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CENTRE DES CLASSES PRÉPARATOIRES

COURS DE PHYSIQUE

PCSI/MPSI/TSI

ÉLECTRONIQUE - MÉCANIQUE -OPTIQUE

THERMODYNAMIQUE- ÉLECTROMAGNÉTISME

SAID EL FILALI
Première partie

ÉLECTRONIQUE

1
CHAPITRE 1

LOIS GÉNÉRALES DANS LE CADRE DE


L’APPROXIMATION DES RÉGIMES QUASI-PERMANENTS

1.1 INTRODUCTION
◮ L’éléctrocinétique :
Il s’agit de l’étude du transport d’information (courant électrique) dans des réseaux élec-
triques.
◮ Cadre de l’étude :
L’étude de l’éléctrocinétique se fait dans le cadre de l’Approximation des états (ou ré-
gimes) quasi-stationnaires ( quasi-permanent ) noté ARQP ou AEQS (plus de détail voir
SPE). En effet :
L’approximation des états quasi-stationnaires consiste à limiter l’étude des réseaux élec-
trocinétiques à des dimensions maximales ℓmax et à des durées minimales τmin vérifiant la
condition suivante :

ℓmax
≪ co c0 = 2, 99792458 108 ms−1
τmin

co étant la célérité de la lumière.


Remarque
Dans ce cadre, on peut négliger tout phénomène de propagation dans le réseau
électrocinétique, en particulier, la modification d’une grandeur électrique en un
point du circuit a pour conséquence des modifications instantanées des gran-
deurs analogues caractérisant les autres points du réseau.

2
CHAPITRE 1. LOIS GÉNÉRALES DANS L’A.R.Q.P MPSI-2/LYDEX 1.2. COURANT ÉLECTRIQUE

Exemples
⊲ Pour un circuit de dimension ℓmax = 3 m, on trouve τmin ≫ 10−8 s ; on pourra
donc se placer dans le cadre de l’ARQP pour l’étude d’un signal de fréquence
fmax ≪ 108 Hz = 100 MHz, ce qui correspond à ce qu’on appelle électronique
basse fréquence.
⊲ Par contre, l’électronique de haute fréquence peut imposer la miniaturisation
des circuits, sous peine de sortir du domaine de l’ARQP ; ainsi à la fréquence
de réception des signaux de téléphonie cellulaire ( f = 1800 MHz donc τmin =
5, 6.10−10 s). l’ARQP impose ℓmax ≪ 17 cm, ce qui est nettement plus restrictif.
⊲ Pour le courant industriel, à la fréquence f = 50 Hz, donc avec τmin = 20
ms ; la condition de l’ARQP impose donc : ℓmax ≪ 6000 km : cette condition est
aisément remplie pour un réseau domestique ou une installation industrielle. Par
contre, dans un réseau d’alimentation de puissance à l’échelle continentale, il est
indispensable de prendre en compte les effets de propagation.

1.2 Courant électrique


1.2.1 Définition
Définition
Courant électrique
Une charge électrique dq qui traverse une surface S pendant un intervalle de
temps dt, crée un courant d’intensité i, telle que :
Z
dq
i= ⇐⇒ q = i dt
dt

Si q(C) et t(s) alors i(A).

Remarque
Le sens du courant est le sens du déplacement des porteurs de charges positifs.

1.2.2 Bilan de charge


On admet que la charge (q) et la masse (m) d’un système isolé sont conservatives.

1.2.3 Loi des nœuds


Définition
Loi des nœud
On appelle nœud un point de jonction entre au moins trois fils de connexion.

La loi des nœuds est une conséquence de la conservation de la charge électrique dans

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CHAPITRE 1. LOIS GÉNÉRALES DANS L’A.R.Q.P MPSI-2/LYDEX 1.3. TENSION ÉLECTRIQUE. LOI DES MAILLES

le cadre de l’ARQP. La charge électrique ne peut pas s’accumuler au niveau des nœuds.

X X X
N
ie = i s ⇐⇒ εk i k = 0
k=0

avec ε2 = 1.
C’est la première loi de Kirchhoff .

1.3 Tension électrique. Loi des mailles


◮ On appelle branche un ensemble de dipôles montés en série entre deux nœuds .
◮ On appelle maille un ensemble de branches formant un contour fermé .
Remarque
Une maille peut être orientée arbitrairement.

◮ On admet que la somme algébrique des tensions (ou différence de potentiel ) dans une
maille est nulle : c’est la deuxième loi de Kirchhoff.

X
N
εk u k = 0
k=0

1.4 La puissance électromagnétique reçue par un di-


pôle
Soit un dipôle D traversé par un courant électrique i(t) , maintenant entre ces bornes
une tension uAB.

i(t)
D

u(t)
La puissance électromagnétique reçue par le dipôle D est donnée par :

P = uAB(t)i(t)

Et par conséquent l’énergie reçue pendant la durée t f − ti vaut :


Z tf
W= uAB(t)i(t) dt
ti

Remarque
On adopte la convention thermodynamique :
• L’énergie reçue par un système sera comptée positive.
• L’énergie fournie par un système sera comptée négative.

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CHAPITRE 1. LOIS GÉNÉRALES DANS L’A.R.Q.P MPSI-2/LYDEX 1.5. CARACTÈRE GÉNÉRATEUR ET RÉCEPTEUR

1.5 Caractère générateur et récepteur

i(t) i(t)
D D

u(t) u(t)
Convention générateur Convention récepteur

◮ En convention générateur, les flèches représentant la tension et le courant sont dans


le même sens. La quantité P = ui représente la puissance électrique cédée par le dipôle
au reste du circuit.
◮ En convention récepteur, les flèches représentant la tension et le courant sont en sens
inverses. La quantité P = ui représente la puissance électrique reçue par le dipôle .

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CHAPITRE 2

ÉLÉMENTS DE CIRCUITS LINÉAIRES EN RÉGIME


CONTINU OU QUASI-PERMANENT

2.1 Définition
Soit un dipôle D traversé par un courant i(t) maintient entre ces bornes une tension u(t).

i(t)
D

u(t)
Le dipôle D est dit linéaire si le courant i(t) et la tension u(t) sont reliés par une équation
linéaire.
Exemples :
Le conducteur ohmique ; le condensateur ; la bobine ; le générateur (dans le domaine de
linéarité ) ;· · · .

2.2 Modélisation des dipôles passifs linéaires R; C et L


2.2.1 Le conducteur ohmique
2.2.1.1 Modélisation
Résistor
i i(t)
≡ R
u(t)
u

On modélise un résistor par une résistance R tel que :

u = Ri

6
CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX
2.2. MODÉLISATION DES DIPÔLES PASSIFS LINÉAIRES

On conclut que le résistor est un dipôle linéaire.


Remarque

1 Pour un fil cylindrique de section S et de longueur ℓ et de résistivité ρ, alors :

1 ℓ 1 ℓ
R= =ρ =
G S σS

avec : G la conductivité (S (siemens)) , ρ la résistivité du conducteur (Ω.m)


et σ la conductivité du conducteur (S .m−1 )
2 ρ représente la résistance d’un d’un fil de section 1 m2 et de longueur 1 m ;
ainsi pour σ.

2.2.1.2 Association des conducteurs ohmiques


◮ Des résistances sont montées en série, s’elles sont traversées par le même courant,
et on a :
X
i=N
Re = Ri
i=1

◮ Des résistances sont montées en parallèle, s’elles sont maintenues par la même ten-
sion, et on a :
1 X 1
i=N
=
Re i=1
Ri

Application :
Deux résistances R1 et R2 en parallèle, donc :

R1 R2 Produit
Re = =
R1 + R2 S omme

2.2.1.3 Effet Joule


Lorsque un courant i traverse une résistance R, pendant la durée dt, alors on a dissipation
de l’énergie :
Z tf
dE J = dW J = uR iR dt =⇒ W J = uR iR dt
ti

En continue :

W J = RI 2 ∆t =⇒ P J = RI 2

2.2.2 Le condensateur
2.2.2.1 Modélisation
Constitué par deux conducteurs en influence totale, séparés par un diélectrique (papier
,mica ,plastique,.....) ; on le modélise par une capacité C en parallèle avec une resistance

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX
2.2. MODÉLISATION DES DIPÔLES PASSIFS LINÉAIRES

de fuite R f .

Diélectrique
C
A B A B

Rf

Pour les condensateurs électrochimiques (polarisés) la valeur de C varie de quelques mF


à quelques F la résistance de fuite R f > 1MΩ.
Un condensateur est dit idéal si R f → ∞.

Convention gé-
Convention récepteur
nérateur :

+q −q
A +q −q
B A
B
i
i
u
q dq u
u= ; i= >0 q dq
C dt u= ; i=− <0
C dt
Le condensateur se charge
Le condensateur se décharge

Remarque

1 Pour un condensateur plan dont les armatures ont une section S et séparées
par une distance e, on a :
S
C = εo
e

2 Si l’espace entre les armatures du condensateur est rempli par un diélec-


trique de permitivité diélectrique εr alors : C = εr Co .

2.2.2.2 Association des condensateurs


• Association série :
1 X 1
i=N
=
Ce i=1
Ci
• Association parallèle :
X
i=N
Ce = Ci
i=1

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX
2.2. MODÉLISATION DES DIPÔLES PASSIFS LINÉAIRES

2.2.2.3 Aspect énergétique


L’énergie d’un condensateur idéal est :

q2 ∆E pe 1 ∆q2
E pe = =⇒ P(t) = lim = lim
2C ∆t→0 ∆t 2C ∆t→0 ∆t

Remarque
La tension aux bornes du condensateur, ainsi sa charge sont des fonctions conti-

nues en fonction du temps.

q(t)
En effet : on suppose qc est discontinue ; c’est
à dire : ∆qc , 0 ∀ ∆t < ε.
Si qc est discontinue, alors q2c est discontinue,
ce qui donne : ∆qc
2
1 ∆q
P(t) = lim → ∞ impossible physi-
2C ∆t→0 ∆t
quement .
Donc : La charge (la tension ) du conden-
to t
sateur est continue en fonction du temps.

Remarque
La valeur de C, la tension Umax , ainsi la polarité sont données par le constructeur.

2.2.3 La bobine
Une bobine est un fil conducteur enroulé sur un isolant.

2.2.3.1 Modélisation
On modélise une bobine par une inductance L en série avec une résistance r.

L r
i

En convention récepteur, on a :

di
u=L + ri
dt

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX 2.3. DIVISEURS DE TENSION ET DE COURANT.

Remarque
◮ Pour les bobines sans noyau de fer : L = cte(i), L ne dépend pas de i. Par contre
les bobines avec noyau de fer L = L(i).
Mais pour i faible, on peut considérer L ≃ cte (un DL à l’ordre 0 au voisinage de
i).
1
◮ L’énergie d’une bobine parfaite (r = 0) : E pm = Li2 .
2
◮ Association des bobines parfaites :
1 P1
⋆ Parallèle : = Li
LP
e
⋆ Série : Le = Li

2.2.3.2 Aspect énergétique


• L’intensité du courant qui traverse une bobine, est une fonction continue du
temps.

2.3 Diviseurs de tension et de courant.


2.3.1 Diviseur de courant
Soit une association parallèle des résistances Rk :

IN

Ik

I I
I1

1 P 1
k=N
Soit Re la résistance équivalente ; c’est à dire : = ; on a donc :U = Rk Ik = Re I avec
Re k=1 Rk
I le courant principal ; il en résulte que :

Re
Ik = I
Rk

C’est le diviseur de courant

Cas particulier important :N = 2

R2 R1
I1 = I et I2 = I
R1 + R2 R1 + R2

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX2.4. MODÉLISATION LINÉAIRE D’UN DIPÔLE ACTIF

Remarque
I
Si R1 = R2 =⇒ I1 = I2 = : méthode demi-courant, utilisée pour déterminer les
2
résistances de faibles valeurs (voir TP).

2.3.2 Diviseurs de tension


Soit une association série de N résistances Rk avec k = 1 → N :
R1 R2 Rk RN−1

U RN

Soit Uk la tension aux bornes de la résistance Rk et Re la résistance équivalente, c’est à


P
k=N Uk U
dire Re = Rk . On a : I = = ; ce qui donne la loi du diviseur de tension :
k=1 Rk Re

Rk Rk
Uk = U = k=N U
Re P
Rk
k=1

Cas particulier important :N = 2

R1 R2
U1 = U et U2 = I
R1 + R2 R1 + R2

Remarque
U
Si R1 = R2 =⇒ U1 = U2 = : méthode demi-tension, utilisée pour déterminer les
2
résistances de grandes valeurs (voir TP).

2.4 Modélisation linéaire d’un dipôle actif


Soit un circuit électrique linéaire (constitué des dipoles linéaires) contenant une source
de puissance électrique ; A et B deux points de ce circuit.

I
Circuit
bc
B
U AB
linéaire
bc A

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX2.4. MODÉLISATION LINÉAIRE D’UN DIPÔLE ACTIF

2.4.1 Générateur de courant (représentation de Nor-


ton)
Vue entre les points A et B de la branche AB, on peut modéliser le reste du circuit par
un générateur de courant réel, de courant électromoteur IN et de résistance interne rN
(générateur de courant idéal en parallèle avec une résistance) : c’est la modélisation de
Norton.

I
bc
A

IN RN U AB

bc
B

Dans cette modélisation, on a :

U AB
I = IN − = IN − G N U AB
RN

2.4.2 Générateur de tension (représentation de The-


venin)
Vue entre les points A et B de la branche AB, on peut modéliser le reste du circuit par
un générateur de tension réel, de force électromotrice Eth et de résistance interne rth
(générateur de tension idéal en série avec une résistance) : c’est la modélisation de
Thevenin .

I rth
bc
A

E th U AB

bc
B

Dans cette modélisation, on a :

E th U AB
U AB = E th − rth I =⇒ I = −
rth rth

2.4.3 Équivalence entre les deux modélisations


Puisque dans les deux modèles de Thevenin et Norton, le courant I et la tension U AB sont
les mêmes quelque soit le circuit linéaire, alors on en déduit que :

E th
IN = et rN = rth
rth

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CHAPITRE 2. CIRCUITS LINÉAIRES MPSI-2/LYDEX 2.5. SOURCES LIBRES. SOURCES LIÉES

2.5 Sources libres. Sources liées


• Un générateur (de tension ou de courant) est une source de puissance qui fournit de
l’énergie au circuit extérieur.
• Générateur indépendant : source de puissance électrique indépendante d’autre gran-
deur électrique du circuit.
• Générateur lié : si une des grandeurs physiques dépend d’une grandeur électrique du
circuit .
Exemple :
Le transistor : c’est un générateur de courant en régime linéaire puisque Ic = βIB (géné-
rateur de courant lié).

2.6 Théorème de Millman


Le théorème de Millmann n’est rien d’autre que la loi des nœuds exprimé en terme de
potentiel (référence commune est la masse).
Vb 4

I4

R4
I5

I1
V1 b R1 b R3 b V3
M I3

I6
R2

I2
b
V2
On a :
I1 + I2 + I3 + I4 − I5 + I6 = 0
V1 − V M
I1 = = G1 (V1 − V M )
R1
V2 − V M
I2 = = G2 (V2 − V M )
R2
V3 − V M
I3 = = G3 (V3 − V M )
R3
V4 − V M
I4 = = G4 (V4 − V M ) G1 (V1 − V M ) + G2 (V2 − V M ) + G3 (V3 − V M ) + G4 (V4 − V M ) − I5 + I6 = 0
R4
On tire que :

P
−I5 + I6 + G1 V1 + G2 V2 + G3 V3 + G4 V4 Gi Vi + εIi
VM = = P
G1 + G2 + G3 + G4 Gi

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CHAPITRE 3

RÉGIME TRANSITOIRE

Le but est de déterminer la constante du temps τ caractéristique du régime transitoire.


Pout cela excitons un système linéaire par une tension
( continue à t = 0 .
E si t > 0
On appelle échelon de tension e(t) définit par : e(t)
0 si t < 0
e(t)

0 t

3.1 Cas du circuit (R-C)


Considérons le circuit suivant :

R
(1) i(t)

K
(2)
E C u

14
CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.1. CAS DU CIRCUIT (R-C)

3.1.1 Charge du condensateur (régime forcé)


Le condensateur est initialement déchargé :q(0) = 0 =⇒ uc (t = 0) = 0.
À t = 0, on bascule K vers (1) : C se charge.

3.1.1.1 L’équation différentielle


Appliquons la loi des mailles au circuit, on obtient :
q dq q E
E − RI − = 0 =⇒ + =
C dt RC R

C’est l’équation différentielle du circuit

La solution de cette équation différentielle s’écrit :

q(t) = Ae−t/τ + CE

Avec τ = RC La constante du temps caractéristique du régime transitoire.


Or par continuité de la charge du condensateur, on a :q(0) = 0 =⇒ A = −CE
t
Donc : q(t) = CE(1 − e− τ )
Lorsque : t → ∞, q(t) → CE = Q f

q(t) = CE(1 − e−t/τ ) =⇒ u(t) = E(1 − e−t/τ )

L’expression du courant électrique :

dq t E
i(t) = = Im e− τ avec Im =
dt R

Remarque
On a : i(0− ) = 0 , i(0+ ) = Im on tire que i(t) est discontinu .

Représentation graphique
u(t) i(t)
E
Im =
R
E

t t

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.1. CAS DU CIRCUIT (R-C)

3.1.1.2 Détermination expérimentale de la constante du temps τ


3.1.1.2.1 La pente à l’origine
u(t)
M
E

tM t

On a l’équation de la pente à l’origine (droite) D s’écrit sous la forme : y = kt avec :

du(t)  E
k= =
dt t=0 τ
L’intersection des deux droites au point M en t M = τ.
Propriété
L’intersection de la pente à l’origine avec le régime permanent se fait en

t = τ = RC

3.1.1.2.2 la valeur de u(τ)


u(t)

63% E

τ t

Évaluons u(τ) avec u(t) = E(1 − exp(−t/τ))

1
t = τ =⇒ u(τ) = E(1 − ) = 0, 63 E = 63%E
e

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.1. CAS DU CIRCUIT (R-C)

Propriété
On retient que lors de la charge, la valeur 0, 63 E = 63%E correspond à t = τ.

3.1.1.2.3 Temps de montée

On définit deux instants t1 et t2 par u(t1 ) = 0, 1E et u(t2 ) = 0, 9E Et puisque u(t) = E(1 −


exp(−t/τ), alors :t1 = −τ ln 0, 9 et t2 = −τ ln 0, 1.

u(t)

E
90% E

tm = t2 − t1

10% E
t1 t2 t
On définit le temps de montée tm par :

tm = t2 − t1 = τ ln 9 ≃ 2, 2τ.

Remarque
L’influence de la constante de temps τ sur la durée de la charge.
Pour cela traçons la charge pour différentes valeurs de τ :

u(t)

63% E

τ1 < τ2 < τ3

τ1 τ2 τ3 t

Si τ → 0 alors la charge est presque instantanée.

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.1. CAS DU CIRCUIT (R-C)

Notation
La constante du temps τ = RC augmente avec la résistance du conducteur oh-
mique, ainsi la capacité du condensateur.

3.1.1.3 Le portrait de phase


3.1.1.3.1 Définitions
f (x)
• C’est la représentation dans le plan (O, f (x), ) lorsque t varie.
dt
• On appelle point de phase, un point P figuratif dont les coordonnées à un instant donné
d f (t)
t sont : ( f (t), ).
dt
• Lorsque t varie, le point P décrit une courbe, cette courbe est appelée trajectoire de
phase.
• On appelle portrait de phase l’ensemble des trajectoires de phase lorsque les condi-
tions initiales varient.
3.1.1.3.2 Représentation dans le plan de phase
df
Dans notre cas f (t) = q(t) et = i(t).
dt
E
On a : q(t) = CE(1 − exp(−t/τ) et i(t) = exp(−t/τ) alors :
R

E 1
i= − q
R RC

1
C’est l’équation de la trajectoire de phase : droite de pente − .
RC
Lorsque E varie, alors la trajectoire de phase décrit des droites parallèles.

i(t)

q(t)

3.1.1.4 Aspect énergétique


q 1
On a : E = Ri + =⇒ Eidt = Ri2dt + qdq
C C
q2
Eidt = Ri2dt + d( )
2C

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.1. CAS DU CIRCUIT (R-C)

On appelle :
q2
Wc = : énergie totale emmagasinée dans le condensateur.
2C
δWg = Eidt : énergie élémentaire fournit par le générateur.
δW J = Ri2 dt : énergie élémentaire dissipée par effet Joule dans le circuit.
Z t Z t Z q
2 q
Eidt = Ri dt + dq
0 0 0 C

3.1.2 Décharge du condensateur (régime libre)


3.1.2.1 Équation différentielle et solution
Quand le condensateur est chargé totalement (q = CE = Q f ), on bascule l’interrupteur
vers la position (2).
En prenant l’instant de basculement comme origine des temps, les conditions initiales
seront :q(0) = CE = Q f ; i(0) = 0.
1 1
Ri + q = 0 =⇒ dq + q = 0
C τ
La solution est :q(t) = Ae−t/τ ; en utilisant les C.I, on obtient :

E −t/τ
q(t) = CEe−t/τ =⇒ u(t) = Ee−t/τ k i(t) = − e
R
u(t)

E
90% E

tm = t1 − t2

10% E
t1 t2 t
• Lors de la décharge on a :
td = t10% − t90%

• q(τ) = 0, 37CE
• Le régime permanent est q = 0 (q(t) est une fonction décroissante).

3.1.2.2 L’équation de la trajectoire de phase


D’après ce qui précède on tire que :

1
i=− q
RC

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.2. CAS DU CIRCUIT (R-L)

C’est une droite affine


i(t)
q(t)

Remarque
• Si on remplace le générateur E et l’interrupteur K par un générateur délivrant
un signal rectangulaire (E,0) on obtient le signal suivant :

La suite voir TP.

3.2 Cas du circuit (R-L)


3.2.1 Régime forcé
3.2.1.1 L’équation différentielle et solution
On remplace le condensateur par une bobine idéale dans le circuit précèdent :

L
(1) i(t)

K
(2)
E R

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.2. CAS DU CIRCUIT (R-L)

di
L’interrupteur k est en position (1) : E = Ri + L
dt
Donc :
di R E
+ i=
dt L L

C’est l’équation différentielle du circuit

La solution de cette équation différentielle en posant :

L
τ= : constante du temps
R

Et en tenant compte que le courant qui traverse une bobine est continu alors on trouve
que :
E
i(t) = Im (1 − e−t/τ ) avec Im =
R
i(t)

Im

63% Im

τ t

La tension aux bornes de la bobine idéale est :

di
uL (t) = L = Ee−t/τ
dt
uL (t)

37% E

τ t

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.2. CAS DU CIRCUIT (R-L)

3.2.1.2 Portrait de phase


E di E
On a : i = (1 − exp(−t/τ)), ainsi : = exp(−t/τ)
R dt L

di E R
= − i
dt L L

R 1
Le portrait de phase est l’ensemble des droites parallèles de pente : − =−
L τ
di(t)
dt

i(t)

3.2.1.3 Aspect énergétique


di 1
E = Ri + L =⇒ Eidt = Ri2 dt + d( Li2 )
dt 2
• δWg = Eidt : l’énergie élémentaire fournie par le générateur.
• δW J = Ri2 dt : l’énergie élémentaire perdue par effet Joule.
1
• δWm = d( Li2 ) : l’énergie élémentaire emmagasinée par la bobine.
2
Le bilan énergétique pour le circuit s’écrit :

Wg = W J + Wm

3.2.2 Régime libre


L’interrupteur maintenant en position (2) ; l’équation différentielle sera donc :

di
Ri + L =0
dt
E
Les conditions initiales sont : i(0) = .
R
Par changement d’origine des dates, la solution s’écrit :

E −t/τ
i(t) = e
R

La tension aux bornes de la bobine est :

uL (t) = −E e−t/τ

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t) uL (t)
Im

t −E

On vérifie bien que le courant qui traverse la bobine est continu par contre la tension
pas forcément continue.

3.3 Circuit (RLC) série


Soit le circuit (RLC ) série :

L C
i(t)

3.3.1 Régime libre


Soit q la charge du condensateur et u la tension entre ces bornes.
L’équation différentielle est :

1
Lq̈ + Rq̇ + q = 0 =⇒ LC ü + RC u̇ + u = 0
C
On poser
:
1
◮ ωo = : pulsation propre.
LC
R ωo
◮ 2α = = ;α cœfficient d’amortissement et Q le facteur de qualité.
L Q
La forme canonique de l’équation différentielle sera :

q̈ + 2αq̇ + ω2o q = 0 =⇒ ü + 2αu̇ + ω2o u = 0

L’équation caractéristique est : r2 + 2αr + ω2o = 0


On pose : ∆′ = α2 − ω2o = (α − ωo )(α + ωo )

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

3.3.1.1 Régime apériodique ∆′ > 0

1
∆′ > 0 =⇒ α > ωo : Q <
2
p
Deux racines réelles distinctes : r± = −α ± α2 − ω2o
√ √
r+ t r− t −αt α2 −ω2o t − α2 −ω2o t
q(t) = Ae + Be =⇒ q(t) = e [Ae + Be ]

Lorsque t → ∞, e−αt l’emporte ; d’où q → 0 sans osciller : C’est le régime apériodique.


Détermination des constantes A et B : Pour cela on suppose que q(t = 0) = q0 et i(t = 0) =
i0 .  p


 i0 + (α + α2 + ω2o )qo
( 

 B = p
A + B = q0 

 2 α2 +pω2o
=⇒ 

Ar1 + Br2 = i0 

 −i0 + (−α + α2 + ω2o )qo


 A = p
 2 α2 + ω2o
Representation graphique

Avec : ωo = 1, Q = 0, 4; q(0) = 5; i(0) = 0 =⇒ qap = −1, 6667e−2t + 6, 667e−0,5t


q(t)

Variation de la charge dans le circuit RLC en régime apériodique

Le courant : i(t) = −1.67e−2t + 6.67e−0,5t

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t)

Variation du courant dans le circuit RLC en régime apériodique

La trajectoire de phase est :


i(t)

q(t)

Portrait de phase en régime apériodique

Trajectoire de phase est une courbe ouverte caractéristique d’un système apé-
riodique.
3.3.1.2 Régime critique ∆′ = 0

1
∆′ = 0 =⇒ α = ωo : Q =
2
Deux racines réelles confondues : r+ = r− = −α = −ωo

q = (c + dt)e−αt

Quand t → ∞, q → 0 rapidement sans osciller : C’est le régime critique.


Representation graphique

Conditions initiales :ωo = 1; Q = 0.5; q(0) = 5; i(0) = 0 =⇒ q(t) = 5 exp(−t) + 5t exp(−t); i(t) =
−5t exp(−t)

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

q(t)

Variation de la charge dans le circuit RLC en régime critique

De même :
i(t)

Variation du courant dans le circuit RLC en régime critique

La trajectoire de phase est :


i(t)

q(t)

Portrait de phase en régime critique

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

Remarque
• Le régime critique est le régime le plus rapide qui tend vers le régime perma-
nent (q = 0).
• Si c = 0 alors q(t) = dt e−αt

Représentation temporelle
q(t) i(t)

t
t

Portrait de phase
i(t)

q(t)

3.3.1.3 Régime pseudopériodique ∆′ < 0

1
∆′ < 0 =⇒ α < ωo : Q >
2
∆′ = α2 − ω2o = i2 Ω2 avec :Ω2 = ω2o − α2
Deux racines complexes conjuguées : r1 = −α + iΩ etr2 = −α − iΩ.
Donc la solution s’écrit :

q(t) = e−αt (A cos Ωt + B sin Ωt) = C e−αt cos(Ωt + ϕ)

C’est une fonction pseudopériodique d’amplitude Qm = C e−αt variable en fonction du


temps Qm t → +∞ 0.
−−−−−−→
La pseudo-période est :

2π To To
T= = r = r
Ω α 1
1 − ( )2 1−
ωo 4Q2

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

Representation graphique

La fonction q(t) est le produit d’une fonction périodique est une fonction non périodique
(amplitude), et puisque
−C e−αt 6 C e−αt cos(Ωt + ϕ) 6 C e−αt
Alors, on représente les deux enveloppes, puis la fonction q(t) (q(t) ne peut pas dépasser

l’enveloppe.) α = 0.5, ωo = 9, 25, Ω = 3, ϕ = 0, qo = 1 =⇒ q pp = e−0.5t cos 3t

Representation graphique

Conditions initiales : ωo = 8; Q = 10; q(0) = 5; i(0) = 0 =⇒ q(t) = exp(−0.4t)(5 cos(7, 99t) +


0, 25 sin(7, 99t)); i(t) = exp(−0, 4t)[−40 sin(7, 99t) + 10−9 cos(7, 99t)]
q(t)

Variation de la charge dans le circuit RLC en régime pseudo-périodique

De même :

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t)

Variation du courant dans le circuit RLC en régime pseudo-périodique

La trajectoire de phase est :

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t)

q(t)

Portrait de phase en régime pseudo-périodique

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

Remarque
2π 2π 2π 2α 1
◮ On a : T = =⇒ T = r Et comme : T o = ; ainsi : = Q:
Ω  α 2 ωo ωo Q
ωo 1−
ωo
étant le facteur de qualité ; alors :

To To
T= r = r
 α 2 1
1− 1−
ωo 4Q2

Si α ≪ ωo =⇒ Q ≫ 1 ; en effet R très faible, alors T ≃ T o : oscillations synchrones.


◮ Comme e−αt est un nombre sans dimension, alors α à la dimension d’un temps−1 ,
on pose :
1
α=
τ
τ : s’appelle le temps de relaxation ou temps d’amortissement.
C
Donc pour : t = τ, l’amplitude Ce−αt (t = τ) =
e
On conclut donc que :Le temps de relaxation est le temps nécessaire pour
que l’amplitude se divise par e.
C
◮ Pour t = 10τ, alors l’amplitude Ce−αt (t = 10τ) = = 0.0000454C → 0
22026.46579
On retient donc que pour t > 10τ le régime transitoire disparaît.

Aspect énergétique :

1 1 1
On a : Lq̈ + Rq̇ + q = 0 =⇒ ( Li2 ) + Ri2 dt + d( q2 ) = 0
C 2 2C
1 2
• δWe = d( q ) : l’énergie électrostatique élémentaire emmagasinée par le condensa-
2C
teur.
1
• δWm = d( Li2 ) : l’énergie magnétique élémentaire emmagasinée par la bobine.
2
• δWe = Ri2 dt : l’énergie élémentaire dissipée par effet Joule dans la résistance.

We + W J + W m = 0

Le bilan énergétique pour le circuit (RLC série) libre

Décrement logarithmique
On définit le décrement logarithmique par :

δ = αT

cœfficient sans unité

On a :
⊲ u(t) = Ae−αt cos(Ωt + ϕ)

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

⊲ u(t + nT ) = Ae−α(t+nT ) cos(Ωt + nΩT + ϕ) = e−αnT u(t)


D’où :
u(t) u(t)
= eαnT =⇒ αnT = ln
u(t + nT ) u(t + nT )

On en déduit que :
1 u(t)
δ = αT = ln
n u(t + nT )

Si n = 1 alors :
u(t)
δ = αT = ln
u(t + T )

3.3.2 Régime forcé


On ajoute au circuit précédent un générateur délivrant une tension continue E .

L C
i(t)

E R

L’équation différentielle
di 1 dq
On a :E = L + (R + r)i + q et comme : i = = q̇ convention récepteur et en posant
dt C dt
α 1
2α = et ω2o =
R+r LC
Alors la forme canonique de l’équation différentielle est :

E
q̈ + 2αq̇ + ω2o q =
L

Solution de l’équation différentielle


La solution est la somme de deux solutions :
• qt (t) Solution de l’équation homogène qui tend vers 0 après quelques périodes : elle
décrit donc un régime transitoire
• q p (t) Solution particulière décrit le régime établi.
On a :
• q p (t) = CE
• L’expression de qt (t) dépend du signe de ∆′ .
Pour la suite on suppose que ∆′ < 0 =⇒ α < ωo : régime pseudo-périodique, donc :

qt (t) = Ae−αt cos(Ωt + ϕ)

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

A : L’amplitude ( grandeur positive) et ϕ la phase à l’origine ; deux constantes déterminés


par les conditions initiales ; on suppose que : q(t = 0) = 0 condensateur initialement
déchargé, et i(t = 0) bobine initialement déchargée.
q(t) = CE + Ae−αt cos(Ωt + ϕ) =⇒ q(t = 0) = 0 = CE + A cos ϕ (I)
−αt
i(t) = −Ae (α cos(Ωt + ϕ) + Ω sin(Ωt + ϕ))
i(t = 0) = 0 =⇒ α cos ϕ + Ω sin ϕ = 0 (II)
D’après (II) :
α
tan ϕ = −

CE 1 1 √
D’après (I) :A = − et comme : 1 + tan2 x = 2
=⇒ = ± 1 + tan2 x
rcos ϕ cos x cos x
2
α
Alors : A = ±CE 1 + 2

Puisque A est une amplitude ; alors le signe +, donc :
r
α2
A = CE 1 + 2

Cas particulier important α ≪ ωo =⇒ Q ≫ 1
Dans ce cas :
α ≪ ωo =⇒ Ω = ωo ; T = T o ; A = CE; ϕ = 0

Donc :
q(t) = CE(1 + e−αt cos(ωo t))

Ainsi :
i(t) = −CEe−αt (α cos ωo t + ωo sin ωo t)

Puisque les fonctions cos x et sin x sont bornées et α ≪ ωo alors :

i(t) = −CEωo e−αt sin ωo t

Representation graphique

Représentation de la charge

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

q(t)

CE(1 + exp(−αt)

CE

CE(1 − exp(−αt)

Variation de la charge dans le circuit RLC en régime pseudo-périodique forcé

Représentation du courant

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t)

Variation du courant dans le circuit RLC en régime pseudo-périodique forcé

Représentation du portrait de phase

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CHAPITRE 3. RÉGIME TRANSITOIRE MPSI-2/LYDEX 3.3. CIRCUIT (RLC) SÉRIE

i(t)

q(t)

Portrait de phase en régime pseudo-périodique


Remarque
Si on remplace la tension continue E par un générateur de tension carrée ; on
obtient le schéma suivant :

Representation graphique

Pour toute les détails voir TP régime transitoire.

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CHAPITRE 4

RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL

Définition
Un signal alternatif est un signal qui n’admet pas de composante continue (sa
valeur moyenne est nulle :< u(t) >= 0) ,en effet son expression, lorsqu’il est sinu-
soidal ; s’écrit sous la forme :

x(t) = Xm cos(ωt + ϕ)

avec :
• Xm : amplitude du signal (valeur positive).
• ωt + ϕ : la phase à l’instant t.
• ϕ : La phase à l’origine, c’est à dire la phase pour t = 0.
• ω : la pulsation.

4.1 Amplitude complexe ,Impédance et admittance com-


plexes
4.1.1 Amplitude complexe
Soit un signal sinusoidal d’amplitude Xm ; de pulsation ω, c’et à dire :

x(t) = Xm cos(ωt + ϕ)

A ce signal, on peut lui associer :


◮ Un vecteur tournant de norme Xm et d’angle θ = ωt + ϕ : représentation de Fresnel.
◮ Un nombre complexe de module Xm et d’argument ϕ : représentation complexe.
Rappel :
⊲ | Z 1 × Z 2 |=| Z 1 | × | Z 2 |
Z | Z |
⊲ 1 = 1
Z2 | Z2 |
⊲ arg(Z 1 Z 2 ) = arg Z 1 + arg Z 2 ⊲ arg(Z 1 /Z 2 ) = arg Z 1 − arg Z 2
π
⊲ arg(a > 0) = 0 ⊲ arg(a < 0) = π ⊲ arg( ja)(a > 0) =
2

37
CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.1. AMPLITUDE ET IMPÉDANCE COMPLEXES

π
⊲ arg( ja)(a < 0) = − ⊲ = z1 + z2 = z1 + z2 ⊲ z1 /z2 = z1 /z2
2
Si Z = a + jb =| Z | e jθ alors :
√ b ℑ(Z)
⊲ | Z |= a2 + b2 ⊲ sin θ = √ =
a2 + b2 |Z|
a ℜ(Z) b ℑ(Z)
⊲ cos θ = √ = ⊲ tan θ = =
a2 + b2 |Z| a ℜ(Z)
La notation complexe consiste à associer, à une fonction sinusoïdale un nombre com-
plexe :
x(t) = Xm cos(ωt + ϕ) → x(t) = Xm cos(ωt + ϕ) + jXm sin(ωt + ϕ)
=⇒ x(t) = Xm e j(ωt+ϕ) = Xm e jϕ e jωt avec : x(t) = ℜ(x(t))

x(t) = Xm e jϕ e jωt

Xm
On rappelle que pour un signal sinusoidal Xe = √ : Valeur efficace.
2
On pose :
X m = Xm e jϕ =⇒ Xe = Xe e jϕ

On conclut que :

Xe = |Xe| k Xm = |X m | k ϕ = arg X m = arg X e

Intérêt de la notation complexe :


⋆ Linéarité :
Si x1 = X1m cos(ωt + ϕ1 ) et x2 = X2m cos(ωt + ϕ2 ) alors pour :
x = x1 + x2 = Xm cos(ωt + ϕ) =⇒ Xm e jϕ e jωt = X1m e jϕ1 e jωt + X2m e jϕ2 e jωt

X m = X 1m + X 2m

Propriété
Linéarité
L’addition de deux fonctions sinusoïdales de même pulsation ω est équi-
valent à l’addition des amplitudes complexes en notation complexe.

⋆ Dérivation :
x(t) = Xm cos(ωt + ϕ) =⇒ x = Xm e jϕ e jωt
π
dx π j
=⇒ = −ωXm sin(ωt + ϕ) = ωXm cos(ωt + ϕ + ) → ωXm e e e = jωXm e jϕ e jωt
jϕ jωt 2
dt 2
dx
= jωx(t)
dt

Propriété
Dérivation
Dériver par rapport à t en notation réelle, revient à multiplier par ( jω)
en notation complexe.

⋆ Intégration :

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.1. AMPLITUDE ET IMPÉDANCE COMPLEXES

R 1 Xm π
Xm sin(ωt + ϕ) =
x(t)dt = cos(ωt + ϕ − )
ω ω 2
π
Xm jϕ jωt − j Xm jϕ jωt
→ e e e 2 = e e
ω jω
Z
1
x(t)dt = x(t)

Propriété
Intégration
1
Intégrer par rapport à t en notation réelle revient à multiplier par ( )

en notation complexe.

4.1.2 Impédance complexe et admittance complexe


4.1.2.1 Définitions
Soit un dipôle linéaire AB :

i(t)
D

u(t)
i = Im cos(ωt + ϕi ) → i = I m e jωt avec I m = Im e jϕi
Puisque le dipôle est linéaire alors la tension u(t) est sinusoïdale de même pulsation ω
u = Um cos(ωt + ϕu ) → u = U m e jωt avec U m = Um e jϕu
On appelle impédance complexe :

Um Ue
Z= =
Im Ie

Um j(ϕu −ϕi )
Z= e = Ze jϕ
Im

Um
Z = |Z| = k ϕ = ϕu − ϕi = arg Z
Im

ϕ étant le déphasage entre u(t) et i(t)

On appelle admittance complexe :

1 I Im − jϕ
Ym = = m = e
Z m U m Um

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.1. AMPLITUDE ET IMPÉDANCE COMPLEXES

4.1.2.2 Applications
4.1.2.2.1 Impédance d’un résistor

:
u = Ri =⇒ U m = RI m

Conclusion:
ZR = R =⇒ ϕR = 0 : u(t) et i(t) sont en phase.

uR (t)

i(t)

4.1.2.2.2 Impédance d’une bobine idéale

:
di
u=L =⇒ U m = jLωIm =⇒
dt
Z L = jLω

Conclusion:
• ZL = Lω.
π
• ϕL = + .
2
• ϕL > 0 =⇒ u(t) est en quadrature avance par rapport à i(t).
π
• ϕL = =⇒ ∆t = T/4.
2

uL (t)

i(t)

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

4.1.2.2.3 Impédance d’un condensateur

:
1R 1
u= i(t)dt =⇒ U m = Im =⇒
C jCω

1 uc (t)
ZC =
jωC i(t)


t
1
ZC = ; ϕC = −π/2

• ϕC < 0 =⇒ u(t) est en quadrature
retard par rapport à i(t)
• |ϕC | = π/2 =⇒ ∆t = T/4

Remarque
Conclusion
Tous les résultats trouvés en régime continu, reste valable en régime si-
nusoidal forcé à condition de travailler avec les grandeurs complexes.

Exemple : Voir TD 3 :

4.2 Étude du circuit RLC série en régime sinusoidal


forcé
Soit un circuit RLC série alimenté par un GBF maintenant entre ses bornes une tension.
e(t) = E cos(ωt + ϕe ) avec : ω = 2π f variable ; f étant la fréquence.

L R
i(t)

e(t) ∼ C

4.2.1 Régime transitoire et régime établi


L’équation différentielle s’écrit :

d 2 u ωo du E
2
+ + ω2o u = cos(ωt + ϕe )
dt Q dt LC

La solution de cette équation différentielle est la somme de deux solutions :


• Une solution de l’équation homogène (sa forme dépend du signe de ∆′ ) ; cette solution

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

tend vers 0 lorsque t → ∞(t > 10τ).


• Une solution particulière qui s’écrit sous la forme Q cos(ωt + ϕq ) qui décrit le régime
établi.
Pour représenter les deux régimes, on suppose que ∆′ < 0 , ainsi :

q(t) = 1e−0,1t cos(2t) + 1 cos(t)


u(t)

Régime transitoire Régime établi

4.2.2 Étude de l’impédance


RLC en série donc : Z = Z R + ZC + Z L ; alors :
1
Z = (R + r) + j(Lω − )

On tire que :
r
1 2 p
Z= (R + r)2 + (Lω − ) = Re 1 + Q2 (x − 1/x)2

1
Lω −
tan ϕ = Cω
R+r
dZ
Cherchons si Z présente un extremum ; pour cela calculons :

1 1
dZ (Lω − )(L + 2
)
= r Cω Cω
dω 1 2
(R + r)2 + (Lω − )

dZ 1 1
= 0 =⇒ Lω = On retient que Z est minimale pour : ω = ωo = √ ; et sa valeur
dω Cω LC
minimale est :
Zmin = R + r

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

R+r

xR = 1 x

4.2.3 Résonance en tension aux bornes du condensa-


teur (Charge)
4.2.3.1 Équation différentielle et solution
di q q dq duc
On a : e(t) = Re i + L + ; et puisque : uc = et i = =C ; alors :
dt c C dt dt

d 2 uc R duc 1 1
2
+ + uc = e(t)
dt L dt LC LC

1 R ωo
En posant : ω2o = et 2α = = .
LC L Q
La forme canonique :

d 2 uc ωo duc
+ + ω2o uc = ω2o E cos(ωt + ϕe )
dt2 Q dt

C’est une équation différentielle en uc , du second ordre, linéaire avec second membre
sinusoïdal.
La solution de cette équation différentielle en régime établi s’écrit : uc (t) = Uc cos(ωt+ϕc ).
Le problème est de déterminer Uc et ϕc .
On utilise la méthode complexe pour déterminer ces deux grandeurs. Pour cela on utilise
le diviseur de tension :

1/ jCω 1
Uc = E =⇒ U c =  ω 2 E
Re + jLω + 1/ jCω j ω
1− +
ωo Q ωo

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

ω
Posons pour la suite : x = la pulsation réduite (grandeur sans dimension).
ωo

1
Uc = E
j
1 − x2 + x
Q

Donc :
E
Uc = s
x2
(1 − x2 )2 +
Q2

j
ϕc = ϕe − arg(1 − x2 + x)
Q

4.2.3.2 Étude de l’amplitude Uc


dUc
Cherchons si Uc présente un extremum. Pour cela calculons : :
dx
 1 
x 2(x2 − 1) + 2
dUc Q
= −E
dx  x 3/2
2
(x2 − 1)2 + 2
Q

On conclut donc que :


• Uc présente en x = 0 =⇒ ω = 0 (signal continu) un extremum (solution non importante).
1
• Si Q > √ alors Uc présente un deuxième extremum en :
2
s s
1 1
xR = 1− =⇒ ωR(charge) = ωo 1−
2Q2 2Q2

Avec :
2EQ2
Uc(max) = p
4Q2 − 1

Si Q ≫ 1, alors :
Uc(max) = QE

C’est le phénomène de surtension


1
• Si Q 6 √ alors Uc ne présente pas un deuxième extremum : Uc une fonction décrois-
2
sante.
Représentation pour quelques valeurs de Q

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

Uc

QE m

Em

Remarque
Pour Q > 5 =⇒ ωR = 0, 9899ωo ≃ ωo .

4.2.3.3 La bande passante à -3dB pour la charge



2
On suppose pour la suite que : Q > .
2
On définit la bande passante à -3dB par l’intervalle des pulsations : [ω1 , ω2 ](ou fréquences
Uc(max)
[ f1 , f2] ou [x1 , x2 ]) telle que : Uc > √
2

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

Uc

U
c(max) =QE

U
c(max)

2

ω
ωo
ωc1
ωc2

Vu la courbe de Uc en fonction de x ; on cherche les valeurs de x ou on a l’égalité.


Tout calcul (avec maple) fait donne :

v
u
t s v
u
t s
ωc1 1 1 1 ωc2 1 1 1
xc1 = = 1− − 1− xc2 = = 1− + 1−
ωo 2Q 2 Q 4Q2 ωo 2Q 2 Q 4Q2

Si Q ≫ 1 alors

s s
1 1 1 1
ωc1 ≃ ωo 1 − ≈ ωo (1 − ) et ωc2 ≃ ωo 1+ ≈ ωo (1 + )
Q 2Q Q 2Q

La largeur de la bande passante à -3dB est :

ωo
∆ω = ωc2 − ωc1 =
Q

4.2.3.4 Étude du déphasage φ = ϕc − ϕe


j
On a :ϕc = ϕe − arg(1 − x2 + x), donc :
Q
x/Q
sin φ = − s <0
2
x
(1 − x2 )2 +
Q2

sin φ < 0 =⇒ φ ∈ [−π, 0]

x
j Q
φ = − arg(1 − x2 + x) =⇒ tan φ = −
Q 1 − x2

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

⊲ x → 0 =⇒ φ → 0
π
⊲ x → 1 =⇒ φ → −
2
⊲ x → +∞ =⇒ φ → −π en effet :
π π π
φ ∈ [−π, π] =⇒ φ + ∈ [− , ]
2 2 2
π 1 Q(1 − x2 ) π Q(1 − x2 )
tan(φ + ) = − = =⇒ φ = − + arctan
2 tan φ x 2 x
π π
Pour : x → ∞ =⇒ φ → − − = −π
2 2
φ

1 x

π

2

−π

4.2.4 Résonance en intensité


En régime établi, le courant à pour expression : i(t) = Im cos(ωt + ϕi ) =⇒ i(t) = I m e jωt , avec :
I m = Im e jϕi
En appliquant la loi d’Ohm en notation complexe, on obtient :

E E/Re
Im = =⇒ I m =
1 1
Re + jLω + 1 + jQ(x − )
jCω x

4.2.4.1 Étude de l’amplitude Im


On a :
E E/Re
Im = = r
|Z|  1 2
1 + Q2 x −
x

⊲ x = 0 =⇒ Im = 0.
⊲ x → ∞ =⇒ Im → 0.
1
⊲ Im est maximal si Z est minimal ; c’est à dire pour ω = ωo = : C’est la pulsation
LC
de résonance du courant.
E
⊲ Im (ωo ) = = Imax .
Re
Représentation graphique de Im en fonction du facteur de qualité Q :

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

Q = 2

Q = 4

Q = 6

Q = 8

x
1

4.2.4.2 La bande passante à -3dB


On définit la bande passante à -3dB par l’intervalle des pulsations [ω1 , ω2 ](ou fréquences
Imax  1 2  1 2
[ f1 , f2]) telle que : Im > √ , c’est à dire : 1 + Q2 x − 6 2 =⇒ Q2 x − −1 60
2 x x
Im

E
Imax =
Re

Imax

2

ωc1 ωo ωc2
x1 = x2 =
ωo ωo

D’après le graphe de Im = Im (x) ; on cherche les valeurs x ou l’égalité est satisfaite :


 1 2 1
Q2 x − − 1 = 0 =⇒ Q2 (x − )2 = 1
x x
1 1
Q2 (x − )2 = 1 =⇒ Q(x − ) = ±1 c’est à dire que :
x x
s
1 1 1
x2 ± x − 1 = 0 =⇒ x1/2 = ± + +1
Q 2Q 2Q2

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.2. RLC SÉRIE EN R.S.F

s s
ω1 1 1 ω2 1 1
x1 = =− + +1 ; x2 = = + +1
ωo 2Q 2Q2 ωo 2Q 2Q2

La largeur de la bande passante à -3dB est :

ωo Re
∆ω = ω2 − ω1 = =
Q L

La résonance est aigue, si la bande passante est étroite (Re faible).


