g n i p p a z Le

te complet is t r a n U Un artiste complet
UN HOMME AUX MULTIPLES TALENTS. YANN LAMBIEL, IMITATEUR, HUMORISTE, MUSICIEN, CHANTEUR, DANSEUR, BATTEUR, VENTRILOQUE, ETC.

Yann Lambiel peut tout faire... ou presque. S’il a souvent été qualifié en Suisse d’humoriste et surtout d’imitateur, ses talents vont bien au-delà de ces genres. Avec un répertoire de 130 voix, un regard souvent critique, parfois sensible, toujours décalé sur l’actualité, Yann Lambiel fait rire, certes. Mais ses spectacles relèvent également son talent inné pour les genres du music-hall. Autant ventriloque que chanteur, danseur ou musicien, il enchante le public, passant d’un répertoire à l’autre avec une aisance déconcertante. Son précédent spectacle, «Aux suivants», se termine sur un panorama musical des cents dernières années. 78 chanteurs, imités par la voix et par le geste. Edith Piaf, Les Beatles, Elton John, Jane Birkin, Gilbert Montagné, Michael Jackson, Vanessa Paradis, Bénabar, Christophe Maé et bien d’autres sont invités sur scène pour quelques secondes chacun. L’artiste est un performer capable non seulement de jouer avec les genres artistiques, mais également d’adapter son registre aux lieux qu’il habite: radio, télévision, théâtre, chapiteau ou encore grandes scènes extérieures comme au Paléo Festival de Nyon.

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Passion, travail Passion, travail
Une ascension guidée par la passion, nourrie par le travail

Yann Lambiel est aujourd’hui un artiste de variété accompli, une référence en Suisse romande. Il y est arrivé à force de passion et de travail, s’entourant de personnes de choix notamment pour l’écriture de ses spectacles. La passion pour la musique et pour la scène, il l’a développée très jeune. Né dans un village des Alpes suisses où les fanfares animent la vie communautaire, il apprend, enfant, à jouer de la trompette. Bientôt, la batterie prend le dessus et, à 16 ans, il anime les bals populaires avec son groupe. L’occasion de faire ses premières imitations, puisqu’il prend déjà le micro pour chanter Cloclo, Johnny ou encore Serge Lama. En 1995 il créé, en amateur, son premier spectacle et fait le grand saut vers la professionnalisation l’année suivante. Dans les années qui suivent, il présente son spectacle dans des soirées, fait ses débuts d’humoriste sur une radio privée, se produit dans des revues et participe à divers concours dont «Graine de star» sur M6. Un plongeon réussi! 2000 marque un tournant dans la carrière de l’artiste: sur les ondes, sur scène et sur petit écran, il devient rapidement le chouchou des Suisses romands.

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Depuis 2000, le succès Depuis 2000, le succès
2012 - Festival Grand Rire de Québec En juin dernier, Yann Lambiel y présente deux numéros spécialement adaptés pour les Québecois. Le programme fait mouche! Le Suisse y fait un véritable triomphe, déclenchant l’ovation des quelque 1800 spectateurs présents. 2012 - Voo Rire de Liège, Festival international du rire Yann Lambiel fait partie de la brochette d’artistes choisis par les Frères Taloche pour l’affiche 2012. 2011 – Festival international du rire de Rochefort (Belgique) Sa prestation en compagnie de l’humoriste et imitateur breton Laurent Chandemerle rencontre un succès phénoménal. Le duo est invité au Festival du rire de Bierges. 2010 – Paléo Festival de Nyon Près de 10’000 spectateurs pour une représentation. 2010 – «Aux suivants» Yann Lambiel met en scène ses multiples talents pour jouer avec un humour subtil, oser l’émotion, intégrer la musique. Il partage la scène avec un orchestre live. 68 dates au théâtre et sous chapiteau – plus de 60’000 spectateurs*– production d’un DVD. 2007 – Participation à «Paris fait sa comédie avec le Festival du rire de Montreux» à l’Olympia Le festival parisien propose une soirée de gala co-présentée par François Rollin et Alexandre Astier et qui permet de découvrir des artistes des différentes scènes francophones. 2007 – Festival du rire de Montreux – «Yann Lambiel fait son cabaret» Pour sa soirée de gala, le festival offre une carte blanche à Yann Lambiel qui propose une soirée cabaret avec notamment les Français Vincent Roca, Stéphane Guillon, Patrick Timsit, Annie Cordy et Michaël Gregorio. 2007 – «Patinage satirique» 80 représentations – 45’000 spectateurs* – production d’un DVD. 2004 – «Délits de Suisse» 65 représentations – 38’000 spectateurs – production d’un DVD. 2001 – «Satires obligatoires» 57 représentations – 33’000 spectateurs* – production d’un DVD. *La Suisse romande compte un million d’habitants

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Radio Radio
IMPERTINENCE ET POPULARITÉ

«Les Niolus», émission humoristique sur la station privée Radio Framboise Yann Lambiel fait ses débuts sur les ondes en 1997 dans l’émission radio «Les Niolus» qui s’inscrit dans la lignée des «Grosses têtes» de Philippe Bouvard sur RTL.

«La Soupe» sur La Première / RTS1 13 ans d’antenne, 48,4% de part de marché en 2010 Proche du concept du «Fou du roi», créé en 2000 sur RTL, l’émission «La Soupe» a vu le jour la même année en Suisse. Yann Lambiel est alors le premier et le seul en Suisse à imiter des personnalités helvétiques. Un talent qui en fait rapidement l’un des piliers de l’émission. Chaque dimanche sur les ondes de la première station de radio publique suisse, il prête sa voix aux politiciens et personnalités suisses pour décortiquer l’actualité de la semaine aux côtés d’une quinzaine de chroniqueurs et d’un invité. Mots d’humour, impertinence, billets d’humeur, parodies, chroniques s’enchaînent durant une heure et demie. L’émission devient un élément incontournable de la vie politique suisse et un succès d’audience. En 2010, elle fait 48,4% de part de marché et est écoutée par 209’030 personnes pour un bassin de population d’un million d’habitants. Bien des invités de renom au niveau suisse se sont frottés aux chroniqueurs au fil des années, mais également des personnalités connues audelà de nos frontières: l’écrivain Eric-Emmanuel Schmitt, le sociologue et rapporteur spécial des Nations-Unies Jean Ziegler, le dessinateur de BD Zep, … 5

Télévision Télévision
LES BOUFFONS DE LA CONFEDERATION

De 2009 à 2011, après avoir parfait ses interprétations et ses imitations sur scène et à la radio, Yann Lambiel relève un nouveau défi. Les télévisions régionales Léman Bleu et La Télé proposent une version suisse des «Guignols» de Canal+, «Les Bouffons de la Confédération». Avec l’humoriste suisse Thierry Meury, Yann Lambiel assure la rédaction en chef et les voix des 38 épisodes diffusés.

s n io t c in t Dis Distinctions
2011 Prix de l’humour de la Société suisse des auteurs (SSA) à l’unanimité du jury (meilleur spectacle inédit de type «one man/woman show») 2009 Prix suisse de la scène de l’Association artistes-théâtres-promotion (ATP). Prix d’encouragement et de reconnaissance 1997 Premier prix du concours du festival off du festival Morges-sous-rire 1994 Lauréat du concours de chanson francophone «Médaille d’or de la chanson» à Saignelégier (CH)

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Revde ue presse de presse Revue
Extraits
«On ne peut que saluer la performance que représente cet enchaînement aussi précis de voix, de postures, de gestes. Yann Lambiel est un virtuose de l’imitation.» La Liberté, 03.03.2012 «Drôle et émouvant. Le nouveau spectacle de Yann Lambiel est bluffant.» Le Nouvelliste, 17.04.2010 «Pour chaque artiste imité, Yann a trouvé LA touche typique.» Le Nouvelliste, 17.04.2010 «Yann Lambiel pousse ses imitations si loin, dans la précision, qu’elles frisent le transformisme.» «Il a réussi un numéro de haut vol. Et obtenu en retour, ces derniers mois, un succès quasi stratosphérique pour un spectacle d’humour produit en Suisse romande.» La Liberté, 19.09.2011 «Tel un orfèvre qui se penche en détail sur son bijou, il navigue d’une figure à l’autre avec brio.» 24Heures, 23.12.2010 «Aujourd’hui, quel chemin, quiconque aspire à la notoriété rêve de se faire «lambiéliser».» Le Temps, 14.06.2008 «Féroce, intelligent et terriblement drôle» Le Matin Dimanche, 16.09.2007 «Hilarantes, ses imitations de Joe Dassin, Brassens, Johnny, Florent Pagny et Dalida. Savoureux, ses croquis de Depardieu, Galabru, Coluche, Peter Falk alias le lieutenant Colombo ou encore Luchini face à l’animateur Marc-Olivier Fogiel. Ces séquences sont si prenantes qu’on souhaiterait qu’elles durent un peu.» Le Temps, 12.06.2012 «Petit prince du pastiche» Tribune de Genève, 02.05.2007

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MMorceaux orceaux cchoisis hoisis
Le Nouvelliste 18 juin 2012

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LE MAG

MARDI 19 JUIN 2012 LE NOUVELLISTE

LITTÉRATURE

Le démon de la sénilité
«Soucougnant», le premier roman traduit de David Chariandy parle de la démence précoce d’un être aimé. Avec douceur et poésie. PAGE 19
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FESTIVAL Programmé deux soirées au festival Grand Rire, l’humoriste a été ovationné.

Yann Lambiel enchante Québec
PIERROT MÉTRAILLER, QUÉBEC

DR

Les 1800 spectateurs du Grand Théâtre de Québec sont debout, ils ovationnent Yann Lambiel et un drapeau valaisan se déploie avec fierté dans les premiers rangs. L’imitateur suisse a convaincu le public du festival Grand Rire de Québec. Sa «Complainte du phoque en Alaska» avec les voix de Louis Amstrong,PhilCollins,ouautres JohnnyHallydayetEricLapointe a atteint sa cible. L’univers de notre imitateur romand peut enchanter des amateurs d’humour qui possèdent des repères différents. Yann Lambiel voulait toucher les Québécois en allant vers leur monde. Les politiciens et autres personnalités helvétiques sont inconnues en Amérique du Nord, il devait donc jouer sur un autre registre. Son objectif est réussi, malgré la difficulté du défi. Les horizons de l’artiste de Saxon s’ouvrent, il peut voyager avec succès. Rencontré à la veille de sa première prestation en Amérique, YannLambielétaitconfiantmais tendu. «J’ai beaucoup travaillé avec des gens de Québec, je leur ai envoyé les voix que je fais habituellement pour voir lesquelles étaient connues.» Evidemment que le monde politique suisse ne faisait pas partie du panel, mais, même la plupart des chanteurs francophones n’ont pas passé ce test de notoriété. L’humoriste a donc créé deux nouveaux sketchs spécialement pour ce festival. «J’ai cherché à aller vers ce public en trouvant des références communes. Les Québécois

Anthony Kavanagh qui a épousé une Sédunoise. Les imitations ont bien fonctionné, Yann Lambiel a créé un premier lien qui ne demande qu’à se renforcer. Un grand festival Le festival Grand Rire de Québec en est à sa 13e édition. Il ouvre la saison estivale de Québec.Ilsedéroulecetteannée du8 juinau1erjuilletetprésente une cinquantaine de spectacles. Le Grand Théâtre de Québec et ses 1800 places accueille les principaux, d’autres salles plus petites permettent de multiplier les shows. La rue n’est pas oubliée, des prestations multiples sont offertes aux estivants et l’agora du port de Québec, qui peut accueillir jusqu’à 4000 personnes, verra Whoopi Goldberg, la vedette de «Sister Act», clore le festival. Le festival Grand Rire attend plus de 300 000 spectateurs tout au long du mois de juin. Avec un budget de 7 millions de dollars canadiens (parité avec le franc suisse), la manifestation est une des plus importantes du genre. Les différents spectacles sont enregistrés pour la télévision et plus de 13 heures d’humour seront diffusées en prime time sur Radio Canada, la grande chaîne publique, dès le mois de septembre 2012. Ce festival fait partie de la Fédération Humour du monde en compagnie des festivals Humour en Capitales de Paris pour la France, Marrakech du rire pour le Maroc, Voo Rire de Liège pour la Belgique et Morges-sous Rire pour la Suisse.

Une préparation minutieuse

Proposé sur deux soirées, «Humour du monde» et «Coup de cœur d’Anthony Kavanagh», Yann Lambiel s’est fait découvrir par le public canadien.

sont plus habitués à des prestations en«standup»,jeveuxlesemmener avec moi sur une autre voie.» Les infirmières, la poule aux œufs d’orsontdesimportationsquébécoises en Suisse et Alain Morisod et Sweet People sont des stars au Québec. Ces ponts ont permis à Yann Lambiel de tendre la main aux Québécois. Visiblement ils l’ont saisie avec plaisir. Il a ainsi pu leur proposer des dessins animés de son enfance et le Muppet Show lors du premier spectacle et une «Complainte du phoque enAlaska»inspiréed’unecélèbre

« J’ai cherché à aller vers ce public en trouvant des références
communes.» YANN LAMBIEL, HUMORISTE
chanson québécoise du groupe mythique «Beau Dommage». Cette aventure a commencé au festival Morges-sous Rire. «J’ai

Une volonté de rencontre

rencontré Sylvain Parent-Bédard sur les bords du lac Léman, il m’a invité à venir me produire au festival Grand Rire.» Le président fondateur de la manifestation a tout de suite été convaincu du

talent de Yann Lambiel. Il a voulu faire partager sa découverte à son public. Yann Lambiel avait l’idée de monter une prestation d’imitateurs francophones à quatre, un Belge, un Québécois, un Français et unSuisse. L’occasion était rêvée de venir tester sa capacité à séduire le public nordaméricain. Son voyage a été convaincant. Il a participé à deux soirées, le mercredi dans le cadre du spectacle Humour du monde et le vendredi dans les coups de cœur de son ami

Élargir les horizons
Sylvain Parent-Bédard a fondé le festival Grand Rire en 2000. Il est également à la tête de la société Québécomm qui produit le festival et la célèbre émission «LOL» diffusée dans plus de 108 pays à travers le monde. Le président fondateur connaît le Valais puisqu’il vient de passer quelques semaines à Sion pour le tournage, entre Valère et Tourbillon, de la prochaine saison de «LOL». Sylvain Parent-Bédard, pourquoi inviter des artistes étrangers à votre festival? Nous poursuivons deux objectifs avec cette di versité. D’une part, nous voulons donner la possibilité à des artistes internationaux de venir présenter leur forme d’expression artistique à Québec et ainsi semer une graine pour une future carrière sur le continent. D’autre part, avec notre slogan «A chacun son rire», nous voulons montrer à notre public ce qui fait rire les spectateurs des autres régions francophones et élargir leur horizon humoristique. Comment en êtes-vous arrivé à inviter Yann Lambiel? J’ai vu son dernier spectacle à Morges-sous Rire et je l’ai convaincu de venir partager son talent avec les Québécois. Yann était un peu craintif, mais j’avais pleinement confiance.

