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ONUDI

REPUBLIQUE
DU
BURUNDI

ETUDE DE BASE SUR LA MISE EN ŒUVRE


DU MECANISME DE DEVELOPPEMENT PROPRE (MDP)
ET PROPOSITION DE PROJETS MDP AU BURUNDI.

RAPPORT FINAL

Etabli par :
Evariste SINARINZI
(Expert National, DNA)

Décembre, 2005

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ETUDE DE BASE SUR LA MISE EN ŒUVRE DU MECANISME DE
DEVELOPPEMENT PROPRE (MDP) ET PROPOSITION DE PROJETS MDP AU
BURUNDI.

CONTENU

I. INTRODUCTION

I.1 Caractéristiques Géographiques, climatiques et environnementales.


I.2 Situation politique et économique
I.3 Situation des secteurs de l’énergie et de l’industrie

II. LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES ET LES ACTIVITES DU MDP AU


BURUNDI

II.1 Les objectifs de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto


II.2 Etat de mise en oeuvre de la CCNUCC et du MDP au Burundi

III. SYNTHESE SUR LA 1ère COMMUNCATION NATIONALE DU BURUNDI

III.1.Inventaire des emissions des gaz à effet de serre


III.2.Vulnérabilité et measures d’adaptation aux changements climatiques
III2.1 Scénarios de changement climatique au Burundi.
III.2.2 Vulnérabilité des principaux secteurs socio-économiques
i) Secteur de l’énergie
ii) Secteur de l’ndustrie

IV. LA CONTRIBUTION DES PROJETS MDP AU DEVELOPPEMENT


DURABLE DU BURUNDI.

IV.1 Critères et procédures existantes


IV.2 Contribution des projets MDP au développement durable du Burundi
IV.3 Contraintes à la mise en oeuvre des projets MDP

V. LES ACTEURS NATIONAUX INTERESSES PAR LE MDP AU BURUNDI

VI LE POTENTIEL MDP DANS LES SECTEURS ENERGIE ET INDUSTRIE

CONLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

Annexes

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Liste des Abréveations techniques
AND : Autorité Nationale Désignée
Au : Or
BRARUDI : Brasserie du Burundi
CDM : Clean Development Mechanism
CER : Certificate of Emission Reduction
CH4 : Gaz methane
CO2 : Dioxyde de carbone
COTEBU : Complexe Textile du Burundi
COVNM : Composé Voltile non-méthanique
DHD : Développement Humain Durable
DNA : Designed National Authority
FAO : Food and Agriculture Organisation
GDP : Gross Domestic Production
GES : Gaz à effet de Serre
GgEO2 : Gigagrammes Equivalent de Carbone
GHG : Greenhouse Gaz
GWH : Giga Watt/heure
HDI :Human Development Indicator
IDH : Indicateur de Développement Humain
IGEBU : Institut Géographique du Burundi
INECN : Institut National pour l’Environnement et la Conservation de la Nature
MDP : Mécanisme de Développement Propre
MPDR : Ministère de la Planification du Développement et la Réconciliation
MW : Mega-Watts
Ni : Nickel
NAPA : National Action Programme of Adaptation
PANA : Programme d’Action Nationaux d’Adaptation
Ph : Phosphate
PIB : Public Investment Plan
PIB Produit Intérieur Brut
REGIDESO : Régie de distribution d’eau et d’électricité
SODECO : Société de Dépulchage et de Conditionnement du Café
UNDP : United Nations Development Indicator
UNFCCC : United Nation Framework Convention on Climate Change
UNIDO : United Nation for Industry Development Organisation
V&A : Vulnerability and Adaptation
VCONM : Voratil Component Non Methanic

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ETUDE DE BASE SUR LA MISE EN ŒUVRE DU MECANISME DE
DEVELOPPEMENT PROPRE(MDP) ET PROPOSITION DE PROJETS
MDP AU BURUNDI.

INTRODUCTION

1. Caractéristiques géographiques, climatiques et environementales

Le Burundi vaste de 27.834 Km² se trouve à l'extrême sud du Bassin du fleuve Nil, à la
charnière de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique Centrale faisant frontière avec le Rwanda au
Nord, la Tanzanie à l’EST et la RDCongo à l’Ouest.

Dans cette position, le Burundi abrite la source la plus méridionale du Nil.


Le relief comprend les basses terres de l’Imbo à l'Ouest, la Crête Congo-Nil, les
Plateaux Centraux, les dépressions du Kumoso à l'Est et du Bugesera au Nord-Est.
Au centre du pays, une multitude de collines de tailles variées sont séparées par des
vallées larges et marécageuses, à fond plat, mais de plus en plus drainées.

Le climat
Le climat du Burundi est de type tropical tempéré par l'altitude qui varie de 773 m à
2670 m. Le pays connaît une alternance de la saison pluvieuse (octobre à mai) et de la
saison sèche (Juin à Septembre).Les pluies varient de 800mm/an dans la plaine de
l’Immbo à 2000 mm sur la crête Coongo-Nil. La pluviométrie annuelle moyenne du pays
est de 1274mm.
La répartition des températures épouse fidèlement le relief avec une moyenne annuelle
de 23°C dans la plaine de l'Imbo à 800m d’altitude et 16°C sur la Crête Congo-Nil à plus
de 2000m.

Hydrographie

De par sa position géographique et de son relief, le Burundi appartient à deux principaux


bassins hydrographiques du continent qui se partagent presque équitablement le
territoire du pays à savoir 13.800 km² pour le Bassin du Nil et 14.034 km² pour le Bassin
du Congo.
En outre, l'ensemble du Burundi est drainé par un chevelu de cours d'eau assez dense.
La carte en annexe montre clairement la densité du réseau hydrographique du pays.

