1 1 5 1 1 1 6 1 1 1 1 1 1 2 2 1 2 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 . [378] 184 • — . [194 . . maître ès arts et de pension à l'Université. [261 . . payeur des rentes. [337] 156 — Guyot de Laval. ancien mousquetaire. 519 . commis au bureau de la guerre. [86 . directeur et rédacteur du Journal Militaire.Guiard. 445 . 154 — Guillotin (Jeseph Ignace). argentier du duc d'Angoulême.. . ancien sous-fermier. [497] 152 . écuyer. [114] 164 —• Joffroy. 161 — Jamart. [236]. 426 . écuyer. [59 . [263] • • • 182 — Le Prince. mestre de camp d'infanterie. 227 . avocat aux Conseils du Roi. 462 . 628] — Guessier de la Garde de Longpré.STJU LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ —• Gorgueimu. docteur régent de la Faculté de médecine. 468 . 179 — Le Febvre (abbé). 523. 153 —. ancien administrateur de la compagnie des Indes. [416] 176 — Le Blanc. [421] — Groizard. [577] 185 — Le Roy. peintre du Roi. 74 . 196] 180 — Lefebvre de Corbinière.Guillon. l'aîné. 385 . caissier de la caisse des Arrérages. 279 . PC. [212] 165 — Joly (de).maréchal des camps et armées du Roi. . 151 — Gueudré de Ferrières. 302 . [31] 187 •— L'Huissier. [238] 188 — Liniers (comte de). [42.5 . 274 . [321] 186 — Le Vacher. banquier. prêtre. officiel'd'infanterie. [57] 190 — Lorin. négociant. [139] 171 •— Lambert (de). . [464] 175 — La Rocque (de). [548] 173 — La Porte (de). [155]. ancien receveur des gabelles. 403 . [389] 167 — La Borde (chevalier de). 574] 160 — Hurel. 326] 159 — Hillerin (de). 430] 157 — Harmand. écuyer. 576] • • 166 — * La Bastide. 543]. [568] 181 — Le Monnier. 183 — Le Rasle. 360 . inspecteur des carrières. bourgeois de Paris. 317 . AP. greffier en chef de la Cour des Aides. fermier général. employé à l'administration d\i Mont-de-Piété. [429] 172 — Landry de la Hauthais. [536] . [190 . [319] . [71] . avocat. [616] 158 — Heurtault. 177 •— Le Bossu.Le Roy jeune (Louis François). 465] 163 — Jeanroi (Dieudonné). [98 . 492] . . 99] 155 — Guyon. [110 . AP. 454] 178 — Le Cousturier. [418] 168 — Ladey. 547 . capitaine au régiment Royal-Dragons. [308] 174 — La Rochefoucault-Bayers (marquisde). greffier en elief de la Cour des Monnoies. procureur-général de l'abbaye royale de Sainte-Geneviève. docteur en theolo• gie. 527 . [269 . PC. huissier audiencier aux requêtes de l'hôtel du Roi. [180 . 550] _ 170-— La Londe (de). AP. Grand-Maître du Rite Ecossais Philosophique en 1776. ancien Procureur du Roi à la Guadeloupe. négociant. [352] 162 — Jarry. docteur en médecine. . Ai?. AP. [586] — Graincourt.

[467] 1 1 2 2 1 1 j -J4 3 1 1 1 ^ 3 1 1 ^ ij1 1 1 ^ 1 2 ^ 1 1 3 -1 1 2 ^ 1 1 1 1 1 1 1 . fils. l'un des fondateurs de la loge Les Èeufs Sœurs. 377] 221 — Pincemaille de Villers. l'un des fondateurs de la Mère-Loge du Rite Écossais Philosophique . 277] . [605] 196 — Mallet. . 623] . [345] 230 — Robin. [348] 211 — Morin. [340 . officier aux Gardes Françaises. 213 —• Pantin. inspecteur des cbasses du Roi. AP. PP. 581] 217 — Périer. . PC. apotMcaire. rue du Pot de Fer. 44c . Conseiller en la Cour des Aides Louis X V I I I le nomma plus tard Pair de France et marquis. [101] 208 — Micliaut. garde-du-corps du Roi. 442 . [304] 223 — Poucet (Pierre). AP. . [379 . auditeur des comptes. inspecteur des fermes du Roi. . secrétaire de la surintendance du comte d'Artois. 559] 201 — Masein. [438] 212 — Ory. . [130] _ 199 •— Maresclial. . 49]. auditeur des comptes. négociant. [109]. 188 . [222] 220 — Pescheloches (le chevalier Louyain de). PP. 193 — Magnier de Gondreville. Il f u t tue a la bataille d'Austerlitz. [96 . père. [229] 225 — Poupar. employé au Trésor Royal. [63 . architecte. . [78 . [475] 226 — Presle (de). 437] 194 — Maillefer. dragons. [535] 228 — Radel. dont il faisait encore partie en 1806. [546] .1 6 8 EEOnEROHES 191 — Lucot de Saint-Aubin. Conseiller à 1 liôtel de ville de Paris. . 8 3 . [449] 227 — Querchy (marquis de). receveur de la Loterie Royale de Brance. . entrepreneur des bâtimens du Roi.'. à Paris. . écuyer. O. [271] 222 — Pogniat (vicomte de). marchand de dentelles. [204] 197 — Manen. [314] 219 —• Peschard. [329]. fils aîné. . . . 356.'. (Claude Emmanuel Joseph Pierre). [44] 198 — Mangin fils. capitaine au régiment do Ségur. 504]^ . 206 — Meunier de l'Érable. . 202 — Masein. [38 . 224 — Poriquet. PP. chef de correspondance de la Régie Générale. 205 •— Mercier. AP . [390] 229 —• Renaudet. [463] . [67]. maître menuisier. • • • 215 — Pastoret. à l'ancien Noviciat des Jésuites. . hist®ographe du G. [119] 207 — Michaut. . [515] 210 — Monnot. 203 —Maurice d'Attig-ny (de). [364] 209 — Monet (comte de). avocat aux Conseils du Roi. avocat aux Conseils du Roi. [367] 192 — Machy (de). procureur au bureau de la Yille. 204 —• Meirieu. . [629] 214 — Paquet. négociant. clief de bureau aux Fermes. . [55] • 200 — Martineau. . 195 — Maleyssies (comte de). [307]. AP. commandant le régiment d'Artois.. [510] 231 — Robin. plus tard Major de Cavalerie. [358 . . horloger du comte dArtois. AP. . archiviste. . [94] 218 — Périg-non. [25 . [432] 216 — Patry. religieux bénédictin. mestre de camp. — C'est sur ses dessins qu'on construisit la salle d'assemblée du Grand Orient de France. receveur des Loteries.

235 — Savary. lieutenant-général criminel en l'Amirauté de France. 243 — Tissot. 417] . 185 . chirurgien de la comtesse d'Artois. négociant. 209 . 247 — Tronquet de Saint-Michel. 253] . commis des finances. maître en chirurgie. 588] 257 — Yvrié. [205] 244 —. [455] 253 — Véron de Sérame. docteur en médecine. [1] 234 — Savar de Ménnevray. garde-du-corps du Roi.' 254 — Villiers de la Berge (de). [472] 236 — Savin. 284] . 217 . [365]. [179 . conseiller du Roi. plus tard substitut au secrétariat du Grand Orient de France. 250 — Turrel. . trésorier payeur des charges assignées sur les Fermes. ^ _ . 242 — Théaulon (Ktienue). 485 . . 252 . 113 . 501] 251 — Varenne de Fenille. compagnie Noailles. 250]. [234] 239 — Souville (de). 493 . [423] 248 — Tronquoy. [369 . ancien résident du Roi dans les cours étrangères. [10] . [216. 60 . . [211] 245 — * Tray (de S. [610] _ 240 — Taillepied de Bondy.). écuyer. docteur en droit.Touzeti K). régisseur des étapes. 115 . chanoine de l'église de Meaux. [288] Nombre total des loges représentées 169 2 1 2 1 1 1 1 1 1 1 5 1 1 1 2 1 1 5 4 1 1 5 1 2 1 1 417 . lieutenant-colonel. [450.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 2 3 2 — Sainte-Agathe (de). [112] 256 — Wnillaume. 237 — Sédillot de Persieux. [171 . 323] • • 233 — S au cl ray (de). [609] 249 —• Trudon des Ormes. [371 . [152] 238 — Seuil (comte do). Savard. [32 . 52 . receveur général des impositions de Bresse. bourgeois de Paris . entrepreneur des hôpitaux militaires. . [17 . . AP. Président. agent de change. . [422] 241 — ï a v e r n i e r (abbé). maître en chirurgie. cc. . . receveur général des Finances. 601] . . . Trésorier de France au bureau des finances de Guyenne. en remplacement du IV. [46] 252 — Venier. . [604] 246 — Trevilliez. commis aux fermes. 482 . CP. [144] 255 — Villiers de la ISToue (de).

s il faut en croire quelques auteurs. 114 . ni d'apprécier exactement l'œuvre entreprise par Ramsay en 1728 . en 1314. et précédemment. la part très active prise à son organisation par les partisans des Stuarts. les réfugiés. les hauts grades pratiqués à Edimbourg. M. et du Chardon. réunis peu après sous le titre de Ordre Royal de ILE. tirer parti de l'association pour la réussite de leurs desseins politiques. il. en 1728. se sont formés quelques nouveaux o-rades en Angleterre et en Ecosse. alors à la tête de l' Ordre Uoyal de R.31. Y. qui esperaient peut-etre. M. des hommes de toutes les religions et de toutes les opinions. où sont admis. nous avons également mentionné les circonstances dans lesquelles. les efforts que fait Ramsay pour introduire en France. RD. à Londres. . C. de Kilwinning^ et des Chevaliers IL S. II. favoriser leurs entreprises .. lors de l'introduction de la maçonnerie en Prance. de laquelle Ramsay prétend tenir ses pouvoirs [CL. dit-on encore. en 1718. de Kilwinning et des Chevaliers II.S. enfin. Y. et noté.II H A U T S G-EADES É C O S S A I S INTRODUCTION DES HAUTS GRADES A PARIS Nous avons parlé précédemment de la création. des anciens Ordres de H. au milieu du x v n ' siècle. S. ne tardent pas à le reconnaître.André. _ L'institution maçonnique. par la loge Saint. page 92].S. les ad- . C. 108 . dans ce but. nous avons signalé. plus susceptible de les aider en ce qu'il leur permet de faire un choix parmi les membres des loges. et secondent-ils. ne pouvait guère. indifféremment. après la formation de la Grande Loge des maçons modernes. cependant. 600. Aussi semblent-ils s'attacher alors à faire prévaloir le système des grades écossais. les prétentions élevees. par quelques frères qui s'annonçaient comme possédant des grades supérieurs à ceux qu elle avait adoptes . Nous n'avons aujourd'hui aucun document qui nous permette de rien affirmer à cet égard. RA. sous la juridiction de la Mère-Loge de Kilwinning.

y fondèrent divers ateliers. ÈCOSS.. des maîtres ou des parfaits. pour se communiquer à la plus grande distance. Nous avons des secrets . ACC. Nos ancêtres. nos loges portèrent toutes le nom de Saint-Jean. elles sont résumées dans un discours qu'il prononça.. le grand Prince Edouard. Quelque temps après. les idées du novateur sur la maçonnerie et ses origines ... que notre société fut d'abord établie.. de bons citoyens.. prises dans la nature de l'homme. Nous connaissons. les princes et les seigneurs. et de là en Ecosse. les croisés.. notre Ordre s'unit intimement avec les Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Nous avons parmi nous trois espèces de confrères : des novices ou des apprentis. et auquel nous empruntons les passages suivants : Le monde entier n'est qu'une grande république. Il se conserva néanmoins dans sa splendeur parmi les Écossais. d'où les troupes chrétiennes se retiraient. en Espagne. L'Ordre des francs-maçons fut établi pour former des hommes. Fendant la huitième et la dernière croisade.. note 15).. pour se garantir des surprises des Sarrasins. inviolables dans leurs promesses.'. était Grand-Maître d'une loge établie à Kilwin (Kilwinning). qui se glissaient souvent parmi eux afin de les égorger.'. à une assemblée solennelle de la Grande Loge Provinciale de France [voir h. lord Stewart. au retour de la Palestine dans leurs états.HECIIERCEES SUR LE R. Du temps des dernières croisades. et des hommes aimables. fidèles adorateurs du dieu de l'amitié. les ramena tous et cette colonie de frères s'établit on Angleterre. voulurent réunir dans une seule confraternité les particuliers de toutes les nations. cependant. à cause de l'étroite alliance des Écossais avec les Français. en l'an 12^6. ou voyait déjà plusieurs loges érigées en Allemagne. voyant qu'il n'y avait plus de sûreté pour ses confrères dans la Terre Sainte. dont chaque nation est une famille et chaque particulier un enfant. ce sont des signes figuratifs et des paroles sacrées qui composent un langage tantôt muet. nos loges et nos solennités furent négligées dans la plupart des lieux. de toutes les parties de la chrétienté. Feu à peu. fils de Henri I I I . C'étaient des mots de guerre que les croisés se donnaient les uns aux autres. en 1736.. dans la Terre Sainte.. Ce prince se déclara protecteur de notre . en Italie.. de quelque langue qu'ils soient... Les rois. plus amateurs de la vertu que des récompenses.. 339 et suivantes]. et pour reconnaître nos confrères. des compagnons ou des profès. mais un lien respectable pour unir les hommes de toutes les nations dans une même confraternité. Dès lors.. tantôt très éloquent. On ne communiquait ces signes et ces paroles qu'à ceux qui promettaient solennellement do ne les jamais révéler. 171 versaires de l'écossisme le malmènent donc fort mal à propos. ANC.. Cette promesse sacrée n'était donc pas un serment exécrable. comme on le débite.'. dans l'ouest de l'Ecosse. C'est pour faire revivre et répandre ces essentielles maximes. Jacques. roi d'Angleterre {voir précédemment. en France. de bons sujets.'.. rassemblés.

suivant Ramsay. pour tenter de récupérer le trône de ses pères. à'Élu des Quinze. préfet du Pas-de-Calais. Charles Edouard Stuart.. on supprima plusieurs de nos rites en usage. 134 et 135 . accorde aux maçons artésiens une bulle d'institution poiirun^cmverain Chapitre primatial et métropolitain de Rose. 115. de Commandeur du Temple. ces principaux degrés se subdivisant eux-mêmes en plusieurs autres. duquel sortent plus tard ceux d'Élu des neuf ou de JPérignan.Croix Jacohite. 149 et 282] . et auquel on donne le nom à!écossais. saint. alors de passage à Arras. en 1736. Il ne s'agit que de continuer et de ramener enfin tout à sa première institution. et alors les membres de cette fraternité prirent le nom de francs-maçons. RA. est le clieflieu de l'Ordre .172 RECHERCHES Ordre. Depuis ce temps la Grande Bretagne fut le siège do notre Ordre. et publiée. trouvée par M. y obtient un immense succès [ME. Ce rite introduit à Paris par E. Le Grand Cltapitre souclié sur la loge St-André. la conservatrice de nos lois et la dépositaire de nos secrets. [RA. sur parchemin. LE CHAPITRE D'ARRAS Deux mois avant de s'embarquer à Nantes (8 Juillet 1745). le grade de Relit Elu.. On changea. peu à peu il se développe en divers systèmes. A. pour la première fois. Les fatales discordes de religion qui embrasèrent et qui déchirèrent l'Europe dans le seizième siècle. à l'exemple do leurs ancêtres. le Maître Écossais. il confère ces degrés en Ecosse et constitue dans ce but des chapitres particuliers [RB.. etc.. firent dégénérer l'Ordre de la noblesse de son origine. 114]. le comte du Hamel. en 1743.. On a commencé à y apporter quelques remèdes. de Maître Illustre.amsay. 62]. on déguisa. 153 et suivantes] : . auxquels est ajouté. Les degrés originaires qu'il importe de faire revivre sont. celui de Roy al-Arch . B. comacré).. de Grand Inspecteur Grand Élu ou Chevalier Kadosch (d'un mot hébreu qui signifie élu. d'après une copie authentique. En voici la teneur. 32 . lui accorda de nouveaux privilèges. C'est d'après lui que les maçons de Lyon composent.. dans le Courrier du Ras-de-Calais du 19 Mars 1853 [DM. le Novice et le Chevalier du Temple. à Edimbourg. de Chevalier de l'Aurore ou de l'Espérance.

réussissent à " lui faire abandonner l'insolence do. En 1801. d'Irlande et de France " sans que les insinuations du véritable roi de France. il est mort à Florence le 30 Janvier i 7SS. qui sera régi et gouverné par les chevaliers Lagneau. C. J. et à icelle fait apposer le nom secret de nos commandements.en cette qualité. tous trois médecins. de France. avec le droit de constituer. Le 17 Juin 1769 (67). do Hérédon {voir précédemment." [Voltaire. et fait contresigner par le secrétaire de notre cabinet. S r c " Ce chapitre en institue plusieurs autres. " Jacques I I se nommait encore roi d'Angleterre.". note 6). créons et érigeons. B . 391] . Lucet. les autres auteurs disent que c'est en 1780 cjue ce çtopitre n été fondé îv Paris.. ville d'Ecosse (15 Septembre 1745). C. Hazard et ses deux fils. un Souverain Chapitre primatial et métropolitain de R. non-seulement des chevaliers R C . son bienfaiteur. Charles Edouard Sfcuwart. " y fut proclamé solennellement régent d'Angleterre. il crée à Paris. pouvoir créer deux Chapitres dans une même ville. pour que foi soit ajoutée à notre présente bulle. que par les secours au roi ae i' rance. de Robespierre. nous l'avons signée de notre main. Précis du siccle de Louis XV.—Pendant son exil à Saint-Germain.M. prétondant roi d'Angleterre. ^ : Voulant témoigner aux maçons artésiens combien nous sommes reconnaissant envers eux des preuves de bienfaisance qu'ils nous ont prodiguées avec les officiers de la garnison do la ville d'Arras. le 3 nivôse. en la dite ville d'Arras. le jeudi IS 0 . —(86) Charles Edouard Louis Philippe Casimir Stuart. 48-1). jour du S V . et. tant par eux que par leurs successeurs. usage qui " d e v r a i t être aboli et qui ne l'est pas. pareeque les hommes ne songent jamais à " réformer les abus que quand ils deviennent importants et dangereux. de par le roi : Lord Deberldey. Le Prince Charles Edouard f u t expulsé de France après le traité d'Aix la Chapelle.•. . . " Le Prince Edouard s'étant emparé de Perth. et de leur attachement à notre personne pendant le séjour de six mois que nous avons fait en cette ville. [Ai 1-tôJ. do France. et Jérôme Tellier. •{•(. est né à Home le 30 Décembre 1720 . mais en petit nombre. Juin J87ô.. ' . XXIV]. et. depuis nos malheurs et nos infortunes. Chap. en leur faveur. . en faveur de quelques Maîtres et Officiers de la Grande Loge de France. lorsqu'ils en seront requis.'.et. Gf.-. . par la présente bulle. sans cependant par eux ni par leurs successeurs. sous le titre distinctif d'Ecosse Jacobite. connu sous le titre de Chevalier de l'Aigle. un chapitre de Rose-Croix sous le titre de Chapitre d'Arras de la Vallée de Paris.ce dernier titre. signé le 18 Octobre 1748. mois. auxquels nous permettons et donnons pouvoir de faire.". Ce titre de récent de France nne s'arrno-pnif. notre horloger. nous avons. mais même de créer un Chapitre dans toutes les villes où ils croiront pouvoir le faire. p..-.d'Écosse et d'Irlande(66). d'Ecosse et d ' I r "lamln nnnr qnn rifVn . du Chap. du Pélican. et plus bas. créé et érigé. quelque peuplée qu'elle puisse être . S. Cet établissement est déclaré premier suffragant du chapitre Êcosse Jacobite. d'Ecosse. . " (Revue des Veux Mondes. fils du Prétendant Jacques I I I . l'an de l'incarnation 1745.SUR L E B I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 173 " Nous. sous celui de R. notre tapissier. (67) Nous trouvons cette date dans le Tableau des Ateliers réguliers en activitée/i France en 1828. tous deux avocats.Tncnnes I I 1... publié par Bosuchct [d. était une suite ae i usage étonnant qui : " prévalu que les rois d'Angleterre prennent le titre ie rois de France. Etait signé : Charles Edouard Stuwart.

104 . Des nobles de son parti délivrent. conforme au calendrier de 17-15. à Edimbourg. prétendant roi &a. 15e Jour du 2e mois 5147 . placée au bas de la pièce. le comte du Hamel et dont l'authenticité ne peut être méconnue. le mémo jour. paraît-il. Woodford [KO. c'est aussi celle qu'il donne dans ses Acta Latomorum [A. dans une lettre reproduite. Le texte reproduit par Thory porte la date du Jeudi.au contraire.'. en 1744. la date donnée par M. B. Enfin. 304. en 1747." I l en reproduit le texte d'après une copie certifiée que lui donna M. que Charles Edouard Stuart a été fait Knight Templar (Chevalier Templier) le 24 Septembre 1745 au Palais de Holy Rood.'. que la date fournie par Thory provient d'une erreur de copiste : lo. avait. E n 1745. DT. le Prince Charles Edouard crée le chapitre d'Arras. Si la charte que nous reproduisons datait réellement de 1747. fondé à Bordeaux une loge de perfection au rite à!Hérodom de Kilwinning [RA. — es sùffragant et tous les chapitres de son ressort se réunissent au Grand Orient. il dit lui-même [UT. en cette qualité. que. dont le nom est resté inconnu. A . nous savons par le F . De retour en Erance. 15. la maçonnerie écossaise prend une rapide extension. 88 . par VAthenœum français. le Prétendant. et.. ainsi que nous l'apprend M. le comte du Hamel est. — xm archéologue distingué qui. 159].'. 153 et suivantes] .174 RECHERCHÉS 24 Décembre. 23]. car. RD. il fut élu et installé comme Grand-Maître de l'Ordre Royal. et ces signatures sont iden" tiques à celles qui se trouvent aux papiers de famille conservés aux archives "départementales" [DT. Déjà. &ài" .-. vivant encore en 1812. le Chapitre d'Arras de la vallée de Paris a célébré le centième anniversaire de la fondation du chapitre métropolitain [RD. et l'écossisme se propage. des constitutions. mais cette fusion partielle n'entraîne pas celle du Chapitre primatial et métropolitain d'Arras qui. Deux autres faits établissent. le 28 Mai 1845. été constitué en 1745 . ne disparaît qu'un peu plus tard sans avoir jamais consenti à se dessaisir de son titre original (68). se poser comme Grand-Maître installé. 159] : — " L'original de cette bulle est gardé " précieusement dans les archives de la loge la Constance. un de ses aides-de-camp. le 9 Avril 1853. porte avec " e l l e tons les caractères de l'authenticité.] Cette date est erronée : le 15 Avril 1747 tombe un Samedi .. page 54. 108 et 145 . 193]. d'après A Winter with Robert Burns. d'ailleurs.. en 17S6. G. du Chap. Delecourt. en 1812 [DT. àArras. il se contente de dire : " Nous Charles Edouard Stuwart. 61. 121] que ce chapitre Ecosse jacohitea. 2o. 106 . constitue en cette ville. [rb. No. M.Oette constitution " qu'on nous a montrée dans un voyage que nous fîmes à Arras. le 15 Avril 1745 correspondant bien au jour indiqué : Jeudi. et de. ontreconnu " la signature de leurs pères. et. d'après la circulaire du 4 Décembre 1802 du Suprême Conseil des États Unis d'Amérique']. BA. le comte d'Héricourt. à leur tour. un chapitre sous le titre : Les Écossais (68) Thory écrivait. mais ce texte présente quelques légères différences avec celui de la copie retrouvée par M. après avoir été défait à Culloden.un gentilhomme écossais. en reconnaissance du bon accueil qui a été fait par les maçons de Toulouse à Sir Samuel Lcckhart. ' . le prince n'eût pas manqué d'ajouter ces titres à ceux qxi'il énumère. a victorieusement réfuté les objections soulevées àson propos:—" des personnes honorables de la ville d'Arras. S. 122 . LA MÈRE-LOGE DE MARSEILLE A dater de cette époque.

430 RD . KB. la loge prend le titre de Mère-Lope écossaise de Marseille.—que l'on ne doit pas confondre avec la Mère-Loge du rite écossais philosophique en France) éta- . fonde une loge à Marseille. du \ T jour du 4e mois 5751. dans les colonies (une. plus tard Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social. non seulement. 601]. muni de pouvoirs datés d'Êdimbourg. la loge Saint-Json d' Ecosse de la vertu persécutée qui prit plus tard le titre de Mère-Loge écossaise du Comtat Venaissin. A 62 . il fait. En 1793. les mêmes pouvoirs aux membres de la loge Saint-. qu'elle change. parmi lesquels se trouvent. de Walnon était. et même à Paris. à Lyon.—Ce dernier transporte à son tour. Cette loge. publiée à Marseille en 1875]. mais encore à céder et transporter les pouvoirs dont il était investi. Ce chapitre. sous le titre de Saint-Jean d'Ecosse. après la reprise de ses travaux en 1801. à l'ile de France. en 1770. C. KO. un rite à neuf degrés. 46 . 42 à 46]. en Provence. Un maçon voyageur. d'après une brochure du P. de compagnon et de maître. ils sont interrompus par la Révolution et ce sommeil dure jusqu'au 10 Mars 1801. en celui de Mère-Loge écossaise de France [CT. Mirai. l'un des membres de la nouvelle loge. où. adopte par la suite. CT. dans sa chambre symbolique. 31. A la suite de cette cession. sous le titre de Saint-Jean d'Ecosse. maître élu dit des neuf. ut suprà .Jean d'Ecosse.-. dont cependant nous n'avons pu trouver nulle trace). le 17 Mai 1762.-. à Avignon où elle fonde. de parfait écossais vrai d'Ecosse et de Chevalier d'Orient [CB. cession de ses pouvoirs au P. en 1766. de 1851 à 1793 ses travaux sont constamment en vigueur et d'une sévère régularité. elle accorde des constitutions à la loge Saint-Lazare. 30 . 306 . Alexandre Eoutier. les loges La Triple Espérance ai La Faix [BT. Le P.-. entre autres.S i t u LE UITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTE 1?5 Fidèles. 35] Elle devient bientôt la rivale de la Grande Loge Anglaise de France . et dans son cliapitre ceux de maître parfait. RD. dit de la Vieille Bru [A. Usant de cette dernière faculté. autorisé à constituer des loges en Prance. 162 . 515. à l'île de Prance. Pendant son activité. elle constitue plusieurs loges dans le Levant. confère les degrés dïapprenti. 32]. le 27 Août 1751. Elle entre en correspondance avec plusieurs ateliers de l'obédience du Grand Orient de France. George de Walnon [CA. 352. en 1751. Cette mère-loge.

qui. (onnc — enou) 1' Il serait sans doute facile de vérifier l'hypothèse en consultant l'édition primitive de VEncyclopédie. au nom et sons les auspices du. un haut degré de puissance et d'action . Ce chapitre.. (60) Le F . on 1760. en 1752. on parlant du chapitre de Clermont. lors do l'impression de cette édition de VEncyclopédie. CL. le 24 Novembre 1754.. . 120]. remanié par les maçons lyonnais [A. déplacement des quatre lettres qui y terminent la ligne et interversion. 11 n'a pas une longue existence. MB. fatiguées des dissensions qui troublent les loges de Paris. il le dit fondé par le chevalier do BonnevMe [CL. sous le titre de Souverain Conseil. 254]. " Nouvelle Franco." mais. en peu de temps. Dans ce chapitre paraît s'être fondu un premier centre de la maçonnerie écossaise formé à Paris. on y fait revivre le système^templier de Ramsay et des partisans des Stuarts. 352] dit: — 11 L'on voyait encore ou 1760 à In. se refuse à toute soumission. ce que nous no pouvons malheureusement pas faire à Maurice. U n autre partisan des Stuarts. D'un autre côté. lequel n'a laissé aucune trace de son passage [BA. le oomte de Clermont. 112] dit : " Tout ce que Paris comptait do " notabilité. 140 et 63 ._68 . 167 . ' . appelé la Nouvelle France (faubourg Poissonnière). elle ferme les portes de son Temple et tombe bientôt dans le sommeil pour ne plus se réveiller [BT. dans leur replacement par un pressier maladroit. le chevalier de Bonneville (69). R'A. ou y a-t-il eu. est composé de personnes distinguées de la cour et de la ville. elle avait été fondée par " \c comte de Benomille". à la loge (Tatfopiio» qu'avait fondée le " comte de Bernomille à la Nouvelle France. ses principaux membres cessent d'en faire partie. mais il acquiert néanmoins. Glavel [cii. dans un local construit exprès dans u n faubourg du Nord de Paris. et résiste jusqu'à ses derniers jours " aux tentatives faites et réi" térées pour sa réunion au Grand Orient de France" Les commotions de 1814 et 1815 portent le dernier coup à sa prospérité. De Lalande [ld. KA. se portait en foule. 36J.176 • UECUEUCHES blie à Paris en 1776. LE CHAPITRE DE CLERMONT. une loge célè'brc. 123 . 46 et 601 . c. RD. prennent le parti de s'en séparer pour former une réunion particulière. tenue d'une manière bril" lanto et fréquentée par des personnes du premier rang . — Y a-t-il erreur dans le nom. 167]. BR. les autres se disséminent. Sublime-Mère-Loge du Grand Globe Français. 23 et 48 . qui prend le nom de chapitre de Clermont. 127. crée à Paris un chapitre des hauts grades et l'installe. Grand-Maure. au Nord de Paria.

en France. est mort à Paris le 31 Mars 1767 (72). JO. les germes du grade de Chevalier d* Orient. reproduit un passage de la critique de cet arrete. Gcossais on antres. 245 . et dans lesquels il n'est fait aucune mention des hauts grades. . interdit aux maçons de sa j uridiction de reconnaître les maîtres écossais dontl existence lui avciit ete signalée Cfdepuispeu)" et nous avons. Juillet 1879. sous le pseudonyme do Leonard Oabanon. "et pendant lequel il s était fait initier a Damas. . a cette occasion.l'auteur d'un opuscule contemporain. pages 90 et 911 (ill " l 2 ' G e i l è v e ' 1742). rappelions-nous seulement quelques faits d'une date plus récente. dédié an beau sexe. il existait à Londres une société identique que présidait alors William Backhouse et dont Elias Ashmole f u t membre. par l'article 20 de ses Ordonnances Générales du 11 Décembre 1743. _ Sans remonter à la Société de la Rose-Croix (70) qui. publié en 1744. dit-il [f. que vers la fin de 1743.t/ tiuuo nous civoiis aoiuie i oriffiiie. Louis Travenol (1698—-1783) a publié. dans lequel on retrouve. Le Parfait ILaçon. \_lhe Kosicrucian and Masonic Record. [MO. bien qu'il n'y soit pas désigné sous ce titre " Ceux que l'on appelle m . que les hauts grades n'ont été introduits en Prance que vers la fin de 1743. aurait été fondé en Allemagne par Christian im u l et0 ll ? . pendant ce pèlerinage. publiés en 1742 et en 1743. Vers 1650. La société se composa d'abord de quatre membres. le passage suivant d'un troisième ouvrage. en 1743. dont nous avons énuméré les principales fondations jusqu en 1754. 13 . existait à Paris en 1623. à Paris. dit-on. Christian Rosenkrentz. puis de huit et d Allemagne se répandit en Europe.o i xcQcxi. en 1744. que fit. un Gatcchismc des Francs-Maçons. en 1700 suivant les uns. 248]. pages 12 et 13 de cw Recherches. en 1707 suivant d autres. 741]. et de contrôler cette assertion de certains écrivains. nous pensons qu'il convient de jeter un coup d œil rétrospectif sur la maçonnerie écossaise.u. :f v o w r e qn'ilfit en Orient vers 1400. pneur de la Sorbonne. si ce n'est de celui de maître maçon [E._Pindel reproduit. 2m° fascicule. portait a son chapeau quatre roses rouges en forme de croix et sur la poitrine une croix de rubans rouges. Nous avons vu précédemment (page 97) que la Grande Loge Anglaise de France avait. . en outre. 43]. ne à Semur en Auxois.-L'abbé G-abriel Louis OaLibre Perau.S U R L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 177 COUP D'OEIL R É T R O S P E C T I F Avant d'aller plus loin. conclusion à l'appui de laquelle ils citent encore un livre de l'abbé P é r a u ( 7 l ) et le Catéchisme de Travenol (72). n ont été connus 6t pratiqués. C est en s étayant de ces textes que quelques auteurs modernes ont tiré la conclusion que les hauts grades maçonniques.

en France. F. 166 . . 115. au Commandeur du Temple. 319 . parfait maître irlandais. puissant maître irlandais) sont alors assez généralement répandus en France [A. aussi désigné quelquefois sous le nom de Chevalier de VAigle Noir. 166]. àl 'Elu des Quinze. 49 et 110] (73). A. maître anglais. célèbre maçon allemand. 166] nous apprennent que. AGJ. CL. au Maître Illustre. Jouaust). en 1742. plus tard. et. à Berlin. [A. des neuf ou de Périgngn. . " avait reçu de l'Ecosse des indications (73) Le premier fascicule de ces Recherches était imprimé lorsque nous avons enfin reçu de France VHistoire chi Grand Orient de France du F. Enfin. 39 . G. les chapitres écossais ajouter à leur série le grade de Royale-Arche . non seulement d'autres auteurs [RA." Quelle que puisse être l'autorité de ces textes. Nous voyons également. pour la première fois. les maçons de Lyon fondent un Tribunal de Kadosch. Nous citons donc ici.. en dernier lieu. de novice. tous les auteurs l'admettent. pratiquer " la maçonnerie écossaise ou de £C Saint-André. CL. avec les grades (\!écossais." en se servant " d'un rituel offrant beau" coup de ressemblance avec celui qui fut publié à Lille en " 1749 " [f. en 1741. (A. la loge L' Union. CL 165]. Clavel dit même que les grades irlandais sont antérieurs aux grades écossais. J . Le F. nous n'en persistons pas moins à croire que les liants grades étaient en faveur. et de Chevalier du Temple. en 1736. 249. Grand Élu ou Chevalier Kadosch. G. commence à prendre pied en France. différente de l'autre en plu" sieurs points. et. maître irlandais. à Paris. ajoutés comme liants grades à la maçonnerie ordinaire. à une époque plus reculée . avant 1730. l'existence. PVA. sous le nom de Petit Élu un grade dont les développemens successifs donnent naissance à Y Élu. les chapitres écossais se propagent en France. 114 . 305]. mais nous constatons. qui. Findel nous présente encore le baron de Hund. 249 . cet ouvrage. puis. de chapitres irlandais prétendant tenir leurs constitutions d'un Grand Chapitre de Dublin et dont les grades {petit maître anglais. établissent.. dès 1728. au Chevalier de l Aurore ou de l'Espérance. qui. 52 .178 EECHERCEES " maîtres écossais prétendent constituer le quatrième " grade. et. 48] . au Grand Inspecteur Général. introduire à Hambourg des grades écossais qu'il a reçus en France [A. Cette maçonnerie. le comte de Schmettau. . 116 . et qu'ils furent abandonnés lors de l'introduction de ces derniers. en 1743. obtiennent en France " un succès prodigieux " [CL. pendant un premier séjour en France. B. sous l'impulsion de Ramsay. en 1741.

en la préconisant. 245]. le Prince Charles Edouard introduit à Arras. 245]. se produisant graduellement au grand jour. les matériaux d'une fondation maçonnique qu'il projette de faire en Allemagne. Thory [A. celui Inspecteur attentif. aux francs-matc çons ordinaires. dans quelques écrits de l'époque. La maçonnerie écossaise est donc en pleine lumière depuis plusieurs années . fait des propositions positives en faveur de la modification des signes de reconnaissance [E. surtout si l'on considère que Ramsay. QÏ à adopter de nouveaux signes. à épurer les loges. le Prétendant constitue encore à Toulouse le chapitre Lea Écossais Fidèles. ce qui n'est certainement pas d'une institution toute nouvelle. le grade de Chevalier Lose-Croix . En 1745. elle prend bientôt une extension considérable. semblet-il. et qui ont leurs cérémonies et leurs " secrets à part " [JO. ainsi que nous l'avons vu. la loge des Trois Globes. 2M. ses prétentions augmentent en même temps. Dans le cours de la même année. sous . à les soumettre à un grand travail de réformation. nous trouvons. 318] nous apprend aussi que ce rite conférait un autre degré. que la maçonnerie écossaise attire de plus en plus l'attention . dans un second pamphlet intMalé L'Ordre des Francsmaçons trahi. parle. l'abbé Pérau. d'un " certain Ordre qu'ils appellent les " Ecossais. dont on s'occupait depuis longtemps. dès 1744. On cherche. Nous ne savons si ce titre correspond à un degré différent de celui de RoseCroix ou si c'est le nom que l'on donnait autrefois à ce grade. et. elle a même été déjà. 43] . dans la bulle qu'il délivre aux maçons artésiens. à ce qu'on prétend. En 1747. mieux instruit cette fois. en 1743. afin d'éloigner des temples quelques maçons indignes. en effet.SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 179 " concernant la continuation cle l'existence de l'Ordre des " Chevaliers du Temple et s'était fait conférer la dignité " de Grand-Maître de sept provinces " [e. " n'avait en vue que d'obtenir que l'on " apportât plus de circonspection dans l'admission des" frères " [E. dans lequel se pratique. préparant. de Berlin. il se désigne lui-même comme Chevalier de l'Aigle et du Lélican. Dès lors. le prétexte de quelques abus que l'on clierclie à réformer. 339]. supérieur. Le 30 Novembre 1744.

Maître et Maître-Secret . fondée à Marseille par le F. dit Eagon. n'aurait-il pas pu donner lieu à une telle corruption? (75) Le premier chapitre comprend la maçonnerie symbolique en 4 degrés : Apprenti. — Enfin. dont il cède bientôt la présidence au baron de Hund [s1. [RA. Il existe même encore des loges. de Marseille. qui jamais n'ont voulu reconnaître d'autres grades."— Le rite de la Mère-Loge de Marseille a été porté plus tard à 18 degrés. depuis l'impression de cette partie de nos Hecherches. le nom do ville Vielleiorough (prononcez un peu vite Vielhrro en roulant l'r. l'abbé Larudan. Les trois chapitres réunis prennent le titre de Consistoire et le rite est administré par un Conseil.applaudissemens réciproques et par un triple vivat tiré en faveur " de la E. 17 Chevalier de VIris. qui ne pratique qu'un degré. le second.notre ami. DuBreuil Hily.'. contient le passage suivant j>5 250] : — Dans le principe on ne connaissait de l'Ordre que les trois premiers grades. commo la célèbre loge Barmhal de Montpellier. 15 Chevalier du Phénix. Sa demande a été " scellée par des . 306]. (76) " On a. au nom de son atelier. initié en France à la maçonnerie templière. et sans trop appuyer sur l'o). — A propos de la Loge Saint-Jean d'Ecosse que l'on nous présente comme ayant été fondée. et dont nous n'avons pu constater les traces (voir page 175). L. d'un mot anglais? Ainsi. 11 Chevalier de la Toison d'Or . Archiviste de cette Loge. appelé Écossais ou Architecte [JO. Saint-Jean d'Ecosse.E. 4 Maître Parfait .—l'origine do cette erreur. A la même époque (1747). . la loge La Triple Espérance accueille les E P . Compagnon. 12 Apprenti Philosophe-. 3 Maître . le rituel d'un grade. la loge Saint-Jean d'Écosse. en 1751. 5 Grand Ecossais . nous croyons avoir trouvé. mais qui comprend. dont l'accès nous a été à plusieurs reprises facilité par la bienveillance de. à l'île de France. ' . a demandé la faveur " d e pouvoir à son retour lui présenter celui de l'atelier de la Triple Espérance. importe ce système à Naumbourg et y fonde la loge Aux Trois Maillets." — C'est là tout ce que nous avons pu rencontrer. pratique avec succès les quatre degrés supérieurs que nous avons précédemment énumérés (76). par exemple. 14 Sublime Philosophe . par corruption. la maçonnerie des croisades en 4 degrés également dont les titres particuliers ne sont pas donnés par Thory. le F . 10 Chevalier des Argonautes . W.. visiteurs Mathieu et Foucard.présente. 43].'. le tableau de ses membres. L. savoir : 1 Apprenti . dans un libelle intitulé Les Francs-Maçons ébre-ses. —• dans les archives de la Loge ha Triple Espérance. " comme un gage de V Union qui va régner entre les deux loges. se trouvent les Initiés aux secrets de la maçonnerie scientifique. non de la gorge mais par une légère pression du bout de la langue contre l'avant du palais.-. les Elus et les Templiers. dans le cours de la séance. un rite à neuf degrés répartis en trois chapitres (75). et. 7 Commandeur de l'Aigle Noir . RA. 8 Rose-Croix . des preuves qu'elle florissait en 1751. de Marshall. Ne dériveraitil pas. Mathieu. . Peu après. 6 Chevalier de VAigle Noir . en 1801. le baron H.-. 13 Chevalier Adepte de l'Aigle et du Soleil . 306 . 9 Vrai Maçon. Dans le troisième chapitre. membres do la E. 123]. Deux ans plus tard. supérieur à la maîtrise. Écossaise. le F.-. 120]. 2 Compagnon . d'après Eagon. A sa tenue du 26 Juillet 1802.180 RECHERCHES le titre de la Vieille Bru (74). un manuscrit " à l'usage de la loge Saint-Jean. après avoir " d é p o s é " sur l'autel. comme le neo plus ultra de la maçonnerie. dit des Ménatzehims [A. George de Walnon. Cependant des motifs que je ferai valoir à l'appui (74) D'où vient ce titre de Vieille Bru ? Nul ne nous l'apprend. en 1749. 16 Adepte de la Mère-Loge .et 18 Chevalier du Soleil. à Metz." qui remonte au moins à 1751. ooncernant la Mère-Loge de Marseille. dans les planches do 1801 à 1804.'.

dont nous avons déjà parlé et que nous aurons occasion de revoir dans la Troisième Partir. il y propage le nouveau rite. comme nous le verrons plus tard.1e baron de Hund. de compagnon. apprenti. en même temps que oommo titre hononfiquo quo lo Clicvalior du Bonneville appela son Atelier supérieur le Chapitra " C&MS/II " [AGJ. le 24 Juin. par la suite. en le remaniant de façon à l'enter sur la maçonnerie templière adoptée jusque-là. puis. pendant un second voyage qui! lait en France. compagnon et maître écossaisj et enfin chevalier d'Orient. cet examen d'ensemble démontre suffisamment. auxquels. a Kitlittz. introduits à Berlin en 1742. et en lui donnant une forme plus appropriée au génie allemand. dite symbolique. Mais n'anticipons pas . qui cependant n'ont été introduits parmi nous que successivementj et que des frères. mettant à profit l'influence que lui donnent sa grande-maîtrise de l'Ordre du Temple et la double présidence des loges alliées de Naumbourg et de Kitlittz. . et. Dans le cours de la même année 1751. 300]. maître élu. outre les degrés symboliques et les trois anciens degrés écossais de Hamsay. commc tcF 1 ^ témoignage do respect. le baron de Hund rentre en Allemagne. sous le titre de la Stricte Observance. C'est ainsi qu'il jette les bases d'un nouvel Ordre maçonnique qui.leChevalier Illustre ou Templier et le Sublime Chevalier Illustre [A. de ces Recherches. Continuons donc notre étude et suivons dans son évolution la maçonnerie des liants grades écossais. vers la fin de 1754. de maître. 339] . fonde a son tour. la loge templière Aux Trois Colonnes qui s'allie bientôt à la loge de Naumbourg [e. trois liants grades nouveaux : le Chevalier Élu de l 'Aigle. il est admis par le chevalier de Bonneville à participer à la formation du Chapitre de Clermont (77).STJLL LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 181 du grade écossais. dans lequel on représente ouvertement les francs-maçons comme les descendans des Templiers. selon nous. Ces neuf grades sont : celui d'apprenti. qui est le berceau de la sanctification. s établit en Allemagne. animés d'un zèle admirable n'ont pas craint d'aller les chercLer jusque dans l'île d'Albion. 7 0 ] . plusieurs autres sont ajoutés. que la maçonnerie écossaise en France date à peu près de la même époque que la maçonnerie de Saint-Jean. vers 1763 ou 1764. Epris de cette maçonnerie. il ressort clairement qu'on tous temps l'Ordre a compris neuf des grades dont je parle. et dont le rite comporte alors. de maître parfait ou architecte irlandais.

été conduits à émettre une telle opinion en voyant à la tête de ce corps le comte de Clermont.-.]82 EECHERCHES LA LOGE S A I N T . à V Orient de Paris. 1853. 265. elle avait déclaré les rejeter. pour servir de règlement à toutes celles du royaume [OB. GrandMaître de toutes les loges régulières de France. gouvernée par le Très Saut et Très Puissant Seigneur Louis de Bourbon. d après le Freemason s Quaterly Magazine. Les articles X X I I I et X L I I proclament la suprématie des grades écossais . 254]. 1 . car nous savons que. en 1756. Prince du sang. . sur l'existence duquel nous n'avons aucun renseignement précis. a été de déclarer qu'elle ne reconnaissait que les trois grades symboliques (voir plus fiant pages 96 et 97). Kloss et Findel attribuent ces règlemens à la Grande Loge Anglaise de France et qu'ils en induisent qu'elle avait reconnu les fiants grades écossais. selon nous. mais dont la trace nous est indiquée par des statuts en 44 articles " scellés du sceau mystérieux " de la loge écossaise.J E A N DE J É R U S A L E M Presqu'cn même temps que le Chapitre de Clermont se forme à Paris un autre corps maçonnique écossais. p.lors de l'abandon qu'elle fit de son titre de Grande Loge ANGLAISE de France. que les HT. p. qu'ils ont le " droit de prendre la parole à n'importe quel moment et " d'être toujours armés et couverts. pages 606 à 609 et Kloss. le titre de Loge de Saint-Jean de Jérusalem l'indique d'ailleurs. comte de Clermont. dès le 11 Décembre 1743. i. en cire rouge avec des fils " d ' o r et d'azur. sans doute. Kloss et Pindel ont. ils " ne pourraient être repris que par des maçons écossais " seulement C'est à tort. le 4 Juillet 1755. Les PP. sous le titre : Statuts dressés par la Respectable Loge de SaintJean de Jérusalem. 83 . Ces règlemens sont donc évidemment ceux d'un des nombreux corps indépendans qui s'étaient alors formés à Paris à côté de la Grande Loge Anglaise de France . et que. et que son premier acte." publiés. le premier reconnaît à ceux qui les possèdent le droit de se couvrir en loge et le dernier les constitue Surintendants et Inspecteurs des Travaux et déclare " qu'eux seats sont autorisés à censurer les " irrégularités commises dans les travaux . dans le cas " où ils commettraient eux-mêmes une irrégularité.

revêtus des hauts grades écossais. établie à l'Orient de Peer is. sous le titre de Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. 129 . 46]. i l o m . mais cette circonstance ne prouve rien. de nos jours. 37 . et rien n'est moins prouvé que la participation de ce prince à leurs travaux. 7é . quels quo fussent. sous la protection de laquelle il se place. KA. D'autre part. du sieur de Saint-Gelaire. cependant. Parfait et Sublime Maçon. Tous les corps maçonniques de 1 époque se plaçaient sous les auspices du même Grand-Maître (78). D'après un document dont nous nous occuperons un peu plus loin. inaugurent à Paris. 79]. qui y avait introduit. RB. 163 . n on était pas moins reconnu comme Grand-Màitro de tous les maçons irançais. L E CONSEIL DES E M P E R E U R S D ' O R I E N T ET D'OCCIDENT Peu d'années après la fondation du Chapitre de Clermont. quelques maçons de distinction. qnoîcc ^ u e . et ce Conseil est souche sur la Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jérusalem. Grand-Maître de La maçonnerie française. ne reconnaît que les trois grades de la maçonnerie bleue. dit-on. en admettant qu'il ait réellement accepté cette présidence et reçu les degrés du rite. — sous l'impulsion. . du maître secret au Grand JElu. A notre avis la loge de Saint-Jean de Jérusalem ne constituait pas de loges symboliques . cela n'engageait en rien la Grande Loge Anglaise de France. En effet. elle dirigeait purement et simplement les grades écossais établis à la suite des trois premiers degrés de la maçonnerie de Saint-Jean et ne constituait d'autres ateliers que ceux que l'on a désignés depuis sous le nom de loges de perfection et dans lesquels on ne confère de nos jours que onze degrés. 74 .— un chapitre de Souverains Princes Maçons. ne voyons-nous pas le Prince de Galles à la tête des corps maçonniques de tous les hauts degrés. les membres de ce chapitre s'intitulent aussi : Puissants Grands Maîtres du Grand Conseil des loges régulières. ce qui explique la seconde partie du titre que nous avons reproduit plus c ^ (/8) Le comte de Clermont. DÏ.leur Kite et leur origiue " [AGJ. RD. alors qu'il est en même temps Grand-Maître de la Grande Loge d'Angleterre? Celle ci. en 1757. . B. l'Ordre des Noachites ou Chevaliers Prussiens. en 1758. m é seulement par la Grande Loge composée des maîtres de Loges de iariB. Grande et Souveraine Loge Écossaise de Saint-Jean de Jérusalem [A.STJK L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 183 Grand-Maître de la Grande Loge Anglaise de France . en Angleterre.

76). dont le comte de Clermont lui-même est.*. Nous écrirons dorénavant DAOBEBTIN. •. en dépit de ses décrets contre les hauts grades. de Poban et Daubertin (80). beaucoup de maçons^ de son obédience se font initier à cette maçonnerie écossaise. établis à Londres. RA. était. La Corne et de quelques uns de ses partisans. Cbaillon de Jonville. " — mais il n'en donne aucune preuve (79). La Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jerusalem constitue bientôt. 45 et 114] fait la même erreur que Thory au sujet de l'origine de la qualification : rite ancien ^t accepté % (80) Eagon dit DATOANTIN [BA.même son nom [voir AGJ. du moins. il en devint un des membres les plus actifs. et. qui y existe encore en 1772 [KG. 9 7 ] . S : il faut en croire Tliory [DT. B. en 1761. . 75 .. n'ont donné à leur maçonnerie le titre de rite ancien et accepté. à Bordeaux. mais le véritable sens est reconnus. en compagnie du F. et de nombreux Vénérables des loges de Paris. fondateur du Grand Orient. 134] . On peut aussi traduire accepted par acceptés^ et c'est ce que l'on fait généralement. dont la traduction en français est : La Grande Loge de la très ancienne et honorable Fraternité des maçons libres et reconnus etc. car c'est ainsi que ce F. d'autres membres influents de la Grande Loge. Jouaust [AGJ. Le 27 Août 1761. r. le titre de Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jérusalem permet. Nous pensons plutôt qu'il existe quelque lien entre ce nouveau Conseil et le centre maçonnique mentiouné précédemment. en 1759. Leur Grande Loge'avait pour titre : The Grand Lodge of the Most Ancient and Honourable Fraternity of Free and accepted masons. I l érige ainsi. 212. le Collège de Valois (DT. 207. des loges de perfection en même temps que le Conseil des Empereurs d Orient et d'Occident y crée des collèges et des chapitres. écrivait lui. un Souverain Grand Consistoire des Sublimes JPrinces de Royal Secret qui constitue à son tour plusieurs ateliers [A. 40 . conseiller du Eoi. according to the Old Constitutions granted hy His Royal Highness Prince Edwin at York. 75]. 131 . . . la Grande et Souveraine Loge de SaintJean de Jérusalem et le Conseil des Empereurs d'Orient et (79) Nous devons faire observer ici que jamais les maçons anciens cV York. 256]. à Paris et en France. AA. mais. autographes]. 75 . Plus tard.Morin nous autorise presque à l'affirmer. Thory [A. désigné comme Grand-Maître. Le F. 926. A. DÏ. tels que les FF. La Grande Loge de France ne voit pas sans inquiétude la formation de ces nouveaux corps . et fut Secrétaire Général du Grand Orient du 27 Décembre 1774 au 10 NuYemtore 1 7 8 4 [ a g j .184 ÎIECHERCHES liant. suivant l'usage. de le croire et l a p a t e n t e du F. il fut successivement 2d et 1er Surveillant de la Chambre d'Administration.'. à Paris. 106 . 213 et 214] dit DATJBEKTIN et aussi d'AUBEKTIN. d. 196]. — D a u bertin. grefiier en chef du Conseil d'Etat privé et commissaire de l'Artillerie. " cet établis" sement secondaire doit avoir été formé par la Grande " Loge du rite ancien et accepté à Londres. en 1771. Secrétaire Général de la Grande Loge de France. s'y font affilier et on les y retrouve. il crée.. En 1773 et 1774-.