UN DRAPEAU VALAISAN DÉPLOYÉ
Le public applaudit à tout rompre. La salle se lève pour montrer sa satisfaction, elle ne le fait qu’après quelques numéros particulièrement appréciés. Au troisième rang, des couleurs connues apparaissent furtivement. Les 13 étoiles du drapeau valaisan sont brandies avec fierté. Elodie Richard et Ludovic Lathion, deux jeunes de la vallée d’Entremont, ont montré leurs couleurs. Ils ont fait le voyage de Québec spécialement pour assister à ce spectacle. «Nous aimons beaucoup Anthony Kavanagh et Yann Lambiel. Nous avons profité de cette occasion pour découvrir le Québec.» Les deux jeunes étaient ravis de se retrouver en belle compagnie à l’issue du spectacle. Leur geste n’est pas passé inaperçu et a été très apprécié.

Elodie Richard et Ludovic Lathion deux Valaisans venus soutenir Anthony Kavanagh et Yann Lambiel.
PM

Sylvain Parent-Bédard, le président fondateur du festival Grand Rire en compagnie de l’humoriste suisse. P. MÉTRAILLER

UN PUBLIC CONQUIS
Après la première prestation de Yann Lambiel, un spectateur habitué du festival nous livre ses impressions. Steeve Gaudreault ne regrette pas son voyage du pied des pistes du Mont StAnne au Grand Théâtre de Québec. «J’ai trouvé très bon cet humoriste. Il est très professionnel. Il nous a offert une prestation originale. J’ai beaucoup apprécié le fait qu’il soit venu nous chercher dans notre univers en parlant de gens et de situation que nous connaissons au Québec. J’ai aimé ce respect. Monsieur Lambiel a de la prestance et il utilise un langage choisi. Il nous épargne l’humour populaire facile qu’on voit trop souvent chez nous. C’est pour ce genre de prestation originale que j’aime venir à Humour du monde. Je pense que cet imitateur a tout pour séduire le public du Québec.»

C’est un artiste de talent qui a beaucoup de charisme et d’intelligence. Nous avions tellement confiance en lui que nous l’avons programmé en ouverture de notre soirée Humour du monde. Il a parfaitement rempli son rôle. Ses affinités avec Anthony Kavanagh ont permis une deuxième soirée tout aussi réussie. Nous avons la preuve que Yann peut s’exporter, je suis sûr qu’il reviendra au PM Québec.

Steeve Gaudreault, un spectateur comblé. PM

Le Matin, 07 août 2008

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SPECTACLE.

S U I S S E

Le Matin Jeudi 7.8.2008

Jeudi 7.8.2008 Le Matin

S U I S S E

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«Martignix, c’est pas la Gaule» détourne l’histoire helvétique et met en scène les

aïeux de Couchepin, Constantin et Freysinger
Yann Lambiel dans la peau de l’ancêtre de Pascal Couchepin. La retraite devant les Romains? Impossible!

Comment castagner un Romain
Comédiens et figurants, ils seront plus d’une cinquantaine à se castagner dans l’amphithéâtre. Bernard Berthel, de la société française Les Voyageurs du Temps, leur enseigne comment se battre sans se faire mal. Au milieu de la meute valaisanne, le prof de castagne donne fortement de la voix: «Quand on attaque, c’est pour tuer! Chacun doit avoir son adversaire. Cela rigole encore, il faut éviter ça… Ne tenez pas votre bouclier droit!» Quelques accrochages plus tard, Bernard Berthel lâche en rigolant: «On recommence, cela ne vaut rien! On ne sent pas encore le contact et tout le monde doit gueuler!» Et pour gueuler, la fois suivante, ça gueule! «Pas mal, laisse tomber Berthel, encore quarante-huit fois comme ça aujourd’hui et ça va rentrer!»

Coup de censure des vétérinaires
Au début de son spectacle intitulé «Inferno», l’artiste italien Romeo Castellucci se fait attaquer par trois chiens ressemblant à des bergers allemands. DR FESTIVAL DE LA BÂTIE (GE)

Une cinquantaine de comédiens et figurants s’entraînent à simuler des combats réalistes sans se blesser.

Ils sont fous, ces Valaisans
VALAIS

Une scène d’attaque par trois chiens au début d’un spectacle a été supprimée à la demande du Service vétérinaire, car elle était jugée contraire à la loi
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Textes: Stéphane Berney stephane.berney@edipresse.ch

L’amphithéâtre de Martigny résonne de coups de glaives, les Romains attaquent la cité d’Octodure… L’humoriste Yann Lambiel peaufine son nouveau spectacle, qui débutera le 15 août. Succès pressenti!
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du «Matin», Yann Lambiel devient Pascalus Bignasus. Le costume, qui sent méchamment le renfermé, vient d’être livré. Lambiel sue à grosses gouttes, mais qu’importe! «Là, je me sens vraiment dans le personnage… Mais Bignasus, ce n’est pas le Couchepin que j’imite habituellement. C’est son ancêtre! Il ne parle pas la même chose. Couchepin ne dit pas: «En avant! Chargez!!!» Quoique…»

L’artiste italien Romeo Castellucci était la star du dernier Festival d’Avignon, qui s’est achevé le 26 juillet. Il y présentait une adaptation très libre de «La divine comédie», de Dante Alighieri. Un des volets de son spectacle, intitulé «Inferno», sera un des grands moments du prochain Festival de la Bâtie, qui aura lieu du 29 août au 13 septembre à Genève.
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vétérinaire cantonal, Grégoire Seitert, a rendu sa décision voici quelques semaines en signalant qu’il n’autorisait pas la scène. Pourquoi? Notamment parce que ces chiens, même s’ils ne figurent pas sur la liste genevoise des races interdites, font de l’attaque au mordant. «Il existe une loi genevoise datant du 1er octobre 2003 et révisée fin juillet 2007 qui interdit le dressage, la défense et la garde d’objets avec des chiens», justifie-t-on du côté du Service vétérinaire genevois, en l’absence de Grégoire Seitert.

Textes: Joël Cerutti Photos: Isabelle Favre joel.cerutti@edipresse.ch

Par Toutatis! Voilà que, du fin fond de l’histoire helvétique, l’imitateur Yann Lambiel déterre l’ancêtre de Pascal Couchepin: Pascalus Bignasus, chef d’Octodure en 57 av. J.-C. Quand les Romains assaillent sa cité, cela laisse Bignasus de marbre. Il préfère couper le ruban du Comptoir d’Octodure! Ainsi se résume «Martignix, c’est pas la Gaule!», spectacle qui commence d’ici à deux semaines dans un véritable amphithéâtre romain, évidemment à Martigny! La pression monte, les gradins se construisent, le village gaulois sera bientôt amené par camiongrue. Et les costumes arrivent depuis la France. «Jeudi, un douanier qui avait déjà son billet pour le spectacle a fait ouvrir trois caisses pour les voir en avant-première», rapporte Alexis Giroud, coauteur de la pièce. Pour la première fois, devant la photographe

Potion magique Dans ce spectacle, Yann Lambiel assure quatre personnages. A part Bignasus, on retrouve les ancêtres de Daniel Brélaz, de Christian Constantin ou d’Oskar Freysinger. «Lui, c’est peut-être le seul élément satirique de «Martignix». J’exploite son côté chanteur raté. Il devient Oscarix, un barde vulgaire, doué pour trouver des rimes en ouille. C’est quand même lui qui a dit «petite bite» sur les ondes de La Première, non?» appuie Yann Lambiel.
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Yann Lambiel a coécrit le spectacle avec Alexis Giroud.

Il ne plaisante pas non plus avec le rythme. Un jour, un filage de la pièce se révèle trop mou? Il le filme, revient avec des pages de notes et secoue les troupes. «A un moment ou un autre, il doit y avoir un chieur et les comédiens sont demandeurs. Là, on resserre le texte, on le rebooste. Il faut que ce soit pêchu, efficace. Je veux du «Kaamelott», que ça bouge, qu’il y ait des surprises!»

Le public accroche: 5000 places sont déjà réservées avant même la première représentation. Ils découvriront, entre autres, la potion magique des Valaisans: la raclette préparée par un certain Obrelax. ■
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www.martignix.ch

Voir la galerie photos:
é http://lambiel.

lematin.ch

«Un côté BD, léger»
Pour «Martignix, c’est pas la Gaule», la plume de Yann Lambiel s’est associée à celle d’Alexis Giroud. «Dans un premier jet, c’est Alexis qui a posé toutes les bases de l’histoire. Ensuite, depuis février, j’ai recadré le texte pour typer chaque personnage. «Martignix» a un côté BD, léger, tous publics. Cela ne ressemble pas à ce que je fais pour «La soupe» sur des textes de Laurent Flutsch ou de Thierry Meury», explique Yann Lambiel. Derrière cette grosse production, on retrouve une autre complice de «La soupe», Sandrine Viglino, pour la musique. Entre deux représentations à Knie, le metteur en scène Jean-Luc Barbezat gère les évolutions de la troupe. Une formule magique qui avait déjà bien fonctionné lors de «Sion 2006 quand même!». La semaine passée, l’équipe de «Martignix» a subi un grand choc. Elle a été endeuillée par la mort de Pierre-Alain Fumeau, organisateur à l’origine du spectacle. C’était aussi le producteur et ami de Yann Lambiel. Pierre-Alain Fumeau a été frappé, à 44 ans, par un accident vasculo-cérébral foudroyant. «Selon le vœu de la famille, et pour rendre hommage à Pierre-Alain, la production maintient le spectacle», indique un communiqué.

Violemment attaqué «Au milieu du chemin de notre vie, je me retrouvai par une forêt obscure, car la voie droite était perdue. Ah! dire ce qu’elle était est chose dure, cette forêt féroce et âpre et forte, qui ranime la peur dans la pensée!», écrit Dante dans le Chant I de «L’enfer». Eh bien, justement, les spectateurs genevois seront privés d’une partie de cette «forêt féroce». En effet, dans sa mise en scène en plein air et spectaculaire de la cour d’honneur du Palais des Papes d’Avignon, Romeo Castellucci commençait sa mise en scène recouvert d’une combinaison matelassée. Car il se faisait violemment attaquer par trois chiens ressemblant à des bergers Voir la vidéo: allemands, qui jaillissaient d’une meute é http://batie.lematin.ch d’une dizaine de ces animaux, attachés au bord de la scène et surveillés par leur maître. La fumée aussi interdite Cette scène a été supprimée de la version qui sera Lafumée,interditedansleslieuxpublicsdepuisle1erjuillet donnée les 5, 6 et 7 sepà Genève, sera-t-elle aussi bannie des scènes? «Nous tembre au Théâtre Forum avons eu un cas de figure il y a quelques semaines et il Meyrin. a fondé la pratique», informe Carmelo Laganà, secré«Lorsqu’il y a des scènes taire adjoint du Département genevois de l’économie avec des animaux, nous et de la santé. «A l’avenir, les spectacles dans lesquels sommes obligés de préde la fumée est présente sur scène devront faire une senter les actions du specdemande à la Direction générale de la santé, qui tacle au vétérinaire cantodécidera si elle dérogera ou non à la loi. Les artistes nal, qui doit donner son gagnent leur vie avec la scène, on se montre donc accord», explique Alya compréhensif. C’est pourquoi dans le cas survenu Stürenburg, directrice arrécemment on a autorisé l’usage de la fumée.» tistique de la Bâtie. Et là le

Castellucci compréhensif Et, du côté de la Bâtie, est-on déçu de cette censure? «D’un côté, oui, je la regrette, car cette scène était vraiment magnifique et très forte. De l’autre, non, car Romeo Castellucci est un artiste tellement talentueux que je fais confiance à son inventivité pour trouver autre chose. Il s’est d’ailleurs montré compréhensif, notamment parce que cette loi sur les chiens a été acceptée par le peuple.» Et Alya Stürenburg de souligner que ce spectacle aura d’ailleurs été entièrement repensé pour être joué en intérieur, ce qui implique plusieurs modifications et suppressions de séquences. Patrice Mugny, chef du Département de la culture de la Ville de Genève, est étonné d’apprendre cette histoire. «Je n’ai pas d’avis sur ce cas particulier puisque je ne le connais pas, mais, dans une société généralement très politiquement correcte, les lois sont parfois insensibles aux préoccupations des artistes.» ■
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20 Minutes, 15 août 2008

