P. 1
55489717 PIA 3 3 5 Detachement de Liaison Observation Et Coordination DLOC France 2011

55489717 PIA 3 3 5 Detachement de Liaison Observation Et Coordination DLOC France 2011

|Views: 83|Likes:
Publié parWathek Nasr

More info:

Published by: Wathek Nasr on Apr 11, 2012
Droits d'auteur :Attribution Non-commercial

Availability:

Read on Scribd mobile: iPhone, iPad and Android.
download as PDF, TXT or read online from Scribd
See more
See less

05/08/2013

pdf

text

original

Sections

  • Section I − Les types d’appuis feu interarmées
  • Section II − Les différentes chaînes d’appuis
  • Section I − Finalités du DLOC
  • Section III − Présentation du DLOC dans son environnement d’emploi
  • Section IV − Lien entre le DLOC et la cellule « Appui-3D» de la BIA
  • Section V − Rôle du DLOC vis-à-vis des autres chaînes d’appuis feu
  • Chapitre 3 Missions et organisation du DLOC
  • Section I − Les missions du DLOC
  • Section II − Le DLOC dans son cadre général d’emploi
  • Chapitre 4 Missions et organisation du DLOC renforcé
  • Section I − Cadre d’emploi du DLOC renforcé
  • Section II − Missions supplémentaires du DLOC renforcé
  • Section III − Renforcement par un détachement air (module CTA)
  • Section IV − Composition du DLOC renforcé (Niveau 4 et 5 avec renfort niveau 3)
  • Annexe A Effets des appuis feu
  • Section I − Appui feu artillerie
  • Section II − Appui feu hélicoptère
  • Section III − Appui feu aérien
  • Section IV − Appui feu naval
  • Annexe B Les différents types de ‘Close Air Support’
  • Section I - CAS Type 1
  • Section II - CAS Type 2
  • Section III - CAS Type 3
  • Section IV - Particularité, le CAS in-Extremis
  • Partie I – Sigles, acronymes et abréviations

1

Intitulée Détachement de Liaison, Observation et Coordination (DLOC), la Publication interarmées (PIA) 3.3.5 respecte la charte graphique définie dans la Publication interarmées (PIA) 7.2.8 (n° 161/DEF/ CICDE/NP en date du 18 juin 2010). Ladite charte graphique est elle-même conforme aux prescriptions de l’Allied Administrative Publication (AAP) 47 (intitulée "Allied Joint Doctrine Development"). Elle applique également les règles décrites dans le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale (ISBN 978-2-7433-0482-9) dont l’essentiel est disponible sur le site Internet www.imprimerienationale.fr ainsi que les prescriptions de l’Académie française. La jaquette de ce document a été créée par le CICDE. L’impression a été réalisée par l’Antenne de l’École militaire du Service parisien d’administration centrale (SPAC)/Pôle graphique de Paris (PGP). Attention : la seule version de référence de ce document est la copie électronique mise en ligne sur les sites Intradef et Internet du Centre interarmées de concepts, de doctrines et d’expérimentations (http://www.cicde.defense.gouv.fr) dans la rubrique Corpus conceptuel et doctrinal interarmées !

2

PIA-3.3.5

DÉTACHEMENT DE LIAISON, OBSERVATION ET COORDINATION (DLOC)
N° 081/DEF/CICDE/NP du 10 mai 2011

3

(PAGE VIERGE)

4

________________________________Lettre de promulgation

Paris, le 10 mai 2011 N° 081/DEF/CICDE/NP

Le Vice-amiral d’escadre Bernard ROGEL Sous-chef d’état-major Opérations de l’État-major des armées

1.

La bonne exploitation par les forces terrestres des effets des différents moyens d’appuis feu interarmes, interarmées voire interalliés, est une des clés de la réussite de la manœuvre au sol. À ce titre, la nécessité de renforcer la coordination de l’emploi de ces appuis feu au niveau d’un groupement tactique interarmes (GTIA) a conduit à la création d’une structure souple et modulaire chargée de conseiller le chef interarmes sur l’emploi de ces feux interarmées disponibles pour sa manœuvre. Le détachement de liaison, observation et coordination (DLOC) est le point de convergence de l’ensemble des chaînes des appuis feu interarmes et interarmées ainsi que des informations 3D disponibles au sein du GTIA. Il a pour vocation de rassembler dans une même structure l’ensemble des acteurs de ces différents appuis en vue d’assurer, pour le compte du chef GTIA, leur coordination et leur réalisation par l’intermédiaire des chaînes dédiées. S’appuyant sur le retour d’expérience des opérations récentes, cette publication présente les différents types d’appuis feu interarmes et interarmées susceptibles d’agir au profit de la manœuvre d’un GTIA (appuis feu sol-sol, air-sol et mer-sol) et s’attache ensuite à décrire précisément le « détachement de liaison, observation et coordination » ainsi que ses missions et ses principales modalités de fonctionnement. Ce document s’adresse en priorité au chef GTIA et à son état-major ainsi qu’aux personnels de l’armée de terre et des autres armées ayant vocation à s’insérer dans un détachement DLOC dans sa version renforcée. Il peut aussi, dans une moindre mesure, s’adresser au niveau supérieur au GTIA (brigade voire division) du fait de la continuité créée entre les cellules « appui-3D » de ces niveaux et le DLOC du GTIA. Il doit servir de base pour la formation du personnel impliqué dans la mise en œuvre des appuis quelle qu’en soit l’armée d’origine.

2.

3.

4.

5.

6.

5

(PAGE VIERGE) 6 .

4. 2. N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Amendement Origine Date de validité 7 . 5. Le numéro d’enregistrement officiel doit alors comporter la mention suivante : « Nième édition du Jour / Mois / Année ». Ce tableau constitue le recueil de tous les amendements proposés par les lecteurs. Les amendements pris en compte figurent en différentes couleurs dans la nouvelle version. selon un code couleurs défini par ailleurs. transmis au Sous-directeur Synergie doctrinale (SD-SD) du Centre interarmées de concepts.____________________________________________________Récapitulatif des amendements 1. La jaquette du document et la page intérieure de couverture sont corrigées pour signaler l’existence d’une nouvelle version. Les amendements validés par le CICDE ou la division emploi de l’EMA sont inscrits dans ce tableau dans leur ordre chronologique de prise en compte. 3. La version électronique du texte de référence interarmées amendé remplace la version antérieure dans toutes les bases de données informatiques. quelque soit leur origine et leur rang. de doctrines et d’expérimentations (CICDE) en s’inspirant du tableau proposé en annexe C (voir page 47).

(PAGE VIERGE) 8 .

d’élargir le panel des appuis feu disponibles mais.1 (B). Ces appuis feu sont multiples. n° 301/DEF/EMA/PLANS/COCA/DR du 22/07/2010. en cours de révision). des airs ou de la mer. Les appuis feu air-sol (CAS et CCA ).3. c. Tactics. Schéma directeur interarmées de la coordination des intervenants dans la 3° dimension .2. N° 798/DEF/EMA/EMP.3. avec des caractéristiques différentes et complémentaires à bien des égards. 1 2 Close Air Support. b. Ils se présentent en trois catégories (description précise en annexe A) : a. d.1/DR du 14 février 2002 (en 3 titres). 9 . National Fire Observers. Techniques and Procedures for Close Air Support and Air Interdiction. Préface 1. Ce cadre permet. b.3. en cours de promulgation. Doctrine for amphibious operations (édition 2004). du fait des spécificités propres à chaque appui et de la juxtaposition de plusieurs chaînes fonctionnelles distinctes. Les appuis feu mer-sol (AFN ). Interdiction aérienne et appui aérien rapproché (édition 2004. c. pouvant être appliqués à partir du sol.1. ATP-4. AJP-3. ATP-8 (B). c. n° 000070 /DEF/CDEF/DDO/B. Documentation nationale interarmées a. édition du mois de juin 2009.1. DIA-3.1/NP du 25 juillet 2006. ALAT 40-201. e. Close Combat Attack. afin de détruire ou neutraliser l'ennemi (définition AAP-6). Notice d’emploi appui feu hélicoptère (AFH). interarmées. Doctrine des opérations interarmées aériennes et spatiales (édition 2008). Les appuis feu sol-sol (artillerie). d’un autre coté. b.3.2.________________________________Références et préface Références Documentation OTAN a. On appelle « appui feu » l’emploi des feux en coordination avec la manœuvre des forces. d’un côté.2.3. PIA 3. Allied Naval Gunfire support. ATP-3. DIA-3. L’appui aérien. rend plus complexe leur emploi et leur coordination. Les opérations amphibies. Les appuis feu sont au cœur du combat des unités de la fonction opérationnelle « contact » dont l’engagement s’effectue aujourd’hui presque systématiquement dans un cadre interarmées et souvent interalliés. n° 148/DEF/EMA/EMP. 3 1 2 2.7. d. AJP-3. Documentation nationale a.ENG du 05 février 2010.

Elle nécessite la connaissance et la maîtrise d’un très large éventail de procédures. au bon endroit et au bon moment. Groupement Tactique InterArmes. c’est la coordination à ce niveau qui doit permettre au chef interarmes d’obtenir. observation et coordination (DLOC) rassemble ces spécialistes et a en charge principale cette coordination des appuis.3. s’adresser au niveau supérieur au GTIA (brigade voire division) du fait de la continuité créée entre les cellules « appui 3D » de ces niveaux et le DLOC du GTIA. 5. En effet. Il peut aussi. le retour d’expérience (RETEX) a mis en évidence le besoin de renforcer la 4 coordination de l’emploi des appuis feu interarmées à l’échelon d’un GTIA . dans une moindre mesure. Le but de ce document est de présenter les différents types d’appuis feu interarmes et interarmées susceptibles d’appuyer la manœuvre du chef interarmes au niveau GTIA et de décrire précisément l’organisation et les missions du DLOC. division…). La bonne coordination de l’ensemble de ces appuis feu interarmées dans la manœuvre est une des clés du succès des engagements. Le chef du GTIA doit donc disposer à ses côtés d’une équipe de spécialistes de ces appuis feu capables de le conseiller. l’appui feu le mieux adapté à l’effet tactique recherché. Ce document s’adresse en priorité au chef GTIA et à son état-major ainsi qu’aux personnels de l’armée de terre et des autres armées ayant vocation à s’insérer dans ce détachement DLOC dans sa version renforcée. Le détachement de liaison. de règles propres et des connaissances relatives à chacun des appuis. 6. de coordonner et de faire mettre en œuvre les différents appuis feu disponibles pour sa manœuvre. 10 . 4. Cependant. 3 4 Appui Feu Naval. Cette coordination et celle de leurs chaînes fonctionnelles respectives sont normalement prises en compte aux échelons supérieurs du commandement des forces terrestres (brigade.

11 .

(PAGE VIERGE) 12 .

................................ Les différentes chaînes d’appuis........................... Section I Section II Section III Section IV Appui feu artillerie ................................................................................................................................................................ Particularité...................................................................................................................................................................................................................................... 27 27 30 Chapitre 4 − Missions et organisation du DLOC renforcé...... 15 15 17 Chapitre 2 − Le DLOC ........................................................................................................................................... 35 35 35 36 37 38 Annexe A − Effets des appuis feu ........................................................................................ Le DLOC au sein de la chaîne de commandement armée de terre ................................................................................................................................................................... Section I Section II Les missions du DLOC ............................... Section I Section II Section III Section IV CAS Type 1.................................................... le CAS In-Extremis ............................................................................ Renforcement par un détachement air (module CTA)................................................................................... 23 23 24 24 25 26 Chapitre 3 − Missions et organisation du DLOC .... Rôle du DLOC vis-à-vis des autres chaînes d’appuis feu ............................................. Le DLOC dans son cadre général d’emploi ....................................................................................... Missions supplémentaires du DLOC renforcé............................. Organisation du DLOC renforcé vis-à-vis des principales chaînes d’appui........ Appui feu hélicoptère ..... 39 39 40 41 42 Annexe B − Les différents types de Close Air Support . Lien entre le DLOC et la cellule « Appui-3D » de la BIA ........................................................................... CAS Type 2................................................................................................... Composition du DLOC renforcé (Niveau 4 et 5 avec renfort niveau 3) ........ Présentation du DLOC dans son environnement d’emploi..................................................................................................................................... Section I Section II Section III Section IV Section V Cadre d’emploi du DLOC renforcé ............... CAS Type 3................................................................ Appui feu aérien ................................................... Section I Section II Section III Section IV Section V Finalités du DLOC......................................... Appui feu naval ................................ 45 45 45 46 46 13 ........................................................... Section I Section II Les types d’appuis feu interarmées..............Sommaire Page Chapitre 1 − Les appuis Feu........................

