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1 Turbine à gaz Institut Universitaire de Technologie Département Génie Thermique et Energie 186 rue

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Turbine à gaz

Institut Universitaire de Technologie Département Génie Thermique et Energie 186 rue de Lorraine 54400 Cosnes et Romain

C Guilié Septembre 2007

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I Installation étudiée

Turbine à gaz

I-1 Caractéristiques de la turbine et du banc d’essai.

La turbine étudiée est une turbine MTU 6012TM18 qui développe 68cv à 42000tr/mn. Cette vitesse est réduite à 3500tr/mn par un réducteur à engrenage. Pour les besoins du TP, un frein hydraulique Froude DPX2 de 100cv max est accouplé à la turbine par un joint souple (Flextor).

I-2 Fonctionnement de la turbine à gaz

Sur le schéma ci-dessous, la turbine seule (sans le réducteur) est représentée en coupe longitudinale sur la figure de gauche et en deux 1/2coupes transversales sur la vue de droite, avec en haut la coupe au niveau de la turbine et en bas au niveau du compresseur. L’air est admis par la grille d’entrée et passe à travers le faisceau du radiateur d’huile avant d’entrer par le collecteur du compresseur centrifuge. Sortant du rouet du compresseur, il est ralenti dans le diffuseur avant d’être admis dans la chambre de combustion torique à injection centrifuge. Ainsi réchauffé, il est dirigé vers le distributeur de la turbine centripète où il se détend. Les rouets de la turbine et du compresseur sont solidarisés par l’arbre porté par deux roulements (un à rouleau et l’autre à bille) qui sert aussi de canalisation du carburant et sort par la gauche du schéma où il est accouplé au réducteur.

de canalisation du carburant et sort par la gauche du schéma où il est accouplé au

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La vitesse de la turbine est régulée par un régulateur centrifuge qui lui impose une vitesse constante de 42000tr/mn en injectant plus ou moins de carburant selon la demande de couple du récepteur (ici le frein).

I-3 Fonctionnement du frein hydraulique

Le frein fonctionne comme un coupleur hydraulique (schéma ci-dessous) avec une pompe lié

à l’arbre moteur et une turbine liée à l’arbre récepteur sauf que la turbine ici est fixe. Il est constitué d’aubages fixes (turbine) liés au carter et d’aubages mobiles (pompe centrifuge) liés

à l’arbre et alimenté en eau. L’eau sert à la fois à transformer sous forme de chaleur la

puissance du moteur essayé et à évacuer cette chaleur. Le débit d’eau doit être suffisant pour ne pas avoir d’ébullition dans le frein (Réglage des vannes d’arrivée et de sortie d’eau). La pompe accélère l’eau qui sera ralentie dans la turbine, c’est ainsi que le couple récepteur du frein est créé. Pour faire varier le couple demandé, on limite à l’aide d’un diaphragme le passage de l’eau de la pompe à la turbine (volant de réglage du diaphragme coté panneau de commande). On augmente le couple en tournant ce volant dans le sens des aiguilles d’une montre.

ce volant dans le sens des aiguilles d’une montre. Avant le démarrage de la turbine à

Avant le démarrage de la turbine à gaz, on doit vérifier impérativement que le diaphragme est totalement fermé c'est-à-dire que le volant est en butée dans le sens trigonométrique. Le carter du frein est monté en balance sur roulement. Un système de

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ressort et de contrepoids permet de lire directement sur le cadran du frein le couple ou plus exactement la force P en kgf exercée par le frein au bout d’un bras de levier donné. Ce bras

de levier est tel que la puissance est obtenue par la formule suivante :

Dans cette formule P(cv) est la puissance effective en chevaux (1cv=736W), P la force en kgf et N la vitesse de rotation en tr/mn lue sur le cadran du frein.

P N . P cv ( ) = 2000
P N
.
P cv
(
)
=
2000

I-4 Tableau de commande

La moitié gauche du tableau est réservée à la mesure alors que la moitié droite est réservée au contrôle et à la commande de la turbine.

est réservée au contrôle et à la commande de la turbine. L’interrupteur général met le tableau

L’interrupteur général met le tableau sous tension, le shunt démarreur va réduire la tension du démarreur pour éviter les courants de trop fortes intensités au démarrage (position shunt vers le bas). Dès que le démarreur aura atteint 5000tr/mn, on pourra passer en 24V (interrupteur vers le haut). Le dernier interrupteur ouvre l’électrovanne alimentant l’injecteur centrifuge. Le bouton poussoir commande le démarreur.

II Préparation, mise en route et mesures

II-1 Préparation

1°) Positionner le banc devant une porte extérieure avec l’échappement tourné vers l’extérieur et les évacuations d’eau à l’extérieur du seuil de porte. Remplir le réservoir du banc et vérifier le niveau d’huile.

2°) Mettre en position horizontale le tableau de commande du banc, brancher le banc au secteur, vérifier que les températures 2,3,4 indiquent toutes les trois la température ambiante.

Brancher le chargeur démarreur aux batteries (attention à la polarité) et au secteur

puis mettre en charge lente (24V). Mettre sous tension le banc (interrupteur général vers le haut) et vérifier la charge des batteries sur l’indicateur du chargeur et celui du tableau de commande.

3°)

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4°) Brancher le tuyau d’eau au raccord rapide du frein Froude, vérifier que le diaphragme est fermé (volant en butée dans le sens trigonométrique) et bloquer les roues du bâti.