VENDREDI 15 AOÛT 2008 / WWW.20MINUTES.CH

Culture

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Avec Yann Lambiel, Martignix, c’est pas trix!
MARTIGNY. Le spectacle «Martignix, c’est pas la Gaule» débute ce soir, avec Yann Lambiel et une cinquantaine d’acteurs et figurants.
Octoduriens. Il est égal à donc, plutôt que d’allui-même, mais il ressem- ler dans le côté politible à mon Couchepin à que, j’ai été dans le moi, rigolo, donc. Mais il côté chanteur raté. est autoritaire quand – Avez-vous eu des même, et comme il est réactions de ces perValaisan, il va boire un sonnalités? – Pas encore, mais je serai verre. – Et Christian Constan- beaucoup plus gentil que d’habitude! (Rires.) Rétablir la vérité sur la tin? bataille que Jules César – Il a pour nom Megalus – Viendront-ils au specprétend avoir remportée Constantinus, c’est un tacle? en 57 avant J.-C. en Valais, promoteur qui cherche du – Constantin sera à la prec’est le dé de cette BD pognon où il peut en trou- mière, les autres ont été vivante. Le tout est traité ver pour construire un invités, mais je ne sais pas s’ils viendront. avec humour, puisque amphithéâtre. Yann Lambiel interprétera – Quel est le rôle de Myriam Genier www.martignix.ch les ancêtres de quatre de Daniel Brélaz? ses cibles préférées (plus – Obrélax confectionne la Arène de Martigny, du 15 août au 6 septembre. une surprise). Des aïeuls potion magique. qui ont la même voix et – En n vous imitez l’andes airs de famille! cêtre d’Oskar Freysin– Comment est l’ancêtre ger. de Pascal Couchepin? – Oskarix est le barde vulLambiel dans la peau – Il s’appelle Pascalus gaire. C’est un spectacle de Pascalus Bignasus, alias Bignasus, c’est le chef des assez léger, pas satirique, Pascal Couchepin. dr Annonce_20min_1-2_new:Mise en page 1 14.8.2008 9:35 Page 1
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L’âme russe à Genève
GENÈVE. Recueil d’amours espérées et perdues, d’ambitions rêvées, «La mouette», d’Anton Tchekhov, classique du théâtre russe, prend une nouvelle dimension dans l’adaptation de Didier Nkebereza. De treize personnages, la pièce est passée à un quatuor et soulève cette question: peut-on croire en l’humain de nos jours? En effet le metteur en scène genevois fait de cette comédie naturaliste une tragédie contemporaine, dans la Genève actuelle. N’attendez donc pas de décor slave et à de couleur locale. C’est à une «Mouette» transposée que nous avons affaire, avec une psychologie des personnages remise au goût du jour. mge Théâtre de l’Orangerie, du 17 au 31 août.

Es pa A f de ce ai 9 d re v réd um u 1 alo uc ula 5 a ir t ble oû sur ion av t 2 un ec d 0 d 08 so e 1 Ni 'au in éc tre a u 3 à 0% ha s Ru ng réd 1 d l'In ea uc Té e C éc stit ble ti l: 0 en em ut , n ons 21 tra bre i r . U 31 le em n 9, 2 bo seu 15 Lau 200 ur l b 41 sa 8. s

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Lausanne - Bellerive du 11 juillet au 24 août 2008
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SEX & THE CITY Ladies Night Samedi 16 août 21h15 - VF
Plein de surprises « au féminin » vous attendent lors de cette soirée! Un cadeau et un verre de bienvenue offerts à chaque spectatrice et la possibilité de remporter un soin offert par l'institut Espace 9 à Lausanne. (Espace 9 : rue Centrale 9, 021/312 15 41, soins avec produits 100% bionaturels)

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Ouverture des portes et des caisses à 19h30

Le Matin Dimanche, 25 juillet 2010

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Lataque-taque-tique d’unantibranleur
CONSÉCRATION. Ce soir, l’humoriste valaisan s’offre le Chapiteau du Paléo et 10000 spectateurs. L’imitateur, qui se cache derrière son épouse dans les soirées mondaines et sous sa casquette pour
Stéphanie Germanier

Portrait Yann Lambiel
i PROFIL

25 juillet 2010. Le Matin Dimanche i

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«J’auraisrêvé d’être…»
i «Exactement ce que je suis aujourd’hui. Petit, j’ai rêvé d’être Yves Montand derrière un micro, d’être sur scène, de m’amuser. C’est ce que j’ai la chance de faire aujourd’hui. J’ai réalisé mon rêve d’enfant.» Y

«J’aurais détestéêtre…»
i «Un politicien. La politique, c’est plus facile de s’en moquer que d’en faire. Même si je me marre beaucoup en les imitant, c’est un job pas évident qu’ils ont choisi. C’est beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup de critiques. Reste qu’il doit quand même y avoir quelque chose de positif là-dedans, s’ils le font malgré tout.» Y

éviter de devoir participer aux animations du Club Med, est gonflé à bloc. Pour la première fois, son public sera une vraie foule. Rencontre avec le timide qui se dissimule derrière l’artiste
Fonction Humoriste, imitateur Formation Installateur sanitaire Etat civil Marié, un enfant Age 37 ans

est l’histoire d’un mec qui a écouté mille fois les cassettes de Coluche. Avec son walkman. Partout. Tout le temps. L’histoire d’un mec qui a toujours aimé faire le show, mais jamais le con. Pour voir son fils brûler les planches du Chapiteau devant 10 000 spectateurs, le papa de Yann Lambiel se rendra pour la première fois au Paléo Festival ce soir. C’est qu’à Saxon, le pays des abricots et des «on» lourdauds, on fréquentait plus les bals que les concerts, et les stars tenaient davantage des orchestres à la Joe Perrier qu’aux icônes du rock international. C’est là-bas , entre les planchers de danse, les podiums de fanfare et les barres parallèles que Yann Lambiel a grandi. Une enfance tout heureuse et banale , même si lui revendique la caractéristique de ne pas être un Valaisan comme les autres. «Je ne suis pas un fêtard, pas un homme de la nuit.» Batteur et chanteur dans un orchestre dès l’âge de 14 ans , l’imitateur se souvient encore avec lassitude du coup de barre de 1 heure du matin, alors qu’il fallait encore faire danser jusqu’à 3 heures.

C’

stephanie.germanier@edipresse.ch

Son histoire avec la scène , il l’a commencée sur une table. Son physique d’éternel adolescent élégant n’en laisse rien entrevoir, mais, petit, Yann Lambiel était grassouillet. Sa maman le met à la gymnastique. «Ça me convenait bien, car je ne suis pas un endurant et il y avait déjà une part artistique dans ce sport.» Pas endurant, mais volontaire. Il a seulement 10 ans lorsqu’un soir il monte sur la table lors du camp, prend sa trompette et entonne «La tactique du gendarme» , de Bourvil. Sa prestation fait rire. Lui pas. «Je suis un très mauvais amuseur dans la vie et pas du tout un joyeux luron. Je fais

d’ailleurs un très mauvais major de table.» A bon entendeur à tous ceux qui croient faire l’affaire du siècle en lui demandant cette faveur. Yann Lambiel revendique son côté gendre idéal et bûcheur. Sa seule façon d’être pour avoir l’air décontracté sur la scène. Répéter, partout, tout le temps et pas forcément au bureau , qu’il s’est aménagé près de son domicile , à Morges. «Les paroles, les airs tournent sans cesse dans ma tête. Alors je répète sous la douche, au volant, en marchant.» Yann Lambiel met vite ses lentilles de contact pour la photo. Pour nous,

il a gardé ses lunettes et c’est tant mieux. Ça veut dire qu’il est Lambiel sans «enclencher l’artiste», comme il dit. Parce que , même si jouer la comédie en Suisse romande rend l’humilité plus facile, Yann Lambiel dissocie vraiment ses deux existences. «Je peux dire des horreurs sur scène , que je n’oserais même pas penser dans la vie.» Il peut aussi enflammer une salle , mais raconte qu’il se cache derrière sa femme dans les cocktails mondains. Lors de ses dernières vacances au Club Med, il n’a même pas osé se joindre à un groupe pour participer aux animations. Il aura loupé une leçon de ski nautique , mais tant pis. De toute façon, Yann Lambiel n’aime pas être derrière, sauf derrière un micro.

la relève de reprendre mes personnages.» Pascal Couchepin grognon et égotiste , c’est son Couchepin. Le bonjour traînant de Moritz Leuenberger en fait, lui aussi, sa créature. Difficile donc, pour celui qui voudra faire du Brélaz, de ne pas faire du Lambiel.

Villa jumelle et barquette
La capacité de muer, de monter, de descendre ou de glousser au bon vouloir, Yann Lambiel pense qu’«on l’a ou on ne l’a pas». Mais il y a tout le travail derrière. «Il y a une vraie évolution depuis dix ans dans mes imitations. Je contrôle et connais mieux ma voix et mes possibilités.» Ses premières imitations , c’était Cloclo, Renaud et Serge Lama, dont il égrainait le répertoire dans les bals populaires. «Germaine», «Les petites femmes de Pigalle» et tous les autres tubes des années yé-yé. «Je suis rétro dans mes goûts musicaux.» Son premier modèle: Patrick Sébastien. Ses premiers soutiens: ses parents. Il nous fait presque son Lambiel, l’autre, celui qui se fait très très très mal quand il tombe en patinant et qui vient du même patelin que lui, quand il explique la dévotion de ses parents pour sa carrière. La maman de Stéphane multipliait les allers et retours entre la plaine du Rhône et Lausanne pour conduire le champion à l’entraînement. Le papa de Yann se levait aux aurores pour aller récupérer le fiston qui animait une fête ici ou là. «Mes parents ont même arrêté le ski pour m’assister durant les week-ends.»

Sa famille vivait simplement , et Yann a gardé toute la prudence raisonnable de ses origines. «Ça marche bien, mais il faut toujours penser à plus tard. Je suis un indépendant. Comme l’était mon père, peintre en bâtiment. J’ai toujours appris que dans la vie il fallait se démerder tout seul.» Alors pas de luxe pour la star du jour du Paléo. Une villa , mais jumelle, sur les bords du Léman. Un bateau dessus – mais une «barquette» – comme seul luxe.

Le dernier coup de courage
Après des années à avoir tout fait tout seul dans les salles de fond de campagne , il avoue que «ça fait drôle quand aujourd’hui quelqu’un vous tend le micro avant d’entrer en scène». Ni petites pépées ni caisse de whisky dans sa loge de la plaine de l’Asse. Juste le trac. Celui qu’il gère en arpentant la scène de fond en comble et en jouant de tous les instruments qui lui tombent sous la main. Le trac qu’il gère aussi en répétant, ce jeudi-là, dans le studio Fabemol de Granges (Veveyse) avec collègues et amis tout à la fois. La répète qui donne le dernier coup de courage. Yann Lambiel jette ses lentilles et remet ses lunettes pour s’emparer du micro, enclenché pour de vrai cette fois-ci, comme l’artiste. Ce matin-là , c’est l’histoire d’un mec qui s’appelle Daniel Brélaz que l’imitateur raconte en chanson. Y
Regardez des sketches de Yann Lambiel:
www.lematin.ch/lambiel

Installateur sanitaire et pas auteur
«J’ai adoré faire de la batterie, mais je me suis vite senti coincé. Le batteur s’entend beaucoup, mais il est discret et ça, ça ne me convenait pas.» Alors le Saxonin se met à chanter , même s’il trouve qu’il n’a pas une belle voix. Il gagne la médaille d’or de la chanson à Saignelégier avec deux textes arrangés sur trois accords. «L’éclair» et «Le branleur», dans lequel il décrivait un ouvrier «qui n’en foutait pas une de ses dix doigts» et qui lui expliquait son métier sur les chantiers. Car, durant ses pérégrinations d’artiste de province qui se

Batteur et chanteur dans un orchestre dès l’âge de 14 ans, Yann Lambiel trouve qu’il n’a pas une belle voix. Ce qui ne l’a pas empêché de gagner la médaille d’or de la chanson à Saignelégier, avec deux textes arrangés sur trois accords: «L’éclair» et «Le branleur», dans lequel il décrivait un ouvrier «qui n’en foutait pas une de ses dix doigts» et qui lui expliquait son métier sur les chantiers. Photos Laurent de Senarclens

change dans les toilettes avant le spectacle, Yann Lambiel en montait, des cuvettes et des lavabos. C’était son métier. Pas sa passion. Ça aussi, il le revendique. «Je suis installateur sanitaire, moi, pas auteur», répond-il quand on lui demande pourquoi il fait appel à d’autres amuseurs publics

pour écrire ses spectacles. Yann Lambiel sait pourquoi il est bon et où. Donner les idées , commander un texte, le retravailler. Conscient de ses faiblesses , il utilise à merveille les talents des autres et vice versa. «La soupe» sur la Radio suisse romande, les «Bouffons de la Confédération» à

La Télé , les spectacles: la success story de Yann Lambiel est un travail d’équipe. Quand on lui livre un texte, lui sert son auteur.

Difficile de ne pas faire du Lambiel
Parce que, partout où il se produit, il est «à une heure de la maison», où

l’attendent son épouse et un petit Maxime de 2 ans et demi et parce qu’il a encore le rêve de faire quelque chose de différent – du théâtre, un disque – l’homme aux plus de cent voix ne rêve pas des lumières de Paris et de son nom en haut de l’affiche de l’Olympia. «Pourquoi?

Pour être le 500e à imiter Nicolas Sarkozy? Non merci.» En Suisse romande, le Valaisan est le comique de référence et tient à conserver le monopole un moment encore. «C’est vrai que ça commence à être difficile car toutes mes stars sont en train de se barrer, mais c’est dur pour

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20 Minutes, 22 septembre 2009

36

Sortir

, www.sortir.20min.ch

20 secondes

L’imitateur Yann Lambiel s’apprête à tourner la page
MONTREUX. Le Valaisan donnera la dernière de son spectacle «Aux Suivants!» vendredi à l’auditorium Stravinski.

