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Université du Luxembourg

Faculté des Lettres, des Sciences Humaines, des Arts et des Sciences de l’Education

Bachelor en Cultures Européennes - Histoire

Semestre d’hiver 2009-2010

LE LUXEMBOURG PENDANT LA
DEUXIÈME GUERRE MONDIALE
Brefs aspects dans la vie des occupés
Introduction ...........................................................................3
Aspects politiques ..................................................................3
Exil du gouvernement et invasion des Nazis ...................................3

Gauleiter Gustav SIMON et sa mission ..........................................4

VdB ..................................................................................................5

Débuts de la résistance .....................................................................6

Libération par les alliés ....................................................................7

Aspects sociaux ......................................................................8


Discrimination des Juifs luxembourgeois .........................................8

Déportations ....................................................................................9

RAD et recrutements de force .........................................................9

Les déplacements forcés ..................................................................11

Conclusion .............................................................................11
Bibliographie .........................................................................13

2
1. Introduction
En premier lieu, ce bref aperçu a pour but d’illustrer l’histoire du Luxem-
bourg pendant l’occupation des nazis et de mieux comprendre l’invasion
des troupes hostiles et le réaction des la population luxembourgeoise. La
Deuxième Guerre mondiale a frappé le Luxembourg d’une manière brus-
que et inattendue. Néanmoins, la population luxembourgeoise avait un es-
prit combatif et révoltait contre l’ennemi allemand de différentes façons.

Je vais m’occuper des aspects politiques ainsi que des aspects sociaux qui
changeaient pendant l’occupation des nazis et la réaction des Luxembour-
geois sur ces changements. Bien sûr, non seulement la vie politique et la vie
sociale succombait au pouvoir allemand, mais aussi le secteur économique
fut saisi par les ennemis. Dans cet bref aperçu, je me base essentiellement
sur les facteurs qui ont, en directe, influencé la vie de la population et je
laisse de côté les changements économiques 1. Néanmoins, je veux citer deux
altérations fondamentales de cette branche. Avec l’invasion des nazis et l’in-
troduction de différents lois, aussi la «Reichsmark» fut été adopté et l’AR-
BED fut dirigé par des Allemands.

2. Aspects politiques

1. Exil du gouvernement et invasion des Nazis

Avec l’invasion du 10 mai 1940, la neutralité du pays était bafoué par l’armé
allemande et le pays fut occupé pour la seconde fois par son voisin germani-
que. Très vite, les Nazis occupaient le pays entier et ne cessaient pas de
changer la politique de l’Etat en une politique dominé par la Wehrmacht.
En ce qui concerne cette politique, la «Militärverwaltung», contrôlé par la
Wehrmacht,était plutôt passive et n’avait pas de vrai illusions de quoi qu’ils

1 cf.: LUYTEN, Dirk, Les économies belge et luxembourgeoises pendant la Deuxième Guerre
mondiale: quelques éléments de comparaison, in Publications scientifiques du Musée d’His-
toire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale.
Luxembourg, 2002, p. 142-147.

3
devaient faire avec le nouveau pays occupé. Néanmoins elle interdisait pra-
tiquement toute nouvelle création de partis politiques et exigeait la dissolu-
tion des partis existants, à noter que seule le parti «Letzebuerger National
Vollekspartei» (LNVP) avait du succès et n’était pas disloqué. Aussi le conseil
d’Etat et de la chambre des députés fur soumise à la dilution, le 22 octobre
1940.2

Dans la nuit du 9 au 10 mai, la famille grand-ducale et quatre membre du


gouvernements -Pierre Dupong, Joseph Bech, Pierre Krier et Victor Bod-
son- avaient quitté le pays pour s’enfuir vers la France et de s’échapper ainsi
au troupes allemandes. Le 19 juin les autorités luxembourgeoises s'en-
fuyaient d’abord en Espagne et puis, le 24 juin, au Portugal.Régné depuis
Londres et Montréal, le gouvernent luxembourgeois exerçait jusqu’en 1944
un gouvernement en exil. Ce départ qui était inattendu de l’entière popula-
tion luxembourgeoise «résultait de la volonté des dirigeants nationaux d’évi-
ter la maladresse de 1914 et refuser ainsi le risque d’une collaboration avec
l'ennemi». 3