Démographie
Du point de vue démographique, le Burundi est l'un des pays les plus densément
peuplés d'Afrique. La population, qui était de 5.356.266 habitants en 1990, est passée à
7,1 millions d'habitants en l'an 2003 avec une densité démographique moyenne de 257
hab./ Km2. L’accroissement de la population à rythme de 3% n’est pas en phase avec la
croissance économique du pays. La forte pression démographique sur les ressources
naturelles constitue une contrainte très serieuse au développement durable

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Environnement.

Au Burundi, la pression démographique sur les terres, l'exploitation anarchique des


ressources naturelles, les destructions des boisements, l’érosion du sol, la dégradation
de la qualité des eaux, les sécheresses météorologiques récurentes, constituent un
cercle inférnal de dégradation de l'environnement.

Depuis 1980, le Burundi a pu se doter d’outils politiques et juridiques de gestion des


ressources naturelles. Il s’agit notamment de la Stratégie Nationale pour
l’Environnement, de la Politique Nationale de Gestion des Ressources en Eau et le
Code de l’Evironnement.Ces outils nécessitent des textes d’application sans lesquels,
ils resteront inopérants.

I.2. Situation politique et économique

I.2.1 Situation politique

Depuis octobre 1993, Le Burundi vit la plus profonde crise politico-éthnique de son
histoire. Celle-ci a bloqué la prroduction intérieure, la coopération internationale a été
suspendue,il y a eu apparition de nouveau phénomènes de« populations regroupées,
populations déplacées » avec tout le cortège de malheur.

Cependant, les efforts conjugués des Barundi et de la Communauté Internationale ont


récemment abouti à un accord de paix et à la mise en place des institutions issues des
élections démocratiques.
Malgré ces difficultés politiques, le Burundi est resté au côté des autres nations pour
lutter contre les menaces de l’environnement global, notamment celles liées aux
changements climatiques.
.

I.2.2 Situation socio-économique du pays

Le Burundi compte aujourd’hui une population d’environ 7.1 millions d’habitants avec
une densité démographique moyenne de 257 hab./ Km2. Selon l’indicateur de
Développement Humain (IDH), Le Burundi est classé en 169ème position sur 174 pays
avec un IDH de 0.378 en 2005, selon l’ordre croissant de lIDH. Il faut noter que la crise a
beaucoup contribué à l’augmentation des pauvres au Burundi

L’économie du pays est essentiellement basée sur l’Agriculture, celle-ci contribue pour
près de 50% du PIB, fournit plus de 90% de l’emploi, assure 95% des apports
alimentaires et plus de 80% des apports en devises.

Les potentialités minières ( Ni, Au, Ph, Cobalt, …) ne sont pas exploitées faute de
moyens financiers et par manque d’énergie.
La Situation socio-économique du pays est résumée dans le tableau ci-desous.

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Tableau 1 : synthése de quelques indicateurs socio-économiques des années 1998 et
2003
Données de base Année 1998 Année 2003
Superficie (Km2) 27834 27834
2
Superficie émergée en (Km ) 25 040 25 040
Superficie culivable(% de la superficie émergée) 57.76 72.66
Population totale( Nbr. d’habitants) 6.300489 7.100.000
2
Densité (habitants au Km ) 254 297
Indice synthétique de fécondité 6.68 6.7
Population alphabétisée( % de la pop. Totale) 63 59
Population ayant accès à l’eau potable 53 43*
Population ayant accès aux soins de santé 77 69
Taux de croissance démographique(%) 2.96 2.9
Taux de mortalité infantile(%◦ 169 129
Taux de mortalité maternelle(%◦ 8
Taux de couverture vaccinale en % 83.9
Espérance de vie à la naissance (ans) 53 47.5
Indicateur de pauvreté humaine (%) 47.90 40.9
Popul. en dessous seuil pauvreté monétaire totale 57.21 58.4
Indicateur de développement humain 0.339 0,378
Classement mondial selon l’IDH 169/ 177
Taux de scolarisation brut primaire 79.54
Taux de scolarisation des adultes 42.16
Taux d’abandon primaire 19.5
Production agricole en % du PIB 25.91
Apport journ. De caloris/ hab en % des besoins 75
Aide alimentaire en dollars des EU 0.69 millions
PIB réel par habitant en $ EU (ajusté) 122.4 $ 92$
PIB en milliards de US $ (100=1980) 0,6
PIB au prix du marché réel (taux de croissance) 4.8 4.7
Indice des prix à la consommation 12.5 8.0
Taux d’investissement ( FBCF/PIBm) 8.2 12.8
Taux d’épargne intérieur en % du PIB -2.5 2.8
Importation en % du PIB 19.1 24.5
Exportation en %du PIB 7.1 7.04
Dettes extérieures en % PNB 170
Service de la dette en % des exportations 43.5 87
Déficit caisse en % du PIB -3.6 -3.6
Recettes courantes en % du PIB 15 27.2
Dépenses courantes en % du PIB 17.4 12.7
FBU/USD(moyenne de période) 447.8 909.62
Source :Banque de données DHD,1999 ; MPDR/SPM ; BANQUE DE LA REPUBLIQUE(BRB) ; strate mise en œuvre de
la CCNUCC

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II.3. Situation des secteurs de l’Energie et de l’industrie

II.3.1 Situation du secteur de l’Energie

Au Burundi les formes d’énergie consommée sont essentiellement les déchets de bois,
le charbon de bois à 95.3% du bilan énergetique totale; les produts pétroliers à 4%;
l’hydroélectricité à 0.6%; la tourbe à 0.2%et les énergies renouvelables en quantité
négligeables.

L’énergie de bois reste la plus consommée par la majorité de la population pour la


cuisson et le chauffage. La consommation du bois énergie dépasse de loin la production
annuelle soutenable, il ya donc risque de pénurie de bois dans l’avenir.

Les produits pétroliers constituent une source d’énergie essentielle pour les activités
économiques et industrielles: 47956.69 tonnes en 1998.

