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Quelques conseils pour la version

1. Qu’est-ce que la version ?

La version est un exercice de traduction. Dans le cadre de la licence


d’espagnol LLCER, il s’agira de traduire un texte de l’espagnol vers le français.
Le but de cet exercice est double : d’une part, vérifier votre capacité à
comprendre sémantiquement et grammaticalement un texte écrit en espagnol
et, d’autre part, vérifier votre maîtrise de la langue française. Vous aurez donc
pour but de traduire un texte le plus littéralement possible afin de montrer au
correcteur (ou à la correctrice) votre capacité à déchiffrer le mot à mot d’un
texte espagnol et à le transcrire dans un français de qualité. Il s’agira donc de
proposer la traduction la plus littérale possible sans tomber dans un mot à mot
incompréhensible ou incorrect en français. De manière absolue, la meilleure
des traductions sera toujours la traduction littérale : si l’énoncé ainsi formé est
intelligible et correct en français, il ne faudra surtout pas le modifier. En effet,
plus vous vous éloignerez de la littéralité du texte, plus vous perdrez de points.
Il ne faudra donc pas confondre l’exercice de la version avec celui de la
traduction professionnelle dont le but est très différent : le traducteur
professionnel vise en effet à donner l’illusion au lecteur que le texte a
directement été écrit en français, quitte à prendre des libertés vis-à-vis de la
littéralité du texte. Pour vous, il s’agira d’éviter de tomber dans cet écueil.

2. Comment procéder ?

La première étape est de lire le texte en entier avant de commencer à le


traduire : plusieurs lectures peuvent être nécessaires. La première lecture sera
naïve et disponible. Les lectures suivantes permettront de vérifier si l’on a bien
compris l’ensemble du contenu (organisation, charnières, mouvements du
texte) et de définir le style et le ton. Lire le texte en entier avant de le traduire
est absolument nécessaire : en effet, le sens d’un mot, obscur dans les
premières lignes, peut s’éclaircir vers la fin du texte.
La deuxième étape sera de commencer la traduction phrase par phrase. Il
faudra bien comprendre la phrase dans son intégralité afin d’en dégager la
construction syntaxique. On cherchera dans le dictionnaire et on élaborera une
traduction littérale : si l’énoncé convient, il ne faudra surtout pas le modifier.
On cherchera également à respecter la structure des phrases et l’ordre des
mots afin de rendre les effets du texte, dans la mesure du possible bien sûr.
Une fois la traduction terminée et recopiée, la troisième et dernière étape
sera celle de la relecture. Plusieurs relectures seront nécessaires : il s’agira tout
d’abord de relire sa traduction pour vérifier si elle est intelligible et correcte en
français. Les autres relectures serviront à vérifier si tous les mots du texte ont
bien été traduits, si aucune faute de grammaire, de conjugaison ou
d’orthographe n’a été commise en français et si la graphie est parfaite (lettres
bien formées, accents correctement écrits de manière parfaitement distincte,
points sur les i correctement mis, etc.).
3. Comment travailler la version tout au long du semestre ?

Il faudra tout d’abord traduire les textes proposés de manière régulière en


prenant soin de bien prendre en considération chaque corrigé. Il sera
fortement conseillé également de faire le devoir d’entraînement du semestre.
Parallèlement à ce travail régulier d’entraînement à la traduction, vous
devrez fournir un travail personnel afin d’amplifier votre connaissance de la
langue espagnole, que ce soit au niveau du vocabulaire, de la grammaire et de
la conjugaison.
Pour travailler le vocabulaire, je vous conseille d’apprendre chaque soir
par cœur une sous-section du manuel Le mot et l’idée 2 Espagnol d’Éric
Freysselinard (éd. Ophrys). Parallèlement, vous devrez vous munir d’un petit
calepin dans lequel vous inscrirez tous les mots inconnus de la langue
espagnole que vous aurez découverts dans la journée (à travers vos cours, vos
lectures, les documents consultés…), en notant à chaque fois la traduction en
français : le soir venu, vous apprendrez par cœur ce vocabulaire noté dans
votre calepin. Ce double travail d’apprentissage du vocabulaire sous forme de
liste (dans Le mot et l’idée 2 Espagnol) et en contexte (dans votre petit calepin)
vous permettra d’enrichir considérablement vos connaissances lexicales et de
rendre votre mémoire de plus en plus performante.
Pour travailler la grammaire espagnole, je vous conseille de lire chaque
jour un paragraphe de la Grammaire d’usage de l’espagnol contemporain de
Pierre Gerboin et Christine Leroy (éd. Hachette Supérieur), de le comprendre
et de l’apprendre. À noter que cette grammaire est la grande grammaire de
référence dans les études d’espagnol : elle vous sera d’une grande utilité pour
travailler la version et le thème !
Pour travailler la conjugaison espagnole, la Grammaire d’usage de
l’espagnol contemporain de Pierre Gerboin et Christine Leroy sera parfaite,
notamment dans sa partie « Le système verbal et l’aspect du verbe ». Quant à
la conjugaison française, l’ouvrage La conjugaison 12000 verbes – Bescherelle
1 (éd. Hatier) sera le manuel tout indiqué. Pour améliorer votre connaissance
de la conjugaison espagnole et de la conjugaison française, je vous conseille
donc d’apprendre chaque soir la conjugaison d’un verbe espagnol et d’un verbe
français grâce à ces deux manuels.
En faisant ce travail quotidien d’apprentissage du vocabulaire, de la
grammaire et de la conjugaison, vous augmenterez considérablement vos
capacités mémorielles, mais également votre connaissance de la langue
espagnole et de la langue française. Je vous conseille de faire ce travail de
mémorisation le soir, juste avant de vous endormir, afin que votre cerveau
puisse intégrer plus facilement pendant la nuit ces nouvelles données.
Alors bonne rentrée et bon courage à toutes et à tous !