5°) Procédure d’essai :

A lire attentivement

L’autonomie du banc est très faible (de l’ordre de 3mn à pleine puissance).Il faut donc prévoir précisément ce que l’on a à faire avant le démarrage :

- Aussitôt le démarrage effectué, on charge la turbine au couple demandé en tournant le volant dans le sens des aiguilles d’une montre. Si celui-ci dépasse 25kg (limite du cadran de couple), on ajoute à la masse suspendue la masse de 22kg supplémentaire (on ajoutera bien sûr 22kg à la lecture du couple)

- On déclenche le chronomètre, on repère aussitôt le niveau du réservoir et on le note.

- Après quelques secondes de stabilisation, on rempli le tableau de mesure fourni.

- Après environ 1mn, on arrête le chronomètre et on note le nouveau niveau (pour plus de précision : on peut aussi démarrer le comptage et l’arrêter sur une graduation précise par exemple à 1litre d’intervalle)

- On arrête la turbine en abaissant l’interrupteur de l’électrovanne.

II-2 Démarrage

Appeler le professeur dés que tout est prêt, le démarrage et les essais ne se feront qu’en sa présence.

- Tous les interrupteurs doivent être vers le bas sauf l’interrupteur général. Alimenter le frein en eau et régler le débit à environ 1000l/h (débit d’un robinet ordinaire).

- Appuyer sur le bouton poussoir du démarreur et le maintenir appuyé. La turbine est entraînée et l’allumeur torche est allumé.

- Lorsque la turbine atteint 5000tr/mn mettre l’interrupteur du shunt en position haute : le démarreur est alors alimenté en 24V et la turbine accélère.

- Lorsque la turbine atteint 10000tr/mn enclencher l’interrupteur (position haute) de l’électrovanne. La turbine démarre et accélère. Si ce n’est pas le cas, le démarrage est raté, relâcher le poussoir du démarreur et laisser purger la chambre de combustion avant un nouvel essai.

- Maintenir toujours le bouton du démarreur enclenché jusqu’à ce que la turbine atteigne son régime d’autonomie (environ 20000tr/mn) et relâcher.

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- La turbine est stabilisée à 42000tr/mn, on entame alors sans attendre la procédure d’essai III Travail demandé

III-1 Essais

Dans un premier temps, on localisera sur le banc chaque partie (frein, accouplement, réducteur et turbine), chaque commande (vanne de refroidissement du frein, volant de charge, divers interrupteurs et poussoirs), et chaque instrument de mesure en analysant sa fonction pour saisir complètement le fonctionnement l’installation.

Le premier essai consiste à charger la turbine à mi puissance en imposant une force de 20kg au frein.

Remplir le tableau de mesure fourni.

Lorsque tous les calculs auront été effectués et le compte rendu rédigé, s’il vous reste du temps vous pourrez faire un deuxième essai mais cette fois-ci à pleine puissance.

Attention : on ne doit surtout pas dépasser la pleine puissance sous peine soit de dépasser la température maxi de 650°C et d’endommager le rouet de la turbine ou soit le pompage du compresseur qui conduit à des vibrations pouvant aller jusqu’à la rupture de l’équipage mobile à 42000tr/mn : je vous laisse imaginer la suite… !

40 ). Par mesure de sécurité et pour

La pleine puissance est obtenue à 40kg (

épargner la machine, on ne dépassera pas 35kg et on contrôlera que la température T4 ne dépasse pas 650°C.

68.2000

3500

III-2 Résultats et commentaires

Vous remplirez au fur et à mesure des calculs les tableaux de résultats.

1°) Tracer le « cycle » sur le diagramme T,s fourni.

2°) Après avoir choisi en le justifiant le rapport des chaleurs spécifiques, déterminez les rendements isentropiques de compression et de détente. Expliquez et commentez.

3°) Déterminez PCM la puissance calorifique maximum (Ip=42MJ/kg). On supposera qu’il n’y a pas d’imbrûlés. Déterminez le Cp moyen au cours de la combustion. En déduire le débit d’air traversant la turbine (on négligera le débit de combustible par rapport au débit d’air).

4°) Déterminez la puissance indiquée du compresseur, celle de la turbine et celle de l’ensemble (on négligera les pertes mécaniques dans les roulements). On recherchera d’abord les Cp moyens pour le compresseur et pour la turbine.

5°) Comparez cette puissance indiquée à la puissance effective. Que représente et que vaut la différence ?

6°) Déterminez lez pertes thermiques aux fumées et vérifiez que le bilan se boucle.

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7°) Qu’est ce qui change entre la ½ charge et la pleine charge : comment évoluent les différents rendements commentez, concluez.

évoluent les différents rendements commentez, concluez. Les 2 figures ci-dessus représentent et Cp pour les
évoluent les différents rendements commentez, concluez. Les 2 figures ci-dessus représentent et Cp pour les

Les 2 figures ci-dessus représentent et Cp pour les produits de combustion du

kérosène (peu différent pour l’essence et le gazoil), est le rapport massique carburant/air

=

qmc

=

qma

1

Ma

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Turbine à gaz

Tableau de mesures

 

N frein

P frein

Ta

T2

T3

T4

p

a

p

2

V fuel

t fuel

tr/mn

kg

°C

°C

°C

°C

bar

bar

litres

s

½ charge

                   

Pleine charge

                   

Tableau des constantes thermodynamiques utilisées

 

c

c

Cp c

d

d

Cp d

Cp comb

kJ/kgK

kJ/kgK

kJ/kgK

½

charge

             

Pleine charge

             

Tableau de résultats

 

Peff

c

d

qmc

PCM

qma

Pic

Pid

Pi

Pmec

Pthf

kW

kg/s

kW

kg/s

kW

kW

kW

kW

kW

½

charge

                     

Pleine charge

                     

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