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LES ANCRAGES
POUR BÉTONS ET
1ère PARTIE : DESCRIPTION
MAÇONNERIES DES SYSTEMES
Steven Schaerlaekens, ir., chercheur à
la division Structures du CSTC
Le présent article passe en revue les différents dispositifs Piet Vitse, ir.-arch., conseiller à la direc-
d’ancrage utilisables dans le béton et la maçonnerie. Il va tion Développement & Innovation, CSTC
de soi que le calcul de ces éléments de fixation est impéra-
tif lorsque la sécurité est en jeu : applications structurelles (fixation d’éléments
porteurs, de couvertures, etc.), dispositifs de protection contre les chutes (gar-
de-corps, pylônes, poteaux d’éclairage, etc.). Si, en revanche, aucun problème de
sécurité ne se pose, c’est essentiellement l’expérience de l’exécutant qui sera déter-
minante, ce qui n’empêche nullement de tenir compte des charges prévisibles, des
propriétés du support et des informations délivrées par le fabricant des ancrages.

1 UNE INFINIE
VARIETE DE
Le problème de la liaison
des éléments d’un ouvrage
2 TYPES
D’ANCRAGES
Nous avons classé,
au tableau 1 (p. 14),
PRODUITS entre eux ou à l’ouvrage les divers types
proprement dit remonte d’ancrages, en restant le plus fidèles possible à
aussi loin que l’acte de construire lui-même. la classification adoptée dans le cadre de la
Certaines constructions historiques surprennent normalisation européenne. D’autres subdivi-
souvent par la façon ingénieuse dont a été trai- sions sont évidemment envisageables. Nous
tée la distribution des efforts entre les éléments. distinguons, dans un premier stade, les systè-
De nos jours, on a recours à des systèmes de mes d’ancrage enrobés dans le béton lors de
fixation qui servent non seulement à transmet- son coulage, de ceux mis en œuvre ultérieure-
tre les charges concentrées dans le béton ou la ment (dans le béton ou la maçonnerie). Ce sont
maçonnerie et à relier des éléments préfabri- essentiellement ces derniers, de loin les plus
qués, mais aussi, de plus en plus souvent, à utilisés, que nous examinerons dans le détail.
réparer et à renforcer des structures existantes.
On peut également envisager une classifica-
Outre ces applications, où l’ancrage fait partie tion basée sur le principe de fonctionnement
intégrante de la structure portante, de nombreux de l’ancrage, c’est-à-dire sur son mode d’arri-
procédés sont destinés à liaisonner des menui- mage dans le support. On distingue générale-
series, des matériaux d’isolation et d’étanchéité ment trois mécanismes :
ou des équipements techniques tels qu’instal- ❒ le frottement : l’expansion des zones d’éva-
lations électriques, sanitaires, éléments de sement de la douille ou de la cheville contre
chauffage central ou de conditionnement d’air. les parois du forage crée une résistance par
frottement qui s’oppose à l’arrachement de
Désireux de répondre aux besoins de l’indus- la fixation (figure 1, p. 14)
trie de la construction en méthodes de fixation ❒ le verrouillage mécanique ou résistance
flexibles et rapides, les fabricants d’ancrages mécanique : lors de l’enfoncement, la géo-
ont mis sur le marché une extraordinaire va- métrie de l’ancrage épouse parfaitement la
riété de produits allant du boulon expansible forme du support. La fixation doit sa résis-
pour charges lourdes à la cheville synthétique, tance au transfert des efforts induit par la
en passant par le support d’installation, le rail forme spécifique de l’ancrage et de la ca-
d’ancrage noyé ou encore la cheville à capsule vité créée dans le matériau environnant (fi-
chimique. Face à une telle pléthore, le profane gure 3, p. 14)
a évidemment l’embarras du choix, d’autant ❒ le collage ou scellement chimique : la résis-
plus que les possibilités d’application sont tance des ancrages chimiques résulte du
quasiment illimitées. Le présent article, publié scellement du mortier ou de la résine syn-
en deux livraisons, ne peut donc prétendre le- thétique aux parois du cylindre de forage
ver qu’un petit coin du voile. (figure 2, p. 14).

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Tableau 1 Classification des ancrages pour bétons et maçonneries.

