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Ranjit CAMALON et Philippe CREISSEN

A Saint-André, le 21 février 2020

MANIFESTE POUR UNE TRANSITION


POLITIQUE A SAINT-ANDRE

- Une liste pour le changement, par la transition entre


l’archaïque et le moderne,

Une vision politique nouvelle, une alternative à 50 ans


de clientélisme,

Un projet pour la Ville reposant sur des principes


simples:

NETTOYER, SECURISER, SERVIR,

ET ENGAGER LES TRANSITIONS

1
UNE TRANSITION POLITIQUE A SAINT-ANDRE COMME

PREALABLE AUX TRANSITIONS SOCIALES

NECESSAIRES DANS LES DOMAINES SUIVANTS :

- L’ENVIRONNEMENT,

-LE FONCIER,

-L’AGRICULTURE,

- L’ALIMENTATION,

-L’ENERGIE,

- L’EDUCATION ET LES LOISIRS,

- L’ECONOMIE DU TOURISME,

- LA POLICE MUNICIPALE.

2
LA TRANSITION

L’idée de transition résulte du constat que nous faisons sur la situation de la


Ville de Saint-André depuis 2008 et la dernière alternance politique et plus
généralement depuis 50 ans de main mise politique par un seul homme et ses
dévots.
Si sur ces 50 dernières années la Ville a su se transformer pour passer de
l’état de colonie française à celui de département de la République en
bénéficiant de tous les apports financiers de la nation et l’Europe, et en mettant en
œuvre tous les éléments de la modernité française pour ressembler à une ville de
France, elle n’a pas su créer les conditions qui favorisent des liens sociaux et
humains qu’on peut espérer trouver dans une ville de France ;
La Ville n’a pas su mener la population à l’urbanité et à la fraternité. Cet
échec c’est celui d’un homme et de ses pensées purement électoralistes ;
L’homme d’un monde aux idéologies, finalement stériles, réduites à un
affrontement entre une pensée dîte « gaulliste » et une pensée Marxiste. L’homme
d’un monde où les réponses aux problèmes sociaux n’ont été proposées qu’en
termes quantitatifs et non pas qualitatifs. Un monde où les réponses apportées par
les élus municipaux n’ont été, ni respectueuses de la dignité des personnes et de
leur diversité culturelle, ni adaptées aux besoins réelles d’une population en pleine
mutation sociétale.
Ce monde c’est celui de l’imprévision politique dans l’aménagement du
territoire, de l’absence d’anticipation des besoins réels de la population.
Ce monde dogmatique au résultat médiocre est devenu archaïque. On ne créera
pas dans sa continuité une vraie urbanité Française, ouverte, multiculturelle, en
milieu tropical.
Il faut donc une transition politique pour transformer la Ville en une cité où
la qui connait la paix civile et la paix sociale dans son quotidien ;

De l’ordre et de la justice dans l’action ;

C’est ça notre projet de transition.

3
Ce monde, à Saint-André, c’est celui de l’empilement des logements les uns sur
les autres, de l’insalubrité des immeubles sociaux, de l’absence d’espaces publics
et de loisirs adaptés à une population jeune, moderne et aux traditions culturelles
fortes et diverses ;
L’organisation sociétale pensée par le Maire sortant a créé les circonstances
propres à rendre difficile le maintien de l’ordre public sur le territoire de la ville.
Cette mauvaise organisation urbaine a favorisé la délinquance.

Saint-André n’est pas une ville accueillante, ouverte sur les autres, ouverte
aux autres.

Elle n’offre pas le cadre de vie propre à éviter l’individualisme, les replis
communautaires et la délinquance.

Saint-André et ses 50 dernières années d’urbanisation c’est la transition ratée


entre un monde rural et un monde moderne où les agriculteurs ne représentent
plus que 5 % des travailleurs.

C’est 50 années d’urbanisation anarchique et spéculative sans jamais avoir


pensé à créer les espaces publiques de proximité qui sont pourtant l’huile du
rouage d’une citée humaine où la circulation des biens et des personnes se trouve
favorisée.
C’est 50 années d’urbanisation passées à créer le vrai terreau de la
délinquance en ayant réussi à rendre la ville particulièrement hostile à sa
jeunesse.

On est loin des architectes des Villes romaines dont les conceptions urbaines
restent encore les plus adaptées pour favoriser les échanges humains.

C’est pourquoi il faut entrer en voie de transition à Saint-André pour que la


ville devienne véritablement un lieu de paix sociale, de développement
personnel et de prospérité économique.

4
LE PASSAGE D'UN ETAT A UN AUTRE. LE BILAN DU PASSE

L’alternance entre familles politiques antagonistes (les « gaullistes et les


communistes »), dont les idéologies s’opposaient sur l’indépendance politique et
institutionnelle de la Réunion ou son plein rattachement à la République française
ont eu pour trait commun, au détriment de l’intérêt général, la consolidation
d’intérêts particuliers et partisans soutenu par un clientélisme forcené dont la seule
finalité aura été la construction de fiefs ou de bastions pour le maintien au pouvoir
d’un groupe qui, par sa main mise sur le pouvoir politique et administratif,
s’octroie des avantages indus.

Ces affrontements idéologiques accouchés de la départementalisation de l’ile de


la Réunion ont assurés tant bien que mal une transition politique d’un régime
colonial à un régime départementaliste, cette époque aura duré plus de 70 ans.

La population a clos ce débat institutionnel en exprimant très clairement et


à des multiples reprises son attachement indéfectible à la République
française et à ses valeurs philosophiques.

On ne peut donc plus imaginer un seul instant que la population réunionnaise


souhaite éternellement avoir choisir ses représentants élus en fonction de cette
seule bipolarité politique désormais désuète, porteuse de division, de précarité et
de sous-développement humain.

La population veut aujourd’hui être mise en mesure de choisir entre des modèles
possibles de développement pour l’avenir et dont le but est d’être porteur de bien
être pour chacun.

Elle ne veut plus choisir entre un clientélisme de droite ou un clientélisme de


gauche, elle veut choisir entre de nouveaux modèles de répartition de la richesse
locale et du foncier en particulier qui soient plus équitables et plus égalitaires.