Remarque
On retrouve la définition du facteur de qualité :

r
ωo 1 L Lωo 1
Q= = = =
∆ω R C R RCωo

4.2.4.3 Étude du déphasage ϕ = ϕi − ϕe


1
On a : ϕi = ϕe − arg(1 + jQ(x − ) ; en posant : ϕ = ϕi − ϕe ; alors :
x
1 1 π π
ϕ = − arg(1 + jQ(x − ) =⇒ cos ϕ = r > 0 =⇒ ϕ ∈ [− , ]
x 1 2 2
1 + Q2 (x − )2
x
π
⊲ Si x → 0 alors ϕ → .
2
π
⊲ Si x → ∞ alors ϕ → − .
2
⊲ Si x → 1(à la résonance
r en courant) alors ϕ → 0.
1 1 π
⊲ Si x → x1 = − + 2
+ 1 alors ϕ → + .
2Q r 2Q 4
1 1 π
⊲ Si x → x2 = + 2
+ 1 alors ϕ → − .
2Q 2Q 4

Représentation graphique de ϕ en fonction x

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.3. LA PUISSANCE

4.3 La puissance
4.3.1 Facteur de puissance
⋆ La puissance instantanée :

δW
p(t) = = u(t).i(t)
δt

⋆ La puissance moyenne :
Z T
1
Pm =< p(t) >= p(t)dt
T 0

Sachant que :
• u(t) = Um cos(ωt + ϕu ).
• i(t) = Im cos(ωt + ϕi ).
1
• cos a cos b = [cos(a + b) + cos(a − b)] .
2
Et en posant : ϕ = ϕu − ϕi le déphasage de le tension par rapport au courant alors :
Pm = Um Im cos(ωt + ϕu ) cos(ωt + ϕi )

Um Im
Pm =< p(t) >= cos ϕ = Ue Ie cos ϕ
2

⊲ cos ϕ : facteur de puissance.


Um Im
⊲ Pm = cos ϕ : puissance active ou puissance utile.
2
Um Im
⊲ Q= sin ϕ : puissance réactive.
2
Um Im
⊲ S = : puissance apparente.
2

S 2 = P2m + Q2

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.3. LA PUISSANCE

Remarque
ui∗ = UI ∗ = Um Im e j(ϕ+ϕi ) e− jϕi = Um Im cos ϕ + jUm Im sin ϕ

1 1
Pm = ℜ(ui∗ ) = ℜ(U m I ∗m ) = ℜ(U e I ∗e )
2 2

Et puisque U m = ZI m , alors :

I2
Pm = ℜ(Z) = Ie2 ℜ(Z)
2

On conclut donc que la puissance moyenne est dissipée dans la partie réelle de l’impé-
dance complexe.
Intérêt : Soit un générateur, alimentant une utilisation à travers une ligne de transport
(cables) :

Ligne (Z)

Générateur cos ϕ
utilisation

On pose :
◮ Pu = UI cos ϕ : La puissance moyenne utile.
◮ S = UI : La puissance apparente.
◮ P J = RI 2 : La puissance moyenne consommée par la ligne (Z = R + jX )
◮ Pg : La puissance moyenne délivrée par le générateur.
Le bilan énergétique s’écrit : Pg = P J + Pu
Le rendement énergétique de l’ensemble est :

Pu 1
η= =
Pg PJ
1+
Pu

η est une fonction décroissante de :


P J RI 2 RPu
= = 2
Pu Pu U cos2 ϕ
PJ
Pour augmenter η, il faut minimiser ; donc soit :
Pu
⊲ Diminuer R (augmenter la section des cables).
⊲ Augmenter U (haute tension).
⊲ Augmenter cos ϕ (en pratique cos ϕ > 0, 9).
Exemple : Soit un dipôle d’impédance complexe Z = Ze jϕ .
Pour augmenter cos ϕ, on peut placer en parallèle sur le dipôle un condensateur.

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CHAPITRE 4. RÉGIME ALTERNATIF SINUSOIDAL MPSI-2/LYDEX 4.3. LA PUISSANCE

D C

L’admittance équivalente est :


1
Y e = jCω +
Z
On veut que : cos ϕtotal = 1 =⇒ Y e ∈ R c’est à dire :

1 1
Cω − sin ϕ = 0 =⇒ C = sin ϕ
Z Zω
4.3.2 Adaptation d’impédance
Voir Exercice No 1 de la série II électrocinétique

XE 2
1 Pm = .
2[(X + XG )2 + (Y + YG )2 ]
2 Pm est maximale si sa dérivée est nulle :
∂Pm
• = 0 =⇒ X = XG .
∂Y
∂Pm
• = 0 =⇒ Y = −YG .
∂X
Donc Z = Z ∗ .
3 Z est imaginaire pur =⇒ X = 0 d’où la puissance moyenne est nulle.
4 la fréquence f = 150 MHz :
• Z = R//C avec R = 150 Ω et C = 100 pF .
1 1
Z = ZG∗ =⇒ Y = Y G∗ et comme Y = + jCω =⇒ Y G = − jCω.
R R
1 1 1 1
Donc : Y G = + avec Lω = =⇒ L = .
R jLω Cω2 Cω2
1
A.N : L = = 11, 26 nH
4π f 2C
On conclut donc que :
ZG = R//L
1 1
• Z = R//L =⇒ ZG = R//C tel que C = = .
Lω2 4π2 L f 2
A.N : C = 37, 5 pF

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CHAPITRE 5

DIAGRAMMES DE BODE DES FILTRES DU PREMIER ET


SECOND ORDRE

On admet le Théorème de Fourier : toute fonction périodique peut être décomposable en


une série de fonctions sinusoïdales.
C’est pour cela qu’on s’intêresse aux signaux sinusoïdaux appliqués aux systèmes li-
néaires.

5.1 Fonction de transfert


5.1.1 Définitions
Soit D un quadripôle constitué par un système linéaire, possédant une entrée ve et une
sortie v s :
Quadripôle(S.L)

ve (t) vs (t)

Puisque on s’intéresse aux signaux sinusoïdaux, alors on pose :


⊲ ve (t) = Ve cos(ωt + ϕe ) =⇒ ve (t) = V e e jωt avec : V e = Ve e jϕe
⊲ vs (t) = V s cos(ωt + ϕ s ) =⇒ vs (t) = V s e jωt avec V s = Ve e jϕs
On appelle fonction de transfert :

V s V s j(ϕs −ϕe )
H( jω) = = e = He jϕ
V e Ve

Vs
avec : H = le module de la fonction de transfert et :ϕ = ϕ s − ϕe son argument (le
Ve
déphasage de la sortie par rapport à l’entrée).

53
CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.1. FONCTION DE TRANSFERT

5.1.2 Exemples
Déterminer la fonction de transfert des quadripôles suivants :
◮ circuit CR :
jRCω
H=
1 + jRCω
◮ circuit RC :
1
H=
1 + jRCω
◮ circuit RLC :
1
H=
1 − LCω2 + jRCω
◮ circuit RCL :
−LCω2
H=
1 − LCω2 + jRCω
◮ circuit LCR :
jRCω
H=
1 − LCω2 + jRCω
5.1.3 Lien entre la fonction de transfert et l’équation
différentielle
Rappelons qu’en notation complexe multiplier par ( jω)n c’est dériver n fois par rapport
au temps et diviser par ( jω)n c’est intégrer n fois par rapport au temps.
Prenons l’exemple du circuit RC :
Vs ω
H( jω) = =⇒ V e = V s + j V s en passant à la notation réelle, on a :
Ve ωc

1 dvs (t)
ve (t) = vs (t) +
ωc dt
C’est l’équation différentielle du circuit

5.1.4 Diagrammes de BODE


En électronique, on couvre en général une large plage des fréquences (10 → 100 kHz
cadre de l’ARQP), la représentation linéaire est peu pratique et peu utilisée.
• Diagramme de Bode : c’est une représentation en échelle logarithmique en abscisse.
• On définit le gain G en décibels par :

GdB = 20 log H

On rappelle que H est sans dimension.


Le diagramme de Bode est le tracé des deux courbes :
◮ GdB = f (log(ω)) : diagramme de Bode pour H en décibels.
◮ ϕ = g(log(ω)) : diagramme de Bode pour la phase.
Remarque

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.2. FILTRAGE

1 On trace en général un diagramme de Bode sur un papier «semi-logarithmique»


(avec une échelle logarithmique).
2 On a lim log ω → −∞ : un diagramme de Bode ne «s’arrête pas » à log ω = 0
ω→0
(
GdB = G1dB + G2dB
3 Si H = H 1 × H 2 =⇒
ϕ = ϕ1 + ϕ2
On peut sommer les diagrammes de Bode
4 .


 GdB = 0 ⇐⇒ H = 1.



 GdB < 0 ⇐⇒ H < 1.


 GdB > 0 ⇐⇒ H > 1.

5 .



 H = 10 ⇐⇒ GdB = 20.





 H = 102 ⇐⇒ GdB = 40.


 ..


 .




 H = 10−1 ⇐⇒ GdB = −20.




 H = 10−2 ⇐⇒ GdB = −40.


 ..

 .
◮ On appelle le décade l’intervalle des pulsations [ω1 , ω2] tel que ω2 = 10ω1 .

5.2 Filtrage
5.2.1 Introduction
Un filtre est un système linéaire qui transmet (le plus parfaitement possible ) certaines
fréquences et atténue (le plus possible) les autres.
Il est caractérisé par sa bande passante : [ωc1 , ωc2 ] ou ∆ω = ωc2 − ωc1 ; avec ωc1 et ωc2 les
pulsations de coupure.
On définit la bande passante à -3dB par :

Hmax
H(ωc ) = √ =⇒ G(ωc ) = Gmax − 3dB
2

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.3. FILTRES DU PREMIER ORDRE

5.2.2 Principaux types de filtres


H H

Filtre passe-bas
Filtre passe-haut
Ho
Ho
Filtre idéal

Ho Ho
√ √
2 2

Filtre réel

Filtre idéal

Filtre réel

ω
ω
ωc ωc
H H
Filtre passe- bande Filtre coupe-bande

Ho Ho

Filtre réel

Ho
Ho √
√ 2
2

Filtre réel

Filtre idéal

Filtre idéal ω
ωc1 ωc2
ωc1 ωc2 ω

Remarque
On pose :
N(ω)
H( jω) =
D(ω)
Avec deg N(ω) 6 deg D(ω) (sinon le système est instable).
On dit qu’un filtre est d’ordre n si : degD(ω) = n

5.3 Filtres du premier ordre


5.3.1 Filtre passe-bas du premier ordre
La forme canonique du filtre passe-bas d’ordre 1 est :

Ho Ho
H( jω) = ω = 1 + jx
1+ j
ωc

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.3. FILTRES DU PREMIER ORDRE

5.3.1.1 L’étude d’un exemple

R
i(t)

considérons le circuit (RC) suivant :


ve C vs u

1
◮ En BF : ω(x) → 0 =⇒ → ∞ (le condensateur se comporte comme un interrupteur
jCω
ouvert), donc le courant est nul et par conséquent v s (t) = ve (t).
1
◮ En HF : ω(x) → ∞ =⇒ → 0 (le condensateur se comporte comme un fil), donc la
jCω
tension entre ses bornes est nulle et par conséquent v s (t) = 0.
On conclut que ce filtre laisse passer les tensions sinusoïdales de faibles fréquences et
élimine les tensions de hautes fréquences : C’est un filtre passe-bas.
1
jCω 1
La fonction de transfert s’écrit : H( jω) = = .
1 1 + jRCω
R+
jCω
Donc :
1
ωc = || Ho = 1
RC
⋆ Si ω ≫ ωc (x → ∞) =⇒ H( jω) → 0 (V s → 0)
⋆ Si ω ≪ ωc (x → 0) =⇒ H( jω) → Ho .
⋆ Le circuit est constitué des composants passifs alors le filtre est passif.
⋆ Puisque le degré du dénominateur est égal à 1 ; alors le filtre est passe-bas passif
d’ordre 1.
5.3.1.2 Diagramme de Bode pour le gain
On a :
|Ho | |Ho |
H= r = √
ω 1 + x2
1 + ( )2
ωc

Comportement asymptotique :
|Ho | ω
⊲ limω→∞ G(ω) = limω≫ωc [20 log10 r ] = 20 log |Ho | − 20 log .
ω ωc
1 + ( )2
ωc
ω
lim G(ω) = Go − 20 log
ω→∞ ωc
⊲ limω→0 G(ω) ≃ 20 log |Ho | = Go .

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.3. FILTRES DU PREMIER ORDRE

ω
• La courbe représentant le gain GdB en fonction de log est une droite de pente -
ωc
20dB/décade ; et qui coupe la droite horizontale G = Go pour ω = ωc .

G(dB)

Go
Go-3dB

Courbe réelle

Intégrateur
20 dB/décade

décade

ω
log
ωc

Remarque
◮ Pour : ω ≪ ωo =⇒ x → 0 on a H = Ho ∈ R =⇒ vs (t) = Ho ve (t) : le circuit réalise
l’opération «multiplication par une constante».
Ho ω c R
◮ Pour ω ≫ ωc =⇒ H( jω) = =⇒ vs = Ho ωc ve dt : c’est un intégrateur.

Le filtre passe bas d’ordre 1 joue le rôle d’intégrateur en hautes fré-
quences (pulsations(ω ≫ ωc )).

5.3.1.3 Diagramme de Bode pour la phase


Ho Ho
• H( jω) = ω =⇒ ϕ(ω) = arg( ω ).
1+ j 1+ j
ωc ωc
ω
ϕ = arg Ho − arg(1 + j )
ωc

x 1
Dans notre exemple : Ho = 1 =⇒ sin ϕ = − √ < 0 et cos ϕ = √ > 0 donc
h 1 + x2 1 + x2
π i ω
ϕ ∈ − , 0 D’où : ϕ(ω) = − arctan < 0.
2 ωc
ϕ(ω) log ωc
log ω

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.3. FILTRES DU PREMIER ORDRE

5.3.2 Filtre passe-haut du premier ordre


La forme canonique du filtre passe haut d’ordre 1 est :

ω
j
ωc jx
H( jω) = Ho ω = H o
1+ j 1 + jx
ωc

5.3.2.1 L’étude d’un exemple


considérons le circuit (CR) suivant :
En BF : Zc → +∞ =⇒ v s (t) → 0.
C
En HF : Zc → +0 =⇒ v s (t) → ve (t). Ve R

Donc le filtre (CR) est un filtre passif passe-haut.

L’expression de la fonction de transfert :

jRCω
H( jω) =
1 + jRCω
1
Donc :Ho = 1 et ωc =
RC
•L’ordre du filtre est égal à 1.
•Si ω ≫ ωc =⇒ H( jω) → Ho .
•Si ω ≪ ωc =⇒ H( jω) → 0.
•deg(D( jω)) = 1 .
On conclut que : c’est un filtre passif passe-haut d’ordre 1.

5.3.2.2 Diagramme de Bode pour le gain


ω
|Ho |
ωc
GdB (ω) = 20 log10 |H( jω)| = 20 log10 r
ω
1 + ( )2
ωc
Comportement asymptotique :
⊲ limω→∞ G(ω) ≃ Go ;
ω
⊲ limω→0 G(ω) ≃ 20 log
ωc
Remarque
ω
• La courbe représentant le gain GdB en fonction de log est une droite de
ωc
pente 20dB/décade et qui coupe la droite horizontale G = Go pour ω = ωc

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.3. FILTRES DU PREMIER ORDRE

G(dB)

dérivateur

ω
log
ωc
1
G(ωc ) = Go − 20 log √ = Go − 3dB
2
Remarque
ω 1 ve
Pour ω ≪ ωc =⇒ H( jω) = j =⇒ vs = : c’est un dérivateur.
ωc ωc dt
Le filtre passe haut d’ordre 1 joue le rôle d’un dérivateur en faibles fré-
quences f ≪ fc .

5.3.2.3 Diagramme de Bode pour la phase


jx π
On a : H = Ho =⇒ ϕ = arg(Ho ) + − arg(1 + jx)
1 + jx 2
π
Dans notre exemple Ho = 1 =⇒ arg(Ho ) = 1 et par conséquent ϕP.haut = + ϕP.bas
2
Conclusion:

Le déphasage d’un filtre passe haut du premier ordre se déduit de


π
celui du filtre passe bas d’ordre 1 par une une translation de .
2

ϕ(ω)

ω
log
ωc

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

5.4 Filtres du deuxième ordre


L’ordre du filtre est égal à 2 donc le dénominateur D(ω) = D(x) est polynôme d’ordre 2.

5.4.1 Filtre passe-bas


La fonction de transfert d’un filtre passe bas d’ordre 2 est :

Ho
H= x
1 − x2 + j
Q

avec ω = xωo

5.4.1.1 L’étude d’un exemple


i R L
◮ En HF : x → ∞ =⇒ Z c → 0 donc V s → 0
◮ En BF : x → 0 =⇒ Z c → ∞ donc V s → Ve ve C vs
Donc : c’est un filtre passif passe bas.
L’expression de la fonction de transfert s’écrit :

1
H=
1 − LCω2 + jRCω
On tire que :
1
◮ La pulsation propre : ωo = √
LC
◮ Ho = 1 r
1 L
◮ Le facteur de qualité : Q =
R C
À partir de l’expression de la fonction de transfert on en déduit que :
⊲ En BF x → 0 =⇒ H → Ho c’est à dire que : vs (t) = Ho ve (t)
⊲ En HF x → ∞ =⇒ H → 0 c’est à dire que : vs (t) → 0
⊲ deg(H ) = 2
On conclut que le filtre est passif ; passe-bas ; d’ordre 2.

5.4.1.2 Diagramme de Bode pour le gain


On a :
Ho |Ho |
H= x =⇒ H = |H| = s
1 − x2 + j x2
Q (1 − x2 )2 + 2
Q
Le comportement asymptotique
◮ En BF : x → 0 =⇒ GdB = Go = 20 log |Ho |
◮ En HF : x → ∞ =⇒ GdB ≃ 20 log(|Ho |ω2o )−40 log ω :C’est une droite de pente -40dB/décade,
caractéristique du filtre du deuxième ordre.
1 1
On rappelle que la fonction : s présente un maximum, si Q > √
x2 2
(1 − x2 )2 +
Q2
Donc si :

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

1
• Q < √ : GdB ne présente pas de maximum (courbe décroissante).
2 r
1 1 2Q2
• Q > √ : GdB présente un maximum en xR = 1 − ainsi H(xR ) = |H o | p .
2 2Q2 4Q2 − 1
GdB

ωR
20 log |Ho |

1 log ω
Q= √ ωo
2
20 log |Ho | − 3 1
Q> √
2
1
Q< √
2

-40 dB/décade

1
1 En général xR , 1 =⇒ ωR , ωo sauf pour Q = √
2
2 Si Q ≫ 1, alors ωR = ωo ainsi on nomme x1 et x2 > x1 les pôles du dénominateur
Ho
c’est à dire que H = ; ainsi le diagramme asymptotique présente
(1 + jx1 )(1 + jx2 )
une asymptote intermédiaire entre x1 et x2 à -20 dB/décade

En effet si :
◮ ω ≪ ω1 =⇒ H = Ho : multiplication par une constante
Ho ω 1 R
◮ ω1 ≪ ω ≪ ω2 =⇒ H = c’est à dire que v s (t) = ω1 Ho ve (t) dt : intégrateur

Ho ω o R R
◮ ω2 ≪ ω =⇒ H = 2
c’est à dire que : v s (t) = ( ve (t) dt) dt : double intégrateur.
( jω)
5.4.1.3 Diagramme de Bode pour la phase
On a :
Ho x
H= x =⇒ ϕ = arg Ho − arg(1 − x2 + j )
1 − x2 + j Q
Q
x x
Pour Ho = 1 alors ϕ = − arg(1 − x2 + j ) =⇒ tan ϕ = −
Q Q(1 − x2 )
Représentation de la phase pour quelques valeurs de Q

2019/2020 Page -62- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

ϕ
log x

−π/2

1
Q> √
2
1
Q= √
2 1
Q< √
2
−π

5.4.2 Filtre passe-haut


La fonction de transfert d’un filtre passe haut d’ordre 2 est de la forme

x2
H = −Ho x
1 − x2 + j
Q

• En BF : x → 0 =⇒ H → 0 ; donc vs (t) → 0
• En HF : x → ∞ =⇒ H → Ho ; donc vs (t) → Ho ve (t)
• deg D=2.
On conclut que le filtre est passe-haut d’ordre 2.

5.4.2.1 L’étude d’un exemple


i R

C
Ve L Vs

En utilisant le diviseur de tension en notation complexe, on obtient :

LCω2 x2
H=− = − x
1 − LCω2 + jRCω 1 − x2 + j
Q
r
1 L 1
Avec Ho = 1 , Q = et ωo = √
R C LC
5.4.2.2 Diagramme de Bode pour le gain

x2
H = |Ho | p
(1 − x2 )2 + x2 /Q2

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

Comportement asymptotique :
◮ En HF : H = |Ho | =⇒ GdB = Go = 20 log |Ho |
|Ho |
◮ En BF : H = 2 =⇒ GdB = Go + 40 log x : C’est une droite de pente +40 dB/décade
x
Cherchons si H ainsi GdB présente un extremum (maximum), pour cela calculons :

dH xQ(2Q2 − x2 (2Q2 − 1))


= 2
dx (Q − 2 Q2 x2 + Q2 x4 + x2 )(3/2)
 1

 Si Q <


 √ alors H ne présente pas de maximum (de même pour GdB ).
dH  2
= 0 =⇒ 
 1
dx 

 Si Q >
 √ alors H présente un maximum (de même pour en GdB ) xR tel que :
2
ωR 2Q
xR = = p >1
ω 4 Q2 − 2
2Q2
ainsi H(xR ) = p Si Q ≫ 1 =⇒ xR = 1 alors ωo = ωR et H(xR ) = Q|Ho |
4Q2 − 1
Representation graphique du gain pour quelques valeurs de Q
GdB


Q > 1/ 2
log x


Q < 1/ 2

Q = 1/ 2

+40 dB/décade

5.4.2.3 Diagramme de Bode pour la phase


On a :

ϕ = arg(−Ho x2 ) − arg(1 − x2 + jx/Q) = arg(−Ho ) − arg(1 − x2 + jx/Q)

Pour Ho = 1 ; alors
x
ϕ = π − arg(1 − x2 + jx/Q) =⇒ tan(π − ϕ) = − tan ϕ =
Q(1 − x2 )
Donc :
x
tan ϕ =
Q(x2− 1)

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

Representation graphique de la phase pour quelques valeurs de Q


ϕ


Q = 0, 2 < 1/ 2

Q = 1/ 2

Q = 3 > 1/ 2

log x

Remarque
◮ En HF : H = Ho =⇒ vs (t) = Ho ve (t) : multiplication par une constante.
Ho Ho d 2 ve (t)
◮ En BF : H = −Ho x2 = − 2 ( jω)2 =⇒ vs (t) = 2 : la tension de sortie est
ωo ωo dt2
proportionnelle à la dérivée seconde de la tension d’entrée.

5.4.3 Filtre passe-bande


La fonction de transfert d’un filtre passe-bande d’ordre 2 est :

jx/Q Ho
H = Ho = 
1 − x2 + j
x 1
Q 1 + jQ x −
x

◮ En BF : H → 0 =⇒ vs (t) → 0
◮ En HF : H → 0 =⇒ vs (t) → 0
On montre (après) que H présente un maximum, donc c’est un filtre passe-bande du
second ordre.
5.4.3.1 L’étude d’un exemple
◮ En HF : x → ∞ =⇒ Z L → ∞ donc V s → 0 i(t)
L
C

◮ En BF : x → 0 =⇒ Z c → ∞ donc V s → 0.
◮ Pour ω = ωo on a V s est maximale. Ve R Vs

Donc : c’est filtre passif passe bas.


L’expression de la fonction de transfert s’écrit :
jRCω
H=
1 − LCω2 + jRCω
On tire que :
1
◮ La pulsation propre : ωo = √
LC
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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

◮ Ho = 1 r
1 L
◮ Le facteur de qualité : Q =
R C

5.4.3.2 Diagramme de Bode pour le gain


On a :
|Ho |
H= r
 1 2
1 + Q2 x −
x

Comportement asymptotique :
|Ho |
◮ En BF : H = x =⇒ G BF = Go − 20 log(Qωo ) + 20 log ω : C’est une droite de pente +20
Q
dB/décade.
|Ho | ωo
◮ En HF : H = =⇒ G HF = Go + 20 log − 20 log ω : C’est une droite de pente -20
Qx Q
dB/décade.
◮ Pour ω = ωo =⇒ H = |Ho | = Hmax , donc GdB (ωo ) = 20 log |Ho | = Go
◮ L’intersection des deux pentes : G HF = G BF =⇒ ω = ωo
|Ho |
◮ Pour ω = ωo on a : G HF (ωo ) = G BF (ωo ) = 20 log
Q
Représentation du diagramme asymptotique

GdB
|Ho |
20 log
Q
log x

+20 dB/décade -20 dB/décade

Le diagramme de Bode dépend de la valeur du facteur de qualité Q, c’est à dire comparer


|Ho |
20 log et 20 log |Ho |, autrement dit comparer Q et 1.
Q
Premier cas Q < 1 :
|Ho |
Dans ce cas : 20 log > 20 log |Ho |, le diagramme de bode est de la forme :
Q

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

GdB
|Ho |
20 log
Q

Go

log x

Go
-3dB

+20 dB/décade - 20 dB/décade

dérivateur Intégrateur

Ho Ho dve (t)
• En BF : H = ( jω) =⇒ vs (t) = ; donc dérivateur
Qωo Qωo dt
Ho 1 Ho ω o R
• En HF : H = =⇒ vs (t) = ve (t) dt ; donc intégrateur
Qωo jω Q
|Ho |
Deuxième cas Q > 1 Dans ce cas 20 log < 20 log |Ho |, le diagramme de bode est de la
Q
forme :
GdB
Go

Go-3dB

|Ho |
20 log
Q

log x

+ 20 dB/décade - 20 dB/décade

Dérivateur Integrateur

5.4.3.3 Diagramme de Bode pour la phase

 1
ϕ = arg Ho − arg[1 + jQ x − ]
x

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

Pour le filtre passif Ho = 1 donc


x2 − 1
tan ϕ = −Q
x

ϕ
+π/2

log x

1
Q> √
2
1
Q= √
2 1
Q< √
2
−π/2

5.4.4 Filtre coupe (ou réjecteur) de bande


La fonction de transfert d’un filtre coupe (réjecteur de) bande du second ordre est de la
forme :
1 − x2
H = Ho
1 − x2 + jx/Q

En effet :
◮ H(x = 1) = 0 =⇒ vs (t) = 0
◮ H(x → 0) = Ho =⇒ vs (t) = Ho ve (t)
◮ H(x → ∞) = Ho =⇒ vs (t) = Ho ve (t)
Ce filtre laisse passer toutes les fréquences sauf aux voisinages de x = 1 c’est à dire aux
voisinage de la pulsation propre.

5.4.4.1 L’étude d’un exemple


i R
• En BF :Z c → ∞ =⇒ i = 0 donc vs (t) = ve (t).
• En BF :Z L → ∞ =⇒ i = 0 donc vs (t) = ve (t). Ve
L C’est
Vs
• Pour ωωo =⇒ vs (t) = ve (t). C

un coupe bande.
L’expression de la fonction de transfert :

1
jLω +
jCω 1 − LCω2
H= =⇒ H =
1 1 − LCω2 + jRCω
R + jLω +
jCω

r
1 1 L
Donc : Ho = 1 , ωo = √ ,Q= et x = ω/ωo
LC R C

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

5.4.4.2 Diagramme de Bode pour le gain


On a :
|1 − x2 |
H = |Ho |
(1 − x2 )2 + x2 /Q2

5.4.4.2.1 Comportement asymptotique

◮ En BF : x → 0 =⇒ H = |Ho | ainsi GdB = Go .


◮ En HF : x → ∞ =⇒ H = |Ho | ainsi GdB = Go .
Le gain présente deux asymptotes horizontales confondues.
◮ Pour x = 1 =⇒ ω = ωo , on a H = 0+ =⇒ GdB (x = 1) → −∞
GdB présente une asymptote verticale en x = 1 c’est à dire en pulsation propre.
5.4.4.2.2 Représentation graphique du gain pour quelques valeurs de Q
G
dB

G
o

1
Q= √ log x
2
1
Q> √
2
1
Q< √
2

5.4.4.2.3 La bande passante

G
dB

Go

log x1 log x
2

log x

G o -3dB

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CHAPITRE 5. FILTRAGE MPSI-2/LYDEX 5.4. FILTRES DU DEUXIÈME ORDRE

|Ho | |1 − x2 |
H= √ =⇒ p
2 (1 − x2 ) + x2 /Q2
=⇒ 2(1 − x2 )2 = (1 − x2 )2 + x2 /Q2
=⇒ (1 − x2 )2 = x2 /Q2
=⇒ 1 − x2 = ±x/Q
Les solutions de cette équation sont :
s s
ω1 1 1 1 ω2 1 1 1
x1 = =− + +4<1 ; x2 = =+ + +4 >1
ω 2Q 2 Q2 ω 2Q 2 Q2

La largeur de la bande passante :

1 ωo
∆x = =⇒ ∆ω =
Q Q

5.4.4.3 Diagramme de Bode pour la phase


On a :
1 − x2 Ho
H = Ho =⇒ H = x
1 − x2 + jx/Q 1+ j
Q(1 − x2 )
Donc
x
ϕ = arg Ho − arg(1 + j )
Q(1 − x2 )
x
Pour un filtre passif ; Ho = 1 donc : tan ϕ = −
Q(1 − x2 )
avec :
π π
⊲ cos φ > 0 =⇒ ϕ ∈ [− , ]
2 2
π
⊲ sin ϕ < 0 =⇒ ϕ ∈ [− , 0] pour x < 1
2
π
⊲ sin ϕ > 0 =⇒ ϕ ∈ [0, ] pour x > 1
2
− π π
• lim ϕ = 0 • lim ϕ = 0+ • lim− ϕ = − • lim+ ϕ = +
x→0 x→∞ x→1 2 x→1 2
On conclut que la phase d’un filtre coupe bande, présente une discontinuité en x = 1
c’est à dire en ωo .
Représentation graphique de la phase pour quelques valeurs de Q
ϕ
π
2

log x

1
Q< √
12
Q= √
12
Q> √
2

π
- 2

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Deuxième partie

MÉCANIQUE

71
CHAPITRE 6

DESCRIPTION DU MOUVEMENT D’UN POINT MATÉRIEL

La mécanique est la partie de la physique qui étudie les mouvements des corps en tenant
compte des causes.
Dans notre programme, on s’intéresse à la mécanique classique ( ou Newtonnienne ) qui
s’intéresse aux mouvements des corps ayant une vitesse très faible devant celle de la
lumière.
On admet les postulats de la mécanique classique :
Les postulats de la mécanique classique

⊲ Le temps est absolu : c’est à dire que le temps ne dépend pas du référentiel.
⊲ L’existence des référentiels galiléens.
⊲ La trajectoire est déterministe.

6.1 Repères d’espace et du temps. Référentiel


6.1.1 Repérage dans l’espace
Pour se repérer dans l’espace, il faut choisir un corps solide de référence S auquel on
attache des axes de coordonnées Ox, Oy, Oz ; O étant l’origine des axes.
L’ensemble de tous les systèmes d’axes de coordonnées liés au même solide de référence,
constitue le repère lié à S .
Remarque
Dans notre cours de mécanique, on utilise toujours des repères orthonormés.

O y

72
CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

◮ k →

ex k=k →

ey k=k →

ez k= 1 ◮ →

ex . →

ey = →

ex . →

ez = →

ey . →

ez = 0
◮ R est direct, en effet :



ex ∧ →

ey = →

ez ; →

ey ∧ →

ez = →

ex ; →

ez ∧ →

ex = →

ey

6.1.2 Repérage dans le temps


• La mesure du temps suppose une orientation conventionnelle de temps : du passé vers
le futur, du à l’irréversibilité de l’évolution.
• Le temps se mesure à l’aide d’une horloge, son unité est la seconde depuis 1967.
• Le repère du temps est constitué d’un instant considéré comme origine des dates, et
une unité de temps (la seconde).

6.1.3 Référentiel
L’ensemble d’un repère spatial lié à un solide de référence S , et d’un repère de temps
constituent un référentiel R .

Exemples
• Référentiel de Copérnic R C : centré au centre du système solaire et les trois
axes se dirigent vers des étoiles fixes.
• Référentiel de Kepler ou héliocentrique R K : centré au centre du soleil et les
trois axes se dirigent vers des étoiles fixes.
• Référentiel Géocentrique R G : centré au centre de la terre G ; le plan Gxy
forme l’équateur, et l’axe Gz se dirige vers nord géographique, en translation par
rapport au référentiel de Copérnic.
• Référentiel terrestre R : centré au point O quelconque et les trois axes se
dirigent vers trois directions.

E3

RC

N.G
Oc E2

RT
GT

RG

E1 plan équatorial

6.2 Cinématique du point matériel


La cinématique est la partie de la mécanique qui s’intéresse aux mouvements des corps,
sans tenir compte des causes (Forces).

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

6.2.1 Définition du point matériel


Définition
On appelle point matériel tout corps solide de dimension négligeable devant une
distance caractéristique (longueur d’un pendule ; distance terre-soleil ; .....)

6.2.2 Vecteurs position,vitesse et accélération


Soit R (O, →

ex , →

ey , →

ez ) un référentiel ; et M un point matériel se déplaçant dans R :
z

M ′ (t + dt)

−−−−→′
MM

O M(t)

On suppose que le mobile à l’instant t est au point M ; et à l’instant t + dt est au point M ′ .


On appelle :
Définitions
−−→
◮ Vecteur position : OM
◮ Vecteur déplacement élémentaire :

−−−−→ −−−−→ −−−→ −−→


dOM = lim ′ MM ′ = lim ′ (OM ′ − OM)
M→M M→M

◮ Vitesse du point M dans le référentiel R :

−−−−→

− dOM
V (M/R ) = /R
dt

◮ Accélération du point M dans le référentiel R :


− 2 −−→
−a (M/R ) = d V (M/R ) = d OM

dt /R dt2 /R

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

Remarque
Dériver dans R par rapport au temps, c’est à dire considérer les vecteurs de
bases de R comme des vecteurs constants dans le temps.

6.2.3 Exemples de bases de projection


6.2.3.1 Coordonnées cartésiennes
z

M



ez
O


ey


ex y

x H

6.2.3.1.1 Vecteur déplacement élémentaire


−−→ −−→ −−−→
On a : OM = OH + HM =⇒
−−→
OM = x →

ex + y →

ey + z →

ez

(x, y, z) représentent les coordonnées cartésiennes du point M dans le référentiel R .


−−−−→
Donc le vecteur déplacement élémentaire dOM s’écrit :

−−−−→
dOM = dx →

ex + dy →

ey + dz →

ez

6.2.3.1.2 Vecteur vitesse


−−−−→ →
− dx → dy → dz −
On a : dOM = dx →

ex + dy →

ey + dz →

ez =⇒ V (M/R ) = −
ex + −
ey + → ez
dt dt dt
On pose :
dx →− −
⊲ = V x = ẋ = V . →
ex : composante de la vitesse sur l’axe des x.
dt
dy →− −
⊲ = Vy = ẏ = V . →ey : composante de la vitesse sur l’axe des y.
dt
dz →
− −
⊲ = Vz = ż = V . →
ez : composante de la vitesse sur l’axe des z.
dt



V (M/R ) = V x →

e x + Vy →

ey + Vz →

ez = ẋ →

ex + ẏ →

ey + ż →

ez

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

6.2.3.1.3 Vecteur accélération




On a : V (M/R ) = ẋ →

ex + ẏ →

ey + ż →

ez ; donc :


−a (M/R ) = a →− →
− →− →− →− →−
x e x + ay ey + az ez = ẍ e x + ÿ ey + z̈ ez

Avec :

d2 x
⊲ = a x = ẍ = → −a . →

ex : composante de l’accélération sur l’axe des x.
dt2
d2y
⊲ = ay = ÿ→−a . →−
ey : composante de l’accélération sur l’axe des y.
dt2
d2z
⊲ = az = z̈→
−a . →
−ez : composante de l’accélération sur l’axe des z.
dt2

6.2.3.2 Coordonnées cylindriques


6.2.3.2.1 Définitions
z

M



O−−→

ez
M

O


ey


ex y



θ r
x H


er

Les coordonnées cylindriques sont :

◮ r = OH r > 0
[ −−→
◮ θ = (→

e , OH) ∈ [0, 2π]
x
◮ z ∈ R : la côte du point M .

(r, θ, z) : sont les coordonnées cylindriques.


On définit le vecteur → −
er par :

−−→

− OH
er = = cos θ →

ex + sin θ →

ey ∈ (Oxy)
r

−−→
k →

er k= 1 =⇒ →

er est un vecteur unitaire, on tire donc que OH = r →

er ; et par conséquent :

−−→
OM = r →

er + z →

ez

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

π
On définit le vecteur →

eθ par rotation de →

er de dans le sens de θ ; c’est à dire :
2


eθ = cos(θ + π/2) →

ex + sin(θ + π/2) →

ey = − sin θ →

ex + cos θ →

ey


− →

ey →

eθ er

θ
x


ex

Dérivons →

er par rapport à θ dans le repère R :
d→−
er
: c’est à dire dériver → −
er en considérant les vecteurs de bases de R ( →

ex , →

ey , →

ez )
dθ /R
comme des vecteurs constants.
d→−
er
= − sin θ →

ex + cos θ →

ey = →


dθ /R

d→

er d→

eθ d→−
er d→−

= →

eθ ; = −→

er ; = θ̇ →

eθ ; = −θ̇ →

er
dθ /R dθ /R dt /R dt /R

Remarque
Dériver un vecteur de module constant dans le repère par rapport à l’angle de
π
rotation θ, revient à le faire tourner de dans le même sens que θ.
2


− →

En effet : soit A un vecteur dont le module est constant ; c’est à dire : k A k= cte =⇒

−→ −
A . A = cste.
→− →

→− dA →− dA
Dérivons par rapport à θ ; on trouve : A. = 0 c’est à dire : A et sont perpendicu-
dθ dθ
laires.

La base( → −
er , →

eθ , →

ez ) est dite base locale en coordonnées cylindriques .
→− →
− →

( er , eθ , ez ) est un trièdre direct.

6.2.3.2.2 Vecteur déplacement élémentaire


−−→ −−−−→
On a : OM = r → −
er + z →

ez =⇒ dOM /R = dr →

er + rd →

er + dz →

ez
→− →

Or : d er = dθ eθ donc
−−−−→
dOM = dr →

er + rdθ →

eθ + dz →

ez Formule à connaître

Remarque
Si z = cte(= 0) le mouvement est plan ; (r, θ) : dites coordonnées polaires.

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

6.2.3.2.3 Vecteur vitesse


−−−−→
→− dOM →− d
On a : V (M/R ) = =⇒ V (M/R ) = (dr →

er + rdθ →

eθ + dz →

ez )
dt /R dt /R



V (M/R ) = ṙ →

er + rθ̇ →

eθ + ż →

ez

Remarque
Il faut bien faire la différence entre le repère d’étude et celui de projection.

6.2.3.2.4 Vecteur accélération




→− d V (M/R )
On a : a (M/R ) = ; donc :
dt /R


−a (M/R ) = (r̈ − rθ̇2 ) →

er + (rθ̈ + 2ṙθ̇) →

eθ + z̈ →

ez

On pose :
◮ ar = r̈ − rθ̇2 : accélération radiale.
◮ at = rθ̈ + 2ṙθ̇ : accélération orthoradiale.

Remarque
On peut écrire l’accélération orthoradiale at comme :

1 d(r2 θ̇)
at = rθ̈ + 2ṙθ̇ =
r dt

On appelle les coordonnées polaires, la restriction des coordonnées cylindriques


dans le plan (xOy) nommé le plan polaire ; (cad z = cte = 0)

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

6.2.3.3 Coordonnées sphériques


6.2.3.3.1 Définitions
z


er
M →



− θ
ez →

r
O


ey


ex y
ϕ
x H

Les coordonnées sphériques sont :

◮ r = OM r > 0 : rayon vecteur.


[ −−→
◮ θ = (→

e , OM) ∈ [0, π] : colatitude.
z
◮ azimut ; ϕ ∈ [0, 2π].




 x = r sin θ cos ϕ



 y = r sin θ sin ϕ


 z = r cos θ

On définit le vecteur →

er par :

−−→

− OM
er = = sin θ cos ϕ →

ex + sin θ sin ϕ →

ey + cos θ →

ez
r

k →

er k= 1 =⇒ →

er est un vecteur unitaire, on tire donc que :

−−→
OM = r →

er

−−→

− OM π
On a : er = et →

eθ se déduit de →

er par simple rotation de dans le plan meridian
r 2
(OMH).


− ∂→

er
eθ = = cos θ cos ϕ →

ex + cos θ sin ϕ →

ey − sin θ →

ez
∂θ /R

On définit :


eϕ = →

er ∧ →

eθ = sin θ(− sin ϕ →

ex + cos ϕ →

ey )

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

On conclut que :


− 1 ∂→ −
er
eϕ = = − sin ϕ →

ex + cos ϕ →

ey ∈ (Oxy)
sin θ ∂ϕ /R

(→

er , →

eθ , →

eϕ ) : trièdre local en coordonnées sphériques.
6.2.3.3.2 Vecteur déplacement élémentaire
−−→ −−→
On a : OM = r → −er =⇒ d OM /R = d(r →

er )/R = dr →

er + rd →

er

− →

Or : er = er (θ, ϕ), donc :

∂→

er ∂→

er
d→

er = dθ + dϕ = dθ →

eθ + sin θ →

eϕ dϕ
∂θ ∂ϕ

−−→
d OM /R = dr →

er + rdθ →

eθ + r sin θdϕ →

eϕ Formule à connaître

6.2.3.3.3 Vecteur vitesse


−−→
On a : d OM /R = dr →

er + rdθ →

eθ + r sin θ →

eϕ =⇒



V (M/R ) = ṙ →

er + rθ̇ →

eθ + rϕ̇ sin θ →

6.2.3.4 Coordonnées curvilignes


6.2.3.4.1 Définitions

Soit (C) une courbe d’origine A et M ∈ (C) :

z


T


− →
− M
A ez N
O


ey


ex y

d ; on la note :
On appelle coordonnée curviligne la mesure algébrique de l’arc AM

d∈R
S (M) = AM

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Pour un déplacement élémentaire, on a :


−−→ →

d OM = ds T (M)
p →−
avec : ds = dx2 + dy2 + dz2 ; et T (M) : le vecteur unitaire tangent à (C) au point M .
Puisque :
−−→ →− →

k d OM k= |ds| k T (M) k=⇒k T (M) k= 1
−−→

− d OM ds→

On a : V (M/R ) = = T (M)
dt /R dt

− →

V (M/R ) = v T (M)

Ce qui en déduit que :



− −−→

− V (M/R ) d OM
T (M) = =
v ds

− →
− →−
→ −a (M/R ) = dv→
−a (M/R ) = d V (M/R ) = d(v T (M)) =⇒ → −
T (M) + v
T (M)
dt dt dt dt /R

− →−
d T (M) d T (M) ds
Or : =
dt /R ds /R dt
Comme :
ds
v=
dt

− →

d T (M) d T dα → − 1
et : = = N.
ds /R dα ds ρc

− →
− π
Avec : N vecteur unitaire qui se déduit de T par rotation de qui se dirige toujours vers
2
la concavité de la trajectoire si ρc > 0 : rayon de courbure au point M . D’où :

−a (M/R ) = dv→
→ − v2 →

T (M) + N
dt ρc

− → −
Le plan ( T , N) : plan osculateur.
→− →− → −
On pose : B(M) = T ∧ N : La binormale.

Définition
→− → − → −
(M, T , N , B) : La base intrinsèque ou base de Frenet.

On pose :
dv → −
◮ −
a→T = T (M) : accélération tangentielle.
dt /R
v2 →

◮ −
a→N = N (M) : accélération normale.
ρc
Remarques
1- Le repère de Fresnet est un repère de projection et non pas un repère d’étude.

− → −
dT N
2- =
ds ρc

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6.2.3.4.2 Expression du rayon de courbure


→− →
− → −
Sachant que : B (M) = T ∧ N , le produit vectoriel →
−v ∧ →
−a permet d’établir l’expression
générale de ρc :
→ −a = v→
−v ∧ → − dv→− v2 →
− v3 →

T ∧ ( T (M) + N) = B
dt ρc ρc
v3
ρc = →
k −v ∧ →−a k

Activité
Rayon de courbure du mouvement parabolique.
Le vecteur position d’un point M en coordonnées cartésiennes est :

−−→ 1
ex + ( gt2 ) →
OM = (Vo t) →
− −
ey + 0 →

ez
2
Déterminer le rayon de courbure au point O(0,0,0).

On a :
Vo t Vo 0
−−→ 1 2 →
− −a (M/R ) = g
OM = gt V (M/R ) = gt →

2 0
0 0


− p →
− − V3
Donc : k V (M/R )k = Vo2 + (gt)2 et k V ∧ →
a k = Vo g donc ρc = →− → ce qui donne :

kV ∧ a k
p
( Vo2 + (gt)2 )3
ρc =
Vo g

Au point O, on a t = 0 ; donc :
Vo2
ρc (O) =
g

Représentation graphique

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Vo2
C ρc =
g

g 2
Trajectoire (y = x)
y 2Vo2

Activité
Rayon de courbure du mouvement elliptique.
Considérons une ellipse droite , situé dans le plan xOy, d’équations paramè-
triques :
x = a cos ωt, y = b sin ωt ; a et b le grand et petit axe et ω la pulsation .
Déterminer l’expression du rayon de courbure aux points remarquables de l’el-
lipse. Faire une représentation graphique.

• ẋ = −aω sin ωt =⇒ ẍ = −aω2 cos ωt


• ẏ = bω cos ωt =⇒ ÿ = −bω2 sin ωt

( ẋ2 + ẏ2 )3/2 (a2 sin2 ωt + b2 cos2 ωt)3/2


ρC = =
| ẋÿ − ẍẏ| ab

b2 a2 π
RA = [au point A(t = 0)], RB = [au point B(t = )]
a b 2ω

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6.2.4 Exemples de mouvement


6.2.4.1 Mouvement rectiligne à accélération constante
Un point matériel M se déplace sur un axe ox avec une accélération →
−a (M/R ) = a →

ex avec
a > 0.


1- Déterminer le vecteur vitesse V (M/R ) ; sachant que V(t = 0) = Vo > 0.

−−→
2- Déterminer le vecteur position OM ; sachant que x(t = 0) = xo .

3- Montrer que : V 2 − Vo2 = 2a(x − xo )(Relation indépendante du temps).



4- Quelle est la condition que doit vérifier →
−a . V pour que le mouvement soit uniformé-
ment accéléré ? retardé ?



1- Le vecteur vitesse : V (M/R ) = (at + Vo ) →

ex
−−→ 1
2- Le vecteur position : OM = ( at2 + Vo t + xo ) →

ex
2
3- Montrons que : V 2 − Vo2 = 2a(x − xo )(Relation indépendante du temps)
V − Vo 1 V − Vo 2 V − Vo
On a : t = =⇒ x − xo = a( ) + Vo ( ) Après simplification, on obtient le
a 2 a a
résultat.
Remarque : Cette relation valable uniquement lorsque le mouvement est rectiligne avec
a = cte.
4- Le mouvement est uniformément :
→− −
◮ accéléré si V .→a > 0.
→−→ −
◮ retardé si V . a < 0.
6.2.4.2 Mouvement rectiligne sinusoidal
L’équation horaire du mouvement d’un point matériel sur un axe ox, s’écrit sous la forme :

X(t) = Xo + Xm cos(ωt + ϕ)

1- Donner l’interprétation de chaque termes.


2- On pose x = X − Xo . Que représente x.
3- Si on appelle T la période du mouvement, montrer que T ω = 2π.
4- Déterminer les composantes du vecteur vitesse et accélération du point M.
5- Tracer sur le même graphe, les courbes représentatives de l’élongation x(t), vitesse
vx (t) et accélération a x (t) dans le cas ou ω > 1 ; conclure.
6- Déterminer l’équation entre x(t) et v x (t) indépendante du temps et la représenter dans
le plan (x, v)( une telle courbe s’appelle trajectoire de phase).

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1- L’interprétation de chaque termes.


• X(t) : l’élongation.
• Xo : L’abscisse de la position d’équilibre.
• Xm : L’amplitude (>0).
• ω : pulsation.
• ωt + ϕ : La phase.
• ϕ : la phase à l’origine.

2- x = X − Xo représente l’élongation du point M repérée à partir de la position d’équi-


libre.

3- T est la période du mouvement donc :

x = Xm cos(ωt + ωT + ϕ) = Xm cos(ωt + ϕ + 2π)

Donc : T ω = 2π c’est à dire



ω = 2π f =
T

4- Les composantes du vecteur vitesse et accélération du point M.


• x(t) = Xm cos(ωt + ϕ)
• V x = ẋ = −ωXm sin(ωt + ϕ)
• a x = ẍ = −ω2 Xm cos(ωt + ϕ)
5- Les courbes représentatives de l’élongation x(t), vitesse v x (t) et accélération a x (t) dans
le cas ou ω = 2 > 1 et Xm = 1 :

a x = ẍ

V x = ẋ

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6- La relation entre x(t) et v x (t) indépendante du temps :

x2 ẋ2
+ =1
Xm2 (Xm ω)2

C’est l’équation d’un ellipse.


Représentation dans le plan (x, v) :

V x = ẋ V x = ẋ

x x

ω>1 ω<1

6.2.4.3 Mouvement circulaire


Un point matériel se déplace sur une trajectoire circulaire de rayon r et de centre O dans
un référentiel R (O, x, y, z, t), le cercle est situé dans le plan (xOy).
On utilise les coordonnées polaires (r, θ) pour décrire le mouvement de M.
−−→ →

1- Rappeler les expressions des vecteurs OM , V (M/R ) et → −a (M/R ) en coordonnées
polaires, puis les simplifier si le rayon est constant r = R.
2- On suppose que le mouvement est circulaire uniforme.
Le mouvement est circulaire uniforme si la vitesse angulaire θ̇ = ωo = cte.
2.1- Établir l’expression de θ(t) ainsi l’abscisse curviligne s avec s(θ = 0) = 0.
→−
2.2- Déterminer les vecteurs vitesse V (M/R ) et accélération →
−a (M/R ).

− −a (M/R ) pour θ = 0, π .
2.3- Représenter les vecteurs vitesse V (M/R ) et accélération →
2
Conclure.
3- On suppose que le mouvement est circulaire uniformément varié.
Le mouvement est uniformément varié si θ̈ = α = cte.
3.1- Déterminer les lois horaires θ̇(t) et θ(t).
3.2- En déduire la relation indépendante du temps.

