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Val d’Oise Édition 2012
Val d’Oise Édition 2012

Val d’Oise

Édition 2012

Bernard PEROT Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val d’Oise Arnaud

Bernard PEROT Président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val d’Oise

la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val d’Oise Arnaud BAZIN Président du Conseil Général

Arnaud BAZIN Président du Conseil Général du Val d’Oise

BAZIN Président du Conseil Général du Val d’Oise Val d’Oise Aujourd’hui, les nouvelles constructions
BAZIN Président du Conseil Général du Val d’Oise Val d’Oise Aujourd’hui, les nouvelles constructions
BAZIN Président du Conseil Général du Val d’Oise Val d’Oise Aujourd’hui, les nouvelles constructions

Val d’Oise

Aujourd’hui, les nouvelles constructions rivalisent d’ingéniosité pour montrer l’exemplarité environnementale et de nombreuses entreprises artisanales du département se sont spécialisées et formées pour devenir des acteurs incontournables. La Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Val d’Oise avec ses partenaires accompagne depuis 5 ans ces entreprises dans l’acquisition de nouvelles compétences et pour mettre en valeur leur savoir-faire. Cette 3ème édition du guide éco-construction est toujours plus enrichie afin de faciliter vos démarches pour construire ou rénover de façon plus écologique et durable.

« L’énergie est notre avenir, économisons-la ». Ce slogan imposé par décret sur toutes les publicités émanant du secteur de l’énergie, traduit bien la situation face à laquelle nous sommes tous confrontés désormais.

Face à l'évolution des prix de l'énergie, chacun s'interroge sur les moyens qui pourraient lui permettre de réduire sa facture de gaz et d'électricité, tout en lui garantissant le confort nécessaire. Or, nous sommes de plus en plus sollicités pour des offres commerciales alléchantes, et démarchés par des sociétés vantant leur compétence. Toutefois, les travaux qui vous sont proposés sont ils réellement adaptés à votre logement et à vos besoins? Quelles sont les compétences réelles de l'entreprise qui vous les propose?

Pour répondre à ces questions, le Conseil général finance depuis 2007 un lieu de ressources auprès duquel vous pourrez obtenir des informations et des conseils indépendants et gratuits sur l'énergie, l'Espace info-énergie situé à Cergy. En complément, avec l'aide technique de ce pôle de compétence, et en collaboration avec la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Val d'Oise, le Conseil général du Val d'Oise met à votre disposition cette nouvelle édition du guide de l'éco-construction. Il recense en effet les technologies, les aides financières et techniques disponibles dans notre département, et surtout comprend un annuaire des artisans valdoisiens qui seront en mesure de vous accompagner dans les meilleures conditions pour la réalisation de vos projets.

Sommaire

- Comprendre la réglementation thermique 2012 (RT2012)

p.2

- L’habitat bioclimatique, c’est quoi ?

p.3

Fiches bâti

- Matériaux de construction

p.4

- Matériaux d’isolation thermique

p.7

- - Ventilation p.12

p.15

- Toiture végétalisée p.17

Fenêtres

- Peintures et enduits

p.18

- Les énergies renouvelables, c’ est quoi ?

p.20

Fiches énergies renouvelables et équipements spécifiques

- Solaire thermique

p.21

- Solaire photovoltaïque

p.23

- Bois énergie

p.25

- Pompe à chaleur

p.27

- Puits canadien

p.30

- Régulation du chauffage

p.31

- Récupération d’eau

de pluie

p.32

- Coût des énergies 2012

p.34

- Les incitations financières pour les particuliers

p.35

- Les incitations financières pour les professionnels

p.40

- Liste alphabétique d’installateurs p.42

- Glossaire p.50

p.51

- Les appellations pour les installateurs

Glossaire (les termes suivis du symbole* sont définis dans le glossaire)

Une version informatique de ce guide et la mise à jour de la liste des entreprises sont téléchargeables sur :

www.cma95.fr (rubrique « plus » => « nos publications » => « guides »)

Nous remercions la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Seine-Saint-Denis qui nous a fourni une partie des informations techniques de ce guide.

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Comprendre la RT2012

La Réglementation ermique 2012 a pour objectif, tout comme les précédentes réglementations thermiques, de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs qu’ils soient pour de l’habitation (résidentiel) ou pour tout autre usage (tertiaire).

L’objectif de cette Réglementation ermique est défini par la loi sur la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement. Cet objectif reprend le niveau de performance énergétique défini par le label BBC-Effinergie.

La réglementation thermique en vigueur sera, par conséquent, renforcée afin que toutes les constructions neuves présentent, en moyenne, une consommation d’énergie primaire* inférieure à 50 kWh/m²/an contre 150 kWh/m²/an environ avec la RT2005.

Ce qui va changer :

Exigence d’efficacité énergétique minimale du bâti Bbiomax (limiter le besoin en énergie pour les composantes liées au bâti : chauffage, refroidissement et éclairage)

Exigence de consommation maximale Cepmax d’énergie primaire à 50 kWhEP/m 2 /an en moyenne ; 5 usages pris en compte : chauffage, production d’eau chaude sanitaire, refroidissement, éclairage, auxiliaires (ventilateurs, pompes).

Exigence de confort d’été sur la température intérieure atteinte au cours d’une séquence de 5 jours chauds inférieure à une température de référence (Tic)

Recours aux énergies renouvelables en maison individuelle (au minimum 5 kWhep/m² produits par une source d’EnR)

Garantir la qualité de mise en œuvre (traitement des ponts thermiques*, traitement de l’étanchéité à l’air)

Surface minimale de baies vitrées (1/6 de la surface des murs)

but

Mesure

ou

estimation

des

consommations

d’énergie

par

usage

à

pédagogique

Prise en compte de la production locale d’électricité en habitation (Cepmax + 12 kWhEP/m²/an)

d’électricité en habitation (Cepmax + 12 kWhEP/m²/an) L’habitat bioclimatique, c’est quoi ? Une maison

L’habitat bioclimatique, c’est quoi ?

Une maison bioclimatique est une maison qui s'adapte au mieux à son environnement afin d’apporter un bien-être à ses occupants. L'orientation de l'habitat par rapport à l'ensoleillement, aux vents dominants et aux autres éléments extérieurs peut fortement influer sur sa consommation d'énergie et ses qualités de confort.

L’architecture bioclimatique se base sur des principes de construction qui permettent aux bâtisseurs de composer avec le climat extérieur. Un habitat bioclimatique tire le meilleur parti du rayonnement solaire et de la circulation naturelle de l'air afin de consommer le moins d’énergie possible pour un confort équivalent. Il permet de trouver un équilibre entre l'habitat, le comportement des occupants et le climat, pour réduire au maximum les besoins de chauffage, de rafraîchissement ou d'éclairage.

Le concept de la construction bioclimatique repose sur plusieurs principes :

Organisation de l’espace : orientation du bâtiment pour capter les apports solaires, vitrage orienté au Sud avec des protections solaires pour l’été (brise soleil, haies légères, arbre à feuilles caduques, débord de toiture, store…). Agencement des pièces à vivre au Sud et des pièces tampons au Nord (garage, atelier…). Utilisation de la végétation autour du bâtiment pour une protection du vent d’ouest et de la surchauffe d’été (végétation persistante au Nord et caduque au sud)

une isolation performante : utilisation de matériaux performants naturels et augmentation de l’isolation notamment de la toiture et des ouvertures

une étanchéité à l’air : réduction des infiltrations, facilitée grâce à l’isolation extérieure qui enveloppe la structure

Inertie thermique du bâti : éviter les variations importantes de température entre le jour et la nuit. L’utilisation d’un matériau lourd permet de restituer durant la nuit la chaleur emmagasinée pendant la journée (ex : mur trombe*)

une optimisation de l’éclairage naturel

l’utilisation d’énergies renouvelables : solaire thermique, photovoltaïque, géothermie, éolien, biomasse (notamment le bois) et la récupération d’eau de pluie permettent de réduire les consommations en chauffage, en eau et en électricité

et la récupération d’eau de pluie permettent de réduire les consommations en chauffage, en eau et

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Matériaux de construction

Les matériaux de construction

La construction conventionnelle utilise d’avantage des matériaux dont le procédé de fabrication consomme beaucoup d’énergie grise* et produit des déchets dangereux. Il existe néanmoins des alternatives écologiques aux qualités remarquables tant pour leurs propriétés mécaniques ou physiques, que leur mise en œuvre ou leur conception.

1. Bois

Le bois est une solution écologique qui présente de nombreux avantages par rapport aux matériaux classiques que ce soit pour l’ossature, pour la couverture ou pour les

parements d’une construction. Par ailleurs, la filière bois peut contribuer à la bonne gestion des forêts, ce que garantissent notamment les certifications « FSC » et « PEFC » qui œuvrent pour une gestion durable des ressources tout en intégrant des aspects économiques et sociaux. Il est important de s'assurer de la gestion écologique des filières notamment pour les bois exotiques et de privilégier les filières locales.

Principaux avantages du bois :

• Energie de production moindre, éco- conception

• Bonne isolation thermique : jusqu’à 15 fois meilleure que le béton

• Rapidité d’exécution et mise en œuvre facile

• Durabilité

• Recyclable

• Pas de problème de fondation (légèreté)

• Pas de colle ni formaldéhydes (non valable pour bois assemblés, panneaux et bois collés)

• Régulation hygrométrique (paroi respirante)

• Résistance aux intempéries

• Bonne tenue au feu

• Réserve de carbone

Cependant, l’ossature bois donne une faible inertie au bâtiment et nécessitera notamment une meilleure prise en compte des surchauffes en été. Une « maison bois » est une construction dont la structure porteuse (éléments horizontaux ou verticaux) est en bois. Il existe 4 techniques de construction : le bois massif empilé, le colombage, l’ossature bois ou ossature plate-forme, le poteau-poutre. On trouve également des parpaings en bois ou BVB (Bois Vie Bloc).

également des parpaings en bois ou BVB (Bois Vie Bloc). Maisons ossature bois à Livilliers (95)
également des parpaings en bois ou BVB (Bois Vie Bloc). Maisons ossature bois à Livilliers (95)

Maisons ossature bois à Livilliers (95) - Photos Lefort Menuiserie

2. Terre cuite

Les briques de terre cuite sont obtenues à partir d'un mélange d’argile et d’eau moulé sous pression puis cuite à température suffisamment élevée (environ 1150°C, ce qui nécessite beaucoup d'énergie grise). Il existe différents types de briques en terre cuite :

la brique alvéolaire, la brique pleine, les plaquettes … Les briques de terre peuvent aussi s'utiliser crues : brique de terre compressée, adobe, fusée de terre, torchis

Principaux avantages de la terre cuite :

• Bon isolant

• Structure porteuse

• Matériau malléable

• Déchets de fabrication peuvent être recyclés dans le procédé

• Aucun impact sanitaire connu

• Imperméable à l’eau

Matériaux de construction

La brique alvéolaire ou brique monomur se distingue par ses performances en matière d’isolation grâce à l’air emprisonné dans ses nombreuses alvéoles. Elle peut être certifiée par

ses nombreuses alvéoles. Elle peut être certifiée par Brique monomur la marque NF ou par les

Brique monomur

la marque NF ou par les Avis Techniques du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB). Quand son épaisseur est suffisante (environ 40 cm), elle évite le recours à un système d’isolation classique par pose de panneaux sur le mur porteur et lutte efficacement contre les ponts thermiques. Son montage est aisé et demande peu de colle ou mortier mais nécessite néanmoins un savoir-faire pour ne pas affaiblir les performances thermiques au niveau des jointures.

3. Béton de chanvre

Le béton de chanvre est composé d’un liant à base de chaux* et de chènevotte*, présentant des caractéristiques techniques spécifiques et performantes. Il peut être utilisé pour réaliser des formes isolantes de sol sur terre-plein ou sur plancher d’étage, des murs (en association d’une structure portante) et des cloisons, une isolation de toiture ou encore comme enduits intérieurs et extérieurs. Sa structure poreuse, perméable à la vapeur d’eau, lui confère le pouvoir d’absorber l’humidité à l’intérieur des locaux et de réguler les variations de température et d’humidité des parois. Cette régulation hygrothermique procure aux utilisateurs des constructions en béton de chanvre un sentiment de confort important, été comme hiver, et entraîne une baisse sensible des besoins en énergie. Le béton de chanvre est encore très peu connu et peu maîtrisé par les professionnels du bâtiment.