........................................................................................................................................................................... 52 14 ............................................. Annexe D− Lexique .... 47 49 49 51 Résumé (quatrième de couverture)............... Partie I Section II Sigles acronymes et abréviations........................ Termes et définitions.............................................................................................Annexe C − Demande d’incorporation des amendements ........................................

L’Aviation légère de l’armée de terre (ALAT) peut apporter un appui aérien tout en faisant partie de la composante Terre. 104.Chapitre 1 Les appuis feu 101. canon et lance-roquettes) dont les principales caractéristiques. s’effectue à partir de trois types de systèmes (mortier. Les structures sont présentées dans la section 2 (chaîne CAS) de ce chapitre. 5 6 7 8 9 Sous-Groupement Tactique InterArmes. sont généralement insérées au sein des GTIA. venant en complément des moyens feux appartenant organiquement au 5 GTIA (principalement mortiers de 81 mm des SGTIA ). air-sol et mer-sol. leur gestion. situées organiquement au niveau de la brigade. Toujours établie lors de la planification de l’action. avantages et inconvénients sont décrits en annexe.2. 15 . Le Close Air Support (CAS) 106. Les batteries de mortier de 120 mm.3. Le Close Air Support (CAS) effectué à partir d’avions ou d’hélicoptères de combat tant nationaux qu’alliés. Les appuis feu interarmes et interarmées peuvent être présentés selon trois catégories : les appuis feu sol-sol. L’appui feu sol-sol. terre ou en mer Destiné à produire des effets variés. Sol-Sol 103. planifiés ou non. Le Close air support (CAS) ou appui aérien rapproché caractérise l’ensemble des actions menées par les vecteurs aériens d’une composante au profit d’une composante agissant sur 8. Air-Sol 105.2 actuelle (2006). Cette définition sera modifiée dans la prochaine version de la DIA-3. Il s’agit de la définition officielle de la DIA-3. cette coordination peut être requise lors de son exécution. Les troupes au sol peuvent recevoir des appuis feu air-sol par le biais de deux types de procédures standardisées OTAN : a. Cette mission 9 10 11 est conduite et coordonnée par l’ACC via un centre d’opération (AOC ou CAOC ). Brigade InterArmes. Le système d’armes canon est situé au niveau de la brigade interarmes. létaux ou non. Air Component Command(er) ou JFACC (Joint Force ACC). leurs procédures d’emploi et le fonctionnement schématique de leurs chaînes respectives. Le GTIA peut bénéficier 6 des feux de la BIA ou de renforcements de moyens extérieurs à cette dernière. sur des objectifs de niveau opératif ou tactique. quand l’imbrication des combattants et la rapidité de l’évolution de la situation tactique imposent une gestion en temps réel. b. Ce chapitre s’attachera tout d'abord à présenter les différents appuis feu. Le système 7 d’armes LRU est généralement situé au niveau de la division mais le GTIA peut bénéficier ponctuellement de tirs effectués par ce type de système. l’appui aérien nécessite une étroite coordination entre la manœuvre et les feux de l’ensemble des acteurs. Lance roquette unitaire. L’appui feu sol-sol s’affranchit en grande partie des conditions météorologiques et offre une permanence des feux. Section I − Les types d’appuis feu interarmées 102. La complémentarité des moyens d’appuis feu sol-sol et la variété des munitions disponibles permettent au chef interarmes un choix réel de vecteurs afin d’atteindre son effet tactique recherché.3. mis à la disposition du chef tactique interarmes (chef du GTIA dans le cadre de ce document). La pleine réussite de la manœuvre des forces terrestres est tributaire de la bonne coordination de l’emploi des différents appuis feu. Le Close Combat Attack (CCA) à partir d’hélicoptères de combat de l’ALAT ou alliés.

par le mouvement ou par le feu. 111. les missions de CAS peuvent appuyer les actions offensives des forces terrestres dans les missions d’attaque. c. Le choix du type de contrôle des appuis feu aériens (allant du plus permissif. 16 . d’exploitation. réactivité. Air Command and Control System Le CAS In Extremis est défini dans l’annexe B de ce document. Intégration des tactiques. Les principales caractéristiques de l’arme aérienne en mission de CAS sont : a. b.201. le CAS type 1 et passant par le CAS type 2 . Air Task Order Forward Air Controller.cf. autorisation de tir). de l’équipement spécialisé disponible. le CAS type 3. Ainsi. 109. 17 113. les risques de dommages collatéraux et de tirs fratricides sont particulièrement élevés. Dans ce cas. Ce contrôle du feu relève uniquement de procédures (description d’un objectif. Aussi le chef interarmes est informé de cette situation et en assume la responsabilité.1. Les modes d’action de la composante aérienne au profit d’un élément tactique terrestre sont précisés dans la section 3 du chapitre 2 de l’ATP-3. l’équipage devenant responsable du contrôle des feux. responsable du contrôle de la phase finale de l’attaque aérienne. les équipages des vecteurs aériens peuvent assister des forces terrestres en 16 utilisant les procédures de CAS In Extremis . au plus restrictif. lorsque un personnel qualifié FAC n’est pas disponible. Commander et contrôler. En fonction des directives du JFC. Les responsabilités sont clairement établies conformément à l’ATP49. létaux et non létaux. L’aérocombat confère au chef interarmes mobilité. 10 11 12 13 14 15 16 17 18 Air Operation Centre. l’armée de terre privilégie la procédure CCA qui peut être menée par les chefs de section ou de groupe des unités terrestres. Sa flexibilité d’emploi par les effets divers et variés proposés. 110. le chef du GTIA doit valider l’emploi du type de contrôle CAS qu’il autorise dans sa zone d’action. réversibilité et gradation des effets participant pleinement à la surprise tactique proche du sol et à la prise d’initiative. La maîtrise de l’emploi de la force avec des effets gradués. Combined Air Operation Center. Le commandant de bord de l’hélicoptère appuyant est alors responsable de l’ouverture du feu et de l’effet des armes sur l’objectif. missions. Dans des circonstances exceptionnelles. de reconnaissance en force. de démonstration.107. des munitions utilisées. Le Close Combat Attack (CCA) 112. de feinte. modes d’action aéromobiles à la manœuvre aéroterrestre en combinaison avec les autres composantes de la fonction contact. de poursuite. 13 108. de raid. d’embuscade et de rupture de force encerclée. Les hélicoptères de l’armée de terre peuvent réaliser la mission « appuyer » les troupes au sol par le feu à partir de la procédure de Close Combat Attack (CCA) décrite dans l’ATP-49 et 18 l’ALAT 40. Il ne relève pas du contrôle tactique de 14 15 l’aéronef qui reste une responsabilité des structures C2 air de l’ACCS . Sa liberté de mouvement dans la 3° dimension et l ’allonge lui permettant d’intervenir au dessus des forces adverses. Les hélicoptères sont alors en mesure d’engager l’objectif en manœuvrant en coordination et en combinaison étroites avec les unités au sol qui se trouvent ainsi renforcées par un élément de manœuvre durant le temps nécessaire au traitement de la ou les menaces. de la situation au sol et du niveau de risque consenti. TTA 106. Appuyer : mission consistant à apporter une aide à une autre unité. Le chef de l’élément au contact (chef de section ou chef de groupe) qui bénéficie de l’appui des hélicoptères est responsable de l’autorisation d’ouverture du feu. Dans le cadre de l’aérocombat qui intègre les hélicoptères de l’ALAT au sein de la manœuvre aéroterrestre. annexe B) relève de la responsabilité du commandant de la force appuyée. La mise en œuvre de l’appui aérien impose un personnel qualifié FAC . spontanément ou sur ordre. Les missions de CAS peuvent également soutenir les actions défensives en appuyant les forces au sol dans des défenses mobiles ou de zone ou en retardant la manœuvre adverse. d. Sa réactivité avec une capacité d’intervention dans des délais réduits selon les 12 régimes d’alerte adoptés dans l’ATO .2.3.

D’une opération amphibie . l’ACC dispose d’une structure de commandement et de contrôle dédiée (ACCS : Air Command and Control System).1.1/DR du 14 février 2002 (en 3 titres).3. Ensemble des moyens interarmées mis pour emploi par l’armée de l’air. n° 148/DEF/EMA/EMP. qui définit les règles d'emploi dans lesquelles s'inscrit l'action des équipages. JTAR : Joint Tactical Air(Strike) Request. il assure le contrôle des moyens et est en mesure de faire du contrôle direct sur les aéronefs.114. Mer-Sol (AFN) 116. 22 21 120.1 et reprises en annexe D (partie II). ces chaînes sont décrites sommairement ci-dessous. Coordination et contrôle des moyens aériens en mission CAS 121.2. 122. 17 . Toute unité de combat TTA . à ce titre. TACP : Tactical Air Party – ALO : Air Liaison Officer – FAC : Forward Air Controller. Leur mise en œuvre exige d’établir une liaison entre l’élément appuyé et le bâtiment. est en mesure de mettre en œuvre une procédure CCA avec toute l’efficacité désirée. L’emploi des moyens aériens est coordonné et contrôlé par l’ACC. Les forces maritimes sont en mesure de fournir un appui feu au profit : a. qui s’appuie en particulier sur un centre d’opérations (AOC). Les opérations amphibies. De forces terrestres déjà déployées et à portée des canons des bâtiments croisant le long des côtes.1. Il peut se révéler nécessaire quel que soit le type d'opération (débarquement. va-et-vient ou déception). Préambule : Les définitions des structures (TACP . les moyens de la composante aérienne interviennent sous le contrôle opérationnel de l'ACC. TACP(ALO). Les canons de 76 et de 100 mm permettent aux bâtiments de la marine nationale française de participer aux appuis feu. l’armée de terre et la marine auprès de l’ACC. à partir de ses moyens de communications. Cette chaîne C2 Air est responsable de l’intégration de la manœuvre aérienne au sein de la manœuvre des forces terrestres et. en application des directives du JFC . 117. l'appui feu naval consiste en un appui d'artillerie fourni par les unités navales. canon de 155 mm…). Section II − Les différentes chaînes d’appuis 118. Cet appui feu naval vient en complément ou en remplacement d'un éventuel appui aérien (chasseurs ou hélicoptères) ou appui feu terrestre (mortiers lourds. tant pendant la phase des opérations des forces avancées que pendant le débarquement ou les opérations conduites par la suite à terre. rembarquement. Les moyens aériens sont alloués par l’ACC par l’intermédiaire de l’Air Task Order (ATO). Pour sa mission. JFC : Joint force Commander. Les forces de surface doivent décrire précisément l’effet à atteindre dans le message de demande 24 (JTAR ou équivalent) afin de permettre la désignation du moyen approprié. TACP(FAC)) sont issues de l’ATP-3. air-sol et mer-sol) s’inscrit dans une chaîne de mise en œuvre et de contrôle particulière. Dans ce cadre. Chaîne Air-Sol Chaîne CAS (Close Air Support) 119. Agissant en appui de la manœuvre terrestre. Les équipages des hélicoptères de combat de l’ALAT sont aussi qualifiés à l'emploi de la procédure CAS et sont en mesure de l’appliquer si nécessaire. Afin que tous les acteurs interarmées aient une bonne compréhension générale des multiples coordinations à réaliser dans le domaine des appuis feu interarmées. de la planification à 23 l’exécution. 20 b. 19 115. 19 20 21 22 23 24 TTA : TouTes Armes DIA-3. Chaque type d’appui (sol-sol.