. do Grasse-ïilly on sa qualité de S. 135]. Morin et remis par ce dernier au P. Delahogue et de GrasseTilly. La copie du F. les premiers degrés de la série se conférant dans une chambre dite Loge de Perfection.-. The Grand Constitutions of the ancient and accepted Scottish Rite of Freemasonry. dans les deux autres [AP.-.'. pages 10 à 55. Ce dernier en donne un texte. 134 . certifiée par les FF.. réunis on un certain nombre. G. Aveilhé a été faite par ce P. écrit en entier de sa main en 1798 et 1799 et scellé du sceau du Sublime Grand Conseil des Princes de Royal . dans le titre qui précède le texte des Constitutions [HP. Kagon donne une fois [KA.—Nous trouvons aussi. 1]. la date " du 6e joui. Delahoguo et Aveilhé que possèdent les archives du Suprême Conseil de Charleston. 5692 n'est ni l'année judaïque ni l'année maçonnique correspondant à l'an 1762 du calendrier grégorien. arrêtés en 35 articles. . et dans Albert Pike.'.-. 133] .-.Secret.-. [OB. Hyman Isaac Long dans les archives du Grand Consistoire des Souverains Princes de lioyal Secret.-. le 10 Décembre 1797. fonnent le Conseil Suprême des Princes Maçons et quo les dignitaires do ce Conseil prennent le titre de Grands Inspecteurs Généraux.-. de France [BP.SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 185 (IOccident se réunissent et délivrent au F. 10]. il est ajouté : " o u de l'ère vulgaire 1762" . Long. AI-. 33e. Ce sont ceux du rite de Ilérodom. (82) Voir ces Eèglemens dans le Recueil des Actes du Suprême Conseil de France [uf. " ou de l'ère chrétienne 1762 " . en outre. par le P. 297]. ces règlemens sont datés " du 6e jour de la 3e semaine do l'ère hébraïque 5762. H. Delahogue et Aveilhé [AI-. à Port au Prince. 1 . dans VHcrmcs [h. ils sont au nombre de 25 [OP. 297]. do Kingston (Jamaïque). dits hébraïques. que des affaires de commerce appellent en Amérique. ce Conseil publie une liste des degrés qu'il confère . de Grasse-ïilly. Le P. par neuf Com(81 ) Voir celto patente un pou plus loin. de Charleston. " G r a n d Inspecteur de toutes les loges dans les deux mondes". d'après une copie certifiée à Charleston. dans un extrait du livre d'or du comte de Grasso-Tilly : " 24 Septembre 1762". Souv. Etienne M o rin. or. 2. évidemment plus correct. de Charleston. L'année judaïque correspondant réellement à l'an 1762 de l'ère vulgaire ou chrétienne est 5522. Delahogue. 10] . 1. conforme à celle déposée par le P. Prancken.6..-. en contient une copie.) -— Dans le Uecuail des Actes du Sup. Albert Piko nous apprend que le registre du P. lors de sa constitution. Long aux archives du Consistoire précité. dans les documens considérés. G. de G-rasseï i l l y . Eobin et Petit. dans la table placée en tête du volume [HP. En 1762. 264 et 266 . Donc tous loss iiiillésmics. visée à Charleston. à Bordeaux. I.de la 3e semaine de la 7e lime de l'ère hébraïque 5592 " . le 12 Mars 1802. déterminé p:u' les Constitutions. des principales sectes maçonniques> page 53]. au P. Commandeur pour les Iles Françaises de l'Amérique. 1].-. d'après Lévesque. le Souverain Grand Consistoire des Princes de Royal Secret adopte. et aussi à la copie déposée par le P.Cons. Aveilhé est. I . " 21 Septembre 1762". d'après l'expédition transmise par le P.—A propos des titres de Député et de Grand Inspecteur ou Grand Maître Inspecteur que mentionne cette patente. Delahogue. —• Quelle est la date qu'il comient d'adopter? Examinons : 5762 appartient à l'ère maçonnique et non à l'ère hébraïque .•. Saint-Paul.5e et dernier degré du Rite de Perfection. une patente de Député et de Grand Inspecteur ou Grand Maître Inspecteur (81). 131. disons tout de suite quo quelques Princes de Royal Secret. 316].-.-. comme conforme à l'original transmis au P.-. en celle du " 20 Septembre 1762". doivent . ils sont datés " du 5e jour de la 3e semaine de la 7o " lune de l'èro hébraïque 5562 ". Aperçu Général Sfa." — Dans les copies des FF.-.-.-.-. Gr. le 9 Juin 1797.". H . et une autrefois [HA. 79] donne également la dato du " 2 1 Septembre 1762 " . [Voir aussi KA.-. — Dans deux de ces documens[EP. — Thory [A.-.-. G-rand Chancelier du Grand Consistoire Métropolitain. aussi appelé Rite de Perfection. Adington.]. par les PP. H. Cette copie du P. vu]. Le 22 Septembre de la même année 1762. d'après les copies transcrites dans les Livres ( f O d e s PP. 1 et suiv. — Recueil des Actes. convertit cette date en celle du " 2 1 Septembre 1762 et. les Règlemens et Constitutions de la maçonnerie de Perfection (82).-.

5. ou de l'ère vulgaire 1762 . en Amérique [EA. Pike a raison et le 5e jour de la 3e semaine de la 7e lune correspond bien au 19 Septembre. distribués en 7 classes. .. la première semaine juive de Septembre 1762 a commencé le Samedi soir.-. 4 et 5 . .n-ln-rr-»rmc> -fî-vc» / . A. et dont le manuscrit n'existe plus. dont les copies certifiées par un grand nombre d'autres maçons contemporains.• . dès lors. ^ ^ .. le P. (plus exactement. AP. être rectifiés ou remplacés par le millésime maçonnique 5762 que des erreurs de copistes ont changé en 5562 ou 5592. en style gregonen. l'on a ici en vue la semaine juive qui commence_ invariablement le Dimanche. telle. et non le 6e iour. 16 à 21] . le ôe jour de la 3e semaine a commencé le Môr$edi. commençant en Mars comme l'année maçonnique ordinaire. 3. Il faut. delà 3e semaine de la 7e lune. du moins.• n T n T Y i n n avis. mais nous ne sommes pas du même avis que le P . Pike lorsqu'il aj'oute que le oe iour de la troisième semaine correspond au 19e jour du mois considéré.1. pour finir le Jeudi. M a î t r e S e c r e t . 79 et 80 . ces règlemens (]iû présentent une classification définitive des 25 degrés du rite. I R E CLASSE : 1. Maître Parfait .1. • 1. sont ratifies a Berlin. . 2. en employant les formules de M. 331].^9. 111. MK. /in t o n iî.fmrvn f i > 1 . le 6 a été renversé lors de l'impression). ir." oe 3our de la 3e semaine de la 7o lune de l'ère hébraïque 6522. savoir [RE. 8. le 25 Octobre suivant. Sur ce chifire tous les doomnens sont d'accord. jvu. adoptee. selon toutes probabilités. dopter comme correspondant à la date judaïque considérée et rectmee : —. et si la première semaine est comptee comme commençant le 1er jour du mois. Nous nous rangeons à cette opinion. D'autre part. UW.. 2 ME CLASSE : 4. Ulysse Bouchet {Hémérologie. Prévôt et Juge . dans son opinion.. dont les titres et l'ordre n'ont jamais été altérés depuis. Apprenti . qu'elle semble avoir été adoptée par les maçons de cette époque. à six heures du soir). à la même heure. — 1 annee juive. (dans ce dernier cas l'erreur est évidente. n r\ inn r. selon nous. 133 . -t. ia ciatu au ^ ocjji/cxiiuxc. Intendant des bâtimens .— T3?. le Samedi. x r . afvrrp. n j. plus probable. comme il est. Si par semaine. adopter lé 5e jour.'. Mais si.'. Or.i u. au F. 23. A l b e r t Pike nous a répondu que. ' . LES CONSTITUTIONS DE 1762 D'après les Constitutions de 1762.9. Mais quelle est la date de Septembre qu'il y a lieu d accepter r ( Consulté par nous ce point. et qui en déterminent la doctrine. si l'on cherche à rapporter cette date au véritable calendrier hehraïque. Secrétaire intime .w rxr . à 6 heures du soir. on trouve. — . comme les assemblées maçonniques avaient lieu.. 22 Septembre. Morin. 7. la même année. dès lors. 6. . on entend iâiiiriode de 7 jours.i. t. La 7e lune ou 7e mois.1. correspond au mois de Septembre. Maître . doivent être considérées comme plus authentiques que la copie non certifiée. la date certaine est celle donnée par Delahogue et Aveilhe. le T. le soix. 4 Septembre . et transmis.186 BECHERCHES missaireschargés de les preparer. •}„ A. I V . pour son JReeiceil par le Suprême Conseil de France. " l ' a r t royal ou la " société des maçons libres et acceptés " reconnaît 25 grades. parmi lesquels fio-ure'le comte de Grasse-Tilly. Admettons donc. . . Compagnon .

20. tous les ans. M a î t r e É l u des n e u f . le Grand Inspecteur. Prince de Jérusalem . Aveilié et Delaiogue [AP. il a été décidé. C h e v a l i e r d ' O r i e n t et d ' O c c i d e n t . un Secrétaire pour Paris et Bordeaux. 267 et 268] nous apprend qu'il a en sa possession deux anciens rituels du du grade de Kadosch. Commandeur de VAigle Blanc et Noir) était. Le Souverain Grand Consistoire des Sublimes Princes de Bayai Secret. a n c i e n M a î t r e Parfait^ d i t d e l a Perfection . 5]. et. 18]. par son Substitut Général ou par son représentant. avant la promulgation de ces Constitutions.A r c h e . . 7 ME CLASSE . qu'à la suite des investigations faites. I l est présidé par le Souverain des Souverains.. Ce Consistoire doit élire. Le F. 11. 14. Illustre Chevalier. à Paris. (84) Le 24e degré [Illustre Chevalier. ou Tribunal administrant. 21. Grand Maître Architecte . ainsi que (S3) D'après les copies des F F . Souverain Prince Adepte . en Janvier de l'année " maçonnique 5769 *. ce degré fait partie do la 6e classe . n'étaient pas en réalité des Chevaliers " Templiers . Souverain Prince Rose-Croix . Commandeur de l'Aigle B l a n c et N o i r ( 8 4 ) . fondateur de la Loge de " Perfection. S u b l i m e C h e v a l i e r É l u . 13. tenu à Kingston (Jamaïque). Chevalier d'Orient o u d e l ' É p é e . dans lesquels se trouve la note suivante : " Dans un Cousis" toirc de Frince de Royal Secret. à son défaut. G r a n d É l u . ces postes étant. 4 ME CLASSE : 1 2 . dix sept Officiers. S u b l i m e P r i n c e de R o y a l S e c r e t . 18. Grand Patriarche Noachite . que les maçons pourvus du " degré seraient. 25. et un Secrétaire pour les provinces et pays étrangers). 24. Prince du Liban. 17. quel" ques discussions au sujet de ce grade et que des recherches ont dû être faites pour " savoir si les maçons appelés Kadoschs. 187 5ME CLASSE : 1 5 . G r a n d M a î t r e d e l a clé de l a M a ç o n n e r i e . appelé Kadosch. dont dix à divers titres (parmi lesquels trois secrétaires . I l l u s t r e É l u des q u i n z e . 22.. désignés sous le titre de Chevaliers do l'Aigle Diane el " Noir et que le "bijou du grade serait un aigle noir " lire vulgaire : 1770. et sept en qualité Inspecteurs . Etienne Morin. 6 ME CLASSE : 1 9 . se compose des Présidents des Conseils particuliers de Paris et de Bordeaux et des vingt et un plus anciens Princes de Royal Secret. C h e v a l i e r de R o y a l e . à l'avenir. d'après le Becueil des Actes de la 5e classe [kf. un Grand Secrétaire Général. . C h e f d e s d o u z e tribus . ou Chevalier de R o y a l e H a c h e . informe les Princes Maçons qu'il y a eu dans le temps. Albert Piko [on. G r a n d P o n t i f e . . le 27 Décembre. 2 3 . il n'est fait aucune mention du mode d'élection du Souverain des Souverains ni de son Substitut Général. 10. 16. dans le Grand " Chapitre de communication do Berlin et de Paris. o u M a î t r e ad vitam (83) .SUR L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 3ME CLASSE : 9.

le Garde des Sceaux et le Grand Secrétaire Général. Le Grand Consistoire est investi du pouvoir dogmatique . pour procéder aux travaux maçonniques. et rendent compte. et qu'il ne sera alors admis au dernier grade de la maçonnerie que les trois plus anciens Chevaliers adeptes (23e degré). Un Conseil particulier estsujet au Grand Lnspecteur. défendre. aucune mention du mode d'élection des Présidents des Conseils particuliers. I l n'est fait. 27. 29. 21). conjointement avec le Secrétaire de la juridiction. Ils président ces Conseils et ces Loges à chaque fois qu'ils le jugent nécessaire. Le Grand Lnspecieur Général est établi auprès du Souverain Grand Consistoire et semble être le chef des autres Lnspecteurs . qui seront proclamés à la Grande Loge du Grand Blu^arfalt et Sublime Maçon (14e degré).188 RECHERCHES nous l'avons vu. 22). 23. par écrit. 16. 27. 12. 6. Lnspecteurs ou députés (art. ils ont droit. Députés Lnspecteurs. ils ont droit de se choisir des députés et ne peuvent être destitués que par le Grand Conseil de quartier des JPrinces de Royal Secret. LPrince Lnspecieur (art. 26. lettres et mémoires. .. Leurs remplaçants sont nommés par le Souverain des Souverains et par le Président du Grand Conseil de quartier (art. dans leur juridiction. mais ils peuvent donner leur démission. 21). de " créer. réservés de droit au Grand-Maître do la Grande Loge de France et à son Substitut Général. révoquer " et exclure sauf rapport au Grand Consistoire . pour de légitimes raisons mises en délibération . les réponses aux pétitions. Sans doute. au nom du Grand Consistoire. l'article 33 édicté qu'il ne s'assemblera. Grands Lnsjjecteurs (art. Le Grand Lnspecieur Général s%n6. comme les Maîtres des loges. une seule fois (art. Grands Lnspecteurs députés (art. Les termes Lnspecteurs (art. qu'une fois par an. 31 et 35). au Secrétaire Général du résultat de leurs visites. après qu'elles ont été rédigées par le Grand Secrétaire Général. constituer. non plus. comme son chef (article 35). Grand Lnspecieur semble synonyme de Grand Lnspecieur Général. Le terme Grand Lnspecieur Général paraît deux fois (articles 14 et 29). ils étaient inamovibles et désignés dans la patente de constitution. les Conseils particuliers et les Loges do Perfection. 29 et 30). Les Grands Lnspecteurs députés visitent. 16). 30) sont des termes synonymes qui s'appliquent indistinctement aux sept inspecteurs élus conformément aux dispositions de l'article 6. Dans les pays où il ne se trouve point de Grand Consistoire.

le Grand Consistoire statue (art. A v a n t l a r é v o l u t i o n .^ Statuts et des Ilèglemens généraux de la liante maçonnerie. Nous présumons que. En cas d'urgence. Delahogue. ainsi. Vassal. _ 26). et non«cB/wît Morm. les I s r a é l i t e s n e n o r t a l e n t J a m a i s de tels p r é n o m s . ce n ' e s t q u e p l u s t a r d . et. 27). Les Conseils particuliers et les Loges de Perfection ne sont réguliers que s'ils ont été constitués par le Souverain Grand Consistoire ou par les Grands Inspeeteurs (art.-. pour la province. dans le texte anglais de cette patente. dans le rite de Perfection importé en Amérique par Etienne Morin. nous aurons occasion plus loin.-.que le font Thory. l'origine du liite Écossais Ancien Accepté. LA PATENTE DIT IV. dans la quatrième partie de ce travail. Long. I. q u ' i l s a d o p t è r e n t . 23). le Grand Inspecteur peut ouvrir les travaux du Grand Consistoire avec trois membres (art. nous devons reprendre notre récit. 15 et 16). Les Grands Inspecteurs des Orients étrangers ne délivrent aucune constitution ni pouvoirs :i un irère. dans les registres des Inspecteurs (art. lors des visites qu'ils font aux ateliers du rite. 30). les principales dispositions des Constitutions de 1762 [voir os. Stephen • est la traduction en anglais du nom français Etienne. mais ils doivent en donner avis au Souverain Grand Consistoire ainsi qu'au Grand Inspecteur le plus voisin (art. out imao'mé en présence de ce nom de StipKen (f). Les adversaires de ecofisisme. Cinq I?rinces de Jérusalem peuvent former un Conseil de Chevaliers d'Orient partout où il n y en a pas d établi. à l'exemple du F. aura été également traduit. H. Les Inspecteurs ont droit. qui se plaisent a voir.-. de même que le Souverain des Souverains. 269]. les pétitions au Grand Consistoire doivent être remises à Y Inspecteur de la juridiction. le nom Étienne. 29). Jouaust et autres. En province. sur le rapport du Grand Inspecteur. 31). et ces documens ne peuvent être timbrés qu'après avoir été revêtus de sa signature (art. dans une Loge de Perfection^ le Prince Inspecteur est introduit par cinq officiers dignitaires (art. ETIENNE MOUIN •Nous reproduisons plus loin le texte de la patente du E.lemens de V Ordre. tel qu'il nous a été bienveil(85) Nous écrivons Étienne Morin. que portait sans doute le document original. de revenir sur le rôle des Inspecteurs . » l a s u i t e d ' u n d é c r e t d u p r e m i e r c o n s u l . en abrégé. conservé sur les copies répandues en Prance au eomc s t 10 t " o m d u p r e m i e r m a r t y r e l i r é t i e n . doit autoriser l'envoi à un Conseil particulier des Constitutions et des Règ. en faisant l'analyse des Instituts. Etienne Morin (85). à certains honneurs . pour le moment. Tels sont. a moins quil n'ait écrit et signé sa soumission dans le registre du Grand Inspecteur Général.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 189 Le Orand Inspecteur. emprunté au P.

la philosophie indoue et le sanscrit . LJ-CHJ-lUlWll. m même dans la loge i a Trinité. -. se dispose à présenter le tronc des pauvres en faveur de " nos malheureux FF.---- .Albert Pilce (86). son gendre. 111/. Morin demande la parole et s exprime " ainsi : Bien que mes ancêtres aient péri dans les désastres d'Haiti. E n émettant cet avis nous ne cédons pas à l'impulsion du préjugé fatal qui.-. 457 et CHA. ce Conseil f u t une création des Jésuites. en lisant Findel [IT. Député Grand Inspecteur Général. et membre honoraire de presque tous les Suprêmes Conseils du Kite Jicossais ancien accepté [voir AP. (86) Le T.-. Souv. Hacquot ou do Grasso-Tilly. lors de l'introduction de la franc-maçonnerie en France.(Ji.-imprimé à Bordeaux. je n en recom" mande pas moins à la générosité de mes FF. car c'est alors seulement. [KO. d après le livre d'or du F. . Albert Pike est né à Boston le 29 Décembre 1809. i ivU.. 0 ate rs l'usage d ' e m p r u n t e r leurs prénoms à la liste des Saints du Calendrier. 387] . Cons. car nous savons que ce dernier hahita longtemps Saint-Domingue et qu u vivait encore en 1790. s il n'est pas soumis aux devoirs de la R E L I G I O N N Ù P A Y S . de Niort. lo Août Ib-t. parmi les apprentis de cette loge. demeurant à Magné. Commandeur du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des Etats. Commandeur du Sup.-. " sion o n t donc été trompés par la consonnance é t r a n g è r e de ce nom de Stephen si. p - des (jo'iistitutions ae i / o i q u i stipule: £' aNullc personne .-. n eut donc pas été admis. constituée. comm» n o u s le p en ont t i r é l a conclusion que celui q u i le p o r t a i t ne p o u v a i t ê t r e q u ' u n J u i r . partant do là. Quoi qu il en soit. juil.'.-. par le Suprême Conseil de France. et .-. les documens qui y sont contenus sont certifies par lui et par le comte Alexandre François Auguste de Grasse-Tilly. mais il semlDle. qu a défaut de preuves. pendant tant do siecles. Ainsi qu'on le verra par l'attestation do ces menoement de ce siècle par les FF. Ce livre d'or a été écrit en entier de la main du F. Nous ne prétendons pas les contredire d'une façon formelle.-. Gr/. ." Etienne Monn. Hosp. Le F . ÏV.-. dans le Procès Verbal d'installation de la B.-. il exerce à Washington comme avocat. en 1798 et 1799. peut-être serait-il possible d'être fixé sur ce point en s adressant a la temille d'Etienne Morin.-. d'Haïti. dignité à laquelle il a ete eLeve en 1859. 151]. Delaîhogue. au Conseil des Empereurs d ' Orient et d Occident ( ). 491].190 RECHERCHES lamment communiqué par le T. 6.—car il nous iinporto peu que Mormait ete cmetien (romain ou réfoi-mé). mais nous sommes d opinion. avoué licencie.-. nous relevons. ' . que ce ne fut que vers ou après 1 <89. O U i J . et nous trouvons à son sujet 1 incident suivant (page 59}. du Rite Ecossais ancien accepté pour la Juridiction Sud des Etats Unis. comme on le sait. . 602J. — i l y a tout lieu de présumer que le F. chez Suwerinck. Etienne Monn. L. E n effet. en tant quelle ne se Daso que sur ce point.-. Morin descend du F. V.-. F.mystères sacrés de cet éminent gTade. Morin ( L o m s Auguste).-. en 1761. près Niort. juif ou musulman. que les Israelites fui-ent admis en France à la jouissance de tous les droits civils ou politiques. A.-.-. I l a publié des poésies estimées et composé de nombreux ouvrages sur la^ franc-maçonnerie.-. I l est Souv.). un F. en 1791.—préjugé que les adversaires du rite clierclient encore à exploiter.-. Gr. une telle assertion doit être rejetée. à V 0. ils ont dit raoa contre le Kite Ecossais Ancien Accepte et l'ont assailli de sarcasmes d'un goût douteux. Les Amis de^l Orm-e. comme le pense Heboid Can.Unis d'Amérique. _ " Le F. Nous procédons simplement par induction en rappelant que. et. les maçons de ce he^u pays. . a fait gémir les Juifs sons le poids d'une atroce persécution.L.'. car leur critique. Nous n'avons aucun document qui nous permette de fixer l'époqueà laquelle les temples maçonniques s'ouvrirent aux Juifs en prance. • s u r t o u t si. c'est-à-dire un an avant l'insurrection qui y éclata. dont nous croyons qu'il existe en France quelques descendants. de faire de Morin un Juif. x i -r -r 5 -»-wi n o n -Pmvo-nnvfiA I v m r n v p c . dont il doit avoir reçu Us vénérables principes. m e Marchande. 111. Jean ]3aptiste Marie Dalaliogue que possèdent les archives de ce Sup.-.-.*. l'histoire nous l'apprend. n'a qu'une portée insig-niflante .'. . Conseil.

-. Nous possédons une piece manuscrite qui en est émanée en 1761. rue du Pot de Fer Saint-Sulpice [ba. — Survts (Sur(87) Nous ne possédons donc uas une corne textuelle du domment lui. par le Grand Orient de France. .) ont été imprimés .*. d'ailleurs. pour annoncer la prise de possession de son nouveau local. J J [AQJ. d'Or. — S. employées.M.\ de France à toutes les loges régu-1 " Hères " de sa correspondance. 71 et 72]. C'est ainsi qu'il écrit : Gd (Grand). a usé des abréviations simples ou triponctuées. dans sa traduction. Écrivant en 1798 et 1799. c'est-à-dire d'une traduction en anglais du texte français de la patente originale (87). d'un texte authentique. Delabogue. 281] en parle isi .S. mais bien la traduction en français du texte anglais contenu dans le livre d'or du F. Ce singulier document maçonnique dont nous ne pensons pas cependant " que l'authenticité puisse être révoquée en doute.2 Août 1774. et " d Occ.\Q 22 Octobre 1773. Il en existe plusieurs " copies en France et eu Italie. il en est question dans beaucoup d'ouvrages maçon" niques." {Très Sérénissime Grand-Maître). . in-S. comme on l'attribue généralement au Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident (88). comme pour la copie que nous reproduisons. A. pour la première fois." Thévenot [TV. 35] pense que " c'est la seule pièce non suspecte de toute l'histoire du rite écossais ancien accepté". S. mais celui de " Grand Conseil des Loyes Régulières sous la protection de " la Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jérusalem. qui se trouve à la fin de la pièce que nous reproduisons. pageli. mais. Vallée d'Angers. Thory [DT. relative à " P introduction de la maçonnerie de perfection dans V Amérique. à rejeter. d'une traduction et non pas. Elle a été imprimée en 1812 dans un écrit intitulé : " Extrait des colonnes f/ravées dans le Souverain Chapitre Écossais du rite ancien et u accepté du VèxeAe Famille. adressée par u le G:..G. — Rl (Royal).SUR LE EITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 191 deux FF.-. 0. Delabogue. et les autres dans une circulaire du 1. 74] dit " Plusieurs actes de ce Conseil (TFE JSmps. Le F. mais . le F. habitué de longue date à ce genre d'abréviations généralement adopté par les maçons français. I I _ . que rien ne nous autorise. " établie à l'Orient de Paris " . ce n'est pas la copie d'un document authentique que nous avons sous les yeux. depuis l'exemple qui leur avait étédonné par le Grand Orienti ne s'est pas préoccupé de conservera ce document la forme en usage à l'époque à laquelle il a été rédigé.-. les unes dans la copie des Constitutions de l'Ordre qui fut présentée au " T. On remarquera également que.meme. néanmoins. (88).-. ainsi que l'avance Thory." I l s'agit bien de la patente d'Etienne Morin. (Son Altesse Sérénissime). Hyman Isaac Long. l'autorité dont elle émane ne prend pas le titre de Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. nous nous conformons à cette tradition. dans cette patente.. nous verrons par la suite si réellement elle appartient à ce rite.

" Quant à nous. et pour lesquelles nous n'employons pas d'italiques. G. offrent quelques variantes. en même temps. Le F. selon que le lecteur négligera les italiques du texte principal ou celles entre crochets. 281 à 284]en arepoduit une d'après Tbory.\ ou L. dans la reproduction des formules qui sont en tête du document. — on remarquera que le nom du F. l'on com- . la ponctuation) de la version Thory-Jouaust qui présentent quelque différence avec la traduction de Delahogue. conserve scrupuleusement les abréviations. — 0 .-. T. toutefois. A. . — M" (Respectable Maître).-. — L. ( Loge ). etc. — Suôc ( Sublime ). — M0'1 (Maçon). Jouaust reproduit G. De la sorte. il aura le texte de Thory-Jouaust ou celui de Delahogue . Pike . — 8ouv (Souverain). Concordia Fratrum " n'est pas donnée par Delahogue . afin de mettre simultanément les deux textes sous les yeux de nos lecteurs. nous indiquons. à leur place.-.-. et que la devise " Unitas. clans la copie qu'il nous commtinique.. d'après le F. C. . — T. Ainsi l'on saisira bien que. Morin. — Vble (Vénérable). Thory et d'autres ont donné de cette patente des versions qui. Chaillon de Jonville y est correctement écrit.-. sur des points de peu d'importance. Jouaust [agj. l'orthographe et les lettres majuscules ou minuscules du document. \ ( Orient ). (Très Cliers Frères). les mots et même les lettres qui ne se trouvent pas dans la leçon de Thory-Jouaust . le F.". — et n'altérer en quoi que ce soit la copie si fidèle que nous communique le F. nous préférons conserver les noms propres tels que nous les donne le F. faciliteront la lecture de ce document à ceux de nos lecteurs qui ne sont pas accoutumés aux abréviations maçonniques. Delahogue.1. mais " en rectifiant quelques noms " propres dont la véritable leçon est donnée par des écrits " contemporains. Le F. entre crochets et également en italiques. Pike. — Pce(Prince)... Delahogue. en reproduisant en italiques les phrases. les phrases ou les mots (une fois même. avec ce que nous avons déjà dit des abréviations employées par le F. F. Delahogue.. nous usons d'un artifice typographique : -— Nous publions la patente du F.192 n RECHERCHÉS veillants). F. tandis que Delahogue écrit Gd Architecte. les indications entre crochets indiquent également les abréviations ou les devises de la version Thory-Jouaust.. qu'il observe cependant que. Ces indications.-.

P' et EUe Fr.'.Maître que la copie Thory-Jouaust place à la suite de la signature de La Corne et que le F. etc. car il peut laisser croire que La Corne n'était pas. par les italiques de l'en-tête et des deux attestations qui terminent le document. Mais n'insistons pas davantage et cédons la place au document lui-même : Oojne de Lettres Patentes et Pouvoirs accordées par la Grande Loge et Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes de la Maçonnerie. au G'1 Orient de France. % k %lmt îm ^ [(H). L U S EX TENEBEIS. M. C t e [comie] DE CLEEMONT. nous ne nous sommes pas attaché à signaler toutes les abréviations de Thory-Jouaust quoiqu'elles diffèrent souvent de celles employées par Delahogue . nous nous contenterons seulement.. dans la crainte de surcharger le document. vu le peu d'importance de ces petits écarts. DE ST JEAN DE JÉRUSALEM éta- 14 . en terminant ces explications indispensables. Gd M" [Grand-Maître] et Protecteur de tontes les loges régulières. nous avons préféré. fonction dont il est d'usage encore.. Louis de'] BOURBON.-. anno Lncis 6761. de France et sons le bon plaisir de S. etc. Nous ferons en outre remarquer que. chargé de suppléer le Vénérable en cas d'empêchement. d'investir un frère instruit. et T. dans les loges anglaises. Au T. [UNITES. [le T. S. le 27 Août 1861. nous semble erroné.-. laisser au lecteur le soin de recourir au livre du F.elle signifie Hespeciable Députe-Maître. selon la coutume du temps. de traduire l'abréviation R.SUR LE KITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 193 prendra de même. et selon le stile vulgaire [style commun]. Pce du S" [Prince du Sang^. donné au F. [I Orient] d'nn lien [très] éclairé où règne [régnent] la Paix.'. Ftienne Marin dont Les titres ont été vus et approuvés par les principaux membres des Loges Régulières qu'il a visitée dans ses voyages. [etc.D. A Z O.} Au G'1 0:. Delahogue n'a pas employée : —. La Corne. sur ce point. par suite. — > Ce titre. et. qu'il n'était pas membre de la Grande Loge de France. Vénérable inamovible et propriétaire de la Loge La Trinité. Jk] h l'imte. c'est-àdire Venerable Adjoint. F. A.-.1. Jouaust . etc. le Silence et la Concorde. C O N G O F^D I A F R A T R U M ] Nous soussignés Substituts Généraux de l'art F} [Royal] G d3 Surv' 8 et OFÏRA de la G"1' ET SouvNli L. que cet en-tête et ces attestations ne se trouvent pas dans les précédentes versions publiées. Ill" Fr.

'.. etc.f. que nous étant assemblés par ordre du Substitut G1 Présid' du G" OoNSEIL. Maçon]. les requérant d'en faire autant envers tous les P. sous les nombres sacrés et mistcneax [mijstérieux]. T. répandus sur [toute] le [Za] surface de la terre et des mers.Q* M" [notre T M G. en général de donner a N. l'assistance et les secours qui seront en leur pouvoir. Sur le rapport qui nous a été fait et connaissant les qualités éniinentes du T. F. ordonnons et commandons à tous maîtres de L.. T.".]. Ftienne Morin [audit Stephen Marin] dont la signature est en marge des Présentes. lll. de Paris. 01iel' et P' 0 Sube de tous les ordres de la M"-' Sublime de la Perfection. P.] disant que [Que] n. etc . de quelques dignités qu'ils puissent être.. de former et établir une L. qui seront membres de sa Loge. P1-' Mienne Morin dans [EW] ses desseins et voulant lui donner des témoignages de notre reconnaissance.194 RECHEECHES blie à l'O. de reconnaître ainsi et comme nous le reconnaissons. [et nous le députons. une lieq" [requête] à nous communiquée par le RB. Ftienne Morin [Stéphen Morin] en qualité de N" G'1 Inspecteur dans toutes les parties du Nouveau Monde pour renforcer Voiservance d. . f u t lue en séance. Oh: F' Étienne Marin [F. Gd M0. auxquels nous commandons et enjoignons de lui obéir et [de le] respecter .] et par ces Présentes. et dont son zèle nous garantit la continuation. Ch.F. et Nous. lui avons sans hésiter accordé cette petite satisfaction pour les services qu il a toujours rendu [rendus] à 1 Ordre. Oh™ et P 0 " r é p a n d u s sur les deux hemisplières.^ DÉOLAEONS. pour recevoir et multiplier l'Ordre R 1 des maçons libres dans tous les grades parfaits et sublimes.û-. etc.'. régulières.'. CEUTII'IONS ET ORDONNONS à t o u s les O. Cli. Prions en conséquence tous les P. F . en qualité de notre Grand Inspecteur dans toutes les parties du Nouveau Monde. de prendre soin que les statuts et règlements généraux de la Gde et SonvIli! L. Substitut de n.e nos Loix et comme R ble M? [de la loge] de " La Parfaite Harmonie ". dit F. comme il le jugera bon. étant sur son départ pour l'Amérique et désirant pouvoir travailler régulièrement pour l'avantage et l accroiss&ïïient [I agrandissement] de 1 ait royal dans tonte sa perfection. F . Gd Elu P a r f et 8uh' ancien Me [P. Ftienne Morin [Stéphen Morin^] notre Gd Me Inspecteur Vautorisons [Vautorisa/nt] et lui donnons [donnant] pouvoir d'établir dans tontes les parties du monde la Parfaite et Sublime Maçonnerie. et [par] d'autres bonnes raisons.'. N. T. [. etc.. les prions et enjoignons au nom de l'Ordre R 1 et en présence de N. A ces causes. membre de la L. constituons N. qu'il plaise an [/S. 1"' G'ls Mr" [S. Stephen Marin].'. en particulier [généraux ou particuliers] soient tenus et observés et de n'y jamais admettre que de [cfes] vrais et legitimes f. Ftienne Morin [audit Stéphen Morin']. lui donnant [donnons] pouvoir de choisir tels Officiers pour l'aider à gouverner sa L. T 111. pour réformer l'observance de nos lois en général. Ch. etc.'. en approuvant et confirmant le T. Grands^ Maîtres] du G" CONSEIL DIS L. Cb cl 'et P cc M011. 'chÀ\ Etienne Morin [Stephen Marin].".E F" LA OORNE.] G" CONSEIL et GdL L. P. régulières [de France] sous la protection de la G"" ET Sottv"' L. De régler et gouverner tous les membres qui composeront la de [dite] Loge qu'il peut établir dans les 4 parties du monde où il arrivera ou pourra demeurer sous le titre de Loge [dé] " S' Jean.". Roy' e de " La Trinité . et ceux qu'il a admis et consti- ." [et] surnommée " La Parfaite Harmonie ". de la Maç'e Sublime. 1 avons d un consentement général Constitué et Institué et par ces Présentes Constituons et Instituons et donnons plein et entier pouvoir au F..-lf.O. [rfe] lui accorder des Lettres Patentes pour Constitution [s].

M. [de] Ste Alphonse [Saint-Alphonse].-. P 6 0 DE ROHAN..\ des " Bnfans de la " Gloire ".. " L'Intelligence ". etc. E n témoignage do quoi. 1 er Sim'.. y11' M' de la L.. Commandeur [Commandant] et Sublime Prince du [de] E 1 Secret. signées par le Substitut Général de l'Ordre. Substitut du G d M8. etc.. qui dit-on dénonça ù M. G11 Commandeur de l'aigle blanc et noir. VUc M" de la L. M.'. page 103) • aussi le F. G d Garde des Sceaux.'.. — LA CORNE.'. Vb'e [et B. C'est ce F.-. établie en cette Capitale. et par KOUS G115 Inspecteurs Sublimes Officiers du G" Consbi:. V'* M" de la L. Chef des Grades Eminens.. etc.". Ghcr et P™ maçon.. et SOTJVS G 0 CONSEIL. G d Elu P a r f M e [et] Cli01' P c e maçon. /S1. Substitut G1 de l'Ordre. 9S] il écrit Lehoucher de Lénoncourt. G. le P. Maître] de la L. G11 Elu Parf1 M'.T. P. [etc]. G a E l u P a r f . que nous lui donnons [avec'] plein et entier pouvoir de multiplier et de créer des Inspecteurs en tous lieux où les Sublimes grades ne sont [seront] pas établis. et de celui de notre G"1' L. de Paris.]. — DAUBERTIN. A. de " La Trinité ". etc. admettra et [oit] constituera par la suite aux Sublimes Grades da la Haute Perfection [au sublime grade de la perfection^. Souverain Sublime Prince du [de] E o y a l Secret. l'An de la Lumière 6761 et [ou] selon l'ère vulgaire le 27 Août 1761. G. etc. etc. — BOUCHERDE LENONCOUET ( 9 1 ) .-. Oher Pce maçon. M' [Jî. M. etc. etc. d'après le Mémoire Justificatif de Brest de la Chaussée le qualifie-t-il de maçon indigne. Au grand 0. Cher et Pa maçon. al. — Maximilieu de S1 Siméon (89). . B. Sme [notre illustre Grand-Maître. E. PAR ORDRE DE LA G"1' LOGE aussi [ainsi] signé. etc. Jouaust. 98]. [etc.]. de " L'Exactitude". Gh"' Pce Maç.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 195 tués. Od Ambassadeur de S. etc. Wi]: Boucher de Lenoncourt.. GJier et ce P maçon.-. [etc. Souv in P™ de la maçonnerie.\ de "la " Vertïi ". — CHAILLON DE JONVILLE. Gd Elu Parf M".. [et chef de I eminent grade de l'Art Royal]. Signé. M c de la Gdl! L. prince maçon].] d e l à L. connaissant parfaitement ses grandes connaissances et capacités.'.. appartenant aujourd'hui à l'arrondissement de Mantes (Seine et Oise) (91) Au bas de la patente de Morin. E. D. — Le C IE DE CHOISEUL. G" JElu Parf. etc. (90) Nous pensons que Buchelay serait plus exact.Jonaust écrit [AGJ.. S. et de la G M l. BREST DE LA GHAUSSEE. et les avons scellées du G a Sceau de nos III" Gd' M"' S. Y. Topin [Taupin. .^ailleurs [AG. Clicr Sub' [et] P c e maçon. Le f. G'1 Blu Parf Me. en Prance appellee S' Antoine [appelée Saint-Thomas]. etc. etc. etc. P. Gd Elu Parf Me. Certifié véritable et conforme traduction de l'original extraite (89) Cette signature ne se trouve pas sur les copies précédemment produites de ce document. G a E l u Parf' [grand] Ch™ et P co maçon. prince maçon].. SAVALETTB DE Bulcley [Bucheley] (90). pins tard employé de la police [AGJ. etc. nous lui avons délivré ces présentes. C'est le nom d'une ville de l'Ilede-France. de Sartines les troubles de la Grande Loge (voir plus haut. etc. V bll! M 0 de la l' L L. G d Secrétaii'e d e l a G d e L o g e et [du] Sublimes Conseil des Pc's [Parfaits] maçons en Prance [etc].

265 . the last entry wherein is of date Oct. en 1762. B" M" De la hocjue ^jre jp'-ois AUgUSte de Grasse D " G''Insp'' G'et F" Mon etc. que La Corne est révoqué par le comte de Clermont et que le F. etc. Or. Gi Garde des Sceaux et Archives. de Charleston. of the Sup. •.1. dans cette patente. L'acte du ii? Août 1761 {Patente (92) Le nom de ce mois. for the Southern Jurisd" of . Etienne Morin. So. Caroline du Sud.877. page 102)..'. — Tout d'abord.'. " J. 12. sur l'attestation du F. que la date en est discutable. Pike [ce. 20 September.. et. m. etc. and that the signatures of the said Belahogue and Alex. Le F.-. Maintenant que nous avons mis sons les yeux tie nos lecteurs la patente du F. Carolina.-.\ Comm. 33'1 cea [ su coM• ] Sov. ni répéter que le Frère La Corne fut remplacé en 1762 par le Frère Chaillon de Jonville-. . délivrée le 27 Août 1761. 34] sont les seuls auteurs dans lesquels nous rencontrions sur ce point une opinion divergente. in the Archives of our Supreme' Council for the Southern Jurisdiction of the United States. et le F.'. V. cependant. 'le F.". lo. nous l'avons vu.'. I do hereby certify that the four preceding pages contain a true and exact copy from the Register of Jean Baptiste Marie Delahogue. Cliaillon de Jonville est choisi comme Substitut Général (voir précédemment. and the first. 1799. Jouaust s'exprime ainsi : — I l ne faut pas confondre le Substitut Général avec le Substitut Particulier. Le F. .. 176].'. Gr. il nous semble. par le Conseil des Empereurs d'Orient et iïOccident. 94].-. to the original whereof the foregoing is a copy. Cbaillon de Jonville est désigné comme Substitut Général de V Ordre en même temps que La Corne s'intitule Suhditut du Grand-Maître.the United States. François Auguste de Grasse in the said Register.196 RECHERCHES des rêqMes du G'' Insf G1 IL I. . Co. Jouaust [AGJ. C'est. Tbévenot [TV.-. est on caractères hébraïques. of Charleston. ap. E. comme au F. 1. 20 June. Pike. Long ei signé de Lui et transmis par lui aux archives du G" et Souv" Conseil des Princes 8uhm" du Roval Secret. Souv" G' Comm' du G'1 Conseil. 175. Albert Fike.-. are genuine.'. 13 Tisri (92) a.\ 5638.-. examinons les principaux points qu'elle soulève. 1798 . as I am able to verify by many other signatures of each.

— la Patente de Stéphen Morin. mais Député du Grand-Maître. 207 et n 23) les rensoignemens suivants sur ces satires : — " On a fait un Régiment de la Calotte VIO i. l'accepter puisque c est le fait même énoncé dans cette patente (l'existence simultanée de deux Substituts) que nous cherchons à contrôler. L a Corne n'était que le Substitut Particulier. le F . — Nous trouvons dans le Journal de Barbier (édition Charpentier i. nous ne saurions. c'est-à-dire le Grand-Maître Adjoint . Boubée [bo.'. . Jouaust et Théyenot ne fournissent aucune preuve a 1 appui de leur assertion. on rend compte ordinairement des beaux faits de celui qu'on " honore d'un nouveau titre. L a Corne. et. brevet que Thory a reproduit [AA.-. ' .Jouville est déjà Substitut Général. malgré ce qu'en dit Tbory. Thévenot dit : — E n t r e le comte de Clermont et le F. ces mêmes FF. pour notre part. nue loa F i ' . Baure ne reparut plus en loge. qu'offensé do cette facétie. U n acte authentique.. Jouaùst et Thévouut écrivent Baur. IIUUIIUU. Le Î V .-. il y avait u n Substitut Général. qui n'a jamais été Substitut Général ni Particulier. Rieu n'indique non plus ce qu'est devenu le F r è r c B a u r (93). il y avait le banquier B a u r . LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 197 (In Stephen Morin) établit que le F r è r e L a Corne est à cette date (Substitut Particulier. qui était Député Grand-Maître. 101] nous apprend.-. la seule pièce non suspecte de toute l'histoire du rite écossais ancien et accepté. (93) Lo F. U n Substitut Particulier implique un Substitut Général. Mallicureusemcnt les FF. et dans ces "sortes de brevets. La Corne. dans toutes les versions produites jusqu'ici. chacun exerçant leurs fonctions respectives au sein de la Grande Loge. et ce. Nous observons encore que l'acte débute ainsi : Nous. que la mention pure et simple de Substitut. daté de 1761. C'est à ce document que nous empruntons l'orthographe du nom Baure.Baure avait été persiflé dans un Brevet de la Calotte accordé en faveur de tous les zélés francs-maçons. qui était Chaillon de Jonville..*. émané de la Grande Loge." — On ne manque point ici de don' ner un brevet dans le Régiment de la Calotte à ceux. — porte les signatures accolées des deux Substituts. ' . tandis (|uo le F r è r e Chaillon de . qui font quelque action désapprouvée généralement.Stilt. de quelque rang et condition c u ' ' l ii s soient." — Dans le brevet reproduit par Thory nous trouvons Un professeur en médecine Q u i d ' E s o p e a t o u t e la m i n e .'. XJUS j j u u s i o n s a e CG Kegiment sont assignees sur les brouillards. le F. si ce n'est celle qu'ils empruntent à la patente même de Morin. D'un autre côté. Le F. disent tous deux que La Corne figure dans cet acte comme Substitut Particulier alors que nous ne trouvons.-. à deux reprises : dans l'exposé des motifs et à la suite de la signature du F. en 1761. 56].

