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ÉDITORIAL dISCERNEMENT l Chacun sait que nous traversons une période singulièrement délicate sur tous les
ÉDITORIAL dISCERNEMENT l Chacun sait que nous traversons une période singulièrement délicate sur tous les

ÉDITORIAL

dISCERNEMENT

l Chacun sait que nous traversons une période singulièrement

délicate sur tous les plans. Financière bien sûr, avec le manque de

ressource dû à la dégringolade du prix du pétrole sur le marché mondial, mais aussi sécuritaire, dans la mesure où l’on continue à combattre les résidus du terrorisme au moment où celui-ci connaît une expansion dans notre voisinage suite à des menées déstabilisatrices. Le Chef de l’État, dans son message adressé à l’occasion de la commémoration du 62 e anniversaire du déclenchement de la Révolution, le 1 er novembre 1954, a cerné la problématique des principaux défis auxquels notre pays est confronté, et il a clairement relevé que nous disposons de tous les atouts pour les relever, à condition que les partenaires économiques et sociaux, avec lesquels le gouvernement s'est attelé au dialogue et

à la concertation, concourent «ensemble

à la préservation de la paix sociale».

Oui, sans la sécurité et la stabilité, il ne

peut y avoir un quelconque développement ou une quelconque vie démocratique. La tragédie que nous avions vécue nous l’a suffisamment démontré, et la leçon devrait être apprise et bien apprise, car toute erreur d’appréciation aura des conséquences gravissimes sur toute la population. Le gouvernement, sur orientation du Chef de l’État, mène des réformes nécessaires pour amortir le choc de la crise, maintenir le cap de la croissance et se défaire progressivement de la dépendance des hydrocarbures, en allant vers une économie résolument diversifiée sans pour autant sacrifier les acquis sociaux. C’est dans ce sens, et certainement pour mieux consolider ces derniers, que des avant-projets de loi sur la retraite ou la santé ont été initiés et soumis à l’examen du Parlement. Or certains syndicats, avec le soutien de certaines formations politiques de l’opposition, veulent embraser le front social, pour des raisons non pas économiques, mais strictement électoralistes, en tenant un discours populiste aux antipodes des intérêts des travailleurs. Sans la réforme de la retraite et sans la réforme de la santé, il n’y aura ni retraite assurée pour les travailleurs ni services de santé de qualité pour la population. Le statu quo est mortel dans ce cas de figure, et il n’est pas dans l’intention des pouvoirs publics d’attendre que la catastrophe arrive pour réagir. Ceux qui aujourd’hui appellent au retrait des projets de loi en question et à la grève illimitée le font sans se soucier de l’intérêt du plus grand nombre et, sans aucun doute, de l’intérêt du pays, malgré leurs déclarations pseudo-patriotiques. Car on n’appelle pas au chaos tout en faisant porter la responsabilité à un gouvernement qui a tout fait et qui fait tout pour que le citoyen continue de jouir des bienfaits de la paix et de la stabilité. Tout en réaffirmant l'attachement de l'État à la justice sociale, le Président Bouteflika a rappelé la nécessité d’accélérer et d’approfondir les réformes qui ont enclenché une dynamique, grâce à laquelle nous enregistrons, chaque jour, des progrès prometteurs, tout en appelant le citoyen, en cette conjoncture précise, à «faire preuve de discernement» face à des discours extrêmes où la surenchère le dispute aux petits calculs politiciens. ELMOUDJAHID

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKAÀ AFRIQUEASIE :

«L’AlgériedeNovembretravaille

aujourd’huiàreleversespropresdéfis»

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2 Safar 1438 - Jeudi 3 Novembre 2016 - N° 15892 - Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287

- Nouvelle série - www.elmoudjahid.com - ISSN 1111-0287 L A R E V O L U

L A

R E V O L U T I O N

P A R

L E

P E U P L E

E T

P O U R

L E

P E U P L E

COOPÉRATIONALGÉRO-MALIENNE

UNEdIMENSION

STRATéGIQUE

l M. Sellal aujourd’hui à Bamako Ph : Archive
l M. Sellal aujourd’hui à Bamako
Ph : Archive

Le Premier ministre,Abdelmalek Sellal, se rendra, aujourd’hui à Bamako, où il co- présidera, avec son homologue malien, Madibo Keïta, la 12 e session de la Grande commission mixte algéro-malienne.Au menu, l’examen de la coopération bilatérale dans ses volets économique et commercial, scientifique, technique et social, ainsi que les questions administratives, sécuritaires et judiciaires.

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MORT TRAGIQUE DE MOUHCINE FIKRI LA CONTESTATION P. 9 GAGNE PLUSIEURSVILLES MAROCAINES P. 5 P.
MORT TRAGIQUE DE MOUHCINE FIKRI
LA
CONTESTATION
P.
9
GAGNE
PLUSIEURSVILLES
MAROCAINES
P.
5
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11
S ILA
S ILA

LIVRE ÉCONOMIQUE

LE défI dE LA

dIVERSIfICATION

TAXIS

UN NOUVEAU CAHIER dES CHARGES

El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

Bouche 2 DE À Oreille EL MOUDJAHID d’El Moudjahid ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES SAMEDI 5 NOVEMBRE À
Bouche
2
DE
À
Oreille
EL MOUDJAHID
d’El Moudjahid
ACTIVITÉS MINISTÉRIELLES
SAMEDI 5 NOVEMBRE À 10H
M. El-Ghazi et M me Tagabou
à Bordj Badji Mokhtar
M. Ouali
M. Ould-Ali
Conférence-débat sur le
à Blida
à Oran
film le Puits
Le ministre
Le Forum de la mé-
moire d’El Moudjahid,
en coordination avec
l’association Machaâl
Echahid, organise une
conférence- débat sur
le film le Puits, qui re-
présentera l’Algérie à
Le ministre du
Travail, de l’Emploi
et de la Sécurité so-
ciale, M. Mohamed
El-Ghazi, et la mi-
nistre déléguée au-
près du ministre de
l’Aménagement du
territoire, du Tou-
des
Res-
sources
en
eau
et
de
Le minis-
tre de la Jeu-
nesse et des
Sports, M.
l’Environne-
E
l - H a d i
ment, M. Ab-
d e l k a d e r
Ould-Ali, ef-
fectuera, au-
Ouali,
effec-
la 89 e édition des Os-
cars, dans la catégorie «Meilleur film en
langue étrangère». La conférence sera
marquée par la présence du réalisateur
Lotfi Bouchouchi. Vous pouvez adresser
vos questions à l’adresse e-mail :
risme et de l’Artisa-
nat, chargée de l’Artisanat, M me Aïcha Tagabou, effectueront,
ce matin, une visite de travail et d’inspection dans la circons-
cription de Bordj Badji Mokhtar, wilaya d’Adrar.
tuera, au-
jourd’hui, une
visite de travail et d’inspection
dans la wilaya, où il inspectera
les projets et infrastructures re-
lavant de son secteur.
jourd’hui,
une visite de
travail dans
la
wilaya, au cours de laquelle
il
présidera l’ouverture des tra-
vaux du comité international
des jeux Méditerranéens.
«Forum@elmoudjahid.com».
ENSOLEILLÉ
ENSOLEILLÉ

Temps plutôt ensoleillé au Nord et au Sud. Partiellement couvert à l’Est et à l’Ouest.

Températures (maximales-mini- males) prévues aujourd’hui :

Alger (26° - 15°), Annaba (25 - 12°), Béchar (27° - 15°), Biskra (29°- 15°), Constantine (24° - 8°), Djelfa (22° - 8°), Ghardaïa (28° - 14°), Oran (29° - 18°), Sétif (22° - 9°), Tamanrasset (29°- 15°), Tlemcen (30° - 17°).

ACTIVITÉS DES PARTIS

CE MATIN À 11H

FLN : dénomination du siège au nom de 6 chefs historiques

Le SG

du

M.

mel Ould

A b b è s ,

présidera

la

monie de

dénomi-

nation de son siège

céré-

Dja-

FLN,

la monie de dénomi- nation de son siège céré- Dja- FLN, au nom de 6 chefs

au nom de 6 chefs historiques de la Ré-

volution de Novembre, ce matin à 11h.

P ublicité

la Ré- volution de Novembre, ce matin à 11h. P ublicité SAMEDI 5 NOVEMBRE À 9H30

SAMEDI 5 NOVEMBRE À 9H30 À LA SALLE DAR-DZAÏR DE LA SAFEX

« Investir dans la jeunesse pour la paix »

Dans le cadre de la commémoration de la Journée africaine de la jeunesse, l’Association nationale des échanges entre jeunes (ANEJ), en collaboration avec le Réseau des étudiants africains en Algérie, organise une conférence sur le thème «Agenda 2063 de l’UA et Agenda 2030 de l’ONU : investir dans la jeunesse pour la paix et le développement durable».

ACTIVITÉS CULTURELLES

SILA

CET APRÈS-MIDI À 14H30

ANEP : ventes-dédicaces

Les éditions ANEP organisent des ventes-dédicaces de l’auteur Rachid Hamlil, pour la signature de son livre, El Kaim bi Itissal, de Hottman Salah, pour son livre, Naissance de la néphrologie en Algérie, et de Saïd Moulay Ali, pour signer ses contes pour en- fants.

Ventes-dédicaces au stand de Casbah éditions

Aujourd’hui à 15h :

Cherif Abtroun

Mouloud Achour : Un automne au soleil Demain à 15h :

Ali Haroun : Je Rempart Ahmed Doum : De la Casbah d’Alger à la prison de Fresnes (1945-1962) Farid Bencheikh : La Repentance Abderrahmane Djelfaoui : Anna Gréki, les mots d’amour, les mots de guerre.

: Si Nacer

CET APRÈS-MIDI À 15H À L’ENSJSI

ANEP : « Le grand Moyen-Orient an VI »

L’Entreprise nationale d’édition et de publicité organise une conférence intitulée «Le grand Moyen-Orient an VI : cette tem- pête qui bouscule l’ordre du monde», animée par Michel Raim- baud, auteur.

l’ordre du monde», animée par Michel Raim- baud, auteur. AUJOURD’HUI À 19H30 À LA SALLE IBN-ZEYDOUN

AUJOURD’HUI À 19H30 À LA SALLE IBN-ZEYDOUN - RIADH EL-FETH

Concert du groupe Barrio Marin Trio

Le groupe franco-vénézuélien Barrio Marin Trio donnera une présentation musicale aujourd’hui à 19h30, à la salle Ibn- Zaydoun (Riadh El-Feth). À cette présentation, seront invités les membres du groupe algérien de musique Gnawa Wlad Bambra.

membres du groupe algérien de musique Gnawa Wlad Bambra. JUSQU’AU 9 NOVEMBRE AU MUSÉE DU BARDO

JUSQU’AU 9 NOVEMBRE AU MUSÉE DU BARDO

« Fantaisies en Soie »

L’ambassade d’Italie, et l’Institut culturel italien d’Alger, à l’occasion de la XVIe Semaine de la langue italienne dans le monde, organisent l’exposition «Fantaisies en Soie», en collaboration avec le Musée national du Bardo et la Fondation Sartirana ARTE de Pavie. L’exposition restera ouverte jusqu’au mercredi 9 novembre.

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El Moudjahid/Pub ANEP 0056 du 03/11/2016
El Moudjahid/Pub
ANEP 0056 du 03/11/2016

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é v éne m e nt

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EL MOUDJAHID

LE PRÉSIDENT BOUTEFLIKAÀ AFRIQUE ASIE :

«L’AlgériedeNovembretravailleaujourd’hui àRELEVER sespropresdéfis»

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué, dans un message, que l’Algérie de Novembre travaille aujourd’hui à «relever ses propres défis», de façon à préserver sa sécurité dans un environnement «régional perturbé».