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- Elle ne veut plus choisir entre le train ou la voiture, elle veut choisir une méthode
de transition énergétique du tout pétrole au tout électrique durable tant pour le
transport collectif que pour le transport individuel;

- Elle ne veut plus débattre du maintien ou non de l’héritage colonial de la


monoculture de la canne dont la richesse produite est loin de profiter au plus grand
nombre.
La Canne ne profite en réalité qu’aux héritiers de la colonie, qu’à ceux dont les
domaines ont pu se constituer sous un régime politique dans lequel n’existait ni
la liberté, ni l’égalité, ni la fraternité.

Aujourd’hui la population veut pouvoir choisir un nouveau modèle de répartition


et d’utilisation de l’espace foncier disponible dont la vocation est de répondre à
l’ensemble de ses besoins et non pas de créer par la pression et la spéculation des
avantages indus au profit de quelques-uns seulement.

La population aspire et réclame un modèle fonctionnel pour son épanouissement


individuel et collectif. Un modèle pour répondre de façon durable à notre
démographie et à notre diversité de nature et de désirs.

Et ce nouveau modèle nous imposera d’entreprendre, enfin, une transition de


l’agriculture dirigée vers l’autonomie alimentaire et non vers les subventions
européennes dont la source ne fait que se tarir.

- La population ne veut plus choisir entre la constitution d’un monopole au profit


d’intérêts particuliers de la Réunion et un monopole détenu par des intérêts
extérieurs.

Dans tous les cas, il y a monopole. La population n’est pas concernée dans le fait
de savoir qui détient les monopoles mais comment on organise une transition entre
une économie postcoloniale hyper favorable aux situations de monopole et une
économie ouverte, libre, durable et vraiment concurrentielle.

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La population veut être dotée des moyens et des outils opérationnels lui
permettant d’inventer et mettre en œuvre de nouveaux parcours
d’approvisionnement et de distribution pour lutter réellement contre la vie
chère.

Elle ne veut pas d’une simple liste de produits à prix contrôlés, ou d’un ticket
modérateur pour voyager. Elle veut les moyens d’une concurrence réelle entre les
prix à la revente des biens et des services.

La population croit dans son énergie et à sa capacité à faire mieux et de façon plus
égalitaire.

Elle doit donc recevoir les moyens d’y parvenir.

Et c’est, notamment, par la transition foncière qu’il faudra commencer.

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- REAPPRENDRE A VIVRE ENSEMBLE

- La population ne veut pas de l’alternative politique qui prévaut depuis plusieurs


années à la Réunion entre le statuquo dans le clientélisme postcolonial ou les
affirmations identitaires et les stigmatisations communautaires dans les contextes
critiques.

Elle ne veut plus choisir entre deux camps dont le seul objectif est d’accaparer le
pouvoir pour se servir mais entre des méthodes, des approches, claires et
transparentes dans la gestion et l’administration de la Ville en vue de la
satisfaction des besoins essentielles d’une population urbaine, rurale et
multiculturelle.

La population veut une offre politique nouvelle réformatrice sur les errements trop
longtemps tolérés par l’Etat pour maintenir la continuité républicaine contre des
volontés indépendantistes et l’affirmation forte d’une identité nationale aux
composantes culturelles multiples, reconnues et mises en valeur dans le sens d’un
enrichissement collectif immatériel.

La renaissance des rapports sociaux et la stabilité sociale ne seront assurées que


par une meilleure reconnaissance réciproque des uns et des autres, par l’égale mise
en valeur de toutes nos diversités et donc par des moyens d'interaction consolidés
se situant hors du secteur marchand ;

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NOTRE PROJET- REGARD SUR L’AVENIR

TRADITION ET MODERNITE RECONCLILEE

- Une profonde mutation des méthodes de gouvernement.

La population veut l’adoption d’un nouveau compromis entre les acteurs


politiques et sociaux, permettant de réaliser la rupture avec les inégalités nées de
l’ancien régime colonial. C’est notre histoire, nous devons l’admettre et l’assumer
pour en sortir par le haut.

Ainsi, la transition ne peut se résumer à un simple changement des titulaires des


fonctions publiques et de leurs modalités de désignation, elle impose de nouvelles
méthodes d’administration de la Ville, de contrôle de l’exercice du pouvoir et d’un
véritable investissement personnel de chaque citoyen dans les affaires de sa ville,
c’est-à-dire dans les affaires de son lieu de vie et de développement personnel.
Cette volonté de démocratisation de la vie locale implique pour les nouveaux
gouvernants, de s’interroger sur les fondements sociaux de l’ancien régime et sur
les déchirures qu’il a pu générer au sein de la société. Le colonialisme n’était pas
un « accident de l’histoire » sans conséquence.
Il a induit une organisation sociale injuste et violente qui reposant sur des
instruments spécifiques, comme l’absence de partage équitable du foncier et plus
généralement de la richesse, a produit de véritables traumatismes sociaux qui sont
autant d’obstacles à la disparition d’un modèle de la citoyenneté par la
soumission.

Mais aucun peuple n’est condamné –ni historiquement, ni culturellement, à la


soumission à une organisation sociale injuste même si les conditions de
développement qui ont prévalu jusqu’à aujourd’hui ont pu constituer de puissants
obstacles à la démocratie, telle que nous l’envisageons pour demain, après plus
de 70 de départementalisation.

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- Nous proposons aux électeurs une transition politique à Saint-André pour
accomplir le passage du népotisme et des intérêts familiaux à celui d’une
démocratie municipale ouverte, impartiale et équitable, au service de ses citoyens,
pour les citoyens et sans conflits d’intérêts entre les tenants du foncier, qui sont
au pouvoir depuis la départementalisation, et le besoin d’espace vitale de la
population, pour se loger, pour ses activités économiques, culturelles et de loisirs.

Cette transition signifie de parvenir concrètement à l’abandon des anciennes


règles du jeu politique trop éloignées de l’intérêt général et trop marquées par
l’héritage colonial de notre histoire commune, ici, à l’ile de la Réunion.

