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Introduction à

l’écotoxicologie
L3
L3 Biologie-Biochimie
Biologie-Biochimie
Université
Université de
de Djibouti
Djibouti
•1.Définitions:
ECOTOXICOLOGIE:
C’EST LA SCIENCE QUI ÉTUDIE LES POLLUANTS DANS LES
ÉCOSYSTÈMES.
Deux domaines distincts:
Ecotoxicologie rétrospective:
fondé sur l’utilisation des données sur la réponse des
systèmes biologiques aux polluants toxiques pour
comprendre a posteriori l’effet d’un polluant.
Ecotoxicologie prédictive:
Etablir et prévoir le comportement et les effets prévisibles
de substances chimiques pouvant être introduites dans
l’environnement.
LA POLLUTION :
Le terme de pollution recouvre une
multitude d’actions qui dégradent le
milieu naturel.
Ce terme désigne:
Les rejets dans l’environnement de
substances polluantes toxiques que
l’homme disperse dans l’écosphère.
•2.Origine et classification des pollutions
Les activités humaines sont à l’origine des
principaux types de pollution
·ON DISTINGUE QUATRE SOURCES:
- la production d’énergie
- les industries chimiques et métallurgiques,
- les activités agricoles
- la pollution domestique
L’eau de pluie permet aux polluants rejetés dans
l’atmosphère de retomber sur les sols et lessive
les zones polluées
SUIVANT LA NATURE DE LA POLLUTION ON DISTINGUE TROIS TYPES DE POLLUTIONS
MILIEU AFFECTÉ
TYPE DE LA
NATURE DE LA POLLUTION
POLLUTION ATMOSPHÈRE HYDROSPHÈRE SOLS
Radiations ionisantes + + +
PHYSIQUE Caléfaction (pollution thermique) + +
MES (matières en suspensions) +
Dérivés gazeux du carbone + +
Hydrocarbures + +
Dérivés du soufre + + +
Dérivés de l’azote + + +
Métaux et métalloïdes toxiques + +
CHIMIQUE
Fluorures +
Détersifs +
Pesticides et autres composés
organiques de synthèse non + +
volatils
Matière organique fermentes +
cibles
Contamination microbiologique + +
BIOLOGIQUE OGM + +
Espèces invasives + +
•3. Quelques groupes de polluants
3.1 Les métaux lourds
les métaux les plus nocifs pour l’homme et
l’environnement sont le cadmium, le plomb, le
mercure et l’arsenic.
Le cadmium est incorporé dans les réseaux
trophiques aquatiques par le biais de la
bioaccumulation.
Même en milieu marin dans des zones exemptes de
pollution, de fortes concentrations en cadmium ont
pu être observées.
CONCENTRATION un ppm = Une partie
PHYLUM (EN PPM/POIDS par million.
FRAIS)
Le ppm
MOLLUSQUES 0,83 à 38 correspond à un
rapport de 10-6,
ECHINODERMES 0,24 à 15
soit, par exemple,
CRUSTACÉS 0,15 à 13 un milligramme par
kilogramme ;
CNIDAIRES 1,2 Au sens large, un
ppm correspond à
EPONGES 1,9 un milligramme
pour un litre
PROTOZOAIRES 1,2 d’eau 
MÉTAL UTILISATION EFFETS TOXIQUES

- Revêtements anticorrosion - Problèmes rénaux


CADMIUM
- Ecrans de télévision - Augmentation de la tension Cancérigène
- Colorants
- Batterie d'accumulateurs - Effets Mutagène

- Plomberie - Dommages vasculaires Pertes de mémoire


PLOMB
- Munitions
- Industrie du verre - Stérilité
- Accumulateurs électriques - Perturbations des fonctions cognitives

- poison violent
ARSENIC
- Fabrication de verre ou de-
cristal Arythmie cardiaque
- Cancer du poumon

- Neurotoxique
- Fongicides et bactéricides - Perturbateur endocrinien
MERCURE - Lampes fluorescentes - Inhibition de la croissance des algues, des
- Amalgames dentaires bactéries et des champignons
- Mortalité embryo-larvaire chez les
amphibiens

