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Édition 2011-2012

Les métiers du design interactif

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

L’édition 2011-2012 du Guide des métiers du design interactif dresse le panorama des principales expertises du design interactif, un champ en évolution permanente. 18 métiers y sont présentés, complétés de por- traits de professionnels. Ces approches illustrent la diversité des pra- tiques liées à la chaîne des métiers du design interactif : architecture de l’information, gestion de projet, design d’interfaces mobiles, design de service, design d’interaction… Dans la seconde partie, le guide car- tographie l’écosystème des acteurs du domaine : associations profes- sionnelles, organismes de promotion, prix de design, etc.

Organiser et promouvoir les métiers du design numérique

*designers interactifs*, association loi 1901, a été créée en 2006 avec la volonté de faire du design interactif une démarche mieux intégrée et reconnue dans le développement de tous les secteurs d’activité, à travers ses bénéfices et ses métiers. *designers interactifs* met en œuvre, à Paris et en région, avec ses 650 membres de multiples initiatives visant à améliorer la visibilité de la pro- fession et la lisibilité de ses apports à l’économie et à la société.

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Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011
Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011
Les métiers du design interactif Édition 2011-2012 Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011
Les métiers du design interactif Édition 2011-2012 Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011
Les métiers du design interactif Édition 2011-2012 Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011
Les métiers du design interactif Édition 2011-2012 Conception graphique : Textualis, Olivier Marcellin, 2011

Sommaire

02

Avant-propos

Les métiers

04

Architecte de l’information

12

Chef de projet éditorial web

16

Chef de projet interactif

20

Designer et développeur d’applications riches

24

Designer de service

30

Designer d’information

34

Designer d’interaction

44

Designer sonore

50

Développeur front-office

60

Développeur web

72

Designer d’interfaces mobiles

76

Directeur artistique interactif

86

Directeur de création interactive

90

Ergonome web

98

Motion designer

106

Rédacteur web

110

Webdesigner

120

Webmaster

124

Les associations professionnelles et les organismes de promotion

178

Les compétitions et les prix

218

Les événements et les conférences

226

Bibliographie : design interactif

234

Les liens utiles

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Avant-propos

Le Guide des métiers du design interactif, dont la présente édition est la 4e évolution majeure, rassemble les définitions de 18 métiers. Si leur seg- mentation pourrait paraître quelques fois artificielle (designer de service est-il vraiment un métier ?), elle offre le mérite de rendre compte de la mul- tiplicité des pratiques de conception qui manient la matière numérique. C’est cette diversité que nous avons privilégiée en intégrant toute la chaîne des métiers qui sont liés par l’activité de conception, qu’elle relève de l’in- terface à proprement parler ou du contenu. Loin d’être une discipline unifiée, le design interactif répond à une filiation complexe de courants, de cultures, de notions qui s’hybrident en perma- nence. L’incessant débat terminologique autour des métiers du design inte- ractif est le symptôme visible de cet entremêlement. Les métiers du design interactif s’inscrivent dans une perspective évo- lutionniste, où sont lisibles en filigrane les grandes innovations de rupture de notre époque ou parfois simplement l’émergence de nouveaux usages. Cette année, nous avons particulièrement mis en avant le design de service, après avoir souligné le design d’interfaces mobiles. Chacune des définitions a été élaborée par un ou plusieurs professionnels en activité, ce qui permet de leur garantir une pertinence tant pratique que théorique.

Benoît Drouillat, président fondateur de *designers interactifs*, octobre 2011

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Édition 2011-2012

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Architecte de l’information

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer)

« Bien que l’information soit une abstraction indépendante de la forme et par conséquent impossible à designer, la façon dont nous représentons l’information aux autres est d’une importance cruciale, dans la communication du sens même de cette information. »

— Jef Raskin

Responsable de la structure et de la terminologie du contenu d’un site web ou d’une application, l’architecte de l’information oriente l’expérience utilisateur.

Son activité est fondée sur la dimension interactive du projet pour permettre aux utilisateurs de combler leur besoin en information et de faciliter l’accomplissement d’activités que le service propose. De part la transversalité que son intervention implique, l’architecte de l’information collabore avec l’ensemble des intervenants : l’équipe projet du client et l’équipe design interne. L’architecte de l’information prend ainsi en compte les aspects marketing, l’identité de marque, la communication, la sémantique, le design visuel, les profils d’utilisateurs, l’ergonomie web et la tech- nologie. Il traduit le comportement des utilisateurs en solutions de conception et formalise de manière conceptuelle et schématique des livrables tels que l’arborescence, le story-board ou encore le scénario d’usage.

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Architecte de l’information

Activités

Au niveau du design

L’architecte de l’information définit des structures, des taxinomies et des sys- tèmes de navigation pour des sites internet, extranet et intranet ainsi que pour d’autres types d’applications en ligne. Il imagine des solutions qui comblent les besoins marketing et les objectifs des utilisateurs. Il mène des analyses concurentielles (comprenant : utilisabilité, interaction et design d’interface, etc.). Il planifie, conduit ou participe à la recherche et aux tests utilisateurs (sauf s’il y a un spécialiste de l’utilisabilité au sein même de l’équipe design). Il définit ou supervise le comportement de l’interface et son organisation spatiale. Il crée et met à jour les documents de spécifications fonction- nelles. Il facilite les études ethnographiques, l’analyse des tâches et éven- tuellement les ateliers de co-création. Il élabore ou valide des story-boards (ou wireframe en anglais : représen- tation schématique d’une interface) avec le chef de projet et le directeur de création.

Au niveau de l’équipe

L’architecte de l’information s’assure que le design (visuel et sous d’autres formes de représentation) sert le sens (la perception et la compréhension d’une information). Il briefe les équipes de designers et de développeurs, s’assure que la documentation concernant l’architecture de l’information est constamment mise à jour et transmise à l’équipe de production. Il prend part à des sessions de brainstorming créatif. Il travaille avec les designers sur des maquettes d’interfaces et s’assure que le design visuel s’accorde avec les interactions réalisables par l’utilisateur. Il informe le chef de projet du moindre élément qui pourrait affecter le calendrier ou le déroulement du projet. Il vérifie la qualité des livrables pen- dant leur production. Il promeut et explique l’architecture de l’information en tant que discipline, notamment sa méthodologie et ses bénéfices dans le cadre du projet.

Au niveau du client

L’architecte de l’information comprend le métier du client, ses besoins/ objectifs internes et externes. Il contribue à l’élaboration du cahier des charges en menant des séances de travail avec le client, à l’aide d’un bench- mark concurrentiel. Il dresse l’inventaire du contenu disponible. Il présente toutes les étapes de l’architecture de l’information et du design d’interface aux membres de l’équipe et au client. Il conduit des entretiens clients pour assurer la validation du périmètre fonctionnel, de l’architecture de l’information, des objectifs marketing et du design de l’interface. Il participe de manière informelle et formelle aux remarques sur le design. Il fournit un point d’avancement régulier aux équipes du projet sur les livrables de con- ception, afin de s’assurer que leurs demandes sont bien prises en compte.

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Architecte de l’informationMétier

Édition 2011-2012 Architecte de l’informationMétier Interview de Pauline Thomas Quel est votre parcours ?

Interview de Pauline Thomas

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) J’ai commencé par étudier la photographie qui reste une activité que je déve- loppe en parallèle, puis j’ai fait le master en apprentissage « conception-réa- lisation multimédia » aux Gobelins, l’école de l’image. J’ai achevé mes études par un post-diplôme « Atelier de recherche interactive » à l’Ensad. En étant apprentie, j’ai commencé à travailler assez jeune d’abord dans une galerie photo puis chez MK2 et enfin à l’Ina (Institut national de l’audio- visuel). Ce fut une première opportunité très enrichissante car j’eu la chance de développer avec une équipe très restreinte l’offre grand public rendant accessible les archives de la radio et de la télé. J’étais alors en charge de la conception fonctionnelle, direction de création et de l’architecture d’infor- mation. Ensuite, j’ai travaillé dans l’agence Uzik pour qui j’ai travaillé essen- tiellement en tant que concept designer, designer d’interaction, architecte d’information. Puis je suis partie travailler à Londres en tant que freelance chez Orange et O2, aujourd’hui je travaille pour Adobe et quelques agences françaises en tant que UX designer et visual designer.

Sur quel type de projets intervenez-vous ? Aujourd’hui je travaille notamment sur le design d’applications web et sur des sites de marque qui nécessite une meilleure expérience client notamment pour les sites e-business. En parallèle, je travaille sur des projets plus indé- pendants, sur des installations interactives ou des projets comme la Smart- Map de Dédale, plateforme de recherche et de production consacrée à la culture, aux technologies et à l’innovation sociale en Europe.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier  ? Ce sont avant-tout des qualités humaines, puis de logique et d’attention pour le détail et la qualité. L’écoute, la diplomatie, la flexibilité… sont les pre- mières qualités pour aborder un brief et la réflexion. Ensuite il est essentiel d’avoir une « vision », d’être assez idéaliste mais réaliste pour accompagner la stratégie de votre client.

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Architecte de l’information

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L’organisation est essentielle pour canaliser les idées et les cadrer dans son espace mental mais la créativité va guider l’ensemble pour les incarner dans

le système que vous aurez créé. Donc il faut s’inspirer, se cultiver, s’intéres- ser à ce qui se fait, se dit, se mettre à la place des gens qui vont utiliser

Il ne faut pas avoir l’im-

l’application. Tout est à intégrer dans la réflexion

pression de travailler ! Simplement s’intéresser aux mécanismes des choses, des comportements, des usages, des gens. J’ai remarqué que beaucoup de

Je crois

designers font de la photographie, ce n’est peut-être pas un hasard

qu’il faut être surtout passionné, vouloir innover dans la société à son niveau, aimer faciliter la vie des gens finalement

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet et du client ?

Le métier s’exerce tout à fait différemment en France et dans les pays anglo-

saxons. C’est un vaste sujet qu’il faudrait prendre le temps d’aborder

part l’intitulé diffère selon les agences en France mais reste commun dans

Cherchez l’erreur ! D’autre part, les équipes projet ne

sont pas constituées de la même manière en France qu’aux États-Unis ou en Angleterre. Actuellement, je travaille avec la méthode Agile pour une entre- prise américaine avec plusieurs équipes dispatchées dans le monde entier (US, Inde, Roumanie, Ecosse, Canada). J’y travaille de manière intégrée mais complètement indépendante, je suis seule à faire ce que je fais et

j’ai donc autorité sur ce qu’on appelle l’UX  1 , l’UI  2 , je travaille de manière rapprochée (par mail et téléphone) avec les développeurs et avec les chefs de produit qui m’apportent les business requirements. À moi de faire les interviews avec les utilisateurs, analyser les besoins et les risques puis proposer une « design strategy », l’architecture d’information, le design des interfaces pour créer au final l’experience adaptée aux besoins. En agence, c’est tout à fait différent, car je travaille souvent en contexte d’appel d’offre où je dois concevoir un concept, les pages et modules clés en seulement 5 jours de manière complètement autonome, ce qui devrait être interdit ! Autre vaste sujet à débattre

d’une

les pays anglo-saxons

1 UX User Experience

2 UI User Interface

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Énormes ! Nombre de recruteurs ou entreprises en quête de l’UX designer ou de l’architecte d’information qui ne trouve personne à embaucher. Il est vrai

que ce métier ne se fait pas directement en sortant de l’école à moins d’avoir eu des expériences de travail avant ou pendant. Souvent personne n’est aussi à même de juger les qualités d’un UX en interne. Mais je crois qu’il faut créer notre métier en France donc je dirais que tous concepteurs dans l’âme qu’ils soient plutôt développeurs, intégrateurs ou graphistes, devraient se lancer dans l’architecture d’information et la conception de l’experience utilisateur qui marchent souvent ensemble. Même si au final, le métier est dur à imposer en interne, car on s’affronte à des querelles de pouvoir et à l’incompréhension du métier, il faut imposer cette nouvelle vision qui est éminemment liée au développement durable des projets et de l’économie des entreprises, ce n’est

pas seulement du design

Je pense qu’il est pratiquement obligatoire d’avoir

un UX dans son entreprise aujourd’hui. On est loin du compte ! Les perspectives dépendent aussi beaucoup de l’évolution des organisa- tions, le système des entreprises française très hiérarchisé où ni la trans- versalité ni le design de service ni l’esprit d’équipe ne sont intégrés dans la

culture d’entreprise n’aide vraiment pas à réaliser des projets de qualité. C’est pour cela qu’il y a de la place si on a envie de révolutionner un peu le conser-

vatisme à la française

Bon courage !

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir architecte de l’information ? Travailler en France dans ce domaine est difficile mais c’est une très bonne école, donc je conseille à chacun d’aller faire un tour à Londres où il y a beau- coup de travail pour des freelances pour connaître une autre manière de tra- vailler et s’inspirer de la créativité anglaise, la culture du design et des métho- des de travail appliquées par tous, et tout ça à 2h20 de Paris. Pour la veille technologique, c’est très utile de voyager et voir ce qu’il se fait ailleurs pour apporter des idées fraîches à vos clients. Puis finalement, j’ai utilisé beaucoup de mots anglais pour parler du métier car il n’y a pas d’équivalents pour l’instant, c’est preuve que les choses se passent vraiment là-bas pour l’instant.

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Chef de projet éditorial web

Par Arnaud Lacroix (WordAppeal)

« Les consultants éditoriaux de l’ère numérique doivent devenir des philosophes des données et explorer la métaphysique du contenu, en commençant par la question suivante : “Qu’est-ce que le contenu ?”. »

— Rachel Lovinger

En agence ou en régie chez le client, le chef de projet éditorial pilote la refonte ou l’animation éditoriale des supports de communication.

Ces supports peuvent être un site web institutionnel, un site produit, un intranet, une newsletter, un blog, etc. Il coordonne les parties pre- nantes du projet et s’assure de la qualité des livrables, du respect des délais et de la satisfaction du client. Il est doté d’une grande aptitude rédactionnelle : goût pour les mots et l’écriture, capacité à synthétiser, maîtrise parfaite de l’orthographe et de la grammaire, rigueur. Il développe une véritable capacité à faire avancer plusieurs dossi- ers simultanément, à anticiper les problèmes, à gérer les urgences, à trouver les solutions. Il joue un rôle de conseil et oriente le service, afin d’apporter des so- lutions, des améliorations, voire des recommandations innovantes. Il s’approprie la problématique du client. Le chef de projet éditorial doit s’interroger sur ce qui définit la nature d’un contenu dans le contexte des médias numériques.

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Chef de projet éditorial web

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Activités

Au niveau du design

Le chef de projet éditorial web assure la rédaction en chef des contenus quelle que soit leur forme (textuelle, vidéos, podcast, etc.). Il coordonne le travail des rédacteurs et des webmasters. Il identifie les besoins en contenu pour le projet, inventorie les contenus existants (inventaire de contenu) et signale les sources additionnelles nécessaires. Il passe en revue les contenus avec les équipes de l’entreprise cliente et valide la pertinence du canal de diffusion, les cibles et le planning de mise en ligne. Il s’assure auprès des parties prenantes du projet que les contenus demeurent pertinents au fil du temps et sont mis à jour régulièrement. Il veille à rendre les contenus conformes aux critères d’accessibilité.

Au niveau de l’équipe

Le chef de projet éditorial web évalue la charge de travail, planifie et assure le suivi de la production des contenus délégués aux rédacteurs web. Il définit les priorités de production, répartit les tâches et connaît le stade d’avancement du travail pour le communiquer au client. Il envoie les contenus en traduction et suit les étapes de validation avec le client. D’une manière plus vaste, il est souvent amené à prendre en charge le pi- lotage des différents prestataires externes réunis autour du projet. Il gère la relation avec le client et anime les comités éditoriaux. Il établit avec le client les process de validation des contenus. Il prend en compte les retours du cli- ent sur les livrables et les demandes de modifications. Il conduit le recettage éditorial de l’ensemble des pages avant leur mise en ligne.

Production éditoriale

Le chef de projet éditorial web assure la rédaction en chef des contenus quelle que soit leur forme (textuelle, vidéos, podcast, etc.). Il coordonne le travail des rédacteurs et des webmasters. Il identifie les besoins en contenu pour le projet, inventorie les contenus existants (inventaire de contenu) et signale les sources additionnelles nécessaires. Il passe en revue les contenus avec les équipes de l’entreprise cliente et valide la pertinence du canal de diffusion, les cibles et le planning de mise en ligne. Il s’assure auprès des parties prenantes du projet que les contenus demeurent pertinents au fil du temps et sont mis à jour régulièrement. Il veille à rendre les contenus conformes aux critères d’accessibilité.

Gestion de projet

Le chef de projet éditorial web évalue la charge de travail, planifie et assure le suivi de la production des contenus délégués aux rédacteurs web. Il définit les priorités de production, répartit les tâches et connaît le stade d’avancement du travail pour le communiquer au client. Il envoie les contenus en traduction et suit les étapes de validation avec le client. D’une manière plus vaste, il est souvent amené à prendre en charge le pi- lotage des différents prestataires externes réunis autour du projet. Il gère la relation avec le client et anime les comités éditoriaux. Il établit avec le client les process de validation des contenus. Il prend en compte les retours du cli- ent sur les livrables et les demandes de modifications. Il conduit le recettage éditorial de l’ensemble des pages avant leur mise en ligne.

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Chef de projet interactif

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer)

« La gestion de projet web est devenue un enjeu de succès crucial pour une grande diversité d’organisations. »

— Thomas J. Shelford, Gregory A. Remillard, Real Web Project Management, Addison-Wesley Professional, New York, 2002

Le chef de projet interactif est garant de la mise en œuvre complète de projets de design et de développement.

En fonction des contextes d’exercice du métier (en agence ou chez l’annonceur, par exemple), les rôles et responsabilités du chef de pro- jet interactif sont très variés. Son intervention comprend le management de l’équipe, des res- sources externes ou internes, le respect du budget, du calendrier (plannification), le suivi et l’attribution des tâches. Il veille également à la rentabilité du projet et à sa qualité globale. Il assure en permanence la relation avec le client. Il peut travailler pour différents clients et sur des projets aussi divers que des cam- pagnes d’e-mails marketing, des créations ou des refontes de sites web, des campagnes de publicité interactives. Le chef de projet interactif intervient aux différents moments clés :

en phase de cadrage, en phase de conception, en phase de produc- tion, en phase de recettage/livraison/clôture. Il peut être mobilisé dans la maintenance du site.

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Chef de projet interactif

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Activités

En phase de cadrage

Le chef de projet interactif définit avec le client le périmètre du projet et peut être amené à formaliser le cahier des charges, voire le brief de design. Il formalise des devis pour les nouvelles demandes du client, en explique les charges de travail associées. Il prépare et anime la réunion de lancement du projet (kick-off meeting). Il rédige un manuel d’organisation de projet (MOP) et met en place les comités de pilotage et les comités opérationnels. Il plan- nifie le calendrier du projet (planning). Le chef de projet interactif construit l’équipe du projet, assigne les respon- sabilités de chacun, et recense les besoins en ressources de production. Il sélectionne des prestataires et des freelances selon les besoins.

En phase de conception

Le chef de projet interactif développe une compréhension approfondie du métier de son client et de ses objectifs internes et externes. Il maîtrise à ce titre les méthodologies du design et du développement, et s’appuie sur ces connaissances pour définir l’utilisabilité des interfaces et leur faisabilité. Il anime des réunions de travail avec le client. Si dans l’organisation de l’agence il n’existe pas d’architecte de l’information ou d’ergonome, le chef de projet prend en charge la formalisation des story- boards et éventuellement les spécifications fonctionnelles, qu’il valide. Il peut jouer un rôle de conseil en formalisant des benchmarks concurrentiels et en formulant des recommandations.

En phase de production

Le chef de projet interactif prépare les différents types de réunions de suivi de projet. Il coordonne les différents intervenants et prestataires entre eux pour que chacun prenne connaissance de son périmètre d’intervention, de la méthodologie et des dates butoirs. Il détaille à l’équipe de production leurs tâches respectives et en assure Il s’assure que les priorités du projet sont clairement énoncées et comprises par l’équipe et s’efforce de faciliter la collaboration entre les intervenants. Il s’assure que les éléments produits correspondent à ce qui a été spécifié et argumente efficacement les propositions de design ou les recommanda- tions de l’équipe. Il prend en compte les retours du client sur les livrables, les demandes de modifications et les qualifie. Il gère ses attentes et priorise les demandes. Il suit le temps passé par les différents intervenants du projet. Il s’assure de la bonne qualité des livrables. Il évalue l’efficience des méthodes internes. Il diffuse les bonnes pratiques et les débriefs du client pour aider chaque membre de l’équipe à progresser. Il établit une relation de pairs avec les autres chefs de projet et collabore avec eux à améliorer progressivement la méthodologie de gestion de projet. Il gère la motivation des membres de l’équipe. Il résout les conflits et lève les blocages liés au projet.

En phase de recettage, de livraison et de clôture

Le chef de projet interactif suit le déploiement, met en place des tests et toute la démarche afférente. Il assigne les corrections à l’équipe, les requalifie si besoin et suit les modifications. Il s’assure que le client dispose de tous les livrables prévus. Il lui envoie tous les éléments permettant de clôturer le pro- jet (procès verbal de recette). Il organise, classe et archive tous les documents et ressources relatifs au pro- jet et réalise le post-mortem (analyse du décalage entre le cycle de vie ideal et le cycle de vie reel du projet).

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Designer et développeur d’applications riches

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Tran Nguyen Ngoc (développeur Flash)

« En participant à l’intégralité de l’expérience utilisateur, les designers peuvent créer une experience sensorielle riche, qui contribue à immerger et à encourager les usagers à devenir pleinement impliqués dans le site et son message… à travers l’immersion, l’usager expérimente le plaisir et la satisfaction :

des qualités positives qui seront transférées à votre marque. »

— Sharon Lee

Le travail d’un designer et d’un développeur d’applications riches est de conceptualiser, coder, et intégrer des contenus interactifs dans des pages web à travers des langages de programmation orientés objet (notamment Java, Ajax, ActionScript, etc.).

Ils créent des applications interactives à l’aide d’applications comme Adobe Flash, Flex, Director, Microsoft Silverlight (pour ne citer que les plus utilisées), pouvant dialoguer avec des bases de données et aisément paramétrables. Leur intervention permet de donner vie à des designs d’interface, imaginés avec le directeur artistique, dotés de possibilités interactionnelles riches. Ils collaborent étroitement avec les designers et les chefs de projet pour imaginer des projets de sites web, des campagnes de publicité interactives, des jeux, des animations, des CD-ROM, des interfaces de DVD et d’autres types de modules interactifs. Ils contribuent à chaque étape du travail de création, à la recherche du concept et aux story- boards jusqu’à l’implémentation du site.

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Designer et développeur d’applications riches

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Activités

Au niveau du design et de l’interactivité

Le design et le développeur d’applications riches créent des contenus in- teractifs ou des applications en utilisant à la fois la timeline du logiciel et la programmation. Ils intègrent des animations vectorielles ou de l’interactivité au sein de sites développés en HTML ou produisent des interfaces intégrale- ment développées sur une plateforme dédiée. Ils déterminent la faisabilité des concepts avec les autres membres de l’équipe design. Le cas échéant, ils arbitrent entre les contraintes techniques et les choix du design. Ils tran- scrivent et spécifient les interactions de l’utilisateur et le comportement de l’interface du concept à la mise en ligne du projet. Ils transcrivent les concepts créatifs et les cinématiques en animations vectorielles. Ils encodent, intègrent la vidéo et le son dans l’interface. Ils programment les éléments du projet en se fondant sur les spécifications fonctionnelles et la direction artistique aussi fidèlement que possible. Pour illustrer un concept, en particulier dans les phases d’avant-vente, ils produ- isent des prototypes fonctionnels à partir des fichiers sources du design et des indications fournies dans les documents de conception. Ils organisent les fichiers sources du projet et créent des composants réu- tilisables. Ils prennent en compte les problématiques d’accessibilité sur les plateformes de développement d’applications riches, ainsi que le référence- ment.

