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M1-Capteurs-TD

Travaux Dirigés #2 : Capteurs de température

I. EFFET SEEBECK

L’effet Seebeck est un effet thermoélectrique, qui a été mis en évidence dans les années
1820 par l physicien allemand T.J. Seebeck. Il s’applique à deux matériaux conducteurs de
natures différentes A et B dont les jonctions J1 et J2 sont maintenues à des températures
différentes T1 et T 2. Une différence de potentielle B
V=VM – VN apparait entre les conducteurs. Le
coefficient de Seebeck s’écrit : Ab = -dV/dT .
J1 J2
(T1) (T2)

A A
II. LE THERMOCOUPLE
N M

a. Soit deux thermocouples A et B dont les jonctions sont reliées aux points J1 et J2 de
température respective T1 et T2 (voir figure 1). Montrer qu’il apparait une force
électromotrice (f.e.m.) aux bornes du dipôle VMN et donner son expression en fonction des
coefficients de Seebeck A et B des conducteurs A et B.

Figure 1 : principe du thermocouple

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b. Montrer que le montage de la figure 2 est équivalent au montage précédent.

Figure 2 : montage à 3 jonctions. Les jonctions J1 et J1' sont à température fixe (par exemple 273.15 K si elles baignent
dans un mélange eau-glace).

c. Application : mesure d’une température à l’aide d’un thermocouple Fe-Cu. Un tel


thermocouple donne une tension V=1827 V et V=3438 V quand l’une des soudures est à
273 K (glace fondante) et l’autre aux températures respectives de 373 K et 473 K. On admet
que cette tension dépend de l’écart en température T entre les deux soudures selon la loi :

I. Calculer a1 et a2.
II. Ce couple est utilisé pour déterminer la température d’un corps. La tension lue est de
8217 V. Quelle est la température du corps ? A titre d’indication, on rappelle que le
cuivre fond à 1356 K.

III. COMMENT SE DEBARASSER DE LA GLACE FONDANTE ?

Montage sans température de référence

a. On réalise le montage identique au précédent (figure 2) en prenant T1 égale à la température


ambiante T0. On a à disposition la courbe d’étalonnage du thermocouple (courbe non
linéaire) fournie avec la température de soudure froide à 0oC. Montrer que l’on peut avoir
accès à la température T2 sans avoir à placer les deux jonctions J1’ et J1 dans la glace fondante
(273.15 K).

Compensation automatique de soudure froide

On réalise un dispositif de compensation de soudure froide afin d’éliminer l’influence de la


f.e.m. T0,0C. Le montage est effectué sur un thermocouple Chromel-Alumel et, en première
approximation, on pourra supposer : T0,0C = aT, avec a=40 V/oC. Le circuit de compensation
délivre entre ses bornes une tension VAB = T0,0C (figure 3).
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o
Figure 3 : schéma du montage, type pont de Wheatstone, pour compenser la f.e.m. de soudure froide ξ^(T_0, 0 C).

a. Proposer une association du thermocouple et du circuit de compensation telle que le


montage global délivre une tension VS = T2,0C en précisant les polarités.

On réalise la tension VAB à partir de la tension de déséquilibre d’un pont de Wheatstone (voir
figure 3). La résistance R(T0) est celle d’une résistance de platine maintenue à température
ambiante T0. On a donc :

R(T) = R0(1+ T)

avec C On suppose que T fluctue autour d'une valeur moyenne T1 telle que :
R = R(T0) – R(T1) (on pose R1=R(T1)).

b. Quelle est la tension de déséquilibre VAB du pont lorsque R est quelconque. En déduire
l’expression de VAB lorsque R << R1. Déterminer alors la température T1 permettant de
réaliser la compensation de soudure froide et l’expression de E en fonction de et a.
Calculer R1. Quel est l’inconvénient de ce montage ?