- Galvanisation des aciers – - Phytotoxique


ZINC - Agriculture - Réduction des fonctions immunitaires chez
l’homme
•3.2. Les pesticides

Un pesticide est une substance destinée à


repousser ou à combattre toute espèce
indésirable végétale ou animale, pendant
la production, le stockage, le transport, la
distribution ou la transformation des
denrées destinées à l’alimentation
humaine ou animale
CLASSES EXEMPLES UTILISATION/ACTION CARACTÉRISTIQUE
S
- DDT,
Paralysie et mort - Bioaccumulation
ORGANOCHLORÉS - Aldrine
des insectes. - Bioamplification
- Chlordane
- Parathion,
Insecticides - Persistances
ORGANOPHOSPHORÉS - Diazinone, Neurotoxique dans les milieux
- Malathion Hydrosolubles
- Carbaryl,
CARBAMATES Neurotoxique - Hydrosolubles
- Aldicarbe
Agit sur la- Très hydrosoluble
photosynthèse.
- Toxique pour le
LES TRIAZINES - Atrazine phytoplancton et les
Utilisé dans les culturesalgues d’eau douce
de maïs.

DÉRIVÉ DES PYRIDINES - Paraquat Désherbant de la vigne - Lésions pulmonaires


Herbicides irréversibles

LES URÉES SUBSTITUÉES - Diuron Inhibiteur de la - Toxicité faible


photosynthèse pour l’homme
- Toxicité faible due
LES ACIDES ORGANIQUES - Glyphosate Désherbant total à la pénétration
difficile dans les
feuilles
Fongicides - Pentachlorophénol Tue les champignons - Hautement toxique
Seuls 1 à 2% des quantités d’insecticides
et 5% des herbicides dispersés par voie
aérienne atteignent leurs cibles
biologiques.
Les 95 à 99% restant vont se déposer sur
les sols, se disperser dans les eaux
superficielles et profondes et se fixer dans
les aliments et les organismes non visés
spécifiquement tels que l’homme et les
animaux
3.3. les dioxines
LES DIOXINES DÉSIGNENT DES MOLÉCULES
HÉTÉROCYCLIQUES ET AROMATIQUES AYANT DEUX ATOMES
D'OXYGÈNE DANS UN CYCLE AROMATIQUE.
Les dioxines sont principalement issues des processus
industriels:
- incinérateurs de déchets ménagers, en raison de
combustion incomplète
LE NOM "DIOXINE" SERT À DÉSIGNER TOUTE UNE FAMILLE
DE COMPOSÉS STRUCTURELLEMENT ET CHIMIQUEMENT
APPARENTÉS:
- les polychlorodibenzodioxines (PCDD),
- les polychlorodibenzofuranes (PCDF)
- et certains polychlorobiphényles (PCB)
De Brève exposition à de fortes concentrations:
-Lésions dermiques comme la chloracné,
-Apparition de taches sombres,
-Dysfonctionnements de la fonction hépatique
Des exposition plus longue:
-dégradation des systèmes: immunitaire, nerveux,
endocrinien
-des troubles de la reproduction.
Une fois les dioxines introduites dans
l'environnement ou l'organisme, elles y restent, en
raison de leur capacité inquiétante à se dissoudre
dans les graisses et de leur stabilité chimique
incomparable.
Leur demi-vie dans l'organisme est en moyenne de
sept ans.
Pour un homme, il n’y a aucun moyen d’élimination
(sauf la dégradation qui tient compte du temps de
demi vie).
Pour une femme, il y a au contraire deux moyens
d'éliminer la dioxine :
- Au travers du placenta jusqu'au fœtus.
- Dans le lait maternel.