Au niveau de l’équipe

Le designer et le développeur d’applications riches informent et sensibi- lisent le client des possibilités et des contraintes du développement liées aux technologies. Ils contribuent à définir le besoin et les spécifications fonctionnelles des projets. Ils tissent le lien entre les designers d’interface et les ingénieurs pour l’intégration des applications web et pour équilibrer les exigences créatives avec les besoins techniques. Ils formalisent l’estimation de la charge de travail. Ils influencent la direction artistique et l’inspiration créative, technique et interactive. Ils travaillent directement avec les chefs de projet, estiment le temps passé sur les projets, et recettent les différentes étapes de program- mation.

Au niveau du développement

Le développeur d’applications riches établit l’architecture technique appro- priée pour l’application, fondée sur le périmètre du projet et ses spécifica- tions. Il développe et recette les fonctionnalités. Il intègre des fichiers XML et des scripts aux fichiers de développement. Il écrit et manipule les langages orientés objet et fait interagir l’interface avec les langages orientés serveur. Il identifie, documente, et anticipe l’application des meilleures pratiques (en termes de méthodologie, de standards de développement, de structure et de méthodes de test). Il assure la compatibilité de l’application avec différents systèmes d’exploitation et navigateurs. Il débuggue l’application et améliore la perform- ance et optimise le code.

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Designer de service

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Matthew Marino (designer de service, User Studio) Marine Rouit (designer de service, Attoma) Christophe Tallec (designer de service, Utilisacteur) Stéphane Vial (designer interactif et philosophe, Lektum)

« Le design de services s’intéresse à la fonctionnalité et à la forme des services du point de vue des clients. Il a pour objectif de s’assurer que l’interface du service est utile, utilisable et désirable du point de vue du client et efficace, performante et différenciante du point de vue du fournisseur. »

— Birgit Mager

Dans le design de services, qui s’appuie sur l’évolution historique d’une économie industrielle vers une économie de services, le résultat final du projet est une stratégie d’ensemble, mêlant produits et dispositifs immatériels (interfaces, relations humaines). L’intervention du designer de service se situe ainsi à l’échelle des systèmes.

En portant un regard sur tout l’écosystème du service, le designer scénarise le parcours de l’utilisateur et définit les différents points de contact, ainsi que le jeu des processus de co-production du service, entre utilisateur et fournisseur. Le service doit être conçu tant dans sa dimension frontale avec l’usager que celle réservée au fournisseur de service. À la différence d’autres disciplines du design, le design de service traite des interactions homme/homme et pas seulement des interac- tions homme/machine. Le designer de service met en œuvre un ensemble de méthodolo- gies qui lui permettent de comprendre le contexte et les personnes, de positionner le projet, d’explorer des concepts et des solutions, de sélectionner les propositions de design appropriées, de les matérial- iser et de les implémenter. Multi-disciplinaire par nature, l’activité de design de service fa- vorise (s’appuie souvent) sur la collaboration de professionnels issus d’horizons différents (sociologues, scénaristes, ergonomes, graph- istes, designer d’interaction, designers produit…etc).

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Designer de service

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Activités

Au niveau du design

Le designer de service comprend le lien entre un projet et sa réalité sur le terrain. Il peut adopter une démarche de co-conception avec les utilisateurs. Il met en évidence les besoins latents ou conscients des usagers, leurs at- tentes et leurs motivations. Il cherche à comprendre leurs valeurs, leur com- portement, etc. Il cartographie le contexte (économique, social, juridique, politique, his- torique, culturel…), afin de permettre à son client de mieux appréhender les contraintes et les ressources disponibles (technologiques, humaines, finan- cières…). Il explore les opportunités d’innovation en fonction des objectifs et des moyens du client. Pour cela, il met en oeuvre des méthodes et des outils : an- alyse de marché, benchmark, interviews d’utilisateurs, analyse en contexte, ethnographie, sondages Le designer de service et le client positionnent stratégiquement le projet en lui assignant un périmètre et des objectifs. Le designer de service définit quels éléments d’informations du contexte et quelles données peuvent être exploités et selon quelle méthodologie. Il s’assure que la stratégie définie correspond aux objectifs. Le designer de service développe des concepts. Il conçoit une expérience de service dans chacun de ses détails et dispositifs, en s’appuyant sur les étapes précédente et en particulier les éléments tangibles extraits de la prise en compte des utilisateurs. Il formalise des scénarios d’usage et élab- ore les points de contact (« touchpoints »), les interfaces nécessaires du service. Très souvent, celles-ci s’incarnent par des dispositifs multi-canaux (interactions clients en front-office, documents imprimés ou numériques, espaces de services).

Le designer de service sélectionne les idées les plus pertinentes et com- bine les concepts retenus, selon des critères spécifiques (technologiques, ergonomiques, juridiques…). La performance et la qualité des composants du service sont testées et mesurées, grâce à des prototypes. Différentes méthodes et outils peuvent être envisagés : tri de carte, personas, analyse experte, étude de faisabilité, analyse des tâches, etc. Le designer de service développe, spécifie et implémente les propositions retenues, les prototypes et la méthodologie : il rend tangible le projet et ne se limite pas à produire des concepts. Il formalise un document qui détaille le fonctionnement du service.

Au niveau de l’équipe

Le designer de service travaille au sein d’une équipe pluridisciplinaire. Il co- ordonne et facilite des sessions de brainstorming ou des ateliers de travail avec l’équipe projet et avec les clients. Il s’appuie sur des experts pour définir quels sont les concepts les plus ju- dicieux et pour leur donner corps. Il délègue la réalisation des points de con- tact et collabore avec d’autres métiers : sociologues, designer d’information, designer d’interaction, graphistes, développeur, etc.

Au niveau du client

Le designer de service peut intervenir soit en tant que prestataire extérieur, soit en tant que collaborateur intégré à une entreprise, un organisme, une collectivité. Dans les deux cas, il doit parfaitement comprendre la culture et le métier de la structure. En tant que prestataire extérieur, il collabore suiv- ant le périmètre d’un projet avec un ou plusieurs services concernés. Son in- tervention implique parfois des changements organisationnels. En tant que designer intégré dans la structure, il contribue à la diffusion progressive des méthodologies du design de service au sein des équipes de conception de services.

Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Designer de service

Toute reproduction, diffusion, reprise partielle ou totale interdite sans l’autorisation écrite de *designers interactifs*

Dans l’étape de sélection des concepts, le designer de service implique les décisionnaires autant que possible. Le designer de service facilite la com- préhension des idées et des concepts par les équipes multidisciplinaires et le client en adoptant une démarche de visualisation, en cartographiant les processus et en illustrant les scénarios potentiels. Il fournit ainsi une base de discussion plus concrète grâce à des dessins, des montages vidéo, des prototypes… Il peut simuler l’expérience du service à travers différents scénarios d’usage pour en tester le fonctionnement. Les projets de design de service aboutissent parfois à une mutation ou à une évolution des structures et du fonctionnement de l’entreprise. C’est pour- quoi le designer de service soulève des problématiques liées à l’organisation de l’entreprise et est amené à anticiper la conduite du changement. Le designer de service indique aux équipes du client comment mettre en œuvre chaque composante du projet.

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Designer d’information

par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Olivier Marcellin (Textualis)

« L’information préfigure la signification. L’information correspond à des données placées en contexte, pensée en termes d’organisation et de forme. »

— Nathan Shedroff

Le designer d’information se trouve au carrefour de plusieurs disciplines du design : design graphique, design d’interface, architecture de l’information, facteurs humains . il dresse la synthèse de leurs différents apports pour résoudre des probléma- tiques complexes mettant en jeu la transmission efficiente de l’information.

Le design d’information ne doit pas être confondu avec l’architecture de l’information, dont l’objectif est de décrire la structure de l’information et de modéliser un site web. Le designer d’information apporte à la fois des solutions graphiques, rédactionnelles et structurelles pour trans- mettre un message avec clarté, efficacité et apporter des interactions attrayantes. Il définit, organise et créé les représentations appropriées pour ex- primer le contenu d’un message, en lien avec son contexte, les objec- tifs de l’émetteur et les besoins des usagers. Le designer d’information observe la façon dont les usagers répondent à l’information, comment elle est perçue, comprise et assimilée. Il cherche à comprendre tous les facteurs qui permettent son traitement et son intelligibilité, afin d’élaborer les solutions les plus adaptées.

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Édition 2011-2012

Designer d’information

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Activités

Au niveau du design

Le designer d’information intervient sur des supports aussi différents que des formulaires, des documents légaux, des interfaces, des modes d’emploi, etc., afin de proposer un usage de l’information plus accessible, plus sig- nifiant. L’intervention du designer d’information permet d’équilibrer les besoins de l’émetteur du message et de l’usager, afin de satisfaire les intérêts économiques, esthétiques et la facilité d’usage. Il définit la structure et imagine les représentations visuelles appropriées pour rendre intelligibles des données complexes. Il envisage la démarche de sélection, de structuration et de formalisation de l’information en relation avec le contexte, les objectifs, les capacités, l’expérience et les préférences des usagers. Le designer d’information adopte une démarche inter-disci- plinaire, qui nécessite une combinaison de compétences en design graph- ique, rédaction, facteurs humains et design d’interface. Il pratique notam- ment la typographie et le design graphique pour définir la structure et les représentations adéquates de l’information.

Au niveau de l’équipe

Le designer d’information communique à toutes les personnes prenant part au projet la stratégie et les livrables. Il collabore avec une variété d’intervenants : des chefs de projet éditorial, des architectes de l’information, des designers sonores, des designers d’applications riches et des développeurs Front-Office… Il organise des sessions de brainstorming. Il informe le chef de projet des éléments qui pourraient affecter le calendrier ou le déroulement du projet. Le designer d’information garantit pour l’équipe la qualité des livrables pen- dant leur production.

Au niveau du client

Le designer d’information s’approprie la problématique du client et du sec- teur d’activité dans lequel il travaille. Il présente au client les livrables qu’il a élaborés pour répondre à la problématique ; il argumente les choix du design. Il conduit des réunions de travail avec le client afin de rassembler les informa- tions nécessaires à l’avancement du projet. Il prend en compte les remarques du client et y donne suite de manière appropriée, notamment les demandes de modifications et la mise à jour des livrables. Il explique et promeut la discipline du design d’information, notamment son processus et met en évi- dence ses apports auprès du client.

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Édition 2011-2012

Designer d’interaction

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Christian Egéa (designer d’interaction) Alexandre Tonneau (designer d’interaction)

« Le design d’interaction est une discipline qui s’attache à définir la forme et le comportement des produits, des services et des systèmes interactifs. »

— Kim Goodwin

En étroite collaboration avec les membres d’une équipe aux compétences transversales, le designer d’interaction évalue les besoins fondamentaux qui définissent un produit, qu’il s’agisse d’un terminal mobile, d’un site web, d’un logiciel, d’un objet interactif ou d’un service.

Dans le but de faciliter l’utilisation du produit et d’optimiser l’expérience utilisateur,ledesignerd’interactiondisposedetouteunegammed’outils de modélisation qui lui permettent d’explorer différentes hypothèses conceptuelles : représentation des flux des tâches de l’utilisateur et de l’interaction, maquettes d’interfaces utilisateurs, etc. En outre, le designer d’interaction est garant du comportement d’un produit – comment le produit agit ou réagit face à l’utilisateur. Les dé- tails de la scénarisation de ce comportement et de sa représentation sont formalisés par un document de spécifications qui sert ensuite de fil conducteur pour la production et le développement. Le cœur de métier d’un designer d’interaction est constitué de plus- ieurs activités distinctes : design produit (définition des principes d’in- teraction et des concepts à l’échelle du produit), design d’interaction (à l’échelle des fonctions), design d’interface (à l’échelle des composants), architecture de l’information/conception (structuration des contenus et principes de présentation).

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Designer d’interaction

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Activités

Au niveau du design

Le designer d’interaction conduit ou exploite des recherches sur les utilisa- teurs et les parties prenantes d’un projet. Il définit les besoins des utilisateurs par l’analyse de tâches spécifiques (objectifs des utilisateurs, motivations, etc.). Il évalue l’utilisabilité des fonctionnalités – existantes ou nouvelles – et propose des améliorations si nécessaire. En collaboration avec l’équipe de développement, il identifie les besoins technologiques d’un projet. Il véri- fie la qualité des livrables pendant leur production. Il élabore ou valide des story-boards avec le chef de projet. Le designer d’interaction définit la méthodologie et formalise la docu- mentation. Il collabore à la préparation, la rédaction des compte-rendus et l’interprétation des tests utilisateurs. Il brainstorme avec les équipes du produit et d’ingénierie. Il collabore au développement de prototypes pour mener les tests utilisateurs. Il oriente le design, inspire les clients et suscite l’adhésion au sein de l’équipe par la formalisation des besoins, la conception de personas et de scenarii. Il réalise des storyboards selon différents degrés de réalisme (« basse fidé- lité », « haute fidélité »), modélise les interactions, élabore des diagrammes conceptuels, des maquettes et des prototypes afin de communiquer de manière efficace les idées en termes de représentation visuelle et de compor- tement pour l’interface. Il rédige des spécifications fonctionnelles détaillées. Le designer d’interaction conçoit une interface, un service, un produit, etc. Il analyse les interactions entre les utilisateurs et les systèmes informatiques. Il analyse et synthétise le résultat des recherches sur des concepts et des prototypes. Il simplifie les systèmes complexes en proposant des représenta- tions adaptées.

Il propose des solutions non seulement fonctionnelles mais porteuses de sens sur le plan émotionnel. Il met en perspective les relations struc- turelles, organisationnelles, fonctionnelles, sensibles et économiques d’un produit et réalise des maquettes interactives grâce à un outil de prototypage (papier, Flash, Visual Basic, HTML, etc.). Il teste et affine le design selon un processus itératif.

Au niveau de l’équipe

Le designer d’interaction collabore étroitement avec les équipes marketing, les chefs de produit et l’ingénierie afin de définir le positionnement d’un pro- duit. Il traduit les besoins en spécifications fonctionnelles exploitables par une équipe de développement. Il collabore avec les designers graphiques pour une traduction visuelle en adéquation avec les objectifs de l’expérience utilisateur.

Au niveau du client

Le designer d’interaction intègre les besoins commerciaux et techniques comme paramètres du design et s’attache également à traduire dans les choix les différentes relations qui permettent d’obtenir une meilleure coherence, une meilleure éthique sociale et environnementale. Dans le recensement des besoins, il attribue un ordre de priorité en adéquation avec le design afin de dégager une solution qui réponde à la fois aux besoins des utilisateurs et aux objectifs commerciaux. Il présente oralement, par écrit et visuellement les livrables pour expliciter les choix du design et le rend convaincant.

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Édition 2011-2012

Designer d’interaction

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Crédit photo : Hélène Jayet
Crédit photo : Hélène Jayet

Interview de Saran Diakite

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Diplômée de l’Ensci – Les Ateliers à Paris, j’exerce le métier de designer depu- is plus de dix ans en France et à l’étranger. Un premier projet de logiciel de création musicale, puis un mémoire sur l’éducation sonore et enfin un projet de diplôme sur le thème du « musée du son » (en collaboration avec le CNAM et l’IRCAM), initient une double pratique de design sonore et d’interaction. Cinq années en freelance suivies de sept années en agence de design, m’ont amené à travailler dans de nombreux secteurs d’activités, principalement pour les laboratoires de recherches de groupes industriels tels que : Thom- son, FranceTelecom, EDF, Fagorbrandt, Alcatel Lucent, Dassault Systemes, Eiffage, Bouygues…

Sur quel type de projets intervenez-vous ? Souvent en situation de conduite du changement, mes projets au sein des agences Plan Créatif, BETC Design (ex. Absolut Design) puis 3 e Œil m’ont peu à peu introduite dans le monde du management de l’innovation par l’expérience utilisateur. Les projets y sont généralement confidentiels. Les problématiques d’usage abordées peuvent être très ambitieuses et variées :

vivre à Strasbourg et à Marseille entre 2030 et 2050, donner accès sim- plement à des milliers de radios, faire découvrir tous les métiers au jeune public, réinventer la télé, prototyper une nouvelle plateforme de santé pub- lique… Il peut également être question de la refonte d’un site web ou du développement d’une application tactile.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Le marché des services interactifs a fortement transformé les lois de l’industrie en s’adressant non plus à tout le monde mais à chacun. Ce qui caractérise donc le métier de designer d’interaction, ce n’est pas sa technicité, pré requis mini- mum, mais bien de savoir placer l’utilisateur au cœur de son approche pour lui proposer des services à la mesure de ses usages, des produits au comporte- ment contextuel, bref de véritables expériences de vie.

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Édition 2011-2012

Designer d’interaction

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Avec iTunes et son iPhone sur le marché, le mythe de la magie de Noël, où différents acteurs de la chaîne industrielle se synchronisent pour apporter les cadeaux au pied du sapin en quelques secondes, semble s’être réalisée. Plus que des compétences, ce changement de paradigme réclame une nou- velle attitude. Dès lors comment répondre au challenge que représentent ces coproductions interactives ? • Premièrement avec humilité et considération ; les designers d’interaction sont avant tout des hommes de l’ombre qui travaillent en équipe pluridis- ciplinaire, en collaboration étroite avec leurs clients au bénéfice des utili- sateurs. • Ensuite avec ouverture et esprit d’analyse ; le problème comme la solution se situent rarement là où l’on pense, il faut donc remettre en question l’existant pour comprendre avant de chercher à résoudre. Dans le cas d’un téléphone ou d’un réveil, travailler l’interface graphique au lieu de l’interface sonore n’est pas toujours la meilleure solution. • Enfin avec performance et pertinence ; traduire de nouvelles politiques in- dustrielles en expériences innovantes et rentables ne peut pas s’improviser. Au-delà des objectifs de succès commerciaux, certains centres de design intégrés tels que Decathlon (Oxylane) ont démontré que tenir une place stratégique nécessitait notamment la création de méthodes d’évaluation et de valorisation du design au sein même de l’entreprise.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? Tout d’abord, j’interviens en amont dans la rédaction des propositions méthodologiques, techniques et financières en réponse aux commandes et appels d’offre. Puis, je propose la constitution des équipes projets et le recrutement des ressources externes. Dans une logique d’anticipation des usages et des technologies, je fais de la veille au sens large et j’anime régulièrement des workshops pluridisciplinaires en interne et avec les cli- ents. En tant que directrice de création, j’oriente la synthèse créative des problématiques d’innovation soulevées en workshop vers une meilleure scénarisation des usages de demain. Enfin, dans les phases de produc- tion ou de spécifications techniques, je contribue à créer un dialogue plus

intelligent entre l’homme et ses services et j’observe les utilisateurs derrière des vitres sans teint dans un souci d’amélioration continue de leurs expéri- ences interactives. Par ailleurs, j’essaie de participer au développement de la profession en consacrant une partie de mon temps à l’enseignement de la conception in- teractive dans les écoles (Primaire, Stratecollege, Ensci – Les Ateliers).

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Mon métier n’existait pas lorsque je suis sortie de l’Ensci –Les Ateliers, il n’y avait pas de formation, à l’époque tout était à faire. Depuis le développement intensif de la mobilité numérique (téléphonie mobile, musique digitale, ordi- nateurs portables, etc.) provoquant la miniaturisation des composants élec- troniques a relevé le niveau d’exigence du public vis-à-vis de tous les produits technologiques. Peu à peu l’habitat s’est peuplé d’objets communicants, ac- cessibles, beaux, intelligents (mac, ipod, jeux vidéo, nabaztag, écrans tac- tiles, 3D). Si le designer d’interaction participe activement à la création de cet émerveillement quotidien, « l’objet » même qu’est l’interaction et la rupture comportementale qu’il contient se trouve très souvent dans l’ombre de la technologie qui l’embarque. Celle-ci masque le fait que l’interaction néces- site un réel travail de conception. En ce sens, ce métier gagnerait à sortir de l’ombre pour se faire connaître du grand-public. Il y a également beaucoup à apprendre de ces autres magiciens invisibles que sont les développeurs, les motion designers et les game designers spécialistes de l’immersion. À l’aube de l’internet des objets : « puces, logiciels, nouveaux matériaux, télécom- munications, vont envahir la moindre situation de notre vie quotidienne. Plus que des fonctionnalités, les objets vont désormais avoir des compor- tements » annonce Dominique Sciamma, directeur R&D de StrateCollege. Si bien que le design d’interaction devient aujourd’hui incontournable, les perspectives d’évolution de ce métier sont donc exponentielles.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir designer d’interaction ?

Apprentis designers d’interaction, ne vous laissez pas griser par la starification toute nouvelle que certains font de notre métier.

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Notre profession souffre énormément des idées reçues. En voici quelques unes sur le designer d’interaction, témoignage d’un combat quotidien :

• Il prédit l’avenir Non, il étudie l’évolution des usages et des technologies, il est en état de veille permanente.

• Il dessine des choses « sexy » Non, il formalise des outils d’aide à la décision qui permettent aux utilisa- teurs de se projeter dans de futurs comportements d’usage et aux clients de faire des choix stratégiques.

• Il connaît la recette secrète de l’effet « waou » Non, à chaque problématique, ses enjeux, sa démarche et ses leviers d’inno- vation.

• Il suit ses intuitions Non, il se nourrit d’expériences, et crée principalement des maquettes phy- siques ou virtuelles, supports de tests utilisateurs, dont les évaluations valideront (ou non) les propositions créatives qui seront développées par la suite (ou pas).

• Il choisit la solution la plus rapide Non, il privilégie la meilleure expérience. Celle qui sera acceptée et plébis- citée par les utilisateurs, celle qui liera durablement utilité et utilisabilité, identité et émotion… Ce qui peut prendre du temps.

• Il travaille seul Non, il collabore en co-conception avec une équipe pluridisciplinaire com- posée d’ergonome, de graphiste, de développeur, d’électronicien, d’ingénieur, d’utilisateur, de client, etc.

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OBSERVEUR DU DESIGN 12

etc. 42 AAAAA BBBBB CCCCC DESIGN OBSERVEUR DU DESIGN 12 L’APCI présente plus de 180 réalisations

L’APCI présente plus de 180 réalisations à la Cité des sciences et de l'industrie, La Villette, Paris. Du 9 novembre 2011 au 11 mars 2012

180 réalisations à la Cité des sciences et de l'industrie, La Villette, Paris. Du 9 novembre
180 réalisations à la Cité des sciences et de l'industrie, La Villette, Paris. Du 9 novembre
180 réalisations à la Cité des sciences et de l'industrie, La Villette, Paris. Du 9 novembre

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Édition 2011-2012

Designer sonore

par Xavier Collet (designer sonore) Sacha Gattino (designer sonore)

« La musique commence là où s’arrête le pouvoir des mots. »

— Richard Wagner

Le designer sonore exerce des activités ayant pour point commun la création sonore appliquée. Comme le designer graphique et industriel, le designer sonore articule fonction et esthétisme.

Il peut déterminer en amont des objectifs de plusieurs ordres : ergon- omie, mémorisation d’un message publicitaire, signalétique sonore, feedback utilisateur, identité, etc. Les applications du design sonore sont diverses, de l’industrie au- tomobile au cinéma, en passant par l’art contemporain. Le métier de designer sonore pour le Web demeure en définition, tant sa pratique est récente et hétérogène. Sur internet, on observe des attitudes très diverses :

1) absence pure et simple de sons, soit par omission, soit en raison de la nature, de la technologie ou de l’architecture du site ; 2) présence de sons, sous la forme de boucles musicales en arrière- plan, ou liés à la navigation, aux animations et aux choix opérés par l’utilisateur ; 3) expérimentations artistiques : musique générative, installations sonores virtuelles (voir Edo Paulus <www.eude.nl>), synthèse sonore et traitement audio avec Flash (voir André Michelle <www.andre- michelle.com>).

