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ATOUT VENT DE DOCTRINE.

 Éphésiens 4.14

L’état d’enfance est caractérisé par l’impression subite que produit sur le sujet tout ce qui
est nouveau.

 L’enfant a tôt fait d’abandonner ce qu’il croyait chérir, pour l’objet qu’il voit pour la
première fois, quitte à le laisser quelques instants plus tard. « Tout nouveau, tout beau » dit
l’adage populaire.

Cette mentalité versatile est également le propre de ceux qui, parmi nous, sont
nouvellement convertis et, malheureusement, de beaucoup d’autres également.

Leur vie étant désormais orientée vers les choses de Dieu, ils sont sans cesse sensibilisés
par ce qui leur apparaît propre à aider leur développement spirituel, leur efficacité, etc.

 Cette soif du mieux est excellente en elle-même à condition qu’il n’y ait pas illusion mais
réalité. C’est à ce sujet que l’Écriture nous exhorte à sortir de l’état d’enfance, non par des
artifices ou par une inconstance maladive, mais par la réflexion, le discernement, le sobre bon
sens.

 (2 Timothée 1.8).

Nous ne devons désormais être influencés que par la Parole de Dieu. Ainsi s’exprimait le
psalmiste « Mon cœur ne tremble qu’à tes paroles » (Psaume 119.161),

Voici ce qui caractérise « tout vent de doctrine »

Sa soudaineté ; Comme le vent qui se lève tout à coup.

Son origine incertaine : On ne sait d’où il vient.

Les dégâts qu’il laisse après son passage ; On ne sait où il va.

Les dispensateurs de ces nouvelles révélations sont passés maîtres dans l’art de séduire

 (Éphésiens 4.14).

Ils agissent comme Gog (Ézéchiel 38.11) : Profitant de la simplicité des fidèles, ils foncent
sur une assemblée tranquille, en paix, surprennent les croyants et souvent même les
prédicateurs qui, en principe, n’ont pas de raison de se méfier des frères surtout lorsque ceux-
ci prétendent être des serviteurs de Jésus-Christ.

 Leur nouvelle doctrine est, la plupart du temps, une vieille erreur tombée depuis fort
longtemps dans l’oubli, et ramassée par eux pour forger leur fer de lance

(1 Timothée 1.7).
Ils surprennent comme le vent et il est difficile de les arrêter ; mais, comme le vent, ils ne
tiendront pas longtemps. Le vent est aussi l’origine, la base de leur enseignement.

On ne sait d’où ils viennent. Incertitudes quant à la sincérité des individus et confusion
lorsqu’il s’agit des textes de l’Écriture, qui sont toujours choisis de manière à présenter leur
nouvelle vérité en écartant soigneusement le contexte, c’est-à-dire l’ensemble de
l’enseignement biblique.

Voici un exemple précis de leur façon d’enseigner.

Un prédicateur qui s’efforce de nier, on ne sait pourquoi, la réalité du Fils Eternel de Dieu,
prétendant que Jésus n’est plus le Fils mais le Père, cite Colossiens 3.17 : « Faites tout au
Nom du Seigneur Jésus » oubliant volontairement la fin du verset : « en rendant par lui des
actions de grâces à Dieu le Père », ce qui, évidemment, détruit sa théorie.

 C’est à coups de demi-vérités que l’erreur s’installe dans les esprits et finit par les asservir.
Notre raisonnement ne sera jamais « que dit le frère un tel » ? Mais bien « que dit l’Écriture et
toute l’Écriture » ? (Galates 4.3).

Pour terminer, nous dirons que ceux qui se laissent ainsi emporter au vent de doctrine ne
savent pas où ils aboutiront; ils resteront flottants et toujours en quête de quelque nouveauté.

Malgré leur zèle momentané qui ressemble souvent au fanatisme, ces emportés
retourneront un jour ou l’autre sur la terre et ne pourront que constater avec déception les
dégâts causés à leur propre piété par ces doctrines étrangères à la Parole, bien
qu’apparemment fondées sur elle.

Frères et sœurs, ne soyons plus des enfants emportés ça et là, mais professons la vérité
dans l’amour afin de croître en Celui qui est le Chef de l’Église : Jésus-Christ.

 (Viens et Vois) L’appel du Maître juillet – août 1970.