Vous êtes sur la page 1sur 49

La compression de l'air

Sommaire de la page:
 TYPES DE COMPRESSEURS
 PRECAUTIONS D'INSTALLATION
 REFROIDISSEMENT
 CONSOMMATION ENERGETIQUE
Voir aussi ...
Il est d'usage que compter les débits d'air, comprimé ou non, en normaux m3/h (Nm3/h),
c'est-à-dire le débit volumique d'air pris dans les conditions dites normales soit :
- pression absolue de 1 atmosphère, 760mmHg ou bien 1013mbars
- et température de 0°C
1 Nm3 d'air = 1,29 kg
On trouve aussi la notion d'air libre qui correspond au volume d'air pris dans les conditions
suivantes:
- pression de 1 bar absolu
- température de 20°C
1 m3 d'air libre = 1,19 kg
TYPES DE COMPRESSEURS
Les fournisseurs proposent généralement des ensembles compacts comprenant:
- le compresseur
- son moteur d'entrainement
- les réfrigérants
- le système de régulation
Selon la capacité et les caractéristiques de l'air souhaité, différentes technologies de
compresseur peuvent être employées.
- A piston sec:
Pour de petites capacités
Pression <10bars
Puissance 2kW maxi
- A piston lubrifié:
Pression jusqu'à 30bars
Puissance <20kW
- A spirales non lubrifiées:
Pour de petites capacités
Pression <10bars
Puissance <5kW
- A vis lubrifiées:
Pression jusqu'à 20bars
Puissance jusqu'à 250kW
Capacité jusqu'à 3000 Nm3/h
- A lobes non lubrifiés:
Pression <3bars
Puissance jusqu'à 60kw
Capacité jusqu'à 1000 Nm3/h
- A vis non lubrifiées:
Pression jusqu'à 10 bars
Capacité jusqu'à 20000 Nm3/h
PRECAUTIONS D'INSTALLATION
Air aspiré:
Il doit être aussi propre que possible.
Le compresseur doit être protégé contre la pénétration de poussières qui pourraient être
abrasives par une filtration de l'air aspiré.
Le filtre se colmate progressivement, sa perte de charge augmente ce qui provoque une
diminution du rendement du compresseur. Un manomètre différentiel permet de suivre
l'évolution de son encrassement.
L'air comprimé peut être utilisé pour la ventilation d'enceintes ou s'échapper dans une
atmosphère confinée où travaille du personnel. Il doit être exempt de gaz toxique.
L'air aspiré doit être aussi froid que possible, pour obtenir un rendement maximum de la
machine. L'air doit être capté à l'extérieur du local contenant le compresseur.
Local:
La chaleur dégagée par un compresseur est importante, et le local dans lequel il est installé
doit être correctement ventilé.
Des bouches d'aération (au moins deux), aussi éloignées que possible l'une de l'autre, en
partie basse pour l'entrée et en partie haute pour la sortie, doivent être prévues.
Le compresseur doit être insonorisé.
Prévoir des portes larges pour permettre à des engins de manutention de manoeuvrer.
Raccordements:
Prévoir la possibilité de brancher un compresseur mobile en amont du réfrigérant final, pour le
cas où le compresseur installé serai défaillant.
Prévoir des by-pass des filtres et des sécheurs pour permettre leur entretien sans arrêter la
production d'air.
REFROIDISSEMENT
Refroidissement par eau:
Tant que la température de l'eau ne dépasse pas 50°C, de l'eau non traitée peut être utilisée.
Pour des températures supérieures, le calcaire et d'autres matières solides peuvent précipiter
et former des dépots sur les surfaces chaudes.
Il est alors nécessaire d'utiliser de l'eau adoucie ou de l'eau traitée circulant en circuit fermé
ou semi-ouvert.
En circuit semi-ouvert l'eau est refroidie dans une tour atmosphérique où elle s'écoule en
pluie fine en contact avec un courant d'air.
Une partie de l'eau s'évapore (1,6kg/h par kW de puissance motrice) et il est nécessaire de
purger une partie (0,3 à 0,8 kg/h par kW de puissance motrice) de l'eau en circulation pour
éviter de trop concentrer les sels dissouts.
L'appoint d'eau fraiche sera donc de 2 à 2,5 kg/h par kW de puissance motrice.
L'eau refroidie atteint une température de 5°C supérieure à la température humide.
En circuit fermé, l'eau chauffée par le compresseur passe dans un échangeur lui-même
refroidi soit par de l'eau de tour atmosphérique, soit par de l'air.
Avantage:
De cette manière, l'eau en circulation dans le compresseur n'est pas en contact avec
l'extérieur.
Inconvénient:
La température de l'eau refroidie est supérieure à ce quelle est en circuit semi-ouvert.
Elle est de 15°C supérieur à la température humide de l'air si l'échangeur est refroidi à l'eau,
ou 10°C supérieure à la température sèche de l'air si l'échangeur est refroidi à l'air.
Si l'échangeur est refroidi à l'eau, les pertes par évaporation et les débits de purge
nécessaires sont les même qu'en circuit semi-ouvert.
Récupération de chaleur:
Environ 94% de l'énergie fournie au compresseur est récupérable sous forme de chaleur.
Dans le cas d'un refroidissement par eau, celle-ci peut atteindre une température de 95°C.
La chaleur récupérée peut être utilisée pour le chauffage de locaux, le préchauffage de l'eau
ou de l'air alimentant une chaudière, la production d'eau chaude sanitaire, etc....
CONSOMMATION ENERGETIQUE
La consommation énergétique d'un compresseur dépend de la pression de refoulement ainsi
que du rendement de la machine.
Le tableau ci-dessous donne la consommation énergétique de compresseurs commerciaux
exprimée en kWh/Nm3.
========================================
Pression au refoul.
en bars effectifs
Type de compresseur 7 10 13
------------------- ---- ---- ----
à piston sec 0,17 0,2
à spirales non lub. 0,15 0,25
à vis 0,11 0,13 0,16
à lobes 0,13
========================================
Par exemple:
Un compresseur à vis de 1000Nm3/h de capacité nécessitera une puissance électrique de:
0,13 x 1000 = 130 kW
Compresseurs centrifuges
Sommaire de la page:
 Principe des turbo compresseurs
 Compresseurs multi-étagés
 Courbes de performance
 Courbes de performance en invariants
 Effet de la nature du gaz
 Constitution des compresseurs centrifuges
 Types d'impulseurs
 Plan de joint
 Guidage du rotor
 Etancheïtés
 Domaine d'application
 Quand utiliser un compresseur centrifuge
 Quand ne pas utiliser un compresseur centrifuge
 Ajustement de la capacité
Voir aussi ...
Principe des turbo compresseurs

Les compresseurs centrifuges utilisent


l'accélération du gaz par un impulseur pour créer une surpression. Ils font partie de la famille
des compresseurs dynamiques ou encore turbo-compresseurs.
Par opposition aux compresseurs volumétriques, leurs performances ne se déduit pas
directement de leur géométrie.
On distingue deux grandes familles de compresseurs dynamiques se distinguant par la forme
de leur rotor:
- les compresseurs axiaux
- les compresseurs centrifuges radiaux

On nomme parfois hélico-centrifuges des compresseurs équipés d'impulseurs de forme


intermédiaire entre axial et centrifuge radial.
Dans les compresseurs axiaux, l'impulseur est
une roue possédant des ailettes sur sa périphérie seulement. Le gaz est accéléré par les
ailettes dans le sens de l'axe de l'impulseur.

Dans les compresseurs centrifuges radiaux le gaz est entrainé par l'impulseur dans un
mouvement rotatif qui le propulse radialement vers l'extérieur. Un diffuseur et une volute
convertissent ensuite l'énergie cinétique acquise par le gaz, en pression statique.

Les compresseurs axiaux sont adaptés au traitement de grands volumes de gaz, et les
compresseurs radiaux sont adaptés pour générer des taux de compression élevés.
Compresseurs multi-étagés

Si la pression de refoulement recherchée est élevée, on peut être amené à utiliser plusieurs
impulseurs, le gaz circulant successivement au travers de chacun d'entre eux. Le taux de
compression global sera le produit des taux de compression obtenus sur chaque étage.
Les différents impulseurs, souvent de forme et diamètre différents, peuvent être montés sur
le même arbre; ils tourneront alors à la même vitesse. Ils peuvent aussi être montés sur des
arbres différents accouplés par un jeu d'engrenages; ils pourront ainsi tourner à des vitesses
différentes.
Si un refroidissement intermédiaire est nécessaire, des volutes distinctes permetront de
calmer le flux gazeux avant d'enter dans les échangeurs.
Courbes de performance
Les performances des compresseurs
centrifuges dépendent fortement des données géométriques des impulseurs et des volutes.
Contrairement aux compresseurs volumétriques, la prédiction des performances de la
machine à partir des seules données géométriques est très difficile. C'est pourquoi, comme
pour les pompes centrifuges, les compresseurs sont livrés avec des courbes de performance
déterminées par des tests avec un fluide de référence.
Fondamentalement les performances d'un compresseur centrifuge de géométrie donnée sont
décrites par trois courbes en fonction du débit volumique de gaz en entrée:
 - hauteur de relevage (H en m de fluide en entrée) ou travail polytropique du compresseur
(Wp en J/kg)
 - rendement
 - limite de pompage

Le travail polytropique du compresseur (Wp) est relié à la hauteur de relevage (H) par
l'accélération dûe à la pesanteur (g = 9,81 m/sec²): Wp =gH

