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CNER/laboratoire Institut Spécialisé des Travaux Publics / OUJDA

 Remerciement 02
 Résumé 03
INTRODUCTION 04
a. but de stage de fin de la première année 04
b. Le rôle du technicien 04
c. CNER / laboratoire en bref 05

ESSAIS DE LABORATOIRE 06

I- Préparation des échantillons 07


I-1- Echantillonnage 07
I-2- Lavage 09

II- Essais d’identification des sols 10


II-1- Teneur en eau d’un sol 12
II-2- Granulométrie par tamisage 14
II-3- Détermination des limites d’Atterberg 18

Ш- Essais spéciaux 24
Ш-1- Essai au bleu de méthylène (V.B.S) 26
Ш-2- Equivalent de sable 29
Ш-3- Teneur en Carbonate 32

IV- Essais sur roches 33


IV-1- Essai Micro Dévale humide 34
IV-2- Essai Los Angeles 37
IV-3- Essai Proctor 39
IV-4- Essai CBR 40

V- Essais sur bitume pur 42


V-1- Essai Pénétrabilité 42
V-2- Essai La TBA 43
 Conclusion 44
 Annexes 45

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Remercîment

Au terme de notre stage nous tenons


à remercier le directeur Mr Med Rachid
EL Mahfoudi qui nous a permis d’avoir
cette occasion de côtoyer le milieu
professionnel.

Tout les remerciements à Mr


mohamed Afchkar pour son accueil au
sein de laboratoire du Centre Nationale
d’études et de Recherche Routières dont
il est le chef de servisse de laboratoire.
Nous adressons notre remerciement a
notre encadrant Mr Ahmad Asmar pour
ses conseils et son aide précieuse.

Nous remercions aussi touts les


techniciens qui ont participé avec nous au
cours de notre stage.

En Fin nous remercions tous ceux qui

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Les sols et les roches dans la nature sont rencontrés soit comme support de
constructions soit comme matériaux de constructions (remblais, granulats,..) soit
comme milieu naturel soumis à des risques et/ou des pollutions.
Face à ces problèmes, le géotechnicien doit donc estimer l’état de comportement
mécanique du milieu naturel afin de définir les conditions de constructions et
d’exploitation de ses fondations.
Les sols sont des matériaux déformables formés de particules individualisées, qui
peuvent être liées ou non.
Afin d’en connaître les caractéristiques physico-chimiques ainsi son comportement
face a des contraintes, des essais géotechniques doivent être réalisés :
En laboratoire : pour identifier le matériau du point de vue physico-chimique puis
déterminer ses caractéristiques mécaniques et son comportement lorsqu’il sera dans
les conditions réelles imposées par l’ouvrage ;
In-situ pour étudier et identifier le comportement et la réaction du matériau dans
son état naturel.

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 But de stage de fin de la première année :

En particulier le stage professionnel de fin de la première année a pour but d’acquérir


de nouvelles compétences et de savoir faire, de développer la personnalité, de donner
une initiative ouverture sur le monde de travail, de rencontrer les professionnels et
découvrir leur expérience et leur pratique.
Ce stage a pour but de connaître les méthodes de caractérisation des sols en laboratoire,
d’apprendre à réaliser les essais, et d’interpréter les résultats obtenus en se basant sur
les notions acquises au cours de notre formation.

 Le Rôle du Technicien :

Le technicien est chargé de réaliser les essais qui lui sont demandés par le Responsable
du laboratoire d’essais. IL doit ensuite remplir une feuille d’essai qui constituera le
dossier remis au responsable. Le technicien peut aussi s’occuper des prélèvements ou
des contrôles (compactage ou béton).
Dans le premier cas il devra s’assurer de bonne réception des échantillons, dans le
second il sera chargé des mesures et de la rédaction du procès verbal.

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Créé en 1979, le Centre National d’Etudes et de Recherches Routières (CNER) est un


organisme public doté de l’autonomie financière depuis 1986, il exerce ses activités sous la
tutelle administrative de la direction des Routes et de la Circulation Routière (DRCR) du
ministère de l’Equipement et de transport

ORGANIGRAMME :
Direction des Routes et de La circulation Routière

Service Conseiller
Administratif Chef du CNER En Gestion
Et Financier

Service Recherche Service Auscultation

Laboratoire d’essais Service Informatique


routiers er BDR

Laboratoire D’Essais :
Le développement des études de recherche est tributaire d’un laboratoire d’essais qui
constitue un complément logique et indispensable pour que le CNER accomplisse les
missions qui lui sont assignées notamment en matière d’étude de matériaux et de la
maîtrise des essais routière.
 des sols et matériaux (Analyse granulométrique, Limite d’Atterberg,
Equivalent de sable, PROCTOR, CBR VB…….) ;
 des liants hydrocarbonés (TBA, Pénétrabilité, ductilité, vieillissement….) ;

 des mélanges hydrauliques et hydrocarbonés (Résistance à la compression,


maniabilité des bétons, Marshal, orniérage, module de rigidité, fatigue,
PCG…..)
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I-1 Echantillonnage :

a. prélèvement et conditionnement d’étiquetage :


Echantillon réceptionné au
 Le prélèvement et la conservation laboratoire
:
Les quantités prélevées d’échantillons sont destinées à des essais d’identification
géotechniques en laboratoire et des observations directes ; ils doivent permettre l’exécution
de l’ensemble de ces essais, ainsi ils doivent être représentatifs du terrain.