à la suite du refus formel des membres de la Grande Loge de s'assembler sous sa présidence (94). avec Heboid. Chaillou {Chaillon) de Jonville pour son Substitut Général. des traiteurs achetèrent le droit de tenir loge . Suivant lui. Pour l'instant. le comte de Clermont révoque Lacorne et nomme à sa place le F. aucun d'eux ne parle de ces deux frères comme représentant simultanément le Grand-Maître. celui-ci est donc Substitut Général et non pas Substitut 'Particulier. tous les auteurs sont unanimes à fixer. et lisons [éd. mais. Thévenot que cet acte émane de la Grande Loge (de France) et que les deux Substituts ne l'ont signé qu'en leur qualité officielle de Substituts " exerçant leurs fonctions au sein de la Grande Loge nous verrons un peu plus loin jusqu'à quel point elledoit être acceptée.Juin 1762 la date de la réconciliation des deux partis. il rejette même sur ce point le seul témoignago contemporain. et.-. Dira-t-on qu'un premier Substitut Général implique un second Substitut Général^ Quant à l'assertion du ï1. quittaient ses travaux. c'est après sa révocation que La Corne fonde le corps scbismatique . en ce qui concerne l'époque de la formation d'une seconde Grande Ljoge (dont le F.-.198 llECHEttCTIËS Substituts Généraux de VArt Royal. A l'exception des FF. elle pouvait en nommer d'au- .-. l'Assemblée de? Maîtres de Loges présidée par La Corne constituait bien. consultons Heboid. s'il vise en même temps le F.-. A l'aide de ce désordre. Thévenot lui-même. (94) Le I V . en octroyaient également . J ouaust ne fait pas mention). de la Chaussée et explique quo." ainsi que l'a dit le F. liebold diffère d'opinion. cherchons ailleurs la lumière qui nous manque encore .-. Ils sont de nouveau d'accord en fixant au 24. ne vise pas le E. les mystères et les constitutions devinrent des objets de trafic. Ce titre. Chaillon de Jonville seul. suivant les autres. au plunel. l'anarchie f u t à son comble. la nomination du F.'. '• un des auteurs dans lesquels " il faut apprendre l'histoire. Jouaust et Thévenot.-. faisant partie de la fraction Lacorne. en réalité. sur les représentations qui lui sont faites. 49] . c'est un peu avant. Jouaust no parle ni do cette scission ni do la formation par La Corno d'une seconde Grande Loge . Chaillon de Jonville comme ayant été faite après la révocation de La Corne . l ' u n e et l'autre fraction délivraient des constitutions .-. les maîtres des loges. La Corne.-. attendu que " si les officiers qui étaient " élus par elle dans son sein. 03lui du F. la véritable Grande Loge. De cet état de choses il advint que la Grande Loge se scinda en deux partis qui ne firent que se déchirer mutuellement : cliacune de ces fractions prétendait représenter le corps constituant de la maçonnerie f r a n çaise et en remplissait les fonctions. par suite do l'abstention des officiera élus. — Enfin. à cet effet.

qu'il semble conserver encore. il y " avait probablement deux factions très hostiles. et. selon nous. qui. n'est plus pour La Corne qu'un titre honorifique . époque des élections triennales et firent la paix au moyen de transac" tions réciproques sur le choix des candidats aux différents postes. malgré sa réputation. il est un fait qui nous paraît démontré..'. ce n'est plus sous sa présidence que l'on s'assemble. où les Ei'V. pour donner satisfaction à la majorité des membres de la Grande Loge de France. pense que les pouvoirs du F. Morin lui ont été conférés par la Grande Loge de France et le Conseil des Fjinpereurs. nous n'y contredisons pas quoique ce soit là une hypothèse qu'aucun document ne confirme. il ait investi le F.SUR L E R I T E ECOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 199 Ceci posé. — ou mieux. surtout depuis qu'il s'est révolté contre la Grande Loge. que Chaillon de Jonville. Thévenot. — Le F. les choses s'expliquent mieux. en réalité. si La Corne. Jouaust. ce qui explique mieux encore la tolérance qu'on paraît lui montrer après la réconciliation du 24 Juin 1762. de fait il n'en a plus l'autorité et n'en exerce plus les fonctions. Quoi qu'il en puisse être. conjoin" troa.-.'.'." Puis il ajoute . ne serait pas.-. "elle était touiours la " Grande Loge de France. dès ce moment. quolqu'ingénieuse qu'elle soit. par consénuent. de la Chaassée. Chaillon de Jonville d'attributions qui devaient enlever à I^a Corne toute autorité et réduire considérablement l'importance de ses fonctions. si on le lui conserve. c'est-à-dire deux mois après la réconciliation des deux groupes rivaux. " Ainsi. réconciliation admise par le F. chef rebelle d'une faction dissidente. nous l'avons vu. non encore nommé Substitut Général.-. 2o. . bien ou mal choisis" et que. mais que. du 27 Août 1702 ? Il est inadmissible autrement. le titre de Substitut. En Août 1762.-. de la Chaussée. se soit arrogé ce titre et qu'il ait consenti à mettre sous le maillet une proposition émanant de La Corne. Chaillon de Jonville n'est nommé qu'en 1762 et que. qui se rapprochèrent au mois de " Juin 1762.-.. c'est que le F. car alors. il est possible encore. à un siècle r \ 'in m 11 d'intervalle. est au dire du P. " conserve encore son titre de Substitut." Nous admettons plutôt le fait énoncé par le F. dans cette Grande Loge. témoin contemporain. que l'explication. un " homme d'un caractère ai" niable. Jouaust. donnée par le P. nous nous demandons si ce document. que le comte de Clermont n'ait pas positivement révoqué La Corne. — c'est par tolérance et par déférence pour le Grand-Maître qui l'avait honoré un insstant de sa confiance . Chaillon de Jonville et La Corne sont tous deux désignés comme Substituts.

ce n'est pas une seule et môme autorité qui dirige le rite symbolique et le rite de Perfection et la Grande Loge de France n'a pas les mêmes Grands Officiers que le Grand Conseil quoiqu'ils soient. de celui de l a G r a n d e Loge et de celui du Souverain Conseil (des E m p e r e u r s d ' O r i e n t et d'Occident?) . et qu'il a été chargé par ces deux corps. Grand-Maître et Rrotecteur de toutes les loges régulières. Thévenot. non les loges symboliques. de celui do la Grande Loge {de France) et de celui du Souverain Conseil (des Empereurs d'Orient et d'Occident?). ces L e t t r e s patentes sont scellées du Sceau du G r a n d M a î t r e . Brémond [bb. Ces deux corps réunis en assemblée générale. au nom et sous le bon plaisir du comte de Clermont. des Grands Surveillants et des Officiers de la Grande et Souveraine Loge de SaintJean de Jérusalem. gouvernés tous deux p a r le même G r a n d . D'après la rédaction même de l'acte. ^ce qui semble indiquer que ces deux corps sont réunis (95).M a î t r e et par les mêmes Grands Officiers. respectivement.que des Ruissants Grands-Maîtres (ou Souverains Grands-Maîtres si l'on adopte la version Thory-Jouaust) du Grand Conseil des Loges Régulières. 25 G] prétend même qne cette patente indique hien " qu'une seule et même autorité dirigeait à la fois ' c le rite symbolique aux trois grades et le rite de perfec" tion aux 25 degrés". c'est-à-dire le chef d'Ordre des hauts grades supérieurs à ceux que pratiquent les loges de Perfection. Brémond et Jouaust font une fausse interprétation du texte de cette patente .1. v Jouaust. (95) L'acte est scellé du Sceau du Grand-Maître " et de celtù de la Grande Logo " et Souverain Grand Conseil " et non pas. 281] s'exprime ainsi : 6o. du sceau du Grand-Maître. la Grande Logo do Saint-Jean de Jérusalem et le Souverain Grand Conseil dos loges Régulières sont ici réunis en un soul corps qui •possède iw scgcm unique. et cela en 1761. — c'est-à-dire le corps dirigeant. et qu'ils m a r c h e n t sous la même direction. comme le dit le F . . Le IV.200 recheechës tement. de fonder en Amérique une loge symbolique et d'y p r o p a g e r la maçonnerie des hauts grades. Nous sommes d'opinion que les LE. en altérant le texte. actent par l'intermédiaire des Substituts Généraux de ïArt Royal. La Grande Loge dont il est question dans cette patente est la Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jérusalem établie à V Orient de Paris. il est vrai. I l ne s'agit point la do la Gvcotde Loyc de l'vttuce. Jouaust [agj. Le ÏV. — et sous la protection de laquelle se trouve — ou sur laquelle est souché — le Souverain Grand Conseil des Loges Régulières. présidés l'une et l'autre par le même Grand-Maître. mais les loges dites de Perfection. E n f i n .

et. et Chef des grades éminens de V Ordre lioyal est. 95]. Substitut Général du Grand-Maître près de la Grande Loge de France. Président du Grand Conseil. . Paubertin se qualifie lui-même " Secrétaire de la Grande Loge " et Sublime Conseil." ce qui prouve. semblent être des expressions équivalentes que les Constitutions de 1762 remplacent peu après par le titre de Litmenant Grand Oommandeur. Substitut Général & rOî'rffc. seul dans ce document. le poste qu'il occupe n'est pas indiqué et le Garde des Sceaux est Savalette de Buchelay. G et 35].1. ne jouit d'aucune prérogative personnelle . Etienne Morin. Paubertin. Parfait et (96) Substitut Clénéral du Grand Maître.'. Brest de la Chaussée est alors Grand Garde des Sceaux et Archives de la Très Uespectahle Grande Loge de France [A. en 1762. AGJ. Ici. Chaillon de Jonville. Prince de Rohan. et c'est même le seul qui fasse de lui le Chef du grade éminent de Prince du Royal Secret.". Quant au P. Moët [AGJ. Ici encore. I l est d'au- tre part. 95] . le Secrétaire est le P. Souverain Sublime JPrince du Royal Secret.. le P. Substitut Général de V Art lioyal. Il ajoute donc tout naturellement ce titre aux autres (96).\ La Corne. il est Grand-Maître et Protecteur de toutes les loges régulières. un P. il ne signe même la patente qu'en troisième lieu et après le F. Les autres signataires de la patente sont Grands Inspecteurs. 362. le titre que nous venons de reproduire l'indique bien d'ailleurs. Princes Maçons et Sublimes Officiers du Grand Conseil et de la Grande Loge (de Saint-Jean de Jérusa- lem). qui. qu'il ne s'agit ici que de la Grande Loge de Saint-Jean de Jérusalem.-. le Grand-Maître y étant désigné sous celui t]c Souverain des Souverains Princes ou Souverain Grand Commandeur [Art . porte le titre de Souverain Prince de la Maçonnerie.SUR L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 201 Nous avons déjà vu quo le comte de Clermont est désigné comme Grand-Maître par tous les corps maçonniques réguliers existant alors en Prance . une fois de plus. Un même Substitut le représente près de ces divers corps. en cette dernière qualité. on le voit. tandis qu'à la Grande Loge c'est le P. . dont le nom ne paraît qu'en cette circonstance dans l'histoire de la maçonnerie. et. à quelque rite qu'elles appartiennent. néanmoins le P. près de la Grande et Souveraine Loge de Saint-Jean de Jérusalem et du Souverain Grand Conseil des Loges Régulières.-. en même temps. Grand Commandeur de VAigle hlanc et noir. " Grand Plu. malgré le titre ^ Substitut dont il fait suivre sa signature. 3.

comme ou 1 a dit [AGJ. qu'au moment de partir pour l'Amérique il sollicite de la Grande Loge de Saint-Jean de Jérusalem et du Souverain Grand Conseil. ." il possède. 281]. a fondé à Kingston (Jamaïque) une loge de perfection ( v o i r précédemment. a. mais lui donne plein et entier pouvoir de les multiplier et de créer des Inspecteurs &a. tous les grades du rite jusqucs et y compris celui de Sublime JPrinoe de Ivoj/cil Sco et.202 BEC1-IERCHES " Sublime ancien Maître." à " former et établir une loge pour recevoir et multi" plier l'Ordre Ployai des Maçons libres dans tous les " grades parfaits et sublimes. Cet acte le proclame en même temps Grand Inspecteur dans " toutes les parties du Nouveau Moyicie. Cet acte ne lui confère pas." (97) Etienne Morin. note 84). _ t j . Chevalier et Prince Sublime " de tous les Ordres de la maçonnerie sublime do la " Perfection. sous le titre de Loge de Saint-Jean « et le surnom de La Tarfaite Harmonie "(97).oyal dans toute sa perfection. C'est donc bien dans co dernier sens que doit s'entendre ici le mot c r t> (98) On le voitj lîticnne Morin est autorisé à fonder la logo de perfection Lcc xW - .". — à " admettre dans sa loge de vrais et légitimes freres de la " Maçonnerie Sublime. i t . Il est donc naturel. les sublimes grades de la haute perfection AVEC pouvoir &a. Morin est également membre de la loo-e La Trinité dont La Corne est alors Vénérable (ou Député-Maître). on le voit.. puisque La Corne est en même temps membre du Grand Conseil. m a i s un pouvoir d'exercer certaines fonctions. " dans les quatre parties du monde où il arrivera ou " pourra demeurer. que la requête du P." — a " établir dans toutes les à e' constituer ' des frères " au sublime grade de la " perfection " et f£ à prendre soin que les statuts et règle" mens généraux de la GRANDE E T SOTJVEEAINB LOGE " en pavticuliev soient tenus et observes . / Les pouvoirs qui lui sont octroyés ont pour but de 1 autoriser à " travailler régulièrement pour 1 avantage et " l'accroissement de l'Art E. et lui donne " plein et entier pouvoir de multiplier les sublimes " grades de la liante perfection et de créer des Inspec" leurs en tous lieux (98) où les sublimes grades ne sont parties du monde la Parfaite et Sublime Maçonnerie. ce n'est donc pas un diplôme. Morin y soit présentée par le cbef de la loge à laquelle il appartient et avec lequel il doit être en bons termes. établir cette loge. " " pas établis. au moment où ces pouvoirs lui sont donnés. conformément à ses instructions.

car. Mais il est temps de clore cette discussion. et la Grande Loge de France. Ses membres peut-il concilier cette déclaration avec sa précédente assertion et avec celle-ci [iv. est tout à fait étrangère à cette délégation de pouvoirs (99). a fondé le Conseil rival des Chevaliers d'Orient [A. d'éxécuter les décrets. car nous savons que. elle les ait reconnus. supplanté et mécontent. la Grande Loge de France n'a jamais reconnu les hauts grades. qui s'est séparé du Conseil des Empereurs.'. Cela explique même. après le 24 Juin 1762. dans l'opinion de quelques auteurs. 113] dit que. qui faisait encore partie du Conseil des Empereurs . Grand Maître. en 1761. car on l'autorise à créer des Inspecteurs en tous lieux où les sublimes grades ne sont pas établis. par ses efforts. Pirlet. Jouaust [AGJ. néanmoins. ainsi que nous l'admettons plus loin d'après l'étude minutieuse que nous avons faite des documens qui sont parvenus jusqu'à nous. 79]. et que le Grand Orient " avait été précisément fondé pour réunir en un seul corps dirigeant toutes les con" naissances maçonniques ? " (100) Le E. la tentative de Pirlet doit remonter aux premiers mois de l'année 1762. 280] formule à ce sujet. Jouaust [AGJ.. sans détruire la discussion qui précède. On le nomme en même temps Grand Inspecteur pour le Nouveau Monde. avant comme après la fondation du Grand Orient de France. Pirlet. bien qu'un grand nombre des Vénérables de Paris lissent en même temps partie du Grand Conseil et de la Grande Loge de Saint-Jean de Jérusalem [AG-J. et plus tard en 1771 . La lecture des Constitutions et Kèglemens de 1762 explique parfaitement ces pouvoirs et réduit à néant les critiques que le E. que depuis sa formation en 1756. si ce n'est peut-être un instant.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 203 Il no s'agit donc évidemment ici que de la Maçonnerie de Perfection. 1 0 9 . et d'ailleurs. Cliaillon de Jonville et autres n'eussent pas pu prendre les liants grades écossais sans s'exposer aux anatlièmes delà Grande Loge de France dont ils faisaient partie. par leurs fonctions. dès 1762. mais qu'W fut repounsé par tes efforts de Cliaillon de Jonville. le E. viendrait à l'appui des raisons qui nous portent à croire que la patente d'Etienne Morin est du 27 Août 1762 et non pas du 27 Août 1761. Pirlet (voir le paragraphe suivant) avait essayé d'envahir la Grande Loge de France avec SON Conseil des Fmpereurs. il ait ensuite présidé les deux corps pour éviter le retour des désordres que Pirlet a fomentés. d'autre part. 49] que " les fondateurs du Grand Orient étaient en même temps les chefs du Sou" verain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. ait fait repousser le projet de fusion du Conseil des Fmperenrs avec la Grande Loge de France et que. Si le fait est exact. en sa qualité do Substitut chr. (99) — " La Grande Loge de France n'a jamais pratiqué et gouverné que le rite symbolique. qu'en 1762.'. mais on ne restreint pas le champ de ses opérations à l'Amérique . 1 6 1 et 1 6 2 ] . et dont ils épient chargés. que. — Cliaillon de Jonville surtout (100). en l'absence de documens qui nous permettent de rectifier la faite Harmonie dans toutes les parties du monde où il arrivera ou pourra demeurer. ce fait. car. 1 1 3 . et. s'il était établi. à y recevoir des frères et à les constituer au sublime grade de la Perfection. avant la réconciliation du 24 Juin 1762. Il est possible que Cliaillon de Jonville. Nous savons. le 22 Juillet 1762.Pirlet se soit retiré.—Une autre prouve à l'appui do cette hypothèse nous est fournie par la patente de Morin : — Pirlet n'a pas signé cette patente et cette abstention confirme de nouveau notre opinion sur la date réelle du dooumçnt. .

est Vempereur Pirlet. depuis plus d un mois.".^aux tribulations dont le système symbolique est affligé. lui conserver.lrm fnnf. dès les pre- miers mois de 1762. "homme extravagant et ambitieux " [RD. si L a C o r n e a e f f e r t i v e n ^ n T r e n o n c ^ d è s 1762. ^ ? r a o n Au ler . c a r . et. sous ks réserves énoncées ci-dessus. LE CONSEIL DES CHEVALIERS D'ORIENÏ Quatre années à peine se sont ccoulecs depuis la fondation du Conseil des Empereurs cl ' Orient et d Occident que déjà l'accord a cessé de régner entre ses membres. nous devons. 154]. m O t t e d e r n i è r e p a r t i e d e l ' a s s e r t i o n V Un Vieux Maçon n e d o i t ê t r e a c c e p t é e q u ' a v e c r é s e r v e .-T pour avoir i 1 qui "tombé dans le plus grand discrédit" a renoncé à cette présidence "après " sa lourde chute " (*)• Le nom de Pirlet figure encore au tableau de la Grande Lor/e de France pour 1784 (t) dans une liste des Maîtres do logos decedes [hul. de son état maître tailleur d'habits(101). U n e a u t r e l o g e d i m ê m e n o m v fleure I r r . A n» a u o M t a M l t M d a t e dé c o u s t i t u t i o u . d'autres EF. et aui nous est même présenté comme le dirigeant alors entièrement [AGJ. Besucliet [b. jusqu'à plus ample informé. 92 . 110]. la date du 27 Août 1761. m u t c a l e n d r i e r s d e 1906. a u V é n é r a l a t d e l a l o g e La Trinité. 548J. 1 absence de sa signature ne nous surprend plus. Etienne Morin en Amérique ou aux faits qui en ont ete la conséquence et que nous raconterons bientôt. assure le_ IV. Au 27 Août 1762. . c'est une loge n o u v e l l e q u ' a u c u n h e u n e r a t t a c h e a la loge du T . Ce chef.— é l u or. .p -nrnbfibilité.-. p i ™ i le» l o g e . membre de la Grande Loge de France. eût certainement dû la signer.204 RECHERCHES date assignée à cette patente. le Conseil des Empereurs d ' Orient et d Occident a oit plu- sieurs de ses membres se donner un chef. à faire fusionner le Conseil et la Grande Loge afin de s'arroger la direction suprême de cette dernière. i. (+) L a LoR'C La Trinité e s t d o n c r e s t é e s o u s l ' o b é d i e n c e d e la Grande Loue de France . L a Coinc. au contraire. au préalable. Vénérable d'une loge de Paris. 1809 e t 1 8 » .a ce titre.5 b e p t e m b i ( .1 e s t é t r a n g e n u e ce n e s o i t q u ' a u b o u t d e s e i z e a n s q u e P i r l e t s o i t a p p e l é à l e r e m p l a c e r . et pour s'assurer une majorité au sein des assemblées. dit le P. e n a c t i v i t é . d'attirer dans le Conseil des Empereurs un nombre considérable des Maîtres de loges de Paris. a la tete d'un corps dissident. car il était alors. p i é m i o r e . . . 42]. il a soin. Pirlet figure sur les tableaux de la Grande Loge de 1 A T ? France en '' ' . dit le 1'. m a i s c o m m e c o n s t i t u é e i e 3 D é c e m b r e 1783 p o u r p r e n d r e r a n g d u . A cet effet. dont se compose la Gran de Loge de France . . é p o q u e d e s a lourde chute.Janvier 1765. le 24 Juin 1762 [ A G J . Bazot. Soumis à son tour. . Pirlet cherche. Jouaust. d autant plus que si cette rectification a quelque importance au point de vue des incidents que nous venons de rappeler. 602]. elle u'en a aucune relativement à la mission du IV. " un des chefs de la faction La Corne" [AGJ. e l l e n e s e s t e f f e c t i v e n i c n t i a m a i s r a l l i é e a u Grand Orient e t n e f i g u r e p a s a u t a b l e a u d e 1787 n i à c e u x q u i l ' o n t s u i v i .

*. à la tête du Conseil des Empereurs. à la reprise des travaux maçonniques suspendus depuis 1767. la patente du F. l . Pirlet se sépare de ce Conseil et entraîne ses partisans (102). ainsi qu'il l'a fait à la Grande Loge aussitôt son entrée en fonctions [A. Jouaust [AGJ. et qu'ont. " I l s quittent fièrement le (102) Le F. L document du 26 Juillet 1772 cité par Jouaust [AGJ. Chaillon de Jonville.STIR L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 205 mais. Nous pensons qu'en ce qui concerne la tentative de 1766. attribuent au Conseil des Empereurs bien des actes que Jouaust met au compte de Pirlet. que le comte de Clermont a. dont le comte de Clermont est aussi le Grand-Maître.1. et que. Jouaust confond ces deux Conseils rivaux. 537] dit aussi que La Corne n'a jamais fait partie du Conseil des Empereurs d'Orient et dOccident.comme émanant du Conseil des Empereurs. au contraire. ce titre de Conseil des Empereurs d*Orient et d Occident. cette tentative échoue [AGJ. de la Chaussée que nous n'avons pu nous procurer. s'empare alors delà présidence du Conseil des Empereurs. ainsi C est alors. A notre avis encore. dans lesquels nous trouvons. Jouaust se trompe. le Conseil des Empereurs dont Pirlet s'est séparé depuis 1762 pour fonder le Conseil des Chevaliers d'Orient. — De son cpté. ('haillon de Jonville. 110] dit que. depuis peu. des débris des deux anciens Conseils rivaux. . il nous semble que ce vocable n'a été adopté que vers 1771 par un corps sur l'origine et la^filiation duquel nous n'avons pas de données certaines. à la même source. A plusieurs reprises il nous semble que le F. comme Thory. Pour éviter le retour de semblables désordres. 113]. au bas duquel se trouve la signature de Brest de la Chaussée. quoique Jouaust nous le présente comme étant. signée Brest de la Chaussée et La Corne que l'on déclare n'avoir jamais fait partie de ce Conseil ? E n l'absence de documens suffisants. choisi comme Son Substitut Général. ainsi que nous le verrons plus loin. 281 et suiv. . ou du Conseil des Chevaliers d'Orient. . •— De quel corps émane donc la patente en question. en tous temps. nous ne pouvons le discuter qu'en lui opposant les historiens modernes.]. Or ceux-ci. Co n'est pas Pirlet qui la fit faire. mais "bien. et réciproquement. 118]. qu econduit a la Grande Loge de France par . Pirlet revint à la'cliarge en 1766. le 22 Septembre de la même année 1762. le F. mais comme il s'appuie sur le Mémoire justificatif du F. et grâce aux efforts du F. Jouaust [AGJ. que n ' a pas signée Pirlet. 79 . repoussé en 1762.-. dus à l'ambition de Pirlet. le F. Brest de la Chaussée faisait partie du Conseil 11 plus modeste " des Chevaliers d'Orient et non pas du Conseil des Empereurs. toutefois.'. un document dont il admet l'authenticité. B. il décide que des règlemens nouveaux seront établis pour l'administration du rite.*. et. supplanté par lui au Conseil des Empereurs. ainsi que nous l'avons vu. •. pour la 1 première fois. la régularisation des travaux et le perfectionnement général du système maçonnique Ces règlemens sont effectivement rédigés par des commissaires spéciaux et adoptés à Bordeaux. Un Vieux Maçon [KUL. mais que nous présumons s'être formé. C'est ainsi que selon le F . ' .*. qui n'en fait plus partie. le F. nous nous conformons à l'usage en donnant au corps qui a délivré cette patente le sous-titre de Conseil des Empereurs et en lui conservant ce titre dans l'historique que nous faisons des événemens maçonniques de cette époque et de sa.*. en dépit de cette précaution. 112]. en sa qualité de Substitut Général. Chaillon de Jonville. lutte avec le Conseil des Chevaliers d'Orient et avec la Grande Loge de France . 42]. et cependant il reproduit lui-même [AGJ. l'autorité maçonnique dont émane l'acte en question n'a jamais porté que le titre de Souverain (h'and Conseil des Loges régulières ou celui de Souverain Grand Conseil des Sublimes n'insistons lesquelles . bien qu'ayant également puisé. Etienne Morin.

avec une échelle de 25 degrés. 76 et 134 . / JJ. 110]. est en opposition avec le système templier de la Maçonnerie de Perfection ( 104) et fait remonter l'association maçonnique aux Egyptiens en associant à leurs doctrines celles des Juifs au temps de leur restauration ainsi que quelques dogmes du cliristianisme [CL.^d après nne circulaire du Conseil des Chevaliers d" Orient.. (ce dernier. intervertissant l'ordre chronologique de la fondation des deux corps rivaux. TiG^. -be-P. ainsi que nous l'avons vu.27 cl. (105) Le baron de Tscbudy ou Tscboudy. mais il'dit [TV. 16 8). comme il nous renvoie à cette meme page 79 du tome 1er que nous venons de consulter. dont le rite se compose d un nombre de degrés relativement restreint. auquel fut donne le titre " pompeux de Conseil des Empereur s d'Orient et d'Occident. néanmoins. Clavel.tandis que Rebold. Besuchet le désigne sou» les prénoms de Théodore Henri et d autres auteurs sous ceux de Louis Théodore[}œ.. 256. 110 et 264] qua le Conseil des Chevaliers d' Orient a été fondé par le baron deTsehoudj' (voir note 105). ' . dit-il.peu après son retour à Paris et sans doute après sa sortie de la Bastille. dans un premier ouvrage publié en 1812. à Paris. RA. J o u a u s t Taoj. Etienne Morin (voir note 84). io05-1j7^. Heboid.'.. Pirlet. mo.365]. le baron de Tscboudy ( 105) se lait (103) Besucliet.— ou encore Tscboudi d après le isouveaii Dictionnaire Historique de Chandon et Delandine (Lyon. Jouaust lui-même. 79 . et qu il fonda alors le Conseil des Chevaliers d'Orient. Clavel. 537. mais il la place en 1766. A. BUL. Le baron de Tscboudy n'a été qu'affilié a ce Conseil. 167. — Le Y. Le nouveau Conseil. quant aux dates. il lait suivre le nom de Pirlet [AA. Ragon. en date du 21 Septembre 1 ' 66. et une autre fois : 1766 [AGJ. Dans ces deux ouvrages. 168]. créa d*abord avsv 1 aide de quelques ma" cens le chapitre des Chevaliers d'Orient (1757). reconnaissent également Pirlet comme fondateur de ce Conseil. en 1758. 79] . Bazot de même.r » <" 1 — 1 ^ /~1 rsnt Empereurs en 1758 (t) [^o. Besu- cliet. établie en France depuis le commencement du XVIe siècle. d'une famille suisse. " et vont en bon lien fonder le Conseil des Chevaliers " d'Orient. YBidoire de la Fondation du Grand Orient. En 1766. par le r . il y a tout lieu d'admettre qu en dressant cette Table des noms. an XII—1804).o/i-» 7 rlu c. h i s t o r i e n suisse.ljelfouveau Dictionnaire {+) " B a t e c e r t a i n e d i t le P. (') L ' h i s t o i r e nous a conservé le souvenir de Gilles Tschudi. Pour nous. il aura fait confusion entre les deux Conseils rivaux. 144 ^CL. 134 et 137]. " qni se constitue le 22 Juillet 1762 (103). BU. ne 4 G J a n s . quant a la date de cette fondation il dit une fois : 1762 [AGJ. Un Vieux Maçon et le F . 168]. comme conclusion de cette discussion. le i ^ Brémond et Un Vieux Maçon disent 1762 et Ragon adopte la date donnée par Tbory : 22 Juillet 1762 F CL. '26-1] que le baron de Tschoudy ne revint en France qu'en 1766 (en cela il est d'accord avec tous les auteurs). 143 . page 107 du 12evolume.".'. p. . président d une loge de " Paris homme extravagant et ambitieux. 76]. originaire du canton de Claris (*). Souverains Princes Ma" çons " fui) 6021. devons noter toutefois qu'à la Table des noms cités dans les Acta Latomorum. celui-ci ne prenant pas " l'extension qu'ils avaient espérée. 39] et dit [AGJ. Brémond. et la seule création qui puisse lui être attribuée est celle de 1' Ordre de l Etoile Flnmboyante [A./ r -ia. ' . mais dans un ouvrage postérieur Acta Latomomm (1815).Dhavin 11 PfS j 1. 277 . que possèdent les archives de la Loge d'Aix-en-Provence). 167 . RA. adopté par tous les auteurs. car il dit positivement [AGJ. ils essayèrent de propager un autre rite élaboré par des Jésuites à Lyon. Thoiy. ' . c'est Pirlet qu ^ designe comme fondateur du Conseil des Chevaliers d'Orient [DT.—estnéàMetzenl720 (1730 suivant Clavel. Puis. donne la même date [DT. 43] qu'il est " unanimement reconnu " que le Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident a été fondé.-.. en 1766. 264J.*. 364] de la mention : — fondateur du Chapitre^ des Empereurs d? Orient et dJ Occident . Thévenot ne parle pas du Conseil des Chevaliers d Orient. attribue cotte fondation à Pirlet. j o u a u s b uuuaiueic . (104) C'est sans doute à l'occasion de cette scission que s'eleverent les discussions rappelées par le E. Le P . nous adoptons la date du 22 juillet 1762 et c'est à f i r let que nous attribuons cette fondation.206 RECHERCHES " Conseil des Souverains Vrinces Maçons dit le P.i-Lxou 1 A i. Maigre cette contradiction. il rectifie cette date et reporte cette création au 22 Juillet 1762 [A. c'est i 766 qu'il faut adopter comme étant la date admise par le jjV. Bli. remonte plus haut : — " U n n o m m é Pirlet. J o u a u s t considère également Pirlet comme fondateur du Conseil des P i r l e t .

dès son arrivée —1766 disent Thory et Jouaust [A. là. il part pour la Russie. Ces cinq grades sont ceux (ïapprenti.—En 1752. et il prend alors le parti de revenir en France où. MC. Erancfort et Paris. dans le cours de la même année. 145]. il devient ensuite secrétaire de l'Académie de Moscou et plus tard gouverneur des pages de la cour. dans la troupe des comédiens de l'Impératrice Elizabeth . en qualité de secrétaire privé. à son tour. conseiller d'état et membre du parlement de Metz. Il clierehe aussitôt à mettre à exécution un plan de réforme maçonnique qu'il a conçu. dans son système. chevalier de Saint-Louis. le baron de Tsclioudy était fils d'un conseiller chevalier d'honneur au même parlement [_Nonv.1766). paraitil. Là encore. c'est ainsi qu'il fonde à Paris. commentaire critique de la bulle d'excommunication lancée par Benoît X I V contre les francs-maçons. ou Lettre d'un père à son fils. de Grand Écossais de la voûte sacrée de Jacques VI ei de Grand Écossais de Saint-André d'Écosse. de Hose-Croix. Hist. dit llagon [EA. où il vient se perdre. 94] . d'un second opuscule. CL. il expose les doctrines du nouvel Ordre dans un ouvrage demeuré célèbre {L"Etoile Flamboyante ou la société des francs-maçons considérée sous tous les aspects. Il est mort à Paris le 28 mai 1769. Sa mère intercède en sa faveur près d'Elizabeth et du grand. 746 . de 32 pages. suivant les auteurs maçonniques. dit Olavel [cl. la mauvaise fortune le poursuit. en 175ô. Tschoudy porte alors le nom de comte de Putelange. à Paris du temps de Kamsay. parce qu'il le considère comme un grade anti-maçonnique inventé par les maçons stuartistes en commémoration de la mort de Charles Ier. dit-on. comme on le voit. m-12. il cherche à donner une nouvelle activité à la Franche-Maçonnerie en y introduisant différons hauts grades [A. 275 . dans lequel on trouve. BB. 2 vol. le baron de Tschoudy se rendit en Italie sous le nom de chevalier de Lussy et y causa un grand scandale par la publication d'un livre imprimé à la Haye sous le titre : Etrenne au Fape ou les Francsmaçons vengés. dans le cours de la même année 1752. Ilistoriqtie^rdéjà cité. mais il abandonne bientôt cette condition et s'attache. 264]. Obligé de fuir Home. un Ordre nouveau auquel il donne le nom A! Ordre de VÉtoile Flamboyante . dénué de toutes ressoui-ces il s'engage. Ancien bailli et clief de la noblesse du pays messin. 79]. et. Le baron de Tschoudy. il fonde alors. de curieux renseignemens sur l'état moral de l'association maçonnique à cette époque. où ses pamphlets ont soulevé l'opinion publique contre lui. 277]. favori de l'Impératrice. en cette même année 1766 et en dehors du Conseil des Chevaliers d'Orient. où l'on est fort étonné de le voir entrer. et le 7 mars 178-1 suivant Chandon et Delancline. lui donne ceux de Jean Baptiste Louis Théodore.SUR L B B I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 207 affilier au Conseil des Chevaliers d'Orient [A. le Vatican vengé. de compagnon. roi d'Angleterre [agj. dit Besucliet [n. 83].—il est emprisonné à la Bastille. s'appuyant sur Pirlet et ses partisans [bb. V Ordre de V Etoile Flamboyante y après s'être fait affilier au Conseil des Chevaliers d'Orient. emprunté. . 43]. . réduit la maçonnerie à cinq grades et la fait remonter aux croisades avec Pierre L'Hermite pour fondateur [ea. Il supprime. qu'il fit suivre. 144]. en 1766. A dater de cette époque il s'occupe de réformes maçonniques et d'invention de nouveaux systèmes . à un Ordre de la Palestine qui existait. 94 . le grade de maître. le Caméléon littéraire . un journal français. Diet. 167]. apologie ironique. AGJ. dit-on. au comte Ivan Schouvalow. 168]. duc Pierre (depuis Pierre I I I ) et il est rendu à la liberté. sous lequel il publie.

L'influence de ce novateur ne tarde pas à se faire sen- tir au Conseil des Chevaliers d'Orient.. 144. suivant le P. 162]. en 1780. dans l'année même de son affiliation. — D'ailleurs d'autres documens authentiques et certains faits qui s e s o n t pr&duits p a r la s u i t e . car. de P i r l e t . cité par Ragon [BA. 1780) et proposé aux maçons. . SuMime Mère Loye (vulgairement dite) Écossaise du Grand Globe Français. et leur annoncer que. m a i s le c o u p p o u v a i t . c ' e s t celle de 17iiG q u e n o u s d e v o n s c o n s e r v e r c o m m e é t a n t celle à laquelle cet a u t e u r lui-même doit s'arrêter. J o u a u s t . J o u a u s t l ' e x p l i q u e r a i t s u f f i s a m m e n t à cause de l a l u t t e e n g a g é e e n t r e ce Conseil e t le Conseil des Empereur!. dans une circulaire datée de 1781 et émanant d'un corps qui s'intitule alors Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. le manuscrit du dernier a été publié.. ' . contenant le développement total de Vart royal de la Franche-Maçonnerie. fixent a u 14 A o û t 176G la d a t e d u d é c r e t de l a G r a n d e L o g e q u e m e n t i o n n e cette note. e n t r e les d e u x d a t e s c o n t r a d i c t o i r e s d o n n é e s p a r le F .-. en 1766 (*). sous le titre : L'Ecossais de Saint-André d'Ecosse." et " ses attentats contre la Grande Loge de " Prance. pour sa part. Cet arrêté était destiné à appuyer (t) un décret " de la Grande Loge. A G J . 367 . q u ' i l s ' a g i s s a i t a t o u t p r i x d ' a m o i n d r i r . in-12 de 84 pages. Jouaust [AG. 76 . du 14 Août 1766 qui supprimait les mères-loges. 136] . ' .— les meilleurs. &a. CL. . u n e m a n œ u v r e c o n t r e l a G r a n d e L o g e e l l e . I l e s t v r a i qu'un© fois il fixe c e t t e f o n d a t i o n à 1762. 167 . (107) Avertissement publié-en tête du rituel de Grand Inspecteur Grand Mu. e t n ' y a .-.m ê m e d o n t il f a l l a i t e n d o r m i r la v i g i l a n c e ? . il proscrit tout grade ayant un rapport direct ou indirect avec ce système [A. en révoquait " les Constitutions. (Paris. 88 . de ceux adoptés depuis par le rite écossais ancien accepté. et faisait défense à toute loge bleue de reconnaître l'autorité ' ' que les Collèges des Hauts Grades prétendaient exercer sur le symbolique ' '. ni de les gouverner. le b u t m ê m e q u e l u i r e c o n n a î t le F .. le Conseil des Chevaliers d'Orient avait pris. 167 et 168 . (Paris. Jouaust [AGJ. " dont les marches ténébreuses et serpentantes n'ont " été connues que longtemps après leurs explosions frau" duleuses.—ont été composés par le baron de Tsclxoudy . ce Conseil publie une adresse aux francs-maçons français pour les inviter à méconnaître la filiation qu'on prétend exister entre les francsmaçons et les Templiers. I l avait décidé qu'aucune autre puissance " maçonnique que cette Grande Loge n'avait le droit de constituer des Ateliers " symboliques. DT. E A . S3] . B. au prix de 6 livres. J o u a u s t l u i m ô m e t i x e la f o n d a t i o n d u Conseil des Chevaliers d'Orient à 17G6. qu'il est parvenu à détruire en partie (106) ne " lui laissent pas assez de considération pour entraîner le " respect à ses décisions " (107)(106) Cette assertion de X Avertissement ne concorde guère avec la note suivante du F. ( ' ) N o u s c o n s e r v o n s la d a t e 17GG d u t e x t e a u l i e u de ITCii q u ' i n d i q u e l ' a u t e u r d a n s ses Errata [AGJ. a i t p u p r e n d r e u n a r r ê t é si c o n t r a i r e a u x i d é e s s o u t e n u e s p a r son chef t n 17C2.2 0 8 KECHEECHES Les rituels des deux derniers grades de ce système. et à dominer " par suite celle-ci. in-12. 521] p a r ce q u e l e F . 138].i l p o r t e r c o n t r e u n r i v a l q u i n e c o n s t i t u a i t q u e des loges de P e r f e c t i o n e t des Conseils p a r t i c u l i e r s (Voir C o n s t i t u t i o n s de 1762). par le baron de Tscboudy.t . é t a n t d o n n é e l ' a m b i t i o n de P i r l e t .i l p a s là p l u t ô t . (+) S'il e s t v r a i q u e le Conetil des Chevaliers d'Orient..T. 1781). m a i s n o u s a v o n s e x p l i q u é ( n o t e 103) c o m m e n t . 331. 42 . mais "l'existence insidieuse " de ce Conseil. 124] et cette contradiction corrobore l'opinion que nous avons émise que le F.. Souveraine Grande Loge de France [A. BA. un arrêté 11 pour venir en aide à la Grande Loge. 144. Chevalier Kadoseh. Jouaust a souvent confondu les deux Conseils rivaux : " Loin de ' 1 chercher à dominer la Maçonnerie symbolique de la Grande Loge. CL.

en conséquence. 124] d'après laquelle ce décret de la Grande Loge semblerait ne viser que les Mères-Loges symboliques constituées par elle dans les provinces et non pas les Constitntifvns nn. Jouaust [AGJ. nue note du F.rilnirp. dans la même adresse.q nr>rwprlpoa -nnv Ino rWicvîlr. les loges et les chapitres à méconnaître la filiation qu'on prétend exister entre les francs-maçons et les templiers. 50]. cherche a anéantir ces pretentions par un coup de vigueur . R D . elle rend. un décret par lequel elle révoque toutes les constitutions capitulaires. elle (la Grande Loge de France) donnait tous ses soins au symbolique. 15 . (108) — " I l est certain qu'on était parvenu alors à établir en principe que la concession des Constitutions aux degres supérieurs leur appartenait à l'exclusion de la Grande Loge. et proscrit tout grade ayant un rapport direct ou indirect avec ce système [A. et que nous savons d'ailleurs qu'à cette époque certains de ces collèges prenaient le titra de mères-loges écossaises.Tvîf. en vue de discréditer le Conseil rival. sous peine d'être rayées de son tableau et d'être déclarées irrégulières [A. 87 . de l'administration des grades supérieurs.A. note 106). il invite. 76]. il est dit que " pendant qu'elle se repo" sait sur le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. en ce cas. DT. 77 : E. Dans la circulaire du 17 Septembre 1772.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 209 TENTATIVES D UNION AVEC LA G R A N D E LOGE D E FRANCE Inquiétée par le Conseil des ^Empereurs et par le Con- seil des Chevaliers d'Orient nouvellement fondé parPirlet. Les loges formaient toujours leurs demandes pour obtenir des " chapitres auprès de ces Conseils " [DT. mais elle s'explique par l'alliance alors projetée entre la Grande Loge et le Conseil des Empereurs et par le désir de leurs commissaires ïespectifs de rapprocher les partis. que nous ne voyons pas. le rapport qui doit nécessairement lier les deux parties du décret. et véritablement les maçons français s'étaient soumis à cette " convention tacite. 88]. — seuls établissemens maçonniques qui entravent alors ses ) opeiations et afFectent une suprématie sur elle parce qu elle ne délivré de constitutions que pour les trois grades symboliques (108). le Conseil des Chevaliers d'Orient publie une adresse aux fiancs-maçons français dans laquelle il déclare qu'aucune autre puissance maçonnique que la Grande Loge de France n'a le droit de constituer des Ateliers symboliques ni de les gouverner [AGJ. ne s'accorde guère avec l'attitude de la Grande Loge en 1766 . — la Grande Loge de France. de se faire reconnaître par la Grande Loge dès sa formation. nous préférons nous eu tenir aux analyses qu'en ont données les autres auteurs maçonniques auxquels nous référons le lecteur. évidemment. 12é] .-. Sublime Mère-Loge Éeos" smsc. délivrées par les chapitres des hauts grades (109). ' . (109) Nous avons reproduit précédemment (page 208. " Cette déclaration des Commissaires en 1772. la suite de ce decret et dans le but. 256 • CL 5 227 . /I n' _ • u {< grades. et défend à ses loges symboliques de reconnaître l'autorité qu'ils prétendent s arroger. rédigée et signée par les Commissaires de la (xrande Loge et du Souverain Conseil. puis. le 14 Août 1766.

se r a n g e a p a r la suiti sous la h a n n l è r e du Grand Orient de France qui la c o n s t i t u a le 21 M a r s 177. Woodford aurait-il laissé imprimer un G xiour un G. le F . Il se retourne donc vers le plus puissant d'entre eux.'. des registres du Conseil des Empereurs. en 1773.210 RECHERCHES De son côté. dit-on. 195 à 204]... m a i s ic F.. — Disons maintenant quelques mots du F. et d'Occident. car autrement il eût certainement fait partie de l'une des cinq divisions des 81 Maîtres de Paris. Les dictionnaires historiques que nous avons consultés ne mentionnent ni cet ouvrage ni ce nom.'. il ne figure pas non plus. Son projet consistait à réunir les deux corps et à créer trois chambres. . mais aucun des doeumens que nous avons sous les yeux ne confirme cette assertion. et que la loge qu'il présidait ne relevait pas île cette obédience. H est donc comme Commissaire • de Vénérable. notre rôle se borne donc à le signaler. Gouillart. 95] . et tente.. Gaillard. vers la Grande Loge de France. par la Grande Loge de France et par le Gonseil des Chevaliers d'Orient. Grand Orateur.A W ( 143]. •.avocat au Parlement et docteur agrégé de la Faculté des C ' ' du Grand Ori loge de Sainte(•) L a lo"e Sainte-Sophie it é t é c o n s t i t u é e le 19 N o v e m b r e 177-i p a r la Grande Loye de France (voir p r é c é d e m m e n t pliEC 1 1 N o . homme d'un talent reconnu. (rouillai't [HA. ainsi que nous venons de le voir. E n 17B7. Jouaust [AGJ. clierclie aussitôt à se faire un allié de l'un de ses deux ennemis afin de pouvoir lutter contre l'autre avec plus de chances de succès.'. 24£] pense que le F. . la loge Satole-Sojihie a v a i t p o u r V é n é r a b l e le V. que le F. le Conseil des Umpereurs d'Orient et d'Occident. . Le F. 113 et 115] le récit suivant de cette tentative : L'Orateur du Souverain Conseil.". (110) Ragon. G o u i l l a r t u c l a s u i v i t pas sous c e t t e obédience. No. au nombre des SI Maîtres de loges de Paris ni parmi les dépiités de ces Maîtres [AGJ. qui fit alors cette pro- qu .non-seulement de se faire reconnaître par elle. mais il n'y est pas dit quel fut le F. Kill. Jouaust nous présente comme étant tous membres de la Grande Loge [AGJ. 153 note]. mais encore de fusionner avec elle. un discours où il déploya toutes les ressources de l'esprit et de l'éloquence pour persuader à ses collègues d'opérer cette fusion.-. H. Nous empruntons au P. J e u n e . Gaillard (110).-.-.^ sltAs. Gaillard ne figure pas au tableau des Officiers de la Grande Loge [AGJ. 113].• . Paris. d'après VAvertissement déjà cité (voir note 107). comme étant nommé le 2G Juillet 1772 pour renouveler a la prochaine assemblée de la Grande Loqe la proposition que le Souverain Conseil lui a fait faire le 2 Octobre 17G6 (voir note 114). Dans le document signé Labady. Lenom du F. Jouaust [agj. il est également fait mention du F. 1786). a v o c a t a u P a r l e n i e n t [tf-. 02]. extrait. 282). ancien . mais il figure comme reprisentant Faris au " Tableau des Députés qui ont concouru aux opérations de la Grande Loge . 139 à 142].-. dont il s'agit ici sé nommait G. Au 1er Janvier 1765. 127). dit que cette proposition du 2 Octobre 1T06 a été faite à la Grande Loge par le i V . G O T I L L A E T (Pierre Louis). — Un écrivain anglais [KO. dans l'assemblée du 2 Octobre 1766. (voir p r é c é d e m m e n t PAFÎC 120. |.'. membre de la Grande Loge de France [AGJ. attaque en même temps.-. . membre de la Grande Loge comme Vénérable d'une loge de Paris.'. Gaillard et il nous le présente comme étant l'auteur de V Examen de la Conduite des Templiers. de V i t r y . et s'agirait-il de l'historien-académicien Gabriel Henri Gaillard (1726-1806) ? I l nous est impossible d'éclairoir ce point du pays où nous écrivons. Gaillard ne figure pas non plus au TaUeau des Officiers du Grand Orient de France (1773) que reproduit le F. le F. fit..

m a i s ils a r r i v è r e n t a i n s i à r e t a r d e r u n e s o l u t i o n q u i l e s e f f r a y a i t ( 1 ] 3 ) e t les é v é n e m e n t s d e l ' a n n é e 1 7 6 7 a m e n è r e n t l a s u s p e n s i o n d e s t r a v a u x d e l a Grande Loge a v a n t q u ' i l y a i t e u r i e n de décidé sur la question de réunion. le 10 Septembre 1773. UA. dans chaque série. Dans la même année. ainsi que nous l'avons vu au début de cette note [A. — préférant s'en tenir uniquement à la maçonnerie des trois grades symboliques. l ' a u t r e des grades s u p é r i e u r s j u s q u e s et y compris l'écossisme. . 126. ils d e m a n d è r e n t le d é p ô t d u discours d u F r è r e G a i l l a r d (112). Chaque chambré haute devait donc avoir sous sa direction onze grades divisés en trois classes.. 88]. il ne se rallia pas au Grand Orient. " I l s c r u r e n t q u e l e s a l u t d e l a Grande Loge e x i g e a i t t o u s l e u r s efforts p o u r r o m p r e l ' u n i o n proposée. il est encore Grand Orateur de la Grande Loge de France et c'est sur sa proposition que les huit commissaires infidèles sont déchus de leurs privilèges maçonniques (t) [DT. et. 265]. bien qu'il soit question de lui dans le cours de l'ouvrage. mais celui du F.m ê m e l a v i c t i m e . f+) T 1 n o t a i t donc pas lui-mômo. Jouaust. 1 Son nom a été souvent écrit Gouillard et Gouilliart. En présence de cette proposition. un écrit dirigé contre la Grande Loge de France. (111) ï?écossisme comprenait alors onze des degrés de la série de 25 grades du rite de Perfection (du 4e au 14e inclusivement) . on le v o i t . 95]. A. 150. — Au 1er Janvier 1765. E n 1778. 327]. (112) " E n 1760. enfin.. fit impri' 1 mer les discours de son orateur. ils n ' i m a g i n è r e n t d ' a u t r e m o y e n q u e celui d ' é l u d e r . 100 . et la troisième de tous les grades quelconques supérieurs à l'écossisme. partie [A. il est toujours Grand Orateur de la Grande Loge [A. — " les maçons les plus zélés dit le IV. Toutefois. figure à la Table des «omscités par ï h o r y [AA. par la Grande Lorje de France " à laquelle il est demeuré Adèle " [AOJ. KO. SuUime-Mrre Loge des Excellents. à. Maîtres de loges de Paris et il est choisi comme député à la Grande Zogc Nationale par la 2e division de ces Maîtres.-. il ne figurait pas au tableau des Officiers de la Grande Loge [AGI. [ v o i r p r é c é d e m m e n t . qu'au bout do 33 mois.-. note]. l'attaque particulièrement {L'Art des Gargouillardes) . reproduite par liagon [UA] . e t l ' e x a m e n p r é a l a b l e d e sa proposition .. (111). — Le nom de ce F. lo 20 Juin 1773. la proposition est. il riposte par Le Nouvel Exercice à la Prussienne et surtout. n o t e 691. car nous le rencontrons dans un comité nommé.. entièrement rejetée et " la guerre se rallume alors plus vive " que jamais entre la Grande Loge ai les chapitres des hauts grades " [CL. 227]. mais Thory (page 7 do \'Erratum publié comme Supplément à la fin du premier volume de ses Acta Latomormn) dit qu'il faut l'écrire Gouïllart. afin que tous les maîtres de loges. DT. à cette séance même. A f i n d e s a u v e r l a Grande Loge d o l ' e r r e u r d o n t e l l e é t a i t p r ê t e à se r e n d r e e l l e . La première chambre devait donc connaître des trois grades symboliques ou de la Ire classe (voir Constitutions do 1762 et précédemment page 186) . 227. 134]. opuscules dans lesquels il prend le Grand Orient." [Note de la page IS de VAvertissement déjà cité (note 107). 3me et 4me classes. et ils l ' o b t i n r e n t . Jouaust. certains membres de la Grande Loge. 99]. à qui il f u t " adressé. 362 et 363 . le Souverain Conseil. 151]. .SUR LB K I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 211 l ' u n e pour connaître seulement d u symbolique. en 1774. q u o i q u e a v e c p e i n e . la seconde chambre des onze grades suivants formant les 2me. Le fait énoncé dans la note précédente (112) justifie plutôt le récit du P. 88].. pussent voter au jour indiqué sur l'union proposée avec pleine et entière " connaissance de cause. comme l'affirme le F. 6me et 7me classes. pratiqués dans les Loges de Perfection . par ses Lettres critiques sur la Franche-maçonnerie d'Angleterre. page 120] . Gaillard n ' j ' figure pas. l'un do cos Commissaires. au dernier desquels on ne pouvait parvenir. les onze degrés suivants (du 15o au 25e et dernier) sont ceux qui sont ici désignés comme supérieurs à l'écossisme. Jouaust [AGJ. la troisième chambre des onze derniers grades pratiqués par les Conseils Particuliers et formant les 5me. manifestent la " crainte de voir cette maçonnerie péricliter dans une alliance avec une puissance supérieure. . (113) Suivant d'autres auteurs [ex.

MAÇONNIQUES. 229 . et il n'y fut pris aucune délibération " [CL. en établissant dès la première ligne que le mois de Jiar correspond au 2e mois de l'année maçonnique. 115] dit . " les a n c i e n s f r è r e s . a v a i e n t é t é choisis dans le p a r t i opposé ù celui des f r è r e s b a n n i s U g j . et reproduit parle F. 1er 2e 3e 4e 6e 6e Mars Avril Mai Juin Juillet Août Nissan Jiar Sivan Tamouz Ab Elul 7e 8e 9e 10e lie 12e Septembre Octobre Novembre Décembre Janvier Février Tisri Hesvan Kialev ïébeth Sohebat Adar. a v a i e n t f a i t des t e n t a t i v e s i n f r u c ï noblesse ' t u e u s e s p o u r q u e les t i a v a u x de la Grande Loge p u s s e n t ê t r e r e p r i s . ..212 RECHERCHES Quelques années s'écoulent alors pendant lesquelles il n'est plus question du Conseil des Empereurs cV Orient et d'Occident. croyonsnous. n o u s savons q u e ces officiers. en qualité de Souverain GrandMaître de tous les conseils. F i n d e l [p. chapitres et loges écossaises du Grand Glohe Français . . et du parlement. élus en 17C5. EA. comme la Grande Loge elle-même. d i t . la majorité ayant refusé d'y " assister. Élu le 26e jour de la lune iïElul 1771 — 26 Août (115). il accepte (114) Le F . par le même acte. dans le calendrier judaïque. L'acceptation du duc de Chartres (voir page 111). J o u a u s t l u i . attestent l'exactitude de cette transformation de date. " D ' a n c i e n s m e m b r e s de la Grande Loge t e n t è r e n t de se r é u n i r l ' a n n é e s u i v a n t e (1770): une partie des Ofjïcitrs " s'était même accordée pour participer à ce réveil". lors de la tentative que firent " quelques maîtres pour rouvrir les travaux (de la Grande Loge de France. puisque les travaux de la Grande Loge ne furent pas alors repris.i l . (115) Elul. SO . — Voir aussi ï h o r y [A.'Extrait des liegistres du Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. le duc signe son acceptation le 5 Avril 1772 (5 Jiar). il est également fait mention d'une proposition faite à la Grande Loge. correspond au 6e mois de l'année maçonnique ordinaire. et un document que le F . daté du 26 Juillet 1772. 96] . Jouaust. mais par le Conseil des Empereurs. A. 55]. — ou mieux. puisque ce serait. l'aristocratie de la nobles. que l'on peut bien se rendre compte de la cause de cet échec (?). qui se trouvait parmi eux. — " E n 1770. — et offre au duc de Chartres la dignité de Grand-Maître des loges. en 1771. dit-on. Or. Jouaust [AG-T. JUDAÏQUES. laquelle commence avec le mois de Mars [voir Eagon. 257] n o u s a p p r e n d le c o n t r a i r e . GREGORIENS. ' . Il se réveille. JUDAÏQUES. 95]. (voir précédemment note 102). par l'arrêté du gou vernement. la séance pour laquelle les membres de la Grande Loge furent convoqués n'ayant pu avoir lieu faute de quorum. t e l q u ' i l a é t é adopté par les maçons de cette époque. mais son " projet éclioua de nouveau. la faction de Pirlet et les anciens partisans de " Lacome (*) qui auraient provoqué cette reprise de travaux — Il nous semble. renouvela ses efforts-. Jouaust reproduit sous le titre à. sans que Von puisse bien si rendre compte de la cause de " cet échec. suspendus " depuis 1767). chapitres et conseils écossais en Trance (114). en février 1767. non par Pirlet. Rituel du Grade de Compagnon. sous le titre de Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. js 45 . Pirlet.-. Jouaust [AGJ. 101] dit. 1 . GREGORIENS. sans doute. voir aussi DT. 96 . page 48]. ou au mois de Juillet du calendrier grégorien. comme le dit le F. " Le I V .A v a n t le décès d u c o m t e de C l e r m o n t m o r t en J u i n 1771. frappé. au contraire.— deux mois après son élection par la Grande Loge de France. 119]. le deux Octobre mil sept cent soixante dix. " I l y vint seulement un petit nombre de membres. Voici d'ailleurs la concordance des trois Calendriers : MAÇONNIODES. Nous pensons qu'il y a là une erreur et qu'il faut lire six pour dix (1766 pour 1770).m ê m e [AOJ. en faisant correspondre la lune d M i au 5e mois de l'an maçonnique. signé Labady. ' . un nouveau corps se forme alors des débris des deux anciens Conseils rivaux. — Dans un extrait des registres du Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. ( ' ) l e F / .

