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MÉTÉOROLOGIE

L’ATMOSPHÈRE

Structure verticale de l'atmosphère

La Terre est enveloppée par un couche gazeuse entre 0 et 1000 km environ, qui est maintenue par
gravité autour du globe terrestre. Cette couche appelée atmosphère est divisée en plusieurs couches
concentriques séparées par des étroites zones de transition. L'atmosphère protège la vie sur Terre en
absorbant le rayonnement solaire ultraviolet, en réchauffant la surface par la rétention de chaleur
(effet de serre) et en réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit.
Hétérosphère et homosphère

L'hétérosphère comprend l'exosphère et la thermosphère, elle se situe au-dessus de l'homosphère.


L'homosphère désigne la région située entre le sol et une altitude de 85 Km environ. Elle comprend
la mésosphère, la stratosphère et la troposphère.

Exosphère

L'exopshère est la plus haute couche de l'atmosphère terrestre, elle s'étend au-dessus de la
thermosphère. Sa limite inférieure se situe entre 350 à 800 km en fonction de la température de la
thermopause (limite supérieure de la thermosphère) jusqu'à 10 000 km (ou plus). Elle est définie
par le fait qu'au-delà de 350 à 800 km, ses principaux constituants, c'est-à-dire l'hélium et
l'hydrogène ne sont plus retenus par la gravité terrestre et peuvent s'en échapper.

Thermosphère

La thermosphère s'étend en altitude au-dessus de la mésosphère, entre 80 et 100 km d'altitude


(mésopause), jusqu'à la thermopause, laquelle, située à une moyenne de 500 km d'altitude (entre
350 à 800km), marque l'entrée dans l'exosphère. La pression y est presque nulle et les molécules
d'air y sont très rares. Entre 100 et 150 km d'altitude, le dioxygène moléculaire absorbe l'ultraviolet
solaire de très courtes longueurs d'onde (entre 100 et 200 nm). Il en résulte une augmentation de
température avec l'altitude qui oscille entre 300°C et 1 600°C selon l'activité solaire. Les
températures sont élevées, mais la densité de matière est extrêmement faible, ce qui fait que, pour la
peau humaine, l'effet de cette température serait négligeable. En effet, la température ressentie
avoisinerait les 25°C.

Ionosphère

L'atmosphère est ionisée sur toute la surface du globe à partir d'une altitude d'environ 60 km au-
dessous de laquelle l'ionisation est négligeable. Au-delà de 60 km d'altitude, l'atmosphère n'agit
plus comme filtre du rayonnement solaire et cosmique, les rayons UV et rayon X sont de plus en
plus agressifs et provoquent une ionisation des molécules de gaz (azote, oxygène...) de l'air. Vers
les altitudes supérieures, l'ionisation s'étend jusqu'à la magnétopause, limite de la zone d'influence
du champ magnétique terrestre. Cependant, il est admis que le terme ionosphère recouvre
uniquement la zone inférieure, limitée à une altitude d'environ 800 km, zone où la densité des
particules ionisées est la plus élevée.
Il y a trois régions principales de l'ionosphère, appelées couche D, couche E et couche F.
Ces couches n'ont pas de limites précises et les altitudes auxquelles elles se produisent varient au
cours d'une journée et d'une saison à l'autre.
- Couche D : commence à environ 60 Km à 70 Km au-dessus du sol et s'étend jusqu'à environ 90
Km. Cette zone présente un faible degré d’ionisation car peu de rayon UV arrive, de plus la
recombinaison est relativement rapide ce qui entraine son apparition avec le lever du Soleil et sa
disparition immédiatement après le coucher de celui-ci.
- Couche E : commence vers une l’altitude de 90 Km à 100 Km et s'étend jusqu'à 120 à 150
km d'altitude. Cette couche est diurne et réfléchit les ondes de quelques MHz jusqu'à une fréquence
limite qui dépend de l'angle d'incidence de l'onde sur la couche et de la densité de celle-ci.
- Couche F : constitue la région la plus ionisé, et commence vers une altitude de 120 à 150 Km et
s'étend très loin, parfois jusqu'à 800 km. Elle se décompose durant la journée en deux sous-
couches F1 et F2, la limite entre ces deux sous-couches se situant aux environ de 200 km à 250
Km d'altitude. Elle s'atténue et disparaît la nuit plusieurs heures après le coucher du Soleil. Mais
lors des fortes activités solaire elle peut persister toute la nuit. Elle a également une influence sur la
propagation des ondes courtes.

Mésosphère

La mésosphère est la couche comprise entre 50 km et 85 km d'altitude, au-delà de la stratopause


(limite supérieure de la stratosphére), donc à partir de 50 km d'altitude environ le profil vertical de
température redevient décroissant, et va le rester jusqu'à l'entrée dans la thermosphère, qui forme la
couche inférieure de la haute atmosphère. C'est dans cette zone de transition entre la Terre et
l'Espace que les météorites, satellites, en y pénétrant, s'échauffent contre les quelques particules
d'air qu'ils rencontrent et sont détruits avant d'atteindre le sol. Les vaisseaux spatiaux doivent être
protégés pour pouvoir passer cette couche qui va les freiner partiellement.
Avec une température minimale d'environ -100°C, la mésosphère est la couche la plus froide de
l'atmosphère. À ces altitudes, la vapeur d'eau peut geler formant des nuages de cristaux de glace.
Quand le soleil est au-dessous de l'horizon et que le sol est dans les ténèbres, ces nuages élevés
peuvent encore être illuminés, leur conférant leurs qualités éthérées et «nocturnes».
Ci-dessous des nuages noctiluscents photographiés le 29 mai 2016 par Tim Peake à bord de la
Station spatiale internationale.
Stratosphère

La stratosphère est la couche comprise entre 6 et 16 km d'altitude pour sa limite inférieure


(tropopause) et 50 km d'altitude pour sa limite supérieure (stratopause) et selon sa latitude sur le
globe. Elle renferme la quasi-totalité de l'ozone atmosphérique qui protège la Terre des rayons UV.
Les transformations de l'oxygène en ozone, sous l'action des rayons ultraviolets de courte longueur
d'onde, s'accompagnent de dégagement de chaleur : la température augmente au fur et à mesure
qu'on s'y élève en altitude. Au point le plus haut de la stratosphère (strapopause) la température
tourne autour de 270 K (−3°C), ce qui avoisine le point de congélation de l'eau.

Photo prise par les astronautes de la Station spatiale internationale des couches atmosphériques le
31 juillet 2011, révélant la troposphère (rouge-orange) et la stratosphère au-dessus.
Couche d'ozone

La couche d’ozone est aussi appelée ozonosphère se situe entre 20 et 50 km d’altitude. Bien que
faisant partie de la stratosphère, la couche d'ozone est considérée comme une couche en soi parce
que sa composition chimique et physique est différente de celle de la stratosphère. L'ozone (O3) de
la stratosphère terrestre est créé par les ultraviolets frappant les molécules de dioxygène (O2), les
séparant en deux atomes distincts ; ce dernier se combine ensuite avec une molécule de dioxygène
(O2) pour former l'ozone (O3). L'O3 est instable (bien que, dans la stratosphère, sa durée de vie est
plus longue) et quand les ultraviolets le frappent, ils le séparent en O2 et en O. Ce processus continu
s'appelle le cycle ozone-oxygène. Près de 90% de l'ozone de l'atmosphère se trouve dans la
stratosphère.

Troposphére

La troposphère est la couche de l'atmosphère terrestre située au plus proche de la surface du globe.
Sa limite supérieure (tropopause) se situe vers 11 à 12 km d'altitude dans le cas des zones
tempérées, s'abaisse en direction des pôles ( vers 7 à 8 km) et s'élève au contraire en direction des
zones intertropicales où elle atteint environ 18 km. De ce fait, la tropopause est plus froide au-
dessus des régions équatoriales vers - 80°C qu'elle ne l'est aux moyennes et hautes latitudes entre -
50 et - 60°C.
La troposphère contient approximativement 90% de la masse totale de l'atmosphère et 99% de sa
vapeur d'eau. L'air contient également du gaz carbonique, des aérosols, des poussières etc...
En moyenne, la température diminue avec l'altitude, à peu près de 6,4°C tous les 1000
mètres ou 2°C tous les 1000 ft. Elle est le siège des événements météorologiques (nuages, orages,
cyclones etc...)

Tropopause

La tropopause est donc la surface entre le troposphère et la stratosphère.


La décroisance de température s'observe jusqu'à la tropopause. Celle-ci franchie, on est dans la
stratosphère et suivant le modéle standard la température reste constante.
Dans la réalité, les conditions "standard" ne sont jamais réalisées. Seule la décroissance de
température 2°C/1000 ft dans la troposphère se rencontre très souvent.
En un lieu donné par exemple vertical Paris, l'altitude de la tropopause varie en fonction du champ
de pression. Par conséquent une tropopause basse correspondra à une dépression et une tropopause
haute correspondra à un anticyclone.
Les deux colonnes d'air D et A ayant le même poids, puisque comprise entre les mêms surfaces
isobariques, la colonne D est moins haute, donc plus dense et plus froide.
Dans la troposphère, les dépressions sont froides et le anticyclones chauds.
Dans la stratosphère, les dépressions sont chaudes et le anticyclones froids.
Un avion volant à un niveau de vol constant et subissant une dérive droite se dirige donc, dans
l'hémisphère nord vers une dépression.