Une courbe donnant la puissance absorbée est souvent présente. Elle n'est qu'une
combinaison des courbes de relevage et de rendement.
Exprimées ainsi, ces performances sont indépendantes de la  nature du gaz ou des conditions
du procédé. Elles dépendent seulement de la vitesse de rotation du compresseur et du
diamètre de l'impulseur. Leur inconvénient principal est de se référer à des variables peu
pratiques:
 - le relevage est en pratique plutôt apprécié par une augmentation de pression
 - le débit de gaz dans le procédé est plus souvent exprimé en masse

Pour comparer les relevés de performance du compresseur avec les valeurs attendues des
courbes du constructeur, il est nécessaire de les convertir en tenant compte de la masse
molaire du gaz, des pression et température en entrée.
Le constructeur du compresseur peut fournir également une courbe de performance  donnant
directement le taux de compression en fonction du débit. Elle est déterminée pour:
 - une température et une pression d'aspiration,
 - une nature de gaz
Sauf demande expresse, il ne fournit pas de courbe de performance pour d'autres conditions.
L'exploitant soucieux de vérifier les performances de son compresseur devra extrapoler les
valeurs fournies par le constructeur pour les comparer aux données actuelles.
Courbes de performance en invariants
Pour s'affranchir totalement de la nature du gaz, des conditions du procédé ou du diamètre et
de la vitesse de l'impulseur, les courbes de performance sont exprimées en coefficients sans
dimension appelés invariants:
 Invariants des compresseurs centrifuges:

     
avec:
Φ  : Coefficient de débit
Ψ  :  Coefficient manométrique
Qv : Débit volumique (m3/sec)
R2 : Rayon extérieur de l'impulseur (m)
U2: Vitesse périphérique de l'impulseur (m/sec)
Wp : Travail polytropique en Joule/kg
H : Hauteur de relevage (m)
ω : Vitesse angulaire de rotation (rad/sec)
g = 9,81 m/sec²
- le coefficient de débit (Φ)
- le coefficient manométrique (Ψ)
Ils permettent de relier le débit d'aspiration et le relevage à:
- la dimension de la roue
- la vitesse de rotation

Attention: Il règne une grande confusion dans la formulation de ces coefficients publiés dans
la littérature. Certain même sont affublés d'une ... unité! Donc, avant de les utiliser il est
prudent de vérifier leur définition.
Effet de la nature du gaz
 Expression du taux de compression
  et de la température au refoulement:

   

 
avec:
Wp  : Travail polytropique en kJ/kg
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
Tasp : Température à l'aspiration  (K)
Tref : Température au refoulement  (K)
M : Masse molaire du gaz  (g/mole)
Z : Facteur de compressibilité
R = 8,3145 J/K/mole
k : Exposant polytropique
γ  = Cp / Cv
ηp : Rendement polytropique
La nature du gaz a un effet sur:
 - le taux de compression qui est proportionnel à la masse molaire du gaz
 - la température au refoulement qui dépend du taux de compression et de l'exposant
polytropique

Le tableau ci-dessous indique le taux de compression et la température au refoulement qui


serait obtenu pour différents gaz avec un compresseur générant un relevage de 50kJ/kg
Taux de
Masse compression Température
Nature du Gaz    molaire Cp/Cv @ 50kJ/kg au refoulement
(g/mole) rdt=75% (°C)
Tasp=25°C
Hydrogène           2 1,4  1,04  30
Helium 4 1,67 1,08 38
Méthane 16 1,3 1,4  55
Ammoniac 17 1,3 1,4 56
Vapeur d'eau 18 1,32 1,4 60
Azote  28 1,4 1,7 89
Dioxyde de
44 1,3 2,2 106
carbone
Propane 44 1,1 2,3 57
n Butane 58 1,01 3,2 30
Dioxyde de soufre 64 1,2 3,1 111
Chlore 71 1,36 3,2 176
R22 86,5 1,18 4,5 131
R114 171 1,09 18,6  138
Constitution des compresseurs centrifuges
Types d'impulseurs
Les impulseurs peuvent être ouvert ou fermé. Un impulseur ouvert autorise des vitesses de
rotation supérieures, Le taux de compression obtenu sera donc supérieur lui aussi. Le taux de
compression sera limité à 3 avec un impulseur fermé mais pourra être supérieur à 10 avec un
impulseur ouvert. Cependant l'efficacité d'un compresseur équipé d'impulseurs ouverts sera
plus faible à cause des fuites internes et des recyclages qui se trouvent favorisés.
Matériau de construction
 Vitesse limite de l'impulseur:

     
avec:
Ulim : Vitesse périphérique limite  (m/sec)
Rp : Limite élastique  (Pa)
ρ : Masse volumique du matériau (kg/m3)
La vitesse de rotation de l'impulseur est le paramètre le plus important pour ajuster le
relevage du compresseur. La vitesse de rotation est limitée par la résistance mécanique du
matériau de construction soumis à la force centrifuge.
Pour permettre une vitesse de rotation maximum, le matériau de construction doit être le
moins dense possible et avoir une limite élastique la plus élevée possible.
Le tableau suivant regroupe les matériaux les plus courants ainsi que leurs propriétés:
Limite Masse Vitesse périphérique Relevage
Matériau élastique volumique maxi autorisée maxi
MPa kg/m3 m/sec kJ/kg
Acier carbone 415 7870 230 25
Acier inox (17-4
1350 7780 410 85
PH H900)
Alliage
d'aluminium A356 180 2685 260 35
T6
7075 T6 450 2810 400 80
Alliage de Titane
1000 4500 470 110
(TA6V)
Fibre de verre 1900 2100 950 450
Aubage

Type Avantages Inconvénients


d'aubage
o Vitesse élevé du gaz
Aubes vers o Transfert élevé de en sortie d'impulseur et
l'avant l'énergie dans le diffuseur
o Réalisation difficile
o Faible vitesse du gaz en
sortie d'impulseur et dans le o Faible transfert de
Aubes vers
diffuseur l'énergie
l'arrière
o Limite de pompage plus o Réalisation difficile
lointaine
o Compromis raisonnable
entre faible transfert o Limite de pompage
Aubes
d'énergie et vitesse élevée du proche du point de
radiales
gaz dans le diffuseur fonctionnement
o Réalisation facile
Plan de joint
Pour des pressions inférieures à 50 bars, on préfèrera un plan de joint horizontal. Les
tubulures d'aspiration et de refoulement seront généralement solidaires du demi-corps
inférieur, permettant de démonter plus facilement le demi-corps supérieur pour les besoins de
maintenance.
Pour des pressions supérieures ou des gaz contenant de l'hydrogène, on préfèrera un plan de
joint vertical pour une meilleure étanchéïté.
Guidage du rotor
Guidage en rotation
Le guidage en rotation est assuré par des paliers positionnés aux extrémités du rotor. Il
permettent la formation d'un film de lubrifiant sur lequel l'arbre glisse.
Des capteurs de vibration permettent de contrôler le fonctionnement du rotor. Des capteurs
de température insérés dans le métal des coussinets des paliers permettent de contrôler
l'efficacité de la lubrification.
Guidage axial
Par principe une roue centrifuge subit une poussée permanente en direction de l'entrée du
gaz. Le rotor est maintenu en position par une butée.
Si les impulseurs sont orientés dans le même sens un piston d'équilibrage permet de soulager
la butée.Il est solidaire de l'arbre et est positionné coté refoulement.
Un capteur de position axial du rotor permettra de contrôler l'état de la butée.
Etancheïtés
Etancheïté interne
Il faut limiter les fuites entre les étages dont l'effet
serait de diminuer le rendement de la machine.
Ces fuites peuvent se produire:
 - aux ouies d'aspiration (1)
 - derrière la roue (2)
 - au niveau du piston d'équilibrage (3)
Ces fuites sont limitées en disposant des labyrinthes sur le parcours indésirable du gaz.

Etanchéïté de sortie d'arbre


Si le gaz ne présente aucun danger et peut être mis à l'atmosphère sans risque, une
étanchéïté à labyrinthe peut suffir.
Si le gaz est dangereux (toxique, inflammable, corrosif,...) une étanchéïté par garniture sera
nécessaire.
Domaine d'application

Quand utiliser un compresseur centrifuge


 - si la fiabilité de l'équipement est impérative
 - si un équipement de secours ne peut pas être installé (pour des raisons de coût,
d'encombrement,...)
Quand ne pas utiliser un compresseur centrifuge
 - si le débit aspiré est inférieur à 1000 m3/h ou le débit au refoulement inférieur à 500m3/h
les sections de passages sur l'impulseur et dans le diffuseur seront si faibles que leur
réalisation sera délicate
 - si le débit de gaz est supérieur à 100000 m3/h et la pression au refoulement inférieure à 7
bars. Plus le débit est grand, plus la section d'entrée et le diamètre de l'impulseur sont
importants. Dans ce cas préférer un compresseur axial.
 - si la température au refoulement excède 230°C en raison du risque de dégradation des
joints et étanchéïtés
 - si le gaz est acide (H2S, CO2, eau)  et si la vitesse périphérique de l'impulseur excède
250m/sec
 - si du liquide venant du procédé en amont peut être entrainé avec le gaz vers le
compresseur

Ajustement de la capacité
La capacité du compresseur aux besoins du procédé peut être ajusté de différentes manières:
Vanne à l'aspiration

En étranglant une vanne à l'aspiration du compresseur on crée


une perte de charge et on réduit la pression à l'entrée de la machine. On augmente donc le
taux de compression, le point de fonctionnement du compresseur se déplace vers la gauche
de sa courbe caractéristique. La puissance absorbée par le compresseur diminue. Ce mode
d'ajustement est souvent privilégié pour cette raison.
Cette méthode est cependant limitée par le risque de pompage (surge en anglais) du
compresseur.
Variation de la vitesse de rotation