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Designer sonore

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Activités

Au niveau du design et de la technique

Le designer sonore observe l’actualité et connaît l’histoire musicale, sonore, technologique, dispose d’une ouverture/approche transversale de la créa- tion multimédia, des arts visuels, des arts vivants et du design. Il crée des sons et des musiques à l’aide d’outils de studio (mixage, effets, prise de sons, synthèse sonore, électro-acoustique, jeux d’instruments vir- tuels, acoustiques, électroniques…). Il propose une charte sonore et des maquettes au client en fonction du brief initial et des itérations successives. Il adapte le contenu sonore à l’espace, au contexte et aux modalités de diffusion (sphère privée/publique, espace réel/ virtuel, usage personnel/professionnel, utilité/distraction…). Il organise une veille artistique et technologique. Pour le Web, un designer sonore gère les modalités d’apparition, de récurrence et de transition des sons. Elles dépendent notamment du type d’expérience proposée et des solutions permises par la technologie du site (Flash, HTML, JavaScript…). Il teste l’interface afin de corriger les volumes et les panoramiques (place dans l’espace stéréophonique) respectifs des éléments sonores, les récur- rences d’apparition, les modalités d’enchaînements des sons (dans le cas d’une musique générative). Il intègre et encode dans l’interface des fichiers audio dans les formats spécifiés (MP3, AAC, OGG, etc.). Il adapte le débit (bit rate) aux contraintes du site (capacités de transfert côté serveur) et en fonction du public visé (côté client). Il effectue des tests sur plusieurs systèmes d’exploitation et navigateurs web.

Au niveau du client

Le designer sonore établit un brief créatif appliqué au design sonore. Le vo- cabulaire musical et sonore étant rarement partagé, il est courant de recour- ir à des valeurs et références extra-musicales pour communiquer efficace- ment : sentiments, métaphores, descriptions synesthésiques. Il écoute, observe et réagit au gré de l’évolution des étapes du projet. Après validation du client, il remet un support dit « master » comprenant les fichiers audio non compressés.

Au niveau de l’équipe

Le designer sonore établit avec le client et le directeur artistique un « cahier des charges sonore » associant les pré-requis techniques et créatifs (type de média, formats audio, mono/stéréo, linéaire/génératif, durées et modal- ités des rapports entre l’espace de présentation et les sons, interaction ou pas…). Lors de la phase d’intégration, il est en contact permanent avec le développeur afin de préserver les choix créatifs et d’optimiser les temps de chargement pour une « transparence » maximale.

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Édition 2011-2012

Designer sonore

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Les champs d’application du design sonore

Le designer sonore pour l’industrie automobile cherchera par exemple à renforcer le sentiment de sécurité perçu lors d’une fermeture de portière. L’habillage sonore d’un tramway devra créer un climat propice à l’annonce de la prochaine station (mettre le voyageur en situation d’éveil perceptif). La charte sonore d’une radio ou d’une émission devra être facilement iden- tifiable et porteuse des valeurs, de l’identité qui lui sont propres. Le travail sonore dans l’industrie se focalise parallèlement sur la réduction du niveau de bruit produit par l’utilisation d’un objet. Des ingénieurs acousticiens in- terviennent ainsi sur le choix des matériaux et de leur utilisation (matériaux absorbants, pièges à son). Les objets électroniques du quotidien laissent une place croissante au design sonore : citons Nabaztag, le lapin communiquant multifonctions (de- sign sonore de Jean-Jacques Birgé), mais aussi les téléphones portables, les réveils matin… Au cinéma, un grand nombre de sons ne sont pas issus du lieu de tour- nage mais recréés pendant la post-production, afin d’en isoler certains et d’amplifier les effets ressentis (lire les ouvrages de Michel Chion, à ce sujet). Louis Dandrel parle du cinéma comme étant le « révélateur du design so- nore ». En effet, une prise de son naturelle ne suffit pas toujours : les sons demandent à être corrigés, magnifiés, filtrés selon les effets scénaristiques ou dramatiques souhaités (illustration, renforcement, contradiction…). Dans le contexte du jeu vidéo, le design sonore est essentiel car il y joue plusieurs rôles simultanés : ambiance musicale, environnement sonore vir- tuel immersif, feedback sur l’action effectuée (coup, sort jeté, tirs…) et élé- ment de l’interface et des menus. De plus, la nature interactive et non linéaire du jeu ajoute une dimension aléatoire et parfois générative qui rendent sa mise en œuvre difficile mais passionnante.

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Édition 2011-2012

Développeur front-office

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Vivien Ripoche (développeur)

« Une image vaut mille mots. Une interface vaut mille images. »

— Ben Schneiderman

Le développeur front-Office transforme les maquettes d’interface fournies par l’équipe réative en gabarits (X)HTML et en feuilles de styles (CSS : Cascading Style Sheet) pouvant s’afficher dans un navigateur web, pour des applications alimentées en contenus par des bases de données.

Il conçoit, code et gère l’interactivité des pages selon des méthodes de programmation orientées client et serveur. Il échange avec les design- ers pour les aider à comprendre les contraintes ainsi que les opportu- nités liées aux techniques. Il étudie les sites web existants et y intègre de nouvelles pages, les feuilles de styles et les conventions d’ergonomie. Le développeur front- office est responsable de l’intégration du contenu dans les gabarits HTML ou le système de gestion de contenu (CMS), de l’application des styles et des conventions d’interactivité nécessaires.

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Développeur front-office

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Activités

Au niveau du design

Le développeur front-office participe à l’ensemble du processus créatif. Il tra- vaille avec des orientations graphiques établies par le directeur artistique interactif et le webdesigner et traduit les maquettes graphiques en fichiers HTML, avec des feuilles de style (CSS) optimisées pour différents navigateurs ainsi que pour l’impression. Il développe des prototypes fonctionnels pour la présentation de concepts et des tests utilisateurs. Il traduit le compor- tement de l’interface utilisateur, pour des interactions complexes, avec des langages orientés client comme Ajax et JavaScript. Il apporte des recommandations pour améliorer l’utilisabilité à partir des techniques de développement orientées client et sa connaissance des in- terfaces. Il intègre des interfaces conformes aux normes d’accessibilité (section 508 aux États-Unis et Accessiweb en France). Il optimise les im- ages pour obtenir la meilleure vitesse de chargement. Il fournit des éléments graphiques pour la mise à jour des pages.

Au niveau de l’équipe

Le développeur front-office effectue la liaison entre les designers et les dével- oppeurs du back-office. Il échange avec les directeurs artistiques et les de- signers pour s’assurer que le design peut être accompli dans le cadre des spécifications techniques. Il fournit un avis consultatif à l’équipe design pour améliorer l’expérience utilisateur du projet, en utilisant les technolo- gies orientées client. Il contribue à améliorer la méthodologie et participe à l’élaboration du calendrier, à l’identification et l’anticipation des problèmes et des risques et communique sur l’état d’avancement des livrables aux person- nes participant au projet.

Au niveau du client

Le développeur front-office participe à la phase de spécifications fonction- nelles, à l’intégration, au développement, aux tests, et au déploiement d’un site ou d’une application. Il code à la main des pages web utilisant les lan- gages HTML, DHTML, et JavaScript. Il crée, teste et intègre des mises à jour sur des pages statiques et dynamiques. Il implémente les éléments multi- médias telles que les animations Flash, les images ou encore les podcasts. Il reconnaît et résoud les problèmes de conception graphique. Il assure la compatibilité entre les plateformes et les navigateurs. Il contribue à formal- iser les spécifications techniques. Il participe à l’intégration et à la migration des contenus dans l’outil d’administration. Il développe des éléments d’interfaces réutilisables et des gabarits-types.

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Développeur front-office

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Germain Guglielmetti Quel est votre

Interview de Germain Guglielmetti

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles)

• Bac littéraire (!)

• DUT services et réseau de communication.

• Concepteur réalisateur multimédia aux Gobelins, 2 ans en alternance.

J’ai travaillé en agence et SSII pendant 4 ans en tant que développeur back- end puis responsable des développements, avant de m’établir en free-lance depuis 2007.

Sur quel type de projets intervenez-vous ? 70 % de ma clientèle est composée d’agences de communication, je m’adapte donc à leur envergure. La plupart du temps il s’agit de travailler sur des sites, mini-sites, intra/extranet, sites mobiles. Et on ne travaille pas que pour les grands noms ! Beaucoup d’agences ont des clients méconnus, mais leurs exigences sont très pointues. Leurs projets web sont souvent les plus complexes et formateurs. D’après mes timesheets, 20 % de mon temps est consacré à la gestion de projet, 55 % à l’intégration, 20 % en back-office.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Il faut une culture internet, c’est-à-dire des connaissances qu’on n’apprend pas dans les écoles. En clair, être autodidacte avec un sens aigu de la tech- nique. Suivre et pratiquer les tendances, même pour des projets non-com- merciaux. Contrairement à l’idée reçue il n’est pas nécessaire d’être doué en maths, ce que l’on utilise c’est l’esprit logique. Il faut aimer se prendre la tête, parfois littéralement. Sans être forcément bidouilleur, ne pas négliger l’aspect hardware. Côté client, je n’oublie pas : c’est sur le poste des utilisateurs finaux que sera vu mon travail. Il faut donc comprendre comment les dispositifs d’affichage calculent le rendu pour savoir les nourrir sans bugs. Et disposer d’un panel de machines pour tester son code dans tous les cas de figure.

Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Développeur front-office

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Côté serveur, il est bon ton d’avoir des notions de performance (hits, répar- tition de charge, threading…), pour anticiper la charge de l’hébergement. Connaître les requêtes basiques sur une database permet de structurer et optimiser son code HTML et ses requêtes Ajax en fonction des données qu’ils vont recevoir. De façon générale se tenir au courant des bonnes pratiques, en lisant et expérimentant. En dehors de la technique, le développeur front va forcément travailler avec équipe : des créatifs en amont, des développeurs back-end en aval, des chefs de projet au fil de l’eau. Il n’est pas rare que le métier empiète sur le métier des autres (on peut considérer que c’est une bonne pratique). Il faut savoir se mettre dans leurs baskets : ne pas être un Photoshop-killer, mais connaître les bases (ceci s’apprend en DUT par exemple). Ne pas être un programmeur chevronné, mais avoir déjà suivi des tutoriels jusqu’au niveau « avancé ». Travailler avec une équipe n’est pas travailler en équipe. Le développeur front est souvent autonome, donc il faut savoir se documenter, et si possible s’entourer de collègues ou contacts dans le même secteur d’activité. Enfin, comme pour les développeurs back-end, les front-end doivent savoir écrire (de la documentation) et communiquer (sur leur avancement) pour ne pas briser la chaîne de production.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? Fondamentalement, le développeur front-end transforme les PSD en pages web interactives. Il y intègre tous les éléments de base et multimédia uti- lisables par l’utilisateur final. Avec du faux-textes et de fausses images, il prépare le terrain aux développeurs back-end qui vont y brancher les vraies données. Certains font aussi des petites animations, des bannières de pub, person- nellement en tant que freelance je connais mes limites sur les techniques d’animation mais je connais des Flasheurs qui font du « dév. front » full Flash. Certains utilisent même encore Director pour faire des bornes interactives !

Au quotidien :

• En interne, je remonte aux story-boarders les évolutions techniques : que peut-on faire, ne pas faire, les compatibilités, quel est l’état de l’art.

• J’indique aux chefs de projet le niveau de difficulté de programmation de l’interface, pour estimer une durée d’intégration. Souvent, je fais remarquer les incohérences :

– « Tiens, il n’y a pas de bouton “Valider” sur ton formulaire » ;

– « Tiens, on peut s’identifier mais pas s’inscrire » ;

– « Tiens, ce menu en rollovers ne peut pas marcher sur les tablettes, où l’état roll n’existe pas » ;

– « Tiens, tu n’as pas story-boardé les pages d’erreur », etc.

Dans un monde idéal, quoique rare pour cause d’égo et de budget, le DA s’enquière du degré de faisabilité de ses idées auprès du dévéloppeur front- end. S’en suivent un nombre plus ou moins élevé d’allers-retours avec les graphistes en fonction de la méticulosité avec laquelle ont été réalisées les maquettes. Je dois parfois chercher des éléments chez des freelances employés par les clients de mes clients, ça peut créer des situations co- casses

• Lorsque je ne joue pas ce rôle moi-même, je suis en contact permanent avec les chefs de projets dans la mesure où mes pages sont attendues de pied ferme par les développeurs back-end, qui ont eux-même communiqué un cahier des charges et des deadlines. J’ai quelques expériences de con- frontation, où je suis le seul à comprendre ce que dit le prestataire de mon employeur, et je dois faire la traduction, voire me défendre.

• Une fois le développement back-end terminé, c’est le développeur front-end que l’on rappelle pour résoudre les bugs d’affichage. Dans ce cas aussi il est fréquent de traiter directement avec les techniciens d’autres sociétés, voir avec les freelances d’un sous-traitant. Généralement « entre développeurs, on se comprend » et les choses vont vite. Généralement.

• Lorsque le site est en ligne et que l’agence sabre le champagne avec son cli- ent, le développeur front-end est le seul (avec les secrétaires de rédaction) à ne jamais être remercié. Ne choisissez pas ce métier pour la gloire, mais prenez du galon dans l’ombre.

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Développeur front-office

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Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? J’aimerais d’abord rectifier une injustice : il est erroné de considérer ce mé- tier dans le bas du panier, alors que pour les raisons évoquées plus haut le rôle du développeur front peut être aussi crucial que celui des autres. D’ailleurs, « faire du front-end » peut déjà être le fruit d’une évolution à partir d’une expertise en back-office (ce qui est mon cas). Le parcours classique pour les profils techniques est de jongler avec le back et le front, et se stabiliser dans une niche plaisante, par exemple : le dévelop- pement d’interfaces pour les smartphones ; le mash-up avec les API des ré- seaux sociaux ; l’accessibilité certifiée, etc. J’en connais aussi qui évoluent vers la TMA (tierce-maintenance applicative), ce sont des serial-débuggueurs. Certains graphistes sont de très bons intégrateurs (double-compétence). Mais faute de temps il faut généralement choisir pour se évoluer en tant que spécialiste, lire dans ce cas l’interview de Florent Desjardins page 116 pour le métier de webdesigner, ou de Anthony Boutet page 64 pour le métier de développeur web. Les meilleurs gestionnaires peuvent être chefs de projets, mais c’est ambigu :

est-ce une évolution ou une régression ? En combinant l’expérience tech- nique et l’expérience de gestion, le Graal est le poste de directeur tech- nique : superviser le projet d’amont en aval, en coordination étroite avec les pôles vente, production, et support. Inconvénient paradoxal : on s’éloigne alors de la programmation, au risque d’être largué. N’oublions pas que le manque de reconnaissance chronique peut aussi en conduire certains, à l’instar des anti-héros de « L’Open-space m’a tuer », à tout plaquer.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir dévelop- peur front-office ? Pour trouver du travail et durer, vous devez mettre en rapport votre niveau de compétence avec le niveau de qualité exigé par votre employeur. Cer- tains intégrateurs sont plutôt médiocres mais réalisent quantité de sites à la chaîne (cela peut convenir aux débutants ou à ceux qui n’ambitionnent pas les postes à responsabilité), parce qu’ils sont dans des SSII/agences où la qualité n’est pas prioritaire. Ces boîtes ne sont pas forcément mauvaises, mais pour comparer on peut dire qu’en matière d’intégration des boîtes font

du hard-discount et d’autres sont des coopératives bio. Évidemment dans la coopérative bio, on paye le producteur plus cher Plus votre niveau d’expertise grandi, et je le répète ces compétences-là ne sont pas académiques, plus vos projets seront passionnants. Comme dans tous les métiers c’est un processus long, ne vous découragez pas.

www.ashorlivs.fr

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Développeur web

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Vivien Ripoche (développeur web) Julien Strulens (développeur web)

« Que cela soit dans la conception ou dans la programmation, les membres de l’équipe doivent faire preuve d’innovation en imaginant des solutions visionnaires pour répondre à chaque problématique. »

— Garrett Dimon

Le développeur web programme, teste, corrige les erreurs, implémente, documente, assure le suivi et la maintenance d’applications accessibles depuis un navigateur web.

Grâce aux principaux langages orientés serveur (PHP, ASP, etc.), il as- sure le dialogue entre la partie visible de l’interface (front-office) et les bases de données. Il conduit une analyse des besoins, l’élaboration de prototypes fonctionnels, pour la partie visible ou non visible des éléments de l’interface. Il veille à l’intégration des applications et des services dans un site web ou un intranet. Il contribue au processus créatif en apportant son point de vue sur la modélisation des interactions et les fonctionnalités du site. Il établit un pont entre les dimensions design et technologiques, en offrant un éclairage technique dans la conception, non seulement par la mise en lumière des contraintes mais aussi en signalant des opportunités tech- niques qui peuvent faciliter l’innovation. Il traduit les besoins du client en spécifications fonctionnelles dé- taillées grâce aux meilleures pratiques comme la conception centrée utilisateur et une excellente compréhension des étapes clés du design. Il est garant de l’intégrité du design visuel dans le site (mise en page, style graphique) et de son fonctionnement en adéquation avec les principes de conception.

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Développeur web

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Activités

Au niveau technique

Le développeur web est impliqué dans toutes les étapes du projet du brain- storming créatif à la définition des fonctionnalités. Il prend connaissance des documents de conception (story-boards) et du design de l’interface pour évaluer leur faisabilité technique et les rend fonctionnels. Il rédige, présente et passe en revue les livrables de développement, no- tamment l’architecture et les spécifications fonctionnelles. Il développe le code qui rend fonctionnel le design de l’interface, à partir de la stratégie créative et marketing. Il conçoit et met en oeuvre l’architecture des bases de données pour les applications dynamiques. Il intègre les livrables front-office (gabarits HTML notamment) avec les principaux langages orientés serveur (tels que PHP, Ruby, Python, Java, .Net), dans la plateforme technique (outils de gestion de contenu, plate- forme e-commerce, etc.). Il connecte l’interface du site avec des bases de données (telles que MySQL, PostgreSQL, SQLite, Oracle). Il peut aussi être amené à déployer le système de gestion de contenu (CMS). Il construit des composants réutilisables et des outils pour faciliter le prototypage rapide. Il évalue l’intérêt de recourir à des méthodes alternatives pour atteindre ses objectifs techniques. Il coordonne les tests pour s’assurer que l’interface réagit comme défini. Il propose et implémente des fonctionnalités nouvelles et des améliorations ergonomiques. Il optimise les performances des applications du site et des bases de données pour permettre une disponibilité et une efficience maxi- mum. Il sécurise les applications. Il effectue une veille permanente sur les nouvelles technologies.

Au niveau de l’équipe

Le développeur web réunit les besoins techniques et de design des équipes du projet. Il participe à la définition du périmètre du projet et à l’estimation en termes de charge de travail. Il s’interface avec les designers et échange avec le développeur front-of- fice pour assurer la cohésion graphique de l’interface et avec l’architecte de l’information pour garantir la qualité de l’expérience utilisateur. Il travaille avec le directeur artistique pour garantir que les choix du design peuvent être implémentés dans le périmètre technique et fonctionnel. Il maintient à jour un document qui précise les standards de développe- ment, les exigences de qualité pour le code. Il forme également les nouveaux membres de l’équipe.

Au niveau du client

Le développeur web participe au recueil des besoins et à la définition du périmètre du projet. Il traduit les besoins du client en solutions techniques à mettre en œuvre, notamment le choix de la plateforme, des outils et de la méthodologie adaptée. Il élabore des présentations et la documentation nécessaire pour communiquer les concepts, la modélisation fonctionnelle de l’interface et les choix techniques. Le dévelopeur aide le chef de projet à répondre aux questions du client et joue un rôle dans la planification en communiquant l’avancement du projet directement au client. Il forme les utilisateurs à la plateforme à l’issue du projet.

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Développeur web

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Anthony Boutet Quel est votre parcours ?

Interview de Anthony Boutet

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Aprés avoir obtenu un DUT SRC (services et réseaux de communication), j’ai effectué une licence CDNL (Création et développements numériques en lignes) en alternance aux Gobelins, école de l’image. Apres ma licence je suis directement rentré chez Duke en tant que dével- oppeur Flash, deux ans plus tard je déménageais en province pour intégrer l’agence toulousaine X-Prime, toujours en tant que développeur Flash. Je suis maintenant indépendant depuis 2010, avec ma compagne nous for- mons un duo de développeurs Flash freelance sous le nom de Little Suckers. (http://www.littlesuckers.fr)

Sur quel type de projets intervenez-vous ? Je travaille essentiellement sur des sites internet à contenus « riches » ou à forte valeur ajoutée. Généralement ce sont des projets qui nécessitent plusieures semaines de production et qui font appel à des éléments comme la 3D, la video, la réalité augmentée, etc… Certains de ces projets exigent egalement une phase dite de « protoype » ou de R&D.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? D’un coté le développement et le code en général demande une certaine rigueur, mais si l’on veut se démarquer en tant que developpeur Flash il faut à mon avis faire preuve de créativité et d’audace. Le soucis du détail (« pixel perfect ») et l’ouverture d’esprit sont égale- ment des notions importantes dans ce metier.

d’enseignement

75003 privé

Établissement

Tél. : technique

Paris

supérieur

01.42.78.51.01

Saint-Martin,

rue

201,

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En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? En dehors de mon rôle principal qui est d’écrire des lignes de code, j’ai un double de rôle de conseil/création. En effet le developpeur Flash est un peu au carrefour de plusieurs mé- tiers : graphisme/animation, developpement back-office et même gestion de projet pour peu que l’on soit freelance. Je suis donc amené naturellement, en amont de la plupart des projets, à prendre part à certains choix créatifs et techniques. Ensuite, en cours de projet je travaille en relation étroite avec le directeur artistique car beau- coup d’éléments visuels ont besoin d’être réalisés partiellement ou entière- ment en ActionScript.

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Ces derniers mois ont vu beaucoup de technologies arriver et d’autres s’affirmer dans le domaine du developpement web. On ne peut évidemment pas être pointu dans tous les domaines ou toutes les technologies, mais je pense qu’il est crucial de garder un œil sur les au- tres technos concernant le developpement interactif. C’est d’autant plus important si l’on veut évoluer vers un poste de direct- eur technique, ou chef de projet technique par exemple. D’un autre coté, j’ai également vu des anciens développeurs Flash devenir directeur de création, cela dépend du profil de la personne. C’est l’un des avantage du developpeur Flash : aucune porte n’est fermée.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir développeur Flash ? Les tutoriaux et articles sur internet sont une bonne source d’apprentissage et un bon complément, si l’on fait des études dans le domaine du multimédia. À partir de ces bases il faut ensuite toujours chercher à experimenter, ne pas avoir peur de la nouveauté.

