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Prise de notes M1 2009-2010

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Deux branches dans le DPI : droit d’auteurs et propriété industrielle (protection d’un résultat esthétiquedessins et modèles industrielle, brevets d’inventions, protection d’un avantage commercialedroit des marques).

/ ! \ Plan de cours disponible sur le site de la fac (peut être modifié en cours d’année).

Titre 1 : Propriété littéraire et artistique

Rappel historique

Le concept même de droits d’auteurs est assez ancien car on en trouve trace à l’époque romaine dans les écrits de Cicéron. Le droit d’auteur dépend des progrès techniques et de la possibilité de multiplier les supports. Pas de droit d’auteur avant la découverte de l’imprimerie. Jusqu’à la révolution ce droit était accordé sous forme de privilège par le pouvoir royal. Octroyé non pas aux auteurs eux-mêmes mais aux libraires imprimeurs. Le droit est très souvent le résultat de l’influence de groupe de pression (lobbying). L’objectif de ces groupes était de mettre en avant que l’imprimerie était une invention nouvelle dont on ignore l’avancée, d’où des risques économiques. Ces risques devaient être protégés avec un droit à l’exclusivité de l’impression de tel ou tel ouvrage. Cette situation va perdurer durant tout l’AR, avantage : assure un contrôle efficace des publications par le pouvoir royal jusqu’à 1777 arrêts du conseil du Roi. Depuis ces arrêts les privilèges vont être accordés aux auteurs eux-mêmes. Avec la révolution il y a l’abolition des privilèges, dès lors cette protection des droits d’auteur tombe. Le législateur révolutionnaire est intervenu rapidement avec deux décrets lois fondateurs (1791 sur le droit de représentation, 1793 sur le droit de reproduction). Le législateur révolutionnaire s’est d’abord occupé de la situation des œuvres dramatiques (théâtre) en 1791, cette loi donne aux auteurs un droit exclusif qui est le droit d’autoriser ou d’interdire la représentation de leur ouvrage. Ce droit dure la vie de l’auteur et 5 ans après sa mort, ce droit est assorti d’une rémunération. En 1793 le législateur s’intéresse aux œuvres écrites, c’est un droit exclusif des auteurs, on peut tirer un revenu de ces droits. Le droit dure la vie de l’auteur est 10 ans après sa mort. Après alignement du droit de représentation s’agissant de sa durée. Dès 1844 la durée est fixée à la vie de l’auteur et 50 ans après sa mort, puis 70 ans à partir d’une loi de 1997 (harmonisation avec la directive Durée). Il y a une césure entre les attributs du droit d’auteur, cette césure est le fruit d’un hasard historique. Cette césure est toujours existante à l’heure actuelle. Cette césure entre la représentation et la reproduction est gênante au point que certains ont proposé de la supprimer au profit d’un moyen unique (communication de l’œuvre publique).

Structure et principes généraux du droit d’auteur

La structure est assez particulière, le droit d’auteur est dit dualiste car il donne à son titulaire (l’auteur) deux séries de prérogatives appartenant à des champs juridiques totalement différents :

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+ Prérogatives morales : s’apparente au cercle des droits de la personnalité, ce droit moral à trois caractéristiques (droit personnel, droit perpétuel, droit incessible). Ce droit moral comporte 4 attributs :

- Droit de divulgation : droit exclusif appartenant à l’auteur de décider du moment où il va livrer son œuvre au public.

- Droit à la paternité : droit d’attacher son nom à son œuvre.

- Droit au respect : droit pour l’auteur d’exiger que son œuvre soit communiquée au public dans son intégrité.

- Droit de retrait et repentir : droit pour l’auteur de revenir sur une autorisation d’exploitation.

+ Prérogatives patrimoniale (droit d’exploitation) : Ce droit naît de la divulgation de l’œuvre. C’est un droit personnel (sous la dépendance du droit moral), limité dans le temps (dure la vie de l’auteur et 70 ans après sa mort), cessible. CE droit d’exploitation comprend deux séries de prérogatives :

- Droit de reproduction : multiplier les supports ou exemplaires des œuvres.

- Droit de représentation : caractère éphémère, l’œuvre est diffusée au public mais pas le support.

Prérogative profitant aux auteurs d’œuvres graphiques et plastiques, c’est le droit de suite.

Question de la protection internationale des droits d’auteurs ? En matière de propriété intellectuelle toute violation est un délit car c’est à la fois un délit civil et un délit correctionnel (la victime a le choix). Le terme usité est contre façon. 90% des affaires de contre façons sont portées devant les tribunaux civiles. Aucun DPI ne serait efficace s’il était limité au territoire français. Pendant tout le 18 ème il y a eu des conventions bilatérales (plus ancienne entre la France et les Pays Bas). Ces conventions sont peu efficaces, d’où la réunion de pays pour faire des conventions internationales. Convention de Berne 1886, révisée plusieurs fois, la dernière révision a eu lieu à Stockholm en 84. Certains Etats estiment que la protection accordée aux auteurs par cette convention est trop importante d’où une convention dite universelle sur les droits d’auteurs (Genève 1952) qui a un minimum de protection moins élevé que celui de la convention de Berne. Par ailleurs il y a un principe d’assimilation, tous les états membres s’engagent à traiter les étrangers ressortissants des autres EM comme ils traitent leurs nationaux. En UE il y a un principe de non discrimination.

Partie 1 : Champs d’application du droit d’auteur

Chapitre 1 : Objet du droit d’auteur

Pour qu’une œuvre soit protégée certaines conditions sont nécessaires. Ces conditions ne figurent pas dans la loi car le CPI actuel à l’art L 111-1 et s, c’est une codification à droit constant venant d’une loi du 1 er juillet 1992. Le texte fondateur est une loi du 11 mars 1957,

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succède aux textes de la période révolutionnaire. Toute l’adaptation des principes révolutionnaires à la modernisation de la société est le résultat de la JP. Notamment en

1985.

En 1957 le législateur a considéré que les conditions étaient suffisamment fixées par la JP pour qu’elles soient reprises dans une loi. En revanche il va énuméré des conditions qui ne doivent pas être prise en compte dans la protection.

Section 1 : Conditions de protection

Il y a deux conditions.

Il faut qu’il y ait une forme mais une forme originale.

§1 Une forme

On exclu les idées et les informations.

Absence de protection des idées : dans aucun système il y a cette protection, car le fait d’avoir une idée n’a pas de support il y a une évanescence, par ailleurs il n’y a pas de preuve de l’idée. De plus il est admis que le progrès intellectuel suppose la libre circulation des idées. Cela s’applique différemment selon que l’on a affaire à l’idée elle-même (application intangible) ou quand l’idée est incorporée dans une œuvre. Quand le juge va être confronté a une action en contre façon, il va devoir distinguer entre la reprise de l’idée qui est licite et la reprise du mode d’expression de l’idée qui elle est interdite et va pouvoir donner lieu à une poursuite en contre façon. Cour de Paris 1957, conflit entre 2 professeurs de musiques (éditeurs), il a mis en œuvre une méthode personnalisée pour simplifier le solfège pour les enfants. Un deuxième éditeur reprend la personnalisation des notes de musiques. N’importe qui peut faire une méthode de solfège où les notes de musiques prennent l’aspect de personnage. Si on retrouve dans la seconde œuvre que les notes de musiques sont personnalisées dans les mêmes traits alors on peut déjà fonder la contre façon.

Affaire qui concerne Régine Desforges « La bicyclette bleue »/ « autant en emporte le vent » Margaret Michel, plainte en contrefaçon, bicyclette bleue serait une contrefaçon.

CA Paris : pas de contrefaçon car le thème des deux œuvres était certes commun mais banal. Appréciation de l’originalité de l’idée. Ccass 1é civ 4 février 1992 casse au motif que la CA aurait du rechercher si, dans leur composition et dans leur expression (pas sur l’idée, sur son mode), les scènes des deux ouvrages qui décrivent des rapports comparables ne comportent pas des ressemblances. Arrêt 15 décembre 1993 CA Versailles lecture des deux ouvrages, a mené une comparaison, d’où il ressort que les épisodes de la bicyclette bleue s’intègrent dans une création originale. CA Paris avait apprécié l’originalité du thème/idée, il fallait apprécié le mode d’expression.

Arrêt 1é chambre civ 13 novembre 2008 dit « Paradis » : Question d’art conceptuel et de sa protection. Concept = idée =>problème. Un auteur avait affiché au dessus de la porte des

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toilettes le mot « Paradis », cette œuvre d’art avait été reproduite par Bettina Rheims dans une ouvrage. Est-ce une idée ou une forme, mode d’expression de l’idée ?

Ccass : le pourvoi soutenait que ça n’était qu’une idée, c à d détourner le sens d’un lieu par une inscription en décalage. Ccass approuve la CA Paris d’avoir retenu qu’il s’agissait bien d’une œuvre, inscription en lettre dorée…patine…porte vétuste…serrure croix…mur dont la peinture s’écaille. CA fait ressortir que loin d’être un concept il s’agit d’une création de forme. Ccass l’approuve, CA a fait ressortir une combinaison qui implique des choix esthétique faisant ressortir la personnalité de l’auteur.

Distinction idée/ mode d’expression qui nécessite parfois une vraie analyse. Dans certains cas la reprise de l’idée est fautive. Action au secours de l’auteur, non pas pour lui accorder un droit privatif mais pour sanctionner un comportement déloyal. Lorsque la reprise a lieu dans des circonstances telles que contraire à la morale commerciale… 1382 cciv.

Arrêt CA Paris 8 juillet 1972 concernant une chanson satyrique dont le thème était la publicité. Un auteur était venu voir un éditeur de musique pour lui proposer sa chanson. L’éditeur décline l’offre, mais la propose à Jacques Dutronc l’accepte et l’interprète. Quand la chanson est sortie, l’éditeur a plaidé en réclamant la protection de l’idée et demandait la condamnation ……………………………. ? CA condamne l’éditeur, les circonstances l’obligeaient à ne pas révéler une idée qui lui avait été confiée lors d’une négociation contractuelle.

La protection des informations :

Non protégées par le droit d’auteur. Immatérielles. Ne sont pas protégées parce qu’elles ont une nature particulière, à savoir qu’elles ne sont à personne car à tout le monde. En revanche lorsque l’information est traitée, l’œuvre est l’article du journal. Info non protégée mais son mode de traitement oui.

Celui dont le métier est de recueillir des informations, exemple du documentaliste qui doit trouver des informations sur un personnage, il ne peut pas prétendre que c’est une œuvre, informations qui ne sont pas le support du droit d’auteur. Il ne pourra pas s’intégrer aux auteurs du film.

Différence entre un travail et une création.

Pour les informations comme pour les idées l’action en concurrence déloyale va venir au secours de celui qui n’est pas protégé par le droit d’auteur si le comportement du second utilisateur est contraire à la morale commerciale.

§2 Originalité

Fait la distinction entre les œuvres qui vont être protégées par le droit d’auteur et celles qui en sont exclues. Le problème est que les tribunaux utilisent cette notion de façon maladroite. Se contentent d’un motif de convenance : « œuvre originale car montre la personnalité de l’auteur », en ça se mettent à l’abri de la cassation car question de fait. Mais n’a pas démontré en quoi l’œuvre est originale. Il est vrai qu’il est difficile de la définir.

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On peut l’opposer à une notion voisine utilisée en matière de propriété industrielle : la notion de nouveauté. Est nouveau ce qui apparaît pour la première fois, n’existait pas avant. Par opposition, est original ce qui est marqué d’une empreinte personnelle. L’originalité est propre au droit d’auteur et on ne peut utiliser la nouveauté de l’industriel.

Ex de la peinture avec ses écoles. Si on utilisait la notion de nouveauté on ne pourrait protéger aucun impressionniste sauf le premier. La nouveauté est une notion absurde en droit d’auteur. Chaque peintre qui se situe dans un mouvement a son style.

Notion de l’originalité maladroitement utilisée. Analyse comme celle du Paradis rare.

-Une notion large :

Elle permet de protéger par le droit d’auteur des œuvres qui s’inspirent d’œuvres antérieures. Existent alors des œuvres totalement originales et d’autres relativement originales que le droit d’auteur appelle œuvres dérivées ou encore œuvres composites.

L.113-3 et 4

Il faut revenir aux éléments qui caractérisent une œuvre, on considère qu’elle est composée de 3 éléments : le thème ou l’idée, la composition : le plan ou l’intrigue, l’expression : le mode de communication choisi par l’auteur (œuvre écrite ou orale, œuvre audiovisuelle, musicale, langue,…). L’œuvre est absolument originale lorsqu’elle l’est à la fois dans sa composition ou dans son expression (pas d’analyse d’originalité de l’idée). A l’inverse œuvre dérivée si seulement originale dans sa composition ou dans son expression.

Ex : œuvres dérivées originales dans leur composition, cas des anthologies, œuvre de création accessible au droit d’auteur. Anthologie de la poésie romantique, choix d’auteurs et choix d’œuvres. Originalité par le choix.

Œuvres originales dans l’expression : adaptations (au cinéma) on ne reprend pas intégralement l’œuvre adaptée, choix ; les traductions, transposition d’une œuvre dans une autre langue, le traducteur fait un choix. Tout traducteur (même mode d’emploi) est auteur.

-Question de la protection des titres :

Exemple de la difficulté d’application de l’originalité.

Les titres sont des œuvres de l’esprit, article L.112-4 (seul article faisant mention de la otion d’originalité) : le titre, dès lors qu’il est original est protégé comme l’œuvre elle-même. Mais le titre est nécessairement court, par sa brièveté, originalité difficile à analyser. Appréciation question de fait, soustraite à la Ccass. JP disparate.

Ligne directrice : on peut dire qu’un titre est banal lorsqu’il fait partie du langage courant, étant entendu que le titre doit être apprécié en lui-même et non pas par contraste avec l’œuvre avec laquelle il sert de support. TGI Paris 8 février 1960 à propos d’un titre sketch « Bourreau d’enfant », titre original parce qu’en opposition avec le contenu de l’œuvre. EN

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matière d’appréciation du titre, titre original en lui-même et non pas en opposition avec l’œuvre.

A l’inverse est original le titre soit parce que il s’agit d’une décision argotique créée par l’auteur lui-même. JP sur l’expression « du rififi à Amsterdam » créée par Auguste Lebreton.

Le titre est original lorsque l’auteur a opéré entre deux mots du langage courant un rapprochement inusité. Charlie Hebdo CA Paris 25 octobre 95 Charlie = De Gaulle, journal satyrique. Le père noel est une ordure Trib Paris 86, rapprochement inusité entre deux notions antinomiques.

Deuxième alinéa : Nul ne peut, même si l’œuvre est tombée dans le domaine public, utiliser son titre pour identifier une œuvre du même genre dans des conditions créant un risque de conflit.

Ainsi lorsque l’œuvre est tombé dans le domaine public, action en concurrence déloyale…

JP a interprété largement, interprétation a fortiori : si on peut sanctionner le double emploi du titre lorsque domaine public, a fortiori, lorsque l’œuvre est encore protégée, il est possible d’utiliser l’action en concurrence déloyale.

Apparaît qu’il y aurait deux C° : œuvre du même genre et que le double emploi du titre entraine un risque de confusion => élément de l’action en concurrence déloyale.

JP a utilisé cet article pour sanctionner le double emploi du titre, Affaire du « Fantôme de l’opéra Trib Paris 10 janvier 72, deux ouvrages religieux Affaire de la Bible de Jérusalem 8 juillet 86 Trib Paris. Deux œuvres du même genre, ne pose pas de problème. Mais la JP a été confronté à un double emploi de titre dans deux œuvres qui ne sont pas du même genre, il s’agissait d’un roman et d’un film : affaire des « liaisons dangereuses » TGI 10 novembre 1961. Titre du roman repris par Vadim pour un film n’ayant aucun rapport. Roman tombé dans domaine public. Les œuvres ne sont pas du même genre. Le tribunal a volontairement négligé la condition d’identité de genre pour se focaliser sur le risque de confusion. Le double emploi du titre laisse croire au public que c’est une adaptation, Vadim attire vers son film le public avec ce titre connu. Condamnation sur le fondement de cet article. Est demandé à Vadim d’intégrer au titre un élément de distinction montrant au public qu’il ne s’agit pas d’une adaptation (=> « Liaisons dangereuses 1960).

Section 2 : Eléments indifférents à la protection.

§1 La question des formalités

On parle de dépôt comme il en existe en propriété industrielle. Il y a un principe à l’art L111- 1 du CPI : le droit naît du seul fait de la création sans aucune formalité. Le dépôt légal n’est pas une condition de protection du droit d’auteur, c’est un système administratif créé pour la conservation des œuvres. Les films doivent faire l’objet d’un dépôt devant le CFC.

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§2 Le genre et la forme d’expression

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Ils ont des points communs. Art L112-2 de la CPI donne une liste des œuvres protégées par le droit d’auteur. Cette liste est énumérative (« notamment »). Cette énumération est simplement illustrative, c'est-à-dire que des créations ne figurant pas dans cette énumération peuvent être protégées. On trouve dans l’énumération, des œuvres écrites, œuvres musicales, œuvres théâtrale, arts plastiques, œuvres orales, des plans, des cartes géographique, des œuvres chorégraphiques ou des tours de cirque… Du fait de la JP des créations peuvent être qualifier d’œuvre protégée, par exemple la décoration florale du Pont Neuf par Kenzo.

Il y a une limite dans la protection des parfums, les uns comme les autres ont en commun qu’ils ne peuvent pas se voir octroyer un droit privatif par un autre système de droit que le système de droit d’auteur. Les parfums ne sont pas brevetables, donc on ne peut donner un droit privatif autre que le droit d’auteur. C’est aussi le cas pour les logiciels. Le droit des brevets exigent pour les parfums que l’invention soit communiquée au public or les parfumeurs veulent conserver un certain secret. Cette exigence de publication et la protection trop courte du droit de brevet ont conduit les parfumeurs à rechercher un droit privatif par le biais du droit d’auteur. La fragrance d’un parfum est elle ou non une forme d’expression originale protégée par les droits d’auteurs ? La CC l’a refusé dans un arrêt du 13 juin 2006 en disant que le parfum était un simple savoir faire et non pas une forme d’expression protégeable par le droit d’auteur. Les juges du fond ont résistés à la position adoptée par la CC. La CC a du réaffirmer le 22 janvier 2009 son principe pour faire face à la résistance des juges du fond.

Dans les œuvres protégées il y en a qui ont un statut particulier, les œuvres orales notamment (sermon, allocution, plaidoirie…). Il y a un problème de preuve du contenu de l’œuvre. Les œuvres orales voient leur progression limitée par l’art L122-5 qui énumère des exceptions au droit d’auteur et certaines exceptions concernent certaines œuvres orales :

« les œuvres orales peuvent être reproduites par voie de presse ou de radio diffusion à titre d’info d’actualité et cette reproduction peut être partielle ou intégrale », il y a deux conditions :

+ Condition générale : on doit citer clairement le nom de l’auteur et la source

+ L’exception est justifiée par les nécessités d’informations, il y a une condition de temps qui intervient : la publication doit intervenir dans un temps rapproché par rapport au discours ou la plaidoirie en question avec une tolérance en raison de la périodicité de l’organe de presse qui publie le discours (ex : Affaire PASSERON TGI 6 juillet 1972).

§3 Question du mérite

Le juge n’est pas un esthète, la question de savoir si l’œuvre est belle ou pas, si elle a nécessité un grand effort intellectuelle ou non n’a rien à voir dans l’octroie de la protection de la création.

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Le juge sait très bien que il ne doit pas faire dépendre la protection de l’œuvre de l’effet esthétique qu’elle a sur lui. A fortiori quand il emploi une formule qui emploi le terme de mérite la sanction est immédiate. CA Lyon 27 juin 1984 protection de vidéo cassette à caractère pornographique. Sanction de la cour d’appel car le juge précédent a jugé le mérite.

§4 La destination

Le droit d’auteur protège les formes même si celles-ci ont une destination utilitaire. Cela vient d’un principe propre au droit français, le principe de l’art. « L’art s’exprime de la même manière qu’il s’agisse d’une œuvre à but purement esthétique ou une œuvre ayant une fonction utilitaire ». Le fait que la destination de l’œuvre ne rentre pas en ligne de compte pour l’octroie de la protection. Pour le dessin industriel il peut être protéger par la loi industriel sous la condition de nouveauté. Les dessins et modèles peuvent bénéficier d’un cumul de protection avec le droit d’auteur et cette loi spéciale. En revanche quand il y a un conflit sur la nature de la création, il va plutôt se tourner sur le droit spécial car le contenu de l’œuvre est fixé par le dépôt.

