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INTRODUCTION

Turbine à vapeur
Une turbine à vapeur est une machine qui extrait l'énergie thermique de la

vapeur sous pression et l'utilise pour produire un travail mécanique de

rotation de l'arbre de sortie. La version moderne fut inventée par

Sir Charles Parsons en 1884 .

Parce que la turbine génère un mouvement de rotation, elle est

particulièrement bien adaptée pour entraîner un générateur électrique

environ 90 % de la production d'électricité aux États-Unis (1996) était

faite en utilisant des turbines à vapeur. La turbine à vapeur est une forme

de machine thermique qui doit une grande partie de l'amélioration de son

efficacité thermodynamique à l'utilisation de plusieurs étages dans

l'expansion de la vapeur, ce qui se traduit par un résultat proche du

processus de détente réversible idéale.


Définition:

La turbine à vapeur est un moteur thermique rotatif qui convertit l’énergie d’un
courant devapeur d’eau ou en énergie mécanique. Plus généralement c’est un organe
qui permet ladétente d’un fluide en transformant son énergie sous forme mécanique

Historique:
La turbine à vapeur est le fruit du travail de nombreux chercheurs et ingénieurs, à la
fin du XIX
siècle. Parmi les contributions notoires au développement de ce type de turbine, on
peut mentionner celle du Britannique
Charles Algernon Parsons
et celles du Suédois
Carl Gustav
Parsons
fut à l’origine du principe de la séparation des étages, selon lequel la vapeur se dilate
dans un certain nombre d’étages, produisant à chaque fois de l’énergie.
De Laval
fut le premier à concevoir des jets et des augets adaptés à une utilisation efficace de la
vapeur en expansion

Différents catégories des turbines :: ::

Les turbines sont classées selon leur mode de fonctionnement ainsi qu’a leurs modes
de constructions. On distingue trois grandes catégories de turbines :

 turbines hydrauliques ou à eau.


 turbines à gaz.
 turbines à vapeur .Dans cette étude, on se limite à l’étude des turbines à
vapeur.

Description de la turbine à vapeur :


La turbine à vapeur comprend une partie fixe appelée stator qui porte des aubages
directeurs .La vapeur en provenance de l’évaporateur est admise dans un collecteur.
Elle s’écoule ensuite dans des canaux fixes (c’est là où l’énergie thermique se
transforme en énergie cinétique) et dans des canaux mobiles (les énergies thermiques
et cinétiques sont transformées en énergie mécanique). Les canaux fixes et mobiles se
succèdent les uns à la suite des autres dans le sens de l’écoulement. La vapeur en
provenance du générateur de vapeur est introduite dans les premiers étages de la
turbine à travers des vannes d’admission et des soupapes de réglage asservies aux
dispositifs de sécurité et de réglage de la turbine. La vapeur est détendue
adiabatiquement en produisant un travail mécanique .La détente de la vapeur à travers
les divers étages de la turbine se fait de façon différente selon qu’ils’ agisse de
turbines à action ou à réaction.
Principe de fonctionnement :
Bien que les turbines à vapeur soient construites selon deux configurations différentes
(à action ou à réaction), leurs éléments essentiels sont similaires. Elles se composent

de tuyères ou de jets, et d’ailettes (aubes). La vapeur s’écoule dans les tuyères, dans
lesquelles elle se dilate, ainsi, sa température diminue et son énergie cinétique
augmente. La vapeur en mouvement exerce une pression contre les aubes, entraînant
leur rotation. La disposition des jets et des aubes, fixes dépend du type de turbine. À
la sortie du dernier
condenseur, l’eau peut être de nouveau vaporisée et surchauffée, l’eau ou la vapeur
récupérée en sortie est ramenée vers la chaudière par des pompes .La turbine à vapeur
utilise les principes de la thermodynamique, lorsque la vapeur se dilate, sa
température et donc son énergie interne diminuent. Cette diminution de l’énergie
internes’ accompagne d’une augmentation de l’énergie cinétique sous forme d’une
accélération des particules de vapeur (une réduction de 100 kJ de l’énergie interne,
due à la dilatation, peut provoquer un accroissement de la vitesse des particules de
vapeur de l’ordre de 2 800 km/h), à de telles vitesses, l’énergie disponible est très
importante. Lorsque la pression de la vapeur d’eau en sortie de la turbine est égale à la
pression atmosphérique, la turbine est dite à condensation .Aujourd’hui, les turbines à
vapeur sont généralement limitées à une température maximale de580 °C dans le
premier étage, et à une pression maximale d’admission de 170 à 180 bars

Différents types de turbines à vapeur

En fonction de leur utilisation, on distingue quatre grandes catégories de


turbines à vapeur :

 Les turbines à condensation

Dans les quelles la vapeur est complètement détendue jusqu'à une pression voisine
de 0,02à 0,04 bar, puis liquéfiée dans un condenseur refroidi soit par l'air ambiant,
soit par de l'eau. Ce type de turbine est surtout utilisé dans les installations de
production de force motrice.