− π
3.3- Représenter les vecteurs vitesse V (M/R ) et accélération →
−a (M/R ) pour θ = 0, .
2
On prend les constantes d’intégrations nulles.

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1- L’expression de :
◮ Vecteur position :
−−→
OM = ρ→
−e
ρ

◮ Vecteur vitesse :


V = ρ̇→
−e + ρϕ̇ →
ρ

◮ Vecteur accélération :


−a = (ρ̈ − ρϕ̇2 )→
−e + (ρϕ̈ + 2ρ̇ϕ̇) →


ρ

• Pour ρ = R = cte alors ρ̇ = ρ̈ = 0 ce qui donne :


◮ Vecteur position :
−−→
OM = R→−e
ρ

◮ Vecteur vitesse :


V = Rϕ̇ →

◮ Vecteur accélération :

−a = −Rϕ̇2→
−e + Rϕ̈ →


ρ

2- Mouvement circulaire uniforme.


2.1- ϕ̇ = ω = cte =⇒ ϕ = ωt + ϕo et s = Rϕ = R(ωt + ϕo )
Comme s(t = 0) = 0 =⇒ so = Rϕo = 0 ce qui donne :

ϕ = ωt et s = (Rω)t

2.2- L’expression du vecteur :


→− −e = Rω →

◮ vitesse : V (M/R ) = Rω→ ϕ T =⇒ V = Rω

− 2→
− →

◮ accélération : a = −Rω e ρ = Rω2 N
2.3-

Représentation graphique

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL



V
R


−a
x

3- Mouvement circulaire uniformément varié.


3.1- Les lois horaires de :
◮ accélération angulaire : θ̈ = α = cte
◮ vitesse angulaire :θ̇ = αt + θ̇o
1
◮ abscisse angulaire : θ = αt2 + θ̇o t + θo
2
1
◮ abscisse curviligne : s(M) = Rθ =⇒ s(M) = R( αt2 + θ̇o t + θo )
2
3.2- La relation indépendante du temps :

ϕ̇2 − ϕ̇2o = 2α(ϕ − ϕo )

3.3- Conditions initiales nulles, donc :



V = Rαt →

eθ ; →
−a = Rα →

eθ − Rα2 t2 →

er

3.4-

Représentation graphique

→− → − →− →−
◮ Pour θ = 0 =⇒ t = 0 on
r a : V = 0 et a = Rα eθ
π →
− √ −
◮ Pour θ = π/2 =⇒ t = donc : V = R πα →eθ et →
−a = Rα →

eθ − Rπα →

er
α

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

y


V (θ = π/2)

−a (θ = π/2)
t


−a (θ = π/2) R
N


−a (θ = π/2) →
−a (t = 0)

6.2.4.4 Mouvement helicoidal


Un mobile est repéré dans la base cylindrique associée à un référentiel donné R par :
ρ = R, ϕ = ωt et z = a.t ; où a, ω et R sont des constantes positives. La trajectoire est une
hélice enroulée sur un cylindre à base circulaire. Le pas h de l’hélice est, par définition,
la distance qui sépare deux positions successives du mobile sur une même génératrice
de l’hélice.
1- Faire une représentation graphique de la trajectoire de M dans R .
2- Quelles sont les unités, dans le système international (S.I.), de ω et a ? Quelle relation
lie a à h ainsi ω.
3- Déterminer les vecteurs vitesse et accélération en un point quelconque de la trajec-
toire :
3.1- Dans la base de coordonnées cartésiennes.
3.2- Dans la base de coordonnées cylindriques.
3.3- Déterminer le rayon de courbure ρc en fonction de R, a et ω.
4- Déterminer les vecteurs unitaires de la base des coordonnées curvilignes, puis en
déduire le rayon de courbure de la trajectoire dans R ; Le comparer avec R.

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

1- Représentation graphique : z

x y

2- Les unités de :
◮ ω :rad s−1
◮ a : m s−1
2πa
◮ On a : h = z(t + T ) − z(t) =⇒ h = aT =
ω
3-
◮ L’expression de la vitesse :

− √
V = Rω →

eϕ + a →

ez = Rω(− sin(ωt) →

ex + cos(ωt) →

ey ) + a →

ez =⇒ V = R2 ω2 + a2

◮ L’expression de l’accélération :


−γ = −Rω2→
−e = −Rω2 (cos(ωt) →

ex + sin(ωt) →

ey ) =⇒ γ = Rω2
ρ

3.1- Le rayon de courbure :


−−→ →

On a : OM = R →

er + at →

ez =⇒ V = Rω →

eϕ + a →

ez ainsi →
−γ = −Rω2 →

er
Donc :
√ →
− − √
V= R2 ω2 + a 2 et kV ∧→
γ k = (R2 ω2 + a2 ) R2 ω2 + a2

Il en résulte que :
V3 a2
ρc = →− − =⇒ ρ c = R + >R
kV ∧→γk Rω2

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

4- La base de Fresnet :
◮ Le vecteur tangent :


− →
− →


− V − Rω eϕ + a ez

T = =⇒ T = √
V R2 ω2 + a 2

◮ Le vecteur normal :
− V2 →
dV → −
On a : →
−γ = −Rω2 →

er = T + N ce qui donne :
dt ρc
√ dV
Comme : V = R2 ω2 + a2 = cte =⇒ = 0 , alors
dt
V2 →

−Rω2 →

er = N
ρc
• La norme donne :
V2 a2
Rω2 = =⇒ ρc = R +
ρc Rω2

• Conséquence :


N = −→

er
→−
◮ La binormale B :
→− →−

− →
− → − →− −a e ϕ + Rω ez
B = T ∧ N =⇒ B = √
R2 ω2 + a 2


On vérifie bien que :k Bk = 1
6.2.4.5 Mouvement cycloïde
Dans un référentiel R =(O, x, y, z, t) un point M d’un cercle de rayon R se déplace dans le
plan (oxy) sans frottement comme l’indique la figure suivante :
y

C
θ
M•
• x
O I

On admet que le mouvement se fait avec roulement sans glissement ; ce qui impose que
c = Rθ = OI , et on suppose que le mouvement du centre est uniforme
la mesure de l’arc IM
ainsi on pose ω = θ̇ = cte.
−−→
1- En utilisant la relation de Châles, Déterminer les composantes du vecteur OM dans
la base des coordonnées cartésiennes en fonction de R, θ.

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

2- Exprimer dans la base de coordonnées cartésiennes de R les composantes du vecteur




vitesse V (M/R ) et celles du vecteur accélération →−a (M/R ) en fonction de R, ω et t.
3- Donner l’allure de la trajectoire de M par rapport à R (dite cycloïde).
4- Montrer que le rayon de courbure
ρc de la trajectoire décrite par le point M dans
ωt
R s’écrit sous la forme : ρc = 4R sin( )
2

1- Le vecteur position :

−−→ −→ − → −−→ −−→


OM = OI + IC + CM =⇒ OM = R(θ − sin θ) →

ex + R(1 − cos θ) →

ey

2- la trajectoire du point M :

y
2R

2πR 4πR x
Trajectoire cycloïde
Remarque
On a : x = R(ωt − sin(ωt)) et y = R(1 − cos(ωt)) donc

(x − Rωt)2 + (y − R)2 = R2

Une cycloïde est un cercle de rayon R et de centre O animé d’un


mouvement rectiligne uniforme suivant l’axe Ox.

3- L’expression du vecteur :
◮ vitesse :


V = Rω(1 − cos ωt) →

ex + Rω sin ωt →

ey

◮ accélération :

−a = Rω2 (sin(ωt) →

ex + cos(ωt) →

ey

4- le rayon de courbure :
1 + cos 2x 1 − cos 2x
On rappelle que :cos2 x = et sin2 x = .
2 2

− ωt
Puisque : V = Rω(1 − cos ωt) →

ex + Rω sin ωt →

ey =⇒ V = 2Rω sin
2
→− →− 2 ωt →

Ainsi : a ∧ V = 2R ω sin
2 3
ez
2

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CHAPITRE 6. CINÉMATIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 6.2. CINÉMATIQUE DU POINT MATÉRIEL

Il en résulte que :
ωt
ρc = 4R sin
2
La base locale en coordonnées curviligne :
◮ Le vecteur tangent :
ωt − ωt −
T~ = ε(sin → ex + cos → ey )
2 2


 ωt


 1 si sin >0
avec ε =  2

 ωt

 −1 si sin <0
2
◮ Le vecteur normal :
~ = ε(cos ωt →
N − ωt −
ex − sin → ey )
2 2
◮ Le vecteur binormal :
~ = −→
~ = T~ ∧ N
B −
ez

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CHAPITRE 7

DYNAMIQUE DU POINT MATÉRIEL DANS UN


RÉFÉRENTIEL GALILÉEN

La dynamique a pour objet de prévoir le mouvement d’un corps dans son environnement.

7.1 Quelques forces usuelles


On rappelle que :

→− m1 m2 −
◮ Force gravitationnelle : F = −G 2 → er
r

− 1 q1 q2 → −
◮ Force de Coulomb : F = 2
er
4πεo r
→−
◮ Poids d’un corps : P = m→−g


◮ Tension du ressort : F = (L − Lo )→−u
L
→−
◮ Poussée d’Archimède : F A = ρgV → −
ez

− →

◮ Force de frottement fluide visqueux : F = −λ V

− →
− −
◮ Force de frottement fluide : F = −λ V 2→ uV
→− →
− → − → −
◮ Force de Lorentz : F = q( E + V ∧ B)

7.2 Lois de Newton


7.2.1 Principe d’inertie
Dite aussi première loi de Newton.

Principe d’inertie

Dans un référentiel R , si un point matériel isolé, ou pseudo-isolé, et son mouve-


ment par rapport à ce référentiel est rectiligne uniforme ; alors le référentiel R est
galiléen.

95
CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

Remarques
• Le mouvement rectiligne est uniforme, donc le vecteur vitesse est constant :

− −→
V = cte

mouvement de translation rectiligne uniforme ou équilibre.


• Le référentiel de Copérnic est un référentiel galiléen, si on néglige les actions
extérieures autrement dit si le système solaire est supposé isolé.
• Les référentiels Géocentrique et terrestre ne sont pas galiléens ; mais on
peut les considérer comme galiléens si la durée de l’expérience est très
faible par rapport à la période de la terre.

7.2.2 La relation fondamentale de la dynamique


dite aussi la 2ème loi de Newton.

Relation fondamentale de la dynamique

Par rapport à un référentiel galiléen R , le mouvement d’un point matériel M de




masse m, soumis à plusieurs forces dont la résultante (Σ F ) satisfait à la relation :



Σ F = m→
−a (M/R )

7.2.3 Principe des actions réciproques


Dite aussi 3ème loi de Newton.
Principe de l’action et la réaction


Si un point matériel A exerce sur un autre point matériel B une force F A→B , alors


le corps B exerce sur A une force F B→A telle que :


− →

F A→B = − F B→A

7.3 Applications (énoncés voir TD )


7.3.1 Étude d’un projectile sans et avec frottement
Un trièdre orthonormé (Ox, Oy, Oz) est lié au sol terrestre d’axe Oy vertical ascendant.
Le champ de pesanteur, supposé uniforme, est noté : → −g = −g →

ey . A l’origine des temps (
t = 0 ), un projectile supposé ponctuel, de masse m = 1kg, est lancé du point O avec une


vitesse initiale V o située dans le plan xOy, faisant un angle α avec l’horizontale : Vo =10
m/s.

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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

1D En projetant la RFD dans le référentiel terrestre supposé galiléen, déterminer les


−−→
composantes du vecteur OM .
2D Exprimer, en fonction de Vo , g et α, le temps nécessaire pour que le projectile
atteigne sa plus haute altitude S, et les coordonnées de ce point S.
3D Pour quelle valeur de l’angle α la portée du lancement est-elle maximale ? Calculer
cette portée.
4D En supposant le module Vo , de la vitesse initiale constant, mais α variable ; Donner
l’équation de la courbe ( dite de sûreté ) séparant les points du plan xOy pouvant être
atteints par le projectile, de ceux qui ne seront jamais atteints.
5D Le sol fait un angle θo < α avec l’horizontale Ox. Déterminer α pour que la portée
soit maximale. Puis calculer la valeur de cette portée pour θo = 50o .


→ →
−g
Vo

α
x
O

6D Dans cette partie, on suppose que la résistance de l’air est modélisable par une

− →

force de type F = −k V .


6.1⊲ Déterminer les composantes du vecteur vitesse V (M).
−−→
6.2⊲ En déduire celles du vecteur position OM .

−−→
1D Les composantes du vecteur OM :
On a :

0 Vo cos α x = Vo cos αt
→ −g =⇒ −g =⇒ →
−a (M) = → − −−→ 1
V (M) −gt + Vo sin α =⇒ OM y = − gt2 + Vo sin αt

2
0 0 z=0

On tire L’équation de la trajectoire :


g
y=− x2 + tan αx
2Vo2 cos2 α

2D Le temps nécessaire pour que le projectile atteigne sa plus haute altitude S, et les
coordonnées de ce point S.
◮ Sachant que au point S la vitesse vy = 0 on tire que :

Vo
tS = sin α
g

2019/2020 Page -97- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

◮ En utilisant les équations horaires du mouvement on obtient :

Vo2 sin 2α Vo2 sin2 α


xS = et yS =
2g 2g

3D La valeur de l’angle α pour que la portée du lancement est maximale est :


On définit la portée par la distance p = OT ; avec T le point définit par : y(T ) = 0
Vo2 sin 2α
p = 2xS = est maximale si :
g

π
sin 2α = 1 =⇒ α(pmax ) =
4

y S

0 T x
La portée
π
Calcul de la portée portée. p(α = ) = 10, 2 m
4
4D L’équation de la courbe :
g
On a, à partir de l’équation de la trajectoire :y = − x2 + tan αx et connaissant que
2Vo2 cos2 α
1
cos2 α = ; on obtient que :
1 + tan2 α

gx2 2 gx2
− tan α + x tan α − (y + )=0
2Vo2 2Vo2

C’est une équation du second ordre en u = tan α ; possède des solutions réelles si :

Vo2 g 2
∆′ > 0 =⇒ y < − x
2g 2Vo2

2019/2020 Page -98- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

y
Vo2
2g
Les points non accessibles

Les points accessibles

0 Vo2 x
g
5D Le sol fait un angle θo < α avec l’horizontale Ox. Détermination de α pour que la
portée soit maximale.
y



Vo

α
θo
x
O

g
On a : p = OI ; et en I : y = x tan θo = − x2 + tan αx donc :
2Vo2 cos2 α
g
tan α − tan θo = (1 + tan2 α)x
2Vo2
x 2Vo2 cos2 α
Or p = =⇒ p = (tan α − tan θo )
cos θo g cos θo

2Vo2  tan α − tan θo  2Vo2  u − uo 


p= =
g cos θo 1 + tan2 α g cos θo 1 + u2

avec u = tan α et uo = tan θo


dp dp
Cette portée est maximale si = 0, ou bien = 0.
dα du
dp u2 − 2uuo − 1
= 0 =⇒ − 2 2
= 0 ; c’est à dire u2 − 2uuo − 1
du (1 + u )
q
u = tan α = uo + 1 + u2o

2019/2020 Page -99- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

A.N
La valeur de la portée pour θo = 50o .

α = 70o =⇒ pmax = 5, 77 m

6D Dans cette partie, on suppose que la résistance de l’air est modélisable par une

− →

force de type f = −k V



6.1⊲ Les composantes du vecteur vitesse V (M).
La relation fondamentale de la dynamique donne :
(
m ẍ + k ẋ = 0 (A)
mÿ + kẏ + mg = 0 (B)

Par intégration, on obtient :

k
V x = ẋ = Vo cos α e− m t

Ainsi :
mg mg − mk t
Vy = ẏ = − + (Vo sin α + )e
k k
−−→
6.2⊲ Les composantes du vecteur position OM .
Par intégration on obtient :

mVo cos α k
x(t) = (1 − e− m t )
k

Par un DL au voisinage de k = 0 ; on trouve : x(t) = Vo cos αt

m mg k mg
y(t) = (Vo sin α + )[1 − e− m t ] − t
k k k

7.3.2 Particule soumise à un frottement fluide de type :


f = −k.V 2
Une particule matérielle est lâchée sans vitesse initiale en un lieu ou règne un champ
de pesanteur uniforme. La particule est soumise, en plus de la pesanteur, à une force de
frottement de l’air proportionnelle au carrée de sa vitesse, d’intensité f = kV 2 ( k > 0
) et de sens opposé au mouvement. Le référentiel d’étude est un référentiel terrestre
considéré galiléen. Le mouvement de la particule est repéré sur un axe Oz descendant,
d’origine O ( position initiale de la particule ) et de vecteur unitaire →

ez .
1D Écrire l’équation du mouvement de chute. Quelle est la vitesse limite V∞ atteinte
par la particule ?
2D Exprimer la vitesse de la particule à l’instant t, en fonction de t, V∞ et g.
3D Quelle est l’expression de la distance parcourue à l’instant t en fonction de g ,V∞
et V .
2a 1 1
On rappelle que : = +
a2 − x2 a − x a + x
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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

1D
◮ L’équation du mouvement de chute :

dV
m = mg − kV 2
dt

◮ La vitesse limite V∞ atteinte par la particule :


r
mg
V∞ =
k

2D L’expression de la vitesse de la particule à l’instant t, en fonction de t, V∞ et g.


m dV dV k
On a : = V∞2 − V 2 =⇒ 2 = dt
k dt V∞ − V 2 m
Par décomposition en éléments simples, et sachant que V(0) = 0 on obtient :

gt
V(t) = V∞ tanh
V∞

3D L’expression de la distance parcourue à l’instant t en fonction de g ,V∞ et V .


dz gt
On a : V = = V∞ tanh et sachant que z(t = 0) = 0) ; alors :
dt V∞

V∞2 V
z= ln[cosh(Argth )]
g V∞

7.3.3 Le pendule simple


On considère le mouvement d’un pendule simple, qui oscille dans un milieu où les forces
de frottement sont inexistantes. Le pendule est constitué d’un objet ponctuel M de masse
m, accroché par l’intermédiaire d’un fil rigide à un point O fixe.
On suppose le fil rigide sans masse, sa longueur est ℓ = 1m. On note θ l’angle du fil OM
avec la verticale. L’ensemble est situé dans le champ de pesanteur terrestre →
−g considéré
comme uniforme.

O
y

θ →
−g

M
x

On écarte le pendule de sa position d’équilibre d’un angle θ(t = 0) = θo et le lâche sans


vitesse initiale.

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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

1D En utilisant la R.F.D établir :


1.1⊲ L’équation différentielle du mouvement.


1.2⊲ L’expression de la tension T du fil.
1.3⊲ L’expression de la pulsation propre ωo du mouvement.
2D Résoudre l’équation différentielle du mouvement.
θ̇
3D Établir et tracer l’équation de la trajectoire de phase dans le plan (, u = ), puis
ωo
conclure.
4D On a mesuré pour 20 périodes une durée de 40,12 s ; déduire de cette expérience
une valeur de g.

1D

− −mℓθ̇2 →−
er →− mg cos θ →

er − −T →
→ −
er
ma P T →
mℓθ̈ →

eθ −mg sin θ →

eθ 0−

(
mℓθ̈ = −mg sin θ (1)
−mℓθ̇2 = −T + mg cos θ (2)

1.1⊲ L’équation différentielle du mouvement : (1)=⇒

g
θ̈ + θ = 0

1.2⊲ L’expression de la tension du fil : (2)=⇒

T = mg cos θ + mℓθ̇2

1.3⊲ L’expression de la pulsation propre :

r
g
ω=

1.4⊲ Résolution de l’équation différentielle :

θ(t) = θo cos(ωt)

2D L’équation de la trajectoire de phase :

θ2 + u2 = θo2

Trajectoire de phase est une courbe fermée(cercle) : mouvement périodique (oscillateur


harmonique )

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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

θ
O

3D La valeur de g :

20 2
g = 4π2 ℓ( ) =⇒ g = 9, 81m.s−2
∆t

7.3.4 Mouvement d’une particule chargée dans un champ


uniforme
Une particule électrique ponctuelle M de masse m, porte une charge q > 0, mobile dans
une région d’espace où règne un champ :
→−
• Électrique uniforme E = E →

ey , E > 0
→−
• Magnétique uniforme B = B → −
ez , B > 0
La charge est émise sans vitesse initiale au point O à t = 0.

1D
1.1⊲ Par application de la RFD, trouver un système de trois équations différentielles
scalaires vérifiées par x, y et z.
qB
1.2⊲ Résoudre ce système et en déduire x(t), y(t) et z(t), on posera : ω = .
m
1.3⊲ Représenter la trajectoire.
1.4⊲ En déduire le rayon de courbure en fonction des données.


2D On suppose maintenant que la particule possède une vitesse initiale : V o = Vo →

ex
2.1⊲ Retrouver : x(t), y(t) .
2.2⊲ Pour quelle valeur particulière voc de vo , la charge décrit un mouvement recti-
ligne confondu avec Ox. Exprimer voc en fonction de E et B.
2.3⊲ Que peut-on dire dans ce cas de la force exercée sur la charge.
2.4⊲ Représenter la trajectoire de la particule dans le cas ou : vo = 2voc

1D 


 m ẍ = qẏB (1)

− →
− → − → − 

1.1⊲ m a (M) = q( E + V i ∧ B) =⇒ 
 mÿ = q(E − ẋB) (2)


 mz̈ = 0 (3)
1.2⊲ Par intégration on trouve :

E
x= (ωt − sin ωt)

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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

E
y= (1 − cos ωt)

z=0 mouvement plan

E
1.3⊲ Representation graphique (on prend = 1)

1.4⊲ Le rayon de courbure est

4E ωt
ρc = | sin( )|
Bω 2

2D


2.1⊲ V i = vo →

ex

2.1.1⋄
E vo
x= (ωt − sin ωt) + sin(ωt)
Bω ω

E 1
y=( − vo ) (1 − cos ωt)
B ω

2.1.2⋄ Le mouvement est rectiligne confondu avec ox :∀t =⇒

E
voc =
B


− →
− →
− →
− →

2.1.3⋄ F = q( E + V i ∧ B) = 0 la force magnétique compense la force électrique.

2.1.4⋄ Representation graphique avec v = 2voc


 E



 x = Bω (ωt + sin ωt)

On rappelle que dans ce cas, on a : 
 E


 y=− (1 − cos ωt)

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CHAPITRE 7. DYNAMIQUE DU P.M MPSI-2/LYDEX 7.3. APPLICATIONS (ÉNONCÉS VOIR TD )

y
x

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CHAPITRE 8

PUISSANCE ET TRAVAIL D’UNE FORCE. THÉORÈME DE


L’ÉNERGIE CINÉTIQUE

8.1 Puissance et travail d’une force


8.1.1 Définitions


◮ On appelle la puissance d’une force F appliquée sur un point matériel M de masse m,
→−
et de vitesse V (M/R) par rapport à un référentiel R la quantité :

→−→ −
P = F . V (M/R) (watt)

Remarque
La puissance P dépend du référentiel R .

−−→
◮ Lorsque le point M effectue un déplacement élémentaire d OM pendant la durée dt ;


sous l’action d’une force F , on définit le travail élémentaire par le travail dépend du
référentiel, ainsi :
→− −−→
δW = F .d OM (Joule)

On remarque que :
δW
=P
dt

106
CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.1. PUISSANCE ET TRAVAIL D’UNE FORCE

8.1.2 Exemples
8.1.2.1 Travail du poids
On suppose que l’axe Oz orienté vers le haut.

− −−−−→
On a : P = −mg →

ez et dOM = dx →

ex + dy →

ey + dz →

ez ; donc :



δW = −mgdz =⇒ WA→B( P ) = −mg(zB − zA ) = ±mgh

Avec h la hauteur (toujours positive).


• (+) si le travail moteur (le point M se déplace vers le bas (descend)).
• (-) si le travail résistif (le point M se déplace vers le haut (monte)).
Activité
Déterminer le travail du poids lorsqu’un pendule simple passe de θ1 → θ2 avec
θ1 < θ2 .

O
L y
θ2
θ1 →
−g
h

M
x

Puisque le point M monte vers le haut ; alors le signe (-).


Et comme : h = L(cos θ1 − cos θ2 ) ; alors :



Wθ1 →θ2 ( P ) = −mgL(cos θ1 − cos θ2 )

Cas particulier : θ1 = 0 et θ2 = θ ; donc :

W = −mgL(1 − cos θ)

8.1.2.2 Travail de la tension d’un ressort


ℓo


− M
T


−u ℓ ℓ

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.1. PUISSANCE ET TRAVAIL D’UNE FORCE


− −−−−→
On a : T = −k(ℓ − ℓo ) →
−u et dOM = dℓ →

−u ; donc :


− 1 h i
δW = −k(ℓ − ℓo )dℓ =⇒ WℓA →ℓB ( T ) = − k (ℓB − ℓo )2 − (ℓA − ℓo )2
2

Qu’on peut écrire autrement :


− 1
W( T ) = − k(ℓ − ℓo )2 + cte
2

8.1.2.3 Travail de la force de Lorentz (Force magnétique)



− →
− →
− −−−−→ →

On a : F = q V ∧ B et dOM = V dt, donc :



W( F ) = 0

8.1.2.4 Travail de la force newtonienne


Définition
On appelle force newtonienne une force de type :


− α −
FN = 2 →
er
r

Exemples
◮ Force gravitationnelle :


− Gm1 m2 →

FG = − er =⇒ α = −Gm1 m2
r2

◮ Force coulombienne(électrostatique) :


− 1 q1 q2 →
− q1 q2
F = 2
er =⇒ α =
4πεo r 4πεo


− − −−−−→
→ →
− dr
On a : δW( F N ) = F .dOM =⇒ δW( F N ) = α .
r2
Par intégration entre les points A et B, on obtient :


− 1 1
W( F N ) = α −
rA rB

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX
8.2. ÉNERGIE CINÉTIQUE. THÉORÈME DE L’ÉNERGIE CINÉTIQUE

Activité
Travail d’une force donnée sur différents trajets
On considère le champ de forces de composantes cartésiennes :

F x = y2 − x2 et F y = 4xy

Calculer le travail de cette force pour aller de O ( 0,0 ) à A ( 1,1 ) :


1 suivant la droite OA.
2 suivant Ox [jusqu’en B (1,0) ] puis OY [ jusqu’en A(1,1) ].
3 conclure.

A
CH(2)
)
(1
H
C

B x

1/ Suivant le chemin (1) OA, on a : x = y donc dx = dy, F x = 0 et F y = 4x2 par conséquent :

4
δW1 = 4x2 dx =⇒ W1 = J
3

2/ Suivant le chemin (2) OBA :

5
δW2 = −x2 dx + 4ydy =⇒ W2 = J
3

Conclusion:
En général le travail d’une force dépend du chemin suivi.

8.2 Énergie cinétique. Théorème de l’énergie cinétique




→− d V (M/R ) →−→ −
◮ Dans un référentiel galiléen R on a : F = m R ; et comme :P = F . V (M/R),
dt
alors :



− d V (M/R ) d 1 →−
P = m V (M/R ). =⇒ P = ( m V 2 )
dt /R dt 2

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX
8.2. ÉNERGIE CINÉTIQUE. THÉORÈME DE L’ÉNERGIE CINÉTIQUE

Définition
On appelle l’énergie cinétique d’un point matériel M ; de masse m animé de la


vitesse V (M/R ) par rapport au référentiel R ; qu’on note Ec la quantité :

1 →

Ec = m V 2
2

Remarque
L’énergie cinétique est une grandeur positive, qui dépend du référentiel.

δW dEc
◮ On a : P = = , donc :
dt dt


∆Ec = WA→B( F )

T.E.C
Théorème
Théorème de l’énergie cinétique
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un point maté-
riel, entre deux instants est égale au travail entre ces instants des forces qui lui
sont appliquées.

Activité
Pendule simple

O
y

θ →
−g

M
x
1 2 2 1 2˙2 →
− →

On a : dEc = δW =⇒ ∆Ec = mℓ θ̇ − mℓ θo = W( P) + W( T )
2 2


• W( P ) = −mgh = −mgℓ(cos θo − cos θ)

− →−→ −
• W( T ) = 0 ( T ⊥ →

eθ )
Par égalité on tire que :
g
θ̇2 = 2 (cos θ − cos θo ) (E)

Par simple dérivation temporelle de (E), on obtient : θ̇(ℓθ̈ + g sin θ) = 0


Puisque θ̇ , 0 (car sinon alors pas de mouvement) ; on aura :

ℓθ̈ + g sin θ = 0

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.3. ÉNERGIE POTENTIELLE

Remarque
Dans le cas d’une charge ponctuelle soumise seulement à une force magnétique :

− →
− → − dEc → − → −
F m = q V ∧ B ; alors : = F m . V = 0. Ce qui justifie que : Ec = cte =⇒ V = cte = V0 .
dt

8.3 Force conservatives. Énergie potentielle


8.3.1 Définition
Définition


Une force F est dite conservative, si on peut écrire :

→− −−−−→
δW = F .dOM = −dE p

E p est appelée énergie potentielle.

8.3.2 Exemples
◮ Énergie potentielle de pesanteur
⊲ On suppose que l’axe Oz orienté vers le haut :
→−
Dans ce cas : P = m→ −g = −mg → −
ez
→− −→
On suppose que : g = cte ; c’est à dire : →
−g est uniforme ; on obtient :

− −−→
P .d OM = −mg →

ez .(dx →

ex + dy →

ey + dz →

ez ) = −mgdz

E pp = mgz + cte

⊲ Si on suppose que l’axe Oz orienté vers le bas :




Dans ce cas : : P = m→
−g = mg → −
ez
→− −−→
Donc : P .d OM = mg ez .(dx e x + dy →

− →− −
ey + dz →

ez ) = mgdz

E pp = −mgz + cte

Par conséquent :
Conclusion:

E pp = ±mgz + cte

• (+) Si Oz orienté vers le haut.


• (-) Si Oz orienté vers le bas.



On conclut que si →
−g est uniforme, alors le poids P est conservative.
◮ Énergie potentielle élastique d’un ressort :

− −−→
On rappelle que : T = −kOM , avec O position d’équilibre.

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.4. ÉNERGIE MÉCANIQUE

−−→
Si on pose : OM = (ℓ − ℓ0 ) →

ex = x →

ex

− −−→ →
− −−→ 1
alors : T .d OM = −kx →

ex .dx →

ex =⇒ T .d OM = d(− kx2 + cte)
2
D’où :
1 1
E pe = kx2 + cte = k(ℓ − ℓ0 )2 + cte
2 2
On conclut que la tension d’un ressort est une force conservative.
◮ Énergie potentielle gravitationnelle

− GmA mB →− α −
On rappelle que : F =− 2
er = 2 →er avec (α < 0).
r r
→− −−→ α − dr
En coordonnées sphériques on a : F .d OM = 2 →
er .(dr →

er + rdθ →

eθ + r sin θdϕ →

eϕ ) = α 2
r r
D’où :
α
E pp = + cte
r
On conclut que la force gravitationnelle est une force conservative.
◮ Énergie potentielle électrostatique

− 1 q1 q2 →
− β −
La force électrostatique (ou coulombienne) : F = 2
er = 2 →
er est une force conser-
4πǫ0 r r
vative

β
E pe = + cte
r

8.4 Énergie mécanique


Définition
On appelle énergie mécanique d’un point matériel M(m), la somme de son énergie
cinétique et son énergie potentielle.

E m = Ec + E p

N.B : L’énergie mécanique Em dépend du référentiel.

8.4.1 Théorème de l’énergie mécanique



− → − → −
On pose : F = F c + F nc ; avec :


- F c : la résultante des forces conservatives.


- F nc : la résultante des forces non conservatives.
Théorème de l’énergie cinétique donne :

− →
− →

∆Ec = W( F c ) + W( F nc ) =⇒ ∆(Ec + E p ) = W( F nc )
On tire le théorème de l’énergie mécanique :



∆E m = W( F nc )

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.5. APPLICATIONS

Théorème
Théorème de l’énergie mécanique
Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie mécanique d’un point ma-
tériel dans un champ de forces conservatives entre deux instants, est égale au
travail entre ces instants des forces non conservatives qui lui sont appliquées.



∆E m = W( F nc )

8.4.2 Cas particulier important




Si W( F nc ) = 0 ; alors ∆E m = 0.
Donc, l’énergie mécanique est constante ; c’est à dire que l’énergie mécanique se conserve :
l’énergie cinétique se transforme en énergie potentielle et vice versa ; c’est l’intégrale
première de l’énergie.
Remarques

1 On a : E m = Ec + E p ; et comme Ec > 0 ; alors :

Em > E p

2 Le premier principe de la thermodynamique :



∆U + ∆E m = W + Q =⇒ ∆U + W( F NC ) = W + Q

8.5 Applications :Équilibre d’un point matériel dans


un champ de forces conservatives
Hypothèse de travail : système unidimensionnel E p (M) = E p (x).

8.5.1 Barrière d’énergie potentielle


1 →−
On a : E m = E p + Ec et comme Ec = m V 2 ≥ 0, alors :
2

E m = E p + Ec ≥ E p

2019/2020 Page -113- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.5. APPLICATIONS

Ep

Em

x
x1 x2

Domaine permis à la particule : x ≤ x1 ou x ≤ x2


• Si à t = 0, x0 < x1 : le point matériel ne peut franchir la barrière potentielle.
• Si à t = 0, x0 > x2 : le point matériel peut s’éloigner à l’infini, on dit qu’on a un état de
diffusion.

8.5.2 Cuvette d’énergie potentielle

Ep

Em

x
x1 x2

Domaine permis est [x1 , x2 ] ; on dit que la particule est dans un état lié : La particule
effectue un mouvement périodique.

8.5.3 Cas de l’oscillateur harmonique


1
E p (x) = kx2 + c, on prend la position d’équilibre comme origine de l’ énergie potentielle.
2

E
Ep

Em

Ec
x

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.5. APPLICATIONS

8.5.4 Exemple général


Un point matériel M se déplace dans un champ de forces conservatives, dont l’énergie
potentielle a l’allure suivante :
Ep

E4

E3
x3 x4
x1 x5 x6 x
x2

E2
E1

Suivant les conditions initiales on peut avoir :


◮ E m = E 1 : mouvement impossible (Ec < 0).
◮ E m = E 2 =⇒ x ∈ [x3 , x4 ] : état lié ; on a un mouvement elliptique (par conséquent pério-
dique), la trajectoire de phase est une courbe fermée.
◮ E m = E 3 =⇒ x ∈ [x2 , x5 ] ∪ [x6 , ∞] : Si :
• x ∈ [x2 , x5 ] état lié ; on a un mouvement elliptique, la trajectoire de phase est une
courbe fermée.
• x ∈ [x6 , ∞] état de diffusion ; on a un mouvement rectiligne ou parabolique ou hyper-
bolique, la trajectoire de phase est une courbe ouverte.
◮ E m = E 4 =⇒ x ∈ [x1 , ∞] : état de diffusion ; on a un mouvement rectiligne ou parabolique
ou hyperbolique, la trajectoire de phase est une courbe ouverte.

8.5.5 Équilibre d’un point matériel soumis à l’action


des forces conservatives
8.5.5.1 Condition d’équilibre

− →
− →
− →

On a : F = F c + F nc = F c ainsi :

dE p
δW = −dE p = F(x)dx =⇒ F(x) = −
dx

− →

Á l’équilibre en x = xe , F = 0 =⇒ F(xe ) = 0
Soit :
dE p
( )x=xe = 0
dx

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.5. APPLICATIONS


− →

Condition nécessaire mais insuffisante, (ajouter V o = 0 )

Conclusion:

Á l’équilibre, l’énergie potentielle est extrémale.

8.5.5.2 Condition de stabilité


• Si xe est une position d’équilibre stable ; alors si on écarte M de sa position, la force
tend à le faire revenir à sa position d’équilibre stable :
−−−−→
dOM

xe x


F
→− −−−−→ →

La force F s’oppose au déplacement dOM : F est dite force de rappel.
Autrement dit :

− −−→
( F .d OM)x=xe < 0

• Si xe est une position d’équilibre instable ; alors si on écarte M de sa position d’équi-


libre, la force tend à le faire diverger de sa position d’équilibre :
−−−−→
dOM

xe x


F

Autrement dit :

− −−→
( F .d OM)x=xe > 0

8.5.5.3 Critère de stabilité


On fait un DL de E p au voisinage de la position d’équilibre xe .

dE p 1 d2E p
E p (x) ≃ E p (xe ) + (x − xe )( )xe + (x − xe )2 ( 2 )xe + ....
dx 2 dx
dE p
xe est une position d’équilibre alors : ( )x=xe = 0
dx
Par conséquent :
2
1 2 d Ep
E p (x) ≃ E p (xe ) + (x − xe ) ( 2 )xe + ....
2 dx
D’où :
dE p d2E p
F(x) = − = −(x − xe ) 2
dx dx

d2E p
• Si < 0, xe est un maximum de E p (la concavité vers le bas) :
dx2

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CHAPITRE 8. ETUDE ÉNERGÉTIQUE MPSI-2/LYDEX 8.5. APPLICATIONS

E p (xe )

xe

)
x > xe =⇒ F(x) > 0
=⇒ xe est une position d’équilibre instable
x < xe =⇒ F(x) < 0
d2E p
• Si > 0, xe est un minimum de E p (la concavité vers le haut) :
dx2

E p (xe )

xe

)
x > xe =⇒ F(x) < 0
xe est une position d’équilibre stable
x < xe =⇒ F(x) > 0

Conclusion:

Équilibre stable=⇒ E p minimale.

Remarque
→−
On a F = m→
−a (M/R ) =⇒ F(x) = m ẍ
d2E p
=⇒ m( x −¨ xe ) = −(x − xe )( )x=xe
dx2
1 d2E p
=⇒ Ẍ + ( )x=xe X = 0
m dx2
C’est l’équation différentielle de l’oscillateur harmonique avec :

1 d2E p 1 d2E p d 2 E p
ω2 = ( 2 )x=xe = ( 2 )X=0 =⇒ kressort équivalent =
m dx m dX dx2 x=xe

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CHAPITRE 9

THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUE

9.1 Le moment cinétique. Moment d’une force


9.1.1 Définition du moment cinétique
Définition
• On appelle moment cinétique d’un point matériel M , de masse m, animé de la
→−
vitesse V (M/R ) par rapport à un référentiel R , en un point A, le vecteur :

− →− −−→ →

σ→A (M/R ) = L A (M/R ) = AM ∧ m V (M/R ) (kg.m2 /s)

N.B : Le moment cinétique est un vecteur lié.

9.1.2 Propriété du moment cinétique


Soient R un référentiel, A et B deux points quelconques, et M un point matériel de masse
→−
m, de vitesse V (M/R ).

M•
A•


ez B•
O


ey


ex y

On a :
−−→ →

◮ Le moment cinétique en A : −
σ→A (M/R) = AM ∧ m V (M/R ) (1).

118
CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.1. MOMENT CINÉTIQUE

−−→ →−
◮ Le moment cinétique en B : −
σ→B (M/R) = BM ∧ m V (M/R ) (2).
◮ (2)-(1) donne :
− −−→ →−
σ→(M/R) = −
B σ→(M/R) + BA ∧ m V (M/R )
A

Conclusion:

On dit que le moment cinétique est un torseur appelé torseur


cinétique dont les éléments de réduction sont : −
σ→A (M/R) ; et la

− →

quantité de mouvement P(M/R ) = m V (M/R ).

Soient ∆ une droite et →



e∆ un vecteur unitaire sur (∆).

(∆)
A′ •


e∆
A• →

ez M•
O


ey


ex y

Définition
On appelle moment cinétique par rapport à l’axe ∆, la projection du moment
cinétique par rapport à l’axe ∆, on le note σ∆ = →

σ.→

e∆

Soient A et A’ deux points quelconque sur l’axe (∆).


−−→ →

Comme : −σ→A = −
σ−→ ′
A′ + AA ∧ m V (M/R ).
Par projection suivant →−
e∆ , on obtient :

σ∆ = −
σ→A .→

e∆ = −
σ−→ →

A′ .e∆

Conclusion:

Le moment cinétique par rapport à l’axe (∆), ne dépend pas du point A


(sur (∆)).

9.1.3 Définition du moment d’une force


Définition


On appelle moment en un point A, d’une force F appliquée en un point M le
vecteur :
−−→ −−→ →−
M A = AM ∧ F (m.N)

N.B : Le moment d’une force est un vecteur lié.

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.1. MOMENT CINÉTIQUE

9.1.4 Propriété du moment d’une force


Soient A et B deux points quelconques de l’espace.
Sachant qu e :

−→ −−→ →−
M A = AM ∧ F (9.1)

−→ −−→ →−
M B = BM ∧ F (9.2)

(1.2)-(1.1) donne :

−→ −−→ −−→ →−
M B = M A + BA ∧ F

Conclusion:

Le moment d’une force est un torseur appelé torseur cinétique dont


−−→ →

les éléments de réduction sont : M A et F .

9.1.5 Théorème du moment cinétique


Soit A un point fixe d’un référentiel R .
Calculons la dérivée temporaire par rapport au référentiel R du moment cinétique.
d−
σ→ d− −→
AM →
− −−→


d V (M)
A
= ∧ m V (M) + AM ∧ m
dt dt dt
d−
σ→ −−→
= AM ∧ m→ −a (M/R )
A
=⇒
dt
d−
σ→ −−→
A →

=⇒ = AM ∧ Σ F
dt
d−
σ→
A −−→ →−
=⇒ = ΣM A ( F )
dt

d−
σ→ −
−→ → −
A
/R = ΣM A ( F )
dt

c’est le théorème du moment cinétique avec A un point fixe

Propriété
Théorème du moment cinétique
Dans un référentiel galiléen R , la dérivée temporelle du moment cinétique par
rapport à un point fixe A est égale à la somme des moments des forces extérieures
calculés par rapport à A.

Remarque
Souvent on prend A≡ O origine du repère.

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.2. APPLICATIONS

9.2 Applications
9.2.1 Pendule simple

O
y

θ →
−g

M
x

On a :
−−→ →

◮ OM = l →

er =⇒ V (M/R) = lθ̇ →


−−→ →

◮ σo (M/R) = OM ∧ m V (M/R) =⇒ −

→ →(M/R) = ml2 θ̇ →
σ o

ez donc

d−
→(M/R)
σ
= ml2 θ̈ →

o
ez
dt /R

−−→ →
− →−
◮ Mo ( T ) = 0
−−→ →

◮ Mo ( P ) = −mgl sin θ →

ez
On tire donc que :
lθ̈ + g sin θ = 0

C’est l’équation pendulaire

Remarque
L’équation pendulaire est une équation différentielle non linéaire ; puisque la
fonction sin(x) est non linéaire : (sin(a + b) , sin a + sin b)

Pour les faibles oscillations (θmax 6 15o ) ; on a : sin θ ≃ θ. Donc l’équation différentielle
devient :
g
θ̈ + θ = 0

Dans ce cas, l’équation différentielle devient linéaire, dont la solution s’écrit :
r
g
θ(t) = A cos ωt + B sin ωt avec ω=

Si on suppose que ( les conditions initiales) : θ(t = 0) = θo et V(t = 0) = Vo ; alors :

Vo
A = θo et B =
ωℓ
Il en résulte que :
Vo
θ(t) = θo cos(ωt) + sin(ωt)
ωℓ

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.2. APPLICATIONS

Qu’on peut écrire :


r
 Vo  2 Vo
θ(t) = θm cos(ωt + ϕ) avec θm = θo2 + et tan ϕ = −
ℓω ℓωθo

θ̇
Si on pose y = ; alors
ω
θ2 + y2 = θm2

C’est l’équation de la trajectoire de phase : cercle de centre l’origine et de rayon θm .


y

θm

9.2.2 Propriétés de la trajectoire d’un satellite artifi-


ciel
Un satellite artificiel, S , assimilable à point matériel de masse m, évolue librement à
grande distance de la Terre. La Terre est considérée comme un corps immobile, rigou-
reusement sphérique et homogène, de rayon R, de masse M et de centre O. On désigne
−−→ →

par →
−r (t) = OS , le vecteur position du satellite et par V son vecteur vitesse. A l’instant

− →

initial t = 0, le satellite se trouve dans la position r o , animé de la vitesse V o , non radiale.
L’influence de la Lune, du Soleil, des autres planètes, ainsi que celle de l’atmosphère
sont ignorées.
On étudie la situation pour t > 0.


1D Donner l’expression vectorielle du champ de force F (r) auquel est soumis le satel-
lite.
- On désignera par G la constante de gravitation universelle, et par → −
er le vecteur unitaire
radial.
S’agit il d’un champ de force central ?
2D Définir le vecteur moment cinétique → −
σ o du satellite, par rapport au centre O.
3D Montrer que, quel que soit t ≥ 0, le moment cinétique → −σ o du satellite est constant,
égal à une valeur σo . Expliciter σo .
4D Justifier le fait que la trajectoire suivie par le satellite, pour t ≥ 0, est entièrement
contenue dans un plan fixe Π, que l’on précisera.

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.2. APPLICATIONS



er

S

= →
r−
O−−→
S
R


O

1D L’expression de la force :


− G Mm −
F =− 2 → er
r



Puisque la direction de la force F passe toujours par le point O (centre de la terre), alors
elle est centrale.
2D Le vecteur moment cinétique :


− −−→ →

σ o = OS ∧ m V (S /R )

3D Appliquons le T.M.C en O centre de la terre (point fixe) :

d→

σ O −−→ → − −−→ →− → − −→
= M O ( F ) = OS ∧ F = 0 =⇒ →

σ o = cte
dt

4D L’expression de σo :
[ →−
σo = mro Vo sin(→

ro , V o )

5D Puisque le moment cinétique est constant, alors la trajectoire est plane, déterminé
par les conditions initiales :
−−−→ → −
Π = (OS o , V o )

9.2.3 Pendule de HOLWECK LEIAY


Une masse ponctuelle m est placée à l’extrémité A d’une tige de masse négligeable, de
longueur ℓ= OA, articulée en un point fixe O et mobile dans un plan vertical ; un ressort
spiral exerce sur cette tige un couple de rappel −Cθ, où θ désigne l’angle que fait la tige
avec la verticale ascendante Oz. On désigne par g l’intensité du champ de pesanteur.

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.2. APPLICATIONS

z
•A

m→
−g
θ

1D Le système étant conservatif et à un degré de liberté, former l’expression de


l’énergie mécanique totale du système.
L’expression précédente est une constante du mouvement ou intégrale première.

2D En déduire l’équation du mouvement.


3D Retrouver l’équation différentielle en utilisant le TMC.
4D En considérant θ comme petit, à quelle condition la position θ = 0 correspond elle
à un équilibre stable d’un oscillateur harmonique ?
5D Cette condition étant supposée réalisée, calculer la période T des petites oscilla-
tions que l’on écrira sous la forme :
s

T = 2π
A−g
en donnant l’expression de A.
∆T
6D Calculer la variation relative de la période correspondant à une petite variation
T
g de l’intensité du champ de pesanteur. Montrer que cet appareil peut être rendu plus
∆T o
sensible qu’un pendule simple, dont on appellera la précision sur la mesure de la
To
période T o des petites oscillations.

1D L’énergie mécanique Em :

1 1
Em = Ec + E p =⇒ Em = mℓ2 θ̇2 + Cθ2 + mgℓ cos θ + cte
2 2

2D L’équation différentielle du mouvement :


dEm
Absence de force non conservative ; donc Em = cte d ’où : = 0 par conséquent :
dt
C g
θ̈ + θ − sin θ = 0
mℓ2 ℓ

Pour θ faible on a : sin θ ≡ θ ce qui donne :


 C g
θ̈ + − θ=0
mℓ2 ℓ

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.2. APPLICATIONS

3D D’après le T.M.C, on a :

d→

σO −−→ → − −−→ −−→ →

= Mo ( P ) + Mo torsion + Mo ( R )
dt


− −−→ →
− d→−
σ
◮ σO = OA ∧ m V (A) =⇒ = −mℓ2 θ̈ →

ex .
dt
−−→ →
− →−
◮ Mo ( R ) = 0 .
−−→ →
− −−→ → − −−→ → −
◮ Mo ( P ) = OA ∧ P =⇒ Mo ( P ) = −mgℓ sin θ →

ex .
−−→ →

◮ Mo (torsion) = Cθ ex ( moment de rappel).
Par conséquent :
C g
θ̈ + 2
θ − sin θ = 0
mℓ ℓ

4D Pour avoir θ = 0 position d’équilibre stable ( avoir un mouvement oscillatoire


autour de θ = 0), il faut que :

 C g
− > 0 =⇒ C > mgℓ
mℓ2 ℓ

5D La période T des petites oscillations :

v
u
u
t ℓ C
T = 2π =⇒ A =
C mℓ
−g
mℓ

6D La sensibilité :
◮ Pour un pendule simple :
s
ℓ ∆T o ∆g
T o = 2π =⇒ =
g To 2g

◮ Pour le pendule de HOLWECK LEIAY :


s
ℓ ∆T ∆g
T = 2π =⇒ =
A−g T 2(A − g)

Le pendule de HOLWECK LEIAY est plus sensible si :

∆T ∆T o
> =⇒ A < 2g
T To

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.3. LES COUPLES

9.3 Les couples


9.3.1 Couple de force
Définition

− →

Deux forces F 1 et F 2 forment un couple de forces si :

− →− →−
• F 1 + F 2 = 0 : les deux forces ont même direction et norme par contre de sens
opposées.
−−→ →
− −−→ →
− →−
• Mo ( F 1 ) + Mo ( F 2 ) , 0 .