chap. la coordination et l’expertise air auprès des forces terrestres. 33 un NFO/FR (type A. elles fournissent en outre des recommandations à caractère aéronautique. 128. 28 126.7 en référence. Air Operation Coordination Center. Si des moyens supplémentaires sont 26 nécessaires. Le TACP(FAC) est le dernier maillon de la chaîne ACCS. Exemple en Afghanistan : des permanences H24 sont planifiées dans certaines régions de l’Afghanistan (Push CAS). Pour les demandes de missions non planifiées (On Call CAS). qui représente l’ACC au sein d’une grande unité de niveau 1 . Restricted Operations Zone. L’AOCC. Les équipes TACP(ALO) sont parties intégrantes de l’ACCS d’un théâtre et insérées dans les structures terrestres. l’AOCC en effectue la demande auprès de l’AOC. Elles coordonnent entre les FAC les moyens aériens attribués.3.1 para 304). Cette planification permet de satisfaire aux demandes acceptées des forces de surface (pre planned CAS).2. Situées au niveau de la division. Disposant d’un personnel qualifié « Contrôleur Tactique Air » 29 (CTA). Les FAC sont responsables du 32 contrôle de la phase finale d’une attaque par un moyen air conformément aux procédures éditées. Située au niveau de la brigade. infrarouge). Les procédures sont définies dans l’ACP. Pour les opérations aériennes. elles sont en mesure d’exécuter les mesures de coordination des I3D définies 30 par l’AOCC en assurant le contrôle des intervenants dans la zone assignée par le 31 CAOC (ROZ ). elles assurent la liaison nécessaire auprès des niveaux d’emploi où elles sont placées : a. Il s’agit d’une procédure (Terminal Attack Control) et non du contrôle tactique du moyen air. En complément de cette chaîne. National Fire Observer/FRance (type A. Mise en œuvre de l’appui feu 127.123. l’AOCC peut réassigner les moyens Air placés sous 25 son contrôle selon les priorités fixées par le LCC . Une Restricted Operations Zone (ROZ) est établie afin de réserver pour une activité spécifique un volume d’espace dans lequel les opérations conduites par un ou plusieurs utilisateurs sont sauvegardées (ATP-3. 129. PIA 3. est subordonné fonctionnellement à l’AOC. Dans certains cas particuliers. IV Section III). Le CTA met en œuvre les mesures de CI3D en effectuant du ‘Procedural Control’. Intervenants dans la 3° Dimension. Les missions de CAS sont planifiées dans l’ATO. B ou C) peut transmettre à un FAC français les données sur les cibles qu’il peut désigner (laser. cf. L’AOC peut également planifier la permanence d’une couverture aérienne région donnée.3. et uniquement dans le cadre d’une procédure en CAS type 2. Niveau corps d’armée ou équivalent. 18 . Les forces terrestres disposent de TACP(FAC) indissociables des GTIA s’intégrant dans la chaîne appui aérien pour la mission de CAS au profit de la manœuvre du GTIA d’appartenance. B ou C). b. Subordonnées à l’AOCC. Elles prennent alors la dénomination de modules CTA (cf. il assure la liaison. 27 124. ces équipes peuvent être mises en place au niveau GTIA. 25 26 27 28 29 30 31 32 33 LCC : Land Component Command(er). Des moyens peuvent également être prévus en alerte au sol (Ground CAS) ou en vol (X CAS). sur une zone ou 125. elles conseillent le commandant des forces interarmes sur les caractéristiques de la manœuvre aérienne et participent aux travaux de planification et de coordination.

Figure 2 .Figure 1. effectuent un appui feu selon la procédure du CCA.Conduite d’un appui aérien. Chaîne CCA (Close Combat Attack) hélicoptère 130. s’ils n’opèrent pas selon la procédure du CAS (cf. Les hélicoptères. paragraphe précédent).Demande d’un appui aérien. 19 .

conseillé par l’OCF . peut apposer son « véto » notamment en application des mesures de coordination des 37 Intervenants de la 3D . 133. Il transmet alors cette demande vers le PC du GTIA qui la relaie vers celui de la BIA. L’élément ALAT désigné exécute sa mission en prenant initialement contact par réseau radio phonie avec l’élément au sol appuyé. (Cf : §112 page 16). Le PC du SGTIA peut préconiser que cet appui soit effectué par du CCA si sa volonté est d’être renforcée par un élément de manœuvre plus que de bénéficier d’un tir. Schém a directeur des I3D en référence. ou l’Observateur avancé (OA) ou le NFO/FR type B 35 36 effectue une demande de tir sur le réseau du SGTIA. Officier de Coordination des Feux . 132. La flèche maximale d’un obus de Mo 81 mm est de 1 778 m : Le PC GTIA fait appliquer les mesures de coordination des I3D en liaison avec la cellule Appui 3D de la brigade interarmes ou par des éléments de la chaîne air mis pour emploi au sein du GTIA. Au niveau du PC de la BIA. 131. Le chef ALAT commande alors à l’une de ses unités subordonnées l’exécution de la mission. Il conduit cette mission d’appui feu sous sa propre responsabilité. Les troupes au sol au contact. le détachement de liaison (DL) ALAT étudie la faisabilité de la demande. voire de groupe. ou vers l’élément ALAT qui lui aurait été donné en renfort pour le temps de la manœuvre. 34 35 36 37 Poste de Commandement. I3D : Intervenant dans la 3° dimension : Cf.cf. Le chef de section.Description simplifiée de la chaîne CCA Figure 3 – Description de la chaîne CCA. Le chef du SGTIA. Le PC du GTIA est informé de ce tir par la chaîne DLOC. chapitre 3 paragraphe 336. exécute le tir par ses moyens organiques. les observateurs avancés (NFO/FR type C) ou les NFO/FR 34 type B effectuent une demande d’appui feu au PC du GTIA par le biais du PC du SGTIA. la BIA ordonne à l’unité ALAT la réalisation de la mission d’appui feu. 20 . s’il en a la délégation d’autorisation. Il juge ensuite de la pertinence des tirs et. En cas d’accord. Chaîne d’appui Sol-Sol Description simplifiée de la chaîne pour les mortiers de 81 mm du SGTIA 134.

le chef du SGTIA exécute le tir par ses moyens organiques. 38 39 40 Coordonateur des Appuis Feu. CAF. après en avoir vérifié la cohérence avec les mesures de coordination des I3D. En cas d’accord du PC du GTIA. La flèche maximale d’un Mo 120 mm est de 4 076 m. Automatisation des Tirs et des Liaisons de l’Artillerie Sol-sol. canon et roquette. la demande de tir est transmise par l’OCF au CAF lequel. OCF et OA) afin que tous puissent suivre le tir. Dans ce cas.cf. Le chef du SGTIA peut aussi ne pas avoir reçu de délégation d’autorisation d’ouverture du feu 38 par le GTIA. Figure 5 – Chaîne de commandement des appuis Mo 120. l’Observateur avancé 39 (OA) effectue une demande de tir sur le réseau ATLAS (en transmission automatique de données) vers le PC du Groupement Tactique d’Artillerie (GTA). canon et roquette 136. 138. celle d’un canon 18 500 m et celle d’une roquette 25 000 m. Les unités de tir désignées exécutent les tirs et transmettent en temps réel par ATLAS toutes les informations relatives au tir à l’ensemble des intervenants (GTA. lequel attribue le tir aux unités de tir. BIA. il dispose d’un veto notamment en application des mesures de coordination des Intervenants de 40 la 3D dès qu’il a connaissance d’une situation conflictuelle possible. 135. Après dialogue avec l’OCF et accord tactique du chef du SGTIA appuyé. Description simplifiée de la chaîne des appuis mortier 120 mm. la soumet alors au chef interarmes. paragraphe 326. Le CAF est informé de toutes les demandes de tir générées et diffusées par ses OCF et OA . La cellule « appui-3D » de la BIA valide la demande de tir et la transmet au PC du Groupement Tactique d’Artillerie (GTA).Figure 4 – Chaîne de commandement pour les Mo 81 du SGTIA. chapitre 3. 137. 21 . .

etc. le SACC (Supporting Arms Coordination Center) est responsable de la coordination des appuis feu naval. Au sein de l’état-major de l’ATF (Amphibious Task-Force). moyens artillerie si déjà débarqués. avion. cellule appui 3D du Groupement Tactique Embarqué (GTE) ou LF (Landing Force). est responsable de l’organisation et de l’utilisation de l’espace aérien dans l’AOA.Chaîne Mer-Sol (AFN) Description simplifiée de la chaîne appui feu naval dans le cadre d’une opération amphibie Figure 6 – Chaîne appui feu naval dans le cadre d’une opération amphibie. 139. co-localisé. Le Fire Support Coordination Center (FSCC). hélicoptère de combat. l’observateur avancé effectue une demande d’appui feu qui remonte au SACC lequel choisi le moyen feu le plus adéquat (canon marine. 41 140. agit en qualité de conseiller colocalisé jusqu’au débarquement du PC du GTE. Il comprend une section associée à chacune de ces missions : a. 41 Supporting Arms Co-ordination Centre. 141. 22 . le SACC passe en réserve (un officier du FSCC reste néanmoins à bord en mesure de reprendre les actions de coordination). b. Lorsque le FSCC est en mesure d’assurer la coordination à terre.) pour réaliser cette mission et la lui attribue pour réalisation. de l’artillerie et de l’appui aérien au sein de l’Aire des opérations amphibies (AOA). Après dialogue avec l’OCF et accord tactique du chef du SGTIA appuyé. 142. Le Tactical Air Coordination Center (TACC).

Le DLOC assure ensuite la coordination et la réalisation de ces feux interarmées par l’intermédiaire des chaînes dédiées. Participer à la couverture de l’action interarmes principale. Proposer. b. Le chef du DLOC est l’interlocuteur direct du chef du GTIA pour les appuis feu. qui en assurent la conduite. en liaison avec l'échelon supérieur. de : a. e. c. L’emploi du DLOC ne se limite pas au seul emploi des canons d’artillerie de son régiment d’appartenance. et ce depuis la phase de planification de l'engagement jusqu'en conduite des opérations. 204. libérant éventuellement des moyens qui peuvent être consacrés à d’autres actions. c. Coordonner les feux interarmées au profit du GTIA. interarmées voire interalliés. la coordination des feux interarmées doit permettre au chef interarmes d’obtenir. Éventuellement. etc. Appuyer sa manœuvre par des feux interarmées de neutralisation. de règles propres et de connaissances spécifiques à chacun des appuis feu susceptible d’être délivré. afin d’améliorer la connaissance réciproque. Au niveau GTIA. 23 . Participer. Cette gestion qui débute au niveau opératif se poursuit jusqu’au niveau tactique. mais bien à l’emploi de l’ensemble des feux interarmes. Chaque régiment de mêlée des forces terrestres dispose de son DLOC. en fonction de l'idée de manœuvre du chef interarmes. Le DLOC est chargé. aveuglement. un emploi optimisé des feux terrestres. destruction. 205. 203. éclairement.Chapitre 2 Le DLOC Section I − Finalités du DLOC 201. à l’application des mesures de la coordination des intervenants de la 3° dimension (I 3D) lui incombant dans la zone d'action du GTIA. la confiance mutuelle et par là l’efficacité opérationnelle globale. tant en phase de préparation opérationnelle que pour les opérations. au bon endroit et au bon moment. d. dès la conception de la manœuvre. interarmées et interalliés en liaison avec leurs centres de mise en œuvre respectifs. aériens et navals afin de contribuer à l'action du GTIA. Préparer l’action interarmes. La gestion des appuis feu et de leurs chaînes fonctionnelles est un enjeu important pour la réussite des engagements des forces terrestres. désorganiser l’adversaire par une action ponctuelle sur la logistique ou les structures de commandement adverses. b. d. Cette coordination des feux interarmées nécessite la maîtrise d’un très large éventail de procédures. Le chef tactique doit donc disposer à ses côtés d’une équipe composée de spécialistes des appuis feu garantissant le bon emploi des moyens et la bonne coordination des feux qu’ils mettent en œuvre. 206. Le DLOC est la structure souple et modulaire mise pour emploi auprès du chef interarmes du GTIA pour le conseiller sur l’emploi des feux interarmées disponibles au profit de sa manœuvre. le moyen feu le mieux adapté à l’effet tactique qu’il recherche afin de : a. Suivre l'action de l'ensemble des moyens feux interarmes. Cloisonner les unités ou les moyens adverses par des actions sur les capacités de manœuvre de l’adversaire. 202.

Les éléments du DLOC sont répartis entre les niveaux de commandement 4 à 6 du GTIA : a. 208. A ce titre. Rendre compte et effectuer les demandes nécessaires à l’accomplissement de sa manœuvre. niveau 3 et niveau 2) est en mesure d’assumer toutes les attributions et responsabilités qui lui incombent. de : a. tant dans le domaine des appuis feu que de la coordination des intervenants dans la 3° dimension. En règle générale.Section II − Le DLOC au sein de la chaîne de commandement armée de terre 207. b. 209. Figure 7 – Le DLOC au sein de la chaîne de commandement Terre. un DLOC est mis en place au sein de chaque GTIA faisant partie d’une BIA. Cette chaîne permet au GTIA. l’équipe ATLAS et le TACP(FAC). Chaque niveau ainsi déployé (niveau 4. Le DLOC est le maillon final de la chaîne Appui-3D déployée dans tous les postes de commandement des unités terrestres de niveau 3 et supérieur. Au sein du poste de commandement du GTIA (niveau 4) pour le coordonnateur des appuis feu (CAF). Recevoir tous les ordres et directives issus des niveaux supérieurs. Section III − Présentation du DLOC dans son environnement d’emploi 210. 24 . le DLOC est l’interlocuteur privilégié de la cellule Appui-3D de la BIA. elle-même normalement déployée au sein d’une division.

