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Amine

Nahil
Histoire du

cinéma
1S.La projection du cinématographe Lumière la plus
notoire est celle du Salon indien du Grand café, à Paris,
qui a lieu le 28 décembre 1895. 2S.Le cinéma connaît
un rapide développement et dès le début du XXe siècle
devient un divertissement populaire. 3SIl acquiert aussi
ses premières lettres de noblesse grâce à de grands
réalisateurs comme Méliès, Griffith ou Dreyer qui en
fixent les règles de langage. Jusque dans 1P.les années
1950, le cinéma reste un art populaire par excellence,
.2Pmais sera peu à peu concurrencé par la télévision

Naissance du cinéma
On date généralement la naissance du cinéma à 1P.la première projection
publique donnée par les Frères Lumière au Salon indien du Grand café de
Paris le 28 décembre 1895. Elle a cependant été précédée de plusieurs
répétitions. C'est en effet le 22 mars 1895 dans les locaux de la Société
d'encouragement pour l'industrie nationale à Paris, qu'a lieu2P. la première
représentation de ce qui devait être le premier film des deux inventeurs : La
Sortie de l'usine Lumière à Lyon. Suivent des représentations à Lyon, à
Bruxelles, à La Ciotat avec au fur et à mesure, de nouveaux films tournés
pour l'occasion (Le Repas de bébé, Les Forgerons, Le Débarquement du
congrès de photographie à Lyon, La Pêche aux poissons rouges …).
1S.Les frères Lumière déposent le brevet de leur cinématographe le 13
février 1895.
Programme d’une projection publique au Salon Indien du Grand Café à
Paris en 1895
À la différence d'autres appareils de projection, le cinématographe
Lumière, à la fois caméra, tireuse et visionneuse, supplante les autres
procédés de reproduction du mouvement utilisés jusqu'alors. Il est plus
léger, plus commode que les autres systèmes. La qualité des prises de vues
est aussi meilleure que celles du kinétographe - moins précises et plus
spectrales2. Son originalité est de comporter un mécanisme d’entraînement
qui permet une plus grande fluidité de l’image animée et une projection
élargie. La première séance du Grand Café, publique et payante, est enfin
celle dont le retentissement est le plus important3. Ce 28 décembre, alors
que la salle est peuplée d'une trentaine de personnes, l'engouement qui naît
fait date et le bouche à oreille aidant, le Salon indien ne devait par la suite
plus désemplir. Aussitôt la représentation achevée, les offres d'achat
pleuvent sur les inventeurs. Le gérant du Musée Grévin, celui des Folies
Bergères et Georges Méliès qui y assistent, surenchérissent pour
s'accaparer l'appareil. En vain puisque Auguste Lumière refuse de le leur
vendre. En effet, les frères Lumière conservent pour eux l’exploitation de
leur invention. De fait, dans plusieurs pays, d’autres inventeurs mettent
rapidement au point des appareils équivalents et le cinématographe doit
subir leur concurrence.

2S.Le 23 avril 1896, réalisant que la projection publique allait prendre le


pas sur son kinétoscope, Thomas Edison acquiert le brevet du Phantascope
mis au point par Charles Francis Jenkins et Thomas Armat et le rebaptise «
vitascope »4. Au Royaume-Uni, Robert William Paul exploite déjà un
plagiat du kinétoscope ; il commercialise bientôt un appareil de projection
sous le nom d’« animatograph » ou « theatrogoraph ». En Allemagne, c'est
Max von Skladanovsky qui passe pour l'inventeur du cinéma avec son
bioscope dont il fera une démonstration publique le 1er novembre 1895,
avant celle du salon indien mais la machine plus lourde et moins pratique
que le cinématographe ne soutient pas la concurrence5.