En faisant varier la vitesse de rotation du compresseur on fait


varier à la fois le débit et le taux de compression de la machine. Le débit est proportionnel à
la vitesse mais le taux de compression est proportionnel au carré de la vitesse. Le domaine de
variation est donc souvent limité par la pression minimum à maintenir au refoulement. Là
encore la puissance absorbée diminue avec la vitesse.
Recyclage du gaz vers l'aspiration
Lorsque les possibilités précédentes sont épuisées, le recyclage du gaz excédentaire vers
l'aspiration du compresseur reste la seule méthode utilisable. Le gaz au refoulement étant
plus chaud qu'à l'aspiration, il est indispensable de le refroidir avant de le réintroduire à
l'aspiration sous peine de ne pas contrôler les températures et de dégrader la machine.
Travail de compression
Sommaire de la page:
 Répartition du travail de compression
 Représentation des gaz
 Travail de compression
 Travail de compression polytropique

 Travail de compression polytropique adiabatique


 Travail de compression isentropique
 Travail de compression isotherme
 Performance d'un compresseur
 Utilisation des grandeurs thermodynamiques
 Bilan thermique 
 Résolution de problèmes courants
 Calcul de la puissance d'un compresseur centrifuge
 Calcul du rendement d'un compresseur alternatif refroidi
Voir aussi ...
Dans les processus industriels, la compression des gaz est utilisée pour transférer un gaz
depuis une zone à basse pression vers une zone à haute pression. Cette compression est
obtenue par réduction du volume du gaz par un moyen mécanique. La compression du gaz
s'accompagne d'une augmentation de sa température aussi souvent nommée chaleur de
compression. Cette augmentation de température en provoquant la dilatation du gaz
contribue elle aussi à l'augmentation de pression. Ceci est représenté par la relation de
Laplace:   PV  k=constant
Le coefficient k représente l'effet de la température sur l'évolution de la pression. Plus la
valeur de k est grande, plus l'augmentation de température du gaz est grande, et plus grande
est son effet sur l'évolution de la pression et mais aussi plus grande sera l'énergie nécessaire
pour réduire le volume du gaz.

On a l'habitude de distinguer les modes de


compression suivants:
Isotherme:
k = 1 : La température est constante.
Le compresseur est continuellement refroidi afin que la température du gaz sortant soit égale
à celle du gaz entrant. La pression du gaz évolue de telle manière que le produit P.V est
constant. Ce mode correspond à une transformation infiniment lente pour permettre
l'élimination continue de la chaleur.
Isentropique:
k = γ : Le compresseur n'échange pas de chaleur avec l'extérieur (compression adiabatique)
et la compression se fait sans perte ni frottement. Le gaz sortant sera plus chaud que le gaz
entrant. L'augmentation de température contribue également à l'augmentation de pression.
La pression du gaz suit la loi de Laplace:
PV  γ=constant
Polytropique adiabatique:
k > γ : Le compresseur n'échange pas de chaleur avec l'extérieur (compression adiabatique)
mais la compression se fait avec pertes, recyclages et frottements qui conduisent à
transformer une partie de l'énergie fournie en chaleur transférée au gaz. Ceci est représenté
par un rendement ηp. L'augmentation de température du gaz est donc plus importante que
dans le cas isentropique. Elle conduit à une augmentation plus rapide de la pression. La
pression du gaz suit la loi de Laplace généralisée:
PV  k=constant  avec k tel que:

 
Polytropique refroidie:
k < γ : Le compresseur échange de la chaleur avec l'extérieur. Selon l'intensité de cet
échange la valeur de k pourra être comprise entre 1 et γ. L'évolution de la pression sera alors
moins rapide que l'évolution isentropique.
L'énergie théorique à fournir au compresseur est indépendante de la technologie du
compresseur.
Elle ne dépend que de la nature du gaz, des conditions opératoires et de la manière dont est
gérée la chaleur de compression.
Attention: les notations utilisées ici sont celles généralement employées dans les documents
français. Dans la littérature anglo-saxonne γ est souvent remplacé par k et k par n, ce qui est
source de confusions.
Répartition du travail de compression
 Répartition du travail de compression

With    Wis    Wp  :  énergie théorique consommée par le compresseur compte tenu de l'évolution réelle (W p) ou théorique
(Wis  ou  With) de la température du gaz
Wf  : énergie dégradée due aux fuites internes et frottements qui est transférée au gaz sous forme de chaleur ou bien
évacuée par le refroidissement
Wc  : énergie transmise au gaz par la machine
Wa  : énergie fournie par le moteur à l'arbre du compresseur
L'énergie fournie au compresseur est utilisée pour:
 - vaincre les frottements des pièces mécaniques en mouvement (paliers, joints,
engrenages, ...)
 - vaincre les frottements visqueux du gaz ou compenser les fuites internes,
 - réduire le volume du gaz et augmenter sa pression
Cette dernière est la seule efficace pour le procédé, Mais la machine a besoin qu'on lui
fournisse la totalité de l'énergie nécessaire pour accomplir sa tâche.
Représentation des gaz
Par souci de simplification des calculs, le comportement des gaz peut être représenté comme
un gaz parfait, un gaz idéal ou un gaz réel.

Un gaz parfait comme un gaz idéal suit la


relation:  PV = nRT
Pour un gaz parfait, les capacités calorifiques Cp et Cv sont des constantes, tandis que pour
un gaz idéal elles sont fonction de la température.
Un gaz réel se distingue d'un gaz parfait ou idéal par la variation du facteur de compressibilité
"z".
Il suit alors la relation:  PV = znRT
La représentation d'un gaz réel nécessite la résolution d'équations d'état et n'est possible que
dans des programmes de calcul complexes.
La représentation des gaz comme un gaz idéal est généralement satisfaisante tant que la
pression est basse (Pref<50 bars). Pour des pressions supérieures, la simulation du
comportement réel du gaz ou l'utilisation des grandeurs thermodynamiques devient
nécessaire.

Travail de compression
Une machine réelle fonctionne toujours selon un processus polytropique, adiabatique ou bien
partiellement refroidi, selon la technologie du compresseur. C'est donc la seule manière
réaliste de calculer le travail de compression. Une machine réelle n'étant pas parfaite, il est
d'usage de considérer un rendement énergétique de compression global appelé rendement
polytropique (ηp). C'est une caractéristique de la machine, généralement garanti par le
constructeur. Il est indépendant des conditions opératoires.
Les autres modes de compression courants, isotherme ou isentropique, sont purement
théoriques. Il est d'usage de calculer des rendements associés qui ne sont que le rapport d'un
travail théorique au travail réel qui est le travail polytropique. Ce ne sont pas des
caractéristiques du compresseur et leur valeur varie avec les conditions opératoires.
Travail de compression polytropique
 Travail de compression polytropique d'un gaz idéal:

avec:
Wc  : Energie apportée au gaz en J/mole
Wp  : Travail polytropique en J/mole
Tasp :Température d'aspiration (K)
ηp :    Rendement polytropique
Pref : Pression absolue au refoulement 
Pasp : Pression absolue à l'aspiration
k : coefficient polytropique
Z : facteur de compressibilité du gaz
R = 8,3145 J/K/mole
L'expression la plus générale du travail de compression d'une machine réelle est celle du
travail polytropique. La valeur de l'exposant polytropique k peut y prendre une valeur
quelconque >1 si le compresseur est partiellement refroidi. C'est typiquement le cas des
compresseurs à piston dont les cylindres peuvent être munis d'ailettes ou d'une double
enveloppe dans laquelle circule un fluide de refroidissement.
Si le compresseur est refroidi, la valeur de k est déduite du profil de pression et de
température:

La dégradation d'énergie dans les recyclages, les frottements visqueux du gaz est représentée
par le facteur de rendement polytropique ηp. Cette énergie dégradée est convertie en chaleur
supplémentaire apportée au gaz.
Le rendement polytropique est une caractéristique intrinsèque du compresseur qui ne dépend
pas des conditions opératoires.
L'augmentation réelle de température du gaz comprimé sans échange thermique avec
l'extérieur est donnée par:

Travail de compression polytropique adiabatique


 Compression polytropique adiabatique d'un gaz idéal:

avec:
Wc  : Energie apportée au gaz en J/mole
Tasp :Température d'aspiration (K)
Pref : Pression absolue au refoulement 
Pasp : Pression absolue à l'aspiration
ηp : Rendement polytropique
γ  = Cp / Cv
Z : facteur de compressibilité du gaz
R = 8,3145 J/K/mole
Dans le cas particulier d'une compression sans échange de chaleur avec l'extérieur
(adiabatique)

Ceci est typiquement le cas des compresseurs centrifuges.

L'augmentation de température est donnée par:

Travail de compression isentropique


 Travail de compression isentropique d'un gaz idéal:
avec:
Wis  : travail isentropique en J/mole
Tasp : Température d'aspiration (K)
Pref : Pression absolue au refoulement 
Pasp : Pression absolue à l'aspiration
γ  = Cp / Cv
Z : facteur de compressibilité
R = 8,3145 J/K/mole
Si la compression en plus d'être adiabatique est sans perte par recycle interne ni frottement
contribuant à l'augmentation de température du gaz (ηp =1),  la compression est alors dite
isentropique.

Le travail isentropique est l'énergie théorique consommée par une machine parfaite qui
n'échange pas de chaleur avec l'extérieur.
Le rendement isentropique, qui est le rapport du travail isentropique sur le travail réel,
caractérise l'efficacité d'une opération de compression. Ce n'est pas une caractéristique du
compresseur. Il varie avec le taux de compression.