Pour celaPrélevé Prélevé


il faut utiliser de la paraffine, des gaines ou des sacs en sacs,
plastiques pour les
sous forme
garder en état réel et en teneur en eau d’origine. boîtes, etc.
de carotte
Après la mise en conservation des prélèvements, ceux-ci sont placés dans des
emballages ; caisses à carottes, sacs à carottes, boites…
Détermination
Echantillon
 l’étiquetage  et le transport : de la quantité
paraffiné
nécessaire aux
A chaque échantillon est jointe une fiche sur laquelle sont portées les informations
suivantes : essais
- nom du chantier, du projet,
- numéro de forage,
- date de prélèvement, Séparation par
- profondeur de prélèvement, quartage
- approximation de la nature de sol,
-…
Le stockage et le transport doivent se faire d’une façon à ne pas détériorer les
emballages et les étiquetages.
Les échantillon intact doivent s’acheminés rapidement au laboratoire. Pesage et
répartition des
b. Réception et préparation d’échantillons : échantillons
suivant le type
Une fois réceptionnés au laboratoire, les échantillons sont, soit sous forme de carottes de
d’essai
roches et/ou de sols, paraffinés ou non paraffinés, soit sous forme de sols et/ou de débris et
éclats de roches portés en sacs et boites.

Pour chaque forage, le technicien géologue établit une coupe de foragePesage


à partir de
l’observation des caisses et des sacs d’échantillons après leurs réceptions.
(détermination
de la masse
humide)

7 Etuvage

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d’identification
Lavage
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Essais
mécaniques

schéma de préparation de
l’échantillon avant essais

I-2- Lavage :

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Les échantillons doivent être lavés avant de subir les différents essais
d’identification. Il faut noter l’importance de cette phase de lavage cruciale lors
de la préparation du sol aux essais. En effet, un échantillon mal lavé nous
induira en erreur lors de l’interprétation des analyses.

Les échantillons prélevés et pesés en fonction du type d’essai à réaliser,


sont pesés afin de déterminer leur teneur en eau. On les place ensuite dans une
étuve à 105° C pendant une heure s’il s’agit d’un matériau peu sensible à la
chaleur, ou dans une étuve à 50° C pendant deux heures si le matériau est
sensible à la chaleur (s’il contient des matières organiques par exemple).
Le matériau est ensuite lavé à l’eau et brossé sur des tamis dont l’ouverture
dépend du type d’essai à effectuer.

Sédimentométri Limites
Essai Granulométrie V.B.S.
e d’Atterberg
Ouverture Passant Passants
Refus 80m Passants 80m
tamis s 5mm 400µm

Tableau1: récapitulatif de la granulométrie de l’échantillon


en fonction de l’essai à réaliser.

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Les essais d’identification des sols sont les premiers essais à réaliser sur le sol. Ils
vont permettre de déterminer les caractéristiques élémentaires de ce dernier et établir
ainsi ses paramètres physiques.
Ces essais sont réalisés au laboratoire des essais d’identification, on entend par
essais d’identification les testes suivants :

 teneur en eau ;
 granulométrie par tamisage ;
 détermination des limites d’atterberg ;

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a. Représentation pondérale d’un sol:

Avant d’effectuer les essais, il est nécessaire de connaître la représentation du sol


pour pouvoir mesurer ses caractéristiques.
Un sol est composé de grains solides, d’eau et d’air et l’on peut
schématiquement rassembler chacune de ces phases en un volume unique comme le
décrit le schéma suivant:

Va
Vv
Vw Pw

Vt Pt

Vs
Ps

schéma représentatif des différentes phases d’un sol.

Notations:

Va: volume de l’air ; Pw: masse de l’eau ;


Vw : volume d’eau ; Ps: masse de solide ;
Vs: volume du solide ; Pt: masse totale.
VVv: volume des vides;
Vt: volume total ;

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b. Détermination de la teneur en eau:

La teneur en eau pondérale d’un sol (w) est le quotient de la masse de l’eau
interstitielle (mw) par la masse des grains solides (md).

w = m w / md
La teneur en eau naturelle d’un sol est déterminée lorsque les conditions de
prélèvement, de transport et de conservation de l’échantillon n’ont entraîné
aucune modification de sa teneur en eau.

La perte d’eau d’un échantillon de sol est déterminée par étuvage. On pèse
l’échantillon avant et après l’avoir étuvé et l’on calcule la différence des masses
humide et sèche afin d’obtenir la masse d’eau libérée. L’étuvage est réalisé dans
une étuve à 105°C pendant 4 heures (au minimum) dans le cas d’un sol
insensible à la chaleur, ou dans une étuve à 50°C pendant 8 heures (au
minimum) dans le cas d’un sol sensible à la chaleur (sol gypsifère, sol
contenant des matières organiques etc.).

 Teneur en eau d’un sol intact ou remanié:

La masse d’échantillon à étuver est déterminée en fonction des dimensions


des éléments les plus gros présents dans ce dernier. Pour ce faire on utilise la
formule suivante:

m  200 D

Où:
m: masse de l’échantillon (grammes) ;
D: dimension maximale des plus gros éléments appréciée
visuellement (millimètres).

 Teneur en eau d’un sol fin remanié et tamisé:

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Si la teneur en eau est déterminée sur un sol fin ou remanié, la masse à


étuver doit être telle que:

m  10 D2

Où:
m: masse de l’échantillon (grammes) ;
D2: dimension (millimètres) des mailles du tamis à travers lequel est
passé le matériau D2  0.4 mm.

Figure 17: étuve à


dessiccation.