On observera : En dessous de la tropopause entre 1 et 2 une diminution de la température. En 3,


l'avion franchit la tropopause, la température sera minimale. En 4 la température remonte pour
atteindre un maximum en 5.
La traversée de la tropopause se traduit toujours par un minimum de température. En vol horizontal,
un réchauffement de l'ordre de 10°C peut être très souvent observé lors du franchissement de la
tropopause dans le sens troposphère- stratosphère.
Le passage de la tropopause est souvent accompagné de turbulence, la nébulosité est généralement
bloquée au niveau de la tropopause.
A proximité de la tropopause environ 2000 ft en-dessous le vent est maximal.

Atmosphère terrestre

L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse entourant la Terre que l'on appelle air.
Les constituants de l'air atmosphérique peuvent être classés en deux catégories :
- les constituants dont la concentration est constante, tout au moins dans les basses couches de
l'atmosphère, comme l'azote et les gaz rares ;
- les constituants dont la teneur varie dans le temps comme le dioxyde de carbone, l'ozone et surtout
la vapeur d'eau.
Si le dioxyde de carbone et l'ozone peuvent subir quelques variations selon le lieu et le temps, leur
concentration étant faible dans l'atmosphère, leurs variations peuvent être considérées comme
négligeables et ne modifient pas notablement la composition chimique de l'air sec.

Air sec

L’air sec est un mélange de gaz contenant principalement de l’azote, de l’oxygène, de l’argon, du
gaz carbonique et, en faibles quantités, un certain nombre d’autres gaz (néon, hélium, krypton,
hydrogène, etc.). Les proportions de ces différents gaz, tout en variant légèrement en fonction du
temps et du lieu, peuvent être considérées en première approximation comme constantes.
Composition de l'air sec
- Gaz -
constituants Pourcentages
l'air sec - en Volume -

Azote (N2) 78,09

Dioxygéne
20,95
(O2)

Argon(A) 0,93

Dioxyde de
0,035
carbone(CO2)

Néon(Ne) 1,8 10-3

Hélium(He) 5,24 10-4

Krypton(kr) 1,0 10-4

Hydrogéne(H2) 5,0 10-5

Xénon(Xe) 8,0 10-6

Ozone((O-3) 1,0 10-6

Radonn(Rn) 6,0 10-18

Cette liste de gaz n'est pas exhaustive ; certains gaz dont les pourcentages en volume sont encore
plus faibles n'apparaissent pas. Cependant, malgré leur très faible concentration, certains de ces gaz
à l'état de trace jouent un rôle important.

On constate que 3 gaz, l'azote, l'oxygène et l'argon, constituent presque 100% du total. Les autres
corps ne représentent chimiquement que des impuretés.

Air humide
L'eau joue un rôle tellement particulier dans l'atmosphère que les météorologistes décrivent
habituellement l'air atmosphérique comme un mélange de deux gaz : l'air sec et la vapeur d'eau
qu'ils traitent à part.
Pour la plupart des calculs de bases nous aurons :
«AIR RÉEL» = «AIR SEC» + «HUMIDITÉ»
L’air humide est un mélange en proportions variables d’air sec et de vapeur d’eau. Il est à noter que
la vapeur d’eau étant de l’eau à l’état gazeux, la présence d’eau sous forme liquide en suspension
(brouillard) n’intervient pas dans la notion d’air humide.
Dans un volume atmosphérique, la pression, P est la somme des pressions partielles de l’air sec, Pa,
et de la vapeur d’eau, e soit : P = Pa + e
En moyenne, la vapeur d'eau contenue dans l'air humide représente 0,25% de masse totale de
l'atmosphère ce qui en fait un constituant assez minoritaire ; elle dispose de la particularité notable
d'être le seul gaz de l'atmosphère susceptible de changer de phase, et dont la concentration est très
variable dans le temps et dans l'espace, de 0,1 % au-dessus de la Sibérie, 4 % au-dessus de certaines
mers tropicales. L'eau se rencontre essentiellement dans les premiers kilomètres de l'atmosphère
(environ 15km). On la trouve sous forme de vapeur, et aussi sous forme liquide (dans les nuages,
brouillards etc...) et solide (dans certains nuages). La vapeur d'eau est un gaz invisible, présent
partout dans l'atmosphère.

Air saturé

L’air saturé correspond à un air humide, à une température et à une pression données, dont la
quantité de vapeur d’eau est telle que toute quantité d’eau supplémentaire ne peut apparaître que
sous forme liquide ou solide.

CIRCULATION GÉNÉRALE DE L'ATMOSPHÉRE

Définition

La circulation générale de l’atmosphère décrit l’ensemble des mouvements et des trajectoires des
parcelles d’air dans l’atmosphère entourant la Terre. Son unique moteur est l’ensoleillement. Cette
énergie reçue sous forme de rayonnements va être confrontée à l'atmosphère puis à la surface de la
Terre. Sur la totalité des rayonnements reçus 30% vont être renvoyés vers l'espace et 20% vont être
absorbés par l'atmosphère. La sphéricité de la Terre fait que l'énergie reçue sous forme de
rayonnements n'est pas répartie uniformément à sa surface. L’atmosphère et l’océan, par leurs
mouvements, sont responsables d’un transport d’énergie des zones excédentaires en énergie vers les
zones déficitaires. Il y a donc un transport de chaleur de l'équateur vers les pôles. Selon Trenberth
and Caron (2001) l’océan est à l’origine de 22% de ce transport énergétique dans l’hémisphère
Nord et de 11% dans l’hémisphère Sud. L’atmosphère réalise donc la majorité du transport
énergétique de l'équateur vers les pôles.
En faisant abstraction des périodes géologiques ou des fluctations mineures, les températures
observées restent approximativement inchangées d' année en année. Et si La circulation
atmosphérique change continuellement, la tendance de base reste relativement constante.
Caractéristiques de la circulation selon la latitude

Le modèle général pour expliquer la circulation atmosphérique est connu sous le nom de modèle tri-
cellulaire. Ce modèle aide à expliquer les différences dans les ceintures de pression, les
températures et les précipitations, et comment l'atmosphère tente d'égaliser les différences d'énergie
du bilan thermique global entre les pôles et l'équateur.
Ce modèle tri-cellulaire est constitué de trois cellules :
- la première zone Cellule de Hadley se situe entre l'équateur et 30 degrés N et S où l'on retrouve
des vents réguliers soufflant du nord-est dans l'hémisphère nord et du sud-est dans celui du sud : les
alizés. Les navigateurs à voile ont depuis longtemps utilisé cette zone de vents réguliers pour
traverser les océans ;
- la deuxième Cellule de Ferrel se situe aux latitudes moyennes et est caractérisée par des systèmes
dépressionnaires transitoires sous une circulation d'altitude généralement d'ouest ;
- la troisième, cellule polaire se retrouvent respectivement au nord et au sud des 60-ièmes parallèles
nord et sud avec une circulation de surface généralement d'est.
Entre ces trois zones, à une altitude variant entre 6 et 15 km, on retrouve les courant-jets .
Cellule de Hadley
Les cellules Hadley se situent entre l'équateur et 30 degrés nord , et l'équateur et 30 degrés sud.
En termes simples, la cellule de Hadley est une circulation à grande échelle consistant en de l'air
chaud qui monte près de l'équateur et qui se déplace vers le pôle dans la haute troposphère en créant
une bande de basse pression à l'équateur. Pendant son ascension vers le sommet de la troposphère,
l'air s'est refroidi à la même température que son environnement et commence à s'écouler vers les
pôles nord et sud. L'air ainsi refroidi redescent doucement pour atteint la surface de la Terre aux
environs des 30 degrés Nord et 30 degrés Sud , créant une zone de haute pression atmosphérique
subtropicale.
L'air ainsi comprimé et chauffé, empêche la formation de nuages. Le résultat est un ciel clair, une
forte chaleur à la surface, de la Terre, un temps sec permanent et la formation des grands déserts
tropicaux.
Au cours de l'année, les cellules de Hadley dans chaque hémisphère se déplacent vers le nord et
vers le sud en réponse à la position du soleil par rapport à la terre. Voir Variations saisonnières.
L'emplacement de chaque cellule est également influencé par les différences de température
résultant de la distribution inégale des surfaces terrestres et marines dans chaque hémisphère. Les
océans, qui couvrent plus de 70% de la surface de la Terre, ont une capacité calorifique supérieure
à celle des continents et se réchauffent et se refroidissent plus lentement. Les fluctuations de
température sont donc beaucoup moins importantes au-dessus des océans et les mouvements de la
cellule de Hadley sont relativement faibles. Inversement, les très grands changements saisonniers de
température sur les continents entraînent un mouvement important de la cellule de Hadley.

Cellule de Ferrel
Les Cellules Ferrel se situent entre 30 et 60 degrés Nord et entre 30 et 60 degrés Sud.
Dans les cellules de Ferrel, l'air converge à basse altitude pour remonter le long des frontières
entre l'air froid polaire et l'air chaud subtropical qui se produit généralement entre 60 et 70
degrés nord et sud. Cela forme une autre zone de convergence où deux courants d'air de
surface se rencontrent. L'air chaud est moins dense et s'élève donc au-dessus de l'air plus froid,
ce qui crée des zones de basse pression et c'est là que se trouve le Jet Stream polaire.
La cellule de Ferrel se déplace dans la direction opposée aux deux autres cellules (cellule de
Hadley et cellule polaire) et agit plutôt comme un tampon. Dans cette cellule, le vent de surface
coulerait d'une direction sud dans l'hémisphère nord. Cependant, la rotation de la Terre induit un
mouvement apparent à droite dans l'hémisphère nord et à gauche dans l'hémisphère sud. Cette
déviation causée par l'effet de Coriolis aménent des vents dominants d'ouest et de sud-ouest.