2. Gauleiter Gustav SIMON et sa mission

Le Gau de Koblenz-Trèves, Gustav Simon adoptait le 21 juillet 1940 le


Luxembourg et remplaçait ainsi la «Wehrmacht», qui avait jusque là le pou-
voir sur le pays. Directement sous la tutelle de Adolf Hitler, le «Gauleiter»
Simon pouvait définir sa propre politique et détenait d’un pouvoir absolu sur
le Luxembourg. Gouverné depuis le bâtiment de l’ARBED, la mission prin-
cipal de Gustav Simon était de clarifier les Luxembourgeois de leurs origines
allemandes et d’ainsi germaniser le pays, donc de reporter le Luxembourg

2 cf.: DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungpolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 39-63; DOSTERT, Paul, Luxemburg unter deutscher Besatzung: Zwangsre-
kutierung, Umsiedlung, Widerstand, KZ-Haft und Ermordung, in: SCHMIDT,Hermann
(dir.), Die Zeit des Nationalsozialismus in Rheinland-Pfalz: «Für die Außenwelt seid ihr
tot!», 2 vol., Mainz: Hermann Schmidt, 2000-2001,p. 240-243.

3KREINS, Jean-Marie, Histoire du Luxembourg. Paris, 19962. p. 100.

4
«Heim ins Reich». Pour arriver à cette germanisation, il faudrait de nom-
breux réorganisation ainsi que des lois et des règlements. Avec l’arrête de
langue du 6 août 1940, tout devait être germanisé; les noms et prénoms des
habitants luxembourgeois, les nom des rues et villages, aussi l’habitation
d’un béret français était interdit, les bibliothèques étaient «nettoyer» des li-
vres français. Il s’agit donc d’une reconversion culturelle qui envisageait de
faire disparaître la langue française. Cette reconversion interdisait aussi les
drapeaux luxembourgeois et animait la dissolution de la chambre des dépu-
tés et du conseil d’Etat. Il faut aussi ajouter que plusieurs monuments évo-
quant l’indépendance du Luxembourg étaient détruites. La destruction de la
«Gëlle Fra» - symbole de paix et de victoire instauré pour les victimes
luxembourgeoises des armes belges et françaises tombées pendant la Pre-
mière Guerre mondiale - le 21 octobre 1940 évoquait des grand protestes,
principalement de la part des étudiants. Aussi les images de son altesse
royale et sa famille ainsi que les drapeaux de la nation devaient reculer de-
vant les portrait du «Führer» et les drapeaux du troisième Reich. Mais, pré-
pondérant pour le grand changement de la vie politique et sociale des
luxembourgeois était l’introduisant du tribunaux d’exception.4

3. VdB

La VdB, «Volksdeutsche Bewegung», fondée par le professeur allemand


Damien Kratzberger le 13 juillet 1940, était une organisation luxembour-
geoise qui s’est émir pour l’insertion du pays luxembourgeoise au empire
allemand et pour l’intégration du peuple luxembourgeois au peuple alle-
mand. Cette organisation était le seul parti autorisé par le Gauleiter. L’affi-

4 cf.: DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 64-215.; DOSTERT, Paul, «Zivilverwaltung» in Luxemburg, in Publications
scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la
Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p.46-55.; DOSTERT, Paul, Luxemburg unter
deutscher Besatzung: Zwangsrekutierung, Umsiedlung, Widerstand, KZ-Haft und Ermor-
dung, in:SCHMIDT,Hermann (dir.), Die Zeit des Nationalsozialismus in Rheinland-Pfalz: «Für die
Außenwelt seid ihr tot!», 2 vol., Mainz, 2000-2001,p. 240-251.

5
liation dans la VDB était indispensable pour les fonctionnaires d’Etat, les
instituteurs ou commerçants qui souhaitaient grader leur emploi et leur
commerce.5 Néanmoins il ne faut pas oublier qu’un grand nombre des
membres de ce parti était des membres passives, qui étaient justes adhérents
pour ne pas souffrir d’un désavantage matériel et pour s’échapper de la pres-
sion des pro-allemands. Les membres de la «Volksdeutsche Bewegung» pro-
fitaient des allocations familiales, des aides aux études ou des aides au répa-
rations dues aux bombardements et bénéficiaient encore de bien d’autres
avantages. Les membres luxembourgeois actifs du VDB et les pro-nazis ont
été nommé par les Luxembourgeois qui résistaient et refusaient de devenir
membre du VDB et qui étaient totalement patriotiques, les «Gielemänne-
cher».