Travail de compression isotherme


 Travail de compression isotherme:

avec:
With  : Travail isothermique en J/mole
Tasp : Température d'aspiration (K)
Pref : Pression absolue au refoulement 
Pasp : Pression absolue à l'aspiration 
Z : facteur de compressibilité du gaz
R = 8,3145 J/K/mole

Le travail de compression isotherme est la quantité d'énergie théorique consommée par une
machine parfaite, lorsque le refroidissement est tel que la température du gaz reste
constante.
Le rendement isothermique, qui est le rapport du travail isothermique sur le travail réel,
caractérise l'efficacité d'une opération de compression. Ce n'est pas une caractéristique du
compresseur.
C'est le mode de compression qui demande le moins d'énergie. On s'en approche dans un
compresseur à anneau liquide, ou bien en multipliant les étages de compression avec
refroidissement intermédiaire.

Performance d'un compresseur


En application des équations ci-dessus, le
graphe ci-contre donne l'évolution du travail de compression et de la température de
refoulement pour un compresseur fonctionnant selon le mode polytropique adiabatique.

En pratique on limitera le taux de compression pour que la température au refoulement reste


<250°C.

Utilisation des grandeurs thermodynamiques


L'évolution du gaz dans un compresseur se traduit par une évolution des grandeurs
thermodynamiques le caractérisant (enthalpie, entropie,pression, température). Ces
grandeurs sont disponibles dans des tables ou des diagrammes (diagrammes de Mollier) pour
les corps purs, ou sont calculés par des équations d'état. L'utilisation de ces grandeurs
thermodynamiques est le seul moyen d'obtenir un résultat précis et fiable pour un gaz réel qui
s'écarterait sensiblement du comportement d'un gaz idéal.
Les diagrammes
Diagramme H-S

 
Diagramme P-H

Les diagrammes en coordonnées Enthalpie (H) en fonction de l'entropie (S) sont les plus
souvent cités pour représenter le fonctionnement d'un compresseur.
Les propriétés du gaz sont déterminées par le point d'intersection des courbes de pression
(isobare) et de température (isotherme). L'enthalpie et l'entropie sont lues sur les axes
vertical et horizontal.
Cependant les diagrammes HS sont peu publiés et sont donc difficiles à obtenir à moins de les
faire tracer soi-même au moyen d'un logiciel spécialisé. Par contre les diagrammes dits PH
ayant en coordonnées la pression (P) en fonction de l'enthalpie (H), sont assez largement
diffusés et peuvent également être employés.Les propriétés du gaz sont déterminées par le
point d'intersection des courbes d'entropie (isoentropique) et de température (isotherme).
L'enthalpie et la pression sont lues sur les axes horizontal et vertical.
Dans l'exemple présenté ici:
Du méthane pris à 50°C et 1 bar est comprimé à 2 bars.
Travail isentropique
Le fonctionnement idéal du compresseur (compression isentropique) est représenté par une
évolution sur l'axe vertical. Connaissant la pression de refoulement, on en déduit la
température et le travail absorbé. Le travail du compresseur est la différence d'enthalpie entre
les points correspondants à l'aspiration et au refoulement. La détermination de la température
pourra nécessiter une interpolation si le point tombe entre deux courbes isothermes.
Dans l'exemple présenté ici:
Enthalpie du gaz à l'aspiration = 55 kJ/kg
Enthalpie du gaz au refoulement si la compression est isentropique = 180 kJ/kg
Travail de compression isentropique = 180 - 55 = 125 kJ/kg
Température théorique de refoulement = 103°C
Travail réel
Le compresseur réel diffère du compresseur idéal par un travail absorbé et une température
de refoulement supérieurs. Le point représentatif du refoulement se trouve à l'intersection de
l'isobare et de l'isotherme. Là encore une interpolation pourra être nécessaire. Le travail
réellement absorbé est obtenu en faisant la différence entre les enthalpies de l'aspiration et
du refoulement.
Dans l'exemple présenté ici:
Température théorique de refoulement = 120°C
Enthalpie du gaz à l'aspiration = 55 kJ/kg
Enthalpie du gaz au refoulement = 220 kJ/kg
Travail de compression isentropique = 220 - 55 = 165 kJ/kg
Rendement
Le rendement est obtenu par le rapport travail idéal (isentropique) / travail réel.
Il pourrait tout aussi bien être calculé en se basant sur l'échauffement du gaz:
(Tref isent - Tasp) / (Tref réel - Tasp)
Ce rendement est le rendement isentropique de la machine.
Dans l'exemple présenté ici:
Rendement isentropique = 125 / 165 = 76%
ou bien
(103 - 50) / (120 - 50) = 76%

Bilan thermique 
 Relation de Mayer et ses dérivations:

avec:
Cp : Capacité calorifique du gaz (J/K/mole)
γ  = Cp / Cv
R = 8,3145 J/K/mole
Le travail de compression d'un gaz produit une augmentation équivalente de l'enthalpie du
gaz. On peut donc écrire le bilan suivant:

avec Q: chaleur échangée par le compresseur (compresseur refroidi)


Cp peut être obtenu de la littérature ou bien calculé avec la relation de Mayer.

Résolution de problèmes courants


Calcul de la puissance d'un compresseur centrifuge
Un compresseur centrifuge doit amener 1000kg/h d'air (M=29g  Cp/Cv=1,4 Tasp=20°C) de la
pression atmosphérique (1000 hPa) à une pression de 2bars eff. Le constructeur du
compresseur annonce une efficacité polytropique de 75% et un rendement mécanique de
98%.
Un compresseur centrifuge  ne permet pas d'échange de chaleur. Son mode de
fonctionnement est donc polytropique adiabatique.
Travail de compression:
Wc = 8,3145 x (20+273,15) x 1,4 / (1,4 - 1) x {(3/1)^[(1,4-1)/1,4/0,75]-1} =  4434 J/mole
Puissance de compression:
Pc = 4434 x 1000/29 / 3600 = 42,5 kW
Puissance à fournir à l'arbre du compresseur:
Pa = Pc / 0,98 = 43,3kW
Température du gaz au refoulement:
Tref = (20+273,15) x (3/1)^[(1,4-1)/1,4/0,75] - 273,15 = 172,4°C
on peut vérifier le bilan thermique:
Cp = 8,3145 x 1,4/(1,4-1) = 29,1 J/K/mole
Wc = 29,1 x (172,4 - 20) = 4434 J/mole
Calcul du rendement d'un compresseur alternatif refroidi
Un compresseur alternatif refroidi amène 1000kg/h d'air (M=29g  Cp/Cv=1,4 Tasp=20°C) de
la pression atmosphérique (1000 hPa) à une pression de 2bars eff. Le gaz est refoulé à une
température de 130°C. Un bilan thermique sur le circuit de refroidissement montre un
transfert de 10kW.
Valeur de l'exposant polytropique:
k = ln(3/1) / [ln(3/1) - ln((130+273,15)/(20+273,15))] = 1,41
Bilan thermique du compresseur:
Cp = 8,3145 x 1,4/(1,4-1) = 29,1 J/K/mole
Wc = 29,1 x (130-20) + 10 x 3600 / 1000 x 29 = 4245 J/mole
Rendement polytropique du compresseur:
= 8,3145 x (20+273,15) x 1,41 / (1,41 - 1) x {(3/1)^[(1,41-1)/1,41]-1} /  4245 = 74,3%
Efficacité par rapport à l'isentropique:
= 8,3145 x (20+273,15) x 1,4 / (1,4 - 1) x {(3/1)^[(1,4-1)/1,4]-1} /  4245 = 74,1%
Performances des compresseurs
centrifuges
Sommaire de la page:
 Courbes de performance
 Extrapolation des performances
 Courbe performance en coordonnées réduites
 Courbes de performance en invariants
Voir aussi ...
Courbes de performance

Les performances des compresseurs


centrifuges dépendent fortement des données géométriques des impulseurs et des volutes.
Contrairement aux compresseurs volumétriques, la prédiction des performances de la
machine à partir des seules données géométriques est très difficile. C'est pourquoi, comme
pour les pompes centrifuges, les compresseurs sont livrés avec des courbes de performance
déterminées par des tests avec un fluide de référence.
Fondamentalement les performances d'un compresseur centrifuge de géométrie donnée sont
décrites par trois courbes en fonction du débit volumique de gaz en entrée:
 - hauteur de relevage (H en m de fluide en entrée) ou travail polytropique du compresseur
(Wp en J/kg)
 - rendement
 - limite de pompage

Le travail polytropique du compresseur (Wp) est relié à la hauteur de relevage (H) par
l'accélération dûe à la pesanteur (g = 9,81 m/sec²): Wp =gH

Une courbe donnant la puissance absorbée est souvent présente. Elle n'est qu'une
combinaison des courbes de relevage et de rendement.
Exprimées ainsi, ces performances sont indépendantes de la  nature du gaz ou des conditions
du procédé. Elles dépendent seulement de la vitesse de rotation du compresseur et du
diamètre de l'impulseur. Leur inconvénient principal est de se référer à des variables peu
pratiques:
 - le relevage est en pratique plutôt apprécié par une augmentation de pression
 - le débit de gaz dans le procédé est plus souvent exprimé en masse

Pour comparer les relevés de performance du compresseur avec les valeurs attendues des
courbes du constructeur, il est nécessaire de les convertir en tenant compte de la masse
molaire du gaz, des pression et température en entrée.
Le constructeur du compresseur peut fournir également une courbe de performance  donnant
directement le taux de compression en fonction du débit. Elle est déterminée pour:
 - une température et une pression d'aspiration,
 - une nature de gaz
Sauf demande expresse, il ne fournit pas de courbe de performance pour d'autres conditions.
L'exploitant soucieux de vérifier les performances de son compresseur devra extrapoler les
valeurs fournies par le constructeur pour les comparer aux données actuelles.
Extrapolation des performances
 Expression du taux de compression:

     
avec:
Wp  : Travail polytropique en kJ/kg
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
Tasp : Température à l'aspiration  (K)
M : Masse molaire du gaz  (g/mole)
Z : Facteur de compressibilité
R = 8,3145 J/K/mole
k : Exposant polytropique
D'un point de vue pratique les courbes de performance en taux de compression sont souvent
préférées.

