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SEANCE 3 / LA3 La condition Humaine d’André Malraux « Incipit »

Malraux :

Il fait paraître en 1933 La Condition Humaine. Action qui se déroule en Chine en 1927, obtient le prix Goncourt, très gros succès. Tchen est un jeune communiste …

HYPOTHESES DE LECTURE Tchen veut tuer quelqu’un mais ne pensait pas que ce serait aussi difficile il est hésitant il a peur de passer à l’acte « a la nausée » se passe dans la nuit Même s’il a peur, il veut passer à l’acte : le plus important c’est que la victime meure. La victime est un sacrifice

1)

Situation d’énonciation

Narrateur ? Point de vue : interne : le narrateur fait part des sensations de Tchen Cadre spatio-temporel :

" L’action se situe la nuit; nuit très sombre (unique lumière provient de l’extérieur); le temps semble être arrêté., suspendu. Il est minuit trente, on est au beau milieu de la nuit.

" Ambiance de peur, d’angoisse. Opposition entre la clarté et la nuit. Cela peut symboliser la vie (clarté) et la mort (nuit) ou le bien et le mal. Opposition entre l’extérieur bruyant et en mouvement et l’intérieur de la pièce : silencieux et immobile.

" l’entrée « in média res » = en plein coeur de l’action. Le lecteur est directement plongé dans le drame, dans l’action, sans autre information préliminaire

" Action se situe dans un cadre urbain

=> Tchen est à la frontière entre deux mondes celui des vivants et celui des morts. Le décor est en fait le reflet d’un drame intérieur qui se joue pour le personnage.

2)

Le personnage de la victime

Consigne :

Relevez les termes et les tournures qui désignent la victime Le meurtrier : - Qu’apprend-on sur ses motivations ?

! Relevez les types de phrases : que peut-on en conclure sur l’état générale de Tchen ?

! Relevez tous les termes qui indiquent les sentiments de Tchen : qu’éprouve-t- il ?

Victime morcelée « ce pied » c’est « {un} homme ». Déshumanisé « chair d’homme » => semble déjà mort : « vivant quand même ». La future victime reste anonyme, elle est identifiée uniquement comme ennemie de la Révolution. Le meurtre en soi, importe plus que le mobile ou la victime.

3)

Le meurtrier

C’est un homme, qui est armé. De la même manière que la victime, il est décrit de façon morcelée.

Ses motivations : il est déterminé à tuer, à combattre. Il est au service d’une cause qui le dépasse (vocabulaire religieux), il est prèt à mourir lui-même au nom de cette cause.

Types de phrases et sentiments de Tchen : Phrases interrogatives, exclamatives : monologue intérieur , Tchen nous livre ses propres doutes, interrogations. Le personnage est face à une situation inédite et il se découvre à cette occasion. C’est la première fois qu’il tue. Il est hésitant.

Emotions du personnage : Tendu, angoissé, à l’idée de comettre un meurtre de sang froid.

Il n’est pas habitué à assassiner un « combattant » immobile et « presque sans vie ». Il est physiquement « malade » à cette idée (nausée, répugné …), il est stupéfait et hébété par le silence et le calme de la pièce ( =/= lutte), mais en même temps il est fasciné

=> Tchen éprouve donc face à la victime, deux sentiments contradictoires : de la fascination mais aussi de la répulsion.

Conclusion : 1) Dans cet extrait Tchen s’apprête à à commettre un meurtre. Il découvre cet acte peu habituel. Il doit faire le choix de tuer sa victime de sang froid. Il est confronté à des sentiments contradictoires, reflétés par le décor de la scène.

2)

Dans ce texte le protagoniste est déterminé à assassiner une victime qui est représenté comme un sacrifice. L’auteur nous montre à travers le personnage la découverte du meurtre avec toutes les émotions qui s’en suivent de sentiments contradictoires.

QUESTIONS POSSIBLES POUR L’ORAL :

1)

Quel portrait de meurtrier se dégage de cet extrait ?

2)

En quoi cette scène de meurtre est-elle particulière (ou originale).