L’Energie électrique accessible à 2% seulement de la population est constituée à plus


de 96% de l’hydroélectricité. Le Burundi dispose d’un potentiel hydroélectrique de 300
Gwh, mais la puissance installée est de 32MW.
Pour couvrir ses besoins, le Burundi doit recourir à l’importation de l’énergie
hydroélectrique en provenance du Congo, soit 29% de la consommation totale.

La Tourbe est un combustible abondant au Burundi( 108 Tonnes). La production


annuelle est de 10.000 T, sa combustion dégage beaucoup de fumée et de cendre, ce
qui fait qu’elle n’est pas largement utilisée.
La contribution des énergies nouvelles et renouvelables telles que l’énergie
solaire, le biogaz et l’eolienne reste très faible.

I.3.2 Situation du secteur de l’industrie

Ce secteur est encore à l’état embryonnaire. Le parc industriel burundais comprend une
centaine de petites et moyennes entreprises dominées par l’industrie agroalimentaire.
Suite à la crise politique, la valeur ajoutée industrielle en % du PIB est passée de 19,97
en 1993 à 9,61 en 1998.

Ce faible développement du secteur industriel s’accompagne naturellement du faible


taux d’emplois qui n’excède pas 2% de la main-d’œuvre totale.

Les objectifs de développement du secteur peuvent être résumés comme suit :


- l’acquisition d’une technologie moderne appropriée ;
- l’amélioration des mécanismes d’accès aux crédits pour l’investissement;
- la réduction de la dépendance extérieure vis-à-vis de certaines matières
premières ;
- le désenclavement par l’intégration au bloc économique régional.
- Le renforcement des capacités et la constitution de la banque des données
industrielles, technologiques et commerciales.

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II. CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES ACTIVITES DU MDP AU BURUNDI

II.1 Les objectifs de la CCNUCC ET du Protocole de Kyoto


L’objectif ultime de la CCNUCC est de stabiliser les concentrations des gaz à effet de
serre(GES) dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique
du systême climatique.

Le protocole de KYOTO, adopté en 1997, comporte un certain nombre de mécanismes


visant la réduction des GES, parmi lesquels figure le Mécanisme de Développement
Propre (MDP).

L’objet du MDP est d’aider les pays Parties ne figurant pas à l’Annexe I à parvenir au
développement durable et à contribuer à l’objectif ultime de la CCNUCC, et d’aider les
Parties de l’Annexe I à remplir leurs engagements chiffrés de limitation et de réduction
de leurs émissions.

Dans le cadre du MDP, les pays Parties ne figurant pas à l’Annexe I bénéficient des
projets qui se traduisent par des réductions d’émissions certifiées.
Cela dit que ces pays peuvent proposer des projets à financer, incluant les technolgies
propres, les matériaux, l’équipement ainsi que les pratiques spécifiques pour l’exécution
de ces projets.

II.2 Etat de mise en œuvrede la Convention et du MDP.

Le Burundi a ratifié la Convention Cadre des Nations Unies sur les


Changements Climatiques le 04 avril 1997. Depuis la ratification, le Pays a déjà
entrepris les actions suivantes :

Au niveau institutionnel,
une institution UNFCCC Point Focal a été désignée, il s’agit de l’Institut
Geographique du Burundi IGEBU en charge de la météorologie, de la
climatologie, de l’hydrologie, des ressources en eau et de la Cartogrphie.

Création du Département de l’Environnement en 1998, chargé de la


coordination de l’environnement au Burundi. Ce dernier a assuré la direction de
la Communication Nationale initiale sur les changements climatiques.

Au niveau légal

Adoption par le Parlement du Code de l’Evironnement en mai 2000 dont


certaines dispositions sont applicables à la problématique des changements
climatiques notamment les articles 5,14,60 à 67qui traitent de la protection de
l’atmosphère.

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Au niveau de la mise en œuvre de la CCNUCC
L e Burundi a présenté en août 2001 sa 1ère Communication Nationale(CN) sur
les changements climatiques.

Le fait de participer à la préparation de la 1ère CN a permis aux institutions


participantes de prendre conscience de la dimension réelle de la problématique
des changements climatiques au niveau global en général et au Burundi en
particulier.

Lors des ateliers sur les inventaires et sur l’analyse de la vulnérabilité et de


l’adaptation du pays aux changements climatiques, le public a eu l’occasion
d’être informé par les médias sur les liens de cause à effet entre les actvités de
l’homme et les changements climatiques.

Ajourd’hui, une équipe d’experts nationaux est en train d’élaborer un


Programme d’Actions National d’Adaptation(PANA) et le Burundi se prépare
pour l’élaboration de sa seconde communication nationale sur les
changements climatiques.

Au niveau du Mécanisme du Développement Propre (MDP)

On sait que l’aptitude d’un pays à s’engager dans la voie d’un développement
durable dépend dans une large mesure de la capacité en termes de moyens
humains, techniques, institutionnels, scientifiques et financiers dont il dispose.

Or, le Burundi non seulement ne dipose pas de ces moyens, mais également
depuis 1993, il est victime des déchirements politico-éthiniques avec leurs
corollaires de pauvreté, de maladies, de cumul de dettes et d’agitations
sociales.
Le Burundi a passé une longue période d’isolement économique qui se
traduisait par le gel des investissements par la Communauté Internationale.
Dans cette situation, Il était donc quasimment impossible d’initier les projets
dans le cadre du MDP.

Actuellement, le Pays vient de se doter des institutions issues des élections


libres, tranparentes et démocratiques qui donnent l’espoir au peuple Burundais
de sortir définitivement de la crise, de l’isolement et la confiance des bailleurs
de fonds est retrouvée.

C’est dans ce contexte de détente et de paix retrouvée que le Burundi vient de


formuler une requête à l’ONUDI en vue de bénéficier des projets de
développement durable dans le cadre du MDP. Car en effet, la 1ère
communication nationale a révélé que tous les secteurs socio-économiques du
Burundi sont très vulnérables aux changements climatiques.
Le pays doit donc s’employer activement pour bénéficier du soutien des mécanismes de
Kyoto, mais aussi des appuis aux programmes d ‘adaptation PANA.