ANCRAGES ANCRAGES RAPPORTÉS (§ 2.2)


INCORPORÉS
LORS DU COULAGE CHEVILLES MÉTALLIQUES POUR BÉTON CHEVILLES EN PLASTIQUE CHEVILLES MÉTALLIQUES POUR AUTRES
(§ 2.1) (§ 2.2.1) POUR BÉTON ET MAÇONNERIE FIXATIONS
MAÇONNERIE (**) (§ 2.2.2) (**) (§ 2.2.3) (§ 2.2.4)

Chevilles métalli- Chevilles pour charges lourdes (*) (**) : Chevilles en plastique : Chevilles à injection : –
ques pour béton, – chevilles expansibles à moment ou à – pour béton ordinaire (§ 2.2.2.1) – pour matériaux de maçon-
telles que : déplacement contrôlé (boulons expansi- – pour matériaux de maçonne- nerie creux ou perforés
– douilles filetées bles) (§§ 2.2.1.1 & 2.2.1.2) rie pleins (§ 2.2.2.2) (§ 2.2.3.1)
– manchons – chevilles à verrouillage de forme (§ 2.2.1.3) – pour matériaux de maçon-
– boucles filetées – chevilles chimiques (§ 2.2.1.4) Chevilles en plastique pour bri- nerie pleins (§ 2.2.3.2)
– douilles à extré- ques creuses ou perforées et blocs
mité boulonnée Fixations pour faux plafonds et autres éléments de béton creux (§ 2.2.2.3)
– abouts filetés légers (**) (§ 2.2.1.5)
– rails d’an- Chevilles en plastique pour
crage, ... Fixations par pistolet de scellement (§ 2.2.1.6) béton léger (§ 2.2.2.4)

Vis à béton (§ 2.2.1.7) Chevilles en plastique pour


béton cellulaire (§ 2.2.2.5)

(*) Ces ancrages sont destinés à des applications structurelles et doivent faire l’objet de calculs; la méthode de calcul sera explicitée dans la seconde livraison de l’article.
(**) Certains de ces ancrages font l’objet d’une recommandation européenne (EOTA Guideline) concernant les essais de résistance et la détermination de la résistance.

Afin d’améliorer la résistance et la sécurité, 2.1 ANCRAGES ENROBÉS LORS


bon nombre d’ancrages combinent deux ou DU COULAGE
même trois des mécanismes mentionnés ci-
avant, voire d’autres mécanismes encore. Très Parmi les plus courants, citons (figure 4) : les
couramment utilisées, les fixations par pistolet boucles (a), les douilles à extrémité défor-
de scellement cumulent ainsi effet de frotte- mée (b), à patte d’ancrage (c) ou à about
ment et liaison, qui résulte en fait d’une sorte boulonné (d). Ces chevilles sont taraudées et
de fusion avec le matériau support, engendrée conviennent généralement pour réaliser le rac-
par l’accroissement de la température lors de cordement primaire des structures préfabri-
la pénétration de l’élément de fixation (cf. quées ainsi que pour le transport et la manu-
§ 2.2.1.6, p. 19). tention d’éléments préfabriqués. Elles sont le
plus souvent incorporées au béton de telle fa-
çon qu’elles affleurent à la surface de ce der-
nier. Il existe également des ergots ou des bou-
lons pourvus d’éléments assurant l’arrimage
au béton : écrous (e), abouts en L ou en J (f),
tête soudée (g).

Les ancrages à gaine (h) sont fréquemment


utilisés dans le but de fixer des revêtements de
façades ou des maçonneries de parement, par
exemple au droit de linteaux. Certains sont
Fig. 1 Ancrage à frottement.
équipés d’armatures d’attente pour la mise en

A AA
AAAAA
place d’escaliers ou de parois en béton.

AAAAAAAA
Fig. 2 Ancrage à Les ancrages peuvent aussi être conçus sans
scellement chimique.
abouts supplémentaires, par exemple lorsqu’on
incorpore dans le béton, lors du coulage, des
barres d’armature droites sans inflexion ni pla-

AA AAA AAA
que d’ancrage.

AA AA
AAA
A AA
AAA
A
Fig. 3 Ancrage à verrouillage
mécanique.

AAAAAA 14 PRINTEMPS 1998


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générées par de tels éléments, on a le plus sou-
vent recours :
◆ aux chevilles expansibles à moment ou à
déplacement contrôlé, aussi appelées bou-
lons expansibles
◆ aux chevilles à verrouillage de forme
◆ aux chevilles chimiques.

Lorsqu’il s’agit d’un support en béton, des


(a) Boucle (b) Douille tarau- (c) Douille taraudée (d) Douille
ancrages plus légers suffisent bien souvent,
dée à extrémité à patte d’ancrage taraudée à
notamment dans les applications suivantes :

AAAAA
déformée boulon
◆ installations sanitaires, électriques, de chauf-

AAAAA
fage central et de conditionnement d’air
◆ faux plafonds
◆ charpentes (fixation d’encadrements en bois
dans le béton pour les constructions à ossa-
ture en bois, par exemple)
◆ fixation de revêtements (principalement de
panneaux profilés en métal).

On utilise, dans ces cas, des chevilles expansi-


(e) Ancrage (f) Ancrage (g) Ancrage à tête (h) Ancrage à bles de petit diamètre, des fixations par pisto-
à écrou en L ou en J soudée gaine let de scellement ou des vis à béton.
Fig. 4 Exemples d’ancrages incorporés lors du coulage du béton.