Xzibit au micro
Lyss. Le rappeur West Coast,

auteur des tubes «X», «What U see Is What U Get» et «Paparazzi», sera en concert le vendredi 7 octobre au KUFA. Les billets sont en vente (34 fr.).
, www.kufa.ch

Hommage à Gainsbar
LAUsAnne. Jane Birkin présen-

, www.lesdocks.ch
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tera, le 25 janvier aux Docks, son projet «Jane Birkin sings serge Gainsbourg via Japan». La chanteuse reprendra le répertoire de son défunt amour avec des musiciens japonais. Les billets sont en vente (60 fr.).

Que l’on se rassure, Yann Lambiel ne quittera pas définitivement la scène une fois le rideau tombé. On le retrouvera d’ici peu à l’affiche de «La Revue fait son cirque», une création dont il a assuré la direction artistique avec Jean-Luc Barbezat. A Montreux, ses fans auront tout de même de quoi verser une larme. L’imitateur y donnera une ultime fois ce qui restera comme l’un de ses plus grands succès, le spectacle «Aux suivants!». Jouée depuis début 2010, cette création a marqué un vé-

ritable tournant dans la carrière du Valaisan. Yann Lambiel y prenait évidemment les voix d’autres personnes (il en a plus d’une centaine dans son répertoire) mais devenait également musicien et danseur. Une prise de risque payante puisque près de 60 000 spectateurs l’ont applaudi. Vendredi soir, à l’occasion de la dernière de «Aux suivants!» et de la sortie du spectacle le même jour en DVD, l’imitateur promet des surprises... –JUliEN dElafONTaiNE
Yann Lambiel Vendredi, 20 h 15. 2m2c, Grand-Rue 95, Montreux. Prix: de 29 à 49 fr. , www.saisonculturelle.ch VisiONNEz la VidéO L’humoriste valaisan se confie devant nos caméras sur: , www.20minutes.ch

l’artiste (en blanc) aura quatre fidèles complices sur scène. –DR

RO_sortir1

13P_Controle

21 septembre 2011 5:54 PM

Steiner Gilles

Geneve, Vaud

36

Journal de Morges, 7 janvier 2011

Heureux réveillon
Né à 22h38 le 31 décembre, le petit Alessio est le dernier bébé 2010 de l’hôpital de Morges
page 2 JA 1110 Morges - Paraît le vendredi - Fr. 2.- www. journaldemorges.ch

et région

Fondé en 1894

Elèves récompensés

32 travaux d’élèves morgiens ont été primés lors d’une cérémonie fin décembre page 6

Fin de parcours

Après 49 ans de carrière postale, les facteurs Zurflüh ont tourné la page page 11

Edito
CARTON PLEIN

L’espace de huit représentations fin décembre, Yann Lambiel a triomphé dans son jardin de Beausobre. L’humoriste et imitateur est devenu incontournable dans le paysage romand. Il revient sur cette fin d’année riche en émotions.
A lire en page 3

Par CÉDRIC JOTTERAND
Rédacteur en chef cedric.jotterand@journaldemorges.ch

Tout le bonheur du monde…
Vous ne connaissez sans doute pas le groupe Sinsemilia, mais avez forcément entendu un jour leur chanson «On vous souhaite tout le bonheur du monde». On pourrait presque s’arrêter à ces paroles en ce premier numéro de l’an, mais le refrain déraille lorsqu’on entend la suite. «Que votre chemin évite les bombes, qu’il mène vers de calmes jardins.» Et bien, autant dire qu’après sept jours, ça part plutôt mal. Je ne parle pas des déboires amoureux de Wawrinka (quel drame!), mais de cette planète qui n’arrête pas de bégayer. Des inondations, des conflits, des attentats. Bref, on a connu mieux. On ne sait pas si ce sont les astres qui se vengent après l’éviction de leur déesse Elizabeth Teissier, chassée de l’Illustré, mais force est de constater qu’il y a déjà du pain sur la planche pour remonter le moral des troupes. C’est peut-être ce qui explique aussi le succès de Yann Lambiel, dont tout le monde nous parle depuis dix jours. Pendant un spectacle de haut vol, l’imitateur a réussi à faire oublier ces mille maux à plus de 6000 personnes qui ne rêvaient que d'une chose en sortant de Beausobre: repartir du bon pied en 2011. Bonne année!

Cardoso

Un toit pour les SDF
Installés à l’initiative de la commune le 21 décembre, les Portakabins pour sans-abri ont pour l’heure accueilli une personne. Une structure d’hébergement nécessaire selon François Perrinjaquet, directeur de l’association Entrée de Secours.

Un cœur gros comme ça!

Cardoso

A lire en page 5

Page 13
Passionné d’alpinisme, le Team3deCoeur s’est lancé un défi sportif de taille en faveur des enfants polyhandicapés. Team3deCoeur/DR

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L’INFO EN CONTINU
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REDACTION 021 801 21 38 MAIL courrier@journaldemorges.ch

Le Nouvelliste, 16 mai 2012

DES FILMS SUISSES À SEATTLE

HUMOUR L’imitateur jouera «Zapping» à l’Usine à Gaz de Nyon.

DR

«Hiver nomade» du réalisateur romand Manuel von Stürler est à l’affiche du Festival international du film de Seattle. Quatre autres productions helvétiques ont également été sélectionnées.

LE MAG
DISQUE
son que je sois le seul fatigué à la fin! Donc, dans la salle, les gens causent et chantent beaucoup. Est-ce que Jean-Luc Barbezat a assuré la «Swiss Touch» par la mise en scène? Il a plutôt été un œil extérieur, pour les réglages. Il n’y a presque rien de suisse à part Stephane Eicher par exemple. Le but était justement de pas avoir de références helvétiques pour que ce soit compréhensible partout. Sinon j’aurais imité Couchepin ou Brélaz. Ça ne veut pas dire que je ne vais plus les faire… «La Soupe» qui s’arrête en juin, «Les Bouffons de la confédération» qui n’ont pas continué… Etiez-vous repu de la satire? Oui sans doute… «La Soupe», ça fait treize ans! Parler de l’actualité, ça signifie qu’il faut être au courant toutes les semaines. Je sentais que je ne le faisais plus correctement. J’avais l’impression de ne plus m’investir assez. J’aimerais revenir avec quelque chose de fort plus tard. Vous serez aussi à Morgessous-rire bientôt... Oui, c’est un spectacle avec trois autres imitateurs: un Français, un Québécois et un Belge. On a monté notre spectacle via Skype. Ça parle de tout, d’Alain Morisod à Phil Collins. Et il y aura une rencontre entre Constantin et Madame de Fontenay!

MERCREDI 16 MAI 2012 LA CÔTE

Yann Lambiel présente ses souvenirs a capella
CÉCILE GAVLAK

Nouvel album de Sylvie Bourban

info@lacote.ch

En écoutant Yann Lambiel parler de son spectacle, on sent une vague de changement. Avec ses imitations de Pascal Couchepin, d’Oskar Freysinger ou de Daniel Brélaz, Yann Lambiel s’est fait un nom en Suisse romande. Mais, et c’est lui qui le dit, il est inconnu hors de nos frontières. Raison pour laquelle l’imitateur, morgien d’adoption, a créé «Zapping», un solo plus intimiste et moins suisse que les précédents. Une trentaine de représentations dans les jambes, il revient à l’Usine à gaz après son dernier passage il y a dix ans. Dans «Zapping», est-ce que vous vous faites enfant de la télé? Ça ne concerne pas uniquement la télévision, mais aussi la chanson, le cinéma ou la politique. Le spectacle s’appelle «Zapping» parce qu’il est fait de 280 morceaux de 10 à 30 secondes chacun. Je viens de ce monde de la chanson et de la télé, la satire politique suisse est venue bien plus tard. Sur la Première, «La Soupe» va s’arrêter après treize ans. Je me rends compte que j’ai fait le tour du paysage médiatique suisse. Tant que le public n’a pas la référence d’Alain Berset ou de Didier Burkhalter, par

L’été passé, Yann Lambiel a écrit ce spectacle qu’il avait dans la tête depuis deux ans. DR

exemple, c’est difficile de les rendre drôles. Pour «Zapping», j’ai repris l’idée du medley final de mon dernier spectacle, «Aux suivants», mais sur les cinquante dernières années. De 1962 jusqu’à aujourd’hui…Evoquez-vous la présidentielle française?

« Certains souvenirs sont G
YANN LAMBIEL HUMORISTE

comme des amis en commun.»

Oui, je termine avec François Hollande. Et ça commence par le clip de «Cloclo» dans la neige, avec un col roulé rouge, qui chante «Belle, belle, belle». Si les gens se souviennent des images, il entendent la musique… Donc je fais tout le spectacle a capella. C’est intéressant de revenir à la base de l’imitation: la voix. C’est aussi très physique, j’essaie de mimer, d’avoir la bonne attitude. Même si on n’a pas vu «Le Corniaud», on a la vision de Bourvil avec sa voiture qui se démonte. On a tous les mêmes images. Proust a dit à ce propos: «Certains souvenirs sont comme des amis en com-

mun». C’est ce que je ressens en jouant. Parmi tous ces souvenirs, quel est votre favori? Le «Muppet Show» que je regarde aujourd’hui avec mon fils de 4 ans. Et c’est toujours aussi bien! Jusqu’aux années 2000, les références sont des souvenirs, puis c’est du quotidien. Si on a vu «Intouchables», ce ne sera jamais aussi fort que «La grande vadrouille». Parce que nous l’avons regardée 1200 fois et que ça nous rappelle des événements de notre vie. Dans ce spectacle, le public est bousculé tout le temps. Il n’y a pas de rai-

INFO

«Zapping» Usine à Gaz, Nyon, du mardi 22 au jeudi 24 mai à 19 h 30; vendredi 25 et samedi 26 mai à 20 h 30. Renseignements et réservations: usineagaz.ch ou 361 44 04

+

La chanteuse valaisanne, que le public nyonnais a pu découvrir au Noviodunum en 2011, a sorti en avril «Aussi pour les petits», des chansons jazzy en français, puis en patois d’Evolène et de Nendaz (VS), commune où est née l’artiste trentenaire. Sylvie Bourban en a fait sa marque de fabrique originale. Avec une formation de musicienne de jazz, elle allie les sons du patois à ces rythmes musicaux. Avec, tour à tour, un saxophoniste, une tromboniste et un contrebassiste, entre autres, les arrangements sont résolument fidèles à l’univers de la chanteuse. Les versions en français ne valorisent pas toujours cette couleur musicale car les paroles, empreintes de naïveté et écrites en rimes, sont peu surprenantes. Et, on le sait, la langue française est particulièrement difficile à cause de son manque de musicalité. Au milieu du disque, en guise de transition vers les patois valaisans, un morceau de bruitages vocaux est accompagné d’instruments. Après dix pistes dans la langue de Molière, les mêmes textes sont donc presque tous repris en patois. C’est là que «Aussi pour les petits» se démarque. Ce langage étonnant que la chanteuse valaisanne parvient à faire sonner au rythme de la musique, devient sons, onomatopées, au même titre que les instruments. CLAK

INFO

«Aussi pour les petits», Sylvie Bourban, distr. Disques Office.

+

RAP Vendredi, le duo donnera son dernier concert à l’Usine à Gaz de Nyon. Bilan.

Trip In dira «adieu» à son public avant d’entamer sa mue
Ils sont deux, Nadir Mokdad (voix) et Maxime Steiner (musique). Depuis quelques années, ils forment le duo de rap Trip In, formé à Nyon, dont le second disque «Tomber les masques», sorti il y a un an, a connu un joli succès en Suisse romande. Et même au-delà. Mais malgré ce succès, le duo a décidé de se séparer...pour mieux collaborer. Simple stratégie de communication ou réel changement dans le fonctionnement du groupe? Avant leur ultime concert à l’Usine à gaz, ce vendredi soir, qui sera ponctué d’invités et de quelques surprises, les deux musiciens s’expliquent. Pourquoi ce concert final? Nadir: D’abord parce que c’est la fin de la tournée promotionnelle de notre second album. Mais aussi parce que nous changeons d’orientation. Maxime: Grâce à ce groupe, nous avons pu grandir et trouver chacun notre place, celle de notre choix, dans le monde musical. Nadir va s’orienter vers une carrière solo, et moi je vais me consacrer au travail de producteur et orchestrateur. Ce qui ne nous empêche pas et ne nous empêchera pas de travailler ensemble. Maxime, vous avez notamment travaillé sur le dernier disque d’Aliose? Oui. Je me suis découvert l’envie de travailler avec des gens provenant d’horizons différents, de rencontrer leur univers artistique et d’aider à réaliser leur musique. J’ai quelques projets qui m’attendent, dont je ne peux malheureusement pas vous parler pour l’heure. Et vous, Nadir, vous partez donc en solo? Oui, c’est un projet sur lequel j’ai déjà commencé à travailler. Et ce sera différent. Stylistiquement, j’aspire, sans renier mes racines, à ne plus me cantoner à un style, le rap en l’occurrence. J’ai envie de chanter davantage. Le texte reste bien sûr, à mes yeux, le plus important, mais j’ai besoin de nouvelles formes musicales. A l’heure de regarder dans le rétroviseur, que vous a apporté Trip In? Nadir: Ce fut une expérience merveilleuse. Musicalement d’abord. Mais il faut rajouter les rencontres, les voyages. On a appris beaucoup de choses, et maintenant, tant pour Maxime que pour moi, il s’agit de quitter ce qui pourrait être nommé une adolescence pour aller vers un autre âge. Et puis il y a eu le succès... Maxime: S’il est difficile de s’extasier devant les chiffres de vente de nos albums, mais ça vaut également pour les autres

Maxime Steiner et Nadir Mokdad se séparent pour mieux collaborer. DR

musiciens, nous avons eu une certaine reconnaissance qui nous a permis de faire des concerts et de passer en radio très régulièrement. RH

INFO

Trip In + guests Ve 28 mai à l’Usine à Gaz de Nyon 21h (portes) / 21h30 concert Entrée 15.www.usineagaz.ch

+

Coopération, 22 mai 2012

102

tendances&loisirs

Yann Lambiel (39 ans) est à un tournant de sa carrière d’imitateur: «Je vis une période très stimulante!»