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III. SYNTHESE SUR LA COMMUNICATION INITIALE DU BURUNDI SUR LES
CHANGEMENTS CLIMATIQUES

III.1.Inventaire des émissions des gaz à effet de serre


Pour répondre aux engagements vis-à- vis de la CCNUCC, le Burundi a réalisé les
premiers inventaires des émissions des gaz à effet de serre.

Ces inventaires ont porté sur le CO2, le CH4, le NO2, NOX, CO et les composés
volatiles non méthaniques(COVNM). Les résultats des inventaires effectués en 1998
montrent que le Burundi n’est pas un grand émetteur des GES. Les quantités de GES
émises par le Burundi étaient estimées à 3.647,66 Gg ECO2, tandis que les puits
absorbaient 2.857,23 Gg de CO2.

Il en résulte des émissions nettes estimées à 792,43 Gg ECO2.

Tableau 2: Synthèse des émissions de GES au Burundi en 1998.


Cat. de Sources et puits de CO2 CH4 N2O CO COVNM
GES
Tot. (Net) des Emissions 2857,2317 44,9232 2,933 536,8193 60,106693
Nationales Gg/an)
1.Total Energie 143,05399 26,2987 0,336812 464,55191 51,364423
Rédentiel 5,3734 25,9251 0,3315 463,22931 49,2994
Industries énergétiques 0,3555 0,000014 2,83E-06 0,00023
Industries man. Et constr. 31,04185 0,01343 0 0,4183559
Transport 90,1372 0,019176 0,000806 1,3538
Commercial et institutionnel 12,89224 0,2634 0,0035 0,5263
Agriculture/Forestere/pêche 2,8314 0,0776 0,001 1,3169 0,1602
Fuel combustion
Autres 0,4224 0,000028 3,41E-06 0,0057 0,0011
2. Procédés industriels 0,1274 - 8,74227

3. Agriculture 18,3564 2,2778 72,2573


Fermentation entérique 14,816
Gestion du fumier 0,6325 0,0472
Culture de riz 0,0814 64,4954
Brûlage de savane 2,4569 0,0304 7,7619
Brûlage des résidus agricole 0,3696 0,0108
Sols cultivés 2,1894
4. Changement d'affectation -3000,413 0,094 0,00007 0,010
des terres et foresterie
Evolution du patrimoine forestier -3067,24
Conversion de forêts en prairies 8,894 0,094 0,00007 0,010
Terres aménagées
Correction du PH des sols: 57,933
amendements calcaires
5. Gestion des déchets 0,1741 0,3184
Source : premiere communication nationale sur les changements climatiques

9
Du tableau 2 ci-dessus, il ressort que les émissions du secteur énergie représentent
60,39% des émissions totales ; celles du secteur Agriculture :36,8% ; celles du
secteur industriel ne représentent que 0.004%.
Ces résultats pourraient être sensiblement améliorés en intégrant les données plus
actualisées et en excluant certains facteurs pris par défaut.

III.2. Vulnérabilité et mesures d’adaptation aux changements


climatiques

III.2.1 Scénarios de changements climatiques.

Les scénarios de changement climatiques élaborés par l’IGEBU, montrent qu'au cours
de la période 2000-2050, on assistera à une hausse constante de la température
moyenne de l'air 0,4ºc tous les dix ans. L'accroissement de la température atteindra
1,9ºc à l'horizon 2050 et le réchauffement sera plus important pendant la grande
saison sèche, de mai à octobre.

Les précipitations augmenteront légèrement en moyenne de 3% à 10%. Cependant


certains mois tels que novembre à mars connaîtront une plus forte pluviométrie par
rapport à la situation de base ( >25%) . En revanche, le groupe de mois de mai et
octobre verront leur pluviométrie diminuée de 4% à 15%

III.2.2 Vulnérabilité des principaux secteurs socio-économiques

La vulnérabilité aux changements climatiques a été analysée pour les secteurs qui
semblent les plus vulnérables qui sont : les ressources en eau, l'énergie, l'agriculture,
les écosystèmes naturels terrestres et aquatiques et la santé. La méthodologie
adoptée a recouru suivant les cas, à la méthode analogique,à la modélisation et au
jugement d'expert .

III.2.2.1 Secteur de l'énegie

L’accroissement des GES entraine des modifications du climat au niveau des


températures, des précipitations et du rayonnement.

La communication nationale a révélé que les changements climatiques prévisibles


d'ici l'an 2050 auront quelques impacts dans le secteur de l'énegie au Burundi
notamment :

( i ) un accroissement des pertes en ligne dans les dépressions :

il y a risque que les pertes en ligne augmentent avec l’accroissement de la


température et puissent atteindre 0.34% dans les dépressions pour les
lignes de 30 KV et de section 120 mm2 d’ici 2050.

10
(ii) une réduction possible de la production Hydroélectrique pour les
centrales en service :
l’augmentation des précipitations entraine l’accroissement en volume
des apports annuels en sediments avec le risque d’envasement et de la
réduction du volume utile des barrages de retenue.

L’autre impact de la hausse des précipitations sur les centrales


hydroélectriques est le risque de débordement des déversoirs et
l’inondation des infrastructures en aval du barrage.

( iii) une possible augmentation de la production Hydroélectrique pour


les nouvelles centrales installées
Le rapport sur la vulnérabilité et l’adaptation conclut que la hausse des
précipitatons pourrait aussi conduire à une plus grande production de
l’énergie hydroélectrique étant donné que le potentiel est directement
proportionnel au débit de la rivière.

( iv) une réduction de la consommation de bois énergie par habitant.


Le rapport sur la vulnérabilité et l’adaptation du secteur de l’énergie
conclut qu’en présence des changements climatiques qui se traduiront
par une hausse de la température, la consommation unitaire du bois de
chauffage passera de 2,93 kg/hab/jour à 1,58 kg/hab/jour entre 2000 et
2050, soit une réduction de 46%.