Mais attention, la composition et les


conditions du gaz à l'entrée affectent les performances du compresseur centrifuge. Par
exemple un compresseur aspirant de l'air atmosphérique, pour un même débit volumique
aspiré, génèrera une pression au refoulement plus élevée les jours où la température est plus
basse. Dans le même temps, la puissance absorbée sera plus élevée. Les performances de ce
compresseur seront également affectées par l'humidité de l'air ou la pression atmosphérique.

Effet de la pression d'entrée


 Expression du taux de compression:
     
avec:
Wp  : Travail polytropique en kJ/kg
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
Tasp : Température à l'aspiration  (K)
M : Masse molaire du gaz  (g/mole)
Z : Facteur de compressibilité
R = 8,3145 J/K/mole
k : Exposant polytropique
A débit volumique d'aspiration constant, le relevage de la machine (en m de fluide) ou le
travail de compression (en J/kg) restent inchangés.
Le travail de compression étant constant, le taux de compression est inchangé. Par contre la
puissance absorbée par le compresseur est proportionnelle au débit massique de gaz. A débit
volumique constant, le débit massique et donc la puissance absorbée sont proportionnels à la
pression absolue du gaz. C'est pour cette raison qu'une des méthodes privilégiée pour ajuster
la capacité massique d'un compresseur est d'ajuster la pression du gaz à l'aspiration.
Effet de la température
 Effet des conditions opératoires sur le taux de compression:

     
avec:
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
Tasp : Température à l'aspiration  (K)
()ref : Conditions de référence
()act : Conditions actuelles
k : Exposant polytropique
A débit volumique et travail de compression constants, le taux de compression est
inversement affecté par une variation de température à l'aspiration. Toute augmentation de la
température d'aspiration diminuera le taux de compression à même débit volumique à
l'aspiration.

Effet de la nature du gaz


 Effet des conditions opératoires sur le taux de compression:
   

 
avec:
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
M : Masse molaire du gaz  (g/mole)
( )ref : Conditions de référence
( )act : Conditions actuelles
k : Exposant polytropique
A débit volumique et travail de compression constants, le taux de compression est
proportionnellement affecté par une variation de masse molaire du gaz. Toute augmentation
de la masse molaire du gaz augmentera le taux de compression à même débit volumique à
l'aspiration.
L'utilisation d'un compresseur avec un gaz différent de celui pour lesquelles les courbes de
performances ont été établies necessite de tenir compte non seulement de la nouvelle masse
molaire du gaz mais aussi de la nouvelle valeur de son coefficient polytropique (Cp/Cv).
A débit volumique et travail de compression constants, le taux de compression est
inversement affecté par une variation du coefficient polytropique. Toute augmentation du
coefficient polytropique du gaz diminuera le taux de compression à même débit volumique à
l'aspiration.
Effet de la vitesse de rotation
Changer la vitesse de rotation est la méthode la plus simple pour ajuster les performances
d'un compresseur centrifuge aux besoins du procédé. Les courbes du constructeur peuvent ne
plus être adaptées. Il est aisé de les extrapoler en respectant les règles suivantes:
 - le relevage obtenu par un seul étage est proportionnel au carré de la vitesse de rotation
 - le débit est proportionnel à la vitesse de rotation
 - la puissance est proportionnelle au cube de la vitesse de rotation
Courbe performance en coordonnées réduites

Pour un gaz de qualité fixée on préfèrera


souvent exprimer le relevage par le rapport des pressions sortie/entrée (taux de
compression), le débit par le débit massique réduit (Débit massique/Pression d'entrée) et la
vitesse de rotation par la vitesse réduite (N/√(T)). Une telle représentation présente
l'avantage d'être valide quelque soit la pression ou la température d'entrée du gaz.

Courbes de performance en invariants


Pour s'affranchir totalement de la nature du gaz, des conditions du procédé ou du diamètre et
de la vitesse de l'impulseur, les courbes de performance sont exprimées en coefficients sans
dimension appelés invariants:
 Invariants des compresseurs centrifuges:

     
avec:
Φ  : Coefficient de débit
Ψ  :  Coefficient manométrique
Qv : Débit volumique (m3/sec)
R2 : Rayon extérieur de l'impulseur (m)
U2: Vitesse périphérique de l'impulseur (m/sec)
Wp : Travail polytropique en Joule/kg
H : Hauteur de relevage (m)
ω : Vitesse angulaire de rotation (rad/sec)
g = 9,81 m/sec²
- le coefficient de débit (Φ)
- le coefficient manométrique (Ψ)
Ils permettent de relier le débit d'aspiration et le relevage à:
- la dimension de la roue
- la vitesse de rotation

Attention: Il règne une grande confusion dans la formulation de ces coefficients publiés dans
la littérature. Certain même sont affublés d'une ... unité! Donc, avant de les utiliser il est
prudent de vérifier leur définition.

Exemples de valeurs pour les invariants


Type de roue Caractéristiques

D2/D0 = 2 à 3,5
Φ = 0,01 à 0,1
Ψ = 0,4 à 0,5
Ω = 0,2 à 0,55

D2/D0 = 1,5 à 2
Φ = 0,1 à 0,3
Ψ = 0,5 à 0,4
Ω = 0,55 à 1

D2/D0 = 1,3 à 1,5


Φ = 0,3 à 0,4
Ψ = 0,45 à 0,3
Ω = 1 à 1,5
D2/D0 = 1,1 à 1,2
Φ = 0,4 à 0,55
Ψ = 0,3 à 0,2
Ω = 1,5 à 2,5

Φ = 0,4
Ψ = 0,3
Ω = 1,5

Φ = 0,55
Ψ = 0,2
Ω = 2,5
Φ = 0,6
Ψ = 0,15
Ω = 3,1

Φ = 0,6
Ψ = 0,1
Ω = 4,7

Φ = 0,65
Ψ = 0,05
Ω = 7,1
Dimensionnement des compresseurs
centrifuges
Sommaire de la page:
 Prédimensionnement d'un compresseur
 Nombre d'étages
 Vitesse maximum de l'impulseur
 Type et diamètre de l'impulseur
 Courbe de Cordier
 Valeurs typiques des invariants
 Exemple de prédimensionnement
Voir aussi ...
Prédimensionnement d'un compresseur
La sélection d'un compresseur est le fait exclusif du fournisseur de la machine sur la base d'un
cahier des charges incluant les conditions procédé à remplir.
Cependant en phase de conception d'un procédé, il peut être utile de définir
approximativement le diamètre de la machine, la vitesse de rotation ou encore le nombre
d'étages.
Nombre d'étages
 Echauffement du gaz comprimé:

     
avec:
Tref : Température au refoulement  (K)
Tasp : Température à l'aspiration  (K)
Pasp : Pression à l'aspiration
Pref : Pression au refoulement
k : Exposant polytropique
Le taux de compression par étage est souvent limité par la température du gaz atteinte.
Celle-ci est couramment limitée à 250°C pour des raisons mécaniques.
Si la température du gaz n'est pas une contrainte, le relevage généré par les impulseurs est
limité par leur vitesse. Ainsi un impulseur ayant un coefficient manométrique de 0,5 (le plus
élevé dans la gamme des impulseurs centrifuges radiaux), le relevage culminera à 60 ou
80kJ/kg pour une vitesse périphérique de 350 ou 400m/sec.
Le taux de compression global de la machine est le produit des taux de compression de
chaque étage.

Vitesse maximum de l'impulseur


 Vitesse limite de l'impulseur:

     
avec:
Ulim : Vitesse périphérique limite  (m/sec)
Rp : Limite élastique du matériau (Pa)
ρ : Masse volumique du matériau (kg/m3)
L'impulseur en rotation est soumis à une contrainte mécanique dûe à la force centrifuge
générée par la masse de l'impulseur lui-même. La vitesse périphérique de l'impulseur est
donc limitée par sa résistance mécanique.
Les vitesses limites couramment admises sont:
 - Acier carbone: 250m/sec
 - Acier inox spéciaux: 400m/sec
 - Alliages d'Aluminium: 400m/sec
 - Alliages de Titane: 500m/sec
 - Composites de fibre de verre: 1000m/sec
Type et diamètre de l'impulseur
Les différents types d'impulseurs sont classés suivant un paramètre sans dimension nommé
coefficient de vitesse qui combine leur capacité en débit et en relevage quelque soit leur
diamètre et leur vitesse.
La courbe de Cordier est utilisée pour en déduire un autre paramètre sans dimension nommé
coefficient de rayon qui permet de calculer le rayon ou le diamètre de l'impulseur adapté au
problème posé.
Courbe de Cordier
La compilation des caractéristiques d'un grand nombre de compresseurs par Otto Cordier, au
début des années 1950,  a permit d'établir une relation universelle entre le coefficient de
vitesse et le coefficient de rayon. 
 Paramètres de la courbe de Cordier:

     
avec:
Ω  : Coefficient de vitesse
Λ  : Coefficient de rayon
Φ  : Coefficient de débit
Ψ  :  Coefficient manométrique

Valeurs typiques des invariants


Type de roue Caractéristiques

D2/D0 = 2 à 3,5
Φ = 0,01 à 0,1
Ψ = 0,4 à 0,5
Ω = 0,2 à 0,55
D2/D0 = 1,5 à 2
Φ = 0,1 à 0,3
Ψ = 0,5 à 0,4
Ω = 0,55 à 1

D2/D0 = 1,3 à 1,5


Φ = 0,3 à 0,4
Ψ = 0,45 à 0,3
Ω = 1 à 1,5
D2/D0 = 1,1 à 1,2
Φ = 0,4 à 0,55
Ψ = 0,3 à 0,2
Ω = 1,5 à 2,5

Φ = 0,4
Ψ = 0,3
Ω = 1,5

Φ = 0,55
Ψ = 0,2
Ω = 2,5

Φ = 0,6
Ψ = 0,15
Ω = 3,1

Φ = 0,6
Ψ = 0,1
Ω = 4,7

Φ = 0,65
Ψ = 0,05
Ω = 7,1
Exemple de prédimensionnement
On désire installer un compresseur centrifuge devant produire 5000m3/h d'air (M=29
Cp/Cv=1,4) à 7 bars eff à partir d'air atmosphérique à 25°C.
Le taux de compression global est donc de 8/1 = 8.
Si on considère un relevage maximum de 70kJ/kg par étage avec un rendement polytropique
de 75%
Le taux de compression sur chaque étage serait:
(70/(8,3145*(25+273))*29*(1,4-1)/1,4/0,75+1)^(0,4/1,4/0,75) = 2,04
On adoptera donc une configuration à 3 étages avec un taux de compression de 2 pour
chacun.

