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NOTICE DESCRIPTIVE DE PRESENTATION DU PROJET :

A. Intitulé du projet
Implantation d’un parc de DCP Collectifs dans les eaux de l’archipel guadeloupéen.

B. Lieu de réalisation du projet


Guadeloupe. Implantation dans les eaux côtières de l’ensemble de l’archipel.

C. Contexte
La pêche sous DCP s’est développée, en Guadeloupe, à partir du début des années 1990. Elle
permettait :
- Le redéploiement d’une partie de l’effort de pêche depuis le plateau vers les ressources
pélagiques du large ;
- L’accès pour les embarcations artisanales non pontées à la pêche des grands pélagiques ;
- La concentration de la ressource et donc des captures moins aléatoires ;
- Le rapprochement à la côte de ces ressources, augmentant la sécurité de navigation et
diminuant les charges d’exploitation de ces pêcheries ;
- La mise ne œuvre de techniques de pêches sélectives ;
- D’améliorer la rentabilité des entreprises de pêches artisanales ;
- De développer l’activité sur les façades où le plateau insulaire est très étroit et donc la
pêche démersale côtière très réduite (côte sous le vent)…

La diffusion de ces techniques de pêche s’est opérée empiriquement à l’ensemble de


l’archipel, amenant la multiplication non contrôlée de DCP privés artisanaux de construction très
sommaire, à durée de vie courte et peu résistants aux courants.
Le système de propriété privée des DCP pour les marins pêcheurs professionnels a conduit à la
multiplication des dispositifs, à des conflits d’usages et à l’éloignement progressif des parcs de DCP
privés pour s’affranchir de ces conflits. Cette multiplication des DCP de plus en plus éloignés fait que
les avantages initiaux des DCP se sont estompés et que l’on retrouve sur cette pêcherie les problèmes
de sécurité, de coûts d’exploitation (accentués par la crise du carburant) et de dispersion de la
ressource, impactant fortement la rentabilité de l’exploitation et conduisant au repli sur la plateau
continental
Face à ce constat de dérive, faute de gestion collective de cette pêcherie, les professionnels du
sud de la Basse-Terre (APSBT), très largement dépendants de cette activité, ont décidé de mettre en
œuvre un programme innovant de DCP collectifs en 2008. Ce programme pilote a permis :
- d’optimiser la technologie des DCP en proposant des modèles normalisés, balisés
réglementairement, résistants aux courants et aux ruptures par navires ou engins de pêche ;
- de rapprocher le parc de DCP de la côte (étagement entre 5 et 20 mn) ;
- de valider un système de gestion et d’exploitation collectif.
- D’augmenter la sécurité et la rentabilité de ce métier…

Le CRPMEM était partenaire de ce projet et sa mission principale fut de capitaliser et de faire


fructifier les résultats positifs de ce projet par son extension à l’ensemble de l’archipel, pour que
l’ensemble des professionnels de Guadeloupe puissent bénéficier de DCP collectifs, d’où le
programme Implantation de 20 DCP collectifs autour de la Guadeloupe, réalisé fin 2008.

D. Objectifs
Les objectifs sont :
• Implanter un parc de 20 DCP collectifs entre 0 et 20 mn autour de l’archipel, en amenant
leur nombre à 32.
• De disposer de DCP normalisés, durables et résistants à l’immersion pour l’ensemble des
professionnels de la pêche de l’archipel ;
• D’augmenter la sécurité par le balisage des DCP, la localisation des lieux de pêche,
l’exploitation simultanée du DCP par plusieurs navires, la proximité à la côte…
• De réduire la durée et la pénibilité des sorties de pêche sur DCP ;
• De diminuer les coûts d’exploitation des DCP (dépenses en carburant) en les rapprochant
de la côte et donc d’améliorer la rentabilité des entreprises de pêche à captures équivalentes ;
• De mutualiser les coûts de maintenance ;
• De maintenir la possibilité de pêche même par périodes de courants forts ;
• De régler les conflits d’usage autour des DCP générés par les DCP privés ;
• D’amener les professionnels de la pêche à abandonner les DCP non-réglementaires, ou à
mettre ces derniers en conformité vis-à-vis de la législation ;
• De mettre en œuvre des systèmes de gestion collectifs par façades en impliquant les
organisations collectives de pêcheurs ;
• De favoriser les transferts de techniques et technologies de pêche, afin de permettre
l’accès à des ressources encore peu exploitées (thon noir : Thunnus atlanticus) ;
• D’améliorer la régularité des débarquements…

E. Descriptif technique de l’installation :


Les DCP mouillés ont été produits de manière standardisé par la société POLKA, sur la base du
model PLK 600 déjà utilisé pour le projet DCP collectifs de l’APSBT en Basse Terre.
Ce dispositif comprend un flotteur de 0,8m3, pour un poids de 200 kg (composite verre résine
jaune) et une flottabilité de 600L. Ces derniers sont surmontés d’un feu solaire à éclat autonome
SOLIFLASH+(BALIMAR), d’une portée de 2 miles nautique, ainsi que par un pied de mat de 2 m
comprenant un réflecteur radar de type tubulaire (ø=100 mm ; h=560 mm) offrant des propriétés
d’interception de l’ordre 5 miles nautiques (données constructeur), ainsi qu’une croix de Saint André.
La ligne d’encrage reliant le flotteur à son lest est successivement constitué de la surface vers le
fond par :
• 300 m de cordage mixte Polypropylène-acier de diamètre 20 mm,
• 300 m de cordage Polypropylène de diamètre 14 mm,
• 200 m de cordage Polypropylène plombé de diamètre 14 mm,
• et de 500 à 1000 m de cordage Polypropylène de diamètre 14 mm (suivant la
profondeur de pose). Ce montage permet d’assurer l’absence de cordage flottant en surface durant les
épisodes à faible courant, comportement vérifié sur le logiciel de modélisation DCP IFREMER (cf.
annexe n°3)
L’ancrage est quant à lui assurer par un corps mort constitué d’un bloc de béton ferraillé
comprenant une plaque de fonte immergée dans un volume de 0,594m3 de béton servant à l’ancrage
des DCP, pour un poids total de 1 500 kg.
Les éléments d’assemblage de ces différentes parties du DCP sont constitués par :
• des manilles de CMU de 3,5T et 4,75T, avec des manillons boulonnés et goupillés,
• des émerillons de CMU de 3,27T,
• des anneaux de bloc-béton et de flotteur de CMU de 8,5T. Les modélisations effectuées
sur le logiciel DCP IFREMER attestent que lors des épisodes de forts courants les efforts imposés ne
dépasseront pas la valeur de 1T.
Ce projet ne comprend aucune installation à terre.

F. Publics ciblés
Ce projet est à portée collective, dans les limites légales fixées par l’Arrêté préfectoral
n°2002/1249/PREF/SGAR/MAP, réglementant l’accès et la pêche sur DCP dans les eaux
guadeloupéennes. Le CRPMEM cible plus particulièrement l’ensemble des professionnels de la pêche.