2.2.1.1 Chevilles expansibles à moment


2.2 ANCRAGES RAPPORTÉS contrôlé

Ces ancrages sont incorporés après le durcis- Ces chevilles sont introduites dans un cylindre
sement du béton. Ils se caractérisent par une de forage avant la mise en place de l’élément à
grande flexibilité d’emploi, ce qui explique leur fixer ou simultanément à celle-ci. Leur fonction-
utilisation de plus en plus fréquente, notam- nement et leur résistance (notamment aux ef-
ment pour résoudre a posteriori des difficultés forts d’arrachement axiaux) découlent du frotte-
imprévues telles que l’oubli d’une armature ment induit par leur expansion contre les parois
d’attente ou l’extension d’une installation. du forage. Selon le mode d’expansion, on distin-
Dans les éléments fortement armés, leur em- gue les chevilles expansibles à moment contrôlé
ploi s’avère toutefois plus délicat, étant donné et à déplacement contrôlé (§ 2.2.1.2, p. 16).
le risque accru de dégâts aux armatures. Les
centaines de types de produits commercialisés En ce qui concerne les premières, le mouve-
destinés à l’ancrage dans le béton durci peu- ment de torsion produit lors du serrage com-
vent quasiment tous se subdiviser en trois gran- prime un ou plusieurs cônes sur des éléments
des catégories, explicitées ci-après. expansibles, qui viennent s’écraser contre les
parois du forage, assurant ainsi le clavetage de
la fixation. Les éléments expansibles sont pour-
2.2.1 CHEVILLES MÉTALLIQUES vus d’ergots qui empêchent toute rotation lors
RAPPORTÉES DANS LE BÉTON du serrage. On fait en outre une distinction
entre (figure 5, p. 16) :
Appartiennent notamment à ce groupe, les ◆ les chevilles à une (a) ou deux (b) cales
chevilles pour éléments lourds tels que : coniques taraudées
◆ structures en acier, éléments de façade, clô- ◆ les chevilles à tige filetée dont la base éva-
tures, caillebotis, étais, échafaudages sée assure le calage (c)
◆ construction d’ascenseurs ◆ les chevilles à tige filetée assurant le ca-
◆ rails, consoles, chemins de câbles, goulot- lage (d)
tes, canalisations ◆ les chevilles mixtes (e).
◆ machines diverses
◆ dispositifs de sécurité, escaliers de secours, Les efforts de traction qui agissent sur la che-
garde-corps de balcons. ville en place garantissent une plus grande
pénétration de la cale dans l’embout expansi-
Pour assurer la transmission des sollicitations ble, accroissant de la sorte la force d’expan-

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Fig. 5 Chevilles
expansibles à
moment contrôlé.

A
A A
A
(a) Cheville à 1
cale conique
(b) Cheville à 2
cales coniques
(c) Cheville à tige filetée
dont la base évasée
Cheville dont la
tige filetée assure
AA
(e) Cheville mixte

assure le calage le calage

sion. La pression localisée au droit des élé- 2.2.1.2 Chevilles expansibles à


ments d’expansion est très élevée. L’écrase- déplacement contrôlé
ment local et la déformation plastique de la
matrice de béton assurent une distribution des La mise en place se fait au marteau; l’expan-
efforts sur une surface plus étendue. Il faut dès sion contre les parois du cylindre de forage est
lors éviter de placer ces chevilles à proximité provoquée par le déplacement des pièces d’an-
des bords ou des angles. Le dispositif est cor- crage les unes par rapport aux autres. On dis-
rectement installé si son serrage à la clé dyna- tingue deux procédés : soit l’introduction de la
mométrique n’entraîne aucune rotation jusqu’à tige ou de la cale dans une douille, soit l’en-
obtention du moment de torsion requis. châssement de la douille autour de la tige ou
de la cale (voir figure 7). Dans le premier cas,
Le serrage crée dans le boulon une précon- la cheville se compose d’une tige taraudée et
trainte qui s’atténue au fil du temps par relaxa- d’une douille expansible (a) ou d’un boulon
tion, après quoi le boulon peut être remis sous creux à l’intérieur duquel se glisse une bro-
tension (en général au bout de 24 h). Cette che (b). Dans le second cas, la gaine s’épa-
seconde intervention garantit les performan- nouit en se déplaçant sur une douille (c) ou
ces de l’ancrage à long terme, même en cas de une tige expansible (d).
fissuration du béton.

Fig. 6 Chevilles
expansibles à
moment contrôlé
pour charges
lourdes (à
gauche) et pour
charges légères
(à droite).

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La résistance obtenue étant avant tout fonction
de la pénétration dans le béton, elle sera donc
fortement influencée par l’espace laissé libre
entre la cheville et les parois du trou de forage.
Des chevilles autoforantes ont été spécialement
conçues pour éviter un jeu excessif.