«Couchepin me manque déjà!»
L’invité. Yann Lambiel tourne la page
radiophonique de «La Soupe» et part à la conquête d’autres horizons francophones avec «Le Zapping», un nouveau spectacle qui voyage à travers l’actualité des cinquante dernières années.
INTERVIEW FLORENCE MICHEL PHOTOS CHARLY RAPPO/ARKIVE.CH

politique et chanson. C’est a cappella, ce qui me donne une totale liberté, et ça va très vite! Le public s’amuse beaucoup à reconnaître les personnages et chaque génération retrouve un moment de sa vie. Vous ne faites pas de voix suisses dans ce spectacle, vous allez jouer au Québec et l’émission de radio «La Soupe» se termine. Un nouveau Yann Lambiel est-il né? En effet, Le Zapping est fait pour être joué en francophonie, avec des références françaises. On me demandait depuis longtemps de venir jouer en France, en Belgique et au Québec, mais je

Coopération. Vous donnez les premières représentations de votre nouveau spectacle, racontez-nous... Yann Lambiel. Il s’appelle Le Zapping et propose, en 280 voix et une heure vingt, un voyage à travers l’actualité des cinquante dernières années: cinéma, télévision,

Le Temps, 25 mai 2012

Tribune de Genève, 26 juillet 2010

22

CultureSpectacles

LUNDI 26 JUILLET 2010 TRIBUNE DE GENÈVE

Souchon prend Paléo par les sentiments
En attendant Indochine, le chanteur charmait encore l’Asse avec l’audace d’un jeune homme.
CRITIQUE
FRANÇOIS BARRAS

P

our son dernier jour,

la Grande Scène s’était habillée hier d’une jolie extension perpendiculaire menant dans la foule. Les habits du dimanche, quoi. Mais gare: propriété d’Indochine! Pas touche, aurait ordonné le poin-

tilleux chanteur Nicola Sirkis, qui devait clore à 23 h cette 35e édition. Parce qu’elles ont de grosses guitares pour envoyer la sauce, les quatre demoiselles des Plastiscines sont restées derrière leur ligne de retour. Sagement serait un grand mot. La nouvelle batteuse tabasse sa grosse caisse d’une façon telle qu’on se demande si les Wisigoths de Motörhead, mardi, n’ont pas oublié un musicien sur l’Asse. Tonique à défaut

d’être révolutionnaire, comme le répertoire des Françaises.

terdisent tout espoir de passer sous la tente.

Le Chapiteau déborde Féfé, sous le Club Tent, garde la forme en traversant la foule de long en large sur les épaules d’un camarade. Bel exploit. Peut-être Renan Luce a-t-il également prévu un artifice scénique plus acrobatique que sa musique? On ne pourra en témoigner, tant les abords du Chapiteau débordent de grappes de spectateurs et in-

Alain Souchon. Au fil d’un concert gagnant, le chanteur ébouriffé donnait hier de vifs coups d’accélérateur à son concert, bousculant son univers de pull en mohair pour temps pluvieux sur une plage normande. Pire, il osait même emprunter la rampe prévue pour l’usage exclusif de Nicola Sirkis d’Indochine. (ALAIN ROUÈCHE)

Le rocker Alain «Toi, tu envoies du bois! Bravo.» Dans les loges, Alain Souchon a passé sa tignasse frisée dans la roulotte des Plastiscines pour féliciter la batteuse, qui n’en revient pas. Souchon rock? Et pourquoi pas? Il en a vu passer en quarante ans de carrière, des cogneurs. Celui qu’il installe en sa compagnie sur la Grande Scène possède un jeu subtil et cependant solide. Nul besoin de trop de muscles pour entrer dans le répertoire du chanteur, juste un bon petit groove pour tenir une entrée en matière douce-amère devant une plaine de l’Asse aussi bondée que mesurée dans son enthousiasme. Souchon y va à petits pas, de sa courte voix inimitable. Quand il empoigne le destin des immigrés clandestins sur C’est déjà ça, le voilà qui s’emballe. Est-il au courant de la consigne? Souchon sautille et court sur le podium, en direction de la foule. Au fil d’un concert gagnant, il donnera d’autres vifs coups d’accélérateur, bousculant son univers de pull en mohair pour temps pluvieux sur une plage normande. Cette chanson «cocooning», propre à son duo avec Laurent Voulzy, dont L’amour à la machine et Somerset Maugham sonnent au Paléo comme des refrains évocateurs. Et puis Souchon s’en va à l’extrémité du podium, un pied dans cette «foule sentimentale», fredonner la chanson du même nom. Comme souvent sur la Grande Scène de cette 35e édition, les fins de concerts rencontrent l’«effet Paléo», celui qui décuple l’émotion de l’artiste face aux 30 000 spectateurs. Hugues Aufray en eut jeudi les larmes aux yeux. Hier soir, Souchon, l’éternel ado je-m’en-foutiste qui, à 66 balais, chante toujours J’ai 10 ans, dut se faire violence pour abandonner son public après deux rappels impériaux.

Yann Lambiel. Pour chauffer avant les feux, l’imitateur vedette a invoqué ses personnages préférés. Johnny en tête, cor des Alpes en prime. (KEYSTONE)

Lambiel, l’humoriste qui a du rock sous le Chapiteau
CRITIQUE
l est 21 h 30 dimanche sous le Chapiteau lors­ qu’on annonce Lambiel, son orchestre rock et les cent vedettes qui l’accompa­ gnent. Un guitariste, une contrebasse, une batterie, un piano. Les 10 000 personnes présentes n’avaient, et de loin, jamais crié aussi fort pour un type que l’on écou­ tera, deux secondes plus tard, dans le silence le plus com­ plet. D’entrée, Yann Lambiel nous fait sa revue des trou­ pes en présence sur l’air de Au suivant. Jacques Brel dans la voix. Une tentation de Nougaro. Bref, de l’em­ phase. Couchepin, sans nul doute l’imitation la plus fameuse du comique, fait un coucou sous les applaudisse­ ments. Leuenberger, Leuthard, Freysinger, Brélaz, Burkhalter aussi, dont le charisme est «celui d’un

I

❚ Lire aussi en page 3

gérant de la Migros d’Interla­ ken». Lambiel, pas avare de citations, accélère le tempo. Pour mieux s’installer, le galopin grimpe sur les épau­ les de ses congénères, Cuche et Barbezat, Marie Thérèse Porchet, imitation dans l’imi­ tation, mise en abyme comme dirait l’autre: et ça marche, là où d’ordinaire il faut son lot de décibels pour s’imposer face au public. «La plus grande star fran­ çaise est Suisse!» lance l’hu­ moriste. Pas besoin de devi­ ner. La ressemblance, excep­ tion faite du visage, est totale. Hernie «fiscale» com­ prise. Johnny, donc, a décou­ vert le cor des Alpes. «Je vais faire un album de mes chan­ sons. Ça s’appellera Johnny et son vieux cor! Ouais, je peux tout reprendre. Sauf Allumez le feu. Le cor, c’est du bois, ça brûle…» En plein festival pop, il fallait bien cela pour séduire le public. Fabrice Gottraux

CULTURE EN BREF
Al Jarreau transféré à Marseille
JAZZ Hospitalisé jeudi soir en

France dans un état jugé critique, le chanteur de jazz Al Jarreau a été transféré samedi après-midi à l’Hôpital de la Timone, à Marseille, pour «deux ou trois jours de repos». L’Américain a confié à son médecin qu’il était «très content de son séjour à Gap et a exprimé sa reconnaissance au personnel de l’hôpital», estimant que l’équipe lui avait «sauvé la vie». Son état de santé a été jugé «stable». AFP

eu une forte chute de la demande des organisateurs en Autriche, en Suisse et en Allemagne», a expliqué le directeur et compositeur suisse. La perte récente d’un important sponsor a également contribué à sa décision de démanteler le groupe vieux de 33 ans. AFP

A Avignon, le public continue de «parier sur l’audace et l’esprit de découverte»
THÉÂTRE
La 64e édition du festival – qui se terminera demain – affiche un taux de fréquentation record.
Le Festival d’Avignon a présenté dimanche le bilan de sa 64e édition. Il affiche un taux de fréquentation «record»: la grande manifestation du spectacle vivant contemporain, qui s’achèvera mardi, a en effet délivré 116 000 billets pour une jauge totale de 122 000 places, «soit une fréquentation record de 95%». Ce taux en hausse d’un point par rapport à 2009 est cependant à relativiser, car le festival avait mis en vente davantage de billets l’an dernier (133 000). Pour Vincent Baudriller, codirecteur de la manifestation avec Hortense Archambault, «cela traduit une très forte réponse du public à une programmation qui continue de parier sur l’audace et l’esprit de découverte». Sur un mode moins radical qu’en 2005, édition qui avait provoqué une contro-

Bayreuth: c’est parti!
OPÉRA Comme tous les 25 juillet, le Festival de Bayreuth a débuté hier à 16 h avec Lohengrin. Jusqu’au 28 août, le Festspielhaus (1974 places), palais du festival inauguré en 1876 sur une «Colline verte» dominant cette ville du nord de la Bavière, accueillera 29 autres représentations à guichets fermés: chaque année, la demande de places est en effet huit à neuf fois supérieure à l’offre! Les festivaliers devraient avoir une pensée pour Wolfgang Wagner. Le petit-fils du compositeur est décédé le 21 mars à l’âge de 90 ans, après avoir régné sur la Colline d’une main de fer pendant 57 ans (1951-2008). AFP

Mort du Vienna Art Orchestra
JAZZ Le Vienna Art Orchestra,

l’un des rares grands orchestres de jazz en Europe, va disparaître faute de financement, a déclaré son chef, Mathias Rüegg, au journal autrichien Der Standard. L’orchestre connaissait de sérieuses difficultés financières depuis plusieurs années. «Il y a

verse autour de l’«artiste associé» flamand Jan Fabre, ce millésime 2010 aura été assez loin dans l’exploration de nouvelles écritures scéniques, avec un humour parfois décalé et des formes hybrides. «On essaie de faire chaque année un festival différent. L’an dernier, il était très ancré dans l’épopée. Cette année, il a été axé à la fois sur l’écriture et la musicalité», avec l’écrivain Olivier Cadiot et le metteur en scène suisse Christoph Marthaler, a expliqué Vincent Baudriller à l’AFP. Parmi les moments mémorables du festival, le directeur retient la venue d’Angélica Liddell, adepte d’un théâtre de la souffrance qui vient des tripes. «C’était une des propositions les plus radicales, mais elle s’est révélée la plus fédératrice», s’est réjoui M. Baudriller. Lequel n’oublie pas Schutz vor der Zukunft, le bouleversant requiem pour les victimes de l’eugénisme nazi de Christoph Marthaler, «un des plus beaux spectacles que j’ai vus dans ma vie». (afp)

Angelica Liddell. L’artiste espagnole est «une adepte d’un théâtre de la souffrance». (AFP)

Berner Zeitung, 16 avril 2009

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L’Hebdo, 22 mai 2008

FORUMDES100

∑111

Yann Lambiel, 35 ans; Vincent Kohler, 42 ans; Sandrine Viglino, 32 ans; Laurent Flutsch, 46 ans; Laurent Nicolet, 38 ans; Florence Farion, 44 ans; Guy Schrenzel, 41 ans; Gossip, 41 ans: Nathanaël Rochat, 34 ans; Thierry Meury, 42 ans. Manquent sur la photo: Michèle Durand-Vallade, 50 ans; Valérie Paccaud, 35 ans; Christophe Bugnon, 41 ans .

La Soupe
CHANTAL TAUXE

L’indispensable grand-messe
Plus de 212 000 auditeurs chaque dimanche. Une des émissions les plus écoutées de La Première. Il y a désormais plus de Romands fidèles à La Soupe que dans les églises au même moment. On n’ose à peine plaisanter sur le sujet : chaque fois que la riante équipe, coachée par Florence Farion depuis mai 2004, se risque à moquer la ou les religions, le courrier s’en ressent. Qu’importe, l’émission, créée en 2000 par Ivan Frésard, est devenue une sorte de point de ralliement identitaire, la preuve que dans ce coin de pays la caricature, le ton irrévérencieux, la satire, la petite vacherie assassine comme la tendre pique sont
22 MAI 2008 L’HEBDO

LES ARTISTES ET LES PROVOCATEURS

devenus un des beaux-arts les plus goûtés. Que seraient nos dimanches matins sans les imitations de Lambiel, sans les rosseries de Meury, sans les impertinences de Flutsch, sans la beaufitude de Kohler, et sans la sarabande grinçante de tous les autres? Un millefeuille sans crème. Une hérésie, donc. La Soupe est une subtile addition de talents, une réunion d’egos qui ne s’entrechoquent pas, assure Florence Farion, mais donnent le meilleur d’eux-mêmes, malgré des lendemains d’hier festifs. Dès le mercredi, par conférence téléphonique ou via des contacts bilatéraux, les cuisiniers avancent leurs ingrédients, tendent les filets, pour attraper des invités (depuis l’automne dernier, c’est nouveau, les invitations se font à la dernière minute pour mieux coller à l’actualité). Ensuite Florence Farion «fait son tricot», comme dit cette Française d’origine, doucement helvétisée. Le samedi le script est clos, mais le dimanche matin, les marmitons adorent rajouter des grains de sel imprévus. Les Romands continuent à s’en lécher les babines, et l’équipe tâche de ne pas forcer sur le laurier.√