Figure 18:
échantillon
après
dessiccation.

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dessic
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a. Principe de l’essai:

L’essai consiste à séparer les grains agglomérés d’une masse connue du matériau
par brassage sous l’eau (lavage). Une fois séché ce sol est fractionné à l’aide d’une
série de tamis. Le refus cumulé sur chaque tamis est ensuite pesé. Cette masse de
refus cumulée sur chacun des tamis est enfin rapportée à la masse totale sèche de
l’échantillon soumis à l’analyse.

L’échantillon doit avoir été préparé selon les prescriptions des paragraphes
« Prélèvements et échantillonnage » et « Lavage ».

b. Détermination de la granularité

 Tamisage à sec:

La totalité du matériau sec est versé au sommet d’une colonne d’au moins trois
tamis de mailles décroissantes du haut vers le bas. Le dernier tamis a des mailles
égales à celles sur lesquelles s’est fait le fractionnement ; sous ce dernier tamis on
dispose d’un fond de tamis pour recueillir les passants éventuels.
On agite manuellement la colonne de tamis, on termine le tamisage en remuant
le matériau à la main afin de s’assurer que plus aucun élément ne passe à travers les
mailles de chaque tamis.
Les refus sur chaque tamis sont pesés successivement puis cumulés.

Figure : Colonne de tamis

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 Expression des résultats:

 Pourcentage massique de refus

Le rapport entre la masse R des refus cumulés de matériau sec sur le tamis
d’ouverture d à la masse initiale d’échantillon de sol sec (notée ms) fournit le
pourcentage de refus:

(100 – p) = 100 R / ms
Où:
p est le pourcentage massique de tamisa ;
r est la masse cumulée des refus.

p = (r * 100) / ms

c. Pourcentage massique des passants:

De même, le pourcentage massique des passants vaut:

p = 100 (1 – R / ms)

Avec les mêmes notations que ci-dessus.

d. Courbe granulométrique:

Les pourcentages mentionnés ci-dessus sont exprimés sur une courbe


granulométrique.
Cette courbe granulométrique est constituée d’une succession de segments dont
les extrémités correspondent au pourcentage massique de refus ou de tamisat pour
chaque ouverture du tamis.
L’axe des abscisses, à échelle logarithmique de base dix, représente la dimension
des ouvertures des tamis de manière croissante de la gauche vers la droite.
L’axe des ordonnées, à échelle linéaire, représente le pourcentage pondéral des
tamisats cumulés de manière croissante du bas vers le haut.
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e. Calcul des coefficients:

Ces calculs ne sont à effectuer que si le matériau passant au tamis de 63 mm


présente plus de 50 % de refus au tamis de 80 µm.

 Coefficient d’uniformité:

Le coefficient d’uniformité est, pour le passant au tamis de 63 mm, le rapport des


dimensions des mailles de tamis pour lesquelles il y respectivement 60 % (d 60 ) et 10
% (d10 ) de passants:

Cu = d60 / d10

le coefficient d’unifomité caractérise la pente de la courbe granulométrique


 Un sol tel que Cu 2 est dit granulométrie uniforme ;
 Un sol tel que Cu 2 est dit granulométrie étallée.

 Coefficient de courbure

Le coefficient de courbure est, pour les passants au tamis de 63 mm, le rapport


des dimensions des mailles de tamis défini par:

d30 ²
d 30²
Cc = = Cu
= d10 *d60 d60

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Figure : refus sur tamis.

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a. Activité des argiles:

Compte tenu de leur structure, les argiles ont la propriété d’absorber des
quantités d’eau très importantes ou, au contraire de se dessécher, ceci en fonction des
conditions d’humidité auxquelles elles sont soumises. Par exemple, les kaolinites
n’absorbent qu’une quantité d’eau modérée car celles-ci ont uniquement la possibilité
de se fixer entre les grains d’argile. Par contre elles peuvent se loger entre les feuillets
élémentaires des montmorillonites. Ceux-ci s’écartent alors les uns des autres et l’on
assiste au phénomène de gonflement. Inversement, s’il y a dessiccation, les feuillets
se rapprochent et le phénomène de retrait s’installe.

Quelle que soit la nature de l’argile, celle-ci malaxée avec des quantités d’eau de
plus en plus importantes finit par se transformer en boue: elle a un comportement
liquide.

Au contraire, si l’argile est suffisamment desséchée, les grains sont très resserrés,
les liaisons deviennent intenses: elle a un comportement solide.
Entre ces deux états extrêmes, l’argile est malléable: elle a un comportement
plastique.

b. Principe de l’essai:

Les limites d’Atterberg sont des paramètres géotechniques permettant


d’identifier un sol et à caractériser son état grâce à son indice de consistance. Ces
limites ont donc pour but de définir les états d’humidité correspondant aux limites
entre les états liquide, solide et plastique ; l’état d’humidité du sol étant exprimé par
sa teneur en eau.
Les limites d’Atterberg sont:

 la limite de liquidité wL qui traduit le passage entre l’état liquide et


plastique ;
 la limite de plasticité wP traduisant le passage entre l’état plastique et
solide.

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Ces limites permettent de calculer l’indice de plasticité noté Ip, on détermine


parfois l’indice de consistance noté Ic.

Etat Etat Etat


solide plastique liquide

Teneur en eau
0 wP wL w

IP

Figure 21: représentation des limites d’Atterberg.