Les chevilles expansibles à déplacement con-


trôlé étant particulièrement sensibles à la moin-
dre erreur de mise en œuvre, il est essentiel de
respecter scrupuleusement la longueur prescrite
pour les boulons ainsi que le diamètre et la
profondeur de forage.

2.2.1.3 Chevilles à verrouillage de forme

La propagation spectaculaire des chevilles à


verrouillage au cours des dernières années a
été favorisée par l’apparition d’outils de fo-
rage de plus en plus performants. Leur prin-
cipe d’action est basé essentiellement sur le
verrouillage mécanique, parfois combiné à une
certaine expansion.

La figure 8 montre le schéma d’installation et (a) Cheville (b) Cheville à (c) Cheville (d) Cheville
de fonctionnement des principaux types de à tige taraudée boulon creux et à gaine expansible à gaine
et douille tige expansible par déplacement expansible par
chevilles à verrouillage de forme. Un outil expansible sur une douille déplacement sur
spécial permet de pratiquer, à la base du trou une tige
de forage initialement cylindrique, un cham- Fig. 7 Chevilles à déplacement contrôlé.
brage de forme conique dans lequel s’adapte
une cheville appropriée. Si le forage se fait
généralement en deux temps au moyen d’outils
distincts, on peut aussi faire appel à un équipe- Un simple contrôle visuel suffit dans les deux
ment plus sophistiqué pour obtenir la forme cas pour exclure quasiment toute erreur de
souhaitée en une seule opération. montage. La mise en œuvre ne produit prati-
quement aucune tension dans le matériau, auto-
La cheville est introduite dans une ouverture risant ainsi des distances réduites par rapport
percée à la profondeur voulue. Par percussion aux bords et entre axes. La mise en charge
ou par rotation, on fait ensuite glisser une peut en outre être immédiate.
douille expansible le long d’un cône (A-C); on
peut aussi visser un cône taraudé sur une plus Certaines douilles comportent des excroissan-
grande profondeur de façon à ce qu’il vienne ces qui ont pour effet d’élargir la base de l’ori-
buter contre les éléments expansibles (B). La fice (D). Les deux opérations – percement et
maîtrise de la profondeur du forage et de la enfoncement/expansion – peuvent alors s’ef-
forme de l’évasement local garantit la fiabilité fectuer sans devoir changer d’outillage, ce qui
de l’ancrage. offre un gain de temps considérable.

Fig. 8 Chevilles
à verrouillage
A
AAAA
AAAA
B
AAA AA
AA
AAA AA
AA
C D
A
AAA
de forme.

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2.2.1.4 Chevilles chimiques chant ainsi le durcissement de la matrice poly-
mère, dans laquelle les débris de verre restent
Le mécanisme de fonctionnement principal de emprisonnés. Assez récemment sont apparues
ces chevilles, appelées aussi chevilles collées sur le marché des variantes à ce système, dans
ou scellées, repose sur une liaison chimique. Le lesquelles les ampoules ont été remplacées par
terme “collé” peut toutefois prêter à confusion des sachets en plastique souple, moins fragiles
car, outre les colles résineuses ou polymères (fi- que le verre, qui ont l’avantage de se loger
gure 9 a-b-c), on peut aussi utiliser du mortier plus facilement dans des orifices imparfaits.
de ciment (d) ou des systèmes composés.
Dans le cas des chevilles à injection, la colle
On distingue, selon la méthode de mise en est appliquée dans le trou de forage, en général
œuvre, les chevilles à capsule, les chevilles à à l’aide d’un pistolet d’injection équipé de car-
injection et les chevilles introduites dans un touches à bouchon mélangeur automatique.
percement préalablement rempli de colle.
Les composants disponibles en vrac sont mé-
Les chevilles à capsule comportent en général langés et déversés dans le trou de forage. La
une ampoule de verre renfermant séparément tige d’ancrage est généralement insérée dans
un composant polymérique non durci, un dur- le trou avant que le mortier ne soit injecté.
cisseur (catalyseur) et d’éventuelles matières
de charge (a). L’enfoncement de la cheville Correctement mises en œuvre, les chevilles chi-
(souvent un fer à béton classique, utilisé ulté- miques représentent une solution particulière-
rieurement comme armature saillante, ou une ment fiable. Etant donné qu’elles ne créent pas
extrémité filetée) provoque le bris de l’am- de contraintes dans le support (pas d’expan-
poule, qui libère les composants (b), déclen- sion), on les utilise souvent dans les cas où les
distances entres axes et aux bords sont limi-
tées, par exemple pour la fixation aux extrémi-
Fig. 9 Chevilles chimiques. tés de parois, de poutres ou de colonnes.

marquage de Elles ne peuvent être utilisées que dans la zone

AAAA
AA
la profondeur écrou comprimée du béton, les trous de forage étant
de montage tige filetée avec écrou
rondelle souvent le siège de fissurations qui nuisent à
d’appui

AA
fixation
l’adhérence.