CELA MONTRE QUE LES PERSONNES LES PLUS EXPOSÉES À


LA DIOXINE SONT LES BÉBÉS
Viktor Iouchtchenko
(Président de la république d’Ukraine
empoisonné avec des dioxines)
La catastrophe Seveso (Italie) le
10 juillet 1976 un nuage de
dioxine s’échappe d’une
industrie.
Les arbres jaunissent et les
animaux meurent par dizaines.
Seveso devient « la plus grande
catastrophe depuis Hiroshima ».

• HUMAIN : ÉCOLOGIQUE :
- 193 personnes(0,6 % des - 3 300 animaux
habitants) atteintes de domestiques morts
chloracné (enfants). intoxiqués
- 70 000 têtes de bétail
- pas de décès, quelques son abattues
séquelles
•4 Bio-accumulation
a) NOTION DE BIODISPONIBILITÉ
·La valeur de la concentration d’un
polluant dans un biotope aquatique ne
présente pas une grande signification en
écologie et en écotoxicologie (disponibilité)
·la concentration des polluants dans les
eaux n’apporte aucune information sur la
quantité réellement absorbée par un être
vivant(assimilabilité)
LA BIODISPONIBILITÉ D’UN
POLLUANT EST LA FRACTION
DE CE DERNIER PRÉSENTE
DANS LE BIOTOPE QUI EST
ABSORBABLE ET QUI PEUT
ÊTRE TRANSFÉRÉE, STOCKÉE
ET MÉTABOLISÉE PAR LES
ÊTRES VIVANTS
·La notion de biodisponibilité est
particulièrement importante dans la
mesure, certains polluants sont plus
ou moins toxiques que d’autres
- Le chrome III est plus toxique que le
chrome VI
- A concentration identique le plomb sous
forme de nitrate présente une toxicité 10-4
fois plus faible pour le zooplancton marin
que sous la forme de plomb tétraéthyle.
b) NOTION DE BIOACCUMULATION

PROCESSUS D’ABSORPTION PAR LEQUEL LES ÊTRES


VIVANTS PEUVENT ACCUMULER DES POLLUANTS
DANS LEURS ORGANISMES
C’est la somme des absorptions par contact et par
ingestion, plus celle par voie trans-branchiale pour
les animaux aquatiques.

La bioaccumulation n’implique pas obligatoirement


une augmentation de la concentration d’un polluant
quand il passe du biotope à la biocénose.
C) NOTION DE BIOCONCENTRATION

La bioconcentration est le processus par lequel


un polluant rentre dans un organisme vivant
avec une concentration Ci et se retrouve à
l’intérieur de cet organisme avec une
concentration Cf > Ci

Contrairement à la bioaccumulation, la
bioconcentration s’accompagne d’un accroissement
de la concentration quand le polluant passe du
biotope à la biomasse.
D) NOTION DE BIOAMPLIFICATION
Il s’agit de la circulation des polluants à travers la chaine
trophique.
En remontant la chaîne trophique, la concentration des
polluants augmente.

NB: les facteurs de bioamplification dans les chaînes


trophiques aquatiques sont largement supérieurs à ceux
des chaînes trophiques terrestres
·Les crocodiles (Crocodilus niloticus), situés au
sommet de la chaîne alimentaire présente un facteur de
bioamplification supérieur à 1,7 million
•5. Effets de la pollution
A) MODE D’EXPOSITION ET DE
PÉNÉTRATION DES TOXIQUES
La voie respiratoire: polluants
atmosphérique
La voie transtégumentaire: traversée de
la peau, ou de l’épiderme
La voie trophique: alimentaire chez les
animaux et transradiculaire chez les
végétaux
B) TYPES DE TOXICITÉ
LA TOXICITÉ AIGUË:
Provoque la mort ou de très graves troubles
physiologiques après un court délai suivant
l’absorption d’une dose importante d’une substance
toxique.
LA TOXICITÉ SUBAIGUË:
Ne provoque pas la mort de la totalité de la
population exposée à une substance toxique.
LA TOXICITÉ À LONG TERME (CHRONIQUE):
C’est la forme la plus commune: exposition
permanente à une substance toxique à de très faibles
concentrations
C) MANIFESTATIONS PARTICULIÈRES
·L’ANTAGONISME:
Atténuation voire disparition de la
toxicité de deux substances prises
simultanément
Exemple: Absorption simultanée chlordane
(insecticide) et de l’hexobarbital (somnifère)
par un rat: Aucun effet
·LA POTENTIATION (SYNERGIE):
Exaltation de la toxicité par deux
toxiques (ou un toxique et une
substance naturelle) administrés
simultanément .
5.1. EFFETS CHEZ LES ANIMAUX
A) Neurotoxicité
- C’est la forme la plus spectaculaire,
- Majorité des intoxications aiguë
- Les cellules nerveuses sont les plus
sensibles à tout blocage, même bref.

