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Université Hassan II Mohammadia

Faculté des Sciences Ben M’sik


Département de Physique
Filière Sciences de la Matière Physique ( SMP)

TP
Module Physique 3

Pr. EL ARROUM Pr. A.RIDAH Pr. RIDOUANE

Année universitaire 2007/2008

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SOMMAIRE

Manipulation 1 :

DIODE ET CIRCUITS INTEGRATEUR ET DERIVATEUR.

Manipulation 2 :

ETUDE DES CIRCUITS RLC EN REGIMES PERMANENT ET


TRANSITOIRE.

Manipulation 3 :

MESURE DU CHAMP MAGNETIQUE LOI DE BIOT ET SAVART.

Manipulation 4 :

ETUDE D'UN TRANSFORMATEUR.

Annexe :

DESCRIPTION SOMMAIRE DE L’OSCILLOSCOPE CATHODIQUE.

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DIODE ET CIRCUITS INTEGRATEUR
ET DERIVATEUR

INTRODUCTION

Le but de cette manipulation est d’étudier, à l’aide d’un oscilloscope bicourbe, certains
circuits électriques simples, mais de grande importance, réalisés avec des diodes, des
résistances ou des capacités. Plus précisément il s’agit d’abord du redressement d’un signal
alternatif à l’aide des diodes à jonction, ensuite de l’intégration et la dérivation d’un signal à
l’aide d’un circuit RC. Le principe de fonctionnement de l’oscilloscope est détaillé en annexe.

I. RAPPELS THEORIQUES

1.1 Diode à jonction P-N

Une diode à jonction P-N est un dipôle asymétrique à base de Silicium ou de Germanium (qui
sont des éléments semi conducteurs). Schématiquement, une diode est représentée par le
symbole suivant (Fig. 1):
PN

Fig. 1

Les applications pratiques des diodes à jonction sont très nombreuses : redressement,
affichage, détection de lumière, etc.…
Les grandeurs électriques qui caractérisent une jonction (courant maximum, tension
maximale) sont fixées par le constructeur lors de la fabrication en fonction du type
d’application auquel elle est destinée.
Dans cette manipulation, on va s’intéresser uniquement à la diode redresseuse. La
caractéristique réelle courant-tension d’une telle diode possède l’allure de la figure 2, ou
V = VAK et I le courant traversant la diode en polarisation directe.

Fig. 2

En négligeant la courbure de la caractéristique réelle au voisinage du point V0 = Vseuil, on


obtient une caractéristique idéalisée (Fig. 3).

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Fig. 3

L’examen de ces deux courbes permet de constater que :


Lorsque la diode est polarisée en inverse (VAK<0), elle ne laisse passer qu’un très faible
courant. C’est le sens inverse ou sens bloquant. Dans ce cas la diode peut être assimilée à un
interrupteur ouvert (Fig. 4).

Fig. 4

Dans le sens passant, ou direct (VAK >0), la diode conduit dès que la tension V à ses
bornes devient supérieure à une certaine tension de seuil V0 (0,7V pour une diode en Silicium
et 0,3 V pour une diode en Germanium). Dans ce cas, la diode peut être assimilée à un
∆ VAK
récepteur de f.c.é.m Vseuil=V0 et de résistance interne R d = (Fig. 5). Rd est la
∆I
résistance dynamique de la diode.

Fig. 5

1.2 Redressement d’un signal alternatif à l’aide des diodes.

Une des principales applications de la diode est le redressement de la tension alternative du


secteur pour réaliser des sources de tension continues destinées à alimenter les appareils
électriques et les montages électroniques.
Le redressement est la première étape dans la conversion d'une tension alternative en une
tension continue.

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1.2.1 Redressement d’une seule alternance

Si l’on applique une tension alternative aux bornes d’un circuit comportant une diode en série
avec une résistance (Fig. 6), la diode ne conduit que lorsque cette tension est positive, c'est-à-
dire pendant une alternance sur deux. En conséquence, la tension recueillie aux bornes de la
résistance est une tension redressée mais elle n’est pas continue (Fig. 7)

Fig. 6

Fig. 7

1.2.2 Redressement des deux alternances

Pour redresser à la fois les deux alternances, on utilise un pont redresseur (Pont de Graetz)
constitué de quatre diodes montées selon le schéma suivant (Fig. 8):

Fig. 8

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Fonctionnement du pont redresseur :

Lorsque la tension Ve(t) > 0, c'est-à-dire pendant l’alternance positive, les deux diodes D1 et
D3 sont conductrices. D2 et D4 sont alors bloquées. Le montage est équivalent au circuit
suivant (Fig. 9):

Fig. 9

La résistance R est donc parcourue par un courant I et on a Vs > 0.

Lorsque la tension Ve(t) < 0, c'est-à-dire pendant l’alternance négative, seules les diodes D2 et
D4 sont conductrices et le circuit est équivalent à celui du schéma suivant (Fig. 10) :

Fig. 10

Conclusion :

Durant les deux alternances, un courant traverse la résistance R en gardant le même sens (de
A vers B). A la sortie du pont, on obtient donc le redressement des deux alternances (Fig. 11)

Fig. 11

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Remarque :

Dans certaines applications on cherche à obtenir une tension constante aux bornes du circuit
d’utilisation, représenté ici par la résistance R. Ceci est possible en faisant suivre le pont
redresseur par un circuit de filtrage, par exemple une capacité montée en parallèle avec la
résistance R.

1.3 Circuits Intégrateur et Dérivateur :

1.3.1 Circuit Intégrateur :

Considérons le circuit de la figure 12. Le signal d’entrée Ve(t) est envoyé en AB. Le signal de
sortie Vs est recueilli aux bornes de la capacité en DE.

Fig. 12

L’équation de ce circuit en valeurs instantanées est :

Ve(t) = R I (t) + Vs(t),


avec
I(t) = dq(t) /d t et Vs(t) = q (t) / C

Si R est suffisamment élevée, Vs(t) peut être négligée devant le produit R I(t), d’où

Ve(t) ≅ R I(t),
ou
d q (t )
Ve (t ) ≅ R ,
dt

d Vs (t )
Ve (t ) ≅ R C ,
dt

1
Vs (t ) ≅ Ve (t )d t .
RC ∫

La tension de sortie est donc proportionnelle à l’intégrale de la tension d’entrée, le circuit est
dit intégrateur.

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1.3.2 Circuit Dérivateur :

Considérons maintenant le montage de la figure 13.

Fig. 13

Dans ce montage, les rôles de R et C sont inversés par rapport au circuit intégrateur. Le
comportement du circuit est régi par l’équation :

Ve (t ) = VC (t ) + Vs (t ),
Avec
d q (t ) d VC (t )
Vs (t ) = R I(t ) = R = RC .
dt dt

Si la résistance R est suffisamment faible, R I(t ) peut être négligé devant VC et on peut
écrire :
q (t )
Ve (t ) ≅ VC (t ) =
C
d Ve (t ) 1 d q (t ) I(t ) R I(t ) V
≅ = = = s
dt C dt C RC RC

d Ve (t )
Vs ≅ R C .
dt

La tension de sortie est donc proportionnelle à la dérivée de la tension d’entrée, le circuit est
dit différentiateur ou dérivateur.