[AGJ. le Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. page 111). S. déjà cité . 119. la Grande Loge de France. E. Ce premier pas accompli. dit le P. Labady. RD.*. baron de Toussainct et de Lalande. et charge les EE. Administrateur-Général de la maçonnerie française. 276]. à ses commissaires tous pouvoirs pour conclure un traité d'union avec les Commissaires que la Grande Loge est invitée à désigner et. assisté des FF.STJU LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 213 aussi la grande-maîtrise de toutes les loges régulières de Erance (voir précédemment. le 2 Octobre 1766. investi de la puissance législative sur tous les degrés cle la maçonnerie. au nom du Souverain Conseil. 1er et 2d Surveillants. au jour fixé. Le Souverain Conseil donne. AGJ. 116]. convoquée pour le 9 Août suivant.-.'.-. Secrétaire Général. 117). sous la présidence du F. lesquels cependant ne seront exécutoires qu'après qu'ils auront été approuvés dans une assemblée générale de la Très Respectable Grande Loge et du Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d ' Occident. il était facile de vaincre toutes les résistances et d'opérer la fusion si longtemps poursuivie. AGJ. de Puisieux.&& fondre les deux pouvoirs dans un seul corps. lî. 47 . L e son côté. 53]. Cet acte d'acceptation est communiqué à la Grande Loge. {Suhlime Mère-Loge Ecossaise). AGJ. Gaillard. 40 . et dans lequel seraient concentrées toutes les connaissances maçonniques. xi cet effet. Gaillard. Jouaust (JO. réformer les règlemens et en préparer de nouveaux pour le gouvernement des deux corps dont on projette l'union et pour l'administration générale et particulière de la maçonnerie. 60. OB. le 24 Juin 1771 [RA. de concert avec eux. 13. M. à sa séance du 18 Juin 1772 [B. s'assemble. Les commissaires du Souverain Conseil assistent à la séance et soumettent à l'assemblée la proposition du Conseil. Grand Orateur du Conseil.-. L. à laquelle il a été élevé par la Grande Loge de France. à la requête du duc de Luxembourg. 47 . en même temps. par le duc de Luxembourg. régulièrement convoqué. . s'assemble. le 26 Juillet J772. par le F.\ qui lui a été faite. sous la présidence du duc de Luxembourg. 1]6. de se rendre à la prochaine assemblée de la T.-. Le Lorrain et Lexcombart. d'après Y Extrait des Registres du Souverain Grande Loge de France et de lui renouveler la proposition Conseil.

et décider que " les commissaires nommés tant par elle " que par le Conseil des Empereurs c/' Orient et d'Occident. suivant la coutume établie (voir précédemment. Bruneteau. L . 123]. no pouvaient et no devaient pas avoir plusieurs Tribunaux supérieurs. M. honorés de la même protection.. ses inquiétudes à ce propos [b. ces commissaires sont les ÎT. et dans le but aussi d'arriver à fnynfet'liser définitivement le gouvernement de toutes les maeoiMierjes répandues en Prance. afin d'obtenir leur protection et d'être placés sur le même rang que la Grande Loge de France [AG J. Toutefois. 276 . 41].. Or. C. le duc de Chartres et le duc de Luxembourg. La Grande Loge nomme ensuite des commissaires pom. L . d^tée du 4 Septembre 1772 [B. la fusion n'est pas encore accomplie . Loges ou Collèges dissidents eberebent à mettre à leur tête. E. L a matière mise on délibération. sous le titre de Souveraine et très respectable Grande Loge de France [AGJ. " Loges. G. page 183).. AGJ.. E. après avoir rappelé les motifs qui nécessitaient cette union. 124 . était et demeurerait dès ce moment uni à la T. pour ne former avec elle qu'un seul et même corps qui réunit toutes les connaissances maçonnes et la puissance législative sur toios les grades de la maçonnerie.. Daubertin. tous les Chapitres. Lacan et l'abbé Lucas de Boulainvilliers [OB.. à la suite de cette décision.s'entendre avec ceux du Souverain Conseil . 50 et 51J : . destinés à des travaux dirigés par les mêmes principes. Grand Orateur de la T. nous venons de voir que. 50]. car nous voyons la Grande Loge manifester. 259]. 123]. à sa séance du 29 Août suivant. G. le duc de Luxembourg répond am de la Grande Loge en faisant la déclaration suivante. JO.214 ivECHEKCHES Ces Vénérables Frères. . Conseils. après avoir ouï le Vénérable F r è r e Bruneteau. Pour la tranquilliser. R . des Empereurs d'Orient et d'Occident. il a été unanimement et irrévocahlement arrêté que le S. 122 . Secrétaire Général. p. d'après la décision du Souverain Conseil. ont fini on disant quo des maçons réunis sous les mêmes Chefs. elle ne sera définitive que lorsque les nouveaux règlemens auront été approuvés dans une assemblée générale de la Grande Loge et du Souverain Conseil. Chapitres ou Collèges " [AGJ. " se rendront près du duc et demanderont une audience f: dans laquelle ils le prieront d'adresser à la Souveraine Très " Respectable Grande Loge ime déclaration sur les incon" vénient s qui peuvent résulter de toute acceptation de sa "part à la présidence particulière de quelques Conseils. Il parait même que le duc de Luxemboug avait accepté déjà la présidence de l'un de ces Conseils [AGJ. 120]. S. Grand Orateur. L.

120 à 122] : Les Commissaires do la Souveraine et Très Eospcctahle Grande Loge de Franco. sous le sceau mystérieux de nos armes. sur les motifs de la dite délibération. (signé) d'Atessen. tout bien considéré : voulant rassurer la dite très respectable et souveraine Grande Loge sur les inconvénients qu'elle a cru entrevoir dans les acceptations de préséance {présidence?} que nous pourrions faire ou avoir faites dans quelques corps maçons. Donné à notre Orient. à toutes les Respectables Loges Régulières où régnent le (Silence. P a r Monseigneur. se présentant comme Commissaires de la Souveraine et très ILespectahle Grande Loge de France. Union. N o u s déclarons que nous ne reconnaissons ni n'entendons reconnaître aucun corps comme indépendant de la très-respectable et souveraine Grande Loge. sublime mère-loge Ecossaise. leur donner droit de faire aucun acte législatif. les commissaires do la Grande Loge et du Souverain Conseil. autres que la très-respectable et souveraine Grande Loge. nous nous sommes empressés de la tranquilliser par la présente déclaration. ni valider aucun de ceux qu'ils auraient pu faire. du 29 Août dernier. la Paix et l'Harmonie. ni même de concurlence a \ e c la dite tres-respectablo et souveraine Grande Loge. la Très Eespwtabk Cfrando Loyu cherchait depuis longtemps le . et sous le contre-seing de l'un de nos secrétaires . A la suite de cotte déclaration. Salut. et après avoir ouï les V é n é rables Frères commissaires.SUU LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 215 L a tres-respectablo Grande Loge de France nous ayant m a r q u é son inquiétude sur notre acceptation à la présidence de quelques loges. style vuLraire le 4 septembre 1772. nous n'entendons attribuer ni reconnaître dans ces corps particuliers aucune espèce de juridiction. la circulaire suivante pour les aviser de l'importante décision qui a été prise par les deux pouvoirs et leur demander leur opinion sur les réformes qu'il y a lieu de faire [AGJ. a laquelle est uni le sublime corps des Empereurs d Orient et d Occident. A ces causes. (signé) Montmorency-Luxembourg. Nous déclarons encore qu'en accordant les dites acceptations. et avec lequel elle ne forme qu'un seul et même corps qui réunit la plenitude des connaissances maçonniques et de la puissance léffislative de l'Ordre. Vénérables Maîtres et Très Chers Frères. Sans cesse occupée de tout ce qui peut être utile à l'Art Royal. vu la deliberation de la très-respectable et souveraine Grande Loge. — c'est le nouveau titre adopté pour désigner les deux corps unis. le 17 Septembre 1772. — adressent aux ateliers. Force. ses députés. prééminence.

de rétablir ceux qui auront souffert quelques changements et de placer chacun dans le rang qu'il doit avoir. sans donner atteinte à l'égalité. Elle a reconnu que ces divisions avaient presque toujours pour principes les prérogatives des gradués. après qu'elle aura réglé la forme de son administration. elle a reçu dans son sein le Conseil Souverain des Empereurs d'Orient et d'Occident. ce semble. . Elle se propose. (117) Le F. avec lequel elle s'est unie pour ne former qu'un corps qui a seul la puissance législative sur tous les grades et la plénitude des connaissances de l'Ordre (116). Les commissaires du Souverain Conseil et ceux de la Grande Loge. L a Très Respectable Grande Loge s'occupait des moyens de prévenir les maux que ces prétentions nouvelles pouvaient faire à l ' A r t royal lorsque ses travaux furent suspendus. sous la pression du duc de Luxembourg [DT. Daubertin.216 RECHERCHES germe qui divisait ses enfants et agitait quelques uns des Orients do France. Nous nous en occupons sans cesse. de Boulainvilliers. et que le mérite seul obtient. Nous nous flattons que vous voudrez bien y concourir en nous faisant part de vos réflexions sur la forme de l'Administration générale et en nous apprenant les usages particuliers de vos Orients. par ses délibérations du 26 Juillet et 9 Août derniers. Les soins de la Très Respectable Grande Loge ne se bornent pas à déterminer l'unique point central de la maçonnerie .du moins le liV. de Lalande n'a pas signé co document. elle donnait tous ses soins au symbolique. 83 et 86].-. Un aiitre paragraphe de cette circulaire vient à l'appui de notre opinion. et nous ne désirons que de remplir promptement ses vues. Sublime Mère-Loge Ecossaise.. Depuis qu'elle les a repris. Gaillard. et prenait la place des prérogatives nécessaires qui sont la récompense du travail.Jouaust n'en reproduit pas la signature. Labady. le baron de Toussainct. De nouveaux Conseils se sont établis sous les lois arbitraires de leurs nouveaux Fondateurs. et. L'indépendance était la base constitutive de ces établissements. d'examiner tous les grades. n'était cependant jusque-là qu'à l'état de projet. mais elle paraît seulement acceptée en principe. Fendant qu'elle se reposait sur le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. elle a porté ses vues plus loin. Signé manu propria (117) : Bruneteau. de l'administration des grades supérieurs. fondement de notre Ordre. Nous avons le plaisir d'être. nommés pour préparer le travail de réorga(116) L'union dont il est ici question et que mentionne aussi dans les mêmes termes le duc de Luxembourg (voir page 215). La fusion n'est pas encore sanctionnée à cette date. et du consentement de nos illustres Chefs. etc. elle a donné ses premiers soins à cet objet. de préparer ces travaux importants. Lacan. Les homes qu'elle avait mises elle-même à ses travaux ont été le prétexte dont quelques graduées se sont servis pour prétendre à l'autorité supérieure. L a Très Respectable Grande Loge nous a spécialement chargés. La même circulaire l'indique clairement en traitant plus loin de la réorganisation générale de la maçonnerie dont cette union impose l'obligation. Sublime Mère-Loge Écossaise.

de Lalande paraît s'être séparé puisqu'il n'a pas signé la circulaire du 17 Septembre 1772 (118).-. Pindcl [p. 126] dit. et de la Grande Loge de France sous la date du 9 Août 1772. les défections du duc de Luxembourg et du duc de Chartres. ce qui n'implique nullement l'union des deux corps. le 18 Août 1852. Pike.'.-.-.-.-. LA DECADENCE DU SOUVERAIN CONSEIL Quoi qu'il en soit.—Ragon [KA.SUR LE KITE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 21? irisation dont nous avons parlé. de faire quelques réserves. sans aucun doute. — ces Commissaires sont ceux que nous avons déjà nommés (voir pages213 et 214. du 5 Avril 1772. du moins. Le Blanc de Marconnay (Vénérable de la Loge La Clémente Amitié.— " Enl772. .1e Souverain Conseil. il est certain. ainsi que celles du P. — le 31 Décembre 1831).Grande Loge . par le P. la fraction dissidente et remuante.-. Cliaillon de Jonville et de quelques uns de ses commissaires eux-mêmes. en Dé- cembre 1772. — documens présentés comme émanant du Souverain Grand Conseil dos Empereurs (VOrient et d'Occident en date du 26 juillet 1772. Cette Grande Loge était. de l'acceptation du duc de Chartres. et dont le F. 255] a joué un certain rôle dans la " Prano-maçonnerip française . Il est à présumer que la proclamation de la Grande Loge Nationale. raison pour laquelle l'acceptation par écrit de S. si cette union a été décrétée en assemblée. de Paris. aujourd'hui. Brémond [hk. de Marconnay sont acceptés. et sur l'authenticité desquels il y a lieu. Brémond n'est nullement fondée. Cons. " Beau" coup de maçons ignorent qu'en Octobre 1766. qui alors accueillit la proposition faite le 2 Octobre 1766 par le P. ont dû décourager la Grande Loge et lui faire abandonner ce projet de fusion. et précédemment note 5 9). — on ne trouve. A. (118) D'après des documens publiés. lors de sa séparation d'avec le Sup.*. Cons. 158]. dans l'opinion du P. aucune trace de ce travail et pas un auteur n'en parle.-. sublime mère-loge rfiie des Excellents du Grand Globe Français ' et de la très resvectahU Grande Lno-n rie France"..'. nous aurons ourasion de lo constater plus tara en parlant du Jiile £mms Ancicn accepU. imprimé à Paris en 1781) dit à ce sujet . l'acceptation de cette double présidence s'explique mieux par l'ancienne coutume que nous avons rappelée.-. si les documens du P. A notre avis. — ce qu'indique nettement d'ailleurs l'ancien titre de Très liespectable Grande Loge de France qu'elle conserve dans ses circulaires de 1773 [AGJ. car une note (publiée dans l'avertissement qui précède le grade de Grand Inspecteur Grand Flu ou Chevalier Kadosch. que ce document " ouvrait au Souverain Conseil la voie du rapprochement et de la réunion avec la Grande Loge. l'union du Grand Conseil et de la Grande Loge f u t arrêtée en assemblée. comme Grand-Maître de la Grande Loge et du Souverain Conseil. à la suprême Grande Maîtrise. La conclusion quo sous-entend ici le P. Or. ce n'a pu être que le 9 Août." but vers lequel tendaient certainement les elforts du duc de Luxembourg'. qu'il est la source et " l'origine du rite écossais ancien accepté". dit le P.-. Ensuite. sublime mère" loge dite des Excellents. fut conçue au nom du " Souv. en 1772. proposa de s'unir avec la. dans uii. (119) " Ce conseil. 259] est plus près de la vérité lorsqu'il dit en parlant. Ainsn hp ivmn. •' Sérén. qtie la suspension " de ses travaux empêcha l'exécution de cette proposition qui fut définitivement arrêtée en " 1772 (avec les frères bannis) .-A i les deux partis s étaient réconcilies en 1771. le Conseil des Empereurs d'Orient et dOccident (119) et sa fraction des Chevaliers d'Orient. de France. semblent ne l'avoir jamais achevé.-. Le P. cette date l'acceptation signée le 5 Avril 1772 par le duc de Chartres. Gouillart à la Grande Loge qui la rejeta .rapport à la Chambre^ de Conseil et d'appel du Grand Orient de France.

de remonter aux antécédents do ce F. — il avait recommencé. le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident attire encore un ins- tant l'attention . en se rangeant. comme une lumière qui avant de s'éteindre lance ses dernières étincelles. d'occuper les historiens. B. paraît-il. ainsi que l'écrivent quelques-uns). dès cette époque. et plus tard d'un local situé au faubourg Saiat-Antoine.-. que les frères bannis et leurs partisans.—sans doute peu de temps après la suspension des travaux de la Grande Loge de France (Pévrier 1767). C'est donc du domicile de Labady. Labady à l'époque do la décadence du Conseil des Empereurs. tombent dans une déconsidération complète et ne tardent pas à se dissoudre [kb. de nous arrêter un instant sur le rôle attribué à ce personnage pendant cette période tourmentée (120). 162 et 163]. les corps écossais perdent bientôt leur prestige. 135 et 138 . Labady s'était fixé à Paris à une époque qui n'est pas bien précisée et avait aussitôt pris part aux travaux de la Grande Loge de France. mais bientôt de retour à Paris. à recevoir chez lui des assemblées de francs-maçons. et. 75]. en étudiant le rôle attribué au F. s'érigeant en Grande Loge. nous n'hésitons pas il emjprunt'ér ces ïcnsoigncmcns au F. croyons-nous. à la suite des désordres dont les elections du 2 Juin 1765 avaient été le prétexte. il avait été arrêté. s'adressent (120) Nous no nous dissimulons pas qu'une partie du récit que nous publions ici) en nous appuyant piineipalement sur l'ouvrage du F. a. le P. ra. Les plus influents de leurs membres. 603 . Jouaust. mais nous n'avions pas alors le livre du F. en Octobre 1767. Ces efforts étant. mais. et. 90]. pour cette récidive. au mépris des ordres du gouvernement.-. 144 . du côté des amis de La Corne.'. Jouaust et à les plater ici. emprisonné et enfin exilé de nouveau à Elois [a. réduits dès lors à se recruter de gens de bas étage. cessent. en se ralliant au Grand Orient. . et comme il est indispensable. l'œuvre personnelle du bV. Banni en 1766. Ancien libraire à Valenciennes. kd. eût été mieux placé 0 au chapitre que nous avons déjà consacré à la Grande Loge de France.'. Labady (ou Labadie. Labady avait organisé chez lui des réunions illicites qui attirèrent l'attention de la police et le firent exiler (1" Décembre 1766).il convient. il tente de suprêmes efforts pour éloigner le moment de sa mort. Jouaust.'. laissent au sein de ces Conseils des vides difficiles à combler. dit-on.218 iiECHERCUES délaissés par le duc de Luxembourg. puis colporteur de livres à la suite de l'armée [agj. 146 . avant de disparaître. Cependant.-.

-. 108. et quelques autres. en 1775. . car. nous le voyons figurer effectivement. 169. prfgo 104. des sceaux. page 147 . commis pour l'examen des comptes d e l à Marine. Brest de la Chaussée. de leur côté. désigne ici indifféremment la Grande Loge que représentaitle P . — c'est le sobriquet que leur donne Brest de la Chaussée dans son Mémoire Justificatif. Grande Loge de France. légalisés en 1771. 86] . est très explicatif. en délivrent également.'. le Tableau de 17S7. [A.T.-. —• Le document auquel nous avons emprunté nos données sur les loges et leurs" dates de constitution. en 1761 (ou 1762). de La Chaussée composé en 1763 le grade de Parfaite Écossaise (maçonnerie androgyne). par une coïncidence toute fortuite. pages 138 et 139. et No. de Prance. pour ainsi dire. De cet antagonisme. qui feront bien comprendre.-. E T A " [AG. Chaillon de Jonville et Brest de la Chaussée délivrèrent ainsi trente sept constitutions de loges [A. De Lachaussée. wmBtituéo par lo Gv. " il reçut de l'argent. page 98.'. le 26 " Janvier 170i et reconstituée par le G / . des circulaires dirigées contre les frères bannis. au nom de la Grande Loge de France interdite (122). en rappelant les " travaux commencés le 17 Octobre 1750 " [ÏL. No. et de bi reconnaissance des constitutions délivrées par eux. . Les vingt trois autres se sont sans doute constituées d'ellesmêmes ou l'ont été par d'autres corps non reconnus. ancien Garde des Sceaux. .-. 43. des certificats revêtus d'une date antérieure à celle de la cessation t£ des réunions de la Grande Loge. en relisant toutefois les explications que nous avons données.. Grand Garde des Sceaux et Archives. expédia aux loges toutes les pièces qu'elles demandaient. il signe son Mémoire Justificatif : 11 de la Chaussée. 0 . sous la signature des FF. 95]. 308]. timbres et archives de la Grande Logo. lo G. . acquitta des dettes. page 99. nous en avons seulement indiqué quelques uns dans nos tableaux précédents (pages 103 à 106) . entre les FF.."des lettres de " constitutions. " Aowjs . 362]. contient justement 37 logos. — Voir précédemment î\To.'. les FF. la Parfaite Harmonie. comment nous avons opéré nos divers classemens : " A B B E V I L L E . vu ses fonctions. O. 86]. la Vniiu lluraauilû. constituée par la G. des constitutions de loges. le U Janvier 1776. " resté nanti.T. Les titres de ces 37 loges ne sont pas tous parvenus jusqu'à nous.T. Duret et Léveillé. 100]. Kous l'avons déjà vu figurer sous ces titres. 2]. ce sont celles dont les dates do constitution sont reproduites en italiques. Jouaust dit qu'il fut plus tard Officier du Grand Orient [AG. à la suite do la réintégration des dissidents. Timbres et Archives (121). pendant que. " et liicn connu dans toute la province pour avoir longtemps contre-signe la corres" pondânee. suivant la convention que nous avons établie. ainsi qu'on peut le voir par les extraits suivants.. R. et dénoncent aux maçons français l'illégalité des entreprises des Vénitiens. Chaillon de Jonville et celle des frères banms. personnage < ' Le F. (pouv prendre rang du 7 . un conflit personnel qui prend de grandes proportions après la réintégration des frères (121) Brest de La Chaussée. Maître de la Loge écossaise de VExactitude " [A. Chaillon de Jonville. pris au hasard. dont les travaux irréguliors ont été. sous lo titre de Grande Lor/e de France. parmi les Commissaires chargés d'examiner le projet d'agrégation des Directoires écossais : il est alors premier surveillant de la Chambre d'AdLa i page . Pény. O. Substitut Général. E n 1772. L. (122)—• " Chaillon de Jonville et De Lachaussée s'efforcèrent de donner satis' ' faction à la fois aux ordres du gouvernement et au désir des loges. Secretaire interprète de la Heine [AG. résulte. ' . l'altération des dates réelles ne permettrait pas d'ailleurs de dresser"aujourd'hui une liste exacte de ces 37 loges. —Pendant cette période de suspension (Février 1767 à -Tuin 1771) les PP.*. parmi les membres du Souverain Conseil qui signèrent la patente d'Etienne Morin (page 195). . Notre tableau des pages 107 et 108.SUR L E Ï U T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 219 à cette époque aux maçons des provinces et délivrent. Labady et Brest de la Chaussée. 11 est probable mémo que ces 14 loges ont toutes été constituées par lo parti dissident puisque les constitutions accordées par Chaillon do Jonville et Brest de la Chaussée ont toutes été antidatées. honoraire de la T. mais sur ce nombre quatorze seulement sont indiquées comme ayant été constituées par la Grande Loge de France .

L . 2]. la faction réintégrée.-. O. en sa qualité de député. L. contrairement aux instructions qui lui sont données. en 1771 (voir pages 110 et 111). No. en vue de faire confirmer la proclamation du Grand Orient. a été choisi. à l'appui des membres du Conseil des Empereurs d'0rient et d'Occident.-. 199. 91]. après sa réintégration au sein de la Grande Loge. do Erance le 18 Mai 1772 et par le G. 249. page 112.B R E S S B .. le Grand Orient de France. nous l'avons vu. .-. page 108.-. page 99. et la plupart des accusations formulées semblent viser principalement le F. 87. Brest de la Chaussée. reconstituée par " la G-. en même temps. constituée le 4 Novembre 1768. le F. un Mémoire Justificatif ^m 4° de 35 pages). rien n'établit toutefois qu'il se soit associé par son vote à la " Décembre 1777) le 13 Août 1778.'. et No. est chargé. invité. entame alors un procès contre son accusateur. et grâce. Labady qui. au commencement de Mars. page 150.-. et. par 27 loges des provinces. cette commission doit s'occuper également du conflit survenu entre les FF..-. à assister aux assemblées que le duc de Luxembourg convoque dans son hôtel. O. injustement attaqué. en Décembre 1772. assuret-on. récrimine. 141] . 18]. dont il est Secrétaire Général. 282. lo " 24 Juillet 1768 et reconstituée par le G. le 17 Octobre 1771.-. Labady prend part. le 2 Décembre 1774 " [TL. page 108. Celui-ci. . une commission composée de huit membres est nommée.'. les Elus. 119. 38. dans son rapport. et No. page 145 . Le F. la formation d'un nouveau corps. et No. Labady. — Voir No. Labady et Brest de la Chaussée. cet octovirat. Mais. " B O T O G . Saint-Pierre-dos-Vrais-Erèrcs. — Voir No. à cette occasion. par la Grande Loge de France. fort précieux aujourd'hui pour l'histoire de la franc-maçonnerie française. dénonce des abus. en 1772. aux premières réunions de la Grande Loge Nationale [AGJ. A la suite de ces récriminations. do Erance. d'où sort quelques mois après. 202.-. la Grande Loge Nationale. 22.. page 143. dans l'intervalle. de les représenter à l'installation du Grand-Mai tro .B N . constituée par la G. trahit les intérêts delà Grande Loge. en Mars 1773. le F. le 6 Décembre 1773 " [TL. 103. " [TL. " PAULS. en décrète la dissolution et proclame.2 2 0K E C H E U C I I E S bannis au sein de la Grande Loge de France. en rappelant lea travaux commencés le 5 Sep" tembre 1748. avec mission do faire une enquête sur les faits qui lui sont signalés et de lui soumettre. . des vols et des exactions de tous genres. comme l'appelle de la Chaussée. un plan pour remédier aux maux qui affligent la maçonnerie française. Naturellement. . et publie. comme Secrétaire de la Chambre des Provinces. — Voir Ko.

évoquant le procès pendant entre les n . suivant le texte des procès-verbaux de la Commission. paraît-il. le différend survenu entre ces deux frères [A. . de se rendre à leur assemblée et " d'y répondre aux questions relatives à son Mémoire. il adresse à ses juges une lettre dans laquelle. en reconnaissant cette Commission et s'en rapportant à sa décision. — " il assure " les Commissaires qu'il se fera un vrai plaisir. 362]. Quoi qu'il en soit.il abandonne la Grande Loge Nationale et revient à la Grande Loge de France aussitôt la reprise de ses travaux. " après avoir reconnu la régularité des opérations " de la Loge Nationale. . dès le 27 Mars 1773. jusqu'au prononcé du j ugement. le P. la dernière séance à laquelle il a dû assister est celle du 9 Mars 1773. et. Pyron est nommé Secrétaire. Brest de la Chaussée accepte également l'arbitrage de la commission nommée par la Grande Loge Nationale et se range lui-même sous la bannière du Grand Orient. qu'il s'est. cite devant la Commission. que Labady a alors abandonné. Labady déclare se soumettre au jugement des Commissaires. qu'à l'égard des expressions répandues dans son Mémoire.-. qu'on a regardées comme défavorables soit contre différents frères.. dès le principe opposé à la réforme proposée.-. par son refus cle se démunir des archives qui lui avaient été confiées _ par la Grande Loge de France. conservées au sein de la Grande Loge Nationale (?). seule Grande Loge de France. comme nous le verrons. Labady. il déclare que " s'il avait pensé que l'union des loges de Provinces avec " l'Orient de Paris dût avoir lieu pour former la Grande " Loge de France _(?)." — ce qui était tout naturel puisqu'il consentait à se laisser juger par elle. à leur " première invitation.STJll LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 22 1 consecration de ce scliisme et meme il nous semble.-. dont elle confirme plus tard les pouvoirs et dont le F. il n'a jamais entendu les . le P. soit contre la Grande Loge. car. la Grande Loge Natio- nale nomme une commission spéciale. — qui lui avaient été. il s'en serait " remis au jugement de la Commission nommée par la '• Loge Nationale. A cet effet. Le 6 Juillet suivant. pour juger.. et " n'aurait pas fait imprimer son Mémoire . procès que le HTcmoire Justificatif de ce dernier a ravivé. de ses fonctions de Secrétaire de la Chambre des Provinces. suspend provisoirement le ÏV. il aurait attendu sa justification. Peuaprès. Labady et !Biest delaOIiaussee. en dernier lieu. en dernier ressort. en Juin 1773." Pe „3 'I m Lot. Le 29 Mars. comme " " " " " il l'a fait.

par laquelle elle communique aux loges des extraits de ses délibéra(123) " O n intentait en ce moment même contre lui nne nouvelle poursuite dans le triple but d'exiger un compte des recettes et dépenses des fonds qu il avait eus " à sa disposition comme Secrétaire de la Chambre des provinces de l ancienne Grande tf Loge . que le Grand Orient confirme le 14 du même mois. jugement qui ne fut rendu que le 13 Août 1773 ? il . en même temps que quelques autres FF. 102]. 88 et 89]. comment le F. Jouaust constate en outre que " ce Frère toucha en juin 1773 une lettre de change de 100 livres 1G 44 sols envoyée par la loge (de la Parfaite Union de Hennes) pour solde d'un certain " nombre de certificats et de dons gratuits. il lui est imposé de faire amende honorable après l'expiration de sa peine. il attaque donc le Grand Orient dans presque toutes les circulaires qu'il rédige au nom de la Grande Loge.'. Quant au F. J o u a u s t . 148]. . [ A G J . la remise des archives 'qu'il détenait et la restitution au Grand Orient de <c quinze constitutions de Loges restées entre ses mains. et. on avait brutalement refusé de les entendre [AGJ. Parfaite Union. D'un autre coté. dit le F . 148. 8 8 ] . ne se rangea sous la bannière du Grand Orient que le 21 Octobre 1774 [TL. le 13 Août 1773. en Juin 1773. car ils étaient destinés à la Grande Loge de France .-. et qu'il n en tint aucun compte au Grand Orient quoiqiiil n'eut reçu ces fonds qu*eu qualité de Secretaire de la (Jhamhre des Provinces Ces fonds ne pouvaient cependant être versés au Grand Orient. Labady contre qui un nouveau procès est aussitôt entamé (123).-. il déclare "témé" retires et indiscrètes les articulations contenues au dit " Mémoire au sujet des événements survenus dans l au« cienne Grande Loge et concernant les Maçons qui la " composent " et ordonne la suppression du Mémoire [AGJ.222 RECHERCHES " offenser et qu'il est fûchc de l'interprétation qu'on leur " a donnée" [AGJ. reconstituée le 9 Octobre 1772 par la Grande Loge de France. est naturellement animé du désir d'en tirer vengeance .1a Commission rend son jugement. Cet acte. de plus. de Rennes.*. et notamment dans celle du 10 Septembre 1773. Labady out-il pu agir en qualité de Secrétaire de la Chambre des Provinces du Grand Orient. de la Chaussée lui reproche d'avoir agi avec légèreté dans des circonstances graves. 88. Ala suite du jugement rendu contre lui. " Le F. qui s étaient vus dans l'obligation de se retirer de la Grande Loge Nationale.il lui est interdit de se présenter en Loge pendant neuf mois et d'occuper aucunes fonctions maçonniques . sa réintégration dans ses droits de maçon est soumise à cette clause qu'aucun autre fait ne serait relevé à sa charge [AGJ.-. Lahady. Enfin. 150]. alors qu'il avait été provisoirement suspendu de ces fonctions depuis le 27 Mars 1773 et que cette suspension devait durer jusqu'au prononcé du jugement de la commission. 149]. de lo. tout en donnant gain de cause au F. qui a repris sa place à la Grande Loge de France et s'est détaché du Grand Orient. . parce qu'ayant voulu y discuter leurs droits.*. la L.

Cette circulaire.-. et arrêter promptement les effets d'un schisme dangereux. et pour recourir à une mesure contraire aux principes maçonniques. n avaient pas été préalablement consultées [AGJ. nous déclarons formellement par ces présentes. spécialement convoqués pour assister à rinstallation du Grand-Maître par la Grande Loge de France. 157. " P o u r prévenir toute surprise à cet égard. signée des FF. exaspère le duc de Luxem- bourg. 107 et 109] dit 22 Septembre 1773.. nous avons abolis. E n même temps. illégale et contraire au bon ordre maçonnique. qu'ils représentaient avec un mandat special. que nous regardons comme irrégulière. proteste contre la formation illégale. avec beaucoup de justesse. s'assemblaient clandestinement sous le titre de Très Respectable Grande Loge de France e : abusaient de notre nom dans les différentes opérations qu'ils t r a m e n t et font passer à nos Eespectables Loges des Provinces. Nous y avons lu avec surprise que des frères qui ont concouru avec nous à toutes les opérations de la Grande Loge Nationale de France. il oublia qu'il était maçon pour ne plus se souvenir que du crédit immense que lui donnait sa position sociale. timbres et archives de la Grande Loge et qui refusaient de les remettre au Grand Orient malgré ses injonctions . usurpatrice et irrégulière du Grand Orient et s'attache. venus à Paris. et il fit ainsi emprisonner Labady. nous annulons tout titre constitutif et tout_ papier maçonnique auxquels notre signature et le dit sceau seraient posés sans le timbre nouveau du Grand Orient et la signature des deux Vénérables Frères susdits (le baron de Toussainct. ce dernier comme Secrétaire. garde des Sceaux du Grand Orient).SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 223 tions (les 17 et 20 Juin. . en se servant des sceaux et timbres qu'ils ont rétentionnés. 155 et 156]. secrétaire général et le F r è r e H u e de B ré val. . à faire ressortir l'illégalité du corps schismatique consacré par le vote de quelques maçons des provinces qui. et que. . toute composition se^disant Grande Loge^ de France. et attendu l'abus que nous savons qui a été fait de notre signature et de notre sceau particulier. n'étaient point autorisés a décréter une prétendue réforme sur laquelle les loges. 158] . dit le F. L a colèro du duc do L u x e m b o u r g f u t terrible. autre que celle à laquelle nous avons constamment présidé depuis le 5 mars dernier jusqu'à ce jour. il publia u n e circulaire datée du 20 Septembre 1773 (*).... 149. et revêtue des sceau et timbre de la Grande Loge de France. Duret et Labady. où ou lit : " 11 nous est parvenu u n i m p r i m é . 11 obtint du Lieutenant de Police des lettres de cachet contre ceux qui détenaient les sceaux. 148. J o n a u s t [AGJ.-. 30 Août et 2 Septembre 1773. depuis. " Prions le Grand Orient de France d'enregistrer notre présente (*) Thovy [A.

224 UECHEECHES déclaration et d'en faire part à toutes les loges do la correspond a n c e " (124). entraînant avec lui quelques partisans des liants grades qui se séparent également de la Grande Loge [AGJ. d après une circulaire du duc de Luxembourg]. le 27 Septembre 1779 le Souverain Conseil " décide de placer le buste du " Frère Lahadij sur un socle dans le sanctuaire du^ Temple " et d'ouvrir un concours pour les inscriptions à graver " sur ce socle [AGtJ. 1G0. en vertu de la declaration des huit commissaires infidèles. seulement il considère la Grande Loge de France. lettre imprimée à la suite du procès-verbal de l'assemblée en communication de quartier de la Grande Loge du 27 Décembre 1780. mais il se trouve alors de nouveau en butte aux attaques de ses adversaires. qu'en sa qualité de Secrétaire Général. emprisonné en même temps qne plusieurs antres officiers de la Grande Loge. pour le motif indiqué. adressée à la loge de la Concorde des Centrons. 161]. en 1781. dans ce cas. Le duc de Luxembourg. de Moutiers..-. s'agir ici que de Labady : victime est au singulier et c'est bien Labady qui fut emprisonné comme détenteur des archives. à la suite du jugement rendu contre M pour revenir a la Grande Loge de France et lutter contre le pouvoir naissant . si cette exclusion. I l reconnaît donc bien par là que la Grande Loge Rationale n'est pas l'héntiere de la Grande Loc/e de France. Ce zèle reçoit bientôt sa récompense . Jouaust place aussi la Grande Loge de France. Ce passage est en contradiction avec l'assertion du duc de Luxembourg. mais la grandeur d'âme de l e u r " V I C T I M E et sa fermeté anéantirent tous leurs projets " . dans l'espérance " d'obtenir de l'un d'eux les archives de l'Ordre . et peu après. dit-on. la Grande Loge parlerait-elle. 103] : " Ils calomnièrent leurs frères et " poussèrent leur trahison jusqu'à les faire constituer prisonniers. mais elle n établit pas comme 1 avance le F ' Jouaust. de la grandeur d'âme de cette victime ? I l ne peut d'ailleurs. assure-t-on. (125) Dans une lettre datée du 4 février 1781. an sein du Conseil des Empereurs d'Orient et cVOccident. 164]. était réelle. et l'expulse (125) " par un jugement • • solennel rendu sur plusieurs cbefs d accusation et sui " la réquisition de son Orateur ' fAGJ. s'exprime ainsi [DT. comme ayant cessé d'exister depuis le 24 Décembre 1772. Labady. la Grande Loge elle même le persécute à son tour. O. 160. . Labady s'il est vrai qu'il se soit associé aux dissidents pour fonder le Grand Orient et qu'il les ait abandonnés. C'est alors que Labady se réfugie. la Grande Loge de France faisant allusion aux fondateurs du Grand Orient et aux frères persécutés par eux. à savoir que Labady a été exclu de la Grande Loge pour malversations en 1774 ou 1775 . vers la fin de 1774 ou le commencement de 1775. que l'ancienne Grande Loge de France ait légalement transmis sa sa succession à la Grande Loge Rationale. Cette décision est rendue publique dans une circulaire (124) Cette circulaire formule un reprocte mérité contre le F. il dirige avec ardeur la lutte que le Conseil entame alors à la fois contre le Grand Orient et d'autres corps maçonniques parmi lesquels le IV. il eût dit: depuis 1771. . et. n eut nas dit que la seule véritable Grande loge de_ France n'est autre que celle q u i l a constamment présidée depuis le 5 Mars 1773 . mais un corps nouveau . estj cependant remis en liberté an bout de quelques jours .

163. après avoir " pris le titre de Loge du Contrat Social depuis 1773. EN ABHOEEANT LE VICE. Labady. dans laquelle ce Conseil expose que " la justification d'un Frère injustement outragé " lui fait un devoir do secourir l'innocence opprimée. AU NOM DES MAÇONS FAITS SOI D I S A N T S MAÇONS ! ET. au F. 144 et 367 . adressée à tous les Maçons répandus sur la surface de la terre. fondée en " 1767 par la Grande Loge de France. A. " Cette circulaire annonce ensuite plusieurs publications auxquelles on peut souscrire en s'adressant. S U I V E E S E N T I E E S DANS TON CŒUE : VIR. 162..'. d a n s la m ê m e c i r c u l a i r e . et dont voici quelques fragmens [AGJ.SUR LE RITE ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 225 du 22 Janvier 1780. 691]. par le Souverain Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. se " fait appeler aujourd'hui Mère Loge Écossaise. . 165]. s ' a p p u y e r s u r le F . MAÇON. 16 . et qui. e s t l e f o n d a t e u r . S A G E S S E . QUEL QUE CE É T A I E N T TU SOIS. RD. dont les " droits ont été établis par l'acceptation que le duc de " Chartres a faite. E r i m e t e a u e t a t t a q u e r l a l o g e Saint-Lazare d o n t ce F . B E A U T É . F O E C E . SA D E V I S E : CONTEMPLE GÉMIS DES OUTEAGES PAE DE FEE EE . (126) I l est assez é t r a n g e do v o i r l e Souverain Conseil. PUIS P O U E LA CHAUSSÉE LES ET DIS DE PEEDITION DE LA V E E T U . PAR ET POUK SES FEÈEES P E È E E S SES DEUX FOIS SES MAINS INNOCENTES P U E E N T CHAEGEES DE F E E S . 146 . elle appelle les loges à correspondre avec le F. • . entre autres. depuis 1772. et veut " usurper les pouvoirs du Souverain Conseil. Souveraine Grande Loge de France [AGJ. RB. L ' H O E E E U R DES CACHOTS N'ÉBEANLA PAS SON COURAGE. [ V o i r p l u s l o i n le c h a p i t r e c o n s a c r é à l a Mère Loge du Rite Ecossais Philosophique'].1. elle reproduit l'inscription à tracer sur le socle qui doit supporter le buste du F. 164. 162 . Sublime Mère-Loge [vulgairement dite) Ecossaise du Grand Glohe Français. •. leur offre de les constituer aux grades supérieurs et les invite à " ne pas reconnaître les droits " que s'arroge une loge de Saint-Lazare (126). Labady. de la grande-maîtrise de " ce pouvoir Enfin. Bruneteau .

G.'. Nous nous efforcerons de ne rien altérer. O. nous fûmes étonnés d'y voir figurer les noms des Y V .-. ci-devant Ecossaise. . où ils déclarèrent. elle s'est confondue d a n s ' n o u s . Cette même circulaire du 3 Juillet 1780 contient également le passade suivant relatif au ÏV. ' . Affiliations ou Agrégations. L . à se rendre à notre Chambre d'Administration. où. le vingt-unième jour du douzième mois de l ' a n n é e dernière (21 février 1780). le Souverain Conseil tente une réforme des liants grades . (['Anglais.". que c'était sans leur participation qu'on y avait mis leurs noms et que l'adresse pour les souscriptions avait été indiquée chez le V. 165]. 0. B. Poursuivant sa lutte.. en conséquence. il fulmine contre certains grades nouveaux introduits dans l'échelle ancienne et arrête qu'ils seront supprimés [b. etc. et le second. 160. par Constitutions. il termine ainsi sa circulaire [AGJ. Sublime Mère-Loge des Excellents. B r u n e t e a u . 161]: Lorsque l'imprimé de ce prétendu Conseil Souverain nous f u t dénoncé pour la première fois.. tous les maçons n'avaient q u ' u n e âme. lui exposa la situatiou et obtint du duc do Chartres u n e nouvelle déclaration que son intention était " do ne reconnaître et approuver dans " aucun temps que les travaux émanés des Ateliers qui tiennent à notre " G. à la paix et à l'union qui doivent "régner dans toutes les loges de France ". AGJ. 69. .. à ce qui a été arrêté en ces temps glorieux. 1772 et 1773. Déclaration qu'ils ont consignée par écrit. le 9 Mars 1780. ces deux F F . B r u n e t e a u ot Gerbier. F. Brunctcau [AGJ. Puis.. il annonce à tous les enfants de la Vraie Lumière qu'il supprime et proscrit les titres & Écossais.'. en 1772. peu importe. lo premier Officier honoraire de notre G. . revenant sur les événemens de 1771. D é p u t é d ' u n e L . nous invitâmes.-.226 RECHERCHES A la suite do la publicatiou do cette circulaire^ dit lo F . à u n très petit nombre près.-. J o u a u s t . ce qui f u t fait par la circulaire du 3 Juillet 1780 [AGJ. 67] . "ces déno" minations étrangères étant une source d'abus préju" diciables au bon ordre.. sous le titre de Souverain Conseil. " Le G r a n d M a î t r e autorisa le Grand Orient à donner toute publicité à cette déclaration.'Excellent [A. du Grand Globe Français. q u ' u n esprit pour le bien général. se présenta chez le G r a n d Maître. nous pouvons le dire. ' . 166]. . 167]: L e s droits de cette Souveraine G. 1 . le 27 Novembre suivant. F F . d'Irlandais.. qu'ils n e connaissaient que de ce j o u r cet imprimé . sont les nôtres . 144.. u n e deputation composée des Présidents dos Chambres du Grand Orient et du G r a n d Orateur. . . ou nous nous sommes confondus dans elle. et qu'il leur substitue le titre A. de P a r i s et ancien Officier de notre G..

de l'âme et de l'esprit. I l ne reçoit la vie qu'à condition qu'il s'abstieadra de goûter les fruits de l'arbre de la science. Ce système. Elle se divise en deux parties distinctes. les peines du corps. 69]. après avoir longtemps voyagé dans le Levant. est de régénérer le sujet. basé sur les révélations des esprits. 169]. donne un développement considérable au système templier. les propose aux maçons à raison de 6 francs par livraison [A. 144 . visité l'Égypte. inaugure dans le midi de la l'rance. les illuminations produites par l'inspiration directe de la divinité [AGJ. is. le rite des Elus Coëns ou prêtres (du mot hébreux k i i n . il embrasse la création de rhomme. sa punition. _Lc but que se propose l'initiation. le postulant n'est. dont l'enseignement mystique comprend neuf grades : apprenti. l'Arabie et la Palestine. par des t r a v a u x utiles et par une conduite sainte et exemplaire. aux yeux de l'initiant. D a n s la première. grand élu. dans les droits qu il a perdus par le peohe originel. compagnon-coën QtmaUre-coen . poussant l'audace à l'extrême.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 227 Enfin. q u ' u n composé de boue et de limon. D a n s la seconde partie. le Souverain Conseil fait imprimer les rituels de ses grades. par une dernière circulaire du 22 Janvier 1781. dit Clavel. L e récipiendaire en fait la promesse. et. il renaît à u n e vie nouvelle. est un mélange de maçonnerie. sacerdos). Vains efforts ! Avili par son commerce de maçonnerie. il répare sa faute. Dom Martinez Pascbalis (127). il viole ses engagements et il est puni et précipité dans les flammes. les rapports cabalistiques des nombres. le néophyte est animé du souffle divin : il devient apte à connaître les . de le réintégrer dans sa primitive innocence. 206] . LE MART I N I S ME Tandis que le chevalier de Bonneville. il subsiste à peine quelques mois encore et disparaît pour toujours de la scène maçonnique. qu'il éprouve [CL. grand architecte et chevalier commandeur. apprenti-coën. un autre novateur. de mysticisme et de sciences occultes. compagnon et maître . mais il est séduit . au sein du Chapitre de Clermont qu'il fonde à Paris. à Toulouse et à Bordeaux. et principalement à Marseille. en 1754. Cependant si. aujourd'hui abandonné.

Tacquos Cazotte. ii. à qui l'on doit des tableaux mystiques fort recherchés des amateurs du genre . qui a été son continuateur et à qui. on compte particulièrement le célèbre peintre Van Loo . en Tourraine. Voir sur Cazotte une étude très intéressante de M. Par un arrêté du 12 Décembre 1765. en 1720. la scieiîce des êtres incorporels lui deviennent familières [CL. l'abbé Pournier . le comte de Lerney . Il y meurt. le marquis de Saint-Martin (129). il avait été initié à Lyon. le 18 Janvier 1743. laquelle date de 1772. 370]. marquis de Saint-Martin. " ayant partout et sans cesse professé le rite des " Blus-Coëns " ET.228 RECHERCHES secrets les plus cacLés de la n a t u r e . ce_n'est qu'en 1775 que le régime s'organise et qu'un certain nombre de loges s'y a f f i l i a n t . près Paris. dit U Philosophe inconnu. Alfred Hédouin [DM. la liante cliimie. demeura toute sa vie un disciple fervent de Martinez Paschalis . en 1767. né à A m boise. Ducbanteau. Voici le jugement qu'inspire le rite des Elus Coëns aux rédacteurs de Y État du Grand Orient [ET. Après un séjour d'environ dix ans à Paris. Saint-Amand. l'auteur du Diable Amoureux (128) . créole de l'île Bourbon et chef de bataillon au régiment de Boulonnais . le baron d'Holbach. néanmoins. la cabale. ii. de Grainville. est mort. a Port-au-Prince. (129) Louis Claude. et de là s'embarque pour Saint-Domingue où il a. la divination. introduit son système à Paris et réussit à y faire quelques prosélytes. (128) . auteur du Système de la Nature . 362] . le novateur. et. les Maçons les plus studieux. enfin. qui donnent aux loges du rite nouveau le nom de Loges ILartinistes et à son système celui de Marlinisme [A. peu de temps après la publication du Diable Amoureux. 169 et 1 7 0 ] . d'IIauterive . le 14 Octobre 1804. Au nombre des disciples les plus fervents de Pasclialis. en 1778. et les faire parvenir a u x h a u t e s sciences. Dom Martinez Pasclialis se rend à Bordeaux. de temps immémorial. dans la maison de campagne du sénateur Lenoir La Poché. le rite des Élus Coëns est celui qui a conquis le plus d'élèves et conservé avec le plus de soin le secret de ses mystérieux t r a v a u x . la Grande Loge de France repousse les doctrines de Martinez Pasclialis et rejette ce sectaire du sein des loges de sa constitution [aa. 40 à 68]. 93]. tourmenté partout. Cazotte. une succession à recueillir. à Auluay. les plus pénétrés de la persuasion intime que la persévérance dans nos t r a v a u x doit accroître l a somme de leurs connaissances. en 1779. Toutefois. 369] : P a r m i les différents rites dont se sont occupés. né à Dijon. Bacon de la Chevalerie . Il fixe dès lors l'attention des maçons. dit-on. I l a écrit de nombreux ouvrages mystiques dont le principal a pour titre Des Erreurs et de la Ti- . guillotiné à Paris le 25 Septembre 1792.

l'on doit l'introduction. 794]. ET. fait " bientôt scission avec son maître et institue un nouveau " rite dont le centre principal est établi à Lyon dans la " Loge -Les Chevaliers Bien faisants" [DM. 645 . sur une nouvelle Jérusalem céleste. élu. il s'attache à les propager et à en organiser le régime . en 1769. ii. non seulement dans sa spécialité. le marquis de SaintMartin s'était lié. Convoqué. cette doctrine. CL. et depuis 1716 assesseur au collège des mines) était un savant très estimé. DM. 48]. au convent des Philalèthes. Officier au régiment do Poix. ii. secret . do la doctrine du Martinisme [CL. 170]. où il prêche la doctrine de son maître. 361]. 370 et 371 . sont divisés en deux parties ou temples. une des âmes les plus religieuses et les " plus pures qui aient passé sur la terre. F. en Angleterre. 223 . Après sa mort (1772) se formèrent des sociétés et des communautés Swedenborgistes qui se répandirent rapidement dans plusieurs contrées de l'Europe et semblent ne pas avoir été sang influence sur quelques loges particulières" [ r .SUR L E R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 229 surtout. là. . Le premier temple comprend les trois grades symboliques et ceux & ancien maître. où le christianisme. tout entier à ses idées nouvelles. 411 et 112]. Les degrés d'instruction de sa réforme. se rend en Angleterre. 1 70 . puis se fixe à Lyon . en Allemagne. Il voyage d'abord pendant quelques années. le 29 Janvier 168S. de grand architecte. dans sa pureté primitive. initié par Martinez Pasclialis. mais encore dans les siences naturelles et la philosophie. 48. MO. mais. qui par ses écrits s'était fait une grande réputation. (né à Upsale. 280 . lui acquirent beaucoup de partisans et une grande renommée en Suède. " nature ten" dre et timide. " préférant les voies intimes et secrètes aux œuvres vio" lentes de la théurgie préconisées par Pasclialis. en Allemagne. Saint-Martin. 376]. pendant qu'il était en garnison à Bordeaux. à quelques mystiques qui lui avaient inspiré le désir d'être admis aux mystères de la maçonnerie martiniste . en Hollande et on Eussie. SaintMartin refusa d'y participer [AA. 49 . MC. BB. qu'il avait érigées on principes et qu'il pratiquait lui-même très fidèlement.dans les logos de Prance. appuyée sur les maximes éminemment morales. au nombre de dix. 645 . (130) " Emmanuel Swedenborg-. en 1785. ET. et de maçon dit. il est tellement frappé des beautés de l'enseignement maçonnique qu'il quitte le service pour s'y consacrer exclusivement [DM. aurait pris une naissance nouvelle. les grades du second temple sont : le JPrince rite [A. Mais une imagination indomptée le jeta en dehors du domaine de la science et en fit la proie de toutes sortes de fantômes métaphysiques et d'illusions théosophiques La doctrine développée dans ses écrits théologiques. Aux absurdités cabalistiques du martinisme il ajoute les rêveries de l'illuminisme dont il a puisé les premières notions dans le suédois Swedenborg (130) et dans l'allemand Jacob Beehme dont il a traduit plusieurs ouvrages. en Suisse et en Italie.

Maître d'une loge à Paris. né à Ohevlausitz le 11 Septembre 1722.230 EECHERCHES de Jérusalem. seigneur do Alten-Grotkau et Lipso. LES DIRECTOIRES ECOSSAIS Plusieurs loges d'Allemagne. La loge de Dresde et un grand nombre d'autres ateliers se rallient à la Maçonnerie réformée d"1 Allemagne aussitôt que le baron de Hund. " Maçon rempli de cœur. en 1764. I l fut. . 339. de Lyon. voir aussi PI-écédemmont page 181]. F. un mot do lui la résume : Tous les hommes sont rois [DM. après avoir démasqué l'imposture de Johnson. lorsqu'à son retour de Paris. 110]. qui acquiert bientôt une grande influence en France et en Allemagne. parmi lesquelles on cite principalement une ancienne loge de Dresde et une loge d'Unwiirden. 350 . on lui avait même fait subir certaines modifications afin de le metre en harmonie avec les idées des maçons allemands. il s'y voit recherché par les plus grands personnages et partage son temps entre la propagation do ses doctrines et l'exercice de la bienfaisance. 78]. 181). où il avait été initié aux grades templiers du chapitre de Clermont. Après avoir établi le centre de son système dans la loge Les Chevaliers Bienfaisants. 325. et ce régime y florissait. à l'époque de son introduction à Naumbourg et à Kitlittz {suprà. riche gentilhomme de la Lusaee. paraît-il." [AGJ. il considérait désor" mais comme un devoir de faire publiquement partie " de la franc-maçonnerie et qu'il invitait les frères à lui '• prêter serment d'obéissance et de fidélité et à attendre "ses instructions Se groupant alors autour de lui. à Dresde. 49]. déclare. avait été reçu maçon le 20 Mars 17-12 par la loge Les Trois Chardons de Erancfort-aur-le-Mein. 335 . en 1755. philosophe dévoué à la cause " de riiumanité. que si "jus" que-là il était resté dans l'ombre. en 1743 et f u t alors reçu Chevalier du Temple par Lord Kilmarnoek. le baron de Hund (131) imbu de cette idée que tout franc-maçon est un templier. sage digne de la plus grande vénération. le Chevalier de Palestine et le Kadosch ou homme saint [DT. mort à Meiningen le 8 Novembre 1770. le marquis de Saint-Martin fixe sa résidence à Paris. AA. Quant à sa doctrine. en présence de Lord Clifford et présenté ensuite au Prétendant [MO. adopté le système écossais et s'étaient dès lors attachées à le propager . 137. conçoit le projet d'une nouvelle réforme de la maçonnerie allemande d'après les principes et les doctrines du chapitre français. elles l'aident à cons( 1 3 1 ) C A E L G O T T H E L F T O X H U N D . avaient.