Exemple: Le DDT perturbe le transfert de


l’influx nerveux par inhibition des ATPases
K+ et Ca2+
B) LES PERTURBATIONS ENDOCRINIENNES
·Les œstrogénomimétiques (mimant
l’œstrogène).
Ils agissent sur les récepteurs des
l’œstrogènes:
- dérivés des HAP, DDT, THC...
- Perturbent le fonctionnement des
gonades et agissent sur la fécondité et
la fertilité des mammifères
Exemple:
L’exposition de jeunes
poissons porte-épée à
des concentrations de
100µg/l de nonylphénol
provoque:

- une suppression de la spermatogénèse


- et féminisation des mâles
Exemple:
Chez les femelles de rat, le DDT
stimule les muqueuses utérines et
vaginales en réduisant la LH sérique
C) LES PERTURBATIONS DES FONCTIONS
RESPIRATOIRES.
Certains toxiques agissent soit:
- sur la respiration cellulaire soit
- sur le système respiratoire
Exemple:
Le monoxyde de carbone (CO) bloque la fixation de
l’oxygène sur l’hémoglobine
Exemple:
Le déversement de matière organique
fermentescible dans les rivières fait diminuer le taux
d’oxygène dissous dans l’eau ce qui peut conduire à
une mortalité massive des animaux aquatiques
D)LÉSIONS DES ORGANES DÉTOXIFIANTS

Chez les vertébrés: foie et rein


Chez les insectes: tubes de Malpighi

Le mercure et certains pesticides


provoquent des lésions des canaux collecteurs des
reins
La majorité des fongicides sont
néphrotoxiques:
- le diphényle (préserve les agrumes contre les
agents pathogènes) mais provoque des lésions
nécrotiques dans les reins
E) ALTÉRATIONS GERMINALES
Certains polluants affectent soit la fécondité
(potentiel biotique) ou fait diminuer les chances de
survie de la descendance par des effets
embryotoxiques
E1- EFFETS SUR LA GAMÉTOGÉNÈSE
Exemple:
Des poules dont l’alimentation était contaminée par:
- dieldrine,
- du toxaphène
- du DDT (25 à 100 ppm)
Présente une baisse de 60% du nombre d’œufs
pondus
E2- EFFETS EMBRYOTOXIQUES ET TÉRATOGÈNES
Mortalité totale des
embryons dans des œufs
d’eider (Somateira
mollissima) contaminés par
20 µg de fuel lourd
Accroissement des
avortements liés à
une intoxication des
fœtus par les
dioxines.
Beaucoup de drogues
(héroïne, cocaïne) sont
aussi tératogènes
F) GÉNOTOXICITÉ ET CANCÉROGÉNICITÉ
Certains toxiques ont une action non
spécifique et ont des conséquences à long
terme:
- induction de la mutagenèse et
- la cancérogenèse
La mutagenèse est l’expression de la génotoxicité
Les mutagènes jouent un rôle important dans l’induction
de cancers
Exemple:
- Insecticides organophosphorés
- Les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques)
• 6. EVALUATION DE LA TOXICITE
Se fait grâce à des Bio indicateur
Ce sont des espèces sensibles, inféode à un
milieu suffisamment restreint pour le
caractériser, ou a un état d’un des facteurs du
milieu, qu’ils permettent d’identifier par leur
apparition ou disparition.
Ils informent, sur les conditions du milieu et des
dangers potentiels de pollution et permettent
ainsi d’apprécier une modification de la qualité
d’un milieu
L’évaluation de l’écotoxicité se fait via des
BIO-ESSAIS