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II. TRAVAIL EXPERIMENTAL

2-1) Recherche des meilleurs calibres

Régler le générateur GBF de façon à ce qu’il donne une tension sinusoïdale d’amplitude
maximale et de fréquence égale a 1 KHz.

Appliquer cette tension au canal CH1 de l’oscilloscope, observer sa courbe de variations et


vérifier le fonctionnement des différents boutons de réglage (Voir annexe).

a) On désire mesurer l’amplitude E de ce signal à l’aide de l’oscilloscope. Donner


l’expression de l’incertitude de mesure ∆ E en fonction du calibre utilisé C. Comment
doit on choisir ce dernier pour minimiser cette incertitude ?

b) Effectuer cette mesure en choisissant le meilleur calibre possible. Présenter vos


résultats dans le tableau suivant :

C (V/cm) E (V) ∆ E (V)

c) Mesurer la période T de ce signal en choisissant pour la base de temps le calibre K qui


minimise l’incertitude de lecture ∆ T . En déduire la fréquence f du signal et son
incertitude ∆ f .
Présenter vos résultats dans le tableau suivant :

K (ms/cm) T (ms) ∆ T (ms) f (Hz) ∆ f (Hz)

2-2) Etude d’une diode : Redressement d’une seule alternance et mesure de la tension de
seuil.
a) Réaliser le montage suivant (Fig. 14):

Fig. 14

b) Fixer l’amplitude du GBF à 6V et sa fréquence à 1 KHz.

c) On pose e (t ) = E cos (ω t ) . Montrer que la tension V(t) aux bornes de la résistance


se compose d’une partie continue et d’une partie alternative. Que représente la
partie continue ?

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d) On veut observer le signal V (t) à l’oscilloscope. Sur quelle position doit-on mettre
le commutateur AC / DC pour n’observer que la partie alternative de V (t) ?

e) Observer maintenant le signal en entier et en déduire la tension seuil de la diode VD.


Relever ces deux dernières courbes sur papier millimétré.

2-3) Etude d’une diode : La caractéristique courant-tension.

On se propose maintenant d’observer la caractéristique courant-tension de la diode utilisée


dans le montage précédent. Pour cela sans débrancher ce montage, relier le point A à l’entrée
X (ou canal CH1), le point C à l’entrée Y (ou canal CH2) et le point B à la masse de
l’oscilloscope. Vérifier qu’aucune borne du GBF n’est reliée à la masse de l’oscilloscope et
que le commutateur AC / DC du canal CH2 est sur la position DC.

a) Que représente alors la tension VX et VY envoyées sur les deux entrées de


l’oscilloscope ?

b) Mettre la base de temps sur la position X-Y et observer la caractéristique courant-


tension de la diode en choisissant convenablement les échelles.
Vérifier que l’origine des axes correspond bien à VX = 0 et VY = 0 sinon le
réajuster.

c) Expliquer pourquoi cette caractéristique est inversée et la relever sur papier


millimétré telle qu’elle est visualisée en respectant les échelles choisies.

c) En déduire graphiquement la tension seuil V0 de la diode. La comparer avec la


valeur obtenue précédemment. Conclusion ?

2-4) Etude d’une diode : Redressement double alternance.


a) Réaliser le montage suivant (Fig.15) :

Fig. 15

b) Prendre R = 1 KΩ et sans changer le réglage précédent du GBF, observer sur


l’oscilloscope le signal Vs(t) et le reporter sur papier millimétré.

c) Peut-on observer simultanément à l’oscilloscope les courbes Ve (t) et Vs (t) ?


Justifier votre réponse.

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2-5) Etude des Circuits Intégrateurs et Dérivateurs

2-5-1) Circuits Intégrateur.

a) Réaliser le montage ci-dessous (Fig. 16):

b) Prendre f = 1KHz, R = 2KΩ et C = 0,5 µ F.

c) Choisir pour Ve(t) une tension rectangulaire ayant l’amplitude maximale possible
que peut délivrer le générateur GBF. Mesurer la valeur de ce maximum E et donner
son incertitude de lecture ∆ E .

d) Observer simultanément à l’oscilloscope les deux signaux Ve(t) et Vs(t). Reporter


les courbes observées sur un même graphe sur papier millimétré en tenant compte des
échelles et les interpréter.

Fig. 16

1
e) Sachant que pour Ve(t) = E = Cste on a V s(t ) =
RC ∫
E dt , déterminer graphiquement la
constante de temps RC. La comparer avec sa valeur théorique et conclure.

2-5-2) Circuits Différentiateur.

a) Réaliser le montage suivant (Fig. 17) en remplaçant le groupement série R-C du


montage intégrateur précédent par le groupement série C-R.

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Fig. 17

b) Prendre f = 1KHz, R = 200 Ω et C = 0,5 µ F.

c) Prendre pour Ve(t) un signal triangulaire d’amplitude maximale et de fréquence


égale à 1 KHz.

d) En choisissant des échelles convenables, observer en même temps les deux


courbes Ve(t) et Vs(t) sur l’écran de l’oscilloscope. Les reporter sur papier
millimétré pour au moins une période.

e) Quelle est la relation mathématique reliant les signaux Ve(t) et Vs(t) ?

f) Déterminer graphiquement à l’oscilloscope la pente positive p du signal Ve(t).


Préciser à l’aide d’un schéma simplifié la méthode de mesure utilisée et calculer
l’incertitude ∆ p

g) Mesurer la valeur positive S du signal Vs(t) et calculer son incertitude ∆ S .


En déduire la valeur expérimentale du produit RC.
Comparer la valeur obtenue avec la valeur théorique R C th . Conclusion ?

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ETUDE DES CIRCUITS RLC EN REGIMES
PERMANENT ET TRANSITOIRE.

l. INTRODUCTION.
De nombreux systèmes physiques (électriques, mécaniques, acoustiques, etc.) ont un
fonctionnement régi par une équation différentielle du second ordre, linéaire et à coefficients
constants.
La réponse s(t) d'un tel système à une excitation quelconque e(t) obéit à l'équation
différentielle:

d 2 s (t ) ds
+ 2αω 0 + ω 0 2 s(t ) = ω 0 2 e(t ) (1)
dt 2 dt
ou α et ω 0 sont deux paramètres qui ne dépendent que de du système considéré :
ω 0 est la pulsation propre du système .
α est son facteur d' amortissement

L'étude des systèmes du second ordre revêt une grande importance car en principe tout
Système complexe d'ordre supérieur à deux et dont l'étude peut être très compliquée peut être
décomposé en une série de sous-systèmes plus simples de second et de premier ordres. Ceci
peut réduire considérablement la complexité du système initial.
L'objet de cette manipulation est d'étudier le Circuits électriques RLC série en utilisant
deux types d'excitations:

* l'excitation par échelon qui permet l'étude des régimes transitoires. Dans ce cas on dit que la
réponse du système est "indicielle".
** l'excitation sinusoïdale à fréquence variable qui permet l'étude des régimes permanents et
du phénomène de résonance électrique. Dans ce cas la réponse est dite "fréquentielle".