En ce qui concerne les déchets de bois et du charbon de bois, toute


hausse de la pluviométrie et de la température conduira respectivement
à l’augmentation du couvert végétalet à la diminution du bois utilisé pour
le chauffage.

L’impact des changements climatiques se traduira par une réduction


nette en consommation du bois énergie de 26% par rapport à la
situation de base.

Les mesures d'adaptation porteront sur la gestion coordonnée des lacs de retenue
des centrales existantes pour contrôler la production hydroélectrique en même temps
qu'il sera initié une étude de l'impact des changements climatiques sur l'envasement
de ces lacs.

Pour les nouvelles centrales, il conviendra d'accroître le volume utile des réservoirs
des retenues pour atténuer les effets de la variation des débits et la hauteur de chute,
et de développer l'interconnexion des réseaux de transport.

La réduction de la consommation unitaire de bois énergie par habitant et par jour est
un élement positif qui mérite d'être renforcé notamment en assurant le développement
des énergies de substitution au bois-énergie.

11
III.2.2.2 Industrie

L’industrie burundaise étant constituée pricipalement de l’industrie alimentaire, la


matière première utilisée est d’origine agricole. L’agriculture étant elle-même très
vulnérable aux changements climatiques, la perturbation des précipitations et de la
température met donc en cause la production agricole et partant la production
industrielle.

L’industrie burundaise est aussi source d’émission des GES. La quantité totale des
GES émises par le secteur industriel est estimée à 344,28 Gg ECO2 et 9,16 Gg de
COVNM.

Les types de gaz émis sont les suivants:


- le CO2 ( 0,1274 Gg des procedés industriels Gg)
- le CH4 ( 0,01343 Gg)
- les COVNM ( 9,16062 Gg)

Le remplacement de technologie dans le développement industriel est limité par les


coûts élevés d’investissement au niveau des équipements utilisant d’autres sources
d’ énergie.

Certaines grandes usines utilisent des chaudières à gasoil pour la production de la


vapeur. La principale option pour la réduction des GES dans les industries serait de
remplacer les chaudières à gasoil par des chaudières électriques

Or, il y a un déficit d’énergie hydroélectrique au Burundi.

Pour les autres sources de GES dans le secteur industriel, il s’avère indispensable de
fixer d’abord les normes d’émission et fixer ensuite la réglementation au niveau des
industries.

Il faudra faire un diagnostic des besoins énergétiques industriels et leur impact sur
l’environnement avant de fixer les normes de rejets par usine.

Dans le secteur de l’industrie les projets relevés sont les suivants:

- l’amélioration des procédés industriels;

- l’étude d’impact des rejets industriels sur l’environnement;

- l’élaboration des études d’adaptation aux nouvelles technologies


émettant moins de GES.

12
IV. LA CONTRIBUTION DES PROJETS MDP AU DEVELOPPEMENT
DURABLE AU BURUNDI.

IV.1 Critères et procédures existantes.


De manière générale, pour atteindre ses objectifs de développement durable, chaque
pays doit formuler des politiques claires de développement et élaborer un cadre
législatif approprié qui facilite l’investissement et mobilise le financement nécessaire
pour la réalisation des objectfs à court, moyen et long terme.

Avec ce souci de clarité d’objectifs, le Burundi vient d’élaborer un Plan de


développement Economique et Social à long terme (2005-2025).

Ce plan de développement du Burundi pour la relance économique et sociale intègre


un certain nombre de concepts de développement propre et met un accent particulier
sur les priorités suivantes:

La sécurité alimentaire à travers la production, la disponibilité et l’accessibilité


des produits alimentaires ;

La sécurité énergétique doit être renforcée pour suprirmer le déficit et la


dépendance extérieure en matière d’énergie, cela se fera à travers la promotion et
la mise en œuvre des politiques efficaces d’interconnexion des réseaux
hydroélectriques de la sous-région des grands lacs et aussi l’utilisation d’autres
formes d’énergies propres et renouvelabes comme l’énergie solaire et eolienne.

L’amélioration de la qualité de vie et de l’habitat qui se traduit par l’accès de la


population aux produits et services de base comme l’eau potable, l’hygiène, les
soins de santé, l’éducation et le logement décent.

La croissance de l’emploi dans les différents secteurs de développement


économique et social.

La protection de l’environnement pour garantir la croissance et le


développement harmonieux du pays.

La bonne gouvernance pour renforcer la cohésion sociale et la mobilisation des


financements des projets et programmes inscrits dans le plan à long terme.

Il y a donc une bonne adéquation entre les objectifs du développement du Burundi


et les projets MDP

13
IV.2 La contribution des projets MDP aux priorités thématiques de
développement durable du Burundi

Les priorités de développement étant là, il s’avère indispensable de dégager les


projets de développement présentant des potentialités d’émissions des GES pour
mieux cerner la place des projets MDP au Burundi.

Or, en ce moment, la capacité nationale requise pour identifier correctement ce type


de projet MDP et la façon dont il doit s’inscrire dans le plan de développement
durable,reste faible.

Néamoins, dans le cadre de la mise en œuvre de la Convention Cadre de Nations


Unies pour les Changements Climatiques, le Burundi a défini des stratégies parmi
lesquels, le renforcement des capacités nationales afin de pouvoir actualiser les
informations et considérations sur les changements climatiques et les intégrer dans
les Programmes d’Investissement Public (PIP).

On peut également noter le recrutement des spécialistes de l’environnement au sein


du Ministère chargé de la Planification du Développement et de la Reconstruction
pour s’assurer que les projets inscrits dans les Programmes d’Investissement Public
(PIP) ne présentent pas d’impacts négatifs graves sur l’environnement.

Les projets MDP auront donc une bonne place au Burundi et contribueront au
développement durable en s’intégrant dans le Plan global de développement du pays.