Le prédimensionnement de la machine consiste à rechercher un type d'impulseur son


diamètre et sa vitesse de rotation.
Le produit Ω.Λ permet de positionner la machine sur le diagramme de Cordier et donc de
sélectionner le type d'impulseur:
Ω.Λ = U2/Wp1/2 = 350/(67800)1/2 = 1,34
l'impulseur sera donc de type radial avec un rapport de diamètres élevé; le coefficient de
vitesse sera donc proche de 0,7 et le coefficient de rayon lu sur la courbe de Cordier proche
de 2.

Pour l'étage 1:
Le diamètre de l'impulseur sera environ = 2*2*(5000/3600)1/2/(67800)1/4 = 0,29m
Sa vitesse de rotation sera de 0,7*(0,29/2)*(67800) 3/4/(5000/3600)1/2/(π*0,29)*60
= 23800t/mn
Pour l'étage 2:
Le diamètre de l'impulseur sera environ = 2*2*(2500/3600)1/2/(67800)1/4 = 0,21m
Sa vitesse de rotation sera de 0,7*(0,21/2)*(67800) 3/4/(2500/3600)1/2/(π*0,21)*60
= 33700t/mn
Pour l'étage 3:
Le diamètre de l'impulseur sera environ = 2*2*(1250/3600)1/2/(67800)1/4 = 0,15m
Sa vitesse de rotation sera de 0,7*(0,15/2)*(67800) 3/4/(1250/3600)1/2/(π*0,15)*60
= 47700t/mn
Air-Energie : Adiabatique ou isotherme

Table des matières du blog www.8-e.fr

Energie

Bâtiment

Véhicules

Profil

Sujets connexes

Problématique du stockaged’énergie électrique

Principe des STEPs de montagne

Air-Energie : Compresseurs et turbines àétages

Air-Energie : Rendement et Technologies

Air-Energie : Stockage

Air-Energie : Conclusion

Résumé

Une compression isotherme, c’est-à-dire à température constante, suivie d’une détente isotherme,
apporte un bon rendement, mais n’est qu’un modèle théorique, car la compression et la détente
rapides de l’air sont naturellement adiabatiques, c’est à dire sans transfert thermique.

Un cycle dit « adiabatique » comporte inévitablement, après compression, un refroidissement au


cours du stockage, puis, après détente, un réchauffement par mélange dans l’air ambiant. Son
rendement théorique (= énergie mécanique restituée / absorbée pour une machines parfaite) est
catastrophique pour des rapports volumétriques  élevés (11% à k=700, ou 18% pour k = 100),
médiocre pour des rapports faibles (44% pour k= 3), avec un limite théorique à 55% pour des
rapports proches de 1.

Il n’est donc pas envisageable d’utiliser des compresseurs directs pour un stockage énergétique
nécessitant une pression élevée. Mais l’utilisation de plusieurs étages de compression avec
refroidisseurs intermédiaires, et de plusieurs étages turbines consécutives avec réchauffeurs
intermédiaires permet d’améliorer les rendements. C’est l’objet du message suivant.
C’est une évidence : L’air est gratuit, et disponible en quantité illimitée, il ne pollue pas, et rien
n’empêche de stocker de l’énergie électrique excédentaire :

 en la faisant absorber par des compresseurs comprimant l’air ambiant à une pression élevée,


 puis en stockant l’air ainsi comprimé dans des réservoirs naturels ou construits à cet effet,
 et enfin en utilisant cet air comprimé pour alimenter des turbines couplées à des
alternateurs restituant l’énergie pendant les pointes de consommation.
Mais, comme toute solution, celle-ci doit être évaluée en termes de rendement et de coût. Le
présent message porte sur la modélisation de la compression et de la détente, et sur leur
rendement.

Adiabatique ou isotherme ? Soyons concrets…

Ces adjectifs ésotériques désignent deux modalités différentes de compression ou de détente des


gaz. Supposons qu’une force  extérieure, agissant par l’intermédiaire d’un piston coulissant dans un
cylindre (ou par toute autre méthode) soit utilisée pour comprimer une masse d’air donnée. La
physique nous enseigne que le travail de cette force extérieure se traduit nécessairement par une
élévation de température du gaz comprimé. Dès lors, en sus de toutes les situations intermédiaires,
deux cas extrêmes sont possibles :

 Si la compression est très lente, l’enceinte petite, et ses parois conductrices, cet apport
thermique pourra être évacué au fur et à mesure de la compression ; la température n’augmentera
donc pratiquement pas, et cette compression est alors qualifiée « d’isotherme », c’est-à-dire à
température constante.
 Si la compression est rapide, ou si les parois de l’enceinte de grand volume sont peu
conductrices, l’échauffement de l’air en cours de compression a pour effet d’augmenter sa pression,
et donc de rendre la compression plus difficile : elle nécessitera plus d’énergie. Elle est dite
« adiabatique », c’est-à-dire sans transfert de chaleur à travers les parois.
 S’il s’agit d’une détente adiabatique, le phénomène est exactement le même, au signe près :
le gaz se refroidit, sa pression baisse, et sa détente produit moins d’énergie mécanique.
 Les exemples de compressions adiabatiques sont très nombreux :
 La compression de l’air dans le cylindre d’un moteur diesel avec un rapport volumétrique
autour de 20 aboutit à une température suffisamment élevée pour provoquer l’inflammation
spontanée du gazole qui lui est mélangé. C’est l’autoallumage, qui était aussi autrefois un défaut
apparaissant parfois sur les moteurs à essence, alors qualifié de cliquetis.
 En cours d’utilisation, une pompe à vélo chauffe, surtout en bas, là où la pression est la plus
élevée.
 Le compresseur d’un groupe d’air comprimé d’atelier, malgré son refroidissement par les
ailettes du ou des cylindres, est brûlant pendant son fonctionnement bien que l’air aspiré soit à la
température ambiante.
Tous les cas intermédiaires entre l’isotherme et l’adiabatique sont évidemment possibles. Toutefois,
quand des puissances importantes sont en jeu, ce qui est le cas pour du stockage d’énergie de
réseau, les flux thermiques permettant le refroidissement sont faibles et lents par rapport aux
puissances en jeu : le fonctionnement du compresseur sera inévitablement très proche de
l’adiabatique.
En matière de stockage d’énergie par l’air comprimé, cet échauffement à la compression, suivi d’un
refroidissement à la détente est un grave inconvénient, car il n’est pas envisageable de stocker,
pendant une demi-journée ou beaucoup plus, de l’air comprimé chaud dans un réservoir sans qu’il
ne se refroidisse.

Des diagrammes où l’on voit les différences

Notations et unités :
Nous utiliserons ci-dessous des variables « réduites » c’est-à-dire sans dimension, basées sur les
unités suivantes:

 L’unité de pression est P0, de préférence la pression atmosphérique (≈100 Kp).


 L’unité de volume est V0,  le volume d’air objet du diagramme, par exemple 1 m 3.
 L’unité de température est T0, de préférence  la température ambiante, 293,2 °K = 20°C par
exemple
 L’unité d’énergie est P0 V0 . Ainsi, dans le diagramme Pression vs. Volume ci-dessous, 20 petits
carreaux = 2 grands carreaux = P0 V0 = 100 Kj.
 γ = Cp/Cv, rapport des chaleurs spécifiques des gaz parfaits, soit 1,402 pour l’air
 k est le rapport volumétrique de compression

Toutes les formules ci-dessous expriment des relations entre des paramètres sans dimension qui
sont :

K, γ, P/P0, V = V/V0, T/T0, E/(P0 V0)

Le diagramme Pression vs. Volume ci-dessous, dit de « Clapeyron », qui met en jeu une compression
et  une détente dans des machines idéales de rendement 100%, porte sur une quantité
déterminée de l’air à 293,2°K (20°C) comprimé, puis détendu selon un rapport volumétrique k, (ici k
=27), et ce dans deux cas, adiabatique ou isotherme.

Par convention, nous appellerons ci-dessous « cycle adiabatique » un cycle composé d’une
compression et d’une détente adiabatiques, sans oublier que dans ce cycle, le refroidissement après
compression et le réchauffement après détente, sont inévitables, mais ne sont pas adiabatiques.

Son allure générale rappelle celle, archi-connue, d’un cycle de moteur à combustion interne, mais  cette
analogie est très limitée :

 Le cycle d’un moteur est parcouru dans le sens des aiguilles d’une montre, car son aire est
proportionnelle à l’énergie mécanique produite, alors que le cycle adiabatique est parcouru dans le sens inverse,
car son  aire   est proportionnelle à l’énergie mécanique transformée en chaleur, et donc non restituée.
 Le haut d’un cycle moteur est une verticale (augmentation de pression à volume constant, due à
l’élévation de température résultant de la combustion du carburant), alors que le haut du cycle adiabatique
comporte une horizontale (baisse de volume par refroidissement inévitable, à pression constante)
 La détente d’un moteur thermique se produit 5 à 20 millisecondes après la compression, alors qu’en
stockage, plusieurs heures les sépareront.
 La détente et la compression d’un moteur thermique ont lieu dans la même machine, alors qu’en
stockage, elles sont séparées par ce stockage, et réalisées par deux machines dédiées qui ne fonctionneront pas
en même temps.