A2



F2


F1

d A1

−−→ −−→ →
− −−→ →

On appelle moment du couple qu’on note : Mc = Mo ( F 1 ) + Mo ( F 2 ) avec O un point
quelconque.
−−→ −−−→ → − −−−→ →−
Mc = OA1 ∧ F 1 + OA2 ∧ F 2 = Fd →
−u

Avec →
−u vecteur unitaire déterminé par la règle de la main droite.
Remarque


En général des forces F i forment un couple si :
P − →
N → − P
N −
−→ →− →−
◮ Fi = 0 et Mo ( F i ) , 0 ( O un point quelconque).
i=1 i=1

N.B : L’action d’un couple sur un corps est de le faire tourner.

9.3.2 Couple de torsion


◮ Lorsqu’on tord un fil d’un angle θ, alors il exerce un couple de rappel tel que :

−−→
M = −Cθ→
−u

◮ L’énergie potentielle de torsion est :

1
E p,t = Cθ2
2

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.3. LES COUPLES

◮ Pour un fil métallique cylindrique, de longueur ℓ, de diamètre d ; la constante de tor-


sion C est donné par la loi de Coulomb :

d4
C=χ

Avec χ une constante caractéristique du métal.
Activité
Pendule de torsion
Une barre AB de longueur ℓ, et de masse négligeable ; porte à ses extrémités
deux masses ponctuelles identiques (m), suspendue en son milieu O par un fil
métallique de constante de torsion C .
On tourne la barre AB dans un plan horizontal d’un angle θo , et on la lâche sans
vitesse initiale.
Établir la période des oscillations.

z
❘❘
❘❘
❘❘

A(m)
b
θ b
O B(m)
b

d−
→(M/R) −−→ →
σ o − −−→ →
− −−→
Le TMC donne : = Mo ( P ) + Mo ( R ) + Mo (torsion)
dt
Sachant que :
◮ −
→(M/R) = −
σ σ→(M/R)(A) + −
σ →(M/R) = 1 mℓ2 θ̇2 →
→(M/R)(B) =⇒ −
σ −
ez
o o o o
2
−−→ →
− −−→ −g + −
−→ −g = →

◮ Mo ( P ) = OA ∧ m→ OB ∧ m→ 0
−−→ →

◮ Mc = −Cθ ez couple de torsion.
Alors l’équation différentielle :
2C
θ̈ + θ=0
mℓ2
• C’est l’équation différentielle d’un oscillateur harmonique.
• La pulsation propre :
r
2C
ωo =
mℓ2

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CHAPITRE 9. THÉORÈME DU MOMENT CINÉTIQUEMPSI-2/LYDEX 9.3. LES COUPLES

• La période propre des oscillations :


r
mℓ2
T o = 2π
2C

• La solution est :
θ(t) = A cos ωo t + B sin ωo t
Si les C.I sont θ(t = 0) = θo et V = 0 ( sans vitesse initiale) alors :

θ(t) = θo cos ωo t

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CHAPITRE 10

OSCILLATEUR LINÉAIRE À UN DEGRÉ DE LIBERTÉ

10.1 Rappel sur l’oscillateur harmonique


L’équation différentielle d’un oscillateur harmonique, au voisinage d’une position d’équi-
libre stable est :
aẌ + bX = c
avec (a, b) ∈ R2+ et c ∈ R , qu’on peut écrire :

c
aẌ + b(X − ) = 0
b

On pose :
c b
x=X− ; ω2o =
b a
c
◮ x : l’élongation repérée à partir de la position d’équilibre stable ( xe = 0 =⇒ Xe = ).
b

◮ ωo = pulsation propre.
To
Ce qui permet d’écrire la forme canonique de l’oscillateur :

ẍ + ω2o x = 0

La solution de cette équation donne :


x(t) = Xm cos(ωo t + ϕ) =⇒ ẋ = −Xm ωo sin(ωo t + ϕ)
Dans le cas de l’oscillateur élastique ( masse + ressort) k = mω2o on obtient pour :
1 1
◮ E p = kx2 (+cte = 0) =⇒ E p = kXm2 cos2 (ωo t + ϕ)
2 2
1 2 1 1
◮ Ec = m ẋ =⇒ Ec = mωo Xm sin2 (ωo t + ϕ) = kXm2 sin2 (ωo t + ϕ)
2 2
2 2 2
1 2
◮ E m = Ec + E p = kXm = cte caractéristique d’un système conservatif.
2
Calculons la valeur moyenne des énergies sur une période T .
On rappelle que :
1
< cos2 x >=< sin2 x >=
2
129
CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

1RT
• < E p >= E p dt
T 0
1
< E p >= kXm2
4

1RT
• < Ec >= Ec dt
T 0
1
< Ec >= kXm2
4

1 RT
• < Em >= E m dt
T 0
1
< E m >= kXm2
2

On retient que :
< Em >
< Ec >=< E p >=
2
Ainsi la trajectoire de phase est une ellipse dans le plan (x, ẋ), ou un cercle dans le plan

(x, )
ωo

ẋ, ωẋo

10.2 Régime libre d’un oscillateur linéaire amorti


10.2.1 Forme canonique de l’équation différentielle
On s’intéresse à un oscillateur linéaire amorti par un frottement fluide visqueux (du à
l’action d’un fluide et proportionnel à la vitesse ).
L’équation différentielle d’un tel oscillateur s’écrit :

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

aẌ + hẊ + bX = c

avec (a, h, b) ∈ R3+ et c ∈ R.


On pose pour la suite :

r
b
ωo =
a

La pulsation propre de l’oscillateur

h ωo 1
= 2α = =
a Q τ
• α : la constante d’amortissement.
• τ : le temps de relaxation (c’est le temps nécessaire pour que l’amplitude se divise par
e).
• Q : le facteur de qualité.

c
x=X−
b

l’élongation repérée à partir de la position d’équilibre


La forme canonique de l’équation différentielle d’un oscillateur linéaire amorti par un
frottement fluide visqueux s’écrit donc :

ẍ + 2α ẋ + ω2o x = 0

Remarque
Dans ce cas, l’énergie mécanique est une fonction décroissante du temps, en
effet :

δEm →
− →

= P ( F f ) = −h V 2 < 0
dt

10.2.2 Différents régimes libres amortis


On a :
⊲ l’équation différentielle : ẍ + 2α ẋ + ω2o x = 0
⊲ Le polynôme caractéristique : r2 + 2αr + ω2o = 0
1
⊲ Le discriminant : ∆′ = α2 − ω2o = (α + ωo )(α − ωo ) = ω2o ( − 1)
4Q2

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

10.2.2.1 Régime apériodique


1
∆′ > 0 =⇒ α > ωo =⇒ Q <
2 p
Deux racines réelles distinctes : r± = −α ± α2 − ω2o
√ √
r+ t r− t −αt α2 −ω2o t − α2 −ω2o t
x(t) = Ae + Be =⇒ x(t) = e [Ae + Be ]

Lorsque t → ∞, e−αt l’emporte ; d’où x → 0 sans osciller : c’est le régime apériodique.

Representation graphique

x(t)

Régime apériodique

Le portrait de phase du régime apériodique

v(t)

x(t)

Régime apériodique : trajectoire dans le plan de phase est ouverte.

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

10.2.2.2 Régime critique


1
∆′ = 0 =⇒ α = ωo =⇒ Q =
2
Deux racines réelles confondues : r+ = r− = −α

x = (Ac + Bc t)e−αt

Quand t → ∞, x → 0 rapidement sans osciller : c’est le régime critique.

Representation graphique

x(t)

Le portrait de phase du régime critique

v(t)

x(t)

Régime critique : trajectoire dans le plan de phase est ouverte.

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

10.2.2.3 Régime pseudo-périodique


1
∆′ < 0 =⇒ α < ωo =⇒ Q >
2
∆′ = α2 − ω2o = i2 Ω2 avec :Ω2 = ω2o − α2
Deux racines complexes conjuguées : r1 = −α + iΩ et r2 = −α − iΩ ; donc la solution
s’écrit :
x(t) = e−αt (A cos Ωt + B sin Ωt) = xo e−αt cos(Ωt + ϕ)

C’est une fonction pseudo-périodique d’amplitude Xm = xo e−αt variable en fonction du


temps : Xm t → +∞ 0
−−−−−−→

Representation graphique

x(t)

Le portrait de phase du régime pseudo-périodique

2019/2020 Page -134- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

v(t)

x(t)

Portrait de phase en régime pseudo-périodique

Le point O attire toutes les trajectoires dans le plan de phase ; qui correspond à
la position d’équilibre stable.

La pseudo-période est :

2π To To
T= = r = r > To
Ω α 2 1
1−( ) 1−
ωo 4Q2

10.2.3 Décrément logarithmique


On définit le décrément logarithmique par :

δ = αT

cœfficient sans unité

On a :
⊲ x(t) = Ae−αt cos(Ωt + ϕ)
⊲ x(t + nT ) = Ae−α(t+nT ) cos(Ωt + nΩT + ϕ) = e−αnT x(t)
x(t) x(t)
D’où : = eαnT =⇒ αnT = ln
x(t + nT ) x(t + nT )

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

On en déduit que :
1 x(t)
δ = αT = ln
n x(t + nT )

Si n = 1 alors :
x(t)
δ = αT = ln
x(t + T )

10.2.4 Interprétation physique


10.2.4.1 Facteur de qualité
Hypothèse : L’amortissement très faible (α → 0 =⇒ Q ≫ 1 =⇒ ωo ≫ α)
−αt
r cos(Ωt + ϕ)
• x(t) = Ae
1
• Ω = ωo 1 − ≃ ωo
4Q2
• T = To
D’où : x(t) = Ae−αt cos(ωo t + ϕ)
1 1
• E p = kx2 = kA2 e−2αt cos2 (ωo t + ϕ)
2 2
1 2 1 2
• Ec = m ẋ = A m[−ωo e−αt sin(ωo t + ϕ) − αe−αt cos(ωo t + ϕ)]2
2 2
Or les fonctions cos et sin sont bornées ; ainsi α ≪ ωo donc :
1
Ec ≃ mA2 ω2o e−2αt sin2 (ωo t + ϕ)
2

1
E m = kA2 e−2αt
2

Question : Que vaut la diminution relative de l’énergie mécanique au cours d’une pseudo-
E m (t) − E m (t + T )
période, c’est à dire : ?
E m (t)
1 1
• E m (t) = kA2 e−2αt • E m (t + T ) = kA2 e−2α(t+T )
2 2
E m (t) − E m (t + T )
= 1 − e−2αT o
E m (t)


Or αT ≃ α = αT o ≪ 1 =⇒ 1 − e−2αT o ≈ 2αT o
ωo
D’où :
E m (t) − E m (t + T ) 2α2π 2π
≃ 2αT o = =
E m (t) ωo Q
Donc :
E m (t)
Q = 2π
E m (t) − E m (t + T )

c’est à dire :

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.2. OSCILLATEUR LIBRE

énergie de l’oscillateur
Q = 2π
énergie perdue pendant une pseudo-période

10.2.4.2 Temps de relaxation


(Énoncé voir TD)
Activité
Un point matériel M de masse m, mobile sur un axe horizontal Ox et soumis

− →

à une force de frottement visqueux de type : R = −λ ẋ . Ce point est relié par
l’intermédiaire
r d’un ressort de raideur k à un point A d’abscisse xA . On pose
k λ
ωo = ;α= et on supposera α ≪ ωo .
m 2m
1 A quoi correspond cette hypothèse ?
2 Le point A étant supposé fixe, on écarte M de sa position d’équilibre, et on
l’abandonne sans vitesse initiale. Calculer l’intervalle de temps τ au bout
duquel l’amplitude du mouvement est divisée par e = 2,718.

1 On a : ẍ + 2α ẋ + ω2o x = 0 ; α ≪ ωo (amortissement trop faible : oscillations isochrones


(T=cte).
2 v(0) = 0
p
On a : x = xo cos(Ωt + ϕ) avec Ω= ω2o − α2 ≃ ωo
Donc : x = xo cos(ωo t + ϕ)
• A t = 0, on a : Xm = xo cos ϕ .
• ẋ = xo e−αt [−α cos(ωo t + ϕ) − ωo sin(ωo t + ϕ)]
α
• v(0) = 0 =⇒ tan ϕ = − ≪ 1 =⇒ ϕ → 0
ωo
• ϕ → 0 =⇒ xo = Xm
On conclut que : Xm (t) = xo e−αt =⇒ Xm (t + τ) = xo e−τα e−αt
xo e−αt
Si le rapport des amplitudes est e, alors : = e Alors :
xo e−τα e−αt

1
τ=
α

Définition
Le temps d’amortissement τ correspond au temps nécessaire pour que l’ampli-
tude se divise par e

2019/2020 Page -137- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.3. OSCILLATIONS FORCÉES

10.3 Oscillations forcées -Résonance


Pour maintenir l’amplitude des oscillations constante, il faut fournir une énergie égale
à celle perdue par les frottements à l’aide d’une force excitatrice qui impose une fré-
quence ; d’où la naissance des oscillations forcées.
Prenons l’exemple (masse-ressort) et appliquons la R.F.D.

− →
− → − → −
F (t) + f + P + T = m→ −a (M/R )

− → −
avec : P + T = −kx → −
ex
donc : −kx − λ ẋ + F(t) = m ẍ
=⇒ m ẍ + λ ẋ + kx = F(t)
1
L’équation canonique est : ẍ + 2α ẋ + ω2o x = F(t)
m
Avec :
λ ωo 1
◮ 2α = = = : constante d’amortissement.
m
r Q τ
k
◮ ωo = : la pulsation propre.
m
La solution de cette équation différentielle est la somme de deux fonctions :
• solution de l’équation homogène xt (t) qui décrit le régime transitoire ( disparaît après
quelques τ).
• solution particulière x p (t) qui décrit le régime établi.
Donc : x(t) = xt (t) + x p (t) ; avec :
• xt (t) dépend du signe de ∆′ .
• x p (t) = X cos(ω p t + ϕ p ).
Si F(t) = F o cos(ωt + ϕF ) ; alors la solution est en régime établi est : x(t) = X cos(ωt + ϕ x )

10.3.1 Détermination de l’amplitude X et la phase ϕ =


ϕ x − ϕF
Pour :
• x = X cos(ωt + ϕ) ; on associe x(t) = Xei(ωt+ϕ) = Xeiωt , avec : X = Xeiϕ
Pour : F = F o cos(ωt + ϕF ), on associe : F = F o eiωt
F(t) F(t)
• Pour : ẍ + 2α ẋ + ω2o x = on associe : ẍ + 2αẋ + ω2o x =
m m
Fo
Ce qui donne : −ω X + 2αiωX + ωo X =
2 2
m
F o eiϕF /m
X = Xeiϕx = = f (ω)
(ω2o − ω2 ) + 2iαω

Donc :
• X représente le module de f (ω) ; X =| f (ω) |
• ϕ x représente l’argument de f (ω)

Fo 1
X= p
m (ωo − ω )2 + 4α2 ω2
2 2

2αω
tan ϕ = tan(ϕ x − ϕF ) = −
ω2o− ω2

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.3. OSCILLATIONS FORCÉES

10.3.2 Étude de la résonance d’amplitude :


On pose :
ω
• r= > 0 =⇒ ω = rωo
ωo
Fo
• Xo =
m
On en déduit que :
Xo
X= s = X(r)
r2
ω2o (1 − r2 )2 + 2
Q

1 2
• Si 1 − 2
≤ 0 =⇒ Q ≤ : pas de résonance d’amplitude.
2Q √2
1 2
• Si 1 − 2
> 0 =⇒ Q > : on a résonance d’amplitude.
2Q 2
Representation graphique de la fonction X(r) pour quelques valeurs de Q

10.3.3 Calcul énergétique


Pour simplifier on choisi ϕF = 0 ; donc ϕ = ϕ x

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.3. OSCILLATIONS FORCÉES

10.3.3.1 Énergie perdue


En régime permanent, on a : δW p = −λ ẋdx = −λ ẋ2 dt
λX 2 ω2
δWP = − [1 − cos(2(ωt + ϕ))] dt
2
Au cours
R T d’une période on a :
W p = 0 δW p =⇒
λX 2 ω2 T
Wp = − = −λX 2 πω < 0
2

10.3.3.2 Énergie gagnée


δWg = F(t)dx = F(t) ẋdt =⇒ δWg = −F o cos ωtXω sin(ωt + ϕ)dt
=⇒ δWg = −F o ωX[cos ωt. sin(ωt + ϕ)]
F o ωXdt
=⇒ δWg = − [sin(2(ωt = ϕ)) − sin(−ϕ)]
2
F o ωX 1
=⇒ Wg = − [(sin ϕ)t − cos(2(ωt + ϕ))]T0
2 2ω
Wg = −F o πX sin ϕ
Xo X sin ϕ 2αω
Or : X = Xeiϕ = 2 2
= −iϕ =⇒ − =
(ω − ω ) + 2iαω e X Xo
Donc :
Wg = 2πX 2 ωmα = πX 2 ωλ > 0

D’où :

Wg = |W p |

Ce qui montre que l’énergie perdue par frottement et totalement fournie par la force
excitatrice F(t).

10.3.4 Résonance de vitesse


En régime établi, on pose v(t) = Vm cos(ωt + ϕv ) Avec :

Xo r/ωo
Vm = ωX = s
r2
(1 − r2 )2 +
Q2

dVm
= 0 =⇒ r = 1
dr

Représentation graphique

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.3. OSCILLATIONS FORCÉES

Vm

10.3.5 Bande passante


Énoncé voir TD
a
xA = a cos ωt, l’équation différentielle sera donc : ẍ + 2α ẋ + ω2o x = cos ωt
m
La solution du régime établi s’écrit : x = A cos(ωt + ϕ)
En notation complexe : (−ω2 + ω2o ) + 2iαωo = a/m
a/m a 1
A= p = 2
s avec Q = ωo /2α
(ω2o − ω2 )2 + 4α2 ω2 mωo r 2
(1 − r2 )2 + 2
Q
α ≪ ωo =⇒ Q → ∞ donc
a 1
A= 2
s : la résonance aura lieu pour r = 1 et par conséquent :
mωo 2
r
(1 − r2 )2 + 2
Q

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.4. ANALOGIE : ELECTRIQUE/MÉCANIQUE

a aωo a
Am = 2
Q= 2
=⇒ Am =
mωo 2mωo α 2mαωo
Am A2m
La bande passante [ω1 , ω2 ] est telle que : A > √ =⇒ A2 >
2 2
• ω4 − 2ω2 (ω2o − 2α2 ) + ω4o − 8α2 ω2o = 0
• ∆′ = 4α2 ω2o
1
• ω2 = (ω2o − 2α2 ) ± 2αωo ≃ ω2o ± 2αωo = ω2o (1 ± )
Q
1 1/2 1
• ω2 = ωo (1 + ) = ωo (1 + )
Q 2Q
1 1
• ω1 = ωo (1 − )1/2 = ωo (1 − )
Q 2Q
ωo 2
• ∆ω = = 2α =
Q τ
Donc le résultat fondamental :

∆ω.τ = 2

ωo
Q=
∆ω

10.4 Analogie : Electrique/Mécanique


Grandeur électrique Grandeur mécanique
1
Lq̈ + Rq̇ + q = e(t) m ẍ + λ ẋ + kx = F(t)
C
L m
λ R
C 1/k
q x
i v
e(t) F(t)
1 2 1 2
Li m ẋ
2 2
1 2 1 2
q kx
2C 2 r
1 k
ωo = √ ωo =
rLC √ m
1 L km
Q= Q=
R C λ

Activité
Le pendule élastique

On considère une masse M homogène, de masse volumique ρ et de volume V , plongée


dans l’eau (masse volumique ρe ). Cette masse est suspendue à un ressort de raideur k et
de longueur à vide lo , accroché en un point A .

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.4. ANALOGIE : ELECTRIQUE/MÉCANIQUE

Soit (Oz) un axe vertical orienté vers le bas, le point A est fixe à la cote zA = 0. On
s’intéresse au mouvement suivant (Oz) de la masse et on note z la côte du centre de
gravité G de la masse. A l’équilibre la masse est située en z = h. On négligera la hauteur
de la masse M devant h. Soit R le référentiel terrestre supposé galiléen.

A
zA = 0

M z

1- Écrire la condition d’équilibre de la masse M dans R .


2- En déduire l’équation différentielle du mouvement de l’oscillation de M. On écrira
une équation reliant z et ses dérivées, M , k et h. Donner la pulsation propre ωo de cet
oscillateur. On négligera les frottements dans cette question.
3- Commenter le fait que ωo ne dépende pas de l’intensité de la poussée d’Archimède. Y
a-t-il un terme de l’équation différentielle précédente qui en dépende ?
4- On tient compte d’une force de frottement visqueux, colinéaire à la vitesse et d’in-

− →

tensité F = −α V (identique dans tous les référentiels) de l’eau sur la masse M . Donner
la nouvelle équation différentielle vérifiée par z. En se plaçant dans le cas d’un amortis-
sement faible, donner sans calcul l’allure de la fonction z(t) avec les conditions initiales
suivantes : à t = 0, z = h1 > h et la vitesse initiale est nulle.
5- A l’aide d’un piston, on impose à l’extrémité A du ressort, un mouvement vertical si-
nusoidal d’amplitude zAm ; donc zA (t) = zAm cos(ωt). Écrire dans le référentiel R ’ , lie à A,
l’équation différentielle vérifiée par z′ cote de G dans R ’.
6- Calculer l’amplitude des oscillations de la masse M dans R ’. On utilisera la notation
M ω
complexe et on fera apparaître les constantes ωo ,τ = et la variable x =
α ωo
7- Dans ce dispositif, l’intérêt du ressort est de permettre d’obtenir des oscillations de
la masse d’amplitude supérieure à celle de l’excitation. Chercher un intervalle de pulsa-
tions pour lequel cette condition est vérifiée. Vous montrerez que cet intervalle existe si
la masse M est supérieure à une certaine valeur que vous préciserez.
8- Si la condition précédente est vérifiée, pour quelle pulsation l’amplitude d’oscillation
de la masse M est-elle maximale ?

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.4. ANALOGIE : ELECTRIQUE/MÉCANIQUE

O
A
zA

M z

1- La condition d’équilibre de la masse M dans R .

Mg = F A + k(h − lo )

2- L’équation différentielle du mouvement de l’oscillation de M.


On projette la RFD sur l’axe Oz on obtient :

Mz̈ = Mg − αż − F A − k(z − lo ) = Mg − αż − F A − k(z − h) − k(h − lo )

La condition d’équilibre donne :

Mz̈ + αż + k(z − h) = 0

r
k
La pulsation propre : ωo = .
M
3- ωo ne dépend que des paramètres intrinsèques du système.
Le terme de l’équation différentielle précédente qui en dépend est h la position d’équi-
libre.
En général, toute force constante n’apparait pas dans l’équation différentielle,
son rôle est de modifier la position d’équilibre.
4- La nouvelle équation différentielle vérifiée par z.

Mz̈ + αż + k(z − h) = 0 =⇒ z̈ + 2λż + ω2o (z − h) = 0

α
Avec λ = ≪ ωo amortissement faible.
2M
Dans ce cas la solution est de la forme :
q
−λt
z(t) = h + Ae cos(Ωt + ϕ) Ω = ω2o − λ2

A et ϕ Deux constantes d’intégration à déterminer par les C.I.


Comme : λ ≪ ωo =⇒ Ω ≃ ωo , ainsi :

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.4. ANALOGIE : ELECTRIQUE/MÉCANIQUE

◮ z(t = 0) = h1 =⇒ h1 = h + A cos ϕ
λ
◮ ż(t = 0) = 0 =⇒ tan ϕ = − → 0 c’est à dire ϕ → 0. On en déduit que
ωo

z(t) = h + (h1 − h)e−λt cos ωo t

Représentation graphique de z(t) pour h = 5 ,h1 = 6 , λ = 0.2 et ωo = 10.


z

5- L’équation différentielle.

Mz̈ + αż + k(z − h) = kzA

En posant y = z − h on obtient :

1
ÿ + ẏ + ω2o y = ω2o ZAM cos ωt
τ

6- On cherche une solution qui décrit le régime permanent sous la forme : y(t) = Ym cos(ωt+
ϕ) ; et en notation complexe, on trouve :

ZAM
Ym = s
x2
(1 − x2 )2 +
τ2 ω2o

La représentation graphique de YM en fonction de la pulsation réduite x.

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CHAPITRE 10. OSCILLATEUR MÉCANIQUE MPSI-2/LYDEX 10.4. ANALOGIE : ELECTRIQUE/MÉCANIQUE

Ym

ZAM

x1 x

7- L’ intervalle de pulsations est [0, ω1 = x1 ωo ]. telle que ZAM = YM , c’est à dire x1 solution
de
x2
(1 − x2 )2 + =1
τ2 ω2o

La solution est :
1
x21 = 2 −
τ2 ω2o
1 α2
Si 2 − 2 2 > 0 =⇒ M > = Mc , alors :
τ ωo 2k
s
1
ω1 = ωo 2−
τ2 ω2o

dYM
8- L’amplitude d’oscillation de la masse M est maximale si = 0.
dx
s
1
ωR = ωo 1+
2τ2 ω2o

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CHAPITRE 11

MOUVEMENTS DANS UN CHAMP DE FORCES


CENTRALES CONSERVATIVES, MOUVEMENT
NEWTONIEN

11.1 Généralités sur les forces centrales


11.1.1 Définition
Définition


On appelle force centrale, une force F dont la direction passe toujours par un
point fixe O.

Exemples
• Tension du ressort.

− GmM −
• Force gravitationnelle : F = − 2 → er
r

− 1 q1 q2 →

• Force coulombienne : F = er
4πεo r2
• La tension du fil dans le pendule simple.

−−→
→− →− →
− OM
Son expression en coordonnées sphériques s’écrit : F = F(r, θ, ϕ) er ; avec : er =
r
z


F

•M


ez
O


ey


ex y

147
CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.1. GÉNÉRALITÉS

11.1.2 Moment cinétique, Loi des aires


11.1.2.1 Conservation du moment cinétique
Appliquons le TMC en O, point fixe dans R supposé galiléen

d−
→(M/R)
σ o −−→ →
− d−
→(M/R)
σ o −−→ → −
= Mo ( F ) =⇒ = OM ∧ F
dt /R dt /R
d−
→(M/R)
σ
= r→ −
er ∧ F →

o
=⇒ er
dt /R
d−σ→(M/R)
o →

=⇒ =O
dt /R

→(M/R) = −

σ

cte
o

Conclusion:
Le moment cinétique d’une force centrale est conservatif.

11.1.2.2 Planéité de la trajectoire


−−→ →
− −→
On a : −
→(M/R) = OM ∧ m V (M/R) = cte ; donc le mouvement est plan : C’est la première
σ o
loi de Kepler.
On choisit les coordonnées cylindriques, avec :


→(M/R) = σ →
σ −
o o ez

Par conséquent :
−−→ →−
◮ Le vecteur position :OM = r er


◮ La vitesse : V (M/R) = ṙ →

er + rθ̇ →


◮ L’accélération : a (M/R ) = (r̈ − rθ̇2 ) →

− −
er + (2ṙθ̇ + rθ̈) →


−−→ →−
◮ Le moment cinétique : σo = OM ∧ m V (M/R) =⇒ σo = mr2 θ̇ → −
ez
D’où :
σo = mr2 θ̇ = mC

Avec :
σo
C = r2 θ̇ =
m

Constante des aires

Remarque
→ =→
Si −
σ

0 =⇒ θ̇ = 0 : c’est à dire que le mouvement se fait dans la direction de →

er .
o
C’est un mouvement rectiligne.

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.1. GÉNÉRALITÉS

11.1.2.3 Vitesse aréolaire. Loi des aires


−−→
Déterminons dA l’aire (surface) élémentaire balayée par le vecteur OM entre les instants
t et t + dt.
y

M ′ (t + dt)

dA


ey M(t)



ex x

On a :
1 −−→ −−→ 1
dA = k OM ∧ d OM k=⇒ dA = k r →

er ∧ (dr →

er + rdθ →

eθ ) k
2 2

1
dA = r2 dθ
2

dA −−→
On définit la vitesse aréolaire ; comme la surface balayée par le vecteur OM pen-
dt
dant l’unité de temps :
dA 1 2 C σo
= r θ̇ = = = cte
dt 2 2 2m

Conclusion:

Loi des aires (deuxième loi de Kepler):


−−→
Le vecteur OM balaye des surfaces égales pendant des intervalles de
temps égaux.

11.1.3 Formules de Binet(H.P)


On a :


• V (M/R) = ṙ →

er + rθ̇ →

eθ =⇒ V 2 = ṙ2 + r2 θ̇2 .
1 dr 1
• On pose : u = =⇒ =− 2
r du u
dr dr du dθ du
• ṙ = = ( )( )( ) = −r2 θ̇
dt du dθ dt dθ
dr du
= −C
dt dθ

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.2. FORCES CONSERVATIVES

Donc :
du 2
V 2 = C2 [( ) + u2 ]

C’est la première formule de Binet

De même on a : →
−a (M/R ) = (r̈ − rθ̇2 ) →

er + (2ṙθ̇ + r2 θ̈) →


Or :

1 d(r2 θ̇) 1 dC
aθ = 2ṙθ̇ + r2 θ̈ = = =0
r dt r dt

d du d du dθ d2u
• r̈ = [−C ] = −C ( ) = −C2 u2 2
dt dθ dθ dθ dt dθ
2
C
• rθ˙2 = r 4 = C2 u3
r
2
−a (M/R ) = −C2 u2 ( d u + u) →
→ −
er
dθ 2

C’est la deuxième formule de Binet

Activité
Déterminer la loi de forces centrales F(r), lorsque :
• r = k exp θ • r = kθ

11.2 Forces centrales conservatives




On suppose que la force centrale F est conservative, c’est à dire qu’il existe une énergie
potentielle E p telle que :


− −−→
dE p = − F .d OM =⇒ dE p = −F r dr

On en déduit que, l’énergie potentielle ne dépend que de la distance r, elle ne dépend ni


de θ ; ni de ϕ.
Z
E p (r) = − F(r)dr + cte

1 2 1 2 2
Par conséquent : E m = Ec + E p =⇒ E m = mṙ + mr θ̇ + E p (r)
2 2
σo C
Or : θ̇ = 2
= 2 par conséquent :
mr r

1 2 σ2o 1
E m = mṙ + + E p (r)
2 2m r2

On pose :
1
◮ Ec,r = mṙ2 : l’énergie cinétique radiale.
2
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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.2. FORCES CONSERVATIVES

σ2o 1
◮ E p,e f f )(r) = + E p (r) : l’énergie potentielle effective (ou efficace).
2m r2
Puisque le système est conservatif alors :

1 σ2 1
E m = cte = mṙ2 + o 2 + E p (r) = E o
2 2m r

C’est l’intégrale première de l’énergie

Remarques

1
Ec,r = mṙ2 > 0 =⇒ E m > E p,e f f
2
1
◮ Ec,r = mṙ2 = 0 =⇒ ṙ = 0 c’est à dire que r est extremum.
2
• Pour une trajectoire circulaire : r = R =⇒ Ec,r = 0 ; c’est à dire :

E m (circulaire) = E p,e f f = E o

• Pour une trajectoire elliptique avec origine au foyer :




VP
M

r
θ
• •
A F′ F P



VA

On a au points :
• P appelé périgée (le point le plus proche au foyer origine) :

rP = rmin =⇒ ṙP = 0

• A appelé apogée (le point le plus éloigné du foyer origine) :

rA = rmax =⇒ ṙA = 0
→−
Comme : V = ṙ →

er + rθ̇ →

eθ ; alors :

VA = rA θ̇A ; VP = rP θ̇P

Relation entre VA et VP :
Comme : C = r2 θ̇ = r(rθ̇), alors :

rA VA = rP VP

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

11.3 Cas du champ newtonien


11.3.1 L’approche énergétique
On suppose que la force est newtonnienne ; c’est à dire :


− α −
F =− 2→
er
r



◮ Si F est attractive (interactions gravitationnelle ou coulombienne entre deux charges
de signe contraire) alors α > 0.
→−
◮ Si F est repulsive (interactions coulombienne entre deux charges de même signe )
alors : α < 0.
L’énergie potentielle avec référence à l’infini, est donc :


− α − α
F =− 2→
er =⇒ E p (r) = −
r r

Remarque
Le signe de l’énergie potentielle :
→−
• Si F est attractive alors E p (r) < 0.
→−
• Si F est repulsive alors E p (r) > 0.

Représentation de l’énergie potentielle effective




Cas ou F est repulsive :
E p,e f f

Em

rd r

r > rd =⇒ état de diffusion



Cas ou F est attractive :

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

r1
r ∈ [r1 , ∞[ : état de diffusion (trajectoire : parabole ou hyperbole)
Em

r′ ro r” r3

Em
r ∈ [r2 , r3 ] état lié (trajectoire : cercle ou ellipse)

r2

σ2o m
• E p,e f f = 0 =⇒ r′ =

dE p,e f f σ2 m
• = 0 =⇒ ro = o = 2r′
dr α
d 2 E p,e f f 3σ2om
• = 0 =⇒ r” = = 3r′
dr2 2α

11.3.2 L’équation de la trajectoire


11.3.2.1 Relation fondamentale de la dynamique


On a : F = m→
−a (M) ; or :

− α −
F =− 2→ er avec α ∈ R.
r
• α < 0 =⇒ repulsion (q1 .q2 > 0).
• α > 0 =⇒ attraction : soit (q1 .q2 < 0) ; soit gravitation.
2
σo −a (M) = −C2 u2 ( d u + u) →
On sait que : C = r2 θ̇ = ; ainsi : → 2

er
m dθ
2
d u α
Donc : −mC2 u2 ( 2 + u) = − 2 = −αu2
dθ r

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

d2u α αm
+ u = + =
dθ2 mC2 σ2o

La solution de cette équation est :


αm
u = A cos(θ − θo ) + avec A et θo sont des constantes déterminées par les conditions
σ2o
initiales.
Cette solution peut s’écrire :

1 αm Aσ20
= u = 2 (1 + cos(θ − θo ))
r σ0 αm

On pose :
σ20 Aσ2
p=| | k e = | 0|
αm αm
C’est l’équation d’une conique ; avec :
p √
• a= • b= ap • c = ea
|1 − e2 |
11.3.2.2 Vecteur Range-Lenz
On définit le vecteur de Range-Lenz, pour une force centrale de forme :

− α
F = − 2 ; par :
r

− 1→− →
A = (V ∧ −
σo (M/R)) − →

er
α


dA
Montrons que ce vecteur est constant au cours du temps ; pour cela calculons :
dt
→−
dA 1 − −
= [→ a ∧σ→(M/R)] − θ̇ →
o


dt α
→−
dA 1 α − C −
=⇒ = [− 2 → er ∧ mC →

ez ] − 2 →eθ
dt α mr r


dA C − C→ →−
=⇒ = 2→ eθ − 2 −
eθ = 0
dt r r


− 1→− → −→
A = (V ∧ −
σo (M/R)) − →

er = cte
α
La constante est déterminée par les conditions initiales, ou des conditions particulières.
Sachant que :


• V = ṙ →

er + rθ̇ →

eθ et −
→(M/R) = mC →
σ o

ez alors :


− mC2 mC → −→
A =( − 1) →

er − ṙ −
eθ = cte
αr α

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

Remarque
Les conditions particulières :


Si ṙ = 0 c’est à dire r est extrémale, alors A// →

er .

On pose :


e = kAk > 0

Donc calculons e2 au lieu de e :


mC2 mC 2
e2 = ( − 1)2 + ( ṙ)
αr α
2mC2 1 2 mC2 α
=⇒ e2 = [ mṙ + 2 − ] + 1
α2 2 2r r
1 2 mC2 α
Or : E m = mṙ + −
2 2r2 r
On tire que :

2 2mC2 α2 2 mα2 2
e −1= E m =⇒ E m = (e − 1) = (e − 1)
α2 2mC2 2σ2o


− −−→ →

Calculons la quantité A .OM = A .→
−r :

− −−→ mC2 mC2
A .OM = ( − 1)r = er cos θ =⇒ r = + er cos θ
αr α
mC2
r= α
1 + e cos θ
C’est l’équation d’une conique de paramètre :

mC2
p=
|α|

Et d’excentricité :


e = kAk

Discussion :
◮ Si e = 0 =⇒ A = cte = 0 =⇒ E m < 0 : trajectoire circulaire.
◮ Si 0 < e < 1 =⇒ E m < 0 : trajectoire elliptique.
◮ Si e = 1 =⇒ E m = 0 : trajectoire parabolique.
◮ Si e > 1 =⇒ E m > 0 : trajectoire hyperbolique.

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

Remarque
Pour une trajectoire elliptique :
y

M
b
rmax r
θ x
• •
A F′ O F rmin P
c

◮ En coordonnées cartésiennes, son équation est :

x2 y2
+ =1
a2 b2

Avec si a > b :

b2 √
c2 = a2 − b2 ; c = ea ; p= =⇒ b = ap
a
◮ En coordonnées polaires, son équation avec origine au foyer F est :

p
r=
1 + e cos θ

Avec :
0<e<1
p
◮ Apogée (ṙ = 0) : rmax =
1−e
p
◮ Périgée (ṙ = 0) : rmin =
1+e
p
◮ Grand axe a : rmin + rmax = 2a =⇒ a =
1 − e2
√ p
◮ Petit axe b : b = ap =⇒ b = √
1 − e2

11.3.2.3 L’étude de quelques trajectoires


11.3.2.3.1 Trajectoire circulaire

C’est l’exemple des satellites autour de la terre.


GMT m s V2
La R.F.D dans le repère de Frenet donne : = m s ; donc :
r2 r

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

◮ La vitesse :
r
GMT
V=
r

◮ La période :
s
2π r3
T= =⇒ T = 2π
ω GMT

1 GmMT
◮ L’énergie mécanique : E m = Ec + E p =⇒ E m = mV 2 − , ce qui donne :
2 r

GmMT α
Em = − =−
2r 2r

11.3.2.3.2 Trajectoire elliptique

C’est l’exemple des planètes autour du soleil.


1 2 mC2 1 α
◮ L’énergie mécanique : E m = Ec + E p =⇒ E m = mṙ + − Pour ṙ = 0, on a deux
2 2 r2 r
solutions rmin et rmax qui sont solutions de l’équation :

mC2 1 α 2 mC2
Em = − =⇒ E m r + αr − =0
2 r2 r 2
La somme des solutions de cette équation du second ordre donne :
α
rmin + rmax = 2a = −
Em
Donc :
α GmM
Em = − =−
2a 2a
L’énergie mécanique est inversement proportionnelle au grand axe de l’ellipse.
◮ La période du mouvement :
mC2 √
et b = ap
On rappelle que : p =
α
dA C C
= =⇒ A = T = πab
dt 2 2
Donc :
C2 2 4
T = π2 a2 b2 =⇒ T 2 = 2 π2 a3 p
4 C
Or α = GmM on tire que
4π2 3 T2
T2 = a =⇒ 3 = cte
GM a

C’est la troisième loi de Kepler

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CHAPITRE 11. FORCES CENTRALES MPSI-2/LYDEX 11.3. CHAMP NEWTONIEN

Remarque
On a trouvé que :

Orbite circulaire Orbite elliptique

GmM GmM
L’énergie mécanique − −
2R 2a
s s
4π2 3 4π2 3
La période R a
GM GM

Donc, pour retrouver les expressions de l’énergie mécanique et la période du


mouvement elliptique à partir du mouvement circulaire, il suffit de remplacer le
rayon R par le grand axe de l’ellipse a.

11.3.2.3.3 Vitesse de libération

C’est la vitesse qu’il faut fournir à un objet depuis la terre pour qu’il s’échappe de l’at-
traction terrestre.
Son orbite doit être parabolique ou hyperbolique,
r c’est dire son E m > 0.
1 GmMT 2GMT p
Or : E m = mVo2 − > 0 =⇒ Vo > = 2go RT
2 RT RT
p
Vℓ = 2go RT = 11, 3 km/s = 40, 7.103 km/h

11.3.2.3.4 Rayon de la trajectoire circulaire d’un satellite géostationnaire

Un satellite est dit géostationnaire s’il a la même période de rotation T que la terre sur
elle même : T = 24 h = 86400
r s
2πR GMT
On a : V = Rω = =
T R

h T 2 GMT i1/3
R=
4π2

A.N : R = 42300 km = 6, 6 RT
Donc, sa hauteur h = R − RT = 36000 km = 5, 6 RT

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CHAPITRE 12

MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

12.1 Introduction
Soient R (Oxyzt) un référentiel galiléen, et R ′ (O′ x′ y′ z′ t′ ) un autre référentiel en mouve-
ment par rapport à R .

z
z′

R ′ (t′ )

R (t) O′ y′

O y

x′
x

• R = repère fixe dit repère absolu.


• R ′ = repère en mouvement dit repère relatif.
On rappelle qu’en mécanique classique, le temps est absolu, c’est à dire ne dépend pas
du référentiel et par conséquent :

tR = tR ′ = t =⇒ dtR = dtR ′ = dt

Dans la suite, on s’intéresse aux mouvements relatifs :


• Translation : Les axes de R ′ restent constamment parallèle à ceux de R .
• Rotation uniforme autour d’un axe.

159
MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN 12.2. L’ÉTUDE CINÉMATIQUE

12.2 L’étude cinématique


12.2.1 Axe instantané de rotation
12.2.1.1 L’étude d’un exemple
En coordonnées cylindriques, le vecteur →

er ainsi que →

eθ tournent autour de l’axe oz dans
le sens direct.


− →

ey →

eθ er

x


ex

d→ −
er d→−
er d→ −
eθ d→−

Que vaut ; ; et ?
dt /R ′ dt /R dt /R ′ dt /R
d→ −
er →

◮ = 0 ; car → −
er est un vecteur lié à R ′ .
dt /R ′
d→ −
er
◮ = ˙→


dt /R
d→−
er
Or : →−
eθ = → −
ez ∧ → −
er d’où : = ˙→

ez ∧ →
−er .
dt /R
Ainsi :
d→ −
eθ →

◮ = 0 ; car → −
eθ est un vecteur lié à R ′ .
dt /R ′
d→ −

◮ = −˙→ −
er
dt /R
d→−

Or : →

er = − → −
ez ∧ → −
eθ d’où : = ˙→

ez ∧ →−
eθ .
dt /R
On pose :



Ω = θ̇ →

ez = Ω →

ez

→−
Ω est appelé le vecteur instantanné de rotation du repère relatif R ’ par rapport
au repère absolu R ; il caractérise la rotation du repère relatif R ’ par rapport au repère
absolu R .
Par conséquent :

d→−
er →
− d→−
eθ →

= Ω ∧→

er = Ω ∧→


dt /R dt /R

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN 12.2. L’ÉTUDE CINÉMATIQUE

Conclusion:


Si A un vecteur lié au repère relatif R ’, alors :



dA →
− →−
= Ω ∧A
dt /R

Remarques

− →−
• Ω(R /R ′ ) = − Ω(R ′ /R )


• Ω est porté par l’axe de rotation.

− →− →

• Ω(R1 /R3 ) = Ω(R1 /R2 ) + Ω(R2 /R3 ) : Relation de châles.

12.2.1.2 Relation fondamentale de la dérivation vectorielle


~ un vecteur libre non lié à R ’, qu’on connaît ses composantes dans R ’ , et on désire
Soit A
le dériver par rapport à R .

z
z′

~
A

R O′ y′

R
O y

x′
x

On admet le résultat suivant :


− →

dA dA →
− →−
= + Ω ∧A
dt /R dt /R ′

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN 12.2. L’ÉTUDE CINÉMATIQUE

Remarque

~ est lié à R ’ alors on retrouve le résultat précédent.


1 Si A

− →

2 Pour un mouvement de translation : Ω = 0 D’où :


− →

dA dA
=
dt /R dt /R ′

C’est à dire, dériver par rapport à R ou R ’ c’et la même chose : autrement


dit la dérivation ne dépend pas du repère.

12.2.2 Composition des vitesses


Soit un point M mobile dans un référentiel relatif R ’, en mouvement par rapport à un
référentiel absolu R galiléen .
On appelle :
→− →

• La vitesse relative V r (M) = V (M/R ′ ) ; la vitesse du point M dans le référentiel relatif
R ’.
→− →−
• La vitesse absolue V a (M) = V (M/R ) ; la vitesse du point M dans le référentiel absolu
R.

− →

Quelle relation entre V (M/R ) et V (M/R ′ ) ?
−−→ −−−→ −−−→
−−→ −−−→′ −−− ′→ d OM d OO′ d O′ M
On a : OM = OO + O M =⇒ = +
dt /R dt /R dt /R
−−−
′→
→− →− dO M →
− −−−→
D’où : V (M/R ) = V (O′ /R ) + + Ω ∧ O′ M
dt /R ′


− →− →− →
− −−−→
V (M/R ) = V (M/R ′ ) + V (O′ /R ) + Ω ∧ O′ M

• On pose :

− →− →
− −−−→
V e (M) = V (O′ /R ) + Ω ∧ O′ M

vitesse d’entraînement de M

Par conséquent :

− →− → −
V (M/R ) = V e + V r


Si M ≡ A lié à R ′ , alors V (A/R ′ ) = ~0 donc :


− →− →
− −−→ → −
V (A/R ) = V (O′ /R ) + Ω ∧ O′ A = V e

La vitesse d’entraînement est la vitesse d’un point lié à R ′ , et qui coincide


à l’instant t avec le point M .

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN 12.2. L’ÉTUDE CINÉMATIQUE

Le point A est dit point coïncidant.


Remarques


• Dans le cas de la translation Ω = ~0 ; donc :


− →− → −
V (M/R ) = V r + V (O′ /R )

→− →
− −−→
• si O ≡ O′ , alors V e = Ω ∧ OM :


− →− →
− −−→
V (M/R ) = V r + Ω ∧ OM

• si O ≡ O′ et M lié à R alors :


− →
− −−→
V (M/R ) = Ω ∧ OM



C’est une rotation pure autour de l’axe Ω

12.2.3 Composition des accélérations


On a :
−−−→

− →− ′ d O′ M →
− −−−→
• V (M/R ) = V (O /R ) + + Ω ∧ O′ M
dt /R ′


•→−a (M/R ) = d V (M/R )
dt /R

− ′
d V (O /R )
• =→−a (O′ /R )
dt /R
−−−→ −−−→ −−−→
d d O′ M d d O′ M →− d O′ M −a (M/R ′ ) + →
− → −
• ( )= ( )+ Ω ∧( ) =→ Ω ∧ Vr
dt /R dt /R ′ dt /R ′ dt /R ′ dt /R ′
→− −−−→
d →− −−−
′→ dΩ −−−
′→ →
− d O′ M
• ( Ω ∧ O M) = ( )∧O M+ Ω ∧
dt /R dt /R dt /R
−−−′→
→−̇ −−→ → − dO M →
− −−−→
= Ω ∧ OM + Ω ∧ [ + Ω ∧ O′ M]
dt /R ′

→−̇ −−→ → − → − →− →− −−−→


= Ω ∧ OM + Ω ∧ V r + Ω ∧ ( Ω ∧ O′ M)
d’où :


−a (M/R ) = → −a (M/R ′ ) + 2→
−a (O′ /R ) + → − → − → − −−−→ → − → − −−−→
Ω ∧ V r + Ω̇ ∧ O′ M + Ω ∧ ( Ω ∧ O′ M)

On pose :

− −a (O′ /R ) + →
−̇ −−−→ → − →− −−−→
ae (M/R ) = → Ω ∧ O′ M + Ω ∧ ( Ω ∧ O′ M)

accélération d’entraînement.


− →− → −
ac (M/R ) = 2 Ω ∧ V r

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

accélération de Coriolis.

Cas particuliers :
→− →
− −−→ −−−→ −−−→
1 Ω = 0 mouvement de translation alors : OM = OO′ + O′ M et par conséquent :
→− →− →

◮ V (M/R ) = V (O′ /R ) + V (M/R ′ )
◮→ −a (M/R ) = →−a (O′ /R ) + →
−a (M/R ′ ).
→− −→
2 Ω = cte


ae (M/R ) = →−a (O′ /R ) + → − →
− −−−→
Ω ∧ ( Ω ∧ O′ M).
3 M lié à R ′ =⇒

− →−
ac (M/R ′ ) = 0


− −→
4 Ω = cte et O ≡ O′ le point M décrit un cercle.

− −−→ → − −−→ −−−→ →
− −−→ →− −−−→
Ω ∧ OM = Ω ∧ (OH + HM) = Ω ∧ OH + Ω ∧ HM .


H étant la projection de M sur l’axe Ω .

− −−→ → − →
− −−−→
Or : Ω ∧ OH = 0 ; et Ω ∧ HM = −Ω HM → −
eθ .
donc :
−a (M) = →
→ − →− −−→ −−−→
Ω ∧ [ Ω ∧ OM] = −Ω2 HM
e

accélération centripète

5


−a (M) , d V e (M)

e
dt

12.3 Dynamique dans un référentiel non galiléen


12.3.1 RFD dans un référentiel non galiléen. Forces
d’inertie
Soit R un référentiel galiléen et R ′ un référentiel non galiléen, en mouvement quel-
conque par rapport à R ; en général R ′ non galiléen.
La relation fondamentale de la dynamique dans R donne :


Σ F e = m→
−a (M/R )
Or : a (M/R ) = →

− −a (M/R ′ ) + →
−a (M) + →
e
−a (M)
c
→− →
− →
− →

Donc : Σ F e − m a e (M) − m a c (M) = m a (M/R ′ )
On pose :


F ie = −m→
−a (M)
e

force d’inertie d’entrainement



F ic = −m→
−a (M)
c

Force d’inertie de Coriollis

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

D’où dans un référentiel non galiléen, la R.F.D s’écrit :


− → − →−
Σ F e + F ie + F ic = m→
−a (M/R ′ )

Remarques

1 Si le corps est en équilibre dans le référentiel relatif R ′ , alors :



− →− → − →− → − →−
V (M/R ′ ) = 0 , F ic = −2m Ω ∧ V r = 0 ; donc


− → − →−
Σ F e + F ie = 0


− −→
2 Si O ≡ O′ et Ω = cte, alors :


− −−−→
F ie = mΩ2 HM


− →

3 Les forces d’inertie F ie et F ic n’apparaissent que si le référentiel est non
galiléen : Ce sont des pseudo-forces

12.3.2 L’énergie potentielle d’entraînemment



− →
− −−−→
On rappelle que si O ≡ O′ et Ω = cte, alors la force F ie s’écrit : F ie = mΩ2 HM .