AA AA
La qualité de la mise en œuvre est liée en gran-
de partie à l’adhérence de la colle aux parois

AA AA
ampoule du percement ainsi qu’à la présence de pous-
contenant
sière de forage et de fragments du support. Il

AA AA
la résine
et le dur- importe dès lors de nettoyer soigneusement les
cisseur
percements, de préférence d’abord avec un
écouvillon, puis avec de l’air sous pression. Il
convient en outre de respecter les délais pres-
crits par le fabricant avant de mettre les che-
(a) Capsule de résine ou compo- (b) Capsule de résine ou compo-
sant polymère (avant montage) sant polymère (après montage)
villes en charge. Ces délais varient en fonction
de la température ambiante et nécessitent une
attention toute particulière par temps froid.

AA boulon à
Les tiges seront placées conformément aux

AAAA
écrou
instructions du fabricant, c’est-à-dire, selon le
cheville type, par rotation ou par percussion. Des outils
ont été spécialement mis au point pour per-
résine mortier coulé

AA
mettre à la fois un montage par rotation et par
percussion (pas avec un marteau à main).
écrou supplé-
mentaire
éventuel
2.2.1.5 Fixations pour faux plafonds et
autres éléments légers
(c) A liant résineux ou (d) Au mortier de
polymère (injection de mortier ciment
ou mélange des composants Ces fixations métalliques conviennent pour
en vrac) assurer l’ancrage d’éléments non structurels,

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fixations
ciale. Elle convient également dans les cas où
des critères de nuisances acoustiques ou de
gêne due à la poussière interdisent tout forage
ou encore lorsque le travail doit s’effectuer
dans des conditions climatiques difficiles.

Le système est simple et d’un emploi aisé. Le


travail est rapide, car il ne nécessite pas d’élec-
tricité; de plus, les pistolets modernes possè-
dent une grande réserve de clous. La technique
supports de faux plafonds est donc particulièrement indiquée dans les ap-
plications nécessitant un grand nombre de
points d’ancrage, comme pour la fixation :
fixations ◆ des tôles métalliques profilées sur des pou-
tres en acier ou des colonnes
Fig. 10
◆ des faux plafonds sur des dalles en béton
Fixations pour
faux plafonds et ◆ des systèmes de “sprinklage” dans des pla-
éléments légers. fonds en béton
◆ des cloisons dans le sol et le plafond
canalisation légère
◆ d’éléments de coffrage
◆ de colliers de tuyauterie, chemins de câbles
◆ de membranes de drainage, ...

tels que faux plafonds, chemins de câbles, Le support est le plus souvent en acier ou en
tuyauteries, systèmes de stockage, ... dans des béton, mais il peut aussi s’agir de bois, d’alu-
éléments structurels en béton. Elles sont ana- minium ou de pierre. La capacité d’ancrage
logues aux chevilles expansibles et à certains repose sur l’action combinée du calage et de la
ancrages à verrouillage de forme (pour hour- liaison chimique (comparable à la soudure pour
dis creux, par exemple), à cette différence près de l’acier et à une sorte de fusion pour le bé-
que, les charges étant limitées et les exigences ton) résultant du réchauffement intense lors de
moins sévères, les fixations sont également plus l’introduction du clou.
légères (voir figure 6, p. 16).
Dans le béton, les performances de l’ancrage
On estime en outre que les charges se répartis- sont déterminées par la dureté des granulats :
sent uniformément sur plusieurs fixations, de tendres, ils n’ont aucun effet sur le mouve-
sorte qu’en cas de dysfonctionnement de l’une ment des clous; plus durs (comme le gravier
d’entre elles, les autres prennent le relais (figu- ou le porphyre concassé), ils tendent à dévier
re 10). Dans les applications évoquées ci-avant, l’ancrage (figure 11 a), ce qui peut nuire à la
la mise en œuvre et le fonctionnement de cha- solidité de la fixation et conduit à un écaillage
que fixation sont beaucoup plus importantes, important de la surface du béton. Afin de ré-
en ce sens qu’une déficience d’une seule d’en- duire le risque d’erreurs de montage et les ris-
tre elles peut entraîner des dommages corpo- ques d’écaillage du béton, il est possible de
rels et/ou des préjudices économiques graves. propulser les clous dans un trou partiellement
préforé sur environ 20 mm de profondeur
Le support se compose : (figure 11 b).
❒ de béton de structure (classe de résistance
C20/25 à C50/60) (a) Application dans (b) Propulsion
du granulat dur dans un
❒ d’éléments de plancher préfabriqués en béton trou partiel-
❒ d’éléments en béton léger (cellulaire, ...). lement
préforé

2.2.1.6 Fixations par pistolet de scellement Fig. 11


Fixations par
Cette technique consiste à utiliser une charge scellement au
pistolet.
de poudre afin de loger l’ancrage dans sa posi-
tion finale, tout en repoussant le matériau sup-
port. Elle est surtout appliquée lorsqu’un grand
nombre de fixations identiques sont nécessai-
res et que la vitesse est d’une importance cru-