A côté de la VDB, autres organisations comme la «Hitlerjugend», le «Bund


Deutscher Mädel» ou la «Deutsche Arbeitsfront» ont été intégré au Luxem-
bourg pour recouvrir l’entier pays avec des organisations politiques, sociales
et culturelles.6

4. Débuts de la résistance

Dès le premier jour de l’occupation des Allemands, une attitude hostile en-
vers l’armée nocif fut échafaudé car le patriotisme était bien ancré chez les
Luxembourgeois. Le 14.08.1940 les Luxembourgeois cabraient des insignes
nationalistes de leur pays en réponse à l'annexion envisagé par le «Gaulei-
ter» Gustav Simon. A partir de 1940, des petites groupes et organisations de
résistance débutaient à se fonder. Leur but était de lutter contre la propa-
gande «Heim ins Reich». Avec des tracts écrits en machine soit manuelle-
ment, ils essaient de créer une contre-propagande et de réaffirmer l’esprit
patriotique. Ainsi, ils ont réussi à convaincre les Luxembourgeois de répon-

5DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 230-237.

6 MAJERUS, Benoît, Kollaboration in Luxemburg: die falsche Frage?, in Publications scienti-


fiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième
Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 127-130

6
dre sur les trois questions de la fois «Personnenstandsaufnahme» avec «Lët-
zebuerg».

Lors des premier arrestations et le début des recrutements de force, la résis-


tance aidait les familles en détresse en récoltant de l’argent et en effectuant
des passages, notamment pour les déserteurs, vers la France et la Belgique.
Les résistants essayaient aussi de transmettre des informations aux alliés; le
fait de Peenemünde est le meilleur exemple. 7 Grâce aux informations des
Luxembourgeois qui devaient travailler à Peenemünde, les alliés aient eu des
informations sur les installations des fusées V1 et V2 des allemands.

Il ne faut pas oublier que la résistance luxembourgeoise n’ait fait presque


aucun sabotage mais plutôt une résistance passive. 8

5. Libération par les alliés

Le 8 septembre 1944, les derniers membres de la Zivilverwaltung quittaient


le Luxembourg; ceci avait pour conséquence qu’un gros des Luxembour-
geoise fêtait déjà un jour avant l’invasion des alliés leur libération. Ces fêtes
furent interrompues à l’aide de mesures terroristes, par les SS-Verbände, les-
quelles revenaient encore une dernière fois au Luxembourg pour calmer la
situation. En même temps que les habitants des villages fut évacué à cause
de l’invasion des Américains, les Nazis déstructuraient et empaquetaient
leurs dossier afin de ne laisser aucune trace d’eux et se sont fuis vers l’Alle-
magne.

Après quatre ans d’occupation, de suppression et de guerre, le territoire


luxembourgeois, notamment les terres rouges furent libérés le 9 septembre
par les alliés américains. Cette libération fut fêté et partout on entendait des
cris de joie: «D’Amerikaner sin do» - «Les Américains sont arrivés». Le 10
septembre les alliés avançaient jusqu’à la ville de Luxembourg et quelques

7DOSTERT, Paul, La résistance contre l’occupant allemand 1940-1944, in Publications


scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la
Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 109.

8 DOSTERT, Paul, La résistance contre l’occupant allemand 1940-1944, in Publications


scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la
Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 106-115.

7
heures plus tard, le prince Felix et son Altesse, le Grand-Duc Jean sont arrivé
au Luxembourg. Le pays était libre.

Les derniers traîtres luxembourgeois, donc les «Gielemännecher» et les


membres actif du VDB furent arrêtés par les membres de l’Union - organi-
sation des résistants luxembourgeoise - et furent emprisonnés. Très vite, la
situation dégénérait en désastre; les membres de l’Union n’avaient pas trou-
vé d’accord en ce qui concerne la qualité de la résistance des Luxembour-
geois. Pour eux, seulement les personnes qui, en tout moment, ont boycotté
et refusé le système nazi, sont considérées comme des résistants.9

