MARDI 1er OCTOBRE 2013 LE NOUVELLISTE

2 FOIRE DU VALAIS

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MARTIGNY Le stand du «Nouvelliste» accueillait hier l’imitateur préféré des Suisses

Quand Yann Lambiel
Pour sa visite à la Foire du Valais, Yann Lambiel a invité quelques amis célèbres. Ici, Pascal Couchepin, sur le stand du «Confédéré», évidemment. Christian Constantin n’a pas hésité à s’installer sur une énorme machine pour entreprendre lui-même les travaux de son futur grand stade. Rien de tel qu’une bonne séance de sauna. Après avoir perdu 41 kilos, Daniel Brélaz espère ainsi en perdre un quarante-deuxième.

Textes JOËL JENZER Photos SACHA BITTEL

EN SPECTACLE
Yann Lambiel sera prochainement à l’affiche d’un spectacle inédit avec Les 4 sans voix. Le concept? Quatre imitateurs, quatre pays et 400 voix regroupés dans un spectacle qui va tourner en Suisse romande. L’imitateur suisse partage l’affiche avec Laurent Chandemerle pour la France, Steeve Diamond pour le Canada et Fabien Le Castel pour la Belgique. Sur les vingt dates prévues en Suisse romande, trois se dérouleront en Valais: le 14 décembre au Théâtre du Martolet à Saint-Maurice (déjà complet), et les 21 et 22 décembre au Baladin à Savièse. «Comme nous sommes rarement ensemble, nous répétons par Skype. Dans le spectacle, nous mélangeons des gens des quatre pays. Il y a pas mal de chansons, de duos.» Renseignements supplémentaires sur www.4sansvoix.com

«Comme j’habite le canton de Vaud, j’ai «Le Nouvelliste» tous les matins sur ma tablette. Et «Le 24 Heures» aussi.» Yann Lambiel, tout en décontraction, a endossé le rôle de rédacteur en chef d’un jour du «Nouvelliste», lundi. Lors de la séance de rédaction matinale, déplacée pour l’occasion sur le stand du journal à la Foire du Valais, l’humoriste a donné son opinion sur certains sujets proposés dans l’édition de ce jour. Ses commentaires sont à découvrir au fil de ce numéro. Entre considérations sérieuses et traits d’humour, Yann Lambiel a confié qu’il était moins branché sur l’information qu’à l’époque où il devait trouver chaque semaine des sketches pour «La Soupe» à la radio. «J’écoute surtout la Radio romande en me réveillant. Mais c’est vrai que là, je suis un peu décalé par rapport à l’information. Je vais peut-être m’y remettre l’année prochaine.»

Nul en sport
S’il suit moins les faits de l’actualité, l’humoriste se penche toujours sur les programmes satiriques, lui qui a sévi de si nombreux dimanches matin à la radio. «J’aime beaucoup «120 secondes», ils ont trouvé des personnages qui collent bien à chaque canton et ils doivent réagir à chaud chaque matin à l’actualité. Mais quand j’entends les gens dire: «Ah! enfin une émission satirique à la Radio romande, je dois dire que ça m’énerve un peu, car il y a quand même eu «La Soupe» pendant des années.» L’imitateur constate également que les personnalités romandes sont bien moins hautes en couleur que celles d’il y a quelques années, constatant qu’avec Berset et Burkhalter à la place de Couchepin et Ogi, c’est bien moins drôle. «J’essaie toujours d’avoir des voix pour chaque canton romand, comme «120 secondes», mais il y a souvent plus de voix valaisannes que fribourgeoises, c’est marrant, hein?... Mais si je devais produire une capsule chaque matin, on trouverait un moyen de rendre Berset et Burkhalter drôles. Par exemple, le

La séance de rédaction au stand du «Nouvelliste» s’est déroulée dans la bonne humeur lundi matin. Avec Stéphane Fournier, Pascal Fauchère, JeanYves Gabbud, Joël Jenzer, Yann Lambiel, Jean-François Fournier, Xavier Duroux et Olivier Hugon.

«Formidable!» d’Ogi a été inventé de toute pièce. Il ne disait jamais ça et il a fini par l’adopter. Pour Couchepin, il a fait deux ou trois fautes de français au début de son mandat, et nous avons exploité cela par la suite.» Yann Lambiel constate toutefois que les médias ont changé:

Se mettre dans la peau du rédacteur en chef d’un jour du «Nouvelliste» a causé quelques sueurs froides à Yann Lambiel: «J’étais un peu stressé, parce que je ne maîtrise pas très bien l’actualité. Je suis humoriste, pas journaliste. C’est un autre métier. C’est intéressant de voir comment

C’est un peu stressant, parce « que je ne maîtrise pas très bien l’actualité. Je suis humoriste, pas journaliste. C’est un autre métier.»
YANN LAMBIEL IMITATEUR ET HUMORISTE, RÉDACTEUR EN CHEF D’UN JOUR

Avec ses imitations improvisées, l’invité du jour a bien faire rire le rédacteur en chef Jean-François Fournier.

«On pourrait créer un personnage drôle avec Burkhalter, mais le problème, c’est que les politiciens ne disent plus rien maintenant: ils ont des conseillers, ils savent qu’ils peuvent être filmés à n’importe quel moment, qu’ils peuvent faire le buzz sur internet sans le vouloir, alorsilspréfèrentneplusriendire.»

les journalistes travaillent et ça me permet de voir comment est faite la matière de base pour la détourner ensuite. Mais lorsque l’on me parle de sport, c’est la catastrophe, je n’y connais rien du tout: je n’ai rien fait, à part la Patrouille des glaciers... en hélicoptère!»

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