Il faudra cependant, renforcer les capacités nationales pour mieux comprendre la


nature du projet MDP et sensibiliser le public à mieux cerner la contribution réelle des
projets MDP en montrant leurs impacts sur l’environnement.

14
IV.3 Contraintes à la mise en œuvre du MDP au Burundi

Comme déjà dit précedemment, le Burundi a déjà pris des dispositions nécessaires
au niveau institutionnel pour la mise en œuvre de la CCNUCC et du Protocole de
Kyoto. Ces dispositions se traduisent notamment par :
- la mise en place des organes chargés de la préparation de la
Communication Nationale Initiale sur les changements climatiques ;

- la formation et la mobilisation des experts nationaux en matière de


l’inventaire des GES, de l’analyse de vulnérabilité et la formulation de
stratégies d’adaptation aux effets des changements climatiques.

- l’organisation des ateliers nationaux d’information et de sensibilisation et


d’échange sur la problématique des changements climatiques.

- la participation aux fora internationaux sur les changements climatiques.

Toutes ces actions témoignent du degré d’engagement du Burundi à contribuer à


l’effort collectif de lutte contre les concentrations des GES dans l‘atmosphère.

Cependant, malgré cette bonne volonté affichée, le pays est confronté à


une multitude de contraintes de manque de capacités techniques, scientifiques et
financières qu’il importe de signaller

Il y a 2 types de contraintes à la mise en œuvre du MDP au Burundi.

- Contrainte d’ordre politique : le Burundi n’a pas encore ratifié le Protocole de


Kyoto, mais le processus est enclenché pour sa ratification.

- Difficultés conjoncturelles : une série de difficultés conjoncturelles ont été


relevées, mais la plus importante c’est le manque de fonds pour construire les
barrages hydro-électriques afin de produire l’énergie suffisante et remplacer les
chaudières à gasoil.
Une insuffisance de compétences pour mieux évaluer la vulnérabilité du
pays aux CC et formuler correctement les réponses face aux menaces.

Un manque de capacité requise pour évaluer les liens entre les objectifs
inscrits dans le plan de développement du Burundi et les projets présentant des
potentialités d’émssion des GES. Cette évaluation pourrait éclairer la mise en
œuvre des projets MDP en vue de lutter contre les GES.

l’nsuffisance des connaissances et de compétences pour identifier,


formuler et mettre en œuvre les projets du type MDP qui est un concept
nouveau pour les planificateurs traditionnels.

15
A cela s’ajoute la plus grande contrainte de manque de financements pour
le plan de développement du Burundi, pays qui vient à peine de sortir d’une
guerre civile extrêmement dévastatrice.

En effet, l’endettement qui représente 57% des exportations constitue l’obstacle


majeur au développementet et à l’investissement. Mais à ce niveau, la
communauté internatonale vient de décider de la remise de dettes des pays les
plus pauvres au monde dont le Burundi.

Les projets MDP doivent faire face à ces difficultés conjocturelles pour assurer un
développement harmonieux et durable

V. LES ACTEURS NATIONAUX PRIORITAIREMENT INTERESSES PAR LE


MDP AU BURUNDI.

Tableau 3 : Acteurs intéressés au MDP

Nom Mission Carégorie Tél Fax e-mail

Institut Géographique - UNFCCC FPI igebu@cbinf.com


du Burundi(IGEBU) -Météorologie, Gouver- 257402625 402625
-climatologie, nement
-ressources en eau
Institut NatIonal de -conservation de la 257234304 - bozone@cbinf.com
de l’Environnement nature,protection Gouver-
et conservation de la de l’environnement nement
nature (INECN)
Département de assure le suivi de Gouver- dp-enviro@cbinf.com
l’Environnement l’environnement nement 257241693
Direction Génerale Coordinnation du Gouver- 257226579 dgee@cbinf.com
de l’Energie secteur de Energie nement
Direction Génerale Promotion industrielle Gouver 257222511
De de l’Industrie nement
Direction Génerale Disponibilisation des Gouver-
De l’Agriculture intrants agricoles nement
BRARUDI Brasserie du Burundi Privé 257215360 222948 barudi@usan-bu.net

Complexe Texitile Usine de fabrication Gouver- 257235120 231750 cotebu@usan-bu.net


Burundi (COTEBU) des tissus-habits nement
RAFINA Usine de raffinerie Privé 257223247 227964 rafina@speednet.bi
des huiles
Huilerie de Usine de production Gouverne- 257270311 -
Palme de Rumonge de l’huile de palme ment
Société Sucrière du Usine de Production Gouverne- 257276003 223028 sosumo@cbinf.com
Moso (SOSUMO) du sucre. ment
Société RAFINA Productio de l’huile privé 257223247
de coton
Cette liste n’est pas close

16
VI. LE POTENTIEL DU MDP DANS LES SECTEURS DE
L’ENERGIE ET DE L’INDUSTRIE.

VI.1 Secteur de l’énergie.


Le contexte dans lequel évolue le secteur de l’énergie au Burundi justifie le
potentiel des projets MDP dans ce secteur. En effet, les considérations suivantes
justifient à suffisance les potentialités du MDP. Les orientations stratégiques de la
politique du Gouvernement en matière d’énergie s’inspirent des impératifs de
développement du pays, mais également de ceux de la sauvegarde de
l’environnement. Les objectifs visés sont : faciliter l’accès d’une plus grande partie de
la population aux sources d’énergie moderne ; fournir de l’énergie en qualité et en
quantité suffisante pour les activités artisanales et industrielles ; satisfaire les besoins
domestiques essentielles en énergie tout en veillant à la sauvegarde de
l’environnement.
Au Burundi, le taux d’électrification est actuellement de 2% seulement alors
que la population est à plus de 90% à vocation rurale avec une
consommation du bois-énergie estimée à plus de 95% du bilan énergétique
total.
La part des énergies solaire, éolienne et du biogaz reste très faible dans la
satisfaction de la demande en énergie des populations rurales.