La transition n’est pas une rupture brutale, mais un changement profond,


radical et durable mis en œuvre à un rythme soutenable.

Dans le cadre de la transition politique que nous proposons aux électeurs de Saint-
André, nous voulons établir une véritable gouvernance sur les thématiques que
sont le climat, l’environnement, la gestion des ressources naturelles, la sécurité,
l’égalité entre les femmes et les hommes, la vie chère, la transition numérique et
la prévention des crises sociales.
Nous voulons en particulier être des acteurs dans la lutte contre la vie chère en
apportant de la cohérence aux dépenses communales, en programmant des
équipements de stockage que l’Autorité de la concurrence ne cesse d’appeler de
ses vœux depuis 20 ans pour l’ensemble des DOM, et en faisant de la Ville un
opérateur agricole - sous forme de régie municipale à personnalité morale - en
vue produire toutes les ressources nécessaires en commençant par les cantines
scolaires et le CCAS.

Nous voulons enfin, que la commune devienne réellement l’acteur de la lutte


contre l’insalubrité qu’elle doit être et mettre fin au déni de compétence de
l’équipe sortante en la matière.

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LES TRANSITIONS A METTRE EN ŒUVRE A SAINT-ANDRE;

- PRINCIPES DIRECTEURS

Le bilan objectif qui doit être fait sur l’état de notre ville rend incontestable la
nécessité d’une transition avec le modèle de l’équipe sortante.

Qui veut vivre, même avec « passion », la continuité dans la saleté, la


paupérisation et la délinquance ? Qui veut vire sans dignité ? Qui veut être un
Saint-Andréen sans fierté ?

Comme on l’a dit, il s’agit ici d’une transition entre les intérêts privés de quelques
familles historiquement dominantes et l’intérêt général porteur d’équité entre
toutes les familles; Une transition démocratique pour passer d’une ville au service
de l’oligarchie des grands propriétaires fonciers, à une ville au service de tous ses
concitoyens.

Cette transition politique est le préalable à toutes les formes de transition


auxquelles notre société insulaire est déjà confrontée ou en voie de l’être.

L’absence d’engagement de cette transition, pour parvenir à une nouvelle manière


d’être dans notre ile, serait le choix conscient de la poursuite d’une exploitation
non durable et inéquitable des quelques ressources naturelles présentes et
l’assurance de crises chroniques de plus en plus graves et brutales jusqu’à
l’effondrement de la paix sociale et des conséquences qui en découlent pour
chacun qu’il soit riche ou qu’il soit pauvre.

A l’issue de cette transition politique nous opérerons les autres transitions


qui s’imposent à nous dans une société démocratique, responsable, ouverte à
l’écoute de tous, et dans laquelle le respect de l’environnement et sa
conservation pour l’avenir deviennent le pivot de notre organisation sociale
et de notre développement économique pour l’avenir.

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- LES THEMATIQUES DES TRANSITIONS NECESSAIRES ET
URGENTES

Nous en avons relevé plusieurs thématiques, sans même chercher à être


exhaustif, pour lesquelles une transition est nécessaire.

Il s’agit de :

La transition dans la répartition des richesses ; La transition dans la propriété


du sol, l’utilisation réglementaire du foncier et dans l’espace affecté au service du
public ;

La transition dans les méthodes de gestion des affaires de la Ville et les


relations entre la collectivité et les citoyens de Saint-André ; Rétablir un lien
confiance entre les administrés et l’administration communale ; garantir aux
administrés un traitement administratif impartial et équitable.

La transition dans l’hygiène et la sécurité municipale ; Une ville propre, des


sites naturels propres, une eau propre. Une police municipale compétente,
capable de prévenir les conflits entre les personnes, capable de renseigner
utilement sur les droits et les obligations de chacun, capable d’agir utilement
contre les situations de logements insalubres et les atteintes à l’environnement;

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La transition Ecologique ; Une vraie gestion des zones inondables ; une vraie
prévention contre les risques d’inondation; la préservation des ressources
naturelles en eau douce (rivière du Mat et ravine Saint-Jean et Etang de Bois
rouge) ; Un service communal spécial de traitement en temps réel des dépôts
sauvages de déchets identifiés et portés à connaissance. La valorisation de la
façade littoral pour permettre un bon accueil des usagers du domaine maritime ;
Assister les agriculteurs de la commune pour préparer l’interdiction progressive
des produits de traitement chimique les plus nocifs ; créer des jardins et parcs
publics aménagés simplement en aires à piquenique à proximité de chaque zone
d’habitat à forte densité (exemple : Ravine Morin et Rivière Saint-Jean, Rivière
du Mat les hauts et les bas, Patelin) ; créer des jardins potagers à la disposition
des habitants et à proximité immédiate de leurs logements (exemple : quartier
Fayard, Bras des chevrettes, Patelin, Dioré, Cambuston et Champ Borne) ;

La transition agricole : faire de la Ville, par le biais d’une régie à personnalité


morale, un opérateur agricole dans l’arboriculture et les cultures vivrières en
vue de fournir le service des cantines scolaires et le CCAS. Les surfaces utiles de
la commune seront proposées aux particuliers et aux agriculteurs désireux de
s’engager dans des filières hors canne à sucre.

La transition alimentaire par le renforcement des circuits courts pour les


cantines scolaires et les particuliers; contractualisation entre les petits
producteurs et la centrale d’achat des cantines scolaires ; Construction de centres
communaux de stockage de produits frais pour les filières de petits producteurs
de fruits et légumes. Création de points de vente municipaux permanents pour les
petits producteurs et notamment le long des voiries les plus empruntées par les
consommateurs (RN2).

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La transition énergétique ; Mise en place au niveau de la CIREST d’une filière
hydrogène en stockage solide et ou liquide comprenant les systèmes de
production, de livraison et d’utilisation pour des engins lourds (véhicules
agricoles, camions, bus…), pour répondre à l’ensemble de ses besoins et favoriser
la transition des entreprises privées dans cette voie.