Cellule Polaire
Les cellules polaires sont beaucoup plus petites et plus faibles que les deux autres. entre 60
degrés nord et le pôle Nord et 60 degrés sud et le pôle Sud . L'air froid descendant aux pôles
entraîne une forte pression dans les régions polaires. Cela fait que l'air de surface migre en
direction de la bande de basse pression des latitudes moyennes.

Variations saisonnières

Les variations saisonnières du climat sont dues à la trajectoire de la Terre autour du Soleil et à
l’inclinaison de 23,27 degrés de son axe de rotation par rapport à son plan orbital.

En juin-juillet-août, du fait de l'inclinaison de la Terre dans l'hémisphère nord, la zone qui reçoit le
plus de chaleur de la part du soleil se trouve au voisinage de 10° de latitude nord. C'est donc
l'hémisphère sud qui est le plus déficitaire en énergie. La cellule de Hadley sud y est alors la plus
intense. En conséquence, ZCIT (voir ci-dessous) se déplace vers le nord. Elle apporte la pluie dans
les zones sahéliennes (sud du Sahara), tandis que les précipitations des latitudes tempérées se
déplacent vers le nord.

En décembre-janvier-février,, c'est dans l'hémisphère nord que la cellule de Hadley est la plus
importante. Le voile de cirrus sur l'Afrique du Nord atteint parfois l'Egypte. Le déplacement de
la ZCIT se fait vers le sud. La saison sèche commence au Sahel et la pluie tombe dans le nord
du désert de Kalahari (Bostwana), tandis que les précipitations liées au front polaire sont
responsables de la saison humide au nord du Sahara.

Voici la circulation générale des océans, à comparer avec les cartes des vents ci-dessus.

Les alizés

Les vents de surface s'écoulant vers l'équateur à partir de la zone subtropicale sont déviés vers
l'ouest par l'effet de Coriolis formant les vents alizés (vents du sud-est dans l'hémisphère sud, nord-
est dans l'hémisphère nord). Ces vents convergent près de l'équateur dans la zone de convergence
intertropicale ZCIT. Zone de basse pression appelée dépression quasi équatoriale : cette zone est
l'emplacement de la branche ascendante de la cellule de Hadley.
Les alizés sont des vents réguliers qui soufflent toute l'année et se manifestent du niveau de la mer
jusqu'à 1500 ou 2000 mètres d'altitude.
Il faut distinguer :
- les alizés continentaux ;
- les alizés océaniques.
Les alizés continentaux, qui traversent des terres émergées et fréquemment arides, diffèrent par leur
nature des alizés océaniques, qui soufflent longuement au-dessus de surfaces d'eau à température
élevée et peuvent ainsi se régénérer en vapeur d'eau. Plus précisément, les alizés continentaux,
lorsqu'ils soufflent au-dessus de régions désertiques ou semi-désertiques, ne peuvent qu'entretenir
l'aridité de ces régions.
Les alizés océaniques, au contraire, recueillent l'eau échappée de la surface des mers par
évaporation et pourront jouer ainsi un rôle fondamental dans le soulèvement à très haute altitude de
l'air équatorial par convection humide après qu'ils auront atteint la zone de convergence
intertropicale.
En raison du frottement exercé par la surface de la mer, les alizés océaniques se caractérisent par
une vitesse modérée et peu variable de l'ordre de 20 km/h.
Rappelons toutefois qu'à un phénomène climatique tel qu' El Niño correspond une quasi-disparition
des alizés dans la partie occidentale du Pacifique équatorial, tandis que La Niña s'accompagne au
contraire de leur renforcement dans cette même zone du Pacifique.

Zone de convergence intertropicale

Définition.
La zone de convergence intertropicale ZCIT ou ITCZ (Intertropical Convergence Zone) en anglais,
est une ceinture de basse pression qui entoure la Terre généralement près de l'équateur (dessin ci-
dessus) où les alizés des hémisphères Nord et Sud se rejoignent. Elle est caractérisée par une
activité convective qui génère des orages souvent violents sur de grandes surfaces. Cette activité
sera plus importante sur les surfaces terrestres le jour et moins importante sur les océans.
Description.
La position de la ZCIT varie selon les saisons. Elle est en retard par rapport à la position relative du
soleil au-dessus de la surface de la Terre d'environ 1 à 2 mois, et elle est généralement corrélée à
l'équateur thermique. Étant donné que l'eau a une capacité calorifique supérieure à celle de la terre,
la ZCIT se propage vers le pôle d'abord sur la terre puis sur l'eau, et d'abord sur l'hémisphère nord
que sur l'hémisphère sud. En juillet et août, au-dessus de l'Atlantique et du Pacifique, la ZCIT se
situe entre 5 et 15 degrés au nord de l'équateur, mais plus au nord sur les terres émergées d'Afrique
et d'Asie. En Asie de l'Est, la ZCIT peut se propager jusqu'à 30 degrés au nord de l'équateur. En
janvier, au-dessus de l'Atlantique, la ZCIT se trouve généralement près de l'équateur, mais s'étend
beaucoup plus au sud sur l'Amérique du Sud, l'Afrique australe et l'Australie. Sur terre, la ZCIT a
tendance à suivre le point zénithal du soleil.
L'activité de la ZCIT n'est en réalité ni continue ni régulière, que ce soit en étendue ou en
intensité (photo ci-dessous). La largeur de cette zone, de quelques centaines de kilomètres en
moyenne, varie considérablement dans le temps et l'espace, et il arrive que son tracé se scinde en
deux branches entourant une zone de calme. Lorsque les alizés sont faibles, la ZCIT est
caractérisée par des cellules Cumulus (Cu) et Cumulonimbus (Cb) isolées. Cependant, lorsque
les alizés sont plus forts, la ZCIT peut engendrer une ligne continue de cellules Cb actives
intégrées à d'autres types de nuages, se développant à la suite d'une instabilité à des niveaux plus
élevés. Les Cb peuvent atteindre et dépasser parfois 55 000 pieds, et les aéronefs volant à
travers une ZCIT active (forts alizés) rencontreront probablement tout ou une partie des dangers
associés aux nuages Cb tels que le givrage, la turbulence, la foudre et le cisaillement du vent.

Ci-dessous image composite IR réalisée à partir de satellites géastationnaires, le 24/06/2007


www.satmos.meteo.fr

PRESSION ATMOSPHÉRE

Introduction
En un lieu et un moment déterminés, la pression atmosphérique, la température de l'air, l'humidité
de l'air et le vent vont permettre de caractériser l'état atmosphérique.
La pression ne varie pas seulement en fonction de l’altitude mais aussi selon le lieu, la nature du sol
et divers autres paramètres. La température n’est pas uniforme au niveau de la mer et de ce fait la
pression ne l’est pas non plus. On trace alors des cartes sur lesquelles figurent des courbes joignant
les points de même pression au niveau de la mer : des isobares

La pression atmosphérique

La pression atmosphérique est la pression qu'exerce le mélange gazeux constituant l'atmosphère


considérée (l'air) sur une surface quelconque au contact avec cette atmosphère. L'air atmosphérique
étant pesant (environ 1,3g/l au niveau de la mer), il exerce une pression d'environ 1 kg/cm 2 à la
surface de la terre.
Pression atmosphérique = h . ρ(Hg) . g

Cette pression atmosphérique n'a de sens que si elle est donnée à une certaine altitude,
puisqu'elle diminue de manière évidente si l'on réduit la longueur de la colonne d'air, c'est à dire
si on s'éléve en altitude. La pression atmosphérique est un paramètre qui s'avère très fluctuant
dans le temps aux latitudes moyennes.
La variation verticale de la pression atmosphérique n'est pas linéaire.
Elle est égale à (Loi de Laplace) :
Z (P1) - (P2) = 67,445 . Tm . log10 P2 / P1
Tm étant la température moyenne de la tranche P1 - P2.
Donc pour deux niveaux de pressions fixés P1 et P2 leur différence d'altitude sera
proportionnelle à la température moyenne de la tranche P1 - P2.
L'unité de pression utilisée en météorologie est l'hectopascal hPa. Autrefois, on employait le
millibar mb ou encore le millimètre de mercure mmHg. Certains altimètres sont encore
en mb ou en mmHg (anglais et américains).
Conversion : 1 mb = 1hPa et 1hPa = 0,75mmHg = 29,92InHg

Atmosphére standard
L'atmosphère standard dite ISA (International Standard Atmosphere) est un modèle
atmosphérique décrivant les variations de pression, de température, de densité et de viscosité
pour un large éventail d'altitudes. Il se compose d'une table de valeurs à différentes altitudes et
de quelques formules qui ont permis le calcul de ces valeurs.
L'Organisation de l'aviation civile internationale OACI définit l'« atmosphère type OACI ».
C'est le même modèle que l'ISA, mais il couvre les altitudes jusqu'à 80 km. De plus,
l'atmosphère type OACI ne prend pas en compte la vapeur d'eau.

Atmosphére en aéronautique

L'atmosphère OACI sert à l'étalonnage de tous les altimètres des avions volant dans le monde.
La pression atmosphérique standard au niveau de la mer est égale à :
- Pression = 1013.25 hPa = 760 mmHg
- Température= 15°C
- Humidité= 0%
- Densité : ρ = 1,225 kg / m³ = 1,225 g / ℓ
La pression atmosphérique standard en altitude :
- Pression moyenne à 1 500 m d'altitude : 850 hPa
- Pression moyenne à 3 000 m d'altitude : 700 hPa
- Pression moyenne à 5 500 m d'altitude : 500 hPa.
- Pression moyenne à 10 000 m d'altitude : 265 hPa.
- Pression moyenne à 20 000 m d'altitude : 55 hPa.