3. Aspects sociaux

1. Discrimination des Juifs luxembourgeois

Au début des années 30, beaucoup de juifs immigraient au Luxembourg


pour ainsi fuir des problèmes politiques et religieuses. Dans la nuit du 10 mai
1940, lors de l’invasion des allemands, environ 2000 juifs s'enfuyaient en
dernière minute vers la Belgique ou la France. Le sort pour les circa 1800
juifs qui restaient au Luxembourg, était le même que celui des juifs alle-
mands. Avec la propagande «Heim ins Reich» du «Gauleiter» Simon, les
discriminations des juifs commençaient. Tout débutait avec des paroles racis-
tes et le marquage des magasins juifs et trouvait sa fin avec l’application des
lois de Nuremberg et les déportations. Avec le respect des droits de Nurem-
berg, on interdisait aux juifs de visiter les écoles, d'exercer certains métiers et
on les forçait de porter l’étoile jaune. Les propres fortunes ainsi que les ma-
gasins et usines juifs étaient fermé ou germanisé, même des synagogues ont
été détruits. Lors de la «Zwangsausweisung» des juifs, 700 - les malades, les
vieux et les pauvres - restaient au Luxembourg. Mais, même avec la peur
d’être arrêté, puni ou même tué, la plupart des Luxembourgeoise conti-

9DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 256-257.

8
nuaient de faire leurs courses chez des juifs et aidaient leurs concitoyens en
gardant leurs objets de valeurs, leurs photos ou leur argent.10

2. Déportations

Avec l’invasion des Allemands, non seulement la vie des Luxembourgeois


chrétiens changeait mais aussi, et ceci d’une façon beaucoup plus inhu-
maine, comme déjà annoncé, la vie des juifs luxembourgeois. Le 16 octobre
1941, le premier transport de juifs - dans ce wagon se trouvaient environ 330
personnes - vers l’est quittait la gare du Luxembourg. Les juifs restantes dans
les pays ont été entassé, durant les années 1941 et 1943 dans un monastère
près des Cinqfontaines. L’entière population luxembourgeoise était au cou-
rant du sort des juifs, car les actions les déroulaient en public. En ce qui con-
cerne les juifs déportés, seulement un nombre minimal a survécu les divers
transports ainsi que les champs de concentration ou les champs
d’extermination.11

3. RAD et recrutements de force

Le service de travail obligatoire, en allemand le «Reichsarbeitsdienst», abré-


gé «RAD», s’appliquait en première étape avant le service militaire. En dé-
but de l’année 1941, le chef de la «Zivilverwaltung», Gustav Simon essayait
de gagner, à l’aide de grandes dépenses en propagande, des volontiers pour
le RAD. Néanmoins, les résultats n’étaient pas satisfaisant car Simon intro-
duisait déjà le 23. Mai 1941, l’obligation pour les 17 à 25 vicennales mascu-

10 SCHOENTGEN, Marc, Luxemburger und Juden im Zweiten Weltkrieg. Zwischen Solidari-


tät und Schweigen, in Publications scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou
einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 150-
163.
11 cf.: DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deut-
sche Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 161-167.; SCHOENTGEN, Marc, Luxemburger und Juden im Zweiten Welt-
krieg. Zwischen Solidarität und Schweigen, in Publications scientifiques du Musée d’Histoi-
re, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxem-
bourg, 2002, p. 150-163.

9
lins d’entrer dans cette conféderation. A partir du 10 février 1943, aussi les
filles devraient participer à une de ces soit disantes unions, le «Kriegshilfs-
dienst».

Beaucoup de jeunes se révoltaient contre l’obligation d’enter dans le service


de travail obligatoire. Un grand nombre de visites médicales ne se passait
pas sans interruptions et interventions par la police. Dans les champs du
RAD, des petites groupes de jeunes luxembourgeois refusaient d’allégeance
sur Hitler, chantaient des chants interdites ou véhiculaient seulement en lan-
gue luxembourgeoise.

Un autre groupes de jeunes, ceux qui réussissaient à se cacher et de s’enfuir


du RAD essayaient de rejoindre les armés des alliés. Cette fuite n’était pas
sans risques; considéré comme désertion, elle est puni avec des arrestations,
soit dans un prison, soit dans des champs de concentration, des recouvre-
ments de la fortune des familles des désertés ou même avec des condamna-
tions à mort.

Après l’obligation du RAD le 23 Mai 1941, aussi les recrutements de force


devenaient obligatoires. Le «Gauleiter» Gustav Simon annonçait cette nou-
velle étape le 30 août 1942. Dans la nuit du 31 août, Simon introduisait le
tribunal d’exception à cause d’un état d'urgence en Luxembourg. 20 per-
sonnes ont été condamné à mort , 338 arrêtées et 334 adolescents ont été
envoyé en Allemagne dans des champs d’éducation ou des champs militai-
res. Sur «11.168 [jeunes] appelés [par la «Wehrmacht»], 3510 avaient réussi
à se soustraire de cet enrôlement.12» Ils ont pu se cacher dans des bunker,
des caves ou dans d’autres caches. Avec l’aide des résistants ils ont réussi à
survivre et à ne pas être trouver.