II. RAPPEL THEORIQUE.


II-1) le Montage électrique :

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II-2) Equation différentielle du circuit :
L'application de la loi d'Ohm généralisée aux différents composants du circuit et !a
loi des mailles du circuit de la figure 1 donne :

di (t )
e(t ) = Ri(t ) + L + v(t ) (2)
dt
dq
avec i (t ) =et q(t ) = Cv(t )
dt
1 1 C
Posonsω 0 = etα = l' équation (2) s' écrit
LC 2 L
d 2V (t ) dv(t )
+ 2αω 0 + ω 0 2 v(t ) = ω 0 2 e(t ) (3)
2 dt
dt

C’est une équation différentielle du second ordre avec second membre. Sa


solution générale est égale à la somme de la solution générale de l'équation sans
second membre v 1 (t) et d'une solution particulière de l'équation avec second membre
v 2 (t), soit :

v(t) =v 1 (t)+ v 2 (t) (4)

* v 1 (t) correspond à un régime transitoire (qui ne dure que quelques. fractions de


seconde}
* v 2 (t) correspond au régime permanent

II-3) Résolution de l'équation différentielle sans second membre.

L'ensemble des solutions de l'équation sans second membre étant un espace


vectoriel de dimension 2 {voir cours sur les équations différentielles) , le problème
revient à trouver une base de cet espace.
Si on pose, par exemple, les vecteurs de base sous la forme ke rt on obtient
l'équation caractéristique:

r 2 + 2αω 0 r + ω 0 2 = 0 (5)

suivant le signe de son discriminant ∆=ω0 2 (α 2 -1) on distingue trois cas différents :

• Premier cas ∆ =0 ( α =1) :

L'équation (5) admet une solution double r = -αω0 . Dans ce cas 1e deuxième
vecteur de bas est te - αω 0 t et 1a solution s'écrit :

V 1 (t)= (A+Bt) e - αω0 t (6.a)

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• Deuxième cas ∆ >0 (>=1) :

L’équation (5) admet deux racines réelles :

r1 = −αω 0 − ω 0 (α 2 − 1)

r2 = −αω 0 + ω 0 (α 2 − 1)

Dans ce cas les deux vecteurs de base sont (e r1t , e r2t ) et la solution s’écrit :

v1 (t ) = Ae r1t + Be r2t
ou
v1 (t ) = e −αω0t ( Ae −ωt + Be ωt ) (6 - b)

avec ω = ω 0 ( (α 2 − 1)

C’est un régime apériodique amorti (moins rapide que le régime critique à cause
du terme e ωt ).

• Troisième cas: ∆ <0 ( α <1) :


L'équation (5) admet deux racines complexes
r1 = −αω 0 − jω 0 (α 2 − 1)

r2 = −αω 0 + jω 0 (α 2 − 1)
j : imaginaire pure ( j 2 = −1)
D a n s ce cas !es deux vecteurs de base sont (e r1t , e r2t ) et !a solution s'écrit

v1 (t ) = e −αω0t ( Ae −ωt + Be ωt ) (6 - c.1)

avec ω = ω 0 ( (α 2 − 1)

C'est le régime oscillatoire amorti {ou régime pseudopériodique). ω 0 est la pseudo


pulsation, Dans ce cas on montre que v 1 (t) peut se mettre sous la forme

v1 (t ) = Ce −αω0t sin(ωt + ϕ ) (6 − c.2)

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II-4) Résolution de l'équation différentielle avec second membre .

La solution particulière de l'équation avec second membre dépend naturellement


de ta nature du second membre; c'est à dire du type de la tension d'entrée ou de
l'excitation e(t).
Dans cette manipulation on va se limiter à deux types d'excitation particuliers.

II-4-1) Excitation par échelon (rectangulaire).

L'intérêt de ce type d'excitation réside dans le fait qu'il permet d’avoir un


phénomène répétitif du régime transitoire. Ceci permet, par exemple, de visualiser
les signaux correspondants sur oscilloscope.
Dans ce cas on prend pour signal d'excitation e(t)une tension rectangulaire ayant
une amplitude E. Et en tenant compte des conditions initiales v(0) = 0 et i(0)=0, la
solution générale de l'équation (2) sera:

• Premier cas ∆ =0 ( α =1) :

[
v(t ) = E 1 − (1 + ω 0 t )e −αω0t ] (7 − a )

• Deuxième cas ∆ >0 (>=1) :

[
v(t ) = E 1 − ( Ae −αω + Beαω )e −αω0t ] (7 − b)

• Troisième cas: ∆ <0 ( α <1) :

[
v(t ) = E 1 − e −αω0t sin(ωt + ϕ ) ] (7 − c )

On remarque dans les trois cas la tension de sortie v(t) tend vers la tension d'entrée;
 
e(t) pour des temps grands  lim v(t ) = E  . Ces trois régimes sont représentés sur la figure
 t →∞ 
2 pour la durée d'un échelon d'excitation (c'est à dire pour une demi période).

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Notion de décrément Logarithmique :

Dans le cas du régime pseudopériodique ∆<0 (α<1), les maximums de v(t) décroissent
d'une façon exponentielle à partir d'une certaine valeur initiale v i . Si on considère deux
maximums successifs Vn et Vn+1 on a:

Vn e −αω0 (t +T )
=
Vn+1 e −αω0t
On note que ce rapport est indépendant de n. Pour le caractériser on introduit la notion du
décrément logarithmique définit par
V
d = log n = αω 0T (8)
Vn+1
On remarque q u e d est une caractéristique intrinsèque du circuit q ui ne dépend que de
ses éléments R, L et C et de la période T du signal d'entrée e(t).

II-4-2) Excitation sinusoïdale.