On a pu inclure dans les œuvres protégés les logiciels, ces derniers étaient à la recherche de protection car ils sont très fréquemment copiés. Mais les logiciels sont des créations abstraites non protégées par le brevetage dès lors on recherche la protection par les droits d’auteurs. La JP a admis que les logiciels pouvaient être considérés comme des formes originales, puis loi du 11 mars 1957 consacre cette position, loi de 1985 inclut les logiciels dans l’énumération des œuvres protégés par les droits d’auteurs. Les logiciels doivent satisfaire aux conditions générales et en particulier celle d’originalité. Arrêt AP 7 mars 1986 PACHO, CC a définit en quoi consisté cette originalité, « sont originaux les logiciels dont l’auteur va au-delà d’une logique mathématique et contraignante en choisissant au contraire une structure individualisée adaptée à la question qu’il entend résoudre. Cet arrêt insiste sur le choix du créateur du logiciel. Mais il y a une JP déviante qui applique aux logiciels les critères de la protection industriel, c'est-à-dire le critère de la nouveauté, le mérite ou encore de l’activité inventive dont aurait fait preuve le créateur du logiciel. Il aurait été préférable de faire une loi spéciale pour la protection du logiciel. D’autre part les logiciels bénéficient d’un régime particulier, la loi a bâtie pour les logiciels à l’intérieur de la protection des droits d’auteurs un régime dérogatoire (affaiblissement du régime général par le régime dérogatoire).

Aspects défavorables pour le créateur de logiciel : protection amoindrie par rapport à un créateur ordinaire. Quand logiciel créé dans le cadre d’un contrat de travail, les droits sont dévolus à l’employeur (art L113-9). Art L121-7, s’agissant des droits moraux le créateur de logiciel n’a pas le droit de retrait ou repentir mais surtout le créateur ne peut pas procéder à une adaptation (modification) de son œuvre. Aspects favorables pour l’exploitant : art L122-6 en matière de logiciel la copie privée est interdite sauf la copie de sauvegarde, l’exploitant garde le contrôle des utilisations secondaires du logiciel.

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Chapitre 2 : Sujet du droit d’auteur

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Sur la tête de qui naît le droit ? Art L111-1. Le droit naît de la création dès lors il naît sur la tête de l’auteur. Seul l’auteur se voit investis du droit d’auteur. Ce droit apporte des attributs moraux et des attributs patrimoniaux. Les attributs moraux sont exercés que par l’auteur, et les attributs patrimoniaux pourront être exercé par des tiers considérés comme cessionnaire de l’auteur.

Section 1 : Les difficultés d’application du principe réservant la qualité d’auteur créateur

§1 L’auteur salarié

au

Journaliste, réalisateurs de films et autres… Les employeurs sont très tentés de considérer qu’ils sont les seuls auteurs des œuvres créées par leurs salariés ou sur leurs instructions (art L111-1 al 2 : l’existence ou la conclusion d’un contrat de louage d’ouvrage ou de service par l’auteur d’une œuvre de l’esprit n’emporte pas dérogation à la jouissance du droit reconnu par le premier alinéa).

Le droit naît sur la tête de l’auteur quand bien même il serait un auteur salarié, la CC a du intervenir à plusieurs reprises pour rappeler ce principe (influence du droit US qui contient le principe inverse). Une partie du droit d’auteur peut être cédé à l’employeur (droits patrimoniaux).

En cas de contrat de travail est ce que la cession des attributs patrimoniaux intervient du seul fait de ce contrat ou est il nécessaire qu’il y ait un contrat séparé ? Pour faciliter la situation des employeurs les tribunaux estimaient que la cession des droits d’exploitations à l’employeur résultait ipso facto de l’existence d’un contrat de travail (cession implicite). Ce système a été condamné par la CC 1 ère chambre civile le 16 décembre 1992, réaffirmation avec les arrêts du 27 janvier 1993 et 21 octobre 1997 : « La cession des droits d’exploitation doit faire l’objet d’une mention expresse dans le contrat de travail, clause qui doit répondre aux exigences du droit de la propriété intellectuelle (conditions à l’art L131-2 : chacun des droits doit faire l’objet d’une mention expresse , dans chaque droit on doit énumérer les modes d’exploitations, la cession doit comporter obligatoirement une rémunération proportionnelle). Ce principe est assez peu appliqué en pratique malheureusement. En droit d’auteur on est en présence de deux opérateurs éco de poids différents, les auteurs (individualistes et peu organisés) et les employeurs/exploitants/producteurs (en position de force et très bien organisé).

§2 L’identité de l’auteur est inconnue

Cela concerne des œuvres anonymes et pseudonymes. L’œuvre anonyme est publiée sans le nom de l’auteur et l’œuvre pseudonyme est publiée sous un nom d’emprunt (un nom de plume en matière littéraire).

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Le droit naît bien sur la tête du créateur mais comment vas t on appliquer ce droit alors qu’on ne connaît pas la personne de l’auteur. Art L113-6 du CPI, puisque l’identité de l’auteur est inconnu, le droit d’auteur dans toutes ces prérogatives va être exercé par un tiers qui sera considéré par la loi comme le mandataire de l’auteur. La loi le désigne sous le nom d’éditeur ou publicateur originaire. En droit d’auteur éditer et publier ne sont pas synonymes, en droit d’auteur éditer signifie multiplier les exemplaires alors que publier c’est rendre accessible au publique. En droit d’auteur la représentation est un mode de publication. Le législateur a voulu couvrir toutes les hypothèses. L’hypothèse est celle d’un auteur versatile qui va changer d’éditeur ou publicateur à chaque fois qu’il communique une œuvre au public. Le mandataire est non pas attaché à la personne mais à l’œuvre. Le mandataire exerce toutes les prérogatives de l’auteur y compris celles morales. Disposition particulière s’agissant du calcul de la durée de protection du droit d’auteur : le calcul des 70 ans va s’opérer à partir de la publication/communication/édition. Ce régime spécifique peut cesser à tout moment dès que l’auteur révèle son identité, à partir de ce moment on retombe dans le régime de droit commun. Seul l’auteur lui-même peut décider du moment où il va révéler son identité, l’éditeur n’a pas le droit de la révéler.

§3 Les œuvres de collaboration

Elles font partie des œuvres plurales : où plusieurs personnes ont participés directement ou indirectement à la création d’une œuvre. Ex : Œuvres dérivés ou composites Dans les œuvres de collabo plusieurs auteurs ont mis en même temps leur travail en commun pour aboutir à une œuvre d’inspiration commune. Il y a 2 conceptions :

-Conception restrictive : il n’y a d’œuvre de collaboration que lorsque les auteurs appartiennent au même genre. Ce n’est pas la conception française. Pour le droit français les BD par exemple sont des œuvres de collaboration tout comme les opéras. Ce qui compte pour le droit français c’est le travail commun peu importe le résultat.

-Conception extensive

Quand on veut parler des auteurs des œuvres de collaboration on les qualifie de co-auteur.

A/ Régime général

Art L113-3 CPI : régime d’indivision, l’œuvre de collabo est la propriété commune des co- auteurs. Mais ce n’est pas l’indivision de droit commun. Régime particulier organisé par le CPI, toutes les décisions obéissent à la règle de l’unanimité. Le tribunal peut prendre toutes mesures appropriées pour sortir d’éventuels difficultés entre les auteurs. On utilise notamment le système de l’abus de droit. Cela ne concerne pas les actions en justice pour la défense de l’œuvre, ici il faut être prudent car il y a une nuance. Les actions en contre façon pour les œuvres en collaboration pour la

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défense du droit patrimonial peuvent être exercée par un seul co-auteur mais il doit auparavant mis en cause les autres co-auteurs. CC 1 ère 10 mai 1995 et chambre crim 19 septembre 2000. Il faut qu’il avertisse les autres co-auteurs pour qu’ils puissent le rejoindre. L’action pour défendre le droit morale : un co-auteur peut agir seul quand bien même il n’aurait pas mis en cause les autres, car c’est une atteinte au droit de la personnalité. Ce co- auteur souffre alors seul. Si au décès de l’auteur, il y a plusieurs héritiers, un seul de ces héritiers peut agir seul (Cour de Paris 19 décembre 2008).

Les différents coauteurs peuvent mourir à des ages différents, par faveur pour les auteurs la durée des 70 ans se calcule à partir du décès du dernier coauteur.

B/ Question des œuvres audio-visuelles

C’est une modalité particulière d’œuvres de collaboration, donc la question du calcul de la durée s’applique également à ces œuvres. L’origine du CPI en matière de droit d’auteur est une loi de mars 1957, au moment du vote de la discussion de cette loi il y avait une affaire qui agitait les tribunaux. Le film s’appelait la bergère et le ramoneur : dissension entre les coauteurs, l’un d’eux critique la modification sans son autorisation. Selon certain le meilleur moyen pour éviter ces complications seraient que les producteurs devraient être les seuls auteurs de l’œuvre. En 1957 le législateur a résisté à la demande des producteurs, mais il a aménagé le régime de l’œuvre pour tenir compte des producteurs et éviter qu’à cause de la revendication d’un seul coauteur l’entreprise commune cours à la faillite. Ce régime a été reconduit en 1985 avec la réforme, le seul apport a été de remplace le terme d’œuvre cinématographique par le terme d’œuvre audio-visuelle.

+ Détermination des co-auteurs de l’œuvre audio-visuelle Art L113-7 du CPI : réaffirmation de la position du législateur (c’est une œuvre de collabo). L’alinéa 2 ré insiste sur ce point. Cet article donne une liste des personnes présumés coauteurs :

- L’auteur du scénario

- L’auteur du texte parlé

- L’auteur de la musique si elle est spécialement réalisée

- L’auteur de l’adaptation

- Le réalisateur

La personne doit prouver qu’elle à réaliser une œuvre et que celle-ci soit originale. Cela donne aux personnes ci-dessus une certaine force (grâce au générique, contrat etc.). La présomption est simple cela dit. Une personne nommée dans le générique par ex comme réalisateur peut voir sa qualité d’auteur remise en cause, procédure devant les tribunaux par une personne intéressée. Des personnes qui ne sont pas coauteurs peuvent essayer d’établir qu’ils ont fait un travail d’auteur pour une œuvre déterminée, c’est assez souvent le directeur de photographie même si leurs actions ont souvent été rejetées car les tribunaux considèrent que les choix de l’opérateur photo ne sont pas ses choix mais ceux du réalisateur.

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L’alinéa 3 traite de la situation de l’auteur de l’œuvre adaptée à l’écran, on assimile cet auteur aux co-auteurs. Il intègre par le fait de la loi le cercle des coauteurs même s’il n’a pas participé au film, même s’il est mort depuis 20 ans. Il s’agit d’une présomption irréfragable. Le statut des œuvres audio visuelles a été adapté sans discussion, cette assimilation de l’al3 est dictée par des considérations économique ou patrimoniale. On prolonge la durée de protection de l’auteur de l’œuvre originaire car elle a été intégrée dans un film.

+ Droits des coauteurs Le législateur a aménagé les droits des auteurs pour faciliter la tâche du producteur et faciliter ses intérêts patrimoniaux. Cela touche à la fois le droit moral et le droit patrimonial.

-Droits moraux : Art L121-5 fait une distinction, dans la vie d’une œuvre AV il y a deux périodes, une de réalisation de l’œuvre et une d’exploitation. Ces deux périodes étant séparée par une procédure d’achèvement. Cet art à son dernier alinéa dispose que le droit moral ne peut être exercé que sur l’œuvre achevée. Une fois que l’œuvre est fixée par la procédure d’achèvement les coauteurs peuvent interdire que cette version soit modifiée sans leur accord. Mais avant l’achèvement les coauteurs jouissent du droit moral mais ils ne peuvent pas l’exercer. Le coauteur peut quitter l’entreprise commune en laissant à la disposition de l’équipe la partie de l’œuvre qui a déjà été réalisé. Ou il reste sans contester, il retrouvera après l’achèvement de l’œuvre l’exercice du droit dont il a été privé pendant la période de réalisation. Après l’achèvement le film est définitivement fixé, la version ne peut jamais être changée. Procédure d’achèvement= accord entre le réalisateur ou éventuellement les coauteurs et le producteur sur la version définitive (art L121-5 du CPI). Toute modification ultérieure ne peut avoir lieu du fait d’une des parties, il faut un nouvel accord.

-Droits patrimoniaux : art L132-24 CPI. Ces arts concernent les contrats d’exploitation des droits d’auteurs. Chaque auteur signe avec le producteur un contrat appelé contrat de production audio-visuelle. Par le seul effet de ce contrat il y a cession au producteur des droits d’exploitation de l’œuvre. Cet art ne concerne pas l’auteur de l’œuvre musicale, la plupart des musiciens sont membres de la SACEM qui est une société de gestion collective qui s’occupe en particulier de percevoir les droits d’auteurs pour ses adhérents et de les redistribuer ensuite. En adhérant à la SACEM ils apportent leur répertoire qui est composé des œuvres déjà composées mais aussi de leurs œuvres futures. Le musicien ne peut pas céder ses droits aux producteurs aussi s’il a cédé ses droits à la SACEM. Il s’agit exclusivement d’une cession du droit d’exploitation audiovisuelle, on cède au producteur que ce qui est nécessaire pour qu’il exerce sa fonction de producteur (que les droits d’exploitation audiovisuelle). Cela ne concerne pas les droits graphiques qui sont réservés aux auteurs, de même pour les droits théâtraux. Il s’agit d’une cession des droits d’exploitation et non une cession des revenus. Cette cession doit être assortie d’une rémunération professionnelle. Le législateur écarte la rémunération forfaitaire, il a voulu associer les auteurs au succès de leurs œuvres. La rémunération se fait donc en pourcentage, mais sur quelle assiette s’applique ce pourcentage ?

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Avant la loi de 1985 il y avait un conflit s’agissant de cette assiette. Il y a deux moyens de calculer cette rémunération : les producteurs préféraient la recette nette part producteur (la part de la recette qui va revenir au producteur quand tous les frais d’exploitation ont été payés, mais les auteurs préfèrent la recette salle (solution retenue par le législateur) qui est l’addition du prix de tous les billets vendues aux spectateursArt L132-24.

Quelque soit l’œuvre un auteur est rémunéré en pourcentage.

Section 2 : Personnes n’ayant pas la qualité d’auteur

Les personnes morales ne peuvent pas être reconnues comme auteur car elles sont inaptes à la création. Mais il y a un cas où la personne morale est reconnue comme auteur, il s’agit des œuvres collectives (art L113-5). Les personnes qui participent à une œuvre collective ne sont pas des coauteurs mais des contributeurs/participants.

§1 La notion d’œuvre collective

C’est une notion particulière au droit français, car en dehors du droit français seul le droit néerlandais reconnaît cette notion. Cette notion permet d’attribuer la qualité d’auteur à titre originaire à une personne morale. Le législateur a pensé au dictionnaire ou aux encyclopédies en créant cette œuvre, à partir de cet exemple en 1957 le législateur va raisonner sur les œuvres collectives. A l’origine de l’œuvre il y a un initiateur (personne morale), cette PM est en général un éditeur qui va prendre l’initiative de la création de l’œuvre. Il va choisir les différents contributeurs qu’on pourrait assimiler à des « sous-traitants ». Au cours de l’élaboration il va réunir les contributeurs et faire des aménagements, une fois le travail terminé l’éditeur va publier l’œuvre sous son nom. Dans cette œuvre il y a des auteurs des différentes rubriques, chaque auteur dispos d’un droit d’auteur sur sa contribution. Le droit sur l’ensemble de l’œuvre appartient à la PM, cette dernière est considérée comme l’auteur de l’œuvre et bénéficie de tous les droits découlant de cette qualité.

§2 Evolution de l’œuvre collective

La question se pose le plus souvent pour des œuvres qui sont élaborées par les salariés dans des bureaux de style/d’étude. En général il s’agit de modèle. L’employeur essaye de faire juger que l’œuvre est une œuvre collective. Dans une 1 ère étape la JP a toujours refusé de donner à ce type de création le caractère d’œuvre collective, elle estimait que la qualité d’œuvre collective ne devait être attribuée à une œuvre que de façon résiduelle (faut d’abord rechercher si l’œuvre répond aux conditions de l’œuvre de collaboration). Position des années 80 (CC 6 novembre 1979 pour les modèles de sac…). Ces modèles sont souvent contrefaits, le plus souvent le contrat de travail des salariés ne contient pas de clause de cession à l’employeur donc ce dernier n’est pas considéré comme titulaire du droit d’exploitation. Il ne peut agir en contre façon. Dès lors les personnes qui font des contrefaçons peuvent copier les modèles.

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La JP a réagit dans deux décisions de la CC du 19 février 1991 et 22 octobre 1991 : elle a estimé que dans le cadre d’une action en contre façon et en l’absence de revendication des auteurs personnes physiques l’œuvre exploitée par une personne morale est présumée être une œuvre collective. Malgré toutes ses précautions prises par la CC, la doctrine a protesté en disant que la chambre civile élargissait de façon excessive le champ des œuvres collectives. Au vu de ces critiques la CC a modifié sa motivation, 24 mars 1993 et 28 mars 1995, 9 janvier 1996 : la société qui exploite une œuvre sous son nom accomplis sur celle-ci des actes de possessions qui en l’absence de revendication des personnes physiques l’ayant réalisé sont

de nature à faire présumer à l’égard des tiers contre facteurs que la société exploitante est titulaire sur cette œuvre quelque soit sa qualification des droits de propriété incorporels. Deux conditions sont posées :

- Condition positive : la société doit exploiter l’œuvre sous son nom.

- Condition négative : la présomption de titularité des droits d’exploitations ne joue qu’en l’absence de revendication des auteurs. Il y a une petite maladresse à la fin de son motif car les CA par raccourcis disent que la PM est considérée comme auteur.

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Partie 2 : Contenu du droit d’auteur

Chapitre 1 : Droits moraux

Section 1 : Droit moral du vivant de l’auteur

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4 attributs : divulgation, paternité, droit au respect, droit de retrait/repentir.

§1 Droit de divulgation

Divulguer c’est porter une œuvre à la connaissance du public quelque soit le moyen de communication utilisé. Tout mode de communication de l’œuvre au public est considéré comme une divulgation.

Le droit de divulgation est le droit exclusif appartenant à l’auteur de décider du moment où il va communiquer son œuvre au public et de la forme que prendra cette communication. Ce droit est la prérogative la plus importante du droit morale car il gouverne la naissance et l’exercice des droits patrimoniaux.

+ Gouverne la naissance des droits patrimoniaux : à partir de la communication le droit

d’exploitation va intervenir. Il est très important pour l’auteur de garder la maîtrise de la divulgation. Même engagé dans un contrat d’édition/de commande l’auteur conserve l’initiative de cette divulgation.

+ Gouverne l’exercice des droits patrimoniaux : l’auteur décide aussi de la forme que

prendra la communication. Par exemple il va décider si son œuvre oral peut être édité, mais aussi si son œuvre écrite en français peut être traduite dans une langue étrangère… En fonction de son droit de divulgation il va décider du nombre d’exemplaire et décider aussi d’éventuelles rééditions.

Cette possibilité d’être exercé à chaque mode d’exploitation fait difficulté aujourd’hui, la majorité de la doctrine soutient que le droit de divulgation s’épuise par le 1 èr usage. Ce droit de divulgation va donner lieu à des difficultés d’application, notamment quand l’auteur est engagé dans un contrat de commande.

+ Force du droit de divulgation

-Conflit entre droit de divulgation et droit de propriété : par exemple un auteur va vendre un tableau à un client, le client peut il communiquer ce tableau au publique et peut il tirer des revenus de ce tableau ? Art L111-3 CPI : principe de l’indépendance du droit d’auteur par rapport au support matériel. Cela signifie qu’il y a une distinction fondamentale entre le droit de l’auteur et le droit du propriétaire du support. En raison de cet article la réponse à la question est négative, la propriété du tableau n’a un droit que sur le support. Malgré la vente du support tous les droits d’auteurs restent sur la tête de l’auteur. Le droit de divulgation est très fort car il prive le propriétaire du support du fructus.

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CC 29 novembre 2005 sur une donation d’une étude qu’a fait un peintre pour préparer des

décors de théâtre. CC a jugé que la donation de l’œuvre n’emportait pas divulgation au

public mais seulement pour l’acquéreur.