143 et 213 . Y eques •professus. les statuts de l'Ordre [AA. en Lusace. de compagnon et de maître. et le duc Ferdinand de Brunswick (134). 8o. des loges écossaises et des loges symboliques. RB.l'Italie et la Sicile . plusieurs prieurés. ramena Men vite ces provinces à leurs anciennes idées.. Outre les trois grades d'apprenti. la Grande Bretagne . la Basse Saxe. de Lyon et de la Bourgogne furent alors établis en France. 3o. 69 . en 1767. son chapitre provincial ou directoire. est placé. de l'Occitanie. 4o. Acclamé comme Grand-Maître sous le nom caractéristique de chevalier de l'Épéc {eques ah ense). RA. 5o. 11 est mort le 3 Juillet 1792. en est nommé Grand-Maître général. on en convoque tous les chefs à une assemblée qui se tient.SUR L E E I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 231 tituer l'Ordre do la Stricte Observance^ o'est-à-dire de Yohéissance absolue. la Pologne prussienne. préfectures et commanderies. (133) Ou verra eft'ocfcivomant plus loin qu'on 1771 un commissaire. Lyon . Berlin. p. Leipzig. au château de Briilh. grade nouveau dû au baron de Hund. le Brunswick. (134) Le duo Ferdinand do Brimswick avait été roi. sur lesquelles la Stricte Observance compte étendre sa domination [A.) Chaque province a son grand-maître. l'Auvergne . l'Allemagne supérieure. l'Ordre confère ceux de maître écossais. l'Aragon. 339 et 341]. 2o. la Bourgogne. 134] : lo. 9o. Ce dernier grade se subdivise lui-même en trois échelons : Yarmiger ou éeuyer. lorsque son organisation laissant à désirer. . Dresde. 127] et une division de l'Europe en neuf provinces. L'Ordre de la Stricte Observance fonctionnait depuis quelques années déjà en Allemagne. Y eques. Enfinj au terme de la série. 227 .. y sont représentés. eu 1711 dims la logo du Grand Frédéric. et le socius ou allié. 6o. Ces neuf provinces sont [AA. l'Ordre ne paraît pas avoir prospéré à cette époque dans aucune des quatre provinces dites de la langue française et ce n'est que plus tard que nous constatons en Eranee l'existence de quatre Directoires écossais. en Mai 1772. 7o. un peu plus tard. (132) Cot ordre a été modifié on 1782 au convont do Wilholmsbad [AA. le Pô. le Hanovre. Nous ne savons si les directoires d'Auvergne. ou chevalier. mais il est permis de le supposer (] 33) . la Courlande etc. le Tibre. à Kohlo. récemment reçu clans l'Ordre.u uw^'on. en tous cas. le baron de Hund fait adopter. l'Occitanie ou Languedoc .la Grèce et l'Archipel (132. la Livonie et la Courlande . nommé pour rétablir ces directoires. 131]. de novice et de chevalier du Temple. l'Elbe et l'Oder.

à Dresden. et nous avons eu le bonheur d'être admis à cette Maçonn. autorisé et protégé par plusieurs souverains. pour y être admis. de Loucelles dans un intéressant article auquel nous faisons ici do nombreux emprunts [CHA. Écoutons. réformée. avec mission spéciale de répandre la maçonnerie réformée au delà de l'Allemagne (135).. 7B].—La Loge iff C'BHtZe»)'figure longtemps oncoro jiur les listes de la Grande Loç/e d'Angleterre . excédés des troubles dont il a flétri la Maçonnerie Française. ou le titre do Grand Orient était autrefois donné à la Grande Loç/e de France.France. la loge La Candeur (136). ancien major au service de leurs M . dans une lettre du 17 Septembre 1772 que reproduit le F .'. de cet Or. signalé par des actes de bienfaisance. dont le siège f u t alors établi à Strasbourg. 1 . de Paris. do Loucelles doivent être rectifiées. pour épurer. de Waller. toutefois il nous semble étonnant qu'elle ait eu à se plaindre. s'est ralliée dans le cours de la même année au régime de la Stricte Observance et a été placée plus tard sous l'obédience du Directoire Ecossais de la province de Bourgogne. sur les motifs de cette rapide évolution. 250] : J e suis chargé par le Yen. de Bordeaux. ' . car elle l'annonce elle-même à l a L . .. projet concerté avec prudence depuis plus de vingt ans. .232 KECIÎEKCHES tandis que le baron de Hnnd conserve sa dignité dans la septième province de la Basse Saxe. . ce que dit le comte de Lutzelbourg. une loge de Strasbourg. le Grand Orient de France l'agrégea le 22 Décembre 1777. et P . que la Stricte Observance se répandit en France. de Lyon et de Bordeaux pour les engager à se rallier comme elle à la maçonnerie réformée d'Allemagne. de vous marquer que. de la Livonie et de la Coudande. adressée à un membre de la loge Française. nous avons pris le parti de nous adresser à l'Angleterre. ' . .. L'Amitié. Orateur de cette loge. du Grand Orient de Paris. nous nous sommes adressés à M.. siège de la septième province. I . exécuté avec sagesse et vigueur. mais frappés depuis de l'éclat dont brille l'établissement fait en Allemagne. Peu de temps après le convent de Kolilo. de Bordeaux [cua. la loge La Candeur s'adresse aux loges de Montpellier. Elle réussit sans peine près des loges de Montpellier et de Lyon qu'elle (133) Comme c'est de Dresde. se place sous l'obédience du nouveau régime. réformer la maç. constituée le 2 Mai 1772 par la Grande Loge d'Angleterre. O. Ou cette lettre est de 1773. A peine constituée par le PHrectoire de Dresde. 1 . la remettre en activité et la conduire à son but . . et alors on ne peut lui reprocher do l'avoir revendiqué en 1773 et de s'être intitulée seul et unique Grand Orient de . elle porte le No. de Strasbourg. eu 1793. berceau et source la plus pure et la mieux conservée de la Maçonn. 429 [GO. L'affiliation do La Candeur à la Stricte Observance date bien de 1772. La Candeur. révoltés par la conduite intéressée et les vues despotiques du Qv.-. par la réunion de plus de trois cents loges. 249] . sous le No. et nous en avons obtenu des Constitutions . 117].*. de la Pologne prussienne. (136) La L. 279 [GO. cette maçonnerie a été souvent désignée en Franco sous le nom de Maçonnerie reformée de Dresde. en 1772. 66] . et alors toutes les dates quo nous empruntons ici au l'V. dans une lettre du 7 Pévrier 1773. nouvellement constituée par la Grande Loge d'Angleterre. de l'Elbe et de l'Oder. on lui faisant prendre rang du 16 Avril de la même année [IL. appelée Maçonn.

248 et 249 . 16 et 17]. " éclairés et zélés qui les aideront à procurer le même " avantage aux LL. a t t e n d u q u e ces c o n s t i t u t i o n s e t ces t r a v a u x n ' a v a i e n t p a s été r e c o n n u s p a r la Grande Loge de France. 249]. le 18 Mai 1746. l'autre. par L''Anglaise (*) qui depuis quelque temps déjà a cessé ses assemblées. 249. p a r le Grand Orient q u i r e f u s a do r e c o n n a î t r e sa c o n s t i t u t i o n d u . " conçoivent alors le projet de se rallier au nouveau rite.*. encore la loge L*Amitié dans son opposition au régime allemand. à la s u i t e de d é s o r d r e s s u r v e n u s a u sein de L'Anglaise. ne se montre pas aussi enthousiaste que Montpellier et Lyon (137) et ce n'est pas sans lutte que le régime allemand s'y implante. pour y proclamer 27 D é c e m b r e 1780. de Weiler pour être admises dans l'Ordre.. car. et décidé qu'il ne serait point constitué d'autres loges à Bordeaux. par L'Harmonie. ni à 10 lieues à la ronde. l i e 20 M a r s 1781. la loge L'Amitié prend connaissance d'une planche que lui adresse la loge La Candeur. Le 17 Septembre 1772. et celle des Maîtres réunis de " Lyon. le Grand Orient a n n u l a les c o n s t i t u t i o n s q u ' i l a v a i t accordées e t s u p p r i m a c e t t e loge de la liste des loges r é g u l i è r e s de F r a n c o . q u i a v a i t seule le d r o i t de c o n s t a t e r l ' é t a t m a ç o n n i q u e des loges. avaient pris certaines mesures concernant la délivrance des certificats qu'elles remettaient alors à leurs membres lorsqu'ils devaient quitter Bordeaux. initié par la loge le 19 (137) Voici comment s'explique cette résistance. de leur Or. Ce sont les FF. ". et notamment en 1756. dans ce même mois de Septembre. les quatre loges. par les conseils de la loge La Candeur.8 M a r s 17(50 p a r la Grande Loge d'Angleterre e t ses t r a v a u x c o m m e n c é s e n 1732. demandent à la loge leurs certificats qui leur sont accordés. Cette démarche n'est pas favorablement accueillie parla loge. A une époque où les travaux de ces quatre ateliers étaient encore en vigueur.-.-. Ce dernier arrêté fut longtemps respecté et c'est grâce à lui que les loges de Bordeaux purent. en 1792. fille de La Française et alors en sommeil [CHA. La Française et IS Amitié.-. TL. " actuellement à Lyon.SULL LK R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 233 trouve " dans les meilleurs principes " . Depuis 1767 il n'existait plus à Bordeaux que deux loges en activité. £c maçons qui brillent dans la société par leurs vertus " et leurs talents. avec Sonthonax et Ailhaud. . à la lin de la lettre que nous avons déjà citée. réunies en assemblée générale. . il semble que quelques-uns de ses membres. plusieurs d'entre eux.'. par celui de Willermoz vont. envoyé comme Délégué de l'Assemblée Nationale à Saint-Domingue.-. docteur en médecine. " par le canal du F. Bordeaux. N o u s n o u s e x p l i q u o n s n é a n m o i n s d i f f i c i l e m e n t l'omissioii de c e t t e loge RU T a b l e a u de 17U7 où figurent d ' a u t r e s a t e l i e r s d é m o l i s p a r le Grand Orient. (138) Le F. Houquier. en 1765 et en 1767. s'opposer à la création de nouvelles loges dans leur Orient [CHA. et il engage les maçons de Bordeaux à faire de même en s'adressant " à ces deux FF. annonce effectivement que " l a loge de Montpellier. cependant. annonçant un voyage. 253] et c'est sur lui que s'appuie. l'une constituée en 1740. Toutefois. le comte de Lutzell)ourg. Polverel a été plus tard. pour lui annoncer qu'elle s'est réunie à la maçonnerie réformée d'Allemagne et l'inviter à suivre son exemple et à travailler à devenir le " point central " de cette réforme en France [CHA.àa Strasbourg. ( p o u r p r e n d r e r a n g d u 7 N o v e m b r e 1778). Polverel (138). sans leur consentement (26 Juillet 1750 et 30 Juillet 1752). s'adresser au F. à différentes reprises.

218J. Galbaud a été pris les armes à la main contre les délégués de " de la France. de nouvelles lettres de la loge de Strasbourg... 1S20. mon frère est tombé clans les mains de ces âmes " féroces qui pillent et brûlent la ville. au grand étonnement de tous ceux qui l'entourent. fais ce que tu dois .. les EE. aux précédentes élections. Rouquier.*. Quel que soit le sort de mon fils. il n'a pas longtemps la force do dissimuler son désespoir . — L'exaltation. la transmet à son " collèn-ue. Tin.. Parmi les prisonniers que j'ai faits hier " se trouve le fils du citoyen Polverel . Munis do leurs certificats. tc qui sont encore tous deux au service do la i r a n e e . 24/ et 248) : " E n arrivant a bord. je consens à tout. se met à leur tête et s'empare de l'Arsenal. les entraîne.. Vintérêt du citoyen Polverel est de ravoir son '1 fils. Après un moment de recueil" lement. ces EE. avec les ouvriers et les esclaves de la ville au nombre de plus de dix-mille. Eerros. les commissaires Sonthonax et Polverel se constituèrent prisonniers à bord de la corvette VJSupéraHee (Juin 1704) et furent conduits (ai Franco où ils tso justifièrent pleine" ment.servir à VHistoire de la Révolution de Saint-Domingue. Les hommes de couleur " qui entouraient les commissaires furent si émus qu'ils s'écrièrent tous d'une voix " unanime : Commissaires. mon intérêt est de ravoir mon frire . envoyez-les en rade. Plasson.-. ont été élus. et l'autre. avait cru pouvoir. Lumière... avec sa famille et les officiers de son état-major qui avaient également été destitues. les arment et les lancent contre les insurgés.234 RECHERCHES Octobre 1771 et choisi par elle comme Orateur aux élections du 24 Juin 1772. en 1793. — Ici nous laissons parler le général de Lacroix (i.. sous les ordres de Pierrot qu'ils ont également attiré en -pille avec ses hordes barbares. puisque nous seuls " l'avons combattu. Il n'y a pas parité. mais ses sanglots paraissent étouffer sa voix. et ou Polverel mourut peu de temps après (1700). les gagne à sa cause. rompent les chaînes des noirs. que de retenir sans profit dans les fers un innocent. et Pamphilo de Lacroix Mrmoircpom. je vous propose cet échange. Le commissaire " Sonthonax. p. ouvrent les prisons.. <£ demandez en retour votre fils et dites au général Galbaud d appesantir ensuite sui " nous su colère. 176. qui avait reçu le parlementaire ot ouvert la lettre. Mon fils a été pris en portant des paroles " de paix à des révoltés. lui avaient donné l'ordre de se rendre a bord d'un des bâtiments en rade du Cap. résister au désir d'emprunter une page emouvante aux Mémoires du général de Lacroix. — Le général Galbaud... Barenne et Garat. JNous ne pouvons. Le général destitué.-. " ce n'est point à moi de gâter sa cause.. de Willermoz et de Weilcr pendant que la loge L'Amitié continue à recevoir. Je sens tout ce que sa position et la. 2c édition. no trouve le salut qu'on se jetant à l'eau pour atteindre sa chaloupe. je ne consen" tirai jamais à l'échanger contre un coupable.. Il peut périr. p.. Lumière et Eerros. Lo Bommia" saire'Poiverel lit à son tour ot cherche à couvrir do sa main les larmes qui inon" dont son visage . le général Galbaud. le 20 Juin 1793. au sujet du F.-.. Orateur adjoint. on l'entend prononcer " ces paroles entrecoupées: J'adore mon fils. I. usant des pleins pouvoirs dont ils étaient investis. quand elle est portée " à un tel point se communique comme le fluide électrique. les séduisent. nomme au commandement o-éneral de Saint-Domingue. Les hommes de couleur partisans des commissaires. 2\on. profitant des dispositions dans lesqueUes il trouve les équipages de la rade. Polverel. Los partis gardèrent leurs prisonniers. il vont " parlor. History of Europe. p. qu'elle refuse même de mentionner sur son " livre de délibération l'égalité des droits politiquos entre les colons blancs et les hommes do couleur [voir Alison. le " o-énéral Galbaud écrivit aux commissaires . emprunt que nous devons toutelois lairo précéder d'un court préambule. " Un décret d'accusation ayant été rendu contre eux par la Convention. dont le frèro a été fait prisonnier. Il doit lui être plus doux de verser notre sang.. successivement initiés du 19 Octobre 1771 au 12 Mars 1772. se soustraire à l'autorité des commissaires Sonthonax et Polverel (Ailhaud était alors reparti pour France) . mais ceux-ci. sans y répondre. en arrivant au Cap. — Rien ne put " triompher du stoïcisme des commissaires. proclamèrent sa destitution pour s'être refusé à l'obéissance envers la commission et en attendant son renvoi en France. et dont deux d'entre eux.. prenez au hasard cent d'entre nous. Bientôt forcé à la retraite. J'en fais le sacrifice a la république. et lui dit : Tu es pire. se mettent en relations avec les FF. l'un Secrétaire.. £ ' mienne ont de pénible. . consternés et se sentant faiblir.

*.M.-. " HlUUl g n m d m a i t l 0 1.*. o En dépit de cette déclaration et de l'opposition qui s'ensuit. Ligarde. Un morne silence succède à cette lecture et une tenue extraordinaire est fixée au mardi suivant.-.'. 251. L'Amitié cite à sa barre les FE. ainsi quo nous l'apprend mie lettre. sur sa demande. résidant pour le_moment ici sous les ordres de notre très gracieux et sublime G. Polverel communique à la loge L'Amitié une planche que lui adresse le E.SUR L E K I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 235 Enfin. assisté de la loge Fran(139) I l paraît que les constitutions do la logo VHarmonie n'émanaient point directement du Directoire de Dresde mais du baron de Hund. elles vont incessamment nous être expédiées. dont ces autres LL.251].-.-. Sorbier de Jaure.. \ de quelques Loges de l'Alsace et de Bourgogne. Polverel et consorts.-. sont constituées. le 6 Mai 1773. de Strasbourg.0 la s c ) l n c ' ' ' l^ province. reumes a'Allemagne. particulièrement mi la ' L-".-. et. a donné apparem' ITlRTlf. L. il lui annonce qu'il a été chargé par la G.\ de Dresden qui a arrêté de nous accorder des constitutions . le E. % t( coinine^G-. le F. Lumière et dans laquelle on lit : — Nous nous sommes adresses a la G. Ici commence entre les deux ateliers une discussion qui se termine par line rupture : La Française déclare qu'elle reconnaît le droit aux dissidents de s'adresser à une Grande Loge étrangère pour s& faire constituer par elle.-. Vén. M. Abandonnée à elle-même. marquis de Pouye.déclare qu'elle ne reconnaîtra jamais une loge constituée par une G. et qui forment u l ensemble un corps tout-a-fait séparé de celui de l'Allemagne. Roquelaure. 250. étrangère. 16].fr» nn-ilifo ^ Cl • " M " . [TL. prononce leur exclusion. qui a été reconnu depuis peu £. membre de la loge de Bergerac. Jicossais Monseigneur le duo Ferdinand do Brunswick. . et seigneur de l'Espinassat. L. comptez-nous toujours au nombre de vos enfants. Le 5 Août suivant.. de JOAmitié. est admis. par le Daron de Heinitz [eques a ruto armato\ Grand Trésorier du Directoire de Dresde. On y décide une loge générale avec la loge La Française.-. agréez notre établissement.-. et décide que les membres de la loge L'Amitié n assisteront plus aux tenues de la lotre Française TCHA. 252] : ' Nous avons vu que notre Maître Provincial (*). [CHA. le E. de Sorbier de Jaure. de Dresden (139) d'installer une nouvelle loge à laquelle il a ete accorde des Constitutions. et clwrgé ao répandre le nouvea . A T. L.-.'. annoncez-le aux loges de votre correspondance. La loge décline l'invitation et^par 1 organe de son Vénérable. Liéneau.-. aux travaux de la loge L'Amitié-. _ i i ^^ „ Su " ou «uk au A w s w n i e uos Jjij.'. datée du 5 xloût 1773 et adressée au F. P > 1 1 f'pf. et il invite IJ Amitié & l'assister dans cette ceremonie. le 9 Juin 1773.

de Weiler se dirige vers la France. du nouvel atelier qui prend le titre distinctif de VHarmonie (140). le F. (141) On voit que les provinces de Lyon et d'Auvergne. A cet effet. do l'Occitanie. Muni du rituel de l'Ordre. à Bordeaux. ont été confondues en une seule. et. 118]: — Ces directoires observaient religieusement le principe particulier de ne jamais abandonner ceux de leurs membres qui tombaient dans l'infortune. à Strasbourg. Grand-Maître provincial de la septième province. et qui.) et dont le duc d'Aumont accepte. les Directoires de l'Auvergne. délivre. d'être le Grand-Maître [AGJ. de la Septimanie et de la Bourgogne. méconnues des auteurs de leurs jours. il ne s'agit plus que d'y organiser les Directoires provinciaux établis par les statuts. nous lisons à leur sujet dans Y Etat du Grand Orient [ET. au F. — Vers 1808 le siège du Directoire de Bourgogne est transféré à Besançon. le 7 Août. 239 . des asiles pour les orphelins n'ayant ni fortune ni parens . .-. C'est donc au sein de quelques loges particulières. n'ayant plus que la nature pour mère. traduit en français par le professeur II. Ils avaient aussi fondé des hospices pour accueillir les vieillards infirmes . avec plein pouvoir de rétablir les directoires des provinces de la langue française. en 1774. que la maçonnerie réformée d'Allemagne pénètre en France . le baron de Fund. dont les sièges sont alors respectivement établis à Lyon. une bibliothèque immense pour l'éducation de la jeunesse et rendue publique à Mittau . le 27 Février 1774. Celui d'Occitanie n'a pats repris ses travaux après la liévolulion Française.1. et avec l'assontiraont des Directoires d'Auvergne et de Septimanie [A. Bernard. la province de Septimanie remplace dès lors celle do Lyon. dans d'autres lieux. semblent avoir acquis le droit immuable et sacré de réclamer tous les hommes pour frères. Ils fondent dès lors en France des loges symboliques.236 recherches çaise. procède. AA. en moins de trois mois. victimes des lois sociales. de Weiler {eques a spica aurea) une patente de Commissaire Général. établies pur les Statuts. sous le titre do Province d'Auvergne. 215]. 268. des secours assidus prodigués à ces fruits infortunés de la séduisante et trop impérieuse magie des sens . 349]. dans des royaumes entiers. à Lyon. à Montpellier et à Bordeaux. à ces créatures intéressantes. 17]. mais avec Lyon comme chef-lieu . le prince Cambacérès. Tels sont les traits éclatants du ré(1-iO) VHarmonie a été agrégée le 16 Janvier 1777 par le Grand Orient pour prendre rang du 24 Juin 1776 [TL. 217]. diton. à Imstallation. il ramène à leurs anciennes idées les provinces désignées [r. à Montpellier et à Strasbourg (141. Ainsi se trouvent définitivement constitués. par décret du Grand-Maître national.

3d Surveillant de la Chambre des Provinces. adjoint à cette commission les FF. et l'autorise à y adjoindre d'autres Commissaires. En conséquence. présentera au " Gr. de Lyon. Grand Orateur du Grand. A la séance du 10 Avril 1776. de La Chaussée. le F. Richard. observée par près de quatre cents loges du nord au midi do l ' E u r o p e . Celui-ci. en vertu des pouvoirs qui lui sont donnés. Cette proposition est référée à uue commission composée des FF.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 237 gime moral de la réforme de Dresde. Après quelques pourparlers. intéressés comme lui à se défendre contre l'invasion des autres rites [AGJ. " au nom des trois directoires " écossais séant à l'O/.-. le 5 Mai 1775. cidessus nommés.-. Orateur de la Chambre des Provinces. O. secrétaire de la Chambre des Provinces. forme une demande au Grand Orient "aux fins " d'union des dits Directoires et des établissemens par eux " constitués. Bacon de la Chevalerie. " recommandables par leurs qualités civiles et maçon" niques. se tourne bientôt vers ces directoires et cherche à s'en faire d'utiles alliés. s'il y a lieu. O. auxquels il adjoint le F. Le Grand Orient. nouvellement fondé. Savalette de Langes. AA. 207]. par voie d'agréga" tion " [Préambule du Traité. Ie1' Surveillant de la dite Chambre. et Guillotin. président de la Chambre d'Administration. " approuve le rapport qui lui est alors présenté par la commission.. accepte l'union proposée et confie aux FF. 216]. Orient.le soin de rédiger les articles du traité d'alliance. " pénétré des avantages qui doivent résulter pour " l'art royal de la réunion d'un grand nombre de maçons. marquis d'Arcambal. Orateur de la Chambre de Paris. le Grand Orient. Administrateur-Général.-. au dit G. Secrétaire de la Chambre d'Administration. de Bordeaux et de Stras" bourg ". le Grand Orient approuve le projet de traité qui lui est présenté et donne . ne trouvant alors aucun appui chez les maçons. " en sa 33e assemblée ". et Daubertin. au centre commun des maçons de France.*. il délègue la présidence de cette commission au duc de Luxembourg. O. Le Roy. 209]. de France. tant pour lui que pour chacun des " établissemens formés ou à former. " \Art. de France. il est convenu que " chaque directoire établi en Prance suivant le rite " de la maçonnerie réformée d'Allemagne.-. une demande de ré" union au sus-dit G. faisant fonctions de Secrétaire-Général en l'absence du marquis de Seigneley. AA.\ 1er du traité. Le 27 Décembre 1775.

Ce traité d'alliance est adopté et sanctionné dans une (142) " I l est permis do croire que les relations civiles qui existaient nécessai" rement entre les ducs d'Aumont et de Luxembourg. les FF. et par les FF. L'article V I I de ce traité reconnaît de plus à chacun de ces directoires et aux ateliers de leur juridiction le droit de se faire représenter par un député aux assemblées générales du Grand Orient (144)..238 RECHERCHES pleins pouvoirs à ses commissaires pour conclure (142). Daubertin.. et les directoires. ex-Président de la Chambre d'Administration et alors Grand Expert du Grand Orient de France. ne furent pas étrangères à " cette alliance.-. Bacon de la Chevalerie et le marquis de Chastellier du Mesnil. le traité est signé par le comte de Strogonoff. exOrateur de la Chambre de Paris et alors Orateur de la Chambre d'Administration et G. par eux-mêmes on par un Frère qu'ils auto" riseraient à cet effet et joint à ces pouvoirs un tableau de ses ateliers et de ses membres. pour le directoire d'Auvergne ( 16 Mai 1775). de Willermoz. . pour le directoire de Bourgogne (27 Novembre 1775).-. S a Valette de Langes. 2171. Tassin de L'Étang. tant comme commissaire que comme Chancelier du directoire d'Auvergne. le F. le marquis de Chastellier du Mesnil et Bacon de la Chevalerie pour les trois directoires. de Willermoz transmet ses pouvoirs au comte de Strogonoff. ainsi qu'une copie de ses Constitutions certifiée par ses principaux officiers. Ces commissaires sont: pour le directoire d'Occitanie (10 Avril 1775).-. D'antre part. Le 28 Mai 1775. Jouaust [AGJ. Enfin. commissaire adjoint (143). (14<n T ~ T? . . et de Willermoz. Chancelier du même directoire . Eacon de la Chevalerie. conservent le droit de constituer. le F. • • r i chard aux maçons des hauts grades le droit de se faire représenter aux assemblées annuelle» du Grand Orient.. le 13 Avril 1776. Le Boy.-. le comte de Strogonoff. marquis d'Arcambal. 1 „"VVr:ri. D'après ce traité le Grand Orient et les Directoires conservent respectivement et exclusivement l'admimstration de la discipline sur les loges de leur rite et de leur régime. associé (/ïocius) du directoire de Lyon. conjointement on sépa" rément. " dit le I?. mais avec l'obligation de soumettre au visa et à la confirmation du Grand Orient les constitutions qui émaneraient d'eux. chacun des Directoires donne à ses Commissaires " pleins et absolus pouvoirs de traiter de leur " agrégation au Grand Orient.

c est-à-dire d'admettre dans son association. tout on refusant cependant aux autorités maçonniques étrangères le droit d'en constituer. le 31 Mai suivant. lorsqu'ils ont posé parmi les treize principaux points des Doctrines antiques et imprescript ibles de V Ordre et de V Écossisme. D E . en effet. et. en particulier. les Directoires se présentaient avec un nombre do maçons d ' u n choix épuré. aux loges de son obédience. 124] . I N C O N T E S T A B L E M E N T E T S E U L E . C E L U I D ' E X C L U R E . des fêtes et des festins maçonniques. on y lit en effet : Cg traite semblait intéresser la gloire du Grand Orient en sens contraires. D ' u n e part. pour donner plus d'aliment et d'extension aux actes de bienfaisance et de vertu. D A N S T O U T E L ' É T E N D U E D E SA D O M I N A T I O N . D ' a u t r e part. Toute tentative dont le but serait de contraindre un maçon. ^ 5o. où qu'elle siege. confédérés en 1834. — Ce principe a été admis d'ailleurs par les Suprêmes Conseils du Mite Ecossais. 0 .SITU L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 239 assemblée extraordinaire du Grand Orient. Pour notre part. Vaction de la Puissance. un principe contraire . soumis à la juridiction de cette Puissance. quelle que soit l'autorité maçonnique qui prétend à la juridiction julièrea le . nous professons une opinion qni se rapproche rm peu de celle émise tout d'abord par le Grand Orient de France dans la circulaire citée. Le G. 8o. les points suivants qui résument les vrais principes à appliquer aux questions de juridiction territoriale : 3o. a seul le droit de constituer. duement reconnue et investie de la plénitude du pouvoir dogmatique d'uN K I T E . Toute Puissance maçonnique régulièrement et légalement constituée. L E D R O I T D E C O N S T I T U E R E T R E G I R L E S A T E L I E R S D E CE R I T E . ainsi contraint. pour que le G. par voie de persécution ou de violence. ayant a cette opoque le sentiment de sa propre faiblesse émet humblement cette théorie. P O U R U N E C I R CONSCRIPTION T E R R I T O R I A L E Q U E L C O N Q U E . JO. — Lo 17 Novembre 1781. dont les principes réformateurs portaient extérieurement sur la somptuosité des décorations. . A notre avis. . 0 . pour exposer les motifs qui l'ont décidé à accepter ce traité d'union [B. * — pays étrangers soumis a une puissance maçonnique qui n'est pas en relations fraternelles avec lui.. pourvu qu elle soit compétente. soit dogmatique soit administrative d'un Rite. le régime de ces Directoires était en opposition avec les lois nationales do la maçonnerie.. — Le Grand Orient. de leur côté. Chaque puissance maçonnigue gouverne par ses Statuts Généraux les Ateliers D E SON K I T E situés dans les limites de sa juridiction territoriale. en France et dans les possessions françaises. Mais il y a loin de ce droit à celui d'empêcher qu^m corps ou im individu quelconque puisse former des établissements maçonniques en France (145) . sur laquelle il ne tarde pas à revenir dès qu'il se sont mieux assis. 7o. il pose. DT. " de reconnaître un fait contraire à ces principes. eût ce dernier (l-l'j) Ln Cruud Ovieiit. i 2o. à quitter le rite auquel il est attaché. D A N S L E S C O N T R É E S OÙ I L N ' E X I S T E A U C U N E A U T B E P U I S S A N C E R É G U L I È R E DU M Ê M E R I T E . ne peut légalement s'étendre que sur les maçons de ce même rite. qui prononcent l'irrégularité contre toutes les loges constituées en France par d'autres (pic par le Grand Orient. le 18 Octobre 1776. c'est le droit du maçon de choisir le rite auquel il veut travailler." croit devoir s'en expliquer dans la circulaire qu'il adresse. Chaque rite est indépendant de tous les autres. A. sur cette question de juridiction territoriale. M A I S CE D R O I T N E P E U T J A M A I S D O N N E R A CETTE P U I S S A N C E . ou établis par elle ou avec son consentement. 59. . . Jouaust. est déclarée contraire à l'esprit et aux lois générales de la Maçonnerie. G7. dit le IV. ngère.

0 . SOIT DES LOGES. avait communiqué au Grand Orient certains renseignemens qu'elle avait reçus à ce sujet de Londres et Berlin . ce n'était pas entreprendre sur son empire. alarmée de l'avenir réservé à la maçonnerie pratiquée en France. capable d'empêcher l'effet de toute constitution. . 66]. Le 22 Décembre 1778. à Jersey. I l n ' a ni le pouvoir d empêcher des étrangers ou des regnicoles do délivrer des constitutions dans l'intérieur de la France. M Ê M E D ' U N O R I E N T É T R A N G E R . " ce qui détruit l'égalité qui constitue la maçonnerie " [b. D ' A C C O R D E R A U X MAÇONS Q U I L E S O L L I C I T E N T D ' E L L E D A N S LES FORMES PRESCRITES.. No. c'est de méconnaître les constituants et les constitues. du rite de la maçonnerie française . ni celui d'empêcher des Français de recevoir ces constitutions : tout ce qu'il peut faire. qui u'émaucrait pas de lui. suivant elle.-. le 3 Décembre 18G3. le Grand Orient ayant laissé ces lettres DÉFENDRE on D ' E M P Ê C H E R U X E P U I S S A N C E D ' U N A U T R E "RITE. manifesté ses craintes. SOIT M E M E U N E P U I S S A N C E D E CE R I T E . malgie ces liumbles explications. ainsi. et il n'a ni cette autorité ni cette force coactive. il lui faudrait l'autorité nécessaire pour se faire forcement reconnaître par toute la F r a n c e . " tandis que les loges du rite de Prance ne peuvent pro" noncer sur les contestations qui naissent de leur régime.1a loge L'Égalité de Rennes. ainsi. . il lui faudrait une force coactive. ne peut qu'être troublée par l'établissement des directoires écossais. la Grande Loge Provinciale de Lyon.. le 30 Mars 1877. 169. etc. de France des constitutions de loges et que celui-ci a constitué. et à Maurice.. dont l'harmonie. Oons. Sou empire n'existe que dans la volonté do ceux qui veulent lui appartenir. et ne dure qu'autant que dure cette volonté. en réclame l'annulation " parce que le Grand Orient " n'était pas autorisé à le conclure.'. 245. Telles sont les bases sur lesquelles le Grand Orient lui-Blême les borues de sa puissance . que les maçons écossais de Jersey et de l'île Maurice ont demandé an Sujij. incontestablement rationnels. avait. la loge les Amis de Avenir. ce traité soulève de nombreuses protestations. et.. DANS L ' É T E N D U E DE LA MÊME CIRCONSCRIPTION T E R R I T O R I A L E . LES CHARTES NECESSAIRES POUR ÉTABLIR RÉGULIÈREMENT SOIT D E S C H A P I T R E S . dans huit planches adressées au Grand Orient dans l'espace de dix huit mois. I l n'avait donc pu empêcher l'établissement des directoires il n'avait pas le pouvoir de les dissoudre. ( : os directoires n aflectaient pas le droit d'établir des L L . ils ne s'attribuaient que le droit de former des établissements du lito de la r é f o r m e : ce rite est étranger au Gr. parce que^ la " plupart des membres des directoires écossais n'étaient " que des transfuges du rite français et parce que les di" rectoires écossais deviennent juges du rite français.240 RECHERCHES droit. ISAhiitié. De son côté. No. niais. . il ne pouvait pas être question de leur reconnaître ce droit . — C'est en s'étayant de ces principes. à l'appui de ses doléances.

Grands Surveillants. E. — rend. J s oppose a la retraite du député. dans tout son contenu. sous 81 jours.S U R L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 24 i sans réponse.\ Bacon de la Chevalerie. et. Bacon de la Chevalerie. Bacon do la Chevalerie et tendant à le couvrir d'opprobre. se livre sans ménagement à l'excès de sa sensibilité. " mémoire lu par son député dans l'assemblée du Grand 11 . " oubliant toute espèce de convenan" ces. contrarié dans une de ses décisions les plus solennelles l®8 pins importantes " prend le parti de soumettre . Le duc de Chartres — assisté des FF. elle ne ' rétracte son arrêté.-. se saisit violem'• ment du mémoire." et ordonne au Grand Orient "de suspendre " toute correspondance avec la loge Provinciale de Lyon ^ et de la rayer même du tableau si. l< abbe J ardin. et en rend le '• T. froissée " de " cette espèce de mépris.. marquis d'Arcambal. qui remplit à cette séance les fonctions de Grand Surveillant.". ne désavoue.-. la Grande Loge Provinciale. le 1er Avril 1778. donna lecture d'un mémoire virulent dirige contre le ÏV. Grand Secrétaire d'Honneur. . au moment où il va se retirer en l'emportant. et il s'en était suivi une discussion qui^ avait occupé plusieurs séances. depute de la Grande Loge Provinciale et Officier adjoint du Grand Orient. sur son nouveau refus. en présence d'un Grand Officier de l'Ordre outragé au nom et par le député d'une Grande Loge Provinciale. le somme d'obéir au " dépôt exigé. 1 affaire au jugement du Grand-Maître (9 Janvier 1778). le porte sur l'autel. associé (iocius) du Directoire d'Auvergne. alors.-. Grand Conservateur (le marquis d'Arcam" bal) responsable corps pour corps. avait pris contre les Directoires " écossais des arrêtés qui contrariaient diamétralement " les opérations du Grand Orient " et venaient à l'encontre du traite d'alliance. pendant 81 mois le F. Les choses en otaient la lorsque. communiqué au Grand Orient à sa séance du 15 Mai 177S. Elle avait été pour ce fait dénoncée au Grand Orient par le P. par lequel il suspend " de toutes ma '{' Çonniques générales ou particulières. comtes de Saisseval et de Strogonoff.-. " Dans une circonstance aussi délicate. à une séance subséquente. le Grand Orient. le F. et alors Grand Orateur du Grand Orient. et Savalette de Langes. Sommé de faire le dépôt de son mémoire. F. l'abbé Jardin s'y refuse. l'abbé Jardin. comte de Noé. rela" tives au Grand Orient de France. marquis de Saisseval. un jugement. Grand Conservateur. son représentant. comte d'Ossnn.

le jugement c u Grand-Maître est moins sévère : Considérant. était cependant condamnable de s être trop livré en ce moment critique à la juste indignation dont il ctait et devait être pénétré . nous en rapportons entièrement à sa prudence et a^son zele.242 RECHERCHES " Orient de France. — qui frappe la Grande Loge 'Provinciale de Lyon. de l'avis des Grands Officiers et des Officiers d'Honneur de l'Ordre (les El" . pour la reparation ofterte pai lui. et. surtout à un Frère auquel la maçonnerie française avait t a n t d'obligations de toute n atu re. A la suite de ce jugement. marquis de Saisseyal. blessé publiquement dans tout ce qui peut exalter et faire sortir de t o u t e s born es. le Grand-Maître lait brûler en sa preseiice3 et devant les Grands Officiers d Honneur. qu'aussitôt réintégrée. et toutes les pièces jointes et produites " par elle.. Bacon de la Chevalerie. l'aveu de l'emportement extreme auquel il s'était livré dans cette circonstance et avait ottert de faire le même aveu dans la plus prochaine assemlnce du Grand Orient de France.. Enfin.—la loge Les Deux Reunies du même Orient. tontes les pièces du procès et invite le Grand Orient à suivre cet exemple pour tout ce qui pourrait en subsister dans son secrétariat et dans ses archives. et lui promettre. et. mais que l'aveu q u ' a faisait de sa toute et l a réparation qu'il en offrait devaient plus que suffire pour la taire •pardonner. d'y joindre l'expression sincere de ses regrets et des excuses fraternelles. Le Grand-Maître. pour reparation du scandale par lui causé. le suspendons pour neuf jours de toutes fonctions maçonniques. de remettre a la caisse des pauvres une somme de 81 livres. . par une deiibeet ration particulière. . persuadé qu'il ne peut avoir de juge plus exact et plus severe que son propre cœur. en présence de tous les Officiers d'Honneur.. à reconnaître et exécuter en son en" tier le traité fait avec les Directoires Ecossais.-. pour anéantir toutes les traces de cette affligeante^ aifaire^ont il est de la plus grande importance d'éteindre a jamais le souvenir. Grand Orateur. ^ une âme honnête et sensible. marquis d'Arcambal. la Grande Loge Provinciale s empressera de rapporter tous ceux de ses arrêtés qui concern e n t les Directoires. le 20 Mai 1779j pour lui demander d'annuler la partie de sa décision qui concerne la Grande Loge Provinciale. A l'égard du ï1.-. que le F.". — qui avait fait au Grand-Maître. et ne consent formellement. mais auquel elle ne se soumet pas dans le délai fixé de 81 jours. s'adresse au Grand-Maître.. duc de Luxembourg. comte de Strogonoff et Bacon de la Chevalerie).

celui-ci l'accueille favorablement. " lorset que le Directoire de Septimanie présentera sa demande " en forme. et. prononce le rapport du jugement précité. il fit preuve d'un talent cultivé et d'un caractère désintéressé. 06).0 8 ^ •'• 0Ule l e l c l u l a r e F i 8 C 1S04. le 14 Juin 1811. et sur les conclusions favorables du E. 206. rappelant le commencement de I incident. voir Etat du Grand 1 9 7 ^ 2 0 0 0 t i 0 1 . le Grand Orient décide. (147) Pour tout ce qui a trait à l'incident ci-dessus relaté. d'annuler tous les arrêtés pris par elle contre les Directoires Écossais. Le Grand Orient enregistre et confirme cette décision et fixe à 45 jours le délai dans lequel la Grande Loge Provinciale devra remplir rengagement. il invite le Grand Orient à répondre plus exactement a 1 avenir aux planches qui lui sont adressées par les loges de sa correspondance. à la condition toutefois t: que les règlemens du Gv.-. de Erance.Still L E E I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 243 droit à cette requête. littérateur français. ainsi que tous autres règle" mens qui doivent concourir à faire naître l'union et '• l'harmonie entre les bonnes loges répandues sur la sur" face du globe " (147). a lunanimité. 165 . 68 et 72. Sur la proposition du E. . 58 . pages 382 à 400 et pages . ce directoire adhère à son tour à ce traité d'alliance qui. 214 et 216 . que. par les députés de la Loge Les Deux lléunies. un extrait de sa délibération . " O. 117 et 118]. En conséquence.-. et. b. le 6 Mars 1781. Léman de la Barre et Ducliâteau. par suite. k a . subit quelques légères modifications [kb. Desveux. né le 9 Décembre 1737 a 1 a n s où il est mort le 4 Avril 1805. en sa 81e assemblée du I e ' Juin 1779. 119 et 147 . Salivet(146).-. la réintégration de l'abbé Jardin. par un arrêté du 8 Juillet 1779. i 13. faisant les fonctions d Orateur. il adresse au Grand-Maître. le 6 Juin 1779. qu'il sollicitera l'indulgence du GrandMaître ^ et le priera d'abroger la partie de son décret du I I ' Avril 1778 qui reste encore en vigueur. Grand Orateur. —les EE. communiquée au Grand Orient. a. en sa 89e assemblée du 19 Novembre 1779. — relève la Grande Loge Provinciale de la peine prononcée contre elle. Avocat au Parlement. ( W ) SALITET (Louis Georges Isaac). le Grand Orient décide en même temps. bd.-. puis. a a .concernant les Directoires Écossais soient " observés scrupuleusement. il sera admis à profiter des mêmes conditions " accordées aux autres Directoires Écossais ". A cet effet. pris en son nom. et. Peyrilhe. 116. A la suite de ces divers incidens. No. E n 17S7 il f u t Orateur d e l à Chambre dos Provinces (voir précédemment page 164. par décision en date du 25 Mai 1779.

de Mazade a été pendant deux ans (ireffier de la Juridiction Koyale a l'île do F r a n c o . de Mazade.T.• Quant aux Directoires d'Auvergne et de beptimame (150). 1 9 1 ] . que ce même document nous présente comme étant alors en sommeil. 216 à 220] et les calendriers du Grand Orient pour 1805. 266. clans tous ces pourparlers.-. avant le mois de Mars de ces années). Sa proposition est reieree a u n comité qui. a. pour dos raisons que nous n'avons pu découvrir. on le sait. 122] . car nous trouvons ailleurs. à l'unanimité. 253]. 1er Août 1785. . en consequence. revêtu des plus hauts grades du rcnime de Dresde. nous trouvons à son sujet dans la Taile générale alphahetiqucet analytique pour servir aux recherches à faire au greffe de la Cour Supreme de l lie Maurice.244 RECHERCHES Les Directoires Écossais ont fonde en Prance et dans les colonies de nombreux ateliers (148). ' . engage la loge Triple Espérance. — Administration pour le Roi de France. ne mentionnent que le F . CLN. se faire affilier aux Directoires Ecossais. 34/. — elle n'avait alors aucune connaissance du traité d'alliance conclu en 1776 entre les Directoires et lo Grand Orient. avait. (150) he Directoire d'Occitanie semble n'avoir jamais repris ses travaux depuis leur suspension au début de la Révolution Française. 16. . dans un document émanant du Grand Orient de France [CLD. sur une des esquisses de l'époque. de Mr T . que ce chapitre a été constitué au commencement de 1820 par le Grand Collège des Rites et non pas par le Directoire de Bourgogne. . . Enreg. 239 et 242 . [Voir la notice ciue nous avons publiée dans le Cernéen du 15 Janvier 1880]. do Port-Louis. " — Sa nomination à la place de Greffier do la Juridiction Eoyale. demandé à no pas être désigné . yoir precedeinment No 214. o49 . 1809 et 1820 (publiés. AA. " Enxe". . 13 Juin 1783. _ Cette assertion du F. (148) Le 13 Août 1785. il f u t plus tard envoyé à la Convention Nationale par le département de la Haute Garonne et réélu en 1797 au Conseil des Anciens. No. La Constante Amitié. 252. " constitué par le Directoire de Bourgogne " dépend encore aujourd'hui du Grand Orient de France .'. .-. la Xioge. — Congé à lui accordé pour se rendre " en France. (Maurice. le 19 la déclare " avantageuse " . r. . 243. 643 du Eeg. _ ^ (149 ) Pour les loges Sincère Jlmitié et Parfaite Union. le Î V . 17 _ — Do retour en France. en Mars et Mai 1809 et en Juin 1811 [A. les planches. 7 Juin 1782. Le F. No 769 du Eeg. elle a été constituée par lo Grand Crient le 1er Février 1813 et ne s'est réunie aux deux autres qu'après le loiMars 1820 [CLD. quant à la L. CLD. 269 . . de Besancon [AG. la mention suivante : — MAZADE " DE PEUOEIN (Julien Bernard Dorothée). 339.-.Jouaust ne doit cependant ctre acceptée cpi'avec une certaine reserve. de M . île de France (au]ourd hui Maurice). de Mazade. 1853). Le F. c'est le chapitre attaché à la loge Sincère dinitié^ Parfaite Union et Constante jLtnitié réunies (149). . de l'O. .-. étant alors au moment de partir pour France. car ce n'est que le 19 Janvier 1736 qu'il f u t communiqué à la Loge et que lecture en f u t faite à l'Atelier. 273 et 243]. . la rejette et passe à l'ordre du jour . à sa tenue du 1er Septembre 1 / bo. Bonnefoy. Thory nous les montre encore en activité par instants.'. mais un oubli du secrétaire nous a permis de découvrir le nom de ce F. mais. . page 149 . 5 du même mois. Suivant le l1 Jouanst le dernier de ces ateliers. les classent parmi les ateliers en sommeil TCAL.

Les principaux statuts étaient de ne craindre que Dieu. conseiller de guerre. dans les mystères desquels ils trouvaient des indices de Franc-maçonnerie. d'être discret et d'exercer une tolérance 'générale envers toutes les sectes maçonniques. sans prétention à la domination. composée de maçons instruits et honorables. L e u r commerce était modeste et noble.SUR L E B I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 245 LES ET LEUR ARCHITECTES AEMCAINS DE FRANCE CHAPITRE PROVINCIAL En mémoire de la paix cl Hubertsbourg. ils s'occupaient des hiéroglyphes. 343]. cordons. L e s frères zélés qui tombaient dans u n e position fâcheuse recevaient de forts secours. Ragon parle en ces termes des Architectes Africains 239 à 242] : I l s se nommaient Las Africains parce que leurs études commençaient avec l'histoire des Égyptiens. avait été organisée en Prusse. de chapitres provinciaux. Ils ont publié en Allemagne beaucoup de documents importants sur la Franc-. surtout de ceux relatifs à la Franc-maçonnerie qu'ils cherchaient à bien connaître. une société cl Amis des Sciences et des Arts.' 1 0 .. bijoux. [ra. héritier présomptif. élever en Silésie. en ] 768. tabliers.. L e u r s occupations secondaires étaient les sciences. Les loges bleues conféraient les trois gracies symbo- . D a n s leurs assemblées ils lisaient des traités et ise communiquaient les résultats de leurs recherches.. d'après les suggestions et avec l'agrément du roi (Frédéric II). la décence y régnait et l'on y prononçait des discours instructifs et scientifiques. d'une bibliothèque choisie et d ' u n riche mobilier le tout d ' u n e élégance digne de l ' O r d r e et du roi. leurs banquets étaient simples. 95 ' M c ' 2 5 ' A ' 2 9 5 > CICA.maçonnerie. Le Prince Frédéric Guillaume de Prusse. L'Ordre se composait d'un Grand Chapitre Général séant à Berlin. Cet ordre.. l 15:c. de respecter le roi. de loges écossaises et de loges bleues. Les réceptions se faisaient sans aucune rétribution. I l s ne faisaient a u c u n cas des décorations. 3 . par son architecte Meil u n bâtiment spécialement destiné au G r a n d Chapitre et le dota d ' u n fonds suffisant. Koppen. qui mettait nn à la Guerre^ de Sept ans (15 Février 1763). etc. L e roi leur donna des privilèges et fit. vers 1767.-. prospérait en silence et en toute liberté. qui était alors Grand-Maître Substitut. en fut plut tard GrandMaître Général. par le P. surtout l'histoire et les antiquités dont ils jugeaient les recherches indispensables. sans j a m a i s s'affilier à aucune. sons le titre d Ordre des Ardutectes Africains Tmiv .

Elles ne pouvaient se composer de plus de 21 membres et devaient célébrer solennellement. et de douze Chevaliers. professer la religion dominante du pays (151). peu après la formation des loges du régime de la Stricte Ob(151) E n France. ils devaient être âgés d'au moins 30 ans. aussi appelées commanderies ou maisons. . ils devaient. les Chevaliers étaient choisis dans l'Orient où se tenait le chapitre et après un noviciat d'un an . socius ou allié . dans lesquelles on pouvait s'occuper de toutes les sciences. ou cm moins ne fépiKjuev à ses dorjmes fow'dciwentaux " [ C H A . titulaires des divers offices. dont les Commandeurs et les Chevaliers pouvaient seuls être titulaires et maîtres perpétuels. et une seule loge écossaise. la fête de Saint-Louis (25 Août) et le jour anniversaire de leur érection. En dehors des tenues maçonniques. un prix analogue devait être aussi décerné par les chapitres provinciaux. Chaque chapitre provincial se composait de neuf Commandeurs.—ensemble vingt-un membres.246 RECHERCHES liques et devaient célébrer les deux fêtes des saints JeanBaptiste et Jean-l'Évangélisto [24 Juin et 27 Décembre]. Les Chevaliers succédaient aux Commandeurs en cas de mort et par ancienneté de rang . Les loges écossaises conféraient quatre grades : Armic/er ou écuyer . celle de la veille de la Saint-André était ouverte à un certain nombre d'invités. " professer la religion catholique. L'Ordre des Architectes Africains fait des prosélytes en Erance et y constitue des Ateliers à la fin de 1773. la fête de Saint-André (30 novembre). ces réunions avaient pour titres Académies des Sciences et des Beaux Arts et pour devise Lux ex Tenebris . apostolique et romaine. n'être soumis à aucun autre Ordre religieux ou militaire. GrandMaître Général de l'Ordre (35 Septembre). Un chapitre provincial ne pouvait constituer dans son district que vingt-une loges symboliques. l'anniversaire du prince Frédéric Guillaume de Prusse. d'après les statuts du Chapitre dont nous allons parler. à l'exception de la théologie et de la métaphysique . chaque année. pas (152) Chaque année le Grand Chapitre décernait nne médaille d'or de 50 ducats à titre de prix pour le meilleur mémoire sur l'histoire de la maçonnerie . les Architectes Africains devaient avoir des tenues académiques. jouir de leur liberté. 346]. miles ou garde et egues ou chevalier. elles devaient se tenir toujours la veille ou le lendemain de la célébration des quatre fêtes de la loge écossaise . On y donnait lecture de l'ouvrage couronné dans une assemblée tenue précédemment à huis clos (152).

en tant qu'elles promettront de suivre le rituel de l'Ordre. des lettres patentes en qualité de Maître. line loge bleue. c'est à Bordeaux. demande à laquelle la Mère-Loge n'acquiesça point pour éviter tout sujet de discorde entre UAmitié et la Grande Loge de France [Voir ET. dans toute l'étendue du Royaume de Prance. 2. E n Chapitre Provincial de France de l'Ordre Royal du Silence des Architectes surnommés Africains. dédiée à Saint-Jean de Jérusalem. le Grand-Maître Provincial d'Allemagne. la loge IJHarmonie avait été installée. Le 9 Juin 1781. le Grand Inspecteur Provincial. sous le titre de Frédéric à VEtoile des Sages. (1^3) T1 est curieux d'opposer à la loge V Amitié.-. Kuhn. pour former. à l'occasion de son attitude en cette circonstance. sous les auspices et la protection du Grand Maître Général de l'Ordre. Jean Frédéric Kuhn. comme nous l'avons dit. de Bordeaux: 1. ^ les Commandeurs et les Chevaliers du Chapitre Général de Berlin délivrent encore au P. ils autorisent également le Chapitre Provincial de France à constituer. dont ils établissent le siège à Bordeaux . •. le Chapitre Provincial de Bordeaux adresse au Grand Orient. assisté des membres du chapitre. chef et fondateur d'une loge d'Amis des Sciences et des Arts. Une loge écossaise. il est donc successivement créé à l'O. un traité . "jour de l'Ascension de 1 année 430 ". que le nouveau système allemand est introduit pour la première fois. sous le titre de VÉtoile flamboyante aux trois lys. la démarche qu'elle avait faite en 1766 près de la Mere-Loge Écossaise de Marseille pour obtenir d'elle des constitutions de grades écossais. le jour de Noël de 1 année 1773 (25 Décembre 1773). chef du Grand Chapitre Général et Provincial des Loges Africaines établi à Berlin auprès de la loge du Silence. le 28 Mai 1778. . et l'autorisent à recevoir dans leur Ordre Royal huit Commandeurs. de Bordeaux. en dépit de l'opposition de la loge L'Amitié (153). en double expédition. avec l'agrément. En effet. à Bordeaux. selon les anciennes règles.SUH L E R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 247 servance . dédiée à Saint-André d'Ecosse. 38]. lui délivre. 3. des pouvoirs comme Grand-Maître Provincial de l'Ordre en Prance. Cinq ans après. le Prince Prédéric Guillaume de Prusse. où. sur la demande du P. Aux termes des lettres patentes délivrées au P. Kuhn.-.-. page 235. des loges symboliques de Francs et Acceptés Maçons et des loges écossaises. le 7 Août 1773. conjointement avec lui le Chapitre Provincial de France. sous le titre de VÉtoile Flamboyante aux trois lys.