Propagation de l'invention et premiers avatars ;


Les frères Lumière forment et envoient des opérateurs de par le monde pour faire la
promotion de leur cinématographe. Dans les pays qu'ils traversent, Charles Moisson, Francis
Doublier, Félix Mesguich, Alexandre Promio, Gabriel Veyre tournent et projettent leurs
réalisations devant un public médusé. Le 20 février 1896, à Londres, le cinématographe fait
salle comble, en mai, Mesguich est porté en triomphe à New York pendant qu’Eugène Promio
donne la première projection publique que connaît la Russie à Saint-Pétersbourg. L’invention
voyage aussi à Bombay (7 juillet 1895), à Osaka (1897), en Amérique latine et en Chine
(1899). Au passage, la société des frères Lumière concède des licences d’exploitation de
l’appareil notamment au Royaume-Uni et en Russie. Ces démonstrations assurent non
seulement la publicité de l'appareil mais également celle plus générale du cinéma. Des
productions locales de films ne tardent pas à voir le jour.

Le Danemark voit en 1898 son premier cinéaste Peter Elfelt filmer les vacances d’été de la
famille royale danoise à l’aide d’un appareil de sa propre fabrication6. La première bande
allemande est aussi tournée en 1898 montrant une promenade de jeunes gens dans la Forêt-
Noire7. Au Japon, Shiro Asano tourne des vues de Tokyo dès 1896, et filme des geishas8.
L'apparition du cinéma est plus tardive dans d'autres pays comme en Chine dont
le premier film connu, La Montagne Dingjun, constitué de trois scènes d'opéra
est daté de 1905. L'Italie se lance dans la production cette même année avec une
course automobile9. La Russie, elle, n'entame véritablement son histoire
cinématographique qu'en 1907 avec le photographe Alexandre Drankov qui
fonde son propre studio10.
Le cinématographe devient assez vite un enjeu commercial. Thomas Edison
déclenche en 1897 ce qu’on a appelé la « guerre des brevets ». Fort d’un cabinet
d’avocats puissant et d’une milice à sa solde, il repère et poursuit tous les
concurrents pour s’assurer le monopole de la production de films et de
l’exploitation de son vitascope11. En janvier 1897, à Chicago, Félix Mesguich
est arrêté pour avoir sans autorisation filmé une scène dans la rue. Cette même
année, en juin, du matériel cinématographique est saisi par les douanes. Sous la
pression, la filiale américaine des Lumière ferme boutique et son directeur se
voit précipitamment quitter le pays. Un an après, ne restent plus que deux
studios américains : la Vitagraph Company of America de Thomas Edison, et
l’American Mutoscope and Biograph Company, société cofondée par William
Dickson, qui exploite le mutoscope puis met au point la biograph, une caméra
imposante mais de grande qualité12.

Cette même année 1897, en France, l'incendie du Bazar de la Charité marque


suffisamment les esprits pour freiner le développement du cinématographe et
entacher sa réputation. C'est la lampe à éther d'un projecteur qui est l'origine du
drame qui va faire une centaine de victimes. Le lieu était fréquenté par la classe
bourgeoise qui considèrera encore longtemps le cinéma avec circonspection,
sinon mépris13. La méfiance qui entoure alors l'invention retarde aussi
l'apparition de salles d'exploitation permanentes14. Au moins jusqu'en 1903, le
cinéma demeure avant tout une attraction foraine.

Cinéma muet :
Les films qui sont produits jusqu'en 1927 sont dépourvus de son. Pourtant, le phonographe
existe depuis 1877. Son inventeur, Thomas Edison, songe dès 1894 à coupler son kinétoscope
d'un cylindre phonographique, et commercialise le kinétophone. Ses travaux inspirent par la
suite le Français Auguste Baron qui fait breveter en 1896, un système permettant d'enregistrer
isolément le son et l'image et leur synchronisation lors de la projection. La sonorisation des
films est un terrain foisonnant de recherches tout au long du début du XXe siècle. Le public
assiste d'ailleurs à plusieurs démonstrations de films sonorisés mais les investissements requis
pour poursuivre les recherches font souvent défaut. L'équipement lourd impose des
contraintes matérielles que la production préfère éluder, et la qualité n'est pas souvent au
rendez-vous15. Pour pallier l'absence de la parole, la projection est souvent accompagnée par
des musiciens, voire par des bruiteurs venus du théâtre. Jusqu'à l'apparition des intertitres les
exploitants auront aussi recours à des conférenciers en guise de narrateur16.
Ébauche d'un langage cinématographique[modifier]