-Conflit entre le droit de divulgation et le principe de la force obligatoire du contrat. Dans le cas du contrat d’entreprise, une personne commande une œuvre à un auteur. L’auteur peut il se retrancher derrière son droit de divulgation pour refuser de livrer l’œuvre commandée ?

CC WHISTLER 14 mars 1900 : c’était un peintre anglais réputé pour avoir mauvais caractère,

il a reçu la commande d’un tableau d’un commanditaire. Plus tard W refuse de le livrer car le résultat ne lui plaît pas et qu’il était pas digne de son talent. L’histoire dit qu’il a refusé de livrer car il était mécontent des honoraires obtenus pour réaliser le tableau. Le commanditaire a assigné le peintre devant les tribunaux. La CC a rendu cette décision qui est ambiguë. « La convention par laquelle un peintre s’engage à exécuter un portrait moyennant une somme déterminée est un contrat d’une nature spéciale, en vertu duquel la propriété n’est définitivement acquise à la partie qui l’a commandé que lorsque l’artiste a mis le tableau à sa disposition et qu’il a été agréée par elle ». La volonté de divulguer l’œuvre commandée se manifeste par la livraison.

Que va-t-il se passer quand l’œuvre est déjà livrée ? Cour de Paris ROUAULT c/ VOLLART 9 mars 1947 : Au 19 ème et début du 20 ème il y avait beaucoup de marchands de tableaux qui était aussi des mécènes. Un marchand de tableau permettait à un peintre d’avoir un atelier (et l’entretenir) et le peintre promettait au marchand des points de peinture, la difficulté c’est que l’atelier de ROUAULT était dans les locaux de VOLLART, à l’occasion de la succession de VOLLART il a fallut distinguer dans la masse des œuvres de l’ateliers celles dont la propriété avait été transmise à VOLLART et celles conservées par ROUAULT. Il a fallut recourir à une autre analyse. La distinction s’est faite autour du point de savoir quelle œuvre avait été divulguée et celle qui ne l’était pas. La JP a analysé les habitudes du peintre, ROUAULT pour manifester qu’une œuvre était achevée l’a signait. La réponse est positive mais l’auteur devra indemniser le commanditaire frustré. Ici on a conflit entre deux droits dits absolus. L’auteur aurait pu rester indépendant. On le sanctionne car il s’est engagé dans un contrat qu’il n’était pas sur de remplir. En cas de préjudice il sera obligé de réparer ce préjudice. Préjudice qui peut être moral. La sanction de l’auteur ne peut être que pécuniaire car il a une obligation personnelle de faire (pas d’astreinte ou d’exécution forcée).

Le droit de divulgation est très fort car il paralyse les règles normales du transfert de

propriété.

Des fois le commanditaire n’exécute pas ses obligations contractuelles, on peut avoir le droit à l’exécution forcée.

CC 16 mars 1983, concernant un sculpteur se nommant DUBUFFET. Il était bénéficiaire d’une

commande pour une sculpture nommée le salon d’été. Cette sculpture était destinée à ornée le siège social de la société. Il était prévu que le commanditaire se chargeait de l’exécution matérielle de la structure. Or le commanditaire n’exécute pas comme promis la sculpture en question. La divulgation dépend de l’exécution matérielle du commanditaire, dès lors la non exécution du commanditaire faisait obstacle à la divulgation de l’œuvre.

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DUBUFFET obtient gain de cause, le commanditaire est condamné à réaliser la structure sous astreinte. Lorsque la divulgation de l’œuvre d’un auteur dépend de l’obligation d’un tiers. Si le tiers ne respecte pas son obligation il fait obstacle à la divulgation de l’œuvre de l’auteur.

§2 Droit à la paternité

Art L121-1 CPI : droit au respect du nom et de la qualité d’auteur. L’auteur peut exiger que l’œuvre soit diffusée au public sous son nom. Dans les œuvres publicitaires il est extrêmement rare que dans un visuel on trouve le nom du photographe ou du graphiste qui a créé l’affiche. Normalement c’est une atteinte au droit de paternité. On a 2 opérateurs de poids économiques différents, à savoir le producteur/publicitaire qui a un poids important et le créateur qui a un poids moindre (menace de licenciement ou de suppression des contrats).

Facette positive : droit pour l’auteur d’exiger que son nom figure sur l’œuvre Facette négative : droit d’exiger que l’œuvre soit publiée comme anonyme/pseudonyme.

Le problème essentiel de ce droit est l’existence des contrats portant sur la paternité d’une œuvre. Le droit à la paternité est incessible. La pratique connaît des conventions portant sur ce droit, presque exclusivement dans le domaine de l’édition. On appelle cela des contrats de « nègres » : un auteur s’engage a écrire pour le compte de l’éditeur un ouvrage publié sous le nom d’un tiers. Il y a certains auteurs qui sont récalcitrants. Ex 1 : Affaire MONPESAT CA de Paris 10 juin 1986, souvenirs de m. SEGAL qui raconte ses aventures, mises en forme par monsieur de MONPESAT. Œuvre qui à un grand succès, mais monsieur MONPESAT est mécontent de ce qu’il a touché d’où sa réclamation. Ex 2 : CA 1 er juillet 1989 BRAGAMCE, ouvrage publié sous le nom de Michel « De Grèce » mais écrit par BRAGAMCE. Livre qui a du succès.

Dans ces deux affaires la CA de Paris n’a pas annulée les conventions portant sur le droit à la paternité. La CA dit qu’il s’agit d’œuvres de collaboration entre les deux auteurs. Ce sont des arrêts en contravention avec les PGD du droit d’auteur : les idées et les infos ne sont pas protégés par les droits d’auteur or ici ils sont protégés. Pas de pourvoi en cassation dans ces deux affaires car il y a eu des transactions entre les auteurs.

§3 Droit au respect

Art L121-1. Droit pour l’auteur d’exiger que sont œuvre ne soit pas modifié sans son consentement. Cette question ne se pose que quand l’œuvre a été divulguée au public.

A) Droit au respect et des contrats d’exploitation

En matière de droits d’auteur il y a 2 sortes de contrats d’exploitation.

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+ Les contrats d’exploitation proprement dit (édition, représentation et reproduction audiovisuelle). C’est dans ce cas que le droit au respect est le plus fort. Art L121-5 : aucune modification ne peut être apportée sur l’œuvre audiovisuelle achevée sans l’autorisation des personnes ayants pris part à la procédure d’achèvement.

Ex : Ajout d’une musique à un film muet, exemple du Kid (Charlie Chaplin) CA de Paris 29

avril 1959.

Ex 2 : Affaire Huston, film Asphalte Jungle: affaire de colorisation d’un film en N&B sans

l’autorisation de l’auteur. Il s’agit d’une œuvre américaine, aux USA le producteur est considéré comme l’auteur unique du film. Application de la loi française à une œuvre américaine, la CC a jugée que les lois sur le droit d’auteur était des lois d’applications immédiates d’où la mise en l’écart du droit américain en France, par conséquent condamnation de la chaîne TV qui a colorisé.

Dans le contrat d’édition art L132-11 : aucune modification ne peut être apportée à l’œuvre par l’éditeur sans l’autorisation écrite de l’auteur. Autorisation écrite donnée au coup par coup et non de manière générale car ce serait une cession/renonciation au droit moral.

Ex : Affaire de la suite des Misérables, Un des héritiers de V. Hugo a protesté contre la

publication d’une suite donnée aux misérables. Dans un 1 er temps la cour de Paris a dit qu’il

s’agissait d’une violation du droit moral (31 mars 2004). Mais par la suite CC estime qu’il s’agissait d’une adaptation (30 janvier 2007).

En matière de contrats de représentation c’est l’art L132-22 : l’œuvre doit être représentée conformément aux usages de la profession. Il ne peut pas y avoir de chahut dans la salle de spectacle, il faut s’assurer que les conditions de calme soient respectées.

+ Le droit au respect et l’adaptation de l’œuvre : les choses sont compliquées car il faut concilier le droit moral avec la liberté reconnue à l’adaptateur. A partir de quel moment on quitte le terrain de la liberté nécessaire de l’auteur pour entre dans celui de la violation.

Pour essayer de guider les juges dans leur appréciation de la violation, la CC est intervenu le 22 novembre 1966 dans une affaire appelée le dialogue des Carmélites. Il est rare que la CC donne des directives aux juges du fond, la CC dit que pour juger de la fidélité d’une adaptation les juges du fond doivent rechercher si l’œuvre seconde à respecter l’esprit, le caractère et la substance de l’œuvre originale. Il y a violation lorsqu’il dénature l’œuvre adaptée, soit il modifie l’esprit de l’œuvre ou s’il modifie les caractères des personnages.

CC 12 juin 2001, adaptation au cinéma du Petit Prince, les héritiers de St Exupéry on estimait

que l’adaptation au ciné dénaturait l’œuvre. CC : « l’adaptation au ciné d’un livre implique une certaine liberté pour l’adaptateur, il n’y a pas violation du droit au respect dès lors que l’œuvre adaptée respectait l’esprit de l’œuvre préexistante. Et que bien que comportant un apport personnel de l’adaptateur elle reproduisait fidèlement l’intrigue et le caractère du personnage principal.

B) Droit au respect et la cession du support matériel

La question se pose en majorité pour les œuvres graphiques ou plastiques. Le droit de divulgation paralyse un des aspects du droit de propriété qui est l’usus.

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Est-ce que le propriétaire du support matériel d’une œuvre peut la détruire ? En modifier l’aspect extérieur ou la laisser se dégrader ? Question posée dans une affaire concernant le peintre Bernard Buffet : il avait peint un réfrigérateur, ce dernier a été vendu aux enchères au profit d’une œuvre caritative. L’acquéreur du réfrigérateur avait découpé chacun des panneaux du réfrigérateur et les a vendu séparément. Protestation de l’auteur au nom du droit au respect, atteinte au respect de l’œuvre. CC lui donne raison le 6 juillet 1965 : rejet du pourvoi en disant que le droit moral appartenant à l’auteur lui donne la faculté de veiller après la divulgation à ce que son œuvre ne soit ni dénaturé ni mutilée. Affaire VASARELY de la cour de Versailles (28 janvier 1999) : le peintre avait peint 31 panneaux destinés à orner la salle à manger de la direction. Des panneaux ont disparus, on a dissocier ce que l’auteur considérait être un ensemble. Les tribunaux lui donne raison sur l’atteinte au droit moral et au droit au respect. Le droit au respect de l’auteur est plus fort que le droit de propriété et paralyse l’abusus.

Dans la JP la plus récente le droit au respect connaît au moins 2 limites :

- CC 3 décembre 1991 : fontaine édifiée pour le compte d’une commune. Avec le temps cette fontaine s’est dégradée. Selon sculpteur la commune est tenue de l’entretien. La CC lui a donné tort (au sculpteur) pour deux raisons : Seul justifie la mise en avant du droit au respect des actes graves mettant en péril l’existence même de l’œuvre. Ces actes graves doivent être le fait du propriétaire même de l’œuvre.

- Limite pour un type d’œuvres : à caractère utilitaire et que celle-ci est une œuvre architecturale. Deux arrêts de la CC éloignés dans le temps, 7 janvier 1992 et 11 juin 2009. Lorsque l’œuvre a un aspect utilitaire le propriétaire a le droit d’apporter des modifications justifiées par des besoins nouveaux sous réserve d’une autorisation de l’autorité judiciaire sur leurs importances et sur les circonstances qui l’ont conduit à y procéder.

§4 Droit de retrait/repentir

Art L121-4. On va rencontrer la force obligatoire des contrats. On part dans l’hypothèse ou l’auteur a conclut avec un tiers un contrat d’exploitation. LE droit de retrait permet de revenir pour retirer l’œuvre de la circulation soit pour la retirer dans le but de la modifier et de l’exploiter à nouveau (repentir).

Précaution du législateur contre l’exercice à la légère de ces droits et pour tenir compte des intérêts de l’exploitant. Ce sont des précautions de nature financières.

- Avant d’exercer le droit de retrait/repentir l’auteur doit indemniser à l’avance son cessionnaire du préjudice qu’il aura subi. Comment évaluer ce préjudice. Exigence peut paralyser le droit de repentir/retrait.

- Précaution qui touche que le droit de repentir : pour éviter le détournement du droit de l’auteur, la loi exige que ce dernier propose par priorité son œuvre à l’exploitant d’origine et a à des conditions financières identiques à celles du contrat initial.

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- Le droit de retrait/repentir ne peut être exercé que pour des raisons artistiques ou esthétiques (CC 14 mai 1991 : retrait/repentir pour des raisons financières rejeté).

Section 2 : Droit moral posthume

§1 Droit moral est perpétuel

Qui peut exercer le droit moral en cas de successions vacantes ?

A la mort de l’auteur le droit moral se transforme par les faits de la morte de l’auteur. Du

vivant de ce dernier est un droit égoïste. Droit n’est pas fait pour satisfaire les intérêts de l’auteur lui-même.

Don qui doit être exercé dans l’intérêt d’un tiers). Il faut organiser un contrôle sur l’exercice du droit moral. Prérogatives du droit moral sont pepertuelles sauf a le droit de retrait et de repentir. Art L121-12 traitent des héritiers pour le droit au respect et d’un ordre au droit de divulgation. On trouve les descendants au premier rang, la dévolution n’est pas bloquée à la 1 ère génération. Puis cet article désigne le conjoint : il ne faut pas de remariage après le décès de l’auteur. Pour droit de divulgation, en l’absence d’enfant transfère de droit au conjoint s’il ne se remarie pas. Puis il y a les héritiers autres que les descendants (père et mère, frères et sœurs) : s’ils ont accepter le reste de la succession. Pour les descendants la condition n’existe pas. Dans le 3 ème ordre il faut qu’ils aient recueillis tout.

Cas de l’absence de successibles

Les successibles disparaissent avec l’écoulement du temps, la question se pose surtout pour

le droit au respect. Qui peut exercer ce droit alors qu’il n’y ait plus personne qui peut se

rattacher par un lien successoral à l’auteur ? On a 2 associations qui peuvent exercer le droit au respect : société des gens de lettre (SDGL) fondée par V. Hugo dont la fonction est de propagé et défendre la langue et la culture française, centre national du livre (CNL) rattaché au ministère de la culture ce centre a dans ses statuts la fonction de veiller au respect du droit moral même après la mort de l’auteur et même après la chute de l’œuvre dans le domaine publique. Le droit d’agir pour ces organismes est difficilement admis par la JP.

- Organismes ne peuvent agir que en cas de déserrance. TGI de Paris du 5 mars 1997.

- Organismes peuvent agir dans certains cas (affaire des liaisons dangereuse et CA de Paris 14 juin 1972 affaire Le bossu) la JP a dénié le droit d’agir en justice pour la défense du droit moral. L’argument est que la défense du droit au respect dans une affaire particulier mettant en cause le droit au respect d’un auteur n’est pas la défense d’un intérêt pro. Or il résulte de la loi (art L331-1 indice 2 CPI) que les associations n’ont vocation que pour agir pour la défense des intérêts de la profession. Cette attitude des tribunaux s’est modifiée dans l’affaire de la suite des Misérables (CA de Paris du 31 mai 2004 et CC 1 ère civile du 30 janvier 2007), la société

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des gens de lettre est intervenue au côté de Pierre Hugo pour défendre les intérêts des auteurs. Son intervention a été jugée recevable par la CA de paris et la CC : elle n’exerçait pas le droit moral à titre personnel mais entendait protester contre la pratique des suites d’ouvrages romanesques susceptible d’avoir des répercussions sur les intérêts de ses membres.

§2 Droit fonction

Contrôle de l’exercice du droit moral. Ce n’est plus un droit absolu par conséquent il doit pouvoir être contrôlé, le contrôle de l’exercice n’est prévu que pour le droit de divulgation (art L121-3). Il n’y a donc pas de contrôle de l’exercice du droit au respect. Ce contrôle a été étendu par la loi de 1985 au contrôle du droit d’exploitation (art L122-9).

Qu’est ce que prévoit cet article pour le contrôle de la divulgation ? En cas d’abus de droit dans l’usage ou le non usage du droit de divulgation (ou d’exploitation) les tribunaux peuvent prendre toutes mesures appropriées. Ils peuvent être saisis notamment par le ministre de la culture. Dès lors qui peut agir ? Et il faut définir la notion d’abus de droit.

A) Qui peut agir ?

On sait que le ministre de la culture peut agir, il a agit notamment dans l’affaire du peintre FOUJITA (CA de Versailles 3 mars 1987 et CC 28 février 1989), affaire pendante au vote de la loi de 2005. Pendant la discussion de la loi le ministre Jack Lang était au courant de cette affaire et du fait qu’il devait prendre partie. Des éditeurs de livre d’art voulaient publier un ouvrage de référence pour les œuvres de FOUJITA dont la veuve s’opposait à la publication de cet ouvrage de toutes ses forces. Il n’était pas question à proprement parler du droit de divulgation. Il était d’avantage question de divulgation sur un autre mode ou tout simplement de droit d’exploitation. Jack Lang à l’initiative de la modification de la loi de 1957 a inclus dans la loi de 1985 l’abus notoire du droit d’exploitation.

La JP donne des ex de personnes pouvant agir : l’éditeur de l’auteur défunt peut agir (affaire MONTHERLANT : édition des correspondances de Montherlant Tribunal de Paris 1982, affaire Antonin Artaud cour de paris décembre 1997 rejet par CC le 24 octobre 2000). Les autres héritiers peuvent agir (13 septembre 1979 : œuvres de Marguerite Duras). Est aussi admis à agir un des co-titulaires du droit de divulgation (CC 3 novembre 2004 s’agissant des papiers d’un explorateur).

B) Conditions de l’action

Action possible en cas d’abus notoire selon les textes.

Définition selon langage courant de l’abus notoire : abus dont l’existence ne suppose aucune discussion. Il y a dans les arrêts précités, il y a abus notoire quand le titulaire du droit de divulgation viole une volonté certaine et délibérée de l’auteur soit dans un sens soit dans l’autre.

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Dans les arrêts FOUJITA et Antonin Artaud, les tribunaux analysent la volonté des auteurs, ils voulaient un grand rayonnement et donc voulait la publication. La personne qui s’opposait à la publication était coupable d’abus notoire. Artaud a signé un contrat d’édition pour ses œuvres complètes, à sa mort la question se pose pour le droit du cocontractant et de ses héritiers. Un des petits enfants s’est opposée à la communication des œuvres complètes.

Quand l’auteur n’a pas pris position, ou quand il a tout le temps changer d’avis s’agissant de la publication de ses œuvres de son vivant et qu’il décède, on ne peut pas présumé qu’il ait accepté ou non. Le TGI analyse la volonté de MONTHERLAND : il a toujours changé d’avis sur la publication de sa correspondance. Dès lors il n’y a pas d’abus notoire. Même chose pour l’explorateur, s’agit de la publication de papier d’explorateur : aucune volonté de publier de prime abord.

Chapitre 2 : Droits patrimoniaux

Composante : droit d’exploitation distinguer du droit de suite. Il y a un droit de reproduction et un droit de représentant, cession pour des raisons historiques (lois révolutionnaires). Caractères de ce droit : ce sont des droits exclusifs puisqu’il naisse sur la tête de l’auteur et ils sont gouvernés par une divulgation. C’est un droit cessible, contrat possible sur le droit d’exploitation mais pas sur le droit de suite. Ce son des droits limités dans le temps (70 ans après la mort).

Section 1 : Contenu de ce droit

§1) Droit de reproduction

C’est le droit exclusif appartenant à l’auteur d’autoriser ou d’interdire la reproduction de son œuvre. Et d’en tirer une rémunération. La reproduction s’est faire figurer cette œuvre sur un support matériel. Toute initiative d’un tiers consistant à faire figurer l’œuvre sur un support matériel même sur un exemplaire est considérée comme reproduction. L’accès à l’œuvre par l’intermédiaire d’un support matériel est une reproduction.

Corollaire : droit d’adaptation et droit de traduction. Ces droits sont en général cédés en même temps que le droit de reproduction. Le tiers doit demander l’autorisation de l’auteur à chaque reproduction et lui verser une redevance. En droit français les redevances versées aux auteurs s’appellent des droits d’auteurs. Le terme de copyright ou royalties n’existe pas en droit français. Toute initiative prise par n’importe qui pour mettre l’œuvre à la disposition des autres sous forme de support est considérée comme une reproduction. L’intérêt c’est qu’il y a des exceptions nombreuses. Ce sont ces exceptions qui posent problème.