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Matériaux de construction

Cependant le développement de cette filière laisse présager un avenir prometteur grâce à la validation en février 2012 des règles professionnelles d'exécution d'ouvrages en béton et mortier de chanvre. Les principaux assureurs du bâtiment sont donc aujourd’hui totalement ouverts à la prise en charge des travaux utilisant des bétons de chanvre dans le cadre des Règles Professionnelles.

de chanvre dans le cadre des Règles Professionnelles. Préfabrication du béton de chanvre Principaux avantages du

Préfabrication du béton de chanvre

Principaux avantages du béton de chanvre :

• Pouvoir isolant élevé

• Faible énergie grise

• Non consommable par les rongeurs

• Performance acoustique

• Empêche le développement des moisissures

• Perméable à la vapeur d’eau

• Résistant au feu

• Durable

• Elasticité importante

• Masse volumique très faible

Bloc pierre ponce cogetherm

4. Pierre ponce

La pierre ponce est une roche volcanique de faible densité. Elle se forme à partir de fragments de magma, projetés en l'air lors d'une éruption volcanique, ce qui provoque une chute brutale de pression associée un dégazage et crée ainsi une formation de bulles séparées par de minces parois de verre. Ces bulles sont un très bon isolant. Elle est utilisée dans la fabrication de blocs de construction composés de 92% de pierre ponce et 8% de ciment. Le procédé est peu gourmand en énergie grise. Sa mise en œuvre se fait en utilisant les techniques traditionnelles de maçonnerie, comme pour les blocs béton.

traditionnelles de maçonnerie, comme pour les blocs béton. Principaux avantages de la pierre ponce : •

Principaux avantages de la pierre ponce :

• Facile à mettre en œuvre

• Produit recyclable

• Inertie thermique

• Ne dégage pas de COV

• Isolation répartie

• Faible énergie grise

de COV • Isolation répartie • Faible énergie grise Bloc béton cellulaire Cellumat 5. Béton cellulaire

Bloc béton cellulaire Cellumat

5. Béton cellulaire

Le béton cellulaire est fabriqué à partir de sable, de chaux, de ciment et d'un agent d'expansion (poudre d'aluminium) qui fait lever la pâte :

de nombreuses cellules d'air se forment alors, donnant au matériau ses qualités d'isolation et d'inertie thermique. Les blocs ou les panneaux permettent de construire un mur porteur et isolant,

mais également des cloisons, des planchers et des bardages.

Principaux avantages du béton cellulaire :

• bon isolant thermique

• bon régulateur d'humidité

• facile à poser

• très léger à manipuler

Les matériaux d'isolation thermique

Quand la structure de construction n'est pas suffisante pour assurer le maintien de la température intérieure, il est essentiel de l'isoler. L'isolation est la priorité n°1 dans un projet de rénovation. En effet, elle sauvegarde l’énergie, quelle que soit son origine. La protection thermique ou « le manteau » crée un rempart intérieur/extérieur protégeant l'habitation des déperditions de chaleur en hiver et préservant la fraîcheur en été. L’isolation évite également les condensations et l’impression désagréable de « mur froid » qui oblige à surchauffer l’air pour conserver un niveau de confort suffisant. Dans le cas d'une maison individuelle non isolée, 30% de la chaleur est perdue par le toit, 25% par les murs, 20% par le renouvellement d'air, 13% par les vitres, 7% par le sol et 5% par les ponts thermiques.

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Isolation

1. Les types d'isolation

• Isolation par l'intérieur

Elle relève de la pose traditionnelle et est généralement la solution retenue pour les logements existants. Malgré la perte de surface habitable, elle permet un excellent traitement du pont thermique* de plancher bas en association avec une chape flottante et de celui lié aux menuiseries. Elle permet également de traiter correctement le pont thermique de plancher haut léger.

• Isolation par l'extérieur

L'isolation extérieure permet un excellent traitement du pont thermique de plancher intermédiaire et offre une protection optimum contre les échanges de chaleur. Privilégier l’isolation extérieure si un ravalement est prévu et si le mur ne présente pas d’intérêt patrimonial ou autres spécificités décoratives, ainsi que pour une construction neuve.

2. Le choix des matériaux

Pour choisir le bon isolant pour une application donnée, il doit être :

-performant sur le plan de l’isolation, -compatible avec d’autres matériaux de construction, -facile à mettre en œuvre, -suffisamment durable, -économiquement compétitif, -conforme aux réglementations applicables à la construction RT. De plus, il est intéressant de prendre en compte l'analyse de son cycle de vie* ou "écobilan". Un moyen efficace pour évaluer les impacts environnementaux et sanitaires d’un produit. Par exemple, un m 3 de laine de cellulose demande environ 5 fois moins d’énergie pour être fabriqué qu'un m 3 de laine de verre. Plus d’infos ici : http://ecocitoyens.ademe.fr/mon-habitation/opter-pour-la-qualite/bien-choisir- les-produits-et-materiaux-de-renovation-et-de-con

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Isolation

3. Les différents matériaux d’isolation

On distingue 4 grandes familles de matériaux isolants :

- Les isolants minéraux : laine de verre, laine de roche, vermiculite, perlite, verre cellulaire, argile expansée.

- Les isolants plastiques alvéolaires : polystyrène expansé ou extrudé, polyuréthane.

- Les isolants à base végétale ou animale : liège expansé, fibre de bois (ou laine de bois ou bois feutré), fibre de coco, copeaux de bois, ouate de cellulose, lin, chanvre, laine de mouton, plumes de canard, panneaux de textile recyclé

- Les compléments d'isolation : les films minces dits « réfléchissants », également trouvés sous l’appellation « isolants minces » ou « isolants thermoréflecteurs ».

Ils fonctionnent essentiellement à partir de la propriété qu’a l’aluminium de réfléchir le rayonnement calorifique. Toutefois, ils ne sont pas considérés comme efficaces contre les déperditions de chaleur. (Cf. Avis technique du CSTB : www.cstb.fr)

4. Les performances

Le pouvoir isolant d’un matériau est principalement assuré par l’air piégé dans les fibres ou des micros-bulles. Plus cet air est sec et immobile, moins la chaleur peut se propager dans le matériau, et plus son pouvoir isolant est important. Les matériaux isolants sont qualifiés par leurs caractéristiques thermiques :

- La conductivité thermique λ (lambda) en W/m.K. Plus λ est faible, plus le matériau s’oppose au transfert de chaleur, et plus il est isolant.

- La résistance thermique R en m 2 . K/W. C’est le rapport de l’épaisseur e (en m) du matériau à la conductivité thermique λ . Le pouvoir isolant du produit est d’autant meilleur que sa résistance est élevée.

- La capacité thermique en Wh/m 3 . K est l’énergie qu’il faut apporter à un matériau pour augmenter sa température. C'est la capacité thermique d'un matériau qui détermine son inertie.

thermique d'un matériau qui détermine son inertie. Coton recyclé en vrac Laine de cellulose en vrac

Coton recyclé en vrac

matériau qui détermine son inertie. Coton recyclé en vrac Laine de cellulose en vrac Les compléments

Laine de cellulose en vrac

Les compléments d'isolation minces ne répondent pas au même principe qui repose sur une épaisseur d’isolant associée à une résistance thermique. Ils sont constitués d’un sandwich multiple de films réflecteurs à base d’aluminium et de mousses synthétiques à cellules fermées. La résistance thermique du produit seul varie généralement de 0,1 à 1,2 m 2 . K/W, correspondant à une épaisseur maximale de 6 cm d’un isolant conventionnel.

Comparaison de différents matériaux (Liste de matériaux non exhaustive, les valeurs ci-dessous sont des valeurs moyennes et peuvent varier suivant les produits rencontrés sur le marché)

Isolation

Matériaux d’isolation

Densité (kg/m 3 )

Conductivité

Capacité thermique (Wh/m 3 .K)

Energie grise

kWh/m 3

(W/m.K)

(Source : Cité maison)

Laine de cellulose

Vrac

35

à 45

0.035

à 0.040

 

19

à 24

98

Panneaux

70

à 100

0.040

 

38

à 54

Laine de chanvre

25

à 35

0.039

 

10

à 14

48

Liège expansé

80

à 120

0.032

à 0.045

 

40

à 60

450

Laine de bois

130

0.038

à 0.042

 

76

58

Laine de lin

18

à 35

0.037

7

à 14

48

Coton recyclé

20

à 30

0.040

8

à 12

48

Laine de mouton

10

à 30

0.035

à 0.045

3

à 10

56

Laine de roche

40

0.04

 

10

432

Laine de verre

25

0.035

6

470

Perlite

90

0.045

à 0.050

 

23

pas de donnée

Polystyrène expansé

20

à 30

0.035

8

à 11

795

Polystyrène extrudé

20

à 30

0.028

7

à 10

795

Polyuréthane

30

à 40

0.025

à 0.30

7

à 9

795

5. La certification

La certification atteste des performances d’un produit. La certification ACERMI aide les utilisateurs à choisir l’isolant qui convient le mieux à l’ouvrage. Cette certification affiche la résistance thermique ainsi que d’autres informations sur les caractéristiques physiques de l’isolant. Les critères étudiés sont :

- I : l’incompressibilité, I1 à I5 du plus tendre au plus dur

- S : la stabilité des dimensions, S1 à S4 du plus souple au plus stable

- O : le comportement à l’eau, O1 à O3 du plus perméable au plus imputrescible

- L : la traction, L1 à L4 du moins résistant au plus résistant

- E : la perméabilité à la vapeur d’eau, E1 à E5 du plus perméable au plus étanche.

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Isolation

Certains isolants ne possèdent pas de classement ISOLE, ce qui signifie qu’ils ne sont pas inscrits dans le registre de la certification ACERMI et ne possèdent pas d’avis technique (c'est le cas des matériaux provenant d'autres pays par exemple). Cela ne veut pas pour autant dire qu’ils sont interdits ou non utilisables. L’utilisation d’un matériau ne possédant pas d’avis technique engage la responsabilité du propriétaire quant aux éventuels problèmes liés à son utilisation.

6. Les autres critères de choix

Au-delà de l’aptitude à isoler, il est important de choisir un isolant en prenant en

compte un certain nombre de paramètres. Peu d’isolants sont performants pour toutes les fonctions. Certains matériaux d’isolation vont être très bons pour le confort d’hiver (garder les calories dans le bâtiment) et mauvais pour le confort d’été (manque de densité). D’autres matériaux vont être sensibles à l’accumulation de la vapeur d’eau et vont se dégrader en perdant leur pouvoir isolant.

Le confort d’hiver et le confort d’été

Tous les matériaux isolants possèdent une faible conductivité thermique λ (autour de 0.04W/m.K), c'est-à-dire un bon pouvoir isolant, leur permettant ainsi de freiner l’échange de chaleur entre l’intérieur et l’extérieur, ce qui est bon pour le confort thermique d’hiver. Cependant, mieux vaut choisir des matériaux à forte inertie (laine de bois, par exemple), qui ont une bonne aptitude à emmagasiner la chaleur, afin de mieux se prémunir des chaleurs estivales pour un meilleur confort thermique d’été. Ce qui n’est pas le cas des polystyrènes et des laines minérales qui sont très légers (faible inertie et faible capacité thermique), et offrent donc très peu d’inertie.