Figure 8 – Le DLOC dans son environnement d’emploi. Le DLOC est une structure modulaire articulée autour d’un noyau permanent auquel peuvent venir s’ajouter différents renforcements dont le format varie en fonction des forces déployées et des circonstances. du renseignement et de la logistique. 213. c. Hélicoptère avec un détachement de liaison de l’ALAT. La figure ci-dessous présente la structure du DLOC au sein d’un GTIA quelque soit sa dominante (infanterie. est l’interlocuteur du DLOC pour l’emploi et la mise en œuvre des appuis feu. La mise en place de ces renforcements potentiels est étudiée au cas par cas lors du processus de génération de forces. 25 . Le DLOC est placé sous le commandement du CAF. paragraphe 341. b. d.b. Le DLOC ainsi constitué prend alors l’appellation de DLOC renforcé et fait l’objet du chapitre 4 du présent document. au sein du poste de commandement du GTIA. située au sein du centre opérationnel (CO) des postes de commandement de niveau 3 (brigade interarmes). Ce dernier. blindé ou aéromobile) : 212. est en liaison physique permanente avec les officiers responsables de la planification. chapitre 3. Au sein du PC des SGTIA (niveau 5) pour l’EOC agissant auprès des éléments de contact du SGTIA. Combat indirect (artillerie sol-sol) avec la présence du détachement de coordination des appuis feu (DCAF). 214. paragraphe 334. elle étudie les demandes complémentaires exprimées par les GTIA. Ce cadre général de déploiement d’un DLOC fait l’objet du chapitre 3 du présent document. cf. de la manœuvre. 42 43 Élément d’Observation et de Coordination cf. Elle bénéficie en général de l’expertise dans les domaines suivants : a. Observateur Avancé. En particulier. Défense sol-air avec un détachement de liaison de la défense sol-air. chapitre 3. Section IV − Lien entre le DLOC et la cellule « Appui-3D» de la BIA 215. 42 composé d’un OCF et d’OA 43 211. La cellule « Appui-3D ». Drone avec un détachement de liaison drone lorsque ces moyens lui sont rattachés.

26 . Issues de la cellule G3-2D. Ces liens seront développés dans les chapitres suivants. alliés …) susceptibles de fournir des appuis feu (sol-sol.. 218. etc. Elle transmet ces éléments aux DLOC des GTIA ainsi que les informations nécessaires à la 46 mise en œuvre des appuis. Air et C3D CTA). 44 45 46 Coordination 3D. en particulier les données météorologiques qui seront déterminantes dans le choix des effecteurs. point de convergence des appuis feu interarmes et interarmées au niveau du GTIA. En 45 liaison avec les organismes chargés de la gestion de la 3D . air-sol et mer-sol…) ou des informations nécessaires à son fonctionnement optimal (météo. La cellule Appui-3D transmet également les ordres aux unités (artillerie.e. n’est pas uniquement en liaison avec la chaîne « terre » mais doit établir des liaisons avec les autres chaînes présentes sur le théâtre d’opération (air. Le DLOC. La cellule « Appui-3D » participe à la méthode d'élaboration d'une décision opérationnelle (MEDO) de la brigade et répartit les appuis feu entre les GTIA en fonction de leurs missions. drones.).) par l’intermédiaire des chefs des détachements de liaison qui lui sont rattachés. 44 avec un élément de liaison (TACP(ALO) comprenant éventuellement un 216. elle demande la création et l’activation des volumes nécessaires à sa manœuvre. hélicoptères. Section V − Rôle du DLOC vis-à-vis des autres chaînes d’appuis feu 219. 217. renseignement. Cellule gestion de l’espace de l’AOCC (Air Operation Coordination Center) notamment. marine..

Le DLOC assure la coordination et le contrôle des feux ainsi que leur mise en œuvre par l’intermédiaire des chaînes d’appuis (OA pour l’AFN et les tirs sol-sol. Évaluation des résultats (dialogue entre le chef interarmes et la chaîne appui). Voir l’annexe A pour une présentation détaillée des effets tactiques des appuis feu. Confirmation de la nature hostile de l’objectif (pour autoriser un tir. Le DLOC fait appliquer les mesures de coordination des I3D supérieurs. de coordonner et de faire mettre en œuvre les différents appuis feu disponibles : a. le DLOC est en mesure de proposer au chef interarmes la réponse la plus adaptée permettant de traiter de la façon la plus appropriée possible la cible identifiée. Schéma directeur des I3D en référence L’acquisition d’objectifs ou le réglage des tirs aux moyens de drones connait un développement rapide. Pour le CCA. 47 48 49 50 51 52 Le DLOC assure l’intégration des hélicoptères de l’armée de terre avec les autres intervenants de la 3° dimension conformément aux priorités tactiques du chef interarmes. Le dialogue entre le chef du DLOC et le chef du GTIA permet d’obtenir le juste effet tactique. d. cette responsabilité est conservée au niveau supérieur). Décision d’ouverture du feu ou veto (responsabilité du chef interarmes et chaîne d’appui considérée). avion. l’équipage prend en compte de l’objectif et. hélicoptère…) pour atteindre l’effet tactique recherché. les Règles opérationnelles d’engagement (ROE) imposent le plus souvent une ‘Positive 50 Identification’ (PID).). Le CAF propose au chef du GTIA l’effecteur disponible le mieux adapté (mortier. exécute sous sa propre responsabilité l’appui feu demandé ). Electronic ID…). canon. Plusieurs types d’effecteurs complémentaires peuvent être utilisés simultanément ou successivement pour obtenir l’effet tactique recherché. 304. Mise en œuvre du ou des effecteurs (responsabilité de la chaîne appui considérée). L’acquisition d’objectifs se fait directement par les éléments du DLOC ou les unités engagées dans la zone d’action par l’intermédiaire de capteurs interarmes et interarmées. c. (responsabilité du chef interarmes). À partir du moment où un objectif est identifié. Les POD RVT ou ROVER géoréférencés qui permettent d’extraire des coordonnées précises participent également de manière extrêmement efficace à l’acquisition des objectifs. e. FAC pour le CAS. f. peut alors être schématisée de la façon suivante : a.Chapitre 3 Missions et organisation du DLOC Section I − Les missions du DLOC 301. PID : Il s’agit de la confirmation de la nature hostile de l’objectif par plusieurs sources d’informations différentes (Visual ID. b. Le DLOC est chargé de conseiller le chef du GTIA sur l’emploi des feux interarmées dans sa manœuvre. Connaissant les moyens feux interarmées immédiatement disponibles. à tout niveau tactique. effecteurs (chef interarmes après dialogue avec chef DLOC). Cette identification représente le premier engagement de responsabilité du chef interarmes dans l’utilisation de la force. 27 . I3D : Intervenant de la 3D : Cf. définies par les niveaux Conseil du chef GTIA sur l’emploi des feux 302. en liaison étroite avec 47 l’unité appuyée. le choix de ce dernier étant in fine de la responsabilité du chef interarmes. Le choix et la décision d’emploi des armes revient au chef du GTIA (dans certains cas. spécialisés ou 49 non . la boucle décisionnelle du tir. Définition de l’effet tactique recherché Choix du ou des 52 51 303. c. 48 b.

sur des procédures de contrôle national. Cette boucle décisionnelle du tir est extrêmement rapide car de nombreux tirs auront déjà été planifiés soit par le GTIA lui-même soit par les échelons supérieurs dans les plans de feu. Le DLOC prend effectivement part au contrôle des feux à la fois par ses OA et le FAC pour l’ouverture des feux (artilleries sol-sol et mer-sol ou appui aérien) mais aussi par l’OCF et le CAF qui à leur niveau doivent imposer un VÉTO sur un tir susceptible de comporter des risques pour les forces amies (troupes au sol ou aéronefs). Les procédures de contrôle des feux restent sous la responsabilité de chacune des chaînes fonctionnelles d’emploi. b. aériens ou navals les plus appropriés en tenant compte de la complémentarité des moyens et des impératifs de sécurité. aériens ou navals. Coordination des feux 308. 307. voire d’exiger un arrêt des tirs en cours. Au niveau du GTIA. 314. La finalité de la combinaison des feux est d’obtenir un effet tactique plus efficace que celui qui peut être espéré par l’usage d’un seul type d’appui. Rôle du DLOC dans la combinaison des feux : la combinaison des feux sol-sol ou mer-sol avec les feux air-sol (CAS comme CCA) présente cependant un danger accru pour les équipages qui ne peuvent acquérir visuellement la position des obus. Ce contrôle des feux contribue à la sécurité des tirs en évitant au maximum les risques de tirs fratricides et de dommages collatéraux. Le rôle du DLOC est alors primordial 313. c. La Gestion des feux est l’ensemble des actions visant à améliorer la mise en œuvre et l'efficacité des feux terrestres. La Coordination des feux est définie par l’ensemble des mesures prises en planification et en conduite jusqu'à l'exécution. La plus grande partie de cette analyse aura donc déjà été réalisée en planification. 28 . Ils sont présentés succinctement ci après. Gestion des feux 306. Par l’intermédiaire de son TACP (FAC) pour les feux air-sol. Le DLOC assure cette coordination des feux : a. la responsabilité de la mise en œuvre des effecteurs reste au sein des chaînes fonctionnelles d’emploi. La gestion des feux comprend la coordination des feux destinée à en optimiser les effets et le contrôle des feux (autorisation de tir et contrôle national). permettant d'atteindre l'effet recherché avec les moyens feux terrestres. soit par une répartition adaptée dans l’espace et dans le temps (exemple : marquage d’un objectif par un obus fumigène puis traitement par une action d’appui aérien). Contrôle des feux 310. Ce contrôle des feux permet d’autoriser ou non l'ouverture du feu. Par l’intermédiaire du CAF pour l’appui feu hélicoptère (CCA). Par l’intermédiaire de son équipe ATLAS pour les feux sol-sol (du SGTIA comme du GTIA et de la BIA) et les feux mer-sol. 311. Cette gestion des feux s’applique tant sur les moyens employés que sur les effets à atteindre. 309. Combinaison des feux 312. Ce contrôle des feux s’appuie sur des règles d’engagement communes et. le DLOC détient toutes les compétences et liaisons nécessaires à la coordination des feux interarmées délivrés à son profit. aériens ou navals. Dans tous les cas. Cette coordination des feux se fait tant sur les moyens employés que sur les effets à atteindre. éventuellement.305. Certains procédés particuliers sont nécessaires à une gestion efficace des appuis feu. La combinaison des feux peut être définie comme l’action dont le plein effet est obtenu par l’usage combiné d’au minimum deux types d’appuis feu de nature différente. soit de façon instantanée. Le Contrôle des feux est l’ensemble des mesures permettant de valider ou non l'ouverture des feux terrestres.

La coordination de tous les intervenants dans la 3° dimension (I3D) est l'ensemble des mesures visant à accroître l'efficacité globale des actions conduites depuis et dans un espace donné tout en préservant la sécurité des aéronefs.puisqu’il assure une coordination encore plus poussée de la part des équipes chargées de leur conduite et de leur mise en œuvre (OA. 53 54 Par exemple le système de drone DRAC (système tactique léger de courte portée) dont l’emploi relève du niveau GTIA ou compagnie. La coordination des I3D est une responsabilité de niveau supérieur au GTIA mais elle permet au chef du GTIA de s'assurer. Participation du DLOC à la coordination des I3D 316. b. Le chef du DLOC doit à cet égard pouvoir exercer son véto immédiat sur toutes les demandes de tir et/ou faire prendre à très court terme en conduite des mesures de sauvegarde. Elle est assurée selon deux méthodes pouvant se combiner : a. La coordination des I3D s'exerce : a. b. Les mesures de coordination 3D édictées par les échelons supérieurs et à appliquer au sein du GTIA. 318. ÉVAcuation SANitaire. missions CCA et CAS. 317. e. coordonner les I3D n'implique pas commander les I3D. par sa structure. Les mesures de coordination 3D nécessaires au GTIA et à demander aux échelons supérieurs. La réduction des actions fratricides est donc fondamentale et la plus grande liberté d'action de l'ensemble des acteurs interarmées est recherchée. mais améliorer leur liberté d'action en augmentant la souplesse de mise en œuvre et en diminuant les délais pour les actions inopinées. 315. tirs d’artillerie sol-sol et mer-sol. de la compatibilité de l'ensemble des actions prévues pour les appuis feu avec toutes celles susceptibles d'utiliser la 3° dimension. d. Les informations d’emploi des drones organiques du GTIA (système tactique léger de 53 courte portée) : l’intégration à la 3D sera réalisée par l’intermédiaire du TACP (FAC) intégré au GTIA ou en charge de la compagnie considérée. Le DLOC. 321. à tout moment. Contrôle aux procédures (‘Procedural control’). Le chef du DLOC est responsable de l’établissement des mesures de coordination des différentes chaînes impliquées dans ces feux combinés. Des informations concernant la présence ou l’intégration de vecteurs pouvant évoluer dans un temps donné dans la zone d’action du GTIA (autres drones. notamment : a. 320. En planification. hélicoptères LOG 54 / EVASAN …). 319. En conduite. b.). Les informations d’emploi des feux au profit du GTIA (tirs mortiers 81 mm des SGTIA. En effet. FAC comme pilotes). Contrôle direct (‘Positive Control’). est le point de convergence au niveau du GTIA de l’ensemble des informations 3D dans sa zone d’action. LOGistique. La coordination des I3D ne doit pas interférer avec les chaînes de commandement respectives de ces différents intervenants. 323. etc. 29 . c.