Mise en place au niveau de la CIREST, d’un monopole public, portant sur la


fabrication de plastiques bio dégradables et compostables à base de bagasse
venant en substitution des emballages à base de pétrole (bouteille, barquette,
vaisselle, vaisselle des cantines scolaire, film agricole, sac…);
LA CIREST demandera à la Région, pour assurer la pérennité de cette filière
publique, par le biais de l’octroi de mer, d’imposer une surtaxe d’intérêt général
sur tous emballages à base de pétrole et autres dérivés importés à la Réunion.

La transition touristique : Assistance des particuliers au développement des


logements touristiques et d’accueil des personnes chez l’habitant ou sous la forme
de camping;
Création de camping municipaux (ex : Dioré, Patelin, Bras des chevrettes) ;
Création d’emplacement aux normes sanitaires sur l’ensemble des quartiers de la
Ville pour accueillir des services aux personnes (ex : « camion-bar » dit « food
truck ») ;
Ouverture au public de sentiers permettant de faire le tour de la commune sur plus
de 40 KM et de créer à terme des évènements sportifs attractifs du type « marathon
de Saint-André ».
Aides au développement des activités en lien avec les animaux (quartier Patelin,
agrotourisme) ;

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La transition culturelle : plus de culture par la mise en valeur de toutes les
cultures des Saint-Andréens d’aujourd’hui; ce ne sont pas quelques évènements
dits culturels qui font la culture dans une ville, c’est l’existence de lieu permanent
ouverts à tous et dans lesquels des échanges humains peuvent se réaliser
régulièrement et simplement.

La transition sur les moyens d’existence du 3ème âge : le développement des


logements d’accueil dans les zones rurales de la Ville en liaisons avec les jardins
publics et potagers publics qui seront créés dans la périphérie des zones urbaines
et rurales ;

- La transition sur le rôle et la qualité du service de la police municipale

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LA METHODE POUR ENTRER EN TRANSITION

ENTENDRE, COMPRENDRE, INFORMER

Une transition citoyenne et démocratique comme réponse aux phénomènes de


mobilisation collective venant exprimer la profonde insatisfaction de la
population au regard des conditions de vie dégradées de son quotidien.

Une transition pour répondre aux crises de déshumanisation des rapports sociaux
qui, en l’absence d’espaces publics aménagés à cette fin en nombre suffisant, ne
s’organisent qu’autours de la consommation marchande et des profits qu’elle
génère.

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UNE TRANSITION DANS LE FONCTIONNEMENT DU CONSEIL
MUNICIPAL

Une transition pour faire évoluer la structure des rapports sociaux au niveau
communal et notamment par le biais d’une information permanente et
transparente sur les choix de ses représentants élus.

Les citoyens de la Ville doivent être associés à la gestion communale, porter


et assumer les responsabilités des décisions qui seront prises en vue d’organiser
le fonctionnement de leur ville.

Les citoyens doivent être mis en mesure de contrôler par eux-mêmes


l’efficacité de la dépense publique.

Il faudra pour cela une plus grande humilité des élus s’agissant de la
compréhension qu’ils pensent avoir des besoins de la population et une
nouvelle dynamique citoyenne pour porter auprès des élus le besoin de
changement qui est ressenti ou regardé comme nécessaire.

Il faut pour cela établir une transparence administrative totale.

Tous les documents accessibles au public seront numérisés et réellement rendus


accessible au public par internet, l’affichage public des décisions du maire et du
conseil municipal se fera également sur le site internet de la ville en temps réel ;
L’ordre du jour des conseils municipaux sera également publié avant la tenue
des conseils municipaux pour que le débat public puisse s’instaurer sur chaque
question relevant de la compétence du conseil municipal et du Maire.

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- UNE TRANSITION URBAINE

Nous pensons que la restauration du lien de confiance entre les citoyens et les
élus passe par le développement des lieux de vie collective et d’échange
sociaux hors de tout cadre marchand ou d’assistance sociale publique.
Il nous faut créer des lieux où les échanges et le dialogue peuvent sortir de la
sphère familiale ou communautaire. Il nous faut de nouveaux lieux de vie
collective pour vivre ensemble et cultiver notre savoir vivre ensemble, pour
permettre à chacun d’exprimer librement ses opinions, pour animer le débat
politique de façon permanente et renouer le lien entre les citoyens et les affaires
publiques.

A ce titre, les grandes surfaces commerciales qui sont les plus grands et quasi-
seuls grand espaces modernes de rassemblement et lieux de passage au quotidien
n’ont pourtant pas vocation à faire dialoguer les personnes entre elles et à favoriser
le savoir vivre ensemble. Ne les appelait –t-on pas les « nouveaux centre-ville »
lorsque les promoteurs de ces projets commerciaux en faisaient les inaugurations.
Le temps a montré que la grande surface ne peut se substituer à la vocation sociale
et culturelle d’un vrai centre-ville. Les grandes surfaces ne répondent en réalité
qu’à un besoin de consommation.
Les élus ont commis des fautes politiques en pensant qu’elles pourraient
accomplir les toutes les fonctions sociales du cœur de la Ville et que l’on
pouvait remettre à demain l’établissement d’un schéma urbain qui favorise
vraiment l’insertion et l’épanouissement des personnes.

Ce modèle que nos élus peu regardant sur l’avenir et le long terme ont cru nous
imposer pour notre salut, n’est pas celui qui peut engendrer le dialogue en vue
d’établir une nouvelle conscience collective sur ce que nous sommes, nous les
habitants de la Réunion et trouver la voie qu’il nous faut choisir pour assurer le
maintien d’un équilibre social et culturel acceptable dans lequel chacun, connu et
reconnu, selon sa conscience, ses affinités culturelles et familiales trouvera les
moyens de son bien-être, du respect et de la dignité.

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- LA PROBLEMATIQUE DE L’EMPLOI ET l’EMPLOYABILITE

Une ambition pour aider les Saint-Andréens dans la création d’emplois.

Le problème du travail, c’est d’un côté un problème tenant à la formation et à la


qualification des personnes pour trouver les emplois durables, pour pouvoir en
vivre avec sa famille dans la dignité.
Et d’un autre coté c’est un problème de disponibilité d’emplois peu ou
moyennement, qualifiés ou très qualifié, permettant d’accéder à l’emploi, de
réussir et de s’émanciper socialement par le travail.