L’inertie thermique

La capacité des matériaux à emmagasiner de la chaleur est essentielle, et très rarement prise en compte. On appelle cela l’inertie thermique. Plus elle est élevée et plus le matériau est capable de stocker et de restituer des quantités de chaleur. En règle générale, plus le matériau est dense et lourd, plus sa capacité thermique augmente, et meilleure est son inertie. Il est nécessaire de trouver un compromis entre isolation (résistance thermique) et inertie thermique.

isolation (résistance thermique) et inertie thermique. Plume de canard Panneau laine de bois Liège expansé

Plume de canard

thermique) et inertie thermique. Plume de canard Panneau laine de bois Liège expansé Panneau de chanvre
thermique) et inertie thermique. Plume de canard Panneau laine de bois Liège expansé Panneau de chanvre
thermique) et inertie thermique. Plume de canard Panneau laine de bois Liège expansé Panneau de chanvre

Panneau laine de bois

Liège expansé

Panneau de chanvre

Matériau

   

d’isolation

Avantages

Inconvénients

Laine de cellulose

Imputrescible Ressource de très grande disponibilité issue à 90% de matières recyclées (papier, journaux). Matériau réutilisable

Performances pouvant être compromises avec l’humidité Dégagement de poussières lors de la pose en vrac Risques d’inflammations pulmonaires mais sans commune mesure avec les fibres minérales, additifs polluants

(Vrac ou panneaux)

Laine de chanvre

Bonne réaction à l’absorption d’eau Ressource renouvelable et recyclable Bonne performance acoustique Ne contient pas de fibres dangereuses Contenu et ressources naturelles élevées (plus de 85% de chanvre) Naturellement résistant aux attaques d’insectes Pas de dégagement toxique en cas d’incendie Durabilité excellente et culture raisonnée (France premier producteur européen)

 

(Vrac, rouleaux,

panneaux)

Dégagement de poussières lors de la mise en œuvre (inhalation)

Liège expansé

Imputrescible, non consommable par les rongeurs Ressource renouvelable - Matériau réutilisable

Faiblement disponible

(Granules,panneaux)

Prix élevé

Laine de bois

Ressource renouvelable de grande disponibilité et recyclable Haute capacité de régulation de l’humidité Pas d’irritations cutanées ni de démangeaisons lors de la pose Excellente durabilité - La meilleure isolation pour se préserver de la chaleur

 

(Panneaux)

Putrescible en cas d’humidité prolongée Pollution principales des liants et adjuvants

Laine de lin

Ressource renouvelable - Matériau réutilisable Absorbe beaucoup plus d’eau qu’une laine minérale sans se dégrader Culture raisonnée

 

(Vrac, rouleaux,

Sensible au feu sans parement Pollution principales des liants et adjuvants

panneaux)

Coton recyclé

Bonne capacité hygroscopique - Ressource abondante - Valorisation de déchets de la filière textile - Valorisation du travail solidaire Matériau réutilisable

Production polluante et préjudiciable à l’autonomie vivrière des populations Culture réclamant beaucoup d’eau Sensible au feu sans parement

(Vrac, rouleaux)

Laine de mouton

Excellentes capacités hygroscopiques Ressource renouvelable Matériau réutilisable

Sensible au feu sans parement Putrescible en cas d’humidité prolongée

(Vrac, rouleaux)

Laine de roche

 

Tassement dans le temps (perte importante d’épaisseur) Facilement dégradable par les rongeurs Performances fortement diminuées par l’humidité - Ressource non renouvelable

(Rouleaux, panneaux nus ou avec pare- vapeur)

Imputrescibilité Non consommable par les rongeurs

Laine de verre

 

Difficilement recyclable - Doit être protégé de l’humidité - Fibres irritantes pour la peau et les voies respiratoires (matériau potentiellement cancérogène) Développement de champs électrostatiques

(Panneaux composites,

Produit bon marché et facile à poser

vrac, éléments

préfabriqués)

 

Perlite (Vrac)

Léger, incombustible Bonne stabilité dans le temps

Matière première non-renouvelable Problème de résistance à l'humidité

Polystyrène

Léger et imperméable Gain de place Peu couteux

Mauvaise isolation acoustique Toxique en cas d'incendie Energie grise très élevée

Polyuréthane

(Panneaux)

Isolation

12

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Fenêtres

Les fenêtres

Les fenêtres sont essentielles pour amener de la lumière dans l’habitation, cependant ce sont aussi des faiblesses de la construction car le vitrage autant que la menuiserie sont susceptibles de dissiper la chaleur de l’habitation l’hiver et d’induire une augmentation de la température l’été. Des systèmes de stores ou de volets peuvent être ajoutés permettant de se protéger ou de profiter au mieux des apports de chaleur du rayonnement solaire. Il est donc important de choisir soigneusement menuiserie et vitrage ou d’envisager l'amélioration de leurs performances. On trouve aujourd’hui des menuiseries en différents matériaux (métal, bois, PVC) parfois associés (bois ou PVC avec parements aluminium).

1. Les menuiseries vitrées

Menuiseries en PVC (Polyvinyle de Chlorure)

Les menuiseries en PVC sont fabriquées par extrusion en continu. Les profilés sont constitués de parois minces séparées par une multitude de chambres d’air qui les rendent isolants.

Avantages :

• Isolation performante coefficient d’isolation

Inaltérable et antichoc

entre 1 et 2 W/m². C en fonction de la structure

Economique

• Pas d’entretien nécessaire

Diversité de couleurs et effets

Inconvénients :

• Produit à base de pétrole

• Peu écologique : 50% du chlore produit par les incinérateurs provient du PVC. En cas d’incendie, le PVC génère de l’acide chlorhydrique corrosif et surtout des dioxines extrêmement toxiques, rendant la maison de toute manière inhabitable par contamination

• Consommation d'énergie importante et fort impact environnemental à la fabrication

• Faible résistance mécanique par rapport au métal (des renforts métalliques sont nécessaires pour rigidifier le profil mais ils dégradent les performances thermiques)

Menuiseries en aluminium ou en acier

Avantages :

• Profilés fins

• Rigidité (idéal pour les grandes baies coulissantes)

Recyclable

Inconvénients :

• Matériau peu isolant (7 à 8 W/m².°C), pour y remédier on incorpore des barrettes de faible conductivité entre les deux profilés extérieur et intérieur de la menuiserie pour rompre les ponts thermiques afin de rendre la menuiserie plus isolante (jusqu’à 1,6 W/m 2 .°C).

Consommation d'énergie importante pour la fabrication

•

Menuiseries en bois

Le bois massif utilisé pour les menuiseries leur confère durabilité et forte isolation.

Avantages :

• Bon isolant 0.2 W/m.°C

(0.13 pour le sapin, 0.23 pour le chêne)

Rigidité et durabilité

• Eco-conception : matériau respectueux de l’environnement de son extraction à son recyclage

Inconvénients :

• Nécessite un entretien si la patine naturelle ne plaît pas

• Plus fragiles vis à vis des agressions extérieures

• Attention au bois exotique non certifié qui possèdent un écobilan négatif

Exigez les certifications FSC ou PEFC ou équivalent ou cherchez des produits équivalents en bois local, comme le pin ou le chêne.

Fenêtres

2. Les vitrages

Le simple vitrage n'est aujourd'hui plus autorisé par la réglementation thermique car d'autres procédés de vitrage permettent de faire des économies en limitant dans une certaine mesure la consommation en énergie. L’isolation thermique d'un vitrage est caractérisée par le coefficient U ; plus il est faible, meilleure est la performance thermique. Il représente la quantité de chaleur en Watt (W), qui traverse une paroi d'une surface de 1 m² quand il y a un écart de température de 1°C entre les ambiances séparées par celle-ci. Pour des conditions identiques de mise en œuvre et d'environnement (vent, température), le coefficient U dépend essentiellement des caractéristiques de l'espace de gaz (nature et épaisseur), des composants verriers (émissivité, épaisseur), et de la nature de l'intercalaire. Il est également important de prendre en compte l'aspect acoustique dans le choix d'un vitrage. Le faible surcoût (5% environ) permet d'améliorer grandement le bien-être des habitants.

Double vitrage

- Vitrage isolant à lame d’air : le principe du vitrage isolant est d'intercaler une ou plusieurs lames d'air entre des feuilles de verre. L'air immobile ainsi emprisonné, présentant une bonne résistance thermique, confère à l'ensemble des propriétés d'isolation thermique plus intéressantes que celles apportées par un vitrage simple. - Vitrage isolant à lame de gaz ou vitrage à isolation renforcée (VIR) : la transmission de chaleur au travers de la lame d'air ou de gaz se fait par conduction et convection. Cet échange thermique est fonction des propriétés des gaz (masse volumique, conductivité thermique, viscosité, chaleur massique). Certains gaz sont plus performants que l’air :

- l'argon (employé fréquemment).

- le krypton et le xénon sont plus performants que l'air et l'argon mais très onéreux.

- l'hexafluorure de soufre (SF6) est plus performant que l'air dans les faibles épaisseurs, il présente également un intérêt pour l'atténuation acoustique des sons aigus.

14

15

Fenêtres

Triple vitrage

Appelé aussi fenêtre « basse énergie » ou « passive », il réduit encore les pertes d’énergie et accroît l’isolation acoustique. Les vitrages sont revêtus de couches de microparticules métalliques et séparés par un remplissage de gaz rare (argon). Toutefois, ce type de vitrage réduit les apports solaires (chaleur et lumière) et subit des contraintes mécaniques importantes dues à son poids.

Vitrage isolant à couche faiblement émissive

L’émissivité est une propriété de surface. Quand deux surfaces sont en regard l’une de l’autre et à des températures différentes, elles échangent de la chaleur par rayonnement. Cet échange de chaleur est proportionnel à l'émissivité des surfaces. L’émissivité normale du verre classique est égale à 0,9, celle des vitrages « couche peu

émissive » est de l'ordre 0,1. Un produit présentant une surface faiblement émissive échangera moins de chaleur avec son environnement qu'une surface fortement émissive. Ceci garantit une isolation thermique renforcée pour les doubles vitrages, avec une réduction de la condensation.

Au moment de la fabrication de ce vitrage, une couche dure d’oxydes métalliques est déposée sur la surface externe du verre intérieur.

Vitrage chauffant

Double vitrage dont un des verres est recouvert d’une ou plusieurs couches d’oxydes. La couche chauffante est placée sur le verre intérieur. Traversée par un courant électrique, cette couche métallique s’échauffe. Par conduction la température du verre interne augmente et le verre rayonne vers l’intérieur mais aussi vers l’extérieur. Pour cette raison une couche réfléchissante au rayonnement infrarouge peut être déposée sur la face interne du verre extérieur pour renvoyer cette énergie vers l’intérieur.

Source : CNIDEP (centre national d'innovation pour le développement durable et l'environnement dans les petites entreprises)

Tableau comparatif de différents vitrages (valeurs moyennes)

Type de vitrage

Coefficient K W/m 2 .°C

Simple vitrage, 4 mm

4.7

Survitrage

3.7

Double vitrage à lame d'air (4-12-4)

2.8

Valeur de la réglementation thermique 2012

1.1

Double vitrage avec traitement de surface faiblement émissif à lame d'argon

1.1

(4-16-4)

Triple vitrage à lame d'air (4-12-4-12-4)

1.1

Triple vitrage avec traitement de surface faiblement émissif à lame d'argon

0.5

Ventilation

Une bonne ventilation est nécessaire pour assurer la qualité de l’air intérieur, renouveler l’oxygène pour les occupants et les appareils à combustion, évacuer les odeurs et polluants et conserver un taux d’humidité idéal réduisant le développement des moisissures dues à la vapeur d’eau (bains, douches, cuisine, séchage du linge mais aussi 1 à 1.5 litres d’eau par jour qu’une personne produit en respirant). La simple ouverture des fenêtres peut suffire, mais elle provoque un gaspillage énergétique important en période de chauffage. Il est donc important d’opter pour une ventilation mécaniquement contrôlée (VMC)

1. Fonctionnement des différents dispositifs de VMC

Ventilation

VMC Simple flux auto réglable

Ce système crée une dépression permettant à l'air neuf de pénétrer dans le logement par des entrées d'air auto réglables situées généralement au-dessus des fenêtres des pièces principales (chambres, séjour). L'air vicié est extrait de la cuisine, la salle de bains et les WC grâce au groupe de ventilation par l’intermédiaire de bouches d’extraction et de conduits souples.

VMC Simple flux hygroréglable

Ce système repose sur le même principe que celui de la

VMC simple flux auto réglable, cependant le renouvellement de l'air est régulé selon le taux d'humidité. Le système «VMC Hygro A » conserve des entrées d'air auto réglables qui varient en fonction de la pression. La modulation de débit liée à l'humidité est réalisée à l'extraction. Le système «VMC Hygro B » possède des entrées d'air et des bouches d'extraction hygroréglables.

VMC Double flux

Contrairement au simple flux, ce sont deux réseaux de conduits qui font circuler l'air mécaniquement. Le premier est destiné à l'extraction de l'air vicié et concerne la salle de bains, la cuisine et les WC. Le second, et c'est là la nouveauté, concerne l'insufflation de l'air neuf dans les pièces principales (séjour et chambres). Ils sont reliés à un bloc de distribution qui préchauffe grâce à un échangeur thermodynamique et filtre l'air neuf. On peut ainsi récupérer jusqu’à 90% de l’énergie contenue dans l’air extrait.

et filtre l'air neuf. On peut ainsi récupérer jusqu’à 90% de l’énergie contenue dans l’air extrait.
et filtre l'air neuf. On peut ainsi récupérer jusqu’à 90% de l’énergie contenue dans l’air extrait.

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17

Ventilation

L’étanchéité de votre logement doit être la meilleure possible, pour que les circulations d’air se fassent bien telles qu’elles sont prévues et pour limiter les déperditions de chaleur. Il faut également veiller à un entretien régulier de la VMC pour assurer un bon fonctionnement dans le temps.