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§2 Exceptions au droit de reproduction

a- Principe général

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Les exceptions figurent à l'article L 122-5, il contient de nombreuses exceptions qui concernent le droit de reproduction, le droit de représentation ou les deux. Toutes les exceptions sont soumises à un principe général qui est celui de l'interprétation restrictive, pour bénéficier de l'exception il faut se placer exactement dans la circonstance et les conditions d'application visées par le texte. Elles doivent également satisfaire le test en 3 étapes, même si l'exception est prévue par un texte, le tribunal doit vérifier que le cas particulier l'exception dont se prévaut est conforme à trois conditions que l'on retrouve dans la directive droit d'auteur dans la société de l'information, d'abord les exceptions doivent être limitées à certains cas spéciaux, ensuite l'exception ne doit pas porter atteinte à l'exploitation normale de l'œuvre protégée, enfin l'exception ne doit pas causer un préjudice injustifié aux ayant droits.

b- Question de la copie privée

Art. L 122-5 2 ème , lorsque l'œuvre a été divulguée l'auteur ne peut interdire les copies ou reproduction strictement réservées à l'usage privée du copiste et non destinée à une utilisation collective. Pour rentre dans le cadre de l'exception, il faut réunir trois conditions cumulatives:

- La copie doit être réalisée par le copiste lui-même

- Elle doit être réservée à son usage privé

- Elle ne doit pas être utilisée de manière collective

La Cour de Cassation a été confrontée à la question de la définition du copiste à cet égard elle a rendu un arrêt le 7 mars 1984, plusieurs éditeurs d'ouvrages scientifiques ont mandaté une personne qui sous contrôle d'un huissier à photocopié l'intégralité d'ouvrages scientifiques, les éditeurs ont fait un procès à l'officine de photocopies en disant qu'on était pas dans le cadre de la copie privée car la copie avait été faite par une personne et qu'elle n'avait pas été faite pour l'usage privée de cette personne. La Cour de Cassation a dit que dans le cas de l'espèce le copiste est celui qui détenant dans ces locaux le matériel nécessaire à la conception de photocopies exploite ce matériel en le mettant à la disposition de ces clients. Le copiste ici est l'officine de photocopies et on le dissocie de l'utilisateur de la copie. A priori cet arrêt est curieux, mais depuis 1984 ce motif est reproduit dans les affaires de copies privées. La Cour de Cassation a entendu obliger à verser des droits d'auteur ceux qui font commerce de l'exploitation d'œuvres protégés sans payer de droits d'auteur.

c- La question de la copie des œuvres musicales

En 1985, les producteurs de disque et de films ont mis en avant que la copie privée était devenue un nouveau mode d'exploitation. Le législateur a instauré la rémunération pour copie privée qui est une taxe qui assise sur le support d'enregistrement vierge et rémunérant les artistes, producteurs ou éditeurs, elle est payée par le fabricant ou l'importateur au forfait.

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Tout internaute qui veut copier une œuvre par un système Peer to Peer met à disposition ses propres fichiers, si on analyse ce système celui qui se raccorde au système reproduit à destination du public les œuvres qui figurent dans ces fichiers et ce sans autorisation. Celui qui va chercher un fichier va profiter de la contrefaçon en connaissance de cause est un receleur de contrefaçon. La contrefaçon est punie de 4 ans d'emprisonnement et de 400 000€ d'amende, face à ce phénomène les tribunaux ont intenté des poursuites au hasard ce qui a entrainé une application anarchique et injuste de la loi due au hasard, une inadéquation de la réponse pénale et l'incompréhension du corps social.

Dans la loi DADVSI, il était prévu de responsabiliser les auteurs de logiciels Peer to Peer (L 335-1-3), le législateur a essayé un système de riposte graduée censuré par le Conseil Constitutionnel (DC 27 juillet 2006). La loi du 12 juin 2009 s'est engagé dans un nouveau système de riposte graduée diligentée par une autorité administrative HADOPI, qui est censuré de nouveau par le Conseil Constitutionnel (DC 10 juin 2009) en raison du fait qu'une sanction pénale ne peut être prononcée par une autorité administrative. Cette loi a été réexaminée le 28 octobre 2009, relative à la protection pénale de la PLA sur internet (HADOPI 2). Cette loi est d'application immédiate et se concentre sur le FAI et le titulaire de l'accès qui est considéré comme gardien de la connexion, elle met en place le système de riposte graduée et la mission d'HADOPI est d'adresser des avertissements aux abonnés pour leur signaler qu'ils ont réalisés des copies non autorisées. La suspension de l'accès ne peut pas être prononcée par l'HADOPI et doit être prononcée par une autorité pénale.

§3 Le droit de représentation.

1-

Principe

Représenter une œuvre (L122-2) c'est communiquer l'œuvre directement au public sans l'intermédiaire de support matériel, par tout type de moyen ou méthode.

Le droit de représentation est le droit exclusif appartenant à l'auteur d'autoriser ou d'interdire la communication directe de l'œuvre au public et la perception à cette occasion d'une rémunération. Cette rémunération peut être unique ou plurale, et peut donner lieu à plusieurs versements de droits d'auteur. Pour un concert, cette initiative peut toucher plusieurs publics ceux qui sont au concert, ceux pour qui le concert est diffusé par des moyens de télévision, si un hôtelier prend l'initiative de diffuser l'émission dans ces salons il devra payer une redevance soumise. Donc chaque fois qu'un opérateur prend une initiative de représenter une œuvre pour un autre public il devra verser une redevance. On peut se demander ce qu'il se passe dans les chambres d'hôtel, pour balancer l'initiative qu'il a pris d'installer des télés ou des radios dans ces chambres.

En autorisant la représentation audiovisuelle ou radiotélévisée cela ne modifie pas le champ de l'autorisation car il autorise la réception dans une multitude de lieux privés, cf. 1 ère Civ. 23 novembre 1971 Hôtel Le Printemps, en revanche si l'hôtelier à un système de

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câblodistribution dans son hôtel, il doit payer une redevance (CA Paris 18 septembre 1974, Hôtel Hilton). 1 ère Civ. 6 avril 1994, arrêt CNN, a partir de cet arrêt la Cour de Cassation estime que l'ensemble des clients d'un hôtel bien que chacun occupe à titre privée une chambre individuelle constitue un public auquel la direction de l'établissement transmet des programmes de télévision pour les besoins de son commerce exerçant ainsi une initiative donnant prise au droit de représentation, cf. CJCE 7 décembre 2006, Hôtel Raphael.

2- Exception (L 122-5 1 ère )

Pour être dans le cadre de l'exception, il faut que la représentation soit gratuite, privée et réalisée dans le cercle de famille. Un cercle de famille ce n'est pas une réunion de personne due au hasard, une réunion de personne liée par une communauté d'intérêts. Un cercle de famille est une réunion de personnes liées par un lien de parenté ou d'alliance ou par des liens d'amitié. C'est une exception au droit de représentation et pas au droit de reproduction.

§4 Le droit de suite

1- Physionomie générale

Le droit de suite à été crée par une loi du 20 mai 1920, et a été repris à l'article L.122-8. En 1920, il a été crée pour répondre à un besoin à savoir que les auteurs d'œuvres graphiques et plastiques ont peu d'occasions d'exercer les prérogatives classiques du droit d'auteur tant pour la reproduction que la représentation. De plus l'auteur d'une œuvre graphique et plastique est entièrement liée à la vente du support matériel or on constate que certaines œuvres qui ont été vendues peu chères vont atteindre une grande valeur. C'est pourquoi en 1920, le droit de suite a été crée au bénéfice des auteurs d'œuvres graphiques et plastiques, le législateur a assorti ce droit d'une condition d'incessibilité de son droit de suite qui ne peut être l'objet d'un legs.

2-

Régime

Le marché de l'art a été hostile au droit de suite car il a longtemps été une particularité française. La directive du 27 septembre 2001 a étendu à tous les états membres le droit de suite, la transposition a modifié le fonctionnement du droit de suite.

Le champ d'application a été élargie quant aux œuvres, en principe les œuvres graphiques et plastiques sont en un exemplaire, et la directive l'a étendue aux œuvre à originaux multiples (photographie 15, lithographie 45, bronze 9) et la loi s'applique aux exemplaires en quantité multiple exécuté par l'artiste lui même ou sous sa responsabilité et ca exclut les originaux multiples après la mort de l'auteur. Le champ d'application a été élargie quant aux ventes, avant le droit s'appliquait aux ventes aux enchères publiques ou par l'intermédiaire d'un commerçant ce qui nécessitait un décret d'application qui n'a jamais été pris, la responsabilité de l'état a été engagée (CE 9 avril 1993) et le droit de suite ne s'appliquait qu'aux ventes aux enchères publiques.

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Le droit de suite s'applique à toute vente après une première cession faire par l'auteur ou ses ayant droits à conditions qu'intervienne en temps que vendeur, acheteur ou intermédiaire un professionnel du marché de l'art.

Le droit de suite se calcule en pourcentage du prix de vente qui va revenir à l'auteur ou ses ayant droits (avant la directive 3% à partir de 750€), le versement du droit de suite est à la charge du vendeur et l'exercice du droit de suite est subordonné à une déclaration d'intention de l'auteur ou de ses ayants droits (ADAGP: association des auteurs d'œuvres graphiques et plastiques). La directive fixe un taux dégressif, pour les œuvres les moins chères jusqu'à 50000€ (4%), entre 50 000 et 200 000€ (3%), entre 200 000 et 350 000€ (1%), entre 350 000 et 500 000 (0,5%) et 0,25% pour les œuvres dont le prix excède 500 000€ et plafonné à 12500€.

§5 Droit patrimonial posthume

A)

Droit d’exploitation

1)

Œuvres publiés du vivant de l’auteur.

-Durée du droit : vie de l’auteur + 70 ans. Pour certaines œuvres on ne compte pas à partir du décès de l’auteur. -Titulaire du droit : art L123-1 ayants droit de l’auteur et les cessionnaires de l’auteur et ses cessionnaires. CS a un usufruit spécial sur le droit d’exploitation à condition qu’il ne soit ni divorcé ni séparé, et qu’il ne se soit pas remarié après le décès de l’auteur.

2) Œuvres posthumes

Art L123-4 Si l’œuvre posthume est publiée pendant la durée du monopole, les titulaires seront les ayants droits. La durée de protection sera le temps restant entre la date de publication et la chute de l’œuvre dans le domaine public.

Si l’œuvre est publiée après l’extinction du monopole. Le droit d’exploitation appartient au propriétaire du support. Durée de 25 ans à compter de la publication

B) droit de suite

C’est un droit incessible même après le décès de l’auteur (pas de legs). Transfert par dévolution légale seulement.

Section 2 : mise en œuvre du patrimoine.

Avant la loi de 1957 les contrats d’exploitation du droit d’auteur n’étaient soumis à aucune règle particulière. Le législateur s’est rendu compte qu’en matière de droits d’auteurs les contractants étaient de poids éco différents. L’auteur était peu au courant des subtilités juridiques.

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En 1957, modification du législateur. Il entoure les contrats d’exploitation du droit d’auteur de règles impératives de droit public destinée à protéger l’auteur (partie faible du contrat). Règles assorties d’une nullité relative.

§1 Conclusion du contrat

Série de conditions de forme et de fonds.

A) Conditions de forme

+ Exigence du consentement personnel de l’auteur (art L132-7). La condition s’applique à

tous les contrats d’exploitation du droit d’auteur. On veut s’assurer de la réalité de la décision de divulgation. Cette exigence s’applique à tous les auteurs même aux incapables.

Le fait même de conclure le contrat nécessite l’intervention personnelle.

+ Exigence d’un écrit (art L131-2). Tous les contrats doivent être constatés par écrit, il s’agit

donc d’une règle de preuve et non de forme. Les contrats d’exploitation du droit d’auteur ne peuvent qu’être prouvé par écrit (contrat de cession du droit d’adaptation audiovisuelle art L131-3, contrat d’édition, contrat de représentation, contrat de production). En 1985 la pratique était que le droit d’adaptation audio visuelle était cédé en même temps que le droit d’édition, les auteurs ne faisaient pas attention à ce qu’ils signaient. La cession du droit d’adaptation audio visuelle doit être faites dans un contrat séparé de celui d’édition. Cette disposition qui exige un écrit est dérogatoire au droit commun de la preuve, l’interprétation sera restrictive (seuls la preuve des contrats visés par le texte doit être visée par écrit). Ces contrats sont des contrats mixtes car ils unissent un auteur (non commerçant) avec un exploitant qui lui est commerçant. La personne privée a la liberté de la preuve contre le commerçant dès lors.

B) Conditions de fond

Art L131-1 : interdiction de la cession globale des œuvres futures. On veut protéger l’auteur contre la tentation qu’il aurait de céder une fois pour toute à un seul exploitant la totalité de sa production future. Interprétation délicate, car il est fréquent que l’auteur cède des œuvres qui ne sont pas encore réalisées. La doctrine a présentée plusieurs interprétations de cette cession. Interprétation exégétique : la prohibition de cet art s’applique dès lors que la cession porte sur toutes les œuvres à venir de l’auteur et sur tous les droits sur ces œuvres. L’interprétation doit être rejetée car elle donne peu d’impact à cet article. L’interprétation extensive soutient que l’art L131-1 condamne toute cession à partir du moment où elle porte au moins sur 2 œuvres non identifiées dans le contrat. L’interprétation médiane veut qu’il y a cession des œuvres futur dès lors qu’il n’y a pas de limite temporelle et pas de limite dans le nombre d’œuvres. Le législateur a posé une exception à l’interdiction de la cession globale des œuvres futures, il s’agit de l’art L132-4 qui intéresse la clause de préférence des éditeurs (ménagé à un éditeur qui a pris un risque en publiant un auteur inconnu une faveur pour le risque pris en lui donnant la possibilité d’avoir une priorité sur la publication des œuvres futures. Mais ce droit de préférence est limité pour chaque genre soit à 5 ouvrages nouveaux soit à la production de l’auteur pendant 5

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ans. JP abondante en la matière notamment pour définir la notion de genre. Cette clause de préférence se rachète.

§2 Exécution du contrat

Les obligations de l’exploitant sont au nombre de deux.

A) Obligation d’exploiter

Il contracte vis-à-vis de l’auteur l’obligation de mettre en œuvre le droit qui lui a été cédé. Cela figure dans la partie du code traitant de l’édition (art L132-1). En général l’auteur contracte pour que son œuvre soit diffusé auprès du public, la mission de l’exploitant est de diffusé l’œuvre dans le publique. La rémunération de l’auteur est fonction du nombre d’exemplaires vendus, place de théâtre ou cinéma vendu. La rémunération dépend du niveau d’exploitation.

B) Obligation de verser une rémunération à l’auteur.

Ce sont des droits d’auteurs et non des royalties. S’agissant de cette rémunération il y a le principe et l’exception. Le principe est énoncé à l’art L132-5 CPI, rémunération proportionnelle : pourcentage du prix de vente de l’œuvre ou plus exactement du prix payé par le public pour avoir accès à l’œuvre. Cela s’oppose à la rémunération forfaitaire. Pour protéger l’auteur de la cession contre un forfait, le législateur rejette le système du forfait. Quand le public paye un prix pour avoir communication d’une œuvre, la rémunération versée à l’auteur est proportionnelle à ce prix. La difficulté est que le législateur quand il choisit la rémunération proportionnelle donne l’assiette de la rémunération mais il ne choisit pas le quantum. D’une façon générale la moyenne est de 7 et 10% du prix HT du livre. Si bien que dans certains cas quand le quantum est trop faible on utilise les règles de droit commun, notamment le droit de la vente.

Le législateur a prévue des hypothèses assez larges où par exception on peut recourir au forfait. + Choix du forfait : art L131-4 permet le choix du forfait dans certaines hypothèses. Au titre des exceptions on trouve que par exception le choix du forfait est autorisé quand la base de calcul de la rémunération proportionnel ne peut pas pratiquement être déterminée. Il s’agit de toutes les hypothèses diffusées à la TV, les droits sont vendus au forfait et la rémunération versée aux auteurs est faites sous forme de forfait. Par ailleurs, c’est le cas pour les œuvres publicitaires. Art L132-6 prévoit une liste d’œuvres pour lesquelles par exception à la rémunération proportionnelle, le forfait est autorisé. Par exemple les ouvrages scientifiques, éditions de luxe, encyclopédie… A l’inverse il y a des œuvres peu cher à produire avec une diffusion importante, éditions populaires à bon marché, album de coloriages… Puis on a des annexes, accessoires, des œuvres. Il s’agit des préfaces, annotations, illustrations, traductions, livres de prières…

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+ Révision du forfait : le forfait peu être disproportionné par rapport au profit réalisé par l’exploitant. En cas de succès inattendu le forfait peut aussi être injuste. Art L131-5 : action en rescision pour lésion, lésion au détriment de l’auteur de plus de 7/12 ème . La différence avec le droit commun est que le déséquilibre peut être une imprévision (déséquilibre en cours du contrat).

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Titre 2 : La propriété industrielle

Partie 1 : La protection d’un résultat technique (droit des brevets d’invention)

§1 Définitions

On entre dans le domaine de la protection avec formalité, c'est-à-dire soumise à l’exigence d’un dépôt suivi d’un enregistrement. Dépôt devant l’INPI qui est chargé de délivrer les titres de propriété industrielle à la suite de la demande.

Art L611-1 et suivant.

Brevet d’invention : titre délivré par les pouvoirs publics en l’occurrence l’INPI donnant à son bénéficiaire moyennant le respect d’obligations un monopole d’exploitation limité dans le temps (20 ans à compter du dépôt de la demande) le droit d’exploiter une invention.

L’objet est une invention technologique, on a deux intérêts contradictoires. Il s’agit d’une part celui de l’inventeur et d’autre part celui de la société. L’inventeur veut garder le plus longtemps possible le secret de son invention afin d’avoir l’exclusivité de la mise en œuvre de l’invention. L’intérêt de la société est d’accéder le plus rapidement possible à la connaissance d’éléments nécessaires à son progrès technologique. Le droit des brevets s’est efforcé de concilier ces 2 intérêts. D’où le rejet de la protection par le secret. Le droit français n’ignore pas totalement la protection par le secret, on a une disposition pénale à l’art L621-1 du CPI qui punit la violation du secret de fabrique quand elle est réalisée par un salarié. Malgré les apparences la protection par le secret offre une protection limitée car elle ne donne aucun monopole, elle permet juste de réagir contre la violation du secret. La loi ne punit pas d’une façon générale la violation du secret mais seulement la violation de ce secret par un salarié. Cela dit certains industriels préfèrent cette voie notamment les parfumeurs. Ces derniers gardent le secret sur leur parfum et ne demande pas la protection du brevet car dans la procédure du droit de brevet il y a un moment ou l’invention est libérée du secret. La protection par le secret entrave la diffusion de la connaissance et donc l’intérêt général.

Le droit des brevets essaye de combiner les intérêts en donnant à l’inventeur un monopole mais en contre partie en exigeant que la collectivité immédiatement à la connaissance de l’invention.

La doctrine moderne considère que le brevet est un contrat entre l’Etat et l’inventeur au terme duquel l’inventeur s’engage à faire connaître son invention au profit de la société. L’Etat lui assure un monopole pour une durée de 20 ans.

§2 Sources

Privilège : monopole d’exploitation accordé par le parlement avant. Décret du 7 janvier 1791 : l’inventeur est considéré comme propriétaire de son invention un monopole d’exploitation limité à 15 ans sans examen préalable (pas de conditions) avec en

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contre partie pour l’inventeur une obligation d’exploité l’invention et une obligation d’en donner une description suffisante. Ce droit révolutionnaire contenait des nouveautés comme l’obligation d’exploiter de l’inventeur, mais ce droit était excessif car il considère l’inventeur comme propriétaire mais surtout ce droit contenait le brevet d’importation qui donnait en France un brevet au premier qui importait en France une invention étrangère.

Modification par la loi du 5 juillet 1844 : maintient des solutions antérieures notamment l’absence d’examen préalable mais aussi l’obligation d’exploiter et le caractère temporaire du monopole. Mais elle rompt avec l’idée du droit de propriété au profit d’un monopole d’exploitation. Rompt également avec le brevet d’importation. Il y a une lacune, la délivrance du brevet n’est soumise à aucun contrôle administratif, notamment sur la nouveauté de l’invention. Cela engendre une grande instabilité du droit du brevet. La durée des 15 ans est maintenue. Un décret de 1939 fait passer le délai à 20 ans.