Courbe des pressions en fonction de l'altitude dans une atmosphère normalisée selon OACI

Atmosphére réelle
Pour une même altitude indiquée, au calage standard, l'altitude vraie de l'avion sera d'autant plus
faible que:
- la valeur du QNH local sera faible
- la température de l'atmosphère rencontrée sera froide comparativement à la température de
l'atmosphère standard.
Pour calculer une différence d'altitude vraie (∆ Zv), à partir d'une différence d'altitude indiquée
par un altimètre gradué en standard (∆ Zi), il faut tenir compte de l'écart entre l'atmosphère
réelle et l'atmosphère standard et appliquer une correction de température.
L'expression générale de cette correction est :

avec Ts et Tstd en degrés Kelvin


L'expression simplifiée de cette correction est :

avec ∆ Zv et ∆Zi en pieds, Ts et Tstd en degrés celsius.

Influence de la pression et de la température

L’altimètre est conçu selon les principes de l’atmosphère standard. Donc lorsqu'un avion vole à une
altitude constante indiquée par un altimètre réglé par exemple à 1013,2hPa (niveau de vol), il suit la
surface isobarique 1013,2hPA. Si l'altitude réelle de cette surface diminue, l'altitude vraie de l'avion
diminue également (cas d'un avion volant d’une zone anticyclonique (Haute Pression) vers une zone
dépressionnaire (Basse Pression).
- Vers une dépression : si Zi est constant, alors Zv diminue
- Vers de basses températures : si Zi est constant, alors Zv diminue
D'ou la régle des 4 D
Dépression = Dérive Droite = Danger

Variation de la pression atmosphérique

Variations quotidiennes.
La variation quotidienne tend à augmenter le matin et pendant la nuit. Elle baisse l'après-midi par
suite du réchauffement diurne, surtout en été. Ces variations journalières change selon la latitude :
elle est négligeable aux pôles, environ 1 hPa aux latitudes moyennes, mais elle peut dépasser 4hPa
dans les régions équatoriales et ceci indépendamment de l'évolution du temps. En montagne dans
les régions tempérées, on observe le phénomène inverse : la tendance est à l'augmentation dans
l'après-midi lorsque l'air affluant provoque une suppression.

Variations saisonnières.
On observe une tendance à l'élévation de la pression d'août à septembre, et à la diminution de la
pression par la suite, surtout en avril. En montagne, on observe les plus hautes pressions en été et
les plus basses en hiver. Source :http://www.alertes-meteo.com
Variations accidentelles.
Il existe des zones où la pression présente un minimum relatif (les dépressions) et d'autres où la
pression présente un maximum relatif (les anticyclones). Cette variation est de quelques dizianes de
hPa, pour les orages de quelques hPa et pour les cyclones quelques dizianes de hPa.
Ci-dessous variation de la pression atmosphérique au passage d'une perturbation. La lecture se fait
de la droite vers la gauche.
Représentation du champ de pression à la surface

Les cartes (ci-dessous) présentent la pression atmosphérique à la surface. Ces valeurs qui sont
inscrites le long des lignes d'égale pression (lignes isobares) sont des valeurs de la pression
atmosphérique relevée et ramenée au niveau de la mer par les stations météo de différents pays.
La différence de pression entre deux points de la carte, ou gradient horizontal de pression, permet
de déterminer l'intensité du vent, plus les isobares sont serrées, plus le vent est fort.

Les zones dépressionnaires.


Zones de basses pressions. Elles sont marquées en rouge ou en noir :
- D en français - - L (low) en anglais - - T (Tief) en allemand
Les zones anticycloniques.
Zones de hautes pressions. Elles sont marquées en bleu ou en noir :
- A en français - - H (hight) en anglais - - H (Hoch) en allemand.
Dans la plupart des cas les lignes sont tracées tous les 5 hPa
La carte ci-dessous proviennent du site Aéroweb de Météo-France
Mais on retrouve parfois de écarts de 4hPa sur les cartes anglo-saxonnes.
Ci-dessous extrait d'une carte isobarique provenant du site www.meteonet.org
TEMPÉRATURE ATMOSPHÈRE

Introduction

La température de l'atmosphère varie en fonction de la position sur le globe, de l'altitude et du


moment (saison, heure de la journée, conditions locales de météorologie, etc...) ; elle est le résultat
des différents échanges d'énergie qui affectent tous les corps.
Lorsqu'on parle de "température" sans préciser, il s'agit naturellement de la température de l' air,
telle que l'indique un thermomètre placé à l'abri du vent et du rayonnement solaire direct.

Il existe 3 échelles de température : le Kelvin (K), le degré Celsius (°C) ou le degré Fahrenheit (°F).
Exemple: une température de 0 °C = 273,15 K = 32°F
degrés Celsius en kelvins : K = °C + 273,15
kelvins en degrés Celsius : °C = K - 273,15
degrés Fahrenheit en kelvins : K = (°F + 459,67) / 1,8
kelvins en degrés Fahrenheit : °F = K × 1,8 − 459,67

Une formule simple relie les échelles de Celsius en Fahrenheit:


- Température Celsius = 5/9 (température Fahrenheit - 32)
- Température Fahrenheit = 9/5 (température Clesius + 32)

Propagation de la chaleur

Par rayonnement.
Le soleil réchauffe la Terre par son rayonnement. Bien qu'une partie soit absorbée par la couche
d'ozone et par la troposphère, il chauffe la surface terrestre qui ensuite rediffuse ce rayonnement
sous forme infrarouge, directement utilisable par les gaz de l’atmosphère. Plus la couche
d’atmosphère à traverser est épaisse et moins il y a d’énergie qui parvient à la surface par
rayonnement.
Par conduction.
Un phénomène qui tend à répartir la chaleur dans un corps. Ce moyen est peu efficace car l’air est
un bon isolant, le transfert de chaleur se fait difficilement.
Par convection.
Le sol reçoit la chaleur du soleil et la transmet par contact à l’atmosphère. Par réchauffement, la
densité de cette partie d'air diminue et monte. Elle est remplacée par un volume d'air égal venant
des couches voisines plus froides. Ce phénomène crée des courants ascendants et descendants.
Par advection .
En météorologie c'est le transport horizontal d'une masse d'air de température déterminée, d'un
endroit à un autre par le vent.

Variation de température

Le lien entre température et altitude change dans les quatre couches de l’atmosphère : “Chacune
possède des températures différentes selon sa composition chimique et ses caractéristiques.”
La couche de la troposphère est chauffée par la chaleur de la Terre. Or, si l’air chaud s’élève, sa
diffusion est contrée par un mécanisme plus puissant : la diminution de la pression atmosphérique
avec l’altitude. Cette loi fondamentale de la thermodynamique veut que la température d’un gaz
baisse avec sa pression. Ainsi la température est d'environ -55°C à la tropopause.
Dans la stratosphère (entre 12 et 50 km d’altitude), la température augmente avec l’altitude :
l’action des UV sur les molécules de dioxygène produit de l’ozone qui libère de la chaleur. À la
stratopause la température atteint 0 à -3°C.
Dans la mésosphère (jusqu’à 85 km environ), pauvre en particules d’air, la température se remet à
décroître avec l’altitude jusqu’à –73 à -80°C, en vertu du même principe thermodynamique que
dans la troposphère.
Enfin, dans la thermosphère (jusqu’à 500 voire 800 KM), elle remonte en flèche, de 300°C à
1600°C selon l’activité du Soleil. Cette hausse, dans une couche où l’air est très rare et la densité de
matière faible, est due à l’absorption des UV de très courtes longueurs d’onde (entre 100 et 200 nm)
par les molécules de dioxygène. Ce qui a pour effet d’agiter ces molécules et d’élever la
température de cette couche.
Variation de la température dans la troposphère
Comme pour la pression, l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale OACI définit une
température standard de 15°C au niveau de la mer et un gradient thermique adiabatique constant
de -6,5°C par km ou -2°C par 1000 ft de manière linéaire jusqu'à la tropopause (limite supérieure
de la troposhhére) où la température cesse de décroître pour atteindre une valeur moyenne de -
56°C dans les régions tempérées.

Variation saisonnière.
La terre tourne sur elle-même selon l’axe de ses pôles, et tourne également autour du soleil dans
un plan incliné de 23,5° par rapport à l’équateur ce qui provoque des changements dans la
quantité d’énergie solaire reçue par les points de la surface du globe. Ce phénomène de variation
est plus marqué aux moyennes et hautes latitudes. Ainsi aux latitudes moyennes, la courbe de
températures est simple : les maximales dans les semaines qui suivent le solstice d'été
(juillet/août) les minimales queleques semaines qui suivent le solstice d'hiver (janvier/février)
pour l'hémiphére nord.

Variation diurne.
La température de l'air varie avec l'alternance du jour et de la nuit mais aussi, dans la journée,
avec l'ensoleillement. La température croît tant que l'énergie reçue du soleil est supérieure à
celle émise par le sol. La température maximale de la journée est atteinte une heure ou deux
après le passage du Soleil au méridien. Le minimum de température est atteint peu après le lever
du soleil. Par temps couvert, le cycle est le même mais l'amplitude est moindre.
Variation locale.
Selon la nature du sol (villages, carrières, champs de blés, forêts etc...) la même énergie arrivant
du soleil par rayonnement ne produira pas le même échauffement de la masse d'air. Seule une
part plus ou moins importante de ce rayonnement réchauffera l'air environnant. Au contact des
zones chaudes, l’air se réchauffe par convection sa masse volumique diminue. Il s’élève pour
laisser la place à de l’air plus froid. Ce phénomène est bien connu des vélivoles.
L'air étant un mauvais conducteur, une particule d’air qui monte ou qui descend n’échange pas
de chaleur avec l’air environnant.