2. Avantages et inconvénients de la VMC double flux

Avantages

Inconvénients

- Economies d’énergie par récupération des calories

- Système le plus coûteux à l’achat

- Filtration de l’air entrant

- Bruit des bouches d’insufflation, en particulier dans les chambres, en cas de mauvaise conception

- Sensation de courant d’air froid supprimée

- Isolation acoustique du dehors

- Préchauffage ou rafraîchissement de l’air entrant

- L'importance du double réseau de conduits, sa position et son isolation thermique

3. Ordres de grandeur et réglementation

La ventilation est une obligation légale (arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983) pour tous les logements postérieurs à 1982, collectifs ou individuels. Des débits réglementaires sont exigés. La façon la plus sûre de les obtenir est d’installer une VMC. Les débits extraits réglementaires (en m 3 /h) de chaque pièce dépendent du nombre de pièces principales du logement ainsi que de la fonction de la salle. Ces valeurs sont reportées dans le tableau ci-dessous.

   

débits extraits en m 3 /h

 

Nombre de pièces principales du logement

 

Salle de bains commune ou non avec un cabinet d’aisance

Autre

Cabinet d’aisance

Cuisine

salle de

   
 

bains

Unique

Multiple

1

75

15

15

15

15

2

90

15

15

15

15

3

105

30

15

15

15

4

120

30

15

30

15

5 et plus

135

30

15

30

15

Le coût d’une VMC varie selon le système retenu, la taille de la maison, sa configuration, du nombre d’habitants et de leur mode de vie. Le tableau suivant donne un ordre de grandeur de prix (fourniture et pose, hors taxe) pour un logement neuf et en rénovation.

Type de vitrage

Neuf

Rénovation

VMC Simple flux auto réglable

400

1.5 à 2 fois les prix mentionnés ci-contre

VMC Simple flux hydro réglable

700

VMC Double flux

2000 €

Source Ademe

700 € VMC Double flux 2000 € Source Ademe La toiture végétalisée 1. Le principe et

La toiture végétalisée

1. Le principe et les avantages

Le principe de la toiture végétalisée (ou toit vert) consiste à recouvrir d'un substrat végétalisé un toit plat ou à faible pente (jusqu'à 35°). A faible épaisseur, il s’agit d’une végétalisation extensive (intensive pour une toiture-terrasse jardin). Ce système de verdissement utilisé initialement pour des objectifs esthétiques offre des avantages environnementaux, notamment en améliorant la qualité de l'air par absorption de différents polluants urbains. Il permet également de retenir les eaux pluviales lors des fortes précipitations, évitant

ainsi l'engorgement des collecteurs et des stations d'épuration. Cet aménagement de toiture fait office de rétention d'eau pendant les gros orages et participe à la limitation des inondations.

La toiture végétalisée offre une bonne isolation thermique en gardant la chaleur en hiver. En été, sur une étanchéité, des températures de 60° C à 75° C sont régulièrement enregistrées alors qu'avec une végétalisation extensive, cette température sera de 25° C à 35° C. On observe aussi un confort acoustique amélioré.

Toiture végétalisée

un confort acoustique amélioré. Toiture végétalisée Bac prêt à poser pour toiture végétalisée 2.

Bac prêt à poser pour toiture végétalisée

2. L'installation

Leur mise en œuvre est facilitée par la conception des systèmes complets de verdissement des toitures, fiables et performants (tapis ou dalles pré-végétalisées avec éventuellement un système d'arrosage intégré si cela est nécessaire). La pose peut s'envisager sur du neuf ou sur des constructions déjà existantes. Mais elle nécessite, dans tous les cas, une toiture solide et étanche. Selon les cas, le coût varie de 25 à 130 € le m 2 pose comprise. Les coûts d'entretien sont faibles et leur durabilité est supérieure aux toitures plates classiques.

et leur durabilité est supérieure aux toitures plates classiques. Site de Villiers-le-Bel de la Chambre de

Site de Villiers-le-Bel de la Chambre de Métiers

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Peintures et enduits

Les peintures et enduits

Les peintures et enduits sont des compositions généralement liquides ou en pâte, employées pour protéger, décorer ou améliorer des surfaces. Ils sont appliqués en une ou plusieurs couches, avec un pinceau, un rouleau, par projection ou au couteau. La peinture comporte en général trois composants :

- Le pigment, qui donne la couleur et l'opacité,

- Le liant ou médium, qui lie le pigment et donne la consistance et la transparence,

- Le diluant ou solvant, qui rend la peinture liquide et permet une application facile. Après application, le diluant s'évapore et la peinture durcit. On trouve également divers produits qui améliorent l'élasticité ou la résistance de la peinture ou son séchage.

Deux labels environnementaux officiels existent pour les peintures :

L' Ecolabel européen n'est attribué qu'aux produits au moins aussi efficaces que les produits classiques mais garantissant la prise en compte de caractéristiques environnementales. La quantité de pigment blanc est réduite tout en continuant à garantir un recouvrement suffisant. Les pigments sont produits selon des critères écologiques rigoureux. Le produit libère moins de solvants et ne contient pas de métaux lourds ni de substances toxiques ou cancérogènes. www.eco-label.com Le label « NF environnement » offre des garanties environnementales équivalentes à l'éco-label européen (performances du pouvoir masquant et de séchage, limitation des impacts sur l'environnement par une teneur réduite en solvants et l'absence de certaines substances dangereuses.) www.marque-nf.com

En fonction de leur composant de base, les peintures se déclinent en deux familles :

1. Les enduits et peintures synthétiques

Les peintures à phase solvant (glycéro): composées d'huiles végétales pures (notamment l'huile de lin), d'un liant à base de résine synthétique. Elles contiennent une importante quantité de solvants nuisibles pour l'environnement et la santé (notamment pendant la pose et le séchage). Cette classe de peinture possède de grandes qualités couvrantes et de résistance aux chocs mais elle est aussi difficile à poser et nécessite une bonne aération pour réduire les risques d'exposition. Les peintures à phase aqueuse (acryliques) utilisent aussi un liant à base de résine synthétique qui est mise en suspension dans l'eau. Elles contiennent peu de solvants (moins de 1g/l pour les peintures les plus respectueuses de l'environnement). Elles contiennent néanmoins des éthers de glycol qui pénètrent facilement dans l'organisme et qui peuvent s'avérer toxiques par inhalation, ingestion et par voie cutanée pour l'homme et dégradent l'environnement. Il est donc nécessaire de prendre des précautions lors de la pose pour éviter les contacts avec la peau et d'aérer malgré l'absence d'odeur.

la peau et d'aérer malgré l'absence d'odeur. 2. Les enduits et peintures dits naturels Les peintures
la peau et d'aérer malgré l'absence d'odeur. 2. Les enduits et peintures dits naturels Les peintures

2. Les enduits et peintures dits naturels

Les peintures et enduits dits naturels sont globalement moins polluants, même s’il existe toujours un risque de réaction allergique. Il n’existe pas de label « peintures ou enduits naturels ». Ces revêtements ont globalement le même prix que leurs équivalents synthétiques. Le solvant peut être composé d’eau, d’essences de conifères (térébenthine) ou encore d’essences d’écorces d’agrumes à la place de composés pétroliers.

Les liants sont à base d’huiles végétales (lin, ricin, romarin, lavande

Peintures et enduits

), de cires

d’abeilles, de résines naturelles (pin), de caséine, de silicate de soude, de chaux aérienne

éteinte (CAEB) ou chaux grasse. Les adjuvants sont limités à l'essentiel et ne sont que peu ou pas toxiques : alun, borax, kieselgur (silice pulvérulente formée de débris de coquilles fossiles), kaolin (argile blanche réfractaire et friable utilisée pour les céramiques et porcelaines).

Les pigments peuvent être de nature végétale (valériane,

thé, oignon,

Les enduits naturels possèdent les mêmes propriétés écologiques que les peintures naturelles. Selon leur texture ou leur composition, on parle d'enduits, de badigeons, de peintures ou encore de Tadelakt (enduit marocain à base de chaux). On peut trouver comme composants de base :

La chaux (vertus isolantes, désinfectantes et fongicides), le plâtre, l’argile (propriétés phoniques), la terre, le sable, le silt (particules de silice de très faible diamètre), la terre contractible (mélange de sable, de silt et d’argile), la pâte à papier…

de sable, de silt et d’argile), la pâte à papier… Mise en œuvre d’un enduit chaux-chanvre

Mise en œuvre d’un enduit chaux-chanvre

)

ou minérale (terre de Sienne, ocres,

).

Avantages :

- pas de dégagement de toluène, xylène et benzène (effets mutagènes ou cancérigènes)

- important pouvoir de pénétration dans le support

- rôle régulateur grâce à une bonne perméabilité à la vapeur d’eau

- aucune propriété électrostatique

- durée de vie très élevée

- excellent rendement à la superficie et très bon vieillissement

- sans odeur Inconvénients :

- application parfois difficile

- temps de séchage plus important

- non lavables

- moins de choix de teintes

- allergies possibles aux essences d'agrumes

20

21

Les énergies renouvelables, c’est quoi ?

Une énergie renouvelable est une source d’énergie qui se renouvelle assez rapidement pour être considérée comme inépuisable à l’échelle humaine.

A partir de ressources naturelles, l’Homme est capable de générer de

l’énergie grâce aux technologies développées. Leur relatif faible impact sur l’environnement en fait des énergies d’avenir face au problème de la gestion des déchets du nucléaire et aux émissions de gaz à effet de serre.

L’énergie éolienne : le vent est utilisé pour faire tourner des pales qui sont

couplées à un rotor et à une génératrice qui produit de l’électricité (principe

de la dynamo de vélo).

L’énergie hydraulique : on utilise une hauteur de chute d’eau, le débit du cours d’eau ou la marée pour transformer une énergie mécanique en énergie électrique. L’eau entraîne la roue d’une turbine qui, à son tour, entraîne un alternateur transformant ainsi l’énergie mécanique en énergie électrique.

L’énergie solaire : il existe deux types d’énergie solaire, le photovoltaïque et le solaire thermique. Pour le photovoltaïque, il s’agit de convertir la lumière en électricité à l’aide de panneaux solaires photovoltaïques. Le solaire thermique ne produit pas d’électricité mais de la chaleur via des capteurs solaires. L’énergie solaire thermique peut servir à différents usages : la production d’eau chaude sanitaire, le chauffage d’une habitation, le chauffage de l’eau d’une piscine.

La biomasse : on désigne par biomasse toute matière d’origine organique

(bois, céréales,…). On peut utiliser la biomasse de trois façons différentes :

en la brûlant, en la faisant fermenter ou en la transformant chimiquement.

La géothermie : Le principe consiste à extraire l’énergie géothermique contenue dans le sol pour l’utiliser sous forme de chauffage ou pour la transformer en électricité.

forme de chauffage ou pour la transformer en électricité. Le solaire thermique 1. Fonctionnement Comme son

Le solaire thermique

1. Fonctionnement

Comme son nom l’indique, dans cette technologie, on capte les rayons du soleil pour en faire de la chaleur. L’énergie gratuite et inépuisable du soleil est donc récupérée sous forme de chaleur grâce à des capteurs solaires thermiques. Le solaire thermique permet alors d’assurer une partie des besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage de son habitation. Une énergie d’appoint est toujours nécessaire pour pallier au manque de soleil. Il existe 2 technologies : le chauffe-eau solaire individuel (CESI) ou le système solaire combiné (SSC). Le CESI pour l’eau chaude sanitaire et le SSC pour l’eau chaude et le chauffage. Grâce à ces technologies on peut couvrir jusqu’à 70 % des besoins en eau chaude et en chauffage dans une habitation du Val d’Oise.

Le solaire thermique

2. Implantations possibles

La plupart du temps les capteurs sont situés sur le toit d’une habitation et orientés plein sud (possibilité sud-ouest et sud-est) de manière intégrée ou non. Il faut éviter les ombres qui pourraient diminuer le rendement des capteurs.

ombres qui pourraient diminuer le rendement des capteurs. Il est tout de même possible d’intégrer les
ombres qui pourraient diminuer le rendement des capteurs. Il est tout de même possible d’intégrer les

Il est tout de même possible d’intégrer les capteurs autre part que sur le toit. Il est nécessaire de disposer d’un espace pour y implanter le ballon de stockage, de préférence le plus proche des capteurs et si possible isolé.

images : CMA89

22

23

Le solaire thermique

3. Ordres de grandeur et réglementation

Un CESI est dimensionné suivant le nombre de personnes dans l’habitation : de 1 à 1,5 m² de panneaux par personne et de 75 à 100 litres par personne pour le ballon de stockage. Pour un SSC on peut compter 1 m² de panneaux pour 10 m² à chauffer. Le coût d’une installation varie en fonction du type de capteurs, de leur implantation et de la taille de l’installation. Il faut compter entre 800 à 1 200 € TTC/m². Une installation nécessite peu d’entretien et possède une durée de vie de 15 ans minimum. L’installation doit se faire dans les règles de l’art : avec un installateur qualifié (Qualisol) et du matériel certifié Solar Keymark ou CSTBat (ou les normes NF EN 12975 et NF EN 12976).