La pression de sortie de la vapeur étant basse, ce qui fait apparaître des condensats dans la
turbine qu’il faut évacuer par le biais de purgeur. Le rendement global est de l’ordre de30%

 Les turbines à contre-pression:


Dans les quelles la vapeur est détendue de la pression HP (> 40 bars) jusqu'à une
pression BP (de l'ordre de
4bars). Ce type de turbine permet de produire de la puissance mécanique ou de
l'électricité grâce aux hautes températures et pressions que l'on peut obtenir dans un
chaudière. Dans ce type de turbine, la vapeur reste strictement en phase gazeuse, après
détente, l’intérêt est de délivrer de la vapeur à un niveau enthalpique suffisant pour
qu’elle soit utilisable (exemple : séchage). L’inconvénient de ce type de turbines c’est
qu’avec une pression de sortie de 3 bars, il est difficile d’atteindre un rendement
thermodynamique supérieur à 18 %.

Les turbines à soutirage et condensation :

Dans les quelles la vapeur subit une détente partielle jusqu’ à une moyenne
pression(environ 20 bars) dans un corps haute pression. Ensuite une partie est
dirigée vers un réseaud ’ utilisation, tandis que le reste de la vapeur est détendu
dans un corps basse pression, comme dans une turbine à condensation. Ce type de
turbine trouve un champ d’application important dans les usines de cogénération
dont les demandes de chaleur sont susceptibles de varier fortement au cours du
temps

Les turbines à soutirage et contre-pression :

la seule différence par rapport à la précédente, est que la vapeur d’eau s’échappe àbasse
pression dans un réseau BP au lieu d’être condensée.

Fabrication :
L'industrie actuelle de fabrication de turbines à vapeur est dominée par les
fabricants Chinois d'équipements électriques. Harbin Electric, Shanghai Electric et
Dong fang Electric, les trois principaux fabricants d'équipements électriques en
Chine, détenant collectivement une part majoritaire dans le marché mondial des
turbines à vapeur en 2009-10, suivant Platts. D'autres fabricants, avec des parts de
marché minoritaires, sont Bhel, Siemens, Alstom, GE, Doosan Škoda Power,
Mitsubishi Heavy Industries, et Toshiba. Le cabinet de conseil Frost & Sullivan
projette que la fabrication des turbines à vapeur sera consolidée d'ici à 2020, les
fabricants Chinois emportant de plus en plus de marchés à l'extérieur de la Chine.

Types :
Les turbines à vapeur sont produites dans une grande variété de tailles, allant de
petites unités <0.75 kW (<1 cv) (rares, adaptées à certains milieux) utilisées comme
entraînement mécanique de pompes, de compresseurs et d'autres équipements à
arbre entraîné, jusqu'à 1,5 GW (2.000.000 de cv) pour les turbines utilisées pour
produire de l'électricité. Il existe plusieurs classifications modernes pour les turbines
à vapeur
Conception à lames et étages :
Les pales de turbines sont de deux types, des lames et des
tuyères. Les lames se déplacent entièrement dû à l'impact
de la vapeur et leurs profils ne convergent pas. Il en résulte
une diminution de la vitesse de la vapeur et pratiquement
pas de chute de pression de vapeur, qui se déplace à travers
les lames. Une turbine composée de lames en alternance
avec des tuyères fixes est appelée une turbine à impulsion,
une turbine Curtis, une turbine Rateau, ou turbine Brown-
Curtis. Les tuyères paraissent semblables à des lames, mais
leurs profils convergent près de la sortie. Il en résulte une
chute de pression de la vapeur et un gain de vitesse lorsque
la vapeur se déplace dans les tuyères. Les tuyères se Schéma décrivant la différence entre
une turbine à impulsions et une
déplacent en raison de l'impact de la vapeur et de la réaction turbine à réaction due
à la haute vitesse de la vapeur à la sortie.