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à experimenter, ne pas avoir peur de la nouveauté. 66 201 201 Vocation graphique FORMATEUR D’AVENIR
201 201 Vocation graphique FORMATEUR D’AVENIR GRAPHISME MULTIMÉDIA JEUX VIDÉO Graphiste multimédia ➤ Titre
201
201
Vocation graphique
FORMATEUR
D’AVENIR
GRAPHISME MULTIMÉDIA
JEUX VIDÉO
Graphiste multimédia
Titre certifié de niveau III
CINÉMA D’ANIMATION
Directeur artistique multimédia
Titre certifié
de niveau II
Cette année l’école
fête son 15 e anniversaire
FORMATION
WEB
& MULTIMÉDIA
INITIALE OU CONTINUE
EN
ALTERNANCE
mesure pour les entreprises
Chef de projet
de 1 à 4 ans en initiale ou en alternance
Formations sur
multimédia
Diplôme homologué enregistré au RNCP
Titre certifié de niveau II
Cursus
Développeur web
Titre certifié de niveau II
Admission Bac + 1, 2, 3 et +
Webmaster/
chef de projet
assistant
Webmarketer
Certicat
compétences
de
l’École de
Multimedia
www.ecole-multimedia.com

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Développeur web

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Sébastien Fauveau Quel est votre parcours ?

Interview de Sébastien Fauveau

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) J’ai fait des études de lettres et de sciences du langage, et ai obtenu mon dernier diplôme à l’Université de technologie de Compiègne, un DEA sur l’apprentissage des langues assisté par ordinateur. J’ai enseigné pendant quelques années le français pour les étrangers, ce qui m’a permis de voy- ager aux États-Unis, en Égypte, en Finlande, et en Russie. C’est en Russie que j’ai réalisé mon premier site web, en autodidacte. Et puis c’est allé très vite : les rencontres aidant, mon 3 e site a été celui d’une grande agence de publicité internationale à Moscou, une opportunité que je n’aurais très probablement pas eue en restant en France. J’ai dû apprendre pour cela l’Actionscript et à faire des sites dynamiques en Flash et XML, j’ai cru « mourir mille morts » tant c’était compliqué ; mais je m’étais trouvé un nouveau métier. En 2007, de retour en France, j’ai découvert le CMS Drupal. Ce logiciel Open source et sa communauté m’ont permis tout d’abord d’être autonome au plan professionnel ; puis de maîtriser la programmation côté serveur (PHP/ MySQL) en plus des technologies front-end ; enfin de travailler en réseau avec d’autres indépendants et entreprises, sous l’enseigne « Art is code ». En 2011, Art is code est devenu une société, qui fonctionne toujours en réseau, en réunissant les compétences appropriées en fonction des projets.

Sur quel type de projets intervenez-vous ? J’ai réalisé principalement des sites de contenu dans les domaines de la culture et de l’éducation. Je privilégie les projets riches en contenu et en signification, dont la thématique m’intéresse et me parait utile et/ou belle. À côté des « gros » projets, j’aime m’impliquer aussi dans des projets moins lucratifs mais non moins intéressants : j’ai ainsi réalisé par exemple un site de e-commerce pour un éditeur indépendant de livres audio ; le blog d’une journaliste spécialiste du travail…

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Développeur web

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Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Plus que des compétences, le métier de développeur réclame au moins deux vertus : la curiosité et la patience. La curiosité d’apprendre toujours davan- tage et de rechercher sans cesse des solutions aux problèmes posés ; la pa- tience d’y passer de longues heures ! À cela s’ajoute d’autres compétences essentielles : le perfectionnisme, l’attention au détail (vivent les obsession- nels !), mais aussi l’écoute et la capacité à se mettre à la place des gens. Bien sûr, pour la programmation proprement dite, il faut être bon en logique, rigoureux, ordonné et capable d’apprendre beaucoup de choses par cœur, mais un bon développeur est surtout quelqu’un qui comprend les êtres hu- mains qui vont interagir avec le programme : les clients d’une part, et les utilisateurs finaux d’autre part (sans parler des moments où il faut défendre ces derniers contre les opinions des premiers…). Je suis convaincu que si je continue à faire ce métier, c’est parce que j’ai une formation littéraire et généraliste : que je suis entraîné à comprendre et à exposer des problèmes oralement et par écrit, et que je ne fais pas trop de fautes d’orthographe

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? J’ai une double compétence d’architecte de l’information et de développeur ou bien de chef de projet technique, spécialiste Drupal. Que ce soit au nom d’Art is code ou dans le cadre de missions pour d’autres entreprises, j’interviens en amont auprès du client et rédige en concertation avec lui des spécifications fonctionnelles. Celles-ci consistent à traduire les objectifs du projet en une interface, d’une part ; et d’autre part à prévoir l’utilisation qui sera faite des ressources de Drupal (ou d’un autre CMS le cas échéant). À partir de ces spécifications, je fournis des zonings avec des recomman- dations (notamment d’acccessibilité) aux graphistes ; je mets en place les fonctionnalités dans Drupal pour rapidement réaliser un prototype du site ; et je répartis ensuite le travail de développement front-end et back-end avec plus ou moins de collègues ou partenaires, selon la complexité du travail. Tout au long du projet, je suis le garant de son bon déroulement, puis j’assure le suivi, le conseil et la formation du client une fois le projet lancé.

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Aujourd’hui je pense avant tout à développer l’activité de ma petite agence, en tâchant de gagner de nouveaux marchés, et à assurer la maintenance et les évolutions des projets des clients acquis. Je m’allie aussi avec d’autres confrères (graphistes, illustrateurs, développeurs…) pour expérimenter des choses nouvelles. À l’heure actuelle, ce n’est pas le travail qui manque dans notre domaine et je suis très optimiste sur les perspectives à moyen et long terme, même s’il faut sans cesse s’adapter à des technologies qui changent et être prêt à tout le temps apprendre. Toutefois, la rapidité des changements technologiques me paraît sec- ondaire par rapport à une certaine stabilité des problématiques de design :

les questions liées à l’ergonomie et aux usages réclameront toujours les mêmes compétences d’analyse et de conceptualisation, même si elles doiv-

Développeur web

ent être appliquées à de nouveaux supports. En somme, je pourrais dire (en exagérant un peu) que l’avenir du développeur web est dans le design !

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir dévelop- peur web ? Je ne sais pas si mon expérience peut ou doit être généralisée. Mais je pense que le métier de développeur web demande d’être éclectique, touche à tout, d’avoir une bonne connaissance de tous les corps de métier impliqués dans un projet. En d’autres termes il vaut mieux être généraliste que spécialiste, même si être très pointu sur une technologie récente peut vous rendre riche pendant un temps. Ce qui ne signifie pas qu’on doit prétendre tout faire tout seul. Au contraire, je conseillerais de ne surtout pas s’isoler. Je n’ai jamais autant progressé qu’en travaillant avec d’autres développeurs. De ce point de vue, il y a peu de choses aussi enrichissantes tant au plan humain que professionnel, que de s’impliquer dans des projets open source, de profiter des connaissances des autres et de partager les siennes.

www.artiscode.net

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Édition 2011-2012

Designer d’interface mobile

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Romain Landsberg (directeur de création, Backelite)

« Les terminaux mobiles ne sont pas des ordinateurs personnels miniatures et les services mobiles ne devraient pas être des applications miniatures. »

— Barbara Ballard

Le designer d’interfaces mobiles met en œuvre un ensemble de méthodes afin de définir l’usage, les scénarios et la représentation graphique de l’interface d’un service mobile.

Il imagine de nouveaux services utiles en mobilité et de nouveaux modes de consommation de l’information. Il intervient sur des interfaces web mobiles, des applications mobiles et des jeux. Il dispose souvent d’une expérience sur différents types de terminaux mobiles et d’interactions (tactile, multi-touch, voix, etc.). Son périmètre d’action est vaste, de la conception à l’implémentation du projet, en passant par le choix de l’identité graphique du service. Il fait appel à des pratiques qui re- couvrent plusieurs disciplines : interactions homme-machines, design d’interface, design d’information, architecture de l’information, design graphique, ergonomie…

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Designer d’interface mobile

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Activités

Au niveau du design

Le designer d’interfaces mobiles effectue un benchmark des applications concurrentes pour dégager les meilleures pratiques et partage avec l’équipe et le client le fruit de sa veille technologique, ergonomique et design. Il inter- vient dès l’étape de conception et développe une démarche de design centré sur l’utilisateur. À travers le story-board, il décrit la nature du service, ses ru- briques, sa navigation, ses interactions et ses fonctionnalités. Il hiérarchise ces éléments. Il définit le comportement de l’interface pour traduire les in- teractions entre le système du terminal mobile et l’utilisateur. Il s’appuie sur des schémas de conception propres aux interfaces mobiles et les adapte au contexte d’usage. Il développe une démarche d’innovation en explorant les possibilités fonctionnelles des applications mobiles pour différents types de terminaux et de systèmes opératifs (iPhone OS, Androïd, Windows CE, Sym- bian, etc.), dont il maîtrise les paradigmes d’interface. Il recherche les solu- tions de design qui permettent de répondre à la fois aux besoins marketing du client, aux besoins des utilisateurs et aux défis techniques qu’il rencontre. Il réalise des prototypes fonctionnels (grâce à des outils comme Flash). A travers l’interface, il traduit l’identité graphique de la marque et l’harmonise avec l’univers graphique et ergonomique du terminal mobile. Il fournit tous les éléments d’interface nécessaires pour le développement d’une applica- tion (boutons, icônes, images, etc.).

Au niveau de l’équipe

Le designer d’interfaces mobiles collabore étroitement avec l’équipe mar- keting et l’équipe de développement. Il s’assure qu’ils comprennent la place et le rôle du design dans le processus du projet. Aux développeurs, il décrit le comportement de l’interface et les fonctionnalités, afin de formaliser les spécifications fonctionnelles. Il s’assure que l’implémentation du design visuel de l’interface suit les conventions courantes (guides de style, moteur de rendu, et adaptabilité) et les solutions validées avec le client. Avec l’équipe marketing, il participe étroitement à l’organisation du service. Il valide avec l’équipe marketing le story-board quand il répond à l’objectif donné au service dans les meilleurs conditions d’utilisation pour le client.

Au niveau du client

Il participe au brief du client pour comprendre sa problématique et ses ob- jectifs, ainsi que pour échanger sur la charte existante. Il analyse ce besoin avant de s’engager dans la recherche de solutions de conception. Il commu- nique au client sa vision du projet et argumente les choix du design. Il raffine et valide avec le client les maquettes structurantes de l’interface graphique du service mobile. Il soumet ensuite la déclinaison de l’ensemble des pages au client pour le passage à l’étape de développement. Enfin, il échange une dernière fois avec le client lors de l’étape de recette du design pour une vali- dation complète du service en production.

Au niveau technique

Le designer d’interfaces mobiles comprend les possibilités et les limites des technologies (CSS, Java Script, Flash, Objective C, JAVA, etc.). Il prend en compte la contrainte de résolution et de capacité des terminaux mobiles. Il doit par ailleurs opérer une veille technique régulière axée sur les optimisa- tions d’interface.

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Édition 2011-2012

Directeur artistique interactif

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer)

« Les gens ignorent le design qui ignore les gens. »

— Frank Chimero

Le directeur artistique interactif s’approprie le métier du client et ses objectifs de com- munication pour les traduire en recommandations créatives multi-canal et en design d’interfaces interactives.

Il imagine, produit et décline des concepts créatifs à travers toutes les étapes d’un projet interactif, qu’il s’agisse d’un site web, une applica- tion pour les mobiles, une campagne de publicité interactive, ou un autre type de dispositif. Le directeur artistique interactif définit les choix conceptuels, fonc- tionnels et stylistiques pour orienter le travail de l’équipe design qu’il dirige. Il est en relation avec le client, et collabore avec le directeur de création, éventuellement d’autres directeurs artistiques ainsi que les intervenants du projet à travers différents livrables de design. Le directeur artistique interactif est également amené à contribuer à des propositions commerciales et des soutenances pour des prospects de l’agence.

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Directeur artistique interactif

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Activités

Au niveau du design

Le directeur artistique interactif participe à l’élaboration du brief design – et donc au questionnement préliminaire à tout projet –, aux sessions de brain- storming pour positionner la stratégie de design du projet, à la création de dispositifs de communication, de services et de vente en ligne. Il contribue également, de manière concrète et avec l’appui de son équipe, à la produc- tion graphique des projets. Il traduit les objectifs du projet et les besoins du client en des interfaces de sites web, de terminaux mobiles, des campagnes interactives et des e- mails marketing. Il arbitre, avec l’aide de l’architecte de l’information, les choix graphiques et fonctionnels, en veillant à la facilité d’utilisation de l’interface, ses contraintes et les opportunités qu’offrent les langages de pro- grammation et les outils. Il supervise la vision d’ensemble du projet, crée le design visuel, en définissant, à partir d’un concept, les choix typographiques et l’organisation graphique des pages, la navigation, les interactions avec l’interface, etc. En s’appuyant sur différentes méthodologies de design, il explore, à travers des pistes graphiques, plusieurs concepts, soumet des idées de fonction- nalités, élabore l’organisation spatiale de l’information, des maquettes d’in- terfaces et les livrables finaux. Il s’assure que les choix du design sont en phase avec la vision du projet telle que définie pour la stratégie de l’expérience utilisateur.

Au niveau du client

Le directeur artistique interactif est en relation directe avec le client et participe aux présentations design pendant la durée du projet. Il prend part aux compétitions à travers l’élaboration de maquettes et participe aux soutenances permettant d’argumenter la stratégie et les concepts, ainsi qu’au lancement du projet. Il justifie ses choix de design et élabore des re- commandations écrites et/ou orales.

En adoptant le point de vue du client, il raisonne en termes d’objectifs à atteindre. Il prend en compte les remarques du client et y donne suite de manière appropriée, notamment les demandes de modifications et la mise à jour des livrables. Il conduit des réunions de travail avec le client, avec le soutien du direct- eur de création, d’un consultant ou d’un chef de projet. Il travaille générale- ment sur plusieurs projets simultanés. Il assure la qualité de tous les livrables de design et veille au respect du concept originel pendant la phase de production.

Au niveau de l’équipe

Le directeur artistique interactif dirige une équipe de webdesigners ; il col- labore avec une variété d’intervenants : des concepteurs-rédacteurs, des architectes de l’information, des chefs de projet éditorial, des designers so- nores, des designers d’applications riches et des développeurs front-office. Il définit le concept et les orientations graphiques structurantes pour les au- tres designers. Il s’assure que l’équipe du projet utilise les méthodes de travail pertinentes et les meilleurs outils afin d’être compétitive. Il aide le directeur de création à planifier la production des équipes et à améliorer le processus de création. Il répartit dans l’équipe les différentes tâches de production. Il s’appuie sur l’équipe pour décliner le contenu, l’interface graphique et la structure des sites, les campagnes interactives et les autres types de projets. Il explique les apports de la demarche de design aux autres collaborateurs de l’entreprise.

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Les métiers du design interactif

Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

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Directeur artistique interactifMétier

Édition 2011-2012 Directeur artistique interactifMétier Interview de Anna Keroullé Quel est votre parcours ?

Interview de Anna Keroullé

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Après un bac littéraire, je me suis orientée vers des études plus pratiques que théoriques, un BTS communication visuelle en alternance. Ce cursus est plutôt orienté Print, mais son grand intérêt pour moi était l’immersion immédiate dans la vie professionnelle (avec un rythme de 3 jours en entre- prise/2 jours en cours). Ce qui m’a permis de développer un portfolio rapidement basé sur des pro- jets concrets, et bien sûr mon expérience professionnelle après avoir obtenu mon diplôme. J’ai d’ailleurs décroché mon 1 er emploi dans l’entreprise de mon stage d’alternance, PriceMinister. Après un an au sein du département marketing, chargée de la refonte des newsletters et du site indépendant PriceMinister Auto, j’ai décidé d’approfondir davantage mes connaissances UX. J’ai donc été embauchée par une régie publicitaire online, Etoile Media, en tant que lead designer pour refondre totalement leur outil B2B de gestion des campagnes. Ce projet terminé, recherchant une plus grande diversité dans mes projets, j’ai rejoint l’agence éditoriale WordAppeal en tant que de- signer web & Print, puis chef de studio. Ayant eu l’opportunité de travailler ensuite pour un réseau social, j’ai quitté WordAppeal pour travailler en tant que Senior Designer chez Viadeo. Aujourd’hui, cela fait 7 ans que je travaille globalement dans le design sur des interfaces web.

Sur quel type de projets intervenez-vous ? Il s’agit de refontes ou de créations d’interfaces web. Leur variété implique une durée élastique : on peut compter de quelques jours de travail sur une petite page, pour aller jusqu’à plusieurs mois de travail sur un gros projet. Le plus souvent, il s’agit d’interfaces destinées aux professionnels du re- crutement (donc principalement pour notre département B2B). J’aborde également parfois des problématiques B2C. La dimension sociale du site Viadeo est ce qui rend le travail réellement in- téressant : il faut prévoir au plus près les besoins et attentes de l’utilisateur, l’encourager à participer et à développer son réseau, tout en restant dans le domaine professionnel, et donc dans des codes graphiques plutôt sobres.

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Directeur artistique interactif

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Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Chez tous les professionnels que j’ai pu rencontrer, les plus inspirants pour moi ont été ceux qui réunissaient :

Une vraie culture graphique, et une sensibilité particulière pour la typog- raphie et la composition. Les fans assidus de la grille sont généralement ceux qui produisent les sites les plus cohérents, et les plus solides visuel- lement.

Un intérêt pour les lettres, les mots. Au-delà des codes graphiques, c’est l’unité minimale de compréhension et de communication. Travailler sur le sens, pour comprendre puis organiser le contenu, est le coeur des problé- matiques du design.

Un usage assidu d’internet, une connaissance approfondie de la culture de ce média – voire, de la façon dont il fonctionne techniquement. Les con- traintes & les possibilités techniques sont aisément surmontables lorsque l’on comprend le fonctionnement de l’outil. Cela aide également à produire des sites que l’utilisateur pourra prendre en main plus facilement, puisque l’on comprend et partage ses usages habituels.

Une facilité à communiquer avec les différents corps de métier du projet :

le webdesign est un domaine qui cherche encore sa place dans la plupart des entreprises, et son rôle n’est pas évident pour tous (contrairement aux développeurs, par exemple). Cela nécessite un vrai sens du dialogue, voire parfois même un soupçon de pédagogie. C’est d’autant plus vrai en agence, au contact de clients vierges de toute culture design. Cela se ressent moins dans une structure comme celle de Viadeo, où le studio graphique est inté- gré à la chaîne de production.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? Mon rôle est de concevoir, en collaboration avec les chefs de produit, les er- gonomes et les développeurs, des interfaces pertinentes pour l’utilisateur. J’interviens à plusieurs moments-clé du cycle de création d’un produit :

• Lorsque le besoin est exprimé (par le chef de produit ou un autre client interne), pour comprendre les objectifs et parfois clarifier ensemble la de- mande. • Au moment de la conception, soit en collaboration avec les ergonomes (qui produisent des wireframes de l’architecture de l’information), soit directe- ment en réalisant des maquettes. • En transmettant les maquettes aux développeurs, pour m’assurer que les choix de design sont réalisables et bien compris par les développeurs (cela facilite considérablement la recette de post-production). Une fois le développement front-end réalisé, en effectuant une recette sur les interfaces. Cette étape permet de vérifier que les choix d’intégration n’ont pas dégradé la maquette. En parallèle aux projets, je travaille également à définir, appliquer et faire appliquer la charte graphique & d’interactions, avec les 2 designers que je manage.

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Tout dépend du type de structure dans laquelle on travaille - dans une pe- tite structure, il est moins rare d’avoir un poste à responsabilité que dans les plus grandes, où les tâches sont très segmentées. Mais en agence comme chez l’annonceur, après quelques années d’expérience (en général, à partir de 5 à 7 ans d’expérience), on peut briguer des postes de management, et être moins dans l’opérationnel que dans l’organisation, la gestion RH, et la définition des choix design. Si ce type de mission n’intéresse pas le designer, il est aussi possible de se spécialiser dans un domaine – le métier étant vaste et toujours en re- cherche de sa propre définition, les possibilités sont pour le moment assez ouvertes sur le marché. Entre le motion design, le design éditorial, le design produit, l’User Experience, l’architecture de l’information, le design graph- ique et le design d’interaction, le choix est assez vaste pour que l’on puisse s’épanouir dans ce qui nous plaît le plus.

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Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir designer ? • De s’intéresser de près aux nombreuses sources de news sur le métier, par exemple avec Twitter pour y suivre les agences, les associations, les webzines et les designers (notamment : @regarde, @upian, @frenchweb, @uxmag, @etienne_mineur, @designcouncil, @nodesign, @johnmaeda, @action_de- signer, @webdesignledger, @arts_numeriques et tant d’autres). • De se tenir informés (sur le métier, mais aussi le secteur et les usages). De lire beaucoup, de ne jamais rester sur ses acquis. Une des richesses du mé- tier est de pouvoir évoluer en même temps que le secteur, il faut avoir une certaine souplesse pour coller de près au marché et aux utilisateurs finaux. • De commencer par des stages de 6 mois à 1 an, dans plusieurs types de structures : petit studio graphique, grande agence, annonceur… Et d’adapter leur recherche d’emploi à ce qu’ils auront préféré. Le métier peut être très différent selon l’entreprise dans laquelle on l’exerce. Ne pas se décourager si l’on ne trouve pas son bonheur tout de suite, persévérer, travailler son portfolio, étoffer son réseau et rester à l’écoute des opportunités.

travailler son portfolio, étoffer son réseau et rester à l’écoute des opportunités. CH E VAL D

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Directeur de création interactive

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer)

« L’interactivité devient une discipline majeure pour de nombreux annonceurs. L’ère du marketing de masse conduit par les medias touche à sa fin, les consommateurs migrent des chaînes “émettrices” comme les programmes de télévision et vont vers des chaînes “réceptrices” telles internet, les jeux videos, iPod… »

— Bob Greenberg

Le directeur de création interactif a une connaissance approfondie et une expérience pratique des interfaces et des outils pour la conception de projets web, mobiles ou de tout autre support mettant en jeu une relation interactive entre une entreprise et ses différents publics.

Il est responsable de la qualité et de l’innovation des dispositifs pro- posés par son agence. Il porte la vision créatrice des projets. Le di- recteur de création interactif intègre les objectifs du client dans les stratégies de conception, les principes interactifs de l’interface et le design visuel. Une compréhension globale du processus créatif, de la stratégie, de l’identité de la marque, de l’architecture de l’information, de l’utilisabilité, de l’interactivité et de la conception graphique est nécessaire. Le directeur de création interactif est ainsi l’un des élé- ments clés de l’équipe. Il développe des relations durables avec le client, planifie des stratégies interactives avant-gardistes, communi- que, argumente les concepts et les choix du design. Il oriente les ef- forts de l’équipe de création (directeurs artistiques, architectes de l’information, webdesigners, designers et développeurs Flash, etc.).

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Directeur de création interactive

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Activités

Au niveau du design

Le directeur de création interactive traduit les objectifs de marketing et de comunication de ses clients en stratégies créatives et dirige la réalisation de projets de design, de la définition de la conception à la validation des livra- bles. Il intervient sur une diversité de problématiques : sites de marques, com- merce électronique, portails d’information, communication institutionnelle et financière, intranets, campagnes de publicité en ligne, etc. Pour chacune de ces problématiques, il élabore des solutions créatives en accord avec l’identité de la marque, tout en gardant à l’esprit la satisfaction de l’utilisateur final. Il établit la vision créative de tous les projets et affine les scénarios de conception à travers des maquettes détaillées, en collaboration avec les directeurs artistiques interactifs. Il formalise ainsi les briefs créatifs, conduit des brainstormings, mène la conception de sites web et de campagnes en ligne et dirige la production des interfaces. Il s’assure que le calendrier et le budget sont conformes au champ d’intervention défini avec le client. Il valide tous les briefs créatifs entrants et les livrables envoyés au client. Il saisit parfaitement les enjeux de plusieurs disciplines allant de l’archi- tecture de l’information au développement front-office. Il occupe un rôle de conseil pour les problématiques de design soulevées lors de la mise en œuvre du projet.