Dans le cas d’une construction neuve, les capteurs doivent être intégrés dans le permis de construire. Pour une habitation existante, une simple déclaration de travaux en mairie est nécessaire. Dans le cas d’un site classé (centre ville historique, zone naturelle, abords de monuments), la pose de capteurs solaires est possible mais soumise à l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France.

L’installation d’un CESI ou d’un SSC donne droit à des aides financières : crédit d’impôt, subvention de la région ou ANAH (cf fiche aides financières).

4. Quelques exemples

ANAH (cf fiche aides financières). 4. Quelques exemples Le solaire photovoltaïque 1. Fonctionnement Dans cette
ANAH (cf fiche aides financières). 4. Quelques exemples Le solaire photovoltaïque 1. Fonctionnement Dans cette
ANAH (cf fiche aides financières). 4. Quelques exemples Le solaire photovoltaïque 1. Fonctionnement Dans cette
ANAH (cf fiche aides financières). 4. Quelques exemples Le solaire photovoltaïque 1. Fonctionnement Dans cette

Le solaire photovoltaïque

1. Fonctionnement

Dans cette technologie, les rayons du soleil sont transformés directement en électricité grâce à des cellules photovoltaïques (PV).

L’énergie gratuite et inépuisable du soleil est donc récupérée et convertie en électricité grâce à ces cellules PV. Le solaire PV peut alors couvrir tout ou partie de ses besoins en électricité. Un système PV permet de produire de l’électricité sur le lieu même de consommation et de façon non polluante.

Le solaire photovoltaïque

et de façon non polluante. Le solaire photovoltaïque source Perseus Les panneaux transforment la lumière en

source Perseus

Les panneaux transforment la lumière en courant continu. Un onduleur convertit ce courant continu en courant alternatif afin de pouvoir le distribuer sur le réseau. On installe également un compteur de production électrique. Dans le cas d’un système isolé, on installe des batteries de stockage. L’électricité peut être soit vendue au distributeur d’électricité soit consommée directement sur place pour les sites isolés du réseau de distribution.

2. Implantations possibles

La plupart du temps les panneaux sont situés sur le toit d’une habitation et orientés plein sud (possibilité sud-ouest et sud-est) de manière intégrée ou non. Il faut à tout prix éviter les ombres qui pourraient diminuer le rendement des panneaux.

L’intégration au bâti est un facteur important car elle va dicter le tarif d’achat de l’électricité produite. Il existe de nombreuses façons d’intégrer les panneaux photovoltaïques : en verrière, en façade, sur toiture, en brise-soleil, pergola…mais attention au rendement plus faible sur une façade par exemple. Les tarifs sont réévalués tous les ans et indexés sur des indices INSEE. A la fin de chaque trimestre, en fonction des nouvelles demandes reçues par les gestionnaires de réseaux, les ministres en charge de l’énergie et de l’économie arrêteront la valeur de l’ajustement trimestriel. EDF s’engage à acheter l’électricité à ce tarif fixe pendant 20 ans.

24

25

Le solaire photovoltaïque

3. Raccordement et ordres de grandeur

Pour mesurer la quantité d’électricité productible par les panneaux on utilise le Watt Crête (Wc). Il s’agit de la puissance maximale fournie sous un rayonnement solaire de 1 kW/m² à 25°C. Cette puissance crête n’est jamais atteinte en réalité, mais elle permet de comparer les panneaux. En effet, il est admis qu’en île de France, pour 1 kWc installé les panneaux fournissent dans les meilleures conditions 900 kWh/an.

Il existe 2 possibilités de raccordement au réseau :

- la totalité de la production est injectée et vendue au réseau

- le surplus de la production est injecté et vendu au réseau

Le premier cas est préférable car lors de la production maximale (en pleine journée) il n’y a pas forcément de consommations électriques instantanées (car absence dans la journée). Dans les deux cas il est nécessaire d’être cohérent avec son installation photovoltaïque et de faire une démarche de maîtrise de ses consommations électriques d’origine « non renouvelable ».

Un système PV est dimensionné selon la production que l’on souhaite. Le coût d’un système varie en fonction de la puissance installée et du type d’intégration. Prix moyen fournitures et pose pour une installation de 3 000 Wc : 5,93 €HT/Wc pour les panneaux « intégrés » (selon enquête 2010 outilssolaires.com). Pour une installation chez un particulier, la puissance installée ne dépassera pas 3 kWc (pour des raisons de prix et surtout d’aides financières). Une installation nécessite peu d’entretien et possède une durée de vie de 25 ans minimum. L’ installation doit se faire dans les règles de l’art : avec un installateur qualifié (QualiPV) et du matériel certifié : normes EN 61215 et NF EN 61646).

du matériel certifié : normes EN 61215 et NF EN 61646). La réglementation est la même
du matériel certifié : normes EN 61215 et NF EN 61646). La réglementation est la même

La réglementation est la même que pour la pose de capteurs solaires thermiques. Au niveau des formalités administratives de raccordement n’hésitez pas à contacter votre Espace Info Energie. L’installation d’un système PV donne droit à des aides financières : crédit d’impôt, et subvention de la région (cf fiche aides financières).

photos Sunasol

Le chauffage au bois

1. Fonctionnement

On parle également de bois énergie. Il est utilisé principalement pour le chauffage de l’habitation et il existe aussi des possibilités pour l’eau chaude sanitaire. Avec un système de chauffage central ou comme appoint, le bois énergie utilisé dans des appareils de plus en plus performants et moins polluants constitue une sérieuse alternative aux combustibles fossiles.

Le bois est une énergie naturelle, inépuisable à condition de reboiser au rythme de la consommation.

Bois énergie

2. Combustibles et appareils utilisés

Tout comme l’appareil utilisé pour brûler ce bois énergie, il est indispensable d’avoir un combustible de qualité : humidité contrôlée et nature du bois.

Pour une installation chez un particulier, deux combustibles s’offrent à lui : la bûche ou le granulé. La bûche est exclusivement réservée à un fonctionnement manuel. Le granulé quant à lui, provient de sciures compactées (sans agent chimique), il est réservé à un fonctionnement automatique.

Il existe également les plaquettes qui proviennent du bois déchiqueté issu de l’entretien des forêts ou de déchets de bois propre adapté à un fonctionnement automatisé.

de bois propre adapté à un fonctionnement automatisé.   Bûche Plaquette Granulé Unité Stère
de bois propre adapté à un fonctionnement automatisé.   Bûche Plaquette Granulé Unité Stère
de bois propre adapté à un fonctionnement automatisé.   Bûche Plaquette Granulé Unité Stère
 

Bûche

Plaquette

Granulé

Unité

Stère

MAP 1

Tonne (t)

Unité/tonne (t)

2

4

1

énergie/unité (kWh)

1 600 kWh/t

900

soit 3 600 kWh/t

4 700 kWh/t

Prix/unité*

63 €

120

€/t

240 à 270 €/t

Prix/Kwh

0,037 €/kWh

0,033 €/kWh

0,051 à 0,057 €/kWh

*Prix 2008 en Région Parisienne - MAP : m3 apparent plaquettes/masse volumique

Les appareils actuels de chauffage au bois en France ont un rendement moyen de 40 %. Avec la même quantité de bois nous pourrions chauffer 2 fois plus de logements avec les appareils performants d’aujourd’hui. L’utilisation du bois énergie contribue à l’entretien de la forêt et du paysage. La valorisation énergétique des déchets forestiers permet d’améliorer l’état sanitaire des forêts et de régénérer les peuplements âgés. L’installation d’un équipement utilisant le bois ou la biomasse pour la production de chaleur donne droit à des aides financières : crédit d’impôt, Parc naturel régional du Vexin français ou ANAH (cf fiche aides financières).

26

27

Bois énergie

Les appareils divisés : rendements

Foyers fermés :

60 à 85 %

Inserts :

60 à 85 %

Cuisinières :

75 %

Poêles :

60 à 85 %

En chauffage central :

Chaudières bois :

Chaudières granulés :

rendements 50 à 75 % 75 à 85 %

Les systèmes d’appoints tels que les poêles, inserts ou foyers fermés présentent une bonne alternative pour diminuer les consommations du système existant. Ils peuvent sous certaines conditions assurer une bonne partie du chauffage selon leur implantation. Les systèmes de chaudières automatiques présentent les mêmes conditions d’utilisation qu’un système central au fioul ou au gaz :

qu’un système central au fioul ou au gaz : Poêle à bois régulation, alimentation automatique du

Poêle à bois

régulation, alimentation automatique du granulé

ou des plaquettes, entretien minimum.

du granulé ou des plaquettes, entretien minimum. Insert à foyer fermé Chaudière bois 3. Les garanties

Insert à foyer fermé

ou des plaquettes, entretien minimum. Insert à foyer fermé Chaudière bois 3. Les garanties Pour être

Chaudière bois

3. Les garanties

Pour être certain à la fois du matériel et de l’installation il est recommandé de faire appel à un installateur « Qualibois » et choisir du matériel labellisé « flamme verte ». Il existe également la marque « NF bois de chauffage » pour la garantie d’un combustible de qualité :

l’humidité est à contrôler ! Pour les granulés : NF granulés et DIN.

4. Les contraintes

- L’approvisionnement local en combustible doit être étudié, il va déterminer le coût de fonctionnement et éviter le transport de celui-ci - La surface nécessaire pour l’implantation du combustible ou d’un local chaufferie, ventilé et non humide, accessible facilement pour les livraisons.

5. Les coûts

Les coûts d’investissement sont variables selon la pose des appareils. De manière générale les prix varient de 750 € à 2 500 € pour les appareils divisés, de 1 500 à 4 500 € pour des chaudières bûches et de 4 500 € à 12 000 € pour une chaudière automatique (prix hors main d’œuvre). Au niveau des combustibles on trouve un prix moyen de 63 € pour le stère de bûche et de 250 € la tonne de granulés. Le prix du granulé va dépendre du lieu d’approvisionnement et de la quantité livrée. Il faut savoir qu’il existe des sacs de granulés qui ramènent le prix de la tonne à 270 €. Le coût de fonctionnement d’une solution de chauffage au bois se révèle très économique (coût au kWh comparable au gaz pour les chaudières automatiques, au litre de fioul pour les granulés en sac). Pour les bûches et les plaquettes il s’agit du coût au kWh le plus bas parmi les autres énergies. Et il s’agit surtout d’une énergie beaucoup plus respectueuse pour l’environnement !

La pompe à chaleur

1. Présentation du système « pompe à chaleur »

Une pompe à chaleur (PAC) est un équipement électrique permettant d’extraire l’énergie thermique contenue dans l’environnement (air, sol ou eau de rivière/nappe) et de la transférer pour chauffer un bâtiment. La performance dépend de la source dont on prélève la chaleur. Quand on consomme chez soi 1 kWh d'électricité finale (à la sortie de la prise), il faut consommer 3 kWh d'énergie primaire (cela est du à la production de l'électricité en France). Une PAC lorsqu'elle consomme 1 kWh d'électricité, elle en restitue plus de 3 kWh thermique, ce qui permet d'obtenir une équivalence entre énergie primaire et énergie finale. Une pompe à chaleur est d'abord un système de chauffage, mais elle peut également chauffer l'eau sanitaire, et dans le cas d'un modèle « réversible » produire du froid en été.

Pompe à chaleur

2. Performances des pompes à chaleur

La performance énergétique d'une pompe à chaleur est caractérisée par le rapport entre la quantité de chaleur produite et l'énergie électrique consommée par le compresseur. Si pour chaque kWh électrique consommé le système de PAC émet 4 kWh de chaleur dans la maison à chauffer, on dit qu'il a un coefficient de performance* (COP) de 4. Afin de bénéficier des aides publiques la valeur du COP doit être de 3,4 au minimum pour une PAC air/eau ou “géothermiques” dont la finalité essentielle est la production de chaleur. Pour une production d’eau chaude sanitaire, le COP de la PAC géothermique doit être supérieure à 2,3. Ce COP est une donnée de laboratoire qui mesure de façon précise les performances d’une PAC, mais dans des conditions éloignées de la réalité. Il faut absolument préciser ce COP en fonction de la température extérieure ainsi que celle du circuit de chauffage. Plus la température extérieure est froide, plus le COP diminue.