Une turbine composée de tuyères en déplacement, alternées


avec des tuyères fixes est appelée une réaction de la turbine
ou turbine Parsons.Sauf pour des applications basse puissance, les pales de la turbine
sont disposées en plusieurs étapes en série, appelé le compoundage, ce qui améliore
grandement l'efficacité à basse vitesse14. Un étage de réaction est une rangée de
tuyères fixes suivie par une rangée de tuyères mobiles. Plusieurs étages de réaction
divisent la chute de pression entre la vapeur d'admission et d'échappement en de
nombreuses petites chutes, résultant en une turbine à pression composée. Les étages
d'impulsion peuvent être soit à pression composée, à vitesse composée, ou à pression
et vitesse composées. Un étage à impulsion à pression composée est une rangée de
tuyères fixes, suivie par une rangée de lames mobiles, avec plusieurs étages pour la
composition. Elle est également connue comme turbine de Rateau, d'après son
inventeur. Un étage à impulsion à vitesse composée (inventée par Curtis et également
appelée une "roue Curtis") est une rangée de tuyères fixes, suivie par deux ou
plusieurs rangées de lames mobiles en alternance avec des rangées de lames fixes.
Cela divise la chute de vitesse à travers l'étage en plusieurs petites chutes. Une série
d'étages à impulsion à vitesse composée est appelée turbine à pression-vitesse
composée. En 1905, lorsque les turbines à vapeur ont été utilisées sur les navires
rapides (comme le HMS Dreadnought) et pour des applications de puissance
terrestres, il fut déterminé qu'il était souhaitable d'utiliser une ou plusieurs roues
Curtis au début d'une turbine multi-étages (où la pression de la vapeur est la plus
élevée), suivie par des étages de réaction. Ce fut plus efficace avec de la vapeur sous
haute pression en raison de la réduction des fuites entre le rotor de la turbine et le
carter. Ceci est illustré dans le dessin de la turbine à vapeur allemande AEG marine de
1905. La vapeur provenant de chaudières entre par la droite à haute pression à travers
un throttle (un robinet), contrôlé manuellement par un opérateur (dans ce cas, un
marin appelé throttleman). Elle passe à travers cinq roues Curtis et de nombreux
étages de réaction (les petites lames sur les bords de les deux grands rotors du milieu)
avant de quitter à basse pression, généralement vers un condenseur. Le condenseur
produit un vide qui maximise l'énergie extraite de la vapeur, et condense la vapeur en
eau d'alimentation qui retourne à la chaudière. Sur la gauche il y a plusieurs autres
étages de réaction (sur deux grands rotors) pour faire tourner la turbine dans le sens
inverse pour la marche arrière, avec la vapeur admise par un autre throttle. Étant
donné que les navires sont rarement utilisés en marche arrière et que cette vitesse est
forcément limitée, l'efficacité n'est pas une priorité de sorte que seuls quelques étages
sont placés par mesure d'économie.

Alimentation en vapeur et conditions d'échappement:


Ces types comprennent les turbines à condensation, sans condensation, à réchauffage,
à extraction et à induction.

Les turbines à condensation sont le plus souvent présentes dans les centrales
électriques. Ces turbines reçoivent de la vapeur d'une chaudière qui s'échappe dans un
condenseur. La vapeur sortante est bien en dessous de la pression atmosphérique, et
est dans un état partiellement condensé, généralement d'une qualité proche de 90 %.

Les turbines sans condensation ou turbines à contre-pression sont les plus largement
utilisées pour les processus d'applications de la vapeur. La pression à l'échappement
est contrôlée par une vanne de régulation en fonction des besoins du processus. Elles
sont généralement trouvées dans les raffineries, les unités de chauffage de quartier, les
usines de pâtes et papiers, et les usines de dessalement où de grandes quantités de
vapeur à faible pression sont nécessaires.

Les turbines à réchauffement sont également utilisées presque exclusivement dans des
centrales électriques. Dans une telle turbine, le débit de vapeur à la sortie de la section
à haute pression de la turbine est retourné à la chaudière où une surchauffe
supplémentaire lui est ajoutée. La vapeur revient ensuite dans une section à pression
intermédiaire de la turbine et continue son expansion. Utiliser le réchauffage dans un
cycle augmente le travail de sortie de la turbine et l'expansion atteint sa conclusion
avant que la vapeur ne se condense, ce qui permet de minimiser l'érosion des lames
dans les derniers rangs. Dans la plupart des cas, le nombre maximum de réchauffe
employé dans un cycle est de 2 car le coût de la super-chauffe de la vapeur contrarie
l'augmentation du travail obtenu à la sortie de la turbine.