Dans l’atmosphère quand une particule d’air monte (ascendance), elle se refroidit, lorsque elle
redescend (subsidence), elle se réchauffe, ce principe s’appelle l’adiabatisme, c’est une des
hypothèses fondamentales en météorologie et notamment en prévision : une particule d’air qui
monte ou qui descend n’échange pas de chaleur avec l’air environnant, seul le changement de
pression modifie sa température.
Les nuages (particulièrement les nuages bas) ont une influence non négligeable sur la
tempétaure, ils ralentissent le réchauffement du sol le jour, et diminuent son refroidissement la
nuit.
Effet des océans.
Les océans ou les grands lacs se réchauffent et se refroidissent plus lentement que les terres. Ils ont
donc un rôle modérateur sur la température.

Différents types d'inversions de température

L'inversion de température peut se former de différentes manières.

L'inversion thermique.

Dans la troposphère la température de l'air diminue normalement avec l'altitude, d'environ 6,5 °C
par 1 000 m, mais dans certains cas, le gradient peut devenir positif sur une épaisseur plus ou
moins prononcée de la troposphère. La température, dans cette épaisseur, augmente avec l'altitude.
C'est le phénomène d'inversion thermique.
Dans le cas où, dans une couche d'air, la température n'évolue pas avec l'altitude, on parle
d'isothermie

L'inversion de subsidence.
Est directement liée à la présence d'un anticyclone. L'air descend depuis la haute troposphère en
direction du sol et se réchauffe par compression. De cette manière, il arrive que cet air descendant
soit plus chaud que l'air se trouvant en-dessous et forme une "cloche" au-dessus des basses couches.
Les inversions de subsidence se trouvent toujours bien au-dessus du niveau du sol, généralement
entre 8 000 et 12 000 ft, mais elles peuvent se produire de 5 000 à 18 000 ft.
L'inversion nocturne.
Appelée également inversion de rayonnement est probablement le type le plus commun d'inversion
de température. Elle se forme près de la surface de la terre pendant la nuit. Après le coucher du
soleil, surtout par une nuit claire, la surface de la Terre se refroidit ; l'énergie qu'elle a reçue du
soleil en cours de la journée est rayonnée dans l'espace. L'air qui se trouve juste au-dessus de la
terre se refroidit au contact de la surface froide. L'air étant un mauvais conducteur de la chaleur,
seule une fine couche superficielle d'air est refroidie laissant l'air au-dessus presque inchangé et
donc plus chaud. Des brises douces pendant la nuit peuvent provoquer un mélange de l'air près de la
surface, ce qui fait que la couche fraîche devient légèrement plus épaisse à mesure que la nuit
progresse. Une certaine turbulence et une visibilité réduite peuvent être évidentes sous la couche
d'inversion.
Un ciel nuageux ou des vents forts réduisent la probabilité de formation d'une inversion nocturne.

L'inversion frontale (front chaud ou front occlus).


Lors de l'arrivée d'un front chaud ou d'un front occlus, l'air chaud, plus léger, s'élève et tend à se
répartir au-dessus de l'air plus froid dans la basse troposphère. Pour le front chaud l’inversion se
produit sur toute l’interface air chaud-air froid, aussi haute qu’elle soit.
L'inversion de vallée.
Elle est une conséquence de un ou plusieurs autres types d'inversion. Le rayonnement nocturne est
en grande partie la cause de cette inversion. La nuit, l'air froid, plus lourd que l'air chaud, a tendance
à descendre vers les points les plus bas du relief. Il s'accumule donc préférentiellement dans les
vallées, alors que l'air au-dessus reste plus chaud. L’inversion se met alors en place.

L'inversion d'advection.
Lors de l'arrivée d'une masse d’air sur un sol froid, gelé ou enneigé, l’air au contact du sol se trouve
alors refroidi. Mais la masse d’air qui n'est pas au contact du sol, conserve sa température. La zone
d’inversion est alors limitée, aux premiers mètres auprès du sol. Cette inversion n'est possible que si
la masse d'air est plus chaude que le sol.

Température ressentie

La sensation de froid est plus vive en présence de vent que par temps calme. C'est le
refroidissement éolien. Il est dû à deux facteurs. Le vent balaye la petite couche d'air chaud formée
au contact de la peau. Privée de cet isolant, l'humidité de la peau s'évapore accentue encore ce
refroidissement. Le ressenti de la température dépend aussi de l'humidité de l'air et du rayonnement
solaire.
Les météorologues calculent la température ressentie ou indice de refroidissement éolien à l'aide
d'une formule mathématique empirique. Cette formule est fonction de la température de l'air et de la
vitesse du vent.
Exemple, par une température de l'air de -10°C et un vent de 30km/h, l'indice éolien est de -20.
Cela signifie que vous ressentirez sur votre peau l'équivalent d'une température de -20°C par une
journée sans vent.

HUMIDITÉ DE L'AIR

Résumé de la situation hydrique mondiale

Vue de l’espace, la Terre apparaît comme une sphère bleue, recouverte d’eau sur 72 % de sa
surface pour un volume total estimé à 1 400 millions de Km3. De ce volume, 2,53 %, soit 35
millions de km3 est de l’eau douce.
En 4,6 milliards d’années, il a été estimé que la quantité d’eau perdue correspond à une hauteur de 3
m sur la totalité de la surface de la Terrestre.
La répartition de l'eau sur Terre est composé de :
- 97.2 % d'eau salée contenue par les océans
- 1,8 % se trouvent dans les glaciers et les calottes glaciaires.
- 0,9 % sont des eaux souterraines.
- 0,02 % d’eau douce de lacs, mers intérieures et fleuves.
Le pourcentage de vapeur d’eau dans l’atmosphère est faible : de 0 à 4 % de sa composition. Le
tout ne représente que 0,001 % de l’eau de la planète.
La répartition géographique réelle de l’eau sur la Terre montre une disparité bien éloignée de ces
moyennes. La surface océanique est nettement plus importante dans l’hémisphère Sud que dans
l’hémisphère Nord. Une calotte épaisse de glace couvre tout le continent antarctique, alors qu’au
Nord, il n’y a, en plus de la calotte du Groenland, que la glace qui flotte sur l’océan Arctique.
Au final, l’homme ne peut utiliser que moins d’1% du volume total d’eau douce présente sur Terre,
soit environ 0,028 % de l’hydrosphère.

Saturation de l’humidité de l’air

Une masse d'air ne peut pas contenir une quantité infinie de vapeur d’eau. En fonction des
conditions de température et de pression, il existe un seuil de saturation au-delà duquel une partie de
la vapeur d'eau retourne à l'état liquide.
Ancien hygrographe panoramique (à cheveux) Jules Richard

Représentation de l’humidité de l’air

Le paramètre humidité désigne en météorologie la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. La
vapeur d'eau est l'une des formes que l'eau indispensable à la vie. Les autres sont la forme liquide
(océans, lacs, pluie…) et la forme solide (glaciers, banquise, neige…). La vapeur d'eau est
absolument transparente et invisible.
Il existe plusieurs façons de représenter l’humidité d’un volume d’air :
- son humidité absolue,
- son humidité relative,
- son humidité spécifique,
- son rapport de mélange,
- sa pression partielle;

L'humidité absolue désigne la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air. Elle s'exprime en
gramme d'eau par mètre cube d'air (g/m3). Cette quantité est invariante, elle n'est pas soumise aux
variations de la température. En effet, l'air est un mélange d'air sec et de vapeur d'eau et un mètre
cube d'air contient toujours quelques grammes de vapeur d'eau. Cette masse de vapeur d'eau ne
change pas si la température du volume d'air change (sous réserve qu'il n'y ait pas condensation, à
savoir de transformation d'une partie de la vapeur d'eau en eau liquide).

L'humidité relative est le rapport de la quantité de vapeur d'eau contenue dans l'air sur la quantité
de vapeur d'eau maximale possible. C'est cette donnée que mesurent les météorologues. L'humidité
relative s'exprime en pourcentage. 100 % correspond à un air saturé en vapeur d'eau (risque de
nuage, pluie, brouillard, rosée ou givre), 0 % à un air parfaitement sec (cette valeur d'humidité
relative n'est jamais atteinte dans la nature, pas même dans les déserts). Donc si l'humidité relative
est de 50% cela signifie que l'air contient la moitié de la quantité maximale de vapeur d'eau qu'il
peut contenir.
À pression constante plus la température est élevée et plus la vapeur d'eau que l'air peut contenir est
importante. Inversement, quand l'air se refroidit la vapeur condense et forme des gouttelettes d'eau
liquide : on dit que le seuil de la saturation augmente avec la température.
L'humidité relative d'une masse d'air varie donc avec la température de l'air. Au fur et à mesure
qu'une masse d'air monte en altitude, elle se refroidit, son humidité relative augmentera également.
Lorsque la température augmente, en journée, l'humidité relative diminue, alors que le contenu en
eau de la masse d'air - l'humidité absolue reste inchangé.
Relation entre la température, la teneur en vapeur d'eau et l'humidité relative

L’humidité spécifique ou teneur en eau , est le rapport de la masse d'eau dans l'air sur la masse
d'air humide. Contrairement à l'humidité relative ou absolue, l'humidité spécifique se conserve
lors d'un changement d'altitude ou de température de la masse d'air, tant qu'il n'y a ni
condensation ni évaporation. La raison est qu'un kilogramme d'air ou de vapeur reste un
kilogramme, indépendamment de la pression ou de la température de l'air. Malgré cet avantage,
la mesure de l'humidité spécifique est difficile et doit en général être effectuée par un
laboratoire.