Pour cela, à son niveau, la Ville, d’un coté, s’engagera dans une politique forte,
en direction de tous pour que l’usage de la langue française ne soit plus vécu
comme un obstacle à l’insertion dans le monde du travail.

D’un autre coté elle agira en simplifiant l’accès à l’entreprenariat individuelle


pour que les gens, puissent entreprendre plus facilement, créer plus facilement des
emplois, développer plus facilement de l’activité. Créer de l’activité, c’est créer
son entreprise.

Cela passera par une facilitation foncière, par la mise à disposition sous
forme locative de foncier brut ou aménagé et les aménagements publics
propres à permettre à l’initiative privée de se développer dans de bonnes
conditions et en particulier en ce qui concerne l’accueil touristique aux
abords des sites naturels.

A ce titre, nous souhaitons engager la Ville dans la création de facilités essentielles


dans le domaine de l’hébergement des très petites entreprises et des associations,
à faible coût de redevance, et de stockage pour toutes les activités économiques
(professionnelles, associatives et particuliers).

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- L’ECONOMIE AGRICOLE DANS LA MODERNITE : LA TRANSITION
AGRICOLE

Une diversification soutenue par la puissance publique (la ville)

Pour avoir une économie qui redémarre durablement, il faut structurer les filières
économiques et en premier les filières agricoles des produits alimentaires qui sont
à la base de la vie dans la cité.
C’est avec une agriculture locale ayant une vraie diversité et compétitivité qu’on
arrivera vraiment à baisser les prix et qu’on arrivera à créer de l’emploi et
notamment en direction de l’agro-tourisme.
C’est également avec un abaissement du coût du stockage des produits de
consommation qu’on permettra une baisse des prix aux consommateurs.

C’est ce que nous voulons faire avec vous.

- En premier lieu, il faut développer certaines filières agricoles où la production


locale est aujourd’hui insuffisante et où il y a encore trop d’importations facteurs
de prix élevés pour les consommateurs.

On peut le faire à travers la diversification des produits alimentaires et par l’aide


à l’installation des plus jeunes agriculteurs et en particulier par rapport à l’accès
au foncier. En autre outil consistera à contractualiser avec les agriculteurs un plan
de fourniture de produits alimentaires pour répondre aux besoins des cantines
scolaires, pour garantir un revenu régulier et pérenne à l’agriculteur et des produits
plus frais pour les enfants dans les cantines.

Mais, plus largement, ce qu’on doit faire pour l’agriculture, c’est s’assurer que les
producteurs disposent de moyens de conservation, de transformation et de
distribution adaptés et indépendants de la grande distribution.

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Nous voulons faire de la Ville un acteur aux cotés des organisations de
producteurs pour les aider à distribuer plus facilement et plus librement la
production locale. C’est pour cela que la commune procédera à la création de
centre de stockage des produits frais, ainsi qu’à la création de points de vente au
plus près de la clientèle.

- En deuxième lieu, sur la canne à sucre, il est urgent de préparer la sortie des
quotas et des subventions et d’organiser collectivement par l’investissement
public une transition agricole sur notre territoire.

On doit développer l’utilisation de l’agriculture, vers les produits à haute valeur


ajoutée et y compris pour l’énergie ou la création de plastiques biodégradables et
compostables.

On doit mettre en œuvre une manière intelligente d’utiliser la biodiversité et ce


n’est pas en poursuivant la canne en vue de sa transformation en simple sucre,
non spécial, ou simple combustible qu’on y parviendra.

Même à 450 ou 500 dollar la tonne, le sucre n’est pas la meilleure manière
première que l’on peut retirer de l’exploitation du sol dans une ile tropicale qui
peut exceller dans les produits à très haute valeur ajoutée pour lesquels la demande
est forte dans une économie mondialisée.
Sur le marché mondial le kilo de thé blanc, selon son origine et ses qualités, se
vend de 40 à 250 euros le kilo, soit de 40.000 à 200.000 euros la tonne !

Nous pensons donc que la production de canne en vue de faire seulement du sucre
non spécial est vouée à l’échec et n’a plus d’avenir. On peut lui en trouver un dans
l’énergie et les produits en Bioplastiques compostables.

C’est donc bien une nouvelle direction à entreprendre pour cette filière. Et les
puissances publiques municipale et intercommunale doivent soutenir la filière
dans cette transition.

21
A ce titre, le gouvernement a prévu un plan d’investissement de 50 milliards
d’euros et nous voulons que Saint-André puisse pleinement bénéficier de ce
soutien de l’Etat et de l’Europe à l’agriculture.
Ce plan d’investissement, est prévu pour permettre la transition, en matière
énergétique et en matière agricole ; Nous devons répondre positivement à cette
possibilité nouvelle que l’action de l’Etat rend aujourd’hui possible.
Ce sera un enjeu majeur pour la CIREST.

Nous voulons le porter !

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- SUR LA SANTE DE NOS CONCITOYENS, A TRAVERS
L’ALIMENTATION.

Il n’y aura pas de modèle agricole ou agroalimentaire durable en considérant que


les problématiques environnementales ou sanitaires sont le problème des autres.
Le problème du glyphosate, c’est le problème de tous et la responsabilité de tous.
Il faut en particulier se préparer à écarter les champs de canne utilisant des
produits chimiques des zones d’habitation, en faisant des zones tampon
consacrées à des cultures tampons.
Tout autant qu’il faut bien considérer que les prix de production avec ou sans
traitement chimique ne seront pas les mêmes.
Et qu’en milieux tropical une production conséquente de produits alimentaires en
qualité dite « biologique » aura un prix très élevé.

C’est pourquoi nous proposons aux Saint-Andréens, la mise en place d’une


contractualisation, pour les cultures de transitions et les cultures biologiques, qui
sera proposée aux agriculteurs pour produire de l’alimentaire sur des parcelles
agricoles détenues désormais par la puissance publique, par la Ville ou
l’intercommunalité ; Qu’ils se chargeront également d’aménager et d’entretenir
pour le compte de leurs concitoyens devenus propriétaires du foncier nécessaire à
leur besoin alimentaire et acceptant de payer le prix d’une alimentation plus saine.