Figure 22: échantillon


d’argile (état plastique).

c. Détermination des limites d’Atterberg

 Principe :

L’essai s’effectue en deux parties:

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 Pour la limite de liquidité, l’essai consiste à déterminer la teneur en eau pour


laquelle un cône s’enfonce, après un temps fixé, dans le sol c’est la méthode du
pénétromètre a cône ;
 Pour la limite de plasticité, l’essai consiste à rechercher la teneur en eau pour la
quelle un rouleau de sol, de dimension fixée, confectionné manuellement se
fressure.

 Préparation de l’échantillon

Après échantillonnage du sol et homogénéisation par brassage, une masse de matériau (m)
est mise à imbiber dans un récipient d’eau à la température ambiante, pendant au moins
24 h ;
Cette masse (m), exprimée en grammes, doit être supérieure à 200 fois la dimension des
plus grands éléments de sol exprimée en millimètres ;
Une fois imbibé, le matériau est tamisé par voie humide au tamis de 400 m. l’eau de lavage
et tamisa sont recueillis dans un bac ;
Après une durée de décantation d’au moins 12h, l’eau claire du bac est siphonnée, sans entraîner
de particules solides. L’eau excédentaire est évaporée à une température ne dépasse pas 50°C.

d. Limite de liquidité :

L’essai consiste à mesurer l’enfoncement d’un cône sous l’effet de son propre poids (80 g),
après un temps fixé, dans le sol.

Dispositif de
mesure du
déplacement.

Figure :
pénétromètre à cône
Cône de
pénétration.
Dispositif de
blocage de la tige.
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Socle.

 Mode opératoire :

- régler l’horizontalité du socle ;


- nettoyer et lisser la pointe du cône ;
- Malaxer sur la plaque de marbre le tamisât jusqu’au homogénéisation et obtention d’une
pâte presque fluide ;
- Remplir le récipient avec une partie de cette pâte au moyen d’une spatule, en mettant soin
de ne pas emprisonner de bulles d’air;
- Araser avec le couteau afin d’obtenir une surface lisse et plane ;
- Mettre en place le récipient (sous le cône) de façon que si on le déplace, le cône ne laisse
qu’une légère trace à la surface du sol ;
- Libérer le cône et le laisser s’enfoncer dans le sol pendant 5 secondes puis le bloquer ;
- Noter sa nouvelle position ;
- Enlever le cône et effectuer un prélèvement de référence dans la zone de pénétration du
cône;
- Peser cette prise d’essai puis l’introduire dans l’étuve pendant 4h à 105°C, (8h à 50 °C si
le sol est sensible à la chaleur), jusqu’au dessiccation ;
-mesurer sa teneur en eau. 

W= [(mh – ms) /ms]100

W : teneur en eau


mh : masse totale humide
ms : masse totale sèche

Figure 24:
contact
cône-pâte
avant
pénétration
Figure 25:
enfoncement
du cône dans
la pâte.
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L’opération complète est effectuée au mois 4 fois sur la même pâte mais avec une
teneur en eau différente pour chaque essai.
La limite de liquidité correspond conventionnellement un enfoncement de 17mm du
cône, l’enfoncement doit être dans l’intervalle [12mm ; 25mm].
L’écart entre deux valeurs consécutives de l’enfoncement doit être compris entre
2mm et 5mm inclus.

e. Limite de plasticité :

On prélève une portion d’échantillon afin de former une boule. Celle-ci est
roulée à la main sur la plaque de marbre dans le but d’obtenir un rouleau qui est
aminci progressivement jusqu’à ce qu’il atteigne 3 mm de diamètre. Au moment où il
atteint 3 mm de diamètre, le rouleau doit mesurer environ 10 cm de long. La limite de
plasticité est atteinte lorsque simultanément le rouleau se fissure et que son diamètre
est de 3 mm  0.5 mm.
Une fois les fissures apparues, le centre du rouleau est prélevé et placé dans une
boîte afin de mesurer sa teneur en eau.

Figure 26: boîte contenant la prise d’essai


pour la mesure de la teneur en eau (limite
de plasticité).

L’essai doit être répété au moins deux fois, et WP est la moyenne arithmétique des valeurs
obtenues pour les deux essais.
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I P = W L - WP

IC = [WL – W] / IP

W : la teneur en eau en pourcentage


Ic : indice de consistance

Les limites d’atterberg en pour but de calculer l’activité d’une argile AC :

AC = IP / W d

AC : activité d’une argile


IP : indice de plasticité
Wd : le pourcentage des éléments inférieurs à 2 m

 Quelques exemples :

Nature d’argile WL WP Ip
limon 24 17 7
Argile limoneux peu plastique 40 24 16
Argile très plastique 130 45 85

Ic Etat de sol
>1 Etat solide
0< Ic < 1 Etat plastique
Ic < 0 Etat liquide

Tableau 2 : nature et état du sol en fonction de l’ Ip et de l’ Ic

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Les essais spéciaux sont réalises au laboratoire des essais spéciaux. On entend par
essais spéciaux les testes suivants :

 L’essai au bleu de méthylène ;


 Equivalent de sable ;
 Teneur en carbonate :

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a. Principe de l’essai :

La détermination de la valeur au bleu de méthylène d’un sol a pour but de


mesurer la quantité et l’activité argileuse d’un sol par dosage de la quantité de bleu de
méthylène pouvant s’adsorber sur la prise d’essai. Cette valeur est rapportée par
proportionnalité directe à la fraction 0/50 mm du sol. La valeur au bleu du sol est
directement liée à la surface des particules constituant le sol, laquelle est régie par
l’importance et l’activité des minéraux argileux présents dans la fraction fine du sol.