Il est responsable. De la cellule Appui-3D du centre opérationnel de la brigade tant pour l’annexe « feux » que pour la CI3D. Établit les règles de coordination des feux : 55 Il s’agit principalement de l’ACO (Air Coordination order) et de l’ATO (Air Task Order). b. l’équipe ATLAS et le TACP(FAC). il étudie l’ordre d’opération de la grande unité et son annexe « feux » mais aussi les ordres relatifs aux 55 opérations aériennes et à la coordination des I3D . niv 3 et niv 4) est distinctement représenté sur le théâtre d’opérations et est en mesure d’assumer l’ensemble des attributions et des responsabilités qui lui incombent. Organisation du DLOC 325. Pour cela. le choix de ce dernier étant in fine de la responsabilité du chef interarmes. Le CAF propose au chef du GTIA l’effecteur le mieux adapté pour atteindre l’effet tactique recherché. 30 . Il reçoit ces derniers : (1) Du poste de commandement du groupement tactique d’artillerie (GTA) auquel il est rattaché (configuration normale via ATLAS). Chaque niveau ainsi déployé (niv 2. Dans son cadre général d’emploi. le CAF : a. dans la zone d'action du GTIA. Au sein du centre opérationnel (CO) du poste de commandement du GTIA (niveau 4) pour le CAF. Figure 9 – DLOC : structure sans renforcements. Au sein du PC des SGTIA (niveau 5) pour l’OCF qui peut décentraliser ses OA jusqu’au niveau des sections. En particulier. Il conseille le chef du GTIA sur l'emploi des feux interarmées. Exploite les ordres et les directives de la grande unité. subordonné à une brigade interarmes (BIA) elle-même généralement déployée au sein d’une division.Section II − Le DLOC dans son cadre général d’emploi 324. le DLOC est mis en place au sein du PC de chaque GTIA. 327. de la bonne coordination des feux interarmées et fait appliquer les mesures de coordination des I3D notamment par l’intermédiaire de l’équipe ATLAS et du TACP(FAC). Le Coordonnateur des appuis feu (CAF) est le chef du DLOC. (2) b. Composition du DLOC Coordonnateur des appuis feu (CAF) 326. Les équipes constituant le DLOC sont réparties entre les niveaux 4 à 6 du GTIA : a. Le CAF est responsable de l’optimisation de l’emploi des feux en mesure d’appuyer l’action du GTIA.

Il peut également définir une liste d’objectifs susceptibles d’être 60 retenus au plan des feux du GTIA ou de la BIA . D’assurer le conseil du GTIA pour l’emploi du CAS en apportant au CAF son expertise. l’armée de Terre dispose de TACP(FAC) intégrées au sein des GTIA dans le DLOC. e. Coordinated Fire Line . 56 57 58 59 60 329. Pour la mission de CAS au profit du niveau tactique. Pour cela. Propose les options d’emploi des appuis feu disponibles au sein du GTIA dès la phase de conception de la manœuvre. Si ces appuis feu s’avèrent insuffisants pour la manœuvre planifiée. d. est aux ordres du CAF et sous le contrôle de la chaîne air pour la mise en œuvre des feux air-sol délivrés selon la procédure du CAS. le CAF élabore l’annexe « feux » de l’ordre d’opérations du GTIA. Cette équipe. en application des ordres du GTIA ou suite à une évolution de la situation tactique. 31 . Au vu des ordres et des directives reçus de l’échelon supérieur. ACA : Airspace Co-ordination Area . Participe à la rédaction des ordres : en fonction du traitement des demandes par l’échelon supérieur. Ces demandes sont ensuite transmises par l’intermédiaire des chaînes d’appui. Ses missions dans ce cadre sont : a. Dans ce cadre. Ce dernier est en effet le seul à connaître un certain nombre de données techniques sur les aéronefs et leur armement. Rend compte au commandant du GTIA des capacités nationales ou alliées susceptibles de contribuer à son action. FFA : Free Fire Area… RFL : Restricted Fire Line . Ces mesures permissives ou restrictives sont destinées à encadrer l’action des feux. Ce processus de planification débouche sur une prévision d’emploi des moyens du GTIA et des feux donnés en renforcement ou en appuis réciproques. En respectant ce cadre. (2) c. Le “Tactical Air Control Party (Forward Air Controller)” du GTIA 328. Assure la coordination des feux dans la zone d’action du GTIA en planification et durant la phase de conduite des opérations. il peut s’avérer utile de produire un baptême terrain extrêmement détaillé (incluant le plan des feux) et utilisé tant par le personnel déployé sur le terrain que par les équipages d’aéronefs. le CAF diffuse les ordres propres ou les demandes à la chaîne d’appui (via le TACP(FAC) et les EOC) et traite les demandes particulières des SGTIA. Fait appliquer les mesures de coordination des I3D dans la zone de responsabilité du GTIA. il participe à la MEDO du GTIA si possible 59 accompagné du TACP(FAC) . Ou de l’échelon tactique immédiatement supérieur. g. Dans ce cas particulier. le CAF établit les règles de coordination pour la conduite des appuis feu liés à la manœuvre du GTIA. du TACP(FAC).(1) Le GTIA applique les mesures de coordination des appuis feu venant des 56 57 échelons supérieurs. NFL : No Fire Line. le CAF coordonne les demandes d’appuis feu supplémentaires après validation par le chef du GTIA. des moyens donnés en renforcement et des senseurs de l’échelon supérieur. De conduire les actions CAS au profit des troupes déployées. FSCL :Fire Support Coordination Line . f. Le CAF est chargé de diffuser ces mesures aux différentes chaînes d’appui feu. Les tirs planifiés retenus au plan des feux de la brigade dans sa zone d’action. b. NFA : No Fire Area . 58 au profit du GTIA (4) Les capacités d’observation et d’acquisition des EOC. A cet effet. en général commandée par un FAC provenant d’un régiment d’artillerie. en veillant à l’articulation des moyens. il peut décider éventuellement d’un veto sur les demandes de tir venant des SGTIA. RFA : Restricted Fire Area. Les règles d’engagement spécifiques à chaque type d’appui feu. Cette dernière démarche est particulièrement pertinente lors d’une phase statique. il précise alors : (1) (2) (3) Les capacités et la disponibilité des vecteurs (immédiates et à temps).

Préparer en liaison avec ses OA. b. 32 . soit par l’intermédiaire d’un NFO/FR pour le CAS de type 2 (cf. le CTA peut définir des volumes d’espace et faire assurer ces mesures de contrôle sur certains moyens Air par le FAC du GTIA. l’élément d’observation et de coordination (EOC) a une double vocation : a. L’élément d’observation et de coordination (EOC) 334. 338. le FAC assure le guidage de l’aéronef grâce aux éléments d'attaque qui lui sont transmis par l’observateur avancé. Proposer l’emploi des appuis feu disponibles au profit du SGTIA. en plus de l’appui aérien rapproché. puis par ce dernier à la chaîne air pour améliorer la précision et la réactivité d’un appui aérien. à la charnière des opérations aériennes et des opérations terrestres. dans les zones qui 61 lui sont assignées par l’AOC . Exécution des feux : rôle dévolu aux observateurs avancés (OA). Partie intégrante du DLOC. 335. Qualifié par des stages spécialisés interarmées effectués au sein de l’armée de l’air. b. Intégré au sein du SGTIA. L’officier coordination des feux (OCF) est un officier ou sous-officier supérieur d'artillerie expérimenté chargé. il participe à la coordination des I3D dans la zone du SGTIA dans des circonstances particulières (ÉVASAN…) lorsque le TACP(FAC) ne peut assurer cette mission. Dans ce cas. Conseil/commandement : rôle dévolu à l’officier coordination des feux (OCF). paragraphe 344). appui feu naval. les mesures de coordination des I3D dans sa zone de responsabilité et de prendre à très court terme en conduite des mesures de sauvegarde. il maîtrise en outre les procédures de mise en œuvre de l’appui feu par moyens aériens nécessaires à l’accomplissement de sa mission. d’une part. Les compétences et qualifications détenues au sein de l’équipe. ou tout autre personnel qualifié NFO/FR déployé dans la zone d’action du GTIA (cf. d’autre part. 330. situé normalement au niveau supérieur (brigade interarmes). de proposer l'emploi des feux interarmées au chef d'un SGTIA puis de les coordonner. 337. lui transmet certains consignes pour la mise en œuvre du CAS.c. annexe B). de ses compétences en matière de CAS et de sa liaison à l’ACCS. Le TACP(FAC) assure les missions CAS soit directement en se portant lui-même au contact pour le CAS type 1.). Toutefois. Ce baptême pourra opportunément être diffusé vers le TACP(FAC). 331. etc. Aux ordres du chef du SGTIA. le TACP(FAC) participe à la gestion du volume aérien dévolu à la réalisation de cette action. 333. en liaison avec l’échelon supérieur.. s’instruit. Commandé par l’officier de coordination des feux (OCF). du fait même de sa présence sur le terrain. reste responsable de la gestion du volume aérien assigné et. le TACP(FAC) vit au quartier. Il contribue également à l’application de mesures de sauvegarde en veillant à ce que les tirs solsol ou mer-sol au profit du SGTIA ou fournis par les moyens internes du SGTIA (Mo81…) n'interfèrent pas avec les vols amis. qui. lui permettent d’assurer. l’élément d’observation et de coordination est normalement constitué par une équipe d’observation avancée. manœuvre et est déployé en opération avec son GTIA. 61 Dans certains cas. L’officier coordination des feux (OCF) 336. 332. En liaison avec le CAF. le CTA conserve sa responsabilité sur l’ensemble de la zone. en fonction de l'effet recherché. Il commande les équipes d'observateurs avancés (OA) qui lui sont rattachées. Il est en liaison directe avec TACP(ALO) / CTA. le catalogue d’objectifs diffusé au SGTIA pour disposer d’un baptême terrain commun. qualifié NFO/FR. Dans ce cadre. Le CTA de la brigade reste responsable de la mise en œuvre des mesures de coordination des I3D définies par l’AOCC. vis-à-vis de l’ACCS. De faire appliquer. d’autres types de missions d’appuis (appui feu sol-sol. l’OCF a pour mission de : a.

sur ordre du chef du SGTIA. Ils peuvent basculer d’un EOC à un autre si nécessaire. via les SIT et/ou le SIR . b. en liaison avec le FAC si nécessaire. Permettre l’évaluation des capacités résiduelles de l’ennemi ou de l’adversaire afin d’éventuellement renouveler un tir. Les règles d’engagement spécifiques liées à chaque appui feu. e. il pourra éventuellement assurer des missions de CAS type 1 au profit du SGTIA. Air. Ils effectuent alors 62 63 64 Cas de figure où la demande de tir n’est pas réalisée par un observateur avancé. Préparer. l’OCF est capable si nécessaire de mettre en place lui-même un appui feu (sol-sol. B ou C et présent dans la zone de responsabilité du GTIA peut entrer sur le réseau phonie du DLOC afin de bénéficier de l’appui feu correspondant à sa qualification (CAS type 2 voire sol-sol et mersol). Transmettre les demandes de tirs d’artillerie. Les capacités d’observation et d’acquisition de son équipe et des senseurs de l’échelon supérieur.c. 341. le respect des volumes dédiés au SGTIA appuyé et participer à l’application de mesures de sauvegardes au sein des volumes dédiés au SGTIA. un OA est désigné pour assumer ses fonctions. d’appuis feu hélicoptère (AFH) et naval (AFN) puis les observer afin de : (1) Recueillir le renseignement de dommages et des effets des attaques sur les objectifs (Battle Damage Assessment [BDA]). d. Les OA sont engagés auprès des éléments au contact du SGTIA (sections d’infanterie ou pelotons blindés) en fonction de la manœuvre interarmes. Marine. Ils effectuent leur mission principale au sein de leur unité mais peuvent s’appuyer sur le DLOC présent dans leur zone d’action pour obtenir un appui feu (cf. Intervention d’un NFO/FR (type A. Si l’OA dispose d’une qualification de FAC à jour. les catalogues d’objectifs du SGTIA qui pourront être inclus au plan des feux du GTIA. Bien que cela ne soit pas sa mission prioritaire. 343. Les observateurs avancés sont qualifiés NFO/FR type C. L’observateur avancé (OA) 340. Informer le commandant du SGTIA sur : (1) (2) (3) Les capacités et la disponibilité des appuis feu (immédiats et ultérieurs). Etre en mesure de participer à un guidage aérien (CAS type 2) en liaison avec le FAC en sa qualité de NFO/FR type C. Conseiller le chef du SGTIA pour la validation et le suivi des demandes de tirs sol-sol 62 63 64 effectuées directement par les sections . PIA NFO/FR en référence). Ces NFO/FR n’appartiennent ni au DLOC ni à ses renforcements éventuels. (2) c. Acquérir tout objectif dans la zone d’action du SGTIA. 339. La mission de l’observateur avancé consiste à : a. 342. B ou C) extérieur opérant dans la ZA du GTIA 344. d. COS) à jour de sa qualification de NFO/FR type A. Prendre en compte les contraintes liées à la coordination des I3D pour assurer. Tout personnel (Terre. En cas d’indisponibilité de l’OCF. Système d'Information Terminal SIR : Système d'Information Régimentaire 33 . mer-sol ou participation à un guidage en CAS type 2) étant lui-même qualifié NFO/FR.

section II. 34 . par le biais d’un OCF voire du CAF. mer-sol et air-sol) disponibles pour le GTIA considéré. en s’intégrant en phonie dans les différentes chaines d’appuis décrites au chapitre 1. Le DLOC est l’élément opérationnel de coordination de l’ensemble des chaînes des appuis feu interarmées (sol-sol. Organisation du DLOC vis à vis des principales chaînes d'appuis 345. À ce titre.leurs demandes d’appui feu. il interagit avec chacune de ces chaînes selon le schéma suivant : Figure 10 – DLOC sans renforcements.