Dans ce nouveau modèle, de nature à permettre une transition à destination des


cantines scolaires, la collectivité prendra à sa charge les investissements dans les
plantations qui lui appartiendront (exemple arbres fruitiers, thé, …). Elle fera le
choix des semences et s’assurera contre les risques liés aux pertes d’exploitation
du fait des calamités naturelles.
Dans ce nouveau modèle l’agriculteur, le planteur, ne travaille plus pour l’usine
ou le propriétaire des champs, il travaille, sous contrat de droit privé, pour ses
concitoyens, pour la collectivité, pour le bien public à travers les cantines scolaires
et la régie agricole communale. Il devient le pivot de la cité qu’il nourrit et
l’instrument par lequel nous choisirons le sens de notre développement durable et
respectueux de l’environnement.

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Par cette modification profonde du mode de production sur des terres agricoles
publiques et non détenues par les grands propriétaires issus de l’exploitation de la
canne à sucre subventionnée, nous pourrons modifier la construction du prix des
produits alimentaires dont nous avons besoin à partir du coût de production réel
qui sera public.
Dans ce modèle, où il n’y aura pas de recherche de profit, s’agissant d’abonder
avant tout les cantines scolaires et le CCAS.
Une service de meilleure qualité à coût budgétaire constant peut être rendu à la
population.
Les prix seront construits à partir des coûts de production payés par la Ville aux
agriculteurs travaillant pour elle. Le coût de la production sera rendu public.

Ces contrats entre les citoyens représentés par la puissance publique (la citée, la
Ville) et les agriculteurs, dont l’écrasante majorité sont des sans terre en terme de
propriété du sol, doivent permettre de fixer des objectifs de restructuration du
monde agricole à la Réunion et à Saint-André en particulier.
Et également des objectifs de montée en gamme sur le (la) bio et de qualité, des
objectifs environnementaux et sociétaux, des programmes de recherche agricole,
de ciblage des investissements publics sur des propriétés agricoles publiques,
devenus le bien commun des concitoyens de la Ville de Saint-André et dont la
qualité du sol sera garantie pour les prochaines générations.
Enfin, les producteurs locaux de produits alimentaires frais doivent avoir des
points de distribution au plus près des consommateurs et de leur habitude de
fréquentation des grande surfaces, nous proposons donc la création de points de
vente permanent ou temporaire sur le domaine public communal, équipés dans le
respect des normes sanitaires, au plus près des grandes surfaces et des lieux
concentrations de population dans les quartiers, qui pourront être mis à la
disposition des groupements de petits producteurs de produits frais pour écouler
leur production, au quotidien, là où se trouve les consommateurs;

A titre d’exemple, il nous parait indispensable d’installer des « étales municipales


» (point de vente équipé en sanitaire et froid) en centre-ville, afin qu’un grand
nombre de saint-andréen puisse accéder facilement chaque jour à des produits
frais venant d’un circuit court et direct ;

24
- SUR LES ESPACES DE LOISIRS

Nous voulons l’établissement d’un plan de mise à disposition de jardins-potager


pour les citoyens intéressés à proximité de chaque quartier là où du foncier public
ou privé non bâtît reste disponible ;

Ainsi, qu’un plan d’aménagement, pour tous les secteurs de la ville, et en


particulier ceux ayant conservés un caractère rural, tendant à l’installation de
jardins publics équipés d’aires de piquenique et permettant l’installation de
marchands ambulants dans de bonnes conditions d’hygiène ;

Ces jardins et espaces publics seront aménagés en fonction des différents besoins
des quartiers (accueil des familles – loisirs- accueille des jeunes) et avec
notamment pour les jeunes des aires de loisirs adaptés à leur modernité (scène
musicale ; ex : la ravine saint-leu).

La ville se doit en effet de pourvoir à l’aménagement d’espaces de rencontres et


de loisirs adaptés à la jeunesse pour favoriser un cadre de vie l’éloignant de la
délinquance.

25
- DES INVESTISSEMENTS PUBLICS DURABLES A L’ECHELON
COMMUNAL EN MATIERE DE CLIMAT

Les catastrophes climatiques toucheront, y compris dans nos écosystèmes,


l’énergie, l’agriculture, et bouleverseront tous les équilibres sur lesquels nous
avons construit nos villes et nos politiques urbaines.

Il nous faut repenser nos investissements et changer l’échelle de nos interventions


au niveau communal.

Le commencement de toute action, c’est de définir des objectifs crédibles, des


trajectoires qui permettent de les atteindre et c’est ce que nous allons
collectivement faire ces prochaines années à l’échelon local, à Saint-André, en
prise directe avec nos concitoyens.

Le gouvernement a défini une stratégie de neutralité carbone à horizon 2050,


l’extinction des véhicules thermiques en 2040 et la fin de l’exploitation
d’hydrocarbures et de l’arrêt des centrales à charbon.

Nous devons donc nous engager résolument dans une révolution des transports en
généralisant les véhicules électriques à l’hydrogène et en convertissant les flottes
de poids lourds au gaz.

C’est une stratégie nationale qui a été engagée et nous devons nous aussi au niveau
local nous y engager.

Il faut procéder de façon massive à la décarbonations de la production d’énergie,


qu’il s’agisse d’énergies renouvelables, du gaz vert, de la biomasse ou de
l’hydrogène.

26
La France a fait son choix, c’est aussi ce que la Réunion doit faire.
La France relèvera progressivement le prix du carbone de 44 euros en 2018 à 84
euros en 2022 sur le marché domestique. Cette stratégie va s’accompagnement
d’une aide pour les territoires qui seront les plus impactés. Il faut donc maintenant
investir sur le long terme dans les infrastructures et les projets de la transition
écologique durable.