b. Détermination de la Valeur de bleu de metylene (V.B.S)


 Préparation de l’échantillon:

Si le Dmax du matériau est inférieur ou égal à 50 mm, une masse m est prélevée à
sa teneur en eau telle que m soit supérieur à 200 Dmax.
Si le Dmax du matériau est supérieur à 50 mm, on prélève 10 kg de sa fraction
0/50 mm.
Si le Dmax de l’échantillon prélevé est supérieur ou égal à 5 mm, on sépare par
tamisage et si nécessaire par lavage la fraction 0/5 mm contenue dans cet échantillon
puis on détermine la proportion pondérale C de la fraction sèche 0/5 mm contenue
dans le matériau. Cette fraction peut être lue sur la courbe granulométrique du
matériau si elle est connue ou déterminée sur un autre échantillon représentatif du
matériau.
On quarte et on homogénéise la fraction 0/5 mm ainsi séparée (ou la totalité de
l’échantillon dans le cas de Dmax < 5mm), de façon à préparer trois prises d’essais de
masses:

 30 à 60 g pour un sol très argileux à argileux ;


 60 à 120 g pour un sol moyennement à peu argileux.

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La première prise d’essai sert à la détermination de la V.B.S (valeur du bleu de


méthylène d’un sol). La deuxième servira à la mesure de la teneur en eau (comme
spécifié dans le paragraphe « La teneur en eau d’un sol »). Quant à la troisième, elle
est conservée en prévision au cas où l’essai devrait être renouvelé.

On introduit la première prise d’essai dans un bécher de 3000 mL. On ajoute 500
mL d’eau distillée. Cette solution est homogénéisée par agitation mécanique pendant
5 minutes à 700 tours par minute.

Grâce au dispositif de dosage, on injecte 5 à 10 mL de bleu de méthylène dans


la solution en agitation ; au bout d’une minute, on procède à l’essai à la tâche. Pour ce
faire on prélève à l’aide d’une baguette en verre une goutte de la solution et on la
dépose sur un papier filtre.

La tâche ainsi formée se compose d’un dépôt central de matériau coloré bleu
sombre entouré d’une zone humide incolore.

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On procède à des injections successives, par paliers de 5 à 10 mL, avec


prélèvements comme indiqué ci-avant jusqu’à ce qu’apparaisse une auréole bleu clair
dans la zone périphérique de la zone humide de la tâche. A ce moment, on laisse se
poursuivre l’adsorption du bleu, et l’on effectue des essais chaque minute pendant 5
minutes.

Si l’auréole bleu clair disparaît avant la cinquième minute on procède à de


nouvelles injections. Chaque addition de bleu est suivie d’une mesure de minute en
minute. Ces opérations sont renouvelées jusqu’à ce que l’essai devienne positif
pendant 5 minutes consécutives. On lit le volume de bleu injecté sur le dispositif de
dosage.

Tâche avec auréole

Figure : tâches sur papier filtre.

 Expression des résultats:

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La masse de bleu (B) introduite est directement déduite du volume:

B = V * 0.01

Où: V: volume de solution de bleu utilisée (cm3).

La Valeur au Bleu de méthylène du Sol (V.B.S.) (en grammes de bleu pour 100
g de sol sec) vaut donc:

VBS = (B / m0) * 100

Où:
m0: masse sèche de la prise d’essai:
m0 = m1 / (1 + w)
Avec
m1: masse humide de la prise d’essai
w: teneur en eau

Pour les matériaux dont le Dmax est supérieur à 5 mm, la VBS vaut :

VBS = (B / m0) * C * 100

Où:
m0: masse sèche de la prise d’essai:
m0= m1 / (1 + w)
C: proportion de la fraction 0/50 du sol sec.

 Ordres de grandeur:

V.B.S. < 0.2 : sol sableux ;


0.2 < V.B.S. < 2.5 : sol limoneux ;
2.5 < V.B.S. < 6.0 : sol limono-argileux ;
6.0 < V.B.S. < 8.0 : sol argileux ;
V.B.S. > 8.0 : sol très argileux.

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a. Principe de l’essai:

L’essai d’équivalent de sable permet de mesurer la propreté d’un sable. Il est


effectué sur la fraction d’un granulat passant au tamis à mailles carrées de 5 mm. Cet
essai rend globalement compte de la quantité des éléments fins et de leur qualité, en
exprimant un rapport conventionnel volumétrique entre les éléments sableux et les
éléments fins qui floculent. Il est principalement exécuté sur des granulats dans le but
de caractériser leur qualité pour des remblais et déblais et des couches de formes dans
les infrastructures routières ou les bétons.
L’équivalent de sable (Es) est le rapport, multiplié par 100, de la hauteur de la
partie sableuse sédimentée, à la hauteur totale de floculat et de la partie sableuse
sédimentée

b. Détermination de l’équivalent de sable:

 Essai:

L’échantillon pour laboratoire doit être préparé selon les prescriptions des
paragraphes « Prélèvements et échantillonnage » et « Lavage ».L’échantillon doit
avoir une masse telle que la fraction passant au tamis de 5 mm pèse entre 500 et 700g.

Si l’échantillon n’est pas humide, il faut l’humidifier afin de n’avoir aucune


perte de fines et donc ségrégation. On procède à la préparation d’un échantillon pour
la mesure de la teneur en eau (voir paragraphe « Teneur en eau d’un sol ») et de deux
échantillons pour essais.