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RECHERCHES

d'union par lequel il déclare, dans les termes suivants, reconnaître l'autorité de cette puissance maçonnique ;
L e Chapitre provincial de France des Architectes surnommés Africains et les établissements qu'il pourra former par la suite, quoique reconnaissant pour supérieurs et chefs S. A. R . F r é d é r i c Gluillaume, prince héréditaire de Prusse, et le Chapitre Général d'Allemagne, q u a n t a u rite et au régime intérieur, reconnaîtront néanmoins pour supérieurs et chefs en F r a n c e , quant à la Maçonnerie Symbolique, S . A . Sér. Louis Philippe d'Orléans, duo de Chartres et les Officiers d u Grand Orient, ou tels Frères qui pourraient leur succéder en cette qualité.

" Nous ignorons," dit le P.-. de Loucelles, à qui nous empruntons la presque totalité de cet historique [CHA, 347], "l'accueil qui fut fait au traité d'union envoyé de " Bordeaux ; la copie que nous possédons est revêtue des " signatures des neuf Commandeurs (154), mais on n'y " trouve pas celles des Officiers du Grand Orient. Nous " devons en conclure qu il ne fut pas fait droit aux prétentions " de ces hauts dignitaires et que le refus du pouvoir dogmatique " ruina les projets d'avenir du Chapitre Provincial, car, à "partir de cette époque, on ne trouve plus trace de son " existence. " Nous ne partageons pas cette opinion du P. - . de Loucelles et nous pensons, au contraire, que le traité d'union fut accepté dans les termes posés, car le Grand Orient accorda, le 17 Octobre 1782, des constitutions à la loge LÉtoile Flamboyante aux trois lys, en fixant son rang au 19 Mai 1781 [TL, 16]. Qu'est devenu le Chapitre Provincial ? Nous n'en savons rien ; il est à supposer qu'il cessa d'exister de France à l'époque à laquelle disparut le Chapitre Général d'Allemagne (155), c'est-à-dire à la fin de 1786, peu après la mort de Prédéric II.
LE CONVENT DES GAULES ET L'ORDRE DES CHEVALIERS

BIENFAISANTS DE

LA CITÉ SAINTE

La loge des Chevaliers Bienfaisants, de Lyon, avait acquis, nous l'avons vu, une certaine prépondérance sur les loges du régime de la Stricte Observance de France et
(154) Les E i V . Kuhn ; du Devèze, religieux canne déchaussé ; Memvièle ; Hecwelcke; Roques; d'Astugue; L e B r e t h o n ; Lahari et D'Uisabeau. (155) L'auteur de l'ouvrage Der entdecte Orden der Afrikanischen Bauherren, publié à Berlin en 1806, prétend que tous les chapitres de cet Ordre sont détruits excepté celui de Berlin, d'où il résulterait qu'il existait encore en Prusse, en 1806, un chapitre des Architectes Africains [A, 295] ,

SUR L E K I T E ÉOOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ

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d'Allemagne qui s'étaient ralliées comme elle au Martimsme, et celles-ci en étaient même arrivées à la considérer comme la Mère-Loge de leur association. Cette situation 1 amena naturellement à concevoir le désir de faire prévaloir le système des Martinistes sur celui des Templiers ; résolue en même temps de placer à la tête de sa réforme le duc Ferdinand de Brunswick, qui, déjà, en Allemagne, était Grand-Maître Général de la Stricte Observance depuis 1772, elle provoque, en 1778, le Directoire d Auvergne, séant a Lyon, a convoquer un convent, ou assemblée générale des maçons du régime,afin de réformer la franc-maçonnerie, d eclaircir les points obscurs de la doctrine et de corriger les rituels en vigueur, et, à cet eftet, une commission est nommée, le 12 Août 1778 pour préparer les travaux de l'Assemblée. Le Convent des Gaules — c'est le nom qu'il porte dans l'histoire — s'ouvre à Lyon, le 25 Novembre 1778, sous la présidence du F.-, de Willermoz, riche négociant yonnais, homme d esprit et de savoir. Les directoires écossais de Suisse et d'Allemagne prennent part à ses travaux, qui durent jusqu'au 27 Décembre de la même année [CL, 194, 195; A, 199, 136; AGJ, 190]. De tous les sujets qui doivent y être traités, un seul est abordé. Ou se borne à corriger les rituels et l'on en retranche la fable templière, — du moins ostensiblement, car on prétend que cette suppression n'a été que simulée en vue d'obéir aux injonctions de la police, ce dont, cependant, on ne trouve la preuve nulle part; il esi même plus probable que l'abjuration fut réelle et que le Couvent se laissa influencer par une tendance qui se manifestait alors dans beaucoup de loges et particulièrement dans celle de la Parfaite Union, de Rennes (156), avec laquelle le martinisme entretenait une correspondance suivie et qui avait abandonné, pour son régime des Mus de la Vérité, tous les grades templiers et tout ce qui tenait à la magie, à l'alchimie et à la cabale FCL L 194,195]. ' Les nom- eaux lituels sont adoptes par un certain nombre de loges, en France et en Allemagne, et ces dissidents de la Stricte Observance donnent à leur nouveau régime le nom de la loge de Lyon qui a provoqué la
(156) Cette loge, composée d'hommes de mérite, avait fondé, vers 1776 un wq terne maçonnique appelé le Rite des Elm de la Vérité, dont le'principal auteur ét'iit dit-on, le P.-. de Mangourit [mo, 467]. curetait,

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RECHERCHES

réunion du Convent ; néanmoins le système des C'JrevnHers Bienfaisants n'est encore qu'à l'état embryonnaire et ce n'est que quatre ans après, ainsi que nous allons le voir, qu'il étend plus solidement ses racines. Considérant que le Couvent des Gmdcs n'avait pas épuisé son programme et qu'il laissait toujours pendante la question d'une réforme générale de la maçonnerie que beaucoup de bons esprits demandaient sincèrement, le duc Ferdinand de Brunswick convoque un nouveau Convent à Wilhelmsbad, près de Hanau. La convocation, lancée au mois de Septembre 17S0, en indique ainsi le but : rechercher l'essence de la franc-maçonnerie, étudier sa position vis-à-vis de l'Ordre des Templiers et des chefs secrets ou inconnus de la Stricte Observance, et en opérer la réforme [e, 393]. Le Convent s'assemble le 16 Juillet 1782, sous la présidence de son promoteur, le duc Ferdinand ; la haute et la basse Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Russie et la France y envoient leurs députés ; le F. - , de Willerraoz y représente les loges martinistes et le baron de Knigge les Illuminés. Environ trente séances sont consacrées à l'étude des questions proposées. On y déclare que les maçons ne sont point, comme on l'a dit, les successeurs des Templiers, et, après de longues discussions, on se prononce en faveur du système, adopté en France, des Chevaliers Bienfaisants de Lyon [E, 394]. On crée donc un rite nouveau sous le nom d'Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte et le duc Ferdinand de Brunswick est nommé Grand-Maître Général du rite rectifié. Comme on le voit, le martinisme, qui avait sourdement provoqué ce Couvent, y exerce une grande influence ; ses doctrines dominent dans les nouveaux rituels et le nom même de sa loge-mère figure dans le titre du nouvel Ordre. Aussi ses loges adoptent-elles sans exception le régime rectifié qu'elles substituent dès lors à la maçonnerie de Martinez Paschalis et de son disciple Saint-Martin. Mais, s'il se répand sans peine en France, où les Directoires Écossais l'adoptent, en Suisse et en Italie, il n'obtient en Allemagne qu'un médiocre succès et y tombe de lui-même au bout de quelques années [CL, 194, 195]. Les grades de ce régime, au nombre de cinq, sont, outre les trois grades symboliques, le Maître Ecossais et le Chevalier delà Cité Sainte vw de la Bienfaisance; ce dernier

SUR L E I l I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É

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se snlxlivise lui-même oa trois points : le novice, le profes et le chevalier.
.LES ILLUMINÉS THÉOSOPHES

Itipris des doctrines de Swedenborg, un chirurgien français du nom de Benedict Chastanier, Vénérable, en 1766, de la loge Somite de ta Parfaite Union, de Paris, et membre de la Grande Lotje de France, fonde, sous le nom & Illuminas Iheosoph.es, une secte nouvelle, dont le but est de propager les doctrines de la Nouvelle Jérusalem par la traduction et la publication des œuvres tliéologiques du maître^ et pour laquelle, un des premiers, il emprunte 1 organisation maçonnique ; les degrés d'instruction établis par lui sont au nombre de six, savoir ! l'apprenti theosopbe, le compagnon tbéosopbe, le maître tbéosopbe, l'Ecossais sublime ou le Théosopbe illuminé de la Jérusalem celeste, le Frère bleu et le Frère rouge. Le nouveau rite n obtenant pas a Paris la vogue que son fondateur espérait pour lui, Chastanier le transporte, en 1767, à Londres où il deyient bientôt populaire. Plus tard, enl783, le marquis de ihomé, voulant dégager la doctrine swedenborgienne de ce qu on y avait mêlé d'étranger, institue à Paris le rite de Swedenborg proprement dit [CL, 169 ; MC 117 ; KC, 110 ; EA, 152, AA, 301].

LA M E R E - L O G E ÉCOSSAISE

DU COMTAT V E N A I S S I N

En 1766, la Mere-Loye Ecossaise de Marseille fonde, à Avignon, la loge Saint-Jean d'Ecosse de la Vertu persécutée [RB, 142 et 164 ; RD, 601 ; ET, 24, 25, 31 et 42] qui prend plus tard le titre de Mere-Loge Ecossaise du Corntat Venaissin (157).
(157) C'est a tort quo cette fondation est attribuée par quelques auteurs à Pernetti et "" — — • t. ' •" • • [HA,

eu qui est d'accord avec l'extrait suivant du Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département du Vattehue par B A I U A Y E L (Carpentras, 1841) ;
" P E R N E T T I (Antoine Joseph), né à Roanne (Loire), en 1716, mort à Valence (Dauphiné) en 1801, se fit bénédictin, puis se défroqua (1765), devint conservateur de la bibliothèque de Berlin ; quitta la Prusse en 178tî, épris des rêveries du visionnaire Emmanuel Swedenborg, et se réfugia à Avignon où il forma, à ce qu'il paraît une espèce de secte dont on ne connaît pas bien les dogmes, et qui, vers 1787, comptait dans le pays une centaine d'affiliés : c'étaient des espèces d'illuminés. Leurs assemblées se tenaient près de Bédarrides dans une maison de campagne que Per-

252

RECHERCHES

De 1770 à 1776 la Mere-Loge du Comtat Venaissin organise près d'elle, à Avignon, et de là dans quelques villes de Prance, un chapitre dit Académie des Sages, comme il en existait plusieurs en Prusse, en Suède et en Russie d'après le plan de celle qu'avait fondée à Londres le fameux Elias Ashmole à la suite de la publication de la Nouvelle Atlantis de Bacon. On y professe la science hermétique en un seul grade appelé Le Vrai Maçon. Mais, tracassée par l'inquisition, la Mère-Loge se voit bientôt forcée d'abandonner Avignon ; un de ses membres, le docteur Boileau, alors fixé à Paris, où il se trouvait à la tête d'un hôpital créé par les Hollandais, ayant décidé la loge Saint-Lazare à s'ériger en Mère-Loge Écossaise de France, la Mère-Loge du Comtat Venaissin nomme des commissaires pour procéder à l'installation du nouveau centre maçonnique (5 Mai 1776) et s'y incorpore elle-même le 18 Août suivant en y transportant à sa suite l'Académie des Sages. Parmi les membres de la Mère-Loge du Comtat Venaissin, le F.-, de Loucelles cite les PE.-. d'Aups, marquis de Blacas ; baron d'Astier, l'ami de J. J. Rousseau (v. Confessions, livre x n ) ; Deleutre ; Gruignet de Bassinet ; de Palque ; d'Ayme ; de Fonvielle ; marquis d'Aigrefeuille (15b) ; dom Bolindreau ; dom Chabrier; dom Bequar, tous trois bénédictins ; Bertholier, prêtre, et de Bassinet d'Angard, chanoine. Deux ans après, en 1778, un ancien Vénérable de la Mère-Loge du Comtat Venaissin, — le F.'. Boileau, suivant
netti avait appelée Le Thahor et où il avait fait planter des arbres venus du Mont Thabor (en Syrie) D'autres biographes nous apprennent que Pemetti appartenait à la congrégation de Saint-Maur, et que, lors de son retour de Prusse, ayant refusé de rentrer dans son Ordre, et obtint à ce sujet un arrêt du Parlement qui lui permettait de rester dans le monde. Treuttel [Vie de Frédéric I I , Strasbourg, 1788) désigne Pernetti comme ex-bénédictin, évêque m partibus, membre de l'Académie de Berlin et traducteur des œuvres de Swedenborg. Il quitta, dit-il, Berlin, mécontent des sarcasmes de Frédéric contre les membres de l'Académie. ,Nous sommes donc autorisé à admettre, avec les historiens de la Mère-Loge Ecossaise de Marseille, que la loge d'Avignon a été fondée par cette dernière autorité ; le fait, du moins, n'est pas dénué de vraisemblance, quoique une autre origine lui soit aussi attribuée :— Le F . ' . II. de Loucelles cite une pl.-. émanée de la loge d'Avignon, en date do Décembre 1775, adressée au F. - . Deleutre [voir ci-dessus page 166, No. 121], par laquelle elle donne pleins pouvoirs à ce F. - , do faire réviser p a r l e G. 1 . 0.-. de France d,anciennes constitutions qu'elle tenait du prince de Clermont et qui lui avaient été ravies par le jacobin Mâbile, inquisiteur ; il ajoute que le G.'. O.-. ne pouvant la mettre à l'abri de nouvelles spoliations l'engagea à transporter le siège de ses travaux dans un 0 . ' . plus hospitalier et à modifier son titre par la suppression du mot persécutée qu'il trouvait peu maçonnique [cb, 417]. (158) Chevalier de Malte et Procureur Général à Montpellier, où il était né en 1745, le marquis d'Aigrefeuille est mort on 1818. E n 1804, il fut l'un des fondateurs du Suprême Conseil de France.

SUR LE 11ITB ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ

253

1 auteur de la Royal Masonic Cydopœdia, — fonde à Montpoil ici un chapitre sous le titre & Académie des Vrais .Maçons, qui prend souche sur la loge La Sincérité des Cœurs ^ ce chapitre change plus tard son titre en celui d Académie liusso-Suédoise, ce qui porte à croire qu'il s'affilie alors à des chapitres alchimiques qui existaient dans quel que j villes de ces états. L Académie des Vrais Maçons professe, comme Y Académie des Sages, la science hermétique ; mais renseignement y est divisé en six grades allégoriques, savoir: lo. le Vrai Maçon; 2o. le Vrai Maçon dans la voie, droite ; 3o. le Chevalier de la Clef d O r ; 4-0. le Chevalier de l'Iris; 5o. le Chevalier des Argonautes, et 60. le Chevalier de la Toison d'Or, [CL,
1 7 2 , 1 7 3 ; DT, 1 2 1 ; A, 1 3 5 , 2 8 9 , 2 9 0 ; MC, 1 4 ; CE, 4 1 7 ] .

Enfin, en 1 /85, Dom Pernetti et le comte Grabianca (159), staroste polonais, organisent à Avignon une secte d illuminés d après les doctrines du martinisme et de Swedenborg.^ Renfermée d'abord au sein d'une lo^e, les illuminés qui vers 1787 voyaient grossir leur nombre, se montrent bientôt publiquement, et tiennent leurs assemblées pies de Bedarrides, dans une maison de campagne que Pernetti avait appelée Le Thahor \supra, note 156 •
BA, 1 5 3 ] . , "
7

LES

PHILALÈTHES

Les progrès du martinisme et la doctrine de Swedenborg ne tardent pas à inspirer à quelques maçons le désir d'emprunter à ces deux rites les élémens d'un nouveau système qui se constitue à Paris, le 28 Août 1773, sous le nom de Régime des PhilalètheS ou des Amis de la Vérité, et qui prend souche sur la loge Les Amis Réunis constituée par la Grande Ljoge de France, le 23 Avril 1771 et reconstituée par le Grand Orient de France, le 25 Octobre 1773, c'est à dire deux mois après la formation du régime nouveau [TL, 78 ; CL, 170 ; A, 110].
Ce système, dit Clavel, avait pour inventeurs le frère Savalette de Langes, garde du trésor royal, le vicomte de Tavannes, le président d'Héricourt, le prince de Hesse, le frère de Saint-James et le frère Court de Gébelin, auteur Hw Monde primitif. Les connaissances en étaient distribuées en douze classes, ou chambres d'instruction. Les six premières classes sont désignées sous le nom de petite ma(!.r)9) S'il faut on oroiro nu P.-. Beswick [MC, 662], co personnage ne serait autre quo lo trop célébré Cagiiostro.

254

RECHERCHES

çonnerie; le nom de haute maçonnerie était donue aux six dernières. Les classes de la pcremière division étaient celles des apprentis, des compagnons, des maîtres, des élus, des écossais et dos Chevaliers d'Orient. Dans la deuxième division, étaient rangés les Rose-Croix, les Chevaliers dv, Temple, les Philosophes Inconnus, les SiMimes Philosophes, les Initiés et enfin les Philalèthes, ou maîtres à tous grades, qui possédaient seuls les secrets de l'Ordre et en étaient les chefs et les administrateurs. Comme toutes les autres réformes maçonniques, celle des P h i lalèthes tendait à perfectionner l'homme et à le rapprocher de la source divine d'où il est émané. Au reste, les dogmes qu'elle avait adoptés étaient susceptibles de modifications, et les adeptes tendaient constamment à étendre le cercle de leurs découvertes dans les sciences occultes. La loge des Amis Réunis, centre du système, possédait de précieuses archives et une bibliothèque où se trouvait réuni tout ce qui avait été écrit sur les différentes doctrines secrètes. Elle avait aussi un très beau cabinet de physique et d'histoire naturelle. L e frère Savalette de Langes était le conservateur de ces dépôts. A sa mort, arrivée vers 1788, tout fut dispersé et perdu, et la société dont il était l'âme, cessa de se réunir [CL, 170, 171],

Ce système se répand eu. quelques auuées ; eu 1782, vingtloges le professent en France et à l'étranger [bb, 260]. Comme le Convent de Wilhelmsbad, convoqué en 1782, par le duc Ferdinand de Brunswick, n'avait résolu aucune des questions qui lui avaient été soumises, les Philalèthes provoquent la réunion de deux nouveaux Convents, à Paris, " afin de s'entendre sur le système d'enseignement " maçonnique et de procurer à toutes les manières de '• voir, à toutes les opinions l'occasion de se produire, de " s'éclairer sur les points les plus importants, sur les prin" cipes, les points de doctrine, les avantages et le vé" ritable but de la franc-maçonnerie, considérée simple" ment comme science". En 1785-et en 1787 les chefs de ce régime sont les FF. - . Savalette de Langes, Tassin et Tassin de L'Étang ; les FF.'. Taillepied de Bondy, Receveur Général des finances (160), Dutrousset d'Héricourt, Président au Parlement de Paris et baron de Gleichen, Commandeur des Ordres de Danebrog, commissaires aux Archives, sont chargés de l'expédition des circulaires relatives aux Convents. Les autres membres du Conseils, provocateurs des Convents, sont le baron de Bentz, chambellan de
(160) P I F . R K E M A K I E T A I L L E P I E D D E B O N D Y , né à Paris, on 1760, mort on 18-17, fut diroctour do la fabrication des assignats on 1702 et plus tard chambellan do Napoléon 1er ; il fut fait comte sous lo premier empire. 11 fut préfet du Khôno do 1H10 à 1814, et préfet de Paria pendant les Cent Jours. 11 fut créé Pair du Pranco en 1833.

A. 240 . rue Saint-Honoré. Seidler. à la cabale. lieutenant-général de la Sénéchaussée. de Cliompré. ne produisit de résultat notable . Conseiller au Parlement de Nancy . Commissaire général des Suisses . on en resta à des discussions sur les questions les plus diverses. professeur . professeur de mathématiques et le comte de Strogonoff. Après une longue et stérile discussion avec le " Grand-Maître inconnu de "la maçonnerie véritable. 56]. quelques maçons qui y avaient été personnellement invités. le peu de zèle des membres convoqués. et sous sa présidence . i a s s m . de Vichy et do -Strogonoff.*. llollin (de Lafarge). de Lyon. à en interrompre les séances — 26 mai 1787 — [AGJ. Savalette de Langes. 333 et 340]. secrétaire do la Loge Les Amis Réunis. le baron de Westerode . — centre du rite égyptien fondé par l'illustre imposteur. Le premier Convent s'ouvre le 15 février 1785 sous la présidence du P. par un arrêté spécial du 26 Octobre 1784.". de Beyerle. D'ailleurs ces invitations s'adressaient aux maçons individuellement et le duc do Lusembourg figure parmi les invités [AA. dit Findel. força le P. (101) On ne saurait admettre sans réserve cette assertion do Eebold quand on compte au nombre des provocateurs de cos Convents les FF. de Paul. A u c u n e de ces assemblées. — ce Convent est clos le 26 mai de la même année. 109]. Savalette de Langes. Savalette de Langes.-. Roëttiers de Montaleau ." Cagliostro. Le second s'ouvre le 8 Mars 1787 dans l'hôtel du P. Tassin de l'Etang-. Savalette de Langes. membres influents du Grand Orient. D'un autre côté. parmi lesquels on est surpris de renconter le duc de Luxembourg et le comte de Saint-James [AA. Ambassadeur de Paissie. après vingt-neuf séances. homme de lettres. refusent au contraire d'y participer fpE. et auquel s'étaient un instant ralliés d'éminents maçons.. tels que le duc Ferdinand de Brunswick. Saint-Martin et Mesmer. Beaucoup de frères allemands. 95]. la faculté d'assister à ce Convent est refusée au Grand Orient malgré la demande formelle qu'il en fait [BUL.-. do Bernières. suisses et d'autres nationalités se rendent à l'appel des RKilalethes.SUR LE ILIL'E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 255 l'État de Saxo . discussions où se produisirent les opinions les moins susceptibles d'application . Président dix Convent. 166 et 176]. mais. qui assistaient aux tenues plutôt par des_ considérations de politesse et d'amitié que par un véritable intérêt. le marquis de A ichy. assure Behold (161). Bitsch . la Grande Loge de France et les loges de son obédience y sont convoquées. Le Sago. Roëttiers do Montaleau. . et avec la loge de la Sagesse Triomphante. on fit les yeux doux à la théosophie.

le titre de Mère-Loge Écossaise de France. qui lui sont délivrées sous le titre de Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social . lassée d'attendre. En 1770. Après avoir ainsi voyagé d'une obédience à l'autre. peu de temps avant l'interdiction qui la frappe. la Grande Loge de France ayant peu après repris ses travaux. dans le principe. 89 . A cet effet. le 30 Mars 1766. KG. et se fait installer en cette qualité. mais. RA. 89 et. le 21 Janvier 1773. vous " ne recueillerez que de l'ivraie ! " L A M E R E . le 2 Avril 1776. à toutes ces sortes de choses secrètes et même à Cagliostro. par des commissaires . et mécontente d'ailleurs du traité conclu avec les Directoires Écossais. Lazare Philibert Bruneteau. la loge Saint-Lazare demande à la Mère-Loge écossaise de Marseille de nouvelles constitutions. d'origine allemande. n0 2J. la réforme promise par le Grand Orient depuis 1773. A. à Avignon. n0 155]. page 142. précédemment. AGJ. se déclarant indépendante. fondée par le IV. le météore trompeur de ce temps-là. page 105. la loge de Saint-Jean d'Ecosse delà Vertu Persécutée. 199. 172 . L'année suivante. le 9 Octobre 1772 [TL. la loge de Saint-Lazare. F. [TL.L O G E D U R I T E É C O S S A I S P H I L O S O P H I Q U E En même temps que s'installe. pour jouir des hauts grades. elle se place de nouveau sous son autorité. Ainsi se trouva réalisée la prophétie par laquelle Cagliostro terminait sa dernière lettre an Convent (30 Avril 1785) : — " Malheureux Pliilalèthes. sous son ancien titre de Saint-Lazare. 84 . pendant le sommeil de la Grande Loge de France.la Grande Loge de France constitue à Paris. et. aux travaux de laquelle elle prend une part active en Mars de la même année [TL. avaient déjà reçu u n commencement d'exécution. n0 281J. elle prend. et les projets qui. 121 . 56 et 5 7 ] . récemment proclamée. précédemment. 270. le 5 Mai suivant. 89 et. f u r e n t définitivement abandonnés faute do valour réelle [ f f . elle se sépare encore une fois de la Grande Loge de France et se fait constituer.2 5 6 R E C H E R C H E S & à la magie. précédemment. elle prend le parti d'opposer au rite écossais allemand un rite écossais national. vous semez en vain. directeur d'une maison d'éducation militaire pour la jeune noblesse. page 113. par la Grande Loge Nationale.

Louis I RANÇOIS ACHET.P'i'losophique a Samt-Dommgue et dans les îles françaises d'Amérique • u r a n çois Inist ancien militaire. Repoussée. " réfléchissant que le Grand Orient n ayant pas le droit de lui donner le pouvoir ^ d exercer comme Mère-Loge Écossaise n'avait pas " davantage celui de confirmer ou d'infirmer ce titre. etc. . 121].pour le Nord do 1 Europe ." e a i t a l e s S0I1 l'i«^LLeS n?m i P t ceux des membres qxû conservèrent « rr1. etc. Troubat de la Salle.— 1 T m P. etc. Delcutre. le célèbre et intrépide Paul Jones. un des adeptes de Oagliostro. de 1776 à U Revolution. décédé en 1786 • l'abbé nTlIÎTOT Tr» l-J-vonrl . élu. à Vâqe de cent trois ans • Lord i-c? 01 ?. la Mère-Loge. 1 2 0 et 1 2 1 ] . vicomte de Gand. 24 . en 1785. le 10 Mars 1788. 168. Saccliini. . n" 220) . delà lo"-e là àagesse Triomphante. A. décide. plus tard. p. La loge.-.L o g e après 1801. Substitut du Procureur Général aux requetes de l'hôtel . par le " Grand 0) ient qui refuse de la reconnaître comme obédience maçonnique. . après délibération. qui. l'abandon du titre de bamt-Lazare. qui en fut Venerable en 1805 . (162). littérateur . le docteur LAEISSE . celui-ci s y refuse. lo prince DE LA TOUS D'AUVERGNE. 89 . mort en 1802 . r- . l'on cite les FF. AGJ. directeur des postes. Grand luspectem. qui fut. A. L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É 257 de la Grande Loge Écossaise du Gomtat Venaissin Fra L 172.. le 27 Décembre 1783 fit don a la Mare-Loge de l'épée dont le comte de Clermont se servait pour présider la Grande.. 18 . initié le 24 Décembre 1779 • i)e Visnies. i /• - "xt r>. et x biitîb ti ettiDiir la I . Loge de France . ' n -i i• v r < • -rx ^ iix viu. initié le 12 Mars 1783. C^and-Maître d'Ecosse. -t t -. l'un des fondateurs du Supreme Conseil de France . Guillaume BURARD medecm a Paris. Dubuissonnais. médecin de l'hôpital des Hollandais a Paris. le marquis de la Rocliefoucanlt-Bayers. de Lyon .." è r e . initié aux hauts grades le 13 Décembre / VoiVl"-? IU i (Claude Antoine). baron de B l a ë X d y lS0UffV. Ohacheré de Beaurepaire. Grant. copie de ses constitutions écossaises et lui demande de la r reconnaître sous la nouvelle dénomination qu'elle a choisie . précéd. Les principaux fondateurs de la Mère-Loge Écossaise sont le docteur BOILEAU.SUE. la Mère-Loge Écossaise Lrance arrête de faire passer au Grand Orient la.Parmi les autres principaux membres qui se rallièrent a la Merc-Loge du Site Ecossais Philosophique. elle reprend celui te Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social qu'elle fait suivre du titre de « Mère-Loo-e Ecossaise de P r a n c e " [bt.r^eT 'f (Philippe Charles) qui fut nommé. dès le mois de Mai 1776. Vénérable en 17S6 (et plus tard aussi en 1805. en 1805. 2 2 1 . avisée de ce refus par un rapport qui lui est présenté à sa séance du 21 Mai 1776. le baron de Bromer. Alexandre Lenoir : de Beyerlé Conseiller au Parlement de Nancy . Conservateur à vie des Archives de l'Ordre. célèbre musicien. nui en lut le Grand Secrétaire en 1779.. 1808 et 1815). TL. A la suite^de son installation. E l o h o . Grand Secrétaire. le chevalier LOUVAIN DE PESCHELOOHE (r. _.

élu le 4 Mars 1807. . mais elle ne se soumet pas davantage . maréchal des camps et armées du roi. nomme comme Grand-Maître le marquis de la Rocliefoucault-Bayers (163). Cbevalier de l'Ordre Royal et Militaire du Mérite. (] G3) Réélu le 27 Béccmbre 1780. 172. au contraire. en qualité de Substitut du Grand-Maître [A. le Grand Orient se montre moins rigoureux . . de nouveaux délais sont accordés à la Loge pour se mettre en règle. le passage suivant \_Etat du Grand Orient.. r établissement sous le titre de Mère-Loge Ecossaise. d'autres. le 9 Décembre de la même année. elle publie un second mémoire. et Cambacérès. que ce Serenissime F . dans u n compte-rendu de la séance du Grand Orient du 10 Décembre 1779. et le baron de Bromer. se prononcent contre elle. plusieurs même. A l'égard du Grand Orient. RA. blâmant la procédure suivie par le Grand Orient et les termes peu fraternels de son décret. Le 5 Juillet suivant. Aussi. se font constituer au Rite Ecossais Philosophique [A. .258 RECHERCHES régularise ses prétentions en accueillant la Mère-Loge du Comtat Venaissin qui s'incorpore à elle. Elle ne tient aucun compte de cette injonction. le 18 Août suivant. 3e partie de la reprise. 43 et 61 . 120 et 121].-. [_RA. 173. nous lisons. B. au nom du G-. le marquis de la Rooliofoucault-Bayero eut pom1 successeurs le vicomte de Grand. élu le 24 Décembre 1786. page 201] : Le G. le 19 Juin 1779. Beaucoup de loges de Paris et des départemens. déclare.. A. le 27 Décembre de la même année. E n présence de cette attitude des loges. ainsi que nous l'avons indiqué dans quelques notes intercalées dans notre tableau des Loges. la loge du Contrat Social adresse aux loges de Prance un mémoire dans lequel elle se plaint des persécutions du Grand Orient et en appelle à tous les maçons de la décision qui la supprime du tableau des loges . 121]. en effet. 135] . CL. et. 0 / . M / . 134]. Grand d'Espagne. sous son nouveau titre de Saint-Jean d'Ecosse du Contrat Social. prennent fait et cause pour elle . sous peine d'être rayée de la liste des loges régulières [BT. et de ce nombre le Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. A. le Grand Orient met-il sa menace à exécution et la raie-t-il du tableau général de l'Ordre en raison de son — . le 18 Mai 1778. Mais le Grand Orient lui enjoint néanmoins. 24. de renoncer à exercer comme Mère-Loge. elle ne clierche plus dès lors qu'à se faire reconnaître comme loge symbolique. 172 . . en lui transmettant tous ses droits.

-. Celle-ci continue donc paisiblement ses travaux. • Ces contestations sont cependant conciliées par un concordat conclu. \ Académie des Vrais Maçons. et.-. le 26 du même mois. Celle-ci déclare qu'elle n'a jamais prétendu. le 5 Novembre 1781. Ce régime est introduit dans son sein par le docteur Boileau. 313]. il _est peu après modifié par lui. et confirmé. elle adopte alors les six degrés que lui emprunte. en vertu des pouvoirs que lui confèrent le Grand-Maître des loges ré- . elle est rayée à compter de ce joui^ du tableau des LL. que quelques auteurs présentent comme ancien Vénérable de la Mere-Locje du Comtat-Venaissin . elle affilie aux hauts grades de son régime. AEJ. en 1778.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 259 a refusé de signer les constitutions de la R . reprenant son ranc comme loge symbolique. q u a la suite de ce concordat. par la Mere-Lone assemblée n cet effet. une lettre de félicitation à la Mere-Loye [A. parmi les loges. 2 2 6 .O. Des le principe. ni assimilation avec lui. A 1 occasion de cet accord. régulières. elle renonce également au droit de constituer aucune loge dans l'étendue du territoire français. L.-.*. nous devons citer ici la loge Saint-Alexandre d'Ecosse.. mais se reserve celui de constituer des Ateliers à l'étranger. fondée à P a n s par le D r Boileau [ET. 1 7 3 .. sur le tableau des ateliers de 1 obédience. dn Contrat Social (so disant Mère-Lorje Écossaise). 1 4 8 e t 1 4 9 ] . 151]. ii. elle renonce à user de son titre de MèreLoge dans ses rapports avec le Grand Orient. et d'affilier aux liants grades de son régime les loges régulières de l'obédience du Grand Orient IJRA. régulières quo tous les délads accordes a la H. la Mere-Loye Ecossaise de France professe les dogmes de la maçonnerie hermétique d'Avignon avec quelques modifications essentielles dans ses degrés d'instruction . A. entre les commissaires respectifs du Grand Orient et de la Mire-Loge. de Montpellier. du Gontmt Social (se disant Mère-Loge Écossaise) pour se mettre en règle étant expirés. le 2 Janvier 1782. mais se réserve de le conserver dans sa correspondance avec les loges do sa constitution.-. ni ne prétend aucune supériorité sur le Grand Jnent. et.-. annonce à toutes les LL. dont elle inaugure les travaux le 7 Juillet 1782.L. le duc de Luxembouroadresse. d'après l'observation faite par lui que eo titre n était signé p a r aucun des Officiers du G • 0 • Le G.

Outre les grades symboliques. savoir . 172] . se démettant de son titre de Grand Supérieur National. . 156].260 EECEERCHES unies de la Basse-Saxe. crée un Grand Chapitre Métropolitain Ecossais et u n Tribunal de Grands Inspecteurs Commandeurs. avec pouvoir de créer. le docteur Boileau. près de la loge La 'Parfaite Amitié . à Angers. le baron Grant de Blaërfindy. il communique ses o-rades au T. l'instituant Grand Supérieur National des looses et Chapitres du régime écossaisphilosophique enFrançe. Quelques années après. et aux membres de la McreLoc/e Écossaise. ici. le grade de Chevalier du Temple et tous autres ayant rapport au système des Templiers [A. qu'il souche sur la MèreLoge Écossaise . de la Pologne prussienne. ce Grand-Maître nous semble être le duc Ferdinand de Brunswick ou le baron de Ilund (voir précédemment pages 231 et 232). il le transmet au baron de Bromer.près de la loge Amitié et Fraternité . aii contraire. ' . près de la loge La Sagesse et V Union . 128]. 157]. c'est du duc de Sudermanie que le F . 5]. Le nouveau rite prend dès cette époque le nom de Bite Écossais Philosophique. élu en qualité de Président du Tribunal. qu'il est indispensable de posséder pour être admis au Grand Chapitre. qui les introduit dans cette ville [KG. officier écossais au service de la Trance. MC. usant alors des pouvoirs que nous avons précédemment mentionnés. 290 . à PuyLaurens. maire de Douai. Le Tribunal Chef d'Ordre constitue à son tour sept Tribunaux suffragants. 69. dans laquelle on développe cette hypothèse que Pythagore est le fondateur de la maçonnerie [ol. un Tribunal Chef d'Ordre et des Tribunaux suffragants dont les membres. fonde en Trance une Académie des Sublimes Maîtres de I 'Am eau Lumineux. aussitôt que les circonstances le permettront. le 20 février 1777. Chef d'Ordre en Trance. Bommart. à Anvers. à Douai. dont les tendances se rapprochent beaucoup (1G4) Suivant VEtat du Grand Orient [bt. devront être chargés du maintien du dogme et de la haute administration du rite [A. I l condamne. 293J. KC. E n 1780. près de la loge La Parfaite Union . près de la loge du Père de Famille . au sein de laquelle une Académie se forme aussitôt [A. à Toulouse. les degrés d'instruction. par une huile du 11 Juillet 1776. puis. 4. sous le titre de Grands Inspecteurs Commandeurs. Boileau tiendrait ses pouvoirs. et à Bruxelles. Uj 314]. de la Livonie et de la Gourlande (164).". ainsi qu'à tous ses successeurs légitimement élus. près de la loge des Elèves de Thémis. le 17 Octobre 1783. à Dunkerque. près de la loge La Paix [A.

et avec elle. nous trouvons parmi ses principaux membres. ces deux loges continuent régulièrement les travaux de la Mère-Loge jusqu'en 1826. 2o. se réunit. Le 24 Juin 1801_. Grand Orateur. qui f u t initié le 21 Novembre 1808. 187]. 5o. 7o.-. et Askeri-Khan. Comme la plupart des corps maçonniques existant alors en France.SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 261 de celles des Rose-Croix.. 92 et 531 . maréchal Serrurier. Chevalier Élu Pkilosoplie. do. médecin. a la loge Saint-Alexandre. général Rouyer. Chevalier de l'Aigle blanc et noir. Désormais confondues. colonel Brosin. De 1801 à 1815. le droit que lui donnent les Règlements Généraux du rite et sa qualité de plus ancienne loge dans la capitale. Chevalier de l'Anneau lumineux . Chevalier du Soleil (165) . aide-de-camp de l'empereur Alexandre (1813). gentilhomme anglais. 3o. . reprend les travaux suspendus de la Mère-Loge du Mite Ecossais Philosophique en France. Jean Sarazin. les FF. 274]. de Mangourit. imposée par les circonstances : une délibération est prise eu conséquence et les ateliers du rite sont invités à imiter l'exemple de la Mere-Loye lorsqu ils j ugeront qn il leur est impossible de continuer davantage à travailler [A. pour éviter tout conflit. Grand Inspecteur Commandeur. abbé Bertolio. (165) Un des grades composés par Pernetti. . comte de Valence. le rite écossais philosophique [RD. outre les anciens dont les noms sont imprimés en petites capitales dans les listes précédentes. époque à laquelle cette autorité maçonnique disparaît (] 66). le F. provoque cette suspension. le 20 Février 1805. Grand Écossais. la loge Saini-Alexandre d'Ecosse. la loge du Contrat Social reprend aussi ses travaux. Plus tard. " at" tendu la dispersion des anciens membres de la loge du " Contrat Social. Robelot. Richard Harris Lovelace. et. et. d'Aigrefeuille. Cambaceres. Voyard. la Mere-Loye suspend ses travaux en J791. de SaintRomain Rouquayrol. Maître parfait. 60. Jalay. Le 31 Juillet. frère du schah de Perse et son ambassadeur à Paris. BB. sont au nombre de sept : 1 o.

296]. Angers 24 Mars 1779 8 — Les Amis de la Vertu (Vérité ?) [457]. 1782 16 — Les Frères Réunis [401]. 159. 152. {Martinitjzœ) 15 Fév. Marseille.L'Amitié à l'Épreuve. 230. 1783 19 — L'Étoile Polaire [3-56]. 143. Naples * 11 Juin 1777 4 — La Vertu. . 151. . Tournai 24 Juin 1784 27 — L'Humanité. 1783 23 — Les Trois Frères Unis[156]. Turin * 21 Juin 1786 32 — Le Serpent d'Airain. 149. 241. 2 Av. 1783 20 — Saint-Jean de Sully [379]. Saint-Pierre. 227. Saint-FIour 15 Fév. 1782 18 — Les Frères Choisis [383^. 231. 252] . 180. ïssoudun 8 Mars 1778 18 Avril 1778 5 — La Fidélité. [voir notre Tableau do 1787. 175. Lyon. lî/icims. une liste des ateliers constitués par elle de 177G à 1814 . Versailles 26 Avril 1784 30 — L'Amitié. Aiixerre 31 Juill. Cassel * 11 Avril 1787 14 Mai 1787 33 — La Vraie Lumière. Paris 11 NOY. . Tours . 171. 156. nous lavons relevée dans les Acta Latoviorum de Tliory [A. 121. . 139. 1776 2 — Saint-Alexandre d'Écosse de l'Indulgente Ami22 Mai 1777 tié [464]. BELZUKCE. Mâcon 26 Août 1778 7 •—-Le Tendre Accueil [115]. 24 Mai 1779 9 — La Zélée [184]. 245. 238. Douai 3 Mars 1784 25 — Les Amateurs de la Sagesse [434]. 1779 11 — Saint-Jean de la Palestine [345]. 1785 31 — L'Espérance. 134. 1783 21 — L a P a r f a i t e Amitié et Triple Union [81 . avec les dates de leurs constitutions. Barbezieux 3 — Les Mystères d'Hermès. 234. 1783 24 — La Parfaite Union [313]. 26 Avril 1784 28 — L'Unanimité [292] Petit Goave (Saint-Domingue) 26 Avril 1784 29 — Le Patriotisme [325]. Béarnais. 1805 . Gênes * 6 — La Parfaite Union [64]. Paris 27 Nov. Paris 7 Juill. 1782 15 — Saint-Jean d'Écosse de Jérusalem [390]. Dragons. 1782 17 — La Constance. 140. 1788 37 — Le Sphinx. Petit Goave (Saint-Domingue). les numéros entre crochets renvoient aux loges constituées par le Grand Orient. Besançon 20 Juill. pages 142 et suivantes] : 1 —. GAEDES DU ROI (corn- pagnie écossaise) 11 Juin 1787 35 — Le Père de Famille [463]. 165. 128. 242. 237. Perpignan 31 Oct. . 21 Oct. 249. Palerme * 3 4 — L ' H é r o ï s m e . Abbeville 15 Fév. 157. Bayonne 16 Août 1779 10 — L'Olympique [415]. Rome * 31 Dec. Angers 23 Juin 1788 36 — Le Choix des Hommes [52i]. 24 Juin 1781 14 — Saint-Alexandre d'Écosse [431]. [ 3 0 7 ] .202 IvE C H E R C H E S * Nous complétons cette monographie de la Mère-Lôye du Bite Écossais Philosophique en donnant ici. . . Versailles 23 Oct. Paris 1 Mars 1780 12 — La Parfaite [78]. Nantes 20 Mai 1780 13 — L'Amitié Fraternelle [515]. 24 Juin 1784 26 — Les Frères Réunis. Aix-la-CÎtapelle * 27 Nov. 1783' 22 — Le Vrai Zèle [269]. 135. 248.<7awweZ (St-Domingue) 15 Sept.

a j 1811 66 — Saint-Jean d'Ecosse. 4 Mai 28 Mai 4 Sept. . . Guadelov^k . d ( ^ j811 bS — Les Chevaliers des Pyramides. 1806 42 — Los Philalètlies. 1807 46 — Les Amis de l'Ordre et do la Vertu. 1810 4 ]\f a i i g x o 54 — La Parfaite Union. introduit à Narbomie (Languedoc) en 1 / 80. Dunkerque 1811 65 — Elisa. . dit Clavel. Anoh 7 Sent 181 f) ' 7 ^ ^10 5!) . comme fondateur de ce rite. . Bordeaux 5 Oct. semble être une modification du régime des FMialUkes. 1811 La Bienfaisance et la Philanthropie Réunies. ] 806 ' 26 Avril 1806 39 — Isis. Sienne* 25 Juill. Châlons 60 — Guillaume à la Croix d'Argent. . de l'Ordre des ft ce and accepted incisons du regime. près Paris 26 Kov. . 1810 64 — Amitié et Fraternité. . Puy-Laurons 22 Fév. 1810 6' Les Amis de^la Nature et de l'Humanité. 1813 1813 1813 1814 L E K I T E P E I M I T I E DE N A U B O N N E ^Le Mie Primitif. Alexandrie * W — Les Vrais Amis Réunis. Naples * . Eux-mêmes. Versailles — Les Elèves de Thémis. Groningue * /2 — Saint-Jean d'Ecosse. Jarnac 16 Nov. 1810 53 — La Paix. Crest 4 Mars 1809 50 — Les Arts Réunis. 1806 41 — La Bienfaisance. 8 Mai 1807 44 — Union. Bruxelles * 6 Av. La Flèche 26 Déc. 3 Dec. . Beaune 6 Oct. Anvers * 2 Pév. 1810 — Les Amis Réunis. Gênes* 21 Juin 1810 68 — Saint-Jean des Arts.L'Amitié. i l — L'Union Maçonnique. Sèvres. Le Caire (Egypte)* 69 Les Amis de la Concorde. Corc q fou*. Dax /b Eleusis. Cependant plusieurs auteurs désignent. Saint-Gaudens 4 Mai 1810 10 Mai 1810 56 — Saint-Jean d'Ecosse. 1806 43 — Thémis. Florence * 73 — Les Commandeurs du Mont-Thabor. 6 Déc. . on ignore les noms des auteurs de cette réforme. Lyon 17 Oct. Marseille 49 — Les Elèves do Minerve. Florence* 3 ]y. 11 Nov'. 1808 47 — Los Commandeurs du Mont-Tliabor. Cologne * . 25 J u i n 25 Juin 22 Oct 27 Mai 1811 1812 1812 1812. Warel » 21 Sept. Dijon 1 Mai 1809 7 Juill. 1809 61 — L e s Militaires Réunis. Toulouse 17 Oct. Cambrai . Buxi 65 — La Candeur.SUR LE 1UTE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 263 38 — La Parfaite Amitié. Livonme. Toulouse 15 Mai 1807 4o — Osiris. 1808 48 — L'Amitié à l'Epreuve. 1810 63 — Les Amis de l'Union. Lyon 40 — La Sagesse. majeurs et mineurs. institué à Paris en 1773 par Sayalette de Langes. Paris . 74 — La Sobriété. 1808 6 Dec. se sont attachés à les dissimuler en prétendant que leur rite venait d'Angleterre et qu'il avait été introduit à Narbonne par les Supérieurs généraux. le mar- . Alexandrie (Egypte) * /_0 — L U n i o n des Amis de la Patrie. et autres. .

Les quatre dernières classes réunissent toutes les connaissances maçonniques. ce sont des collections ou familles de dogmes. Velu et Varchitecte. 7 4 . maçon aussi modeste que profond. AA. ohevalier de Malte et Colonel des Chasseurs. précédemment p. AGJ. 112]. E n 1809. Ces dernières classes portent les noms de premier. (168) La loge Les Philadelphes a été ayrigic au G. dit Clavel. Les Amis Intimes. dont l'initiation est divisée en dix classes. Le Docteur Mesmer a fait partie du rite primitif [AÀ. — les clia^ pitres la Réunion des Amis Intimes. 145]. compagnon. était membre de la Stricte Observance sons la caractéristique J'lqucs a capita (jalcutcj. D a n s la sixième. VHarmonie. dont il fut iSocrétaire Général. troisième et quatrième chapitres de Rose-Croix [CL. qui peuvent influer sur le bien-être matériel et moral de l'homme temporel. LE GRAND CHAPITRE GÉNÉRAL DE PRANCE Sept chapitres de Eose-Groix établis à Paris. sont rangés le chevalier d'Orient et le prince de Jérusalem. KO. jour do sa demande [CLN. d'où il peut découler un nombre illimité de grades. Il prit part aux Convents de Wilhelmsbad. L a cinquième se forme du siMime écossais et de toutes les compositions analogues. second. HA. en même temps que la Loge Les Philadelphes. 230]. et maître. comprend trois catégories do maçons. A cette occasion la loge ajoute à son titre le sous-titre suivant : Première loge de Sain t . physiques et philosophiques. 354].'. il présenta une oiitique estimée du célèbre document anglais connu BOUS le nom de Interrogatoire de Henri VI (v. G. 1 7 1 ] . Le rite primitif a été agrégé au Grand Orient. A l'im de ces doux derniers Convents. Les Frères Unis de Saint-Henri. il était encore Vénérable de la loge Lets Philadelphes de Narbonne [OLX. Salomon et la Trinité [B. — se confédèrent.. L e rite primitif. on 17Nô ot 1787. ot des Philalètbos. . 196] . lo calendrier do 1820 la classe parmi les loges on sommoil.Jean réunie ato Bite Primitif au pays de France. Il a été reconstitué en 1819 dans les Pays-Bas. le 21 -Octobre 1806 (168). le 19 Avril 1780. 2). au sein de la loge Les Pldladelphes dans laquelle il prend son rang du 27 Décembre 1779. 164]. 196.264 RECHERCHES qiiis de Cliefdebien (167). vient la quatrième classe qui embrasse le maître parfait. le 21 Octobre 180G [CLN. et toutes les sciences mystiques dont l'objet spécial est la réhabilitation et la réintégration de l'homme intellectuel dans son rang et ses droits primitifs. Après les trois subdivisions de la maçonnerie bleue : apprenti. Le siège du rite est établi. VAmitié. Ces degrés ne constituent pas des grades proprement dits . on 1782. à Paris. . le 2 Fé(1G7) Lo marquis François do Cliefdebien d'Armissan. 100 . sur le rapport favorable du Directoire des Rites [A. 196.

49]. au moment où elles allaient aboutir. sous la présidence du TV. 1331. afin de réformer ' 1 acéplialité qui les caractérise et d'en purger les abus. A peine ce corps est-il formé. 216]. huissier et commisscoire-priseuT [TL. un Grand Chapitre de la Rose-Croix. c ' a u nom et sous la pleine puissance et autorité du duc d'Antin. sous la date du 11 Décembre. pour se l a \ e r de cette accusation. — qui ne s était formé qu'à la sollicitation du E. Des négociations avaient été aussitôt entamees a cet effet. donne. écuyer. mais encore de s arroger sur lui une_ certaine suprématie. 362]. qu'aux EE. ou Saint-André siégeant à Edimbourg. le Grand Chapitre.-. le 21e jour du I e1 'mois d'TTiram 5721 (21 Mars 1721). A l'appui de ses prétentions. 76 . E n même temps que ce titre.49]—s'était déclaré prêt à fusionner avec le Grand Orient. sur parchemin. le D1 Humbert Gerbier de Werschamp. pair de " Prance " (169). avec plusieurs autres frères appartenant à divers rites.Disciples du Sauveur et créant. et. 138 et 139 . Le _ Grand Orient avait accusé le Grand Chapitre de vouloir non seulement s'égaler à lui. une attestation constatant que ces patentes sont fausses et ne méritent aucune confiance . J. réclamant un droit de priorité sur le titre de Grand Chapitre de France. Eoëttiers de Montaleau [EP. 74i. délivré do pouvoirs constituants. en faveur des Français. conseiller du roi et médecin de Monsieur. ^ pom loi nier un Grand Ghupitre Général de France et ^ réunir à perpétuité sous son régime et son gouvernement tous les chapitres existant alors en Prance ou cjui ^pouiiaient y exister a 1 avenir. elle n a. il est impossible de dire aujourd'hui quel rite professait ce Grand Chapitre Général [AGJ. frère du roi [TE.-. dont ils apportent les grades au nouveau chapitre QB. Graffin. Néanmoins. que. un nouveau conflit surgit. et du Conseil des Chevaliers ûT Orient. docteur en médecine. il produit S 5 1 ) t ? . L. intervint au nom cl u n chapitre qu'il présidait.S U J l L E 111ÏE É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T E 266 vrier 1784. rédigées en langue latine. 85]. le ÏV. Dans ce chapitre se trouvent. AGJ. Gerbier produit des lettres constitutives. membre de l'Université de i a n s et Officier du Grand Orient [X\gj 3 231]. Mathéus . FE. mais. et 75 . iusqu'à wtto date." [B. réunis une partie des anciens membics du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. signées de quinze frères qui s'intitulent . dit-on. RA. en Eimoe. Avocat en Parlement. datées de V Orient du Monde et de la Grande Loge d'Edimbourg. n b r e " 8 6 sur l'authenticité'des dooumens produits par md de JVÎ? f a £ ï LogC ""V"10 dc Xilwiming.