H z



ez
O


ey


ex y



x



er

− −−→ −−−→ −−→
Donc : F ie .d OM = mΩ2 HM.d OM ; et comme :
−−→ −−→ −−−→ −−→ −−→ −−−→
OM = OH + HM =⇒ d OM = d OH + d HM
−−−→ −−→
Or : HM.d OH = 0

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MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

−−−→2
→− −−→ HM
D’où : F ie .d OM = mΩ d(
2
+ cte)
2

1 −−−→
E p = − mΩ2 HM 2 + cte
2

On conclut que dans les conditions précédentes, la force d’entraînement est conserva-
tive.
Remarques

1 Le travail élémentaire de la force de Coriolis :



− →− −−→ →
− →− → − → −
δW( F ic ) = F ic .d OM =⇒ δW( F ic ) = −2m( Ω ∧ V r ). V r dt = 0
Donc, la force d’inertie de Coriolis ne travaille pas dans le référentiel relatif,
et par conséquent elle dérive d’une énergie potentielle constante.
2 Dans R ′ non galiléen :
a. Le T.E.C s’écrit :

− →

∆Ec = W( F ext ) + W( F ie )

b. Le T.M.C s’écrit, avec :

− −−−
′→ →

σ−→ ′
O′ (M/R ) = O M ∧ m V r (M)

d−
σ−→ ′
O′ (M/R ) −−−→ →
− −−−→ →
− −−−→ →

= Mo′ ( F ext ) + Mo′ ( F ie ) + Mo′ ( F ic )
dt /R ′

12.3.3 Applications
12.3.3.1 Préliminaire
◮ Tout corps A de masse mA crée en tout point M de l’espace, un champ gravitationnel
−→
centripète : G A (M).
→− −→
◮ La force exercée par A sur un point M de masse m est : F A→M = mG A (M)

M(m)

−→
G A (M)


F A→M


er


A(mA )

−→ mA −
◮ Si le corps A est de forme sphérique alors : G A (M) = −G 2 →
er
r
A
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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

M(m)

−→
G A (M)


er

Remarque
Dans l’expression de la force :

− m1 m2 −
◮ Gravitationnelle F = −G 2 → er : la masse est dite masse gravitationnelle.
r


◮ RFD F = m→ −a : la masse est dite inertielle.
On admet que les deux masses sont identiques.

12.3.3.2 Définition du poids


Soit un corps accroché à un ressort, en équilibre dans le référentiel terrestre non gali-
léen, en rotation uniforme autour de OG z.

zG = zT

H M

θ
λ
OG = OT
yG

ωt
xG
xT

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN


− →
− →
− →
− →

On a Dans R T : P + T = 0 =⇒ T = − P . avec



P = m→
−g (M)


−g (M) : Champ de pesanteur.
La relation fondamentale de la dynamique dans le référentiel R T non galiléen donne :
→−
dV →
− → − →

m = Σ F e + F ie + F ic
dt /R T
→− →
− →
− →−
Or : V (M/R T ) = 0 =⇒ F ic = 0 (équilibre relatif)

− →− →

De même : Σ F e = m G T (M) + T (On néglige l’effet des autres astres autre que la terre).

− →
− → − −−→ −−−→
Et F ie = −m Ω ∧ ( Ω ∧ OM) = mΩ2 HM
avec Ω la pulsation propre du référentiel terrestre dans le référentiel géocentrique.

− −−−→ →− →

On conclut que : T + mΩ2 HM + m G T (M) = 0 .
→− →− →
− −−−→
L’équilibre donne : T = − P = −m( G T (M) + Ω2 HM).
On tire que :
−g (M) = →
→ − −−−→
G T (M) + Ω2 HM

Remarque

−g (M) n’est pas centripète que si on néglige la rotation propre de la terre dans le
référentiel géocentrique ou aux pôles HM = 0.

Quelques ordre de grandeur à Béni Mellal :


• Le rayon terrestre : RT = 6380 km
• La latitude λ = 34o 30′
• La masse de la terre mT = 5, 97.1024 kg
• La constante d’attraction universelle G = 6, 67.10−11 N.kg−2 .m2
Tout calcul donne :

GT = 9, 72 m.s−2

4π2
Ω2 HM = 2
RT cos λ =⇒ Ω2 HM = 0, 0279 m.s−2
T

−−−→
On conclut que le terme Ω2 HM est un terme correctif (négligeable).

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

−−−→
Ω2 HM



G T (M)


−g (M)

12.3.3.3 Effet de marée statique


12.3.3.3.1 Expression analytique

Dans le référentiel de Copérnic supposé galiléen ; soit un point M(m) lié au repère ter-

− →
− →
− →

restre : V (M/T ) = 0 =⇒ F ic = 0 .


G T : le champ gravitationnel terrestre.


G A : le champ gravitationnel de tous les astres sauf la terre (soleil, lune,...).


R T : référentiel terrestre non galiléen, en rotation par rapport à R G : Ω(R T /R G ).
R G : référentiel géocentrique en translation circulaire (l’excentricité de l’ellipse ter-
restre est e = 0, 01671022) par rapport référentiel de Copérnic R C , supposé galiléen.
R.F.D dans R T donne :
m→−a (M/R ) = m→ − →

G T (M) + m G a (M) − m→−a (M)
T e

− →− →
− → − −−→ → −̇ −−→
Or : a e (M) = a (O/R C ) + Ω ∧ ( Ω ∧ OM) + Ω ∧ OM

−̇ −−→
On néglige le terme (on suppose que la rotation est uniforme) : Ω ∧ OM
On tire que : →−a (M/R ) = → − →
− −a (O/R ) − →
G T (M) + G A (M) − →
− → − −−→
Ω ∧ ( Ω ∧ OM)
T C
Appliquons la RFD à la terre dans le référentiel de Copérnic :

M(m)



− G A (M)
G T (M) A
RC •
OT

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

−a (O/R ) = m →
mT→
− →− →

C T G A (O) =⇒ a (O/R C ) = G A (O)
−a (M/R ) = → − →
− →− →− → − −−→
Donc : → T G T (M) + G A (M) − G A (O) − Ω ∧ ( Ω ∧ OM)

−a (M/R ) = →
→ − →− → − −−→ → − →−
T G T (M) − Ω ∧ ( Ω ∧ OM) + G A (M) − G A (O)

On pose :

−g (M) = →
→ − →− → − −−→
G T (M) − Ω ∧ ( Ω ∧ OM)

le champ de pesanteur :terme statique


− →− →−
C (M) = G A (M) − G A (O)

Terme de marée : terme dépendant du temps

12.3.3.3.2 La marée océanique

En supposant que la terre et la lune sont de formes sphériques et on donne :


RT = 6400km ; d = OL = 4.105 km et mL = 7,36 .1022 kg
De même :
- Distance moyenne : TS ( Terre-Soleil)= 147 × 106 km - Masse du Soleil : mS =2 × 1030 kg
On néglige l’effet de tous les astres sauf l’effet de la lune.

− →− →−
On a : C (M) = G L (M) − G L (O)

M →

G L (M)


er θ L

OT →
− →

i G L (OT )

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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN

−−→ −−→

− → − →− →
− LO LM
C = G L (M) − G L (O) =⇒ C = GmL 3 − GmL 3
LO → − −−→LM−−→

− −d i OL − OM
=⇒ C = GmL [ 3 + 3
]
d→− −LM →


− −d i d i −R − er
=⇒ C = GmL [ 3 + 3
]
d→− LM →−

− −d i d i − R→ −
er
=⇒ C = GmL [ 3 + 2 ]
d (R + d − 2dR cos θ)3/2
2



− GmL → − d i − R→ −
er
=⇒ C = 3 [−d i + ]
d R
(1 − 2 cos θ)3/2
d

− GmL → − →
− R
=⇒ C ≃ 3 [−d i + (d i − R → −er )(1 + 3 cos θ)]
d d

− GmL →
− R2
=⇒ C ≃ 3 [3R cos θ i − R er − 3 cos θ →
→− −
er ]
d d

− GRmL →
− →
C ≃ (3 cos i − −
er )
d3

force par unité de masse


→−
• en A : = 0 =⇒ →

er = i


− 2RGmL→−
C (θ = 0) = 3
i
d

π →

• en B : θ = =⇒ →

er = j
2


− π RGmL→

C (θ = ) = − 3 j
2 d



• en C : θ = π =⇒ →

er = − i


− 2RGmL→

C (θ = π) = − i
d3

π →

• en D : θ = − =⇒ →

er = − j
2


− π RGmL→

C (θ = ) = j
2 d3

Donc les marées hautes en A et C et les marées basses en B et D.

2019/2020 Page -171- elfilalisaid@yahoo.fr


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CHAPITRE 12. MÉCANIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN
12.3. DYNAMIQUE DANS UN RÉFÉRENTIEL NON GALILÉEN



j



i

D’où : deux marées hautes et deux marées basses par jour décalées de 6H.
Remarque
Le cœfficient de la marée haute est le double du cœfficient de la marée basse.

M.H

N.M

M.B

12.3.3.4 Déviation vers l’est


Voir TD

12.3.3.5 Pendule de Foucault


Voir CNC 99

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CHAPITRE 13

SYSTÈME DE DEUX POINTS MATÉRIELS

Dans un repère galiléen R , considérons un système de deux points matériels M1 (m1 ) et


M2 (m2 ).

M2

G
M1 •
−−→ • −−→
OM 1 OM 2
R

13.1 Grandeurs cinématiques


13.1.1 Barycentre du système
Le barycentre G du système {M1 , M2 } est donné par :

−−−→ −−−→ →− X −−−→ →


n

m1GM1 + m2GM2 = 0 =⇒ miGMi = 0
i=1

Soit O un point quelconque :

P
n −−→
−−→ −−→ mi OM i
−−→ m1 OM 1 + m2 OM 2 −−→ i=1
OG = =⇒ OG = (1)
m1 + m2 P
n
mi
i=1

Dérivons (1) par rapport au temps on obtient :

173
CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.1. GRANDEURS CINÉMATIQUES


− →


− m1 V (M1 /R ) + m2 V (M2 /R )
V (G/R ) =
m1 + m2


− →

−a (G/R ) = m1 a (M1 /R ) + m2 a (M2 /R )

m1 + m2

Remarque
−−−→ −−−→ →

Puisque m1GM1 + m2GM2 = 0 ; alors les points M1 , G et M2 sont alignés.

13.1.2 Repère Barycentrique


C’est le repère centré en G, et dont les axes restent constamment parallèles à ceux de
R , on le note R G ; R B ou R ⋆
Conséquence :

→− →


− ⋆ →− →
− dA dA
Ω(R /R ) = 0 =⇒ ∀ A : =
dt /R dt /R⋆

NOTATION

− →
− →
− →−
• V (M1 /R ) = V 1 • V (M2 /R ) = V 2
• →
−a (M /R ) = →
−a •→ −a (M /R ) = →−a
1 1 2 2

− → − →−
• V = V 2 − V 1 : vitesse relative de M2 par rapport à M1 dans le repère R .
−−−→

− →
− dGM1
• V 1B = V (M1 /R B ) = : vitesse de M1 dans R B
dt /R B
−−−→

− →
− dGM2
• V 2B = V (M2 /R B ) = : vitesse de M2 dans R B
dt /R B

− →
− →

• V B = V 2B − V 1B : vitesse relative de M2 par rapport à M1 dans le repère barycentrique
R⋆ .
On conclut que :


− →− →− →
− →− →−
V 1B = V 1 − V G ; V 2B = V 2 − V G

Ainsi

− → −
V = VB

C’est à dire la vitesse relative à la même valeur dans R et dans R ∗ .


• On a :
•→−r = −−−−−→ −−−→ −−−→ −
M1 M2 = GM2 − GM1 = →
r 2B − →
−r
1B
−−−→ −−−→ →− −r = →

• m1GM1 + m2GM2 = 0 =⇒ m1 r 1B + m2→
→−
2B 0

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.1. GRANDEURS CINÉMATIQUES

On conclut que :
− m2 → m1 →
r→
1B = −
−r k −
r→
2B =
−r
m1 + m2 m1 + m2


− m2 → − →
− m1 → −
V 1B = − V k V 2B = V
m1 + m2 m1 + m2


−a = − m2 → −a = m1 →
−a k → −a
1B 2B
m1 + m2 m1 + m2

13.1.3 Quantité de mouvement


13.1.3.1 Dans le repère R
Dans le repère R on a :

− →
− →− →

P 1 = m1 V 1 et P 2 = m2 V 2
La quantité de mouvement totale du système est :

− → − →− →− →
− →
− →

P = P 1 + P 2 =⇒ P = m1 V 1 + m2 V 2 = (m1 + m2 ) V G , donc :


− →
− →−
P = (m1 + m2 ) V G = mT V (G/R )

13.1.3.2 Dans le repère R ⋆ . Masse réduite


On a :

− →


− →
− →
− → − →
− m1 V 1 + m2 V 2 m1 m2 → − → −
P 1B = m1 V 1B = m1 ( V 1 − V G ) = m1 ( V 1 − )= ( V 1 − V 2)
(m1 + m2 ) m1 + m2
On pose :

m1 m2 1 1 1
µ= =⇒ = +
m1 + m2 µ m1 m2

masse réduite du système

On déduit que :

− →
− →
− →

P 1B = −µ V k P 2B = µ V

On tire que :

− →− →− →−
P B = P 1B + P 2B = 0

Conclusion:

Dans le repère barycentrique, la quantité de mouvement totale du


système est nulle.

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.2. GRANDEURS CINÉTIQUES

13.2 Grandeurs cinétiques


13.2.1 Le moment cinétique du système

13.2.1.1 Dans le repère R

− −−−→ →
− −−−→ →−
σ⋆ (M1 /G) = GM1 ∧ m1 V 1 = GM1 ∧ P 1B

− −−−→ →
− −−−→ →−
σ⋆ (M2 /G) = GM2 ∧ m2 V 2 = GM2 ∧ P 2B
Le moment cinétique total du système est donné par :
σ⋆ (S ) = →

− −
σ⋆ (M1 /G) + →

σ⋆ (M2 /G)
−−−→ → − −−−→ → − −−−→ −−−→ → −
=⇒ →−σ⋆ = GM1 ∧ P 1B + GM2 ∧ P 2B = (GM2 − GM1 ) ∧ P 2B


− −r ∧ µ→
σ⋆ (S ) = →

V

13.2.1.2 Dans le repère R


−−→ →
− −−→ →

On a : →

σ(M1 /O) = OM 1 ∧ m1 V 1 ainsi →

σ(M2 /O) = OM 2 ∧ m2 V 2
−−→ →
− −−→ →

=⇒ →−
σ(S /O) = OM 1 ∧ m1 V 1 + OM 2 ∧ m2 V 2
−−→ −−−→ →− →− −−→ −−−→ →
− →−
=⇒ →−
σ(S /O) = (OG + GM1 ) ∧ m1 ( V G + V 1B ) + (OG + GM2 ) ∧ m2 ( V G + V 2B )
−−→ →
− −−→ →
− −−−→ →
− −−−→ →
− −−→ →
− −−→
=⇒ →−
σ(S /O) = OG ∧ m1 V G + OG ∧ m1 V 1B + GM1 ∧ m1 V G + GM1 ∧ m1 V 1B + OG ∧ m2 V G + OG ∧

− −−−→ →
− −−−→ →

m2 V 2B + GM2 ∧ m2 V G + GM2 ∧ m2 V 2B
−−→ →
− −−→ →− →− −−−→ −−−→ →
− −−−→
=⇒ →−
σ(S /O) = OG ∧ (m1 + m2 ) V G + OG ∧ (m1 V 1B + m2 V 2B ) + (m1GM1 + m2GM2 ) ∧ V G + GM1 ∧

− −−−→ →

m1 V 1B + GM2 ∧ m2 V 2B

− −−→ →−
σ(S /O) = →

σ⋆ (S ) + OG ∧ MT V G

C’est le premier théorème de Kœnig

13.2.2 L’énergie cinétique du système



13.2.2.1 Dans le repère R
1 → − P2 1 →− P2
On a : ECB1 = m1 V 21B = 1B , ECB2 = m2 V 22B = 2B
2 2m1 2 2m2
L’énergie totale du système est donnée par :
P21B P22B P22B 1 1 P22B
ECB = + = ( + )=
2m1 2m2 2 m1 m2 2µ

1 →

ECB = Ec⋆ = µ V 2
2

µ : masse réduite du système.




V : la vitesse relative de M2 par rapport à M1

13.2.2.2 Dans le repère R


On a :
1 →− 1 → − →− 1 → − →− →
− → −
EC1 = m1 V 21 = m1 ( V G + V 1B )2 = m1 ( V G2 + V 21B + 2 V G . V 1B )
2 2 2

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.3. DYNAMIQUE DU SYSTÈME

De même :
1 →− 1 → − →− 1 → − →− →
− → −
EC2 = m2 V 22 = m2 ( V G + V 2B )2 = m2 ( V G2 + V 22B + 2 V G . V 2B )
2 2 2
l’énergie cinétique totale du système s’écrit :
1 →
− 1 → − →
− →− →
− →

EC (S ) = (m1 + m2 ) V G2 + (m1 V 21B + m2 V 22B ) + V G .(m1 V 1B + m2 V 2B )
2 2
D’où :
1 → −
EC (S ) = ECB + MT V G2
2

le deuxième théorème de Kœning

Remarque

Dans R toutes les quantités s’expriment en fonction de :
m1 m2
◮ la masse réduite µ =
m1 + m2
→− → − → − →−
◮ la vitesse relative V = V 2 − V 1 = V ⋆ de M2 par apport à M1 .

13.3 Dynamique du système


Supposons que les deux points sont soumis à :
◮ M1 :


• F i1 : force exercée par M2 .


• F e1 : force exercée par le milieu extérieur du système sur M1 .
◮ M2 :


• F i2 : force exercée par M1 .


• F e2 : force exercée par le milieu extérieur du système sur M2 .
→− →
− →
− →−
Les forces F e1 et F e2 sont des forces extérieures et les deux forces F i1 et F i2 sont des
forces intérieures, qui obéissent au principe de l’action et la réaction (troisième loi de
Newton) ; c’est à dire :

− →

F i1 = − F i2

13.3.1 Relation fondamentale de la dynamique


Appliquons la relation fondamentale de la dynamique dans le référentiel galiléen R pour
chaque point du système :
◮ Pour M1 : m1→−a = →− →−
F i1 + F e1 (E1)
1

− →− →−
◮ Pour M2 : m2 a 2 = F i2 + F e2 (E2)

− →− →− →−
(E1) + (E2) donne m1 a 1 + m2 a 2 = F e1 + F e2 donc la RFD pour le système s’écrit

−a (G/R ) = →
mT→
− →−
F e1 + F e2

Théorème de la résultante cinétique

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.3. DYNAMIQUE DU SYSTÈME

Conclusion:

Le mouvement du barycentre est identique à celui d’un point matériel


de masse mT soumis à une force égale à la résultante des forces
extérieures
−a (G/R ) = →
mT→

F ext

Remarque
◮ Le Théorème de la résultante cinétique ne fait apparaître que les forces exté-
rieures.
◮ (E2)-(E1) donne :


− →
− →
− →
− →

dV dV ∗ F i2 F e2 F e1
= = + −
dt dt µ m2 m1

13.3.2 Théorème du moment cinétique dans un réfé-


rentiel galiléen
13.3.2.1 Moment des forces en un point O fixe dans R
Calculons les moments de toutes les forces appliquées en un point O, fixe dans R .
−−→ →− −−→ → − −−→ →− −−→ → −
• M O ( F i1 ) = OM 1 ∧ F i1 ; • M O ( F i2 ) = OM 2 ∧ F i2 donc :

−−→ →− −−−−−→ →− −−→ →−


M O ( F i ) = M1 M2 ∧ F i2 = M O (int) = 0

− −−−−−→
puisque F i2 est colinéaire avec M1 M2 .
On retient que pour un système de deux points :

X
N
−−→ −−→ →− −−→
M O = M O ( F ext ) = M O (ext)
i=1

13.3.2.2 Moment des forces en G barycentre


Calculons les moments de tous les forces appliquées en G, barycentre du système :
−−→ →− −−−→ →− −
−→ → − −−−→ →−
• M G ( F i1 ) = GM1 ∧ F i1 ; • M G ( F i2 ) = GM2 ∧ F i2 donc :

−−→ →− −−−−−→ →− →−
M G ( F i ) = M1 M2 ∧ F i2 = 0

− −−−−−→
Puisque F i2 est colinéaire avec M1 M2 .
On retient que pour un système de deux points :

X
N
−−→ −−→ →−
M G = M G ( F ext )
i=1

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.3. DYNAMIQUE DU SYSTÈME

13.3.2.3 Théorème du moment cinétique barycentrique


−−→ →

On a, d’après le théorème de Kœnig : →

σ(S /O) = OG ∧ MT V G + →

σ⋆ (S ) ; donc :
−−→ d→

σ⋆ (S /O) d→

σ⋆ (S ) −−→ →−
M O (ext) = /R = /R + OG ∧ F e
dt dt
Sachant que :
−−→ −−→ →− −−→ −−→ →− −−→ → −
M O = OM ∧ F =⇒ M O = OG ∧ F + GM ∧ F
−−→ −
−→ −−→ →−
M O = M G + OG ∧ F

On en déduit le théorème du moment cinétique barycentrique :

d→

σ⋆ (S ) −−→
= M G (ext)
dt /R ∗

13.3.3 Puissance des forces intérieures


◮ Puissance des forces extérieures :

→− → − → − → −
P (ext) = F e1 . V 1 + F e2 . V 2

◮ Puissance des forces intérieures :

−−−−−→
→− → − →− → − →− → − → − d→ −r →− d M1 M2
P (int) = F i1 . V 1 + F i2 . V 2 = F i2 . V = F i2 . = F i2 .
dt dt

Conclusion:

La puissance des forces intérieures est en générale non nulle pour


un système déformable, par contre nulle pour un système indéformable
M1 M2 = cte.

13.3.4 Théorème de l’énergie cinétique dans un réfé-


rentiel galiléen
D’après ce qui précède, on tire que :


− →

∆Ec = W( F (ext)) + W( F (int))

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CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.4. SYSTÈME ISOLÉ

13.3.5 L’énergie potentielle d’interaction


• Dans le repère R :

− −−→ → − −−→ → − −−→ −−→
δWR = F i1 .d OM 1 + F i2 .d OM 2 = F i2 .(d OM 2 − d OM 1 )
→− −−−−−→
δWR = F i2 .d M1 M2

• Dans R B :
→− −−−→ →− −−−→ →− −−−→ −−−→
δWR B = F i1 .dGM1 + F i2 .dGM2 = F i2 .(dGM2 − dGM1 )
→− −−−−−→
δWR B = F i2 .d M1 M2

Conclusion:

Pour un système de deux points matériels, le travail des forces


intérieures ne dépend pas du référentiel, et non nul pour un système
déformable.
→− →− −−−−−→
Si on pose : F i1 = − f (r) →

er et F i2 = f (r) →

er , ainsi M1 M2 = r →

er

− →
− →
− →
− →

Donc : δW = f (r) er .d(r er ) = f (r) er .(dr er + rdθ eθ )
→−
=⇒ δWR B = f (r)dr(= −dE p ) si F i2 est conservative.
Z
E p (int) = − f (r)dr

l’énergie potentielle d’interaction

13.3.6 Énergie mécanique


Dans le référentiel R , on a :

Em = Ec + E p (ext) + E p (int)

Et par conséquent :



∆Em = W( F NC )

Pour un système conservatif l’énergie mécanique est constante (l’intégrale première de


l’énergie)

13.4 Cas d’un système isolé de deux points matériels


Le système est isolé si :


− →− →−
F e1 = F e2 = 0

2019/2020 Page -180- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.4. SYSTÈME ISOLÉ

13.4.1 Conséquences
◮ Conservation de la quantité de mouvement dans R .


− →− →− →
− −→
F (ext) = 0 =⇒ P = (m1 + m2 ) V G = cte


− −−→
◮ V G = Cte donc le référentiel barycentrique est galiléen.
◮ Conservation de l’énergie mécanique barycentrique :

Em∗ = Ec∗ + E p (int) = cte

◮ Le moment cinétique barycentrique est conservé :


−−→ →− −
→ −→
M G (int) = 0 =⇒ σ∗ = cte

Dans le repère barycentrique le mouvement est plan.

13.4.2 Réduction canonique. Mobile réduit équivalent


On a établit dans le repère barycentrique R ⋆ que :
•→− −r ∧ µ→
σ⋆ = →
−⋆
V
1 →−
• Ec⋆ = µ V ⋆2
2

− →
− →
− →
− →

dV ⋆ F i2 F e2 F e1 F i2
• = + − = =⇒
dt µ m2 m1 µ


dV ⋆ →−
µ = F i2
dt

Conclusion:

Dans le repère barycentrique, le système isolé de deux points est


équivalent à un seul point P fictif (nommée mobile équivalent )tel

− →
− →

que GP = r = M1 M2 et animé de la vitesse V ∗ = V soumis à la force F i2
: c’est la réduction canonique.

Remarque
Connaissant le mouvement du barycentre G du système dans le référentiel
−−→
R (c’est à dire OG(t)) et le mouvement du mobile équivalent dans le repère ba-
rycentrique R ⋆ (c’est à dire →
−r (t)) ; on peut déduire le mouvement des deux points
M1 et M2 :
−−→ −−→ m2 → −r (t)
OM 1 (t) = OG(t) −
m1 + m2

−−→ −−→ m1 → −r (t)


OM 2 (t) = OG(t) +
m1 + m2

2019/2020 Page -181- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 13. SYSTÈME DE DEUX P.M MPSI-2/LYDEX 13.4. SYSTÈME ISOLÉ

Conclusion:

La trajectoire du mobile équivalent (ou réduit) dans le référentiel


barycentrique donne, par homothétie, celles des deux particules dans
ce référentiel.

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Troisième partie

OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

183
CHAPITRE 14

APPROXIMATION DE L’OPTIQUE GÉOMÉTRIQUE

14.1 Notion du rayon lumineux


14.1.1 Généralités
◮ La diffraction et les interférences montrent que la lumière est une onde électroma-
gnétique de longueur d’onde λ ∈ [400 nm, 700 nm] ( spectre visible ) qui se propage dans
le vide à la vitesse c= 3 × 108 m s−1 .
◮ L’approximation de l’optique géométrique consiste à tendre la longueur d’onde λ vers
zéro (λ → 0) ; c’est à dire négliger les variations de l’amplitude de l’onde électromagné-
tique sur une distance de l’ordre de la longueur d’onde λ, afin de négliger le phénomène
de diffraction.
◮ L’optique géométrique s’intéresse à la formation de l’image par les instruments op-
tiques, qui suggèrent l’existence du rayon lumineux.
◮ Un milieu est dit transparent, s’il laisse passer la lumière (eau , air, verre,...).
◮ Un milieu est dit homogène, si toutes les propriétés physiques ( la masse volumique ,
l’indice de réfraction,...) sont les mêmes quelque soit le point M du milieu.
◮ Un milieu est dit isotrope si les propriétés physiques ne dépendent pas de la direction
(possède au moins une symétrie sphérique localement).
◮ Principe de propagation rectiligne de la lumière :

Dans un milieu transparent linéaire homogène et isotrope (TLHI) la lumière


se propage en ligne droite.

◮ L’ensemble des rayons lumineux constitue un faisceau lumineux ; qui peut être un
faisceau :

Cylindrique convergent divergent

184
CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

14.1.2 Limite du modèle


La notion du rayon lumineux perd sa signification si les dimensions des ouvertures des
diaphragmes sont inférieures à la longueur d’onde λ.( voir TP-COURS )

14.2 Réflexion et réfraction


La réflexion et la réfraction sont régis par les lois de Descarte-Snell :

14.2.1 Réflexion
Soit Σ une surface réfléchissante et S I un rayon incident.
⊲ S I : rayon incident
⊲ IR : rayon réfléchi S N R
⊲ i : angle d’incidence
⊲ r : angle de réflexion i r
⊲ I : point d’incidence
⊲ IN : la normale
⊲ S IN : plan d’incidence I Σ
♠ Le rayon réfléchi appartient au plan d’incidence.
♠ L’angle d’incidence i est opposé à l’angle de réflexion r :

i = −r =⇒| i |=| r |

60
3

2 30

0
0
0 1 2 3

Remarque
Lorsqu’on tourne le miroir d’un angle α , le rayon réfléchi tourne d’un angle de

En effet :

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CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

N Nα
S iα R
α
i r β Rα

α M
I Mα

Comme iα = i + α = β + r − α et puisque i = r alors le résultat :

β = 2α

Définition
On appelle l’angle de déviation D l’angle entre la direction du rayon incident et
la direction du rayon réfléchi .
Dans le cas de réflexion on a :

D = π − 2i

14.2.2 Réfraction
Soit Σ un dioptre (surface ) qui sépare deux milieux différents. On caractérise chaque
milieu par son indice de réfraction n défini par :

c
n= >1
v

avec c la vitesse de propagation de la lumière dans le vide et v la vitesse de propagation


de la lumière dans le milieu.

Exemple

Milieu vide air(CNTP) eau Verre Verre à fort indice


n 1 1,00027 1,33 ≃ 1,5 1,66 n 61,8

2019/2020 Page -186- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

S N

i1
Milieu (1) : n1
I
Σ
Milieu (2) : n2
i2

Les lois de Descartes-Snell pour la réfraction sont :


♠ Le rayon réfracté appartient au plan d’incidence.
♠ L’angle d’incidence i1 est égal à l’angle de réfraction i2 vérifie :

sin i1 n2
n1 sin i1 = n2 sin i2 =⇒ = = n2/1
sin i2 n1

n2/1 l’indice de réfraction relatif du milieu 2 par rapport au milieu 1.


Remarques
◮ Si i1 et i2 sont faibles, alors la loi de Descartes-Snell devient :

n1 i 1 = n2 i 2

c’est la loi de Kepler

◮ L’angle de déviation
D = |i2 − i1 |

14.2.3 Étude de la réfraction


On a n1 sin i1 = n2 sin i2 =⇒ n1 cos i1 di1 = n2 cos i2 di2
di2 n1 cos i1
Donc = >0
di1 n2 cos i2
on conclut que i2 est une fonction croissante de i1 .

14.2.3.1 Cas n1 < n2 :


On dit, dans ce cas que le milieu (2) est plus réfringent que le milieu (1).
n1 n1
On a sin i2 = sin i1 , et puisque < 1, alors sin i2 < sin i1 =⇒ i2 < i1
n2 n2
• Le rayon réfracté se rapproche de la normale.

2019/2020 Page -187- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

Milieu (1) : n1 i1
S I Σ

Milieu (2) : n2 ℓ

π
• Lorsque i1 croît de 0 à , i2 croît de 0 à ℓ : angle limite de réfraction ;avec
2
n1 n1
sin ℓ = =⇒ ℓ = arcsin
n2 n2

i2

π i1
2
14.2.3.2 Cas n1 > n2
On dit dans ce cas que le milieu (1) est plus réfringeant que le milieu (2).
n1 n1
On a sin i2 = sin i1 et puisque > 1 alors sin i2 > sin i1 =⇒ i2 > i1
n2 n2
• Le rayon réfracté s’éloigne de la normale.

S N

Milieu (1) :n1 ℓ


I R
Σ

Milieu (2) :n2


π
2

2019/2020 Page -188- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

π
• Lorsque i2 croît de 0 à , i1 croît de 0 à ℓ : angle limite de réfraction ;avec
2
n2 n2
sin ℓ = =⇒ ℓ = arcsin
n1 n1

A.N : n2 = 1 n1 = 1, 5o ce qui donne ℓ = 42o


Remarque
Si i1 > ℓ la loi de Descartes-Snell donne :
n1 n1 n1 n2
sin i2 = sin i1 > sin ℓ = × = 1 =⇒ sin i2 > 1 Impossible dans R
n2 n2 n2 n1
L’expérience montre que le rayon incident se réfléchit totalement : C’est
la réflexion totale

i2
π
2

le
ta
to
n
io
ex
fl

Réfraction

i1

Activité
Lame à faces parallèles
Soit une lame à faces parallèles d’épaisseur e et d’indice de réfraction n plongé
dans l’air.

r I2

I1 r

air n air

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CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

◮ Les rayons S I1 et I2 R ont même pente (tan i) donc les rayons incident et émergeant sont
parallèles.Par conséquent les deux rayons sont translatés d’une distance d
1
◮ sin i = n sin r =⇒ r = arcsin( sin i)
n
e e
◮ On a cos r = =⇒ I1 I2 =
I1 I2 cos r
d e
De même :sin(i − r) = =⇒ d = sin(i − r)
I1 I2 cos r

1
sin(i − arcsin( sin i))
d=e n
1
cos(arcsin( sin i))
n

◮ Pour i faible alors


n−1
d= ei
n

Conclusion:

⊲ Si e → 0 et i → 0 alors d → 0:C’est à dire les rayons I2 R et S I2 sont


confondus ( autrement dit I1 ≡ I2 ):Le rayon incident n’est pas dévié (
voir les lentilles).
⊲ On peut déterminer l’indice de réfraction n de la lame connaissant
e,d et l’angle d’incidence i par la relation

ei
n=
ei − d

(suite voir TP)

14.2.4 Étude du prisme


On assimile la valeur de l’indice de l’air à 1
On considère un prisme isocèle,réalisé dans un milieu solide transparent
d’indice de réfraction n à mesurer, d’arête P et d’angle au sommet A.
Ce prisme est plongé dans l’air dont l’indice de réfraction est assimilé à
l’unité. Un rayon du «faisceau parallèle» incident contenu dans le plan de
figure perpendiculaire à l’arête P passant par un point B,arrive au point I
sur la face d’entrée du prisme sous l’angle d’incidence i. On s’intéresse,
dans la suite, au cas où le rayon émergent en I ′ existe ; C est un point situé
sur cet émergent.
Tous les angles sont définis sur la figure 1 ci-après. La convention
de signe, commune à tous ces angles, est la convention trigonomé-
trique.

2019/2020 Page -190- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

On notera que dans le cas particulier de figure proposé ci-dessous, les va-
leurs des six angles A, i, i′ , r, r ′ et D sont toutes comprises entre 0 et π/2
rad.

14.2.4.1 Formules générales

J D
I’
I i′
i r r′
K
S R
”nffl

bc

I1 r1 r2 I2
i1 i2
bc b
D
b
A
bc

• La loi de réfraction aux points :


• I :sin i = n sin r
• I ′ :n sin r′ = sin i′

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CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

• Relation entre les angles A, r et r′ :


A = r + r′
• La relation entre les angles D, i, i′ et A
D = i + i′ − A

Remarque
A est faible =⇒ r et r′ de même i et i′ sont faibles ce qui simplifie
les lois de D.S (lois de Kepler)i = nr et nr ′ = i′ qu’on remplace dans
l’expression de D on trouve D = (n − 1)A
Commentaire :
• D ne dépend pas de l’angle d’incidence
• Le rayon incident émerge en I ′ ∀i(pas de limite inférieure)

14.2.4.2 Conditions d’émergence

Dans toute la suite , les angles ne sont pas nécessairement petits


devant 1rad
Pour que le rayon émergent existe , il est nécessaire que les deux condi-
tions suivantes soient satisfaites :
1
a) A < 2 arcsin( )
n   1 
π
b) im < i < avec sin im = n sin A − arcsin
2 n
En effet :
Conditions d’emergence avec ℓ l’angle limite c’est à dire sin ℓ = 1/n :
1
a) comme r < ℓ ainsi r ′ < ℓ alors A = r + r ′ < 2ℓ = 2 arcsin( )
n
b) On a : sin i = n sin r
• Réfraction en I =⇒ r < ℓ donc i < π/2
• Réfraction en I ′ =⇒ r′ < ℓ et comme r′ = A − ℓ alors :
1
sin im = n sin(A − arcsin( ))
n

14.2.4.3 Minimum de déviation

Dans toute la suite, nous considérons que ces deux conditions sont
satisfaites et que par conséquent le rayon émergent existe tou-
jours.
Montrons que :
dD cos i cos r′
=1−
di cos i′ cos r
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CHAPITRE 14. APPROXIMATION DE L’O.G MPSI-2/LYDEX 14.2. RÉFLEXION ET RÉFRACTION

En effet :
′ dD di′ dA di′ di′ dr′ dr
D = i + i − A =⇒ =1+ − ; or =
di di di di ′ dr′ ′dr di
dr cos i dA dr dr dr cos i′
de même = ; = 0 =⇒ =− ; ′ =
di n cos r di di ′ di di n cos r′
dD cos i cos r
on tire le résultat : =1−
di cos i′ cos r
dD
Déduisons que : = 0 =⇒ (n2 − 1)(sin2 i − sin2 i′ ) = 0
di
On enlève au carrée et on remplace cos2 x par 1 − sin2 x ; et en utilisant les
lois de D.S en trouve le résultat.

dD
La déviation D est minimale si = 0. Comme les angles sont tous positifs
di
et n > 1 alors sin2 i = sin2 i′ =⇒ i = i′ .
L’expression de n en fonction de A et Dm .
Loi de D.S en I donne :

A + Dm
sin( )
n= 2
A
sin
2

L’allure de la courbe D = D(i) :


D

Dm

im i = i′ i

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CHAPITRE 15

FORMATION DE L’IMAGE DANS LES CONDITIONS DE


GAUSS

15.1 Systèmes optiques centrés

15.1.1 Définition
Définition
Un système optique centré est une suite de dioptres ; et de miroirs
dont les centres sont situés sur un même axe ( axe principal ) ; et qui
sont séparés par des milieux transparents et homogènes :système
possédant un axe de révolution = axe optique

15.1.2 Espace objet - Espace image


15.1.2.1 Système dioptrique
Face d’entrée

+
Système dioptrique

Espace Objet virtuel(EOV)


Espace Objet Réel(EOR)

Espace Image Réel(EIR)


Espace Image virtuel (EIV)
Face de sortie

194
CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX15.2. NOTION DE STIGMATISME ET APPLANITISME

15.1.2.2 Système catoptrique

+
Espace Objet virtuel(EOV)
Espace Objet Réel(EOR)

Espace Image Réel(EIR)


Espace Image virtuel (EIV)

15.2 Notion de stigmatisme et applanitisme


• On rappelle qu’un système optique est stigmatique pour deux
points A et A’ si tout rayons lumineux passant par A passe par A’
après avoir traverser le système optique.
On dit que A et A’ sont deux points conjugués.
Remarque
On distingue deux types de stigmatisme :
◮ Stigmatisme rigoureux : Tous les rayons incidents de A,
passent par A’ (image d’un point est un point)
Exemple :Miroir plan ; Miroir parabolique (∞, Foyer),....
◮ Stigmatisme approché : Tous les rayons incidents de A, passent
au voisinage de A’ (image d’un point est une tache centré en A’)
Exemple : lentilles ; miroirs sphériques.

• On rappelle qu’un système optique présentant un axe de révolu-


tion ∆ (axe optique) est aplanétique s’il donne d’un objet AB per-
pendiculaire à ∆ une image perpendiculaire à ∆.

15.3 Lentilles sphériques minces dans les conditions


de Gauss

15.3.1 Définitions
Une lentille sphérique est l’association de deux dioptres dont l’un au
moins est sphérique.
Elles sont très utilisées en appareils photos , microscope , lunettes astro-
nomiques , jumelles,.....
On distingue deux catégories :
◮ Lentilles à bords minces : Lentilles convergentes

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

Lentille convergente

Plan convexe biconvexe ménisque CV

◮ Lentilles à bords épais : Lentilles divergentes

Lentille divergente

Plan concave biconcave ménisque DV

15.3.2 Conditions de Gauss


Un système centré est utilisé dans les conditions de Gauss si :
• Les rayons sont peu inclinés par rapport à l’axe optique.
• Les rayons passent au voisinage du centre du système.
15.3.3 Stigmatisme approché
Réalisé dans les conditions de l’approximation de Gauss.

15.3.4 Lentilles minces

R1
F S1 O2 F′
• • • •
O1 S1
R2

Une lentille est mince si son épaisseur e = S 1 S 2 est très négligeable devant
R1 ,R2 et | R2 − R1 |

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

Dans ce cas S 1 ≡ S 2 ≡ O : centre optique de la lentille

OF = f

distance focale objet .

OF ′ = f ′

distance focale image .

On appelle vergence d’une lentille :

ni no
V= =
f′ f

no et ni indice de réfraction des milieux objet et image.


Si les milieux (O et I) = air (n ≃ 1) alors

f ′ = − f = 1/V

Remarque
• Lentille Convergente =⇒ V > 0, f ′ > 0, f < 0.
• Lentille divergente =⇒ V < 0, f ′ < 0, f > 0.

15.3.5 Formation de l’image


On rappelle que :

• Tout rayon parallèle à l’axe optique passe par le foyer image F’ de


la lentille.
• Tout rayon passant par le foyer objet F sort parallèle à l’axe op-
tique.
• Tout rayon passant par le centre optique O ne sera pas dévié.
• Tous les rayons parallèles convergent vers un foyer secondaire (ap-
partient au plan focal).

Activité
Lentille mince convergente

1 Objet réel (−∞ < OA < 2 f )


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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

b b
A’
A F O F’

B’

L’image est réelle, renversée et plus petite que l’objet (−1 < γ < 0)
2 Objet réel (2 f < OA < f )
B

b b
A’
A F O F’

B’

L’image est réelle, renversée et agrandie (−∞ < γ < −1)


3 Objet réel dans le plan focal objet(OA = f)

b b

A≡ F O α′ F’

B’

AB
L’image à l’infini :α′ =
f′
4 Objet réel entre le plan focal objet et la lentille : ( f < OA < 0)

B’

A’
b b

F A O F’

2019/2020 Page -198- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

L’image est virtuelle, droite et agrandie


5 Objet virtuel (0 < OA < +∞)

B’

b b

F O A’ A F’

L’image est réelle, droite et plus petite que l’objet.


6 Objet réel à l’infini : (OA → −∞)

B∞

F’ ≡A’
b b

A∞ F O
B’

L’image est réelle dans le plan focal image : A′ ≡ F ′


Remarque
Seul un objet situé entre le plan focal objet et la lentille donne une
image virtuelle.

Activité
Lentille mince divergente

1 L’objet est réel : OA < 0

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

B’

b b

A F’ A’ O F

L’image est virtuelle, droite et plus petite que l’objet.


2 L’objet est virtuel entre le plan focal objet et la lentille : 0 < OA < f

B’

b b

F’ O A F A’

L’image est réelle, droite, et plus grande que l’objet.

3 L’objet est virtuel dans le plan focal objet : OA = f

B’∞

b
α′ b

F’ O F≡A

AB
L’image est rejetée à l’infini : α′ =
f
4 L’objet est virtuel f < OA < 2 f

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

A’
b b

F’ O F A

B’

L’image est virtuelle, renversée, et plus grande que l’objet.


5 L’objet est virtuel : 2 f < OA < +∞

A’
b b

F’ O F A

B’

L’image est virtuelle, renversée, et plus petite que l’objet.


6 L’objet est réel à l’infini : OA = −∞

B∞

B’
b b

A∞ F’ ≡A’ O F

L’image est virtuelle dans le plan focal image.

Remarque
Seul un objet virtuel placé entre la lentille divergente et le plan focal
objet donne une image réelle.

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX
15.3. LENTILLES SPHÉRIQUES MINCES DANS LES CONDITIONS DE GAUSS

15.3.6 Grandissement transversal-Formule de Newton


Soit (A,B) un objet et (A’,B’) son image à travers le système optique.
On définit le grandissement transversal de l’instrument optique par :

A′ B′
Gt =
AB

Remarque
⊲ Gt > 0 =⇒ : l’image est droite ( l’objet et l’image ont même sens).
⊲ Gt < 0 =⇒ : l’image est renversée ( l’objet et l’image ont des sens
opposés).
⊲ |Gt | > 1 =⇒ : l’image est plus grande que l’objet .
⊲ |Gt | < 1 =⇒ : l’image est plus petite que l’objet .

B
K

α
b
α′ b
A’
A F α O F’ α′

J
B’

AB OJ A′ B′ f
On a : tan α = = =⇒ Gt = = (1)
AF OF AB AF

AB ′ AB ′
AB ′ ′
AF ′ A′ F ′
tan α′ = = =⇒ Gt = = = (2)
A′ F ′ OF ′ AB OF ′ f′
(1) = (2) =⇒ la formule de Newton

AF.A′ F ′ = FA.F ′ A′ = f f ′ = − f 2 = − f ′2

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

Conséquences
On a :
FA.F ′ A′ = − f 2 < 0

◮ Si FA < 0 ( l’objet est situé avant le foyer objet ) alors F ′ A′ > 0


(l’image se forme après le foyer image).
Position de l’objet Position de l’image
b b

F F’

◮ Si FA > 0 ( l’objet est situé après le foyer objet ), alors F ′ A′ < 0


(l’image se forme avant le foyer image).
Position de l’image Position de l’objet
b b

F F’

15.3.7 Relation de conjugaison


Dans l’air on a :
1 1 1
− =
OA′ OA f′
En effet :
F ′ A′ = OA′ − OF ′ = OA′ − f ′ =⇒ OA′ = F ′ A′ + f ′
FA = OA − OF = OA − f =⇒ OA = FA − f ′

1 1 1 1
− = −
OA′ OA F ′ A′ + f ′ FA − f ′
FA − f ′ − F ′ A′ − f ′
=
F ′ A′ .FA + f ′ (FA − F ′ A′ ) − f ′2
1
= ′
f
15.4 Miroirs sphériques dans les C.G

15.4.1 Définitions
Définition
Une surface réfléchissante de forme sphérique

2019/2020 Page -203- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

On distingue :

E.O.V E.O.V
E.O.R

E.O.R
b b

C S S C
E.I.R E.I.R

E.I.V E.I.V

Miroir concave CS > 0 Miroir convexe CS < 0 Miroir plan S C → ∞

15.4.2 Relation de conjugaison


La relation de conjugaison pour le miroir sphérique est :

b
I
i
r
b
α b
β b α′ b

A1 C A2 H S

Condition de Gauss entraîne que H et S sont presque confondu, et on a


donc :
HI HI HI
α=− > 0 , α′ = − > 0 et β = − >0
S A1 S A2 SC
Ainsi :
α + π − β − i = π =⇒ i = α − β
De même :
β + i′ + π − α′ = π =⇒ i′ = α′ − β
2019/2020 Page -204- elfilalisaid@yahoo.fr
CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

Or : d’après la relation de D.S pour la réflexion, on a : i = −i′ , donc :


2β = α + α′
◮ Origine au sommet S :
1 1 2
+ =
S A1 S A2 SC
C’est la relation de conjugaison du miroir sphérique avec origine au som-
met.
Remarque
Origine au centre C

1 1 2
+ =
CA1 CA2 CS

15.4.3 Grandissement transversal

A2 B2
γ=
A1 B1
◮ Foyers :
⊲ Foyer principal image F2 :
A1 −→ ∞ =⇒ A2 −→ F2
SC
S F2 =
2
⊲ Foyer principal objet F1 :
A2 −→ ∞ =⇒ A1 −→ F1
SC
S F1 =
2

Conclusion:
Pour un miroir sphérique et dans les conditions de Gauss
, on a:
F1 ≡ F2 ≡ F

2019/2020 Page -205- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

15.4.4 Formation de l’image


15.4.4.1 Miroirs concaves ou convergents

SC
Dans ce cas, S C < 0, et la distance focale : f = S F = S F ′ = < 0 ; ainsi
2
le foyer F est réel.
Le miroir concave est convergent en effet :

b b


b
S
C F≡F

1 L’objet est réel avec : −∞ < S A < 2 f

A’ F S
b b

A C

B’

L’image est réelle, renversée, et plus petite que l’objet.


2 L’objet est réel avec : 2f < SA < f

2019/2020 Page -206- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

A’ F S
b b

C A

B’

L’image est réelle, renversée, et plus grande que l’objet.


3 L’objet est réel, dans le plan focal objet : SA = f

A’∞ S
b b

C F ≡A

B’∞

AB
L’image est rejetée à l’infini : α′ =
f
4 L’objet est réel, entre le plan focal objet et le miroir : f < SA < 0

2019/2020 Page -207- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

B’

F S
b b

C A A’

L’image est virtuelle, droite, et plus grande que l’objet.


5 L’objet est virtuel : 0 < SA < ∞

B’

F S
b b

C A’ A

L’image est réelle, droite, et plus petite que l’objet.

Remarque
Le seul cas où l’image est virtuelle, correspond à un objet réel entre
le plan focal et le miroir sphérique convergent.

15.4.4.2 Miroirs convexes ou divergents

SC
Dans ce cas : S C > 0 ; et la distance focal : f = S F = S F ′ = > 0 , ainsi
2
le foyer F est virtuel.
Le miroir convexe est divergent en effet :

2019/2020 Page -208- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

b
S b


b

F≡F C

1 L’objet est réel avec SA < 0

B’

b b

A S A’ F C

L’image est virtuelle, droite, et plus petite que l’objet.


2 L’objet est virtuel entre le plan focal et le miroir : 0 < SA < f

B’ B

b b

A’ S A F C

2019/2020 Page -209- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

L’image est réelle, droite, et plus grande que l’objet.


3 L’objet est virtuel dans le plan focal : SA = f

B’∞

A’∞ α′
b b

S F ≡A C

AB
L’image est rejetée à l’infini : α′ = .
f
4 L’objet est virtuel dans le plan focal : f < SA < 2f

A’
b b

S F A C

B’

L’image est virtuelle, reversée, et plus grande que l’objet.