Nous devons développer une filière industrielle en matière de stockage de


l’énergie et notamment sous forme d’hydrogène pour réduire l’impact
environnemental du secteur des transports et de l’agriculture, ainsi qu’une filière
dans les bioplastiques compostables pour limiter nos déchets nuisibles à
l’environnement et à l’océan.

Pour y arriver nous proposons au niveau communal un objectif de dépense


budgétaire contribuant à la transition écologique et surtout qu’aucune dépense ne
soit hostile à un environnement durable et de qualité.

Nous fixerons un pourcentage du budget de la commune qui permette cette


transition tant en ce qui concerne les dépenses de fonctionnement que
d’investissement.

27
AINSI, POUR LA VILLE DE SAINT-ANDRE ET LA CIREST ET DE FAÇON
CONCRETE,

NOUS VOUS PROPOSONS LA MISE ŒUVRE DES DISPOSITIFS STRUCTURANTS


SUIVANTS, en lien avec l’agriculture, le climat et la protection de l’environnement :

- PROJET DE CREATION d’espaces publics et de jardins publics à proximité de


toutes les zones d’habitat densément peuplées ;

- PROJET DE CIRCUITS COURTS (producteurs – consommateurs) : LES


DOMAINES AGRICOLES COMMUNAUX sous forme de régie municipale –
transition agricole canne – productions alimentaires locales pour collectivités) ;

- PROJET INTERCOMMUNAL DE CREATION D’UN OPERATEUR


PUBLIC EN BIOTECH : fabrication d’emballage alimentaire et vaisselles
compostables, soutenu par des barrières douanières sur les produits d’imports
concurrents (création légale d’un monopole public) ;

- PROJET COMMUNAL ET INTERCOMMUNAL DE PRODUCTION, DE


STOCKAGE ET D’UTILISATION DE L’HYDROGENE POUR LES
SERVICES PUBLICS ;

-PROJET D’ESPACES COMMUNAUX DE STOCKAGE des biens publics et


privés et de chambres froides communales pour les commerçants et producteurs
de la ville ;

- PROJET DE CREATION D’UN POLE INFORMATIQUE SUR LES


TECHNOLOGIES LIDAR – laser 3D- (en lien avec le pole école informatique
Cirest epitech) pour la Surveillance de l’environnement, l’agriculture, la sécurité
des personnes et la surveillance du territoire) ;

28
- SUR LA MODERNISATION DE LA POLITIQUE DE LA VILLE
CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

La violence faite aux femmes n’est ni banale, ni acceptable.


La lutte pour l'élimination des violences faites aux femmes est le fondement d’une
société moderne et le bon repère par rapport à une société archaïque, c’est-à-dire
une société dans laquelle la violence faite aux femmes est reconnue et admise
comme un mode de relation normales entre les sexes.
Le taux de violence à l’égard des femmes et le niveau de harcèlement sont les
instruments de mesure de notre niveau d’évolution culturelle dans l’histoire
humaine.
Le chemin est encore long pour parvenir à la hauteur des ambitions sociétales et
culturelles que nos esprits formulent.
Permettre et favoriser la libération de la parole.

- Il y a eu et il y a encore – et c’est bien - un appel des femmes pour que leur cause
soit enfin au cœur du débat public.
Le combat contre les violences qui sont l'expression la plus extrême et odieuse de
la domination d'un sexe sur l'autre, c'est bien le combat pour l'égalité entre les
femmes et les hommes dans tous les domaines de la société.
C’est un combat contre nous même, contre notre histoire humaine, contre notre
nature instinctive et animale de la conservation individuelle qui peut mener au
déni de l’humanité de l’autre et à lui refuser sa dignité de personne humaine selon
l’idée que l’on s’en fait aujourd’hui en France.
Ce combat c’est celui de l’idéal philosophique français. Celui qui nous rassemble
sous le triptyque de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.
Celui qui fait de nous un peuple différent, une nation singulière, la nation française
qu’une figure de femme représente.
Et nous ne voulons que la Réunion puisse être représentée par le visage d’une
femme battue : « une Marianne à la gueule cassée par le père de ses enfants » pour
qui ni la liberté, ni l’égalité, pas plus que la fraternité ne sont de mise dans son
quotidien, ici, en France, aujourd’hui.

29
- Le principal levier de lutte contre les violences faites aux femmes c’est
l’éducation.

L'éducation à l'égalité entre les sexes de l’espèce humaine et cela doit commencer
dès la crèche.
La crèche, ce n'est pas qu'un lieu de garde ; c'est un lieu où l'on se construit, où
l'on apprend à être, où les premières relations non verbales se tressent et où les
représentations qui sont données dès ce stade auront des conséquences dans le
futur.

Nous voulons établir dans la Ville de nouveaux espaces de parole et de


reconnaissance essentielle à toute démarche à entreprendre pour les victimes. A
mon sens pour être efficace, il faut élargir les compétence des crèches publiques
ou privées et investir dans la création de lieu d’accueil d’urgence au plus près des
crèches – Et plus généralement faire des crèches des pôles multi-service en
direction des femmes et des enfants.

- Le deuxième levier de la lutte c’est la qualité des procédures publiques de prise


en charge des victimes et la qualité du niveau de coopération entre les acteurs de
l’aide aux victimes.

A ce titre, nous voulons créer ou moderniser les structures d’accueil des femmes
victimes de violence en coopération renforcée avec les forces de police et de
gendarmerie, pour que le dépôt de plainte puisse se faire avec plus de dignité et
de considération au regard des souffrances actuelles qui sont endurées dans la
phase d’urgence.
Nous voulons simplifier l’assistance d’urgence et s’appuyant aux mieux sur les
associations existantes et en procédant aux investissements publics nécessaires
pour la prise en charge effective et digne des situations d‘urgence.
Nous voulons également étendre les actions de la police municipale, dans les
limites légales de sa compétence, à l’assistance spécifique aux violences faites
aux femmes : transport en urgence, assistance au dépôt de plainte à la police
nationale et l’aide à la coordination avec les associations et services sociaux ;

30
- Un troisième levier est celui de la prévention du harcèlement et du cyber-
harcèlement.