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Inutile de préciser que cette technique requiert résistant, ou dans des maçonneries de compo-
toutes les mesures de sécurité nécessaires, no- sition très variée. Le choix du système d’an-
tamment en ce qui concerne le type de pistolet crage se fait le plus souvent en fonction du
(double sécurité, fonctionnement exclusif par support, comme le préconisent d’ailleurs les
contact suffisamment rigide, ...) et la tenue directives de l’EOTA (cf. tableau 1, p. 14). Par
vestimentaire de l’opérateur. Par ailleurs, matériaux de maçonnerie, il faut entendre :
l’usage de pistolets à vitesse de propulsion lente ◆ les briques de terre cuite (pleines ou creuses)
s’impose de plus en plus, ce qui permet d’évi- ◆ les éléments et les blocs de béton (pleins ou
ter que les clous ne traversent de part en part creux)
un support relativement peu épais. ◆ les blocs de pierre silico-calcaire (pleins ou
creux)
◆ les blocs de béton cellulaire.
2.2.1.7 Vis à béton
La résistance à la compression des mor-
Les vis à béton peuvent être enfoncées dans le tiers(-colles) étant généralement moindre que
support (qui peut aussi être du béton cellulaire, celle des éléments de maçonnerie, l’ancrage se
de la brique ou de la pierre silico-calcaire) sans fera de préférence dans ces derniers.
cheville en plastique. Elles possèdent un filet
d’une dureté très élevée qui entaille le béton et
assure la résistance mécanique à l’arrachement. 2.2.2.1 Chevilles en plastique pour
Elles sont également dévissables, ce qui est bétons de structure ordinaires
pratique en cas de fixations temporaires. Des
essais ont démontré que, pour une vis dévissée Nombre de chevilles en matière synthétique
manuellement une seule fois, puis revissée dans conviennent pour la fixation d’éléments légers
le même trou, la perte de capacité d’arrache- dans du béton ordinaire. Elles se composent en
ment se limitait à 10 %. général d’un élément expansible (le plus sou-
vent une vis, voir figure 14 a) et d’une douille
La profondeur de pénétration ne peut guère en plastique dont l’extrémité plus étroite, qui
dépasser plus de 30 mm, étant donné l’aug- permet l’expansion, est pourvue d’ergots et
mentation rapide de la résistance au travers du d’entailles profondes. Les ergots empêchent la
béton. Il existe des vis allant jusqu’à 180 mm rotation de la cheville dans le trou de forage,
de longueur totale, qui permettent la fixation tandis que les entailles assurent un ancrage
d’éléments de forte épaisseur, tels que châssis optimum dans les matériaux de construction
de fenêtres, huisseries, lattis en bois (figure 12). massifs, ou l’adaptation de la forme dans les
matériaux tendres et granuleux (par exemple,
Fig. 12 Vis à béton cellulaire). Il convient d’utiliser des vis
béton pour adaptées au type de douille.
supports épais.
Outre les vis, les clous conviennent également
comme éléments d’expansion (figure 14 b).
Leur pose est assez rapide, mais leur capacité
2.2.2 CHEVILLES EN PLASTIQUE POUR d’ancrage est nettement moins prévisible.
BÉTON ET MAÇONNERIE
Fig. 13 Chevilles en plastique couramment utilisées dans le béton.
Ces ancrages se composent en général d’une
cheville (douille en plastique : polyamide PA6,
polyéthylène PE ou polypropylène PP) et d’un
élément expansible en métal (vis ou clou). Le
terme “cheville” peut s’appliquer aussi bien à
la douille qu’à l’ensemble de la fixation.

Les chevilles constituées uniquement de plas-


tique sont réservées à la fixation de matériaux
isolants, bien que, dans ce cas également, on
insère parfois un clou en acier dans la douille.

Hormis les supports en béton de structure or-


dinaire évoqués jusqu’ici, on pratique fréquem-
ment des ancrages dans du béton léger et moins

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A A
Fig. 14

AA
Chevilles à

A
expansion pour
bétons de

A
structure
ordinaires.