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L’essai s’effectue sur le sable à sa teneur en eau naturelle, la masse sèche de


l’échantillon doit être de 120 g  1 g.

Une éprouvette cylindrique est remplie d’une solution lavante à base de


glycérine ayant un fort pouvoir dé floculant jusqu’au trait (repère inférieur).

La prise d’essai humide est introduite dans l’éprouvette posée verticalement grâce à
un entonnoir. Il faut veiller à éliminer les bulles d’air éventuelles en frappant
l’éprouvette sur la paume de la main et ainsi favoriser le mouillage de l’échantillon.
Le tout est laissé au repos pendant 10 minutes. L’éprouvette est ensuite bouchée à
l’aide d’un bouchon de caoutchouc puis elle est fixée sur la machine d’agitation.

Figure 30: dispositif d’agitation de l’essai équivalent de sable.

L’éprouvette doit subir 90 cycles  1 cycle (va-et-vient horizontal) pendant 30


secondes  1 seconde. Elle est ensuite démontée du système d’agitation et posée
verticalement sur la table d’essai. Les parois de l’éprouvette sont rincées avec la
solution lavante tout comme son contenu afin de faire remonter les particules fines qui
floculeront en surface au repos pendant 20 minutes  1 seconde.

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Une fois ce temps de latence écoulé, on mesure à l’aide d’un réglet, la hauteur h 1
du niveau supérieur du floculat par rapport au fond de l’éprouvette, ainsi que la
hauteur h2 du niveau supérieur de la partie Sédimentée par rapport au fond de
l’éprouvette. On mesure également la hauteur h3 du sédiment.

 Expression des résultats:

L’Equivalent de sable est donné par la formule suivante:

Es = (h3 / h1) * 100

De même, l’Equivalent de sable visuel, dans les mêmes conditions est donné par
la formule:

Esv = (h2 / h1) * 100

Ces résultats étant obtenus pour deux essais, la propreté du sable est égale à la
moyenne des deux valeurs.

Figure  : Les hauteurs d’eau, de sable et du floculat.

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a. Bute de L’Essais :

Mesurer la teneur en Carbonate (CaCO3)


Contenue dans un Matériaux

b. Principe et Conditions :

L’essai contenue a déterminer le volume de dioxyde de carbone ( CaCO3) dégager sous


l’action d’acide chlorhydrique ( dans des conditions de température et de pression
atmosphérique connues ). Par un échantillon préparé pour l’essai

Matériau broyé et passant à 0.4 mm de masse m :

%CaCO3
procuré <4 4à9 10à19 20à39 40à79 >80

M(g) 10 5 2.5 1 0.5 0.25

 Baromètre ou un échantillon témoin de CaCO3 pur de masse mt (=0.25g)


 10cm3 environ de Hcl

c. Expression du Résultats :

Cas de Pression atmosphérique :


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1.2 .Vb .p
Teneur en CaCO3 =
M( ө+273)

Cas de l’échantillon témoin :


Mt . Vb (өt+273)
Teneur en CaCO3 =
M . Vt (өb+273)
Ou :
P : Pression atmosphérique
Vb.Vt : volumes des gaz dégagés en cm3
өb. өt : Température en °C

Les roches de la mécanique des roches regroupent tous les matériaux de


l’écorce terrestre qui ne sont pas des sols, c'est-à-dire qui ne peuvent pas être
désagrégé « aisément » en fragment de dimension variable allant jusqu'au
minérale.

La mécanique des roches est un ensemble de règles et de techniques adaptées aux


travaux dans les massifs rocheux. En fait, l’essentiel pour résoudre un problème
pratique donné, est de connaître le comportement du rocher sous une sollicitation
de façon à pouvoir choisir la théorie la plus appropriée : élasticité, plasticité,
résistance des matériaux, etc. on définit à l’heure actuelle la mécanique des roches
comme la science théorique et appliquée du comportement mécanique des milieux
rocheux et de leur environnement physique ;elle tire son originalité principale de la
fissuration des roches et du caractéristiques discontinu des massifs naturels.

On entend par essais sur roches, les testes suivant :

 L’essai micro dévale humide ;


 L’essai los Angeles.
 L’essai de Proctor
 L’essai de CBR

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a. But de l’essai :

L’essai micro deval permet de mesurer la résistance à l’usure des roches et des granulats
d’origine naturel ou artificiel, utilisés dans le domaine du BTP, cette résistance à l’usure
pour certaines roches n’est pas la même à sec ou en présence d’eau.

b. Appareillage spécifique :

Cylindre
Deux arbres
horizontaux

Compte tours

Figure  :L’appareil micro-deval

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L’appareil micro-deval est conforme aux caractéristiques essentielles suivantes :


Il comporte 1 à 4 cylindres creux, fermés à une extrémité, ayant un diamètre intérieur de
20cm et une longueur utile de 15,4cm.
Les cylindres d’essai sont en acier inox d’au moins 3mm d’épaisseur. Ils sont posés sur
deux arbres horizontaux. Chaque cylindre permet d’effectuer un essai.
Un moteur doit assurer aux cylindres une vitesse de rotation de 100tr/min. un dispositif doit
permettre d’arrêter automatiquement le moteur une fois le nombre de tours est atteint.

c. Appareillage d’usure courant :

 Balance ;
 colonne de tamis de 1,6 ; 8 ; 10 ; 12,5 ; et 16 mm ;
 Eprouvette graduée pour mesurer la quantité d’eau ;
 Etuve a température de 105°c.

d. Préparation de l’échantillon pour essai :

La masse de l’échantillon envoyée au laboratoire est d’au mois 20Kg.