5 L’objet est virtuel : 2f < SA < ∞

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CHAPITRE 15. FORMATION DE L’IMAGE MPSI-2/LYDEX 15.4. MIROIRS SPHÉRIQUES DANS LES C.G

A’
b b

S F C A

B’

L’image est virtuelle, reversée, et plus petite que l’objet.


6 L’objet est réel, rejeté à l’infini : S A = −∞

B∞

B’

b b

A∞ S F C

L’image est virtuelle, dans le plan focal : S A = f

Remarque
Le miroir plan :
La relation de conjugaison s’écrit :

S A′ = −S A

C’est à dire :

◮ S, A et A’ sont alignés ;
◮ S milieu du segment [A,A’] ;
◮ L’objet et l’image sont de nature différente.

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Quatrième partie

THERMODYNAMIQUE

212
CHAPITRE 16

MODÈLE DU GAZ PARFAIT

Définition
La thermodynamique est la partie de la physique qui s’intéresse
à l’étude des bilans d’énergie entre un système et le milieu l’ex-
térieur ; autrement dit c’est l’étude des propriétés physiques des
corps en fonction de la température.

16.1 Modèle microscopique du gaz parfait

16.1.1 Définitions
⊲ Un gaz est monoatomique, s’il est constitué d’un seul type d’atome
célibataire (gaz rares et vapeur des métaux).
⊲ Un gaz est diatomique, s’il est constitué de deux atomes (O2 ; N2 ; CO
, HCl , NO,· · · ).
Considérons un gaz dans une enceinte :

213
CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

Définition
Le gaz est considéré parfait si :
◮ les particules du gaz sont ponctuelles (a) ;
◮ pas d’interaction entre les particules (b) ;
◮ le choc des particules avec la paroi est élastique (c).
En effet :

(a) : Soient v p le volume propre d’une particule ( modèle des sphères


dures), et N : le nombre de particules que renferme l’enceinte.
Si on pose : V p le volume propre du gaz, alors :

V p = Nv p

La condition (a) est équivalente à :

V p = Nv p ≪ V = L × l × h

V = L × l × h : le volume macroscopique.

Particules ponctuelles
Si V p ≪ V , alors les particules du gaz seront considérées comme
ponctuelles ( i.e pas de volume propre).

(b) : Pas d’interactions entre les particules, c’est à dire :

E p (microscopique) = E P,µ = 0

Par conséquent, l’énergie mécanique du gaz est purement cinétique.

Em,µ = Ec,µ + E p,µ =⇒ Em,µ = Ec,µ

(c) Choc élastique, c’est à dire :

Ec (av) = Ec (ap) =⇒ V ′2 = V 2

Choc élastique
Si le choc est élastique, alors la norme du vecteur vitesse est conser-
vée avant et après choc.

2019/2020 Page -214- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

16.1.2 La pression cinétique


On rappelle que la pression au point M est définie par :

dF
P(M) =
dS

Avec dF l’intensité de la force moyenne exercée au point M, et dS une


surface élémentaire entoure le point M.
Remarques
◮ La pression est un scalaire positif, son unité dans le système in-
ternational est la Pascal, tel que : 1Pa = 1N/m2 ;
◮ 1Bar =105 Pascal ;
◮ 1 atm =101325 Pascal ;
◮ 1 atm= 76 cm Hg ;
◮ Dans le cas général, La pression P(M) en un point quelconque M
d’un fluide est définie par :


− −→
d F = −P(M)dS = −P(M)dS→
−n

Où dS est un élément de surface quelconque entourant le point M,


et →
−n un vecteur unitaire normale à la surface dS orienté vers l’ex-
térieur .

Soit un gaz parfait en équilibre, dans un référentiel galiléen R , enfermé


dans une enceinte de volume macroscopique V ; à la température T .
Ce gaz contient N particules ponctuelles .

P
(N, V)

M

On appelle densité particulaire au point M qu’on note n∗ , le nombre de


particules par unité de volume :
$
∗ dN
n = =⇒ N = n∗ dτ
dτ V

2019/2020 Page -215- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

P
Cas particulier : Si le système est homogène alors la densité particulaire
n∗ est constante, et par conséquent : N = n∗ V
n∗ = cte =⇒ N = n∗ V
On suppose que le système est isotrope ; c’est à dire que toutes les di-
rections sont possibles et équiprobables ; donc le vecteur vitesse peut
prendre : ±v x→

e x ; ±vy→

ey ; ±vz→

ez et par conséquent la probabilité de :
1
P(+v x ) = P(−v x ) = P(+vy ) = P(−vy) = P(+vz ) = P(−vz ) =
6

On appelle vitesse quadratique moyenne →


−u , la racine carrée de la valeur
moyenne du carré de la vitesse :

−u 2

−u 2 =< →
−v 2 >=< →
− 2 →− 2 →− 2 →− 2 →− 2 →− 2
v x > + < vy > + < vz >=⇒< v x >=< vy >=< vz >=
3
On suppose pour la suite que, toutes les particules du gaz se déplacent
avec la même vitesse, égale à la vitesse quadratique → −u .
P
Déterminons la force que subit une particule lors du choc avec la paroi .
Pour cela appliquons la relation fondamentale de la dynamique dans le
référentiel R galiléen :

− →
− →− ∆→−v
f Σ→P = m a =⇒ f Σ→P = m
∆t
avec ∆t la durée du choc et m la masse de la particule :
y


−′
v
α
x
α M

−v

Puisque le choc est élastique, alors il y a conservation de l’énergie ciné-


tique de la particule avant et après le choc :

1 → 1 →

m−v 2 = m v′ 2 =⇒ v = v′
2 2

2019/2020 Page -216- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

Par conséquent ; il y a conservation de la norme de la vitesse avant et


après le choc.

Évaluons ∆→
−v :

−v cos α v cos α −2v cos α
−v = v′ sin α − v sin α = 0
∆→

0 0 0
Donc :
→− 2mv cos α →
− →

f Σ→P = − e x = − f P→Σ
∆t
C’est une force normale à la surface Σ au point M .

Question :

Quelle est le nombre dN de particules qui vont heurter une surface élé-
mentaire dS entourant le point M pendant la durée ∆t du choc ?
Les dN particules ayant choc pendant ∆t avec dS , sont contenues dans un
cylindre de volume élémentaire :
−→ −
dτ = dS .→
v ∆t = vdS cos α∆t
y
−→
dS
t

x
v∆

α M

−v

Donc le nombre de particules est :

1
dN = n∗ vdS cos α∆t
2
1 −v ont la même probabilité : ( 1 ) ; et par
Le Parce que les vitesses →
−v et −→
2 2


conséquent la force pressante moyenne d F au point M du au choc à pour
expression :


− →
− 1 2mv cos α →

d F = dN f P→Σ = n∗ vdS cos α∆t ex
2 ∆t

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CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT


−u 2
Sachant que v x = v cos α =⇒< v2x >= On conclut donc que :
3

− 1
d F = mn∗→
−u 2 dS →

ex
3

On tire que la pression au point M est :

1
P(M) = mn∗→
−u 2
3

On remarque que cette pression est proportionnelle à l’énergie cinétique,


elle est nommée pression cinétique.
Comme :
N 1 −u 2 = n 1 mN →
n∗ = =⇒ PV = mN→ −2
Au
V 3 3
16.1.3 Théorème d’équipartition.Température cinétique
On admet le théorème suivant :

Théorème
Théorème d’équipartition
À chaque terme quadratique dans l’expression de l’énergie totale
1
d’une particule on fait associer kBT .
2

avec kB = 1.38.10−23 JK −1 : constante de Boltzmann.


T est dite température cinétique.
Remarques
R
1 kB = =⇒ R = NA kB ;
NA

2 Est-ce que les termes suivants sont quadratiques ou non ?

1 2 1
T erme kx mgl(1 − cos θ) mgℓθ2
mgz
2 2
Quadratique Non oui non oui

Activité

◮ Gaz parfait monoatomique :


2019/2020 Page -218- elfilalisaid@yahoo.fr
CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

1 2 1
On a : em = ec = mu = m(V x2 + Vy2 + Vz2 )
2 2
Par conséquent :
3
em = ec = KT
2
◮ Gaz parfait diatomique :
Pour un gaz parfait diatomique, la distance entre les atomes est constante
(modèle classique) ; chaque particule possède cinq degrés de liberté ( xG , yG , zG )
les coordonnées du barycentre G, et deux de rotations ϕ, θ autour de G et
par conséquent :
1 2 1 2 1 2 1 1
ec = mvGx + mvGy + mvGz + Jϕ ϕ̇2 + Jθ θ̇2 et e p = 0 Donc :
2 2 2 2 2
5
em = kBT
2

16.1.4 Équation d’état. Notion de gaz réel


◮ On appelle paramètre d’état ou variable d’état, d’un système thermo-
dynamique, une variable qui décrit l’état macroscopique du système.
Exemple
température ; volume ; nombre de particule ; pression ....

◮ On appelle équation d’état, une équation entre les variables d’état ;


pour les gaz, elle est de la forme : f (P, T, V, N) = 0.
◮ L’équation d’état d’un gaz parfait est :
PV = nRT = NkBT
Avec n le nombre de mole du gaz ; R la constante des gaz parfaits, et kB la
constante de Boltzmann :

R = NA kB == 8, 314 J K−1

Remarque
On peut définir la température cinétique d’un gaz parfait monoato-
mique par :

1 →− 2 m→−u 2
PV = NKT = mN u =⇒ T =
3 3K
.

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CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.1. MODÈLE MICROSCOPIQUE DU GAZ PARFAIT

On trace dans le diagramme d’amagat : y = PV = f (P) à T = cte

y=PV

G.R
G.P
G.R

Dans le diagramme d’amagat, y = PV = f (P) est une droite horizontale.


Pour un gaz réel y = PV = f (P) est une courbe qui coincide avec celle du
gaz parfait en faible pression (P → 0)(ou à volume infini (V → ∞).

Conclusion:
Tout gaz réel tend vers un gaz parfait à faible pression
ou à volume infini.

( lim GR = GP
P→0
ou
V→∞

Un gaz est dit réel, lorsque il n’est pas parfait ; c’est à dire au moins si :
⊲ les particules ne sont pas ponctuelles : possèdent un volume propre pas
négligeable ;
⊲ le choc avec la parois n’est pas élastique ;
⊲ l’interaction entre les particules n’est pas négligeable : le système ad-
met une énergie potentielle microscopique.

Il existe plusieurs équations d’état pour les gaz réels, la plus utilisée est
celle du Van Dear Waals :

n2 a
(P + 2 )(V − nb) = nRT
V

◮ b : représente le volume propre d’une mole de particules, nommé le


covolume ;

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CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.2. L’ÉNERGIE INTERNE

n2 a
◮ : traduit la pression du aux chocs entre les particules, nommée la
V2
pression interne.

Remarque
Dans l’équation d’état du gaz de Van Dear Waals, si a = b = 0 alors
on retrouve l’équation d’état du gaz parfait.

16.2 L’énergie interne

16.2.1 Définition
L’énergie interne U d’un système, est l’énergie mécanique moyenne dans
un référentiel galiléen R′ où le système est au repos, sans interaction avec
aucun champ extérieur :

U = Ec/R′ + E pint

◮ Ec/R′ : l’ énergie cinétique microscopique moyenne du gaz ;


◮ E pint : l’énergie potentielle d’interaction entre les différents particules
du système.

16.2.2 Applications
◮ Pour un gaz parfait monoatomique, les particules sont ponctuelles. Chaque
particule possède trois degrés de liberté ( x, y, z) et par conséquent :
1 1 1
ec = mv2x + mv2y + mv2z et e p = 0 ; donc : em = ec + e p = ec . D’où :
2 2 2
3 3
U = Em = NkBT = nRT
2 2
◮ Pour un gaz parfait diatomique, la distance entre les atomes est constante
(modèle classique), chaque particule possède cinq degrés de liberté ( xG , yG , zG )
les coordonnées du barycentre G et deux de rotations ϕ, θ autour de G et
par conséquent :
1 2 1 2 1 2 1 1
ec = mvGx + mvGy + mvGz + Jϕ ϕ̇2 + Jθ θ̇2 et e p = 0 donc : em = ec + e p = ec
2 2 2 2 2
d’où :
5 5
U = Em = NkBT = nRT
2 2

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CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.2. L’ÉNERGIE INTERNE

Remarque
Pour un gaz parfait, l’énergie interne ne dépend que de la tempéra-
ture (première loi de Joule ) ; par contre, pour un gaz réel son éner-
gie interne dépend de la température et du volume ; c’est à dire :
U = U(T, V).

16.2.3 Capacités calorifiques à volume constant


On définit la capacité calorifique à volume constant d’un gaz par :

∂U 
Cv = (J.K −1)
∂T V=ct
Pour un gaz parfait :
◮ monoatomique :
3
Cv(GPM) = nR
2
◮ diatomique :
5
Cv (GPD) = nR
2
On définit aussi les capacités calorifiques :
⊲ molaires à volume constant par :
Cv
Cvm = (J.K −1.mol−1 )
n
⊲ massiques à volume constant :
Cv
cv = (J.K −1g−1)
m
Pour un gaz parfait :
◮ monoatomique :
3 3R
Cvm (GPM) = R , cv (GPM) =
2 2M
◮ diatomique :
5 5R
Cv (GPD) = R , cv (GPD) =
2 2M

2019/2020 Page -222- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 16. GAZ PARFAIT MPSI-2/LYDEX 16.2. L’ÉNERGIE INTERNE

Avec M la masse molaire du gaz parfait.


On récapitule :

G.P.M G.P.D

3 5
U(J) nRT nRT
2 2
3 5
Cv(J.K −1) nR nR
2 2
3 5
Cv,m(J.K −1.mol−1 ) R = 12, 47 R = 20, 8
2 2
3R 5R
cv (J.K −1.kg−1 )
2M 2M

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CHAPITRE 17

STATIQUE DES FLUIDES

17.1 Équation fondamentale de la statique des fluides


Soit un fluide (liquide ou gaz) homogène : sa masse volumique ρ(M) est la
même en tout point M du fluide.
On suppose que le fluide est soumis à l’action du champ de pesanteur → −g
supposé uniforme, en équilibre dans un référentiel R supposé galiléen.
Considérons une tranche du fluide horizontale comprise entre les alti-
tudes z et z + dz possédant un surface S .
z


F (z + dz)
z + dz

−g z


F (z)
y

Inventaire des forces appliquées sur cette tranche de hauteur dz :




◮ Le poids : d P = −dm→−g = −ρS dzg →

ez ;


◮ La force pressante à la hauteur z + dz : F (z + dz) = −P(z + dz)S → −
ez ;

− →

◮ La force pressante à la hauteur z : F (z) = P(z)S ez .


La condition d’équilibre s’écrit : ρS dzg →

ez − P(z + dz)S →

ez + P(z)S →

ez = 0 .

224
CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.1. STATIQUE DES FLUIDES

On tire que :
dP
+ ρg = 0
dz

C’est l’équation fondamentale de la statique des fluides projetée sur l’axe


des z orienté vers le haut

On suppose que le fluide est incompressible : sa masse volumique est


constante.
Par intégration, on trouve :

P(z) + ρgz = cte

C’est à dire que si z ր=⇒ P(z) ց et vice versa.


Pour déterminer la constante, on fixe un niveau de référence : la surface
libre ou la pression vaut la pression atmosphérique. Et suivant le choix de
l’origine du point O, c’est à dire z = 0, soit en surface soit au fond du fluide.

Remarque

1 A z = h on a : P = Patm ⇔ Patm + ρgh = cte


D’où P(M) − Patm = ρg(h − z) = Pe (M) avec Pe (M) la pression
effective.
2
P(B) − P(A) = ρg(zA − zB)

3 Les isobares (l’ensembles des points M tel que P(M) = cte) sont
des plans horizontaux (⊥ →

ez ).
Activité
Baromètre de Torricelli :

2019/2020 Page -225- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.2. ATMOSPHÈRE ISOTHERME

≈ vide

Mercure (Hg)

Patm − 0 = ρgh avec h=76 cm Hg.


17.2 Équilibre d’une atmosphère isotherme. Facteur
de Boltzmann

17.2.1 Variation de la pression avec l’altitude


On suppose que :
1 l’atmosphère est un gaz parfait.

2 T = cte dans toute l’atmosphère (atmosphère isotherme).


3

−g uniforme.

4 l’atmosphère est en équilibre hydrostatique : les particules de l’atmo-


sphère ne bougent pas (pas d’énergie cinétique microscopique).
dP
On a : = −ρg
dz
dm m dm PM
et comme : ρ = ; ainsi, PV = RT ⇔ =
dV M dV RT
MP
ρ=
RT
dP PMg Mg
=− ⇔ ln P = − z + cte
dz RT RT
On tire que :
Mg
P = P0e− RT z

2019/2020 Page -226- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.2. ATMOSPHÈRE ISOTHERME

H z

Avec :
RT A.N
H= GGGGGGGGGA H(298K) = 7978 m
Mg
De même :
Mg
ρ = ρ0e− RT z
MPo
avec : ρo = .
RT o
M M m
Sachant que : R = kB NA , alors : = = ; Avec : m la masse d’une
R k B NA k B
seule particule.
Sachant que : ep est l’énergie potentielle d’une particule, alors :
ep
P = Po e− KT

Remarque
dN P
Pour un gaz parfait, et à T = cte on a : = = n∗ : avec n∗ la
dV KT
densité particulaire.
Donc :
ep

n∗ = n∗oe kBT
Po
avec n∗o =
kBT

2019/2020 Page -227- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

Conclusion:
Les niveaux les plus bas(z 0) sont les plus peuplés.

Remarques
RT
1 Si on pose Ha = : possède la dimension d’une longueur,
Mg
elle est dite échelle des profondeurs, sa valeur numérique pour
T = 17 oC = 290 K est : Ha = 8, 48.103 m.
2 La hauteur pour que la pression diminue de 1% est z1 =
0, 01Ha = 84, 8 m.
On conclut que pour les systèmes gazeux usuels, (l’ordre de
quelques mètres ) ; on peut considérer que la pression est
constante au sein du gaz.

APPLICATION

17.3 ÉTUDE DE L’ÉQUILIBRE DE L’ATMOSPHÈRE DANS


LE CHAMP DE PESANTEUR(CNC 2009)
L’atmosphère terrestre s’étend sur quelques dizaines de kilomètres et per-
met à toutes les espèces vivantes terriennes de respirer pour vivre. Les
phénomènes physiques intervenant dans l’atmosphère sont nombreux et
caractérisent en fait différentes couches en fonction de l’altitude : de la
troposphère au niveau du sol jusqu’à l’ionosphère couche d’atmosphère
la plus haute avant l’Espace.
On se propose d’étudier quelques modèles de variation de la pression dans
l’atmosphère terrestre. Dans tout le problème, on ne tiendra pas compte
des effets liés à la rotation de la Terre. Le champ de pesanteur ~g = −g~uz
est supposé uniforme, d’intensité égale à sa valeur au niveau du sol. ~ uz
étant le vecteur unitaire de la direction ascendante Oz.

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CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

1- Pression dans un fluide au repos dans le champ de pesanteur


On considère un fluide au repos dans le champ de pesanteur. On suppose
que la pression et la masse volumique du fluide ne dépendent que de
l’altitude z. On appelle P(z) cette pression et ρ(z) la masse volumique du
fluide. La pression au niveau du sol, pris comme origine des altitudes z = 0,
vaut P0 = 1, 0 bar = 1, 0.105 Pa.
1.1- Déterminer la résultante d F ~ p des forces de pression s’exerçant
sur une tranche de fluide de base S , située entre les altitudes z et z + dz
(figure 1). En déduire l’expression de la densité volumique des forces de
pression.
1.2- Écrire l’équation qui traduit l’équilibre mécanique de la tranche
de fluide dans le champ de pesanteur. Montrer que la pression est liée à
la masse volumique du fluide par l’équation :
dP
+ ρg = 0 (17.1)
dz
1.3- On suppose dans cette question que la masse volumique du fluide
est quasi-indépendante de l’altitude. Déterminer l’expression de la pres-
sion P(z) qui règne dans le fluide à l’altitude z.
1.4- Ordres de grandeurs
1.4.1- Déterminer la différence de pression entre le sol et le toit d’une
salle, situé à une altitude de 3 m, en assimilant l’air à un gaz parfait à la
température ambiante T = 300 K . Commenter.
1.4.2- Déterminer la différence de pression entre la surface libre et
un point à une profondeur de 3 m d’un océan. Commenter.

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CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

2- Modèle de l’atmosphère isotherme


On assimile l’atmosphère à un gaz parfait de masse molaire Ma au re-
pos dans le référentiel terrestre supposé galiléen et soumis au champ de
pesanteur uniforme ~g.
On suppose dans ce paragraphe, que l’atmosphère est isotherme dans
laquelle la température est uniforme et vaut T 0 = 273 K . La pression au
niveau du sol vaut P0 = 1, 0 bar = 1, 0.105 Pa. On appelle P(z) la pression
qui règne à l’altitude z.
2.1- A partir de l’équation d’état des gaz parfaits, déterminer l’expres-
sion de la masse volumique de l’air en fonction de Ma , T 0 , de la pression P
et de la constante des gaz parfaits R.
2.2- En déduire, en utilisant l’équation (17.1), l’expression de la pres-
sion P(z).
2.3- Interpréter le résultat obtenu en termes énergétiques et mettre en
évidence le facteur de Boltzmann.
2.4- En déduire une hauteur caractéristique h des variations de la pres-
sion P(z). Déterminer la valeur numérique de h. Commenter.
3- Modèle de l’atmosphère polytropique
Le modèle de l’atmosphère isotherme ne s’applique qu’à la haute atmo-
sphère appelée stratosphère, pour des couches d’air dont l’altitude est
comprise entre 10 km et 30 km, et avec une température de l’ordre de
223 K .
Entre les altitudes z = 0 et z = 10 km, l’air est constamment brassé par
les courants que constituent les vents dont l’origine est en partie due aux
variations journalières de la température au niveau du sol. La partie de
l’atmosphère correspondante s’appelle la troposphère.
Les données expérimentales transmises par un ballon-sonde, utilisé par
une station météorologique, au cours de la traversée de la troposphère
et de la basse stratosphère montrent que le modèle le mieux adapté est
celui d’un gradient uniforme de température. Ces données permettent de
tracer le profil réel de la pression régnant à la verticale de la station.
Les résultats sont rassemblés sur la figure 2. On cherche à modéliser ces
résultats en considérant un profil de température de la forme :

T (z) = T 0 − a.z
T 0 et a étant des paramètres constants.
3.1- Donner l’expression de la masse volumique ρ(z) de l’air en fonction
de Ma , T 0 , a, z, P(z) et R.

2019/2020 Page -230- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

La pression et la masse volumique sont toujours liées par l’équation (17.1).

3.2- Déterminer l’expression de la pression P(z). Montrer qu’elle s’écrit


sous la forme :
P(z) = P0 (1 − b.z)α
où b et α sont deux paramètres constants à déterminer.
3.3- Comparer ce champ de pression avec celui obtenu pour l’atmo-
sphère isotherme lorsque l’on se place à faible altitude (b.z ≪ 1).
3.4- Montrer que la pression est liée à la masse volumique par la rela-
tion :
P(z)
= cste
ρ(z)k
appelée relation polytropique d’indice k. Donner l’expression de k en fonc-
tion de α.
Le traitement des données expérimentales, indiquées par des croix sur
la figure 2, permet d’ajuster les valeurs de P0 , b et α pour que le mo-
dèle décrive correctement les points expérimentaux. On obtient ainsi :
P0 = 1, 03.105 Pa ; b = 1, 95.10−5 m−1 et α = 5, 91. La courbe correspondante
est tracée en trait plein sur la figure 2.
3.5- Déduire de ces résultats les valeurs de T 0 et de a. En déduire la
valeur de la température T à une altitude de 10 km. Conclure quant à la
validité de ce modèle pour décrire la troposphère.
3.6- Déduire de ce qui précède l’ordre de grandeur de l’épaisseur de
l’atmosphère dans le cadre de ce modèle.

1- Pression dans un fluide au repos dans le champ de pesanteur


1.1- La résultante des forces de pression :


− →

d F p = P(z)S →

ez − P(z + dz)S →

ez =⇒ d F p = −S dP →

ez

• L’expression de la densité volumique des forces pressante :





− dFP dP −
fV = =− → ez
dτ dz

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CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

1.2- L’équilibre mécanique, donc la résultante des forces extérieures


est nulle, ce qui donne :


− →− dP
d F p − ρgS dz →

ez = 0 =⇒ + ρg = 0
dz

L’expression de la pression.
L’intégration donne :
P(z) = Po − ρgz

2- Ordres de grandeur

2.1- Dans une salle de hauteur H = 3m on a :

A.N
∆P = Po − PH = ρgH GGGGGGGGGA ∆P = 34, 2 Pa

∆P
Comme ≪ 1. Donc la pression dans la salle est constante.
Po
2.2- Dans l’océan :

A.N
∆P = PH − Po = ρgH GGGGGGGGGA ∆P = 329430 Pa

∆P
Comme : ≃ 0, 291 ; alors on ne peut pas considérer que la pression
Po
dans l’océan est constante.
3- Modèle de l’atmosphère isotherme
3.1- On a gaz parfait :

m Po Ma
PV = nRT =⇒ ρ = =
V RT o

3.2- L’équation (1) donne :


dP dP Mag
+ ρg = 0 =⇒ + P=0
dz dz RT o
On pose :
RT o
h=
Ma g

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CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

Alors :
−z
P(z) = Po exp( )
h
Ma
3.3- En remplaçant R par NA K et connaissant que m = la masse
NA
d’une particule, ainsi puisque l’axe oz orienté vers le haut donc : e p =
+mgz(+cte = 0) alors
ep
P(z) = Po exp(− )
KT o
Et puisque ; par hypothèse l’atmosphère est en équilibre, alors : em = e p +
ec = e p et donc :
em
P(z) = Po exp(− )
KT o
em
exp(− KT o
) : c’est le facteur de Boltzmann.
3.4- La hauteur caractéristique est :

RT o A.N
h= GGGGGGGGGA h = 7978, 2 m
Ma g

P(z = 0)
Remarquons que h représente la hauteur, telle que : P(z = h) = .
e
Commentaire : la valeur de h est très supérieure aux valeurs habituelles,
par conséquent on peut considérer la pression constante.
4- Modèle de l’atmosphère polytropique
4.1- L’expression de la masse volumique :

Ma P Ma P
ρ= =⇒ ρ =
RT R(T o − az)

5-
5.1- L’intégration de la statique des fluide donne :
dP Ma g dP Mag adz
=− P =⇒ = (− )
dz R(T o − az) P aR T o − az
ce qui donne en integrant :
P Mag T o − az
ln = ln
Po aR To
Donc :
 a  MaRa g
P(z) = Po 1 − z
To

2019/2020 Page -233- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.3. APPLICATION CNC 09

Il en résulte que :
a Ma g
b= ; α=
To aR

5.2- Comparaison des résultants pour : bz ≪ 1 =⇒ z ≪ 1


Ma g
◮ Atmosphère isotherme : P = Po exp −z/h → Po(1 − z)
RT o
Ma g
◮ Atmosphère polytropique : P = Po (1 − bz)α → Po (1 − z)
RT o
Donc Au voisinage de la terre (z → 0) les deux modèles coincident.
5.3- Montrons la relation demandée :
On a :  a α
P(z) = Po 1 − z
To
Ainsi :
Ma Ma Po
ρ= P =⇒ ρ = (1 − bz)α−1
RT o (1 − bz) RT o
Ce qui donne :
P α
α = cte =⇒ k =
ρ α−1 α−1

6-
6.1- Application Numérique :

Ma g Ma g A.N
α= =⇒ a = GGGGGGGGGA a = 5, 79.10−3 K.m−1
Ra Rα

a a A.N
b= =⇒ T o = GGGGGGGGGA T o = 297 K
To b
Pour l’altitude de 10 km on a :

T (10 km) = 239 K


Commentaire : Entre la température donnée à 10 km (223 k) est la tem-
pérature calculée par le modèle est de l’ordre de 16 K ce qui prouve que le
modèle convient avec une légère variation de température, et par consé-
quent si on veux améliorer mieux le modèle il faut tenir compte de l’action
du vent donc l’atmosphère n’est plus en équilibre mécanique ( équilibre
hydrostatique).

2019/2020 Page -234- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 17. STATIQUE DES FLUIDES MPSI-2/LYDEX 17.4. POUSSÉE D’ARCHIMÈDE

6.2- La hauteur de l’atmosphère dans le modèle :


SI H est la hauteur de l’atmosphère alors P(z = H + ) = 0 (au delà de l’atmo-
sphère il n’y a que le vide), d’où :

1 A.N
P(H) = 0 =⇒ H = GGGGGGGGGA H = 51, 28 km
b

17.3.1 Généralisation
Lorsque un système thermodynamique en équilibre à la température
T, constitué de particules dont l’énergie ε peut prendre différentes
valeurs, les particules se répartissent sur les différents niveaux éner-
ε
gétiques proportionnellement au facteur de BOLTZMANN : e− KT
ε = ec + e p + . . .

17.4 Poussée d’ARCHIMÈDE


Tout corps plongé dans un fluide subit une force dirigée vers le haut,
égale en norme au poids du volume du fluide déplacé :

−→ →

F A = ρgV k = −ρV→
−g = −m →

dg

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CHAPITRE 18

SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES

18.1 Définitions
Définition
Un système thermodynamique est une partie matérielle de l’univers
délimitée par une surface fermée, au sens mathématique et non au
sens physique ; soumise à l’observation.

Système
thermodynamique

Surface fer-
mée au sens Milieu extérieur
Surface fer-
mathématique.
mée au sens
physique. L’univers

On rappelle qu’une surface fermée au sens mathématique, est une surface


qui délimite un volume, par contre une surface fermée au sens physique
qui ne se laisse pas traversée par la matière.

236
CHAPITRE 18. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES MPSI-2/LYDEX 18.2. ÉQUILIBRE THERMODYNAMIQUE

Remarque
La surface peut être réelle ou fictive.

Définitions
Un système thermodynamique est dit :

⊲ Isolé : s’il n’échange avec le milieu extérieur ; ni énergie ; ni ma-


tière.
⊲ Fermé : s’il ne peut échanger avec le milieu extérieur que de
l’énergie.
⊲ Ouvert : s’il échange de la matière avec le milieu extérieur .
⊲ Homogène : si toutes les variables thermodynamiques varient
de manière continue : ( eau + sel avant la saturation).
⊲ Hétérogène : certains paramètres varient de manière disconti-
nue (exemple : eau + glace : variation de la masse volumique ρ).
⊲ Isotrope : aucunes propriétés physiques ne dépendent de la di-
rection (localement le système présente une symétrie sphérique).

18.2 Équilibre thermodynamique


Un système est en équilibre thermodynamique si on a :
P −−→ → −
⊲ Équilibre mécanique : ( Fext = 0 ) =⇒ P = cte ;
⊲ Équilibre thermique : (T = cte) ;
⊲ Équilibre chimique : la composition chimique du système ne varie pas
(le potentiel chimique µ = cte).

Remarque
L’équilibre thermodynamique est un état dans lequel toutes les va-
riables d’état sont constantes dans le temps : L’équilibre thermo-
dynamique est un état stationnaire.

18.3 Variables thermodynamiques


◮ On appelle variable d’état toute grandeur (scalaire ou vectorielle ), qui
caractérise une propriété macroscopique du système : (P, V, T, N, · · · )
◮ Une variable d’état est dite extensive, s’elle peut être définie pour le

2019/2020 Page -237- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 18. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES MPSI-2/LYDEX 18.4. TRANSFORMATIONS THERMODYNAMIQUES

système entier ou une partie, et qui dépend des dimensions du système,


elles sont en général additives.

Exemples
masse ; volume ; charge ; le courant électrique ; nombre de parti-


cule ; longueur ; surface ; l’énergie ; P ; →

σo ; · · · .

◮ Une variable intensive est définie en chaque point du système : (déduite


d’une valeur moyenne ) et elles ne sont pas additives.

Exemples
T ; P; σ; ρ ; l’indice de réfraction ; concentration ; pH ; · · · .

18.4 Transformations thermodynamiques


On dit qu’un système subit une transformation, lorsque il passe d’un état
d’équilibre initial à un état d’équilibre final.
On dit qu’une transformation est :
• isotherme si au cours de laquelle la température reste constante (T =
cte).
• isobare si la pression P = cte.
• isochore si le volume V = cte.
• Une transformation quasi-statique est une transformation suffisamment
lente pour qu’elle soit considérée comme une suite continue d’états d’équi-
libre infiniment voisins.

Exemple
On comprime un gaz dans une enceinte, par addition des masses :

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CHAPITRE 18. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES MPSI-2/LYDEX 18.5. CŒFFICIENTS THERMO-ÉLASTIQUES

Transformation rapide (irreversible)

1 kg

1 mg 1 mg
GGGGGGGGGA GGGGGGGGGA

Transformation quasistatique

• Une transformation est dite réversible, s’elle est quasi-statique, ainsi


on peut changer le sens des échanges d’énergie à chaque instant.
• Une transformation est dite adiabatique, s’elle se fait sans échange
d’énergie thermique (sans échange de chaleur).

Remarque
• Une transformation réversible est forcement quasistatique ( l’in-
verse est faux ).
• Toute transformation qui n’est pas réversible est dite irréversible.
• Toute transformation rapide ou accompagné de frottement est ir-
réversible.

18.5 Cœfficients thermo-élastiques

18.5.1 Définition
⊲ Cœfficient de dilatation isobare :
1 ∂V 
α= : (K −1)
V ∂T P

⊲ Cœfficient de variation de pression isochore :

1 ∂P 
β= : (K −1)
P ∂T V

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CHAPITRE 18. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES MPSI-2/LYDEX 18.5. CŒFFICIENTS THERMO-ÉLASTIQUES

⊲ Cœfficient de compressibilité isotherme :

1 ∂V 
χT = − : (Bar−1)
V ∂P T

Activité
Pour un gaz parfait on a : PV = nRT ; donc

1 1
α=β= ; χT =
T P

18.5.2 Relations aux dérivées partielles


On a : f (P, V, T ) = 0 ⇒ V = V(T, P) et T = T (V, P) , donc

! !
∂V ∂V
dV = dT + dP (1)
∂T ! P ∂P !T
∂T ∂T
dT = dV + dP (2)
∂V P ∂P V  !, 
1 
 ∂T ! 
(2) ⇒ dV = ! dT −  ∂P ∂T  dP
∂T V P
∂V
∂V P  !, 
! !  ∂T ! 
∂V 1 ∂V  ∂T 
⇒ = ! et = −  ∂P 
∂T P ∂T ∂P T V
∂V P
∂V P
! ! !
∂V ∂T ∂P
= −1 (A)
∂T P ∂P V ∂V T

Relation importante à connaître.

On peut généraliser la relation précédente comme suit :


Si l’équation d’état s’écrit sous la forme f (X, Y, Z) = 0 alors :

∂X i ∂Y i ∂Z i
× × = −1
∂Y Z ∂Z X ∂X Y

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CHAPITRE 18. SYSTÈMES THERMODYNAMIQUES MPSI-2/LYDEX 18.5. CŒFFICIENTS THERMO-ÉLASTIQUES

18.5.3 Application
1 Relation entre les cœfficients thermoélastiques
1
(A) ⇒ (−χT V)(Pβ) = −1
αV
βχT P = α

Relation importante à connaître

2 Loi de dilatation
On a : ! !
∂V ∂V
dV = dT + dP = αVdT − χT VdP
∂T P ∂P T
dV
= αdT − χT dP
V
On suppose que α et χT sont constantes ; donc
V
Ln = αT − χT P.
V0
◮ Si αT − χT P ≪ 1 alors :

V = V0 (1 + αT − χT P)

◮ Si αT ≫ χT P alors :
V = V0 (1 + αT )

C’est la loi des dilatation des volumes en fonction de la température

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CHAPITRE 19

PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

19.1 Introduction

19.1.1 Travail échangé par un système : travail des


forces de pression
C’est un échange d’énergie, d’origine macroscopique, résulte du dépla-
cement macroscopique du point d’application d’une force macroscopique.

1 On définit le travail élémentaire d’une force :

→− −−→
δW = F .dOM

.
2 Travail des forces de pression :Soit un fluide qui subit une transfor-
mation élémentaire qui mène son volume de v à v+dv.



F op

x x + dx x

242
CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.1. INTRODUCTION

→− −−→
δWext = F .dOM > 0 ⇒ δWext = Pext S dx = −Pext dv
puisque le volume diminue (dv < 0).

δWext = −Pext dv

◮ Si dv < 0 ⇒ δWext > 0 (compression).


◮ Si dv > 0 ⇒ δWext < 0 (détente).

Remarques

1 Si la transformation est quasi-statique, alors P = Pext et on


aura :
δWext = −Pdv

2 Si la transformation est isochore alors : dv = 0 ⇒ δWext = 0.


3 Généralisation : Pour une transformation quasi-statique le
travail s’écrit :
δWext = XdY
X une grandeur intensive et Y une grandeur extensive.

Dans le diagramme de Clapeyron P = f (V), on a :

P A

S2

B
S1

VA VB V

RB
WA→B = − Pdv = −S 1
RAA
WB→A = − B
Pdv = +(S 1 + S 2 )
Pour le cycle ABA on a donc :

2019/2020 Page -243- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.1. INTRODUCTION

| Wcycle |= WA→B + WB→A = S 2

Conclusion:
Le travail est positif si le cycle est décrit dans le
sens trigonométrique.

19.1.2 Applications
Déterminons pour un gaz parfait, le travail des forces pressantes dans les
transformations suivantes :
◮ Isochore

Wisochore = 0
◮ Isobare
C’est le cas par exemple d’une transformation rapide.

Wisobare = −Pext (V f − Vi )

◮ quasi-statique isotherme
la transformation étant quasi-élastique, alors le système passe par une
infinité d’état d’équilibre, d’où :

P(Q.S ) = Pext = Pgaz = P

Ce qui donne :

Vi Vi Vi
WT (Q.S ) = nR T ln = Pi Vi ln = P f VF ln
Vf Vf Vf

◮ adiabatique
On admet pour le moment qu’une transformation est adiabatique (pas
d’échange de chaleur) que PV γ = cte.

1 nR
Wad = (P f V f − Pi Vi ) = (T f − T i ) = Cv(T f − T i )
γ−1 γ−1

19.1.3 Transfert thermique


C’est un échange d’énergie qu’on note Q qui se fait au niveau microsco-
pique. Il n’y a pas de déplacement macroscopique.
Il résulte, par exemple, d’une inégalité de température entre le système
et le milieu extérieur avec lequel il est en contact.

2019/2020 Page -244- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
19.2. PREMIER PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

19.1.4 Divers formes de transfert d’énergie


Un système peut recevoir de l’énergie par :

− −−→
◮ Travail mécanique : δW = F .dOM = Mdθ ;
◮ Travail électrique : δW = uidt = udq ;
◮ Travail des forces pressantes : δW = −PdV = −Pext dV ;
◮ Transfert thermique ou chaleur Q.

19.2 Premier principe de la thermodynamique


Énoncé du premier principe de la thermodynamique

P our tout système fermé, on peut définir une fonction d’état, exten-
sive, conservative, appelée énergie interne U telle que au cours d’une
transformation d’un système thermodynamique d’un état initial vers
un état final, la somme des transferts thermiques et du travail des
forces échangés avec l’extérieur au cours de la transformation véri-
fient :

∆(U + Ec + E p ) = Q + W

Remarque

L e premier principe traduit la conservation de l’énergie totale


macroscopique et microscopique.

Cas particulier important :


Dans un référentiel galiléen R si le système est au repos alors :
◮ Ec = 0 pas d’énergie cinétique macroscopique.
◮ E p = Cte pas de variation de l’énergie potentielle macroscopique.
Le premier principe se réduit :

∆U = Q + W

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CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.3. CONSÉQUENCES PRATIQUES

P A W
1, Q
1

W
4, Q B
4

VA VB V

∆U = W1 + Q1 = W2 + Q2 = ... = W4 + Q4 .
L’énergie interne ne dépend pas du chemin suivi :
Conclusion:
L’énergie interne U est une fonction d’état.

Remarque

1 Pour une variation élémentaire :

dU = δW + δQ

2 Pour une transformation cyclique :

∆Ucycle = 0

3 Une transformation telle que U = cte est dite transformation


isoénergitique.

19.3 Conséquences pratiques


◮ U est une fonction d’état, donc dU est une différentielle totale exacte,
∂U ∂U
c’est à dire : dU = Adx + Bdy ; avec : A = ( )y et B = ( ) x alors le
∂x ∂y
théorème de Schwartz :

∂A ∂B ∂ ∂U ∂ ∂U
= ⇔ ( )= ( )
∂y ∂x ∂y ∂x ∂x ∂y

2019/2020 Page -246- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.4. ENTHALPIE D’UN SYSTÈME

◮ Pour une transformation cyclique :


∆U = 0 ⇒ Qcycle = −Wcycle

◮ Pour une transformation adiabatique Q = 0 pas d’échange thermique


avec l’extérieur alors :
∆U = Wadiabatique

19.4 Enthalpie d’un système


On définit l’enthalpie H d’un système la fonction d’état extensive conser-
vative définie par :
X
H=U− Xi Yi
i

Telle que Xi une grandeur intensive et Yi une grandeur extensive reliée


par : δW = Xi dYi .
Lorsque les seules forces qui travaillent sont les forces pressantes ;
alors δW = −PdV et par conséquent :

H = U + PV
On définit aussi :
H
• Hm = : l’enthalpie molaire (J mol−1 ).
n
H
• hm = : l’enthalpie massique (J kg−1).
m
Remarques
⊲ dH est une différentielle totale exacte (vérifie le théorème de
Schwartz).
⊲ ∆H ne dépend pas du chemin suivi.
⊲ ∆Hcycle = 0.

19.5 Capacités thermiques

19.5.1 Définitions
Hypothèses :
- Fluide homogène ;
- Seules les forces de pression travaillent.
Dans ce cas :

2019/2020 Page -247- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.5. CAPACITÉS THERMIQUES

(
U = U(V, T ) = U(V, P) = U(P, T )
H = H(V, T ) = H(V, P) = H(P, T )
 ∂U   ∂U   ∂H   ∂H 
dU = dT + dV ; dH = dT + dP
∂T V ∂V T ∂T P ∂P T
On définit :
• la capacité calorifique (ou thermique ) à pression constante par :
∂H 
CP = (J K−1)
∂T P
• capacité thermique molaire à pression constante :
CP
CP,m = (J K−1 mol−1)
n
• capacité thermique massique à pression constante :
CP
cm = (J K−1 kg−1)
m

Remarques
◮ CV et C P dépendent à priori de la température.
◮ Application du théorème de Schwartz :

∂U  ∂Cv  ∂  ∂U  
dU = Cv dT + dV =⇒ =
∂V T ∂V T ∂T ∂V T V

∂H  ∂C p  ∂  ∂H  
dH = C p dT + dP =⇒ =
∂P T ∂P T ∂T ∂P T P

19.5.2 Interprétation en terme de chaleur


On a : dU = δW + δQ = −Pext dV + δQ (seules les forces pressantes tra-
vaillent) ;
à volume constant on a :
dU = δQ
∂U  δQV
Donc : CV = =
∂T V dT
Il en résulte :
Z T2
δQV
CV = ⇔ QV = ∆U = CV dT
dT T1

2019/2020 Page -248- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.6. DÉTENTE DE JOULE-GAY LUSSAC

Définition
CV est la quantité de chaleur à fournir au système thermodynamique
à volume constant pour élever sa température de 1K.

Ainsi on a :

H = U + PV ⇒ dH = dU + PdV + VdP
⇒ dH = δW + δQ + PdV + VdP
⇒ dH = (P − Pext )dV + δQ + VdP

On maintient P = cte = Pext (où à P = cte et de manière quasi-statique)


dH = δQP = C p dT
Z T2
δQ p
Cp = ⇔ QP = ∆H = CP dT
dT T1

Remarques

1 Si C p = cte alors ∆H = Q p = C p (T f − T i ).
2 C p est la quantité d’énergie thermique à fournir au système
thermodynamique à pression constante pour élever sa tempé-
rature de 1oC .

19.6 Détente de Joule-Gay Lussac


On appelle détente de Joule-Gay-Lussac une détente d’un gaz dans
le vide.
Robinet

Compartiment (C1 ) Compartiment (C2 )

Gaz Vide

(V) (V’)

2019/2020 Page -249- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.7. DÉTENTE DE JOULE-THOMSON

Détente de Joule Gay-Lussac


Les parois sont calorifugées (adiabatiques).
On ouvre le robinet R ; le gaz se détend et occupe le volume total (V + V ′ ).
P S
Considérons le système = {gaz + vide} contenu dans C1 C2.
Le volume est constant (parois rigides) : ⇒ Wext = 0 .
La transformation est adiabatique, alors : Q=0.
Le premier principe donne :

∆U = Wext + Q = 0 ⇒ U = cte

Conclusion:
La détente de Joule-Gay-Lussac est isoénergitique.

19.7 Détente de Joule-Thomson

Paroi adiabatique
Paroi poreuse

Étranglement

(P1 ; V1 ) (P2 ; V2 ) (P1 ; V1 ) (P2 ; V2 )

Paroi adiabatique

Hypothèses :

⊲ Parois adiabatique ;
⊲ Ecmac ≈ 0 (On néglige la variation de la vitesse) ;
⊲ E pext ≈ cte (On néglige la variation de l’altitude).

On a : ∆U + ∆Ec,mac + ∆E p,ext = Wext + Q = Wext (adiabatique).


Wext = W1 + W2 avec : W1 > 0 car compression (V : V1 0) et W2 < 0 car
détente (V : 0 V2 )

2019/2020 Page -250- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.8. APPLICATIONS AU GAZ PARFAIT


R0 


W1 = −PdV = P1 V1 


V1



 ⇒ W = W1 + W2 = P1 V1 − P2 V2
RV 2 


W2 = −PdV = −P2 V2 



0
Le premier principe : ∆U = Wext = P1 V1 − P2 V2 = U2 − U1
⇒ P1 V1 + U1 = P2 V2 + U2 On tire que :
H1 = H2

Conclusion:
La détente de Joule-Thomson est isenthalpique.

Résultats expérimentaux, avec P1 = 2atm et P2 = 1atm

⊲ L’air : ∆T = −0, 26K .


⊲ gaz carbonique CO2 : ∆T = 1, 15K .
⊲ L’hydrogène H2 : ∆T = 0K .
Remarque
Détente dans une tuyère inclinée :

∆U + ∆Ecmac + ∆E Pext = P1V1 − P2 V2


1 1
⇒ U2 − U1 + mV22 − mV12 + mgz2 − mgz1 = P1 V1 − P2V2
2 2
1 2 1
⇒ U2 + mV2 + mgz2 + P2 V2 = U1 + mV12 + mgz1 + P1V1
2 2
1 2 1 2
⇒ H2 + mV2 + mgz2 = H1 + mV1 + mgz1
2 2
Par unité de masse :

1
hm + V 2 + gz = cte
2

(valable en régime permanent)

19.8 Applications au gaz parfait

19.8.1 Loi de Joule


1 1ere loi de Joule :
2019/2020 Page -251- elfilalisaid@yahoo.fr
CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.8. APPLICATIONS AU GAZ PARFAIT

L’énergie interne d’un gaz parfait ne dépend que de la


température.

C’est à dire : U(T, V) = U(T ).


dU = CV dT donc :
Z T2
∆U = CV dT
T1

2 2eme loi de Joule :


On a : H = U + PV et PV = nRT donc H = U(T ) + nRT = H(T )

Enthalpie d’un gaz parfait ne dépend que de la


température.

dH = CP dT ; donc :
Z T2
∆H = CP dT
T1

19.8.2 Relation de Mayer


On a : H = U + PV = U + nRT par conséquent :

dH = dU + nRdT ⇒ CP dT = CV dT + nRdT
Ce qui donne :
CP − CV = nR
Relation de Mayer

Conséquences :
•CP > CV > 0.
CP
• Si on pose γ = cœfficient de Laplace alors :
CV
CP
γ= >1
CV

3
• Pour un gaz parfait monoatomique on a : U = nRT ; donc :
2
3 5 5
CV = nR ; CP = nR ; γ = = 1, 67
2 2 3

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CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.8. APPLICATIONS AU GAZ PARFAIT

5
• Pour un gaz parfait diatomique on a : U = nRT donc :
2
5 7 7
CV = nR ; CP = nR ; γ = = 1, 4
2 2 5

Remarque
CP
On a : CP − CV = nR et γ = il en résulte :
CV

nR γ
CV = ; CP = nR
γ−1 γ−1

Résultats à retenir pour un G.P

19.8.3 Loi de Laplace


Pour une transformation adiabatique :


nR 

dU = CV dT = dT 
 1
γ−1 
 ⇒ dU = d(PV)

 γ−1
nRdT = d(PV)
dU = δQ + δW ⇒ δQ = dU − δW
γ
δQ = d(PV) + PdV
γ−1
On tire que :
γ 1
δQ = PdV + VdP
γ−1 γ−1
Pour une transformation adiabatique d’un gaz parfait : (δQ = 0) ; on a
donc :
dV dP
γPdV + VdP = 0 ⇒ γ + =0
V P

PV γ = cte =⇒ T V γ−1 = cte =⇒ P1−γ T γ = cte


En effet :
PV γ = cte =⇒ PV.V γ−1 = cte
=⇒ nRT V γ−1 = cte
=⇒ T V γ−1 = cte

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CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.8. APPLICATIONS AU GAZ PARFAIT

Ainsi
 nRT γ
γ
PV = cte =⇒ P = cte
P
=⇒ Pγ−1T γ = cte
Remarque
Le travail d’une transformation adiabatique réversible d’un gaz par-
fait :
nR
∆U = Wad = Cv (T f − T i ) = (T f − T i )
γ−1

19.8.4 Formule de Reech


V ∂P
⊲ Pour une transformation adiabatique : γPdV+VdP = 0 ⇒ γ = − ( )adiabatique
P ∂V
V ∂V
⊲ Pour une transformation isotherme : PV = nRT = cte ⇒ = −( )T
P ∂P
∂V ∂P
D’où : γ = ( )T × ( )adiabatique
∂P ∂V
∂V ∂P
( )T ( )ad
γ = ∂P = ∂V >1
∂V ∂P
( )ad ( )T
∂P ∂V
Il en résulte que dans le diagramme (P, V ) la pente d’une adiabatique est
plus grande que la pente d’une isotherme.
On sait que :
1 ∂V ∂V
χT = − ( )T ⇒ ( )T = −χT V
V ∂P ∂P
1 ∂V ∂V
et :χS = − ( )ad ⇒ ( )ad = −χS V
V ∂P ∂P
On tire la formule de Reech :
χT
γ=
χS

Formule de Reech

Autre écriture de la formule de Mayer :

R
CP,m − CV,m = R ; c p − cv =
M

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CHAPITRE 19. PREMIER PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 19.9. ENTHALPIE D’UNE PHASE CONDENSÉE

Conséquences :
•γ > 1 ⇒ χS < χT
∂P  ∂P  ∂P
• De même : < car <0
∂V ad ∂V T ∂V
Dans le diagramme de Clapeyron (représentation dans le plan (V,P)) :
P

isotherme

adiabatique
V
En effet :
Pour un gaz parfait
C1
◮ Transformation isotherme : Pisotherme =
V
C2
◮ Transformation adiabatique : Padiabatique = γ
V
Puisque γ > 1 alors :
Conclusion:
La pression d’une transformation adiabatique décroît plus
vite que la pression d’une transformation isotherme.