«L’ Algérie de Novembre travaille aujourd’hui à relever ses propres

défis, de façon à préserver sa sécu- rité dans un environnement régio- nal perturbé, à maintenir la croissance et le développement grâce à la diversification de son économie et à la maîtrise des nou- velles technologies de la connais- sance, et afin de garantir à son peuple la justice sociale et la soli- darité nationale », a-t-il souligné dans un message « exclusif » publié par le mensuel Afrique Asie dans son numéro de novembre. Le Chef de l’Etat, faisant état de l’"inestima- ble" acquis de l’esprit de Novem- bre, a précisé qu’enAlgérie, « c’est le souffle de la Révolution du 1 er Novembre 1954 qui a animé l’élan de la reconstruction d’un pays dé- vasté par la guerre coloniale », re- levant que "grâce à sa détermination, le peuple algérien a réussi, en quelques années, à pro- mouvoir une politique fructueuse et prometteuse de développement économique". "Plus tard, c’est avec l’exemple et l’esprit de la Révolu- tion de Novembre que le peuple al- gérien et son Armée nationale populaire, héritière de l’Armée de libération nationale, ont réussi à sauvegarder l’Etat et les acquis de la nation au cours de la tragédie na- tionale", a-t-il affirmé, soulignant que l’Algérie "a su dépasser cette terrible épreuve grâce à la commu- nion de ses enfants autour de la ré- conciliation nationale, grâce à laquelle, la paix a été rétablie, l’unité nationale consolidée et le développement relancé". Cepen- dant, a-t-il fait observer, l’impor- tance de ces défis "n’a guère détourné l’Algérie de ses devoirs au sein de la communauté internatio- nale, notamment dans ses espaces d’appartenance historiques, géogra- phiques et culturels. Dans ce contexte, le Président de la Répu- blique a indiqué que l’Algérie tra- vaille résolument à la mise en

œuvre de l’Accord de paix au Mali, signé àAlger, comme elle contribue

de paix au Mali, signé àAlger, comme elle contribue activement au processus de règle- ment de

activement au processus de règle- ment de la crise libyenne sous l’égide des Nations unies. Elle de- meure constante dans sa solidarité avec le peuple palestinien en lutte pour l’édification de son Etat indé- pendant et souverain, tout comme elle appuie avec rectitude le droit du peuple sahraoui à l’autodétermi- nation sous l’égide des Nations unies, a-t-il ajouté. Sur le plan de la lutte contre le terrorisme, le Chef de l’Etat a rappelé que l’Algérie est également partie prenante dans la solidarité internationale grandis- sante face à l’horreur du terrorisme, dont elle a longtemps souffert seule.

Lutte contre le terrorisme :

pour une action mondiale

Dans ce cadre, a-t-il dit, elle plaide pour une action mondiale contre ce crime abject, sous l’égide de l’Organisation des Nations unies, et elle partage son expérience en matière de déradicalisation et de réconciliation pour l’extirpation des

racines de ce fléau contemporain. Il

a précisé, in fine, que ce sont-là

quelques repères et quelques rap- pels de ce qu’aura été la Révolution de Novembre 1954 et de ce qu’est l’Algérie indépendante, qui a res- tauré l’Etat et l’a irrigué de ses no- bles valeurs. Le Président de la

République a tenu, à l’occasion de

la célébration du 62 e anniversaire

du déclenchement de la guerre de Libération, à renouveler, au nom du peuple algérien, notre profonde re- connaissance aux peuples frères et amis à travers tous les continents, qui ont soutenu notre cause à un tournant majeur de notre histoire. Notre reconnaissance demeure forte aussi envers les personnalités amies, y compris françaises, et elles furent nombreuses, qui ont été so- lidaires avec notre combat et y ont parfois même pris part, a-t-il af- firmé, soulignant que pour les Al- gériens, l’aura dont bénéficie toujours la Révolution de Novem- bre auprès de nombreux peuples et de nombreux amis est un motif de fierté, et une raison supplémentaire

de la reconnaissance envers ceux qui ont libéré la patrie. Pour le Pré- sident Bouteflika, "chaque commé- moration de notre glorieuse Révolution est une communion fer- vente à la mémoire de nos glorieux martyrs, ainsi que de reconnais- sance envers nos vaillants moudja- hidine et moudjahidate, indiquant que "tous ces héros demeureront pour nos compatriotes, l’exemple à suivre au service de la patrie, de son développement et de sa notoriété.

La Révolution a restauré l’État algérien souverain

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a affirmé que la Révolution du 1 er Novembre 1954, a restauré l’Etat algérien sou- verain, soulignant qu’elle a égale- ment contribué à accélérer la décolonisation d’autres pays. "Couronnant plus d’un siècle de ré- sistance d’un peuple fier, à l’his- toire riche et plusieurs fois millénaire, la Révolution de No-

vembre a restauré l’Etat algérien souverain et lui a transmis ses no- bles principes et objectifs qui constituent le socle immuable de l’Algérie indépendante", a expliqué le Chef de l’Etat dans un message "exclusif" publié par le mensuel Afrique Asie dans son numéro de

novembre. Il a précisé, dans ce message, qui ouvre un numéro spé- cial à l’occasion du 62 e anniver- saire, que par-delà ses frontières nationales, la Révolution du 1 er No- vembre 1954 "a contribué à accélé- rer le cours de la décolonisation à travers le monde. C’est désormais un fait établi que le combat du peu- ple algérien a accéléré l’accession à l’indépendance de colonies fran- çaises en Afrique. Par la suite, l’exemple de la Révolution de No- vembre et la solidarité active de l’Algérie indépendante ont contri- bué à la victoire d’autres peuples africains frères qui ont pris les armes pour leur libération, notam- ment dans les anciennes colonies lusophones, a tenu à indiquer le

Président Bouteflika, soulignant que le combat libérateur a été une épopée saluée à travers le monde. Une épopée, a-t-il dit, "grâce à la- quelle la volonté et la détermination du peuple algérien ont brisé le joug colonial, au prix d’un million et demi de martyrs et de millions de citoyens qui ont souffert l’horreur de la torture, la douleur du déraci- nement et le dénuement total. Il a rappelé que les sacrifices du peuple algérien en lutte ont également reçu un écho à l’intérieur même des Na- tions unies", soutenant que l’his- toire témoigne que c’est le soulèvement de la population des villes algériennes en décembre 1960, pour rappeler que la Révolu- tion de Novembre était bien la sienne qui a enfanté le même mois de la fameuse résolution 1514 pro- clamant les droits des peuples colo- nisés à l’indépendance. C’est dans cet esprit que le Chef de l’Etat a indiqué que l’Algérie in- dépendante, revenue dans le concert des nations, agira et mili- tera pour le triomphe des causes justes sur l’oppression, à l’image de sa contribution à l’expulsion du ré- gime de l’apartheid de l’Assemblée générale de l’Onu et de sa solidarité agissante avec les pays de la ligne de front en Afrique australe. A l’image, aussi, de son rôle dans l’accès de feu le président Yasser Arafat à la tribune des Na- tions unies pour y plaider les droits du peuple palestinien, a-t-il ajouté, précisant que c’est aussi dans la fi- délité du message de sa Révolution libératrice que l’Algérie à milité, durant de longues années, pour que l’indépendance des pays du Tiers- Monde soit confortée par un ordre économique mondial plus équita- ble. Il a expliqué que la légitimité de cette cause que l’Algérie a plai- dée, avec d’autres pays amis, au sein du mouvement des pays non- alignés et à l’intérieur de l’Organi- sation des Nations unies, se confirme encore jusqu’à ce jour. (APS)

Messages de vœux de souverains et de Chefs d’État de plusieurs pays

Le Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a reçu des messages de félicitations de plusieurs chefs d’État, à l’occasion de la commémoration du 62 e anniversaire du dé- clenchement de la Révolution du 1 er Novembre 1954. Le président français, François Hol- lande, a souligné, dans son message : «Il m’est agréable de vous adresser toutes mes félicita- tions accompagnées de mes vœux de prospé- rité et de bonheur pour le peuple algérien», réaffirmant son «attachement profond et sin- cère» à la qualité des liens entre les deux pays. «Nous avons travaillé ensemble depuis plus de quatre ans à la refondation de la relation franco-algérienne, qui n’a jamais connu une telle intensité depuis l’indépendance de l’Al- gérie. C’était une ambition partagée et je me ré- jouis aujourd’hui du chemin parcouru depuis 2012», a écrit M. Hollande. «Ensemble, nos deux pays ont ouvert un dialogue apaisé sur notre histoire commune. Ensemble, nous avons fait avancer la paix et la sécurité pour faire reculer le terrorisme. Ensemble, nous avons donné un élan inédit à notre coopération économique et développé toujours plus de pro- jets au bénéfice de nos populations, et en prio- rité de nos jeunesses», a encore relevé le

président français. «Cette refondation, nous la voulons structurelle et durable. Le Comité intergouvernemental de haut ni- veau (CIHN) et le Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA), dont nous avons établi le rythme quasi annuel, offrent à notre partenariat un cadre solide, consolidé par la poursuite de nombreuses visites officielles en France comme en Algérie, plus de soixante dans les deux sens depuis 2012», a estimé M. Hollande. «Je me félicite de la densité du dia- logue politique entre nos deux pays, comme l’ont démontré mes deux visites enAlgérie, en décembre 2012 et en juin 2015 et comme l’a démontré, le 19 septembre dernier, la visite de M. Bensalah (président du Conseil de la na- tion) que j’ai eu l’intérêt et le plaisir de rece- voir», a-t-il encore noté. Sur le plan économique, M. Hollande a affirmé que la France «continuera de se mobiliser comme premier partenaire du développement et de la diversification de l’économie algérienne», se disant «confiant dans notre capacité commune à travailler ensemble dans le domaine produc- tif et de l’innovation, qui est la clef de la pros- périté». Pour sa part, le président italien, Sergio Mattarela, a souligné, dans son mes- sage, que l’Algérie et l’Italie «partagent un

profond engagement pour le développement et la paix de la région méditerranéenne, au- jourd’hui confrontée à de nombreux défis qui en menacent la stabilité». Le Président Boute- flika a également reçu des messages de félici- tations du président de la République d’Irlande, Michael Higgins, et des Capitaines Régents de la République de Saint-Marin, MM. Marino Riccardi et Fabio Berardi. Dans son message, le souverain du Maroc, le roi Mohammed VI a exprimé sa «volonté de poursuivre l’action commune pour conso- lider les relations de coopération entre les deux pays», pour «conforter l’édifice maghré- bin de façon à concrétiser les aspirations de nos deux peuples et à réaliser davantage de complémentarité et d’intégration dans un cli- mat de sécurité, de sérénité et de stabilité». Pour sa part, le président tunisien, Béji Caid Essebssi, s’est dit fier des sacrifices des forces de la résistance algérienne et de leur combat héroïque historique pour arracher l’in- dépendance», se remémorant «la lutte com- mune menée par les deux peuples tunisien et algérien pour s’affranchir du joug colonial». Le président tunisien a souligné sa détermina- tion à «œuvrer ensemble pour renforcer les liens de coopération et de solidarité bilatérales

et concrétiser les aspirations des deux peuples

frères au sein de la complémentarité et de l’intégration maghrébine». À cette occasion, le souverain saoudien a présenté, quant à lui, ses vœux de santé et de bonheur au Président Bouteflika et de progrès et prospérité au gou- vernement et peuple algériens. Le Président de la République a également reçu deux messages de vœux du prince héri- tier, Vice-Premier ministre et ministre de l’In- térieur saoudien, Mohamed Ben Nayef Ben Abdelaziz Al Saoud, et du prince héritier deuxième Vice-Premier ministre et ministre de la Défense saoudien, Mohamed Ben Sal- man Ben Abdelaziz Al Saoud. Pour sa part, le président de l’État de Palestine, Mahmoud Abbas a adressé un message au Président Bouteflika dans lequel il s’est félicité «des re- lations fraternelles privilégiées qui lient les deux peuples et pays» et «des différents formes de soutien apporté par la République algérienne au peuple palestinien». Dans son message, le président biélorusse

a mis en avant l’importance de consolider la coopération bilatérale «pour servir au mieux les intérêts des deux pays pour soutenir le rythme de croissance économique et réaliser le bien-être des deux peuples».

Jeudi 3 Novembre 2016

L

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EL MOUDJAHID

COOPÉRATIONALGÉRO-MALIENNE

Une dimension

S T R AT ÉG IQ U E

l M. SELLALAUJOURD’HUI À BAMAKO

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, se rendra aujourd’hui à Bamako où il co-présidera, avec son homologue malien, Madibo Keïta, la 12 e session de la grande commission mixte algéro-malienne, a indiqué, hier, un communiqué des services du Premier ministre. «Les relations et la coopération bilatérales dans ses volets économique et commercial, scientifique, technique et social, ainsi que les questions administratives, sécuritaires et judiciaires seront examinées durant cette visite, et ce en vue de leur consolidation, compte tenu des liens d'amitié et de fraternité qui unissent les deux pays», souligne la même source. «Plusieurs accords de coopération dans différents domaines seront signés, lors de cette importante rencontre.»