Lorsqu'on excite un circuit RLC à l'aide d'une tension sinusoïdale, sa réponse en


régime permanent est également sinusoïdale. La solution particulière de l'équation sans
second membre, sera alors de la forme: v(t ) = Vm sin(ωt )

Ce type d'excitation permet d'étudier le phénomène de résonance. Dans cette étude on


s'intéresse uniquement au régime permanent (puisque le régime transitoire ne dure que
quelques fractions de seconde).
Dans ce régime le courant du circuit s'écrit sous la forme:
V
i (t ) = I m sin(ωt + ϕ ) avec I m = m
Z
où Z et l'impédance complexe du circuit:
1 1
Z = R + jLω + + j ( Lω − )
jCω Cω
Le déphasage entre la tension et le courant du circuit est:
1 1 
ϕ = Arctg  ( Lω −
R Cω 
La tension complexe à la sortie du circuit est:

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E E
V = =

jLω  R + jLω −
j  1 − LCω 2 + jRCω
 Cω 
son module est
E
Vm =
(1 − LCω 2 ) 2 + ( RCω ) 2

E étant l'amplitude du signal d’entrée e (t ) et ω sa pulsation. L'amplitude de la tension



de sortie dépend donc de la fréquence f = . Lorsqu'on fait varier cette
ω
fréquence, les variations correspondantes de Vm, suivent l'allure du la courbe de la
figure.3 , appelée « courbe de réponse en fréquence du circuit étudié »:

Le phénomène de résonance aura lieu lorsque V m est maximale: c'est-à-dire


lorsque Z est maximale.
A la fréquence de résonance f 0 on a les propriétés suivantes :
1
∗ ω = ω0 = (la fréquence ne dépend que du circuit)
LC
* Z = R (l' impédence du circuit est minimal)
* ϕ = 0 ( la tension et le courant sont en phase)
1
* Lω 0 = (égalité des tensions efficaces aux bornes de L et C)
Cω 0

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Définition du Coefficient de surtension ou facteur de qualité :
A la résonance la valeur commune des tensions aux bornes L et de C est
supérieure à la tension d'alimentation E On parle alors de surtension et on
définit !a coefficient de surtension ou facteur de qualité :

V V
Qexp = L = C (9)
E E

Définition de la bande passante.


On appelle bande passante du circuit le domaine de fréquences [ f1 ; f 2 ] sur lequel
V
Vm > 0 où V0 est l’amplitude de la réponse v(t) à la fréquence de résonance f 0 .
2
L'acuité de la résonance est caractérisée par le rapport:
∆f f −f 1
= 2 1=
f0 f0 Q

La bande passante est donc d'autant plus étroite que Q est grand. Dans ce cas on dit
que la résonance est aigu et que le circuit est très sélectif. Ceci justifie 1e nom facteur
de qualité donné à Q.

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III- Travail expérimental :

III-1. Montage :
Réaliser le montage suivant et demander à votre enseignant de le vérifier , avant de le
brancher aux sources d’alimentation.

III.2. Réponse indicielle (régime transitoire)

a) Choisir pour e(t) une tension rectangulaire d'amplitude 4V et de fréquence 100 Hz.

En fixant C et en faisant varier R observer successivement les différentes formes du


régime transitoire et trouver la valeur R0 correspondant au régime critique, en précisant
son incertitude ∆ R0.

En déduire le coefficient d’amortissement (α±∆α).

Présenter vos résultats dans le tableau suivant :

C ( en µF) R0±∆ R0 ( en Ω) α±∆α

0.01

0.02

20 / 41
III-3- Réponse fréquentielle (régime permanent).

Prendre maintenant pour e(t) une tension sinusoïdale d'amplitude 6V. Fixer la
résistance R à 200 Ω et la capacité C à 0.2 µF.
a) En faisant varier la fréquence , observer la
variation de la tension de sortie v(t). Arrêter à la
résonance (lorsque v(t) est maximale ) et mesurer à
l'oscilloscope l'amplitude maximale V 0 ±∆V 0 et la
fréquence de résonance f 0 ±∆f 0
V0
b) Calculer ; diminuer la fréquence f jusqu’à ce
2
V0
que V m soit égale à calculée puis mesurer à
2
l'oscilloscope la fréquence de coupure
correspondante f 1 ±∆f 1
c) Augmenter la fréquence f jusqu’à ce que V m soit de
V0
nouveau égale à calculée puis mesurer à
2
l'oscilloscope la fréquence de coupure
correspondante f 2 ±∆f 2
d) En déduire le coefficient de surtension Q exp .
1 L
e) Montrer que Qth = .
R C
f) Comparer Qth et Qexp . Conclusion ?
g) Quelle sera alors la résistance de la bobine r ?
Comparer la valeur obtenue à celle donnée par le
constructeur. Conclusion ?

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MESURE DU CHAMP MAGNETIQUE
LOI DE BIOT ET SAVART.

I – PRINCIPE.

Mesure du champ magnétique le long de l’axe d’une spire et d’un solénoïde à l’aide
d’un tesla mètre pour différentes dimensions.

II – BUT DE LA MANIPULATION.

♣ On se propose de mesurer le champ magnétique au centre de la spire pour différentes


dimensions
et étudier la dépendance de ce champ en fonction du rayon R et du nombre de spires N.
♣ Détermination de la perméabilité magnétique du vide µ o.
♣ On se propose également de mesurer le champ magnétique le long de l’axe d’un solénoïde
pour
Différentes dimensions et comparer les valeurs mesurées et celles calculées.

III – RAPPEL THEORIQUE.

1- Champ magnétique crée par une charge ponctuelle en mouvement.


r
Soit une charge q animée d’une vitesse v , l’expérience montre qu’elle génère un
r r
champs magnétique B dépendant de q v suivant la loi :( voir cours électricité 2,
chap.1)
r µo q vr ∧ rr µo
B= ; = 10 −7 (S .I )
4π r 3

r
r = PM est le vecteur position.
( )
rr r r
Le triplet B,v , r est un trièdre direct soit B est perpendiculaire au plan formé
r r
par ( v , r ) .
r
r µ o q v sin α
B =
4π r2
L’unité de mesure du champ magnétique est le tesla ([B ] = T : (S .I ) ) )

Où µ o est perméabilité absolue ou vide ;


µo
= 10 −7 (S .I )

On note que l’expression du champ magnétique obéit à la même loi de variation en r que
l’expression du champ électrique, généré par la même charge :
r r
q r
E=
4π ε o r3
ε o µ o c = 1 c est la célérité de la lumière dans le vide.
2

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2 – Loi de BIOT et SAVART.
L’élément de volume infinitésimal d τ = dxdydz d’un conducteur électrique ayant
r
une densité de charge ρ , soit une charge dq = ρ d τ se déplaçant avec une vitesse v
r
génère un champ magnétique en un point M de vecteur position r
r r r r
r µo v ∧ r µo j ∧ r
dB= dq = dτ
r 4π r 3
4 π r 3
r
Où j = ρ v est la densité de courant électrique.
Le champ magnétique total crée par le conducteur est :
r r
r µo j∧ r
B=
4π ∫∫∫ r3

Où l’intégrale porte sur tout le volume V du conducteur
a- Cas particulier d’un circuit filiforme.