Au niveau du client

Le directeur de création interactive établit et nourrit de bonnes relations de travail avec les clients de l’agence. Il développe une véritable capacité à comprendre leur métier. Il communique aux clients et aux prospects les créations de l’agence, sa philosophie, sa méthodologie et ses expertises. Il développe et valide des devis pour la création, s’assure de la qualité, et de la rentabilité de la production des livrables.

Il est en relation directe avec le client, en tant que principal représentant de la création et contribue à clarifier l’orientation du projet. Il facilite et or- ganise les contacts entre l’équipe créative et le client, recueille les demandes de modification du client. Il communique à toutes les personnes prenant part au projet les concepts créatifs, la stratégie et les livrables. Il orchestre les réponses à des compétitions, prépare et assiste à soutenanc- es de projets en collaboration avec l’équipe marketing et commerciale de l’agence.

Au niveau de l’équipe

Le directeur de création interactive est l’un des managers de l’agence. En cela, il guide, dirige et motive une équipe de designers internes, d’architectes de l’information, d’agences partenaires et de designers indépendants. Il est au courant de l’état d’avancement des livrables à réaliser par toutes les équipes participant au projet. Le directeur de création interactive recrute, fidélise les meilleurs talents, développe un réseau professionnel et maintient des liens avec des prestataires clés. Il gère au quotidien l’organisation de l’équipe, notamment les priorités, l’attribution des ressources et s’assure que les objectifs du projet sont atteints. Il élabore des méthodologies et crée un environnement de travail qui fa- cilite la collaboration et l’innovation dans l’équipe. Il donne des conférences, participe à des jurys et représente le département design de l’agence.

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Ergonome des interfaces

Par Raphaël Yharrassarry (ergonome, UX, psychologue <www.iergo.fr>)

« La seule chose importante dans le design est comment il est relié aux personnes. »

— Victor Papanek

L’ergonome coordonne et réalise des analyses d’activité avec des utilisateurs, afin de prendre en compte l’activité observée pour réaliser des interfaces utiles et utilisables. Il transcrit les besoins et objectifs des utilisateurs en modèles structurés d’interfaces et en prototypes.

La méthodologie de l’ergonome se fonde sur trois champs de con- naissances : le facteur humain (psychologie cognitive, physiologie, etc.), la science des IHM (interface humain machine) et les usages réels du public ciblé. L’ergonome doit connaître et comprendre les utilisateurs d’une

interface dans leur contexte (leur profil, leurs besoins et leurs at-

afin de faciliter la réalisation de leurs objectifs.

Il collabore étroitement avec l’équipe design pour assurer la co- hésion et la conformité des choix avec les conventions de référenc- es pour le terminal choisi ou si besoin il réalise ce document de référence. Il prend en compte la globalité de l’expérience utilisateur sur les différents terminaux. Il facilite l’innovation. Il prend une part active dans la définition et l’évolution des pratiques courantes et de la méthodologie.

tentes

),

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Ergonome des interfaces

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Activités

Au niveau du design

L’ergonome définit l’expérience utilisateur sur l’ensemble des terminaux mo- biles, web, TV ou bien des applications logicielles. Il accomplit un ensemble d’activités liées à la « recherche utilisateur » : des observations in-situ, des évaluations heuristiques des interfaces existantes, conçoit des personnages- types (personae), détermine les besoins utilisateurs, mène des entretiens, des analyses concurrentielles, des recherches ethnographiques, des séances de co-création, des analyses des usages, des tests avec les utilisateurs, etc. Il formalise le résultat des recherches et établit des recommandations, re- transcrit les résultats des tests et les commentaires en interfaces centrées sur l’activité réelle des utilisateurs. Il s’assure également de la faisabilité du design. Il évalue la qualité de l’expérience en les confrontant avec les normes, ISO 9241 « Ergonomie de l’interaction homme-système », ou d’accessibilité (le WAI (Web Accessibil- ity Initiative), ou AccessiWeb en France) Il élabore et développe des critères d’ergonomie. Il contribue à définir l’architecture de l’information en tradui- sant les besoins des utilisateurs en interfaces, arborescences, diagrammes et spécifications fonctionnelles.

Au niveau de l’équipe

L’ergonome web fait circuler l’information et notamment rend compte aux personnes participant au projet des travaux menés en termes d’utilisabilité pour en assurer la réussite. Il se charge de la formation des équipes en er- gonomie, les initie à la discipline afin qu’ils en comprennent la pratique et les bénéfices. Il traduit les spécifications du produit en documents de travail utilisables par l’équipe de développement. Il s’assure avec le directeur artistique que la partie visible de l’interface est facile à utiliser et cohérente. Il vérifie avec les rédacteurs que tous les libellés (navigation, bouton et étiquettes des

champs) sont concis et facilement compréhensible. Il s’assure que les point critiques de l’expérience utilisateur de l’application sont identifiés et com- muniqués à la direction de projet. Enfin, il défend la démarche de recherche utilisateur et contribue à faire reconnaître la valeur de la conception centrée utilisateur.

Au niveau du client

L’ergonome contribue à animer le brief pour déterminer le besoin du client avec l’équipe projet. Il facilite l’exploration des besoins fonctionnels et mar- keting en maquettant les interfaces lors de workshops avec le client et les parties-prenantes. Il formalise les études d’utilisabilité en lien avec la problématique du cli- ent. Il analyse les données, élabore et présente des comptes-rendus écrits pour les conclusions des recherches et les livrables de l’architecture de l’information (tels que des arborescences et des story-boards). Il apporte des réponses aux problématiques du client et émet des recommandations pour la conception de l’interface et sa réalisation. Il conduit les réunions de validation avec le client et adopte le point de vue de l’utilisateur tout en gard- ant à l’esprit les impératifs marketing.

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Corinne-Leulier Quel est votre parcours ?

Interview de Corinne-Leulier

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Je suis ergonome en région parisienne depuis plus de 15 ans maintenant :

après 5 ans d’activité de conseil/formation en indépendante, j’ai passé 2 ans en agence digitale d’un groupe international de publicité, puis 2 ans en agence d’ergonomie pour finalement travailler au sein de Klee Group (une SSII in- dépendante) depuis 7 ans maintenant. Après un cursus en psychologie, je me suis spécialisée en ergonomie des Interactions homme-machine. Embauchée en 2003 en tant que consultante ergonome chez Klee Group, j’ai fait mon petit bonhomme de chemin, et monté petit à petit une équipe de spécialistes. Je suis maintenant respon- sable de l’équipe « ergonomie et usages » qui comprend une dizaine de spé- cialistes. Je travaille donc essentiellement sur la conception et l’évaluation ergonomique de produits interactifs comme des sites web, des logiciels professionnels, des produits de tous les jours, des serveurs vocaux…

Sur quel type de projets intervenez-vous ? J’interviens sur toutes les problématiques centrées utilisateur : identifier les points à améliorer, optimiser l’usage d’un produit, son interface, sa per- formance et surtout faire en sorte que les utilisateurs se sentent bien, qu’ils arrivent à faire ce qu’ils veulent facilement, rapidement et simplement. On fait appel à mes services en amont d’un projet de conception ou de refonte, parfois pendant le projet, parfois même après le lancement d’un produit qui s’avère décevant. Mes missions sont variées : réaliser des diagnostics (audits ergonomiques), concevoir des maquettes et des prototypes, animer des ateliers de concep- tion, observer sur le terrain comment les gens travaillent, préparer la con- ception avec les autres acteurs du projet (web, logiciels, mobiles, tactiles, vocaux, bornes, boitiers de commande…) et tester les produits auprès de groupes d’utilisateurs en termes d’usage, de satisfaction et de performance. Parfois, l’intervention consiste à réaliser une seule prestation, parfois elle est beaucoup plus longue et permet de mettre en œuvre la démarche de conception centrée sur l’utilisateur dans son ensemble. J’interviens aussi

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Ergonome des interfaces

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en tant que « coach » pour assister et guider les professionnels qui le sou- haitent, pour mettre en place une démarche ergonomique au sein de leur entreprise, pour faire du coaching ponctuel sur des missions stratégiques, pour sensibiliser des équipes aux problématiques, méthodes et techniques de l’ergonomie et suivre leur mise à niveau pratique… Les secteurs de la santé, de la banque, les secteurs industriels, de la dis- tribution et des télécommunications, sont ceux pour lesquels j’interviens le plus souvent.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Pour être ergonome, il vaut mieux être plutôt diplomate, curieux et à l’écoute :

observateur du réel, l’ergonome aime enquêter, poser des questions, et négocier auprès des prescripteurs pour faire passer ses recommandations. Une formation en psychologie notamment cognitive est nécessaire pour tous les aspects liés à la connaissance de l’humain, de ses comportements, de ses caractéristiques, puisque tout produit sur lequel nous travaillons a pour but d’être adapté à ses utilisateurs. Les ergonomes diplômés sont aussi formés à l’observation sur le terrain, à la méthode scientifique d’expérimentation, à l’élaboration de question- naires, et à toutes les méthodes et techniques de l’ergonomie qu’elles soient expertes ou qu’elles impliquent des utilisateurs. Des compétences pratiques en gestion de projet, en marketing et en com- munication sont toujours un plus pour exercer en tant qu’ergonome des IHM.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet et du client ? Finalement, un ergonome est un peu un accoucheur… Il permet de préciser les attentes, les vraies, des prescripteurs et des utilisateurs, il met à jour les besoins réels des utilisateurs et pas seulement la partie visible de l’iceberg (tous les besoins ne peuvent pas être verbalisés, certains ne pourront être mis à jour qu’après une séance d’observation sur le terrain par l’ergonome).

Auprès des équipes projet, il joue un rôle de pivot entre les équipes mar- keting, communication, les chefs de projet et les designers. Il joue aussi un rôle de médiateur/catalyseur lors des ateliers de travail avec les différents intervenants, les utilisateurs et le client.

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Les perspectives d’évolution d’un ergonome dépendent énormément de la structure dans laquelle il évolue. On trouve de nombreux ergonomes freelances en France. D’autres sont enseignants, chercheurs, travaillent au sein de cabinets spé- cialisés en ergonomie. L’évolution de ces professionnels est donc une sénior- ité plus grande dans leur pratique. Certains professionnels de l’ergonomie travaillent au sein d’organisations publiques, d’industriels, d’agences ou de sociétés d’ingénierie informatique. Ils ont alors un poste d’expert, c’est donc tout naturellement qu’ils évolu- ent vers un poste de consultant senior en ergonomie, voire de responsable d’une équipe d’ergonomes.D’autres encore choisiront de faire le pas et de monter leur propre structure.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir ergonome ? Deux conseils fondamentaux : savoir se vendre et se faire former. Savoir se vendre (mais c’est vrai pour tout le monde) pour savoir expliquer en deux mots ce que l’on sait faire, ce que l’on peut apporter à l’autre. Se faire former et se spécialiser car le background en psychologie cogni- tive est indispensable pour comprendre comment fonctionne l’être humain (et donc tout utilisateur) selon le contexte dans lequel il se trouve.

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Motion designer

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Pierre Magnol (motion designer, Bright Photon)

« Dans l’industrie du film, l’émergence de génériques animés à partir des années 50 a établi une nouvelle forme de design graphique appelée motion design. »

— Jon Krasner

Il se situe en amont et en aval de la production d’une animation ou d’une interface. Il créé différents éléments graphiques dérivés de l’identité visuelle avant de produire une animation.

Le motion designer dispose d’un double rôle de directeur artistique et de technicien. Il intervient ainsi de manière transversale dans un projet. Il prend en charge des projets dotés de forts enjeux créatifs, dans des domaines aussi distincts que la publicité, le marketing, la diffusion télévisée ou le Web. Les différentes étapes du processus de création dans le motion de- sign recouvrent une phase conceptuelle et une phase de réalisation proprement dite. Pendant la phase conceptuelle, le motion designer élabore des planches de tendances (moodboards ou conceptboards, qui mettent en place un univers graphique), établit le storyboard (qui en scénarise le déroulement), définit les choix typographiques et de mise en page d’écrans, la conception des mouvements, des effets de transition, etc. Pendant la phase de réalisation, une première anima- tique permet de valider auprès du client le déroulement et le rythme de l’animation. Le rendu des images (temps machine), le montage et l’étalonnage complètent le travail d’animation. L’encodage constitue la dernière étape du projet.

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Motion designer

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Activités

Au niveau du design

Le Motion designer participe à la recherche du concept et au brainstorming. Il contribue à l’élaboration du story-board et des compositions graphiques, ainsi qu’à la préparation du tournage. Il travaille avec une charte graphique pré-établie ou définit lui-même une nouvelle identité graphique avec le direc- teur artistique. Il imagine un univers graphique, nourri par une forte culture de la typographie, pour le film à partir des conceptboards et de maquettes des étapes-clés. Il prépare et gère toutes les ressources dont il a besoin pour le compositing (éléments graphiques, illustrations, plans séquences, son). Dans le cadre du broadcast, il créé des gabarits réutilisables.

Travail typique

Le Motion designer peut réaliser une variété de supports pour le Web ou la diffusion télé : bandes annonces, clips vidéos, spots publicitaires, génériques d’émissions et éléments graphiques associés (arrière-plan animé, transition vidéo, générique de fin), transitions pour des animations Flash, signatures de marque, des présentations et des installations graphiques. Pour chacun, il s’appuie sur des story-boards, sa culture graphique et les objectifs du client.

Au niveau technique

Le motion designer gère les ressources graphiques et leur rendu dans l’animation. Il adapte son travail au support final, en proposant l’encodage approprié (compression, formats vidéo) et s’assure que l’implémentation technique est appropriée. Le motion designer maîtrise les principales tech- niques d’animations 2D, éventuellement la modélisation 3D, ainsi que les techniques du montage vidéo.

Au niveau de l’équipe

Il dirige et forme aux nouvelles techniques l’équipe de graphistes 3D, design- ers sonores, illustrateurs et animateurs qui travaillent avec lui sur le projet. Il formalise les briefs graphiques et communique les objectifs du client aux animateurs. Il s’assure que l’équipe suit les spécifications demandées. Il co- ordonne les échanges d’information entre le directeur artistique et les de- signers pendant la phase de production. Il encourage l’équipe à travailler à partir des meilleures pratiques de production, des meilleures méthodologies et techniques. Il veille à la qualité de tous les livrables graphiques.

Au niveau du client

Le motion designer établit un brief avec le client pour comprendre son modèle économique et ses objectifs, afin de lui proposer des animations qui répondront à ses enjeux marketing. Il travaille en relation directe avec le cli- ent et les équipes marketing pour présenter les conceptboards, les affiner et les valider. Il communique au client les contraintes techniques et planifie le calendrier de réalisation. Il participe aux réunions de débrief avec le client. Il effectue les itérations nécessaires avec le client jusqu’à la validation du pro- jet. Il s’assure que les intentions et la mise en oeuvre des idées graphiques sont en phase avec l’identité de marque et les objectifs du marketing.

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Motion designer

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Slimane Aniss Quel est votre parcours ?

Interview de Slimane Aniss

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Apres un bac scientifique obtenu dans la douleur, j’ai fait une mise à niveau en arts appliqués à Nevers (ESAAT) où j’ai enchainé avec un BTS communi- cation visuelle. Passionné d’animation, j’ai fait un DMA cinéma d’animation à Roubaix (ESAAT), j’ai travaillé rapidement après la fin de mon diplôme en free-lance pour plusieurs agences, boites de pub sur de petits projets (TV et internet essentiellement) en essayant toujours de mêler ce que j’ai pu ap- prendre en graphisme d’une part et en animation d’autre part. Petit à petit, je me suis dirigé vers la réalisation de films publicitaires afin d’avoir une plus grande liberté artistique et technique tout en développant mes projets per- sonnels comme BAIDIR (baidir.fr) série d’animation destiné à la TV 26 × 26.

Sur quel type de projets intervenez-vous ? Je travaille essentiellement sur des projets publicitaires pour tout type de supports, quelques clips pour des artistes que j’apprécie. Mes films mêlent souvent de la prise de vue réel avec de l’animation traditionnel, 2D ou 3D. Je travail aussi au développement d’une série d’animation action/aventure BAÏDIR avec mes deux co-auteurs Thierry Riviere et Charles Lefebvre mais ce projet ne verra le jour que lorsqu’une chaîne de TV l’achètera… c’est pour bientôt !

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Comme tout les métiers artistiques je dirais qu’une remise en question des acquis est primordiale ainsi que la maîtrise et l’expérimentation des tech- niques de production. les domaines annexes (photo, peinture, sculpture…) apportent aussi toujours une nouvelle vision de ce que l’on peut produire. Une bande démo efficace et un site internet claire sont aussi très important pour pouvoir travailler un maximum toute l’année. De manière plus générale il faut savoir se vendre sans pour autant faire l’impasse artistiquement.

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Motion designer

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Plus techniquement une bonne maîtrise des logiciels de compositing (type After effect) ainsi que les plugins associé est indispensable. Attention ce- pendant à ne pas les utiliser de manière superficiel certains sont très com- plexes. Pour finir je dirais qu’un sens aiguë de l’animation (rythme, mouve- ment de la caméra…) et de la mise en scène est primordiale, il n’y a rien de pire qu’un beau graphisme mal animé.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet ? Le motion design n’est pas facile a définir, je dirais qu’il se trouve à l’intersection du graphisme, du cinéma d’animation et de la post production

pure et et dure ( Type vfx). Sous l’impulsion des studios américains (psyop,

) qui ont décomplexer cette pratique de l’animation

à but commerciale en y apportant un souffle nouveau, le motion designer tente de réaliser des films publicitaires ayant une originalité graphique et artistique. Mais depuis quelques temps ce terme de « motion design » s’est un peu galvaudé désignant n’importe n’importe quelle vidéo réalisée sur Adobe After effect. Le motion designer donc ou « directeur artistique vidéo » peut intervenir de plusieurs manières dans un projet, il peut soit gérer seul l’ensemble du proc- ess (board, story board, animation, etc.) sur des productions à petit budget, il peut aussi intervenir comme binôme pour épauler artistiquement le réali- sateur sur des projets plus conséquents. Pour ma part il m’arrive même de monter de petites équipes de freelances sur des projets ou le client me con- tacte directement auxquels cas je fait presque un boulot de producteur.

blur, buck, stardust

Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Le « métier » de motion designer n’existant que depuis peu, je ne serais pas capable de répondre de manière ferme sur son évolution mais je dirais que vu qu’il s’agit de mettre en scène, de raconter une histoire, de créer un univers aussi courte soit elle peu importe l’outil , un motion designer peut tendre à devenir réalisateur.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir motion designer ? Je leur dirais qu’il faut savoir allier une bonne direction artistique en se nourrissant tout les matins de ce qui se fait de mieux en graphisme (court métrage, pub, animation, clip…) et une bonne maîtrise technique des outils d’animation 2D 3D (peu importe le soft) pour pouvoir être serein pendant la production. Il faut aussi savoir gérer un process de création de film pour ne pas se retrouver face à un client mécontent qui ne vous rappellera plus jamais. Pour finir, je leur conseillerais de faire une bande démo qui accro- che (arrache) l’œil, d’une bonne présence sur internet et d’un bon bol de céréales chaque matin).

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Rédacteur web

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Arnaud Lacroix (WordAppeal)

« Le contenu précède le design. Le design en l’absence de contenu n’est pas du design, c’est de la decoration. »

— Jeffrey Zeldman

Le rédacteur web est responsable de la production des contenus éditoriaux diffusés à travers différents canaux de publication : site web institutionnel, site intranet, blog, newsletter…

Les capacités éditoriales du rédacteur web se mesurent tant au niveau du fond que de la forme : orthographe, grammaire, syntaxe doivent être irréprochables. Mais un bon contenu éditorial web est aussi un contenu clair, précis, synthétique qui permettra à l’internaute de trouver rapidement l’information recherchée. La rédaction de con- tenu web s’apparente ainsi à un travail de vulgarisation pour trans- former une grande quantité d’informations, parfois techniques, en un contenu clair et synthétique. Le rédacteur doit être averti des dif- férences existantes entre l’écriture web et l’écriture print pour pro- duire un contenu prenant en compte les spécificités des supports interactifs. Il peut rédiger à partir d’interviews ou de documents sources de tout type (brochure, rapport annuel, compte-rendu de réunion, vidéos, présentations…). Les attributions du rédacteur web sont très différentes de celles d’un concepteur-rédacteur. En effet, pour Rachel Lovinger, Content Strategy Lead chez Razorfish, « la pro- duction de contenu éditorial est à la conception-rédaction ce que l’architecture de l’information est au design ».

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Édition 2011-2012

Rédacteur web

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Activités

Production éditoriale

Le rédacteur web traduit les recommandations éditoriales en contenus aisé- ment accessibles et utiles aux utilisateurs. Il prend connaissance du brief et recherche les sources d’information adéquates. Il s’appuie, lorsqu’elle existe, sur la charte éditoriale. Il effectue les remontées d’information à partir des différentes natures de documents mis à sa disposition par le client et prépare des grilles d’interviews. Le rédacteur web réécrit les contenus fournis par le client afin d’en amél- iorer la qualité formelle et de les rendre plus homogènes. Il s’assure que le contenu est pertinent pour les lecteurs et choisit les formulations et les termes qui contribuent le mieux à atteindre les objectifs de communication du client. Il produit différents types de contenus : des articles dans les gabarits et le ton indiqués, des légendes et des méta-données, des transcriptions à partir de vidéos ou de podcasts, etc. Il intègre les liens hypertextes et les mots-clés pour améliorer le référencement et faciliter l’accessibilité. Il structure le contenu afin de le rendre facilement indexable et exploitable par les moteurs de recherche internes et externes au site web. Il garantit l’unité de la tonalité éditoriale et la cohérence du message à travers les dif- férentes pages du site web. Il intègre les contenus dans le système de gestion de contenu (CMS) ou contribue à leur migration d’un outil à l’autre.

Animation éditoriale

Le rédacteur web est en charge, après le lancement du site, de son anima- tion éditoriale. Outre la mise à jour et la production de nouveaux contenus, il s’assure que la tonalité éditoriale reste cohérente. Il met à jour les méta-données, archive, réorganise ou supprime les conte- nus anciens ou redondants. Il alimente les sites web de partage d’information (médias sociaux) et optimise les contenus en fonction des spécificités de chaque plateforme. Il identifie les menaces et les opportunités des contenus générés par les utilisateurs et les modère.

Au niveau de l’équipe

Le rédacteur web travaille sous la responsabilité du chef de projet éditorial web. Il collabore avec l’architecte de l’information et l’ergonome web afin de comprendre les besoins des utilisateurs. Il comprend et assimile les princi- pes fondamentaux de l’architecture de l’information et de l’ergonomie.

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Édition 2011-2012

Webdesigner

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer) Guillaume Brachon (webdesigner, Oney)

« Le design est toujours une question de synthèse – conjonction des besoins du marché, des tendances technologiques, et des objectifs du business. »

— Jim Wicks

Le webdesigner est un membre multidisciplinaire de l’équipe, responsable du design, de la production, et de la maintenance de contenus interactifs, de l’initiation du projet à sa mise en ligne.

Il conçoit et crée des solutions d’interface pour des sites web, intranet, extranet, des portails, des applications et des dispositifs marketing (campagnes de publicité interactives, newsletters, campagnes d’e- mailing). Le webdesigner occupe une position charnière entre la création et le développement. Par-là même, la tension permanente entre créa- tion et production est centrale dans le métier de webdesigner. Il doit faire appel à une large culture du design visuel, de la typographie à la mise en page, coordonnée à une culture « interactive ». Généraliste du design, ses activités sont souvent en recoupement avec celles du webmaster, voire celles du développeur front-office et du designer d’applications riches dont il peut posséder certaines ex- pertises. Comme lui, il peut avoir une spécialisation plus technique, éditoriale, ou en animation.