19.9 Enthalpie d’une phase condensée dans le modèle


incompressible et indilatable
Pour la phase condensée (solide, liquide) : V ≈ cte ⇒ dV = 0 ; par consé-
quent U = U(T ).
De même, on admet que : PV ≪ U ⇒ H ≈ U c’est à dire que : H = H(T )
Donc : dH = CP dT ≈ dU = CV dT ⇒

CP ≃ CV ≃ C

Avec C la capacité thermique de la phase condensée.

2019/2020 Page -255- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20

SECOND PRINCIPE POUR UN SYSTÈME FERMÉ

20.1 Introduction
Question : Pourquoi un 2eme principe ?
Considérons un morceau de cuivre (système A) à la température TCu plongé
dans une quantité d’eau (système B ) à la température T eau , le système
dans un calorimètre (Système a paroi indéformable et calorifugée (adia-
batique)), avec TCu > T eau .

TCu Te
Équilibre

thermodynamique
T eau

S
Le système (A B) étant isolé : U A+B = Cte, donc conservation de l’énergie ;
et pourtant le système a évolué : une quantité d’énergie passe du système
(A) vers le système (B).
D’où : il faut un deuxième principe pour décrire l’évolution de la transformation.

20.2 Énoncé du deuxième principe (ILYA PRÉGOGINE)


Il existe plusieurs énoncé du deuxième principe (Carnot ; Clausius ; Thom-
son . . ..)

256
CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
20.2. ÉNONCÉ DU DEUXIÈME PRINCIPE (ILYA PRÉGOGINE)

Soit un système thermodynamique délimité par une surface Σ, dont la tem-


pérature de l’interface est T Σ , échange avec le milieu extérieur la quantité
d’énergie thermique Q.

Milieu extérieur
Q
Système thermodynamique

Σ(T Σ )

Lors de l’évolution infinitésimale d’un système physique


fermé, la variation d’une fonction d’état appelée entropie S du
système est donnée par :

δQe
dS = + δSi

• δQe : la quantité de chaleur élémentaire échangée avec le milieu exté-


rieur.
• T Σ : température du système à l’interface Σ.
e δQe
• δS = : l’entropie élémentaire échangée.

• δSi : entropie élémentaire crée due à toutes modifications internes au
système (réactions chimiques ; transfert thermique ; . . .).tous les phéno-
mènes irréversibles à l’intérieur du système.
⋄ S est une fonction d’état alors :
1 ∆S ne dépend pas du chemin suivi.
2 S vérifie le théorème de Schwartz (d.t.e).
3 ∆Scycle = 0.
⋄ S est une grandeur extensive (additive).

SIGNE DE δSi :
1 Si la transformation est irréversible, alors δSi > 0.
2 Si la transformation est réversible, alors δSi = 0.

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CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.3. IDENTITÉS THERMODYNAMIQUES

Conclusion:

δSi > 0

Important

Remarques

1 δS e et δS i ne sont pas des différentielles totales exactes.


2 Pour une transformation réversible, on a : δQe = 0 et δS i = 0
donc S = cte ; c’est à dire :

adiabatique + réversible = isentropique

3 S augmente avec le désordre interne.

20.3 Identités thermodynamiques

20.3.1 Différentielle de l’énergie interne d’un système


simple fermé
Pour un système simple fermé, il y a deux variables thermodynamiques
indépendantes à choisir parmi : T ; P ; V ; U ; S ; H ; .....
Toutes les fonctions thermodynamiques peuvent s’exprimer de deux va-
riables indépendantes ; pour l’énergie interne les variables naturelles sont :
S et V ; c’est à dire U = U(S , V) et par conséquent :

∂U  ∂U 
dU = dS + dV
∂S V ∂V S

20.3.2 Pression et température thermodynamique


On définit la pression et la température thermodynamique par les rela-
tions suivantes :
∂U  ∂U 
T= ; P=−
∂S V ∂V S
On admet que :

2019/2020 Page -258- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.3. IDENTITÉS THERMODYNAMIQUES

La température thermodynamique est égale à la température


cinétique et la pression thermodynamique est égale à la pres-
sion cinétique.

20.3.3 Première identité thermodynamique


Le premier principe donne : dU = δQe + δWe.
Or : δWe = −PdV et pour une transformation quasi-statique : δQe = T dS −
T δSi
On imagine une transformation réversible entre les mêmes états initial et
final (l’énergie interne est une fonction d’état) (δSi = 0) ; d’où :

dU = T dS − PdV
C’est la première identité thermodynamique fondamentale du système
simple fermé, elle est applicable pour une transformation quelconque, ré-
versible, irréversible, quasi-statique, non quasi-statique ; car U est une
fonction d’état à condition que les états initial et final soient des états
d’équilibre.
Remarque
Le théorème de Schwartz s’écrit pour la première identité thermo-
dynamique :

∂T  ∂P 
=−
∂V S ∂S V

C’est la première égalité thermodynamique de Maxwell

20.3.4 Deuxième identité thermodynamique


On a de même, pour un système fermé et lorsque les seules forces qui
travaillent sont les forces pressantes : H = U + PV
⇒ dH = dU + PdV + VdP
⇒ dH = T dS − PdV + PdV + VdP
⇒ dH = T dS + VdP

dH = T dS + VdP
C’est la deuxième identité thermodynamique

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CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.4. TRANSFORMATIONS DU GAZ PARFAIT

Remarque
Le théorème de Schwartz s’écrit pour la deuxième identité thermo-
dynamique :

∂T  ∂V 
=
∂P S ∂S P

C’est la deuxième égalité thermodynamique de Maxwell

20.4 Transformations du gaz parfait

20.4.1 Adiabatique réversible


) (
dU = T dS − PdV dU = −PdV
On a δQ = T dS = 0 et :
e

dH = T dS + VdP dH = VdP
dH VdP CP dT
=− = =γ
dU PdV CV dT
On suppose que CP et CV sont constantes alors :
dP dV
+γ ⇒ d(PV γ ) = 0
P V
Conclusion:
Les lois de Laplace pour une transformation isentropique
:

PV γ = cte k T V γ−1 = cte k T γ P1−γ = cte

20.4.2 Transformation quelconque : l’entropie d’un gaz


parfait
La première identité thermodynamique, dU = T dS − PdV donne :

2019/2020 Page -260- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.4. TRANSFORMATIONS DU GAZ PARFAIT

dU P
⇒ dS = + dV
T T
dT P
⇒ dS = CV + dV
T T
dT dV
G.P ⇒ dS = CV + nR
T V
T V
∆S = CV ln + nR ln
T0 V0
Autre écriture :
S = S0 + CV ln T + nR ln V

Remarque
Pour une transformation isentropique (S = cte), et sachant que Cv =
nR
; alors on retrouve
γ−1

T V γ−1 = cte

Autre expression de l’entropie d’un gaz parfait :


La deuxième identité thermodynamique dH = T dS + VdP donne :
dH V
⇒ dS = − dP
T T
dT V
⇒ dS = C P − dP
T T
dT dP
G.P ⇒ dS = CP − nR
T P
T P
∆S = CP ln − nR ln
T0 P0
Autre écriture :
S = S′0 + CP ln T − nR ln P

Remarque
Pour une transformation isentropique (S = cte), et sachant que C p =
nRγ
; alors on retrouve :
γ−1

T γ P1−γ = cte

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CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.4. TRANSFORMATIONS DU GAZ PARFAIT

20.4.3 Applications aux détentes


20.4.3.1 Détente de Joule Gay-Lussac

Détente dans le vide d’un fluide calorifugé et sans pièce mobile (transfor-
mation irréversible) ; Que vaut ∆S ?

⋆ Bilan d’énergie

Appliquons le premier principe : ∆U = δWe + δQe = 0


La détente de Joule Gay-Lussac est isoénergitique U = cte. Pour un gaz
parfait :
dU = CV dT = 0 ⇒ T = cte
On conclut pour un gaz parfait, la détente de Joule Gay-Lussac est iso-
therme : (1ère loi de Joule)

⋆Bilan entropique

Appliquons le deuxième principe :


T V
∆S = CV ln + nR ln
To 2Vo
Comme : T = T o et V = 2Vo
Alors :
∆S = ∆Si = nR ln 2
Et puisque : ∆S = ∆Se + ∆Si alors ∆Si > 0 : transformation irréversible
(naturelle).
20.4.3.2 Détente de Joule Thomson

En régime stationnaire :
⋆Bilan énergétique
Le premier principe : dU = δQe + δWe = −PdV ⇒ dU + PdV = 0
Dans un compartiment, on peut écrire : d(U + PV) = dH = 0
On tire que : ∆H = 0 ⇒ H = cte
La détente de Joule Thomson est isenthalpique : H = cte. Pour un gaz par-
fait :
dH = CP dT = 0 ⇒ T = cte
On conclut pour un gaz parfait, la détente de Joule Thomson est iso-
therme : (2emeloi de Joule) ⋆Bilan entropique
Appliquons le deuxième principe :

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CHAPITRE 20. SECOND20.5.
PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
ENTROPIE D’UNE PHASE CONDENSÉE DANS LE MODÈLE INCOMPRESSIBLE ET INDILATABLE

T2 P2
∆S = CP ln − nR ln
T1 P1
Comme T 2 = T 1 et P1 > P2 .
Alors :
P2
∆S = ∆Si = −nR ln > 0 (P2 < P1 )
P1

Et puisque : ∆S = ∆S e + ∆Si alors ∆Si > 0 : transformation irréversible


(naturelle).

20.5 Entropie d’une phase condensée dans le modèle


incompressible et indilatable
On suppose que le volume du fluide ne varie presque pas : V ≈ cte =⇒
dV = 0
D’après les identités thermodynamiques : dU = dH = CdT = T dS ; donc
pour la phase condensée :

CdT TF
dS = =⇒ ∆S = C ln
T TI

Application 1 :Contact thermique entre deux corps

Te
S 2(T2, m2, c2 )
contact

Te
S 1(T1, m1, c1 )

P S
Le système = {S 1 S 2} étant isolé, et puisque l’énergie interne est une
fonction d’état alors :
dU = dU1 + dU2 = 0 ⇒ C1 dT + C2 dT = 0 avec Ci = mi ci ;ci étant la capacité
calorifique massique donc :
m1 c1dT + m2 c2 dT = 0.
On suppose que ci ne dépend pas de la température, et notons T e la tem-

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CHAPITRE 20. SECOND20.5.
PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
ENTROPIE D’UNE PHASE CONDENSÉE DANS LE MODÈLE INCOMPRESSIBLE ET INDILATABLE

pérature d’équilibre :

m1 c1 T 1 + m2 c2 T 2
m1 c1 (T e − T 1 ) + m2 c2 (T e − T 2 ) = 0 =⇒ T e =
m1 c1 + m2 c2

Si m1 = m2 et c1 = c2 , alors
T1 + T2
Te =
2
Question : Que vaut ∆S ?
dT
On a : dU = T dS − PdV(≈ 0) = mcdT ⇒ dS = mc
T
Par conséquent :
Te
∆S1 = m1 c1 ln
T1
Et
Te
∆S2 = m2 c2 ln
T2
Si on suppose que : m1 c1 = m2 c2 , alors :

T e2 (T 1 + T 2 )2
∆SΣ = mc ln = mc ln
T1T2 4T 1T 2

Comme (T 1 + T 2 )2 > 4T 1 T 2 , en effet : (T 1 + T 2 )2 − 4T 1 T 2 = (T 1 − T 2 )2 > 1


On conclut que : ∆SΣ > 0 transformation naturelle.

Remarque : énoncé du deuxième principe selon kelvin.


Soit un moteur monotherme (en contact avec une seule source de
chaleur à la température T 0 ) ; qui décrit un cycle
- Le premier principe : ∆U = W + Q = 0 ⇒ W = −Q
Q
- Le deuxième principe : ∆S = + ∆Si = 0 ⇒ Q = −T 0 ∆Si < 0
T0
⇒ W > 0 : travail reçu par le moteur.
D’où énoncé de KELVIN :
Transformer intégralement en travail, la chaleur d’une source
unique au cours d’une transformation cyclique est impossible.
D’où il faut au moins deux sources de chaleur, donc machine di-
therme.

2019/2020 Page -264- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX 20.6. ÉNERGIE LIBRE F, ENTHALPIE LIBRE G

20.6 Énergie libre F, Enthalpie libre G

20.6.1 Énergie libre F


On appelle fonction énergie libre ou fonction de Helmoltz la fonction
d’état définie par :
F = U − TS
Dans le cas d’un fluide homogène, la différentielle dF a pour expression :
dF = dU − d(T S) =⇒ dF = T dS − PdV − T dS − SdT

dF = −SdT − pdV

On conclut donc que :

∂F  ∂F 
S=− ; P=−
∂T V ∂V T

Ainsi :
∂S  ∂P 
=
∂V T ∂T V

C’est la troisième égalité thermodynamique de Maxwell

Remarque
On peut définir l’énergie interne par :

∂F 
U = F + T S =⇒ U = F − T
∂T V

20.6.2 Enthalpie libre G


On appelle fonction enthalpie libre ou fonction de Gibbs, la fonction
d’état définie par :
G = H − TS
Dans le cas d’un fluide homogène, la différentielle dG a pour expression :
dG = dH − d(T S) =⇒ dG = T dS + VdP − T dS − SdT

dG = −SdT + VdP

2019/2020 Page -265- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
20.7. TROISIÈME PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

On conclut donc que :

∂G  ∂G 
S=− ; V =−
∂T P ∂P T

Ainsi :
∂S  ∂V 
=−
∂P T ∂T P

C’est la quatrième égalité thermodynamique de Maxwell

Remarque
On peut définir l’enthalpie par :

∂G 
H = G + T S =⇒ H = G − T
∂T P

20.7 Troisième principe de la thermodynamique


Il a été énoncé par Nerst en 1906, puis complété par Planck en 1911.

Troisième principe de la thermodynamique


Lorsque la température d’un corps pur tend vers 0K, son en-
tropie tend vers une valeur limite qui est nulle si l’état est
stable. Si l’état du corps n’est pas stable, son entropie est une
constante qu’on peut prendre nulle par convention.

On retient que le troisième principe est un principe de référence.

20.7.1 Facultatif
Si on pose le transfert thermique réversible :

Cv ℓ Cp k
δQ = Cv dT + ℓdV = C p dT + kdP =⇒ dS = dT + dV = dT + dV
T T T T

Montrons que :

2019/2020 Page -266- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
20.7. TROISIÈME PRINCIPE DE LA THERMODYNAMIQUE

∂P i ∂V i
ℓ=T ; k = −T
∂T V ∂T P

Ainsi :

∂Cv i ∂2 P i ∂C p i ∂2 V i
=T 2 ; = −T 2
∂V T ∂T V ∂P T ∂T P

On a :
dU = Cv dT + (ℓ − P)dV
Pour un gaz parfait et puisque U ne dépend que de la température (Pre-
mière loi de Joule) ; alors :
ℓ(G.P) = P
De même :
dH = δQ + VdP =⇒ dH = C p dT + (V + k)dP

Pour un gaz parfait, et puisque H ne dépend que de la température (Pre-


mière loi de Joule) ; alors :
k(G.P) = −V
Démontrons les équations de Maxwell pour la thermodynamique.
Appliquons le théorème de Schwartz pour les quatre fonctions d’état (U, H, FetG)
◮ Pour l’énergie interne :
∂T i ∂P i
dU = T dS − PdV =⇒ =−
∂V S ∂S V
◮ Pour l’enthalpie :
∂T i ∂V i
dH = T dS + VdP =⇒ =
∂P S ∂S P
◮ Pour l’énergie libre :
∂S i ∂P i
dF = −SdT − PdV =⇒ =
∂V T ∂T V
◮ Pour l’enthalpie libre :
∂V i ∂S i
dG = −SdT + VdP =⇒ =−
∂T P ∂P T

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CHAPITRE 20. SECOND PRINCIPE MPSI-2/LYDEX
20.8. L’INTERPRÉTATION STATISTIQUE DE L’ENTROPIE

20.8 Notions élémentaires sur l’interprétation statis-


tique de l’entropie : formule de BOLTZMANN
On définit L’entropie d’un système par :

S = kB ln Ω

Avec Ω le nombre de micro-états que peut prendre le système.


Remarque
A 0K , tous les corps sont à l’état solide ( pas de vibration des par-
ticules) ; donc Ω = 1 et par conséquent S = 0 ( On retrouve le troi-
sième principe de la thermodynamique).

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CHAPITRE 21

CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR

21.1 Notions générales sur la changement d’état d’un


corps pur
◮ On rappelle que :
Condensation
Fusion Vaporisation
Solide Liquide Gaz
Solidification Liquéfaction
Sublimation

Exemple : La sublimation de l’iode.

21.2 Définitions
Soit un corps pur fermé (m = cte =⇒ N = cte), en équilibre entre deux
phases ; par exemple (L-G).
Exemple :
H2 O(ℓ) −−⇀
−−
↽ −− H2 O(g)

eau vapeur

eau liquide

269
MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.3. ISOTHERMES D’ANDREWS

On pose :
⊲ m = mℓ + mg
mℓ
⊲ xℓ = titre massique de la phase liquide ;
m
mg
⊲ xg = titre massique de la phase gazeuse ; d’où :
m
xℓ + xg = 1

V
⊲ v= le volume massique ;
m
Vℓ
⊲ vℓ = volume massique de la phase liquide ;
mℓ
Vg
⊲ vg = volume massique de la phase gazeuse.
mg
D’où :
Vg + Vℓ mg vg mℓ vℓ
v= = +
m m m
v = xℓ vℓ + xg vg = xℓ vℓ + (1 − xℓ )vg = xgvg + (1 − xg )vℓ

De la même façon pour les grandeurs extensives, on trouve :

U
u= = xℓ uℓ + xg ug
m

H
h= = xℓ hℓ + xghg
m

S
s= = xℓ sℓ + xg sg
m

G
g= = xℓ gℓ + xggg
m

21.3 Isothermes d’ANDREWS


On comprime un gaz de masse m constante, à différentes températures,
dans le diagramme (P, v) ; on obtient :

2019/2020 Page -270- elfilalisaid@yahoo.fr


MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.3. ISOTHERMES D’ANDREWS

État fluide
C

Liquide

liquide ⇋ vapeur
T 4 > TC

Vapeur = gaz TC
T3 > T2
T2 > T1
A B T1

vℓ vg v= V
m

Avec :
⊲ C : Point critique ;
⊲ T c : température critique ;
⊲ AC : la courbe d’ébullition (apparition des premières bulles gazeuses) ;
⊲ CB : courbe de rosée (disparition de la dernière goutte liquide) ;
⊲ Pour T < T c on a vℓ , vg : changement d’état de première espèce ;
⊲ Dans la zone de cœxistence des deux phases (L+G) la pression reste
constante : c’est la pression de vapeur saturante P s ; ⊲ La pression de
vapeur saturante est une fonction croissante de la température ;
⊲ Pour T = T c , on a vℓ = vg : changement d’état de deuxième espèce.

2019/2020 Page -271- elfilalisaid@yahoo.fr


MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.4. DIAGRAMME (P, T )

Remarques
⊲ Pour T > T c , on ne peut pas distinguer la phase liquide de celle
du gaz : on parle de l’état fluide.
⊲ Au point C on a :

∂P 
=0 (asymptote horizontale)
∂V T =T c

∂2 P 
=0 (point d’inflexion)
∂V 2 T =T c
⊲ Sur le palier de changement d’état, on T = cte et P = cte.
Et comme : dG = −SdT + VdP =⇒ dG = 0.
On retient que :

Conclusion:
Le changement d’état d’un corps pur fermé se fait à
enthalpie libre constante.

21.4 Changement d’état en diagramme (P,T)


P dP
<0
dP
dT >0
dT

PC i de C
u
L iq
de
S o li
PT T
Gaz

TT T CT

• T : point triple : cœxistence des trois phases.


• C : Point critique, au delà de T c on ne peut pas distinguer les phases
liquide et vapeur ; on parle de l’état fluide.

2019/2020 Page -272- elfilalisaid@yahoo.fr


MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.5. TRANSFERT THERMIQUE

Exemple
Pour l’eau :

T T = 273, 16 K TC = 647, 3 K
T C
PT = 613 Pa PC = 22, 1.106 Pa

dP
Pour tout changement d’état en diagramme (P, T ), on a > 0 sauf pour
dT
l’eau ; germanium ; silicium ; bismuth et l’antimoine où pour l’équilibre (S-
dP
L) ; on a < 0 (Voir courbe précédente).
dT
21.5 Transfert thermique
P

Y
Z
Liquide

liquide ⇋ vapeur
Vapeur = gaz

vℓ vg v= V
m

N.B : Courbes d’analyse thermique

De W → X

◮ W → Z : compression isotherme de la phase vapeur ;


◮ Z : apparition de la première goutte liquide ;
◮ Z → Y : déplacement de l’équilibre vers la phase liquide ;
◮ Y : disparition de la dernière bulle gaz ;
◮ Y → X : compression isotherme de la phase liquide.
De X → W

⊲ X → Y : dilatation isotherme de la phase liquide ;


⊲ Y : apparition de la première bulle gaz ;
⊲ Y → Z : déplacement de l’équilibre vers la phase vapeur ;

2019/2020 Page -273- elfilalisaid@yahoo.fr


MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.6. RÈGLES DES MOMENTS

⊲ Z : disparition de la dernière goutte liquide ;


⊲ Z → W : dilatation isotherme de la phase vapeur.

⋄ Le premier principe : puisque la pression est constante dans un chan-


gement d’état, alors on préfère utilisé H au lieu de U.
⋄ Sur le palier : P = cte =⇒ dH = δQeP = dL.

∆H = QP = Lvap

Lvap : chaleur latente de changement d’état.


⋄ Ainsi la chaleur latente massique par :

∆Hvap Lvap
∆hvap = = = ℓvap
m m

δQ
⋄ De même, on a : dS = On définit l’entropie de changement d’état,
Tv
puisque la transformation se fait à température constante, par :

QP ∆Hvap Lvap
∆S = = =
Tv Tv Tv

⋄ Ainsi l’entropie massique de changement d’état par :

∆hvap ℓvap
∆svap = =
T T

Remarque

Sg ≫ Sℓ > Ss

Conclusion:
Lors d’un changement d’état, on a :
∆H
◮ ∆H = L = mhv = mℓv ◮ ∆S =
T chgt d’état

21.6 Règles des moments


On a : v = xℓ vℓ + xg vg et xℓ + xg = 1
Donc :

2019/2020 Page -274- elfilalisaid@yahoo.fr


MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.7. FORMULE DE CLAPEYRON

v = xℓ (vℓ − vg ) + vg Il en résulte que :

vg − v MP
xℓ = =
vg − vℓ NP

De même :
v − vℓ MN
xg = =
vg − vℓ NP

On conclut que :
MN MP
NP = =
xg xℓ
Donc :
xℓ MN = xg MP

C’est la règle des moments

21.7 Formule de CLAPEYRON


Soit un corps pur en équilibre, sous deux phases ϕ1 et ϕ2 .

ϕ1
ϕ2
T
On rappelle que : dG = −SdT + VdP
Sur la courbe de changement d’état, on a la pression et la température
sont constantes et par conséquent, l’enthalpie libre est constante, c’est à
dire que : G1 (T, P) = G2 (T, P) et G1 (T + dT, P + dP) = G2 (T + dT, P + dP)
Or G(T + dT, P + dP) = G(T, P) + dG(T, P) ; et par suite :

dG1 (T, P) = dG2 (T, P)

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MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.7. FORMULE DE CLAPEYRON

 ∂G1   ∂G1   ∂G2   ∂G2 


On déduit que : dP +
dT = dP + dT
∂P ∂T P
T ∂P T ∂T P
 ∂G   ∂G 
On rappelle aussi que : V = et S = − ; On tire que :
∂P T ∂T P
dP ∆S L1→2
= =
dT ∆V T ∆V

C’est la formule de Clapeyron de changement d’état

Exemple
dP Lℓ g
Le changement d’état : Lℓ−→g : =
dT T (Vg − Vℓ )
On

suppose que :
• L est constante ;
•Vg ≫ Vℓ (toujours vérifié si on est loin du point critique ) ;
• la vapeur se comporte comme un gaz parfait (approximation grossière).

dP Lℓ g dP LP
= ⇒ =
dT T Vg dT nRT 2
dP Lmolaire dT
⇒ =
P R T2
Lmolaire
⇒ ln P = − + cte
RT

Lmolaire

P s = Poe RT
Ceci donne la pression de vapeur saturante en fonction de la température.

Remarque
Pour déterminer la chaleur latente molaire expérimentalement, on
1 Lmolaire
trace ln P = f ( ) : c’est un droite de pente − .
T R

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MPSI-2/LYDEX
CHAPITRE 21. CHANGEMENT D’ÉTAT D’UN CORPS PUR 21.7. FORMULE DE CLAPEYRON

ln P

Lmolaire
Pente=-
R

1
T

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CHAPITRE 22

MACHINES DITHERMES

22.1 Introduction
◮ Une machine thermique est un convertisseur d’énergie, pour fonction-
ner continuellement en régime permanent, elle effectue des cycles qui
peuvent être :
⊲ réversible : machine idéale (machine de Carnot).
⊲ irréversible : machine réelle.
◮ Pour décrire un cycle la machine à besoin d’un agent thermique par
exemple le fréon CCl2 F2 pour les réfrigérateurs ; l’azote ; eau vapeur · · · .
◮ On appelle thermostat ou source de chaleur, un système thermodyna-
mique de grande capacité calorifique (C → ∞), c’est à dire sa température
reste constamment constante.

22.2 Les différentes machines dithermes


Les machines dithermes fonctionnent entre deux sources thermodyna-
miques de température différentes, T c pour la source chaude, et T f pour
la source froide , avec T c > T f .

22.2.1 Moteur thermique


Il fournit un travail W au milieu extérieur en empruntant une quantité
de chaleur Qc de la source chaude, et en restituant obligatoirement une
quantité de chaleur Q f à la source froide.

278
CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.2. LES DIFFÉRENTES MACHINES DITHERMES

Qc Qf
Source Chaude M.D.T Source Froide

Milieu Extérieur
Exemple : La locomotive à vapeur :
- Qc reçue par la machine ⇒ Qc > 0.
- Q f , W fournit par la machine ditherme, donc Q f < 0 ainsi W < 0.
On définit le rendement ρ d’un moteur par :

ce qu’on veut
ρ = < 1
ce qu’on paye

W
ρ=− Si ρ = 1 alors Q f = 0 Impossible par Kelvin.
Qc
Le premier principe pendant un cycle : ∆U = Qc + Q f + W = 0 ⇒ W =
−(Qc + Q f )
Qc + Q f
Donc : ρ = ⇒
Qc

Qf
ρ=1+ < 1 (Q f < 0)
Qc

22.2.2 Machine frigorifique


Son rôle est d’extraire une quantité de chaleur Q f à la source froide, en
recevant un travail W du milieu extérieur, et en fournissant une quantité
de chaleur Qc à la source chaude.

Qc Qf
Source Chaude M.D.T Source Froide

Milieu Extérieur
On a Qc < 0 ; Q f > 0 et W > 0.
Exemple : réfrigérateur ; climatiseur.
On définit l’efficacité de la machine frigorifique :

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.3. MACHINES DE CARNOT

Qf
e= >1 (par but de la machine)
W

Or le premier principe Qc + Q f + W = 0 ⇒ W = −(Qc + Q f )

−1
e= (> 1)
Qc
1+
Qf

22.2.3 Pompe à chaleur


Son rôle est de fournir une quantité de chaleur Qc à la source chaude, en
recevant un travail W du milieu extérieur, et une quantité de chaleur Q f
de la source froide .

Qc Qf
Source Chaude M.D.T Source Froide

Milieu Extérieur
On a : Qc < 0 ; Q f > 0 et W > 0.

Qc
e=− >1 (par but de la machine)
W

Or le premier principe Qc + Q f + W = 0 ⇒ W = −(Qc + Q f )

Qc
e= (> 1)
Qc + Q f

22.3 Machines de Carnot

22.3.1 Définition
Définition
Une machine qui fonctionne sur un cycle réversible ditherme, com-
posé de deux isothermes et de deux isentropiques.

2019/2020 Page -280- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.3. MACHINES DE CARNOT

22.3.2 Représentation du cycle


22.3.2.1 En diagramme TS

T
Isotherme (T c )

Isentropique (S 1 )
Tc

Isentropique (S 2 )
Tf
Isotherme (T f )
S1 S2 S

On a : R S2 
Qc = T c ∆S = 

T c dS > 0

S1R
 ⇒ Qc + Q f > 0 ⇒ W < 0
Q f = −T f ∆S = S T f dS < 0 
S1

2

Conclusion:
Le cycle est moteur s’il est décrit dans le sens horaire.

22.3.2.2 En diagramme PV
P
Récepteur
Isothe
rme (T
c)
Ise

Moteur
Ise
ntr

nt
o pi

ro
que

p
iqu
e(
(S 1

S2
)

Isothe
rme (T
f)
V

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.4. EXPRESSION DU RENDEMENT

Rappel :
χT
>1γ=
χS
1 ∂V 1 ∂V
De même : χT = − )T et χS = − )S
V ∂P V ∂P
Et puisque χT et χS sont positifs alors :

∂P
<0
∂V
Ainsi :
∂P ∂P
( )S < ( )T
∂V ∂V
La pente d’une isentropique est plus forte que celle d’une isotherme.
I (
<0 si sens horaire
W=− PdV ⇒
>0 si sens trigonométrique

Conclusion:
La machine de Carnot est motrice, si le cycle est décrit
dans le sens horaire en diagramme (PV).

22.4 Expression du rendement

22.4.1 Machines de Carnot


1 Moteur de Carnot :
Qc + Q f Qf
ρ= =1+
Qc Qc
Or :Qc = T c (S2 − S1 ) et Q f = T f (S1 − S2 )
D’où le théorème de Carnot :
Tf
ρc = 1 − <1
Tc

Théorème
Théorème de Carnot
Toutes les machines thermiques fonctionnant de manière reversible
en échangeant de la chaleur avec deux sources de températures T c
et T f , ont le même rendement.

Tf
ρc = 1 −
Tc

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.4. EXPRESSION DU RENDEMENT

Remarques
Qc Q f Qf Tf
a. On a le cycle est réversible donc : + = 0 =⇒ =−
Tc T f Qc Tc

b. Le rendement de Carnot est indépendant de la nature de


l’agent thermique, il ne dépend que de la température des deux
sources.
c. De la même façon on trouve pour :

d. La machine frigorifique
−1
e= on tire que :
Qc
1+
Qf

1 Tf
ec = = >1
Tc Tc − T f
−1
Tf

e. La pompe à chaleur
Qc
e= on tire que :
Qc + Q f

1 Tc
ec = = >1
Tf Tc − T f
1−
Tc

22.4.2 Machines Réelle


W ′ Q′c + Q′f Q′f
ρ′ = − ′ = =1+ ′
Qc Q′c Qc

Q′c Q f
Or le deuxième principe : + + Sc = 0 (cycle)
Tc T f

Qf Q ′
=⇒ = − c − Sc
Tf Tc
En effet :

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.5. SYSTÈME OVERT

Qi
Σ = −Sc < 0 : énoncé du deuxième principe selon Clausius (inégalité de
Ti
Clausius)
Q′f T f Sc T f
=⇒ ′ = − ′ −
Qc Qc Tc

T f T f Sc
=⇒ ρ = 1 − − ′
Tc Qc
c
TfS
=⇒ ρ′ = ρc − ′
Qc

T f Sc
=⇒ −ρ + ρc = >0
Q′c
Conclusion:
Le rendement ou l’efficacité du cycle de Carnot, est une
limite pour toutes les machines thermiques réelles.

ρ ≤ ρc k e ≤ ec

22.5 Premier principe de la thermodynamique pour un


système ouvert en écoulement permanent
◮ On rappelle qu’un système ouvert est un système qui peut échanger de
la matière avec le milieu extérieur.
◮ On appelle écoulement permanent ou stationnaire le déplacement d’un
fluide avec toutes les grandeurs ne dépendent pas du temps.

22.5.1 Débit massique. Débit convectif d’une gran-


deur extensive
22.5.1.1 Débit massique

Soit une conduite de section S , ou un fluide s’écoule à la vitesse →


−u :
F

t t + dt


−u
F

uF dt

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.5. SYSTÈME OVERT

Entre les instant t et t + dt, la section S est traversée par la masse élémen-
taire :
dm = ρdτ = ρS uF dt
On appelle débit massique, qu’on note Dm d’un fluide en écoulement à
travers une surface S :

dm
Dm = = ρS uF kg−1.s−1
dt

Remarques

1 Le débit massique représente la masse du fluide qui traverse la


section S par unité de temps (une seconde).
2 La définition générale du débit massique est :

ZZ
− −
→ →
Dm = j .ds
S

Avec :


j = ρ→
−u
F

22.5.1.2 Débit convectif d’une grandeur extensive

Soit X une grandeur extensive (V; U; S ; H; G; Em ; Cv ; C P ; · · · .)


On appelle grandeur massique de la grandeur X la quantité :

dX
x= unité de X.kg−1
dm

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.5. SYSTÈME OVERT

Exemple

X x grandeur massique

dV 1
V v= = volume massique
dm ρ
dU
U u= énergie interne massique
dm
dH
H h= enthalpie massique
dm
dC
C c= capacité thermique massique
dm
dG
G g= enthalpie libre massique
dm

On en déduit que :
dX
= xDm = DX
dt
DX débit de la grandeur X
1
Cas particulier : X = V =⇒ v =
ρ

1
DV = Dm =⇒ Dm = ρDV
ρ

DV : débit volumique
Remarques

1 Dans une conduite de section variable et en régime permanent,


on a :
DV = S 1u1 = S 2u2

2 Dans une conduite contenant des ramifications et en régime


permanent, on a :
X
D= Di

Analogie avec la loi de nœuds en électrocinétique

2019/2020 Page -286- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.5. SYSTÈME OVERT

22.5.2 Bilan enthalpique pour un écoulement perma-


nent
On s’intéresse à un écoulement unidimensionnel en régime permanent,
c’est à dire pour toute grandeur G, on a : G(M) = G(x)

SA S ′A

S S
x
t t + dt

Soit S le système délimité par les surfaces S A et S ′A.


Entre les les instants t et t + dt, le système peut échangé avec l’extérieur :
◮ L’énergie thermique :
Z Z
Q= P th dt = Q̇dt

◮ Travail des forces pressantes :


Z
WFP = − P dV

◮ Travail des forces conservatives (le poids par exemple) :

δW = −dE p

◮ Travail utile (autre que le travail des forces pressantes et conserva-


tives) :
Z
Wu = P udt

On rappelle que : R


F p = PS →

e x =⇒ WFP = PS dx donc :

δWFP PDm
P FP = = PS u =
δt ρ

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CHAPITRE 22. MACHINES DITHERMES MPSI-2/LYDEX 22.5. SYSTÈME OVERT

Pour le système S délimité par deux surfaces S A dont la force pressante



− →

est F A , et S ′A dont la force pressante est F ′A on a :

P FP = PA S A uA − P′A S ′A u′A = (PA vA − P′A v′A )Dm = −∆(PvDm )

Appliquons le premier principe pour le système fermé S de masse dm =


Dm dt ; pour cela dressons un bilan de l’énergie totale du système :
◮ L’énergie totale à l’instant t :

ET (t) = U(t) + Em (t) = (u(t) + e p (t) + ec (t))Dm dt

◮ L’énergie totale à l’instant t + dt :

ET (t + dt) = U(t + dt) + Em (t + dt) = (u(t + dt) + e p (t + dt) + ec (t + dt))Dm dt

Donc :

ET (t+dt)−ET (t) = δW+δQ =⇒ Dm dt[∆(u+ec +e p )] = P th dt+P u dt−∆(PvDm )dt

=⇒ Dm ∆(u + Pv + ec + e p ) = P th +P u

Dm ∆(h + ec + e p ) = P th +P u

C’est l’expression du premier principe pour un système ouvert en écoule-


ment permanent unidimensionnel.
Remarques

1 Si le poids est la seule force conservatives (avec Oz orienté vers


le haut), alors :

1→−
Dm ∆(h + V 2 + gz) = P th +P u
2


− →

2 Si on néglige l’énergie cinétique massique ( V ≃ 0 ) ; ainsi la
variation de l’énergie potentielle, alors l’expression devient :

Dm ∆h = P th +P u

2019/2020 Page -288- elfilalisaid@yahoo.fr


Cinquième partie

ÉLECTROMAGNÉTISME

289
CHAPITRE 23

ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE

On s’intéresse aux propriétés physiques des charges immobiles dans un


référentiel R supposé galiléen, placées dans le vide.

23.1 CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

23.1.1 Notions générales


◮ On classe les corps en deux catégories :
• Conducteurs
✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿
: présentent des électrons (de valence) libres qui peuvent
se déplacer d’un atome à un autre.

Exemple
les métaux ; les éléctrolytes ; · · · .

• Isolants
✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿✿
: corps dépourvu d’électrons libres ( les électrons de valence
sont liés).

Exemple
le bois ; le verre ; le papier ; le plastique ; · · · .

◮ L’électron est une particule «élementaire» de charge q = −e=-1.6 × 10−19 C.


◮ Toute charge q est un multiple entier de la charge de l’électron ; on dit
que la charge est quantifiée : |q| = Ne.
◮ La charge est une grandeur extensive, ne dépend pas du référentiel,
pour un système isolé, la charge est conservée.

290
CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

◮ Une charge élémentaire dq occupant dans l’espace un volume élémen-


taire dτ, sera considérée comme ponctuelle, si les dimensions de dτ sont
très négligeables devant une distance caractéristique du système ; autre-
ment dit le point P où se situe la charge dq est vu du point M situé à
grande distance((dτ)1/3 ≪ PM ) :

PM = r b
M
P(dτ, dq)

√3
La charge dq est ponctuelle, si dτ ≪ r.
23.1.2 Répartition de charge
Soit q une charge occupant un volume (V) :

P(dτ, dq)

(V, q)

dq une charge élémentaire occupant le volume dτ, centré en P :


Définition
Densité volumique de charge
On appelle densité volumique de charge exprimée en (C m−3 )la gran-
deur : $
dq(P)
ρ(P) = =⇒ q = ρ(P)dτ
dτ(P) V

2019/2020 Page -291- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Exemples
◮ Sphère de rayon R chargée uniformément en volume (ρ = cte) :

4
dq = ρdτ =⇒ q = ρπR3
3

◮ cylindre de rayon R et de hauteur h chargé uniformément en vo-


lume (ρ = cte) :
dq = ρdτ =⇒ q = ρπR2h
◮ Cube d’arête a chargé uniformément en volume (ρ = cte) :

dq = ρdτ =⇒ q = ρa3

Lorsque une dimension est très négligeable devant les deux autres, on

définit la densité surfacique de charge (σ).


Définition
Densité surfacique de charge
On appelle densité surfacique de charge exprimée en (C m−2 ) la
grandeur :
"
dq(P)
σ(P) = =⇒ q = σ(P)dS
dS (P) Σ

Exemples
◮ Sphère de rayon R chargée uniformément en surface (σ = cte) :

dq = σdS =⇒ q = 4πσR2

◮ cylindre de rayon R et de hauteur h, chargé uniformément en


surface latérale (σ = cte) :

dq = σdS =⇒ q = 2σπRh

◮ Disque de rayon R chargé uniformément :

dq = σdS =⇒ q = σπR2

2019/2020 Page -292- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Si deux dimensions sont négligeables devant la troisième, alors on définit


la densité linéique.

Définition
Densité linéique de charge
On appelle densité linéique de charge exprimée en (C m−1 ) la gran-
deur : Z
dq(P)
λ(P) = =⇒ q = λ(P)dℓ
dℓ(P) Γ

Exemple
◮ Segment AB de longueur ℓ :

dq = λdℓ =⇒ q = λℓ

◮ Spire de rayon R :

dq = λdℓ = λRdθ =⇒ q = λ2πR

Remarque
Pour une distribution discrète de charges différentes ; Avec qi la
charge d’une espèce et Ni son nombre, occupant un volume V.
+ b
+ b+ +b bb b+ b b + b+b + b + + + b
b b
+b + + b ++b +b + + b b +b b b + b b + +b
b b
b +
b +
b

+ + b b b b b + + +b b b ++ +b b b + + b b b + + b
++ + b + b ++ +b +++b b
b + b
b
b b b
b +b + b + +
b b
b bb
b + ++ b b
++ + + b+ + b
+ + b +
b
+ b
+
+ b+ ++ + b b + + + + + + ++
bb b b b
+b b b + + b ++ + b b
b + b +b b b+ b+ +b
+ ++ b + b b b+
+b + + +++ b ++ ++ b b b ++ b + +
b b b + b+
++ + + ++ b b b b b + + + +b ++b + b b
b
+ b
b b

b b
+ + b ++ + b + b+ + +
+ b + +b b b + + b
+ b + b b b + ++b b
b b
b
+ b
+ ++ b
+b + + + +b b
+b ++b b + +b b + b + b ++ + b + +++++bb b +b b b
+ + b b ++++ b b b b ++
b ++ b +
+b b + ++ +b + + bb b bb +b b +b b b + b b + b + b + +bb b + + +b + b + b ++++ +++ + b b ++ b b+ + +b
+++ b b b+
b + +
+ + b b b + + b b + + b+ + b b b
b b
b + +b + b ++ +b ++ b + b b + bb b bb + + b
+ + +bb + +b b ++ b ++ ++b +b ++ +b b b + + +
+b + b b b + + + ++ b b b b b b +b + +b +
b b+
b +
b b b
+b + ++b +b b ++b b +b b b +
b
+ + b + b +

Mi (qi )
b+
b b b b b b b
+ +b + +
+b + +b b+ ++ + +b b b + b b + b +b + b b + + b b b b b b +b +b b b b ++b + b + b b +b bb + b b + b b +
b b b

+ b + ++ b ++ b b b b b + ++ b + b + + b +b+ + + b b + b + +b b b b b + +
+
+ b b b b b + + b + ++ + b +b b +b b +b b b b b b b b+
b
+b b
+b b b + b +b + b b + b ++ + b +b + b + +b b b b ++b +
+ b b
b + bb b b + b + ++ bb b + b
b +b
b
+ +b + b +b b + b +b b + + b + + +b b b b +b + + + b
b
+b + ++b b ++ b +b + b + ++ +b b b +b +b b + ++b + b +b +
+ b b b +b + + +b b b +b b b
+
+ b b + b
b + b +
b
b + b
b b
+ +
b
+ + ++ b b +b b +b b b +b b + + b b
+b
b +
b +b+ b ++b
+ b + b b
b
++ b + ++
+ + ++
+ bb ++ + + + + + b
b b b b b b
b
b + +b + b
+b ++ ++ b b
b b b b b

+b +b + + + b b b b +++b + + bb + b + b ++ b b b b b + b ++ ++b
b
b
bb
+ +b b+ + b
+
+b +b + b b + b b
b
b
+b + + + + b + b b b b ++++ +b b b b +b +b +b b

++ b + b + b ++ b b + b
+ + b
+ + b b + b b +b + b ++b + b +b + + b
+ + + b + + b
b+
b
+ +
+b + b + b b ++ + b + b b + b b b b++
b b b b
++
++b + b + b b ++ b + b b b b b + + + + b b b b b +
b b
+ + bb b
+b + +
b b
+b b+ b b + + + + +b
b +
++ b + b ++ ++ +
b b b
b b b

Soit q la charge totale du système, donc :

X
n
q X ∗
n
q= qi Ni =⇒ ρ = = n qi
i=1
V i=1 i

Avec n∗ la densité particulaire, qui représente le nombre de particules par


unité de volume :
N
n∗ =
V

2019/2020 Page -293- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

23.1.3 Complément mathématique


On rappelle que :
◮ Vecteur position et déplacement élémentaire :
−−→ −−−−→
OM dOM

Coordonnées cartésiennes x→

ex + y →

ey + z →

ez dx →

e x + dy →

ey + dz →

ez

Coordonnées cylindriques r→

er + z →

ez r→

er + rdθ →

eθ + dz →

ez

Coordonnées sphériques r→

er dr →

er + rdθ →

eθ + r sin θdϕ →

◮ Surface élémentaire :
−a et →
Soient →

b deux vecteurs :


− S
b


−a



La surface S délimitée par le parallélogramme, formé par →
−a et b est :

−a ∧ →
S =k →

b k

On oriente la surface S , par un vecteur unitaire →


−n défini par :

−a ∧ →
→ −
b

−n =


k→
−a ∧ b k

Il en résulte que :

− −n =⇒ →
− → →−
S = S→ S = −a ∧ b
• Surface élémentaire en coordonnées cartésiennes :

2019/2020 Page -294- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

−→ −→
- dS z = dx →

e x ∧ dy →

ey =⇒ dS z = dxdy →

ez
−→ −→
- dS y = dz →

ez ∧ dx →

e x =⇒ dS y = dxdz →

ey
−→ −→
- dS x = dy →

ey ∧ dz →

ez =⇒ dS x = dydz →

ex
• Surface élémentaire en coordonnées cylindriques :
Le cylindre présente deux surfaces de bases (A et B), et une surface laté-
rale.

B
−→
-Surface de base : dS base = ±rdrdθ →

ez
−→ −→
-Surface latérale : dS L = rdθ →

eθ ∧ dz →

ez =⇒ dS L = rdθdz →

er
• Surface élémentaire en coordonnées sphériques :

Pour une sphère r = cte, donc :


−→ −→
dS = rdθ →

eθ ∧ r sin θdϕ →

eϕ =⇒ dS = r2 sin θdθdϕ →

er

Remarque
Pour les surfaces fermées (en 3D : délimitant un volume), on oriente
toujours la normale →−n vers l’extérieur.

◮ On rappelle que la surface :


• de base d’un cylindre de rayon R est : S B = πR2
• latérale d’un cylindre de rayon R et de hauteur h est : S L = 2πRh
• d’une sphère de rayon R est : S = 4πR2
◮ Volume élémentaire
On rappelle que le volume délimité par trois vecteurs vaut :

−a ∧ →
V = (→
− →
b ).−c

2019/2020 Page -295- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

• volume élémentaire en coordonnées cartésiennes :

dτ = dxdydz
• volume élémentaire en coordonnées cylindriques :

dτ = rdrdθdz =⇒ V(cylindre) = πR2h


• volume élémentaire en coordonnées sphériques :

4
dτ = r2 sin θdrdθdϕ =⇒ V(sphère) = πR3
3
23.1.4 Loi de Coulomb
Soient deux charges ponctuelles placées dans le vide, q1 au point P, et q2
au point M ; distant de r .


−u •M(q2 )

P(q1 )

Chacune des deux charges exerce sur l’autre une force électrostatique
donnée par la loi de Coulomb :


− →
− 1 q1q2 −−→
F 1/2 = − F 2/1 = PM
4πεo PM 3

Si on pose :
−−→
−u = PM
→ −−→
et r =k PM k
PM
; alors la loi de Coulomb devient :


− →
− 1 q1 q2 →−u = 1 q1q2 →−u
F 1/2 = − F 2/1 = 2 2
4πεo PM 4πεo r

Avec
• εo : permittivité diélectrique du vide sa valeur est :

εo = 8, 854 187 817 × 10−12 F m−1

2019/2020 Page -296- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

1
• = 9.109(S .I)
4πεo
• Si q1 q2 > 0 =⇒ force répulsive.
• Si q1 q2 < 0 =⇒ force attractive.
Remarques

◮ Dans un milieu linéaire homogène et isotrope, la loi de Coulomb reste


valable à condition de remplacer εo par ε = εo εr
εr est dite permittivité diélectrique relative.
◮ Analogie entre les interactions coulombienne et gravitationnelle :

interaction coulombienne interaction gravitationnelle

répulsive/attractive attractive

1 q1 q2 →
−u m1 m2 →
−u
2
−G 2
4πεo r r

q m

1
−G
4πεo
◮ Comparaison entre les forces gravitationnelle et électrostatique dans
l’atome d’hydrogène.
On donne : me =9.11 × 10−31 kg ; e=1.6 × 10−19 C ; G=6.67 × 10−11 N m2 kg−2
Fe
≃ 4, 1042
Fg
On retient que la force gravitationnelle est très négligeable devant la
force électrostatique.