Dans le cas particulier d’un circuit filiforme. L’élément de volume d τ coïncide avec
l’élément linéaire dl.
L’élément linéaire dl d’un conducteur électrique filiforme ayant une densité de charge ρ .
r
Soit une charge égale à dq = ρ dl, se déplaçant avec une vitesse v , génère un champ
r
magnétique en un point M de vecteur position r = PM
r µo r r r
v∧ r µo I dl ∧ r
dB = dq =
4π r3 4π r3
r dq
dq v = I dl où I = est le courant électrique.
dt
Le champ magnétique total créé par le conducteur est :
r
r µo I dl ∧ r
4π ∫∫∫ r 3
B=
Où l’intégrale porte sur toute la longueur l du conducteur.

Fig.1
b- Cas particulier d’une spire.

L’élément linéaire dl d’une spire de rayon R parcourue par un courant électrique I en un


point M de son axe de symétrie et à une distance x de son centre O génère un champ
magnétique
r r r
r µo v∧ r µ o I dl ∧ r
dB = dq =
4π r3 4π r3
r r
( r
)
r = PM est le vecteur position. Il forme un angle droit avec dl : dl ; r = .
π
2

23 / 41
Fig. 2
Puisque le circuit (la spire) admet une symétrie seule la composante du champ magnétique
suivant l’axe des x est non nulle ; celle suivant l’axe vertical est nulle.
r
La projection de dB suivant l’axe des x donnée par :
µ I dl
dB x = o sin α
4π r 2
Le champ magnétique total créé par la spire suivant son axe est
µo I 2πR
R
2
Bx = ∫ dl
4π 2
(
R +x
2 32 0
)
µo I 2
R
Bx = (* )
(
2 R 2 + x 2 32 )
Pour N spires identiques relativement proches l’une de l’autre et ayant le même axe de
symétrie, le champ magnétique qu’elles génèrent suivant l’axe des x en un point de l’axe x
s’obtient en multipliant ( * ) par N, soit
2
µo I R
Bx = N
2 (R 2 + x 2 )3 2

µ o NI
Au centre de ces spires : B(o) =
2R
c – Cas particulier d’un solénoïde

Le champ magnétique créé par un solénoïde de longueur L comportant N spires jointives


ayant le même rayon R, régulièrement réparties ( fig. 3 ), en un point M de son axe de symétrie
est donné par l’expression suivante :

 
B =
µ o IN
(cos α 1 − cos α 2 ) = µ o IN
 b
 R2 + b2
+
a 
2L 2L
 R + a 
2 2

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Fig. 3

Au centre du solénoïde :
−1 2
µ IN  
B(o) = o  R 2 +   2 
L
2 
 2 
Pour plus de détail (voir cours et TD électricité 2).

IV – DISPOSITIF EXPERIMENTAL
On dispose du matériel suivant :
A : Un tesla mètre F : Des solénoïdes de différentes dimensions
B : Un générateur G : Une règle graduée
C : Un ampèremètre H : Des supports
D : Une sonde J : Des supports
E : Des spires de différentes dimensions.

V – TRAVAIL EXPERIMENTAL
Montage
♣ Brancher la sonde au tesla mètre.
♣ Brancher en série le générateur, l’ampèremètre et (la spire ou le solénoïde).
♣ Fixer la sonde sur son support qui glisse sur la règle graduée.
♣ Fixer la spire sur son support.
♣ Avant de commencer vérifier votre montage par votre enseignant
♣Mettre le voltage à 18V et
L’intensité I, I=5A pour la spire
I=1A pour le solénoïde.
Pour éliminer les interférences de champ et la dissymétrie, allumer la puissance et mesurer le
changement de valeur du champ, inverser le courant et mesurer le changement, le résultat est
donné par la moyenne des valeurs mesurées.
A-Mesure du champ magnétique des spires
1) Prendre les spires de rayon R = 6 cm.
a- Mesurer le champ magnétique B au centre de la ou les spires pour différents nombres
de tours N : N = 1 ,2 et 3 et R = 6 cm.

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N 1 2 3
B(mT)

b – Reporter ces résultats sur un graphe B(N).


3 – Prendre les spires de 1 tour.
a – Mesurer le champ magnétique B au centre de la spire pour différents rayon R :
R = 3, 4 , 6 cm. N = 1.
R(cm) 3 4 6
B(mT)

b – Reporter ces résultats sur un graphe B(R).


4 – A partir des résultats de 1) et 2) déduire la valeur de µ o et la présenter sous la forme
µo ± ∆ µo.
B- Mesure du champ magnétique le long de l’axe du solénoïde.
N.B : Pour la mesure du champ le long du solénoïde, il faut s’assurer que la sonde est
alignée avec l’axe du solénoïde.

1 – Prendre le solénoïde de longueur L = 16 cm de rayon R = 16 mm et de nombre de


tours
N = 300 tours.
a – Mesurer le champ magnétique le long de l’axe du solénoïde
b – Reporter ces résultats sur un graphe Bmes(x)
Reporter également les valeurs calculées Bcal(x) sur le même graphe.

x (cm) ……. 2 3 ……. 8


-8 -7 1 0 1

Bmes
(mT)
Bcal
(mT)

c- commenter la figure
2 – Faire le même travail qu’en 1)
avec L= 16 cm, R = 13 cm et N1 = 75 tours ; N2 = 150 tours ;
N3 = 300 tours.
Reporter ces résultats sur un même graphe B(x) pour N1 ; N2 et N3
Conclure.
3 – mesurer le champ magnétique Bmes(o) au centre des différents solénoïdes et
comparer aux valeurs calculées Bcal(o) en regroupant ces résultats sur le tableau
suivant :
N L (mm) R (mm) Bmes(o) (mT) Bcal(o) (mT)
75 160 13
150 160 13
300 160 13

Reporter ces résultats sur un graphe. Conclure.

26 / 41
ETUDE D'UN TRANSFORMATEUR

I-GENERALITES.

I -1) Constitution d'un transformateur.


Un transformateur est constitué de deux bobines B1 et B2 comportant respectivement N1
et N2 spires. B1 est appelé 1e primaire du transformateur et B2 le secondaire. Ces bobines
sont en général portées par un noyau en tôle feuilletée dont le rôle est de canaliser les
lignes d'u champ magnétique.

I-2) Principe de fonctionnement.