A
Fig. 15 Cheville à zone
d’expansion longue pour
matériaux de maçonnerie
creux ou perforés.

les éléments de construction creux. Le système


agit tant par frottement que par résistance mé-
(b) Avec clou canique. De par sa longueur, la cheville peut
(a) Avec vis comme comme élément traverser n’importe quelle épaisseur de maté-
élément d’expansion d’expansion riau ou cavité ainsi que des couches non por-
tantes telles qu’enduits, carrelages, isolants, ...
Lors du vissage, certains types de chevilles se
Toutes les chevilles dites universelles et quasi resserrent contre la paroi du matériau creux,
toutes les chevilles conçues pour des supports assurant une résistance mécanique élevée.
plus délicats, tels les matériaux de maçonnerie
pleins ou creux (voir §§ 2.2.2.2 et 2.2.2.3), le
béton léger (§ 2.2.2.4) ou les blocs de maçon- 2.2.2.4 Chevilles en plastique pour béton
nerie poreux et tendres (§ 2.2.2.5), convien- léger
nent également pour les supports en béton.
Le béton léger se différencie du béton ordi-
naire par l’utilisation de matériaux tels que le
2.2.2.2 Chevilles en plastique pour bims ou le granulat artificiel léger. Cette pré-
matériaux de maçonnerie pleins sence de granulats, qui disposent généralement
d’une résistance en compression moindre que
Par matériaux de maçonnerie pleins, on en- des granulats traditionnels, engendre des pro-
tend des matériaux ne renfermant pas plus de priétés moins favorables quant à la capacité
15 % d’alvéoles. Si les matériaux pleins à haute d’ancrage. On utilisera dès lors des chevilles
résistance en compression et les matériaux synthétiques à zone d’expansion longue, qui
creux remplis de mortier sont en principe ap- permettent de mieux répartir les charges sur de
tes à recevoir les mêmes chevilles métalliques grandes surfaces.
que celles destinées au béton de structure ordi-
naire, on a toutefois le plus souvent recours
aux chevilles synthétiques (figure 14). Quant 2.2.2.5 Chevilles en plastique pour béton
aux maçonneries pleines de densité et/ou de cellulaire
résistance plus faibles, elles requièrent l’usage
de chevilles à élément d’expansion long. La plupart des fabricants ont conçu des che-
villes spéciales pour les matériaux poreux et
tendres comme le béton cellulaire, le bims, ...
2.2.2.3 Chevilles en plastique pour La pénétration de la douille ou, dans certains
matériaux de maçonnerie creux cas, de la vis métallique engendre un contact
ou perforés intime avec le matériau (figure 16 a, p. 22). La
répartition de la charge sur une zone plus éten-
Le choix et le montage des chevilles dans de due garantit une certaine capacité d’ancrage,
tels matériaux doivent ce faire avec le plus même dans un matériau tendre.
grand soin (par exemple, chevilles à zone d’ex-
pansion longue, chevilles à injection avec filet D’autres fixations propres au béton cellulaire
de protection) (voir § 2.2.3.1, p. 22). sont des variantes synthétiques des chevilles à
verrouillage de forme (fig. 16 b) ou des douilles
Les chevilles convenant à ce type de support métalliques à introduire directement dans le
possèdent une zone d’expansion prolongée matériau et dans lesquelles on insère un clou
(fig. 15) qui garantit une capacité portante par percussion. Celui-ci se replie dans la douille
maximale du fait de la répartition des efforts et assure ainsi le verrouillage mécanique (c).
sur les différentes parois dont sont constitués Ce genre de fixation, qui convient également

21 PRINTEMPS 1998
S T
C C

e
m
a
g a z i n
(a) Avec entaillage puissant et 2.2.3.1 Chevilles à injection pour
expansion lors de l’insertion
matériaux de maçonnerie creux
ou perforés

Pour réaliser une fixation dans un matériau


creux, on fore un trou dans lequel on glisse un
élément de protection avant d’y injecter un
mortier. Pour éviter que ce dernier ne pénètre
(b) A verrouillage de forme
de façon incontrôlée dans les perforations du
support (figure 17 a), nombre de systèmes sont
munis soit d’un treillis en polyamide dilatable
qui s’adapte aux cavités du matériau, soit d’un
treillis métallique cylindrique laissant pénétrer
le mortier par petites quantités dans les vides
(c) A douille métallique et résistance du matériau (figure 17 b). Ce procédé permet
mécanique d’atteindre une résistance mécanique élevée.

Si la fixation est placée dans une zone présen-


tant peu de cavités, sa résistance dépendra de
la liaison entre le mortier et les parois du trou
Fig. 16 Chevilles en plastique pour béton
de forage. Dans ce cas, l’effort d’arrachement
cellulaire.

AA
sera généralement assez faible.
aux briques pleines peu résistantes n’est pas à

AAAA
A
AA AAAAA
AAA
AA
AA
AA
AAA
AAAA
proprement parler une cheville synthétique,
mais son domaine d’application est identique.