23.1.5 Le Champ électrostatique


23.1.5.1 Champ électrostatique crée par une charge ponctuelle

Soit une charge q placée en O, et M un point quelconque de l’espace


différent de O.
Plaçons une charge q′ en M :

2019/2020 Page -297- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE


−u
M


M(q′)

−u
N
• N(q”)

O(q)

La loi de Coulomb s’écrit :



− 1 qq′ → −u = q′→

F O→M = M E (M)
4πεo r2M

De même entre q et q” la loi de Coulomb :



− 1 qq” → −u = q”→

F O→N = N E (N)
4πεo rN2


E est appelé le champ électrostatique créé par la charge ponctuelle q,
placée au point O, au point considéré.
Définition
Champ électrostatique
On appelle champ électrostatique, une région de l’espace ou une
particule chargée est soumise à la force de Coulomb :


− 1 q −−→ 1 q→ −
E (M) = 3
OM = 2
er
4πεo OM 4πεo r



Et Par Suite Si une charge Q est placée en M, elle subit la force F telle
que :

− →
− 1 Qq → −
F = Q E (M) = 2
er
4πεo r

Remarques



◮ Le champ électrostatique E (M) créé par une charge ponctuelle n’est
pas défini à l’origine, c’est à dire pour r = 0.

− →

◮ Le sens du champ E (M) dépend du signe de la charge q source de E :

− →−
◮ Pour q > 0, E présente le sens de → −
er : E (M) est un champ divergent.

2019/2020 Page -298- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

q>0


− →

◮ Pour q < 0, E présente le sens opposé de →

er : E (M) est un champ
convergent.

q<0
23.1.5.2 Champ électrostatique créé par un ensemble de charges
ponctuelles

Soit une distribution de charges ponctuelles qi placées aux points Oi , et q


une charge ponctuelle placé au point M .
La loi de Coulomb entre la charge qi placé en Oi , et q placé en M s’écrit :

− 1 qi q →−u = q→

Fi = i E i (M)
4πεo ri2

La résultante des forces appliquées sur la charge q vaut :

− X→ − X 1 qqi →
i=n i=n
→ − → −u
F = F i =⇒ F = 2 i
i=1 i=1
4πε o r i


− →

Si on pose F = q E (M), alors le champ résultant est :


− X→ i=n
− →− X 1 qi i=n
E (M) = E i (M) =⇒ E (M) = →
−u
2 i
i=1 i=1
4πε o r i

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE



On dit que le champ résultant E (M) vérifie le principe de superposition.
Activités
Champ d’un doublet
Déterminer le champ électrostatique créé par un doublet (qA , qB)
placé en A(−a, 0, 0) et B(a, 0, 0) au point M(0, y, 0) ; dans les deux cas
suivants :
1 qA = q B = q > 0
2 qA = −qB = q > 0
3 Conclure

1 Champ créé par le doublet (q,q) :


y

− →

EB EA
α M α

α α
• • x
A(q) O B(q)


− →
− →

On a : E (M) = E A (M) + E B (M) ainsi :

E A cos α −E B cos α 0

→ →− →−
E B E B sin α
E A E A sin α =⇒ E (E B + E A ) sin α

0 0 0
p
Comme (ABM) triangle isocèle, alors AM = BM = a2 + y2 ; ce qui
donne :
1 qy
EA = EB =
4πεo (a2 + y2 )3/2
Par conséquent :


− 1 2qy →

E (M) = 2 2 3/2
ey
4πεo (a + y )

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Remarque →

E et les plans de symétrie
Soit le système formé par la distribution de charge et le point M :
• Le plan (xoy) est un plan de symétrie passant par le point M.
• Le plan (xoz) est un plan de symétrie passant par le point M.
Il en résulte que le champ électrostatique appartient à
l’intersection des plans de symétrie.


E (M) ∈ ∩Π s

2 Champ créé par le doublet (q,-q) :


y


EA
M α


EB
y

α α
• • x
A(q) O B(-q)


− →
− →

On a : E (M) = E A (M) + E B (M), ainsi :

E A cos α E B cos α (E B + E A ) cos α

→ →
− →−
E B −E B sin α =⇒ E 0
E A E A sin α

0 0 0
p
Comme (ABM) triangle isocèle, alors : AM = BM = a2 + y2 ; ce qui
donne :
1 qa
EA = EB =
4πεo (a2 + y2 )3/2
Par conséquent :


− 1 2qa →

E (M) = 2 2 3/2
ex
4πεo (a + y )

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Remarque →

E et les plans de symétrie
Soit le système formé par la distribution de charge et le point M :
• Le plan (xoy) est un plan de symétrie passant par le point M.
• Le plan (xoz) est un plan d’anti-symétrie passant par le point M.
Il en résulte que le champ électrostatique appartient à
l’intersection des plans de symétrie perpendiculaire au
plan d’antisymétrie


− →

E (M) ∈ ∩Π s E (M)⊥ΠA
→− →−
• Si M est un centre de symétrie alors E (M) = 0

23.1.5.3 Champ électrostatique crée par une distribution conti-


nue de charges

Pour une distribution continue de charge, on subdivise le volume V en des


volumes élémentaires dτ centrés en P, portant la charge élémentaire dq
√3
avec dτ ≫ PM ; et par conséquent la charge dq sera considérée comme
ponctuelle.

PM = r b
M
P(dτ, dq)



Le champ électrostatique élémentaire d E créé par la charge élémentaire
dq (ponctuelle), placée en P au point M est :
$

− 1 dq → −u =⇒ →
− 1 dq → −u
d E (M) = E (M) =
4πεo PM 2 V 4πεo PM 2

Avec :

dq = ρdτ = σdS = λdℓ

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Activité

7- Champ électrostatique créé par un segment AB chargé uniformément


(λ > 0) en un point M distant de r (voir figure suivante) :
z
B

P(dq) b

αB
α →

er
O r αA
b

M →
−u

Puisque on a invariance par rotation autour de l’axe Oz, alors on utilise


les coordonnées cylindriques (r, θ, z).
Symétrie et invariances :
→− →−
• Le plan ( →

er , →

ez ) = Π s =⇒ E θ = 0 .
• Le système {AB,M} est invariant par rotation autour de l’axe Oz, donc


E (M) ne dépend pas de θ.
Par conséquent :


E (M) = Er (r, z) →

er + Ez (r, z) →

ez
Au point P, on a la charge dq = λdℓ =⇒ dq = λdz crée au point M, un champ


élémentaire d E donnée par :

− 1 dq → −u =⇒ d→
− 1 λdz → −u
dE = 2
E = 2
4πεo PM 4πεo PM
Or :
- →
−u = cos α →

er − sin α →

ez
z dα
- tan α = =⇒ dz = r 2
r cos α
r
-PM =
cos α
N.B : On a choisi α comme variable d’intégration ( très utile en physique
de choisir des angles comme variables d’intégration) ; et remarquons que

2019/2020 Page -303- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

r = cte lorsque le point P décrit la distribution AB.


Ce qui donne :

dE = λ cos αdα

− λ →− →− r
4πεor
dE = [cos αdα er − sin αdα ez ] =⇒ λ
4πεor
dE z = − sin αdα
4πεor
Par intégration on obtient :

λ 

Er = (sin αB − sin αA ) 


4πεor 
λ 


Ez = (cos αB − cos αA ) 


4πεor
Il en résulte


− λ  
E (M) = (sin αB − sin αA ) →

er + (cos αB − cos αA ) →

ez
4πεor

Remarques
1/ Si O est le milieu du segment [AB], alors le plan ( →

er , →

eθ ) = Π s =⇒
Ez = 0 qu’on peut retrouver par :
λ αA = α B
Ez = (cos αB − cos αA ) GGGGGGGGGGGGGGGGA Ez = 0
4πεor
π π
2/ Lorsque les angles αA → et αB → − , le segment [AB] tend vers
2 2
un fil infini et par conséquent.


− λ → −
E (M)fil infini = er
2πεor

8- Champ électrostatique créé par une distribution circulaire (spire


circulaire) chargée uniformément (λ > 0) en un point M de son axe
d’angle au sommet α (voir figure suivante) :

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE


−u z

−u
b
M
• M
α α

O y •
P(dq)
O R
θ R b

P(dq)
x →

er

Puisque on a invariance par rotation autour de l’axe Oz, alors on utilise


les coordonnées cylindriques (r, θ, z).
Symétrie et invariances :
• )
(→

ex, →

ez ) = Π s →

=⇒ E (M) = E(M) →

ez
(→

ey , →

e)=Π
z s
Ou bien, tout plan diamétral (contenant le diamètre ) est un plan de sy-


métrie, donc : E (M) = E(M) →

ez .
• M situé sur Oz donc r = 0.
• Invariance par rotation autour de Oz, donc :


E (M) = E(z) →

ez

− 1 dq → −u ; et comme : dq = λRdθ
On a : d E = 2
4πεo PM
→−
Puisque E est porté par → −
ez ; alors on projette suivant →

ez ce qui donne :
λRdθ
dE = cos α
4πεo PM 2
Lorsque le point P décrit la distribution, seule l’angle θ varie de 0 → 2π ;
donc après intégration on obtient :

− λR
E (M) = 2
cos α →

ez
2εo PM
z √
Puisque : cos α = et PM = z2 + R2 , alors :
PM

− λR z →

E (M) = 2 2 3/2
ez
2εo (z + R )

2019/2020 Page -305- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Représentons E(z) :
- E(z) est une fonction impaire.
- lim E(z) = 0
z→+∞
dE(z) √
-E(z) présente un extremum pour = 0 =⇒ z = ± 2R
dz
E(z)

R z

2

R
−√
2
Remarque
Pour la distribution (D) de charges seules (et non pour le
système {charge+M} le plan xOy est un plan de symétrie
(xOy = Π s (distribution seule) et par conséquent pour le point
M’ symétrie de M on a :

− ′ →
− →

E (M ) = − E (M) si E (M)⊥Π s (D)



E (M)

•M

• M’


− ′ →

E (M ) = − E (M)

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

9- Champ électrostatique créé par un disque chargé uniformément


en surface (σ > 0), en un point M de son axe (voir figure suivante) :

−u z

−u
b
M
• M
α α

O y O

P(dq)
r
θ r b

P(dq)
x →

er

Puisque on a invariance par rotation autour de l’axe Oz, alors on utilise


les coordonnées cylindriques (r, θ, z).
Symétries et invariances :
• )
(→

ex, →

ez ) = Π s →

=⇒ E (M) = E(M) →

ez
(→

ey , →

e)=Π z s

Ou bien, tout plan diamétral (contenant le diamètre), est un plan de sy-




métrie, donc : E (M) = E(M) →

ez .
• M situé sur Oz donc r = 0.
• Invariance par rotation autour de Oz, donc :


E (M) = E(z) →

ez

− 1 dq → −u , et comme : dq = σdS =⇒ dq = σrdrdθ
On a : d E = 2
4πεo PM
→−
Puisque E est porté par → −
ez ; alors on projette suivant →

ez ; ce qui donne :
1 σrdrdθ
dE = cos α
4πεo PM 2
Lorsque le point P décrit le disque, on a z = cte ; donc on exprime r et PM
en fonction de z et α choisie comme variable d’intégration :
z
- PM =
cos α

- r = z tan α =⇒ dr = z
cos2 α
σ
Donc : dE = sin αdαdθ ; et par intégration on obtient :
4πεo

− σ
E (z > 0) = (1 − cos αm ) →

ez
2εo

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Remarques

1 Soit M’(z < 0) symétrique de M (z > 0) par rapport au plan du disque


(qui représente un plan de symétrie pour la distribution) :

− ′ →
− σ
E (M ) = − E (M) = − (1 − cos αm ) →

ez
2εo
π
2 Pour un plan infini chargé en surface αm → ; l’expression du champ
2
est :

− σ →−
E plan infini = ± ez
2εo
+ si z>0 et - si z<0.
3 On pose :

− →− →− σ →−
• E (O+ ) = lim + E (M) =⇒ E (O+ ) = ez
M→O 2εo

− →− →− σ →−
• E (O− ) = lim − E (M) =⇒ E (O− ) = − ez
M→O 2εo
Il en résulte que :

− + → − σ −
E (O ) − E (O− ) = → ez
εo

Si on pose : →

ez = →
−n →−
1→2 = n la normale au plan chargé dirigé du milieu
(1)(z>0) vers le milieu (2)(z>0) :

− + → − σ−
E (O ) − E (O− ) = → n
εo

C’est la relation de passage

Representation graphique du champ E(z) créé par un plan infini :


E(z)
σ
2εo

σ

2εo

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Propriété
Relation de passage
A la traversée d’une surface chargée, le champ subit une disconti-
σ
nuité de .
εo

10- Champ électrostatique créé par une couronne de rayon interne


Ri et de rayon externe Re

Ri
αm
Re αM

Ri Re

Première méthode :
On utilise le résultat précédent du disque, et on change les bornes d’inté-
gration.
Z αM Z 2π
σ σ
dEz = sin αdαdθ =⇒ Ez = sin αdαdθ
4πεo α=αm θ=0 4πεo
Ce qui donne :

− σ
E (M) = [cos αm − cos α M ] →

ez
2εo
Deuxième méthode :
On peut remarquer que la distribution est équivalente à :

Ri Ri

Re Re

S (σ) S 1 (σ) S 2 (−σ)


= +

− →
− →

Puisque S = S 1 (σ) + S 2 (−σ) alors : E (M) = E 1 (M) + E 2 (M)
Avec :

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE


− σ
• E 1 (M) = [1 − cos α M ] →

ez
2εo

− −σ
• E 2 (M) = [1 − cos αm ] →−
ez
2εo
Donc :

− σ
E (M) = [cos αm − cos α M ] →

ez
2εo
On retrouve le résultat.

11- Champ électrostatique créé par un plan infini


On peut remarquer que le plan est un disque de rayon infini : R → ∞ =⇒
π
α→ ; ce qui donne :
2


− σ →−
E (M) planin f ini = signe(z) ez
2εo

C’est un champ uniforme perpendiculaire à la distribution.


Représentation graphique :
E
σ
2εo

− 2εσo


− →
− →
− →
− →

E E E E E

S (σ)


− →
− →
− →
− →

E E E E E

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE

Remarques

1 A la traversée de la surface chargée, on retrouve la relation de pas-


sage :

− + → − σ−
E (O ) − E (O− ) = → n
εo

2 Pour deux plans infinis de charge surfacique opposée, on a :

ET = 0

⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕ (σ)

σ
ET =
εo

⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖⊖ (−σ)

ET = 0

23.1.6 Lignes de champ


Définition
LDC


On appelle ligne de champ d’un champ de vecteurs X quelconque,
une courbe (C) définie dans l’espace telle que, en chacun de ses
→−
points, le vecteur X est y tangent.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.1. CHAMP ÉLECTROSTATIQUE



Le vecteur X tangent à la courbe (C) ; donc :

− −−−−→ →
→ −
X ∧ dOM = 0

C’est l’équation différentielle des LDC



− →

En électrostatique : X = E Ce qui donne :
- En coordonnées cartésiennes :

E x dx Ey dz − Ez dy = 0 (1)
− −−−−→ →
→ −
E ∧ dOM = 0 =⇒ Ey ∧ dy = Ez dx − E x dz = 0
(2)

Ez dz E x dy − Ey dx = 0 (3)
Ey Ez Ez E x
(1) =⇒ = de même (2) =⇒ =
dy dz dz dx
Il en résulte que :

− −−−−→ →
→ − Ey Ez E x
E ∧ dOM = 0 =⇒ = =
dy dz dx

- En coordonnées cylindriques :

− −−−−→ →
→ − Er Eθ Ez
E ∧ dOM = 0 =⇒ = =
dr rdθ dz

- En coordonnées sphériques :

− −−−−→ →
→ − Er Eθ Eϕ
E ∧ dOM = 0 =⇒ = =
dr rdθ r sin θdϕ

2019/2020 Page -312- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.2. LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

23.2 LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

23.2.1 Définitions


Soit (C) une LDC (d’origine A) d’un vecteur X .

B•

A
•M


X (M)

Définition


On appelle circulation élémentaire du vecteur X , la grandeur :

→− −−−−→
dC = X .dOM

Donc la circulation entre deux points A et B, on a :


Z B
− −−−−→

CAB = X .dOM
A

Et sur un courbe fermée dite contour :


I
− −−−−→

C∅ = X .dOM = 0

23.2.2 Cas d’une charge ponctuelle


Soit q une charge ponctuelle placée en O, et M un point quelconque de
l’espace différent de O :

− −−−−→ →
− 1 q → − −−−−→
On a : dC = E (M).dOM or E (M) = 2
er et dOM = dr →

er + rdθ →

eθ +
4πεo r
r sin θdϕ →


Donc :
→− −−−−→ 1 q
dC = E (M).dOM =⇒ dC = dr
4πεo r2
Remarquons que :
1 q  1 q 
dr = −d + cte
4πεo r2 4πεo r
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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.2. LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

On pose pour la suite :

1 q
V(M) = + cte
4πεo r

V(M) est appelé le potentiel électrostatique créé par une charge ponc-
tuelle.
Remarques

1 Le potentiel électrostatique (grandeur scalaire) est toujours défini


à une constante additive près.
2 Dans le cas d’une charge ponctuelle (distribution finie dans l’espace),
on prend comme référence l’infini c’est à dire :

lim V(r) = 0 =⇒ cte = 0


r→∞

Il en résulte que :
1 q
V(M) =
4πεo r

3 On retient donc :


− −−−−→
dV(M) = − E (M).dOM = −dC

23.2.3 Relation locale entre le potentiel et le champ


23.2.3.1 L’opérateur gradient

Soit une fonction scalaire f (x, y, z).


−−−−→
On appelle grad , l’opérateur qui transforme la fonction scalaire f en
vecteur, dont les composantes sont les dérivées partielles.

∂f
∂x
−−−−→ ∂f −−−−→ ∂f →
− ∂f →
− ∂f →

grad f (x, y, z) = =⇒ grad f (x, y, z) = ex + ey + ez
∂y ∂x ∂y ∂z
∂f
∂z

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.2. LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

Exemple
Le gradient d’une fonction
Déterminer le gradient des fonctions suivantes :
1 f (x, y, z) = x2 + y2 + z2
2 g(x, y, z) = sin(ax + by + cz)

1/ Sachant que :

∂f
= 2x
∂x
∂f −−−−→ →
− →− →−
= 2y =⇒ grad f (x, y, z) = 2(x e x + y ey + z ez )
∂y

∂f
= 2z
∂z
2/ On a :

∂g
= a cos(ax + by + cz)
∂x
∂g −−−−→
= b cos(ax + by + cz) =⇒ grad g(x, y, z) = cos(ax+by+cz)(a →

e x +b →

ey +c →

ez )
∂y

∂g
= c cos(ax + by + cz)
∂z
On rappelle que :
−−−−→
◮ dOM = dx → −
e x + dy →

ey + dz →

ez
−−−−→ ∂f →− ∂f →− ∂f →

◮ grad f = ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z
∂f ∂f ∂f
◮ df = dx + dy + dz
∂x ∂y ∂z
Et par conséquent pour toute fonction scalaire f on a :

−−−−→ −−−−→
d f = grad f.dOM
−−−−→
N.B : grad f est orienté toujours dans le sens croissant de f .
23.2.3.2 L’expression du gradient

1/ Coordonnées cartésiennes :

−−−−→ ∂f →
− ∂f →
− ∂f →

grad f (x, y, z) = ex + ey + ez
∂x ∂y ∂z

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.2. LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

2/ Coordonnées cylindriques :

−−−−→ ∂f →
− 1∂f →− ∂f →

grad f (r, θ, z) = er + eθ + ez
∂r r ∂θ ∂z

3/ Coordonnées sphériques :

−−−−→ ∂f →
− 1∂f →− 1 ∂f → −
grad f (r, θ, ϕ) = er + eθ + eϕ
∂r r ∂θ r sin θ ∂ϕ

Propriété
Propriétés du gradient
L’opérateur gradient est un opérateur linéaire ; en effet :
−−−−→ −−−−→
• grad (λ f ) = λgrad f
−−−−→ −−−−→ −−−−→
• grad ( f + g) = grad f + grad g

23.2.3.3 Relation entre le champ et le potentiel



− −−−−→ −−−−→ −−−−→
Puisque dV(M) = − E (M).dOM et dV = grad V(M).dOM alors :


− −−−−→
E (M) = −grad V(M)



C’est l’équation locale entre E (M) et V(M) valable en régime
stationnaire


N.B : E (M) s’oriente toujours dans le sens des potentiels décroissants.
23.2.3.4 Surfaces équipotentielles

On appelle surface équipotentielle (SEP), l’ensemble des points M de l’es-


pace tel que, le potentiel est constant.

M ∈ S EP =⇒ V(M) = Vo = cte


− −−−−→
Conséquence : V(M) = cte =⇒ dV = 0, donc E (M).dOM = 0 ; par consé-

− −−−−→
quent : E (M)⊥dOM
Propriété
Les lignes de champ sont perpendiculaires aux surfaces équipoten-
tielles.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.2. LE POTENTIEL ÉLECTROSTATIQUE

Exemple

Pour une charge ponctuelle :



− 1 q→ −
◮ E (M) = 2
er =⇒ LDC sont des droites passant par O.
4πεo r
1 q
◮ V(M) = = cte =⇒ r = Cte SEP sont des sphères concentriques :
4πεo r

q>0

23.2.4 Potentiel crée par une distribution de charges


◮ Pour une distribution discrète de charge :
Soit un ensemble de charges ponctuelles q1 , · · · , qi , · · · , qN , chaque charge
est placée au point Pi .
Le champ crée par cette distribution au point M vaut d’après le principe
de superposition :

− X→

N
E (M) = Ei
i=1
−−−−→
et puisque l’opérateur grad est linéaire alors :

X
N XN
1 qi
V(M) = Vi (M) =⇒ V(M) =
i=1 i=1
4πεo Pi M

◮ Pour une distribution continue de charge :


On subdivise la distribution en des charges élémentaires dq occupant le
√3
volume élémentaire dτ tel que dτ ≪ PM , donc la charge dq se comporte
comme ponctuelle et par conséquent :
$
1 dq 1 dq
dV = =⇒ V(M) =
4πεo PM 4πεo V PM

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX
23.3. ÉNERGIE POTENTIELLE D’INTERACTION ÉLECTROSTATIQUE

Avec : dq = ρdτ = σdS = λdℓ

23.3 ÉNERGIE POTENTIELLE D’INTERACTION ÉLEC-


TROSTATIQUE

23.3.1 Énergie potentielle d’une charge placée dans


un champ électrostatique

− →
− − −−−−→

Le travail de la force électrique F = q E s’écrit : δW = F .dOM ; et par
−−−−→ −−−−→
conséquent δW = −qgrad V.dOM =⇒ δW = −d(qV) Donc :

dE p = d(qV) =⇒ E p = qV + cte

Définition
Énergie potentielle électrostatique
L’énergie potentielle électrostatique d’une charge q, placée dans un


champ E créé par une distribution créant le potentiel V, s’exprime
par :
E p = qV + cte =⇒ WA→B = q(VA − VB)

23.3.2 Énergie potentielle d’interaction entre deux charges


ponctuelles
L’énergie potentielle d’interaction entre deux charges ponctuelles q1 , q2
placées en M1 et M2 distant de M1 M2 = r s’exprime par :

1 q1 q2
E p = q1V2 + cte = q2V1 + cte =⇒ E p = + cte
4πεo r

23.4 SYMÉTRIE ET INVARIANCE

23.4.1 Symétrie
Rappelons que :
◮ Plan de symétrie Π s (M) : c’est un plan miroir, c’est à dire pour deux
points P1 et P2 symétriques par rapport au plan Π s , on a : q(P1 ) = q(P2 )

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.4. SYMÉTRIE ET INVARIANCE



E

• •
P1 P2

Πs

Conclusion:
Le champ électrostatique appartient à l’intersection des
plans de symétrie :



E (M) ∈ ∩Π s (M)

◮ Plan d’antisymétrie ΠA (M) : c’est un plan miroir c’est à dire pour deux
points P1 et P2 symétriques par rapport au plan ΠA (M) on a : q(P1 ) = −q(P2 )



E

• •
P1 P2

ΠA

Conclusion:
Le champ électrostatique est perpendiculaire au plan
d’antisymétrie :



E (M)⊥ΠA (M)

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.5. THÉORÈME DE GAUSS

23.4.2 Invariances
◮ Invariance par translation :
Une distribution de charge est invariante par translation le long de l’axe
Oz, si ρ(x, y, z) = ρ(x, y, z + ∆z) (c’est à dire une translation le long de Oz


laisse le système invariant) ; et par conséquent le champ E ne dépend pas
de la variable z.
N.B : On a une invariance par translation si la direction est infinie.
◮ Invariance par rotation :
On dit qu’on a invariance par rotation autour de l’axe ∆, si la distribution
de charge reste invariante par rotation autour de ∆.


Si θ est l’angle de rotation, alors E ne dépend pas de θ.
23.5 THÉORÈME DE GAUSS

23.5.1 Flux du champ électrostatique


Soit S une surface, et A un point de S .
On pose :
−→
dS (A) = dS →
−n

avec →
−n un vecteur unitaire à la surface S au point A.



X

−n



Soit X un vecteur défini au point A ; on définit le flux élémentaire dΦ au
point A par :
"
→− −→ → − →
− −→
dΦ = X (A).dS = X (A)dS →
−n =⇒ Φ = X (A).dS
S



Le flux Φ représente le nombre de vecteurs X qui traverse la surface S .
Remarque
On oriente une surface fermée (qui délimite un volume ; en 3D) par
la normale se dirigeant toujours vers l’extérieur.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

23.5.2 Énoncé du théorème de Gauss


Théorème
THÉORÈME DE GAUSS
Dans le vide, le flux du champ électrostatique d’une distribution
de charges à travers une surface fermée Σ, est égal à la charge
intérieure divisée par εo .


− −→ Qint
Φ= E (M).dS =
Σ εo

Notation
Le théorème de Gauss constitue un outil de calcul rapide du champ
électrostatique d’une distribution possédant une symétrie élevée.
Pour utiliser le théorème de Gauss, on suit les étapes suivantes :
• Symétrie et invariance afin de déterminer la direction et la va-


riable dont dépend le champ E .
• Choix de la surface de Gauss Σ.
• Application du théorème de Gauss.

23.6 APPLICATIONS

23.6.1 Fil infini chargé uniformément


Soit un fil infini (confondu avec l’axe Oz), chargé uniformément avec une
densité linéique λ > 0.


On détermine le champ E et le potentiel V en tout point M de l’espace.
En coordonnées cylindriques on a :

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

λ


O bc →

er
r M

◮ Symétrie :
• Le plan ( →−
er , →

eθ ) est un plan de symétrie (Π s ) passant par le point M ;
→−
donc E (M). →

ez = 0 puisque → −
ez ⊥Π s .

− →

• Le plan ( er , ez ) est un plan de symétrie (Π s ) passant par le point M ;
→−
donc E (M). →

eθ = 0 puisque → −
eθ ⊥Π s .
Donc :


E (M) = E(M) →

er
◮ Invariances :
• le fil est infini donc, on a invariance par translation le long de l’axe Oz :


E (M) ne dépend pas de la variable z.


• On a invariance par rotation autour de l’axe Oz, donc E (M) ne dépend
pas de la variable θ.
Conséquence :


E (M) = E(r) →

er
◮ Choix de la surface de Gauss :


Puisque le champ E (M) ne dépend que de la variable r et afin de faire
sortir le E(r) de l’intégrale il faut que E(r) = cte =⇒ r = Cte ; et puisque
r = Cte donne une surface en coordonnées cylindriques ; alors la surface
de Gauss est un cylindre d’axe Oz et de rayon r (passant par M).

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

z
→−n
1

S1

h →



−n = →

er
L
O bc →

er
SL r M

S2

−n
2

La surface de Gauss : Σ = S 1 ∪ S 2 ∪ S L .
Théorème de Gauss : " "
→− −→ →− −→ ! → − −→
On a : Φ = Φ1 + Φ2 + ΦL =⇒ Φ = E (M).dS + E (M).dS + S E (M).dS
L
| S 1 {z } | S 2 {z }

− →

=0( E(M)⊥→
−n )
1 =0( E(M)⊥→
−n )
2
Donc :


− −→
Φ= E (M).dS = E(r)2πrh
Σ

La charge intérieure :
Z h
Qint = λ dz =⇒ Qint = λh
0

Il en résulte que :

− λ → −
E (r) = er
2πεor

Remarque
Le champ électrostatique d’une distribution linéique n’est pas défini
sur le fil, c’est à dire en r = 0.

L’expression du potentiel V(M :



− −−−−→
On a : dV = − E (M).dOM =⇒ dV(M) = −E(M) →

er .(dr →

er + rdθ →

eθ + dz →

ez ) ; ce
qui donne :
λ λ
dV(M) = − dr =⇒ V(M) = − ln r + cte
2πεor 2πεo

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Puisque la fonction lnr diverge en r = 0 et r → ∞ ; alors on choisit V(r =


R) = 0 ce qui donne :
λ R
V(M) = ln
2πεo r
Représentation graphique de E(r) :
E(r)

Représentation graphique de V(r) :


V(r)

R r

23.6.2 Cylindre infini chargé uniformément en sur-


face
Considérons une distribution cylindrique infinie de rayon R d’axe Oz por-
tant une charge surfacique constante σ > 0.

2019/2020 Page -324- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS



Le champ E (M) :


◮ Symétrie et invariance donnent : E (M) = E(r) →

er .
◮ Surface de Gauss : cylindre d’axe Oz passant par le point M .
◮ Théorème de Gauss : " "
→− −→ →
− −→ ! → − −→
Φ = Φ1 + Φ2 + ΦL =⇒ Φ = E (M).dS + E (M).dS + S E (M).dS
L
| S 1 {z } | S2
{z }

− →

=0( E(M)⊥→
−n )
1 =0( E(M)⊥→
−n )
2
Donc :


− −→
Φ= E (M).dS = E(r)2πrh
Σ

La charge intérieure :
• Pour M à l’intérieur (r < R) :

Qint = 0 =⇒ E(r 6 R) = 0

• Pour M à l’extérieur (r > R) :

σR
Qint = σ2πRh =⇒ E(r > R) =
εo r
E(r)
σ
εo

R r

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Notation
On a une distribution surfacique en r = R et par conséquent le
champ est discontinu en r = R :


− + → − σ−
E (R ) − E (R−) = → n
εo

On retrouve la relation de passage

Le potentiel V(M) :
On a : dV = −Edr et puisque la distribution n’est pas limitée dans l’espace ;
on prend V(R) = 0
• Pour r 6 R on a : E = 0 =⇒ V(r 6 R) = cte = 0 puisque V(r) est continu.

V(r 6 R) = 0
σR σR
• Pour r > R on a : E = =⇒ V(r) = − ln r + cte
εo r εo
σR
V(R) = 0 =⇒ cte = ln R donc :
εo

σR
V(r > R) = ln(R/r)
εo

Représentation graphique de V(r) :


V(r)
R
r

23.6.3 Cylindre infini chargé uniformément en volume


Soit un cylindre infini de rayon R d’axe Oz uniformément chargé en volume
avec ρ > 0.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Symétries et invariances :
→−
Symétrie cylindrique donc : E (M) = E(r) →

er .
Par conséquent la surface de Gauss est un cylindre d’axe Oz , de rayon r
et de hauteur h.


Le champ E (M) :
◮ Théorème de Gauss : " "
→− −→ →
− −→ ! → − −→
Φ = Φ1 + Φ2 + ΦL =⇒ Φ = E (M).dS + E (M).dS + S E (M).dS
L
| S 1 {z } | S2
{z }

− →

=0( E(M)⊥→
−n )
1 =0( E(M)⊥→
−n )
2
Donc :


− −→
Φ= E (M).dS = E(M)2πrh
Σ

La charge intérieure :
• Pour M à l’intérieur (r 6 R) :
ρ
Qint = ρπr2h =⇒ E(r 6 R) = r
2εo

• Pour M à l’extérieur (r > R) :

2 ρR2
Qint = ρπR h =⇒ E(r > R) =
2εor
E(r)

ρR
2εo

R r

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Notation
Pour une distribution volumique, le champ est continu :


− + → −
E (R ) = E (R− )

Le potentiel V(M) :
On a : dV = −Edr et puisque la distribution n’est pas limitée dans l’espace,
on prend V(R) = 0.
ρ ρ 2
• Pour r 6 R on a : E = r =⇒ V(r 6 R) = (R − r2)
2εo 4εo
ρ 2
V(r 6 R) = (R − r2)
4εo
ρR2 ρR2
• Pour r > R on a : E = =⇒ V(r) = − lnr + cte
2εor 2εo
ρR2
V(R) = 0 =⇒ cte = lnR donc :
2εo

ρR2 R
V(r > R) = ln
2εo r

Représentation graphique de V(r) :


V(r)

R
r

23.6.4 Sphère uniformément chargée en volume


Une sphère de centre O et de rayon r uniformément chargée en volume,
avec une densité volumique de charge ρ > 0.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

R y

Symétries et invariances :
◮ Le système {charge ,M} est invariant par rotation autour du point O,


donc E (M) et V(M) ne dépendent pas de θ et ϕ.
◮ les plans ( →

er , →

eθ ) et ( →

er , →

eϕ ) sont des plans de symétrie donc :


E (M) = E(r) →

er

Il en résulte que la surface de Gauss est une sphère de centre O et de


rayon r .
Calcul du champ


− −→
Φ= E (r).dS =⇒ Φ = E(r)4πr2
Σ

◮ La charge intérieure :
• Pour M à l’extérieur (r > R) :
# 4
Qint = ρ dτ =⇒ Qint = πρR3 donc :
3


− ρR3 → −
E (r > R) = 2
er
3εor

• Pour M à l’intérieur (r 6 R)
# 4
Qint = ρ dτ =⇒ Qint = πρr3 donc :
3

− ρr →−
E (r 6 R) = er
3εo

Représentation graphique de E(r)

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

V(r)
ρR
3εo

R r

Remarque
Pour une distribution volumique le champ est continu.

Calcul du potentiel

Puisque la distribution est limitée dans l’espace ; on prend V(r → ∞) = 0.



− −−−−→
On a : dV = − E (M).dOM =⇒ dV = −E(r)dr
◮ Pour M à l’extérieur (r > R) :

ρR3 ρR3
E(r) = =⇒ V(r > R) =
3εor2 3εor
◮ Pour M à l’intérieur (r 6 R) :

ρr ρ
dV = − dr =⇒ V(r 6 R) = (3R2 − r2)
3εo 6εo
Représentation graphique de V(r)
V(r)
ρR2
2εo

ρR2
3εo

R r

23.6.5 Sphère uniformément chargée en surface


Soit une sphère de rayon R, chargée en surface avec la densité surfacique
σ > 0.
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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

⊕⊕⊕⊕⊕ ⊕
⊕⊕ ⊕⊕




⊕ ⊕ ⊕⊕⊕⊕⊕ ⊕ ⊕ ⊕

R

⊕⊕⊕⊕⊕⊕

⊕⊕


⊕⊕ ⊕
⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕

Symétries et invariances


Symétrie sphérique, donc : E (M) = E(r) →

er et V(M) = V(r).
Il en résulte que la surface de Gauss, est une sphère de centre O, et de
rayon r .
Calcul du champ


− −→
Φ= E (r).dS =⇒ Φ = E(r)4πr2
Σ

◮ La charge intérieure :
• Pour M à l’intérieur (r < R) :
Qint = 0 donc :

− →−
E (r < R) = 0
• Pour #M à l’extérieur (r > R) :
Qint = ρ dτ =⇒ Qint = σ4πR2 donc :


− σR2 → −
E (r > R) = 2
er
εo r

Représentation graphique de E(r)

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

E(r)
σ
εo

R r

Remarque
Pour une distribution surfacique le champ est discontinu.

Calcul du potentiel

Puisque la distribution est limitée dans l’espace on prend V(r → ∞) = 0.



− −−−−→
On a : E (M) − grad V(M) =⇒ dV = −E(r)dr
◮ Pour M à l’extérieur (r > R) :

σR2 σR2
E(r) = =⇒ V(r > R) =
εo r 2 εo r
◮ Pour M à l’intérieur (r < R) :

σR
dV = 0 =⇒ V(r 6 R) =
εo
Représentation graphique de V(r)
V(r)
σR
εo

R r

23.6.6 Plan infini uniformément chargé


Soit un plan infini (xOy) portant une densité de charge σ > 0.
Puisque le plan est infini ; donc on choisit M sur Oz.

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Symétries et invariances


◮ Tout plan contenant Oz est un plan de symétrie donc E (M) = E(M) → −
ez .
◮ Puisque la distribution est infinie alors on a invariance par translation
suivant les axes Ox et Oy, donc :


E (M) = E(z) →

ez

◮ Par conséquent la surface de Gauss est un cylindre.

z


E (z) →
−n
1

• M(z)

σ
⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕⊕

− y
E (−z)

x • M ′(−z)

−n
2

Calcul du champ
◮ Théorème de Gauss : "
! → − −→ ! → − −→ →− −→
Φ = Φ1 + Φ2 + ΦL =⇒ Φ = S E (M).dS + S E (M).dS + E (M).dS
1 2
| S L {z }


=0( E (M)⊥→
−n (= →

er ))
Donc :
Φ = E(z)πr2 + E(−z)(−πr2)
Et puisque E(−z) = −E(z) alors :

Φ = 2E(z)πr2

◮ La charge intérieure :

Qint = σπr2
Donc :

− σ →−
E (M) = signe(z) ez
2εo

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.6. APPLICATIONS

Avec : 





 +1 si z > 0


signe(z) = 






 −1 si z < 0

Représentation graphique de E(z)


E(z)
σ
2εo

σ

2εo

Remarque
Pour une distribution surfacique le champ est discontinu, et on re-
trouve la relation de passage avec →
−n = →

ez :

− + → − σ−
E (O ) − E (O− ) = → n
εo

Calcul du potentiel
On a :
dV = −E(z)dz
σ
Avec : E(z) = ± ; ce qui donne :
2εo
σ σ
dV = ∓ dz =⇒ V(z) = ∓ z + cte
2εo 2εo
On prenant comme référence : V(z = 0) = 0 =⇒, cte = 0 Il en résulte que :

σ
V(M) = ∓ z
2εo

Représentation graphique de V(z)

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.7. ANALOGIE ÉLECTROMÉCANIQUE

V(z)

23.7 Analogie électromécanique

23.7.1 Analogie Electrique/mécanique

Électrique Mécanique


− 1 q1 q2 →
− →
− m1 m2 −
Force F = er F = −G 2 → er
4πεo r2 r

Source La charge q La masse m

1
−G
4πεo

− →
− →

Relation force/champ F = q E (M) = F = m→
−g (M)


− 1 # dq → − −g (M) = −G # dm →
→ −
Champ E (M) = er er
4πεo D r2 D r2

1 # dq # dm
Le potentiel VE (M) = VG (M) = −G D
4πεo D r r

− −−−−→ → −
− −−→
−g (M) = −grad V (M)
Relation locale E (M) = −grad VE (M) G

1 q1 q2 m1 m2
L’énergie potentielle E p = qVE + cte = + cte E p = mVG + cte = −G + cte
4πεo r r
 →− −→ Qint  → −g (M).−

Théorème de Gauss Σ
E (M).dS = Σ
dS = −4πGmint
εo

23.7.2 Théorème de Gauss en mécanique


D’après ce qui précède, le théorème de Gauss en mécanique s’écrit :

−g (M).−
→ →
dS = −4πGmint
Σ

23.7.3 Application
Extrait du CNC Physique I 1999

Données utiles :
• Constante de gravitation universelle G=6.7 × 10−11(u.S.I)

2019/2020 Page -335- elfilalisaid@yahoo.fr


CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.7. ANALOGIE ÉLECTROMÉCANIQUE

• Masse de la terre mT ≃ 6.0 × 1024 kg


• Rayon moyen de la terre RT ≃ 6.4 × 106 m

1/ Analogie électromécanique

1D On considère deux masses m1 et m2 ponctuelles situées respective-


ment aux points M1 et M2 de l’espace.
→−
1.1⊲ Rappeler l’expression de la force gravitationnelle F g(1→2) exercée
−−−−−→
par m1 sur m2 en fonction de m1 , m2 , G et →
−r = M M . Cette force est-elle
1 2
attractive ou répulsive ?
2D Avec quelle unité s’exprime la constante de gravitation universelle
G dans le système international des unités (S.I) ?
3D On considère deux charges ponctuelles q1 et q2 situées respective-
ment aux points M1 et M2 de l’espace.
→−
3.1⊲ Donner l’expression de la force électrostatique F e(1→2) exercée
−−−−−→
par q1 sur q2 en fonction de q1 , q2 et →−r = M M et de la permittivité
1 2
électrique du vide εo . Cette force est-elle attractive ou répulsive ?Avec
quelle unité pratique exprime-t-on εo .
→−
3.2⊲ Le champ électrostatique E 1 (M2 ) créé par la chargé q1 au point
→− →

M2 est défini par F e(1→2) = q2 E 1 (M2).
→−
Donner l’expression de E 1 (M2 )
3.3⊲ Rappeler le théorème de Gauss .

− →−
4D En comparant les expressions de F g(1→2) et F e(1→2) , dégager une ana-
logie entre les grandeurs électriques et les grandeurs mécaniques. Quel


est l’analogue mécanique du champ électrostatique E ?


Le champ gravitationnel G créé en un point M de l’espace par une distri-
bution de masse D donnée est défini par

− →

F g (M) = mG(M)


où F g (M) est la force gravitationnelle exercée par la distribution D sur
une masse m placée au point M.
5D En s’inspirant de l’analogie , donner l’équivalent du théorème de
Gauss pour le champ gravitationnel créé par une distribution de masse
quelconque D . On fera attention à la nature attractive ou répulsive de la
force gravitationnelle.

2/ Champ gravitationnel terrestre

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.7. ANALOGIE ÉLECTROMÉCANIQUE

On assimile la Terre à une boule (sphère pleine) homogène de centre T, de


rayon R et de masse m . On repère un point M quelconque de l’espace par
−−→ →

ses coordonnées sphériques (r, θ, ϕ) telles que r = kT Mk. On note G T (M) le
champ gravitationnel terrestre au point M.
6D En utilisant les propriétés de symétrie de la distribution de masse,

− →

montrer que G T (M) peut s’écrire G T (M) = GT (r) → −
er dans la base locale

− →
− →

( er , eθ , eϕ ) des coordonnées sphériques de centre T.
7D Montrer,sans faire de calcul, que GT (r) est nul au centre de la Terre.
8D En utilisant le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel,
établir l’expression de GT (r) en tout point M de l’espace et représenter
graphiquement GT (r). On donnera l’ordre de grandeur de GT à la surface
de la Terre.
9D Application
On imagine que l’on perce un tunnel le long d’un diamètre de la Terre. À
l’une des extrémités du tunnel on abandonne sans vitesse initiale un objet
de masse m que l’on pourra assimiler à un point matériel. On néglige toute
force autre que la force gravitationnelle terrestre et on supposera que le
référentiel terrestre est galiléen.
9.1⊲ Établir l’équation différentielle du mouvement de l’objet. Quelle
est la nature du mouvement ? Exprimer sa période T .
9.2⊲ Calculer l’ordre de grandeur de T . Commenter.
9.3⊲ La propriété précédente peut-elle donner lieu à une application
pratique ? Laquelle ?

1/ Analogie électromécanique

-3D
-3.1⊲ L’expression de la force gravitationnelle


− m1 m2 −−−−−→
F g(1→2) = −G 3 M1 M2
r

Cette force est attractive.


-3.2⊲ L’unité dans le système international des unités (S.I)est

G : N kg−2 m2

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.7. ANALOGIE ÉLECTROMÉCANIQUE

-2D
-2.1⊲ L’expression de la force électrostatique


− 1 q1q2 −−−−−→
F e(1→2) = M1 M2
4πεo r3

. Cette force est


• attractive si q1q2 < 0
• répulsive si q1q2 > 0
• L’unité pratique de εo dans le S.I est F m−1.
-2.2⊲ L’expression de


− 1 q1 −−−−−→
E 1(M2 ) = M1 M2
4πεo r3

-2.3⊲ Le théorème de Gauss .




− −→ Qint
Φ= E (M).dS =
Σ εo

-1D L’analogie entre les grandeurs électriques et les grandeurs méca-


niques.

Électrique Mécanique


− 1 q1 q2 →
− →
− m1 m2 →

Force F = 2
er F = −G 2
er
4πεo r r

Source La charge q La masse m

1
−G
4πεo

− →
− →
− →

Relation force/champ F = q E (M) = F = mG(M)

− →

L’analogue mécanique du champ électrostatique E est le champ G
0D Le théorème de Gauss pour le champ gravitationnel créé par une
distribution de masse quelconque D .


− −→
G(M).dS = −4πGmint
Σ

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.7. ANALOGIE ÉLECTROMÉCANIQUE

2/ Champ gravitationnel terrestre


1D On a une symétrie sphérique donc


G T (M) = GT (r) →

er

2D Puisque le point T est un centre de symétrie alors


GT (r = 0) = 0

3D L’expression de GT (r) en tout point M de l’espace :


 →− −→
La surface de Gauss est une sphère de centre T et de rayon r Σ
G(M). dS =
−4πGmint
Symétrie sphérique donc Φ = G(r)4πr 2
r3
◮ Pour r < R =⇒ mint = mT 3
RT
ce qui donne
mT
GT (r 6 RT ) = −G r
R3
◮ Pour r > R =⇒ mint = mT
ce qui donne
mT
GT (r 6 RT ) = −G
r2
◮ Représenter graphiquement GT (r).

4D Application

4.1⊲ L’équation différentielle du mouvement de l’objet :


La relation fondamentale de la dynamique projetée sur →−
er donne :
mT
mr̈ = mGT =⇒ r̈ + G r=0
R3T

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.8. LOIS LOCALES

◮ La nature du mouvement : mouvement rectiligne sinusoïdal


◮ L’expression de la période T . :
s
R3T
T = 2π
GmT

4.2⊲ L’ordre de grandeur de T .

T ≃ 5074(s) = 1 h 24 min 34 s

Commentaire : Au cours de la rotation de la terre autour d’elle même, le


point matériel effectue 17 va et viens
4.3⊲ L’ application pratique : horloge
23.8 Formulation locale des lois de l’électrostatique
− −→ Qint
→
On a la forme intégrale du théorème de Gauss : E dS = ; Or Qint =
# εo
V
ρ dτ
Ainsi le théorème de Green-Ostrogradsky :
$
− −→
→ →

A.dS = div Adτ
Σ V(Σ)

Avec V(Σ) le volume délimité par la surface fermée Σ et div un opérateur


mathématique linéaire, qui transforme un vecteur en scalaire son expres-
sion en coordonnées cartésiennes pour un vecteur :


− →− ∂A x ∂Ay ∂Az
A = Ax →

e x + Ay →

ey + Az →

ez =⇒ div A = + +
∂x ∂y ∂z

 →
− −→ # →
− # ρ
Donc : Σ E (M).dS = V(Σ) div E (M) dτ = V(Σ) ε dτ
cette égalité est vérifiée pour toute surface Σ fermée d’où :


− ρ(M)
div E (M) =
εo

C’est l’équation de Maxwell-Gauss(M.G)



− −−−−→ −−−−→ ρ
Sachant que E (M) = −grad V(M), alors −div (grad V(M)) =
εo
Or :

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.8. LOIS LOCALES

−−−−→ ∂2 f ∂2 f ∂2 f
div (grad f (M)) = ∆ f = + +
∂x2 ∂y2 ∂z2

C’est l’opérateur Laplacien

D’où l’équation de Poisson :

ρ(M)
∆V(M) + =0
εo

Cas particulier : si ρ = 0 alors :

∆V(M) = 0

C’est l’équation de Laplace

Ainsi


div E (M) = 0
C’est à dire que dans une région de l’espace ou il n’y a pas de charge


le champ électrostatique est à flux conservatif( le nombre de vecteurs E
qui entrent à la surface fermée Σ est égale au nombre de vecteurs qui
sortent).

→− − −→

div E = 0 ⇐⇒ E .dS = 0
Σ

Remarques
→− ρ(M)
• div E (M) = représente la première équation de Maxwell et
ε
s’appelle équation de Maxwell-Gauss et se note (M.G).
• Pour une distribution (D) limitée dans l’espace, on a :


 →
− ρ(M)


 div E (M) = si M ∈ D : Le flux du champ n’est pas conservatif

 ε





 →


 div E (M) = 0 si M < D le flux du champ est conservatif

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CHAPITRE 23. ÉLECTROSTATIQUE DANS LE VIDE MPSI-2/LYDEX 23.9. LE DIPÔLE ÉLECTROSTATIQUE

23.9 LE DIPÔLE ÉLECTROSTATIQUE

23.9.1 Définition
Définition
On appelle dipôle électrostatique, un système globalement neutre
(QT = 0), mais le barycentre des charges positives G+ diffère du
barycentre des charges négatives G− ; c’est à dire :

−−−−−→ →

QT = 0 et G−G+ , 0

bc bc bc bc bc bc bc cb bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc
bc bc bc bc bc
bc cb bc bc bc bc bc bc
bc
bc bc bc bc bc bc bc bc bc
bc bc bc
bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc
bc bc bc bc bc cb cb cb bc bc
bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc
bc bc bc bc bc bc bc
bc bc cb
bc bc bc bc bc bc cb bc bc bc bc bc bc bc bc bc cb bc
cb bc bc bc bc bc bc bc bc bc
bc bc bc bc bc bc
bc bc bc
bc bc
bc bc bc bc bc bc bc
bc bc
bc
c b c b
bc
c b bc bc bc bc bc
bc bc
bc bc bc bc bc c b c b
bc bc bcbc cb bc cb bc bc bc bc bc bc bc c b bc bc
bc bc cb bc bc c b c b bc bc bc cb
c b c b c b bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc bc c b c b c b c b c b c b
bc
cb