Le DLOC ainsi constitué prend alors l’appellation de DLOC renforcé. Le GTIA peut aussi être renforcé en moyens d’acquisition et de renseignement plus 66 spécifiques. 35 . Attribution au GTIA des moyens de renfort nécessaires. Le chef de chaque module déployé en renfort du GTIA est placé sous la direction du chef du DLOC pour la mise en œuvre de ce renfort. comme le drone SDTI . Il réalise l’ensemble des missions du DLOC auxquelles s’ajoutent des missions dévolues aux modules de renfort qui lui sont affectés (coordination Sol-Air. Le niveau BIA est insuffisamment représenté.). renforcement des capacités Air-Sol. Il s’agit de concentrer en un même point au profit du chef du GTIA l’ensemble des compétences nécessaires. Il se positionne alors au sein du CO du GTIA et doit disposer de l’ensemble des liaisons (phonie. 402. le DLOC peut assurer par délégation certaines attributions normalement dévolues au niveau brigade (niveau 3 / BIA). A ce titre. Le chef DLOC est l’interlocuteur privilégié du chef du GTIA pour l’emploi et la mise en œuvre des appuis disponibles pour sa manœuvre (cadre général ou DLOC renforcé). Acquisition d’objectifs et recueil du renseignement 407. Les GTIA sont trop éloignés les uns des autres ou de la BIA. De manière non exhaustive. etc. La coordination de leurs actions respectives reste du ressort du DLOC. ils se situent à la 65 408. Le niveau BIA est non déployé. Pour accomplir ses missions. b. 65 66 Les équipes TACP(FAC) de l’armée de l’Air peuvent disposer de moyens d’appui feu organiques tels que les mortiers de 60 mm (portée maximale 1050 m et flèche maximale 600 m) qui appliquent alors la même chaîne de contrôle que les Mo 81 mm. 405. le DLOC est alors renforcé par des modules offrant des capacités complémentaires notamment dans le domaine des appuis feu ou de la 3° dimension. Section II − Missions supplémentaires du DLOC renforcé 406. b. il est le conseiller pour l’emploi particulier de l’appui qu’il représente. transmission de données…) nécessaires à l’accomplissement de sa mission. ces drones étant dédiés à l’acquisition des objectifs ainsi qu’à l’obtention du renseignement. c. les conditions suivantes sont requises : a. Cependant. d. 403. Système de Drone Tactique Intérimaire. ces circonstances peuvent être : a. Un GTIA est inséré au sein d’une coalition. protection de la force. Chaque chef de module donné en renfort reste le point d’entrée de sa chaîne de mise en œuvre.Chapitre 4 Missions et organisation du DLOC renforcé Section I − Cadre d’emploi du DLOC renforcé 401. Délégation de tout ou partie de la mission dans un cadre espace temps donné. Des équipes d’OA ou de TACP(FAC) homogènes d’armée peuvent renforcer le GTIA. Dans des circonstances particulières. La règle générale est la co-localisation du DL Drone près du chef du DLOC pour des raisons pratiques liées à la récupération immédiate des coordonnées des objectifs ainsi qu’à leur empreinte dans la 3D. 404. Afin de permettre à un DLOC d’assumer les missions décrites ci-dessous.

Protection de la force et trajectographie 409. 414. 67 68 Appuis feu sol-sol 410. Aux ordres du chef GTIA dont il est le conseiller « appui aérien ». le CTA a la charge de : a. Reprendre à son compte l’ensemble des missions de conseil et de coordination air confiées généralement au TACP (FAC) du DLOC. canon ou LRU ). 411. Proposer les modes d’action intégrant les moyens aériens lors de la rédaction de l’ordre d’opération du GTIA. Outre ces moyens nationaux. La coordination de leurs effets opérationnels avec les autres moyens d’appuis est assurée par le CAF. Lance Roquette Unitaire. En fonction de la nature des opérations et des différentes phases de leur déroulement. leur donnant ainsi le préavis nécessaire à la mise en œuvre des mesures de protection. Ce module est généralement composé d’un Contrôleur Tactique Air (CTA). Le logiciel ASCA permet de bénéficier d’appuis feu artillerie provenant d’autres nations équipées d’ATLAS. Le GTIA peut être renforcé en moyens radars (type COBRA ) ou acoustiques (type SL2A ou d’alerteurs) permettant de mener des actions offensives par la localisation puis la destruction des moyens feux adverses ou des actions relevant plus de la protection de la force en informant les positions amies (FOB…) d’un tir d’obus et/ou de roquettes. Système de Localisation par Acoustique de l’Artillerie. Rôle du CTA au profit du GTIA 415. Toutefois. Le CTA se situe à la jonction des chaînes « terre » et « air ». A ce jour. Le DLOC pourrait également être le point d’entrée au sein du GTIA lors de la mise pour emploi de modules destinés à délivrer des feux sol-air (section Mistral par exemple). 67 68 69 70 71 COunter Battery Radar : radar de contre batterie. Le DLOC pourrait également être le point d’entrée au sein du GTIA lors de la mise pour emploi 69 de modules destinés à délivrer des feux sol-sol (section mortier. le CTA est inséré dans le DLOC sous la direction du Coordinateur des Appuis Feux. Après décision du chef GTIA. L’efficacité de la coordination des feux nécessite en effet que le CTA et le CAF soient co-localisés au sein du PC GTIA. le CTA est responsable de la manoeuvre de ces moyens aériens dans l’espace alloué. il peut aussi être issu de la marine nationale. dès la phase de planification. Ce dernier reste responsable d’établir la synthèse des moyens feux interarmées disponibles pour la manœuvre et d’en proposer la priorité d’emploi au chef interarmes. 417. Défense sol-air 412. de son adjoint (éventuellement FAC). il est donc amené à répondre aux ordres et à rendre compte à l’une ou à l’autre de ces chaînes. 416. d’un transmetteur et d’un spécialiste imagier. en particulier par l’intermédiaire de la cellule G2 du CO du GTIA. Cet officier est en général issu de l’armée de l’air (personnel naviguant ou commando de l’air). le contrat opérationnel de la marine nationale ne spécifie pas de besoin en personnel qualifié CTA. 36 . Dans ce cadre. b. Dans ce cadre.charnière entre le domaine des appuis feu et du renseignement. La chaîne C2 AIR peut être complétée jusqu’au niveau GTIA en insérant un module CTA au 71 sein du DLOC. certains renforcements alliés sont également envisageables si les 70 règles d’engagement le permettent . le CTA propose au chef du DLOC (le CAF) les moyens aériens en mesure de réaliser l’effet militaire recherché. Le positionnement du DL veillera à ce que ces deux chaînes soient constamment informées selon leurs besoins respectifs. Section III − Renforcement par un détachement air (module CTA) 413.

De répartir entre les TACP (FAC) les différents moyens aériens attribués. en accord avec l’ordre d’opération du GTIA. Il rédige. Pour ces fonctions. En phase de conduite. D’activer en permanence la chaîne de l’appui aérien soit dans le cadre de la manœuvre planifiée. De traduire les demandes d’appui exprimées par les FAC en termes d’armement préférentiel. en tenant compte de l’ACO. c. Responsabilités du CTA vis-à-vis de la chaîne air 419. le CTA est responsable : a. 418. D’assurer la gestion et le contrôle de l’emploi de l’espace alloué. des modules complémentaires. d. Section IV − Composition du DLOC renforcé (Niveau 4 et 5 avec renfort niveau 3) 423. Sa responsabilité peut être étendue à des équipes TACP (FAC) présentes dans la zone d’action du GTIA et qui n’appartiendraient pas au GTIA. Le CTA peut être amené à assurer tout ou partie des fonctions de l'ALO de la brigade. Pour le domaine de l’appui aérien. Depuis le PC GTIA. Il est en outre en mesure de procéder à des guidages de CAS type 2 ou 3 en complément des TACP (FAC) déployés sur le terrain. En complément de ces missions. il dispose des outils nécessaires. CAOC. b. 72 422. Le DLOC renforcé est constitué des éléments standards du DLOC auxquels peuvent s’ajouter. 420. d. Dans tous les cas. de la mise en œuvre des TACP (FAC) du GTIA. le paragraphe de l’annexe 3D relatif à l’emploi de l’arme aérienne. sur ordre d’un échelon supérieur et de manière ponctuelle. chaîne air (ASOC. 37 .c. tant au niveau 4 (PC du GTIA) qu’au niveau 5 (SGTIA). c. Décliner au profit du GTIA les consignes permanentes du théâtre relatives à son domaine de responsabilité. Vis-à-vis de la chaîne C2 air. De fournir les recommandations à caractère aéronautique nécessaires. le CTA peut être chargé de l’intégration en conduite d’une manœuvre aérienne se déroulant à proximité voire au-dessus de la zone d’action du GTIA. 72 BIA voire un niveau supérieur. le CTA reste sous la responsabilité de la chaîne air. sous les ordres du chef du GTIA. etc. le CTA est responsable : a. Rédiger les cadres d’ordre à l’ensemble des TACP (FAC). AOCC. 421. b.). en particulier si ce niveau est absent. le CTA assurera la coordination de cette manœuvre en liaison avec le chef du DLOC. soit pour répondre à des besoins immédiats.

Le DLOC renforcé reprend toutes les missions du DLOC définies au chapitre précédent. Section V − Organisation du DLOC renforcé vis à vis des principales chaînes d'appuis 424. prend en compte un certain nombre de renforcements et interagit avec les chaînes d’appuis selon le schéma suivant : Figure 12 – DLOC renforcé.Figure 11 – Structure renforcée. 38 .

en particulier dans le cadre des tirs à longue portée pour lesquels la flèche peut atteindre 18 500 mètres. la discrétion (et donc la 73 74 75 Sauf intervention destinée à modifier la trajectoire terminale. En revanche. court retard (permet l’explosion à l’intérieur d’un bâtiment). 39 . Le réseau (phonie et traitement de données) dont dispose le GTIA lui garantit un appui extrêmement précis et rapide. sont généralement insérées au sein des GTIA. la flèche maximale d’un mortier de 120 mm est de 4076 mètres A02. plongeant ou du tir vertical Les canons disponibles aujourd’hui au sein des forces françaises ont une portée maximale allant jusqu’à 38 km. L’appui feu canon A03. avant un tir sol-sol. L’incidence d’arrivée de la roquette peut être programmée de 60° (attaque d’un immeuble par la façade ) à 90° (attaque par le toit). A04. Les batteries de mortier de 120 mm. 75 A07. Le GTIA peut bénéficier des feux de la BIA ou de renforcements de moyens extérieurs à cette dernière. le canon peut réaliser du tir direct (comparable à celui d’un char de bataille). A08. du tir 73 74. Les contraintes de l’appui au mortier sont liées à sa moindre portée (de 1100 m à 8 km) et à sa vulnérabilité actuelle (absence de blindage). Triple mode de déclenchement : fusant (antipersonnel). La roquette unitaire offrira les capacités suivantes : a. Très mobile. d. b. La France a ratifié la convention d’Oslo. le canon impose davantage de contraintes dans la 3° dimension. Cela crée une plus grande complexité et/ou impose davantage de délais pour mettre en sécurité. Concernant l’impact dans la 3° dimension. L’appui feu mortier permet un tir dans le plan vertical qui s’affranchit des obstacles et se révèle particulièrement adapté aux zones cloisonnées (montagneuse ou urbaine). Trajectoire semi programmable . les mobiles évoluant dans la 3° dimension de la zone d’action. la précision. un mouvement de terrain important peuvent en effet créer une « zone d’ombre » pour les tirs plongeants ou tendus des canons. Longue portée (de 15 à 70 km). L’appui feu lance-roquettes A06. A05. Le système d’armes canon est situé au niveau de la brigade interarmes. Sa légèreté lui confère en revanche une grande mobilité qui constitue un avantage pouvant primer sur l’allonge et la puissance des feux délivrés. c. l’obus en tir plongeant arrive avec une incidence inférieure à 45 degrés. les forces françaises seront équipées du lance-roquettes-unitaire à partir de 2012.Annexe A Effets des appuis feu Section I − Appui feu artillerie L’appui feu mortier A01. En revanche. Guidage par GPS (ce qui permet une précision moyenne sub-décamétrique). Ses atouts majeurs sont en effet la portée. Cette munition apporte une valeur ajoutée notable en zone urbaine et dans les espaces lacunaires. Un immeuble. s’engageant à ne plus utiliser d’obus et de roquettes à sous-munitions. L’obus en tir vertical arrive avec une incidence supérieure à 45 degrés. percutant. situées organiquement au niveau de la brigade.