3. Les différents procédés de distribution

∙ Les PAC à détente directe

Un seul circuit est utilisé : le fluide frigorigène circule en circuit fermé dans la pompe, dans les capteurs, et dans les émetteurs de chaleur. La quantité importante de fluide frigorigène implique une pose minutieuse et un contrôle rigoureux en fin de vie. En clair, de gros travaux seront nécessaires pour un changement de chauffage.

∙ Les PAC mixte

Elles ont deux circuits : celui des capteurs et de la pompe contenant le fluide frigorigène et celui des émetteurs de chaleur contenant l'eau.

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Pompe à chaleur

∙ Les PAC à fluide intermédiaire

Elles utilisent 3 circuits : celui de la pompe avec le fluide frigorigène, celui des émetteurs avec de l'eau additionnée d'antigel et enfin celui des émetteurs de chaleur avec l'eau.

4. Conditions réglementaires

Pas de conditions spéciales exceptées pour les technologies nécessitant un forage. Au titre de la loi sur l’eau : demande d’autorisation ou de déclaration à la préfecture en cas de prélèvement sur l’eau d’une nappe. Au titre du code minier : les forages d’une profondeur supérieure à 10 mètres doivent être déclarés auprès de la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE).

5. Les différentes sources pour capter la chaleur

∙ Les PAC à capteurs enterrés « Géothermie »

Il sera plus adapté de parler de pompe à chaleur sur capteurs enterrés, car la géothermie au sens strict concerne l'exploitation de la chaleur terrestre à plusieurs centaines de mètres de profondeur. L' énergie des « PAC géothermiques » provient essentiellement de la chaleur du rayonnement solaire et des eaux de pluie emmagasinées dans le sol. Les capteurs enterrés peuvent être placés en configuration horizontale ou verticale. Des tubes de polyéthylène ou de cuivre gainé de polyéthylène sont utilisés comme capteurs horizontaux. Ils sont installés en boucles enterrées horizontalement à faible profondeur (de 0,60 m à 1,20 m). L' eau additionnée d'antigel ou le fluide frigorigène de la pompe à chaleur (selon la technologie employée) circule en circuit

fermé à travers les tubes enterrés. On estime que la surface de capteurs nécessaire est de 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer. Les capteurs verticaux sont constitués de deux tubes de polyéthylène formant un U, installés dans un forage (jusqu'à 80 m de profondeur) et scellés dans celui-ci avec du ciment. On y fait circuler de l'eau additionnée de liquide antigel, en circuit fermé. L' emprise au sol est minime par rapport aux capteurs horizontaux.

∙ Les PAC sur l'air « Aérothermie »

Le prélèvement de chaleur dans l'air ambiant offre des possibilités simples et économes pour le fonctionnement d'une pompe à chaleur. Cependant, à la différence de la « géothermie » où la température du sol (entre 10 et 15°C) reste stable tout au long de l’année, la température de l’air extérieur fluctue et peut devenir très basse. Or la performance d’une PAC est directement liée à la différence entre la température du milieu où l’on prélève la

entre la température du milieu où l’on prélève la images Avenir Energie chaleur et la température
entre la température du milieu où l’on prélève la images Avenir Energie chaleur et la température

images Avenir Energie

chaleur et la température de consigne du chauffage. Selon le climat de la région, il est nécessaire de prévoir un chauffage d’appoint. Le chauffage est assuré soit par de l’air chaud pulsé (pompe à chaleur air/air), soit par le biais d’un circuit hydraulique alimentant un plancher chauffant, des radiateurs ou des ventilo-convecteurs (pompe à chaleur air/eau). Ces pompes à chaleur sont réversibles et peuvent rafraîchir la maison en été.

∙ La PAC sur l'eau « Aquathermie »

Ce sont les nappes phréatiques qui servent de source chaude si la réglementation permet leur exploitation. Deux configurations sont possibles, soit l'eau circule directement à travers l'évaporateur, soit la chaleur de l'eau est transférée au fluide frigorigène par l'intermédiaire d'un échangeur.

Pompe à chaleur

6. Les garanties

La marque NF PAC a été créée avec une liste de matériel agrée. On trouve également une certification Eurovent et un avis technique du CSTB pour s’assurer de la qualité des produits. Il existe aussi l’appellation « QualiPAC » qui recense les installateurs ayant suivi des formations et réalisé des installations contrôlées. Finalement, pour les forages et donc les PAC sur l’eau, il existe enfin une garantie nommée Aquapac qui garantie la recherche d’un débit d’eau suffisant et la diminution du débit de la nappe après l’installation de la pompe à chaleur.

7. Synthèse

En tenant compte de la consommation d'énergie électrique nécessaire au fonctionnement d'auxiliaires (ventilateurs pour les ventilo-convecteurs, pompe de circulation pour le plancher chauffant ou les radiateurs, et éventuellement pour faire circuler l'eau dans les capteurs enterrés) une pompe à chaleur bien dimensionnée peut permettre d'économiser jusqu'à 60 % de la facture de chauffage, si on compare l'installation à celle d'un chauffage électrique conventionnel. Bien que le COP soit de 3,4 ou plus, l'énergie finale utilisée pour le chauffage est approximativement équivalente à l'énergie primaire* utilisée pour produire l'électricité consommée. Ce bilan énergétique est remarquable pour un système de chauffage électrique, mais le bilan global n'est pas meilleur que celui d'une chaudière conventionnelle à gaz ou au fioul. De plus, l'investissement est nettement supérieur. Alors, quels sont les avantages ? D'abord, le chauffage électrique offre un grand confort d'utilisation, pas de fumées ou de cuve à remplir. Ensuite, la réversibilité du fonctionnement offre la possibilité de climatisation en été. La possibilité de climatisation est présentée comme un avantage gratuit, mais en pratique, les économies d'énergie escomptées pour le chauffage sont perdues en climatisation. Une pompe à chaleur performante permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport à une chaudière au gaz ou au fioul. Le site ADEME / BRGM sur la Géothermie : www.geothermie-perspectives.fr

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Puits canadien

Le puits canadien

Le puits canadien ou provençal est un système efficace et écologique qui permet de chauffer ou de refroidir l’air de renouvellement en utilisant la température du sol.

1. Le fonctionnement

Ce système profite de la stabilité de la température du sol pour chauffer ou refroidir l'air neuf de ventilation et de renouvellement d'un bâtiment. En effet, la température de l'air extérieur peut varier tout au long de l'année alors que la température du sol à

au long de l'année alors que la température du sol à 2 mètres de profondeur reste

2 mètres de profondeur reste entre 14 et 15°C en moyenne. Il suffit donc de faire cheminer l'air extérieur dans un ou plusieurs tuyaux pour qu'il capte la chaleur du sol en hiver avant d'être insufflé par un ventilateur dans le bâtiment.

2. L’installation

Cette solution s'applique plus facilement aux constructions neuves, pour lesquelles le poste de terrassement sera moins coûteux, aussi bien pour la maison individuelle que le collectif ou le tertiaire. Pour s'assurer de la qualité de l'air distribué, il convient de prendre d'importantes précautions au niveau du design et de la réalisation des canalisations enterrées (pente pour la condensation, étanchéité, matériaux des tuyaux…).

la condensation, étanchéité, matériaux des tuyaux…). L’air circule dans des tubes enterrés Entrée d’air du

L’air circule dans des tubes enterrés

des tuyaux…). L’air circule dans des tubes enterrés Entrée d’air du puits Les performances thermiques

Entrée d’air du puits

Les performances thermiques dépendent notamment de la nature du terrain, de la profondeur d'enfouissement, de la surface des canalisations en contact avec le sol et de la vitesse de circulation. Le cheminement de l'air extérieur se fait sur 25 à 50 mètres dans un ou plusieurs tuyaux de diamètre 160 ou 200 mm enterrés à environ deux mètres de profondeur. Le coût de l'installation d'un puits canadien pour une habitation de 120 m 2 est compris entre 3 600 et 4 000 € avec ventilateur hors pose.

3. Les avantages et inconvénients

Le puits canadien est réversible naturellement, c'est la fraîcheur du sol qui arrivera en été. On peut ainsi en hiver préchauffer l'air entrant et en été le rafraîchir jusqu'à obtenir un écart entre l'extérieur et la sortie du puits de 10 à 12°C en fonction de la longueur. Ce système est à la fois remarquablement efficace et très écologique. Ce type d'installation demande malgré tout un entretien minutieux et régulier des filtres pour éviter la prolifération des champignons et moisissures entraînant des odeurs désagréables voire des maladies.

Schéma et photos Canada Clim

La Régulation du chauffage

Régulation et programmation du chauffage permettent d’assurer aux occupants d’un logement un confort optimal au meilleur coût avec une économie de 10 à 25 %.

1. Le fonctionnement

La régulation consiste à maintenir la température ambiante d’un logement à une valeur déterminée et ce quelque soit les apports de chaleur pouvant influer sur celle-ci :

soleil, mise en marche d’appareils de cuisson… Associée à la régulation, la programmation permet de définir au système de chauffage, la température de consigne à adopter en fonction des différents besoins d’une journée (jour/nuit ; présence/absence) ou de la semaine (week-end).

La régulation du chauffage

2. L’installation

Il existe différents systèmes de régulation adaptables dans le neuf comme pour l’existant et ce quelque soit la source d’énergie (fioul, gaz, électricité, bois). Les robinets thermostatiques Il s’agit de vannes pilotées par une sonde de température et posées à la place des robinets de radiateur en chauffage central. Elles permettent de moduler le chauffage pièce par pièce en coupant la circulation d’eau quand la température de consigne est atteinte. Ce système est efficace pour les pièces avec un fort potentiel d’apport de chaleur gratuit. Le thermostat d’ambiance Il s’agit d’un boîtier électrique placé dans une pièce de séjour qui va mesurer la température de cette pièce et la comparer avec la consigne souhaitée. Si la température est inférieure, le thermostat va agir sur le système de chauffage afin de l’augmenter (liaison par fil ou par ondes). En chauffage électrique, les planchers rayonnants, les plafonds chauffants et les radiateurs à accumulation peuvent être régulés par cette technologie. Ce système est bien adapté à des logements à un seul niveau. La sonde extérieure La sonde mesure la température de l’air extérieur et permet à l’installation de chauffage d’anticiper les variations météorologiques. En chauffage électrique, les planchers chauffants à accumulation peuvent être régulés par cette technologie. Ce système convient bien dans une maison à étage ou avec une grande surface au sol et il est recommandé si l’on dispose de planchers chauffants. La régulation thermocyclique Cette technologie « intelligente » mesure très précisément et en continu la température de plusieurs pièces d’un logement. Les variations constatées permettent au système d’assimiler de façon autonome des informations (habitudes des occupants, orientation de la pièce, climat) qui vont lui permettre de calculer à l’avance les temps de chauffe à établir pour assurer une température optimale constante dans l’habitation. Ce système adaptable à tout type d’habitation et de système de chauffage, présente l’avantage de ne nécessiter aucun réglage.

à tout type d’habitation et de système de chauffage, présente l’avantage de ne nécessiter aucun réglage.

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Récupération de l’eau de pluie

La Récupération de l’eau de pluie

Les traitements de « l’eau du robinet » toujours plus importants, entraînant une hausse du prix de cette eau (+10 % par an) que devra supporter les collectivités, donc les consommateurs. Dans une maison, en moyenne, 20 % de l'eau est gaspillée. S'il y a des fuites sur la canalisation, cela peut représenter une perte de 150 m 3 /an. De même pour une fuite sur une chasse d'eau et pour un robinet qui fuit au goutte à goutte. Une douche consomme moins qu'un bain tout en étant plus hygiénique. Sachez qu'en prenant l'habitude de fermer le robinet, vous pouvez économiser :

• 10 litres d'eau pendant le brossage des dents

• 30 litres d'eau pendant le rasage

• 120 litres d'eau pendant la vaisselle (à la main)

1. Fonctionnement

pendant la vaisselle (à la main) 1. Fonctionnement La pluie qui tombe sur la toiture de

La pluie qui tombe sur la toiture de la maison est canalisée dans des gouttières qui sont reliées à une cuve intérieure ou extérieure. Une pompe électrique permet d'acheminer l'eau de la cuve vers la maison où elle peut alimenter les sanitaires et la machine à laver. Il est également possible d’associer un traitement de potabilisation.

possible d’associer un traitement de potabilisation. 2. Pour quels usages ? Les usages possibles de l'eau

2. Pour quels usages ?

Les usages possibles de l'eau de pluie sur une journée avec une consommation moyenne d'un foyer de 4 personnes :

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Quels sont les avantages ?