12 KNEPPER, Aimé, Les réfractaires dans les bunkers. Luxembourg, 20045. p. 10.

10
Avec cette obligation des recrutements, les nazis dérogeaient contre les droits
internationales lesquels interdisent le recrutement dans une armée
étrangère.13

4. Les déplacements forcés

Dans un premier lieu, des déplacements forcés étaient la réponse au refus


d’enter dans la «Wehrmacht» et aux fuites des jeunes adolescents luxem-
bourgeois en ce qui concerne les recrutements de force. Les déplacements
envisageaient de punir en quelque sorte les familles des déserteurs et de
créer ainsi une situation difficile car, d’une part, les jeunes ne voulaient pas
combattre pour l’ennemi allemand et d’autre part, ils ne voulaient pas met-
tre leur famille en danger. Ils étaient donc coincés dans leur décision.14

Dans un deuxième lieu, l’Etat allemand essayait de réorganiser le territoire.


Il déplaçait les non-allemands hors du Reich et les allemands sur le territoire
du Reich afin de mieux gérer le nouveau grand territoire allemand.15

4. Conclusion
On peut donc constater que, malgré l’occupation parfois très brutal et in-
humaine, la petite nation luxembourgeoise restait toujours forte et ne se lais-
sait pas décourager mais militait toujours pour son indépendance et son
neutralité. C’est ce petit pays et donc cette petite nation, la première qui ré-
sistait contre les Allemands en faisant des grèves et en se révoltant aux mesu-

13HOHENGARTEN,André, Die Luxemburger Zwangsrekruierten, in Publications scientifi-


ques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième
Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 248.

14DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p. 178-182.

15DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe. Die deutsche
Besatzungspolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-Dissertation. Luxem-
bourg, 1984. p.158-159.

11
res prises par le «Gauleiter». C’était grâce à la solidarité des un envers les
autres et l’esprit fort de chaque habitant- à l’exception des «Gielemänne-
cher» et les pro-nazis - que la patrie pouvait à nouveaux décider soit même
de son propre sort. Il est donc indispensable d'évoquer que la guerre et l’oc-
cupation renforçait du tout au tout l’esprit de nation et de patriotisme des
Luxembourgeois.

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5. Bibliographie
DOSTERT, Paul, Luxemburg zwischen Selbstbehauptung und nationaler Selbstaufgabe.
Die deutsche Besatzungpolitik und die Volksdeutsche Bewegung 1940-1045. Inaugural-
Dissertation. Luxembourg, 1984.

DOSTERT, Paul, «Zivilverwaltung» in Luxemburg, in Publications scientifi-


ques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxem-
bourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 46-55.

DOSTERT, Paul, La résistance contre l’occupant allemand 1940-1944, in


Publications scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach:
Questions sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p.
106-115.

DOSTERT, Paul, Luxemburg unter deutscher Besatzung: Zwangsreku-


tierung, Umsiedlung, Widerstand, KZ-Haft und Er mordung,
in:SCHMIDT,Hermann (dir.), Die Zeit des Nationalsozialismus in Rheinland-Pfalz:
«Für die Außenwelt seid ihr tot!», 2 vol., Mainz, 2000-2001,p. 240-251.

HOHENGARTEN,André, Die Luxemburger Zwangsrekruierten, in Publica-


tions scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions
sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 244-256.

Knepper, Aimé, Les réfractaires dans les bunkers. Luxembourg, 20045.

KREINS, Jean-Marie, Histoire du Luxembourg. Paris, 19962.

LUYTEN, Dirk, Les économies belge et luxembourgeoises pendant la


Deuxième Guerre mondiale: quelques éléments de comparaison, in Publica-
tions scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions
sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 142-147.

MAJERUS, Benoît, Kollaboration in Luxemburg: die falsche Frage?, in Publi-


cations scientifiques du Musée d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions
sur le Luxembourg et la Deuxième Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 126-140.

SCHOENTGEN, Marc, Luxemburger und Juden im Zweiten Weltkrieg.


Zwischen Solidarität und Schweigen, in Publications scientifiques du Musée
d’Histoire, ...et wor alles net esou einfach: Questions sur le Luxembourg et la Deuxième
Guerre mondiale. Luxembourg, 2002, p. 150-163.

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