THIERRY PAREL

Le Matin, 14 juin 2012

PEOPLE

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PEOPLE

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JEUDI 14 JUIN 2012 LE MATIN

«OUI, J’AI LA TROUILLE!»
YANN LAMBIEL A 40 ans, il cherche à se mettre en danger pour se dépasser. Hier soir au Québec, devant un public qui ne le connaît pas.
e ne vous le cache pas, j’ai la trouille.» Ainsi parle l’imitateur Yann Lambiel avant de s’envoler pour le Québec, où il s’est produit hier soir dans le cadre du Festival Grand Rire devant un public qui ne le connaît pas. Un vrai pari.
U Pourquoi aller jouer à l’étranger sans vos imitations fétiches? A 40 ans, je ressens le besoin de me mettre en danger. En Suisse romande, à part le Jurassien Jérôme Mouttet, je suis le seul. Alors est-ce que je me prélasse? Non, j’ai décidé de me dépasser et j’essaie tout. Cela fait 13 ans que l’on fait «La soupe est pleine». Toutes ces voix ont très bien fonctionné et je n’abandonne pas mon public, mais je ne souhaite pas m’enfermer dans la seule imitation suisse et la satire politique. Lorsque j’ai reçu des demandes de Belgique et de France, je n’ai pas pu les honorer, parce que justement je faisais Brélaz et Couchepin. U Ils ne sont pas exportables? Non. Le public n’a aucune référence et, par exemple, les Français veulent qu’on leur fasse du Français. U Vous l’avez testé? A Paris, au Théâtre des Deux Anes, il y a dix ans. Je me suis dit: «Je ne vais tout de même pas y aller pour imiter Bourvil et Cloclo». J’avais 20 minutes sur scène. Deux jours avant, la Suisse venait de perdre la Coupe Davis contre

«J

l’équipe de France. Eux savaient que la France avait gagné, mais ils ne savaient pas contre qui. Et j’ai pris un bide monumental. Le lendemain, avec Cloclo et Bourvil, les gens ont applaudi.
U Etre imitateur, c’est un genre à part selon vous. Oui. Car je ne suis pas un humoriste. Pour moi l’imitateur est un artiste de music-hall, dans la catégorie des ventriloques et magiciens. C’est un art et un subterfuge aussi qui me permet de faire rire. U Vous êtes drôle pourtant. Non. Je ne sais pas raconter un gag. Pour ça, je suis zéro. Couchepin, si je l’imite et qu’il raconte une blague, ça va marcher. Mais le type Yann Lambiel, lui, n’est pas drôle. U Et Lambiel chanteur, c’est le même constat? J’ai fait de l’orchestre comme batteur et chanteur lorsque j’étais plombier, mon tout premier métier. J’ai gagné la médaille d’or de la chanson en 1994, mais je ne suis pas un chanteur. Je n’ai pas une belle voix. U Il y a deux minutes, vous chantiez «Con Te Partiro» d’une voix superbe! Non. C’est parce que j’imitais Andrea Bocelli. J’ai une puissance vocale lorsque je fais Johnny que je n’ai pas si je chante en Yann Lambiel. Je peux aller

très haut avec Goldman, mais pas aussi haut avec ma voix. C’est très bizarre.
U Avez-vous essayé de travailler le chant avec un prof?

Outre les voix de Bugs Bunny ou Rocky, j’ai cherché des points communs entre la Suisse et eux. «La poule aux œufs d’or» de Jean-Marc Richard, c’est un jeu qui a vingt ans au Québec et qu’ils connaissent bien. Je leur dis: «Vous avez exporté chez nous «La poule aux œufs d’or», mais vous auriez pu la garder. D’ailleurs, nous, on a exporté chez vous Alain Morisod. Et vous auriez pu le garder aussi!» (Rires.)
U Vous abandonnez «La soupe» le 24 juin pour rester auprès de votre fils tous les dimanches. Oui, il a 4 ans et il commence l’école. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai souhaité arrêter. L’autre, c’est que les politiques se sont renouvelés. Il y a 12 ans, j’ai commencé à faire Couchepin qui était dans le paysage depuis presque 20 ans. Les gens l’avaient vu et entendu. Idem pour Claude Frey avec le fameux «écoutez». Tandis qu’un Alain Berset, vous savez la voix qu’il a? Non! U Pas encore mûr? Le public n’a pas encore la référence vocale et politique des Berset, Burkhalter et Sommaruga. Berset va connaître des problèmes dans son département. Il va me titiller l’oreille. Je cherche sa voix. On a l’impression qu’il a un zézaiement et je pense qu’il a travaillé pour le gommer. Burkhalter, lui, sera toujours moins drôle que Couchepin et Blocher. Alors, je leur laisse deux ans. Et là, je reviens! (Rires.) ● PROPOS RECUEILLIS PAR
DIDIER DANA didier.dana@lematin.ch PHOTOS: SABINE PAPILLOUD

Vendredi dernier à Beausobre, Yann Lambiel a présenté un spectacle autour de 50 ans de télé. Un show «exportable» en dehors de nos frontières.

type Yann g Le Lambiel n’est pas drôle. Je suis un imitateur, pas un humoriste!»

à deux g D’ici ans, lorsque Alain Berset aura connu des problèmes, je reviendrai»

n’ai g Je jamais

pris de cours de chant, car j’ai eu peur de dénaturer mes imitations en chantant juste»
Yann Lambiel

Jamais. J’ai eu peur de dénaturer mes imitations en chantant juste. Le chanteur, lorsqu’il fait une imitation, fait tout le contraire du professeur de chant qui va dire à l’élève: «Ouvre-toi!» (Il émet un son de voix grave et ample.) Pour Cloclo par exemple, il faut que je resserre tout. (Il parle du nez.)
U Qu’allez-vous présenter au Québec pour les séduire?

L’Illustré, 24 mars 2010

présente

Le Chapiteau «Das ZeLt» en suisse romande
Photos: a. Morenza, Didier Martenet/ RDB et DR

Temple du show
Umberto Tozzi Les Peutch Yann Lambiel La Famiglia Dimitri

Massimo Rocchi

Cuche et Barbezat

Karim Slama

Né à l’Expo.02, le Chapiteau «Das ZElT» présente des spectacles de qualité, allant de ville en ville à la rencontre du public. Pour la quatrième fois, sa tournée l’amènera en suisse romande. Ce sera du 17 avril au 1er mai à Vevey, du 6 au 16 mai à Fribourg et du 11 au 19 juin à Bienne.

Media CH

Media Local

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L’Illustré, 19 janvier 2011

Pour Moi

cuLture
On Lit cette semaine…
Dès les premières phrases – «J’ai reçu les papiers du divorce ce matin. J’ai connu de meilleures façons de commencer la journée» –, l’affaire est entendue. Cet instant-là est un grand Kennedy, peut-être l’un de ses meilleurs. Mémoire, fidélité et rupture. Roman d’amour et d’espionnage. Roman histoire du Berlin d’avant la chute du Mur, histoire d’un écrivain new-yorkais en rupture de vie et de Petra, son ancien amour passé à l’Ouest.
▶ Cet instant-là, de Douglas Kennedy, Ed. Belfond.

des amours perdues

Sans remor ds ni regrets
Après dix-huit mois de représentations triomphales, Yann LambieL est définitivement passé «Aux suivants!». Reste un DVD tout neuf, pour les souvenirs et une ultime tranche de rire.
TExTE jean-bLaise besençOn

sexe et politique

Claire Germouty l’a dédicacé: «RDV à «La maison», au cœur du pouvoir et des relations… (la suite est illisible)». Après Confessions d’un banquier pourri (livre faussement anonyme puisqu’elle a finalement reconnu l’avoir écrit), la journaliste signe ce nouveau docuroman dont l’histoire se déroule dans le quartier des Invalides, à Paris, dans une maison close, «au cœur du sexe et du pouvoir» où se croisent, secrètement bien sûr, des spéculateurs, un héritier saoudien, des hommes politiques et puis des banquiers véreux… Edifiant.
▶ La maison, de Claire Germounty, Ed. Albin Michel.

Exactement comme Rachel Morse, son héroïne, Heidi W. Durrow est fille d’une mère danoise et d’un père GI noir américain. Alors cette «fille tombée du ciel» lui ressemble sans doute beaucoup dans sa quête à propos de la filiation, de la famille, des origines. Ce premier livre d’une New-Yorkaise de 42 ans tient du roman d’apprentissage et de la fausse biographie poétique. Le tout dans un style résolument moderne qui fait écrire au New York Times: «Durrow a le talent de faire surgir des trésors d’espoirs et de peurs en une seule phrase.»
▶ La fille tombée du ciel, de Heidi W. Durrow, Ed. Anne Carrière.

questions d’identité

À mort l’émir!

On ne va pas trahir un secret mais, depuis le 2 mai dernier, depuis la mort de Ben Laden, avant même d’être traduit en français, le nouveau roman de Tom Clancy avait un peu perdu de son «actualité». Parce que, évidemment, c’est lui l’Emir, à peine déguisé, que recherchent «mort ou vif» Jack Ryan, son fils Jack Ryan Jr. et une poignée d’autres durs à cuir du techno-thriller. Les héros roulent désormais pour une armée secrète et privée… Côté politique, le millionnaire d’Octobre rouge nous sert une bonne tasse de Tea Party, mépris des institutions et des opinions. Sans parler du grand flou historico-stratégique, pas un mot par exemple sur les causes et les conséquences des guerres en Irak et en Afghanistan.
▶ Mort ou vif, de Tom Clancy, t. 1 et 2, Ed. Albin Michel.

est la rançon du succès. «En faisant de plus grandes salles, les spectacles durent moins longtemps, donc il faut se renouveler plus souvent!» confirme Yann Lambiel. Créé en 2001, Satires obligatoires avait été joué trois ans avant la création de Délits de Suisse, en 2004, suivi de Patinage satirique, en 2007. Depuis la première, à Vevey en avril 2010, Aux suivants! aura été vu par quelque 60 000 spectateurs, sans compter un passage triomphal sous le grand chapiteau de Paléo. «Pendant une année et demie, ça n’a été que du bonheur. Avec une standing ovation tous les soirs! Parfois même deux… Après l’EMS et après le medley de chansons. Et puis Paléo, ça a été comme… comme un deuxième mariage!» Subsiste un super DVD et quelques souvenirs bonus pour ne pas oublier.
péter Le feu sacré «Le spectacle a été enregistré en janvier dernier à Sion, après une série de neuf ou dix représentations. C’était vraiment une chouette journée. On a utilisé deux prises, surtout celle du soir. C’est marrant comme dix soirs à la salle de la Matze, ça aurait fait prétentieux mais, même s’il y a plus de monde, dix soirs sous le chapiteau, ça a fait événement.» Das Zelt, le fameux chapiteau, dans l’esprit duquel le spectacle avait été imaginé et mis en scène par Jean-Luc Barbezat, a vraiment beaucoup plu à l’imitateur.

c’

Photos: P. d’Antonio et DR

Dans l’univers du polar scandinave qui n’en finit pas de voir éclore des phénomènes de l’édition, le duo Anders Roslund - Börge Hellström fait déjà figure de poids lourd. Le premier fut journaliste, le second a tâté de la paille humide des cachots. C’est sans doute pour ça qu’ils font la paire dans cette histoire de meurtrier de jeune fille qui oppose la vengeance personnelle à la justice. Gare au dérapage!
▶ L’honneur d’Edward Finnigan, de Roslund & Hellström, Presses de la Cité.

sale vengeance

«Dans un théâtre, le public comme les artistes, tout le monde est invité. Sous le chapiteau, les gens venaient chez moi. Et après le spectacle, c’était mon salon…» Assis dans celui d’un hôtel lausannois, Yann Lambiel porte toujours jeune ses 39 ans l’année prochaine. Souriant et le regard pétillant derrière les lunettes, il pète le feu comme on dit, plein de projets sur le gaz, la gentillesse et le naturel en bandoulière. «Tous les artistes ont un côté narcissique mais, moi, je ne suis vraiment pas un fanatique de moi-même, peut-être même que je ne me regarde pas assez! Parce qu’en préparant le DVD, il y a plein de trucs qui m’ont sauté à la figure… Par exemple que les choses pour lesquelles je me suis fait aider, eh bien, je les fais toujours de manière un peu scolaire. Pour Michael Jackson, j’essaie de faire bien par rapport à ce que m’avait dit ma prof de danse! Alors qu’en fait ce qui marche le mieux, c’est tout ce que je fais à l’instinct.» Façon modeste, qui lui ressemble, de résumer son extraordinaire performance. Chanter, mimer, danser, jouer, et bien sûr faire rire. Le son est parfait, on ne perd pas un bon mot et les gros plans permettent d’apprécier au mieux les mimiques, le jeu du montage souligne sans avoir besoin d’en rajouter le formidable dynamisme du spectacle.
tOujOurs La rigOLade Encore une fois plié de rire, on reprend volontiers une tranche des stars du show: le slammeur

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L’ILLUSTRÉ 42/11

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Le Matin, 15 avril 2010

34 LE GUIDE CULTURE
YANN LAMBIEL

JEUDI 15.04.2010 LE MATIN

«DU PLAISIR, J’EN AI À REVENDRE»
part le temps frisquet dont il a soupé, comme tout le monde, le jeune homme de 37 ans, l’air d’un gamin appliqué et l’œil pétillant, a l’humeur au beau fixe. Yann Lambiel prend l’humour au sérieux, c’est son métier, mais affiche une certaine décontraction. Pourtant, dès samedi, il passe «Aux suivants!», un nouveau spectacle sous le chapiteau «Das Zelt» à Vevey. «J’ai la chance d’avoir un trac positif. Tout est basé sur le bien-être. J’ai compris qu’il fallait avoir un monstre plaisir soi-même pour pouvoir en donner aux autres. Et, ces jours, j’en ai, du plaisir!».

L’humoriste passe «Aux suivants!» dès samedi à Vevey.