L es travaux de la grande com- mission mixte de coopéra- tion algéro-malienne

s’ouvrent aujourd’hui à Bamako sous la co-présidence des deux Pre- miers ministres, Abdelmalek Sellal et Modibo Keïta. Cette douzième session, depuis l’instauration de ce cadre, prendra pour la première fois l’appellation de «grande commis- sion mixte de coopération algéro- malienne», sur décision des hautes autorités des deux pays, afin de tra- duire leur volonté de hisser le ni- veau de la coopération économique, commerciale et sociale, au niveau de la coopération bilatérale dans le domaine politique et sécuritaire. Le Président Abdelaziz Boute- flika et le Président malien Ibrahim Boubacar Keïta avaient décidé, lors de la dernière visite du président malien en Algérie, de conférer aux relations traditionnelles entre l’Al- gérie et le Mali, faites d’amitié de solidarité et de bon voisinage, une dimension stratégique reflétant ainsi les aspirations des peuples al- gérien et malien. Ainsi, la tenue de la rencontre de Bamako s’inscrit dans le cadre de l’engagement des deux chefs d'Etat et leur détermina- tion à renforcer davantage ces rela- tions séculaires, à travers la mise en place de programmes de coopéra- tion mutuellement bénéfiques, leur renforcement et leur diversification pour qu’elles reflètent les potentia- lités de coopération qui existent entre les deux pays. A cette occasion, les deux délé- gations examineront les voies et moyens de renforcer la coopération dans certains secteurs notamment le commerce, la formation et la for- mation technique, le transport et l’agriculture, et procèderont à la si- gnature de plusieurs accords de coopération. En préparation à la tenue des travaux de cette grande commis- sion, des experts algériens et ma- liens ont tenu une réunion pour examiner les différents dossiers qui seront soumis à cette session. Pour la première fois également, une réu- nion les hommes d’affaires algé- riens et maliens se réuniront en

hommes d’affaires algé- riens et maliens se réuniront en marge des travaux de cette commis- sion,

marge des travaux de cette commis- sion, conformément aux orienta- tions des deux chefs d’Etat, afin d’identifier des actions concrètes de coopération. Les premiers échanges diploma- tiques officiels entre l’Algérie et le Mali remontent, rappelle-t-on, aux années post-indépendance, plus exactement à 1963, et ont abouti par la suite, à la mise en place d’un comité mixte intergouvernemental pour la coopération économique et sociale, notamment dans les do- maines scientifique, technique et culturel, appelé comité mixte de coopération. D’autres espaces de coopération bilatérale ont vu le jour dans le cadre des consultations politiques, dont le comité frontalier algéro-ma- lien institué en février 1995, pour renforcer et diversifier la coopéra- tion dans divers domaines, notam- ment sécuritaire face aux défis auxquels la région est confrontée.

Un boulevard au nom du Président Bouteflika au centre de Bamako

Les autorités maliennes ont dé- cidé de baptiser un boulevard au

nom du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en signe d’estime et de reconnaissance à ses efforts et son engagement dans la région, particulièrement pour la paix et la stabilité au Mali. La baptisation aura lieu lors d’une cérémonie officielle en pré- sence des deux Premiers ministres, Abdelmalek Sellal et Modibo Keïta. En janvier 2014, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait demandé au Président Boute- flika l'aide de l'Algérie pour aboutir à un règlement de la crise malienne. Dès lors, des pourparlers sont engagés pour rapprocher les points de vues des mouvements politico- militaires du nord du Mali et du gouvernement malien. L'accord de paix et de réconci- liation au Mali qui avait été signé dans une première étape en mai 2015 et dans une deuxième phase en juin de la même année, par toutes les parties maliennes, à Ba- mako, avait été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juil- let 2014 sous la conduite d'une mé- diation internationale, dont l'Algérie avait été le chef de file.

Les opérateurs algériens et maliens appelés à s’impliquer «résolument» dans la coopération

Les opérateurs économiques al- gériens et maliens sont appelés à s’impliquer «résolument» dans les actions de coopération entre les deux pays, a indiqué hier le direc- teur général Afrique au ministère des Affaires étrangères, Soufiane Mimouni lors du 1 er Forum des hommes d’affaires qui se tient à Ba- mako. Ce forum des hommes d’af- faires, premier du genre, et auquel prennent part une dizaine d’opéra- teurs économiques, se tient en marge de la 12 e session de la Grande commission mixte de coo- pération algéro-malienne dont les travaux s’ouvrent aujourd’hui . M. Mimouni a expliqué que l’Algérie s’emploie à diversifier son écono- mie et à tirer profit des nombreuses opportunités économiques du mar- ché africain notamment malien. «C’est dans ce cadre que s’inscrit ce Forum des hommes d’affaires ainsi que celui des hommes d’af- faires africains que l’Algérie s’ap- prête à abriter du 3 au 5 décembre prochain», a-t-il précisé relevant que les deux pays disposent d’assez d’atouts comme les liens histo- riques, la qualité des relations poli- tiques et la volonté de conférer un caractère «privilégié» à la coopéra- tion économique, pour construire un partenariat «exemplaire». Pour lui, les opportunités sont nom- breuses et la complémentarité entre les deux économies offre de larges possibilités d’accroître de manière substantielle les échanges écono- miques et commerciaux entre l’Al- gérie et le Mali. Les travaux qui sont ponctués par un large exposé sur les opportunités d’investisse- ment et du cadre des affaires au Mali et des rencontres B 2 B, se clôtureront jeudi par la présentation des conclusions et des recomman- dations du forum, en présence du ministre malien de la Promotion de l’investissement et du secteur privé, et du président du Forum des chefs d’entreprises, Ali Hadad. (APS)

Le Premier ministre reçoit une délégation de parlementaires européens

Le Premier ministre,Abdelmalek Sel- lal, a reçu hier à Alger, une déléga- tion de parlementaires européens conduite par M. Pietr Antonio Pan- zeri, indique un communiqué des ser- vices du Premier ministre. L'audience a été l'occasion de "réaffirmer la qua- lité des relations de coopération entre l'Algérie et l'Union européenne ainsi que les efforts menés pour leur consolidation", précise la même source. Elle a été également une op- portunité de rappeler que les institu-

tions parlementaires "constituent un des cadres privilégiés de concertation et d'approfondissement de cette coo- pération". Les deux parties ont procédé, par la même occasion, à "un large échange de vues sur les questions régionales d'intérêt commun". L'audience s'est déroulée en présence de la ministre chargée des Relations avec le Parle- ment, M me Ghania Eddalia, souligne la même source. (APS)

LIBYE

Nouvelle AIDE humanitaire de l’Algérie

L'Algérie a décidé d'une nouvelle aide humanitaire en faveur du «peuple libyen frère», témoignant, ainsi, son «entière soli- darité» avec ce pays, a indiqué hier, le ministère des Affaires étrangères (MAE) dans un communiqué. «Cette aide, qui sera incessamment acheminée, est destinée aux populations fronta- lières et s'ajoute à celles déjà octroyées durant ces dernières an- nées au peuple frère et voisin libyen», rappelle la même source. «Par ce geste, l'Algérie témoigne, de nouveau, son entière soli- darité avec la Libye et s'inscrit dans le prolongement des efforts inlassables qu'elle a constamment déployés pour venir en aide notamment aux populations établies dans les zones frontalières et à aider ce pays à surmonter les difficultés auxquelles il fait face», ajoute le MAE.

M. BENSALAH S’ENTRETIENTAVEC L’AMBASSADEUR D’AZERBAÏDJAN

La COOPÉRATION bilatérale au menu

D’AZERBAÏDJAN La COOPÉRATION bilatérale au menu Le président du Conseil de la Na- tion, Abdelkader

Le président du Conseil de la Na- tion, Abdelkader Bensalah, s'est entre- tenu, hier, lors d'une audience, avec l'ambassadeur d'Azerbaïdjan à Alger, Maher Aliyev, des moyens de relancer la coopération bilatérale, a indiqué un communiqué de cette institution. Les deux parties ont affirmé lors de cette entrevue, l'«importance qu'accordent les deux pays au développement des relations et les liens civilisationnels et historiques communs», précise le communiqué. De son côté, l'ambassa- deur d'Azerbaïdjan a présenté un ex- posé sur les «aspects liés à la situation du pays et les moyens et son rôle dans la région». M. Bensalah s'est dit «confiant en l'avenir prometteur des relations entre les deux pays», quali- fiant l'ouverture de l'ambassade de la République d'Azerbaïdjan à Alger, de «départ sur la voie de l'édification de relations fortes et fructueuses dans l'intérêt des deux pays et peuples frères».

ALGÉRIE -AUSTRALIE

CONSULTATIONS politiques à Alger

ALGÉRIE -AUSTRALIE CONSULTATIONS politiques à Alger Le secrétaire général du ministère des Affaires

Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Hassane Ra- behi s'est entretenu, hier à Alger, avec le secrétaire général adjoint du minis- tère des Affaires extérieures et du Commerce d'Australie, Ric Wells, dans le cadre des consultations poli- tiques entre les deux pays. «Ce sont des consultations très positives qui nous ont permis d'évoquer les rela- tions bilatérales et d'aborder les ques- tions internationales et régionales d'intérêt commun», a indiqué M. Ra- behi dans une déclaration à la presse. Il a ajouté que l'Algérie et l'Austra- lie œuvrent à établir des partenariats dans divers secteurs et de procéder aussi à un échange de visites dans les domaines parlementaire et culturel. Relevant que l'Australie accorde une «grande importance» à la coopération avec l'Algérie, M. Rabehi a précisé que ce pays a «salué» le rôle de l'Al- gérie au niveau des organisations in- ternationales et de la région, notamment en matière de paix, de sé- curité et de développement. De son côté, M. Wells a indiqué que ces consultations vont dans le sens d'«approfondir» la coopération bilaté- rale dans divers domaines, notamment en matière de «lutte contre le terro- risme et la coopération dans le secteur minier». Dans le même sens, M. Wells a fait part de son «admiration à l'expé- rience et la réussite de l'Algérie dans la lutte antiterroriste».

Jeudi 3 Novembre 2016

N a t io n

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EL MOUDJAHID

rIcHard LabÉvIère, conSuLtant InternatIonaL en QueStIonS gÉoPoLItIQueS

Mensonges et MANIPULATIONS

Richard Labévière, consultant international des questions géopolitiques, tire la sonnette d’alarme sur «la manipulation souvent éhontée et mensongère des médias et des réseaux sociaux. Les conséquences de ce genre de pratiques sont cruellement destructrices pour la stabilité des pays». Il cite, à ce propos, le bourbier irakien et la descente aux enfers de la Syrie.

L abévière, qui intervenait sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale, estime

que les différents vecteurs de com- munication, à savoir les médias, l’internet et les réseaux sociaux, font partie des problèmes non seu- lement des crises qui touchent gra- vement le Moyen-orient, mais de la problématique d’un terrorisme

globalisé. «on est passé de l’infor- mation biaisée à la propagande», estime M. Labévière, qui est égale- ment journaliste et écrivain fran- çais, ancien rédacteur en chef à la télévision suisse romande et à radio France internationale, souli- gnant par là que les mensonges vé- hiculés par ces différents médias sont loin d’être ordinaires, mais des mensonges d’État, pour justifier l’attaque anglo-américaine contre

l’Irak.

«aujourd’hui, les mêmes

contre l’Irak. «aujourd’hui, les mêmes raël, ont décidé de faire de la Syrie ce qu’ils ont

raël, ont décidé de faire de la Syrie ce qu’ils ont fait contre l’Irak. en effet, «pour le bien de leurs intérêts économiques, ils ont décidé de casser les États nations arabes, comme ils ont déjà essayé de faire contre l’algérie». de ce fait, selon lui, on est dans une dualité mo- rale qui déconstruit et qui produit de la désin- formation. une dualité qui ne permet pas de comprendre la réalité des rapports de force et du conflit au Proche et Moyen-orient, à com- mencer par celui de la Syrie qui est beaucoup plus complexe.