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Webdesigner

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Dans le contexte anglo-saxon, le webdesigner a une connotation plus technique, même si, en France, il est considéré davantage comme un designer que comme un technicien. La conception (livrables : story- boards) est un aspect de plus en plus souvent cité dans les attribu- tions du webdesigner car il se positionne dans la formalisation de l’interaction. En fonction du contexte dans lequel il exerce son activité (freelance, agence, entreprise utilisatrice), ses spécialités varient et peuvent, par exemple, offrir une place plus centrale à la gestion de projet (notamment en entreprise). Souvent, le type d’outils maîtrisés par le web designer oriente ses activités. Mais en aucun cas être web- designer ne se réduit à la maîtrise technique d’une suite logicielle.

Activités

Au niveau du design

Le webdesigner traduit les objectifs business, les concepts et les enjeux tech- niques en des propositions design soucieuses de créer une expérience utili- sateur pertinente. Il crée, avec le directeur artistique interactif, les premières explorations de design du projet. Il définit, raffine et implémente le design de l’interface du site en répondant aux problématiques de l’activité du client, de son identité de marque et aux besoins des utilisateurs. Il est amené à formal- iser des story-boards, des maquettes et des prototypes pour représenter les principes du design et le comportement de l’interface. Notamment, il créé des gabarits de page à travers une mise en scène de l’information pertinente au regard des principes de mise en page pour l’écran et de la charte graph- ique liée à la marque.

À ce titre, il recherche en permanence l’information et l’application des meil- leures pratiques qui lui permettent d’améliorer la pertinence du design. Les prototypes qu’il élabore sont souvent développés à l’aide de Flash ou en HTML, offrant un aperçu plus réaliste des fonctionnalités de l’interface. Pour chacun des projets sur lesquels il intervient, il veille à maintenir une cohérence dans les choix de design graphique, guidé par les principes d’identité de la marque. Pour cela il dispose de documents de références, comme la charte graphique print et/ou web. Il s’appuie également sur les standards établis en ergonomie web et un ensemble de bonnes pratiques qu’il a identifiés au cours de son expérience. Pour chaque contrainte ou op- portunité technique liée à la partie visible de l’interface, il arbitre des choix et implémente les solutions de design les plus efficientes. Le webdesigner accomplit également des tâches de maintenance sur le contenu et le design visuel des sites. Il peut être amené à produire des élé- ments graphiques périphériques au site web : bannières promotionnelles, landing pages, etc.

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Webdesigner

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Au niveau de l’équipe

Le webdesigner participe aux brainstorming internes avec l’équipe pour im- aginer de nouveaux concepts de design. Il suit les directions indiquées par le directeur artistique interactif pour produire les livrables du projet. Il travaille en étroite collaboration avec les équipes de conception (équipe responsa- ble de l’expérience utilisateur) pour améliorer l’expérience globale du projet pour les utilisateurs et faciliter leur compréhension du contenu, et son ac- cessibilité. En se fondant sur la synthèse des besoins utilisateurs et de tests éventuels, il effectue des itérations avec les équipes d’ergonomie et de développement. Il interprète les recommandations ergonomiques pour en retirer des amélio- rations dans les choix du design. Il travaille avec l’équipe de développement pour déterminer la faisabilité et aboutir à un design facilement évolutif. Il spécifie fonctionnellement les maquettes avec les concepteurs, et formalise les règles graphiques de l’interface pour guider le travail de développement.

Au niveau du client

Le webdesigner échange avec le client pour comprendre son modèle économique et ses objectifs, afin de lui proposer des solutions de design qui répondront à ses problématiques. Le webdesigner participe aux réunions du design avec le soutien du directeur de création ou d’un directeur artistique. Il prend en compte les retours du client et y donne suite, après avoir proposé des solutions appropriées, par des ajustements sur les maquettes.

Au niveau technique

Le webdesigner, prenant alors le rôle de l’intégrateur HTML, transpose les maquettes, quelque soit leur format graphique, en pages HTML compatibles avec les standards. Il s’assure de leur compatibilité et de leur fonctionne- ment adéquat sur les principaux systèmes d’exploitation et navigateurs du marché. Il intègre les gabarits structurants du site en utilisant des technolo- gies conformes aux standards internationaux et s’assure qu’ils demeurent accessibles. Il se tient informé en permanence des évolutions techniques pertinentes pour son activité.

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Webdesigner

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sans l’autorisation écrite de *designers interactifs* Interview de Florent Desjardins Quel est votre parcours ?

Interview de Florent Desjardins

Quel est votre parcours ? (études, expériences professionnelles) Pour mon cursus scolaire, j’ai commencé par un DUT informatique. Je voulais avoir des bases techniques solides pour connaître le processus complet de production et de mise en place d’un projet web et être totalement auto- nome pour réaliser mes propres projets. J’ai complété ma formation tech- nique par une formation graphique chez Vocation Graphique. J’ai intégré juste après WordAppeal en tant que stagiaire designer Print et Web. Je suis actuellement webdesigner et développeur front-end chez Noodle (groupe Australie).

Sur quel type de projets intervenez-vous ? J’intervient sur la création et la réalisation de newsletters et de sites web. Ma principale activité reste l’intégration (HTML, CSS) ainsi que du dévelop- pement de projets Wordpress. Quand cela est possible, je réalise l’intégralité du projet de la création à la livraison. Je réalise également quelques appli- cations Facebook et je suis actuellement sur un projet de développement basé sur l’API Google Maps.

Quelles sont les compétences nécessaires selon vous pour exercer votre métier ? Les compétences pour exercer mon métier pour moi serait d’être sociable, ouvert, patient, persévérant et réactif.

En quoi consiste votre métier ? Quel est votre rôle auprès des équipes du projet (interne et prestataire) ? J’apporte des solutions graphiques et/ou techniques à une problématique client en proposant une interface, des éléments graphiques, une mise en page ou le choix d’une technologie. J’assure la réalisation des fichiers livra- bles client en création, intégration et développement (PSD, HTML, CSS, PHP, etc.). Je peux également avoir un rôle de conseil auprès de mon équipe sur la faisabilité d’un projet.

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Quelles sont les perspectives d’évolution dans votre métier ? Je pense que le webdesigner se spécialisera. Il sera plus développeur que créatif, ou diriger vers un domaine du Web comme le mobile par exemple.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaitent devenir webdesigner ? Je conseillerai aux futurs designers d’être ouverts, de s’intéresser à tous les domaines et aux choses qui les entourent au quotidien. Tout peut être source d’inspiration et devenir une interface ou un objet interactif, etc. Je conseillerai également d’être autonome voir presque autodidacte. Le métier évolue, nous sommes en permanence en train d’apprendre alors au- tant être familiarisé avec cette pratique !

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au- tant être familiarisé avec cette pratique ! 118 Conseil en ergonomie et conception d’interface Formations

Conseil en ergonomie et conception d’interface

Formations en ergonomie

Acquérir des compétences pratiques en conception d’interface

des compétences pratiques en conception d’interface Objectif Conduire efficacement un projet de conception et

Objectif

Conduire efficacement un projet de conception et mettre en oeuvre les méthodes ergonomiques.

Audience

Equipes de développement, chefs de projet, maîtrise d’ouvrage, DA, graphistes, webdesigners, webmasters.

Nos stages

Nos formations alternent théorie et pratique. Afin de vous permettre d’intégrer immédiatement les notions abordées, les ateliers s’appuient sur vos projets.

Ergonomie des sites web (2j) Maquettage des interfaces (2j) Ergonomie des sites de e-commerce (2j)

Ergonomie des IHM (4j) Sensibilisation à l’ergonomie IHM (1,5j) Interfaces tactiles (2j)

Nos formations sont éligibles dans le cadre du DIF.

Usabilis est un organisme de formation enregistré auprès du ministère du travail.

Usabilis a été sélectionné par le FAFIEC comme organisme de référence en ergonomie informatique pour la filière des métiers du logiciel.

contact@usabilis.com

0 981 600 705

www.usabilis.com

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Webmaster

Par Benoît Drouillat (User Experience Designer)

« Le titre “webmaster” fait référence à un professionnel qui travaille sur le contenu final d’un site web. Quand on regarde de plus près ses attributions, on voit qu’il existe plusieurs définitions possibles. »

— S. Spainhour, V. Quercia, Webmaster in a Nutshell: A Desktop Quick Reference, O’Reilly, 2006

Le rôle du webmaster est de concevoir, d’implémenter et faire vivre un site web efficace. Pour ce faire, le webmaster doit avoir des connaissances dans divers domaines, tels que la configuration des réseaux, le design d’interface et le design graphique, le développement d’application, le marketing, l’écriture en ligne, et la gestion de projet.

Comme la fonction de webmaster englobe de nombreux champs d’action, cette position est souvent occupée par une équipe et non par une personne seule. » (The Webmasters’ Guild) Le webmaster crée, programme et met à jour des pages web à l’aide des techniques de développement orientées client et serveur. Le webmaster est un professionnel pluridisciplinaire avec un large champ d’activités qui vont de la conception de l’interface au market- ing. Il travaille à l’amélioration permanente du site web et à sa ges- tion quotidienne.

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Webmaster

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Activités

Au niveau du design

Le webmaster assure la maintenance et la mise à jour quotidienne du con- tenu du site. Il coordonne la production et l’implémentation de vidéos, de podcasts, de webcasts et d’autres contenus multimédias. Il met en place la procédure interne pour mettre à jour/modifier/réviser/valider le contenu. Il aide à la rédaction et à la modification du contenu du site, dans le respect des conventions d’écriture pour le Web. Il conçoit et intègre en HTML des pages web, crée et optimise les images du site pour un affichage rapide et pour maintenir un design cohérent. Il crée des bannières, des formulaires, des campagnes d’e-mail marketing et/ou des newsletters. Il s’assure de l’accessibilité du contenu pour tous les utilisateurs, selon les critères énoncés par les organismes référents. Il dével- oppe le trafic du site web et promeut son contenu à travers des campagnes de publicité interactives. Il rédige le cahier des charges pour un nouveau projet et pilote l’agence pendant son développement. Il met en place un rapport d’audience mensuel pour mesurer la performance du site.

Au niveau technique

Le webmaster développe et optimise des pages HTML et des scripts côté cli- ent. Il effectue le recettage, et optimise la performance du site. Il apporte son aide pour la mise en place de nouvelles fonctionnalités et de nouveaux développements. Il intègre les contenus dans le système de gestion de con- tenu (CMS). Il s’assure du référencement du contenu du site.

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Il intègre les critères d’accessibilité et s’assure que le code du site est dével- oppé selon les standards. Il veille à la compatibilité du site sur les différents navigateurs et systèmes d’exploitation. Il travaille pour que les pages mises en ligne soient conformes à l’identité de la marque, à la charte graphique, technique et éditoriale, ainsi qu’à la politique de confidentialité du site. Il recueille les commentaires des utilisateurs et répond à leurs e-mails. Il conduit des études en ligne et organise régulièrement des tests utilisateurs. Il analyse mensuellement l’audience du site et en dégage des recommanda- tions marketing.

Au niveau de l’équipe

Le webmaster prend en charge la gestion du projet en incluant l’analyse des besoins, sa formalisation dans un cahier des charges, son intégration et sa validation. Il travaille en collaboration avec l’équipe marketing pour définir la stratégie, développer, mettre en œuvre et mesurer le résultat des cam- pagnes d’e-mail marketing. Il assure l’intermédiaire entre le marketing et les développeurs web et d’éventuels prestataires externes. Il constitue et dirige une équipe de collaborateurs internes et externes.

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Édition 2011-2012

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Les associations professionnelles et les organismes de promotion

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Design interactif

Association francophone d’interaction homme-machine (AFIHM)

385 rue de la Bibliothèque 38041 Grenoble Cedex secretaire@afihm.org www.afihm.org

L’AFIHM, association francophone d’interaction homme-machine, a pour but principal de promouvoir le savoir et les connaissances du domaine de l’interaction homme-machine et des divers domaines concourants au savoir et aux connais- sances facilitant la conception, la réalisation et l’évaluation des systèmes inter- actifs actuels et futurs. L’AFIHM offre aux chercheurs et praticiens de l’IHM un lieu d’échange et de savoir sur leurs domaines professionnels.

Interaction Design Association (IxDA)

feedback@ixda.org

www.ixda.org

Interaction Design Association est une organisation informelle dont l’adhésion est gratuite. Elle s’appuie sur la passion de ses membres pour remplir les besoins de son réseau international. Elle compte plus de 10 000 membres et environ 70 chapitres locaux à travers le monde. Son réseau concentre active- ment ses efforts sur les problématiques du design d’interaction en direction des professionnels, quel que soit leur niveau d’expérience. Interaction Design Association a été fondée en 2003 par Rick Cecil, David Heller, Challis Hodge et Jim Jarrett en réponse au plaidoyer vibrant de Bruce Tognazzini pour créer une organisation professionnelle désintéressée afin de répondre aux défis que rencontrent les designers d’interaction dans leur parcours professionnel. L’association est convaincue de la nécessité d’améliorer la condition humaine à travers le développement de la discipline du design d’interaction. Pour ce faire, elle rassemble une communauté de personnes qui soutiennent cette vi- sion et s’appuie sur les initiatives individuelles de ses membres.

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Les associations professionnelles et les organismes de promotion

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*designers interactifs*

14 rue de Provence 75009 Paris Tél. : + 33 (0)9 52 60 73 61 contact@designersinteractifs.org www.designersinteractifs.org

*designers interactifs*, association loi 1901, a été créée en 2006 avec la volonté de faire du design interactif une démarche mieux intégrée et reconnue dans le développement de tous les secteurs d’activité, à travers ses bénéfices et ses métiers. Alors que le design est un facteur reconnu dans l’économie, le lien entre la performance d’un dispositif numérique et son design est souvent peu établi. C’est pourquoi *designers interactifs* met en œuvre, à Paris et en région, avec ses 600 membres, de multiples initiatives visant à améliorer la visibilité de la profession et la lisibilité de ses apports à l’économie et à la société.

*designers interactifs* s’adresse à un public diversifié :

• Pas uniquement aux designers indépendants et salariés, mais aussi à toute la chaîne des métiers constituée autour du design numérique, parce que nous privilégions une démarche multi-disciplinaire et décloisonnée.

• Aux entreprises qui ont déjà recours au design numérique, pour les encourager à développer cette démarche.

• Aux entreprises qui n’ont jamais encore eu recours au design numérique, pour les aider à s’y engager et à en retirer les bénéfices.

• Aux agences.

• Aux chercheurs.

• Aux enseignants.

• Au grand public.

Les membres de *designers interactifs* bénéficient du rayonnement d’une communauté professionnelle qui leur offre chaque trimestre des opportunités de réseautage, des publications et des événements.

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Les missions de l’association :

• Sensibiliser au design numérique, ses apports et ses métiers.

• Proposer des outils pour faciliter l’accès au design numérique.

• Témoigner de démarches réussies de design numérique.

• Créer la première communauté de designers numériques en France.

• Définir les métiers, établir un observatoire.

• Offrir des repères à la profession.

The British Computer Society (BCS, ex The British HCI Group)

BCS First Floor, Block D, North Star House, North Star Avenue, Swindon SN2 1FA United Kingdom Tél. : 01793 417417 Fax : 01793 480270 hci@bcs.org.uk www.bcs-hci.org.uk

Interaction, précédemment connu en tant que British HCI Group, est le groupe européen le plus ancien traitant d’interaction homme-machine (IHM), et il dis- pose maintenant de la communauté la plus étendue. Le groupe a récemment changé de nom et d’identité pour mettre en avant le thème de l’interaction, et pour promouvoir son ouverture à l’international et à l’ensemble des milieux – universitaire, professionnel, gouvernemental, régle- mentaire et médiatique.

Objectifs et intérêts :

Fondé en 1984, Interaction était alors un groupe spécialisé de la British Compu- ter Society. Il rassemble au sein d’une même organisation l’ensemble des pro- fessionnels qui interviennent sur l’analyse, la conception, l’implémentation ou l’évaluation des technologies à l’intention des humains. Il s’attelle à supprimer les barrières et à améliorer la communication entre ceux qui utilisent les ordinateurs, ceux qui les créent, et ceux qui effectuent des recherches sur les problématiques des IHM. Le groupe est en relation avec des syndicats professionnels pour aider les praticiens à soutenir les standards IHM au sein des industries de la communication et de l’information.

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La recherche et les pratiques touchant aux IHM rassemblent de nombreux corps de métiers. Les membres d’Interaction proviennent d’horizons aussi divers que : l’ergonomie, l’ingénierie informatique, l’ethnographie, la ré- daction technique, la psychologie cognitive, la sociologie, l’analyse de sys- tèmes, le graphisme, la programmation, l’anthropologie, le design indus- triel ou l’administration des infrastructures informatiques. Les membres s’intéressent à : l’analyse, la conception et l’évaluation des interfaces utilisateurs ; la structure de la communication entre les êtres humains et les ordinateurs ; L’ingénierie logicielle et matérielle touchant à l’humain ; la caractérisation des contextes d’utilisation des systèmes inter- actifs ; les méthodologies et la gestion du design ; et enfin les nouvelles in- novations logicielles et matérielles.

Information Architecture Institute

1463 E Republican #110 Seattle WA 98112 info@iainstitute.org www.iainstitute.org

IAI est une organisation professionnelle dirigée par une équipe internationale dévouée. Donnant bénévolement de notre temps, nous aspirons à tisser des liens en- tre différentes disciplines et organisations. Nous vous invitons à nous rejoindre pour améliorer le domaine de l’architecture de l’information grâce à la recher- che, la formation, la recommandation et l’entraide. Nous vivons une période passionnante. Pendant que se développe l’ère num- érique, nos industries, économies et sociétés, se transforment en réseaux ad- aptatifs inter-connectés. Internet, tel que nous le connaissons aujourd’hui, ne nous livre que quelques indices de ce que seront les infrastructures communicantes omniprésentes de demain. La construction de ce nouveau monde nécessite une nouvelle sorte d’archi- tecture, centrée sur une structure numérique, faite d’information et de logiciels, à l’instar de l’armature physique constituée de briques et de mortier.

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Plus nous passerons de temps à travailler et à nous divertir dans ces es- paces d’information, plus les gens réclameront de meilleurs outils de re- cherche et de navigation, ainsi que de nouveaux systèmes collaboratifs. Nous travaillons dur pour créer une organisation internationale reliant les hommes d’horizons, de cultures et de langues différentes. Nous comptons déjà 1400 membres provenant de 80 pays. Notre conseil d’administration est constitué d’individus issus des 6 continents. Notre programme de réun- ions locales et notre initiative de traduction sont autant de vecteurs pour promouvoir et étendre nos services dans toutes les régions du monde.

AI Chile

www.aichile.org

AI Chile est le sigle qui désigne les architectes de l’information du Chili, un groupe de professionnels de différentes origines qui voient dans cette discipline une solution adéquate à la nécessité d’organiser les espaces d’information numériques pour soutenir la facilité d’usage et la recherche d’information par les usagers. Bien que les membres permanents et les participants de la communauté des architectes de l’information ne soient que quelques dizaines, nombreux sont ceux qui viennent pour écouter et apprendre la discipline. C’est ainsi que certains des représentants de l’association interviennent régulièrement dans les cours de plusieurs universités pour favoriser le transfert de con- naissances et d’informations. La communauté locale des architectes de l’information reconnaît comme des références internationales les groupes constitués par Cadius en Es- pagne, et The Information Architecture Institute aux États-Unis, dont les dirigeants maintiennent un contact régulier avec de nombreux profession- nels locaux.

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Asociación Interacción Persona-Ordenador (AIPO)

Toni Granollers i Saltiveri Secretaría AIPO Universidad de Lleida, Escola Politécnica Superior Avda. Jaume II, 69 25001 Lleida Espagne Tél. : +34 973 70 27 50 Fax : +34 973 70 27 02 aipo@aipo.es www.aipo.es

La section professionnelle de l’AIPO est formée par les membres de l’association qui ont demandé à y adhérer et qui développent leur activité professionnelle principale au sein d’entreprises. Actuellement, cette section est constituée d’entreprises de tous types, de toutes tailles et de tous secteurs économiques.

Les objectifs :

• Promouvoir l’ergonomie et l’interaction homme-machine dans le monde professionnel.

• Faire reconnaître la profession dans la société.

• Encourager la collaboration entre les entreprises et l’université dans le do- maine des interactions homme-machine.

• Promouvoir les communautés professionnelles en interaction homme-machine qui encouragent la communication, les contacts et le partage des connaissanc- es.

Le programme :

• Collaborer au Master de design en interaction homme-machine.

• Organiser des événements professionnels sur de petits formats.

• Faire participer les entreprises à des conférences de l’AIPO.

• Publier des travaux et des expériences.

• Participer à des événements pertinents : journée mondiale de l’usabilité, In- teract…

• Homologuer des connaissances professionnelles.

• Donner une visibilité aux produits aisément utilisables.

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L’origine :

La première initiative de l’association émanait de quelques membres de l’AIPO au début de 2005, aboutissant à une première rencontre professionnelle en interaction homme-machine à Grenade lors du congrès CEDI2005 (septembre 2005). Les participants ont convenu de constituer cette section profession- nelle avec les objectifs et le programme de travail détaillés ci-dessus.

The Association for Computing Machinery, Special Interest Group on Computer Human Interaction, SIG-CHI

2 Penn Plaza, Suite 701 New York, NY 10121-0701 USA Tél. : 1 800 342 6626 (US/Canada) et +1 212 626 0500 (international) Fax : +1 212 944 1318 (international) acmhelpacm.org www.sigchi.org

SIGCHI est la plus ancienne organisation créée pour les professionnels, les universitaires et les étudiants qui s’intéressent aux technologies humaines et aux interactions hommes-machines. Nous fournissons un espace d’échange pour discuter de tout ce qui concerne les IHM à travers nos conférences, pub- lications, sites, groupes de discussion, et autre services. Nous faisons pro- gresser l’enseignement dans la conception des IHM grâce à des tutoriaux, des ateliers, et nous promouvons l’accès informel à un large spectre de personnes et d’organisations impliquées dans les IHM. Les membres peuvent participer à des activités avec d’autres membres régionaux grâce à nos chapitres locaux. Laplupartdenosmembressontimpliquésdanslaconception,l’implémentation ou l’utilisation de systèmes informatiques interactifs – des ordinateurs de bureau aux magnétoscopes numériques. Certains autres sont des chercheurs travaillant à comprendre l’interface homme-technologie sous plusieurs angles, tels que la psychologie, la sociologie, l’anthropologie, le design industriel et l’ergonomie. D’autres membres encore sont des enseignants, préparant les professionnels de demain et fournissant les connaissances relatives aux IHM à ceux qui en au- raient besoin dans leur profession. Les étudiants participent activement eux aussi à SIGCHI et exploitent certains services conçus spécifiquement pour eux.

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Édition 2011-2012

Les associations professionnelles et les organismes de promotion

Toute reproduction, diffusion, reprise partielle ou totale interdite sans l’autorisation écrite de *designers interactifs*

Les membres travaillent dans des domaines aussi divers que la conception d’interfaces, l’ergonomie, la psychologie, les sciences informatiques, le gra- phisme, le design industriel, les médias, ou les télécommunications. De la conception de nouveaux périphériques de saisie, à l’implémentation des sys- tèmes de réalités virtuelles les plus avancés, nous contribuons à faire pro- gresser les pratiques et recherches actuelles pour créer les IHM de demain.