Le rapport de mélange (r) d'un volume d'air désigne en météorologie le rapport de la masse de
vapeur d'eau qu'il contient à la masse d'air sec. Ce rapport est un nombre sans dimension, il
s’exprime en kilogrammes de vapeur d’eau par kilogramme d’air sec. Cependant, ses valeurs
restant généralement très faibles, il est d'usage de les manipuler en les multipliant par 1 000, ce
qui revient à l'exprimer en grammes de vapeur d'eau par kilogramme d'air sec (g/kg).
Ci-dessous : Rapport de mélange de la vapeur d'eau dans l'air en fonction de la température

La pression partielle est définie comme la pression qu'exercerait le gaz s'il remplissait à lui seul la
totalité du volume. . Elle correspond à la contribution de la vapeur d’eau à la pression totale du
mélange des gaz qui composent l’air dans ce volume. Elle est généralement exprimée en
hectopascals (hPa).

Température du point de rosée

La température de rosée Td (°C ou °F°) ou dew point ( en anglais) est la température pour laquelle
la pression de vapeur saturante est égale à la pression partielle de la vapeur dans l’air humide. Ce
phénomène physique est dépendant de la pression, de l'hygrométrie et de la température. Lorsque
l'air a atteint la température du point de rosée à une pression donnée, la vapeur d'eau dans l'air est en
équilibre avec l'eau liquide, ce qui signifie que la vapeur d'eau se condense au même rythme que
l'eau liquide. Au-dessous du point de rosée, l'eau liquide commencera à se condenser sur des
surfaces solides (telles que des brins d'herbe) ou autour de particules solides dans l'atmosphère
(comme de la poussière ou du sel). Ce phénoméne peut se produire au cours du refroidissement
nocturne ou au petit matin et provoquer de la rosée ou des brouillards.
Le diagramme de Mollier permet de déterminer le point de rosée lorsque l'on connait l'humidité
relative et la température de l'air.

LES VENTS

COURANTS-JETS

Introduction

Un courant-jet ou jet stream (en anglais) est un courant tubulaire aplati, quasi horizontal, voisin de
la tropopause, axé sur une ligne de vitesse maximale et caractérisé par de grandes vitesses et
d'importants gradients transversaux de vitesse. En règle générale les courants-jets ont plusieurs
milliers de kilomètres de longueur, quelques centaines de large et seulement quelques kilomètres
d'épaisseur et leur trajet d'Ouest en Est a typiquement une forme méandreuse. Les courants-jets
peuvent démarrer, s'arrêter, se diviser en deux voire plus, se combiner en un seul courant ou circuler
dans plusieurs directions.
Gradients :
- verticaux (selon Z) 5 à 10kt/1000ft
- horizntaux (selon X) 20 à 30 kt:100 Nm

Le jet polaire et le jet subtropical jouent un rôle dans le maintien de la circulation générale de la
Terre. Ils sont légèrement différents dans chaque hémisphère en raison des différences dans la
répartition des masses terrestres et des océans.
Ci-dessous position normale des courants-jets polaires et subtropicaux dans l'hémisphère Nord
et dans l'hémisphère Sud.

Jets polaires

Le jet du front polaire est associé à la limite entre l'air froid des latitudes supérieures et l'air chaud
des latitudes moins élevées et près de la tropopause. L'interaction de l'air chaud tropical entre les
latitudes moyennes et l'air froid polaire, anime une grande partie de la météo de l'hémisphère Nord
tout au long de l'année. Pour diverses raisons, le changement de température entre les latitudes
moyennes n'est pas graduel et régulier, mais plutôt soudain à travers la frontière air polaire - latitude
moyenne. Cette limite, entre les deux masses d'air, est connue sous le nom de front polaire. C'est la
zone de collision où les dépressions atlantiques se développent. Les fortes déclivités de pression qui
se produisent en altitude entraînent une bande étroite de vents de haute altitude très forts, dépassant
parfois 160 nœuds, juste en dessous de la tropopause. De telles bandes se produisent dans les deux
hémisphères et sont connues sous le nom de jets. Celui de l'hémisphère Nord, associé au front
polaire, est souvent appelé le jet polaire. Plus le contraste de température est important sur le front,
plus le jet polaire est fort. Il est généralement plus fort en hiver, lorsque le contraste entre l'Arctique
glacial sans soleil et les latitudes moyennes est maximal.
Ci-dessus: coupe à travers la troposphère de l'hémisphère Nord. L'air monte dans la zone de
convergence intertropicale et circule vers le nord via les cellules de Hadley et Ferrel (parfois
séparées par un jet subtropical relativement faible) avant de rencontrer de l'air polaire froid au
front polaire, où se trouve le jet stream.

Jets subtropicaux

Ces jets, comme les jets polaires, sont mieux développés en hiver et au début du printemps. Pendant
l'été, dans l'hémisphère nord, le jet subtropical s'affaiblit considérablement, et n'est identifiable que
par des traînées de vélocité sporadiques autour du globe. Le jet subtropical garde sa position
géographique très stable ainsi qu'une direction quasi-constante entre les 225° et 285°. En hiver, le
jet subtropical s'intensifie et se trouve entre 20° et 40° de latitude. Son intensité moyenne est de 120
à 150 nœuds mais peut parfois dépasser les 250 nœuds. Le noyau du jet se trouve le plus souvent
entre 35 000 et 40 000 ft.
En règle générale, le jet subtropical est moins vigoureux et plus stable que le jet polaire et son
influence directe sur le temps est donc faible. Un mouvement d'affaissement accompagne le jet
subtropical et donne lieu à un temps majoritairement beau dans les zones qu'il traverse. Ce jet est
également remarquablement persistant de temps en temps, mais il fluctue quotidiennement. Parfois,
il dérive vers le nord et fusionne avec un jet polaire. Sur l'Asie en été, le jet subtropical est remplacé
par le courant-jet tropical oriental.
Jets stratosphériques

Les prospections de l'atmosphére par radio-sonde et les sondages par fusées ont permis de mettre en
évidence l'existence de vents forts dans la stratosphère.
Dans la basse stratosphère 12 à 15 km, la structure des vents est proche de celle de la haute
troposphère. Elle est dominée par la présence des courants jets. Les jets à 30°N et 30°S sont des
courants d'Ouest (vers l'Est) et sont dus à la force de Coriolis qui dévie les particules allant de
l'équateur vers le pôle Nord vers la droite (dans l'hémisphère Nord). On peut tenir le même
raisonnement dans l'hémisphère Sud mais, dans ce cas, Coriolis dévie vers la gauche. Comme les
particules vont de L'équateur vers le pôle Sud, on retrouve bien un jet d'Ouest. Le jet de
l'hémisphère d'hiver est plus fort.
Dans la stratosphère moyenne 30 à 80 km, la circulation est marquée par 2 forts jets (plus de 200
km/h) situés vers 65 km d'altitude. Celui de l'hémisphère d'hiver est d'Ouest (vers l'Est) alors que
celui de l'hémisphère d'été est d'Est. La relation dite du « vent thermique » permet de comprendre ce
phénomène. Cette relation dit que si l'on a un gradient méridien de température, il lui sera associé
un cisaillement (gradient vertical) du vent zonal (et vice-versa). À altitude constante, la température
diminue en allant vers le Nord. Quant au vent zonal, il va augmenter avec l'altitude. Ainsi, dans la
stratosphère, aux environs de 50 km d'altitude, on a un fort gradient méridien de température. En
hiver, on a un gradient méridien de température négatif, donc si l'on part d'un vent quasi nul à 40
km d'altitude, on aura un jet d'Est au Sud et un jet d'Ouest au Nord vers 60 km d'altitude. En été,
c'est donc l'inverse.

Jet est équatorial

Le jet d'est équatorial Tropical Easerly Jet ou TEJ (en anglais) est un vent d'est de niveau
supérieur qui commence à la fin de juin et se poursuit jusqu'au début de septembre. Ce fort courant
d'air qui se développe dans la haute atmosphère pendant la mousson asiatique est centré aux
latitudes 5° à 15°N, il s'étend de l'Asie du Sud-Est à l'Afrique Occidentale. Le plus fort
développement du jet est à environ 15 km (FL 450) au-dessus de la surface de la Terre avec des
vitesses de vent allant jusqu'à 80 à 90 Kt dans les noyaux les plus forts sur l'océan indien. Il est en
liaison avec la mousson.
Étude du jet polaire

Le courant-jet polaire de l’hémisphère nord se situe souvent entre 45° et 60°, mais on peut le
rencontrer à des latitudes comprises entre 35° et 70° de latitude nord, sa position étant plus au Sud
en hiver qu’en été. Il est difficile d’expliquer comment surviennent les courants-jets , mais
l'existence des courants-jets provient toujours de la recherche d'un double équilibre thermique de la
part de l'atmosphère, entre les zones froides (les pôles) et les zones chaudes (les tropiques et
l'équateur) d'une part, entre les zones proches du sol (qui se réchauffent au contact de celui-ci) et les
zones proches de la tropopause (qui ont tendance à se refroidir) d'autre part ; ainsi, un courant-jet
est toujours associé à une variation importante de température.
Le courant-jet joue un rôle majeur dans la formation des dépressions, dans le renforcement ou
l'affaiblissement de leur activité et dans la détermination de leurs trajectoires ; mais chaque
dépression, inversement, déforme le courant-jet, l'incurve et a tendance à le repousser vers le pôle :
de cette manière, elle exerce durant plusieurs jours une action indirecte sur les trajectoires et
l'intensité des dépressions qui lui succèden

Termologie utilisée

Quelques termes de vocabulaire sont utlisés pour décrire les éléments essentiels du jet.
Coeur du jet : c'est le noyau central de vitesse maximale du vent dans le jet. Il correspond au point
de la plus forte intensité du vent.
Axe du jet : ligne joignant les points de la vitesse maximale, prise dans le sens de la longueur. Cet
axe décrit tous les méandres associés à la forme du jet dans l'espace.
Noyaux de vent fort : c'est la représentation sur certaines cartes en altitude, de lignes istaches
fermées faisant apparaître une zone de plus grande vitesse.
Côté cyclonique : côté froid au-dessous du coeur du jet, correspondant au côté de la dépression
(côté gauche dans l'hémisphère Nord et côté droit dans l'hémisphère sud). Ce côté devient côté de
chaud au-dessus du coeur du jet.
Côté anticyclonique : côté chaud au-dessous du coeur du jet, correspondant au côté de
l'anticyclone (côté droit dans l'hémisphère Nord et côté gauche dans l'hémisphère sud). Ce côté
devient côté de froid au-dessus du coeur du jet.
Vue spatiale d'un courant-jet dans l'hémisphère nord
Direction du jet polaire

La composante Ouest n'est qu'une composante moyenne ; en examinant les situations instantanées,
on contate que le jet se déforme en permanence en liaison avec les ondulations du front polaire dont
il porte le nom.