À

Pascal Couchepin, une de mes premières voix. Je le sacrifie même s’il fait une apparition. Couchepin, c’est du passé. £ S’il vous entend, Pascal CouMais je pourrais faire un spectacle rien que sur lui! Reste que cela aurait été une solution de facilité. C’est le seul qui arrive à dégommer tout le monde avec talent. Pour un imitateur, il a des pouvoirs comiques incroyables. Dans la vie, il peut être amusant aussi, passer une soirée en sa compagnie n’a rien d’une corvée. Alors que je ne suis pas sûr qu’on s’éclate avec son successeur, Didier Burkhalter, ou encore avec Christophe Darbellay, le président du PDC. £ A force de pasticher les politiJe m’intéresse surtout aux personnages. J’aime bien leur façon de toujours répéter la même chose. Ces temps-ci, j’apprécie particulièrement Christian Levrat, le président du Parti socialiste. J’ai l’impression qu’il utilise les ficelles des gens qu’il a en face de lui. L’autre fois, lors d’un débat, il faisait du sous-Freysinger! Les politiciens sont des comédiens, plus ou moins bons. £ A part ça, vous avez une J’adorerais, mais je n’ai pas du tout une belle voix, elle est nasillarde. Je ne suis à l’aise qu’avec celle des autres. Grâce à l’imitation, je peux tout faire et, en plus, susciter le rire des autres. Quand on a goûté aux rires, c’est difficile de faire autre chose.
bonne voix. Chanteur, ça vous dirait? ciens, vous vous intéressez davantage ou moins à la politique? chepin ne va pas être content.

Mais si quelqu’un veut m’écrire un album… £ Il y a deux Lambiel, l’un sérieux à la ville, l’autre qui s’éclate sur scène. S’entendentils bien?

«J’AIME BIEN LES POLITICIENS, LEUR FAÇON DE RÉPÉTER LA MÊME CHOSE»
Yann Lambiel

Ce ne sont pas tout à fait les mêmes, c’est vrai, mais ils n’ont pas de problème de cohabitation. Ces jours, je porte mon habit d’artiste tout le temps. Cela ne m’empêche pas de rester très attentif à ma famille, à ma femme, Sonia, dont j’écoute les cri-

£ «Aux suivants», c’est une maLe but, c’est toujours de faire mieux qu’avant. Et surtout différent. Il y a une certaine évolution depuis dix ans, heureusement, si à 37 ans, je dormais sur mes lauriers!… Alors oui, dans ce spectacle, je mets l’accent sur de nouveaux personnages. Je ne voulais pas me reposer sur
nière de passer à autre chose?

Pour le moment, seulement en le chatouillant. é
Patricia Gnasso

37 ans, un peu plus de dix ans dans le métier du rire. Yann Lambiel, batteur dans ses jeunes années, joue les hommes-orchestres dans son nouveau spectacle.

LES 130 VOIX D’UN PRINCE DU MUSIC-HALL
Deux heures de spectacle sous un chapiteau de 980 places, vingt représentations, quatre musiciens – «Ça me change d’être accompagné» –, tous les ingrédients de l’humour et de la satire, de la musique en veux-tu en voilà. Ajoutez-y 130 voix en une seule, dont 78 pour un florilège de 100 ans de chansons. «Aux suivants!», c’est tout cela et davantage encore avec un Yann Lambiel très music-hall qui fait tout ce qu’il aime: «Je bouge, je chante, je danse dans ce show plus physique que les autres.» A la mise en scène, Jean-Luc Barbezat et, aux côtés du maître de cérémonie, sa complice de toujours – en 1996, elle coécrivait le premier spectacle de Yann joué à Riddes –-, Sandrine Viglino, responsable des arrangements musicaux, et son orchestre. En coulisses, auteurs et dialoguistes, les Laurent Flutsch, Alain Meury, Frédéric Recrosio, Laurent Nicolet. Et, bien sûr, un plateau de guest stars, Roger Federer et Yannick Noah, Doris Leuthard et Nicolas Sarkozy, etc.
Chapiteau «Das Zelt» Du 17 avril au 1er mai à Vevey, du 6 au 16 mai à Fribourg

0900 000 848, www.yannlambiel.ch, www.daszelt.ch

Photos DR

Après «Satires obligatoires» (2001), «Délits de Suisse» (2004), «Patinage satirique» (2007), l’imitateur valaisan, piment de «La soupe» dominicale sur la Première et porte-voix des «Bouffons de la Confédération» à La Télé, joue cette fois les hommes-orchestres. Et se lance dans un show qui tient de la pochette-surprise.

tiques, elle a un très bon regard, un ressenti de spectatrice. £ Vous avez un fils de
2 ans, Maxime. Vous le faites rire?

Photos DR

Le Matin Dimanche, 16 septembre 2007

Spectacle «Jenesuispas méchant, j’adoredire des horreurs»
Sur Internet
Pour avoir toutes les infos concernant Yann Lambiel, sa bio, ses spectacles, son actu, et même sa boutique de DVD… www.yannlambiel.ch

16 septembre 2007. Le Matin Dimanche i

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DR

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Scènes
CocoRosie

Réservez vos places!

Elles sont belles, déjantées, talentueuses, et très originales. Les CocoRosie, stars indés du moment, ont été assimilées à la vague néo-hippie, portée par le barde barbu Devendra Banhart. Pourtant, Sierra et Bianca Casady, alias CocoRosie, n’ont de hippy que l’entourage. Leur musique s’approcherait davantage d’une œuvre d’avant-garde, voire d’art brut. A l’image de «The Adventure of Ghosthorse and Stillborn», leur dernier album. Le 19 novembre, à Fri Son, à Fribourg. Rés.: www.fnac.ch

HUMOUR. Dans son nouveau «Patinage satirique», l’imitateur Yann Lambiel tire le portrait, féroce et hilarant, des personnalités suisses. Interview

Véronique Sanson
Souloy Frederic/Gamma

Véronique Sanson est une artiste aux multiples facettes. Chanteuse à la voix exceptionnelle, musicienne de très haut niveau, auteur-compositeur de la totalité de son répertoire, elle a marqué de sa «patte» la chanson française. Alors, dès qu’elle apparaît pour une date de concert en Suisse romande, il ne reste plus qu’une chose à faire: y courir. Le 5 avril 2008, au Théâtre de Beausobre, à Morges. Rés.: www.fnac.ch

i À VOIR

Anne-Sylvie Sprenger

«Patinage satirique» Spectacle de Yann Lambiel. Lausanne, Théâtre Boulimie. Jusqu’au 6 octobre. Rés. 021 312 97 00 Il tournera ensuite en Suisse romande. Rens. www.yannlambiel.ch

The Boss Hoss

Au départ, the Boss Hoss, ce sont deux designers allemands, musiciens amateurs. Et au fil des ans, c’est devenu un groupe de sept musiciens professionnels venus d’Allemagne, d’Angleterre ou de France. Leur truc: la reprise en version country music. Il faut les entendre reprendre «Ça plane pour moi», «I Say a Little Prayer For You» ou «Hot Stuff» à la sauce country allemande pour y croire. Surtout quand ils viennent à deux pas de chez nous… Le 21 novembre, aux Docks, à Lausanne. Rés.: www.lesdocks.ch

Enrique Iglesias

Pas forcément évident d’avoir un père aussi connu, célèbre et charmeur que Julio Iglesias. Alors forcément, Enrique est parti avec l’étiquette du «beau gosse chantant». Mais il fait tout pour garder cette étiquette: après être devenu l’égérie d’un parfum, il a lancé des préservatifs de taille XS marqués à son nom… Au-delà de ça, Enrique Iglesias est surtout devenu une star planétaire avec sa pop latine. Le 30 octobre, au Hallenstadion, à Zurich. Rés.: www.ticketcorner.ch

The Devastations

Trio australien de très grande qualité, the Devastations ont déjà livré deux merveilles d’albums. Et voilà qu’ils viennent à peine de sortir «Yes, U», une nouvelle livraison de pop intrigante et mélodieuse, aux allures très «Nick Caviennes». Après avoir envoûté le public du Rock’Oz’Arènes d’Avenches en août dernier, The Devastations reviennent séduire les derniers récalcitrants romands. Le 13 octobre, à l’Usine, à Genève. Rés.: www.usine.ch

Actuellement sur scène à Lausanne, Yann Lambiel (ici en Federer) passera ensuite à Crissier, Yverdon, Saint-Aubin, Gland, Moudon, Montreux, Morges, Bienne, Vuarrens, Monthey, Savièse, CorpatauxMagnedens, Ollon, Prangins et Gryon.

vec «Patinage satirique», Yann Lambiel nous invite à un cocktail explosif. On y croise pêle-mêle nos sept Sages et leurs chicaneries de maternelle, un Yann Lambiel à l’affût de son feu sacré, un Federer assommé par les pleurnicheries de sa copine, un Daniel Brélaz à la gourmandise rêveuse ou les tubes d’Henri Dès repris par une brochette de chanteurs français. Féroce, intelligent et terriblement drôle. i A voir votre spectacle, nos conseillers fédéraux n’ont rien à envier à des Sarkozy et Ségolène… Nos politiques sont de grands comiques aussi! Si vous lisez le journal, vous constaterez ce sont de vrais animateurs, ils nous donnent de la matière tous les dimanches! i Vous avez des chouchous? Couchepin reste un des plus importants moi, parce que j’ai débuté avec lui. Et puis Blocher, car il donne beaucoup de matière, mais dans un autre genre… On suit aussi les courbes de popularité. Maintenant, clairement, Brélaz a pris le dessus sur les autres! i Ce qui est très fort pour un syndic… Mais c’est un syndic qui a de l’envergure! C’est une caricature vivante, il a tout: l’accent, la voix, le physique, le côté people avec Marie-Ange, et puis le côté politique avec sa fonction. i La majorité de votre spectacle se concentre sur les personnalités suisses… Oui, et quand je convie les stars françaises et anglaises, c’est pour chanter l’hymne national ou du Henri Dès. Je garde toujours ce rapport à la Suisse, c’est ça mon originalité. Je n’ai ainsi pas à me con-

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Yann Lambiel en Blocher: une valeur sûre de sa tournée. Photos DR

fronter à tous les grands mais j’adore dire des horimitateurs français, qui ont reurs! Et comme j’ai l’air beaucoup plus de moyens gentil et que je dis les pires et de talent! Et puis, mon choses avec le sourire, tout plaisir est aussi de créer de passe. J’ai aussi la chance nouvelles voix. Quand on d’avoir des auteurs qui ont imite Johnny ou Cabrel, on une écriture beaucoup plus imite toujours un peu les féroce que moi. autres caricatures. i Connaissez-vous la i Combien de voix réaction des intéressés? suisses faites-vous? Pour l’instant, il n’y a que J’en suis à 35. Là, c’est un Brélaz qui est venu voir ce vrai travail d’imitateur, j’ai spectacle, mais je les invite écouté les voix, cherché les régulièrement. J’aimerais tics, comment faire rire bien que Pascal Couchepin avec un Federer aussi. vienne une fois, ce serait Parce que c’est pas un gars drôle. Ils savent bien que drôle, Federer! Il est tou- ça les sert aussi, c’est de jours avec la même fille, il i «Je garde toujours est sympa, il parle bien fran- ce rapport à la Suisse, çais, il ga- c’est ça mon originalité» gne… C’est Yann Lambiel juste insupportable de faire une caricature avec un gars bonne guerre. Freysinger, comme ça! J’étais donc lui, n’aime pas forcément, obligé d’aller taper sur sa parce qu’on accentue son copine pour faire rire. côté beauf. Mais c’est pas C’est un peu méchant pour juste un sketch de gaucho, Mirka… mais il y a tou- on y décortique vraiment jours une différence entre comment on arrive à manila caricature de sketch et ce puler les gens. que l’on pense vraiment. i Vous finissez le i Votre homonyme spectacle avec une Stéphane Lambiel s’en chanson chantée par… prend également plein la Yann Lambiel. Une figure… gageure? C’est vrai… Mais je vais Le plus difficile pour moi aller jouer à son repas de est de parler avec ma voix. soutien le 13 octobre pour Je me sens tout à coup nu, racheter ma conscience! je ne sais plus comment i Est-ce qu’il ne faut me tenir, ni qui je suis. pas être un peu méchant C’est toujours plus facile pour être imitateur? de se cacher derrière les Je ne suis pas méchant, autres! Y

Le Nouvelliste, 17 avril 2010

C’EST DU

Daniel «Potter» Radcliffe pense déjà à sa reconversion. Après avoir joué de la baguette pendant quelques années, il se lance dans le chant et la danse à Broadway. Le jeune sorcier vient d’être engagé dans la comédie satirique «How to succed in business without really trying» qui raconte l’ascension d’un jeune opportuniste au sein d’une entreprise. Et c’est pour l’année prochaine.
DR

PEOPLE

Le sorcier à Broadway

LE MAG
Samedi 17 avril 2010

Le Nouvelliste 25
dc - bru

EXPOSITION

Luminosité des paysages
HUMOUR
Avec «Aux suivants!», l'artiste signe un show explosif, mais pas seulement. Grande première ce soir à Vevey, sous chapiteau.
PATRIMOINE La galerie La Tine à Troistorrents nous offre un voyage dans le Valais et l’Oberland avec Alexandre Benois di Stetto.