Clinton appliquera le plan de l’administration Bush

Labévière a qualifié la propagande repro- duite par les médias européens, et français en particulier, «de mensonges d’État qui servent à justifier l’agression des peuples et qui ser- vent aussi à reconfigurer les frontières d’un pays. ce qui est en jeu aujourd’hui en Syrie, c’est que l’axe des États-unis, europe, les

pays du golfe et d’Israël veut à tout prix un démantèlement de la Syrie,

alors que, de l’autre côté, la Syrie baâ- thiste, avec ses alliés russes, iraniens

le Hezbollah libanais, veulent

conserver un État national syrien. La perspective est de retribaliser le monde arabe. Pour sa part, la candi- date Hillary clinton, une fois élue, ne fera que poursuivre la politique de son pays, et comme elle a cautionné toutes les guerres contre le monde arabe et le Moyen-orient, elle préconise le dépla- cement de l’ambassade des États unis de tel-aviv à el-Qods, ce qui est en soi une non reconnaissance de la réso- lution 243 245 du conseil de sécurité de l’onu. «Sénateur de new York et soutenue de manière indéfectible par les financiers israéliens, Hillary clin- ton appliquera à la lettre le plan de l’administration bush dans le Moyen- orient», a affirmé l’expert. L’expert en géopolitique a égale- ment estimé que le terrorisme est ce fléau qui profite à des multinationales qui en tirent ainsi des dividendes et des profits élevés dans le commerce des moyens de lutte au pays en- gagé dans ce combat contre ce fléau. «celui- ci est à caractère transfrontalier et du coup, indépendamment des hausses fulgurantes des budgets militaires des pays, le terrorisme, dans ses ripostes sécuritaires, crée des socié- tés de gardiennage privées, des systèmes de caméras, des systèmes d’analyse de commu- nication et d’expertise», a également affirmé l’expert. cet ensemble de nouveaux métiers et

tâches crée en France, par exemple, autant d’emplois, c’est ce n’est pas plus que le sec- teur de l’automobile. c’est dire que «la lutte contre terrorisme et devenue un secteur d’ac- tivité à part entière. consubstantiel, et néces- saire au progrès infini de la mondialisation»,

a-t-il conclu. Salima Ettouahria

et

mensonges d’État sont reproduits pour justifier, encore une fois, l’attaque contre la Syrie, comme on avait inventé des men-

songes contre l’algérie durant la décennie noire, entre 1988 et 1998», a-t-il expliqué. cet expert, qui vient de rentrer de damas après y avoir passé 10 jours, avant de venir en algérie pour présenter son livre Terrorisme, face cachée de la mondialisation, au Salon in- ternational du livre d’alger (SILa), estime que les médias occidentaux reproduisent le «discours d’une mondialisation en marche». «Quand on entend parler sur les journaux et télévisions français et européens, on constate qu’il y a une méconnaissance totale de la so- ciété syrienne, de sa complexité et de sa géo- graphie. ces médias reproduisent des idées reçues et des analyses qui correspondent aux intérêts occidentaux dominants, qui consistent à casser les États nations arabes pour des in- térêts économiques». Selon cet expert fran- çais, les États-unis et leurs supplétifs européens, ainsi que les pays du golfe et Is-

Lutte contre La contrebande et La drogue

Appel à un maximum d’efforts

Le général-Major Menad nouba, commandant de la gendarmerie nationale, a appelé, à béchar, à un «maximum d’efforts» pour lutter contre toutes les formes de contre- bande et de trafic de drogues, in- dique le commandement de la gendarmerie nationale dans un communiqué. tenant une réunion de travail avec les officiers de la gendarmerie des wilayas du sud- ouest, le général-Major a donné des «instructions fermes» pour déployer «un maximum d’efforts» en vue de «fermer tous les accès

aux contrebandiers dans le but de combattre toutes les formes de contrebande et plus particulière- ment le trafic de drogues», précise la même source. Lors de cette réunion, le commandant de la gendarmerie nationale a insisté sur la nécessité de «préserver la sécurité et l’intégrité des frontières nationales». Il a aussi souligné la nécessité de «garantir la sécurité et la tranquillité publiques, garantir un climat de sécurité et de quié- tude pour les usagers de la route, de jour et comme de nuit, et sur

l’ensemble des tronçons reliant les agglomérations urbaines et les wilayas, à travers le renforcement des dispositifs de la gendarmerie nationale, pour sécuriser le réseau routier et garantir une bonne flui- dité de la circulation routière et du transport urbain des voyageurs et des marchandises». Il a aussi or- donné la «dynamisation de l’ac- tion de proximité et de prêter assistance aux habitants enclavés, de sécuriser les ressortissants étrangers, exerçant dans les diffé- rentes entreprises implantées dans

les wilayas du sud-ouest, ainsi que les sites archéologies et tou- ristiques, qui connaissent un flux de touristes algériens et étrangers et ce, dans le but de booster l’éco- nomie et le tourisme dans la ré- gion». des exposés lui ont été présentés, durant cette réunion, ainsi que des explications détail- lées sur les activités des unités de la gendarmerie nationale dans le domaine de la police judiciaire, la sécurité routière, la sécurité pu- blique et la sécurité aux fron- tières. (APS)

trIbunaL crIMIneL d’ouargLa

12 ans de prison ferme pour appartenance à un groupe terroriste

une peine de 12 ans de prison ferme, assortie d’une amende de 500.000 da, a été prononcée par le tribunal criminel près la cour d'ouargla, hier, à l’encontre du dénommé d. a., 40 ans, pour crime d’appartenance à un groupe terroriste ac- tivant à l'étranger et importation d’armes prohibées. Selon l’arrêt de renvoi, l’affaire re- monte à 2015, lorsque le dénommé d. a. (sous contrôle sécuritaire) a été appré- hendé dans la région de timiaouine (adrar), et qui avait révélé aux enquê- teurs y avoir dissimulé une arme de type Kalachnikov, deux chargeurs vides et des munitions, importés du Mali.

Mdn

7 terroristes abattus et 4 autres arrêtés

Sept terroristes ont été abattus et quatre autres ont été arrêtés en octobre dernier par les forces de l'armée nationale populaire (anP), a indiqué un bilan dressé sur la base des chiffres avancés par le ministère de la défense nationale, précisant que quatre terroristes se sont rendus durant la même période. en octobre dernier, 35 éléments de soutien aux groupes terroristes ont été arrêtés et 21 kalachnikov, 3 pistolets automatiques, 44 fusils et 16 caches de munitions et 12.715 balles récupérés, indique-t-on de même source. 31 bombes artisanales et 9 mines ont été détruites, a précisé la même source, ajoutant que 55 caches et deux ateliers de fabrication d'armes et d'explo- sifs ont été détectés. concernant la protection des frontières et la lutte contre le crime organisé, les opérations me- nées en octobre dernier ont permis l'arrestation de 318 contrebandiers, 60 trafiquants de drogue et 1.173 migrants clandestins. durant la même période, les forces de l'anP ont fait échouer une tentative de contrebande de 190.340 litres de carburant et saisi 190.76 tonnes de produits alimentaires, 47 groupes électro- gènes, 87 détecteurs de métaux et 31 marteaux- piqueurs.

Deux éléments de soutien arrêtés à Boumerdès et Tébessa

«dans le cadre de la lutte antiterroriste, des détachements de l'armée nationale populaire (anP) ont arrêté, le 1 er novembre 2016 à bou- merdès (1 re région militaire) et tébessa (5 e rM), deux éléments de soutien aux groupes terroristes, tandis qu'un autre détachement a détruit douze casemates qui servaient de refuges pour les ter- roristes, suite à une opération de fouille et de ra- tissage à Jijel», précise le Mdn. Par ailleurs, et dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée, un détachement de l'anP «a arrêté à oran (2 e rM) un narcotrafiquant et saisi une grande quantité de kif traité s'élevant à 435 kilo- grammes». À Hassi Messaoud, un détachement combiné de l'anP «a arrêté quatre contreban- diers et saisi un camion chargé de plus de 114.132 unités de produits pyrotechniques, tandis que des éléments de la gendarmerie nationale ont saisi à el-oued 15.600 unités de différents bois- sons et 1.200 litres de carburants destinés à la contrebande».

conducteurS de taxI

Nouveau cahier des charges

un nouveau cahier des charges relatif aux conditions et modalités d’exploitation de ser- vice de taxi régit cette activité. Les conduc- teurs de taxi sont ainsi tenus de se conformer aux dispositions de ce document qui ont été, pour rappel, publiées dans le dernier Journal officiel. désormais, le «taxieur» en service «ne doit pas : refuser ou choisir des courses lorsqu’il est libre ; faire usage des moyens audio et audio- visuels sans l’assentiment des clients ; fumer à bord du véhicule». cependant, il peut refuser «de prendre en charge les personnes en état d’ébriété ; les personnes dont la tenue ou les bagages sont de nature à salir ou à détériorer l’intérieur du véhicule ; les clients accompa- gnés d’animaux domestiques qui ne sont pas contenus dans des cages ou autres contenants appropriés ; un client s’il est à moins de 50 mè- tres d’une station de taxi où des taxis libres at- tendent», comme précisé d’ailleurs dans l’article 27. Le conducteur de taxi est dans l’obligation de porter une tenue vestimentaire appropriée (chemise, pull ou veste, pantalon, chaussures fermées) ; se comporter avec res- pect et politesse avec les clients ; afficher - à bord de son véhicule - les tarifs en vigueur et les respecter ; déclencher le taximètre, dès le début de la course en cas de taxi individuel, en appliquant le tarif pratiqué ; répondre à la de- mande des clients et permettre le transport de bagages dans la limite de 15 kg par place. Il est tenu également d’aider les personnes âgées ou handicapées, monter et descendre du véhicule et porter leurs bagages ; respecter les points de stationnement au niveau des stations urbaines, des aires de stationnement pour les services inter-wilayas et des infrastructures d'accueil et de traitement des voyageurs (aéro- ports, ports, gares routières et ferroviaires) ; déposer au commissariat de police ou à la bri- gade territoriale de la gendarmerie nationale la plus proche, les bagages et/ou les objets per- sonnels oubliés par les clients dans le véhicule, comme souligné, notamment, dans l’article 24. Il faut dire que tous les aspects du métier de «taxieur» et les modalités d’acquisition d’une autorisation d’exploitation sont soulignés dans ce texte. Il est bon à savoir, notamment, qu’un conducteur de taxi est tenu de remettre au client qui le demande un reçu sur lequel est inscrit le prix de la course. en effet, l’article 25 du document stipule que le conducteur de taxi doit être muni d’un carnet à souche (reçus) sur lequel doivent être imprimés le nom, pré- nom de l’exploitant et le numéro d’ordre chro- nologique. Il est tenu de délivrer au client qui en fait la demande un reçu, dûment rempli et signé par le conducteur de taxi, sur lequel est inscrit le prix de la course. autre fait à souli- gner, l’article 15 stipule que «les voyants ré- pétiteurs rouge et blanc faisant partie des dispositifs lumineux doivent être maintenus en état de fonctionnement et d’indiquer le tarif pratiqué. tarif a : tarif de jour, voyants répéti- teurs rouge et blanc allumés ; tarif b : tarif de nuit, voyant répétiteur rouge allumé». Selon ce cahier des charges, les «taxieurs» sont dans l’obligation d’effectuer un contrôle médical «auprès des médecins spécialisés» pour attes- ter de leur «aptitude physique, mentale et leur bonne acuité visuelle». À préciser, ces exa- mens médicaux devront se faire tous les deux ans pour les exploitants âgés de 55 ans et moins et chaque année pour ceux dont l’âge dépasse les 55 ans, selon le texte. en outre, les exploitants du service taxi, à titre de personne physique ou morale, seront tenus «d’assurer la permanence de nuit et des jours fériés à proxi- mité des infrastructures d’accueil et de traite- ment des voyageurs (aéroports, ports, gares routières et ferroviaires), et les établissements relevant du secteur sanitaire, conformément au programme arrêté par le directeur des trans- ports de wilaya», précise l’arrêté. Pour ce qui concerne les sociétés de taxis, «la permanence doit être assurée par, au moins, 20% du parc véhicules dont elle dispose». cela dit, et en cas d'empêchement, le conducteur de taxi désigné, doit aviser le directeur des trans- ports de wilaya et les services de sécurité, qua- rante-huit (48) heures à l'avance, en vue de son remplacement. Il devra assurer la permanence ultérieurement. À noter, d’autre part, toute so- ciété de taxis doit disposer d’une aire de remi- sage pour l’entretien de ses véhicules. cette dernière sera «d’une surface de 5m² par véhi- cule» et doit «respecter les règles d’hygiène de sécurité» en vigueur. À signaler, enfin, ce ca- hier des charges s'applique à toute forme d'ex- ploitation de service taxi. Soraya Guemmouri

Jeudi 3 novembre 2016

N

EL MOUDJAHID

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éDuCAtIon

FORGER le citoyen de demain

La ministre de l’Éducation nationale, Nouria Benghebrit, a affirmé que le minimum sur lequel devraient s’entendre les Algériens est l’école, soulignant que l’«ennemi commun» est la médiocrité.