L'application d'une tension alternative entre. les bornes de B1 entraîne l’apparition d'une
tension entre les bornes de B2 bien qu'elle ne soit reliée à aucune source de tension. Ceci
s'explique par les variations du flux magnétique créé par le courant qui traverse le
primaire à travers la surface du secondaire,
Le rapport des tensions efficaces du primaire et du secondaire dépend essentiellement
des nombres de spires N1 et N2 . Donc en agissant sur N1 ou N2 A', ou N2 on peut régler
la valeur de la tension qui apparaît au secondaire, d'où le principe de transformation.
I-3) Rapport de transformation.
Soient R1 et R2 les résistances respectives du primaire et du secondaire et φ1 et φ 2 les
flux instantanés qui traversent respectivement N1 et N2 on a:
 dφ1
v1 = R1i1 + dt

v = R i + dφ 2 (1)
 2 2 2
dt
Si on désigne par φ le flux canalisé par le noyau, on écrit :

φ1 = N1φ + L1i1



φ 2 = N 2φ + L2 i 2 (2)

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Où L1i1 est le flux de fuite qui traverse le primaire et L2 i 2 celui qui traverse le
secondaire. Donc
 di1 dφ
v1 = R1i1 + dt + N1 dt

v = R i + di 2 + N dφ (3)
 2 2 2
dt
2
dt

Cas Particulier D'un Transformateur Idéal :


Pour un transformateur idéal, les premiers termes des équations (3) sont
négligeables, d'où:
 dφ
v1 = N1 dt

v = N dφ (4.a)
 2 2
dt

et par conséquent

V2 N 2
= (4 - b)
V1 N1

I-4) Rendement

Si on ferme le secondaire sur un circuit de charge quelconque, ce dernier dissipe


une puissance utile Pu = V2 I 2 . Le rendement du transformateur est alors donné par
le rapport de Pu à la puissance totale qu'il fournit:

Puissance Utile Pu
ρ= = (5)
Puissance Totale Pu + P j + P f

P j est la puissance perdue par effet Joule dans les deux bobines:

P j = R1i12 + R 2 i 22 (6)

P f est la puissance perdue dans le fer.


Cas Particulier D'un Transformateur Idéal :
Dans ce cas les pertes de puissance sont négligeables et le rendement est égal à
l'unité. C'est à dire que la puissance fournie au primaire est entièrement utilisée
i V
par le secondaire: i1V1 = i 2V 2 doù ρ = 2 2 = 1
i1V1

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I-5) Utilisation d’un transformateur :
V
Si 2 > 1 , le transformateur est élévateur de tension. Ce type de transformateur est
V1
utilisé par exemple dans des postes de télévision et dans les oscilloscopes
cathodiques.
V
Si 2 < 1 , le transformateur est abaisseur de tension. Ce type de transformateur
V1
est utilisé par exemple dans des postes radio et dans des jouets électroniques
V
Si 2 = 1 , le transformateur est utilise pour séparer ou isoler électroniquement un
V1
circuit d’un autre.
I-6) Autotransformateur :
Il contient une seule bobine dont un nombre N 1 de spires constitue le primaire et
un nombre N 2 le secondaire. Ce type de transformateur est utilisé dans la vie
quotidienne (appareils ménagers, jouets électroniques, machine à calculer etc.…).

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II TRAVAIL EXP ERIMENTAL :

I I - 1 ) R a ppo r t d e t r a n s f o r m a t i o n :

N B : Les deux bobines du transfor ma teur qu’on se propose d’étudier dans


cette manipulation contiennent chacune 250 spires et donnent la possibilité
d’utiliser seulement 125. De ce faite, elles possèdent trois bornes de
liaison. Le s deux bornes extrêmes permettent de choisir le nombre total de
spires. Pour n’utiliser que la moitié d e c e n o mb r e , i l fa u t ch o i s i r l a bor n e
médiane et l’une des deux extrêmes.

II-1-1) R é alise r le m ont age suivant :

M e s u r er V 1 e t V 2 pour deux combinaisons différentes de N 1 e t N 2 e t


compléter l e ta bl eau suivan t pu i s i nt e rpr é t er l es r é s u l t a t s o b t e n u s et
conclure:

N1 N2 V 1 (v o l t ) V 2 (v o l t ) ∆ V 1 (v o l t ) ∆ V 2 (v o l t ) V1 V
∆( 1 )
V2 V2

250 125

125 250

30 / 41
II- 1 - 2 ) R éaliser le mon tage suivant :

M e s u r er V 1 e t V 2 et c o mpl é t e r l e t a bl e au s u i v a n t :

N1 N2 V 1 (v o l t ) V 2 (v o l t ) ∆ V 1 (v o l t ) ∆ V 2 (v o l t ) V1 V
∆( 1 )
V2 V2

250 125

125 250

Remarque Importante

Dans la suite de la ma nipulation on va me surer de intensités de courants


électr iques à l’a ide d ’A mp èremè t r e à a iguille. Or les cour ants transitoires
qui prennent naissance dés la mi se sous tension des mont ages et qui ne
durent qu’une fraction de seconde, sont suffisa mment élevés pour détruire
les fusibles de ces Ampère mètres. Pour éviter ce problème ennuyeux il
suffit de mettre un fil de liaison en parallèle avec chaque Ampèremètre
a v a n t d ’a l i me n t e r l e c i r c ui t e n t e n s i o n .

Ainsi, les courants transitoires vont traverser ces fils, qui constituent des
shunts pour les Ampèremètres et non pa s les Ampèremè tres qui seront alors
protégés.

Les mesures peuvent être effectués ensuite en débranchant ces shunts.


Cette précaution doit être prise aussi lors changeme nt dans le montage et
on particulier lorsqu’on change le calibre d’un Ampère mètre.

II-2- Mesure de la puissanc e perdue dans le fer P f :

Cette puissance est une caractéristique du transfor ma teur. Elle est


indépendante de tout circuit de charge et peut être déterminée en prenant
i2 = 0 .

Dans ce cas on dit que le transfor ma teur fonctionne à vide et toute la


puissance fournie au primaire sera perdue dans le transforma teur lui-mê me .

Si on considère pa r exemple le montage suivant :

31 / 41
On prend N 1 =250 spire s

La puissance active reçu p ar l e p ri ma i r e e s t P = I 2V cos ϕ où ϕ est le


déphasage entre I 2 et I1 . Cette puissa nce étant entièrement dissipée à
l’ intéri eur d u tra n sformate u r o n a : I 2V cos ϕ = P j + P f .

II-2-1) Réaliser le montage en prenant R=100Ω e t N 1 =250 spires.

I I - 2- 2 ) Me s u r e r l e s i n t e n si t és I , I 1 e t I 2 , puis tracer soigneusement sur


papier mi llimètre le diagramme de Fre snel des courants i (t ), i1 (t ) et i 2 (t ) .

II-2-3) Déterminer graphiquement la valeur de cos ϕ .

I I - 2- 4 ) C al c u l er n umér i q u e men t P j p u i s P f .

I I - 2- 5 ) C ompa r e r P j e t P f . Conclusion ?

II-3- Etude du rendement :

I I - 3- 1 ) R éa l i se r l e mo n t a g e sui v a n t :

a ) Donner l’expression de la puissance perdue P f en fonction


de P j , r , I 1 et I 2 .