Loi moderne du 2 janvier 1968 remplace la loi de 1844, avec une réforme importante avec une loi du 19 juillet 1978. Loi de 1968 instaure un examen préalable sur les conditions de brevetabilité.

§3 S’agissant du droit international

La protection limitée à un territoire est insuffisante car elle laisse libre les contre façons faites à l’étranger. Convention de Paris de 1882, repose sur les mêmes principes que la convention de Berne :

-association de l’unioniste au national -droit de priorité : à partir d’un 1 er dépôt réalisé dans un des EM, le déposant dispose d’un délai de 12 mois pour pratiquer le dépôt dans les autres pays sans que le 1 er dépôt soit considéré comme détruisant la nouveauté de l’invention.

Sur le plan européen il y a deux conventions. -Convention de Munich de 1973, création d’un système européen de délivrance des brevets. Après un dépôt unique au greffe d’une seule administration (office européen des brevets) débouche sur un faisceau de brevets valable dans chacun des Etats signataires de cette convention. -Convention de Luxembourg 1975, sur le brevet communautaire, ça serait un brevet communautaire de propriété industrielle. Ratification en France en 1977, elle entrera en vigueur quand elle sera ratifiée par tous les EM. Désaccords notamment sur l’obligation de traduction du brevet désaccord réglé, mais problème sur l’harmonisation du contentieux et sur le coût du brevet.

Chapitre 1 : L’invention brevetable.

Une invention pour être susceptible d’un brevet doit présenter trois caractères :

-Etre nouvelle -Manifester une activité inventive -Etre susceptible d’application industrielle.

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Section 1 : La nouveauté

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Est nouveau ce qui n’est pas antériorisé. Cette exigence s’explique par la structure du droit des brevets, récompense donnée à un inventeur car il donne la technique de quelque chose de nouveau. Il s’agit d’étudier les éléments qui vont détruire cette nouveauté :

-Existence d’une antériorité -Divulgation prématurée (due à l’inventeur lui-même qui communique l’invention au public) -Existence d’une demande de brevet déposé par un tiers sur la même invention (double brevetabilité).

§1) Le défaut de nouveauté

A) L’existence d’une antériorité

C’est tout pièce ou document qui démontre que l’invention était connue du public avant le dépôt de la demande de brevet. En général c’est tout simplement un brevet accordé avant pour la même invention. Cette antériorité pose 2 questions. Quelle est l’étendue de l’antériorité ?

1)

Etendue de l’antériorité

Recherche de l’antériorité par l’INPI au moment du dépôt de la demande est elle limitée dans le temps ou l’espace. On a deux systèmes, par ex en droit allemand on considère les antériorités de moins de 100 ans. Les brevets anglais font l’objet d’une recherche de brevet que sur le territoire du RU. En France il n’y a ni de limite dans le temps ni dans l’espace. Pour l’étendue de l’antériorité il n’y aucune limite en France.

2)

Caractères de l’antériorité

Ils sont au nombre de 3, énuméré à l’art L611-13 du CPI :

-Antériorité doit être publique : L’exploitation antérieure de l’invention objet du brevet ne constitue pas l’antériorité si elle a été réalisée dans le secret. L’invention doit être accessible au public. Le mode d’accessibilité est indifférent. Par exemple la divulgation par le biais d’une conférence ou d’un rapport par le biais d’un article de presse, la communication de l’invention par les ingénieurs d’une société tierce ou encore l’envoi de cette invention à un sous-traitant quand il n’est pas tenu au secret. La divulgation à un tiers constitue une antériorité. Mais on se demande comment on va traiter le cas d’un tiers lui-même inventeur qui a réalisé secrètement l’invention avant la demande de brevet. On va donner au tiers un droit de possession personnelle antérieur (art L613-7 CPI). Ce droit permet au tiers qui a réalisé dans le secret une invention analogue à celle faisant l’objet de la demande de continuer d’exploiter son invention concurremment

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avec le breveté sans être considéré comme contre facteur. Celui qui réclame ce droit doit apporter la preuve mais réalisation dans le secret d’où PROBATION DIABOLICA. Mais il existe l’enveloppe soleau, celle-ci a été créée en 1914 : enveloppe qui est diffusé par l’inpi, enveloppe scellé par l’inpi et perforée. En cas de litige on ressort l’enveloppe et on prouve par son contenu la teneur de l’invention antérieure (40 000 enveloppes de ce genre l’an dernier).

-Antériorité doit être suffisante : Les éléments qui ont été communiqués au public portant sur l’invention doivent permettre à un homme du métier de réaliser l’invention.

-Antériorité doit être totale : pour détruire l’antériorité on doit retrouver dans ce qui a été retrouvé les éléments composants l’invention dans la même forme, le même annoncement, le même fonctionnement, en vue du même résultat technique (CC cial 6 juin 2001, Cour de Paris 6 janvier 2006). Cette exigence est présente car il existe des inventions de combinaison qui ne pourrait exister si leur antériorité pouvait être détruite qu’en prouvant qu’un des éléments de la combinaison existaient déjà.

B) Divulgation prématurée

Communication de l’invention réalisée par l’inventeur lui-même. Soit à la suite d’essai/expérimentation soit à la suite d’un démarchage commercial.

1)

Divulgation en cour d’essai/expérimentation

Souvent les inventeurs veulent tester leurs inventions, quel est le public auquel fait référence notamment l’art L611-11 ? Est-ce que la divulgation a un public limité détruit la nouveauté de l’invention. Dans un 1 er temps on s’est intéressé au seuil, est ce qu’il y a un minimum de personne au- delà duquel on se trouverait en présence d’un publique. La transmission à une personne ne détruit pas le secret mais la transmission à plusieurs détruirait le secret. A partir de combien de personnes ? Trib fédéral Suisse à propos d’un coussin chauffant, la divulgation de ce coussin à 10 personnes constituait la divulgation au public. Alors que ce tribunal à décider que la livraison de 9 voitures ne détruisait pas la nouveauté. Combien de personnes sont aptes à la comprendre, à partir de leur compréhension l’aptitude à la réaliser. Cour de Paris 6 juillet 1993 : le public s’entend de toute personne non tenue au secret et qui à la seule vue du produit sera en mesure de le comprendre. Et donc de le reproduire.

- Aptitude juridique du public : non tenu au secret (origine légale ou contractuelle). Sont aussi tenus au secret les agents des services d’expérimentation. Les tribunaux accordent une grande importance à la façon dont le secret a été respecté. Il n’est pas suffisant que le secret ait été prescrit encore faut il qu’il ait été tenu.

- Aptitude « scientifique ».

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Il faut rechercher quelle était la composition du public destinataire de la réglementation. A partir du moment où il est apte, il doit pouvoir la réaliser avec les informations qui lui ont été divulguée, donc la divulgation doit être suffisamment précise pour que le public puisse la reconstituer.

2)

Question du démarchage commercial

L’inventeur essaie de savoir comment ça marche, il va également essayer de tester le marché pour savoir si son invention est notable. Car les frais engendré pour une demande de brevet sont importants et il estime parfois que le brevet trop cher ne lui apportera rien. C’est un peu illusoire, car c’est une vision à court terme.

L’inventeur va faire alors un démarchage commercial sur son invention, en principe, si en faisant son démarchage commercial, très souvent ce démarchage à lieu lors de foires et de salon professionnel. L’intérêt de ces foires est de communiquer au public des choses nouvelles donc des inventions. Le législateur avait la nécessité de maintenir la nouveauté de l’invention qui risque d’être détruite par ces salons mais il avait également la nécessité de maintenir ces foires. Dans L 611-13 b : le législateur a prévu de manière dérogatoire que la nouveauté n’est pas détruite si après communication de son invention dans une foire ou un salon, l’inventeur peut déposer une demande de brevet dans les 6 mois sans qu’on lui oppose que la nouveauté soit détruite.

C) l’hypothèse de la demande de brevet déposé par un tiers : question de la double brevetabilité

Suppose que deux inventeurs explorant la même voie déposent chacun une demande de brevet pour la même invention dans un temps limité. En raison de l’état de la technique il y à des périodes où on dira que l’invention est dans l’aire exemple dans les années 1903 1905, plus de 100 demandes de brevet pour les aéroplanes.

Comment le droit résout ce type de problème quelle est l’incidence sur la nouveauté de ces dépôts de demande de brevet qui ont lieu dans un temps limité ?

Dans la procédure d’octroi d’un brevet il y à le dépôt de la demande et ce dépôt est obligatoirement publié dans les 18 mois. La distinction se fait entre le point de savoir si la première demande est publiée ou non au moment du dépôt de la seconde. Si la première est déjà publiée à la date du dépôt de la seconde il n’y à pas de problème car la nouveauté de la deuxième demande est détruite par la publication de la première. Si la première demande n’est pas encore déposée :

Si la demande est toujours secrète, pourtant il serait de mauvaise politique juridique de donner deux brevets concurrents à deux inventeurs différents sur deux inventions. Car dans le cas d’une contrefaçon on ne saurait pas à qui attribuer les dommages et intérêts.

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La loi prévoit alors en cas de cette concurrence une assimilation artificielle de la première demande même non encore publiée à l’état de la technique c'est-à-dire qu’on l’assimile à une brevetabilité. =>donc en cas de concurrence de demande.

§2) Les effets de la nouveauté

ON va classer les inventions brevetables selon l’objet auquel s’applique la nouveauté. L’ancienne loi de 58 contenait une classification qui a disparu lors de la réforme de 78 mais reste utile pour savoir comment s’organisent les inventions brevetables.

On classe les inventions brevetables en 4 catégories :

A) l’invention de produit

Un produit nouveau est un projet matériel comportant des caractéristiques qui ne se retrouvent pas dans les produits similaires antérieurs. Cela peut être un corps chimique, jusque là inconnu exemple la dynamite, ou le téflon, ou encore un objet matériel exemple un saxophone.

L’intérêt est que l’On dit que le produit est protégé en soi, ce qui veut dire que la contrefaçon est réalisée dès que l produit est fabriqué quel que soit le mode de fabrication.

Le brevet de produit pose deux questions :

1) la distinction entre la fabrication d’un produit qui est brevetable et la découverte d’un produit qui n’est pas brevetable

Lorsqu’il s’agit d’une découverte exemple la découverte de la cellulose du bois car le produit existe déjà. Par contre il pourra obtenir un brevet pour des applications particulières de la cellulose, comme avec le papier cellophane. La raison est que la découverte ne crée pas le produit.

2) la distinction entre le produit et le résultat

Résultat fourni par le produit. Seul le produit nouveau est brevetable mais pas le résultat auquel il parvient.

B) l’invention de procédé

Porte sur le procédé de fabrication d’un produit, ici le brevet est limité au procédé qui fait l’objet de l’invention. Très souvent le procédé en question est un procédé de fabrication d’un produit qui lui- même est déjà breveté, un inventeur qui invente un produit nouveau le fait très souvent de façon empirique, c'est-à-dire que le procédé de fabrication est susceptible d’amélioration et un autre inventeur va mettre au point un meilleur procédé de fabrication.

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Pour éviter qu’il ne soit ainsi doublé par un autre, l’inventeur est protégé pour tout le produit et tout le modes de fabrication du produit donc en principe, le deuxième inventeur qui invente le meilleur procédé ne va pas pouvoir déposer brevet le temps de la protection. Sauf

-en cas d’entente entre les deux inventeurs -si le second inventeur obtient d’un juge un licence de dépendance ou une licence de perfectionnement

C) l’invention portant sur une application nouvelle de moyens connus

Il s’agit d’utiliser pour la première fois un moyen technique connu ou un produit connu pour en tirer un résultat entièrement nouveau ou qui jusqu’alors était obtenu différemment. Par exemple les sulfamides à l’origine matière colorante, lorsqu’on a découvert qu’elles avaient des vertus antibiotiques. Il faut que le résultat soit radicalement différent de ce que le produit ou le moyen permettait d’obtenir jusqu’alors.

En revanche si il s’agit D’un emploi nouveau le résultat auquel parvient l’inventeur ne compte pas :

-exemple des roulettes, un inventeur a eu l’idée de mettre les roulette qu’on mettait sous les pianos, sous les fourneaux et il a demandé de breveter cette pratique il a été débouté car il ne s’agissait que d’un emploi nouveau. Arrêt de 1850 -Arrêt 1882, qui concerne la peinture phosphorescente, un inventeur a demandé un brevet le fait d’enduire les aiguilles d’une montre d’une peinture on l’a rembarré sec.

D) l’invention portant sur la combinaison nouvelle de moyens connus

Invention de groupements ou inventions de combinaisons. Il ne s’agit plus de prendre un moyen ou un produit isolé, mais de combiner plusieurs moyens pour leur faire produire un effet particulier. Ce sont les inventions les plus courantes, car le technicien qui rencontre un problème nouveau, il va chercher alors si il peut combiner les différentes ressources dont il dispose pour essayer de résoudre le problème. Si on n’a rien dans nos ressources, alors on invente.

Ces inventions sont les plus courantes, il va falloir faire une distinction entre la combinaison de moyen qui est brevetable et la juxtaposition de moyen qui n’est pas brevetable. Pour obtenir un brevet pour une invention de groupement ou de combinaison il faut que les moyens mis en œuvre coopèrent en vue d’une résultat commun différent de l’addition des résultats propres à chacun de ces moyens. Exemple le crayon gomme, ce n’est pas un invention de combinaison car chacun des moyens continu à remplir leur fonction propre.

Section 2 l’activité inventive

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L 612-14 qui définit l’activité inventive, condition introduite par la loi de 68 qui est la loi moderne sur les brevets d’invention et développée ensuite en 78 qui a précisé les conditions de l’activité inventive afin de mettre la loi française avec les droits étrangers.

Les critères qui permettent de dégagé l‘activité inventive L 611-14 qui dispose qu’une invention est considérée comme impliquant une activité inventive si pour un homme de métier elle ne découle de manière évidente de l’état de la technique.

A) l’absence d’évidence

D’abord prendre une méthode subjective c'est-à-dire observer la démarche de l’inventeur il y à activité inventive lorsque l’inventeur a eu un éclair de génie. ON exclut les inventions réalisées par chance ou par hasard.

Méthode objective qui consiste à comparer l’état de la technique avant l’invention et l’état après l’invention. On dira qu’il y à activité inventive lorsque l’invention fait d’y réaliser un progrès dans l’état de la technique. Donc deux méthodes opposées.

Les tribunaux apprécient l’activité inventive en retenant un faisceau d’indice et parmi ces indices on trouve la victoire sur un préjugé résultant sur l’état de la technique, c'est-à-dire que tout conduisait l’inventeur vers une certaine voie et il en a emprunté un autre exemple dans le domaine chimique. Tout le monde considérait comme un herbicide total et un inventeur a mis en lumière que contrairement à ce que tout le monde croyait c’était un herbicide sélectif. Autre élément la difficulté vaincue, le même inventeur a pratiqué des recherches et aucune de ces recherches n’ont abouti. Le fait que le chercheur soit allé explorer un domaine qui lui était étranger, rentre aussi en ligne de compte la durée plus ou moins longue des recherches. Enfin on va considérer le résultat, est ce qu’il est surprenant, avantageux, soit en terme d’économie de temps soit de moyens ou de productivité.

B) Qui est l’homme de métier ?

C’est l’agent de référence, la personne à l’égard de qui l’invention ne doit pas avoir été évidente. Cet homme du métier a été dégagé par la jurisprudence et a été introduite par la loi en

1978.

Il s’agit d’un professionnel moyen normalement doté de la connaissance dans son métier, ce n’est donc pas un spécialiste, car plus on augmente la capacité de l’homme du métier plus on élève le seuil de brevetabilité. Chambre commerciale, arrêt du 17 décembre 1995, l’homme du métier est celui qui possède les connaissances normales de la technique en cause, et est capable à l’aide de ses seules

connaissances professionnelles de concevoir la solution du problème que se propose de résoudre l’invention.

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Par cet arrêt la Cour de Cassation se détache, de la jurisprudence de l’office européen des brevets.

C) Qu’est ce que l’Etat de la technique ?

En matière de nouveauté on assimile à cet état les demandes même non publiques pout l’état de la technique on prend ici en compte on s’en tien a ce qui a été rendu accessible au public.

Section 3 l’application industrielle

La définition est donnée dans l‘article L 611-15 du code de propriété intellectuelle, une invention est susceptible d’application industrielle si son objet peut être fabriqué ou utilisé dans tous genres d’industries y compris l’agriculture.

C’est une définition qui est très libérale, car on ne demande pas que l’invention ait une application industrielle, il suffit qu’elle soit susceptible d’application industrielle. Cette définition cela vise les objets qui peuvent être fabriqués ou utilisés dans tout genre d’industrie ce mot étant compris de façon générique. Cette définition sert à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués ni utilisés industriellement. Donc étudier le critère de l’application industrielle c’est étudier les inventions exclues pour défaut d’application industrielles. L 611-10 2°.

§1 Les créations scientifiques

L’article L611-15 du CPI : une invention est susceptible d’application industrielle qui son objet peut être fabriquée ou utilisé dans tous genres d’industries y compris l’agriculture. C’est une définition très libérale, on ne demande pas que l’invention ait une application industrielle définie ; il suffit qu’elle soit susceptible d’application industrielle. Cette définition vise les brevets de produits et de procédés. Cette définition qui est donné dans l’article L611-15 du CPI sert à faire sortir du champ de la brevetabilité certains éléments qui ne peuvent être ni fabriqués ni utilisés industriellement. Ces inventions sont énumérées à l’article L611-10 2° du CPI. Pour être brevetable l’invention doit se concrétiser dans un objet. L’invention ne concerne pas la science pure mais uniquement la science appliquée. Les théories scientifiques ne sont pas brevetables. Ex : La découverte de l’électricité atmosphérique, c’est une découverte scientifique non brevetable. En revanche, le paratonnerre parce qu’il se concrétise dans un objet est une invention brevetable. Les savants n’ont aucun moyen de protéger leur découverte, à part le secret qui est fragile. Certains ont pensé à protéger les savants par un « brevet de principe », ce projet n’a pu prendre corps. Les industriels ont mis en avant que ce projet était dangereux et contre-productif. Il est difficile de savoir quel est exactement le principe scientifique qui a été mis en œuvre.

§2 Les créations ornementales

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L’article 611-10 2° b du CPI parle des créations esthétiques. Elles n’ont pas leur place dans le droit du brevet et sont protégées par d’autres systèmes. Lorsqu’un objet présente à la fois un caractère technique et ornemental, peut-il cumuler ce même objet ? Le problème est le risque du détournement des créations esthétiques ? Le créateur va rechercher le protection la plus longue, celle du droit d’auteur. La loi a prévu ce risque de détournement. L’article L511-8 CPI écarte la protection des dessins et modèles lorsque l’objet ou le produit a une apparence exclusivement imposée par sa fonction technique. Le législateur a adopté un critère qui est celui de la multiplicité des formes. Lorsque plusieurs formes sont possibles pour obtenir le même résultat technique on considère que le créateur de l’objet en choisissant une forme a fait un choix esthétique et en fonction de l’existence de ce choix l’objet peut être à la fois protégé par le droit des brevets et par le droit des dessins et modèles. A l’inverse, lorsqu’une seule forme est possible, cette forme est liée au résultat industriel et seule la protection du droit des brevets peut s’appliquer au produit.