Les turbines à extraction sont communes pour toutes les applications. Dans une
turbine à extraction, la vapeur est libérée à différents stades de la turbine, et utilisée
pour les besoins du processus industriel ou renvoyée aux réchauffeurs d'eau
d'alimentation de la chaudière afin d'améliorer l'efficacité du cycle global. Le flux
d'extraction peut être contrôlé par une valve, ou laissé incontrôlé.

Les turbines à induction introduisent de la vapeur à basse pression à un stade


intermédiaire pour produire de l'énergie supplémentaire.
Boîtier ou arrangements d'arbres :

Ces arrangements comprennent la turbine à un seul boîtier, la turbine à


tandem composé et la turbine composée en croix. Les unités à
boîtier unique sont les plus élémentaires, où un seul boîtier et
l'arbre sont couplés à un générateur. Les tandem composés sont
utilisés là où deux ou plusieurs fourreaux sont directement couplés
sur un seul générateur. Un arrangement de turbines composées en
croix dispose de deux ou plusieurs arbres non alignés entraînant deux ou plusieurs
générateurs qui fonctionnent souvent à des vitesses différentes. Une turbine en croix
composée est utilisée dans de nombreuses applications de grande taille. Une installation
navale typique des années 1930 à 1960 est illustrée ci-dessous ; le schéma montre des
turbines haute (HP) et basse pression (LP) entraînant un réducteur commun (MG), ou avec
une turbine de croisière (CT) couplée à la turbine haute pression.

Efficacité théorique des turbines


Pour maximiser l'efficacité de la turbine, la vapeur est détendue, produisant du travail, en un
certain nombre d'étages. Ces étages sont caractérisées par la façon dont l'énergie est
extraite et les turbines sont à impulsion ou à réaction. La plupart des turbines à vapeur
utilisent un mélange de réaction et d'impulsion, chaque étage se comportant de l'une ou de
l'autre façon, mais l'ensemble de la turbine les utilise en même temps. Généralement, les
sections de basse de pression sont de type réaction et les étages à plus haute pression sont
du type à impulsion.

Classification des turbines à vapeur


On peut classer les turbines à vapeur selon leurs mode de fonctionnement en :
 Turbine à action

La forme la plus simple de turbine à vapeur est la turbine à action, dans la quelle les
jetssont fixés sur la partie intérieure de l’enveloppe de la turbine, les aubes sont
placées sur le borddes roues tournantes montées sur un arbre central. La vapeur qui se
déplace dans une tuyèrefixe passe sur ces ailettes incurvées, qui absorbent une partie
de l’énergie cinétique de la vapeurdilatée, faisant ainsi tourner la roue et l’arbre sur
lesquels elles sont montées. Cette turbine estconçue de manière à ce que la vapeur
entrant par une extrémité de la turbine se dilate à traversune succession de tuyères
jusqu’à ce qu’elle ait perdu la majeure partie de son énergie interne

1 :aubages fixes
2 :aubages mobiles
3 :diaphragmes
4 :disque
5 :arbre,
6 :dispositif d’étanchéité
7:rayon mayen
La flèche :
sans de l’écoulement de la
La thermodynamique des turbines à vapeur

La turbine à vapeur fonctionne sur les principes de


base de la thermodynamique, utilisant les parties 3 et 4
du cycle de Rankine visibles sur le diagramme ci-
contre. La vapeur surchauffée (ou la vapeur saturée
sèche, selon l'application) quitte la chaudière à haute
température et sous haute pression. À l'entrée de la
turbine, la vapeur gagne en énergie cinétique lors de
son passage à travers une tuyère (une tuyère fixe dans
une turbine à impulsion ou les lames fixes dans une
turbine à réaction). Lorsque la vapeur sort de la tuyère,
elle se déplace à grande vitesse vers les pales du rotor
de la turbine. Une force est créée sur les lames par la pression de la vapeur, les
obligeant à se déplacer. Une génératrice ou un autre dispositif peut être placé sur
l'arbre, et l'énergie stockée dans la vapeur peut maintenant être utilisée. La vapeur
quitte la turbine sous forme de vapeur saturée (ou un mélange de liquide-vapeur en
fonction de l'application) à une température et une pression plus basse qu'en
entrant, et est envoyée dans le condenseur pour être refroidie. La première loi nous
permet de trouver une formule pour la vitesse à laquelle le travail est développé par
unité de masse. En supposant qu'il n'y ait pas de transfert de chaleur vers
l'environnement et que les variations des énergies potentielle et cinétique sont
négligeables par rapport à la variation spécifique de l'enthalpie, nous arrivons à
l'équation suivante .

 Ẇ est la vitesse à laquelle le travail est produit par unité de temps


 ṁ est le taux de débit massique à travers la turbine