L’échantillon est tamisé sur des tamis de 12,5 et 14 mm pour constituer des fractions
distinctes comprises entre 10 et 12,5 mm et entre 12,5 et 14 mm.
Puis on lave les échantillons et on les sèche à ’étuve jusqu’à masse constante.
On laisse les deux fractions refroidir à température ambiante, puis on les mélange afin
d’obtenir un échantillon de laboratoire modifié d’une granularité comprise entre 10 et
14mm.

e. Exécution de l’essai :

Introduire dans chaque cylindre d’essai une éprouvette (500 g), puis ajouter une charge de
5000g de billes d’acier et une quantité de 2,5L d’eau.
Apres fixation du couvercle, on place chaque cylindre en rotation à une vitesse de
100tr/min pendant 2h ou 12000 rotations.
Apres l’essai recueillir le granulat dans un bac en ayant soin d’éviter les pertes d’éléments.
Laver soigneusement l’intérieur du cylindre en recueillant le tout dans un bac.
Tamiser l’ensemble d’eau propre sur le tamis de 1,6mm protégé par le tamis de 8mm.
Séparer soigneusement le matériau existant sur le tamis de 8mm des billes d’acier, il est
possible de les retirer à l’aide d’un aimant.
Mettre le refus à 8mm dans plateau et ajouter celui de 1,6mm sur le même plateau.
Sécher tout le refus à l’étuve à 105°c jusqu’à masse constante.
Peser ce refus aux grammes, soit (m) le résultat de la pesée.

f. Expression des résultats :


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Le coefficient micro-devel humide MDH est par définition :

500 – m
MDH = ×100
500

Avec :

MDE : cœfficient Micro-Deval en présence d’eau ou humide ;

m : est la masse de refus à 1,6 mm en grammes.

Figure  : Schéma explicatif de l’essai micro deval humide

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a. But de l’essai :

L’essai à pour but de mesurer la quantité d’éléments inférieures à 1,6 mm produite par
fragmentation, en soumettant le matériau à des chocs de boulets à l’intérieure d’un cylindre
en rotation afin de mesurer la résistance à la fragmentation de la matrice de la roche.

b. Appareillage spécifique :

La machine LOS ANGELES se compose de :

 Un cylindre creux en acier de 12mm d’épaisseur, de diamètre intérieur de


711mm et une longueur de 50mm ;

 Une ouverture de 150mm de largeur ;


 Des boulets sphériques (en acier) de 47mm de diamètre et pesant entre 420 et
445g ;
 Un moteur doit assurer à la machine une vitesse de rotation régulière de 30 à
33 tr/min
 Un bac destiné à recueillir les matériaux après essai.
 Un compte-tour doit permettre d’arrêter automatiquement le moteur une fois
le nombre de tours est atteint.

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Figure  : La machine Los Angeles

c. Appareillage d’usure courant :


 Colonne de tamis : 1,6 – 10 – 16 – 25 mm ;
 Matériel nécessaire pour effectuer l’échantillonnage.

d. Préparation de l’échantillon pour essai :

La masse envoyée au laboratoire sera au moins égale à 15Kg.


On prépare l’échantillon par tamisage à sec sur des tamis de la classe choisie, en
commençant par le tamis le plus grand, puis on lave le matériau tamisé et on le sèche à
l’étuve à 105°C jusqu'à masse constante. La masse pour l’essai est de 5000g.

e. Exécution de l’essai :

On introduit la charge de boulets correspondant à la classe granulaire choisie, puis


l’échantillon pour l’essai. La charge est fixée conformément au tableau suivant :

Classes Nombre de Masse totale de


granulaires boulets la charge (g)
(mm)
4 – 6,3 7 3080 +20
6,3 – 10 9 3960 à
10 – 14 11 4840 - 150
10 – 25 11 4840 +20
16 – 31,5 5280 à
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25 – 50 12 5280 - 150
12

Tableau 4 : Nombre de boulets en fonction de la classe choisie

 On fait marcher la machine à 500 rotations à une vitesse comprise entre 30 et


33 tr/min ;
 Lorsque l’essai se termine on fait passer le matériau recueilli dans un tamis de
1,6 mm ;
 Le refus au tamis de 1,6 doit être lavé, égoutter et sécher à l’étuve à 105 °C
jusqu'à masse constante ;
 Peser ce refus aux grammes, soit m le résultat de la pesée.

f. Expression des résultats :


5000 – m
Le cœfficient Los Angeles « LA » est par définition le rapport : LA = ×100
5000
LA : coefficient los angeles

m : est la masse de refus à 1,6 mm en grammes.

a) But de l’essai :

Le but de l’essai est de déterminer les caractéristiques de compactage d’un matériau.


Ces caractéristiques sont la teneur en eau optimale et la masse volumique sèche maximale
selon l’énergie de compactage appliquée à l’éprouvette, on distingue l’essai Proctor normal
et l’essai Proctor modifié.
Les deux essais sont identiques dans leur principe la seule différence est les valeurs et les
paramètres qui définissent l’énergie de compactage appliquée qui égale à
EC=N×H×m×g÷V d’où :

 N : le nombre total de coups.


 m : la masse de la dame.
 H : la hauteur de chute de la dame.
 g : l’accélération de la pesanteur.
 V : le volume du matériau compacté dans le moule.

b) Principe :

le principe de l’essai consiste à humidifier le matériau à plusieurs teneures en eau et à le


compacter. Pour chaque une des valeurs des teneurs en eau considérées, on détermine la

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masse volumique sèche du matériau et on trace la courbe des variations de cette masse
volumique en fonction de la teneur en eau. Cette courbe est appelée courbe proctor
présente une valeur maximale de la masse volumique du matériau sec qui est obtenue pour
une valeur particulière de la teneur en eau se sont ces deux valeurs qui sont appelées
caractéristiques optimales de compactage proctor normal ou modifié suivant l’essai réalisé.

c) Mode opératoire :

 Après séchage le matériau est tamisé a 20mm.