§3 Les plans, principes et méthodes dans l’exercice de l’activité intellectuelle en matière de jeu ou dans le domaine des activités économiques ainsi que les programmes d’ordinateurs

A) Les plans, principes et méthodes

L’article L611-10 2°c du CPI. C’est une nouvelle manifestation de ce que l’invention doit avoir un caractère technique. Les méthodes de commercialisation, les idées publicitaires, les règles d’organisations scientifiques du travail, les règles comptables ou celles de gestions financières sont exclues de la brevetabilité malgré leur aspect utilitaire. En revanche, pourront être brevetés les moyens matériels concrets qui permettent la mise en œuvre de

à

ces méthodes. Cela a été jugé dans un

propos de la construction d’une usine visant à remédier à al fabrication en grande série d’objets industriels. La conception d’une usine visant à remédier aux inconvénients classiques de la fabrication en grande série de produits industriels n’est pas exclue de la brevetabilité pur défaut d’application industrielle lorsqu’elle se concrétise par la structure particulière d’un bâtiment.

arrêt de la Cour de Paris du 13 décembre 1990

B) les programmes d’ordinateurs

Les logiciels ont été inclus par la loi de 1985 dans l’énumération des ouvrés protégées des par le droit d’auteur. C’est l’article L612-10 2° c du CPI qui exclu les logiciels parce qu’ils ne

satisfont pas à l’exigence de l’application industrielle. La

a précisé que m’interaction de breveter les logiciels était une

interdiction général et qu’il n’y a aucune raison de distinguer selon que le logiciel débuche sur des infirmations ou sur des instructions données à une machine. Un important correctif a été apporté dans l’article L612-10 3° du CPIU mais il est si obscur qu’il nécessite une

traduction. Cet article dispose que la brevetabilité des logiciels des programmes et logiciels d’ordinateur n’est interdite que si la protection du droit des brevets n’est réclamé que pour

le programme lui-même. Les exclusions de brevetabilité ne concernent pas la machine (les

ordinateurs) ni les créations obtenues grâce à l’intervention d’un ou plusieurs logiciels :

: « un procédé ne peut pas être privé de

brevetabilité pur le seul motif qu’une ou plusieurs de ses étapes sont réalisées par un ordinateur devant être commandé par un programme. Une résolution contraire aboutirait à

chambre commerciale dans un arrêt

d 28 mai 1975 Mobil Oil

arrêt
arrêt

de la Cour de Paris 15 juin 1981 Schlum Berger

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exclure de la brevetabilité la plupart des inventions récentes et déboucherait sur des résultats aberrants sur le plan pratique ».

§4 Les présentation d’information

Article L611-10 2° d du CPI. C’est une exclusion nouvelle introduite dans la loi des brevets en 1978 qui avait pour objectif de mettre la loi française en conformité avec la Convention de Munich sur le brevet européen. Sous couvert de la présentation d’information, il ne faut pas restreindre la brevetabilité aux objets qui présentent des informons. Si on interprète de façon extensive les brevets de présentation d’information, on exclurait les objets comme un instrument de mesure ou d’horlogerie sous prétexte qu’ils présentent une informatif. Si la présentation d’information se résout dans une méthode de caractère abstrait, elle n’est pas brevetable. En revanché lorsqu’elle se concrétise dans un produit (instrument de mesure ou dispositif d’horlogerie) elle est brevetable sus réserve de la condition de nouveauté.

Chapitre 2 : Les restrictions à la brevetabilité

Section 1 : Les interdictions de brevetabilité

Ces interdictions intéressent plusieurs types d’inventions.

§1 Les inventions dont la publication ou la mise en œuvre seraient contraires à l’ordre public ou aux bonnes mœurs

C’est l’article L611-17 du CPI. C’est une interdiction classique qui n’a reçu qu’une seule application jurisprudentielle en 1981 dans un arrêt sur une machine qui exploitait des jeux de hasard.

§2 Le corps humain

L’interdiction de breveter les éléments du corps humain est issue de l’article L611-18 du CPI

sur la bioéthique. Cette loi a pour objet de transposer une

directive communautaire 0944 sur les inventions biotechnologiques. La difficulté est que la loi de bioéthique transpose imparfaitement cette directive. C’est l’article L611-18 du CPI qui énonce le principe de la non brevetabilité du corps humain qui ressort de l’interdiction des éléments contraires à l’ordre public. Il énonce aussi la non brevetabilité du génome humain, il sera de toute façon non brevetable en raison du fait qu’il a le caractère d’une découverte et non d’une invention. L’article L611-18 al.3 du CPI interdit le clonage et la modification génétique des êtres humains. le c de cet article interdit l’activité marchande autour des embryons de l’être humain. Deux dispositions posent problème : article L611-18 al.2 et 3 d du CPI. L’article 5 de la directive communautaire 0944 admet la brevetabilité d’un élément du corps humain à partir du moment où il a été isolé ou reproduit par des procédés techniques. Elle sépare l’élément biologique et le corps humain. Le raisonnement suivi par la directive est que dans le corps humain l’élément biologique en cause ne peut donner lieu à aucune invention, en revanche,

lui-même de la

loi du 6 août 2004

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lorsque cet élément est séparé du corps humain il devient brevetable même si sa structure est identique à celle qu’il a dans le corps humain car il constitue de la matière biologique qui est le résultat de procédés techniques qui l’ont identifié, purifié, caractérisé et multiplier en dehors du corps humain. L’article du CPI restreint la brevetabilité de cet élément biologique contrairement à la directive. Dans cet article il est dit qu’un élément biologique existait à l’état naturel dans un être humain peut être breveté dans la stricte mesure nécessaire à la réalisation et à l’exploitation d’une application industrielle particulière. L’alinéa 3 d traite de la brevetabilité des séquences partielles de gênes humains. La directive n’excluait la brevetabilité des séquences que dans leur environnement naturel (le corps humain), la loi française exclue totalement toute la brevetabilité des séquences totales ou partielles de gênes.

§3 les obtentions végétales

Les produits agricoles sont exclues du champ de la brevetabilité car ils sont exclus d’une activité industrielle mais d’une force naturelle bien que dirigées par la main de l’homme. On

assiste au développement de l’agriculture et de l’horticulture et à la création de catégories de plantes ou de semences qui présente des caractères particuliers qui ne se trouve pas à l’état naturel.

On a créé un système particulier aux articles L623-1 et suivants du CPI. C’est une

qui va donner aux obtentions végétales assez proches du droit des brevets. Le

créateur d’une obtention végétale nouvelle peut obtenir, après un dépôt au comité de protection des obtentions végétales, un titre de Propriété lui donnant un droit exclusif sur sa variété végétale d’une drée de 20 ans.

loi du 11
loi du 11

juiN 1970

§4 Les races animales

Article L611-9 1° du CPI. Les animales sont des produits naturels vivants, leur brevetabilité est exclue pur des raisons tenants à la technique des brevets et à la morale pour ne pas encourager les manipulations génétiques. Cette interdiction de brevetabilité comporte une exception : elle ne concerne pas les inventions micro biologiques qui sont des produits inférieurs à un micro comme des bactéries, des levures, moisissures…

Section 2 : Le régime particulier du brevet de médicaments

L’industrie pharmaceutique a une place particulière dans l’industrie car les frais occasionnés par la recherche et la mise au point d’un médicament sont très importants et on considère que la mise au point d’un médicament dure en moyenne 10 ans et que le produit auquel on aboutit coûte en moyenne entre 100 et 150 millions d’€. D’autre part, si on n’aide pas l’industrie pharmaceutique par un système d’incitation à la recherche on risque de la voir se scléroser et de voir l’exploitation ancien plutôt que de faire des efforts dans la mise au point de nouveaux médicaments. C’est pourquoi les lois modernes écarte l’idée que els médicaments parce qu’ils ont un but d’IG ne sont pas exclus du droit des brevets. Au XIX ème tout un courant excluait les médicaments du droit des brevets.

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§1 La nouveauté du médicament

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Particularité: question de l'application nouvelle d'un moyen connu. Un médicament connu ayant certaines propriétés curatives peut-il être de nouveau breveté pour de nouvelles propriétés curatives ? Cela n'est pas possible (art L611-11 al4). 3 raisons:

raison pratique → on ne peut pas admettre qu'un produit dont la composition est identique puisse être librement fabriqué et couvert par un brevet en ce qu'il soignerait un certain type de maladie

secret médical → médecin prescrit des médicaments sans indiquer la maladie dont souffre le patient. Les médicaments st vendus sans indication de la maladie qu'il soigne

si l'application nouvelle d'un moyen connu est admis, risque de faire sortir du domaine public un brevet qui y est déjà tombé ou de faire augmenter la durée de protection. Jurisprudence est un peu plus nuancée parce que l'OEB, Grande chbre des recours Pharmika 1984: a admis la brevetabilité à condition que le médicament, dans son utilisation nouvelle, présente une modification de présentation ou de dosage. CA de Paris 1991 Synthélabo: reprend la solution de la Grande chbre des recours. Application nouvelle suppose une modification de présentation et de dosage. Chbre commercial 1993: casse l'arrêt. Ms CA de Paris a maintenu sa décision sans que la CCass soit saisie.

§2 La durée de protection

Durée de protection d'un brevet: 20 a compté du dépôt de la demande. Pb avec les brevets de médicament: pour être mis sur le Ma, un médicament doit avoir obtenu une autorisation de mise sur le Ma délivrée par le ministère de la santé consistant à vérifier que le médicament ne présente pas des effets secondaires importants. Ms cette demande d'autorisation détruit la nouveauté. Donc l'inventeur ne peut pas faire une demande d'autorisation avant d'avoir fait une demande de brevet. Et ensuite il ne pourra pas mettre son médicament sur le Ma avant un certain temps assez long (temps des expérimentations au ministère de la santé). Cela ampute par conséquence une partie de la durée de protection. EU en 1984 et Japon en 1986 ont allongé la durée des brevets des médicaments pour tenir compte de ce temps d'expérimentation. France a alors allongé sa durée en 1990: certificat complémentaire de protection pour le médicament. Puis la communauté européenne avec un règlement de 1992: c'est substitué à la loi de 1990. A adopté la même solution que la loi française → certificat complémentaire de protection. Prend effet au terme de la protection de base pour une durée égale à la période écoulée entre la date du dépôt de la demande et la date d'obtention de l'autorisation de mise sur le marché. Ne saurait excéder 5 ans.

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Chapitre 3 le droit au brevet.

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Dans le droit de la propriété industrielle, la protection ne découle pas du seul fait de la création. Dans ce système, la protection née du brevet c’est à dire de l'octroi d'un titre

délivré par les pouvoirs publics. L'invention ne fait naître aucun droit au profit de l'inventeur si ce n'est celui de déposer une demande de brevet et un «petit» droit à la paternité (art

L611-9).

Pb va se poser lorsque l'inventeur est sous contrat avec des tiers. Qui a le droit de demander le brevet ? L'inventeur ou le tiers ?

3 cas: inventeur indépendant, inventeur sous contrat de recherche et inventeur

salarié.

Section 1 : L’inventeur indépendant

Cas le plus simple ms aussi le plus rare: moins de 10% des inventions st réalisées par des inventeurs indépendants.

2 questions peuvent tout de même se poser.

§1 Les inventions simultanées

Période dans l'histoire des sciences où une invention est dans l'air et où donc plusieurs inventeurs peuvent explorer la même voie. Loi va devoir décider à quel inventeur elle va accorder le brevet. Art L-611-6: le dr au brevet appartient au premier déposant. Possible que le premier déposant est agi en fraude des droits de l'inventeur. Loi va devoir donc régler la question de la spoliation de l'inventeur et le fait par une proc particulière → l'action en revendication.

§2 La spoliation de l’inventeur.

Se peut que l'invention ait été soustraite par un tiers qui va faire une demande de brevet à son nom. Possible action en revendication: art L611-8. Invention soustraite soit à l'inventeur soit à ses ayants-droits. Ou inventeur a demandé un brevet à son nom alors que ce droit appartenait à son commanditaire ou à son employeur. Revendication se prescrit par 3 ans. Si le demandeur est de bonne foi (bonne foi présumée), le délai de 3 ans se décompte à compter de la publication de la délivrance du brevet. Si le demandeur est de mauvaise fois, le délai de 3 ans se décompte à compter de l'expiration du délai de 20 ans. Si l'action en revendication réussie, le spolié est subrogé dans les droit du véritable titulaire du droit au brevet. Dans ce cas là, il va souffrir des vices qui entachent le brevet. Le spoliateur est considéré comme contrefacteur à l'égard du véritable breveté, donc les contrats de licence qu'il a accordé doivent être annulés et les prétentions doivent être restituées.

Section 2 : L’inventeur sous contrat de recherche

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§1 La nature de l’obligation du chercheur

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Pb de savoir si le chercheur est tenu à l'égard de son cocontractant d'une obligation de moyen ou de résultat. La mise au point d'une invention a toujours pour objet des prestations dont le résultat est aléatoire. Donc le contrat de recherche suppose une obligation de moyen et la non obtention du résultat espéré n'engage pas la responsabilité contractuelle de l'inventeur. Le tiers devra prouver la mauvaise exécution des travaux par l'inventeur → preuve difficile.

§2 La question du sort des résultats de la recherche

Qui a le droit au brevet ? Clause prévoyant la mise à dispo du commanditaire des résultats de la recherche. Difficulté est que cette clause ne prévoit pas toujours la possibilité pour le commanditaire de déposer une demande de brevet à son nom. Lorsque la clause prévoit que le commanditaire pourra déposer une demande de brevet → commanditaire a un droit contractuel au brevet. Si inventeur dépose une demande de brevet à son nom, il sera considéré comme spoliateur, donc possible action en revendication remettant en cause sa responsabilité contractuelle. Savoir-faire protégé par le secret. Donc commanditaire l'est aussi. Chercheur a une obligation de faire → communiquer les résultats de la recherche à son cocontractant + fournir éventuellement une assistance technique. A aussi une obligation de ne pas faire → ne pas communiquer aux tiers les résultats de la recherche. Dr punit la violation du secret: art L621-1 → violation du secret de fabrication qui est une infraction pénale. Champ d'application limité car concerne que la violation par les salariés de l'entreprise.

Section 3 : L’inventeur salarié

Plus de 80% des inventions sont issues d'inventeur salarié. Art L611-7: loi de 1978.

Av 1978, cette question était traitée uniquement par la jurisprudence. Elle répartissait les inventions selon une division tripartite:

l'invention de service → issue de recherches ordonnées par l'employeur, lequel avait pris en compte le risque de recherches infructueuses et cette invention lui appartenait donc.

l'invention occasionnelle (invention mixte) → invention intéressant l'entreprise ms qui est le fruit d'un salarié auquel aucun ordre de recherches n'a été donné. Arrêt CA de Paris 1874 Société vieille Montagne: ces inventions appartiennent aux salariés. Ms réalité peut être plus complexe c’est à dire que dans certains cas, le salarié peut s'ouvrir de son projet à son employeur et obtenir l'encouragement et des moyens de l'employeur pour mettre au point l'invention. Dans ce cas là, la jurisprudence considère que l'invention appartient en copropriété au salarié et à l'employeur car c'est le fruit d'un effort commun.

l'invention libre → complètement étrangère à l'activité de l'entreprise. Appartient

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alors entièrement au salarié.

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Loi de 1978 va faire une simple division bipartite: inventions occasionnelles ont été considérés comme provocatrices de litiges. Par conséquence disparition. Ms les inventions libres ont tendance à se diviser en deux catég. Régime supplétif → ne s'applique qu'à partir du moment où dans le contrat de travail il n'y a pas de dispos particulières plus favorables au salarié.

§1 Les différentes catégories d’inventions de salariés

Art L611-7 du CPI

I. Les inventions de mission

Majorité des inventions de salariés.

A) Domaine

Deux catégories

1) Les inventions de missions permanentes

Les inventions de mission permanente sont réalisées dans l'exécution d'un contrat de travail comportant une mission inventive correspondant aux fonctions du salarié. La mission inventive: il faut la rechercher dans les fonctions du salarié ou dans la description du contrat de travail. Fonctions effectives du salarié: lorsque l'exécution du contrat de travail s'étale sur une longue durée, peut exister des cas où il y a une évolution des fonctions du salarié sans modification du contrat de travail. Faudra donc déterminer qu'elles étaient les fonctions du salarié au moment de l'invention. En exécution de la mission inventive. Jurisprudence n'exige pas que l'employeur est dirigé ou confié directement une mission inventive à son salarié.

2) Les inventions personnelles

Aucune mission inventive n’est confiée au salarié dans le cadre de son contrat de travail mais mission inventive occasionnelle confiée au salarié. Inventions de mission appartiennent à l’employeur qu’elle soit permanente ou occasionnelle = propriétaire. Salarié auteur d’une telle invention doit nécessairement jouir d’une rémunération supplémentaire spécifique prévue par son contrat de travail ou convention collective. Peut être forfaitaire ou au % du CA.

B) Inventions hors missions

L6 611-7 2° « Toutes les autres inventions appartiennent au salarié.»

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Inventions hors mission « attribuables à l’employeur»

Prennent l suite des inventions mixte avec un système de copropriété abandonné au profit

d’un système d’attribution à l’employeur. Il s’agit des inventions faites par le salarié au cours de ces fonctions dans l’entreprise.

- Inventions faites dans le domaine d’activité de l’entreprise.

L’employeur peut se faire attribuer soit la propriété soit la jouissance de tout ou partie des droits attribuées au brevet à condition de verser au salarié le ‘juste prix’ de son invention.

Inventions hors missions dites libres attribuables au salarié

Invention réalisée par le salarié en dehors de son temps de travail et qui n’intéresse le domaine d’activité de l’entreprise.

§2 Procédures de classement

Législation de 1978 : instaurer le dialogue entre le salarié et l’employeur s’agissant du classement d’une invention Lettre recommandé AR.

A) Obligation du salarié

Quelque soit le domaine dans lequel intervient l’invention, y compris dans le cadre d’une mission, le salarié doit en faire la déclaration auprès de son employeur. Doit faire une proposition de classement dans sa déclaration en recommandé par AR.

Imperfections de la procédure en ce que les salariés rechignent à utiliser ce moyen. Problème de l’employeur qui a connaissance de l’invention à forclusion du délai de l’action en revendication (3 ans) ?

Lacune = pas de sanctions prévues par le texte.

Un décret de 1984 pose que la procédure de déclaration par lettre AR peut être remplacée pour toutes les inventions, à l’exception des inventions de missions, par remise du double de la déclaration de l’invention à l’INPI.

B) Obligation de l’employeur.

- Répondre à la déclaration du salarié.

La déclaration du salarié ouvre à l’employeur un délai de 4 mois pendant lequel il va devoir prendre partie sur l’opportunité de réclamer quelque chose sur l’invention et sur l’opportunité de classement.

Peut aussi se décomposer en 2 délais de 2 mois. 1 er délai de 2 mois : l’employeur doit donner son avis sur le classement proposé par le salarié.

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Dans le cas particuliers des inventions hors missions attribuables à l’employeur l’employeur a un droit de revendiquer un droit sur le brevet pendant 4 mois.

§3 Le contentieux du classement

Il y a une particularité : il y a un contentieux mais presque jamais porté devant les tribunaux car s’agissant de deux opérateurs économiques de poids différents, avec une menace de licenciement pour le salarié. Dans certains pays étrangers, le contentieux n’était pas soumis aux tribunaux ordinaires mais soumis à une commission dont le rôle était de connaître des conflits des inventions de salariés. Dans ce cas là, le contentieux s’est réveillé. On a donc transposé cette idée en France et on a créé dans la loi de 1978 a Commission Nationale des Invention de Salariés (CNIS) : Art L 615-21 du CPI. Cette commission a vocation à connaitre des droits du salarié et de l’employeur sur les inventions. Son président est toujours un magistrat de l’ordre judiciaire, souvent le président de la 4 ème chambre de la Cour de cassation. Ce magistrats est entourée de deux assesseur choisit pour chaque affaire : un dans la liste des représentants des employeurs et une dans la liste des salariés. La saisine de la commission n’est pas obligatoire mais dépend de la décision d’au moins un des parties. Les deux parties peuvent donc s’accorder sur le choix d’une procédure judiciaire, ou préférer l’arbitrage ordinaire. Mais si une des parties saisit la commission et l’autre le tribunal, alors le tribunal doit surseoir à statuer jusqu’au jugement de la commission.

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Chapitre 4 : L’attribution du brevet

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Cela consiste à connaitre des conditions administratives qui entourent l’attribution du brevet. La procédure de délivrance d’un brevet se déroule en deux phases : la première est à l’initiative du demandeur (le déposant) et la deuxième est à l’initiative de l’administration.

Section 1 : Le dépôt de la demande

§1 Les formalités du dépôt

? A l’INPI, qui a son siège à Paris. Tout dépôt s’accompagne du dépôt d’une taxe. Par qui ? C’est l’inventeur lui-même : s’il s’agit d’un inventeur indépendant, ou un salarié qui a fait une invention libre. Donc celui qui a le droit de brevet, ou l’employeur. En réalité le dossier de dépôt de brevet est complexe, donc il est rare que le déposant n’est pas recours à un professionnel : l’ingénieur conseil en propriété industrielle. Comment ? Quelle est sa forme ? En réalité le dossier de demande se compose de plusieurs documents qui sont tous obligatoire et doivent être rédigés sous une forme particulière :

-

Une

requête

rédigée

sur

un

formulaire

spécial

délivré

par

l’INPI

- Un mémoire descriptif de l’invention : ce n’est pas un document scientifique c’est plutôt un article de vulgarisation. Ce mémoire contient un certain nombre de développement obligatoire :

l’invention.