La récupération des eaux de pluie permet de faire des économies d’eau et donc de maîtriser le coût de l’eau du robinet. Un tel système offre une autonomie intéressante, surtout en période estivale où les restrictions en eau sont de plus en plus fréquentes. L’ eau de pluie est douce et non calcaire, ce qui réduit de 40 à 60 % l'usage de savons, adoucissants et autre anti-calcaire dans votre lave-linge, qui verra sa durée de vie augmenter, comme celui de votre linge, qui ne sera plus soumis à de l’eau calcaire (aussi appelé eau dure !) Le coût de ce type d’installation varie de 6 000 à 8 000 € selon la disposition de l’habitation, sa taille et si elle est réalisée avant ou après la construction. Ce type de système peut bénéficier d’un crédit d’impôt en 2012 sur les équipements de récupération constitués à l’aval d’une toiture pour des usages extérieurs (jardin, lavage de terrasse ou de voiture…) et certains constituants concernant les usages intérieurs pour les WC et à titre expérimental le lave linge. Les modalités d’utilisation de l’eau de pluie sont explicitées dans l’arrêté du 21 août 2008, publié au JO n°0201 du 29 août 2008.

Récupération de l’eau de pluie

3. Question / Réponse :

Où sera placée la réserve d'eau ?

En extérieur aérien ou enterré et en intérieur (cave, sous-sol

Faut-il vider tous les réservoirs en hiver ?

Tous non. Seuls les réservoirs mis à l'extérieur devront être vidés. Les cuves enterrées ou mises en cave peuvent être utilisées toute l'année.

Que se passe-t-il lorsque la cuve est pleine ?

Quelle que soit l'installation, il est impératif de prévoir un trop plein vers un puits d'infiltration et si ce n'est pas possible le raccorder au réseau d'eaux pluviales.

La nature du sol est-elle compatible avec la mise en place d'une cuve ?

Avant d'installer une cuve enterrée, il faut toujours vérifier :

- La nature exacte du sol

- La profondeur de la nappe phréatique. Si le sol est argileux (ou poreux) ou que la nappe phréatique est haute, il est préférable de se rapprocher d'un spécialiste. N'oubliez pas qu'une cuve à enterrer doit toujours être enterrée dans sa totalité et qu'il ne doit jamais y avoir plus d'un mètre entre la cuve et la surface au sol.

Comment pallier le manque d'eau de pluie et continuer à utiliser la cuve ? (Dans le cas d'une mise en réseau)

Une sonde placée à l'intérieur de la cuve déclenchera automatiquement l'électrovanne qui alimentera en eau potable du réseau la cuve. Un système anti-retour empêche l'entrée d'eau de pluie dans le réseau d’eau potable.

).

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Côut des énergies 2012

Coût des énergies 2012

Energie

 

Coût au kWh

Bois énergie

Granulés en vrac = 0,051 €/kWh

Granulés en sac = 0,058 €/kWh (270 €/tonne, décembre 2011)

Bûches=0,037 € / kWh (63 € le stère, décembre 2011)

(243€/tonne,

décembre 2011)

Gaz naturel

0,055 €/kWh Abonnement B1 = 193 €/an B1 = chauffage + eau chaude + cuisson

   

Electricité

Abonnement de base (sans heures creuses)

Abonnement HC/HP (eau chaude électrique) Abonnement 6 kVa :

 

Abonnement 6 kVa :

94 €

78

Abonnement 9 kVa :

Abonnement 9 kVa :

113 €/an

91

€/an

Consommation :

Consommation :

Heures pleines = 0,13 € /kWh ; heures creuses = 0,09 €/kWh

0,118 €/kWh

Fioul

0,10 €/kWh (livraison de 2000 à 5000 litres, coût avril

   

2012)

Propane en

0,136 €/kWh

   

citerne

Poêle à pétrole = Kerdane

0,182 €/kWh (bidon de 20 litres de 0,9 € /litre à 1,622 €/litre)

   

Choisir son fournisseur de gaz et d’électricité sur www.energie-info.fr

Les incitations financières

Pour les particuliers

1. Le crédit d’impôt en faveur du développement durable

Le crédit d'impôt s’applique aux dépenses d'acquisition de certains équipements fournis par les entreprises ayant réalisé les travaux et faisant l'objet d'une facture, dans les conditions précisées par la loi. Il s’applique au titre de l’habitation principale du contribuable situé en France, qu’il soit propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit. Il est accessible à tous, même

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Incitations financières

pour les personnes non imposables. Les propriétaires bailleurs sont maintenant éligibles, mais en optant pour un crédit d’impôt sur les dépenses d’économies d’énergie, ils n’auront pas de déduction sur les revenus fonciers. Il n’y a pas de dossier à remplir, il faut juste indiquer sur votre déclaration de revenus les montants TTC (subventions et autres aides déduites) ouvrant droit au crédit d’impôt et joindre les factures correspondantes.

Les taux du crédit d’impôt sont actualisés chaque année au moment de loi de finances. C’est la date de facturation qui détermine le taux à appliquer.

Dépenses ouvrant droit au crédit d’impôt : uniquement sur le prix TTC des équipements et des matériaux, hors main d’œuvre. Concernant l’isolation des parois opaques (murs, toitures, planchers), le bénéfice du crédit d’impôt est étendu à la main d’œuvre (hors fenêtres). Ces équipements et matériaux doivent obligatoirement être fournis et posés par une entreprise, avec une facture détaillée, notamment sur les caractéristiques à respecter (consulter l’Espace Info Energie, contact au dos du guide).

Plafond de dépenses : Pour un même contribuable et une même habitation, le montant des dépenses ouvrant droit au crédit d'impôt ne peut excéder la somme de 8000 € pour une personne seule et de 16 000 € pour un couple marié ou lié par un PACS soumis à imposition commune. Cette somme est majorée de 400 € par personne à charge (quel que soit le nombre). Ce plafond s’apprécie sur une période de 5 ans consécutifs entre le 1/1/2005 et le

31/12/2015.

Pour les propriétaires bailleurs, ce plafond est de 8 000 € par logement, dans la limite de 3 logements par an. Le logement doit être loué comme résidence principale pendant au moins 5 ans.

Modalités de calcul du montant ayant droit au crédit d’impôt Le montant indiqué dans la déclaration de revenus doit impérativement tenir compte des autres aides accordées pour l’équipement installé (consulter l’Espace Info Energie).

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2. La subvention de la région île de France

Incitations financières

En complément du crédit d’impôt, la région subventionne certains équipements fonctionnant aux énergies renouvelables de manière forfaitaire sur le montant HT de la main d’œuvre, sous conditions de ressources :

Equipements concernés et plafonds 2012 :

- Chauffe-eau solaire (CESI), forfait de 800 €

- Système solaire combiné (SSC), forfait de 1 300 €

L’ installateur doit être certifié Qualisol pour bénéficier de ces aides.

- Panneaux solaires photovoltaïques, forfait de 750 € installateur QualipV

- Pompe à chaleur géothermale, sur nappe ou à capteurs verticaux ou horizontaux, forfait de 1300 €, même caractéristiques que le crédit d’impôt pour le matériel, installateur QualiPac

- Toitures végétalisées, forfait de 45€/m2 de végétation, pas de condition de label pour l’installateur.

Avant tout démarrage des travaux, c’est le propriétaire particulier qui doit renvoyer le dossier de demande complété et accompagné de tous les justificatifs demandés au conseil régional. Les travaux ne pourront démarrer qu’après réception du courrier d’autorisation de démarrage envoyé par la région.

Plus d’infos sur : http://www.iledefrance.fr/?id=3075

3. Les aides de l’ANAH

Des subventions sont accordées par l’Agence NAtionale de l’Habitat (Anah) en faveur du développement durable, dès lors qu’ils répondent à des critères d’amélioration énergétique d’au moins 25%. Un taux de subvention possible à hauteur de 20 à 35% maximum sur un plafond de travaux par logement de 20 000 € pour les cas généraux, les OPAH ou copropriétés dégradées. Le plafond de travaux par logement passe à 50 000 € avec un taux de subvention de 50 % dans le cas d’insalubrité. Ces aides sont disponibles uniquement si l’habitation a plus de 15 ans et soumises à conditions de ressources. Pour plus de renseignements contacter directement le Pact du Val d’Oise (association mandaté par l’Anah pour réaliser le montage des dossiers de subvention Anah) :

13, boulevard de l’Hautil 95092 Cergy-Pontoise Cedex, Tél. : 01 30 38 07 08, Fax : 01 30 31 24 93

4. Prêt à l’amélioration de l’habitat de la CAF

Vous êtes locataire ou propriétaire et vous voulez faire des travaux pour améliorer votre logement, vous pouvez demander un prêt à taux réduit auprès de votre Caisse

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d’Allocations Familiales. Le prêt dépend du coût des travaux, il peut atteindre 80 % des dépenses engagées dans la limite de 1 067,14 €. Vous pouvez télécharger le formulaire ou le demander à votre CAF. Tél. : 0 820 25 95 10 ; www.cergy.caf.fr

5. L’éco-prêt à taux zéro pour la rénovation thermique des logements

Incitations financières

Il permet de financer un ensemble cohérent de travaux d’amélioration énergétique dans des logements (maisons individuelles ou appartements) achevés avant le 1er janvier 1990 et utilisés comme résidence principale. Il finance la fourniture et la pose par un professionnel ainsi que les travaux induits, indissociables des travaux d’amélioration (liste décrite par arrêté) ; les frais liés à la maîtrise d’œuvre et d’étude thermique et enfin les frais éventuels d’assurance maîtrise d’ouvrage. Disponible pour les propriétaires occupants, bailleurs ou société civile et éventuellement pour les copropriétaires. Il s’agit d’un prêt sans conditions de ressources mais les banques accordent celui-ci dans les conditions classiques d’octroi de prêt. On ne peut obtenir qu’un seul prêt par logement. 2 options possibles pour l’obtention de l’éco PTZ :

1ère option : le bouquet de travaux => composer un bouquet de travaux en choisissant au moins 2 des 6 catégories de travaux éligibles :

- Isolation de la toiture

- Isolation des murs donnant sur l'extérieur

- Remplacement des fenêtres et des portes-fenêtres donnant sur l'extérieur

- Installation ou remplacement d'un système de chauffage ou d'une production d'eau chaude sanitaire

- Installation d'un système de chauffage utilisant une source d'énergie renouvelable

- Installation d'une production d'eau chaude sanitaire utilisant une source d'énergie renouvelable

2ème option: amélioration de la performance énergétique globale du logement uniquement si le logement a été construit entre le 1er janvier 1948 et le 1er janvier 1990. Faire réaliser des travaux permettant d'atteindre le seuil de 150 kWh/m² et par an si la consommation conventionnelle avant travaux s'avère ≥ 180 kWh/m² et par an, le seuil de 80 kWh/m² et par an dans toutes les autres situations. Ces seuils sont modulés en fonction des zones climatiques et de l'altitude (voir tableau guide Ademe). Les calculs préalables et les prescriptions de travaux doivent être effectués par un bureau d'études thermiques. Il ne s’agit pas d’un DPE (Diagnostic de Performance Energétique).

Montant et marche à suivre :

Si le bouquet de travaux se compose de 3 travaux ou plus ou que l’option « amélioration de la performance énergétique globale du logement » est retenu : 30 000 € maximum sur 15 ans. Si le bouquet de travaux se compose de 2 travaux : 20 000 € maximum sur 15 ans.

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Pour identifier les travaux : contactez votre Espace Info Energie ! (contact au dos du guide)

Incitations financières

Faire un ou plusieurs devis pour les travaux envisagés en remplissant avec les professionnels les formulaires type devis « bouquet de travaux » ou « pour améliorer la performance énergétique globale ». Se rendre ensuite dans les banques partenaires avec ces formulaires types et les devis originaux. Une fois le prêt accordé, vous avez 2 ans pour réaliser les travaux et vous rendre ensuite à la banque avec les formulaires «factures » accompagné des factures. Les formulaires sont téléchargeables sur le site de l’Ademe (http://ecocitoyens.ademe.fr/ rubrique « financer mon projet »).

Au 1er janvier 2012, cumul possible avec le crédit d’impôt développement durable si le revenu fiscal de référence de votre foyer n'excède pas 30 000 € au titre de l'avant-dernière année précédent cette offre.