The Association for Computing Machinery SIGGRAPH

2 Penn Plaza, Suite 701 New York, NY 10121-0701 USA Tél. : 1 800 342 6626 (US/Canada) et +1 212 626 0500 (international) Fax : +1 212 944 1318 (international) www.siggraph.org

L’Association for Computing Machinery Special Interest Group on Compu- ter Graphics and Interactive Techniques est une organisation internationale sans but lucratif apportant ses services à plus de 8 300 membres et une moyenne de 25-30 000 participants à sa conférence annuelle. L’ACM SIGGRAPH est dédiée à la création et à la diffusion de l’information sur l’image numérique et sur les techniques interactives.

L’ACM SIGGRAPH est une organisation de membres attachée à la passion, à l’intégrité, à l’excellence, au bénévolat et à l’interaction entre différentes disciplines dans toutes ses activités. L’organisation est sans doute davantage connue à travers la conférence annuelle SIGGRAPH qu’elle sponsorise, mais elle dispose d’une variété de programmes annuels et internationaux, au profit de la communauté du SIG- GRAPH. Son objectif est de promouvoir une communauté de membres dont les va- leurs fondamentales contribuent à catalyser l’innovation et les applications de l’image numérique et des techniques interactives.

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Les valeurs de l’ACM SIGGRAPH :

• L’excellence → L’association est attachée à l’excellence des informations et de l’expérience de ses produits et de ses activités.

• L’intégrité → L’association est attachée à l’intégrité au niveau personnel et organisationnel pour la sélection de ses contenus et ses relations interper- sonnelles et à l’échelle de l’organisation.

• Le bénévolat → L’association est attachée aux bénévoles et au bénévolat dans un environnement qui soutient activement ceux qui s’y impliquent.

• La passion → L’association est attachée à la passion qui anime la commu- nauté de l’ACM SIGGRAPH et pour le domaine de l’image numérique et des techniques interactives.

• L’interaction entre les disciplines → L’association est attachée à l’interaction entre les nombreuses disciplines qui constituent sa communauté.

The Association for Computing Machinery Special Interest Group on Hypertext, Hypermedia and the Web

ACM SIGWEB 2 Penn Plaza, Suite 701 New York, NY 10121-0701 USA Tél. : 1 800 342 6626 (US/Canada) et +1 212 626 0500 (international) Fax : +1 212 944 1318 (international)) secretary_SIGWEB@acm.org www.sigweb.org

SIGWEB est un des groupes d’intérêt spécial de l’Association for Computing Ma- chinery. SIGWEB s’appelait SIGLINK jusqu’à novembre 1998. Grâce à ce nouveau nom, le groupe accepte les nouveaux membres concernés par le Web, ainsi que ceux concernés par d’autre aspects de l’hypertexte et de l’hypermédia. Les 34 groupes d’intérêt spécial de l’ACM fournissent nombre de publications, de conférences, et une base documentaire couvrant un large spectre d’expertises techniques et proposent des informations récentes sur les dernières évolutions.

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Les associations professionnelles et les organismes de promotion

Toute reproduction, diffusion, reprise partielle ou totale interdite sans l’autorisation écrite de *designers interactifs*

En tant que groupe d’intérêt spécial de l’ACM, SIGWEB y est lié par ses statuts. Pour toute personne qui voudrait faire connaître SIGWEB, nous pouvons fournir un tract et un formulaire d’adhésion. SIGWEB promeut le domaine multi-diciplinaire de l’hypertexte et de l’hypermédia, aidant à sa mise en pratique à la fois sur Internet, ainsi que sur des environnements indépendants, isolés, et distribués. Il fournit aux scientifiques, aux designers de systèmes et aux utilisateurs un forum pour la promotion, la dissémination et l’échange d’idées sur les recherches et leurs applications.

SIGWEB promeut et participe aux activités suivantes :

• Promouvoir et fournir les moyens pour l’échange d’information dans le do- maine de l’hypertexte, de l’hypermédia et du Web.

• Sponsoriser des conférences, des congrès et des ateliers.

• Remettre des distinctions.

• Organiser des sessions lors de conférences.

• Encourager la coopération avec d’autres groupes d’intérêt special de l’ACM et d’autres organisations s’occupant de l’hypermédia.

• Mener des initiatives dans les domaines de l’enseignement, de la recherche et du développement de la discipline.

AIS Special Interest Group on Human-Computer Interaction

Dr. Khawaja A. Saeed SIGHCI Chair Wichita State University Barton School of Business Wichita, KS 67260 USA Tél. : (316) 978 7123 Fax : (316) 978 3263 Khawaja.Saeed@wichita.edu

www.linknet1.com/sighci

AIS SIGHCI est un groupe d’intérêt spécial dédié aux interactions homme- machine (IHM), affilié à l’Association for Information Systems (AIS). Le groupe a été approuvé par le conseil de l’AIS pendant le printemps 2001 après une proposition de Ping Zhang et Fiona Fui-Hoon. SIGHCI est alors devenu l’un des 6 premiers SIGs annoncés officiellement lors d’ISWORLD en juillet 2001.

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La mission du SIGHCI est :

De permettre l’échange, le développement, la communication, et la dis- sémination de l’information auprès des membres de l’AIS, et de promouvoir les recherches concernant les IHM dans des contextes managériaux, com- merciaux et organisationnels auprès des membres de l’AIS et de la commu- nauté des praticiens et des spécialistes du domaine.

Australasian CRC for Interaction Design, ACID

ACID Level 3, Building Z1 ’The Works’ Creative Industries Precinct Musk Avenue, Kelvin Grove Brisbane, Australia Tél. :+61 7 3337 7821 Fax : +61 7 3337 7834 info@acid.net.au www.acid.net.au

L’ACID est un centre de recherche coopératif sur le design interactif situé en Australie (Australasian Cooperative Research Centre for Interaction De- sign). Nous cherchons de meilleures méthodes pour permettre aux humains de communiquer entre eux en utilisant les technologies de la communica- tion. Notre expertise consiste à aider les personnes à participer au monde numérique.

ACIDconduitd’importantesrecherchesapprofondiessurledesignd’interaction et le design de l’expérience utilisateur (user experience design). Nos recherches sont la base des services de conception et de R&D que nous fournissons à nos partenaires et nos clients. Les équipes de recherche de l’ACID comptent des étudiants issus d’universités partenaires. Les recherches effectuées par les étudiants con- tribuent pour une grande part aux résultats que nous obtenons.

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Les métiers du design interactif

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Organismes liés à l’économie numérique

Association des professionnels pour l’économie numérique, Aproged

14 rue de la République Immeuble Diamant A 92800 Puteaux Tél. : +33 (0)1 46 53 12 40 contact@aproged.org www.aproged.org

Créée en 1993, l’APROGED est l’association professionnelle du numérique en France (dématérialisation, gestion de contenu et de document, archivage, capture, éditique, workflow, etc.). Elle regroupe une centaine d’adhérents représentant l’ensemble des acteurs professionnels (éditeurs, constructeurs, distributeurs, intégrateurs, prestataires de services, sociétés de conseil, tiers archiveurs, etc.) de ce secteur en plein développement. Aucœurdelaréflexionsurledocumentnumérique,lagestiondel’information non structurée (ECM) et l’économie de l’immatériel, l’APROGED joue un rôle déterminant en matière d’information, d’étude, de formation, mais aussi de normalisation. L’association s’est ouverte sur l’Europe et l’international. L’Aproged est également le co-fondateur du forum des acteurs du numérique, le rendez-vous annuel des professionnels de la gestion de contenu, de l’éditique et du document numérique.

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Association de l’économie numérique, ACSEL

15 rue de la Banque 75002 Paris Tél. : +33 (0)1 49 26 03 04 ladoux@acsel.asso.fr www.associationeconomienumerique.fr

Lieu d’échange et de propositions, l’ACSEL regroupe des entreprises et des organismes qui ont pour ambition de réfléchir collectivement à l’impact des technologies émergentes dans le développement de l’économie et les évo- lutions des usages et des comportements.

L’ACSEL c’est :

• Le lieu unique qui fédère l’ensemble de la communauté des acteurs de l’économie numérique.

• Une réflexion sur les sujets clés de l’économie numérique : l’e-marketing, l’e- business et les TPE-PME, l’identité numérique, les réseaux et les services, les services financiers.

• Des ouvrages de fond : « Mille milliards d’e-mails », « Hauts débits », « Serv- ices en ligne : modèles économiques et systèmes de paiement », « L’e-mar- keting, la stratégie de la performance », « L’Europe, une opportunité pour le commerce » en coopération avec Internet Retailing (UK) en mai 2008 en version française et anglaise ; et « Jemelance.net » pour les jeunes entre- preneurs avec les éditions Dunod.

• Des conférences, des voyages d’études, du networking : une quinzaine de voyages depuis 1994 : « 2.0, la maturité ? » en juin 2008 dans la Silicon Val- ley auprès de grands acteurs de l’internet : Cisco, Adobe, eBay, Google, Ya- hoo, Facebook ; en Chine.

• Une force de proposition : l’association apporte sa contribution aux consul- tations publiques françaises et européennes sur le cadre réglementaire de l’économie numérique.

• Un interlocuteur reconnu des instances françaises et européennes.

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Alliance TICS

43-45 rue de Naples 75008 Paris Tél. : +33 (0)1 44 69 40 30 Fax : +33 (0)1 44 69 41 20 info@alliance-tics.org www.alliance-tics.org

Dans l’esprit de favoriser le développement de l’industrie des technologies de l’information, de la communication et des services associés en France, l’union professionnelle « Alliance TICS » créée en 2003, et qui regroupe les deux syndicats SFIB (technologies de l’information) et GITEP TICS (télécom- munications), constitue l’espace privilégié de réflexion et de concertation de la profession. Ses activités sont articulées autour de métiers et domaines principaux : le traitement de l’information, le traitement du document et la bureautique, le traitement du courrier, les réseaux fixes, les réseaux mobiles, les réseaux privés, les domaines liés au support et aux services ainsi que ceux relatifs aux PME. Dans ce cadre, Alliance TICS assure la représentativité de ses adhérents et la défense de leurs positions auprès d’organismes privés et publics (France/ Europe), dont les décisions peuvent avoir des incidences sur le développe- ment des entreprises du secteur.

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Cap Digital, pôle de compétitivité des contenus numériques

Passage de l’innovation

74 rue du Faubourg Saint Antoine 75012 Paris

Tel. : +33 (0)1 40 41 11 60

patrick.cocquet@capdigital.com

www.capdigital.com

Fax : +33 (0)1 40 41 11 65

Cap Digital est le pôle de compétitivité des contenus numériques. Le pôle est structuré en association loi 1901, à but non-lucratif. Selon les stat- uts de l’association, Cap Digital est composé d’un conseil d’administration et d’un bureau exécutif aux rôles et responsabilités différentes. Plus de 500 adhérents lui font aujourd’hui confiance pour leurs projets de R&D, tant en termes de financement que d’expertise, et pour le développe- ment de leur entreprise. Pour prendre en compte la croissance du Pôle et celle du nombre de Com- munautés, Cap Digital a réorganisé sa gouvernance. Notre expertise sectorielle s’exprime au travers d’une organisation com- prenant des commissions thématiques, des communautés de domaine et des experts. Ces entités sont perméables et malléables. Un membre d’une commission peut être aussi membre d’une communauté et expert Cap Dig- ital. L’objectif de cette nouvelle structuration est de multiplier les échanges entre communautés de domaine et de laisser le champ libre aux évolutions nécessaires.

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Élopsys

Élopsys

Immeuble Cassiopée, parc Ester technopole 26 rue Atlantis BP 36984 87069 Limoges Cedex

Tél. : +33 (0)5 87 21 21 60 contact@elopsys.fr www.elopsys.fr

Fax : +33 (0)5 87 21 21 79

Élopsys est le pôle de compétitivité des hautes technologies micro-ondes, photonique, réseaux sécurisés et design numérique en Limousin. Élopsys assure l’identification, le développement et l’accompagnement de projets collaboratifs de R&D. Au centre de recherches sémiotiques (CeReS) de l’université de Limoges, les recherches dans le domaine de la sémiotique appliquée au multimédia concernent l’analyse sémiotique des objets numériques et des interfaces homme-machine. Le laboratoire XLIM, unité mixte de recherche CNRS/université de Limoges, labellisé Institut Carnot, offre des compétences en images, mathématiques et sécurité de l’information, notamment dans les domaines suivants : synthèse d’images, animation et simulation, caractérisation de l’image et mesures, chaîne de traitements des images et vidéos, modélisation géométrique 2D, 3D, nD, sécurité de l’information matérielle et logicielle, cryptographie et codes, protection de l’information et confidentialité.

www.xlim.fr

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L’université dispense un Master ISICG (informatique, synthèse d’images et conception graphique). L’objectif du Master indifférencié ISICG est de proposer, d’une part une formation solide en informatique et d’autre part, une spécialisation avancée dans les domaines de la synthèse d’images et de la conception graphique, associée à des enseignements à vocation professionnelle.

www.unilim.fr/isicg

Le pôle Élopsys est l’organisateur du volet conférences et ateliers du Wif (Webdesign International Festival) :

www.webdesign-festival.com

Images et Réseaux

Images et Réseaux 4 rue Ampère 22300 Lannion Tél. : +33 (0)2 96 48 31 55 Fax : +33 (0)2 96 48 31 90 pole@images-et-reseaux.com www.images-et-reseaux.com

Le pôle Images & Réseaux associe industriels et chercheurs de Bretagne et Pays de la Loire afin d’accroître la compétitivité et l’attractivité du territoire dans la filière images et réseaux. Leur ambition : constituer un pôle de re- cherche, d’innovation et de développement d’envergure mondiale. Le pôle Images & Réseaux est une association dont les membres partagent la même vision : une révolution des usages qui repose sur les nouvelles tech- nologies numériques de l’image et les nouveaux réseaux de distribution de contenus. Au sein du pôle, les acteurs de l’industrie et de la recherche unis- sent leurs efforts pour imaginer les besoins à venir et y apporter des répons- es. Ils collaborent à des projets de recherche et développement dont on sait qu’ils constituent le principal moteur de la croissance et de l’emploi.

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Imaginove

Imaginove Pôle audiovisuel Pixel 26 rue Emile Decorps 69100 Villeurbanne Tél. : + 33 (0)4 37 56 89 01 kcohen@imaginove.fr www.imaginove.fr

Pôle de compétitivité/cluster des filières de l’image en mouvement (jeu vidéo, cinéma audiovisuel, animation et multimédia), Imaginove fédère plus de 200 entreprises rhônalpines autour d’un objectif commun : développer les syner- gies entre ces filières en favorisant l’anticipation et en stimulant l’innovation des professionnels. Notre approche cross media est guidée par l’analyse des grandes tend- ances du marché et l’évolution des modes de consommation (mobilité, dé- matérialisation, élargissement de la cible des consommateurs, etc.). Imaginove a pour ambition de devenir d’ici 5 ans, la référence européenne en matière de fabrication et de diffusion de contenus pluri médias. Pour cela, Imaginove s’appuie sur une filière de l’image forte en Rhône-Alpes : 650 en- treprises, 23 laboratoires de recherche, 28 formations liées à l’image, ainsi que des événements internationaux de référence tels que la Game Connec- tion, le marché et le festival du film d’animation d’Annecy, les Serious Game sessions, etc.

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Pôle solutions communicantes sécurisées

Pôle solutions communicantes sécurisées Place Paul Borde 13790 Rousset Tél. : +33 (0)4 42 53 82 85 Fax : +33 (0)4 42 53 82 89 contact@pole-scs.org www.pole-scs.org

Le pôle de compétitivité mondial SCS a été labellisé en juillet 2005. Il re- groupe les acteurs de la microélectronique, des logiciels, des télécommu- nications, du multimédia, des services et usages des TIC de la région PACA. La mission du pôle est de favoriser l’émergence de projets collaboratifs in- novants entre tous les acteurs (chercheurs, industriels, organismes de for- mation et collectivités territoriales) afin de concevoir et développer des so- lutions nouvelles qui intègrent composants, logiciels, réseaux et systèmes afin d’échanger et traiter des informations de manière sécurisée et fiable. Il participe ainsi au développement de l’économie, de la compétitivité des entreprises et de l’emploi, en utilisant les leviers de l’innovation, de la for- mation et du partenariat. Il fédère à ce jour près de 200 acteurs industriels autour de projets de R&D coopératifs opérant sur des marchés en forte croissance : la communi- cation mobile, la santé, le tourisme, la sécurité.

Les acteurs du pôle se sont fixés quatre objectifs prioritaires :

• Consolider le leadership des acteurs du pôle : consolider la maîtrise des expertises clés de notre chaîne de valeur et renforcer l’activité R&D.

• Contribuer à l’émergence de nouvelles sociétés et au développement de PME technologiques.

• Renforcer l’attractivité du territoire pour ancrer la Région PACA dans un processus de croissance industrielle et d’excellence scientifique ;

• Enfin et surtout, constituer le fer de lance de l’emploi TIC en région PACA pour permettre le passage de 41 000 emplois en 2006 à plus de 65 000 dans les 10 ans à venir.

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Minalogic

Minalogic – Maison des micro et nanotechnologies 3 parvis Louis Néel 38054 Grenoble Cedex 9 Tél. : +33 (0)4 38 78 19 47 Fax: +33 (0)4 38 78 53 94 contact@minalogic.com www.minalogic.com

Le pôle de compétitivité mondial Minalogic anime et structure dans la ré- gion Grenoble-Isère, un espace majeur d’innovation et de compétences spé- cialisées dans la création, la mise au point et la production de produits et services autour des solutions miniaturisées intelligentes pour l’industrie. Il repose sur le mariage inédit des micro-nanotechnologies et de l’intelligence logicielle embarquée. Minalogic s’adresse à tous les secteurs d’activités, y compris tradition- nels, et répond à leur recherche de nouvelles valeurs ajoutées enrichissant leurs produits : santé, environnement, mobilité, media, textile, etc. Le pôle est adossé à « l’écosystème grenoblois », reconnu depuis longtemps internationalement et qui articule de manière féconde recherche – formation – industrie, acteurs publics et privés, dans des partenariats efficaces et créa- tifs de valeur en faveur de l’innovation. Aujourd’hui Minalogic conjugue la puissance d’un des centres mondiaux leaders à la fois sur les micro et nanotechnologies (Minatec) et l’intelligence logicielle embarquée dont les plus grandes marques sont présentes à Gre- noble. On y trouve l’une des plus fortes concentrations de chercheurs de niveau mondial, dans des laboratoires ou instituts publics et privés efficace- ment reliés aux entreprises et porteurs d’une culture éprouvée du travail partenarial et du résultat. Il associe grands groupes et PME, centres de recherche et de formation, État et collectivités territoriales, dans une dynamique d’innovation et au sein d’une gouvernance participative qui vise, pour les différents parte- naires, à développer des synergies, travailler et innover ensemble.

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System@tic Paris-région

System@tic Paris-région Parc technologique Les Algorithmes Bâtiment Euripide 91190 Saint-Aubin Tél. : +33(0)1 69 81 65 65 Fax : +33(0)1 69 41 69 19 contact@systematic-paris-region.org www.systematic-paris-region.org

Au cœur de la révolution numérique, le pôle de compétitivité mondial Sys- tem@tic Paris-région fédère en Île-de-France plus de 400 acteurs industri- els, PME et scientifiques à la croisée de 3 marchés applicatifs à forte dimen- sion sociétale (automobile & transports, télécoms, sécurité & défense) et 2 domaines technologiques (logiciel libre et outils de conception et dévelop- pement de systèmes). Dès 2009, System@tic déploie ses technologies et ses solutions vers de nouveaux domaines de marché, notamment « TIC et ville durable » qui est au cœur des enjeux sociétaux du 21 e siècle et dont le développement repose de façon croissante sur les expertises et savoir-faire de System@tic et ses membres.

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Electronic Business Group (EBG)

Electronic Business Group 10 rue Mercoeur 75011 Paris Tél. : +33 (0)1 48 01 68 05 stefani.morelli@ebg.net www.ebg.net

Fax : +33 (0)1 48 01 66 05

L’Electronic Business Group est une communauté professionnelle, qui rassem- ble les entreprises actives dans l’industrie, les services, les médias, le market- ing, les télécommunications, les systèmes d’information… et qui ont pour point commun d’agir dans le sens de l’innovation, du mouvement et des nouvelles technologies. Au 1 er janvier 2008 l’EBG regroupe plus de 500 sociétés et 40 000 person- nes, dont 4 000 ont le statut de VIP , c’est-à-dire des présidents, directeurs généraux, directeurs fonctionnels et/ou membres des comités de direction. Regroupant l’intégralité des entreprises du CAC 40 et 97 % du SBF 120, l’EBG constitue le premier club d’affaires dans le domaine d’Internet, de l’innovation et des nouveaux médias, et un des leaders tous secteurs confondus.

Les événements organisés par l’EBG recouvrent :

• 7 commissions mensuelles, qui regroupent chacune de 100 à 300 person- nes.

• Une manifestation trimestrielle réservée aux cadres dirigeants.

• Une Assemblée générale annuelle, qui réunit les adhérents autour de per- sonnalités de haut niveau. L’EBG a reçu dans ce cadre la plupart des présidents des grandes sociétés françaises et internationales (Bill Gates, Gerhard Zeiler, Michael Dell, Luca di Montezemolo…), ainsi que de nombreux hommes politiques et des scienti- fiques de haut niveau (Lionel Jospin, Etienne Klein, Jean-Pierre Luminet…).

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Association des agences conseils en communication, délégation interactive (AACC Interactive)

Association des agences conseils en communication 40 boulevard Malesherbes 75008 Paris Tél. : +33 (0)1 47 42 13 42 Fax : +33 (0)1 42 66 59 90 emuzard@aacc.fr www.aacc.fr

La délégation interactive de l’AACC défend les intérêts des professionnels qu’elle représente auprès des pouvoirs publics et des annonceurs. Créée en juin 2000, la délégation interactive de l’AACC regroupe les prin- cipales agences de communication interactive françaises. Même si chaque agence a son positionnement, nous partageons tous une vision, des valeurs et une philosophie communes de notre métier :

Pour nous, internet n’est pas une mode ni un gadget mais un outil formi- dable au service de l’interactivité, cœur de la communication des marques avec leurs clients.

21 agences font partie de la délégation interactive :

• 5 e Gauche

• Plan.net

• Actweb

• Publicis Modem

• BETC 4D Digital House

• Publicis Net

• December

• Rapp

• Digitas

• Tribal DDB Paris

• H

• X-Prime

• Isobar – Planète Interactive

• L’enchanteur

• Mille et un rêves

• MRM Worldwide

• Ogilvy Interactive

• Ogilvy One Worldwide

• Peoleo

• Périscope Créations

• Plan Créatif Bees’net

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Groupement des éditeurs de services en ligne, Geste

Geste 76 rue de Richelieu 75002 Paris contact@geste.fr Tél. : +33 (0)1 47 03 04 60 Fax : +33 (0)1 47 03 04 65 www.geste.fr

Le Geste a pour objet de créer les conditions économiques, législatives et concurrentielles indispensables au développement de l’édition en ligne.

Ses principales missions sont de :

• Réunir et échanger → cette structure unique réunit un grand nombre d’éditeurs, acteurs de l’internet français, au sein de commissions afin de formaliser des positions communes défendues auprès des instances concernées.

• Concerter et proposer → le Geste est une source incontournable de proposi- tions auprès des pouvoirs publics et structures définissant le cadre légal et économique pour l’Internet en France.

• Informer → le Geste est un relais d’information majeur sur l’édition en ligne en France et a publié en janvier 2008 un ouvrage de référence édition de contenus et de services en ligne-mode d’emploi, Victoires éditions

Des Commissions :

La réflexion et les propositions du Geste s’élaborent au niveau des groupes de travail. Ils sont constitués pour mener une réflexion commune sur un su- jet particulier. Tous les membres intéressés sont invités à y participer.