Il y a donc urgence de développer d’autres formes d’énergie pour couvrir les


besoins en énergie des populations tant rurales qu’urbaines tout en
préservant l’environnement.

Suite à l’nsuffisance de l’énergie hydroélectrique, les conditions actuelles de


travail sont alarmantes en particulier dans les centres de santé,
établissements scolaires, usines de traitement de café en milieu rural.
Toutes ces unités de production ou d’infrastructures sociales pour
fonctionner utilisent des produits pétroliers ou le bois-énergie qui dégagent
les GES.

Le pays étant à plus de 90% agricole, il doit développer son secteur


énergétique pour l’accroissement et la diversification des activités
économiques, industrielles et artisanales pour désengorger le secteur
agricole. Il doit donc recourir à d’autres formes d’énergie plus propres.

Le Burundi ayant souscrit aux objectifs de la CCNUCC, il doit réussir la


substitution des énergies polluantes comme le bois, la tourbe et les
combustibles fossiles par des énergies propres, dans l’optique de contribuer
à la réduction des émissions des gaz à effet de serre.

Les atouts pour qu’une plus grande partie de la population accède aux
énergies domestiques propres sont liées notamment au potentiel
hydroélectrique et de l’énergie solaire disponible

17
Dans ce contexte les projets MDP sont donc potentiellement bien
appréciables
dans le renforcement des capacités nationales en matière de
production hydroelectrique ;

dans le renforcement des puits du CO2, entendez la


reforestation du pays.

dans la maîtrise de l’énergie solaire

V.2 Secteur de l’industrie.

Les principaux objectifs de développement durable au Burundi comme dans d’autres


pays en développement restent :
L’éradication de la pauvreté ;
La satifaction des besoins essentiels pour la population ;
La croissance économique.

Or, le Burundi est l’un des pays les plus pauvres au monde.
Pour atteindre ces objectifs, il doit s’organiser pour mettre en place des stratégies
pour mieux produire mais également il va continuer à compter sur les aides
extérieures parmi lesquelles les investisements étrangers dont les projets MDP. Le
MDP s’inscrit donc en bonne place dans le développement propre et durable du
Burundi.

18
CONCLUSION.

L’Etude de base sur la mise en œuvre du MDP au Burundi permet de tirer les
conclusions suivantes .
• La situation économique du pays est déplorable, il faut un appui substantiel pour
amorcer la croissance et le développement durable.

• Le Burundi dispose d’un plan à long terme de développement durable en attente


de financement. Le MDP trouve une bonne place dans ce plan de développement,
mais il faudra renforcer les capacités nationales.

• Parmi les priorités du Burundi, le développement du secteur de l’énergie occupe


une bonne place, un accent sera mis sur le développement de l’Hydro-électricité
et la maitrise des technologies de l’énergie solaire pour satisfaire la demande en
énergie par tous les secteurs.

• Le secteur de l’industrie est faible, mais il lui manque cruellement l’énergie, il utilise
le Fuel comme énergie de production.

• En matière de mise en œuvre de la CCNUCC et du Protocole de Kyoto, le Burundi


a déjà entrepris un certain nombre d’actions comme préalables à la mise en œuvre
de la Convention, notamment la mise en place des structures nationales et des
comités scientifiques d’études de la V & A aux changements climatiques.

• L’étude de vulnérabilité a conclu que tous les secteurs socio-économiques sont


vulnérables aux changements climatiques et l’identification des mesures
d’adaptation est en cours par le projet PANA.

• Les Projets MDP sont hautement appréciables par le secteur de l’énergie et de


l’Industrie d’après le constat fait lors de la concertation menée avec les
responsables de ces 2 secteurs.

19
La contribution potentielle du MDP au Burundi est appréciable dans le renforcement
des capacités de l’Hydro-électricité et dans le renforcement des puits du CO2, c-à-d. la
reforestation du pays.

• Il y a 2 types de contraintes à la mise en œuvre du MDP au Burundi.


- Contrainte d’ordre politique : le Burundi n’a pas encore ratifié le Protocole
de Kyoto, mais le processus est enclenché pour sa ratification.

- Difficultés conjoncturelles : une série de difficultés conjoncturelles ont été


relevées, mais la plus importante c’est le manque de fonds pour construire
les barrages hydro- électriques afin de produire l’énergie suffisante et
remplacer les chaudières à gasoil dans les industries.
• Les principaux acteurs sont essentiellement le secteur privé de l’industrie, les
institutions gouvernementales en charge du secteur de l’énergie et celles en
charge l’Environnement.
• L’étude comprend aussi une proposition de projets potentiels MDP élaborés au
niveau du PIN.

RECOMMANDATIONS

• Le Gouvernement du Burundi devrait ratifier le Protocole de Kyoto pour


permettre la mise en oeuvre du MDP.

• Le Secrétariat de la CCNUCC devrait aider le Burundi par l’incitation d’un


partenaire de l’annexe1 à investir dans le domaine de la production
hydroelectrique pour assurer le développement durable.

• L’ONUDI est interpelé pour l’envoi des experts qualifiés pour l’identification des
projets MDP possibles. Ces experts travalleraient en collaboration avec l’AND
et l’expert encadreur du secteur industrie

20
Anexe 1

COMPTE RENDU SUR LES CONCERTATIONS AVEC LES REPRESENTANTS


DES SECTEURS DE L’INDUSTRIE ET DE L’ENERGIE SUR LA MISE EN ŒUVRE
DU MDP AU BURUNDI,
Bujumbura, 30 novembre 2005.

Sur l’invitation du Ministre de l’Aménagement du Territoire, du Tourisme et de


l’Environnement, Madame Odette KAYITESI, une vingtaine de participants ont
répondu présents a cette journée de concertation (voir liste des participants).