«N otre ennemi commun, c’est la médiocrité. nous pouvons nous

empoigner sur tel ou tel autre sujet, mais le minimum sur lequel nous devons nous entendre est l’école », a-t-elle expliqué dans une interview accordée au mensuel français Afrique Asie, estimant que « faus- ser le débat ne sert pas les élèves ». pour la ministre, que le mensuel qualifie de « femme courage », les Algériens doivent comprendre que les résultats de la réforme du sys- tème éducatif « ne peuvent être vi- sibles tout de suite » car, a-t-elle expliqué, « les éléments que nous injectons au fur et à mesure pren- dront toute leur ampleur sur le moyen et le long terme ».

« mais je pense vraiment que

nous avons créé un véritable es- poir », a-t-elle dit, soutenant que

l’école peut aujourd’hui « répondre

à la demande de forger un enfant,

un citoyen fier de lui-même et de son algérianité, ouvert sur le monde

par le biais des langues, et outillé pour l’affronter ». Faisant allusion aux résistances dans le secteur, nouria Benghebrit a indiqué qu’en deux années, « malgré tous les freins qui nous étaient opposés, nous avons réussi notre examen face à la société ».

« Cette société partageait, elle

aussi, cette angoisse, mais celle-ci s’est progressivement transformée en demande et en espoir », a-t-elle expliqué, relevant que l’Algérie dispose d’un public scolaire « dis-

cipliné ». « Dans nos 28.000 éta- blissements, qui abritent pas moins

de 8,5 millions d’élèves, il y a un respect de l’enseignant et du savoir qu’il transmet. A mon sens, il faut en profiter », a-t-elle précisé, indi- quant que tous les efforts sont concentrés actuellement sur la for- mation des formateurs pour arriver

à faire de la classe et de sa gestion

pour arriver à faire de la classe et de sa gestion une « compétence à part

une « compétence à part entière ».

Dans ce contexte, elle a précisé que l’objectif du gouvernement est d’avoir au moins un lieu de forma- tion d’enseignants par wilaya, par- tant du fait que le secteur de l’éducation, éprouvé par des dé-

parts massifs à la retraite, nécessite de la formation continue. Elle a in- diqué que l’année dernière, les Ecoles normales supérieures (EnS) ont fourni 6.000 instituteurs formés pour devenir enseignants du pri- maire, du collège et du lycée, alors

que le besoin est évalué à 28.000 postes. Au sujet de la campagne hostile dont elle a été la cible, la ministre de l’Education nationale a considéré que cette campagne « symptomatique » de la politisa- tion de la scène médiatique « est davantage liée aux préjugés et à l’ignorance ». « Je crois que le sys- tème éducatif, tel que nous connaissons depuis l’indépen- dance, en dehors de la phase mus- tapha Lacheraf qui a voulu apporter des changements clairs vis-à-vis de la société, a toujours pâti de l’atti- tude de ceux qui ont des rentes de situation et des rentes idéolo- giques », a-t-elle précisé, les quali- fiant plus loin d'« ennemis du changement ». « une révision en profondeur de l’école était néces- saire, mais sa mise en œuvre a connu beaucoup de résistance et de réticence », a-t-elle fait remarquer, rappelant que les débats sur les ré- formes avaient été tranchés en 2000 et « il a fallu attendre 2003 pour le mise en œuvre de (ses) grandes lignes ». (APS)

L’appel à la raison

Au moment où le ministère de l’Education na-

tionale rappelle que le dialogue avec les différents

partenaires sociaux, dont et surtout les syndicats de l’éducation est, et demeure toujours, ouvert, le secteur ne cesse de connaître des perturbations. Des parents d’élèves sont unanimes à considérer qu’« il s’agit-là d’une prise en otage de nos en- fants ». Comme pour compléter le décor, le bureau national élargi aux coordinateurs de wilaya du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique, qui est par ailleurs, membre de l’intersyndicale, a décidé de tenir aujourd’hui, une réunion pour étudier, avons- nous appris, les voies et moyens à mettre en œuvre et les soumettre à l’intersyndicale qui a décidé

d’une rencontre allant dans ce sens, samedi pro-

chain. L’objectif étant de « contrecarrer le projet du

gouvernement ». A qui cela profitera ? Certaine- ment pas à l’élève, otage d’un charivari qui va sug- gérer une grève cyclique de trois jours, voire une grève illimitée. Au moment où beaucoup de pays accordent beaucoup de considérations à leur future élite, chez nous, force est de croire que l’on a tendance à pri- vilégier autre chose. Les parents d’élèves crient

« Basta » et appellent à la modération. Des élèves de classes terminale se déclarant

« désolés face une telle situation mais se félicitent

du faible taux de suivi » de leurs professeurs. Ils lancent un appel à la raison et refusent le sacrifice. M. Charif

proDuCtIon D’éLECtrICIté

Investir dans les énergies renouvelables

« un appel d’offres à investisseurs sera lancé prochainement pour la réalisation d’ins- tallations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, qui sera condi- tionné par la réalisation d’investissements dans le domaine industriel « tels sont les pro- pos annoncés, récemment par le ministre de l’Energie. m. noureddine Bouterfa a indiqué que cet appel d’offres mettra en compétition les in- vestisseurs afin d’assurer un environnement favorable au développement des énergies re- nouvelables et de réduire le prix du kilowatt- heure (KWh) à partir des énergies renouvelables. « pour diverses considérations telles que la baisse des coûts des équipements sur le marché international et le recours gran- dissant, à travers le monde aux appels d’offres pour mettre en compétition les investisseurs et réduire le KWh produit à partir des énergies renouvelables, l’Algérie va recourir à ce mé- canisme afin de protéger le consommateur en lui offrant une énergie propre et durable à un prix du KWh le plus bas possible », a assuré le ministre. Cet appel à investisseurs, a-t-il poursuivi, « offrira la possibilité à ces derniers de réali- ser des centrales de production d’électricité d’origine renouvelable sur des sites préalable- ment choisis, permettant de leur faciliter les procédures et les démarches et d’accélérer la cadence de mise en œuvre ». Le ministre a également appelé les inves- tisseurs nationaux et étrangers à s’intéresser davantage au marché des énergies renouvela- bles et à répondre nombreux à cet appel à in- vestisseurs. « Ce mode de réalisation nécessitera la recherche de partenariats forts, bénéfiques et équitables pour permettre le pla-

forts, bénéfiques et équitables pour permettre le pla- cement de l’Algérie dans une véritable tran- sition

cement de l’Algérie dans une véritable tran- sition énergétique vers un modèle de produc- tion et de consommation propre, profitable et durable », a-t-il avancé. Le ministre a soutenu qu’en sus du méca- nisme d’appel d’offres à investisseurs natio- naux et étrangers pour constituer des partenariats, une part importante sera réservée aux acteurs nationaux dans le cadre d’un dis- positif spécifique de mise aux enchères et les a invités à s’y préparer à y répondre. « Ces investissements seront profitables aussi bien aux consommateurs qu’aux inves- tisseurs », a-t-il également déclaré, en préci- sant que des mécanismes appropriés seront mis en place pour assurer l’achat et le paie- ment de la production d’électricité. Dans son intervention, le ministre a rappelé que la stratégie de mise en œuvre du pro- gramme national de développement des éner- gies renouvelables est complémentaire, puisque reposant sur les deux composantes énergétique et industrielle. « Cette stratégie

vise à contribuer à la préservation de nos ré- serves fossiles non renouvelables et, plus glo- balement, à protéger l’environnement, à l’émergence d’une industrie nationale du re- nouvelable qui favorisera la transition éner- gétique et une économie durable », a explicité m. Bouterfa. Ce principe, a-t-il fait valoir, permettra le développement à grande échelle des installations renouvelables, associé à une industrie nationale qui touchera tous les élé- ments de la chaîne des valeurs des renouve- lables, notamment l’engineering, les équipements et la construction ». Le ministre a ainsi mis en avant la détermination du gou- vernement à concrétiser le programme natio- nal des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, programme hissé par le président de la république au rang de prio- rité nationale. pour rappel, le programme na- tional de développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique vise la mise en service d’une capacité de pro- duction d’origine renouvelable de 47 à 51 tWh à l’horizon 2030, dont plus de 9 tWh seront injectés dans le réseau d’ici 2020. D’ici la fin 2016, l’Algérie comptera une capacité de 343 mW réparties à travers 14 wilayas du pays. Actuellement, 16 centrales d’une capa- cité de 195 mW sont déjà fonctionnelles et in- jectent de l’énergie d’origine renouvelable dans le réseau, tandis que six autres le seront dans les prochaines semaines. Ces centrales solaires sont réalisées par Sharikate takat El moutajadida (SKtm, fi- liale du Groupe Sonelgaz) et s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase du programme de développement des énergies renouvelables. Sarah A. Benali Cherif

InSCrIptIon DES promotEurS ImmoBILIErS Au tABLEAu nAtIonAL

La date butoir a expiré

ImmoBILIErS Au tABLEAu nAtIonAL La date butoir a expiré Quatre années après la décision prise par

Quatre années après la décision prise par le ministère de l’Habitat, c’est l’heure de vérité pour les promoteurs immobiliers algériens ! Invités en effet depuis 2012 par le département de m. tebboune à régulariser leur situation en s’inscrivant au tableau national des pro- moteurs, les récalcitrants risquent tout simplement le retrait de l’agrément s’ils ne se conforment pas à la réglementa- tion. Selon le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de la Ville, près d’un quart (24,7%) des promoteurs immobi- liers ne sont pas inscrits au tableau na- tional, soit 1.543 sur un total de 6.225 promoteurs. Des mises en demeure ont été envoyées aux concernés afin de rem- plir cette formalité mais en vain alors que les délais ont expiré hier. Il faut savoir que l'inscription au ta- bleau national des promoteurs immobi- liers ouvre droit pour ces derniers, d’avoir une autorisation légale pour exercer l'activité et surtout adhérer au FGCmpI, le Fonds de garantie et de caution mutuelle de la promotion immo- bilière. D’autant plus que les statistiques de la tutelle ne sont pas rassurantes lorsqu’on sait que 27% des logements réalisés dans le cadre des promotions immobi- lières sont supervisés par des promo- teurs agréés mais non-inscrits au tableau

national. Ce qui rend de facto leurs acti- vités illégales. En outre, le département de tebboune a poursuivi en justice 26 promoteurs immobiliers exerçant dans

12 wilayas du pays sans agrément. A cet

effet, le ministère met en garde les ci- toyens désireux acquérir un logement selon la fameuse formule « vente sur plan » de s'assurer que le promoteur immobilier a souscrit à une garantie auprès du FGCmpI. C’est une garantie qui doit être jointe au contrat de vente sur plan. C’est égale- ment une forme d'assurance obligatoire qui peut être utilisée dans les cas où le promoteur décède ou disparaît, ou en cas

de faillite, de liquidation et d’escroquerie. une sorte de couverture pour parer à toute mauvaise surprise. Et Dieu seul sait le nombre de citoyens ayant été victimes ces dernières années de telles pratiques. Ainsi donc, il est conseillé à tout acquéreur de consulter le site web du Fonds de garantie et de cau- tion mutuelle de la promotion immobi- lière pour savoir si le promoteur en charge de son projet est inscrit au tableau national des promoteurs immobiliers. outre les promoteurs, une autre caté- gorie est dans l’œil du cyclone du minis- tère de l’Habitat. Il s’agit des agences immobilières les- quelles sont appelées de leur côté à se conformer à la réglementation avant le

20 novembre prochain, date butoir pour

la régularisation de la situation adminis- trative. Aujourd’hui, elles sont plus de 610 agences qui n’ont pas encore déposé leurs dossiers et risquent ainsi le même sort que leurs collègues promoteurs, à savoir le retrait de l’agrément. S. A. M.

Jeudi 3 novembre 2016

Eco no m ie

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EL MOUDJAHID

Livre économique

Le défi de la diversification

Le livre économique suscite un intérêt grandissant de la part des maisons d'édition, au regard des mutations écono- miques et financières enregistrées au double plan local et international, même si certains éditeurs déplorent un manque d'auteurs spécialisés. Les éditeurs rencontrés par l'APS, lors du 21 e Salon international du livre d'Alger (SILA), ont affirmé que le livre économique suscitait, ces dernières années, un intérêt grandissant auprès d'un public à l'affût de la diversité des filières économiques, dont la gestion, le management et le e-commerce.