soit pour participer à une action déterminée des forces amies. Dans le cadre de la complémentarité des feux. Section II − Appui feu hélicoptère A10. But / observation Effet dissuasif : démonstration de capacité. une base de feu Aveuglement couvrant à la fois le spectre visible et infrarouge (IR). Masquer le mouvement des troupes amies lors d’une mise en place ou d’une rupture de contact. missiles HOT et prochainement missiles HELLFIRE). Tir plutôt dans la profondeur tactique.surprise). sur une Barrage ligne entre plusieurs compartiments de terrain. sans mouvement du lanceur. Illuminer soit pour dévoiler un ennemi manœuvrant dans la zone des contacts. Obus guidé laser. En dissociant par des feux son échelon au contact de son soutien ou de ses voisins Effet conditionné par le type de lanceurs et de munitions mis à disposition. d’artillerie neutralisation et aveuglement. Préparation Tir qui combine destruction tactique. au plus près. grâce à l’embarquement ponctuel d’un observateur d’artillerie ou de façon autonome. etc. A09. La capacité des hélicoptères permet d’appliquer des feux variés (canons de 20 et 30 mm. Type d’effet Semonce Harcèlement Neutralisation temporaire Neutralisation tactique Destruction tactique Cloisonnement Moyens / réalisation Tir sur objectifs vides. en particulier blindés. un effort de feu peut être déplacé de plusieurs dizaines de kilomètres. Mise hors de combat de 30% des cibles composant un objectif tactique. durcis ou fixes grâce à des munitions spéciales77. Une optimisation des effets des munitions en coordonnant les différents types de feux dans le temps et dans l’espace. Destruction Tir au-dessus d’une partie du terrain sans gêner la mise en œuvre des moyens de visée. En quelques minutes. il est à noter que l’hélicoptère permet également : a. Tir sur objectif. Tir sur des objectifs. la maîtrise des dommages collatéraux et la permanence. Rendre l’ennemi hors de combat pendant une courte durée (15 à 60 min). Eclairement Les effets sur le mouvement Tir toujours urgent et déclenché à la demande Tir d’arrêt des unités de mêlée sur un objectif en mouvement. la puissance . roquettes de 68 mm. Interdire. roquette unitaire. Le réglage de tirs d’artillerie. Tir sur une zone occupée par l’ennemi. 76 Tir sur objectif. anti-char à effet dirigé. 76 77 Le LRU offre une puissance intermédiaire entre l’obus artillerie (30 kg) et la bombe (250kg). Effet psychologique : créer un climat d’insécurité. Tir sur objectif. c. Cloisonner l’ennemi et ainsi faciliter la manœuvre amie. Mise hors de combat de 10% des cibles composant un objectif tactique. A11. Les contraintes liées à la coordination dans la 3° Dimension sont de même ordre que pour le canon. d’observation et de conduite par infrarouge ou d’intensification de lumière amis. au profit des troupes au sol au contact. 40 . Désorganise l’action adverse. b. La participation au cloisonnement. l’accès des positions amies à des éléments ennemis. la flèche maximale d’une roquette unitaire étant de 25 000 mètres. la trajectoire. Appuyer une attaque ou une contreattaque. Les effets spéciaux Tir devant un observatoire. en fonction de la situation tactique et des missions dédiées aux hélicoptères.

il pourrait s’agir de détourner une foule hostile de la zone d’intervention.Type d’effet Démonstration Semonce Moyens / réalisation Passage ou manœuvre d’hélicoptères. Objectif hors de portée des pièces d’artillerie ou indisponibilité temporaire de celles-ci. En zone urbaine. tir sous angle faible possible comme sur une façade d’immeuble etc.montrer sa supériorité technologique ou tactique.créer un climat d’insécurité par le feu et par une démonstration de force en maîtrisant et en occupant le terrain78. fixes ou mobiles. TAVD) / choix du vecteur compte tenu de la distance80 ou du terrain81. au plus près des troupes au contact comme dans la profondeur. Destruction tactique Tirs sur objectif mobile. canon de 20 ou 30 mm. Tirs sur objectif. Effet dissuasif : démonstration de capacités. Appui feu roquettes. missile. durcis. Faire croire à l’ennemi qu’une action importante va se dérouler sur un objectif ou dans une zone donnée afin de disperser ses moyens ou de l’obliger à se réorganiser. Freinage Tirs sur des objectifs blindés. De par sa position dans la 3° dimension. il ressort de nombreux retours d’expérience sur l’Afghanistan que les insurgés gèlent leur actions voire rompent le contact lorsqu’ils détectent des hélicoptères armés. Fixer L’ENI ou battre un compartiment de terrain particulier pour permettre la manœuvre.) : a. le couple aéronef et équipage est en mesure de surveiller. de reconnaître voire 82 d’identifier un objectif et de transmettre directement en temps réel. Occupation de la 3° dimension. La composante aérienne peut proposer différents modes d’action. Complémentarité des feux : effets liés au choix des munitions (air-air. Appui feu canon. son environnement et les performances des capteurs de l’aéronef. avec des capacités anti personnel ou contre des objectifs blindés. Tirs sur objectif (roquettes ou obus de 30mm). . permettant d’effectuer du tir tendu sur un objectif ponctuel. entraver et désorganiser . Mettre en œuvre des moyens visant à prévenir une attaque ou à en limiter les effets79. Système vidéo déporté (Remote Video Terminal dont ROVER). roquette. démonstration de force. Rendre une formation ennemie incapable de remplir sa mission par la mise hors de combat de 30% des cibles qui la composent. Tirs sur objectifs vides ou à distance de sécurité. Ralentir la progression de l’ENI en remplissant des missions de jalonnement. Précision et contrôle du missile jusqu’au but. Tirs sur une zone occupée par l’ennemi. Selon la nature de l’objectif. posés fictifs afin de simuler la dépose au sol d’unités de combat . 78 79 80 81 82 83 Le harcèlement et l’intimidation sont particulièrement adaptés à des engagements face à un adversaire asymétrique. Neutralisation tactique Tirs sur objectif. En outre. etc. de freinage ou de coups d’arrêt. Escorte de convoi par exemple. urbains. Il est capable en outre de mettre en œuvre des modes d’action non létaux – démonstration de présence. de jour comme de nuit. Section III − Appui feu aérien A12. Saturation Destruction dans la profondeur ou au contact But / observation Effet dissuasif : démonstration de capacité. aux 83 forces au sol équipées les informations recueillies par les capteurs de l’aéronef. b. Vise à décourager. Rendre une formation ennemie inefficace sur une zone et pour un temps donnés par la mise hors de combat de 10% des cibles qui la composent. 41 . mouvements aériens d’hélicoptères dans d’autres zones. Effets psychologiques : . ces 2 modes d’action visant à la fois à rassurer les forces amies et à intimider les adversaires – et des modes d’action létaux adaptés à des environnements variés (montagneux. Harcèlement / Intimidation Déception/ Diversion Tirs sur objectifs fictifs sur un autre compartiment de terrain . le retrait ou la rupture de contact d’un élément ami pendant une durée déterminée.

d’un avion à la verticale de la position ennemie. des solutions techniques pourraient permettre aux équipages de localiser 84 directement les forces terrestres grâce à des moyens d’identification des forces amies afin de réduire les risques de tir fratricide. Certaines munitions disposent de modes de guidage GPS et Laser. y compris mobiles pour les munitions guidées laser. au plus près. But / observation Effet dissuasif. en particulier blindés. roquettes.c. Section IV − Appui feu naval A18. sans tir. L’appui feu naval est de même nature que l’artillerie sol-sol. Tir d’intimidation. généralement à très basse altitude et très grande vitesse. l’accès des positions amies à des éléments ennemis. Effet dissuasif : démonstration de capacité. permettant de traiter des objectifs de quelques individus à des bâtiments durcis. Les capacités de ce type de munitions varient avec des masses entre 125 et 1000kg. Effet coercitif : Mise hors de combat de cibles composant un objectif tactique. 42 . A17. durcis ou fixes. Mais le tir d’une salve de bombes ou la mise à feu de l’armement en altitude (capacité Airburst) offre une certaine efficacité vis-à-vis d’objectifs plus étendus. Tir sur des objectifs. etc. A14. La composante aérienne offre par ailleurs des modes d’action non létaux. Les bombes guidées permettent d’atteindre précisément des objectifs. 84 Blue Force Tracking ou Combat Identification. b. Grande cadence de tir pouvant aller jusqu’à 120 cps/min. A15. Effet dissuasif : démonstration de capacité. Effet coercitif Tir sur objectif. Les munitions avec guidage GPS permettent d’engager des objectifs quelles que soient les conditions météorologiques. A16. dés que les objectifs sont à portée des navires fournissant l’appui feu. Interdire. au plus près de la position ennemie. Obus pré-fragmenté et obus d’exercice (utilisé dans les opérations de police en mer). c. obus) sont principalement destinées au traitement de cibles ponctuelles. Les effets sur le mouvement Tir toujours urgent et déclenché à la Tir d’arrêt demande des unités de mêlée sur un objectif en mouvement. d. Type d’effet Démonstration de présence Démonstration de force Semonce Harcèlement Destruction tactique Destruction Moyens / réalisation Passage d’un avion. Effet coercitif : créer un climat d’insécurité. Ses caractéristiques sont les suivantes : a. Les distances de sécurité pour le 100 mm sont de 300 m (personnel sous abri) et 700 m (personnel à découvert). Passage. grâce à des munitions spécialisées (bombe guidée laser. A13. dissuasifs pour l’adversaire ou réconfortant pour des forces amies (démonstration de force « Show of force » ou démonstration de présence ‘Show of Presence’). À moyen terme. Tir sur une zone occupée par l’ennemi. sans tir. Appui feu avec des bombes guidées ou non.). en conservant une distance de sécurité. 15 000 m de portée maximum pour le canon de 100 mm et 12 500 m de portée maximum pour celui de 76 mm. Les munitions usuellement employées en appui aérien rapproché (bombes d’emploi général.

Rendre l’ennemi hors de combat pendant une courte durée (15 à 60 min). 43 . Mise hors de combat de 10% des cibles composant un objectif tactique. Effet psychologique : créer un climat d’insécurité. sites de défense AA. Destruction tactique Tir sur objectif. Tir sur objectif.Type d’effet Semonce Harcèlement Neutralisation temporaire Neutralisation tactique Moyens / réalisation Tir sur objectifs vides. Mise hors de combat de 30% des cibles composant un objectif tactique. Tir sur objectif. Appuyer une attaque ou une contreattaque. relais trans). Préparation d’artillerie Tir qui combine destruction tactique et neutralisation. uniquement sur des installations ennemies faiblement protégées (PC. But / observation Effet dissuasif : démonstration de capacité. Tir sur une zone occupée par l’ennemi.

(PAGE VIERGE) 44 .