Jet et température

La coupe verticale traversale d'un jet (figure ci-dessous) fait apparaître un conflit de masse d'air,
ayant donné naissance à un front froid. Le pôle Nord se situe à gauche et l’équateur à droite. La
zone en vert représente la zone de transition entre l’air polaire froid et l’air tropical chaud. Les
isothermes (rouge clair) sont plus élevées dans l’air tropical que dans l’air polaire, à cause de la
différence de densité, ce qui conduit à une différence de pression et une augmentation de la vitesse
des vents avec l’altitude.
Le jet (en bleu sur le dessin) se trouve juste en-dessous de la tropopause tropicale (ligne rouge) et
entre la masse d'air de la tropopause tropicale et la masse d'air de la tropopause polaire.
Structure thermique des jets polaires

La carte TEMSI ci-dessous représente ce conflit de masse d'air. Le pôle Nord se situe en haut de la
carte et l’équateur en bas. Près de BORDEAUX (côté équatorial) la tropopause situe au niveau
420 pour une température de -58°C et l'iso O°C est au niveau 130. Alors qu'au nord de
l'ANGLETERRE à NEWCASTLE (côté polaire) la tropopause situe au niveau 250 pour une
température -48°C et l'iso O°C au niveau 40.
Jet et gradient de vitesse du vent

Les résultats statistiques font apparaître que les gradients horizontaux de vitesse de vent sont plus
importants du côté cyclonique que du côté anticyclonique. Sur le dessin ci-dessous on constate
qu'en partant du coeur du jet 175Kt, que l'on obtient la valeur de 60Kt à 245 NM du côté
cyclonique, et que cette valeur n'est atteinte qu'à 504 NM du côté anticyclonique.
Cela donne un gradient horizontal de vitesse de l'ordre de :
- 45 KT/100NM du côté cyclonique,
- 20 Kt/100 NM du côté anticyclonique.
Les gradiendts verticaux du vent sont plus marqués au-dessus du coeur du jet qu'au-desssous.
LES PERTURBATIONS

Définition

Une perturbation atmosphérique est une interruption de l'équilibre local de l'atmosphère qui conduit
à la formation de nuages et de précipitations. Ces perturbations peuvent se produire à différentes
échelles spatiales et selon divers mécanismes. On parle ainsi de perturbations à la stabilité de l'air
très locales donnant des orages et de perturbations dynamiques à grande échelle qui évoluent en
dépressions météorologiques.

Formation et l’évolution d’une perturbation en zone tempérée

Les zones tempérées sont des zones intermédiaires entre le climat polaire très froid (au delà de
60°N ou 60°S) et le climat tropical (au Sud du 30°N ou 30°S). Dans l'hémisphère nord la circulation
atmosphérique générale est à dominante Ouest (de l’Atlantique vers l’Europe).
Les perturbations se développent dans la zone de rencontre entre l’air polaire et l’air tropical. Elles
se matérialisent par des nuages et des précipitations. Au cours de leur évolution, les perturbations
sont associées à des dépressions.

Les différents secteurs nuageux d'une perturbation

La tête.
Elle est constituée par des nuages élevés et précède le corps.
On observe des Cirrus puis des Cirrostratus ou des Cirrocumulus (en fonction de la structure de la
masse d’air chaud).
Le corps.
Il constitue la partie centrale de la perturbation. Il englobe la masse nuageuse présente à l’avant du
front chaud, le front chaud, le secteur chaud et le front froid.
Le corps de la perturbation est caractérisé par des nuages épais et des précipitations. Il débute avec
l’apparition des nuages de l’étage moyen (Altostratus ou Altocumulus) associés à des
Stratocumulus.
La traîne.
Elle est située à l’arrière du front froid, il s’y développe des nuages de type Cumulus et
Cumulonimbus. Le temps est très changeant avec des alternances d’éclaircies et de précipitations
sous forme d’averse (pluie, neige, grésil suivant la saison).
La marge.
Il s’agit de la zone latérale qui borde la tête et le corps, dans leur partie sud. Ses dimensions varient
suivant la perturbation mais aussi suivant la saison, la latitude et les caractéristiques de la région
dans laquelle elle se situe.

Modéle norvégien

L'école norvégienne de météorologie a développé un modèle idéalisé de formation, maturation et


mort des dépressions des latitudes moyennes durant la Première Guerre mondiale. En 1919, ces
météorologues ont publié les résultats de leurs recherches fondés presque exclusivement sur des
observations de surface et seulement quelques sondages d'altitude. Ce concept s'est graduellement
répandu dans le monde. Le point principal de ce modèle est que ce processus est prévisible alors
que la dépression progresse à travers la frontière frontale et entre graduellement dans la masse d'air
froid. Une ondulation initiale du flux d'air se forme le long de la frontière entre l'air chaud et l'air
froid du côté de l'air chaud. La rotation cyclonique se retrouve graduellement dans l'air froid à
mesure que les systèmes deviennent matures et qu'une nouvelle onde frontale s'en éloigne avec les
fronts.
1er stade - Front stationnaire.
L'air polaire fréquement dirigé vers le sud et l'air tropical vers le nord créent deux masses d'air
ayant des températures et humidité différentes. Les vents sont parallèles au front et aucun échange
ne se produit. Cette situation est relativement instable puisque des vents auront tendance à se
renforcer à travers la zone de contraste thermique pour égaliser les températures et engendrer des
centres d'action.

2ème stade - Point d'inflexion .


En s’enfonçant dans l’air froid, l’air chaud tropical, plus léger, s’élève tout en s’enroulant sur
lui-même, créant un point d'inflexion dû au changement du champ de pression. Ces ondulations
du front polaire s'observent surtout sur l'ouest de l'océan atlantique.

3ème stade - Développement .


Ce flux d'air est cyclonique, c'est-à-dire que la rotation amène l'air doux de la masse chaude vers
les pôles et l'air froid vers l'équateur quel que soit l'hémisphère. Ceci transforme ainsi la zone
frontale stationnaire en un front chaud et un front froid dans le quadrant sud de la dépression.
Habituellement, l'advection froide causée par le front froid est plus grande que celle du front
chaud et le premier rattrape graduellement le second.

4ème stade - Maturité .


La dépression atteint le maximum de son développement et les deux fronts sont incurvés dans la
direction de leur progression. On appelle secteur chaud, la partie située entre le front froid et le
front chaud. Cette partie est la plus chaude du système dépressionnaire. Les isobares sont très
serrées donnant une intense circulation. Les mouvements verticaux sont également à leur
maximum produisant le maximum de précipitations.

5ème stade - Début d'occlusion .


Le système dépressionnaire se déplace toujours, lorsque le front froid rejoint le front chaud, il
commence à repousser l'air doux en altitude près de la dépression. Une partie de cet air est alors
forcée de s'élever, la pertubation commance à s'occlure.

6ème stade - Occlusion .


À ce stade, l'occlusion s'enroule autor de la zone de basses pressions, l'air chaud est presque
complètement coupé de la surface dans la dépression. La frontolyse laisse une circulation
cyclonique dans l'air froid situé sous le creux d'air chaud.
7èmme stade - Fin de la dépression .
Plus l'occlusion progresse, plus l'air chaud de surface devient découplé de la dépression. L'air
chaud est maintenant bien au sud-est du système, alors qu'à faible altitude une faible circulation
cyclonique persiste en présence d'un creux. De plus, l'énergie potentielle disponible dans la
masse d'air suit le secteur chaud ce qui sonne le glas de la dépression.

8èmme stade - Retour au front quasi stationnaire .


L'occlusion a disparu et le front quasi stationnaire initial reprend progressivement ses
caractéristiques d'origine.

Modèle de Shapiro-Keyser

Avec l'avènement des radiosondages et des photos satellites, les météorologues se sont aperçus que
le comportement des systèmes dépressionnaires ne correspondaient pas exactement au modèle
norvégien. Shapiro et Keyser ont proposé une variante en 1990. Ils se sont rendu compte que le
front froid semblait se détacher durant la phase de maturation de la dépression lorsque le flux
d'altitude était fortement confluent. La température autour de cette dernière s'homogénéisait derrière
le front chaud. Éventuellement l'air doux fait le tour de la dépression dans ce qu'ils ont appelé la
séclusion au lieu d'une occlusion conventionnelle. L'air doux en surface dans ce secteur est
surmonté d'air froid et devient très instable. De la convection se développe et le gradient de pression
est très serré menant à des vents violents.
L'image ci-dessous montre les étapes de ce modèle de cyclogénèse.
La partie vraiment différente de celle du modèle norvégien est l'occlusion en T où le front froid se
détache de la dépression et de la partie de séclusion instable alors que le premier modèle décrit la
dépression occluse comme tendant vers la stabilité.
Onde initiale : similaire au modéle norvégien.
Frature frontale : le front froid se sépare du front chaud en développement.
Structure en T : le front chaud s'occlut et l'air doux fait le tour de la dépression.
Mature - Séclusion : l'air doux entoure complétement la dépression et le front froid rejoint le front
chaud. En surface, l'air doux près de la dépression est surplombé par de l'air froid, la masse est donc
instabe.