Sous l'influence des opérateurs Lumière, une large part de la production cinématographique
de cette fin de siècle est consacrée à des évènements, des scènes de vie ou à des vues filmées
de monuments. Dans ce cadre, Eugène Promio invente le travelling à Venise au printemps
1896. Les opérateurs Lumière filment encore Le Couronnement du Tsar Nicolas II qui est le
premier film monté – encore qu'il ne s'agisse que d'un bout à bout chronologique 17. On prête
souvent à leur production un caractère documentaire, mais il vaut mieux parler de
photographies filmées. Vues fixes ou en mouvement, le traitement apporté est encore
faible18. Les frères Lumière produisent leur premier film dramatique avec La Passion du
Christ. Le film obtient une certaine renommée et est exporté aux États-Unis. Néanmoins, les
deux frères ne tardent pas à être débordés par la concurrence et cessent leur activité de
production à l’orée du nouveau siècle19.

De son côté, Georges Méliès qui s'est procuré un appareil auprès de Robert W. Paul au
Royaume-Uni, construit à Montreuil son propre studio de cinéma en 1897 : la Star-Film.
Directeur du Théâtre Robert Houdin, il tire du cinématographe un potentiel illusionniste. Il a
recours au trucage avec l’Escamotage d'une dame au théâtre Robert Houdin, arrêtant la prise
de vue et la reprenant, substituant au passage une femme à un squelette. L’homme s’illustre
d’abord dans l’actualité reconstituée inspirée des illustrations du Petit Journal20. Il reconstitue
l’explosion du cuirassé Maine en rade de La Havane en 1898 à l’aide de maquettes, ainsi que
l’Affaire Dreyfus en 1899. Mais c’est encore dans la féerie que Georges Méliès s’épanouit,
peignant lui-même d’immenses toiles de fond, utilisant les procédés de surimpression déjà
connus de la photographie. Il adapte Cendrillon, Barbe Bleue, Les Voyages de Gulliver et
connaît l’apogée de son cinéma avec Le Voyage dans la Lune en 190221. Mélange des
univers de Jules Verne et de H. G. Wells, l’œuvre connaît un triomphe à la foire du Trône et
assoit la célébrité de son auteur à travers le monde ; rançon du succès, le film est aussi
abondamment contrefait notamment aux États-Unis22. Cependant, Georges Méliès dont
l'expérience vient du spectacle vivant s'en tient à une narration théâtrale. Ses films se
présentent comme autant de scènes théâtrales se succédant, en plan fixe, la caméra à hauteur
d'un spectateur assistant à une représentation23.

Ce procédé primaire de narration est aussi celui adopté par les concurrents de Georges Méliès
que sont Charles Pathé et Léon Gaumont. Les deux producteurs vont bientôt prendre un essor
tel qu’ils se disputeront à eux seuls la domination du marché mondial de la production du
film. Pour ce faire, leur production emboîte le pas des Lumière et de Méliès dont ils plagient
en partie les productions24 mais consacrent aussi quelques innovations. Charles Pathé recrute
Ferdinand Zecca en 1900. Le réalisateur connaît son premier succès avec Histoire d’un crime,
qui comporte le premier flash-back de l’histoire du cinéma. Sa propre version de la Passion
dont le tournage est achevé en 1905 assure la fortune de son employeur. Quant à Léon
Gaumont, plus intéressé par la technique, il confie ses productions à sa secrétaire Alice Guy à
qui l’on doit sans doute le premier film narratif original, La Fée aux choux, réalisé dès 1896
avec les moyens du bord25. Elle-même tourne une ambitieuse Vie de notre seigneur Jésus-
Christ, employant jusqu'à trois-cent figurants et vingt-cinq décors, destinée à concurrencer La
Passion de Zecca26.