À l'occasion du siLa qui a vu la participation de 961 maisons d'édition

dont 290 algériennes, un espace particulier a été dédié au livre économique, avec des thèmes aussi riches que diversifiés (économie politique, industrie, commerce, transport, agricul- ture et gestion), destiné aux spé- cialistes et novices. Les visiteurs semblent parti- culièrement intéressés par les li- vres sur les techniques de création d'entreprises, d'élabo- ration des budgets et de promo- tion du rôle des organisations industrielles, outre ceux liés à la sociologie au travail, aux lois de finances, au commerce et aux douanes. Le pdG de l'anep, djamel Kaouane, a souligné l'attachement de son entreprise à diversifier les domaines d'édi- tion pour couvrir un maximum de spécialités, y compris le livre économique. «L'anep parti- cipe cette année avec plusieurs publications dans le domaine économique et des livres spé- cialisés dans la recherche aca- démique économique, en sus de livres d'analyse et de modèles économiques». L'occasion était pour m. Kaouane de préconiser l'ouver- ture de nouvelles perspectives d'édition pour combler le manque d'auteurs dans le do- maine économique, particuliè- rement dans les nouvelles filières. de son côté, le directeur commercial de la maison d'édi- tion «Houma» relève «un manque de livres écono- miques», face à une demande de plus en plus croissante, no- tamment pour les livres édités en arabe. depuis la création de cette maison d'édition en 1995 et le lancement de la production de livres économiques en 1998, «nous avons perçu un intérêt grandissant chez les citoyens et

avons perçu un intérêt grandissant chez les citoyens et les chercheurs, mais les auteurs d'ouvrages économiques

les chercheurs, mais les auteurs d'ouvrages économiques restent peu nombreux», a-t-il déploré. il a relevé une forte demande sur les livres traitant de la situa- tion économique, particulière- ment en termes d'amendement de lois économiques et de trans- actions commerciales.

Le partenariat pour encou- rager les livres économiques

Le directeur général de la «maison des académiciens», le Jordanien Walid al sabah, a souligné que les mutations éco- nomiques internationales, à l'instar de la crise financière, avaient été à l'origine de la pa- rution de livres académiques traitant de l'économie en vue de répondre à la demande des uni- versités, des institutions écono- miques, des travailleurs, des employeurs, voire des familles.

selon l'intervenant, les conjonc- tures économiques internatio- nales ont favorisé l'ouverture de nouvelles spécialités universi- taires et académiques, outre la publication de livres et d'ana- lyses sur les causes et consé- quences de ces nouvelles données économiques. «Les li- vres économiques et de déve- loppement durable attirent de plus en plus les lecteurs intéres- sés par la conjoncture écono- mique et financière de leur pays et désireux de mieux compren- dre le processus de développe- ment économique dans un contexte marqué par la mondia- lisation», a-t-il expliqué. pour sa part, le directeur général de la maison algérienne d'édition, de distribution et d'importation, ameur Zemouri, a indiqué que son institution, forte de 18 ans d'existence, avait accordé du- rant ces deux dernières années

un grand intérêt au livre écono- mique par la conclusion de plu- sieurs accords avec des maisons d'édition internationales. Le res- ponsable a cité, à titre d'exem- ple, la convention liant sa maison d'édition à l'organisa- tion arabe du développement administratif relevant de la Ligue arabe, laquelle a permis la distribution de 28 titres dans les pays du maghreb. une autre convention a été conclue également avec une maison d'édition égyptienne en vertu de laquelle plusieurs tra- ductions de livres économiques de l'anglais vers l'arabe ont été publiées pour enrichir les publi- cations nationales dans le do- maine économique. des visiteurs du siLa inter- rogés par l'aps estiment que les livres économiques, en dépit de leur disponibilité et diversité en algérie, «ont besoin de centres d'études et de consulting pour garantir une production durable dans le domaine économique». une étudiante rencontrée sur place a confié qu'elle vouait un grand intérêt aux publications récentes qui traitent des problé- matiques économiques et leurs répercussions sur la conjoncture socio-économique dans les pays arabes et étrangers. un autre étudiant en économie estime que les conjonctures nationales et internationales avaient donné naissance à des analyses de plu- sieurs approches économiques dans une tentative de proposer des solutions qui pourraient constituer une importante base de données académique pour les chercheurs et les décideurs. il a, dans ce sens, mis en avant l'in- térêt croissant porté aux ou- vrages économiques qui dressent un constat de la conjoncture économique étayé d'explications de certains scéna- rios de l'après-pétrole. (Aps)

importation de produits aLimentaires

Les prix en recuL

Les prix à l’importation par l’algérie des produits alimentaires et agroalimen- taires ont, pour la grande majorité, baissé durant les sept premiers mois de 2016 par rapport à la même période de 2015, apprend l’aps auprès du ministère du commerce. dans la catégorie des matières premières destinées à l’industrie agroalimentaire, les prix ont reculé à 322 dollars/tonne (usd/t) pour le blé dur (-31,63% par rapport à la même période de 2015), à 192 usd/t pour le blé tendre (-25%) et à 183 usd/t pour le maïs

(-10,3%). de son côté, le prix d’achat des poudres de lait s’est établi à 2.319 usd/t (-

21,34%).

La baisse des prix à l’importation a éga- lement touché le sucre roux à 371 usd/t (- 1,6%) et les huiles brutes (baisses allant de 1,6% à14,43%) sauf pour l’huile brute de coco (+6,52%) et d’autres huiles alimen- taires brutes (+46,4%). pour la catégorie des produits d’épicerie, les prix à l’importation ont augmenté pour les cafés torréfiés à 15.408 usd/t (+50,01%), le lait infantile à

6.861 usd/t (+4,5%) et le thé à 2.287 usd/t

(+2,5%). par contre, une baisse a touché le

triple concentré de tomate à 864 usd/t (- 26,8%), le double concentré de tomate à

1.327 usd/t (-9,5%), le concentré de tomate

à 1.169 usd/t (-19,4%), les pâtes alimen- taires à 1.714 usd/t (-12,5%) , les cafés non torréfiés à 2.074 usd/t (-11,67%), le riz à

527 usd/t (-8,8%) et le sucre blanc à 519

usd/t (-0,2%). pour les légumes secs, des

baisses ont été observées pour les haricots secs à 917 usd/t (-34%) et les pois secs à

531 usd/t (-28,63%). en revanche, les prix

à l’importation ont haussé pour les lentilles

à 1.079 usd/t (+15,15%) et les pois chiches

à 1.190 usd/t (+10,3%). quant à l’ail, il a

été importé à près de 1.670 usd/t

(+55,35%).

en ce qui concerne les fruits frais, les pommes ont été importées à 826 usd/t (+18,2%) et les bananes à 721 usd/t (- 2,2%). pour les viandes et poissons, les prix ont reculé pour les viandes bovines réfrigé- rées à 3.552 usd/t (-12,02%), pour celles congelées à 3.028 usd/t (-10,4%) et pour les poissons congelés à 1.518 usd/t (-5,8%). Les principaux pays fournisseurs de l’algé- rie en poudre de lait sont au nombre de 18 dont les 5 premiers sont la nouvelle-Zé- lande (37,6% des importations globales), la France (16,2%), l’argentine (14,3%), la po- logne (10,1%) et l’uruguay (9,1%). pour les huiles alimentaires brutes, la quasi-tota- lité des quantités importées a été réalisée par 6 principaux opérateurs dont une société privée qui demeure en première position avec 58% de la quantité totale importée. en matière d’importation de sucre roux, cette même société privée est demeurée do- minante en assurant 85% du total importé.

quant au sucre blanc, il est constaté qu’une proportion de 63,85% a été importée par 6 entreprises privées. concernant le café non torréfié, les principaux importateurs sont au nombre de 7 avec près de 70% du total des importations, alors que pour le café torréfié, deux importateurs ont réalisé plus de 30% des importations globales. s’agissant du ci- ment, son prix moyen à l’importation a baissé à 64 usd/t contre 84 usd/t

(-23,3%)

Bananes et pommes : plus de 162 millions dollars d’importations

en ce qui concerne les fruits frais, il a été importé pour 112,7 millions usd de bananes durant les 7 premiers mois 2016 (contre 107 millions usd sur la même période de 2015) et pour 49,4 millions usd de pommes (contre 78,6 millions usd). La facture a été de 25,1 millions usd pour les amandes (contre 22,4 millions usd), de 16,7 millions usd de raisins secs (contre 20,5 millions usd) et de 4,7 millions usd d’abricots secs (contre 5,8 millions usd), alors que les importations des pru- neaux secs se sont chiffrées à 9,59 millions usd (contre 9,68 millions usd). il est, par ail- leurs, constaté que la facture de l’ail importé est passée à 12,7 millions usd (contre 9,2 millions usd).

déveLoppement du sud

Prioritaire et stratégique

Le ministre de l’industrie et des mines, m. abdessalem Bouchouareb, lors de sa récente visite de travail dans la wilaya d’adrar, a ren- contré des opérateurs et investisseurs locaux. L’occasion a été pour lui de souligner la prio- rité qu’accorde le programme quinquennal 2015-2019 dont découle le plan d’action du gouvernement et la feuille de route du secteur de l’industrie et des mines au développement des wilayas du sud et des Hauts plateaux, par- ticulièrement celles situées sur la bande fron- talière. «un objectif stratégique pour le gouvernement», a soutenu Bouchouareb, rap- pelant les instructions fermes du président de la république, m. abdelaziz Bouteflika, pour accélérer le développement des wilayas du sud et des Hauts plateaux, notamment lors d’un conseil ministériel restreint réuni en jan- vier 2015. La nouvelle vision de développe- ment est en marche malgré la conjoncture délicate que traverse le pays avec le recul des revenus en devises, des recettes fiscales et de l’équilibre budgétaire, confirme le ministre, précisant qu’elle s’appuie sur la valorisation des potentialités de chaque région pour qu’elles soient complémentaires à celles des autres régions. dans le domaine industriel, il évoquera les avantages spécifiques accordés aux investissements nationaux et étrangers en partenariat, outre le début de concrétisation d’un programme de développement ambitieux d’aménagement de nouveaux parcs indus- triels, la modernisation des unités industrielles publiques fermées, l’incitation à l’investisse- ment, la réouverture de toute les mines et la préparation du lancement de l’exploitation des grands gisements, comme ceux de Gara dje- bilet à tindouf, et de toute la région des eglab, ainsi que la densification de l’exploitation des carrières et la valorisation des substances mi- nérales et non-minérales. Le ministre a égale- ment insisté sur l’importance des potentialités de la wilaya d’adrar qui commence à connaî- tre un nouvel essor de développement écono- mique, à l’instar de Béchar et de Biskra.

Adrar : porte de l’Algérie pour les marchés de la région

«La proximité géographique des wilayas du sud avec les pays africains constitue un atout exceptionnel pour la pénétration des marchés de l’afrique subsaharienne. c’est une force que nous allons valoriser. toutes les wilayas du Grand sud et les wilayas frontalières vont se mettre dans la dynamique d’exportation. adrar, connue pour son héritage culturel et ci- vilisationnel et pour son rôle historique dans la diffusion du savoir et des sciences à travers les cités de l’afrique de l’ouest, est appelée aujourd’hui à être la locomotive de l’algérie pour pénétrer les marchés de l’afrique subsa- harienne et une porte pour l’exportation de nos produits, industriels notamment, en pre- nant part activement à la stratégie nationale de diversification des sources de revenus», ajoute le ministre de l’industrie et des mines, avant de conclure : «tels sont les défis majeurs qui nous attendent pour le bien de tous, pour la consolidation de la stabilité et pour la prospé- rité de la nation entière.» R. E.

Le light sweet crude perd 70 cents Les cours du pétrole ont ouvert en baisse

Le light sweet crude perd 70 cents

Les cours du pétrole ont ouvert en baisse hier à New York sur la lancée d’un mauvais début de semaine, les investisseurs craignant que le gouvernement américain n’annonce un bond des réserves dans ses chiffres hebdomadaires sur l’offre. Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, perdait cet après-midi 70 cents à 45,97 dollars sur le contrat pour livraison en décembre au New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir déjà cédé quelque deux dollars lors des deux précédentes séances.

Jeudi 3 novembre 2016

Monde

EL MOUDJAHID

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L’AMBASSADEUR DE PALESTINE EN RUSSIE :

« Les Palestiniens fondent de gros espoirs sur la démarche de Moscou »

Les dirigeants palestiniens «fondent de gros espoirs» sur les démarches entreprises actuellement par la Russie en vue de trouver une issue au conflit israélo-palestinien, a souligné, hier à Moscou, l'ambassadeur de Palestine en Russie, Nofal Abdelhafiz.