Il faut assister les femmes dans la dénonciation des violences (accès au


signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlements et
discriminations). Faciliter le parcours des victimes c’est mieux accompagner c’est
prendre soin de ces femmes et les aider psychologiquement.
A ce titre, je prévois d’étendre les actions de la police municipale à l’assistance
spécifique au harcèlement (assistance au dépôt de plainte à la police nationale ;
distribution de guide pour les victimes, assistance à la coordination avec les autres
services publics relais) ;

31
- REVOIR, MODERNISER ET ETENDRE L’ACTION DE LA POLICE
MUNICIPALE SUR LE PLAN QUANTITATIF ET QUALITATIF

Redéfinir le rôle de la police municipale.


Revenir sur le déni de compétence du maire en matière de police administrative.
Redéployer une partie du budget de la Ville sur les tâches de police municipale et
de police administrative.

- La police municipale doit être le premier acteur de terrain dans


l’information des droits et la prévention des litiges résultant du voisinage.

Nous proposons la mise en place d’un lien plus direct entre les citoyens et la
police municipale et d’en faire un service public plus ouvert à la population et
notamment :

- Par la mise en place d’une information écrite de la police municipale en


direction des citoyens (brochure, tracte, affiche, internet, dans la rue ou les boites
à lettre …). Cette lettre mensuelle de la Police municipale portera d’une part sur
l’état des constatations qui seront faites, chaque mois, dans tous les quartiers, par
les agents publics s’agissant de :
De l’hygiène et du respect de l’environnement :
De l’état de la sécurité, des incivilités relevées par quartier, sorties d’écoles;
Des situations de racket, de cambriolage ou home jacking etc ;
De l’errance animale;

D’autre part, elle sera consacrée à la prévention des risques naturels auxquels
nos concitoyens sont exposés, s’agissant en particulier des niveaux d’inondations
connus par quartier et des informations nécessaires pour obtenir la réparation des
préjudices subis lors des inondations y compris lorsque la commune qui est
assurée) est la responsable des dommages subis par les particuliers.

32
Elle portera également sur l’état de la circulation routière s’agissant des zones de
travaux publics etc . Enfin, elle comportera des rappels des modes de règlements
légaux des conflits du voisinage, des troubles anormaux du voisinage (tapage) et
des conflits liés à l’usage des servitudes publiques et privées et des mesures
d’alerte en matière d’insalubrité;

- Par ailleurs, la police municipale doit être équipée des moyens modernes de
surveillance du territoire et notamment s’agissant de l’automatisation de
certaines tâches de surveillance du territoire communal.

A ce titre, nous proposons d’investir soit au niveau communal, soit au niveau de


la CIREST, dans la surveillance du territoire par télémétrie LIDAR (laser) qui
viendra utilement compléter l’usage d’outils comme le drone et la vidéo
surveillance déjà existante; il s’agit ici de développer les nouvelles techniques de
surveillance du territoire par des moyens respectueux de la vie privée (utilisation
des technologies lidar (laser) 3D pour la surveillance des sites sensibles. Ce
développement s’accompagnera, en amont, d’un partenariat avec les écoles
d’informatiques pour former les jeunes réunionnais à l’utilisation de ces nouvelles
technologies ;

- La gestion des agents publics de la Ville affectés au service de la police


municipale devra être strictement conforme à la loi et aux règlements pour
s’assurer qu’il existe bien au sein de l’équipe de la police municipale les
conditions d’un haut niveau de professionnalisme.

Nous voulons faire de la police municipale un véritable auxiliaire des citoyens


dans le cadre de la lutte contre les logements insalubres et notamment s’agissant
des bailleurs sociaux (établissement de procès-verbaux de constat dans les
logements insalubres et mise en œuvre des procédures de dénonciation, sous le
contrôle du maire, auprès des services de la justice pour contraindre les bailleurs
à respecter les droits des locataires ;

Nous voulons étendre les actions de la police municipale en créant une véritable
brigade de protection de l’environnement et du cadre de vie (lutte contre les
déchetteries sauvages et les atteintes sonores) ;

33
Nous voulons confier à la police municipale un rôle d’information et de
renseignement de qualité sur les droits et devoirs des citoyens face aux troubles
de voisinage et s’agissant des atteintes à l’environnement ;

Nous souhaitons que la police municipale joue un rôle de prévention auprès des
commerces et des consommateurs pour diminuer les déchets plastiques aux
abords des commerces;

Nous souhaitons la mise en place d’un service spécial au sein de la police


municipale pour encadrer les citoyens volontaires pour assurer la surveillance des
voiries publiques (sortie des écoles – lutte contre les pousses sauvages en centre
ville…) sous le statut d’informateur et ou de collaborateur occasionnel du service
public;

- Proposer aux jeunes de chaque quartier des stages d’insertion dans les actions
de la police municipale ;

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La synthèse de notre projet de transition

Notre programme, c’est avant tout expliquer précisément et ouvertement


comment nous mettrons en œuvre ce que nous proposons.

Nous partageons avec vous le fait que l’organisation politique actuelle des élus de
la Réunion et ses rites qui dérivent largement dans le clientélisme et le népotisme
sont bien le principal obstacle à la transformation de la Réunion et de Saint-André
en particulier.

Précisément parce que les intérêts particuliers, familiaux et d’appareil ont pris
depuis longtemps le dessus sur l’intérêt général et que chacun veut d’abord
sauver son camp, son parti, ses intérêts personnels et familiaux plutôt que
réformer notre pays, notre région et notre ville.

Nous proposons des objectifs simples: l’efficacité d’abord, un rassemblement


cohérent sur des projets simples et précis, un renouvellement profond et une
moralisation sans précédent de notre vie politique.

Un modèle de croissance reposant sur la modernité, l’agriculture, l’écologie


et les loisirs.

C’est-à-dire sur l’aménagement raisonné des espaces naturels et cultivés.

Une vraie politique de sécurité et de laïcité ; Ne pas renoncer à appliquer la


loi ; faire preuve de compréhension mais rester ferme.

Une administration communale impartiale, juste et équitable.

Un objectif qui est donc de transformer notre ville pour la rendre moderne
et exemplaire.

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