Dispositifs complémentaires :

Achat ou construction d’un logement BBC « Bâtiment Basse Consommation »

- Les collectivités locales (communes et EPCI) peuvent exonérer de la taxe foncière à concurrence de 50 % ou 100 % les constructions de logements neufs (après le 1er janvier 2009) performants du point de vue énergétique (répondant au label BBC 2005). Cette exonération doit être d’au moins 5 ans.

6. Le Parc Naturel Régional du Vexin français

Nouveau dispositif pour l’habitat

Cas 1 : Soutien aux nouvelles technologies, subvention de 40% de 15 000€ HT de travaux maximum.

- fourniture et pose sur les postes suivants : Ventilation Mécanique Contrôlée Double Flux à récupérateur de chaleur, puits canadien/francilien

- pose de récupération et distribution des eaux pluviales pour des usages domestiques et chaudière et poêle automatisés à base de biomasse

Cas 2 : pour les constructions neuves sous réserve d'obtention de la certification Bâtiment Basse Consommation Effinergie®

- frais d'études thermiques, missions complémentaires de maîtrise d'œuvre liées à l'efficacité énergétique, tests d'étanchéité à l'air et coûts de certification

- fourniture et pose sur les postes suivants : isolation écologique, menuiserie bois, systèmes de régulation des flux et des énergies, étanchéité à l'air et régulateur de vapeur, ainsi que les postes éligibles définis dans le cas 1.

Cas 3 : pour les réhabilitations énergétiques si réalisation d'une étude thermique globale d'après un cahier des charges

- frais d'études et diagnostics thermiques

- fourniture et pose sur les postes éligibles définis dans le cas 2

Les aides pour les cas 2 et 3 s’élèvent de 40% (investissement) de 30 000€ HT de travaux maximum à 70% (études) pour une dépense plafonnée à 8000€ HT.

Contact : Paul BIMBAULT, Tél. : 01 34 48 65 91, E-mail : p.bimbault@pnr-vexin- francais.fr

Plus d’infos sur : http://www.pnr-vexin-francais.fr/fr/le-parc/les-missions/les-aides/

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Incitations financières

7. Les Certificats d’Economie d’Energie

Le mécanisme des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) est un dispositif réglementaire obligeant les fournisseurs d’énergie (électricité, gaz, chaleur/froid, fioul domestique et carburants automobiles), appelés aussi les obligés, à réaliser des économies d’énergie. Pour cela ils doivent réaliser des économies d'énergie, soit par des travaux d’amélioration énergétique propres à leurs activités, soit en rachetant des CEE aux non-obligés, sans quoi ils se voient payer une surtaxe à l'État. C’est pourquoi ils encouragent les particuliers à réaliser des économies d'énergie en leur apportant une aide financière en fonction des travaux effectués en contre partie de leurs CEE. Pour plus d’information voir sur le site de l’Ademe Bâtiment Aides financières/CEE.

8. La commune de Menucourt

La ville de Menucourt attribue des subventions aux particuliers pour des travaux d’amélioration de l’habitat à la hauteur de 2000€ par foyer. Cela concerne les travaux d’isolation de parois opaques ou le changement de fenêtres, volets et portes, qui peuvent être réalisés soit par une entreprise, soit par les particuliers. Le formulaire de demande peut être retiré en mairie ou à l’Espace Info Energie de Cergy.

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Incitations financières

Pour les professionnels

UTILISATION RATIONNELLE DE L’ ENERGIE Aide à la décision ADEME : 25%, Conseil Régional d’Ile-de-France : 25% (Taux maximum, montant de l’étude plafonné)

ASSISTANCE A MAITRISE D’OUVRAGE HQE / Bâtiment énergie positive ADEME : 10%, Conseil Régional d’Ile-de-France : 25% (Taux maximum, montant de l’étude plafonné)

BOIS-ENERGIE, GEOTHERMIE POMPES A CHALEUR géothermiques ou sur eaux usées SOLAIRE THERMIQUE Aide à la décision ADEME : 25%, Conseil Régional d’Ile-de-France : 25% (Taux d’aide maximum, montant de l’étude plafonné) Aide à l’investissement ADEME : sur appels à projets, Conseil Régional d’Ile-de-France : 30% (Taux maximum)

SOLAIRE PHOTOVOLTAÏQUE Aide à l’investissement Conseil Régional d’Ile-de-France :

- 0,6 €/kWh annuel, pour les installations bénéficiant du tarif d’intégration

- 1 €/kWh annuel, pour les installations ne bénéficiant pas du tarif d’intégration

Calendrier des appels a projets disponible sur http://ile-de-france.ademe.fr/

Ces différentes installations peuvent être éligibles aux certificats d’économie d’énergie mais ces derniers ne sont pas compatibles avec les aides de l’ADEME.

L’ aide du Parc naturel régional du Vexin français

Les entreprises du territoire inscrites au RM ou au RCS avec une surface de vente maximum de 300 m2 (par local d'activité) et apportant un service direct de proximité à la population peuvent bénéficier d’une subvention du Parc; l'entreprise doit réaliser un chiffre d'affaires annuel inférieur à 1 500 000 € HT. Sont éligibles les travaux relatifs à une meilleure gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets et à une limitation des nuisances sonores, olfactives et visuelles liés à un projet de création, d'extension ou de modernisation d'une entreprise. L’aide est de 40 % du montant HT des dépenses plafonné à une dépense subventionnable de 30 000 € HT avec un plancher de 1 500 € HT.

41

Incitations financières

Contact : Patrick GUEIT, responsable du pôle développement économique, p.gueit@pnr-vexin-francais.fr , 01 34 48 66 23.

Pour le matériel destiné à économiser de l’énergie, les entreprises peuvent également bénéficier d’un amortissement exceptionnel sur 12 mois. Pour en savoir plus, adressez-vous auprès de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Val d’Oise ou de votre organisation professionnelle.

42

Liste des professionnels

Des professionnels du Val d’Oise à votre service

Vous trouverez, ci-dessous, une liste non exhaustive d’entreprises artisanales du secteur du bâtiment qui interviennent dans le domaine de l’éco-construction, l’éco-rénovation et des énergies renouvelables. Cette liste a été réalisée à partir des déclarations des entreprises qui se sont fait connaître, elle ne porte ni caution ni agrément.

43

Entreprise

 

Adresse

Code

Postal

Ville

Téléphone

Site

e-mail

Solaire thermique

Solaire

photovoltaique

Géothermie

Chauffage bois

à chaleur

Pompe

aérothermie

à chaleur

Pompe

aquathermie

par

Isolation

l'exterieur

Eco-matériaux

Monomur

Maison bois ossature

Toiture végétalisée

des

Récupération

eaux pluviales

flux double

Ventilation

Equipements

isolants

Autres

activités

Normes,

marques

ou chartes

ABS

6

rue de Sarcelles

95410

Groslay

01

34 28 78 65

   

                         

QualiPV2012

     

Saint Leu La Forêt

   

                   

   

Plomberie/

 

ADPC

44

rue de Boissy

95320

01

39 60 48 90

adpc@wanadoo.fr

chauffage

Eco-artisan

Anciens Etablissements Cresson Père et Fils

   

Cormeilles en

                                   

3

Clos Voirin

95830

Vexin

01

34 64 02 57

etscresson@wanadoo.fr

AQUA SERVICES 95

82

rue de la Station

95130

Franconville

01

34 13 93 40

aqua.services95@gmail.com

                     

     

Eco-artisan

           

                   

   

Plomberie/

 

BAT IMMOSERVICE

58

B rue de Chanconnet

95100

Argenteuil

01

30 76 39 92

bat.immo.service@wanadoo.fr

chauffage

Eco-artisan

 

8

rue Paul Appel,

 

St Ouen

 

www.bedier.fr

 

                         

QualiPV 2012, Pro de la Performance Energétique

BEDIER

ZA du Vert Galant

95310

l'Aumône

01

30 27 29 20

entreprise@bedier.fr

BIONAT ENERGIES

 

rue des thermes

 

Enghien les

 

www.bionat-energies.com

 

   

           

 

Puits de lumière, éclairage LED, ballon thermodynamique

QualiPV/

19

95880

Bains

06

12 68 05 53

bionatenergies@hotmail.fr

QualiPac 2012

BOISPHERE Sarl

 

route de Vallangoujard

 

Epiais-Rhus

 

www.boisphere.fr

             

✘ ✘

   

         

10

95810

06

08 74 95 10

contact@boisphere.fr

 

10

mail Joliot Curie

 

Saint Ouen

 

www.canada-clim.com

     

✘ ✘

               

 

Puits canadiens et franciliens

 

CANADACLIM

ZA du Vert Galant

95310

l'Aumône

01

34 64 01 64

dt@canada-clim.com

         

www.cclim.fr

contact@cclim.fr

                             

Qualiclimat /

C'CLIM

3

et 5 rue André Citroën

95130

Franconville

01

34 14 30 20

Qualipac

2012

CHALEUR ET

6

rue Jean Jaurès

95640

Marines

01

30 39 87 96

www.chaleur-fraicheur.fr

     

✘ ✘

               

 

Puits canadiens

Qualipac 2012

FRAICHEUR

 

chaleur-fraicheur@orange.fr

Charpente Couverture

39

rue Karl Marx

95870

Bezons

01

30 76 35 77

charpentecouverture-peroni.fr

             

✘ ✘

 

 

 

Isolation en

Qualibat

PERONI

   

christian.peroni@wanadoo.fr

chanvre

COSSALTER HELIE

60

avenue de Stalingrad

95100

Argenteuil

01

34 11 78 78

www.cossalterhelie.com

     

✘ ✘

                   

Chaudière à

Eco-artisan

CHAUFFAGE

 

heliechc@club-internet.fr

condensation

44

45

           

Solaire thermique

 

photovoltaique

Géothermie

Chauffage bois

à chaleur

Pompe

aérothermie

à chaleur

Pompe

aquathermie

 

Eco-matériaux

 

Maison bois ossature

Toiture végétalisée

des

eaux pluviales

flux double

Ventilation

Equipements

isolants

     

Entreprise

 

Adresse

Code

Postal

Ville

Téléphone

Site

e-mail

Solaire

par

Isolation

l'exterieur

Monomur

Récupération

Autres

activités

Normes,

marques

ou chartes

Liste des professionnels

DACRUZPEREIRA

129 av. Maurice Utrillo

95360

Montmagny

01

39 84 11 72

dacruzpereira.paulo@neuf.fr

                     

   

Isolation combles

 

ENERGIES &

       

www.energies-innovations.fr

alain.marcerou@gmail.com

                             

Qualibois

INNOVATIONS

11

ter rue Colonel Fabien

95390

Saint Prix

06

50 13 91 33

Cheminée

bioéthanol, insert

2012

insert/poêle

ENERPUR

32

boulevard Pasteur

95210

St Gratien

09

81 82 86 73

www.enerpur.fr

 

           

 

✘ ✘

   

 

Eco-artisan/

   

joseph@enerpur.fr

QualiPV2012

 
           

ENT. DA SILVA

134 rue de la République

 

Montigny-les-

 

contact@ent-dasilva.fr

                             

95370

Cormeilles

01

39 81 40 62

Qualisol 2012

ENT. Gilles MOLEA

11

route de Meulan

95450

Condécourt

01

34 66 30 12

ets.molea@wanadoo.fr

       

           

     

Qualipac 2012

ENTREPRISETOFFIN

9

rue de Pontoise

95810

Vallangoujard

01

39 09 20 88

www.toffinchauffages.com

     

                 

Chaudière à

Qualibois

 

entreprisetoffin@orange.fr

condensation

2012

EREM

51

rue des alouettes

95100

Argenteuil

01

39 82 91 20

                               

Qualisol 2012

                                         

QualiPV/

ERINVEST

62

Bd Henri Navier

95150

Taverny

01

34 69 05 54

www.erinvest.fr

QualiPac /

   

QualiSol 2012

ETABLISSEMENT

   

Cormeilles en

                                 

QualiSol /

PHILIPPETROISGROS

14

rue de Saint Germain

95240

Parisis

01

39 31 51 51

www.entrepriseroisgros.fr

QualiBois

2012

ETNAENERGIES

2

ter rue Gutenberg

 

Magny en Vexin

 

www.etna-energies.com

     

                   

Chauffe-eau

Qualibois en

95420

01

34 67 26 50

contact@etna-energies.com

thermodynamique

cours

EUREGAZ

4

rue Hélène Boucher

95280

Jouy le Moutier

01

34 43 92 61

www.hachemeuregaz.fr