«N ous avons accueilli favo- rablement la proposition russe de tenir prochaine-

ment à Moscou, une rencontre trila- térale, entre responsables russes, palestiniens et israéliens», a indiqué le diplomate palestinien lors d'une conférence de presse, appelant Israël «à faire de même, en arrêtant ses ma- nœuvres et en reconnaissant d'une manière officielle l'Etat de Pales- tine». «Nous sommes maintenant dos au mur, malgré toute notre bonne vo- lonté de parvenir à un règlement. Nous avons accepté le compromis le plus difficile, celui de reconnaître Is- raël. Maintenant, c'est aux responsa- bles israéliens de reconnaître l'Etat de Palestine, sans quoi toute négociation est inutile». L'ambassadeur palesti- nien qui s'est félicité du retour, sur le plan diplomatique, de la Russie dans la région du proche Orient, a indiqué

de la Russie dans la région du proche Orient, a indiqué que la prochaine réunion trilatérale

que la prochaine réunion trilatérale de Moscou, «doit être sanctionnée par la mise en place de mécanismes permet- tant le suivi des décisions prises». Di- manche dernier, Un haut responsable

de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) avait déclaré que la Russie avait commencé les prépara- tifs pour une rencontre à Moscou entre le président palestinien Mah-

moud Abbas et le Premier ministre is- raélien Benyamin Netanyahou. En outre, le Premier ministre russe, Dmi- tri Medvedev, est attendu en Cisjor- danie occupée le 10 novembre. Les pourparlers de paix israélo-palesti- niens sont au point mort depuis avril 2014. L'ambassadeur palestinien a fait savoir que la communauté inter- nationale commence à ressentir la lourdeur de sa responsabilité et la né- cessité de trouver un règlement défi- nitif au conflit israélo-palestinien. «Il n'y aura ni sécurité, ni paix véritable au Moyen Orient sans le règlement de la cause palestinienne», a-t-il réi- téré. La Russie a, à plusieurs occa- sions, réitéré sa conviction que la création d'un Etat palestinien, «indé- pendant, viable et territorialement co- hérent» est indispensable pour parvenir à un règlement «juste et du- rable» à la crise du Moyen Orient.

SAHARA OCCIDENTAL

Un briefing sur la MINURSO au Conseil de sécurité

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, fera aujourd’hui un briefing au Conseil de sécurité sur la Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (Minurso). Cette réunion d’information a été annoncée mardi par le nouveau président du Conseil de sécurité pour le mois de novembre le sénégalais Fodé Seck. Ladsous devrait faire un compte rendu de sa der- nière visite aux camps des réfugiés et également au quartier général de la Minurso à Laayoune dans les territoires occupés. Il devrait aussi informer le

Conseil de sécurité de la situation sécuritaire ten- due dans la zone d’Alguergarat au sud du Sahara Occidental où le Maroc veut construire une route, traversant les territoires sous contrôle du Front Po- lisario en violation de l’accord de cessez-le-feu de 1991. Le briefing de Ladsous au Conseil de sécu- rité intervient deux semaines après celui tenu le 18 octobre dernier par l’envoyé personnel du secré- taire général de l’ONU, Christopher Ross, sur l’état du processus onusien au Sahara Occidental. Les Etats-Unis avaient proposé au cours de cette der- nière réunion de dépêcher une mission au Sahara

occidental en vue d’accélérer le processus de l’ONU pour le règlement de ce conflit. L’ONU se heurte au refus du Maroc de coopérer avec son émissaire Christopher Ross, le considérant toujours comme personna non grata dans les territoires sah- raouis occupés. Le secrétariat général de l’ONU est toujours en négociation avec les autorités maro- caines pour autoriser Ross à se rendre au Sahara Occidental occupé, a fait savoir dernièrement le porte parole du secrétaire général de l’ONU, Sté- phane Dujarric. (APS)

MORT TRAGIQUE DE MOUHCINE FIKRI

La contestation gagne plusieurs villes marocaines

Une vague de contestations a gagné mercredi certaines villes du Maroc, dont Casablanca, Marrakech et Rabat, où des citoyens émus par les circonstances effroyables de la mort tragique de Mouhcine Fikri, ré- clament justice et réparation. La colère est toujours vive au Maroc, cinq jours après la mort atroce d’un vendeur de poissons, originaire du Rif, nord du Maroc, mort vendredi à Al Hoceima, broyé par la benne d’un ca- mion-poubelle. Il tentait, dans «un geste de désespoir», de récupérer le stock d’espadons que venait de lui confisquer des officiers de police. La veille, plusieurs milliers de personnes ont manifesté encore à Al Hoceima, scandaient des slogans contre la corruption et la prévarication. Beaucoup de slogans sont en rifain. Des manifestants ont choisi aussi de défiler avec des bougies, pour rendre hommage à la mémoire de Mouhcine Fikri. Le comité d'organisation de la manifestation a appelé à une «enquête trans- parente» concernant l'affaire Mouhcine et aussi à ce que «tous les respon- sables de sa mort soient punis». Au cours de son point de presse quotidien, le porte-parole de Ban Ki-moon, Stéphane Dujarric, a indiqué que l'ONU suit la situation de près au Maroc, où une vague de contestations s'est pro- pagée dans tout le pays après la mort tragique du vendeur de poisson. Dans un communiqué publié dimanche, l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH) a «condamné l'Etat marocain qui foule aux pieds la dignité des citoyens» et «maintient la région (nord) dans un état de tensions». (APS)

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AFFAIRE DES DONS MAROCAINS

Hillary Clinton sous le feu des critiques

La candidate démocrate, Hillary Clinton, a été durement critiquée, lundi, par le camp républicain, après des révélations sur un nouveau don de 15 millions de dollars accordé par Rabat à l’ancienne secrétaire d’État américaine, en échange de faveurs diplomatiques et économiques. Selon le site américain, «Daily Caller», la fondation Clinton aurait reçu 15 millions de dollars de la part du Roi du Maroc, Mohammed VI, pour assouplir la politique des restrictions imposée par le gou- vernement des États-Unis aux investissements américains dans le Sahara occi- dental, en raison de l’occupation illégale de ces territoires. L’argent accordé à la fondation, à l’époque où Hillary Clinton était secrétaire d’État, a permis à la com- pagnie publique marocaine OCP (Office chérifien des phosphates) d’intensifier son exploitation controversée des ressources minières du Sahara occidental oc- cupé. Hillary Clinton aurait également tenté, avec Lisa Jackson, l’ancienne chef de l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), de fermer une grande compagnie américaine de production de phosphate, Mosaic Compagny, basée en Floride, au nom de prétextes environnementaux. La fermeture aurait en fait profité à l’OCP afin qu’elle développe ses activités en Floride en récupérant les parts de marché de Mosaic, selon la même source. Le républicain, Dennis Ross, représentant de Floride au Congrès américain, a déclaré que «ces révélations expliquaient pourquoi l’Agence de protection de l’EPA s’en est pris à Mosaic». «La tactique est parfaitement logique pour expliquer pourquoi l’EPA, sous la tu- telle de Lisa Jackson, avait ciblé les opérations de phosphate de Mosaic dans mon district», a déclaré le congressman. Et d’ajouter que «la préoccupation environ- nementale n’a jamais existé».

GRAND ANGLE Médiateurs pour la paix
GRAND ANGLE
Médiateurs pour la paix

l Seize prix Nobel de la paix ont à ce jour confirmé leur participation au 16 e Sommet

du même nom, prévu du 2 au 5 février 2017 dans la capitale colombienne Bogota. Organisé pour la première fois en Amérique latine, ce Sommet est considéré comme «l'une des scènes les plus reconnues dans le monde en matière de construction de paix et de recherche d'outils pour la fin de la guerre, le désarmement et la réconciliation», a précisé la Chambre de commerce de Bogota, qui a géré la candidature de la capitale, présentée il y a près d'un an, pour accueillir l'événement. Ces lauréats du Prix le plus prestigieux de la Fondation Nobel attribué depuis 1901, ne manqueront pas comme de coutume d'exprimer dans leur communiqué final leur profonde inquiétude devant le nombre de conflits en cours et qui ont pour certains pris une tournure de plus en plus dangereuse, menaçant de ce fait la stabilité et la sécurité dans le monde et engendrant des tragédies humanitaires. Mais comme de coutume, il est à craindre que les signataires du document final éviteront de citer un quelconque pays dont la responsabilité dans la persistance des conflits n'est pourtant un secret pour personnes. En effet, si à ce jour les belligérants au Yémen, en Libye, en Syrie, notamment n'ont pas mis un terme à leur affrontement c'est parce que des puissances étrangères interfèrent dans ces conflits et soutiennent une partie contre une autre. Pis ces parties sont devenues au fil de l'évolution du conflit de simples sous-traitants pour ces capitales étrangères qui font mine de rechercher les intérêts des peuples alors qu'en réalité leur seul objectif est de préserver leurs intérêts géostratégiques dans le pays ou dans la région. Qu'attendre dès lors du Sommet de Bogota ? On peut avancer à la décharge des prix Nobel de la paix qu'ils n'ont pas les moyens de leur ambition de faire régner la paix dans le monde. Ils siègent pas au Conseil de sécurité et ne détiennent pas le droit de véto. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue que ces lauréats ont tous une aura qui fait qu'ils sont très écoutés notamment par la société civile et relayé par les médias. Leurs parcours personnels sont rappelle-t- on autant «d'exemples de courage et de non-violence qui ont aidé d'autres nations dans l'édification de voies démocratiques pour parvenir à la justice sociale et à une paix durable.» C'est pourquoi leur implication dans le règlement des conflits est plus que souhaitée. Ils seront à ne pas en douter de meilleurs médiateurs.

Nadia K.

El Moudjahid/Pub

ANEP 433050 du 3/11/2016

Jeudi 3 Novembre 2016

So cié t é

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EL MOUDJAHID

JOURNÉE NATIONALE DES DONNEURS DE SANG

Les bénévoles HONORÉS

Une cérémonie de remise de prix a eu lieu hier à l’Agence nationale du sang de Tixeraïne, à l’occasion de la Journée na- tionale des donneurs de sang, en vue de remercier les donneurs bénévoles qui se mobilisent tout au long de l'année, et d'in- citer de nouvelles personnes à effectuer un premier don.

R E GA R D
R E GA R D

Incivisme quand tu nous tiens !

l Le civisme devient, de nos jours, une denrée rare. Dans

nos villes où l’individualisme

à outrance règne en maître, le

L es campagnes de collecte de sang qui se multiplient avec la fidélisation progressive de

différentes institutions, administra- tions, universités, mouvements as- sociatifs, entreprises publiques et privées sensibilisées au don de sang ont permis d’enregistrer, au premier semestre 2016, une hausse de 2%, soit 283.377, dons collectés avec 70% de donneurs bénévoles, dont 26% réguliers et 35% de la collecte effectuée en collecte mobile. C’est ce qu’a annoncé, hier à Alger, la di- rectrice de l'Agence nationale du sang (ANS), Lynda Ould Kablia, lors d’une cérémonie de remise de prix aux donneurs de sang. M me Ould Kablia a déclaré que «lors des différentes journées dédiées au don de sang, la mobilisation des don- neurs et du personnel de la transfu- sion sanguine a permis de collecter, lors de la Journée maghrébine du don et des donneurs de sang, le 30 mars dernier, 10.056 poches de sang. Aussi, lors de la Journée mon- diale du don de sang, le 14 juin der- nier, 8.212 poches et durant le mois

de Ramadhan et en coordination avec le ministère des Affaires reli- gieuses, 43.770 poches de sang ont