Alexandre Benois di Stetto, une force de création et des lumières envoûtantes. LDD
Chalets aux structures solides et charpentées, mazots disséminés dans une nature demeurée sauvage, îlots de neige perdus dans les prés des fontes printanières, gammes d’ocre et de bruns chamoisés, portraits authentiques, 60 tableaux de Alexandre Benois de Stetto sont exposés actuellement à la galerie de la Tine à Troistorrents. L’arbre généalogique du peintre est édifiant, issu d’une famille de musiciens, sculpteurs, peintres et architectes suisses qui ont travaillé pour le tsar dès le XIIIe siècle. Alexandre Benois vint en Suisse sous la contrainte de la Révolution russe en 1921, une patrie inconnue pour lui: il s’installa à Stetten près de Schaffhouse d’où l’adjonction di Stetto. Il se consacra à la peinture réalisant des portraits, paysages et natures mortes, de même que des projets futuristes d’architecture. Sa fin de carrière se passa à Genève où il mourut en 1979. La dernière exposition sur ce peintre eut lieu au Musée de Saint-Pétersbourg en 2006. Un patrimoine exceptionnel. La galerie de la Tine présente une soixantaine d’œuvres de Alexandre Benois di Stetto (1896-1979), des paysages de montagne, réalisés à travers diverses techniques dont la gouache, l’aquarelle, la peinture à l’huile et le dessin. Il s’agit d’une exposition vente: on retrouve dans ses compositions des paysages du Valais et de l’Oberland nord, dont il sait rendre la force et la majesté avec beaucoup de justesse et de souffle. «Il s’agit de grands formats très impressionnants pour des gouaches, qui ont une finesse et un équilibre de composition exceptionnels», nous dit le galeriste de La Tine, Gérald Lange. «Ces œuvres n’ont jamais été montrées et constituent un patrimoine de grande valeur dans l’œuvre paysager valaisan et suisse, avec des vues de montagnes, de paysages alpestres, du val d’Illiez, du val d’Anniviers et de bien d’autres lieux-dits de chez nous.» Les Alpes en point de mire. La tension et l’équilibre qui émanent de ses compositions font penser parfois à Cézanne et ses constructions très élaborées, intenses et énergiques dans leurs symétries et parallélismes, pas de place pour le discontinu, le distendu, la dissonance; la couleur y occupe une place prépondérante dans sa puissance et sa transparence.«On pourrait imaginer faire une exposition de ces gouaches et huiles en Russie; les amateurs d’art y affectionnent ce genre de vues de la Suisse, elles connaissent toujours un grand succès. Mais encore faut-il trouver les réseaux par lesquels organiser une exposition du peintre helvético-russe.» A souligner que Alexandre Benois excelle également dans le dessin et des compositions plus abstraites, où la maîtrise du geste et la rapidité d’exécution sont éloquentes.
JEAN-MARC THEYTAZ

Lambiel se lâche
CHRISTINE SAVIOZ

variétés sont mises en avant. Je l'ai encouragé à ne «Je suis tout nu sans mon Couchepin.» Le début du pas seulement faire de la satire politique, mais à exnouveau spectacle de Yann Lambiel, «Aux sui- ploiter ses talents d’imitation des chanteurs. Le but vants!» – qui ouvre les feux ce soir sous chapiteau à n'est pas qu'il fasse ce qu'il fait déjà à «La Soupe» à Vevey – annonce tout de suite la couleur. Oui, l'hu- la radio ou aux «Bouffons» à la télévision», souligne moriste a bel et bien dû abandonner son person- Jean-Luc Barbezat. Et l'effet est plutôt réussi. Les spectateurs en nage fétiche au grand nez. Mais, non, il n’a pas arprennent plein les yeux et les oreilles. La musique rêté pour autant ses imitations. Au contraire. Grâce à cette disparition «couchepinesque», est live tous les soirs, grâce à un orchestre de quatre Yann Lambiel a fait éclore de nouveaux personna- musiciens emmené par Sandrine Viglino, fidèle des ges pas tristes. Tel le célèbre Stress. «Faut écouter fidèles de Yann Lambiel depuis le début de son mes chansons, elles dénoncent», rappe l'humoriste aventure artistique. avec une casquette sur la tête. Délicieux. Autres nouvelles personnalités croquées: Alain Près de huitante chanteurs imités Morisod inséparable de son expression «C’est super Et la partie musicale n'est pas une mince afsympa», Nicolas Sarkozy qui fait du jogging avec faire, car Yann Lambiel imite successivement 78 Doris Leuthard – jouissif, Darius Rochebin inter- chanteurs, dans un panorama musical de ces cent rogé par Darius Rochebin et Yannick Noah qui ap- dernières années. L’humoriste passe donc en quelprend à faire un tube à Roger Federer. Les cibles fé- ques secondes d’Edith Piaf, à Christophe Maé, via tiches de Yann sont toujours là, à l'instar de Chris- les Beatles, Jane Birkin, Serge Lama, Elton John, Mitian Constantin. L’humoriste fait chael Jackson, Gilbert Montanotamment slamer le président gné, ou encore Vanessa Paradis. du FC Sion. Une chanson pour Pour chaque artiste imité, Yann trouver des raisons à l'inefficaa trouvé LA touche typique. A cité des joueurs sédunois. «C’est relever le jeu de jambes réussi pour pas faire du mal au ballon pour l'interprète de «Joe le qu'ils shootent lentement», Taxi». «J'avais envie de faire ce scande Yann Lambiel dans la genre de medley depuis longpeau d’un Constantin plus vrai temps. Ce qui me plaît le plus, JEAN-LUC BARBEZAT, que nature. c’est de me dire que tout le De nombreux politiciens monde va trouver son moment METTEUR EN SCÈNE suisses sont encore mangés tout dans une de ces chansons. Tant cru par les sept auteurs, dont Yann, qui signent ce les personnes plus âgées que les jeunes. On a tous un nouveau spectacle. Les Moritz Leuenberger – si mi- souvenir, une émotion liée à telle ou telle chanson. gnon avec son petit accordéon – Hans-Rudolph Mon passage à moi, c’est Eros Ramazotti, car cela me Merz, Christian Levrat et autre Christophe Darbel- rappelle le bal des Dreams de ma jeunesse», raconte lay ne manquent pas à l’appel. Yann Lambiel inter- Yann Lambiel. prète même une Eveline Widmer-Schlump presque menaçante, les mains crispées sur son petit sac Touchant Brélaz noir. «Ici, vous aimez beaucoup moi car c’est moi qui Le Lambiel nouveau, c’est aussi une touche ai éjecté Blocher.» Bref, les as de la politique suisses d'émotion dans quelques-uns de ses personnages sont presque tous là, hormis Pascal Couchepin. fétiches. Ainsi, Daniel Brélaz est-il croqué avec tendresse dans un des sketches. Yann Lambiel imagine la souffrance du politicien devant sa glace, exaAprès Couchepin père, Couchepin fille Le grand Pascal fait tout de même une petite minant ses kilos en trop. «J'ai le cœur gros», apparition dans un EMS, et la famille Couchepin chante-il alors. Un moment touchant. est dignement représentée via Anne-Laure Cou- «Cela fait dix ans que je me moque de Bréchepin, la fille de l'ex-conseiller fédéral, actuelle laz sur scène; il dit que les remarques sur son conseillère communale de Martigny. «Je ne la fais physique ne le touchent pas, mais je suis cerpas encore très bien, mais elle me permet de garder tain que cela le fait tout de même souffrir. Ce sketch un peu de Couchepin», souligne Yann Lambiel, est aussi une manière pour moi de me faire pardonaprès une dernière répétition avant la grande pre- ner de toutes mes moqueries… Enfin, on verra comment il prendra ça», conclut Yann Lambiel, toumière de ce soir. Lumière, son, voix, placements… Comme tou- jours inquiet de ne pas blesser ses «victimes». Drôle jours, l'artiste de Saxon a soigné tous les détails, et émouvant, le nouveau spectacle de Yann Lamsous l’œil attentif de son metteur en scène Jean- biel est bluffant. Luc Barbezat. «Yann m'épate! C’est un tel showman. «Aux suivants!», avec Yann Lambiel sous le chapiteau «Das Zelt» Et dans ce spectacle, toutes ses qualités d'artiste de à Vevey, du 17 avril au 1er mai. Rés. sur www.yannlambiel.ch

Une perruque noire, un sac noir, et Yann devient Eveline WidmerSchlumpf.

«Ça n’a rien à voir avec ce qu’il fait à «La Soupe» et aux «Bouffons»

Un bon coup de rap avec Stress.

PHOTOS P. D’ANTONIO

Galerie de la Tine, exposition des œuvres d’Alexandre Benois di Stetto, jusqu’au 8 mai, ouvert tous les jours sauf le lundi, de 14 h 30 à 18 h 30.

Le Nouvelliste, 27 juillet 2010

LE MAG
cham - gb - bru

C’EST DU

PEOPLE

Justin Bieber joue à l’expert

24 Le Nouvelliste

Justin Bieber a commencé le tournage de la série «Les experts». Il jouera le rôle de Jason McCann, un adolescent rebelle. Le jeune chanteur, idole des ados, a même publié une photo de lui menotté sur son compte Twitter avec cette phrase: «Je vous ai prévenus que j’étais un bad boy!»
DR

Mardi 27 juillet 2010

HUMOUR Succès sans nuance pour Yann Lambiel pour sa première participation au festival de Nyon. Reportage.

21 h 30. La foule est conquise par la prestation de l’humoriste valaisan. Un vrai show.

Lambiel triomphe au Paléo
TEXTES CHRISTINE SAVIOZ PHOTOS ANDREE-NOELLE POT

Neuf mille personnes applaudissant à tout rompre, les comédiens Frédéric Recrosio et Jean-Luc Barbezat (ses potes), se prosternant devant lui à son retour en coulisses: Yann Lambiel aura des images fortes de sa première fois au Paléo. Succès sans nuance pour l’humoriste valaisan dimanche soir à Nyon. L’émotion était palpable sous le chapiteau du festival, plein à craquer. Difficile à imaginer que quelques heures auparavant, Yann lambiel et ses quatre musiciens, dont sa complice de toujours Sandrine Viglino, craignaient de ne pas remplir le lieu. Les artistes ont bel et bien fait un carton. «Tous ces gens sont là pour toi. Profites-en à fond», avait lancé Daniel Rosselat, le patron du Paléo, à l’imitateur juste avant son entrée en scène. Une belle histoire s’est écrite dimanche soir à Nyon. Récit. Il fait beau en ce dimanche particulier à Morges, chez les Lambiel. A 8 heures, l’humoriste est déjà prêt. «Pas facile de se lever tôt le dimanche, hein? Mais, bon, après une dizaine d’années, on s’habitue», rigole le chroniqueur de «La Soupe» sur la RSR. Sur la terrasse de sa maison, avec sa femme Sonia et leur fils Maxime, Yann prend des forces au déjeuner. Tartines de Nutella et de confiture sont de mise. Même si l’artiste reconnaît avoir «un truc lourd sur l’estomac depuis quelques heures.» «C’est la première fois que ça me fait ça.» Les effets du trac sans doute. «Depuis mercredi, quand j’ai vu le chapiteau, ça a commencé à monter! J’ai la sensation d’être coincé de partout, le corps sent que quelque chose se trame...», raconte-t-il. Sourire apaisant de sa femme. «J’avoue que je suis un peu stressée pour lui», dira-t-elle en aparté.

10 h. Installation de la scène et sound check.

8 h 30. Déjeuner en famille, avec sa femme Sonia et leur fils de 2 ans, Maxime.

sound check. «C’est la première fois que c’est si rapide. Heureusement que les sonorisateurs sont bons.» Mais les quatre musiciens et l’humoriste sont de suite en osmose. «Comme on a joué vingt-cinq fois de suite ce spectacle sous le chapiteau Das Zelt, il y a quelques semaines, les automatismes reviennent. Mon seul souhait est d’être suffisamment à l’aise sur scène pour savourer ce moment. Cela n’arrive pas souvent dans sa vie de se produire au Paléo. J’aimerais pouvoir le vivre à fond», souligne Yann Lambiel.

Entre plaisanteries et trac

Sound check express

9 h 30, l’heure du départ pour Nyon. Un dernier bisou à Maxime et Yann s’en va. «Nous n’avons que de 10 heures à midi pour installer la scène, et faire le sound check. Ça va être chaud.» L’humoriste ne croit pas si bien dire. Le montage des décors prend davantage de temps que prévu; il ne restera qu’un petit quart d’heure à l’équipe pour le

Le repas de midi est ingurgité en 40 minutes pour Yann Lambiel, interviews obligent. L’occasion de plaisanter encore un peu, entre techniciens et artistes. «C’est écrit «I’m the one», sur mon T-shirt. J’ai hésité avec «I’m the best». Mais, là, avec les lunettes noires, ça le fait, non?», rigole Sandrine Viglino. L’après-midi s’organise. Le manager Raphaël Mailler donne les infos à l’équipe. «Et pour le ski nautique c’est à quelle heure?», demande soudain Sandrine en riant. Pendant ce temps, Yann Lambiel enchaîne huit interviews pour la presse écrite, la radio et la TV. Am-

biance décontractée. Presque trop parfois. «Oups, là, je crois que j’ai répondu une connerie sur Sarkozy à une télévision française sur l’internet…», s’inquiète soudain l’artiste. Mais le doute est vite passé. Il n’est que 15 heures. Le spectacle commence à 21 h 30. Il est donc temps de songer à une sieste. L’humoriste repère un espace de fauteuils et matelas. Dormir. Enfin, essayer. «C’est long quand même depuis 9 heures ce matin. Là, j’aurais envie qu’on y aille, qu’on puisse tout donner!» Il faudra pourtant patienter, tant bien que mal. Vers 19 heures, la tension gagne du terrain. «Il faut que j’aille dans ma loge répéter tout le texte une fois, comme ça je suis tranquille.» Le rythme prend soudain l’ascenseur. Changement de costumes, coiffure, maquillage, installation des micros… C’est l’heure. «Et maintenant, place à un virtuose de l’imitation», lance la présentatrice du soir aux 9000 spectateurs présents. Yann Lambiel entre en scène sous une tornade d’applaudissements. En quelques secondes, il happe le public, «son» public. C’est parti pour une heure et quart de show, en vrai pro. Un beau roman.

16 h. Une sieste s’impose pour Yann (à droite), sur un gros coussin.

23 h. Yann est félicité par Jean-Luc Barbezat (metteur en scène, à gauche) et Frédéric Recrosio.

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