Ce sont des tests mis en place en


laboratoire et selon des procédures
standardisées, utilisés pour tester la
toxicité d’agents chimiques sur des
bio indicateurs (toxicité aigue et
chronique).
LES BIO-ESSAIS ONT POUR BUT: 
1- d’évaluer la dangerosité d’une ou plusieurs substances : 
Polluant que l’on trouve dans les milieux naturels
(ex : un pesticide) ou
Nouveau produit industriel dont on souhaite connaitre les
effets potentiels sur l’environnement (ex : un conservateur
de produits cosmétiques)

2- d’évaluer la qualité d’un milieu : 


Si un sol a été pollué aux métaux lourds à cause d’une usine,
on souhaite savoir si la pollution de ce sol est dangereuse
pour la faune qui y vit (vers de terre etc.)
3- De comprendre les mécanismes d'action d'un
polluant : 
-Etude de la bioaccumulation d'une substance
compréhension des phénomène de toxicité du
polluant, etc…

QUELS EST L’AVANTAGE D’UN BIOESSAI PAR RAPPORT À


UNE ANALYSE CHIMIQUE CLASSIQUE ?.
• Les indices recherche lors des bio essais sont nombreux:

1 - La toxicité aiguë peut être mesurée par la concentration


létale (CL) pour un pourcentage de la population exposée
pour une durée déterminée.
2- La concentration effectrice (CE) est celle provoquant un
effet observé.
EXEMPLE:
CL50 (48 h) définit la dose qui provoque la mort de 50 %
des organismes exposés à un toxique pendant 48 heures.
3- La dose létale (DL) est la dose transférée dans
l’organisme par ingestion, inhalation ou contact,
provoquant la mort.
Dans le cas de la toxicité chronique, ce sont
plutôt des seuils d’innocuité qui sont
recherchés.
4- « no-observed effect concentration (NOEC) »
C’est la plus forte concentration pour laquelle
aucun effet n’as été observé.
5- la concentration effectrice à 50 %, « CE 50 »
C’est la concentration qui induit 50% d’effet
6- « Low observed concentration  (LOEC)»
C’est la plus faible concentration pour laquelle
on à observé un effet.
CAS D'UNE TOXICITÉ CHRONIQUE :
La figure 1 illustre la relation moyenne entre les
tailles de population de 4 espèces aquatiques (sur
lʼaxe des Y) en fonction de la quantité de mercure
présente dans leur environnement (en
microgramme par litre, sur lʼaxe de X).

1- La ville veut savoir si les effets nocifs du


mercure sont en augmentation ou en diminution.

En vous basant seulement sur les données de la


figure, quelle espèce choisiriez-vous comme
étant la meilleure espèce indicatrice des effets
du mercure sur l'environnement?
Expliquez les raisons motivant votre choix.
FIGURE 1: Tailles de population de 4 espèces aquatiques en fonction de la quantité de
mercure présente dans leur environnement
1- Quelle est la substance qui est la plus toxique pour
l’espèce étudiées?
2- Pour la substance Y, vous avez une valeur de EC20 qui est
plus faible que la valeur de EC50.
Cette tendance est-elle logique?
• 7. La Bioremédiation
La bioremédiation, est l’emploi de procédés
biologiques pour éliminer les polluants
industriels qui contaminent le cycle
Biogéochimique des substances naturelles.
Elle consiste à utiliser des systèmes
biologiques pour réduire le niveau de
pollution présents dans l’air, l’eau ou le sol.
Ce sont des microorganismes ou des plantes
qui sont normalement utilisés comme
systèmes biologiques.
Ensemble de techniques mettant en œuvre
des procédés de biodépollution, utilisables
pour réduire la toxicité, la mobilité ou le
volume d'un contaminant dans les sols, le
sous-sol, les eaux et les effluents gazeux.

