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Chapitre I :Le vilebrequin

Fig.I.1: Vilebrequin

Definition :
Le vilebrequin donne le mouvement rotatif nécessaire au moteur. Il
est relié à la bielle (qui est elle même reliée au piston) qui lui
transmet un mouvement alternatif.
C'est donc le vilebrequin qui va entraîner tout les éléments du
moteur qui ont besoin d'un mouvement rotatif comme :
 la transmission primaire (chaine de distribution ou cascade de
pignon ou courroie, arbre a cames...)
 les pompes (à eau, à huile)
 l'alternateur
 éventuellement les contre-arbres d'équilibrage.
Fig.I.1: Le vilebrequin en rouge

Fig.I.2: Anatomie d’une bielle automobile.

Fig.I.3: Un piston.
C'est l'élément principal du système bielle-manivelle. Dans
un moteur à pistons, le vilebrequin constitue l'arbre moteur. Il
entraîne la transmission primaire, l'alternateur, les pompes, les
contre-arbres d'équilibrage, et l'arbre à cames dans le cas du moteur
thermique 4 temps.
Chaque manivelle est formée de deux bras appelés " bras de
manivelle", ou flasques, et du maneton (Fig.I.4)

Fig.I.4: Le maneton, partie du vilebrequin portant la bielle, est muni d'un contrepoids.
Chapitre II :A quoi sert le
vilebrequin ?

Le vilebrequin permet la distribution, entre les cylindres, des


différents temps (admission, compression, combustion/détente,
échappement). C’est une pièce de moteur à combustion
interne. C’est l’élément principal du dispositif bielle-manivelle et
il permet la transformation du mouvement linéaire alternatif du
ou des pistons en un mouvement de rotation continu.
Fig.II.1 :

II.2.Composition d'un vilebrequin.


Le vilebrequin est composé de :
 (A) les portées : axe de rotation qui repose sur les
paliers du carter moteur.
 (B) les masses : assure la liaison entre les portées
et les manetons, permettent au vilebrequin de
passer les temps morts (sans "explosion") du
moteur grâce à son inertie.
 (C) les manetons : liés aux têtes de bielles.
 (D) les queues de vilebrequin : c'est l'extrémité du
vilebrequin, elle peut comporter des roues
crantées qui entraînerons les autres éléments du
moteur.

Fig.II.2 :Composition d'un vilebrequin

Les manetons sont reliés aux paliers par des masses (il n'y a pas
forcément un tourillon entre chaque maneton - par exemple, la
Renault Dauphine n'avait que 3 tourillons pour 4 manetons). Pour les
moteurs dont les cylindres sont disposés en ligne, il y a un maneton
pour chaque bielle. Dans les moteurs à cylindres opposés (boxer), le
nombre de manivelles peut être identique au nombre de cylindres ou
à la moitié.
D'autre part, les masses permettent l'équilibrage dynamique du
vilebrequin. Leur but est de diminuer les vibrations dues au
mouvement alternatif des pistons ainsi qu'à la dissymétrie du
dispositif de manivelle.

Ensuite arrive les tourillons (Fig.II.3): Ce sont les parties cylindriques


qui sont situées et maintenues entre les paliers (Fig.II.3).Guider le
vilebrequin dans son mouvement rotatif est la principale utilité des
tourillons. 

Ensuite, nous avons les coussinets(Fig.II.3) qui sont situés entre la


bielle et le vilebrequin. Ils réduisent la friction entre ces 2 éléments et
améliorent la lubrification du vilebrequin. À savoir que les coussinets
sont lubrifiés par l'huile moteur donc il est important de vérifier de
manière régulière le niveau d'huile de votre moteur.

En effet, un niveau d'huile trop bas risquerait de réduire l'efficacité


de la lubrification et donc d'endommager les coussinets (ainsi que les
autres pièces). Trouvez le juste milieu car un niveau trop élevé d'huile
est également dangereux pour votre moteur.
Fig.II.3 :

II.3.Les caractéristique du vilebrequin :


La plupart des moteurs sont équipés d’un seul vilebrequin, sauf pour
les voitures de courses, ou nous pouvons en comptabiliser 4.réduire
les vibrations dues au mouvement alternatif des pistons et à la
dissymétrie du système de manivelle.
Dans les moteurs en V, le nombre des manivelles est généralemente
identique à la moitié du nombre de cylindres. Le nombre des paliers
de ligne d'arbre, cependant, fluctue. Le choix relève généralement de
considérations techniques et en particulier économiques. Un moteur
à deux paliers est de fabrication plus économique, mais ne permet
pas d'atteindre des régimes particulièrement élevés ni de grosses
puissances spécifiques.
Le diamètre des manetons nécessite d'être important pour diminuer
les vibrations qui résultent des flexions du vilebrequin. La section des
bras de manivelle devant être dimensionné en conséquence, les
pièces du vilebrequin et des bielles prennent un poids important. Les
forces d'inertie qui en résultent sont énormes et incompatibles avec
des hauts régimes.
C'est pour ces raisons que deux paliers ne sont pas équipés sur les
moteurs 4 cylindres. Énormément de moteurs à quatre cylindres sont
par conséquent à trois paliers, mais pour les plus modernes, en
particulier ceux de cylindrée élevée, on a préféré la solution à cinq
paliers, plus coûteuse mais permettant d'atteindre des puissances
spécifiques élevées et de diminuer en même temps le poids total du
moteur.
Le vilebrequin porte, à l'extrémité conçue pour transmettre la
puissance, une bride pour l'attaque du volant ; ce dernier à son tour
portera l'embrayage. A l'autre extrémité, une forme correcte permet
d'assurer le calage de l'engrenage de commande de la distribution et
des poulies pour l'entraînement par courroies des organes auxiliaires
(pompe à eau, générateur électrique, ventilateur, etc...) .
La forme des manivelles dépend du nombre des cylindres, du nombre
des paliers de ligne d'arbre, du dispositif de fabrication et de la
présence d'un contrepoids ou non. Les manivelles sont disposées de
manière à ce que celles qui correspondent à deux cycles consécutifs
se trouvent décalées, l'une comparé à l'autre, d'un angle identique à
180 h/n degrés.
Enfin, en augmentant le nombre de cylindres et , donc, celui des
manivelles, on diminuera le degré d'irrégularité du couple moteur.