Isotherme, en bleu

0 à Compression isotherme à P à Détente isotherme à  0

 La courbe 0P ou P0 est la même quel que soit le sens de parcours.


 L’aire contenue dans le cycle 0P0 est nulle : pas de pertes.
 La surface du triangle curviligne 0PH, sous la courbe bleue c’est à dire l’aire verte + la partie
inférieure de l’aire jaune, est à la fois :
o l’énergie absorbée par la compression,
o l’énergie restituée par la détente,
o l’énergie en stock.

Le rendement théorique est donc de 100%.

Adiabatique, en rouge

0 à Compression adiabatique à C à Refroidissement à pression constante à P


P à Détente adiabatique à D à Réchauffement à pression constante à 0

 L’aire jaune supérieure  comprise entre la courbe de compression adiabatique


0C et l’isotherme 0P est la perte par compression ; c’est l’énergie mécanique absorbée par la
compression et non mise en stock, car dissipée en chaleur.
 L’aire jaune inférieure  comprise entre l’isotherme et la courbe de détente adiabatique
BD0 est la perte par détente ; c’est l’énergie tirée du stock et non restituée sous forme mécanique,
car dissipée ne chaleur.
 L’aire verte comprises entre la courbes de détente PD et l’horizontale HD (ordonnée P/P0 =1),
est l’énergie restituée par la détente.
 L’aire jaune totale située à l’intérieur du polygone curviligne 0CPD0 est l’énergie perdue par
le cycle adiabatique après refroidissement CP et réchauffement D0.

Dans l’exemple proposé (facteur k=27) on voit que le total des aires jaunes est environ trois fois
supérieur à l’aire verte, ce qui rend visible un rendement théorique de l’ordre de 26%.

Dans le diagramme Température vs. Volume ci-dessous, qui utilise les mêmes abscisses en volume
réduit que le précédent, la température isotherme est constante par définition.

En adiabatique, la compression 0C provoque un échauffement important (751 °K = 458 °C) en raison


duquel l’augmentation de  pression atteint le facteur 27 bien avant que le volume soit réduit du
même facteur 27. Mais le refroidissement  CP permet de retrouver le point P de l’isotherme, et donc
le ratio 27 sur le volume. Inversement, la détente PD refroidit l’air (114 °K = -179 °C), ce qui réduit la
pression dans un facteur 27 bien avant d’avoir retrouvé le volume initial, mais le réchauffement
D0 lui fait retrouver la température initiale et le volume initial.

Quantifions les énergies


Isotherme

Ce cas est simple. L’énergie en stock E S, ou l’aire comprise sous l’isotherme bleue après compression,
exprimée en unité réduites (E/P 0V0),  est théoriquement égale à l’énergie mécanique absorbée par le
compresseur, et à l’énergie restituée par la turbine. Il n’y a pas de théoriquement pas de pertes, les
rendements étant en conséquence de 100%.

Dans la formule ci-dessous :

 Le  1er terme est la primitive de P=1/V


 Le 2ème terme est le travail de la pression atmosphérique sur la variation de volume.

ES = Log(k) – (1+1/k)


Pour k=27 : Es = 2,33

Remarquons au passage que, pour une masse d’air donnée, l’énergie en stock n’est pas
proportionnelle à la pression, amis seulement au logarithme du rapport des pressions, à la pression
atmosphérique près, souvent négligeable. Mais ne perdons pas de vue non plus que pour un volume
de stockage donné (réservoir par exemple), la masse est proportionnelle à la pression.

Malheureusement, ce modèle est impossible. Tout au plus pourra-t-on tenter de s’en rapprocher,


comme nous le verrons dans le message suivant: compresseurs et tirbines à étages

Adiabatique

Ce cas est compliqué. L’auteur reconnaît y avoir passé beaucoup plus de temps que prévu !

Les deux tableaux ci-dessous résument les variations de V, P, T et les transferts d’énergie au cours
d’un cycle adiabatique fermé 0CPD0. Celui du haut donne les valeurs littérales, et celui du bas les
valeurs numériques pour K = 27.
Il appelle les remarques suivantes, de portée générale, mais les valeurs numériques (en valeur
réduite) sont valides uniquement pour k = 27 :

 L’énergie mécanique absorbée par le compresseur est de 4,522


 L’énergie restituée par la turbine est de 1,169 en valeur absolue
 Donc le rendement est de 1,169 /4,522 = 25,9%, déjà cité plus haut, très médiocre
 La chaleur évacuée pour le refroidissement à pression constante CP est de -5,484, c’est-à-
dire 470 % de l’énergie restituée : les transferts d’énergie thermique sont largement supérieurs aux
transferts d’énergie mécanique.
 La chaleur reçue pour le réchauffement à pression constante est de 2,132, supérieure à
l’énergie mécanique restituée.
 Les chaleurs évacuées et reçues ne se compensent pas, car elles ne sont pas simultanées,
mais elles elles peuvent être transférées par le même échangeur.
 Les sommes des lignes sont conformes à la réalité physique :
o L’énergie mécanique absorbée étant largement supérieure à l’énergie restituée
fournie, la somme est positive (3,352).
o Le travail de la pression atmosphère considéré comme une force extérieur est
évidemment nul pour le cycle fermé.
 L’énergie thermique de refroidissement après étant largement supérieure à l’énergie de
réchauffement après détente, la somme est négative (-3 ,352).
 Le cycle étant fermé, la somme algébrique des transferts d’énergie (énergie mécanique ou
calorifique) est nulle (3,352 – 3,352 = 0).
Les formules ci-dessus permettent aisément de construire le graphe du rendement η en fonction du
rapport volumétrique k. Les graphes ci-dessous sont identiques sauf pour les abscisses, dont l’une est
logarithmique.

On y constate immédiatement qu’un cycle adiabatique direct, sans refroidissement intermédiaire,


conduit, pour des pressions élevées, à un rendement théorique catastrophique, par exemple 11%
pour k = 700 (de 1 bar à 700 bars) et 18% pour k = 100. Il faut redescendre à des ratios k de l’ordre de
3 à 5 pour obtenir un rendement qui reste médiocre de 63% à 72%.
Notons aussi que ce rendement a une limite maximum théorique de 1/(2γ-1) = 55% quand k tend
vers 1 (compression très faible).

On peut en déduire immédiatement que le stockage d’énergie par compression adiabatique directe,


stockage, puis détente directe n’est pas viable pour cause de rendement catastrophique.

Il est nécessaire de se rapprocher de l’isotherme, à défaut de pouvoir l’atteindre, en


procédant à plusieurs  compressions successives, chacune étant suivie d’un refroidissement,
et, après stockage, à plusieurs détentes successives, chacune étant suivie d’un
réchauffement. Ces compresseurs et turbines à étage sont l’objet de notre message suivant :
Compresseurs et turbines à étages

Table des matières du blog www.8-e.fr

Energie

Bâtiment

Véhicules

Profil

Sujets connexes

Problématique du stockage d’énergie électrique

Principe des STEPs de montagne

Air-Energie : Compresseurs et turbines àétages

Air-Energie : Rendement et Technologies

Air-Energie : Stockage

Air-Energie : Conclusion
6.L’exploitation du diagramme Enthalpique
mercredi 28 mai 2014
par  EcoEnergieTech, vue_redacteur
popularité : 73%





L’enthalpie
L’enthalpie représente l’énergie totale (ou chaleur) contenue dans le
fluide (kJ/kg). Cette enthalpie est constitué de l’énergie interne du
fluide et du travail extérieur qu’il a fallu lui fournir pour atteindre l’état
considéré.
Une enthalpie de 240 kJ/kg signifie que 1 kg de fluide frigorigène va
contenir 240 kJ d’énergie, de chaleur.
L’enthalpie de changement d’état massique exprimée en J/kg, notée
L, est la quantité d’énergie nécessaire à l’unité de quantité de masse
(kg) d’un corps pur pour qu’il change d’état, cette transformation ayant
lieu à pression constante. Par exemple pour le passage de l’état
liquide à l’état de vapeur on parlera d’enthalpie de vaporisation.
L’enthalpie échangée lors du changement d’état résulte de la
modification (rupture ou établissement) de liaisons interatomiques ou
intermoléculaires.
A retenir : L’enthalpie de changement d’état d’un corps pur = la
variation d’enthalpie \Delta H = H2 - H1 qui accompagne le passage
du système d’un état physique 1 à un état physique 2.
L’enthalpie échangée lors du changement d’état résulte de la
modification (rupture ou établissement) de liaisons interatomiques ou
intermoléculaires. Il existe trois états physiques principaux pour tout
corps pur : l’état solide, l’état liquide et l’état gazeux. Les liaisons sont
plus fortes dans l’état solide que dans l’état liquide et ces liaisons sont
quasi-absentes dans l’état gazeux.
Par exemple, l’eau bout à 100 °C sous la pression d’1 atmosphère
( 1atm = 101325 Pascal). L’enthalpie de vaporisation de l’eau, égale à
la quantité de chaleur fournie pour transformer l’eau liquide en vapeur,
est de 2257 kJ/kg. Autrement dit, il faudra 2257 kJ de chaleur,
d’énergie pour faire bouillir 1 kg d’eau.