Le premier studio de production de film a été construit à Melbourne, en Australie par l'armée
du salut en 189827 et The Story of the Kelly Gang, réalisé par Charles Tait, sorti en 190628.
D'après la définition de la Cinémathèque française selon laquelle un long métrage est un film
de plus de soixante minutes, ce film d'une durée de 60 à 70 minutes est le premier long
métrage de l'histoire du cinéma. Ce film raconte l'histoire du bushranger Ned Kelly29. Il a été
projeté en Australie et en Grande-Bretagne.
Un art en mouvement
Années 1910

Dans les années 1910, le cinéma américain se distingue par


ses comiques : Mack Sennett, Charlie Chaplin, Fatty,
Buster Keaton, Harold Lloyd... Les premières stars
apparaissent, ainsi Mary Pickford reçoit 100.000 $ par an
30 . David Wark Griffith (avec surtout Naissance d'une
nation et Intolérance), Cecil Blount DeMille (avec
Forfaiture), Erich von Stroheim, Thomas H. Ince font leur
début dans le métier aux États-Unis. En 1919, Mary
Pickford, Douglas Fairbanks, Charles Chaplin et David
Wark Griffith créent la United Artists Corporation (aussi
connu sous le nom des Artistes associés).

En France c'est les débuts des réalisateurs Abel Gance,


Germaine Dulac, Léonce Perret et Marcel L'Herbier. Un
des premiers succès du cinéma français est un serial :
Fantomas, film en 5 épisodes, réalisé par Louis Feuillade
qui réitèrera l'initiative avec Les Vampires. Les premières
stars de cinéma en France se nomment Musidora, Harry
Baur, Charles Prince et son rôle de Rigadin, la très grande
Sarah Bernhardt venue du théâtre et Max Linder qui
inspira Charlie Chaplin.

En Allemagne est créée l'Universum Film AG en 1917 sous


ordre du général Erich Ludendorff afin de "combattre la
propagande anglaise" 31. Ce sont les débuts de Fritz Lang,
Ernst Lubitsch et Robert Wiene (Le Cabinet du docteur
Caligari).

En Italie, Quo Vadis ?, d'après le roman de Henryk


Sienkiewicz, impressionne, le film a coûté 80.000 lires et a
nécessité la location de 20 lions pour les scènes d'arène, le
film est un long métrage de neuf bobines, un record pour
l'époque 32. Fort de ce succès, l'Italie tourne en 1913 Les
Derniers jours de Pompéi d'après le roman de Edward
Bulwer-Lytton et Cabiria en 1914 réalisé par Giovanni
Pastrone.

En 1917 en Russie, Le Père Serge de Yakov Protazanov


donne à Ivan Mosjoukine une stature de célébrité dans le
monde du cinéma.
Des années 1920 à la fin du muet[modifier]

En Scandinavie, un cinéma fantastique émerge avec


notamment La Sorcellerie à travers les âges de Benjamin
Christensen, La Charrette fantôme de Victor Sjöström et
Pages arrachées au livre de Satan de Carl Theodor Dreyer.

Sergueï Eisenstein (avec Le Cuirassé Potemkine), Vsevolod


Poudovkine (avec La Mère), Dziga Vertov (avec L'Homme
à la caméra), Alexandre Dovjenko (avec La Terre)
dominent le cinéma en URSS où Lénine a déclaré : De tous
les arts, le plus important pour nous, c'est l'art
cinématographique 33.

En 1921, Le Kid rend définitivement célèbre Charlie


Chaplin.

