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Le problème de pérennisation des TPE/PME tunisiennes

La création d’entreprises, considérée aujourd’hui comme moteur de croissance, est devenue


un élément stratégique dans l’évolution des économies des pays. D’ailleurs, dans un contexte
de globalisation, où le monde vibre au rythme accéléré des inventions et du progrès
technologiques, la plupart des pays développés et émergents se sont intéressés aux petites et
moyennes entreprises, vu leur capacité à contribuer à la croissance de leurs économies.

Cependant, cette situation laisse entendre une dynamique au niveau de l’évolution des
entreprises constituant le tissu économique. En effet, chaque année de nouvelles entreprises se
créent, mais disparaissent aussi considérablement. Même si ce phénomène engendre un bilan
positif, on aura toujours des craintes à propos de l’avenir des entreprises nouvellement créées.

L’analyse des facteurs conduisant à la genèse des entreprises ou à leur disparition a démontré
que ces deux phénomènes peuvent être liés à des facteurs en rapport avec la conjoncture
économique du pays. D’ailleurs, le taux de création ou de disparition des nouvelles entreprises
oscille en fonction des phases de croissance ou de récession économique. Audretsch (1995),

Mis à part l’environnement économique, les nouvelles entreprises interagissent avec leurs
environnements socioculturel, organisationnel, politico-légal, institutionnel… Elles dépendent
de l’environnement global de la création, et en particulier de l’intention et la nature des
contraintes (technique, informationnelle, financière …), qui pèsent sur les créateurs. En effet,
les nouvelles entreprises, vu qu’elles sont généralement de petite taille, sont le plus souvent
confrontées à deux problèmes. Elles doivent faire face, d’une part, aux entreprises déjà
existantes sur le marché, et d’autre part aux entreprises qui viennent d’y entrer. Elles seront
confrontées à deux situations : soit la survie soit l’échec. De ce fait, et devant l’importance
d’assurer la création d’entreprises viables, des systèmes d’accompagnement et d’appui se sont
donc progressivement imposés et développés, et dont l’objectif était d’apporter aux nouveaux
entrepreneurs des conditions d’accès plus faciles aux ressources nécessaires.

D’ailleurs, dès le début des années 1970, la majorité des pays développés se sont engagés
dans une politique d’appui à la création d’entreprises. Quant à la Tunisie, et spécialement
après la révolution de 2011 confrontée à environ 274.000 diplômés sans emploi auxquels
s’ajoutent 80.000 diplômés supplémentaires chaque année, et à un secteur privé composé dans
sa majorité par des petites entreprises traditionnelles a trouvé dans, l’entrepreneuriat – tant en
termes de création d’entreprises qu’en termes de modernisation et d’innovation des
entreprises existantes –un élément crucial pour relever ces défis et une incontournable source
génératrice à la fois de revenus et d’emplois.

Cependant, et malgré l’offre existante des structures et mécanismes d’appui aux entreprises, le
taux de mortalité de ces dernières reste relativement élevé durant les trois premières années de
leur création. Des enquêtes sur l’offre d’appui post-création ont révélé un taux de faillite de
23% dans les grandes villes et de 33% à l’intérieur du pays. Ainsi, le problème majeur auquel
font face ces entreprises demeure le manque d’offre de services post création à même de les
accompagner et garantir par la même leur pérennité. Le système de soutien aux entreprises
(PME) est trop concentré sur les premières étapes de la création d’entreprises et néglige le
soutien qui permet aux entreprises de dépasser les seuils critiques dans le développement et la
croissance qui pourtant assure la survie à long terme des entreprises et leur développement
Les différentes enquêtes et études « étude réalisée par l’APII Les problématiques de
création et de pérennisation des entreprises en Tunisie » ont montré les innombrables
difficultés rencontrées par les jeunes entrepreneurs lors de la création d’entreprise au point ou
de nombreuses entreprises disparaissent, ‘’La survie à long terme d’une PME est chose rare et
est fortement dépendante de l’entrepreneur lui-même’’. D’où l’importance de faire appel, à un
accompagnement adéquat capables d’apporter à celui-ci les backgrounds nécessaires.

Lassaad BEN ROMDHANE