- La puissance frigorifique (kW)


C’est la quantité de chaleur (en kJ) absorbée par unité de temps, par
le fluide frigorigène au médium à refroidir (évaporateur). Cette
puissance s’exprime en kJ/s donc en kW
Qo = qm * DeltaHev
(transposition : P = m*cp*DeltaT)
Avec :
Qo = Puissance frigorifique en kW (bilan frigorifique)
qm = débit masse de fluide frigorigène en kg/s (qm = Qo/DeltaHev)
Hev = variation d’enthalpie entre la sortie et l’entrée de l’évaporateur
en kJ/kg (diagramme)
A quoi ça sert : la puissance frigorifique est un élément
dimensionnant (quantité de chaleur à combattre dans un local). Grâce
à elle, on pourra choisir le type de matériel à installer. Si la puissance
frigorifique est trop basse, le système installé ne pourra pas combattre
correctement les apports de chaleur dans le local. Le système est
alors sous dimensionné et inefficace (il fera trop chaud).
- Le volume de fluide aspiré par le compresseur (m3/h)

C’est le débit de volume aspiré par le compresseur. Autrement dit, il


s’agit du volume occupé par les vapeurs de fluide frigorigène à
l’aspiration du compresseur.
Va = qm * v’’ * 3600
Avec :
Va = volume de fluide aspiré par le compresseur en m3/h
qm = débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg/s (on le
déduit en connaissant la puissance frigorifique, il suffit de faire un
bilan frigorifique + DeltaHev, cf. ci-dessus)
v’’ = volume massique entrée compresseur en m3/kg (diagramme)

- Taux de compression
C’est le rapport de pression de refoulement sur la pression
d’aspiration. Pressions exprimées en bars absolus.
Remarque :
Les capteurs de pression relative mesurent la pression par rapport à
la pression atmosphérique ambiante. La pression absolue correspond
à la pression mesurée par rapport au vide (zéro absolu de pression).
La pression absolue (bar) = pression relative (pression mano
exemple, pression des pneus de voiture, bar) + 1 bar
t = Pref / Pasp
Avec :
t = taux de compression
P ref = pression de refoulement en bar absolu
P asp = pression d’aspiration en bar absolu
Dans le cas où les pertes de charge sont négligeables, la formule
devient :
t = Pk / Po
Avec :
t = taux de compression
Pk = pression de condensation en bar absolu
Po = pression d’évaporation en bar absolu
A quoi ça sert :
Le coût du placement des installations frigorifiques commerciales est
important et les compresseurs en représentent une part importante.
Pour cette raison, sur le plan énergétique, il est nécessaire d’établir
des critères de sélection. Le taux de compression en est un.
C’est une caractéristique principalement :
 intrinsèque aux compresseurs à vis et scroll (caractéristiques
géométriques et mécaniques du compresseur) ;
 extrinsèque aux compresseurs à piston.
Le taux de compression influence les performances énergétiques du
compresseur en influençant le rendement volumique de la machine.
Par exemple, pour une même pression aspirée :
 Un taux de compression trop élevé signifie que la pression de
refoulement est trop haute. Autrement dit le compresseur à "beaucoup
travaillé", il a "beaucoup compressé".
 Un taux de compression bas, signifie que la pression de refoulement
est basse, autrement dit le compresseur n’a pas "beaucoup travaillé".
Compresseurs à vis : pour les cas où les conditions de pression de
fonctionnement varient fortement, on a mis au point le compresseur à
vis à rapport de volume interne variable. Le taux de compression
s’adapte automatiquement au rapport de pression utile en fonction des
paramètres de température de condensation et de température
d’évaporation.
Cette technique optimalise le rendement énergétique tant à pleine
charge, qu’à charge partielle.
On peut atteindre sans problème des taux de compression importants
sans trop dégrader les performances du compresseur. Des taux de
compression importants sont obtenus grâce à l’huile qui réduit
l’échauffement des gaz comprimés.
Compresseurs à piston : En général, les compresseurs à pistons, pour
des raisons mécaniques et d’étanchéité, n’admettent que des taux de
compression de l’ordre de 8 voire maximum 10.
On en déduit que :
 pour les applications à froid positif (température d’évaporation de
l’ordre de -3 à -14°C), les compresseurs mono étagés suffisent dans
la plupart des cas.
 à l’inverse, pour les applications à froid négatif (température
d’évaporation de l’ordre de -30 à -38°C), les compresseurs biétagés
sont utilisés.

- Rendement volumétrique
C’est le rapport entre le débit de volume aspiré et le débit de volume
balayé du compresseur (nv = qva / qvb).
Ce schéma de principe représente un compresseur de base, dit à
simple effet.
La course du piston relative au volume Ve = V1 - V3 qui est engendré
correspond au volume balayé. Ce volume défini la cylindrée du
compresseur (volume des cylindres, volume réel). Si le volume aspiré
= volume balayé, le rendement volumétrique est égal à 100 %. Mais il
se peut qu’il y ait des fuites, pertes. Le volume qui à été aspiré devient
inférieur au volume balayé (volume des cylindres), le rendement
volumétrique chute alors.
Le rendement volumétrique est influencé par différents facteurs :
 la détente de l’espace mort
 l’étanchéité des clapets et des segments n’est pas parfaite à 100 %
 les clapets présentent une perte de charge
 les gaz d’aspiration se réchauffent au contact des clapets
d’aspiration et de la paroi du cylindre. Des vapeurs s’évaporent de
l’huile.
En général, on obtient le rendement volumétrique par :
nv = 1 - 0,05 * t
Cette formule est empirique et permet d’évaluer le rendement
volumétrique avec une bonne approximation.
Avec :
nv = rendement volumétrique
t = taux de compression
Ce rendement volumétrique souvent exprimé en fonction du taux de
compression est différent pour les compresseurs à vis et ceux à
piston.
A quoi ça sert :
A une vitesse donnée, un compresseur est garanti par un volume
balayé ; c’est une des caractéristiques de la plaque signalétique. Mais
en réalité, pour certains compresseurs tel que celui à piston, le volume
réel aspiré est inférieur au volume balayé (fuites).

- Débit volume balayé (m3/h)


C’est le débit volume engendré par le volume des cylindres du
compresseur (la cylindrée)
Vb = Va / nv
Avec :
Vb = volume de fluide balayé par le compresseur en m3/h (volume
des cylindres du compresseur renouvelé en 1h)
Va = volume de fluide aspiré par le compresseur en m3/h
nv = rendement volumétrique

- Puissance théorique du compresseur (kW)


C’est la puissance nécessaire au compresseur pour comprimer les
vapeurs de fluide de la BP à la HP. Cette puissance doit également
vaincre les frottements mécaniques. Elle dépend surtout de la quantité
de fluide à comprimer et du taux de compression.
PthCP = qm * DeltaHcp
(transposition : P = m*cp*DeltaT)
Avec :
PthCP = puissance théorique du compresseur en kW
qm = débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg/s
DeltaHcp = variation d’enthalpie entre la sortie (refoulé) et l’entrée
(aspiré) du compresseur en kJ/kg

- Puissance à fournir sur l’arbre du compresseur (kW)


Il s’agit de la puissance mécanique du compresseur (prise en compte
du rendement mécanique et par conséquent des pertes).
Pf = PthCP / (ni * nm)
Avec :
Pf = puissance à fournir sur l’arbre du compresseur en kW
PthCP = Puissance théorique du compresseur en kW
ni = rendement indiqué (= rendement volumétrique)
nm= rendement mécanique

- Puissance utile du moteur électrique (kW)


Pu = Pf / ntr
Avec :
Pu = puissance utile du moteur électrique en kW
Pf = puissance à fournir sur l’arbre du compresseur en kW
ntr = rendement de transmission
ntr = 1 pour arbre direct
ntr = 0,95 manchon d’accouplement (5 % de pertes)
ntr = 0,90 à 0,70 accouplement par courroie (10 à 30 % de pertes)

- Puissance absorbée par le moteur électrique (kW)


Pa = Pu / nel
Avec :
Pa = puissance absorbée par le moteur électrique en kW
Pu = puissance utile du moteur électrique en kW
nel = rendement électrique (il s’agit de la puissance utile, celle
récupérée sur la puissance consommée, absorbée)

- Puissance rejetée au condenseur (kW)


C’est la quantité de chaleur à évacuer pour permettre au fluide de se
condenser par unité de temps. C’est la chaleur absorbée par le fluide
dans l’évaporateur ainsi que la chaleur due au travail de compression
par unité de temps.
Pcd = qm * DeltaHcd
(transposition : P = m*cp*DeltaT)
Avec :
Pcd = puissance rejetée au condenseur en kW
qm = débit masse de fluide frigorigène en circulation en kg/s
DeltaHcd = variation d’enthalpie entre l’entrée et la sortie du
condenseur en kJ/kg

- Coefficient de performance frigorifique


COPf = Qo / Pa
Avec :
COPf = coefficient de performance frigorifique
Qo = puissance frigorifique en kW
Pa = puissance absorbée par le moteur électrique en kW
Le COPf traduit la capacité du système à pouvoir pomper la chaleur
du local pour combattre les apports (charges) par rapport à la
puissance électrique qu’il va absorber. Un COPf de 2 signifie qu’il à
fallu 1 kW d’électricité pour combattre 2 kW de chaleur.
- Coefficient de performance de Carnot
Le COPct traduit la performance théorique maximale (machine
parfaite).
COPct = To / (Tk - To)
Avec :
COPct = coefficient de performance de Carnot
To = température d’évaporation en K
Tk = température de condensation en K

- Rendement de l’installation
Il s’agit de comparer la performance frigorifique de l’installation réelle
par rapport à une installation dite parfaite, celle de Carnot.
n = COPf/COPct
n = rendement de l’installation
COPf = coefficient de performance frigorifique