32 / 41
b) Donner l’expression du rendement ρ en fonction de P j e t d e
l a p u i s sa nc e u t i l e (Pu = I 2V 2 ) dissipée dans le circuit avec
charge représentée ici p ar l e r h é o s t at .
I I - 3- 2 ) E n a g i s s a nt s u r l e r h éos t a t f a i r e v a r i er l e c o u r a n t I 2 p a r
pas de 0.1A entre sa valeur m i n i m a l e e t s a v a l e ur m a x i m a l e , e t
me surer pour chaque valeur de I 2 les grandeurs I 1 , V1 et V 2 , puis
r e mpl i r l e t a b l ea u sui v a n t :

I2 I1 I2 V1 V2 V2 Pu PJ ρ
A I1 V1
A V V J J
0.1
0.2

0.8
0.9
1

N.B :I 2 ∈ [ I 2 m i n ,I 2 M a x ]

I I - 3- 3 ) T r a c e r l a c ou r b e d e va r i at i o n du r e n d e me n t ρ en fonction
de I 2
I I - 3- 4 ) I nt e r p r é t er c e t t e c o u r b e e t comparer le transforma t e ur
étudié à un transforma teur idéal pour lequel :

V 2 N 2 I 2 N1
ρ = 1; = ; =
V1 N1 I 1 N 2

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ANNEXE

L’OSCILLOSCOPE CATHODIQUE

INTRODUCTION

L'oscilloscope cathodique est un appareil électronique à fonctions multiples : mesure et


comparaison de tensions, mesure de déphasage, de fréquences, de temps ...

Il est destiné, de façon générale, à l’étude de tout phénomène physique périodique auquel on
peut associer une tension électrique. C’est un appareil d'une très grande utilité, car il permet
de visualiser sur écran la courbe des variations, en fonction du temps, de la tension associée
au phénomène à étudier.

A. Description sommaire
La façade de l’oscilloscope présente quatre parties principales:

- l’écran
- la zone de mise en service (ON-OFF)
- la zone des voies d’entrées (CH1 et CH2)
- la zone de balayage et de réglage des voies d’entrées (calibres des voies, base du temps,
balayage…)

L’écran permet de visualiser une tension électrique qu’on l’applique sur l’une des voies
d’entrée de l’oscilloscope. On observe alors :
- verticalement : la valeur de la tension (en V ou mV)
- horizontalement : les variations temporelles de la tension (en ms ou µs).

L’écran présente :
- 10 divisions horizontales
- 8 divisions verticales
Chaque division est découpée en 5 sous divisions : donc entre « deux petits traits » on a 0,2
division.

Le quadrillage de l’écran permet de mesurer :

- verticalement : les valeurs des tensions


- horizontalement : des durées

Chaque canal, CH1 ou CH2 est doté d’un bouton de réglage du gain, qui permet de choisir le
calibre convenable, et donc régler verticalement « le nombre de volt par division ». Par
exemple, sur l’écran de la figure 1, ce bouton a été réglé sur « 2 V / div » : donc chaque
division verticale correspond à 2 V, et entre le bas et le haut de l’écran on a 8 divisions soit 16
V. L’amplitude crête à crête du signal mesuré est étalée sur 6,4 div, soit 12,8 V à une
incertitude de lecture près.

34 / 41
Le bouton de réglage de la base du temps, qui est commun à CH1 et CH2, permet de régler
horizontalement « le nombre de seconde par division ». Sur cet écran, ce bouton a été réglé
sur « 0,1 ms / div » : donc chaque division horizontale correspond à 0,1 ms et entre la droite et
la gauche de l’écran on a 10 divisions soit 1 ms. La période du signal est étalée sur 4 div, soit
0,4 ms à une incertitude de lecture près.

Fig. 1

B. Description détaillée
I. STRUCIURE ET PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

L'oscilloscope cathodique est constitué principalement des éléments suivants :


- un tube à rayons cathodiques,
- des amplificateurs de tension,
- un générateur de tension de balayage horizontal (ou base de temps),
- un système de synchronisation automatique.

I.1 Le tube cathodique

C’est une ampoule en verre dans laquelle règne un vide de l'ordre de 10-6mm Hg et qui
contient les éléments suivants:

a) une cathode C

Elle se présente sous la forme d'un petit cylindre métallique comportant à l’intérieur un
filament de chauffage F et en bout un disque de très faible diamètre. Ce disque, centré sur
l'axe du cylindre, est généralement recouvert d'une couche d’oxyde de Baryum. Il a pour rôle
d'émettre un faisceau d’électrons lorsqu il est indirectement chauffé par le filament F (effet
thermoélectrique).

b) une grille de commande ou Wehnelt W.

Elle est constituée d'un cylindre métallique entourant complètement la cathode C et qui
présente un orifice circulaire de quelques dixièmes de mm de diamètre, situé en face de la
couche émissive des électrons.

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Le wehnelt est porté à un potentiel réglable, négatif par rapport à la cathode. Son rô1e est de
guider Le faisceau d’électrons émis par cette dernière suivant l'axe de symétrie du système.
En effet, ces électrons partent dans toutes les directions, mais ceux qui s'éloignent de l'axe
seront repoussés par la tension négative du wehnelt de façon à se ramener au voisinage de
l'axe et sortir par l’orifice prévu à cet effet.
De plus, en agissant sur le potentiel du wehnelt, on peut régler le débit d'é1ectrons et par suite
la luminosité du tuba cathodique.

Fig. 2

c) un ensemble de deux anodes cylindriques A1 et A2

Elles sont destinées à régler la concentration du faisceau et à accélérer les électrons qui le
constituent :

- La première anodeA1 est portée à un potentiel réglable, positif par rapport à la cathode. Elle
permet ainsi d'attirer les électrons et de régler leur concentration par ajustement de ce
potentiel afin d’obtenir un spot aussi fin que possible sur l’écran d'observation.

- la deuxième anode A2 est portée à un potentiel positif fixe, de l'ordre de 2000 volts. Elle
permet de créer le champ principal qui accélère les électrons.

L'ênsemb1e : {C, W, A1, A2} constitue le canon à électrons (Figs. 3,4) et peut être
simplement représenté à l'aide du schéma équivalent suivant :

Fig. 3

36 / 41
Fig. 4

En l’absence de tension appliquée sur les plaques de déviation, le spot apparaît immobile au
centre de l'écran.
Si on applique simultanément une tension vx entre les plaques verticales et une tension vy
entre les plaques horizontales, le faisceau d’électrons subit l’action de deux champs
électrostatiques et vient frapper l’écran en un point M dont les coordonnées sont :
x = k 1 v x
 ,
y = k 2 v y
où k1 et k2 sont des constantes.

Si vx et vy sont des constantes, le spot restera en M. Si par contre ces tensions varient au cours
du temps, le spot décrira une courbe dont les équations paramétriques sont :

x (t ) = k 1 v x (t )
 .
 y(t ) = k 2 v y (t )

Cependant, l’observation de cette courbe à l'oscilloscope n’est possible que si les fonctions
vx(t) et vy(t) sont périodiques et synchrones (voir plus loin).

I.2) Le système d’amplification

En réalité, les tensions ne sont pas directement appliquées aux plaques de déviation
électrostatique mais par l’intermédiaire d'amplificateurs de tension.