The FAC may have either: (1) (2) Line of sight to the target and eyes on target throughout the control.3. The commander will accept the associated risk levels for the different control techniques below and decide which ones to approve under the following parameters: a. (3) a. The FAC must pass timely and accurate targeting data to the attacking aircraft. making clearance or abort calls based on the information provided by observers. the FAC 85 should have good overall target area SA prior to using FMV as a single source sensor.Annexe B Les différents types de ‘Close Air Support’ B01. a Type 3 control must be effected. FMV from a UAV) for target coordinates/marking.2. b. 45 . B04. le FAC n’est donc pas contraint de se porter au contact et peut guider simultanément plusieurs aéronefs en mission CAS au profit de plusieurs NFO/FR. Examples of when type 2 controls may be used are night. Elles sont volontairement laissées dans la langue d’origine afin d’éviter toute interprétation personnelle de l’un des termes employés. If SA is inadequate. a scout or SOF) for fighter guidance or target coordinates/marking. In order to minimize fratricide the FAC needs to consider attacking aircraft nose position and geometry. Dans ce type de contrôle. Les observateurs avancés sont en effet tous qualifiés NFO/FR type C. The FAC will declare to the aircraft whether or not he is “VISUAL” and indicate the source of his target acquisition.1(B). Section I . The FAC maintains control of the attacks. Cette situation optimise son efficacité opérationnelle. Section II . This type of terminal attack control is conducted when the FAC is required to visually acquire the attacking aircraft and the target under attack. or To rely on a third party observer (for example.CAS Type 2 B03. The attacking aircrew may not be able to see the target/mark at weapon release. Ils sont donc capables de conduire un CAS type 2 (un NFO/FR ne guide pas. However. 85 Situational Awareness. il transmet uniquement des informations au FAC. but visible for third party observer or airborne sensor. or where the target moves out of sight from the FAC. Le DLOC est une structure particulièrement adaptée à la mise en œuvre du CAS de type 2. c. The FAC will clear each individual attack against each target (“CLEARED HOT”). seul responsable du guidage). b. This type of terminal attack control is conducted when the commander requires the FAC to control each individual attack. c. adverse weather. high threat tactics. B05. high altitude and standoff weapons employment. Les définitions suivantes sont issues de l’ATP-3. The FAC will clear each individual attack against each target (“CLEARED HOT”). or To rely on an airborne sensor with real-time targeting information (for example.CAS Type 1 B02. There is no requirement for the FAC to visually acquire the target or attacking aircraft at weapon release.

In emergency situations it might be required to call for CAS support when no FAC is available. Le personnel reçoit une instruction spécifique lors de sa mise en condition pour la projection. etc. he forwards the request to the CAS controlling agency. FAC provides attacking aircraft targeting restrictions (e. the FAC will declare whether he is visual with the aircraft or the target.. The requester must notify/alert their command element when a FAC or FAC(A) is unavailable. 46 . This type of terminal attack control is conducted when the FAC requires the ability to provide clearance for multiple attacks within a single engagement subject to specific attack restrictions. Observers may be utilized to provide targeting data and the target mark during Type 3 Control. B09. Section IV . As with Type 2. geographic boundaries. Like Type 1 and 2. B011. Due to the complexity of CAS. or neither. B08. Le CAS In-extremis est donc une procédure d’urgence qui permet à du personnel non qualifié FAC de bénéficier exceptionnellement de l’appui CAS d’un avion de combat. final attack heading. This is considered a non-standard procedure and should be treated as an emergency. Type 3 control does not require the FAC to visually acquire the aircraft or the target. This information will alert the CAS controlling agency (AOCC (L) or CAOC) that aircrew will be supporting non-FAC qualified personnel. B010. en l’absence de toute autre solution. the ground commander must consider the increased risk of fratricide and collateral damage when using personnel who are not qualified FAC and accept the results of the attacks which may not be as effective as desired.) and then grants a “blanket” weapons release clearance (“CLEARED TO ENGAGE”). however. 86 Strike Coordination and Reconnaissance (SCAR). all targeting data must be coordinated through the supported commander’s battle staff.Section III .CAS Type 3 B06. time. In these instances. During Type 3 control. 86 B07. only a FAC can provide Type 3 control. B013.g. specific target set.Particularité. The FAC maintains abort authority. Units that have a reasonable expectation to conduct terminal attack control need to have qualified FAC available. qualified FAC. The FAC will monitor radio transmissions and other available digital information to maintain control of the engagement. FAC(A) and/or CAS aircrew should assist these personnel/units to the greatest extent possible in order to bring fires to bear. Type 3 is a CAS terminal attack control procedure and should not be confused with SCAR procedures. If the ground commander accepts the risk. le CAS in-Extremis B012.

des fautes de français ou des erreurs typographiques peut saisir le Sous-directeur Synergie doctrinale (SD-SD) du Centre interarmées de concepts. de doctrines et d’expérimentations (CICDE) au 01 44 42 83 38. Les amendements validés par le directeur du CICDE seront répertoriés en rouge dans le tableau intitulé « Récapitulatif des amendements » figurant en page 7 de la version électronique du document (l’impression d’une nouvelle édition doit demeurer exceptionnelle). 47 . Les amendements proposés peuvent être formulés dans le cadre du modèle de tableau ci-dessous : N° 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Origine Paragraphe (n° ) Sous-paragraphe Ligne Commentaire 2. Le lecteur ayant relevé des coquilles. 3.Annexe C Demande d’incorporation des amendements 1.

(PAGE VIERGE) 48 .

Sigles D03. Les sigles. Observation et Coordination Établissement de Communication et de Production Audiovisuelle de la Défense État-Major des Armées Free Fire Area Fire Support Coordination Center Fire Support Coordination Line Global Positioning System Groupement Tactique d’Artillerie Groupement Tactique Embarqué Groupement Tactique Interarmes Intervenants dans la 3° Dimension International Standard Book Number/Numéro international normalisé du livre Joint Force Commander Joint Fires Observer Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale Land Component Command Lance Roquette Unitaire 49 . les caractères composant un sigle. couleur rouge. D02. acronymes et abréviations d’origine française sont écrits en Garamond gras. Dans cette partie. chaque lettre se prononce distinctement comme si un point les séparait. couleur bleue. acronymes et abréviations D01. taille 11. 3D ACC ACCS ACM ACO AFH AFN AAP AJP AOA AOCC AOC ATF ATO BDA BIA C2 C3D CCA CEF/CCEAF CFL CI3D CICDE CO CTA DCAF DIA DL DLOC ECPAD EMA FFA FSCC FSCL GPS GTA GTE GTIA I3D ISBN JFC JFO LBDSN LCC LRU 3° Dimension Air Component Command Air Command and Control System Airspace Control Means Air Coordination Order Appui Feu Hélicoptère Appui Feu Naval Allied Administrative Publication Allied Joint Publication/Publication interarmées interalliée Aire des Opérations Amphibies Air Operation Coordination Center Air Operation Center Amphibious Task Force Air Task Order Battle Damage Assessment Brigade Interarmes Command and Control Coordination dans la 3° Dimension Close Combat Attack Concept d’Emploi des Forces/Capstone Concept on the Employment of Armed Forces Coordinated Fire Line Coordination des Intervenants dans la 3° dimension Centre Interarmées de Concepts. Les sigles. acronymes et abréviations d’origine anglosaxonne sont écrits en Garamond gras. Dans un sigle.Annexe D Lexique Partie I – Sigles. un acronyme ou une abréviation sont écrits en lettres capitales afin que le lecteur puisse en mémoriser la signification. taille 11. caractères italiques. caractères romains. de Doctrines et d’Expérimentations Centre Opération Contrôleur Tactique Air Détachement de Coordination des Appuis Feu Doctrine InterArmées Détachement de Liaison Détachement de Liaison.

Confer. ACA ALAT ALO ART ASOC ATLAS BATALAT CAF CAOC CAS DRAC ENI EOC ÉVASAN FAC JFACC JTAR RETEX ROVER ROZ SCAR SIR SIT SPAC SPIN TAC TACC TACP TACP (ALO) TACP (FAC) Airspace Coordination Authority Aviation Légère de l’Armée de Terre Air Liaison Officer Artillerie Air Support Operation Center Automatisation des Tirs de l’Artillerie Sol-Sol Bataillon ALAT Coordinateur des Appuis Feu Combined Air operations Center Close Air Support Drone de Reconnaissance Au Contact Ennemi Élément d’Observation et de Coordination ÉVAcuations SANitaires Forward Air Controller Joint Force Air Component Command Joint Tactical Air (Strike) Request RETour d’EXpérience Remote Optical Video Enhanced Receiver Restricted Operations Zone Strike Coordination And Reconnaissance Système d’Information Régimentaire Système d’Information Terminal Service Parisien d’Administration Centrale Special Instructions Terminal Attack Control Tactical Air Control Center Tactical Air Control Party Tactical Air Control Party (Air Liaison Officer) Tactical Air Control Party (Forward Air Controller) Abréviations Cf. Un acronyme se compose de plusieurs syllabes pouvant se prononcer comme un mot à part entière.NFA NFL NFO/FR NP OA OCF PC PGP PID PR4G RFA RFL ROE/ROE RVT SACC SDTI SGTIA SL2A TAD TTA UAV No Fire Area No Fire Line National Fire Observer/France Non protégé Observateur Avancé Officier Coordination des Feux Poste de Commandement Pôle Graphique de Paris Positive Identification ème Poste Radio 4 Génération Restricted Fire Area Restricted Fire Line Règles Opérationnelles d’Engagement/Rules Of Engagement Remote Video Terminal Supporting Arms Coordination Center Système de Drone Tactique Intérimaire Sous-groupement Tactique Interarmées Système de Localisation d’Artillerie par Acoustique Transmission Automatique des Données TouTes Armes Unmanned Aerial Vehicle Acronymes D04. voir. se référer à… 50 .

La mission principale des TACP du niveau corps au niveau brigade.2(A) et l’ATP-3.1(B).Partie II – Termes et définitions Définitions liées au Close Air Support : ALO Officier de liaison air/Air Liaison Officer (ALO) – définition AAP-6(2010) : Officier appartenant à une unité tactique de l'armée de l'air ou de l'aéronautique navale détaché auprès d'une unité ou formation terrestre ou navale en qualité de conseiller en matière d'opérations aériennes tactiques. Dans le cas d’un DLOC Renforcé. Seuls les FAC sont autorisés à effectuer cette partie terminale du contrôle. § 126). b. deux précisions méritent d’être soulignées : a.2. En dessous du niveau brigade.3. est de conseiller leurs commandants respectifs des forces terrestres sur les capacités et limitations de la puissance aérienne et de les assister dans les éléments de planification. d’exécuter les mesures de coordination des I3D définies par 89 l’AOCC en assurant le contrôle des intervenants dans la zone assignée par le 90 (C)AOC (ROZ ). Les forces terrestres disposent d’équipes TACP(FAC) indissociables des GTIA et s’intégrant dans la chaîne appui aérien pour la mission de CAS au profit de la manœuvre du GTIA d’appartenance.2. communément appelée TACP(FAC). chap IV Section III. Le CTA coordonne en outre les moyens aériens attribués entre les différents FAC et peut. d'une position avancée au sol ou dans les airs. communément appelé TACP Air Liaison Officer (TACP(ALO)). 87 88 89 90 GTIA en France Cf. Les équipes TACP(ALO) sont normalement situées au niveau division ou brigade (cf. TACP Tactical Air Control Party– définition AAP-6(2010) : Organisme opérationnel constitutif d'un système de contrôle aérien tactique ayant pour fonction d'assurer la liaison avec les forces terrestres et le contrôle des aéronefs. l'action des aéronefs de combat engagés dans l'appui aérien rapproché des forces terrestres. En fonction de son niveau d’emploi. de demandes et de coordination du CAS. dans certains cas.3. reprendre tout ou partie des prérogatives de l’ALO brigade en fonction du niveau de représentation de ce dernier. Restricted Operations zone : une ROZ est établie afin de réserver pour une activité spécifique un volume d’espace dans lequel les opérations conduites par un ou plusieurs utilisateurs sont protégées (ATP 3. la tâche principale du TACP. Les procédures sont définies dans l’ACP. 51 . Pour des raisons d’organisation spécifiquement françaises. FAC Forward Air Controller – définition AAP-6(2010) : Spécialiste dirigeant. l’armée de l’air met en place un module 88 « Contrôleur Tactique Air » (CTA ) capable de fournir des recommandations à caractère aéronautique.3. Ses membres ont aussi d’autres qualifications que leurs permettent d’assurer la mise en œuvre d’autres types d’appuis. il se décompose en TACP(ALO) et TACP(FAC). est d’appuyer le FAC pendant la partie terminale du contrôle de l’attaque de la mission de CAS en appui des forces terrestres. Le CTA met en œuvre les mesures de CI3D en effectuant du « procedural control ». Dans l’AJP-3. le TACP est explicité comme suit : Le TACP est le principal élément de liaison air mis en place avec les forces terrestres depuis le 87 niveau bataillon jusqu’au niveau corps.1 para 304).

52 .

You're Reading a Free Preview

Télécharger
scribd
/*********** DO NOT ALTER ANYTHING BELOW THIS LINE ! ************/ var s_code=s.t();if(s_code)document.write(s_code)//-->