Différentes cartes

Col baromètrique.
Un col barométrique col (en anglais) est une zone située entre des dépressions et des anticyclones
disposés en croix. Sur une carte des isobares de pression, il prend la forme d'une selle où la pression
de l'air est légèrement plus élevée que celle des régions dépressionnaires, mais plus basse que celle
des zones anticycloniques.
Dans cette zone, les vents sont relativement calmes et de direction variable. Le temps y est
également variable. Cet endroit précis est favorable aux brouillards en hiver et aux orages en été à
cause de l'accumulation d'humidité dans l'air qu'on y retrouve à cause du manque de
ventilation. Source : wikipedia.org

Dorsale.
Une dorsale ridge (en anglais) est un axe qui prolonge une région de hautes pressions dans une
direction particulière. Une dorsale est presque toujours une zone où l’atmosphère est stable, en
raison de la présence d’une inversion de température. Dans l’axe d’une dorsale, le vent est
généralement faible. Sur la face orientale de la plupart des dorsales observées en France, la
direction du vent est généralement de Nord puis Nord-Ouest. Sur leur face occidentale, il souffle
généralement de Sud-Ouest à Sud. Source : Météo-France

Thalweg.
Un thalweg synonyme de creux barométrique trough (en anglais), est un axe, ou «vallée», de
basses pressions qui prolonge généralement une dépression. On désigne ainsi une zone de plus
basse pression atmosphérique que les régions environnantes sur une carte isobarique. Le creux
s'étend depuis la dépression le long d'un axe passant par son centre. Les isobares s'emboîtent les
unes dans les autres et forment un « V » où la pression décroît en allant vers la concavité. La
direction du vent change de part et d’autre de l’axe d’un thalweg généralement Sud à Sud-Ouest sur
sa face orientale, et Nord-Ouest à Nord sur sa face occidentale.

Marais barométrique.
Un marais barométrique fat flow (en anglais) est une zone de l'atmosphère entre deux systèmes
météorologiques ou centres d'action, dans laquelle la pression varie peu. On retrouve ce genre de
situation lorsque le creux entre deux anticyclones est très aplati dû à un manque d'éléments de
cyclogénèse en altitude. Dans ces régions, les isobares sont espacées et désorganisées, les vents sont
légers et variables car la mise en mouvement des parcelles d'air par la faible différence de pression
est facilement contrecarrée par la friction. Il en résulte un vent qui est fortement influencé par les
effets thermiques diurnes/nocturnes (régime de brise) et le relief.
Cette situation se rencontre généralement en été alors que les systèmes sont peu organisés à l'échelle
synoptique. La pression atmosphérique oscille autour de la pression moyenne au niveau de la mer,
soit 1013 hPa, dans ces zones. Les marais barométriques sont souvent associés avec des périodes de
canicule et des épisodes de smog.
Vie et trajet d'une perturbation

Extrait de l'animation : Météo-France et L'Éducation nationale

Observation de la progression des perturbations sur une période de 24 H.

Au fur et à mesure des heures les fronts se déplacent sur l'océan Atlantique nord vers l’est.
La perturbation J commence à s’affaiblir alors que la perturbation K est pleinement active en
arrivant sur les îles britanniques.

Alors que J continue de s’affaiblir, une nouvelle zone de contraste L commence à se former sur
l’océan atlantique.
Au fil du temps J est fortement affaiblie alors que K est toujours active, mais K subira le même sort
ultérieurement. À l’arrière la nouvelle zone se renforce annonçant une nouvelle perturbation.

Au cours de sa vie J à assurer un brasage d’énergie. Alimentant les régions pôlaires d’air chaud et
humide et vers les régions des tropiques de l’air frais et plus sec.
LES FRONTS

Définition

C'est une région de la troposphère constituant une zone de transition dynamique et thermique entre
deux masses d'air différentes par leurs caractéristiques. Source : Météo-France
Un front est une surface de discontinuité (zone de transistion) où s'affrontent deux masses d'air aux
propriétés différentes.
On distingue différents types de fronts:
- les fronts chauds,
- les fronts froids,
- les fronts occlus,
- les fronts stationnaires.

Représentation des fronts sur les cartes

Voici les symboles officiels utilisés pour représenter les fronts sur les cartes météo en couleur ou en
noir et blanc.

Représentation des différents fronts sur le site AEROWEB de METEO-FRANCE


Fronts actifs.
- 1 front froid - 2 front chaud - 3 front occlus - 4 front quasi stationnaire

Fronts froids peu actifs .

Fronts chauds peu actifs .

Fronts quasi stationnaires .

Front chaud

Un front chaud est une limite entre deux masses d'air, de façon telle que l'air chaud étant situé à
l'arrière de la limite, remplace l'air froid. L’air chaud ayant une plus faible densité que l’air froid, est
forcé de s’élever au-dessus de l’air froid. Contrairement au front froid, le passage entre les deux
masses d'air s'effectue sur une longue distance et il est parfois difficile de noter avec précision le
moment de son passage. L'approche d'un tel front est marquée par un envahissement de nuages
élevés du type cirrus dont l’épaisseur augmente graduellement et se transforment en altostratus. Par
la suite le nuage devient du type nimbostratus et donne des précipitations continues.
Front chaud stable
Principaux nuages :
- Cirrus, Cirrostratus, Altocumulus, Altostratus, Nimbostratus, Stratocumulus, Stratus.
Front chaud instable
Principaux nuages :
- Cirrus, Cirrostratus, Altocumulus, Altostratus, Cumulonimbus, Nimbostratus, Stratus.

Front froid

Il existe plusieurs types de fronts froids.


Un front froid est une limite entre deux masses d'air, l'air froid étant situé à l'arrière de la limite dans
le sens du déplacement, s'engage sous une masse d'air chaud en la repoussant. Ce front marque sur
la surface terrestre une zone de variation spatiale rapide, presque discontinue, de la direction du
vent et du tracé des lignes isobares et isothermes. Cela s’accompagne de beaucoup de nuages, de
précipitations (pluie, neige, averses, et cumulonimbus avec possibilité d’orage).
Front froid stable
Principaux nuages :
- Cirrus, Cirrostratus, Altostratus, Altocumulus, Nimbostratus, Stratocumulus.

Front froid instable


Principaux nuages :
- Cirrus, Cirrostratus, Altocumulus, Altostratus, Cumulonimbus.
Front froid anabatique ou anafront.
L'air froid va repousser très activement l'air chaud antérieur et le soulever sur une grande
profondeur le long de la pente frontale qui est inclinée fortement. Les précipitations se produisent
alors essentiellement en arrière de la trace au sol du front froid. Le courant jet d'altitude est
sensiblement parallèle à la pente frontale et à une certaine distance à l'arrière de celui-ci en altitude
et constitue la limite arrière du mouvement vertical.

Front froid catabatique ou catafront.


Au contraire, dans un catafront froid, une intrusion d'air sec en altitude vient couper les ascendances
dans l'air chaud, ce qui provoque la dissolution des nuages a ces niveaux. Dans ce cas, l'essentiel
des nuages et des précipitations apparaît à l'avant de la trace frontale au sol. Le courant jet d'altitude
sera plutôt perpendiculaire à la pente frontale.

Front froid secondaire.


Il arrive qu'un air très froid en provenance du pôle (goutte froide) souléve l'air froid postérieur de la
perturbation et forme un second front froid. Ce soulévement augmente l'instabilité et génére des
averses parfois fortes mais aussi des cumulonimbus pouvant se transformer en ligne de grain.

Front occlus

Un front occlus ou occlusion est le moment où le front froid, plus rapide, a rejoint le front chaud
dans la circulation d'une perturbation. Lorsque le front froid atteint le front chaud, l'air chaud
devient de plus en plus pincé ou coincé entre les deux fronts. Il sera soulevé en altitude et le
système devient occlus.
Il peut y avoir deux types de fronts occlus:
Occlusion froide . Lorsque la partie frontale de l'air froid est plus froide que la partie en recul, et
qu'elle soulève le front chaud, on a une occlusion à caractère de front froid. La base du creux d'air
chaud en altitude est derrière l'occlusion en surface.

Occlusion chaude . Lorsque la situation est inverse et que le front froid monte le long de la surface
frontale chaude, on a évidemment une occlusion à caractère de front chaud. La base précède le front
de surface.
Dans les pays qui utilisent les termes front supérieur ou en altitude, plutôt que trowal, on précise
que le front occlus est froid ou chaud.
Front stationnaire

Les fronts stationnaires se forment quand deux masses d'air ayant des caractéristiques différentes se
rencontrent mais n'ont pas de circulation l'une vers l'autre. Elles se trouvent à glisser l'une par
rapport à l'autre sous la circulation atmosphérique en altitude. Ces fronts peuvent rester immobiles
pendant plusieurs jours; ensuite ils peuvent soit se désagréger (se transformant en lignes de
cisaillement), soit se transformer en front chaud ou en front froid, en fonction d'un changement dans
le flux en altitude. Dû au fait que les deux masses d'air qu'ils séparent glissent l'une par rapport à
l'autre, il y a peu de mouvement vertical le long des fronts stationnaires. Ils sont donc généralement
associés à du temps partiellement nuageux, ou nuageux, et des précipitations faibles.