En 1922, Nanouk l'esquimau de Robert Flaherty permet


aux spectateurs de découvrir un monde inconnu, celui du
grand nord. En Allemagne, sort Nosferatu le Vampire de
Friedrich Wilhelm Murnau, librement adapté du Dracula
de Bram Stoker, le personnage de Nosferatu (un vampire)
est interprété par Max Schreck; le film est considéré
comme un chef d'œuvre de l'expressionnisme.

En 1928, Renée Falconetti incarne Jeanne d'Arc dans La


Passion de Jeanne d'Arc de Carl Theodor Dreyer.
Aux Etats-Unis :

Le Code Hays, du nom du président de la Motion Picture


Association of America, William Hays, entre en vigueur en
1934. Ce code est une censure qui doit respecter les valeurs
morales. Ce code sera en vigueur jusqu'en 1966.

Dans le cinéma comique, les Marx Brothers apparaissent


avec les films Noix de coco et Monnaie de singe, leur
comique est basé sur la dérision et le non-sens. Le duo
Laurel et Hardy formé au début des années 1920 poursuit
leurs péripéties dans Les Compagnons de la Nouba et
Laurel et Hardy au Far West entre autres. Quant à
Charlie Chaplin, il aborde les années 1930 avec Les
Lumières de la ville, film muet à l'époque du parlant; il
enchaîne ensuite sur Les Temps modernes (film en partie
muet), film engagé contre le taylorisme

En 1952, les premiers téléviseurs ainsi que les premiers


vidéos clubs font surface ce qui amène l'industrie
cinématographique à changer son approche publicitaire.
Ce fut la deuxième fois qu'elle dut s'adapter rapidement à
une nouvelle réalité (la crise économique de 1929). Ils
recommencent les programmes doubles et s'approprient le
format 16:9 pour éviter que les téléviseurs ne puissent
projeter les films sans dégrader la qualité de façon
considérable. À cause de la folie du McCarthisme,
plusieurs grands noms de l'industrie s'exilent à l'étranger
(dont Chaplin) car ils figuraient sur la «liste noire» ce qui
les empêchait de créer et de travailler, car ils étaient
considérés à tort, comme étant des pro-communistes.
Durant la Seconde Guerre mondiale :

La Continental-Films est créé par les Allemands en 1941.


Cette société présidée par Alfred Greven produira 30 films
français jusqu'en 1944 (dont Le Corbeau de Henri-
Georges Clouzot et Les Inconnus dans la maison de Henri
Decoin).

L'Après-guerre :

Les accords Blum-Byrnes de 1946 imposent, en


contrepartie d'un effacement partiel de la dette de la
France envers les États-Unis, la projection de films
américains dans les salles françaises, ce qui contribue à
l'américanisation du cinéma en France et en Europe.
Éthique et politique :

1. Cinéma direct : Le cinéma direct est un courant du


cinéma documentaire qui a vu le jour en Amérique du
Nord, au Canada et aux États-Unis, entre 1958 et 1962

2. Jean Rouch : jean Rouch (né le 31 mai 1917 à Paris et


décédé le 18 février 2004 au Niger) réalisateur de cinéma
et ethnologue français

3. Documentaire : Le film documentaire (ou le


documentaire) est un genre cinématographique et
télévisuel. (En radio, se conférer à documentaire
radiophonique.)
4. En général, cette catégorie filmique se fixe pour but
théorique de produire la représentation d'une réalité, sans
intervenir sur son déroulement

5. Oliver Stone : Oliver Stone (né William Oliver Stone le 15


septembre 1946 à New York, États-Unis) est un
réalisateur, scénariste et producteur américain.

6. Michael Moore : Michael Moore, né le 23 avril 1954 à


Flint, Michigan (États-Unis), est un écrivain et un
réalisateur américain de documentaires engagés. Il vit
actuellement à New York.

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