La réunion était présidée par Mr. Evariste SINARINZI, Expert de l’Onudi et AND du
Burundi en collaboration avec M. Gabriel HAKIZIMANA, expert de l’Onudi en charge
de l’encadrement du secteur de l’Industrie.

Mr. Evariste a exposé aux participants la problématique des changements climatiques


dans le monde, les objectifs de la CCNNCC et du Protocole de Kyoto, la condition
d’éligibilité des projets MDP, les préalables pour accéder aux projets MDP, les
partenaires privilégiés, les exigences des investisseurs partenaires de l’Annexe 1, les
avantages à tirer de la coopération dans le cadre du MDP et l’appui de l’ONUDI pour
la mise en œuvre des projets MDP.

Après cet exposé riche d’informations, les participants ont hautement apprécié
l’information sur les opportunités MDP portées à leur connaissance.

Ils ont tour à tour pris la parole pour exprimer leur préocupation en ce qui concerne la
mise en oeuvre du MDP au Burundi : la question centrale qui handicape le
secteur industriel est l’insuffisance de l’énergie hydro-électrique.

Le secteur industriel burundais utilise le Fuel pour la production, faute d’énergie


propre hydro-électrique. Les besoins énergétiques sont estimés à 30 MW, or le
Gouvernement du Burundi est, à l’état actuel, dans l’impossibilité de construire des
barrages hydro-électriques avec ses propres moyens.

Les Responsables du secteur de l’énergie ont informé la réunion que le


Gouvernement a élaboré 6 projets de construction de centrales hydro-électriques qui
n’ont pas encore trouvé de financement.

Les responsables du sous-secteur de la Foresterie ont informé qu’en milieu rural,


l’énergie consommée est le bois-énergie. Les forêts du Burundi ne peuvent plus
supporter cette consommation excessive du bois-énergie.

21
Il faudra donc soit renforcer les capacités des puits du CO2 par la reforestation, soit
trouver d’autres formes d’énergie de substitution au bois-énergie.

Tout le monde est unanime que la réduction des émissions des GES au Burundi
passe par l’acquisition de l’énergie hydro-électrique suffisante pour le secteur industrie
et pour le milieu rural. Ce qui permettrait de remplacer les chaudières à gasoil par les
chaudières électriques.

La question est de savoir si les partenaires Parties de l’annexe 1 peuvent aider le


Burundi à construire une centrale hydro-électrique dans le cadre du MDP.

Même si les bailleurs de fonds étaient identifiés pour la construction d’un barrage
hydro-électrique, les travaux prendraient au moins 5 ans.

Les pays de l’annexe 1 souhaitant aider le Burundi à réaliser un développement


durable et propre, doivent donc s’engager dès maintenant afin que les émissions de
GES certifiées puissent leur être comptabilisées sur la période d’engagement 2008-
2012.

22
Annexe 2.

Réunion de concertation avec les Représentants des secteurs de l’industrie et


de l’énergie sur la mise en eouvre du MDP au Burundi.
Bujumbura, 30 Novembre 2005.

LISTE DES PARTICIPANTS.


Nº Nom et Prénom Institution Fonction Tel.
Représentée
----------------------------------------------------------------------------------------------------------
1. NDAYITWAYEKO Fulgence Direction Général de
: l’Hydraulique et des : Directeur :921604
Energies Rurales Général

2. SELEMANI Beshard : Usine à café SODECO :Directeur : 924991

3. NGENDAKUMANA Gordien : Usine Textile COTEBU : Directeur :906731

4. SUNZU Audace ;Régie de Distribution d’eau


et d’Electricité REGIDESO: Directeur : 924149

5. KARIKURUBU Cassien : BRASSERIE du


Burundi :Chef Service: 921763

6.: NDAGIJIMANA Dieudonné : Institut National pour


l’Environnement :Directeur : 907211

7. NYAKAGENI Boniface : Cabinet du Ministre de


l’Environnement :Conseiller : 241908

8. HAKIZIMANA Cyprien : Institut Géographique


du Burundi (IGEBU) :Directeur : 954563

9. BAZIKAMWE Emmanuel: Direction Générale : Directeur : 226823


de l’Industrie

10. IRIMBERE Aline : INECN : Conseillère : 234304

11. KAMANGAZA Consolate : INECN : Conseillère : 234304

12. MBABAZI Christine : Société Sucrière du Moso


(SOSUMO) : Conseillère : 830210

13. NDAYIHAYE Nolasque : Direction de l’Energie : Directeur : 226579

23
14. BUYEHERE Godefroid : Société RAFINA : Directeur : 223247

15. NISUBIRE Ferdinand : Ministère de l’Industrie : Conseiller : 244880

16. NTIBIGARURA Joseph : Usine UTEMA-TRAV : Directeur : 932322

17. UWIZERA Joséphine : Radio RDA : Journaliste : 936116

18. NGENDAKURIYO J. : ISABU : Cadre : 224437

19. NYENGAYENGE J. : Direction des Forêts : Conseiller : 246718

20.GAHUNGU Christophe : DGVAgriculture : Conseiller : 995144

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BIBLIOGRAPHIE

1. Convention Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.

2. IEPF : Guide pratique sur la formulation des projets dans le cadre du


Mécanisme de développement propre(MDP).

3. Practical issues related to the cdp projects cycle

4. Le Protocole de Kyoto et la Convention sur les changements climatiques.

5. MDP, Mécanisme de Développement Propre au Maroc.

6. Première Communication Nationale : résumé Exécutif.

7. Rapport Mondial sur le Développement Humain 2005.

8. Rapport National de l’évaluation des dix ans de mise en œuvre de l’Agenda 21


au Burundi, Aout 2002.

9. Rapport sur le Développement Humain Durable, PNUD,1999.

10. Rapport sur l’évaluation des systèmes solaires installés au Burundi,2001.

11. Stratégies de mise en œuvre de la Convention-Cadre des Nations Unies sur


les changements climatiques.

12. Stratégies Ntionales de l’Environnement au Burundi, PNUD-FAO,2001.

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