*. le Grand Orient reçoit du P. L 65 . le duc d'Antin avait 14 ans ! Dé plus de l'aveu de toiw lea maçons.266 RECHERCHES u n diplôme de P. 232]. entre les mains " du. n'avaient con" couru à l'établissement du G.*. de Paris. P u conséquence. 139]. le 24 Septembre 1785. qui lui décerne en retour le titre de Grand-Maître honoraire [ B . — En 1721. O. B. Ch. voir la charte dans KA. lieutenant général des années du l>oi.-. baron de "Watertoff.. présente c£ comme voulant élever autel contre autel.'. KD. 50 et 51 . 232] : " Que tous les officiers et " membres du G.-. une déclaration dans laquelle on lit [AGJ.-. I l voit.—le 24 Mars 1785. "faisaient même une portion e s s e n t i e l l e .'. que pour la " plus grande gloire du G. O. Vénérable de la L. G. 76 . suivant les uns [A.'. 77]. DT. 142]. pouvoir et pleine " puissance. à un P. ne plus former " qu'un seul et unique corps et chapitre. 23l]. s'attribuer une égalité.'. le Grand Chapitre Général lui adresse. privilèges. 165. i t . Qu'existait alors eu Frauee aucun atelier ma^ouuique. Rr. de sa dignité de " Grand-Maître perpétuel du Grand Chapitre de France. A la suite des pourparlers qui s'établissent alors. droits. Peu après. Ch. 76. La prétention du D1' Gerbier est admise par le Grand Chapitre Général qui. et Chatouillé [A. dans l'union de ces chapitres u n danger pour sa souveraineté et s'empresse de renouer les négociations interrompues. d. sous la déno" miuation de Grand Chapitre Général de France.". le 23 Juin 1721. par les " M a î t r e et Officiers de la Lorje de Saint-Jean. RA. suivant les autres [B. . 49.-. que ce P. sous le titre auguste de La Parfaite Union ' [A. AGJ. " fondée et établie à l'Orient de Paris. autorité.-.'.-. dorénavant et toujours. le P.*.". pour. le 20 Novembre 1785. 78 . 139 .. 135]. une dénonciation contre le Grand Chapitre Général de France. le P. Gerbier " se démet.-. délivré sons les auspices du Giv. ICA. — signe avec lui un pacte d'union. 75 . duc d'Antin. G. à " l'effet que sa dite dignité soit unie à celle du Grand" Maître du dit Grand Chapitre Général de France. dont ceux du G. une " concurrence avec le Grand Orient et même une supre" matie " [AGJ. . en treize articles.-. La Réunion des Étrangers. de_ Quadt. d'après lequel chacun de ces deux chapitres transporte et communique à l'autre " tous ses " titres. M. Grand Chapitre Général de France. 170 . et pour lui en faire " l'hommage dès le moment qu'il voudrait mettre en ac" tivité son droit incontestable de s'occuper des hauts grades.

R. 136]. et dont nous reproduisons ci-après ia nomenclature. établi à Edimbourg (voir précédemment pages 71 à 73). à Brest.-.IL M. à Laval . — 4 Octobre. pages 75 et 76. O.M. E n conséquence. le 4 Octobre. R. Y. 1 7 8 8 — 4 Juillet. et se réunissent en chapitres particuliers sous ia juridiction du Grand Chapitre de II. et la Ra/rjatte Union. à Strasbourg. Beaucoup de maçons revêtus des liauts grades n'approuvent cependant pas cette fusion [DÏ. Grand-Maître Provincial du Grand Chapitre de Rouen. constitue alors en France les ateliers suivants : 1 7 8 6 — Le Grand Chapitre Provincial de V Ordre de II. constitué à Paris. constitué à Rouen. en prescrire les lois. par le F. 1 8 0 3 — 18 Mai. LE RITE DE ÏÏÉROEOM DE KILWINNING Le Grand Chapitre de Ji. •—. Avocat au Parlement e t a n c i e n officier vendeur de marée " [TL.-. de Kilwinning et des Chevaliers R. le 17 Février 1786. Mathéus. Les Élus de Sully. à Douai.h'. Nicolas Chabouillé du Petit-Mont. . " les règlements et les fonctions.. et IJ Union.S. à Paris . du Choix. — L'Heureuse Rencontre. l'accord se fait : le Grand Chapitre Général s'unit au Grand Orient en vertu d'un concordat qui. C. de Kilwinning en France.Stru LK R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 267 " repandre ses lumières à cet égard. en France. Nous ajouterons à cette liste des chapitres relevant directement de l'autorité mère. et le Chapitre de JEÊR. négociant. Athersta.M. sous la présidence du F. — Les chapitres Les Beaux Arts.. en Belgique et en Italie. S. les titres de ceux constitués pendant la guerre. à Brest. de Kilwinning et des Chevaliers R. et la Vraie Espérance (?) à Château-Thierrv. et en faire transmettre " les connaissances à tous les maçons qui les mériteraient" {Circulaire du Grand Orient du 4 Septembre 1787). le l u Mai. Mathéus. sous la présidence du F. tout en conservant aux sept chapitres confédérés le nom de chapitres métropolitains^ fait des deux gi ands corps fusionnés un tout indivisible.M. qui constitue on France les chapitres mentionnés précédemment.la Douce Harmonie.ï. —Le Vrai Zèle. S. 1 7 8 7 — -1â Janvier.-. 104] . à Aix-en-Provence.

ou par les autres corps constituants indiqués à la suite de quelques-unes de ces dates : Les Beam: Arts (Strasbourg. le Rite Écossais Primitif et (170) Quelques-uns de ces ciapitres étaient probablement souches sur les loges ci-après désignées. — V Union (Laval. 17. Grande Loge de France . n'a jamais été constatée. Grande Loge Anglaise de France . à Paris . 240.— 3 Novembre. 12 Août 1779) . 27. — VHeureuse Rencontre (Brest. e t . LAménité. 12 Juin 1783) .Loge du Rite Ecossais Philosophique) . Grande Loge de France . et 7 Décembre 1773. 69. — Amitié et Fraternité (Lunkcrque. 379. 1811. 1811 — > 4 Octohre. — La Vraie Espérance (Château-Thierry. en 1770. à Lvon. . 36. à Morlaix . 4 Mars 1785) . La 'Parfaite Union. Mire. à Puy-Laurens. le 3?. Les partisans de ce régime prétendent qu'il a été constitué à Namur.—ïl.'. La Parfaite Union (ou Fidèle Union ?). Grande Loge d"1 Angleterre (r) . — Amitié et Fraternité. Grande Loge de France. 40. — La Paix. h Bruxelles (170). Mère-Loge du Rite Ecossais Philosophique). — La Sagesse (Toulouse. 18 Avril 1802. Marcliot.—242.à " Edimbourg les nones de ^Février 1770. Le 14 Septembre 1808. Grande Loge de France . 13 Octobre 1721. — la Fidèle Union (Morlaix. sous ce titre. 385. p. —La Parfaite Union (Valenciennes. — la Parfaite Union (Louai. Grande Loge Anglaise . 240. pris. constituées par le Grand Orient de France aux dates indiquées entre parenthèses. 2 Juin 1785) . 1878. à Dankerque . à Calais. " constituée. 128 . 6 Avril 1810. . 9 ^Octobre 1772. à Livourne. 26 Aviil 1781. — Los Elus de Sully (Brest. 3 »! ' 1 8 1 0 — 5 Avril. Grand Orient) . 27 Septembre 1774. pour la plupart. 10 Juillet 1757. — CAL. 398 2Vie Cosmopolitan Masonic Calendar. 185. Grand Orient . au contraire. 15 Juin 1772 . — VAménité (Hâvre. à Valenciennes . par la Grande Loge Métropolitaine d'Ëdmhoùrg. — La Faix (Bruxelles. . 19. —• Napoléon (plus tard Les Amis de VOrdre et de la Vertu). reconstituée par " le Grand Orient de France le 2é Juin 1808 " [cln. Grande Loge Anglaise de France'. à Tournay . — L'Amitié. 245. La Parfaite Amitié. Quoi qu'il en soit l'origine et la date des constitutions écossaises ont été admises par le Grand Orient lorsqu'il reconstitua la loge en 1808 [suprct].268 RECHERCHES 1 8 0 9 •— 10 Janvier. 118. 192]. Grand Orient) . 380. à Courtray . Grand Orient) . 10 Janvier 1782) . au Hâvre . 10 Juin 1766. dans la série (ï Hérodom. et Saint-Louis des Amis Réunis. Grand Orient . à Toulouse. Les Frères Réunis. qui ne l'aurait institué que beaucoup plus tard. B. Isis. et la Sagesse. 397. 23 Mars 1776) . 34. —quelques auteurs pensent. . Saint-Napoléon. 1er Mars 1736. 6 Novembre 1745. c'est le Rite Écossais Primitif pratiqué par la Loge La Bonne Amitié. Ce rite est composé de 33 degrés. 248. LE BITE ÉCOSSAIS PRIMIÏIE Nous trouvons également à Namur un autre rite qu'il importe de mentionner . 3 Juillet 1733. et 11 Août 1774. 1er Septembre 1785)[. qu'il est l'œuvre d'un avocat de Nivelles. 89]. — autorité dont l'existence légale.

SUR LE R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 269 le Sup. ce rite était encore pratiqué à Namur. 166 . dont les travaux semblent avoir été commencés le 24 J u i n 1758. une Grande Loge. En 1818. . 220 . par l'ancienne Grande Loge Anglaise de France) . Le 14 Septembre 1808. DP. à Genève. 302 et 303]. TL.*. termes. LA GRANDE LOGE DE GENEVE Enfin. 22 . 33 degrés. sur la demande des membres de cette Cour de rentrer sous son obédience.'. qui se prétendait constituée.. le 31 Décembre 1744. conférait aussi. Les membres de ce Consistoire prenaient le titre de Souverains Grands Inspecteurs Généraux. depuis de longues années. Cons. de France. la Grande Loge de Genève confère au E. la reconnaît et l'autorise à travailler au 27e degré du Rite Écossais ancien accepté [RA. 43] . soucliée sur la Loge La Parfaite Amitié (constituée. 54 . LES COMMANDEURS DU TEMPLE Il existait aussi à Carcassonne une Gour de Souverains Commandeurs du Temple.-. 32e " et 33e degiv. En 1797.\ de France ont décidé l'échange entre enx d'une correspondance fraternelle. Villard Lespinasse " les 31e. le Sup:. par la Grande Loge Métropolitaine et Universelle d'Edimbourg. depuis le 10e j our du 1 er mois 5 7 2 9. de la maC C çonnerie " [ r a . Cons. et uniques et sublimes. CL. RD.

. par un décret. à l'époque de la nouvelle rupture. un. à l'aviver en excitant de nouvelles divisions dans les loges françaises. 87 . en 1705. ne reconnaître que les trois grades apprenti. AGJ. entre autres. la Grande Loge de France renouvelle encore cette déclaration. sous peine d'être déclarées irrégulières et d'être rayées de la liste des loges [A. au contraire. avec la faction La Corne. peu après. en 1756. la Grande Loge Anglaise de France.—tolérance qui aurait cessé. (171) Il est à présumer cependant. —• car. dès leur formation. Le 22 Janvier 1764 et le 7 Mars 1766. en 1743. 77 . considérant que cette rivalité nuit aux progrès de la maçonnerie symbolique et favorise l'introduction dans les loges de toutes sortes de rites. par lequel elle révoque toutes leurs constitutions. plus tard. lel4 Août 1766. déclarent. prend enfin le parti de leur déclarer la guerre. protestent contre les censures de la Grande Loge. loin d'arrêter le mal. et déclarent ne point vouloir s'y soumettre (171). SI. d'après ce décret. Ce décret. grades et systèmes contraires au but de l'institution primitive. à laquelle ils ne reconnaissent aucune qualité pour révoquer des constitutions qui n'émanent pas d'elle. des constitutions qu'elle n'aurait pas délivrées ou au moins approuvées ? [voir note 109]. et. distribuent des circulaires et entravent leurs opérations. autrement. la Grande Loge de France. DT. de compagnon et de maître [A. la Grande Loge aurait consenti à tolérer les hauts grades. et. reconnaissant son impuissance à anéantir aucun des corps rivaux qui se sont formés autour d'elle. supra. en juin 1762. Chapitres et Collèges des liants grades qui constituent des ateliers à Paris et en France. contribue. 361 . que lors do sa réconciliation. on ne s'expliquerait pas cette révocation de constitutions. Elle rend contre eux plusieurs décrets. interdit aux loges d'y avoir égard et de les reconnaître. et précédemment pages 97 et 100]. 87 .i l l LE SYMBOLISME ET LES HAUTS GEADES LA G R A N D E LOGE DE F R A N C E Froissées dés prétentions qu'élèvent les Conseils. Les Chapitres anatbématisés et les ateliers qui dépendent d'eux. Lut-elle pu révoquer. 209J.

décide alors. donnent lieu à une discussion assez vive . Gaillard (?) — [voir note 110. le Conseil des Empereurs. CL. influencée par le duc de Luxembourg. 271 Les Conseils des hauts grades persistent donc. Plus tard. par ce renvoi. à la tenue du 2 Octobre 1766. A. à sa séance du 26 Juillet 1772. 88 et supplément. pour démontrer la nécessité de la réunion de ce corps au centre de la maçonnerie française. Sublime Mère-Loge Ecossaise. Cependant. Ces diverses propositions. et. et par suite de considérations que nous avons déjà fait valoir.'. 52 . dans l'espoir de concilier les choses. RB. il nomme aussi. mais les adversaires des hauts grades obtiennent que la question soit examinée au préalable. et. du 9 Août suivant. à cette occasion. et. le Conseil des 'Empereurs d'Orient et d'Occident propose de s'unir à la Grande Loge. ÉCOSS/. lors de la reprise des travaux de la Grande Loge et de l'élection du duc de Chartres à la grandemaîtrise (24 Juin 1771). ANC.126 . 7j. est et demeure dès . le rapport de cet arrêté est bientôt demandé à l a Grande Loge . demande de nouveau à être reconnu . la fusion désirée se trouve ajournée indéfiniment par suite de l'interdiction qui frappe la Grande Loge en Février 1767 [supra. L'année suivante. que le Souverain Conseil des Empereurs cV Orient et d'Occident. le 26 Août 1771. chapitres et loges écossaises du Grand Globe Français. 227 . il nomme une commission à l'effet de renouveler à la Grande Loge sa proposition du 6 Octobre 1766. ACC. Encouragé par le duc de •Luxembourg. le duc de Chartres comme Souverain GrandMaître de tous les conseils. qui préside la séance. le Conseil des Empereurs s'occupe encore du projet d'alliance présenté en 1766 à la Grande Loge. CL. le IV. dont plusieurs membres se sont ralliés au parti La Corne. dans la Prance maçonnique. RA. la seconde des hauts grades supérieurs jusques et y compris l'écossisme et la troisième de tous les grades quelconques supérieurs à l'écossisme. par l'organe du IV. à l'unanimité. 115]. celle-ci.RECHERCHES SUR LE R / . 210 . Cette commission se rend à la séance de la Grande Loge. soumet à l'assemblée la proposition du Conseil . et suggère de diviser la Grande Loge en trois chambres dont l'une devra connaître des degrés symboliques. 88 . Gaillard. RA. la Grande Loge semble prête à les accepter [AGJ. 1 . nous l'avons vu. 227]. leurs circulaires et leurs instructions [A. et continuent h répandre. 144 . lignes 6 à 11] — prononce un discours.

qui présidait les " travaux de la séance dans laquelle lo Grand-Maître fut proclamé. — s'occupe. s'étaient lo plus opposés à cette fusion. la Souveraine et Très llespectahle Grande Loge. A la suite de cette décision qui tend à les affaiblir. nous l'avons vu en traçant 1 historique du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident (page 214). mais aussi comme Sotiverain Grand-Maître de tous conseils. Ainsi. ferma la bouche " aux mécontents" [DT. le Grand Orient se trouve en lutte avec la Grande Loge et avec une fraction importante du Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident. — avaient à se venger des décrets rendus contre eux. et jamais ils n'avaient pu l'atteindre. On peut dire que sous ce rapport ils eurent un succès complet. 214]. ou Collèges dissidents. pour concentrer toutes les opérations maçonniques sous une seule autorité. dans d'autres temps. 10 et 17). auquel appartient une grande partie des Vénérables inamovibles de la Grande Loge. une fois encore. — c'està-dire le nouveau corps en voie de formation par suite de l'alliance convenue de la Grande Loge et du Souverain Conseil. pages 15. exclus. alors tout puissants auprès du duc de Luxembourg. La Grande Loge. Depuis longtemps tous leurs efforts tendaient à ce "but. mais le duc de Luxembourg la rassure en déclarant qu'il ne reconnaît aucun corps comme indépendant de la Souveraine et Très llespectahle Grande Loge de France. par les soins de ses commissaires. la présence du duc de Luxembourg-. l'union des deux grandes maîtrises opéra de droit la réunion des deux corps. mais la fondation du Grand Orient de France fait. en se rangéant du parti des oppresseurs. et qu'ils le durent aux E F . Ceux qui. invoquant une ancienne coutume. " m a i s non pas sans regrets .s sous le titre de Souveraine et Très llespeciable Grande Loge de France [supra. LE GRAND O R I E N T DE F R A N C E Lès sa formation. y adhérèrent sans oser réclamer. non seulemont comme Grand-Maître de la maçonnerie française. s'inquiète de cette présidence simultanée de plusieurs corps par le même Grand-Maître . Tranquillisée de ce côté. d'organiser son administration. 85 et 8C]. La fusion si longtemps poursuivie par " " " " " " " " " " " " " " " " (172) " Ces conseils. et le duc do Charfaes proclamé dans l'assemblée de la Grrande Loge du 24 Juin 1771. ils la saisirent. Conseils. placent aussi à Icui' tête le duc de Chartres et le duc de Luxembourg (173).272 RECHERCHES ce moment uni à la Très Respectable Grande Loge pour ne former avec elle qu'nn seul et même cor]). . Us crurent l'occasion favorable pour obtenir l'objet de leurs désirs . ils avaient encore pour motif l'aratition d'être reconnus et de faire partie intégrante du corps constituant (la Grande Loge de France). M. chapitres et loges écossaises de France (Mémoire justificatif de De La Chaussée. l'acceptation fut rédigée dans ce sens. avorter ce projet qui n'est suivi d'aucun effet. Ceux-ci lui remontrèrent qu'il était de l'intérêt de l'Ordre que le duc de Chartres réunît les deux grandes maîtrises.—dit Thory. de Luxembom-g se rendit à ces raisons . tous les Chapitres. ' .

58J. n a cessé de frapper les hauts grades d'anathème. le 27 Uecembre 1773. 108: AGJ IS'? 5 5 e d . qu'il s'en occupera prochainement. les Grands Officiers 1M & 2 î S S 5 4 i S i a î ^ | " i w V e t t e i i p n ^ . le 24 Mars 1776. q u i l charge de réviser et de rédiger les rituels des hauts grades (174. mais trop faible encore pour leur faire la guerre ouvertement. dans une circulaire du 21 £i W ? ) A cet t e commission sont adjoints. mais il invite. ^ l t < . il s attaque alors à la Grande Loge. comte de Strogonoff et baron de loussamct (I/o). commissaires pendant tout le cours des operations de la commission" TA. il s'en prend tout d'abord aux Conseils écossais qui. à ceux de ses subordonnés qui désirent y travailler. bientôt à réaliser ses promesses. l'exclusion. toutefois. on le voit. 19 . indépendants de lui.-.Ï } 1 P O U V A I E I L T aux anciens rites qu'on voulait faire nu'^ rTo Loc. et déclare. à suspendre tous tiavaux dans les hauts grades et 's à communiquer leurs " lumières aux ER. jusqu'en ces derniers temps. en faisant partager au Grand Orient son opinion et son intention de renoncer à tous les nauts grades. contestent son autorité et entravent ses opérations .-1 comprenait. >T Nous reviendrons plus loin sur ce point. qu'il ne pouvait conférer des o-rades d lora entièrement t S la r'T ' ' C1 ' éer l m e maçonnerie nouvelle. en présence de deux adversaires dont il lui faut cbercber à détruire linlluence et a diviser les forces. les loges a suivre son exemple. — et décide. le Grand Orient se trouve. S'inspirant donc de 1 exemple de la Grande Loge qui. une commission. composée des F F • Bacon de la Chevalerie. Eebold.^ U Il fétait dans le vrai. en même temps. — en laissant espérer. poursuivi " venait de former T W ^ m . se perd dans " ^ cIeclale ^ / e rites de régimes et finit par abanec donner ce travail. des loges de son obédience de tous les maçons qui reconnaissent une autre autorité que la sienne [:RD. il se contente de rejeter le système des liants grades. dont beaucoup d entre eux font partie.-. dès le début. il entame aussitôt les hostilités . Revenant donc à ses premiers erremens et pour atteindre plus sûrement les maçons des hauts grades. e m l 5 r e s composant la commission qu'il K J f i cle i0™1®! 1 instruction secrete de creer une maçonnerie nouvelle en écar " oublier " T D T FIFL6. en attendant. ' 0>7 I commission.SUR L E H I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ 273 le duc de Luxembourg étant désormais impossible à réaliser. 63 et 77]. il nomme.)." entièrement à a lui lui. dit le F.1"^" S+tUe -f0!8 168 P 1 ' e m i e r s moments de sa fondation.

soumet la question au Grand Orient qui vient de la reconstituer (25 Avril 177G). a tous ceux qui s'y présenteront. l'incident démontre qu'en 17 la maçonnerie symbolique en France accueillait déjà les Israélites.*. sous le nom de mot de semestre (3 Juillet 1777). ayant demandé à faire partie d'un chapitre établi à Bayonne et celui-ci s'y étant refusé parce que. et maigre 1 alliance qu'il a contractée en 1776 avec les Directoires écossais de VAuvergne. lequel.. 6 2 2 ] . . N o u s vous invitons a n en point reconnaître d ' a u t r e s : mais nous n e prétendons pas vous en faire u n e loi. E n 1778. d'après la loi. . (175) Ce refus corro'bore ce que nous avons déjà dit {supra.urs. 274. qui tous se contrarient mutuellement. 189 et 190. RD. m d .. . de V Occitanie et de la Bourgogne. en même temps. de dangereux et d'anti-maçonnique [RB.274 RECHERCHES Février 1777. choisi tons les six mois par le Grand-Maître et communiqué seulement aux maçons réguliers de 1 obédience. T T .. 58 et 62 . du même Orient. cependant. CC. _ . Celui-ci lui répond que. suivant lui. jusqu'à ce que l ' O r d r e se soit prononcé. n admettant que les trois grades^ symboliques.Nos Commissaires chargés de rédiger les grades croient qu il est de leur devoir de supprimer t a n t de prétendus grades. dans une circulaire du 3 Octobre 1777. F F . e .. 485 . devra être demandé. il la laisse libre d'agir selon sa propre volonté [CB. a g j . la loge La Zélée. "Notre " Orient n'a connu jusqu'ici et ne connaît encore que les " trois premiers degrés " [AGJ. 65 . Quelques mois plus tard. Dans ce but. combien est coutraire au véritable esprit de notre Ordre cette multiplicité de giades. Le 24 Mars 1779. auxquels vous pourrez rendre ou n e pas rendre des bonne. 125]. Vous n e pouvez ignorer les abus qui ont résulté de la facilité avec laquelle ces grades ont été donnés. il déclare de nouveau. 189... il s'attaque directement aux liants grades et expose. il ferme l'entrée de ses loges aux maçons qui ne relèvent pas de lui en créant u n second mot de reconnaissance. 207] : Vous ne pouvez vous caclier. . nous n'avons reconnu. b . ' . à la porte des Temples.. et dont le but ecliappe continuellement a l a pénétration du maçon le plus éclairé. " qu'il est temps d'élever tin mur de sépara" tion entre les ateliers de son régime et ceux qui rccont£ naissent l'autorité de la Grande Loge de France. le grade tfeJiose-Crôix ne pouvait être conféré qîo'à des Chretiens (173). dont la forme varie à l'infini. tout ce quils ont. _ J u s q u ' à présent. quelques frères Israélites. et nous ne reconnaissons encore que les trois premiers grades. ni porter atteinte aux prétentions des h a u t s grades. 144.. note 85) toueliant la non admission des juifs dans les chapitres à hauts grades au milieu au siècle dernier .

nous ne nous en sommes point occupes jusqu a present. AGJ. _ A cette question. ^ Néanmoins. le 19 Février 1782. MD. auxquels les loges peuvent r e n d r e ou n e pas rendre des honneurs j u s q u ' à ce que l ' O r d r e ait prononce. le 16 Mai 1 / 83. Aussi accueille-t-il plus favorablement alors les doléances de quelques partisans des grades écossais. sans cependant leur en faire u n e loi. que les compagnons obéiront aux maîtres et ainsy de grades en grades. Cette l 0 g 9 i m 0 Î U e r i0i Un r è s l e m e û t ' établi avant k . La Chambre des Grades s'assemble. il adresse une nouvelle circulaire aux loges pour les inviter à communiquer à la Chambre des Grades tous les rituels en leur possession afin de la mettre à même d'examiner les grades capitulaires. 4] . réclament avec instances l'érection d'une chambre capitulaire. pour la première. et poursuit lentement ses travaux . C'est uu règlement fondamental qui n e saurait jamais être altéré. la loge La f raie Union. que le Grand Orient reconnaît des grades supérieurs. do BeauvaiSj lui pose la question suivante [MS. Prenant leur demande en considération. une chambre dite des Grades qu il charge de la refonte des degrés capitulaires et du règlement de leur hiérarchie [B. qui. malgré l'opinion émise par les commissaires nommés en 1773 et adoptée par le Grand Orient.avoir du Grand Orient s'il n e reconn a î t point d'autres grades que les trois premiers grades de la m a çonnerie et si ceux qui possèdent les grades supérieurs ne doivent pas jouir des privilèges y attachés. il fonde doncJe 18 Janvier 1782. On doit tirer u n e conséquence de là. 71 . le Grand Orient fait la réponse officielle suivante : " Q u a n t aux^hauts grades. m vouloir porter atteinte aux pretentions des h a u t s gradés. Il craint que son autorité ne chancelle. le Grand Orient sent qu : il est impuissant à empêcher les loges de sa constitution d'aller demander à d autres obédiences des connaissances supérieures [AGJ. 155]. à la suite des discussions que font naître l'installation à Paris de la Mere-Loge du Bite Écossais Philosophique. le 21 Mars 1780. 229]. 325] : ITous serions flattes cle sç. 229 . fois. d ' a u t a n t plus qu'il est porté dans les ^statuts faits sous le règne du très auguste et sérénissime grandm a î t r e Prince de Clermont (176) que les apprentifs obéiront aux compagnons. î f o u s ne reconnaissons encore que les trois premiers grades et nous invitons les loges à n ' e n point reconnaître d a u t i e s .SUB LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 275 Trois ans après. de les apprécier et de les réduire [A. Mais il n'est pas douteux que les apprentifs doivent obéir aux compagnons et ceux-ci à leurs maîtres.

I l n'est donc pas surprenant qu'en modifiant de nouveau ces rituels. . les trois grades symboliques anglais qu il pratique. à ce propos. — dit Clavel [CL. en 1813. le Grand Orient n'avait pas seulement en vue de rallier à lui les chapitres des liants g r a d e s dont il était continuellement harcelé . et précédemment. sous le nom de rite franf m . la Chambre des Grades prend une part active à la lutte que soutient le Grand Orient contre le Grand Chapitre Provincial de llérodom de Kilwinning. Le Grand Orient adopte alors. Après la désertion du Grand Chapitre Général. qui. Au commencement de 1785. la Chambre des Grades nomme des commissaires pour s'entendre avec ceux du Grand Chapitre. après lecture du travail de son rapporteur. la rite symbolique français n'a plus rien qui le rattache au rite d'York que le Grand Orient a. page 267]. la Grande Loge de France. dit Clavel. elle interrompt ses études sur les hauts grades pour collaborer avec les autres Chambres à la rédaction définitive des rituels des trois premiers degrés et de celui des banquets.276 EECHEECHES en Février 1784. Le Grand Orient n'ignorait pas que la patente du D r (177) Il n'est que juste d'observer ici. — " de tous les autres vt rites. et s'occupe surtout de la réunion du Grand Chapitre Général de France au Grand Orient. de Londres. le seul pratiqué x^ar la Grande Loge Unie d'Angleterre depuis sa formation. en passant. en 1784. et elle se t r a î n a languissante j u s q u ' à l'époque de la révolution française [CL.—rejet qu'il est piquant d'opposer. dont le traité. c'étaient ceux de la Grande Loç/e des maçons modernes. les avait altérés en 1717 et dans lesquels les mots d'apprenti et de compagnon avaient été intervertis. c e l u i qui. 2 3 6 ] . une instruction est commencée sur les droits et la régularité maçonnique du Grand Chapitre.64]. 203]. la Chambre des Grades entre en relations avec le Grand Chapitre Général de France. 170. A dater du 25 Mars 1785. 490 et 491 . définitivement rejeté en 1804 [KA.Ces relations sont d abord amicales . il avait également pour but d'affaiblir sa rivale. 234. conclu le 17 Février 1786. d'ailleurs. et. s'éloigne le plus du rite des anciens maçons libres " et acceptés d'Angleterre "(177). E n effet. par la fusion des Grandes Loges rivales des maçons modernes et des maçons anciens. il lui porta ainsi u n coup dont elle n e se releva pas. est ratifié le 12 Décembre 1786 [MD. dont l'existence lui est dénoncée par une plainte de la loge Jja Réunion des Étrangers. Eemanié encore de nos jours. E n opérant cette réunion. A. AGJ. suivant les maçons anciens d'York. depuis cette époque. en les modifiant. le découragement s'empara d'elle. par la défection des membres du Grand Chapitre Général qui tous appartenaient à des loges de sa constitution. que le Grand Orient avait adopt é à son origine les x^remiers rituels symboliques introduits on France vers 1725 . qui avait proposé de se réunir au Grand Orient. à ses prétentions au gouvernement de tous les rites. le Grand Orient ait créé un rite s'éloignant encore davantage de celui des maçons anciens d'York.

SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 277 Gorbier était fausse . près du Grand Châtelet. mais encore le F. R. de l'an 5778 dans sa 167e assemblée. 0 . On en jugera par l'extrait suivant d'un rapport cité par Eebold [KD. 438] et adopté par le Grand Orient en 1848 .-. le 21 Mars 1721. Ainsi sont créés. avait fait l'aveu que cette patente avait été fabriquée par les soins de Gerbier et par ceux d'un marchand d'ornemens maçonniques qui demeurait place Daupliine. elle (la ' ' commission) se prononce unanimement pour le maintien des hauts grades'11. le Grand Orient a de nouveau appuyé sur ce document ses prétentions sur le rite écossais. les chapitres mentionnés précédemment. etc. 18] : — " U n grand chapitre avait été créé. duc d'Antin . d'Edimbourg et n'avait pas discontinué de " travailler dans les hauts grades. " elle l'investit du droit de constituer et fixe son siège à Paris — Le F. de Rouen. 13C. M. RD. I l a demandé sa réunion au G. Le Grand Orient (178) Tel a toujours été le mobile du Grand Orient . des princes et des " souverains. L. non seulement toutes les loges du régime écossais lui adressèrent des réclamations relativement à l'authenticité de ce titre. Les maçons des hauts grades n'approuvent généralement pas cette fusion . Aussitôt réception de ses constitutions. séant à Rouen sous la présidence du F. 142 et 143. en France. aussi demandent-ils aussitôt à l'Ecosse cle nouvelles constitutions. le Grand Chapitre de H. datées du Ie1' Mai 1786. ] 'un des partisans les plus zélés du Grand Chapitre Général de France-. Son but secret était de s'agréger le Grand Chapitre Général de France dont la régularité originelle lui importait peu : il voulait anéantir l'écossisme (178) en établissant par cette fusion son droit de priorité au gouvernement de cette maçonnerie en France (179). peut" être dut-il céder au désir d'éteindre toute controverse et do rallier des trères ' ' dissideuts . " Quoique ou n'ignore pas que les hauts grades constituent dans la "maçonnerie un non-sens. qui crée des pontifes. et c'est dans ce but qu'il fit remonter l'origine de ce chapitre au 21 Mars 1721 [DT..-. La " chartre capitulaire qui constitue ce chapitre a été accordée au F. sur la table même qui avait servi au dîner des fauteurs de cette machination. s'exprime à ce sujet d'une façon charmante [bb.'. qu'elle avait été revêtue des signatures qu'on lit au bas du document. RA. Brémond. Le Grand Orient rejeta toutes ces protestations (voir circulaire du 17 Septembre 1787).'.. Mathéus. que ce non-sens. il a toujours craint de perdre son influence çn laissant l'écossisme se développer en dehors de lui. fécond en artifices littéraires..-. clans un cabaret. est ahsurde et choquant . .-. 257] . Nous lisons dans l'État du Grand Orient de 1804 [ET. de Kilwinning. par la G-. 78 et 79]. déclarant qu'il prend souche sur la loge L'Ardente Amitié.'. en envoie une copie au Grand Orient et demande à être reconnu en vertu de ses titres. en 1826 et en 1840. du 12e m. . (179) En 1804. sous le " titre et rit d'hérédon. de " le mettre en état d'infériorité vis-à-vis des Suprêmes Conseils Ecossais.-. Graffin. ' . elle a " été opérée le 17e j. mais craignant d'affaiblir le Grand Orient. — " L e Grand Orient dédaigna de faire les démarches nécessaires pour prouver la " fausseté d'un titre antérieur à l'introduction de la maçonnerie en France .

BB. de Kilwinning ? Le Ï V . le rite cVlîérodon 11 est une des sections qui composent le Grand Collège des rites du Grand Orient Le F. — Ecossais.*. présente au Grand Orient u n rapport par lequel il recommande la création des quatre Ordres du rite moderne (Elu. 170 . décide que ces grades seront les seuls reconnus et pratiqués dans les chapitres souchés sur les loges de sa juridiction. dit le Brémond [iîr. Besuchct lorsqu'il dit [bb. limitant lui-même ses prérogatives. 2 4 2 ] . A G J . Dès la réunion au Grand Orient du Grand Chapitre Général de France. raie cette loge de sa correspondance (180). la Chambre des Grades abandonne à ce dernier le soin de la réforme projetée. dans le cours de l'année 1787. Brémond répond que " par un arrêté interprétatif rendu le 24 Décembre 1801. Le Grand Orient adopte cette suggestion. après de longues discussions. N'est-ce pas icil'occasion de rappeler le mot célèbre du F. 4 9 1 . C'est alors que celle-ci se fait constituer. sur la demande d'union du Chapitre â'Arras (*). pur le Chapitre primatial ci'An as . Jouaust envisageant la question sous un point de vue plus général. Le 19 Janvier 17S9. 170 et 171 . dans presque tous les pays. supra. La plupart des loges de Prance n'adoptent cependant point ces changemens. 258]. le 23 Septembre 1788. chez des puissances maçonniques étrangères à son régime. MD. B. dest qu'il Va prise ? {') Celui de la Vallée de Tarie.. que les Grandes Loges étrangères rejettent entièrement. 195 . p a r l a Grande Lor/e d'Ecosse [B. le Grand Orient a déclaré " commun à tous les chapitres des hauts grades le concordat passé avec la Grande " Loye en 1799 La même théorie inspire le F.. 196] : " Le Grand Orient de France professant maintenant tous les rites. car ce d e r n i e r ft d i s p a r u sunn . 175]. le parti.'. une chambre symbolique et une chambre des hauts grades [ A . des lumières qu'il peut dorénavant leur communiquer . il donne de nouvelles explications sur la réforme des hauts grades et fait ressortir l'importance qu'il attache à ce que les ateliers de son obédience n'aillent plus chercher. " depuis longtemps déjà. s'exprime ainsi [AGJ. 9] : ' c Cette puissance maçonnique (le Grand Orient) a adopté. l'in(180) — 11 Ce chapitre a disparu sans laisser de traces". 79 et 80 .278 RECHERCHES refuse de reconnaître la suprématie à laquelle prétend le Grand Chapitre de Rouen et défend à la loge VArdente Amitié de donner asile à cette prétendue autorité. PC rallier a u Ui and Orient. — Chevalier d'Orient.— Rose-Croix). et.*. Dupin jeune: — L a preme que la puissance maçonnique réside dans le Grand Orient. Comment le Grand Orient possède-t-il donc le rite de H. plus tolérant peut-être que rationnel. çrcé. il leur donne des conseils sur la formation des chapitres près des loges et annonce que les Chambres du Grand Orient sont réduites à trois: une chambre d'administration. A. 2 4 1 . Le Grand Chapitre ayant. M. La loge et le chapitre résistent aux injonctions du Grand Orient qui. de recon4 ' naître tousles principaux rites et de les concéder aux loges sans préférence". achevé les travaux commencés par la Chambre des Grades. eu 1780.

Les Directoires Écossais consentent bien. en Hollande. l'innovation n'est adoptée que par la minorité des loges et le Grand Orient lui-même s'en défend avec un certain embarras dans sa circulaire du 19 Eevrier 1789 : " Si le G. 137 . un corps maçonnique placé vis-à-vis du Grand Orient dans une situation analogue (181). . il ne s'est décidé à accepter " ce travail que par les avantages évidents qui pouvaient " en résulter pour le bien de l'administration générale. et " pour procurer une jouissance plus prompte aux loges elles'c mêmes [DÏ. DES DEDITS DU GRAND ORIENT SUR LES HAUTS GRADES Ainsi que nous l'avons vu précédemment. E n Prance.ne peut prétendre au droit de les conférer. c'est le Grand Chapitre Général de France. en Portugal et en Russie. Telle est la portée réelle de ces accords. 0 . l'accès des loges est interdit à tout maçon français . mais c'est en se réservant leurs droits de constituer.par conséquent. " E n faisant de telles concessions. a cru devoir profiter d'un tra" vail qui lui était offert par une société de maçons dont " le zèle a secondé ses vues. dans d'autres -circonstances. 234]. à une alliance. 281] . 282]. — Janvier 1619 [H. non seulement. mais la puissance dogmatique reste entière entre les mains de ceux qui en sont régulièrement investis. en Danemark. et celui-ci. plus tard. le seul qui accepte de fusionner avec le Grand Orient.SUR L E R I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 279 troduction de ces quatre hauts grades dans le système de la maçonnerie française est blâmée . en Allemagne. E. " les signataires de ces actes d'u(181) Observations importantes et réclamations du rite Ecossais d'Sérodom au Grand Orient de Frunee. on considère cette institution comme une innovation que rien ne justifie. la direction des Ateliers de leur régime et leur autonomie . Quelques uns de ces traités laissent bien au Grand Orient l'administration financière et législative de la confédération. 283 . les plus influents d'entre eux refusent toute fusion. AGJ. ils ne communiquent même pas au Grand Orient la connaissance de leurs grades. tous les corps écossais qui se sont formés en Erance jusqu'en 1791 sont indépendants du Grand Orient .mais encore ils éludent les tentatives de celui-ci pour les réunir tous ou en partie sous sa haute direction [e. il est vrai." observe judicieusement. et les membres des grades supérieurs y voient une profanation de leurs mystères. en Angleterre.

s'ensuit-il que cet atelier ait le moindre droit sur ce rite ? Non . et oc. et de la déclaration par laquelle le duc de Luxembourg subordonnait. un corps composé d'initiés réguliers est apte à travailler à tel ou tel degré . le Grand Orient a souvent aussi basé ses droits sur ceux auxquels pouvait prétendre la Grande Loye de France en vertu de l'alliance convenue. — ni transiger avec les principes du dogme de leur système maçonnique. au Grand Orient- " " " " . dit-on. " l e Grand Orient a recueilli des grades pour ses archives. c'est ainsi que la Chambre des Grades et. mais n'a pu " hériter du droit de les pratiquer. un corps ne peut initier aux degrés d'un rite que si tous ses membres en sont légalement possesseurs. entre elle et le Conseil des Empereurs. délégués élus des ateliers symboliques de l'obédience." D'autre part. après elle. et le Grand Orient. s'il a accepté de le pratiquer et s'il le pratique en réalité. s'adresse à diverses reprises. droits transmis. Mais aucun corps ne peut abandonner son rite à u n «orps étranger et placer ensuite ce dernier à la tête des autres ateliers du régime. inaliénables.dès 1787. — qui sont imprescriptibles. et possèdet-on régulièrement un grade sans y avoir été initié suivant certaines formes et sous certaines conditions ? De ce qu'un membre d'un atelier se trouve investi d'un grade ou de tous les grades d'un rite quelconque. Or. comme corps. à constituer le régime français. tous les corps à hauts grades à la Grande Loge de France et au Conseil des Fmjjereurs réunis. ne possèdent pas les degrés des chapitres alliés. il faut l'avouer. 155]. 295]. arrivent. le Grand Chapitre Général sont mis à même d'en examiner une grande quantité et. aux loges et aux maçons pour obtenir d'eux communication des rituels en leur possession . tous les membres du Grand Orient de France. Mais cette constitution est-elle légale ? la communication d'un rituel implique-t-elle la collation d'un grade. ne possède et ne peut posséder sur ces degrés aucune juridiction dogmatique [voir ob. Ainsi que le dit fort justement Ragon [ r a . peu après. en vue de réformer les hauts grades. limiter ses prétentions sur les hauts grades. en 1772. avec le rituel qui leur est affecté. s'il a été créé en vue de pratiquer ce rite.280 RECHERCHES nion n'ont pas entendu aliéner leurs droits. 286 et suivantes. auquel le Grand Orient déclare. seul. cependant. après u n triage peu satisfaisant. " Le Grand Orient. en 1799.

une alliance proposée par le Conseil des Empereurs . dans lequel le F. en tous temps. pour l'élaboration de ces règlemens. u aux seuls Mdiiïres de Loges considérés comme tels et non comme revêtus degrades supérieurs . le concours des loges régulières.SUR L E E I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É 281 Mais il'faut abandonner ce raisonnement. sur ceux auxquels il a lui-même limité sa juridiction en 1787 . et celle-ci. subordonnée (182). par conséquent. —Nous avons vu. 265]. Nous avons vu également le Souverain Conseil continuer ses travaux en dehors de la Grande Loge. dit le P. au commencement de ce siècle. l'union convenue des deux corps est demeurée sans effet. la question de fait nous amena encore à conclure que le Grand.*. que la Grande Loge de 'France a accepté. invoque. que cette alliance ne doit être définitive qu'après que des règlemens nouveaux pour l'administration générale et particulière de la maçonnerie. Brest de la Chaussée parle de " cette " union fameuse dont l'effet doit infailliblement transporter au Conseil des Empereurs^ " t o u t e l'autorité qu'avait la (ïrancle Loye sur les maçons de Paris et des " Provinces. en effet. nous verrons plus loin s'il en possède de plus légitimes sur ceux du Mite Écossais Ancien accepté.—et que.àl'acceptation desquelles la fusion semble avoir été. que ce travail n'a jamais été achevé. dès le principe. — que le Grand Orient ne peut taxer de partialité. que feront 11 les loges des provinces de continuer à un tribunal qu'elles ne reconnaissent pas une " obéissance qu'elles n'avaient promise qu'au corps composé des sociétés particulières. outre les considérations théoriques que nous avons précédemment fait valoir. que cette réorganisation est confiée à une commission spéciale. on peut le concéder. en commençant ses travaux. ne possède encore aucun droit sur les hauts grades pratiqués en Prance jusqu'à cette époque. auront été approuvés dans une assemblée générale de la Grande Loye et du Souverain Conseil . ou anéantir cette autorité par le refus. peut-être légitime. Jouaust [AGJ. Ainsi.". (182) Ceci résulte clairement d'un passage du i f e W i r c r e p r o d u i t par le F. si ce n'est.-. Jouaust. Orient. — par suite de la fondation du Grand Orient de France. n'administrer que les trois grades symboliques. en 1772. et que celle-ci.

que. mais bien par un simple écusson. nous reproduisons ici les nouveaux renseignemens qui nous sont parvenus. dans son Histoire de Vile Bourbon (Paris. Pion. est désignée comme se réunissant à la taA7erne King's Head (185).IV DÉTAILS COMPLÉMENTAIRES * LES QUATRE PEEMIÈRES LOGES DE PARIS Nous avons dit (pages 83 à 88 et note 42) que la loge Saint-Thomas — la première loge fondée à Paris. (183) M. traiteur anglais. que nous n'avions pu consulter. Serait-ce le fondateur de la loge Saint-Thomas 1 (184) Quelques auteurs disent Huro [AGJ. ont donc pu dire King's Head. divers ouTragos et docamens. le 20 Novembre 1732. la loge n 0 90. 1859. elle est constituée par la Grande Loge d'Angleterre. sur lequel était peint le portrait du roi. le 3 Avril 1732. Lord Derwentwater. pour désigner cette taverne. le 3 Avril 1732. nous sont parvenus . le 24 J u i n précédent. sous le n 0 90. 50]. rue des Boucheries . ce désignent ^ _ Hure ne devait pas être désignée par un écriteau portant inscription des mots King'sBead ou Louis d'Argent. g . * Depuis l'impression de la première section de cette Seconde Partie. où elle est installée. Co genre d'enseignes (siynvs) était d'ailleurs généralement usité «n Franco et eu . 176]. à faire quelques rectifications indispensables et sur d'autres à donner à notre récit. vu la ressemblance do cet écusson avec la pièce de monnaie d'argent qui avait alors cours en France. argenté sans doute. ancien procm-eur général et gouverneur de l'îleBoui-bon. Nous espérons que le lecteur. à l'auberge du Louis d'Argent. A l'appui de cette opinion. quelques développemens intéressants. Azéma. voudra bien nous excuser de le faire revenir sur ses pas. par. liste reproduite dans l'ouvrage du ~F. d'après les minutes (procès-verbaux) de la Grande Loge d'Angleterre. page 74) mentionne un personnage de ce nom : Pierre André D'HEGUERTY. Grand-Maître d'Angleterre [PB.\ Gould [go. 59]. d'Octobre 1739 à 1743. ils nous obligent. et les Français. rue de Bussy. peu après. chez Landelle. et qu'elle se réunit. Les Anglais. traiteur. par le vicomte Montagu. trop succinct parfois. et mise au courant au jour le jour jusqu'en Septembre 1732. le 12 Juin 1726. Dans une liste de loges dressée en 1730. constituée à Paris. Louis d'Argent. le chevalier Maskelyne et le squire (gentilhomme) d'Hégnerty ( 183) — tient d'abord ses travaux chez Hure (184). par une députation nommée. prenant en considération la distance à laquelle nous sommes des sources à consulter et les difficultés que cet éloignement nous crée. sur certains points.

cite comme exemple cette phrase : L'auberge avait pour enseigne une iéte de Maure.-. Lo texte du F.A N T O I N E (voir précédemment page 195). et. " pour avoir cessé " de se réunir ou négligé de se conformer aux réglemens " de l'association " [KC. 92]. 283 ^ D'après une autre liste. il repousse également l'union des deux titres de Saint-Thomas au Louis ïPArgent. Jouaust [AGJ.RECHERCHES SUR LE R. par la Grande Loge d'Angleterre [AGJ. L'ancien texte de ce document le qualifie de Vén. 56. gravée en 1736 par ordre de la Grande Loge d'Angleterre [GO. — sans doute dans le même local que la Grande Loge Provinciale de France qui tenait ses séances cliez un traiteur cte la meme rue des Boucheries. publiée par Cole en 1756. elle ne figure plus sur aucune liste. Selon lui. page 53. cependant.Le Breton comme Vénérable inamovible de la loge du Louis d'Argent de Saint-Thomas ( 1 8 6 ) . le P. nous mentionnons la Queen's Head tavern.\ if. ANC.'. d après le Tableau Officiel des Loges de l'obédience de la Grande Loge de Prance au 1ER Janvier 1765.'. rue des Boucberies. Pike nous semble plus exact puisqu'il la date de ce document (27 Août 1761). la loge No. se tient alors à Vhôtel de JBussg.'. D'un autre côté. note]. 58] dit que la première loge parisienne a été fondée. Ceci nous amène à une rectification concernant le titre donné à Chaillon de Jonville dans la patente de Morin. note 19. et. a Paris. 90 est positivement désignée sous le titre français du Louis d'Argent [voir note 42] . la loge n 0 90. 54.-. nous en trouvons la preuve dans Bescherelle qui. par ordre du Grand-Maître. en 1740. le texte 1 que nous a communiqué le E. 51]. Le Breton figure encore parmi les Maîtres de loges de Paris. Lo Breton. ACC. D'après une troisième liste publiée par Pine. ^ (186) E n 1773 le BV. 61]. par Lord Derv r entwater et autres. cette loge porte le n 0 49 et se tient toujours à l'auberge A la Ville de Tonnerre [GO.T H O M A S . le 27 Janvier 1768. Pike dit : Vble M" de la lcrc L. en 1725. Quoiqu'il en soit. ECOSS. constituée le o Avril 1732. à Paris.'. Nous avons_ eu également occasion précédemment de mentionner quelques tavernes anglaises ayant des enseignes du même genre : page 22. en France appelée S A I N T . plus loin [AGJ. de_ la premiere loge en France appelée S A I N T . le P.•. rue do Bussy. 57]. 158]. 158]. A partir de cette époque.'. 799. vit encore. Nous ne nous Angleterre . au mot Enseigne.-. nommé Debure [OB.Il en est de même d'après une nouvelle liste de Cole de 1763 [KG. il cite. ayant été rayee. dans la liste de Smith publiée en 1736. Vénérable inamovible de la Loge Saint-Thomaa. . celle do Ben Johnson's Head. D'après une quatrième liste. en 1729. elle porte le n 0 78 et est indiquée comme se réunissant à 1 auberge A la Ville de Tonnerre.-. qn elle n a jamais été constituée par la Grande Loge cVAngleterre et qu'on ignore le titre qu'elle porta. la loge a changé de n 0 d'ordre par suits de l'extinction de quelques loges plus anciennes . Il y a donc lieu de rectifier sur ce point le passage de notrs note 42 où nous faisons allusion à CJaaiJIon de Jonville. par ordre des Grands Officiers. la loge Saint-Thomas aurait été constituée plus tard.

L'Anglaise. à la Nouvelle-Orléans. la troisième. l'on cite : La Française. — La seconde loge parisienne est celle du P. 60]. à Bordeaux. le 27 Avril 1732. Louis d'Argent {King's. La Française s'y rallie également et se fait constituer le 11 Mai 1775 .*. cliez Landclle. fondée. La Française constitue à son tour.-. à l'auberge A la ville de Tonnerre. en 1754 . entre 183(5 et 1840. tient ses travaux en langue anglaise jusqu'à la Saint-Jean d'Été de 1748 [CHA. — Lj Harmonie cesse bientôt ses travaux et disparait pour toujours de la scène maçonnique en fusionnant avec La Française. L'Anglaise. L'Heureuse lleneontre. La Consolante Maçonne. à Cognac. sur ce point. à l'opinion du P. à Périgueux. Jonanst. la première loge fondée à Paris est celle de Saint-Thomas au Louis d'Argent. la loge L'Amitié . et enfin. et nous maintiendrons nos premières conclusions. le 19 Juillet 1746 . par le duc de Bichmond et le P. par trois anglais. le 18 Mai 1746. elle change plus tard son titre en celui de La Française (187) Quelques avxtours écrivent Gouetaud [AGJ. le 7 Mai 1765. L'Anglaise. L'Amitié passe plus tard sous l'obédience du Grand Orient. rue des Boucheries. en 1740 . et c'est bien elle que la Grande Loge d'Angleterre a constituée le 3 Avril 1732 et fait installer le 20 Novembre suivant. Parmi les loges qu'elle constitue en Prance et dans les colonies. 385]. celle désignée sous le titre Les Arts SainteMarguerite. à la taverne do.Head). plus tard. . à l'hôtel de 13ussy. en 1751 . Goustand (187) . l'une le 1 er Pévrier. LA LOG-E VANGLAISE DE BORDEAUX La loge L'Anglaise. à Pons. à Cayenne. e n l 7 6 4 . l'autre le 24 Juin. et la quatrième celle convoquée. et qui prit plus tard le titre de Loge d'Amwnt. se réunissant d'abord cliez Hure. qui la constitue le 22 Juillet 1774. L'Anglaise.'. le 6 Novembre 1745 . vers 1732. à Bordeaux. L'Harmonie. rue de Bussy. à Limoges. à Brest.284 EECHBÊCHES arrêterons donc pas. E n 1765. de Bordeaux. Désaguliers. à l'hôtel de Bussy. et celle-ci constitue dans le même Orient. en 1735. L'Anglaise de l'Amitié. la Française et Y Amitié se font constituer par la Grande Loge de France. en 1755. Selon nous.