Le rôle de ces amplificateurs est de modifier l'amplitude de la tension à étudier de façon que
les déviations correspondantes du spot ne dépassent pas les dimensions de l'écran (si
l’amplitude est très élevée) ou ne soient pas trop petites (si l’amplitude est très faible).

Un oscilloscope bicourbe (qui permet d’observer simultanément deux courbes distinctes)


possède un amplificateur pour régler les déviations horizontales (base de temps) et deux
amplificateurs pour régler les déviations verticales (un amplificateur pour chaque canal ou
entrée).

Les amplificateurs verticaux sont étalonnés en volts par division (V/div); 1'amplificateur
horizontal en millisecondes par division ou microsecondes par division ( ms/div ou µ s/div).

37 / 41
Noter bien que sur l'écran, une division représente un centimètre aussi bien pour l'axe vertical
que pour l'axe horizontal. Ces amplificateurs sont munis de boutons de commande permettant
d'effectuer le choix entre plusieurs rapports d'amplification possibles. Le choix d’un rapport
donné fixe l'échelle sur l'axe correspondant et par suite la taille de la courbe relativement à cet
axe.
Dans la pratique, il convient toujours de choisir les échelles qui permettent d'obtenir la plus
grande courbe possible sans toutefois dépasser les dimensions de 1'ecran.

I. 3) Le système de balayage horizontal ou base de temps

Il est constitué d'un générateur incorporé dans l’appareil et qui permet d'appliquer entre les
plaques de déviation horizontale une tension particulière appelée tension de balayage (Fig. 5).
Cette tension possède la forme suivante ( v x = α t ; 0 < t < Tx ) :

Fig.5

Elle provoque un déplacement horizontal du spot sur l’écran, régi par l’équation :

x = k 1α t ; 0 < t < Tx

C'est un déplacement à vitesse constante. Il s’effectue de telle sort que lorsque vx passe de -v0
à + v0, le spot passe d’un bout de1'écran à l'autre et revient instantanément à sa position
initiale à la fin de chaque période Tx.
Ce mouvement du spot sous l'effet de la tension en dents de scie vx constitue le processus de
balayage. Et en l’absence de signal appliqué aux plaques de déviation verticale, ce processus
produit une ligne horizontale sur l’écran :

Fig. 6

38 / 41
I.4) Le système de synchronisation

En général, on applique la tension à étudier vy = f (t) aux plaques de déviation verticale. Cette
tension provoque donc une déviation du spot suivant l’axe Oy donnée par :
y = k2 f ( t )

Trois cas peuvent alors être distingués :

Fig. 7

i) Si la période Ty de cette tension est égale à la période Tx, de la tension de balayage, 1e


déplacement vertical du spot pendant une période est donné par :

y = k2 f(t) = k2 f (x / α k1 )

La courbe observée sur l’écran représente donc Ies variations de la fonction vy en fonction du
temps pendant une seule période Ty, c'est une courbe stable car elle est décrite une seu1e foie
par période de balayage.

ii) Si Ia période Tx est un multiple entier de Ty (Tx = nTy), pendant une durée Tx, on observe
sur l’écran n répétitions du phénomène périodique de période Ty. Par exemple, si vy est une
fonction sinusoïdale, le spot balayera n sinusoïdes avant de revenir à sa position initiale.

iii) Si Tx ≠ Ty , on observe une courbe instable qui se démultiplie en se déplaçant


horizontalement sur l'écran.

Donc pour observer une courbe stable sur l'écran il est nécessaire que la période de balayage
soit un multiple entier de celle de la tension à étudier. Ceci est réalisé, en général de façon
automatique grâce a un système de synchronisation qui réajuste constamment la période de
balayage Tx.

II. MODE OPERATOIRE (Voir Fig. 8)

1- Un oscilloscope bicourbe permet de visualiser simultanément deux courbes différentes, de


ce fait, il possède deux paires de plaques de déviation verticales, la première est accessible
par le canal CH1 (Bouton 14) ou l'entrée X (imput X), la seconde par le canal CH2 (Bouton
18) ou l'entrée Y (imput Y).

39 / 41
Il est important de savoir que pour chacune des deux entrées, la courbe observée à l’écran
représente les variations de la d.d.p entre les deux points du circuit d’étude reliés
respectivement a l’entrée considérée et la masse de l’oscilloscope (Bouton 1)

2- Le bouton de sélection (16) permet de choisir le mode d’affichage désiré : CHl seul, CH2
seul ou les deux à la fois. Dans le mode bicourbe, ce bouton permet également de choisir CHl
ou CH2 comme signal de synchronisation automatique (TRIGGER).

Par ailleurs, cette synchronisation peut être faite selon deux méthodes distinctes (ALT ou
SHOP), d’où les quatre positions différentes pour ce mode : CH1-ALT, CH2-ALT, CH1-
SHOP ou CH2-SHOP. Dans la pratique, on choisira parmi ces deux positions celles qui
donnent deux courbes stables à l’écran.

Fig. 8

3- Pour chacune des deux entrées, on dispose de boutons qui permettent d’effectuer des
opérations telles que :

- annuler le signal (par mise à la masse- position GND des touches 13 et 20). Dans ce cas, la
courbe observée à l’écran se réduit à un trait horizontal. Ceci peut être très utile pour vérifier,
par exemple, si la courbe est symétrique par rapport à l’axe des temps.

- déplacer la courbe dans le sens vertical (touches 11 et 2l); ce qui permet, par exemple, de la
centrer verticalement.

- n’observer que la partie alternative du signal (position AC des touches 12 et 19) ou


d’observer le signal dans son intégralité, y compris sa partie continue (position DC).

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- de choisir entre plusieurs calibres ou échelles possibles sur l’axe des tensions. Les
indications de ce bouton (15 ou 17) ne sont valables que si le bouton de réglage fin (10 ou 22)
qui lui est associé est sur la position CAL. Cette remarque est aussi valable pour le choix de
l’échelle sur l’axe horizontal ou base de temps (touches 30 et 29).

4- D’autres boutons, situés à droite de la face de l’oscilloscope, permettent :

- de déplacer les courbes horizontalement (31),

- de régler f intensité du faisceau (7) ou sa convergence (8),

- d'ajuster le niveau d’oscillation du signal de synchronisation automatique (28). Ceci permet


de stabiliser, si nécessaire, les courbes sur écran.

5- 1e bouton de sélection des calibres pour la base de temps possède une position particulière
X-Y. Lorsque cette position est choisie, la courbe observée à l'écran a comme équations
paramétriques:
 x = v 1 (t )
 ,
 y = v 2 (t )
où v1(t) et v2(t) sont respectivement les tensions appliquées aux entrées CH1 et CH2. Dans le
cas particulier où ces tensions sont sinusoïdales, la courbe obtenue est une ellipse.

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