Ensuite, il expose l’état de l’a technique en soulignant l’insuffisance des solutions existantes

solutions.

auxquelles

Enfin on présente l’invention donc ton donne une description générale puis détaillée. Cette description doit être suffisante pour qu’un homme de métier à l’aide des seuls

renseignements de cette description puisse réaliser cette invention, cette description peu

plan.

s’accompagner

indication

du

secteur

technique

va

auquel

apporter

appartient

des

l’invention

de

dessin

ou

de

- Les revendications : il faut avoir affaire à un professionnel. Celles-ci ont pour but de cerner l’étendue du breveté. Ces revendications doivent être claires et précise : un élément qui est décrit dans la description mais non revendiqué, n’est pas breveté.

§2 Les effets de la date du dépôt

En matière de brevet, la date du dépôt est fixé avec précision, à la seconde près. Il y a deux raisons.

A. La date permet de trancher le conflit entre deux inventeurs

C’est le cas des inventions simultanées, le brevet est donné au premier déposant.

B. Lorsque le brevet est accordé il rétroagit au jour du dépôt de la demande

Cela entraîne deux conséquences :

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- Pour les poursuite en contrefaçons : qui peuvent exercé pour des faits qui se situent entre le jour du dépôt et le jour de la délivrance effective du brevet. Selon les cas, ce laps de temps peut être assez long. Pour ménager les droits des tiers, il est prévu que la demande de brevet déposé, doit être publiée sous forme de demande dans les 18 mois du dépôt.

- Conséquences fiscale : pour entretenir son brevet, le breveté doit payer une taxe.

Section 2 : La phase de délivrance du brevet

En théorie il y a trois systèmes :

- Le système du simple enregistrement : c’est celui qui existait sous l’ancienne loi de 1844 : sans garantie du gouvernement. Dans ce système l’administration se borne à enregistrer les titres et elle n’a pas pour mission de faire des recherches sur les conditions de brevetabilités. Il y a donc une grande instabilité des titres qui peuvent être remis en cause devant les tribunaux dans un conflit, en l’occurrence lors de contrefaçons. Cela a aboutit à une infériorité du titre délivré par l’autorité publique sur le titre étranger.

- Le système de l’examen préalable : adopté en particulier dans les pays anglo- saxons. Dans ce système, le brevet n’est délivré qu’après que l’administration est vérifié que l’invention remplies toutes les conditions de brevetabilité. Cela présente une grande sécurité pour le titre, mais l’inconvénient est que c’est long et très couteux et peut donc retarder l’octroie du brevet, La durée moyenne est de 6ans. De plus on peut refuser si on ne comprend pas …

- Le système de l’examen différé : dans ce système, le brevet est publié au terme d’un délai secret de 18 mois. Ce qui est publié, c’est le dossier de demande de brevet. Cette publication débouche sur une protection partielle du demandeur vis-à-vis des tiers. La plénitude des droits ne sera acquise qu’après la délivrance du brevet. Mais pour l’obtenir, le déposant va devoir demander que l’invention soit soumise à l’examen préalable. La protection totale ne se fera que si le déposant demande l’examen préalable qui débouchera sur un rapport de recherche. L’avantage de ce système est qu’il sauvegarde le principe de l’examen préalable, donc il entretient la sécurité du brevet, mais il permet au breveté de tester l’intérêt de son invention et son succès avant de demander cet examen pour lequel il devra payer des taxes assez lourdes. La délivrance se fait en deux phase : un contrôle administratif sur la demande et si le demandeur le requiert, la rédaction d’un rapport de recherche et la délivrance d’un brevet.

§3 Le droit de regard de la défense nationale

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C’est un préalable : Art L 612-9 et L 612-10 : plusieurs fois par semaine, des fonctionnaires du ministère de la défense vont à l’INPI consulter les demandes de brevet et donc le mémoire descriptif de l’invention. A l’aide de ces documents ils vont apprécier si ces inventions intéressent la défense nationale : 90 à 95 % des inventions sont écartées. Celles retenues sont mise au secret pendant un période de 5 mois, qui peut être prolongé d’une durée d’un an à l’issu des 5 mois, éventuellement renouvelable. Mais lorsqu’il y a un allongement, le déposant a droit à une indemnité, car pendant ce délai de secret la procédure est bloquée et donc toute exploitation est interdite au déposant.

§4 Le contrôle administratif sur la régularité de la demande : Art L 612-12

A. Le contrôle de la forme

Les services de l’INPI contrôlent si la demande est correcte dans sa forme et sur le fond. Sur la forme : les services de l’INPI vont rejeter la demande de brevet si elle ne se présente pas dans les conditions requise : procédure de description, ou si l’inventeur n’est pas

désigné. S’il s’agit d’un brevet étranger, il doit être traduit, rejet si les taxes de dépôt n’ont pas été acquitté, lorsque la description ou les revendications en permettent pas un homme

de

réaliser l’invention.

Le cout du brevet : il coute cher quand on pose un brevet européen : la traduction coute

cher. On peut évaluer le cout d’un brevet européen à 50.000€. Pour le brevet français, c’est environ 4.000€.

métier

de

B. Le contrôle du fond

IL y a deux raisons :

- Si la demande porte sur invention manifestement non brevetable : c'est-à-dire une invention contraire à l’ordre public, soit une obtention végétale ou portant sur le corps humain ou les races animales.

- Lorsque la demande de brevet porte sur un objet qui ne peut être considéré comme une invention ou insusceptible d’adaptation industrielle.

Le

Si elle est acceptée elle est publiée 18 mois au plus tard après la date de son dépôt dans le bulletin officiel de la propriété industrielle. Cette publication au BOPI va déclencher la procédure d’examen et aussi le paiement de taxes qui correspondent à cet examen.

susceptible de recours.

rejet

de

demande

de

brevet

est

§5 L’obtention du brevet

Il y a en réalité deux types de propriété industrielle :

Un titre long : 20 ans c’est le brevet. Il est délivré après l’établissement d’un rapport de recherche. Un titre court : 6 ans dont l’obtention ne nécessite pas la délivrance d’un certificat de recherche mais d’un certificat d’utilité. C’est un titre qui offre une protection moindre. En réalité il existe des parcelles qui permettent de transformer une demande de brevet en une demande d’utilité, quand le déposant en demande ou attends plus de 18 mois avant demander un rapport de recherche.

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A.

La rédaction du projet de recherche : Le rapport de recherche préliminaire

 

C’est

l’INPI

avec

l’aide

de

l’office

européen

des

brevets

vont

établir

un

projet

d’établissement de recherche en tenant compte des information et des revendication

breveté.

Ce projet a pour but de faire apparaitre des antériorités et d’étudier l’état de la technique au

moment ou le demandeur a mis au point son invention. Une fois rédigé, le déposant peut

lui-même

Lorsque le projet fait apparaitre un défaut de nouveauté, le déposant a trois mois pour modifier ses revendications ou présenter des observations s’ils maintient ses revendications

antérieures. Si ces observations fallacieuses ou mal fondée, le directeur de l’INPI rejette la

brevet.

L’administration n’a le pouvoir de la rejeter que lorsque le défaut de nouveauté est manifeste. S’il y a simplement un doute sur la nouveauté, l’administration délivrera un brevet et la nouveauté sera rejetée devant les tribunaux judiciaires.

demande

observations.

déposées

par

le

faire

des

de

B. La publication au BOPI

Il est donc rendu public, les tiers peuvent donc prendre connaissance du projet de rapport de recherche et éventuellement formuler des observations. Les tiers ont 3 mois pour le faire, le déposant a également 3 mois pour répondre à ses observations.

C. L’établissement du rapport de recherche définitif

C’est ce rapport qui va déclencher automatiquement la délivrance du brevet. S’il y a un doute sur la nouveauté ce sera aux juges judiciaires de statuer sur la nouveauté.

Chapitre 5 : Les conséquences de l’attribution du brevet

Section 1 : Les droits du breveté

Le brevet est un titre délivré par les pouvoirs publics, conférant au breveté un monopole d’exploitation limité dans le temps et ayant un caractère territorial.

§1 La durée du droit

C’est 20 ans à compter du dépôt de la demande si le titre délivré est un brevet et 6 ans si le déposant choisit la voie du certificat d’utilité. Avec possibilité de parcelles.

§2 La sphère géographique d’application du droit

L’attribution d’une brevet est une manifestation du pouvoir étatique : chaque état est libre de soumettre aux conditions qu’il estime nécessaire, la délivrance des brevets sur son territoire. Puisque chaque état est libre, cela débouche sur le principe de la territorialité des brevets. Lorsqu’un déposant veut être protégé dans plusieurs états, il doit faire autant de demande

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de brevet dans les états dans lesquels il veut être protégé. Cela est handicapant, les conventions internationales ont essayé calmer :

Convention de L’union de Paris de 1883 : sur la propriété industrielle qui institue pour les bénéficiaire de la convention, un d »lai de priorité qui leur permet pendant un ans à partir d’une première demande de brevet dans un pays signataire, le déposant peut solliciter des brevets dans les autres pays sans qu’on lui oppose le défaut de nouveauté, qui résulterait du premier dépôt. Les différents brevets déposés dans les différents pays sont indépendants les uns des autres. Les Etat membres de la communauté ont signé la convention de Munich de 1973, entré en application en France le 7 Octobre 1977, qui instaure un système européen de délivrance des brevets, qui suppose une procédure unique. Cette procédure va déclencher un faisceau de brevet valable dans chacun des pays de l’Union désigné par le déposant au moment de la délivrance de la demande.

§3 Le contenu du droit du brevet

L’inventeur a le droit d’être nommé inventeur dans le brevet, quelque soit le type de brevet concerné.

Le breveté se voit conférer un monopole d’exploitation sur l’invention breveté : les contours

de ce monopole d’exploitation sont définit dans les articles L 613-3 et suiv du CPI

qui

déterminent

les

prérogatives

du

breveté

de

façon

négatives :

les

actes

interdit

sans

l’autorisation

 

du

breveté.

Quels

sont

 

ces

actes ?

- La

fabrication, utilisation, Vente, Détention

d’un

produit

breveté

- Importer

en

France

un

produit

breveté

fabriquer

à

l’étranger

- Livraison à une personne autre que le breveté des moyens nécessaires à la fabrication ou

la mise en œuvre d’un produit ou d’une invention breveté. Le monopole du breveté ainsi définit connait deux limites :

- Art L 613-5 : à savoir que le monopole du breveté ne couvre que l’utilisation industrielle ou commerciale du produit breveté. Restent en dehors du monopole les actes d’usage domestique ou expérimental. Ex : un autocuiseur, s’il y aune contrefaçon, si c’est un hôtelier qui l’utilise : contrefacteur ou un si c’est un

sera pas contrefacteur.

démonstrateur sur un marché : ne

- Article L 613-6 : c’est la théorie de l’épuisement des droits : théorie à l’origine communautaire introduit en droit français. Cette théorie consiste qu’à partir du moment où un produit couvert par un brevet a été commercialisé sur le territoire communautaire avec l’autorisation du breveté. Le breveté perd tout droit de regard sur l’usage que l’utilisateur final peut faire de ce produit. Ainsi, toutes les interdictions ultérieures de commercialisation ne relèvent que du droit des contrats ou de la concurrence mais pas du droit des brevets.

Le monopole du breveté s’analyse comme un bien qui rentre dans le patrimoine du breveté, et susceptible de tous les actes d’application aux biens. Il peut être vendu, mais on parle de

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« cession de brevet ». Il peut aussi faire l’objet d’une location, mais on parlera de « licence de brevet ».

Section 2 : Les obligations du breveté

Il y a deux obligations principales : payer des annuités fiscales et exploiter l’invention.

§1 L’obligation d’entretient du brevet

A. Principe

Pour entretenir son brevet, il doit payer chaque année un taxe fiscale, dont la particularité est qu’elle augmentent avec l’âge du brevet. Pendant les 5 premières années : 35 € par an. Dans les 5 dernières années : 600 € C’est pour faire sortir du champs des brevet, faire tomber dans le domaine public, les brevet qui ne rapportent pas assez d’argent pour courir les taxes d’entretient. Il sont nombreux, sur 100 brevet accordé, 1 rapporte beaucoup d’argent, 9 qui procurent de l’argent, 2à couvrent les frais, 70 coutent de l’argent. Ces taxes doivent être payées chaque année, au plus tard le dernier jour du mois de la date anniversaire du brevet.

Le breveté qui n’a pas payé ses taxe IL y aura un délai de grâce de 6 mois, pendant lesquels il pourra payer l’indemnité échues.

B.

Sanction

C’est la déchéance : le brevet tombe dans le domaine public ? Cette déchéance a une particularité car elle rétroagit au jour de l’annuité aurait du normalement être payé. Pourquoi la déchéance rétroagit ? C’est pour éviter que soit considéré comme contrefacteur des industriels qui auraient exploité le brevet dans délais de grâces. [ …]

§2 L’obligation d’exploiter l’invention

En réalité cette obligation est fondée sur une considération d‘intérêt national : l’Etat accepte de donner un monopole d’exploitation sur une invention pour récompenser l’inventeur et aussi pour que le pays profite immédiatement des avantages procurés par l’invention. C’est un contrat entre l’Etat l’inventeur : l’état permet à l’inventeur d’exploiter de manière exclusive l’invention pendant 20 ans, en contrepartie l’inventeur s’engage à faire profiter immédiatement la société.

La licence légale : est une licence de brevet il ya deux types de licence:

. Licence obligatoire octroyait par l’autorité judiciaire .Licence d’office : conféré par l’autorité administrative

A. Les licences obligatoires

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Il y a un régime général et un particulier pour les licences de dépendance : pour les améliorations d’une invention.

1. Le régime général

Elles résultent d’une demande en Justice portées devant l’un des TGI compétent sur la propriété industrielle.

a. Les conditions

Le demandeur doit établir à la fois la carence du breveté et il doit établir sa propre compétence. La carence du breveté résulte de deux éléments à savoir un défaut d’exploitation personnelle : qui est assorti d’une condition de délai de 3 ans à compté de la délivrance du brevet ou 4 ans à compté du dépôt de la demande. Le tiers doit prouver la carence et établir qu’il a lui-même demandé une licence d’exploitation qui lui a été refusée. Elle a été soumise au breveté dans des conditions telles qu’elle était inacceptable. Le breveté peut se défendre en faisant un excuse légitime à la non-exploitation : : en établissant qu’il est devant un obstacle matériel sérieux à l’exploitation envisagé.

b. Effets

Lorsque les conditions sont réunies le tribunal va accorder la licence qu’il réclame qui est obligatoirement non exclusive. Elle a un caractère personnel, elle ne pourra être céder qu’avec l’accord du tribunal, la durée, le champ d’application et le montant des redevances sont fixées par le tribunal, toutes les modalités sont susceptibles de révisions soit à la demande du déposant du brevet ou du salarié.

2. Le régime des licences dépendance : L 613-15 du CPI

Un tiers a apporté une amélioration à une invention initiale et a obtenu pour cette amélioration, un brevet de perfectionnement. Pour mettre en œuvre son brevet de perfectionnement, il doit avoir le consentement du titulaire du brevet initial. IL se peut que la collaboration soit pacifique, comme elle pet ne pas l’être. L’article L 616-15 prévoit la solution de conflit entre les deux inventeurs et prévoit les licences de dépendances. Elles sont indistinctement accordées soit au titulaire du brevet de perfectionnement ou à l’inverse au titulaire de u brevet initial. Cette licence est soumis à une condition de délai, doit être introduite dans les 3 ans à compté de la délivrance du brevet de perfectionnement ou 4 ans à compté du dépôt de la demande. Ensuite elle est soumis à des conditions de fond, à savoir que le brevet de perfectionnement propose un progrès technique important ou présente un intérêt économique considérable. Le montant est déterminé par le tribunal.

B. Les licences d’office

Ces licences ne sanctionnent pas un défaut d’exploitation, elle sanctionne une insuffisance d’exploitation. Elles sont délivrées par l’administration, lorsque les intérêts de la collectivité l’exigent. Elle touche un certain nombre de brevet limitativement énumérés : ceux touchant à la santé publique (L 613-16 et L 613-17) touchant à l’économie nationale (L 613-18) et enfin des brevets touchant à la défense nationale ( L 613-19). Ex : Il s’agit des brevets de médicament ou les procédés d’obtention de médicament, des brevets pour des produits nécessaire à l’obtention de médicament et des brevets pour des

là.

procédés

de

fabrications

de

ces

produits

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Le terme de médicament est pris dans un sens très large : il s’agit de tout produit lucratif, humain ou vétérinaire. Pour être mis sous le régime de la licence d’office, ces médicament ou produits de base doivent être mis sur le marché en quantité ou en qualité insuffisante ou encore à des prix anormalement élevé. Les deux premiers cas n’ont que peu d’importance pratique. La question ce pose pour le prix anormalement élevé qui constitue un rempart efficace à l’étendu de monopole auxquels peuvent être tenté les laboratoires qui fabriquent les

premières.

Il y a une menace pour une pilule avortive car le produit n’avait pas eu l’autorisation de mise

matières

sur la marché. Procédure :

Quand on constante que les produits en question sont mis sur le marché sont de quantité ou de qualité insuffisante : le ministre de la santé publique (pour les médicaments) prend un

arrêté qui place les produits en question sous le régime de la licence d’office. A partir de la publication de cet arrêté, toute personne qualifiée peut demander pour un ou plusieurs

d’exploitation.

Sa durée et son étendue géographique sont fixées par le ministère de la santé, en revanche les redevances sont librement négociée entre le titulaire du brevet et le bénéficiaire de la licence d’office. En cas de désaccord c’est le TGI qui interviendra.

produits

une

licence

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2 ème Partie : La protection d’un avantage commercial : les marques de fabrique, de commerce ou de service

Introduction

Historique :

Elle existe depuis les romains, on a retrouvé des amphores avec des signes distinctifs. Sous l’ancien régime c’était le cas des corporations : toutes les activités artisanales étaient verrouillées par les corporations qui disposaient de marques. Elles avaient donc une double fonction : elles rapprochaient le produite à une corporation et s’assurer de l’étanchéité des corporations.

A la révolution, c’est la première loi sur les marques Loi du 22 Germinal An XI, suivit d’une loi

du 23 Juin 1857 qui est la première loi moderne sur les marques. Cette loi du 1857 va organiser le régime des marques jusqu’à la loi du 31 Décembre 1964 avec un système différents dans les deux lois. Dans la première il n’y avait pas d’enregistrement, c’était la règle du premier occupant. La seconde instaure en droit français un régime d’enregistrement obligatoire sur les marques : la propriété de la marque s’acquiert par le dépôt à l’INPI. Cette loi de 1964 va être remplacé par une loi du 4 Janvier 1991, qui forme la partie du CPI ; les articles L 711-1 et suivant. En effet, il y avait une directive e communautaire qui intéresse les marques de 1988 dont l’effet est d’unifier la protection des marques dans tous les Etats de la communauté. Ce qui fait qu’en matière de marque les arrêts de la CJCE vont être très important car vont dicter les positions de la jurisprudence française. Il y a un système international : C’est la convention d’Union de Paris de 1883, mais surtout on a un système d’attribution d’une marque communautaire (règlement du 20 Décembre

1993).

Définition :

L’Article L 711-1 donne la définition de la marque : « la marque est un signe susceptible de représentation graphique, servant à distinguer les produits du service d’une personne physique ou morale ».

C’est un signe : une information qui s’adresse aux sens qui permet la reconnaissance de quelque chose. On a des marques qui sont des marques « verbales » ou nominales qui s’adressent à l’ouï. Parfois des marques sonores.