Il est également possible d’utiliser de longues

AAAA
A
AAA AAA
AA
AAAAA
AA
AAA
A
AAAA
A
AAAA AA A AA
AAA
AAA
chevilles destinées aux éléments de construc-
tion creux (§ 2.2.2.3, p. 21). La pièce d’expan-

AA
sion allongée assure la répartition des efforts
sur une grande surface de forage dans des ma-
tériaux peu résistants à la compression. (a) Ecoulement de mortier (b) Avec treillis métallique
dans le support cylindrique
Fig. 17 Chevilles à injection pour matériaux creux ou perforés.
2.2.3 CHEVILLES MÉTALLIQUES POUR
MAÇONNERIE

Les systèmes d’ancrage dont l’expansion exer-


ce des efforts importants ne conviennent pas
aux maçonneries, car ils peuvent occasionner
l’éclatement ou la fissuration des matériaux.
C’est pourquoi, outre les chevilles en plastique,
on conseille souvent de recourir à des ancra-
ges à injection conçus pour la maçonnerie et
capables de supporter des charges lourdes. En
général, il est préférable de placer la fixation
dans les éléments de maçonnerie et non dans
le mortier (sinon on tiendra compte d’une ré-
sistance éventuellement plus faible du mortier
par rapport aux éléments de maçonnerie).
Fig. 18 Chevilles à injection pour maçonneries.
L’injection s’effectue au moyen de mortier mi-
néral, de mortier synthétique (résine synthéti-
que, polymère) ou d’un mélange des deux, aux- 2.2.3.2 Chevilles à injection pour
quels peuvent s’ajouter des charges (fillers) ou matériaux de maçonnerie pleins
des additifs. On respectera un délai de durcis-
sement suffisant, surtout pour les mortiers mi- Les systèmes d’ancrage décrits ci-avant con-
néraux. Quant aux délais d’attente, ils seront viennent également pour le béton léger, les
fixés en fonction de la température du support. briques pleines de moindre résistance et le bé-

22 PRINTEMPS 1998
S T
C C

P RATIQUE

e
m
a
g a z i n

A
Fig. 19 Cheville à Fig. 20 Fixations pour éléments légers.
injection pour matériaux 3

AAAA
de maçonnerie pleins.

ton cellulaire. On perce généralement, à l’aide


d’outils de forage spéciaux, un trou conique
qui complète la résistance due à la liaison par
une certaine résistance mécanique (fig. 19).

2.2.4 AUTRES FIXATIONS 1 2 4 5

Outre les systèmes décrits ci-avant, il existe


toute une variété de chevilles, vis ou boulons
pour la fixation d’éléments légers dans des sup- La seconde partie du présent article abordera
ports constitués essentiellement de plastique, essentiellement les aspects suivants :
de plaques métalliques minces (quelques mm ❒ exigences relatives aux ancrages et à leur calcul,
maximum) ou de panneaux, par exemple : compte tenu de la réglementation européenne
◆ fixation des profilés de menuiserie (PVC, actuellement mise au point au sein de l’EOTA
aluminium, bois) (European Organization for Technical Approval)
◆ chevilles pour la fixation d’isolants sur des pour la plupart des types d’ancrages
profilés métalliques (de toits plats, p.ex.) ❒ conception et mise en œuvre des ancrages
◆ fixation sur plaques de plâtre enrobé de car- ❒ exemples d’application courants (ornements de
ton (simples ou doubles) façade, pylônes d’éclairage, balustrades et gaines
◆ fixation sur panneaux divers (plâtre renforcé de conduites).
de fibres, particules de bois, copeaux de bois
agglomérés au ciment, hardboard, multi-
plex, ...)
◆ fixation de dalles de faux plafonds.

La figure 20 illustre quelques types de che-


villes difficiles à classer dans l’une des caté- BIBLIOGRAPHIE
gories précitées. Il s’agit de gauche à droite :
◆ d’une cheville chimique à injection de rési-
ne provoquant l’expansion d’une douille en 1 Comité Euro-International du Béton
Design of fastenings in concrete. Design
plastique et générant une grande résistance Guide. Parts 1 to 3. Londres, CEB Bulletin,
mécanique; ce système convient pour la n° 233, Thomas Telford, 1997.
fixation sur panneaux (1), pour l’ancrage de

2 Fastenings to concrete and masonry struc-


conduites à la sous-face de hourdis creux, ... Comité Euro-International du Béton
◆ d’une cheville en plastique pour panneaux
divers (2) tures. State of the art report. Londres, CEB,
◆ d’une cheville en plastique pour plaques de Thomas Telford, 1994.
plâtre enrobé de carton (3)
◆ d’une cheville en plastique (4) pour sup-
ports pleins mais peu résistants (grand élé- 3 European
Approvals
Organization for Technical

ment expansible) ou pour panneaux; dans Drafts en Final Drafts van de verschillende
ce dernier cas, la douille en plastique se ETAG’s. Bruxelles, EOTA, 1997.
replie en spirale sur le dos des panneaux,
assurant ainsi la fixation mécanique
◆ de deux chevilles en acier à éléments flexi- 4 Goethals J.
Constructieve verankeringen in gewapend
bles (5) se repliant sur l’arrière des pan- beton. Sint-Katelijne-Waver, travail de fin
neaux lors du vissage. ■ d’études, De Nayer-instituut, 1996-1997.

23 PRINTEMPS 1998