Deux temps forts annuels :

• L’assemblée générale ordinaire fait le point une fois par an sur la vie de l’asso- ciation.

• Les assises et séminaires permettent de réfléchir aux évolutions de la profes- sion :

– Du tout gratuit au tout payant.

– Les systèmes de micro paiement pour rémunérer les contenus en ligne.

– La publicité en ligne.

– Un kiosque d’information en ligne.

– Rencontres professionnelles des éditeurs de services en ligne.

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Fédération du e-commerce et de la vente à distance, Fevad

Fevad 60 rue La Boétie 75008 PARIS Tél. : +33 (0)1 42 56 38 86 nlaine@fevad.com www.fevad.com

La fédération du e-commerce et de la vente à distance, créée en 1957, fédère aujourd’hui plus de 430 entreprises et près de 700 sites web. Elle est l’organisation représentative du secteur du commerce électronique et de la vente à distance. La Fevad a notamment pour mission de recueillir et diffuser l’information permettant l’amélioration de la connaissance du sec- teur et d’agir en faveur du développement durable et éthique de la vente à distance et du commerce électronique en France.

Silicon Sentier

Silicon Sentier 12 galerie Montmartre, 151 passage Montmartre, passage des Panoramas 75002 Paris Tél. : +33 (0)1 40 13 64 41 contact@siliconsentier.org www.siliconsentier.org

Silicon Sentier construit une approche originale de sa fonction de « cluster » à la française, en privilégiant constamment les attentes et les besoins des entreprises, en réalisant des actions avec et par ses membres, en adoptant dès leur émergence des événements au plus près de l’innovation tech- nologique et sociétale du réseau mondial (Mobile Monday, BarCamp, Mash- Pit, Speed Consulting, etc.).

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Les métiers du design interactif

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Silicon Sentier développe les projets collaboratifs : « Quartier numérique » et « La Cantine », afin d’offrir une plateforme de visibilité et d’échange aux jeunes entreprises innovantes et favorisant l’expérimentation et la « fertilisa- tion croisée » des projets. Silicon Sentier est administrateur du pôle de compétitivité « Cap Dig- ital », et assume le rôle d’interface avec les sociétés membres et crée un espace de synergie et d’information en direction des start-ups et porteurs d’innovation. Silicon Sentier regroupe une centaine d’entreprises technologiques de Paris et Île-de-France. L’association bénéficie du statut de système produc- tif local (SPL) décerné par la DIACT (DATAR) et du soutien de la Ville de Paris, de la région île-de-France et du FNADT. Silicon Sentier souhaite contribuer au développement de l’innovation, de la croissance et de l’emploi.

Un laboratoire d’idées pour le Paris numérique :

Silicon Sentier s’attache à faire naître à Paris une vraie marque de haute technologie, une vision de ce que peut être un Paris numérique fédérateur, un label « made in Paris » qui bénéficiera à tous. Silicon Sentier participe à l’élaboration d’une dynamique favorable au développement de l’innovation dans les nouvelles technologies grâce à 5 ans de déploiement de projets, de la modification des usages à l’intégration de solutions techniques de pointe.

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L’association Ars Industrialis

Ars Industrialis Le Moulin 18360 Epineuil-le-Fleuriel www.arsindustrialis.org

Premier motif :

L’association Ars Industrialis a été créée le 18 juin 2005 à l’initiative du phi- losophe Bernard Stiegler. Dans le manifeste rendu public à cette occasion, elle se présente comme une « Association internationale pour une politique industrielle de l’esprit ». Son premier motif de constitution est le fait qu’à notre époque, la vie de l’esprit, selon les mots d’Hannah Arendt, a été entièrement soumise aux im- pératifs économiques, et aux impératifs des industries culturelles, et des in- dustries de l’informatique et des télécommunications. Ce secteu-r peut être défini comme celui des technologies de l’esprit. À la critique du dévoiement de ces technologies comme instruments de contrôle des comportements, c’est à dire des désirs et des existences, Ars Industrialis associe la proposi- tion centrale de former une écologie industrielle de l’esprit.

Culture et politique :

Ars Industrialis est une association culturelle dans le sens le plus tradi- tionnel du terme : les premières activités de ses membres comme de ses animateurs sont l’étude et la réflexion, individuelle et collective, le mûrisse- ment et l’échange de points de vue. C’est aussi une association politique qui intervient dans le débat public et s’efforce, chaque fois que c’est possible, de mettre en œuvre ses propositions par des expérimentations ou des ac- tions. Posant qu’il n’y pas de vie de l’esprit sans instruments spirituels, Ars Industrialis s’est fixé pour but d’imaginer un nouveau type d’agencement entre culture, technologie, industrie et politique autour d’un renouveau de la vie de l’esprit.

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Les métiers du design interactif

Édition 2011-2012

Les associations professionnelles et les organismes de promotion

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Organismes de promotion du design

Design Council

34 Bow Street London WC2E 7DL United Kingdom Tél. : +44(0)20 7420 5200 Fax : +44(0)20 7420 5300 info@designcouncil.org.uk. www.designcouncil.org.uk

Créé en 1944, le Design Council est une organisation nationale stratégique pour la promotion du design au Royaume-Uni. Sa mission est d’inspirer et de permettre le meilleur usage du design pour rendre le Royaume-Uni plus compétitif, créatif et conscient des enjeux environnementaux et sociaux. Le Design Council mène des programmes pratiques pour les entreprises, le secteur public, le domaine du design et l’enseignement et fait usage de sa connaissance et de son travail pour influencer la politique nationale. Le Design Council est une organisation publique (non–departmental pub- lic body, NDPB), financée conjointement par le Department for Business, Innovation and Skills (BIS) et le Department for Culture Media and Sport (DCMS). Le BIS a repris le rôle de soutien précédemment assumé par le De- partment for Innovation, Universities & Skills (DIUS). Le Design Council a été constitué par charte royale en 1976 et est un organisme de bienfaisance enregistré sous le numéro 272099.

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Chartered Society of Designers

1 Cedar Court, Royal Oak Yard Bermondsey Street London SE1 3GA United Kingdom Tél. : +44(0)20 7357 8088 Fax : +44(0)20 7407 9878 info@csd.org.uk www.csd.org.uk

The Chartered Society of Designers (CSD), basée à Londres, en Angleterre, est une organisation professionnelle pour les designers. Il s’agit de la seule organisation de designers au monde à être dotée d’une charte royale. Elle est unique en cela qu’elle est multi-disciplinaire – représentant les designers de toutes les disciplines du design, notamment dans le design des médias interactifs (sites web, CD-ROM multimédia, DVD, bornes inter- actives, jeux vidéos, contenus interactifs pour les terminaux mobiles). Fondée en 1930 en tant que Society of Industrial Artists, l’organisation est régie par une charte royale (accordée en 1976), et en tant que telle, ses mem- bres doivent élever leur pratique au plus haut niveau professionnel. Elle est également un organisme de bienfaisance enregistré (UK Registered Charity Number 279393) et adhère aux meilleures pratiques en tant qu’organisation professionnelle. Son parrain royal est SAR le Duc d’Edimbourg. Fonctionnant comme une société savante, The Chartered Society of De- signers n’est pas un organisme ou une association commerciale. L’adhésion à la Société n’est accordée qu’aux designers qualifiés, qui doivent également démontrer leur capacité professionnelle au cours d’une évaluation pour l’admission. Les membres peuvent utiliser après leur nom les initiales MCSD ou FCSD (indiquant respectivement membre ou associé). Ces deux sigles sont des marques déposées de la Société. La Société a été créée pour sensibiliser au design dans tous les domaines pour lesquels la démarche est pertinente, pour en faire progresser la pra- tique et encourager l’étude des techniques du design au profit de la commu- nauté. Elle vise également à garantir et à promouvoir l’existence d’un corps professionnel de designers et à réglementer et contrôler leurs pratiques au profit de l’industrie du design et du grand public.

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Les associations professionnelles et les organismes de promotion

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Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI)

24 rue du Charolais 75012 Paris Tél. : +33 (0)1 43 45 04 50 Fax : +33(0)1 43 45 10 76 info@apci.asso.fr www.apci.asso.fr

Créée en 1983 à l’initiative des ministres chargés de l’Industrie et de la Cul- ture, pour contribuer au rapprochement de la culture, de la recherche et de l’industrie, et devenue entièrement privée en 1993, l’APCI développe en col- laboration avec ses membres et ses partenaires, des outils et des actions col- lectifs qui valorisent une approche économique, sociale et culturelle du design en France et du design français à l’étranger. L’APCI s’inscrit dans le mouvement international de reconnaissance du de- sign comme facteur clé de la compétitivité des entreprises et de l’innovation économique, sociale et culturelle.

Ses objectifs généraux :

• Sensibiliser les entreprises au rôle du design dans le processus d’innovation, particulièrement dans les secteurs où le design est encore peu développé.

• Informer le grand public et le former à une demande de produits bien conçus.

• Développer l’utilisation du design par les pouvoirs publics pour améliorer la qualité de la vie.

• Améliorer la connaissance de l’offre de design en France et soutenir son dével- oppement.

• Assurer la promotion du design en France et du design français à l’étranger.

L’APCI développe des actions permanentes de promotion du design et met en œuvre son expertise et celle de ses réseaux, en France et à l’international, pour la réalisation d’actions spécifiques à la demande de ses partenaires ou de sa propre initiative. L’agence fonctionne avec une équipe permanente légère à laquelle s’ajoutent des consultants externes, des compétences spécifiques en fonction des projets et un réseau de contacts en France et à l’international. Elle est gouvernée par un bureau et un conseil d’administration qui regroupe des organisations profession- nelles, des ministères, des institutions, des designers et des industriels.

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Association design communication

Antoinette Lemens, déléguée générale 14 rue de Siam 75016 paris Tél. : +33 (0)1 47 04 17 02 Fax : +33 (0)1 47 04 17 01 contact@adc-asso.com www.adc-asso.com

Fondée en 1988, l’ADC est une association professionnelle qui regroupe en France les agences de design qui ont l’ambition d’être de vrais partenaires pour leurs clients afin de créer et de faire vivre l’identité de leurs marques sur leurs produits et dans leurs lieux. Ces agences partagent la vision du design comme premier média de la marque, celui qui contribue à construire dans la durée la cohérence de son identité, de sa force de signature et de sa valeur de répère d’achat. Organisées autour d’un bureau qui détermine les grands axes de travail, les commissions de l’ADC coordonnent tout au long de l’année de nombreux projets pour promouvoir les métiers du design en France. La permanence de l’ADC est assurée du lundi au vendredi de 9h à 18h.

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Alliance française des designers (AFD)

c/o Maison des photographes 121 rue Vieille du Temple 75003 Paris Arnault Garcia, président :

a.garcia@alliance-francaise-des-designers.org

www.alliance-francaise-des-designers.org

L’Alliance française des designers, premier syndicat professionnel pluridis- ciplinaire en France et premier par le nombre de membres, représente les designers quelles que soient leurs disciplines et leur forme juridique (so- ciété, Maison des artistes, Agessa, intégré). L’AFD est animée bénévolement par des designers de produits, d’espaces ou de messages, d’expérience qui exercent en sociétés ou sont travailleurs indépendants, dans différentes régions de France. Le fonctionnement asso- ciatif du syndicat est démocratique et ouvert au point de vue de chacun.

Y

adhérer et voter, c’est prendre une part active à la vie de sa profession.

Il

appartient aux membres de faire connaître leurs idées auprès du conseil

d’administration. Les non-membres peuvent bien sûr proposer leur point de vue. Si vous avez des contributions à formuler sur les actions que mène l’AFD, nous vous invitons à vous investir en proposant vos idées et en devenant membre pour les défendre.

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FéDI, fédération du design

23 rue Juiverie, 69005 Lyon syndicat@federation-du-design.com www.federation-du-design.com

La FéDI regroupe de nombreux designers du terrain, tous en relation directe avec les entreprises. La FéDI, par l’intermédiaire de ses adhérents, a une ca- pacité d’analyse du métier qu’elle propose de partager avec les industriels, les institutionnels, les écoles et les autres designers. C’est une association loi 1982, créée le 31 août 2000, composée d’un bureau de 6 membres avec un président élu pour deux ans et regroupant des designers indépendants, des agences et des designers intégrés. La FéDI a pour but principal de valor- iser la profession de designer industriel, concepteur de produit.

Pour ce faire, plusieurs actions sont menées :

Auprès des professionnels :

• Mise en place d’une déontologie, et d’un cadre juridique d’exercice de la profession.

• Organisation de formations complémentaires.

• Rencontre entre designer, échange sur la profession…

Auprès des industriels :

• Actions et travaux communs avec le Centre de Design Rhône-Alpes.

• Actions informatives auprès de la DRIRE et des CCI…

• Présentation dans des salons de différents projets réalisés par les designers…

Auprès des écoles :

• Interventions ponctuelles.

• Echanges et débats pédagogiques.

• Information auprès des futurs professionnels.

• Présentation d’expériences…

Comment agit-elle ? Tous les mois la FéDI se réunit afin d’échanger sur les actions à mener et de débattre sur le métier du design. Ces échanges ont pour but de découvrir :

des façons de travailler, d’intervenir auprès de nos clients et partager avec chacun notre philosophie de la profession.

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Internet Advertising Bureau (IAB), France

104 rue La Boétie 75008 Paris Tél. : +33 (0)1 48 78 14 32 contact@iabfrance.com www.iabfrance.com

L’IAB (Interactive Advertising Bureau) est une association créée en 1998 dont la mission est triple : structurer le marché de la communication sur internet, favoriser son usage et optimiser son efficacité. L’IAB est un réseau international d’une part, au service des annonceurs et de leurs agences conseil pour les aider à intégrer Internet efficacement dans leur stratégie de marketing globale et, d’autre part, entend proposer des standards, des exemples de pratiques professionnelles aux nouveaux acteurs intégrant le marché des médias sur internet.

L’IAB, c’est par ailleurs un réseau d’experts au service des autres organisa- tions professionnelles, des institutions et des médias qui s’interrogent sur l’impact du développement de cette nouvelle donne économique. L’IAB France est une entité indépendante, faisant partie du réseau inter- national d’affiliés de l’Interactive Advertising Bureau. L’IAB France compte à ce jour 95 sociétés membres.

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D&AD

9 Graphite Square Vauxhall Walk London SE11 5EE Tél. : +44 (0) 207 840 1111 Fax : +44 (0) 207 840 0840 maeve@dandad.co.uk www.dandad.org

D&AD est une organisation caritative d’enseignement qui représente les communautés de la création, du design et de la publicité. Depuis 1962, D&AD établit des normes pour l’industrie, forme et inspire la nouvelle génération et, plus récemment, a démontré l’impact de la créativité et de l’innovation pour l’amélioration de la performance des entreprises.

Pour l’excellence :

D&AD Awards – le plus important et le meilleur, récompensant une créativité exceptionnelle, les nouvelles idées et le meilleur du design et de l’innovation.

Pour l’éducation :

Chaque année, D&AD investit quelques 2 millions de £ dans 18 différents pro- grammes de formation soutenant les universités, les écoles, leurs étudiants et les diplômés. D&AD travaille au nom de la communauté créative interna- tionale pour combler le fossé entre l’enseignement et le monde du travail.

Pour les entreprises :

D&AD sensibilise aux apports de la créativité, des idées et de l’innovation à la performance des entreprises à travers Creativity Works.

À but non lucratif :

D&AD est une association sans but lucratif, redistribuant ses ressouces finan- cières à la communauté créative à travers l’enseignement et ses initiatives.

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ADC Global

106 West 29 th Street New York, NY 10001 USA Tél. : 212 643 1440 Fax : 212 643 4266 info@adcglobal.org www.adcglobal.org

The Art Directors Club (ADC) est la première organisation pour les médias intégrés et le premier collectif international de créatifs en son genre. Fondé à New York en 1920, l’ADC est auto-financée et sans but lucratif. Sa mission est de mettre en relation, de provoquer et d’évaluer la communication vis- uelle créative des professionnels à travers le monde. Elle se concentre sur les critères d’excellence les plus sélectifs et l’intégrité dans la communication visuelle pour l’industrie, et elle encourage les étudiants et les jeunes profes- sionnels à travailler dans le domaine. L’ADC offre un forum pour les créatifs publicitaires, dans le design, les médias interactifs et la communication, afin d’explorer les tendances de ces domaines convergeant rapidement.

Les programmes :

Tout au long de l’année, l’ADC conçoit une vaste gamme de programmes sur la publicité, le design et les médias interactifs, destinés aux professionnels, aux étudiants et toute personne nourissant un intérêt pour la communica- tion visuelle. Ces programmes appuient la mission de l’ADC pour inspirer et célébrer l’excellence créative.

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Design d’information

International Institute for Information Design (IIID)

Peter Simlinger, directeur Palffygasse 27/17 1170 Wien/Vienna Autriche Tél. : +43 (0)1 403 66 62 Fax : +43 (0)1 403 66 62 – 15 info@iiid.net www.iiid.net

L’International Institute for Information Design (IIID) a été créé pour dével- opper la recherche et la pratique pour optimiser l’information et les sys- tèmes d’information et favoriser le transfert de connaissance dans la vie quotidienne, le travail, l’enseignement et la science. La principale préoccupation de l’IIID est de contribuer à une meilleure compréhension dans la communauté humaine à l’égard des problématiques culturelles et économiques au moyen d’une meilleure communication vis- uelle et d’autres formes de communication. Une attention particulière est portée au potentiel du design graphique d’information pour contourner les barrières à la fois sociales et linguistiques. L’IIID s’efforce de développer le design d’information comme une disci- pline indépendante et une pratique professionnelle, de documenter et de rendre accessibles des informations particulièrement pertinentes, de men- er des recherches dans le cadre de ses possibilités, en coopération avec ses membres,et de trouver de nouvelles façons de former des designers d’information. Les Objectifs de l’IIID doivent être atteints par la coopération interdisci- plinaire et internationale. Ainsi, l’IIID a établi des liens avec des universités renommées, des laboratoires de recherche et des entreprises de design.

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UK Information Design Association (IDA)

info@infodesign.org.uk

www.informationdesignassociation.org

The Information Design Association (IDA) est un groupe de designers d’info- rmation et d’autres professionnels au Royaume-Uni qui s’intéressent au de- sign d’information – un champ de pratique diversifié qui comprend la plani- fication et la réalisation de projets comme des modes d’emploi de produits et de logiciels, des systèmes signalétiques, des formulaires commerciaux et des factures, des matériels pédagogiques, le design de sites web, des bro- chures d’information pour les patients, en somme, toutes les situations dans lesquelles une information relativement complexe et cruciale peut être com- muniquée et où une rédaction et un design clairs peuvent aider. La communauté internationale du design d’information met l’accent sur la définition minutieuse de projets, conduisant des recherches pour compren- dre les personnes (les « utilisateurs ») et leurs besoins et testant le design rigoureusement pour assurer que l’information produit l’effet escompté. L’IDA a été créée en tant qu’organisation en 1991 mais a été précédée par un certain nombre de conférences internationales sur le design d’information au Royaume-Uni, qui furent organisées pour alimenter en contenu l’Information Design Journal, lancé en 1979. Dans les années 1990, l’IDA a organisé des réunions régulières en soirée à Londres et a ajouté aux séries de conférences internationales d’autres événements à Cambridge, Reading et Conventry. Cependant, la dynamique (et l’énergie des organisateurs bénévoles) fit défaut au début des années 2000 et l’IDA demeura inactive pendant plu- sieurs années. C’est alors qu’un groupe d’inconditionnels se réunit et or- ganisa une conférence très réussie sur le design d’information à Greewich, à Londres, en mars 2007. Ce succès nous a encouragé à reformer l’IDA et à planifier une nouvelle série de réunions le soir, qui ont été bien accueillies.

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Communication Research Institute of Australia Inc. (CRI)

60 Park Street Fitzroy North Melbourne, VIC Australia – 3068 Tél : +61 (0)3 9489 8640 d.sless@communication.org.au http://communication.org.au/home

Nous sommes un organisme indépendant sans but lucratif, fondé sur l’adhésion de ses membres. Nous pensons que la communication entre les organisations et les per- sonnes devrait être de la plus haute qualité :

• Cette communication devrait être telle que les personnes puissent trouver l’information qu’ils souhaitent et leur permette d’agir dessus de façon ap- propriée.

• La communication des organisations devrait respecter les personnes

• Les gens devrait trouver la communication avec les organisations efficace, productive, socialement et physiquement adaptée à eux.

Mission :

• Entreprendre des recherches concrètes qui mènent à la meilleure qualité de communication entre les organisations et les personnes.

• Aider les organisations à atteindre le plus haut niveau de qualité dans leur communication avec les personnes.

• Rendre les résultats de nos recherches disponibles largement pour le bien commun.

Actions :

L’institut mène des recherches pratiques et diffuse la connaissance autour d’une information fonctionnelle, pour améliorer la qualité de la communi- cation, offrant une dignité tranquille à la vie ordinaire.

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STC Information Design Special Interest Group

www.stcsig.org/id

L’activité principale de l’Information Design and Architecture Special Inter- est Group (IDA SIG) est d’identifier des exemples de design d’information et d’architecture de l’information qui sont efficaces et d’en décrire les princi- pes. La mission de l’Information Design and Architecture SIG : développer les connaissances et apprendre de façon collaborative les moyens optimaux de présenter et de structurer l’information dans les supports imprimés et en ligne. Les membres contribuent également à des articles, des annuaires de ressources, de conférences et de formations et à alimenter le site web en actualités sur les organisations en rapport. Les sujets abordés incluent l’architecture de l’information, le design d’expérience (experience design), le design d’interface, le design de caractères et le design visuel. Le SIG dispose d’une liste de diffusion réservée à ses membres et participe à des événements de réseautage à la conférence annuelle STC.

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Webdesign

Paris Web

205 rue Ordener 75018 Paris contact@paris-web.fr www.paris-web.fr

Paris-Web est une association française sans but lucratif loi 1901. Son but est de promouvoir le développement web de qualité (standards, normes, accessibilité, ergonomie et méthodes de conception), notamment par l’organisation, la participation à des manifestations et des forums. L’association compte 15 membres. Tous les ans, l’association organise une importante manifestation : un cy- cle de conférences et d’ateliers répartis sur 3 jours. Les sujets abordés se situent autour de la conception, de la réalisation et de la maintenance de projets web.

Les orateurs :

Certains des plus grands noms de l’industrie web ont fait des présentation lors des éditions précédentes, parmi lesquelles des membres de Microsoft, Apple, Yahoo!, le W3C, Mozilla ou Opera. Les conférences s’adressent à un public de professionnels du web : tech- niciens, créatifs, décideurs, directeurs d’agence, senior ou junior. L’objectif de Paris-Web étant de faire la promotion des bonnes pratiques au- près de toutes les couches décisionnelles, les thèmes abordés sont répartis sur chaque journée de manière suffisamment diversifiée pour maximiser les niveaux d’approche et permettre à chaque participant de tirer le meilleur parti de sa venue.

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Web Standards

public@webstandards.org

www.webstandards.org

Fondé en 1998, le Web Standards travaille à promouvoir les standards qui réduisent le coût et la complexité de développement tout en augmentant l’accessibilité et la praticabilité à long-terme de tout site sur internet. Nous travaillons avec des éditeurs de navigateur web et d’outils de création de site web, et nos collègues, pour apporter une vraie force aux standards pour ce média.

The World Wide Web Consortium (W3C)

2004 route des Lucioles Sophia-Antipolis 06410 Biot, France Tél. : +33 (0)4 92 38 50 76 Fax : +33 (0)4 92 38 78 22

mcf@w3.org