 Homogénéiser le matériau et le deviser au moins en 5 parts égales.
 Placer le disque d’espacement au fond du moule CBR en cas d’utilisation.
 Placer éventuellement un papier filtre ou un film plastique au fond du
moule.
 Introduir le matériau dans le moule pour le compacter.
d) Expression des résultats :

W=Sr%×(1/γd-1/γs)×γw
d’où :
-W : la teneur en eau exprimée en pourcentage. -Sr : degré de saturation exprimée en
pourcentage. -γs :la masse volumique des particules solides du sol en T/m3 . -γd :la masse
volumique du sol sec en T/m3 . -γw : la masse volumique de l’eau T/m3 égale
conventionnellemen

a) But :

L’essai consiste à déterminer L’indice Portant immédiat (IPI), L’indice CBR immédiat et
L’indice CBR après immersion. D’un sol ou d’un matériau granulaire utilisé dans la
construction des ouvrages en terre ou des assises de chaussées.

b) principe et mode opératoire :

Mesurer les forces à appliquer sur un poinçon cylindrique pour le faire pénetrer à une
vitesse constante dans une éprouvette de matériau. Les valeurs des forces ayant provoqué
deux enfoncements conventionnels sont respectivement rapportés aux valeurs des forces
observées sur un matériau de référence pour les mêmes enfoncements. L’indice recherché
est défini conventionnellement comme étant la plus grande valeur, exprimé en pourcentage,
des deux rapports ainsi calculés. Les indices IPI, CBR dépendent de la nature du sol
(granularité, plasticité...), de sa teneur en eau, de sa masse volumique séche et de son degré
de saturation. L’indication de toute valeur d’un indice IPI ou CBR d’un matériau n’a donc
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de sens que si elle est assortie des caractéristiques d’état du sol prises en considération dans
la confection de l’éprouvette c’est à dire :

 Sa masse volumique à l’état sec d exprimé en % de la valeur de d OPN ou


d OPM du sol ;
 Sa teneur en eau exprimé en % de la valeur OPM ou OPM du sol ;
 Son état de saturation défini qualitativement par le fait que l’éprouvette est
poinçonné :
  Soit immédiatement, après sa fonction, et l’on parle alors d’indice CBR
immédiat ou IPI.
  Soit après avoir été immergé durant quatre jours et l’on parle d’indice CBR
après immersion.

c) Expression des résultats :

On calcule les valeurs suivantes :


Effort de pénétration à 2,5mm d’enfoncement (en KN) × 100 13,35 Effort de
pénétration à 5mm d’enfoncement (en KN) × 100 19,93 L’ndice recherché est par
convention la plus grande de ces valeurs.

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1- Pénétrabilité
L’essai consiste à mesurer l’enfoncement en dixièmes de millimètres d’une aiguille
normalisée chargée en 100g dans un godet de bitume placé dans thermostaté
pendant une durée de 5 secondes.

La pénétrabilité la plus couramment utilisée est celle mesurée à 25°C (Pen25).


Ce qui en fait un indicateur pour les températures courant de chaussée. Cette
mesure peut être réalisé à plusieurs autres températures et ainsi fournir une
indication sur la susceptibilité du liant.

La valeur de la pénétrabilité est d’autant plus importante que le bitume est mou.
Les bitumes sont classés via des fourchettes d’enfoncement. Pour un bitume 10/20,
l’enfoncement doit être compris entre 1 et 2mm.

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2- La TBA
C’est la température à laquelle s’enfonce une bille d’acier à travers bitume
remplissant le cercle intérieur d’un anneau de laiton placé dans un bain thermostaté.
Les conditions d’élévation de la température sont normalisées, évoluant de 5°C à la
TBA, dont la valeur est attachée aux comportements liés à des températures de
services élevées, notamment les déformations permanentes.

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CONCLUSION

Au terme de ce travail, il m’est apparu important


de relever mes conclusions sur le plan tant
professionnel que personnel.
Sur le plan professionnel, je suis maintenant
capable de mettre en œuvre des essais d’identification
des sols, des essais spéciaux et des essais sur roches.
Je suis aussi autonome pour exécuter les essais in-
situ.
Ce stage complète les notions théoriques que j’ai
reçues au sein de l’Institut Spécialisé des Travaux
Publics d’Oujda (I.S.T.P.O). Il m’a permis de mettre
mes connaissances en application en suivant des
essais à partir du prélèvement jusqu’à
l’expérimentation en passant par le conditionnement.
Il m’a également appris à gérer le déroulement des
essais en fonction de leur durée et du temps imparti
pour les réaliser.
Enfin, le fait d’avoir effectué mon stage au sein
du Laboratoire de le centre national des études et des
recherches routière (CNERR) à RABAT m’as permis
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de découvrir que les essais géotechniques occupent


une place très importante dans le domaine du BTP, et
D10 avant
DG = qu’il est crucial de savoir quels essais choisir en
pilonnage fonction de la nature de l’ouvrage à réaliser.

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