SUR L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N ACCEPTÉ

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élue Ecossaise, sans doute à l'occasion des relations qui la lient à la loge Y Harmonie, du Directoire Écossais, (agrégée elle-même au Grand Orient le 16 Janvier 1777), et le Grand Orient régularise ce changement de titre en lui accordant de nouvelles constitutions qui portent la date du 13 Août 1777. Quoique toutes les constitutions accordées par la loge L'Anglaise, de Bordeaux, aient été délivrées "sous l'obé' c dience de la Grande Loge d'Angleterre, " elle n'est point encore régulièrement placée elle-même sous cette juridiction, Ce n'est, en effet, que le 8 Mars 1766 qu'elle est constituée par la Grande Loge d*Angleterre, qui la place sous le n 0 363 de son tableau en légalisant ses travaux commencés en 1732. Aucune des loges constituées par elle ne suit, cependant, son exemple ; quelques unes se rallient à la Grande Loge de France ou, plus tard, au Grand Orient, tandis que d'autres conservent leur indépendance. En 1770, L'Anglaise figure sur les tableaux de la Grande Loge d'Angleterre sous le n 0 298 ; en 1781, sous le n 0 240, et, enfin, en 1793, sous le n 0 204, sous lequel, en Prance, on la désigne encore de nos jours bien qu'elle ait, depuis la fin du siècle dernier, cessé ses relations avec la Grande Loge d'Angleterre. Entre temps, il paraîtrait qu'elle s'était ralliée au Grand Orient de France qui lui aurait expédié, à la date du 27 Décembre 1780, des lettres d'agrégation fixant son rang au 7 Novembre 1778 (188), mais que, le 20 Mai 1784, à la suite de certains désordres survenus en 1782 et 1783 au sein de L'Anglaise, la Chambre des Provinces aurait révoque ces lettres d'agrégation et aurait supprimé cet
(188) Le Griv. G.-, refusa alors de reconnaître sa constitution du 8 Mars 1766 et ses travaux commencés en 1732, attendu que cette constitution et ces travaux n'avaient pas été légalisés par la Grande Loge de France qui avait seule le droit de constater l'état maçonnique des log'es en France. — E n empruntant ces derniers renseignemens wxVAnglaise au F.-, de Loueelles [CHA, 248, 249, 385], nous devons faire observer combien il est étrange que le Tableau du Grand Orient, de 1787, si complet cependant, et où figurent d'autres Ateliers démolis par le Grand Orient, n'ait pas mentionné la loge LMnyïffise comme ayant été constituée par le Grand Orient en 1780. I l nous semble que ces constitutions ont été accordées en 1780 et révoquées en 1785 p a r l a Grande Loge de France et nonpar le Grand Orient ; en effet, sans nous arrêter plus qu'il no convient à la sollicitude exceptionnelle dont le Grand. Orient aurait, dit-on, fait parade, en cette circonstance, touchant les droits exclusifs de la Grande Loge à constater l'état maçonnique des loges de France, — u n autre incident, survenu en 1804, nous autorise à émettre cette opinion : dans un rapport officiel, présenté alors au Grand Orient, le F.'. Pajot jeune. Grand Orateur, s'exprime ainsi à propos de la récente reconstitution de La Vraie Anglaise sous le titre de L'Anglaise, No 204 : — '' Cette réclamation n'était pas sans difficulté puis" qu'elle était portée contre une décision de la Grande Loge rendue en 1785."

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RECHERCHES

atelier de la liste des loges régulières de Prance, décision, que le Grand Orient confirme par son arrêté du 3 Juin 1785. [TL, 16, 17, 19, 29, 96 ; C H A , 248, 249, 385 ; GO, 61, 64, 70, 77 ; supra, 89, 158 et 233]. A la suite de cette démolition, un démembrement de cette loge se fait constituer, le 15 Septembre 1785, par le Grand Orient,, sous le titre de la Vraie Anglaise, pour prendre rang du 22 Juillet 17S5 [TL,17]. En 1803,celle-ci se fit reconstituer sous le titre de L Anglaise, n 0 204 (189).
LE DISCOUES DU IV. RAM SAT

Dans un ouvrage publié en 1773 (190), et dans lequel est imprimé le discours dont nous avons reproduit précédemment quelques fragmens [supra, 92 et 170 à 172], on le donne comme ayant été prononcé par le Grand-Maître des Fr:. Mac.', de France dans la G.". L. - . assemblée solennellement à Paris, l'an de la fr. - . mac.'. 5740. C'est évidemment le duc d'Antin qui est ici désigné, mais c'est là une erreur. Ce discours est bien de Ramsay. On en trouve une autre copie en tête d'un recueil manuscrit de plusieurs grades de 10.•. de Clermont et autres, avec la désignation suivante; Discours prononcé à la réception des FF:. Mag:. par M. de Bamsay, Gr:. Or:, de V Ordre [ H , 389]. I l a été également publié, en 1741, dans ÏÂlmanach des Cocus, comme étant de M. de F..., grand orateur de VOrdre [ E , 243]. Le IV. Jouaust [ A G - J , 63] dit qu'il a été imprimé à la Haye, en 1738, dans un recueil de pièces attribuées à Voltaire et de contes de Piron et autres, et il fixe à 1738 la date de ce discours ; il dit à ce sujet :
P o u r n o u s , n o u s p e n s o n s q u e la fin de ce discours, p a r l a n t d e la naissance distinguée du Grand-Maître, q u e l ' O r a t e u r cite p o u r dire q u ' e l l e est e n c o r e s u r p a s s é e p a r ses q u a l i t é s , n e p e r m e t p l u s d e l ' a p pliquer à u n a u t r e q u ' a u d u c d ' A n t i n , élu le 2 4 J u i n 1738. (189) Nous nous croyons d'autant plus autorisé à avancer que la loge L'Anglaise, No. 204, constituée en 1803 par le Grand Orient n'est que la continuation de la Vraie Anglaise, et non pas l'ancienne loge V Anglaise, que le rang assigné, en 1803, à la loge alors constituée sous ce titre est le même que celui assigné jusque-là à la Vraie Anglaise : 22 Juin 1785 [voir OAL, 83] . •— Pourquoi, si V Anglaise a été réellement constituée en 1780 parle Grand Orient, ne lui aurait-on pas conservé, en 1803, en lui accordant la reprise de la correspondance, son rang primitif fixé au 7 Novembre 1778 ? (190) Supplément aa. volmne publié en 1760 sous le titre: Les devoirs, statuts et règlements généraux des Fr.-. Maç.-. mis dans mi nouvel ordre, et approuvés par la Gr. L.\ des sept provinces mies des Pays-Jlas.

S U R L E R I T E ÉCOSSAIS A N C I E N A C C E P T É

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Nous avons vainement cherché, à la fin du discours de Ramsay, reproduit par YHermh, le passage où l'orateur fait allusion à la naissance dis tiny uée du Grand-Maître ; mais voici sans doute celui que vise le Jouaust [h, 351] :
Des îles britanniques, l ' a r t royal commence à repasser dans la F r a n c e , sous le règne du plus aimable des rois, dont l ' h u m a n i t é anime toutes les vertus, et sous le ministère d\m Mentor qui a réalisé tout ce qu'on avait imaginé de fabuleux.

Selon nous, cette flatterie s'adresse au cardinal de Pleury, et le discours a été prononcé, non pas en 1736, comme nous l'avons d'abord admis d'après quelques auteurs, non pas en 1738, comme le pense le F.-. Jouaust, non pas en 1740, comme l'avancent l'Hermès et le P.-. ï m d c l , mais bien le 21 Mars 1737. Nous trouvons, en effet, dans un ouvrage, aujourd'hui fort rare (191), une note qui nous autorise à émettre cette opinion, note qu'aucun écrivain maçonnique ne semble avoir consultée jusqu'ici, et de laquelle nous extrayons les fragmens suivants de deux lettres adressées par Ramsay au Cardinal de Menry, les 20 et 22 Mars 1737 (192).
•Lettre du 20 Mars -1737. Daignez, Monseigneur, soutenir la Société des Free-Masons dans les grandes vues qu'ils se proposent, et V. JE. rendra son nom Men plus glorieux par cette protection que Richelieu ne fit le sien par la fondation de VAcadémie française. L'objet de l ' u n e est bien plus vaste que celui de l'a utre . Encourager u n e société qui ne tend qu'à r é u n i r toutes les nations p a r l'amour de la vérité et des beaux arts, est une action digne d'un grand ministre, d'un père de l'Eglise et d'un saint pontife. Gomme je dois lire mon discours DEMAEST dans une ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L ' O R D R E , et le donner L u n d i matin a u x examinateurs de la Chancellerie, j e supplie V . E . de me le renvoyer demain avant midi par u n exprès. E l l e obligera infiniment u n h o m m e qui lui est dévoué par le cœur. •Lettre^ du 22 Mars -1737.

J ' a p p r e n d s que les assemblées des free-masons déplaisent à Y . E . , J e ne les ai jamais fréquentées que dans la vue d'y répandre les maximes qui auraient rendu peu à peu l'incrédulité ridicule, le vice odieux et l'ignorance honteuse. J e suis persuadé que si on glissait à la tête de ces assemblées des gens sages et choisis par Y. E . , elles
(191) P . E . "Lemontey, Histoire de la Régence et de la Minorité de Louis XV jusqu'au ministère du Cardinal de Fleury. Paris. 1832. tome I I , pages 292 et suivantes. (192) Les passages soulignés le sont par nous.

288r e c h e k c h e s

pourraient devenir très utiles à la religion, à l'état et aux lettres. C'est ce dont je crois pouvoir convaincre V . E . , si elle daigne m'accorder une courte audience à Issy. E n attendant ce moment heureux, je la supplie de vouloir bien me mander si je dois retourner à ces assemblées, et je me conformerai aux volontés de V . E., avec une docilité sans bornes.

Si Ramsay, dont nous connaissons par ces lettres les idées sur la franc-maçonnerie, a tenu la promesse par laquelle il termine sa dernière épitre, — ce qui est admissible tant il disparaît vite de la scène maçonnique, — il a dû dès lors cesser de participer aux travaux des freemasons, car Lemontey, dans sa note, nous fait connaître la réponse du Cardinal :
Le cardinal Fleur y a écrit en marge quelques mots au crayon, dont le sens est que le, roi ne veut pas qu'on s'assemble.

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g r a n d e

l o g e

d e

f r a n c e

d e

175g a

1767

Nous avons vu, précédemment, qu'aussitôt la mort du duc d'An tin, la Grande Loge Provinciale de France, alors composée de seize Maîtres de Loges, s'était assemblée, le 11 Décembre 1743, pour procéder à l'élection d'un nouveau Grand-Maître ainsi qu'à la révision de ses statuts et règlemens généraux ; puis, qu'à dater de cette époque, en vue sans doute d'éviter toute confusion entre elle et les corps écossais qui s'étaient établis depuis peu en Prance et contre lesquels elle se proposait d'entrer en lutte, elle avait assumé le titre de Grande Loge Anglaise de France (193). Le comte de Clermont, élu en qualité de Grand-Maître perpétuel, ne peut guère s'occuper de la maçonnerie française ; obligé, dès l'année suivante, de se rendre à son poste à l'armée d'Allemagne et des Pays-Bas, il en confie la gestion à l'un des membres de la Grande Loge, le P.-. Baure, qu'il désigne comme son Substitut Général. L'absence du Grand-Maître se fait bientôt sentir ; les travaux maçonniques languissent parce que le P.*. Baure, au lieu de s'occuper des affaires de l'Ordre, cesse d'assembler la Grande Loge et en provoque ainsi la décadence.
(193) I l y a lien de faire cei-taines réserres sur ce titre qui n ' a rien, selon nous, d'officiel, car on ne le retrouve aujourd'hui sur aucun des documens qui nous restent de cette Grande Loge. Ainsi, dans ses statuts du 11 Décembre 1743, dont noua avons reproduit le titre, page 96, et notamment dans l'article 20, reproduit page 97, elle s'intitule simplement Grande Loç/e.

STIR L E R I T E É C O S S A I S A N C I E N A C C E P T É

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Son inaction, dit le F . ' , de la Chaussée (194), introduisit les abus les plus funestes ; quelcpies Maîtres de Loges osèrent délivrer des constitutions que la Grande Loge seule avait le droit d'accorder. Des traiteurs, qui avaient fourni leurs maisons pour la tenue des Loges et qui y avaient été admis comme servants, voulant faire revivre le gain que leurs banquets leur avait procuré, s'arrogèrent les fonctions de Maîtres de Loges. II est sensible que de pareils maçons ne se piquèrent pas d'une extrême délicatesse dans le choix'des candidats. Ils n'en cherchaient que le nombre, sans en scruter l'état^ l'éducation, _ le caractère et les mœurs. Cette fécondité peu réfléchie produisit une infinité de Loges... Des maçons achetèrent les pouvoirs de tenir Loge, pouvoirs qui leur étaient personnels et à perpétuité... Les mystères et les constitutions devinrent des^ objets de trafic ; l'anarchie fit passer en principe que trois Maîtres de loges avaient le droit d'en constituer une. On vit bientôt retentir les cabarets des indécentes orgies qu'y célébraient à grand bruit des Loges nombreuses, qui prodiguaient à tous venants, au bourgeois du plus bas étage, à l'artisan, à l'ouvrier, à l'homme de peine, même au domestique, nos mystères défigurés.

Inquiète de cet état de choses qu'aggrave encore l'activité des corps écossais, la Grande Loge Anglaise révise de nouveau sa constitution, puis, s'annonçant sous le titre de Grande Loge de France, déclare, en 1756 (195), ne reconnaître que les trois grades symboliques et se composer du Grand-Maître, de ses représentans et de tous les Maîtres de Loges régulières qui, se trouvant à Paris, pourront prendre part à ses travaux [AGJ, 175]. En même tems, elle fait au comte de Clermont de respectueuses représentations sur l'inaction du F.'. Baure et sur la nécessité de lui donner un successeur plus actif; mais, le comte de Clermont ne se rendant pas tout de suite au désir qui lui est manifesté, les désordres continuent. Ce n'est que vers 1761 qu'il y acquiesce enfin. Malheureusement, son choix tombe alors sur un F.-. La Corne, maître à danser (voir page 101), — " homme " d'un caractère aimable," dit le P.'. de la Chaussée,— qui, pendant ces désordres avait eu " l'avantage " de l'as sister dans quelques travaux de réception [ A G J , 9 2 ; B U i i , 537J. Nous avons déjà raconté les conséquences de cette nomination.
Les F r è r e s qui dirigeaient la Grande Loge, trouvant dans ses
(194) Mémoire Justificatif, page 2 et 3, cité par Thory [DT, 7S, 79]. (195) Le P.-. Pindel [f, 254] fixe au 4 Juillet 1755 cette évolution nouvelle, mais il se trompe. Son erreur provient de ce qu'il confond la Grande Loge de France avec lu Respectable Loge de Saint-Jean de Jérusalem, un des nombreux corps écossais établis en Prance, dont les statuts sont, en effet, publiés à la date du 4 Juillet 1755. (Voir plus haut, page 182).

20

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RECHERCHES

t r a v a u x , ennui, sécheresse et monotonie, les négligèrent ; ils tombèrent d a n s la décadence, et la maçonnerie de P a r i s dans le mépris, tandis qu'elle était suivie dans les provinces avec activité, zèle et délices [ET, 1 3 ] .

Un scliisme éclate alors et le parti La Corne forme, à côté de la Grande Locje de France, une nouvelle Grande Loge composée de gens de bas étage [BUL, 537, et supra, 102]. Le désordre est porté à un si haut point que les remontrances les plus sérieuses sont adressées de nouveau au comte de Clermont qui se décide, enfin, en 1702, à révoquer La Corne [BTJL, 537] . Il nomme en sa place le F.'. Chaillon de Jonville. Les esprits se calment aussitôt, et, peu après, les deux Grandes Loges rivales se rapprochent ; une réconciliation s'opère et les deux corps se réunissent, le 24 Juin 1762, pour vue plus former désormais qu'une seule et même Grande Loge. On procède aussitôt à de nouvelles élections ; les divers postes sont partagés entre les membres des deux partis réconciliés. A la vérité, sous la pression d'un louable désir d'apaisement, cette répartition des emplois se fait à la bâte et sans examen [AGJ, 96] ; aussi s'ensuit-il bientôt un nouveau conflit sur lequel nous ne nous arrêterons pas sans faire connaître au préalable le résultat de ces élections. ISTous en empruntons le tableau probable au ÎV, Jouaust [AGJ, 95], qui le donne luimême d'après le Tableau Officiel dressé par la Grande Loc/e, le 1 er Janvier 1765, c'est-à-dire avant le renouvellement des élections de 1762 :
DE MÊEY-DAECT, D i r e c t e u r de la C o m p a - 'ï g n i e des I n d e s >
BACQUET DURET (196) LÉVEELLÉ ( 1 9 7 ) . DEVEAU D E M O I R É ) j [ ) ^ f j Surveillants.

Présidents,

MOET, Officier d e l a m a i s o n d u E o i [AA,355]
PERRAULT GILEET (198) PICOT D U B R E U I L LEROT (199J '

Secrétaire- Général,
„ ^ , Secretaires.

(196) Duret, simple ^particulier, fort honnête homme à la vérité, tenant même à nne famille fort honnête, mais du génie le plus borné [AGJ, 97, d'après le Mémoire Justificatif de De La Chaussée]. (197) Léveillé, plein de prohité sans doute, mais sans aptitude à un gouvernement aussi noble et délicat que celui des maçons [Ibidem). (198) Est-ce Gillet de la Croix, que nous retrouvons, en 1787, comme Orateur de la Chambre de Paris, ou est-ce que nous rencontrons en 1765 parmi les FF.*, bannis? (199) Sans doute Louis François Leroy, Avocat au Parlement, Orateur de la Chambre do Paris en 1773 [AOJ, 200],

SUR LE BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉL
TjEDIN Trésorier,

291

PllADIEIl
COUTEUX PARIS .

MARTIN (200)
GUAISNARD ( 2 0 1 ) LACAN P I R L E T , maître, tailleur (supra,

f

Experts,

LBXCOMBART CHAUDRON

note

101). ) „

j Experts hospitaliers Aumônier.

,

7

d6S pc^ux ( Timbres & Archives D E PUISIEUX, architecte juré cluEoi ( 2 0 2 ) . Architecte.

D E LA CHAUSSÉE {supra,

note

121). . . . [

'

Ces élections ne satisfont pas les anciens membres de la Grande Loge. Aussi, sous l'impulsion, dit-on, du P. - . Zambault, qui avait succédé, au commencement de 1765, au P. - . Moët en qualité de Secrétaire Général, se concertent-ils pour évincer le parti La Corne aux élections procliaines, fixées au 2 Juin 1765 ; — les élections se faisaient alors tous les trois ans.
_ Cette fois, dit le F . - . J o u a u s t , i l . p a r a î t que le parti liostile à l ' a n cienne faction L a Corne ne crut plus devoir faire de concessions, se sentant assez fort pour ne plus partager la direction de la Grande Loge avec son rival. I l f u t aidé par les manœuvres du F r è r e Zambault, qui avait succédé au F r è r e Moët dans les fonctions de Secrétaire Général, et que l'on accusa plus tard d'avoir abusé de l'influence de sa charge pour influencer les élections. E n effet, l'ancien p a r t i L a Corne f u t complètement évincé, ce qui prouve, sinon la f r a t e r n i t é de ses adversaires, du moins leur supériorité numérique. A p r è s cet échec, les Maçons qui formaient ce parti, exhalèrent leur mécontentement dans une protestation contre les élections qui venaient d'avoir lieu, les accusant de n ' ê t r e que le résultat d ' u n e cabale ; puis, comme la protestation n ' e u t aucun succès, ils publièrent u n libelle contre les nouveaux officiers élus. De L a Chaussée, continué dans ses fonctions de G a r d e des Sceaux (203), et ennemi déclaré du parti L a Corne, se réjouit de
(200) On retrouve, en 17S7, un F. 1 . Martin, négociant, comme Officier du Gr,-. G.-, et député delà Loge L'Etroite Union, de ïliouars, (voir page 164, No. 41). (201) Jean Quaisnard, citoyen de Genève; ilfigm-e en 1773 parmi les Officiers du Grand Orient comme 4e expert dans la Chambre de Paris, [AGJ, 201]. (202 J Jean Baptiste de Puisieux, né à Alland'lmy (Ardennes) le 19 Janvier 1679, mort à Paris le 6 Février 1776; il figure, en 1773, comme Officier Honoraire du Grand Orient [AGJ, 204],—" Son amour pour les pauvres lui avait fait composer une eau excellente pour les yeux, qu'on leur distribuait tous les matins. Dans un âge très avancé, il allait encore visiter les asiles de la misère et y répandait ses bienfaits et ses consolations avec l'afliection la plus tendre." [Nouvelle Biographie Générale de Firmin Didot]. (203) On ne connaît guère les noms des officiers élus en 1765. Le P.-. Jouaust mentionne seulement celui du P. - . Brest de La Chaussée et nos recherches ne noua en fournissent qu'un seul autre, cité par Thory [AA, 380] : " le marquis de Seignelay, " Grand OflLcier de la Grande Loge de France en 1765. "

MATJRIN. 224. parce qu'on a fait cette élection avec plus d'examen que les circonstances n'en avaient permis clans la première [AGJ. PKNT (207). secrétaire c( de l'Ordre. si c'est 1773 qu'il faut lire. si les deux dates contradictoires qu'il contient ne nous autorisaient à croire à une erreur. plus obstinés. mais n'a pas voulu signer le libelle publié par les autres [AGJ. c'est qu'il était absent et que l'on croyait qu'il n'aurait pas voulu accepter de fonctions. contre le sieur Labady. Daubertin. LÉVBILLÊ.. nous pensons que Ton peut ajouter aussi ceux des quatre frères suivants. 97](206) Le I V . (204) I l reconnaît cependant du mérite et de l'honnêteté à quelques uns d'entre eux [AGJ. (205) Le F. d'après le Mémoire Justificatif (208) Nous avons précédemment émis un doute sur l'exclusion prononcée contre le F. justifierait au contraire notre doute. DURET. Eebold nous fournit par le résumé suivant d'un document que nous n'avons pu consulter [bul. En efEet. rendu en assemblée géné" raie. PETHE. PERRAULT. A ces noms.. Leurs noms sont envoyés. La Grande Loge menace d'exclure de son sein les signataires de ces libelles s'ils ne se rétractent de leurs accusations. Daubertin a bien protesté contre les élections. Labady en 1775 par la Grande Loge de France [supra. Ce sont les I T . Lacan a protesté contre les élections. dit De La Chaussée. (207) Le I V . . ce renseignement. serait de nature à modifier notre impression première. DAUBERTIN ( 2 0 5 ) . marchand. . bannis des travaux de la Grande Loge et déclarés déchus de tous leurs droits. dont elle loue plus tard la grandeur d'âme. mais au jugement prononcé par les . qu'on n ' a pommes à aucun emploi. [AGJ. les seuls qui nous soient parvenus de ceux qui se sont rétractés. mais il n'a pas même voulu signer le libelle difiammatoire publié par les autres [AGJ. GUILLET. cette fois. LACAN ( 2 0 6 ) . . homme d'un caractère dur et orgueilleux. quelque succinct qu'il soit. 331] : — " Jugement de la Grande Loge de France. en même temps que le jugement.'.-. ils appartienent néanmoins au même parti et se rallient peu après aux onze premiers pour continuer clandestinement les travaux de la Grande Loge de France : LABADT ( 2 0 8 ) . la date du 25 Juillet 1775 a été imprimée pour 23 Juillet 1773 et le mot nationale omis. est un homme qui réunit tous les talents à l'éducation. " — Assurément. La plupart se soumettent. 96] : BIGARRÉ. 97]. rétention de deniers et abus " de confiance aw mépris de ses obligations envers la Grande Loge de France. — S'il n ' a pas été élu Officier en 1765. d'ailleurs fort honnête homme [AGJ. convaincu de prévarication. Le I V . note 125] . non plus à un jugement de la Grande Loge de France contre un F. 1773. 25 Juillet 1775. conservent leur attitude hostile et sont rayés par décrets des 11 Juillet et 21 Décembre 1765. rectifiée dans un sens. 95 et 9 6 ] . 96]. ci-devant maître de loge. G-UILLOT. machinations. HAKDY.292 RECHERCHES la victoire que ses amis viennent de remporter contre des factieux des maçons sans éducation et sans talents (204). car s'ils conservent leurs sièges à la Grande Loge. 97. et dès lors ce document a trait.. à toutes les loges du royaume. mais onze d'entre eux. c'est donc un devoir pour nous de mentionner ici un renseignement que le F. Pény. laquelle.

211]. dans un lieu isolé du faubourg Saint-Antoine. . c'est 1775 qu'il faut adopter. commissaires délégués par la Grande Loge Nationale (ou mieux par le duc de Luxembourg) pour s'occuper du conflit Labady-La Chaussée [sùpra.—Le Tableau de V i 1 ^ e n t l 0 n n c UI1 F. de la Chaussée [AGJ. 9 8 ] . . Ils jettent le trouble dans la séance et demandent impérieusement à prendre part a la solennité. le 2 Octobre suivant. la Grande Loge s'assemble pour célébrer la fete de 1 Ordre que. 5 l é v r i e r 1767. Ce sont ces decrets que.i l c h a n g é ? (209) Le F. " assure le F.. c'est-à-dire jusqu'au 16 Juin 1771. n ait pas dit un mot de faits du cette gravite [AGJ. 91] . de Sartines. ^ — l'autoiite donne ordre a la Grande Loge de cesser ses assemblées. 221]. sans cloute. par ceux cle leurs partisans qui ont conservé leurs sièges à la Grande Loge. mais sans aptitude à un gouvernement aussi noble et délicat que celui des maçons [Ibideni]. au contraire. comme député de la Loge La Faix. police. comme en 1761. par suite des désordres dont nous venons de parler et de ceux qu'occasionnent ensuite les reunions illicites qui se tiennent. nous devrons nous rendre à l'évidence. 991. avertis.'. Labady a été exclus de ia Grande Loge de France et nous demander C o m m e n t on u n p l o m b v i l l ' o r p u r s ' e s t . le parti des factieux se réunit alors clandestinement et érige. sur la dénonciation du IV. — Nous pensons que c'est bien le même frère. POUPAKT ( 2 0 9 ) . en dépit de la grandeur d'âme dont il a fait preuve. 210. Sur le refus formel qui leur est oppose par la majorité. 90]. . de faire rapporter \_supra. les 5 Avril et 14 lai 1766. J o u a u s t fait remarquer combien il est étrange que le Mémoire Justifioatij de Brest de la Chaussée. cliez le * •-T^hacly [A. se présentent au lieu de la réunion et pénètrent dans le l e m p l e en dépit des gardiens. elle n avciit pu célébrer le 27 Décembre 1766. et comme' Vénérable de la Loge Saint Louis de la Martinique des Frères Réunis [TL. conveuir que. Bouclier de Lenoncourt. époque de la mort du comte de Clermont {supra. Poiipart est plein de probité sans doute. ils se livrent à des violences et recourent aux voies de fait (210). sans y réussir. 293 -De nouveaux décrets sont rendus. à la fin de 1766. lendemain. une seconde Grande Loge qui entre aussitôt en lutte contre les lepresentans de la veritable Grande Loge de France. Les frères bannis. contre certains Conseils de liants grades oui encouragent les dissidens dans leur révolte. le Conseil des Empereurs essaie. Elle obéit . à Paris meme. maître menuisier. le bruit de ces dissensions intestines _ étant parvenu aux oreilles de M. 10 6 et 10 7 ). mais.-. Enfin. dont ils prétendent continuer les travaux. au commencement de l'année suivante (4 f é vrier 1767). ^ indigne maçon et plus tard employé de la. si bien informé de tous les griefs à la charge des i emticns.SUR LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ PLELET. Cette lutte dure près de cinq ans. cle la Guadeloupe. — Si. Poupar.

accorde au contraire à ses membres. le privilège d'entrée et de séance dans toutes ses assemblées générales et particulières. au lieu de se réunir et de procéder immédiatement a l'election d'un nouveau Grand-Maître. le 18 Avril 1772. loin de sévir contre elle. et. Administrateur Général de V Ordre. chevalier de Luxembourg. Capitaine commandant . ' . mais dont les intrigues ont été jusque-là déjouées par les I T . Second. afin d'obtenir du duc de Chartres son agrément pour la nomination qu'on désirait faire de sa personne à la G r a n d e Maîtrise de l ' O r d r e en F r a n c e [DT.". Colonel du régiment de Hainault-infanterie. néanmoins. Prince do Koliiin-Guoraené.-. 388]. méditent un schisme à la faveur duquel ils espèrent anéantir l'ancienne Grande Loge et la supplanter tout à fait. Anne Paul Emmanuel de Montmorency.—fils du précédent [UTIL. le duc de Luxembourg. ne sait pas tirer parti de l'occasion qui se présente a elle à la mort du comte de Clermont.83 et 8 4 ] . depuis quelque tems déjà. Aime Charles Sigismond de Montmorency-Luxembourg. Dans la crainte de se heurter à de nouvelles difficultés. qu'ils avaient su attirer à leur parti. elle n'ose contrevenir aux ordres du gouvernement. ainsi 0 que l'ordonnait cependant l'arrêté du 10 Septembre 1771 . il avait été goûté par quelques hommes d ' u n esprit remuant. par lequel elle se fit ensuite constituer le 13 Décembre 1773 [TL. constituée par la Grande Loge de France. OEEICIEES Vénérable. et qui n'attendent qu'une occasion favorable pour mettre leurs desseins a exécution [RD . 149]. 541]. Pair et premier baron chrétien do Prance. auquel ils se firent annoncer comme formant le noyau de l'ancienne Grande Loge. Premier Surveillant. la Grande Loge. 5 2 ] . ils eurent accès auprès de M. Un Vieux Maçon dit que cette loge fut la souche du Grand Orien [bul. duo de Luxembourg et de Châtillon-sur-Loing. le 1er Juin 1762. annoncé le projet d ' u n e réforme dans la F r a n c h e Maçonnerie . apporter le vœu. n'avait pas fait renouveler ses Constitutions par la Grande Loge. gens de mérite d'ailleurs "et influents dans l ' É t a t . Aidés de ceux-ci. découragée par lïnsuccès des démarches qu'elle a faites en 1770 pour reprendre ses travaux et faire ainsi avorter les manœuvres des dissidens. Brigadier des Armées du Eoi. I l s avaient déjà. elle demeure inactive. en (211) La loge Montmorenci-Luxembourg. \ Chaillon de Jonville et Brest de la Chaussée. à l'O. — Voici quelle en était la composition en 1772 . Vénérable de la loge Montmorenci-Luxemiourg {2l \ ) et parviennent à l'attacher à leur cause. — Le E.. Cette louable timidité la perd . à l'instigation du duc do Luxembourg. Ils pénètrent donc auprès du duc de Luxembourg. elle favorise l'audace des frères bannis qui.— Capitaine des Gardes du corpa de Sa Majesté. disaient-ils. du régiment de Hainault-infanterio dont le duc de Luxembourg était Colonel. maçon très zélé. . dit T h o r y . Surveillant. dont ils venaient. — Le P . — Le P. Mestre de Camp de la Cavalerie.294 RECHEECHES IIEPRISE DBS TRAVAUX DE LA GRANDE LOGE DE PRANCE La Grande Loge.

I l subit le supplice avec courage (1794) — Diet.S t m LE RITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 293 qualité &Administrateur Général (212). ce qui lui valut d'être persécuté par le Parlement de Dijon qui fit brûler ses mémoires par le bourreau et lit publier. de 1' Ordre de la Persévérance [AA. sous les peines les plus sévères. Paul Etienne Auguste de Beauvilliers. à l'île de Prance. — prince de Nassau. né en 1732. toute liaison avec aucun " de ceux qui portaient son n o m . car noua trouvons sur lui certains renseignemens qui concordent avec les titres qu'il porte dans le tableau ci-dessus : il f u t pourvu en 1707.. 97]. vers 1710. membre de L'Heureuse Rencontre. — comte de Chabot. pair de France. vicomte-d'Adémar. A. 203] — comte de Rouault. de la Compagnie des Gens-d'armes du Jioi.*. —• prince de Ligne. p. — marquis de Barbantanne. duc de Strongoli. avocat au Parlement de Dijon. 1S43. puis duc deBiron. le 13 Avril 1747. Secrétaire en chef des États de Bourgogne. .'. — comte d'Ouessant. — Le P . en 1771. —• Un autre P . — comte d'Osmont. Grand. — et Varenne de Béost. Colonel d'infanterie. — S._ _ _ . — Le F . se clôturait par un passif do 33 millions. — marquis de L a val. né en Bresse. né à Dijon.-. Colonel d'infanterie. le chevalier Victor do Rohan. Trésorier. Saint Laurent. Sans doute Henri Louis Marie de Kohan. lui on remit un autro. No. d'une pièce uuthaitiquo émanée du duc do . — chevalicr de Durfort. s'occupa pendant toute sa vie de recherches sur l'Agriculture et en publia le résultat dans plusieurs ouvrages. après 1807. laquelle. — Jean Bretagne. prince de Condé. par la protection du prince de Condé. qui le condamna à mort comme fédéraliste. vicomte de Rouault. mort en Allemagne. Capitaine aux Gardes Françaises. — Le P. d'abord duc de Lauzun. Ce Kohan est célèbre par une banqueroute dont le bilan. Expert. le 20 Août 1775. AG j . do la eharg'e de Capitaine-lieutenant des gendarmes de la garde et devint. R. le 7 J u i n 1762.. duc de la Trémoille et de Thouars. de Brest. Bri. {Nouvelle Biographie Générale deFirmin Didot). . -— duc de Fronsac. en Octobre 1782. mort à Paris vers 1780. maréchal des camps et aimées du Roi. Officier major des Gardes Françaises. en 1706. seigneur de BÉOST. — Le P . — prince Pignatelli. Colonel d'infanterie. ' . Colonel d'infanterie. — De la Faye.. visita souvent. oncyclopédijue usuel de Ch. en 1785. Sa première visite est du 17 Novembre 1785. Adrien Jean Charles. 380]. — U n autre Varenne figiu'e en 1787 parmi les députés au Grand Orient (voir page 109. Chevalier de Launey. homme d'un mérite rare. Jyvmust. marquis de Pitz-James. a titre de survivance. qui avait reçu en 1770. Malgré ses vertus et ses talents. G. et à l'intéresser au réveil des opérations de la Grande Loge [b. Maître des Ceremonies. né à Paris le 31 Août 1715. la loge Za Triple Espérance. Varenne de Béost. — prince de Montbazon. célèbre. 102]. ' . une défense " d ' e n t r e t e n i r . Brigadier des Armées du Roi. Varenne de Béost obtint. VABENNE (Jacques). Louis Jean Baptiste. — Buzançois [Busanliacum) était une petite ville du Berry. ' . Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis. Nommé. de la (xrande Loge d Angleterre des constitutions comme Grand-Maître des loges du Royaume de Naples et de Sicile) [kb. (François Pignatelli. — marquis de Gamaehes. marquis de Seignelay. du même nom. princo do Guemené. né à Paris. vu le mauvais état de son certificat. — Le F.-. en 1752. il f u t traduit devant le tribunal révolutionnaire de Lyon. Mestro do camp de Cavalerie. prince de Guemené. (213) i l résulte. Grand Chambellan de Prance.). — Anne Emilie Jean Baptiste. une ancienne seigneurie. Secrétaire. comte de Buzançois. Grand d'Espagne de la première classe. Orateur. Maître d'hôtel. •— duc de Coigny. soutint le pouvoir administratif contre les prétentions de la magistrature. — comte de Périgny. Colonel d'infanterie. Ancien Grand Ollicier de la Grande Loge de France en 1705 et fondateur. No. " Son emploi ayant été supprimé à la suite de ce conflit. Sans doute Armand Louis do Gontaut. I l était fils de Claude Varenne. pendant un séjour qu'il fit. 251) : — VAUENNE DE PENILLE (P. 240 . de Bourbon. guillotiné le 31 Décembre 1793. 2o Edit. due de Lauzun. Pierre Catherine Giraud-Destours. [Voir page 106. avocat français et membre correspondant do l'Académie des Sciences. prince de Tarente. fils de Jules Hercule Mériadec de Rotan-Guemené. dit le P. — Le P. mort à Naples en 1812. 46 . MEMBRES Les P P . Lieutenant-Colonel d'infanterie. lu régiment de Champagne. mestre de camp de dragons. la place de Receveur Général des Finances des États de Bretagne. Grand d'Espagne de la première classe.

maître graveur. (21-1) Jean Pierre Le Lorrain. 3]. de Pnisieux. père du roi Louis Philippe 1er. 52]. grâce à l'appui du duc de Luxembourg. plus tard duc d'Orléans. Le nom de Philippe Egalité lui a été offert par Manuel. un F. mais nous n ' y rencontrons pas Jean. dePont-â-Mousson. Pyron.-. 109. Le F . (Dictionnaire Critique de Biographie et d'Histoire. Le Lorrain au bas de l'un des faux documens du Dr Gerbier [RA. Jean Baptiste Le Lorrain. — Jal. Le Lorrain. 102 et 103]. Parmi les autres membres Luxembourg. " graveur ordinaire du Eoi en son artillerie. éeuyer.— Ce prince porta à sa naissance le titre de duc de Montpensier . de donner pour nouveau chef à la maçonnerie un prince du sang royal. page 763) nous donne la généalogie des Le Lorrain.'. de la loge d'Aumont. à laquelle ils convoquent les anciens membres de la Grande Loge et en même tems ceux qu'elle a bannis de ses travaux [kd. sous la présidence du IV. . en 1787. Vénérable de la loge La Parfaite Amitié [n. négociant à Kheims. Avocat en Parlement. après lui. comme Vénérable de la loge Saint .Pierre.*. sans même qu'il f u t besoin de l'intervention des Frères bannis [AGJ. 153] qui a lieu le 21 Juin 1771. d'Hist. AGJ. près du duc de Chartres. et connu. il prit celui de duc de Cbarcres et le 18 Novembre 1785. Trente membres assistent à cette réunion [BUL. ce prince promit d'accepter la Grande Maîtrise. les F r è r e s qui venaient d'obtenir ce succès provoquèrent une réunion générale [AGJ. J o u au s t.. dans l'histoire de la Révolution française. — Nous rencontrons aussi. note 59). 141]. ^213) Voir note 68. dit que ce Grand-Maître avait fait fleurir la maçonnerie pendant plusieurs années [DP. le 13 Juillet 1778. Diet. l'un des fondateurs du Grand Orient.). au nom de la commune de l'aris. qui. et de Géogr. seule. à la mort de son père. . Forts de cette acceptation et de l'appui du duc de Luxembourg et connaissant d'ailleurs le vif désir des Maîtres de Paris. " fils de Pierre Le Lorrain. datée du 1er Mai 1772 {supra.A nioine des Amis Réunis. I l y a sans doute erreur dans le prénom emprunté par Jouaust à la circulaire du Grand Orient du 26 Juin 1773. Il ne leur suffit pas en effet d'avoir réussi près du duc de Chartres. est mort. exerçant au Balliage royal de Pont-à-Mousson [TL. Léveillé et Le Lorrain (214). les dissidens provoquent donc une assemblée générale de toutes les loges de Paris. . il leur faut encore pouvoir donner au GrandMaître une preuve de l'activité des travaux de la Grande Loge et lui présenter une administration légalement investie de ses pouvoirs. administrait avec quelque régularité la maçonnerie française. 101]. de reprendre les travaux de la Grande Loge. 102]. Vénérable de la loge Les Arts Sainte lïarguerite et doyen des Maîtres de loges de Paris.. qui sont. dit le F .296 EECHEECÏÏES Désireux. Pour atteindre ce but. du même nom. après le 10 Août 1792 (Grégoire. comme le précédent GrandMaître. assisté des PP. et c'est Jean Baptiste qu'il faut lire. et par conséquent maçon contemporain du comte de Clermont. que le duo aurait été déjà désigné par le comte de Clermont comme Administrateur G é n é r a l .ccès. était Vén. le 4 Février 1752. 385. graveur du Eoi pour l'artillerie. ' . . 99] et un autre F. dans la cour du Palais. . ils obtinrent a. sous le nom de Philippe Égalité (213) . les deux plus anciens Maîtres présents. sans exception. — On trouve la signature P. à l'âge de 77 ans. I l s'en suivrait que le comte de Clermont se serait plus occupé des intérêts de la maçonnerie qu'on ne la prétendu et que le terrain était admirablement disposé pour une reprise de travaux. à la mort de son aïeul. celui de duc d'Orléans. .

" Sur quoi. Il expose "que ces " frères ayant été instruits de l'Assemblée générale des " Maîtres de Loges de Paris. ainsi reconstituée. la seule volonté de ces Maîtres suffit pour en régulariser la reprise. En ouvrant la séance.-.-. avait. Daubertin. Zambault. la question de la reprise des travaux de la Grande Loge est soumise à l'assemblée. dans un des momens les plus difficiles qu'ait traversés la maçonnerie française. dit-il. demandent l'entrée du Temple pour solliciter d'elle la révocation de ces arrêtés. sans qu'il soit besoin de prendre à cet égard une décision spéciale. certains membres qui . mort pendant la suspension des travaux. La Grande Loge. et termine en disant qu'il a convoqué cette assemblée des Maîtres de Loges à la sollicitation de quelques frères animés. et à reconnaître leur innocence ces frères sont introduits en loge. comme lui. bannis. le E. Il rappelle les troubles survenus dans les travaux de la Grande Loge.SUR LE E I T E ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 297 qui assistent à cette séance. de Puisieux exprime les regrets qu'inspire à l'Ordre tout entier. et qui sont encore sous le coup des décrets de proscription. monté une cabale pour écarter des offices. du désir de remédier à tous ces maux en élisant au plus tôt un nouveau GrandMaître [AGJ.-. " décret qui ne les punissait que du zèle qu'ils avaient " montré pour l'attachement aux règles et résume en quelques mots les faits: — le P. qu'elle " doit toujours être prête à tendre des bras paternels à " ses enfants. 103]. A la suite de ce discours.Secrétaire de la Grande. Labady. Guillot et Pény.-. lors des élections du 2 Juin 1765. Bruneteau. se dispose aussitôt a délibérer sur la nécessité de procéder à l'élection d'un nouveau Grand-Maître. Loge. la mort du comte de Clermont. considérant que les pertes que la maçon" uerie vient de faire sont assez grandes pour que la " Grande Loge ne cherche pas à les multiplier. sans y avoir été mandés (?). Dur et. La parole est alors accordée au E. mais celle-ci décide que les travaux n'ayant été interrompus que par la volonté des Maîtres et dans des circonstances qui n'existent plus. " voyaient avec douleur qu'on regardait comme légal le. lorsque les Erères bannis en 1765 et 1766. Daubertin qui présente quelques observations tendant à justifier la démarche des EE. les documens que nous avons consultés ne nous font connaître que sept noms : Leroy. les libelles publiés contre elle et les proscriptions qui en ont été la conséquence.

Leroy de lui présenter un rapport sur la demande du IV. il termine. et leur proposer le T.-M. mais. Le IV. Ces diverses propositions entendues. qu ils " pouvaient même assurer tous les Maîtres que le ï . décédé. enfin. Elle se dispose ensuite à procéder à l'élection du Grand-Maître. duc de Chartres " pour successeur au T. ils pouvaient aussi " leur promettre que le T. si le vœu " des maçons la lui offrait .298 RECHERCHES lui étaient hostiles. ils venaient aussi leur présenter " les moyens de la réparer de la manière la plus glorieuse " pour l'Ordre. due aux démarches des frères bannis. qu'indépendamment de la " gloire d'avoir ce prince pour G. 1. munis aujourd'hui des preuves de leur innocence. " qu'admis à mêler " leurs larmes à celles de tous les I I V . S. pour la forme. les travaux de la Grande Loge n'étaient à cette époque suspendus . elle décide qu'il ne sera rien fait qui puisse porter atteinte à la mémoire d'un IV. était subordonnée à leur réintégration. . suffisant à rendre vraisemblables les plaintes qui viennent d'être formulées. S.. mais l'influence du Secrétaire sur les maçons qui lui devaient leur élection. avait empêché les Frères bannis de présenter leur justification à la Grande Loge et les avait contraints a publier des Mémoires pour se disculper. S. croit devoir user d'indulgence . . I . comte de Clermont . 105 et 106]. " duc de Chartres accepterait la Grande-Maîtrise. elle charge le F.'. I . et persuadée d'ailleurs que l'acceptation de la Grande-Maîtrise par le duc de Chartres. malheureusement pour eux. et que " son amour pour l'Ordre lui ferait toujours donner avec " plaisir des soins paternels aux opérations de la Grande " Loge " [AGJ.-. 103 et 104]. sur la perte que " l'Ordre vient de faire. V. ceux-ci avaient protesté. Daubertin déclare ensuite que les frères bannis auraient repris l'activité aussitôt que la mort du IV. Duret se lève à son tour et annonce. Le I. assurés du résultat de leur justification [AGJ. en déclarant que. si. au nom des frères avec lesquels il est entré. la conduite de ce I.. duc de Luxembourg vou" drait bien accepter la place de Substitut Général.. dans d'autres circonstances. la Grande Loge. alors populaire à cause de l'opposition qu'il avait faite au chancelier Maupeou. Daubertin. Zambault leur avait rendu l'espoir d'être bien accueillis. enthousiasmée à la pensée de reprendre régulièrement ses travaux sous la direction d'un prince. les frères bannis demandaient à les mettre sous les yeux de la Grande Loge. I .

leur annoncer la mort du comte de Clermont et les inviter. et. P é n y . qu'il n ' y avait aucun doute sur l ' u n a nimité des Loges des Provinces à déférer la G r a n d e Maîtrise au duc de Cliartres. Cette proposition. Chaillon cîe Jonville.-. et qu'on pouvait plus t a r d les réunir pour concourir à cette élection en la confirmant. qu'il était u r g e n t de profiter des bonnes dispositions des illustres protecteurs qui étaient si bien disposés en faveur de l ' O r d r e . des constitutions de loges avaient été délivrées en son nom. les maçons des provinces n'étaent pas exclus des travaux de la Grande Loge. note 122] . J u i n pour procéder à l'élection du G r a n d M a î t r e . U n e deputation composée des F F . pendant son sommeil. Guillot. continue lo F .'. son Substitut Général. . qui soulève de vives objections. est rejetée [AGJ.. et en le réservant pour l avenir. au préalable. elle publie des règlemens pour la régularisation des travaux des Ateliers. Le 4 Août. 106 et 107]. J o u a u s t . I l est inutile de dire que cette élection eut lieu à l ' u n a n i te. et qu'il faut. bannis et que quatre d'entre eux sont encore sous le coup des décrets de proscription. en les datant d'avant l'époque de la suspension des travaux [A. et le prier d'accepter la place de Grand-Maître et Protecteur de toutes les Loges de France [ A G J . en s ' a j o u r n a n t au 24. au j o u r indiqué.-. pour le duc de Chartres comme pour le duc de L u x e m b o u r g . contrairement à ce qui a été si souvent publié depuis.. (216) Lo Grand-Maître n'accepte que le 5 Avril 1772 les fonctions auxquelles il est élu [voir page 111]. L'assemblée se sépara donc. Duret et Léveillé. a participer par leurs députés à V élection de son successeur. Léveille. composant cette deputation appartiennent au parti dos El?. par une circulaire. — On remarquera que presque tous les EP. . Daubertin et B r u n e t e a u (216) f u t désignée pour aller lui présenter le résultat de ce vote. Leroy lui présente son rapport. procède à d'autres travaux. (217) L'article 13 de ces statuts nous apprend que le F. supra. non encore réintégré.SUR L E BITE ÉCOSSAIS ANCIEN ACCEPTÉ 299 Quelques membres émettent alors l'avis que cette élec" tiens ne peut se faire ([uavec le concours des Loges des provinces. dans ses séances subséquentes. Ces derniers en avaient effectivement délivré trente sept.. Pény. par les frères bannis sous la signature des EbV. d'unepart. était alors Grand Secrétaire [nui. . Cette constitution nouvelle établit (215) Les passages quo nous soulignons ici établissent bien que. par les PP. E n attendant que le ÎV. 106]. Brest de La Chaussée et autres. 95 . ainsi que nous l'avons vu. La Grande Loge procède en même tems à l'élection de ses officiers dignitaires et adopte ensuite de nouveaux statuts et règlemens généraux que l'Administrateur Général contresigne (217). D A U B E K T I X . car. D u r e t . de l'autre. la Grande Loge. on fit observer que les circonstances exceptionnelles où l'on se trouvait dispensaient de s'astreindre servilement aux regies (215).-. àiiyj. Sans nier le droit des loges des "provinces.

Enfin. réintégrés. les FF/. par conséquent. DT. ainsi que ceux des 5 Avril et 14 Mai 1766. Lacan. Ainsi qu'on pourra le voir par les Nos. 113 et 122) quatrevingt dix noms de loges constituées de 1771 à 1774 par la Grande Loge de France. à ce propos. Ils avaient l'oreille du duc de Luxem" bourg. Pény. et ces circonstances réunies produisirent l'effet " de leur attirer un grand nombre de ceux qui étaient (218) Nous avons donné (pages 112. Grand Orient de 1787 et que. 18 ont été constituées de 1707 à 1771. bannis avaient formé contre elle dans " son intérieur. le ÏV. 258]. Mauriu. " ne devait être pour elle et ne lui " fut d'aucune utilité . La Grande Loge décide en même tems qu'une circulaire sera adressée aux loges des provinces pour leur annoncer l'élection du duc de Chartres et la réintégration des membres bannis . sur ces 90 loges 67 ont obéi à l'arrêté du 10 Septembre 1771. les frères bannis. Guillet.Bigarré. qu'à cet effet. . AGJ.300 RECHERCHES légalement la co-opération de toutes les loges indistinctement à la poursuite du but commun [p. La circulaire est. les titres des loges restées attachées à la Grande Loge nous sont demeurés inconnus. en conséquence. 103 et 107]. ayant pris part aux travaux du 21 Juin et aux élections du 21 Juin précédent. toutes les patentes en leur possession devront être déposées à son Secrétariat pour être examinées par six Commissaires chargés de les viser et de fixer la préséance des ateliers (218). quelques frères font observer qu'il conviendrait de présenter le retrait des décrets de bannissement comme ayant été le premier objet des décisions de la Grande Loge. Le 10 Septembre. Daubertin. Duret.. Leroy présente le rapport qui lui a été demandé en Juin. sa pusillanimité la servit mal. " dit Thory. Là ne s'arrêtent point cependant les exigences de la faction réintégrée . sur ces 07 loges. Perrault et Petlie sont. " Elle donna de nouvelles forces au parti considérable " que les EE. . 85 . Hardy. Guillot. pages 1 3 . " la condescendance de la Grande "• Loge. indiquent leur reconstitution. encre crochets qui. Ce sont là les seuls renseignemens qui nous soient parvenus et nous reconnaissons que ces listes sont "bien incomplètes puisque nous avons pris la majeure partie de ces noms dans le Tableau du. en conséquence. cité par Thory et par Jouaust . réintégrés le 17 Octobre. c'est-à-dire pendant la suspensiou des travaux do la Grande Lmje. et. et la Grande Loge rapporte ses décrets des 11 Juillet et 21 Décembre 1765. placés à la suite des noms des loges. elle prend un nouvel arrêté portant que toutes les loges de Prance seront tenues de faire renouA^eler leur