Il y a des marques qui s’adressent à la vue : constituée de couleur, combinaison, séparation

de couleur… Ainsi que des formes d’emballage du produit ou de produit lui-même. On pourrait avoir des marques gustative ou olfactive. L’insigne : doit être susceptible de représentation graphique : introduite de la transposition de la directive communautaire. Le sens de cette condition a été précisé par la CJCE dans trois décisions importantes :

CJCE 12 Décembre 2002 Sieckman: concernait les marques olfactives CJCE 6 Mars 2003 Libertel : problème de marque de couleur orange sans forme ni contour CJCE 26 Novembre 2003 Schield Mark : les marques sonores Question de l’exigence de la représentation graphique : s’entend d’une représentation au moyen de figure ligne ou caractère qui doivent être clair et précis complètes par elle-même, facilement accessibles, intelligible, durable et objective. On exige toutes ces qualités car les marques sont enregistrées à l’INPI et publiées au BOPI et doit permettre à quelqu’un qui consulte ce livre de se faire une idée précise d’une idée de la

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marque. La représentation graphique ne doit pas s’altérer avec le temps. Ces conditions vont être appliquées à ces trois types de marques L’arrêt Sieckman du 12 Décembre 2002 : il était question de la possibilité de représenté graphiquement une marque olfactive : un signe qui avait une odeur de cannelle. La cour applique la définition et dit que s’agissant d’une signe olfactif les exigences de la représentation graphique ne sont pas remplis par une description de la formule chimique, ni le dépôt d’un échantillon, ni par la combinaison de ces deux éléments. On ne peut admettre le dépôt des marques olfactives. L’arrêt Libertel 6 mars 2003 : Pour une couleur sans forme, ni contour la CJCE : un échantillon de la couleur va s’altérer avec le temps, il ne peut pas s’agir du dépôt d’une formule physique faute d’accessibilité. En revanche, l’association d’un échantillon et d’une description verbale peut constituer une représentation graphique si sa description se réfère à un code d’identification internationalement reconnu : Code Panton. L’arrêt Schield Mark : représentation graphique des marques sonores. C’est un bureau de dépôt de marque, Schield Mark a voulu forcé la CJCE a prendre position s’agissant de la représentation graphique des sons : Schield mark a déposé un certain nombre de marque sonore : chant du coq et les 5 première note de « la lettre à Lise ». La cour de Justice répond en disant que s’agissant des marques sonores il est exclu que la représentation graphique consiste dans un description écrite ( l’indication que le signe est constitué es 5 première note, ou du cri d’un animal). Ca ne peut pas non plus être dans une onomatopée : Cocorico ! Non plus par : Do ré mi sol. Indication sur un graphique d’un ordinateur les différentes hauteurs ses sons ? Non la seule possibilité pour les marques sonores de satisfaire à l’exigence d’une représentation graphique est une portée musicale divisée en mesure, sur laquelle figure une clé, des notes de musiques et des silences dont la forme indique la valeur relative. L’effet immédiat de cette jurisprudence est d’exclure de la possibilité d’un enregistrement tous les bruits, car insusceptible de notes de musiques. Seule pourront être admise au dépôt les marques constitué de son. « Servant à distinguer » : on rencontre ici, la notion de la fonction de ma marque. Cette fonction est une fonction distinctive, qui a été dégagé par la CJCe dans plusieurs décisions dont la plus connue : Arrêt Phillips 16 Avril 2002.

Il s’agissait du dépôt de la forme d’une tête de rasoir : elle rappelle la fonction de la marque

« il s’agit de permettre au public de distinguer sans confusion possible un produit et de le

rattacher à une entreprise unique qui sera considérée comme responsable de sa qualité ». C’est une fonction distinctive et de garantie qui permet au public de rattacher le produit à une entreprise unique responsable de sa qualité. Cette fonction a évolué avec les temps : dans un premier temps la CJCe considérait que la fonctionde marque était de prtéger le titulaire du signe contre des contrefaçons émanants de concurrents cherchant à profiter de la renommer ou de la qualité de la marque. Mais à cette fonction, la CJCE a découvert une autre fonciton : celle du garantie du public qu’il ne trouvera pas de produits concurrents.

« Les produits ou services » : la marque appartient à une catégorie particulière de signe,

qu’on appelle signe distinctif. Dans cette catégorie, il n’y a pas que la marque qui désigne un produit, il y a plusieurs signe distinctifs qui désigne autre chose que des produits. La marque est un signe distinctif associé à un produit. A côté il y aussi le nom commercial, qui désigne une entreprise ou la dénomination sociale et l’enseigne qui désigne un établissement

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commercial « dans sa localisation ». Chaque signe distinctif désigne une entité. La marque est parmi les signes distinctifs qui désignent des produits ou des services. Elle les désigne parmi des produits, ces produits devant être concurrents. On n'a besoin d’une marque que pour distinguer par exemple des poupées entre elles. Il en découle un principe cardinal qui régit le droit des marques : le principe de spécialité. Que signifie ce principe ? Cela signifie que le signe déposé comme marque, ne sera réservé que pour désigner les produits désigner dans le dépôt pour des produits identiques ou similaires. Le signe restera donc libre dans les autres secteurs économiques et pourra être apporté par un autre commerçant, qui par hypothèse ne commercialisera que des produits non identique ou similaire.

Ex : Mont Blanc : Dessert

et

stylo !

Pourquoi ce principe ? Tout simplement, parce que les signes ne sont pas en nombre infini, on doit combiner le droit des marques avec le principe de la liberté du commerce et de l’industrie.

En principe, tous les produits peuvent être désigné par une marque. Un problème s’est posé pour au moins une catégorie de produit : les produits de presse ( journaux et magazines). Pourquoi ? Parce que le produit n’est jamais identique, la une est changeante. La cour de cassation a tranché la question dans une affaire concernant le journal « Mademoiselle » : les journaux comme tous les autres produits pouvaient être désigné par une marque car c’est un signe de permanence de la rédaction du journal.

On a également une difficulté s’agissant des titres des œuvres de l’esprit. On a un détournement possible de la loi sur le droit d’auteur : le droit d’auteur soumet la protection des titres à l’originalité et limité dans le temps à 70 ans. Or la protection de la marque est de 10 ans, mais cette durée est indéfiniment renouvelable. Dans un premier temps, la jurisprudence a admis la protection des titres : que pour les titres de séries (mais simplement parce que c’était la question posée). Ultérieurement la cour de cassation a admis que tous les titres d’œuvre de l’esprit pouvait être protégé par une marque, car le titre rempli la même fonction que la marque : il permet au public de distinguer par exemple dans toutes la production littéraire, un livre particulier.

Chapitre 1 : La création de la marque

Section 1 : Les différents signes susceptibles de constituer une marque

§1 Les dénominations

Les dénominations sous toutes les formes. Ce sont des marques nominales, on peut choisir un mot du langage courant sous réserve de distinctivité. On peut aussi déposer un assemblage de mot ou un slogan (ex : fermeture éclair). Le dépôt comme un marque est un moyen facile de protéger un slogan. On peut aussi déposer un terme de fantaisie (ex : frigidaire), un mot d’une langue étrangère. On peut déposer un nom patronymique, un nom géographique, une combinaison de lettres, un chiffre, aussi une combinaison de lettres et de chiffres. L’admission de ces termes ne pose pas de problèmes particuliers sauf deux cas.

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- S’agissant du nom patronymique : problème des homonymes. Chacun à la libre utilisation commerciale de son nom. La liberté des uns est freiner par la liberté des autres, deux commerçants homonymes veulent tous les deux utiliser leur nom comme marque. Comment on va aménager la coexistence de ces 2 patronymes. Sous la loi de 1964, on posait un principe de liberté d’usage du nom pour chacun des deux titulaires. Sauf à ce que cette pratique soit limitée ou interdite si elle portait atteinte au premier déposant. Il y a eu des excès, en particulier des fraudes par ex on formait une société commerciale avec le porteur du patronyme convoité auquel on donnait un nombre symbolique de part (Cas Lapidus). Ou encore les conventions de prête nom. En 1991 le législateur revient sur cette théorie des homonymes, art L713-6a utilisation du nom comme dénomination sociale, nom commerciale ou enseigne et non comme marque si cela ne porte pas préjudice au titulaire de la marque.

- S’agissant des noms géographiques : on a des indication géo qui sont attachées à des produits en raison d’un lien entre le produit et le terroir. Cela s’applique à toute sortes de produits. Ex : Calais pour de la dentelle. Il y a les appellations d’origines, ce sont des noms géographiques qui unissent un produit est un terroir mais en revanche à la distinction des indications de provenance, elles émanent de décret. Ces appellations d’O ne profitent qu’à des produits agricoles ou alimentaires. Un nom géo peut être déposé comme marque à condition qu’il ne constitue ni une appellation d’origine ni une indication de provenance (Cour de Paris Verrerie de Viot, confirmation : CC cial 7 mai 1980).

§2 Les signes sonores

Ils sont valables sous réserve de leur possibilité de représentation graphique, déposable sous forme de portée musicale (ce qui exclut les bruits).

§3 Les signes figuratifs

Art L711-1 al 2c.

A) Signes figuratifs à 2 dimensions (dessins, étiquettes…)

Lorsque on dépose une marque figurative, la protection dont bénéficie le titulaire de cette marque s’étend à la marque nominale correspondante (extension du symbole au nom). L’inverse n’étant pas vrai. Lorsque on dépose une marque figurative, on obtient une protection sur l’emblème en question quelque soit les formes qu’il prend. Un commerçant concurrent qui fabrique ou distribue des produits identiques ne peut changer la forme de l’emblème et déposer cette nouvelle forme.

B) Formes

On peut être en présence d’un risque de détournement du droit des marques. La marque permet a travers le dépôt d’acquérir une protection quasi perpétuelle en raison de sa

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possibilité de renouvellement successifs va durer aussi longtemps que le produit. Or les formes sont protégées par le droit d’auteur ou le droit des dessins et modèles mais aussi brevet, mais ces droits sont limités dans le temps. On craint que celui qui dispose d’un brevet pour une forme, dépose cette forme comme marque de sorte qu’il va chercher à obtenir une protection qui va prendre le relais de ses autres droits. Art L711-2c : On ne peut pas déposer comme marque les signes constitués exclusivement par la forme imposé par la nature ou la fonction du produit ou conférant à ce dernier sa valeur substantielle.

+ Formes remplissant une fonction technique ou utilitaire : on veut éviter le dépôt comme

marque de la forme d’un produit. Exemple de la marque lego, ils étaient couverts par un brevet (qui a expiré 20 ans après), le fabricant à déposer comme marque la forme pour protéger sa création. CJCE Phillips 18 juin 2002, ne constitue pas une marque valable la forme nécessaire à l’obtention d’un résultat technique quand bien même le résultat pourrait être obtenu par d’autres formes. Cet arrêt a été appliqué par la JP française, non seulement dans l’affaire phillips mais aussi s’agissant d’une affaire l’éxomil (CC 21 janvier 2004). Une bouteille remplis une fonction utilitaire, si l’on suit le précédent raisonnement. La forme d’une bouteille ne peut être une marque, or une JP existante dit que la forme d’une bouteille peut être une marque. Dans l’article il y a le terme « exclusivement », ce qui veut dire que les marques complexes unissant une forme et un autre élément distinctif, la forme serait alors une marque également.

+ Formes ornementales : ne peut être adopté comme un marque conférant à un produit sa valeur substantielle. Il faut analyser l’état d’esprit du public.

Est-ce que le public aurait quand même acheté le produit s’il était sous une forme différente ? Si la réponse est positive, ce qu’il recherche c’est d’abord est un produit. La forme joue son rôle de marque, elle lui permet seulement de distinguer le produit qu’il cherche d’un produit de même nature se présentant différemment. Si la réponse est négative, la forme joue un rôle déterminant dans le choix du produit, le produit étant recherché pour sa forme. Celle-ci confère au produit sa valeur substantielle, et la forme ne peut être déposée comme marque.

C)

Couleurs

Dispositions, nuances ou combinaisons de couleurs, avant loi de 1991, on disait que le nombre des couleurs fondas étaient limités. Il était impossible de choisir comme marque une de ces couleurs. C’est pourquoi on admettait le dépôt de couleur sous la forme de combinaison ou de disposition. Une combinaison de couleur c’est l’assemblage de plusieurs couleurs dans un ordre déterminé. La disposition : présentation de plusieurs couleurs ou une couleur unique dans une forme ou dans un dessin.

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Si le nombre des nuances de couleurs est illimité, on admet le dépôt d’une marque constitué par la nuance d’une couleur. A condition que le dépôt soit précis et qu’il identifie la nuance de couleur. L’INPI admettait au dépôt que les nuances de couleurs. La distinction entre les couleurs fondas et nuance de couleurs a disparus avec la loi de 1991, n’importe quelle couleur peut être déposée comme marque même s’il n’y pas de forme ou contours à condition d’être identifiée de façon scientifique et de faire l’objet de la représentation graphique sous un code international.

Section 2 : Conditions de validité de la marque

Caractère distinctif (art L711-2), caractère licite (art L711-3), caractère dispo (art L711-4).

§1 Caractère distinctif

Le signe choisit doit être distinctif. Autrement dit le signe choisit doit être arbitraire, aucun rapport entre le signe choisit et le produit. Il faut respecter la liberté du commerce et de l’industrie, qui plus est la marque doit être distinctive (c’est pourquoi elle doit être arbitraire. La nécessité de présenter un caractère distinctif débouche sur un nombre d’interdictions.

A) Appréciation du caractère distinctif.

On ne peut pas dire de manière abstraite ou général qu’un signe est distinctif ou non. Cela résulte de la confrontation entre le signe choisit et le produit que ce signe vise à identifier. La distinctivité est une notion relative. L’art L711-2 considère comme dépourvu de caractère distinctif des signes génériques, descriptifs… Cet article exclu un certain nombres de signes non distinctifs :

1)

Signes génériques nécessaires ou usuels

Concerne les marques nominales ET les marques figuratives. -S’agissant des marques nominales : art L711-2a. La JP est disparate, on ne peut savoir à l’avance si un signe va être considéré comme distinctif ou non dès lors. Selon cet article évoque le « langage courant ou pro », la marque doit être distinctive pour ces deux « cercles » de personnes.

Problème des marques déposées en langue étrangères, à partir de quand on va considérer qu’un mot étranger est distinctif ? La plupart des déposant ne choisissent pas un signe arbitraire mais choisisse le mot qui identifie le produit en langue étranger. Réponse : si le terme étranger n’a pas de signification pour la majorité du public alors le terme est distinctif même s’il désigne le produit. En revanche si le public comprend le mot comme synonyme du produit la marque sera invalidée pour défaut de distinction.

-Invalidation quand le signe figuratif est considéré comme nécessaire ou usuel. Signes usuels : sont des signes généralement associés au produit ou encore les formes qui servent généralement à son emballage.

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Signes nécessaires : signes faisant référence à la composition d’un produit, par exemple l’emballage en forme d’un citron pour contenir un jus de citron (CA Paris 1956) est non distinctif. Distinction entre l’originalité et la distinctivité. Sont considérés aussi comme nécessaires les signes faisant référence à l’impératif technique, par exemples les formes de conditionnement. Ne sont pas distinctives non plus les couleurs des composants électroniques, qui obéissent à des codes techniques.

2)

Signes descriptifs

Ils ne concernent que les marques nominales (art L711-2b). Cet article interdit les signes pouvant servir à désigner une caractéristique du produit ou du service. Tout signe servant à désigner une caractéristique du produit est considéré comme non distinctif par exemple : l’espèce, la qualité, la quantité, la destination, la valeur, la provenance géo, l’époque de production du produit ou du service.

B) Appréciation du caractère distinctif en fonction de l’usage

En principe ce caractère est apprécié au jour du dépôt. Loi de 1991, les tribunaux se sont toujours refusés à invalider une marque qui par usage généralisé avait perdu son caractère distinctif au point que le public ignore que le terme désigne une marque. Changement avec cette loi, dans l’art L714-5 : déchéance pour excès de notoriété (le titulaire d’une marque perdra son droit sur le signe si ce dernier est devenu de son fait la désignation usuelle dans le commerce du produit ou du service. La déchéance n’est pas auto, il faut en plus de prouver, établir que le titulaire de la marque n’a rien fait contre l’assimilation de sa marque à un type ou à un genre de produit.

L’usage joue aussi un rôle positif, c'est-à-dire qu’il va faire acquérir à une marque un caractère distinctif qu’elle n’avait pas à l’origine. La question ne se pose pas quand le signe est franchement non distinctif. Mais on a des signes dits faiblement distinctifs, marques enregistrées malgré le caractère faiblement distinctif. Pour éviter que les titulaires de marques largement connues du public subissent un préjudice du fait de la faiblesse de la distinctivité. La convention de Paris art 6ter contient une règle instaurant que l’usage constant et généralisé du signe permet à ce signe qui a l’origine était faiblement distinctif lui permet d’acquérir le caractère distinctif qui lui fait défaut (CC cial 7 mai 1980 CAMPING CAR).

§2 Le signe doit être licite

Art L711-3, sous cette condition de licéité plusieurs conditions sont précisées dans l’art.

A) Le signe choisit comme marque ne doit pas être composé de signes exclus par l’art 6 bis de la convention de Paris.

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Les signes exclus sont : les drapeaux, emblèmes officielles et armoiries des Etats parties à cette convention.

B) Le signe ne doit pas faire l’objet d’une interdiction d’usage à titre de marque

Ex : Décorations, poinçon officiel, symboles/sigles/dénominations des organisations internationales (ex : drapeau olympique, sigle d’interpol…). Mais aussi les signes dont la reprise est interdite par un texte particulier.

C) Les signes contraires à l’OP et les bonnes mœurs.

Il ne s’agit pas de signes/slogans subversif. Problème des signes faisant référence à des produits dangereux pour la santé (ex : affaire Opium). Ligues de vertu conteste cette appellation contraire à l’OP, mais pas d’annulation par la cour de Paris car il n’y a pas de lien avec le produit et nombreuse référence à l’opium dans les livres autrement qu’en tant que drogue. Cour de Paris 18 octobre 2000 Cannabia, interdite comme contraire à l’OP car la bière est un produit de consommation courante, et parce que la bière vise un public de jeunes qui pourraient croire que la consommation de cannabis est légal.

D) Le signe ne doit pas être déceptif

Art L711-3c, il ne faut pas induire le public en erreur. Idée que le choix d’une marque induisant le public en erreur est contraire à la loyauté envers les concurrents mais aussi vis-à-vis du consommateur. La marque n’est bien sur pas une garantie juridique de qualité, elle n’a qu’une fonction d’identification de l’objet. La marque reste une garantie psychologique de qualité. Tromperie notamment sur la nature du produit (ex : Evian fruité), sur la qualité du produit, sur la provenance géo du produit.

Sanction des deux premières conditions évoquées : les deux premières conditions sont vérifiées par les services de l’INPI avant l’enregistrement de la marque. Si l’INPI se rend compte du vice, il rejette la demande. Si un signe non distinctif ou illicite est enregistré, la marque sera susceptible d’être annulée (nullité absolue), même le ministère public peut agir d’office (prescription de l’action est de 5 ans).

§3 Le signe doit être disponible

La disponibilité n’est pas vérifiée par l’INPI au moment de l’enregistrement, le contrôle est laissé aux tribunaux saisis du titulaire d’une antériorité. Mais ici la nullité est relative, où seul le titulaire de l’antériorité peut agir. Il ne doit exister sur le signe aucun droit antérieur constitué au profit d’un tiers. Art L711-4 contient une énumération des droits antérieurs faisant obstacle au choix du même signe comme marque. Certains droits antérieurs sont des droits sur des signes

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distinctifs autre que la marque dès lors gouvernance du principe de spécialité, l’antériorité ne pourra être opposée que si le signe est repris dans le même secteur concurrentiel. D’autres droits antérieurs sont absolus, dès lors il sera interdit de reprendre le signe comme marque dans tous les secteurs de l’activité économique.

A) Antériorités relatives

Ce sont des droits antérieurs qui existent au profit du titulaire d’un signe distinctif.

1)

La marque

L’existence d’une marque antérieure enregistrée au profit d’un tiers interdit le dépôt et l’enregistrement d’une autre marque constitué par un signe identique ou similaire destiné à identifier des produits identiques ou similaires. Difficulté : identifier la notion de produits similaires, notion compliquée, appréciation souveraine des juges du fond. JP disparate là encore. La CJCE a donné au juge des indications pour juger de la similitude de produit (dans l’arrêt Canon 29 septembre 1998), CJCE guide le magistrat national. La notion de similitude de produit est une notion objective prenant en compte la nature, la destination, l’utilisation des produits/services ainsi que leur caractère concurrent ou complémentaires. Sont considérés comme similaires des produits dont la nature et l’usage sont extrêmement voisins ou qui ont une destination commune. JP LASSERRE.

Depuis la loi de 1964 la propriété d’une marque s’acquiert par l’enregistrement. Ce principe connaît une exception = résulte de la convention d’union de Paris a savoir que lorsqu’une marque est notoire elle est protégée bien qu’elle n’est pas fait l’objet d’un enregistrement. Il faut que la marque soit notoire en France mais aussi qu’elle soit notoire. Ici on retient une définition restric