Elle ne peut être utilisée pour confiner un


volume d'eau où de sol pollués.
Elle peut s'effectuer directement dans
l'environnement pollué (in situ) ou après
transfert de l'agent polluant (ex situ).
• 7.1 LES DIFFÉRENTES MÉTHODES
Méthodes Ex situ:
La mise en œuvre de ces techniques passe par:
1- l'extraction :
- soit du polluant,
- soit du polluant et du matériau contaminé,
2- le traitement dans des dispositifs :
- clos (digesteur et réacteur)
- semi-clos (biofiltre, biolaveur)

NB: Dans ces dispositifs, on fait intervenir une microflore


sélectionnée ou adaptée au polluant.
Méthodes In situ:
On distingue deux approches:

• l'approche écologique microbienne qui a pour but


d'adapter certaines caractéristiques physico-chimiques
du site pour optimiser ou faciliter l'activité microbienne
dépolluante; et
• le traitement microbien qui consiste à augmenter, dans
le site contaminé, le niveau des populations
microbiennes aptes à dégrader le polluant, soit par
renforcement des populations autochtones, soit par
introduction de nouvelles populations (inoculation)
INTERET DE LA BIOREMÉDIATION:
La bioremédiation est une option qui offre:
la possibilité de détruire ou de rendre moins toxiques les
polluant, en utilisant des activités biologiques naturelles.

DIFFÉRENT PROCÉDÉ UTILISÉ EN BIOREMÉDIATION:


1- La bioaugmentation :
Cette technologie consiste à introduire des cultures de
microorganismes à la surface du milieu contaminé dans
l’objectif d’augmenter la biodégradation des contaminants
organiques.
Cette technologie est largement utilisée pour décontaminer
les sites contenant des hydrocarbures
2- La biofiltration:
C’est l’utilisation d’un biofiltre pour traiter les émissions
gazeuses:
Le principe consiste à utiliser des microorganismes pour
dégrader les polluants contenus dans l’air à traiter.
Cette technologie est par exemple utilisé pour traiter l’air
polluer par le xylène ou par des composés azotés.

3- La biostimulation
Cette technologie consiste à stimuler l’activité des
populations microbiennes indigènes (présentes dans le sol
ou dans les eaux souterraines) par apport de nutriments et
par ajustement des conditions du milieu (potentiel d’oxydo-
réduction, humidité).
4- Le compostage:
C’est un procédé biologique contrôlé qui assure la
transformation et la valorisation des matières organiques
(sous produits de la biomasse, déchets organiques
d’origine biologique) en un produit stabilisé, hygiénique,
semblable à un terreau riche en composés humiques le
compost.
5- La biolixiviation:
Elle correspond à une méthodologie de solubilisation
des métaux lourds grâce à des bactéries acidophiles
fonctionnant en présence ou en l’absence d’oxygène.
6- La phytoremédiation
• 8- LA Phytoremédiation:
La phytoremédiation est définie comme l’utilisation des
plantes pour éliminer ou transformer les polluants en
composés moins toxiques.

Elle peut être utilisée aussi bien contre les polluants

organiques que les polluants inorganiques présents dans les


milieux solides (sols), liquides (eaux de surface et
souterraines) et gazeux.
REGROUPE:
1 -LA PHYTOEXTRACTION :
Utilisation des plantes pour extraire du sol les polluants
organiques et les métaux et les concentrer dans les organes
de la plante destinés à la récolte.
2- LA RHIZOFILTRATION :
Utilisation des racines pour absorber et accumuler les
polluants (métaux) des eaux usées.
3-LA PHYTOSTABILISATION :
Utilisation des plantes pour limiter l’érosion et immobiliser
les polluants dans les couches superficielles évitant en
particulier leur migration vers les eaux de surface et
souterraines.
4- LA PHYTODÉGRADATION :
Utilisation de l’association
plantes/microorganismes pour dégrader les
polluants organiques du sol.