Ph : Nesrine
Ph : Nesrine

été recueillies, notamment par des collectes mobiles à proximité des mosquées». En 2015, 539.891 dons de sang ont été collectés à travers le territoire national, dont deux tiers recueillis au niveau des structures de transfusion sanguines fixes et un tiers en collecte mobile, 69% des dons sont issus de donneurs béné- voles, dont 24% réguliers et 45% occasionnels. Cependant, 31% des dons proviennent encore de don- neurs familiaux et/ou de compensa-

tion. M me Ould Kablia, qui était ac- compagnée par le président de la Fédération algérienne des donneurs de sang (FADS), Kaddour Gherbi, et le représentant de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le doc- teur Bah Keita a précisé que «conformément aux recommanda- tions de l’OMS, la régularité, le bé- névolat et le non-profit sont les seuls garants d’un approvisionne- ment durable, sûr et suffisant en produits sanguins afin de satisfaire

sûr et suffisant en produits sanguins afin de satisfaire nologies à bon escient et à lui

nologies à bon escient et à lui ensei- gner à fréquenter les espaces du Web en toute sécurité. Ainsi, cette opération se veut une campagne de vulgarisation des dangers de l’inter- net et les avantages des technologies au service de l’éducation, de la com- munication, de la recherche scienti- fique, du loisir et du sens du partage responsable», a indiqué ce cadre. Saisissant cette occasion, le conférencier a appelé les élèves pré- sents, et à travers eux les jeunes, à faire les bons choix en utilisant in- ternet, tout en les sensibilisant aux conséquences fâcheuses de la cyber- criminalité et des pratiques malveil-

lantes des réseaux sociaux. L’orateur précise par ailleurs que l’usage abusif des réseaux sociaux conduit à l’isolement de l’élève, au mauvais rendement scolaire, à de graves dysfonctionnements psycho- logiques et autres tentations mal- veillantes. En ce sens, le conférencier a exhorté les élèves à «redoubler de vigilance et à ne pas faire confiance à tout ce qui se dit et s’écrit sur les réseaux sociaux. Aujourd’hui, la lé- gislation algérienne condamne tout acte de cybercriminalité. La loi est trop sévère et les délits ont été re- qualifiés de telle façon à protéger les

les besoins nationaux en sang et en produits sanguins, et atteindre l’ob- jectifs d’autosuffisance nationale.» Dans ce sens, la directrice de l’Agence nationale du sans a invité l’ensemble des médias et parte- naires incontournables à participer à cet événement national afin d’in- former et sensibiliser les conci- toyens à l’importance du don de sang qui permet de soigner des cen- taines de milliers de personnes chaque année et de se mobiliser pour instaurer ensemble la culture de ce geste salvateur dans la société. De son coté, le docteur Bah Keita a félicité les efforts de l’Algérie et la conscience du citoyens dans le col- lecte du sang. Quant à M. Gherbi qui a été honoré, ainsi qu’une trentaine de donneurs fidèles, par M me Ould Kablia, cette dernière a appelé les citoyens, no- tamment les jeunes, à donner leur sang et à faire de cet acte une tradi- tion afin de sauver des vies hu- maines. Il y a lieu de noter que le président de la Fédération algé- rienne des donneurs de sang a donné 160 fois de son sang. Wassila Benhamed

respect de la vie, en communauté ou tout simplement de l’autre, ne fait certainement pas partie des priorités, encore moins des préoccupations quotidiennes de beaucoup de personnes pour qui la culture de citoyenneté est une belle invention, certes, exportée par l’Occident, mais elle ne peut, en aucun cas, être «copiée», chez- nous, pour des raisons de niveau, de valeurs morales ou tout simplement de philosophie de la vie. Tenter de démystifier ce phénomène social qui gagne du terrain, c’est carrément peine perdue ou, dans les meilleurs des cas, chercher une aiguille dans une botte de foin. En fait, le manque de civisme est carrément une seconde nature, pour beaucoup de personnes qui donnent, tous les jours, des exemples concrets de je-m’en- foutisme, d’insouciance et de mépris de l’autre. Parfois, on innove même en termes d’incivisme. Dans nos cités, le sens des devoirs collectifs est au bas de l’échelle. Les histoires des ascenseurs et des parties communes saccagés, des murs tagués, des espaces verts et des aires de jeux pour enfants, tout comme les décharges sauvages, créées pêle- mêle, n’étonnent plus personnes,

aujourd’hui. Dans certains quartiers, on voit aussi des béliers brouter le gazon et se pavaner avec leur propriétaire, dans la cité, utilisant les ascenseurs destinés aux locataires, de la race humaine, cela va de soi. Aujourd’hui, dans nos quartiers, il ne fait pas bon vivre, avec la tendance à ignorer l’autre, parfois aussi, lui nuire. Les relations entre voisins ne sont plus ce qu’elles étaient, et chacun se

dérobe comme il peut, se renvoie la balle quand il s’agit de ne pas faillir

à sa «mission» de citoyen face à un problème commun. On a même l’impression que de plus en plus,

l’incivisme est un art de vivre, et on va jusqu’à décréter ce dernier comme mode d’emploi, inculqué par les parents aux bambins, suivant

RISQUE DE L’UTILISATION DE L’INTERNET

La police sensibilise les élèves

Le cyberespace, tout le monde peut communiquer avec n'importe qui, n'importe quand, n'importe où. Les utilisateurs, notamment les en- fants et les adolescents, y côtoient virtuellement des acteurs malveil- lants de toutes sortes (pédophiles, terroristes, criminels, délinquants, escrocs professionnels, etc.).Internet est dès lors un espace où le risque informatique d'origine criminelle est structurel, omniprésent et perma- nent. Afin de combattre ce phéno- mène, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a lancé, la semaine dernière, à partir du lycée Saïd-Aït-Messaoudene de Draria, une campagne de sensibilisation contre le cyber-crime. Cette opéra- tion de sensibilisation et de préven- tion a eu lieu en présence des cadres de la sûreté de la wilaya d’Alger et des chargés des Cellules et de l’Ac- tion préventive des sûretés de daïra, dont celle de Draria, et de l’organi- sation des Scouts musulmans algé- riens. Selon les organisateurs, cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie plus large de la Di- rection générale de la Sûreté natio- nale (DGSN) qui veut faire de la sécurité informatique, un sujet ma- jeur. La DGSN entend ainsi élever la sensibilisation au cybercrime, afin que chacun puisse prendre des me- sures simples pour se protéger et exiger une meilleure protection dans l’utilisation d’internet. Cette campagne viserait, notam- ment à éduquer les enfants très jeunes, vu que désormais, on com- mence à surfer sur internet dès l’âge de trois ou quatre ans, et même avant. C’est ce qui a été indiqué par un spécialiste en la matière, qui a pré- cisé que cette initiative intervient quelques semaines après une vaste campagne de sensibilisation aux dangers de la mauvaise utilisation de l’internet et menée à travers les 48 wilayas par la DGSN sur le thème «Tous pour une meilleure ex- ploitation de l'internet». À travers cette opération, la DGSN compte toucher d’autres établissements sco- laires et les espaces de divertisse- ment fréquentés par les enfants. «L’objectif est d’apprendre à l’élève à utiliser les nouvelles tech-

individus et leur dignité. La même loi protège également les victimes des dangers encourus du mauvais usage du téléphone portable et de l’internet à des fins criminelles», re- lève notre conférencier, qui a réussi à attirer l’attention des jeunes ly- céens. L’internet est ainsi un outil à double tranchant, et les parents ont la responsabilité d’éduquer et d’orienter leurs enfants afin qu’ils utilisent correctement ce moyen moderne d’information et de com- munication. Cet outil, qui peut être un «piège redoutable» pour les en- fants, en particulier, doit être contrôlé et surveillé par les parents, lesquels, dans ce volet, n’ont aucun droit à l’erreur. Il y a lieu de rappeler que la DGSN traite une moyenne de 4.500 affaires par an impliquant les sujets de moins de 18 ans. Durant l’année dernière, les af- faires de cybercriminalité enregis- trées ont atteint 640, dont 228 ont été résolues ayant entraîné l’impli- cation de 298 personnes, soit un taux de résolution de 67%, selon les services de police. Sihem Oubraham

ainsi les traces des adultes.

une réalité, le manque de civisme est un mal incurable qui empoisonne la vie des citadins, au niveau des villes, victimes de l’insouciance des uns, de la démission des autres, et le résultat est là, visible, sur notre cadre de vie.

Samia D.

C’est

SÉTIF

5 personnes arrêtées pour détention d’armes

Poursuivant leur lutte implacable contre le crime sous toutes ses formes, les éléments de la compagnie de la Gendarmerie nationale d’Aïn Azel, relevant du groupement territorial de la wi-

Intervenant suite à une information faisant état de la présence à Aïn Azel de 2 personnes pour l’achat d’un fusil traditionnel, les éléments de la compagnie d’Aïn Azel mettent en place un dispo-

tionale découvriront une arme du type «Gran- fouzi», selon le communiqué de la cellule de com- munication du groupement territorial de la Gendarmerie nationale de la wilaya de Sétif. La

laya de Sétif, viennent de mettre fin aux agisse- ments de 5 personnes dont l’âge varie entre 24 et 55 ans, parmi lesquelles 2 femmes, faisant dans la détention et la commercialisation d’armes et de munitions du type 5. Dans une dynamique intense d’investigations

sitif et procèdent à l’arrestation des deux personnes (S. B.) et le conducteur du véhicule. La fouille opé- rée sur ce véhicule se traduira par la découverte de 1 fusil du type «Garabila», ainsi que 3 kg de poudre de baroud. De l’enquête qui sera diligentée, il en ressortira que ce fusil est la propriété de S. H. qui

suite des investigations débouchera sur la localisa- tion du dénommé A. M. qui sera arrêté à bord d’un véhicule qui déclarera avoir l’habitude d’acheter la poudre de baroud et les capsules chez quelqu’un élisant domicile à Batna. Les dispositions réglementaires mises en œuvre,

profondes, les éléments de la Gendarmerie natio-

a

acheté cette arme au niveau de la ville de Batna

avec, notamment, l’autorisation de perquisitionner,

nale procéderont à l’arrestation des 5 mis en cause

et

la quantité de poudre noire (baroud) dans la com-

les éléments de gendarmerie se rendent dans la wi-

et la saisie 3 fusils artisanaux du type «Garabila», 7,5 kg de poudre noire (baroud), 1 arme artisanale du type «Granfouzi»,100 capsules pour cartouches de fusils de chasse, 1 fusil artisanal de calibre 16 mm, ainsi que 248 cartouches de différents calibres, de même qu’un appareil destiné au remplissage et à la préparation de cartouches, et, partant, leur in-

mune d’Aïn Azel. Toutes dispositions réglemen- taires prises, il sera ensuite procédé à une perquisition au domicile de ce dernier par les élé- ments de la Gendarmerie nationale où sera décou- verte une quantité de 2 kg de poudre noire (baroud) et un fusil type «Garabila» minutieusement dissi- mulé dans une chambre et étant la propriété de S.

laya de Batna où sera mis en place une souricière qui permettra l’arrestation du dénommé M. B. à proximité de son domicile avec en sa possession, 1,5 kg de baroud, et suite à la fouille opérée chez lui, la saisie du restant de l’ensemble des produits saisis. Après les mis en cause devant les juridictions

culpation pour crime de détention et commerciali- sation d’armes et munitions du type 5 sans

A. qui affirmera que les produits en question lui ap- partiennent et ont été achetés chez quelqu’un dont

compétentes, ces derniers ont été placées sous man- dat de dépôt à Sétif, ajoute le communiqué.

autorisation, de même que la détention de produit

il ignore l’identité et, après la perquisition opérée

F. Zoghbi

explosif (baroud).

à son domicile, les éléments de la Gendarmerie na-

Jeudi 3 Novembre 2016

Cult ure

EL MOUDJAHID

13

CHRONIQUES DE 1956

ANNÉE DÉCISIVE DU COMBAT LIBÉRATEUR

Année décisive du combat libérateur, 1956 a marqué l’histoire de la Révolution algérienne par les nombreux événements d’importance majeure ayant changé le cours du combat mené par les héros de Novembre. C’était la thématique d’une rencontre organisée, mardi soir, à l’occasion de la célébration du 62 e anniversaire du déclenchement de la Révolution au Salon international du livre d’Alger (SILA), en présence d’une pléiade d’historiens.

P onctuée par la tenue du Congrès de la Soummam, évé- nement capital de la Guerre de

libération nationale, l’année 1956 a changé le cours du combat libérateur pour de nombreuses raisons, entre autres, l’éveil politique et le rassem- blement massif de toutes les forces politiques et citoyennes au nom du Front de libération nationale, les pré- mices de la Bataille d’Alger, l’indé- pendance de la Tunisie et du Maroc, la coalition contre l’Egypte et le pi- ratage de l’avion des cinq héros de la Révolution. Pour Malika Rahal, historienne, 1956 a été l’année paradoxale de la Révolution algérienne. « C’est l’an- née de l’éveil politique massif, et une guerre totale embrase toute l’Al- gérie. Il est connu que pendant la guerre totale on se focalise sur l'ar- mée, les munitions et les stratégies, ce qui tue l'aspect politique. Le ras-

Ph. Nesrine T.
Ph. Nesrine T.

semblement a eu lieu au Congrès de la Soummam pour dépasser les dif- férences et aller vers un mouvement homogène », a-t-elle fait savoir. Re- venant sur le Congrès de la Soum- mam et ses différentes controverses, l’historienne estime que c’est un ex-

ploit de pouvoir réussir un congrès de grande importance dans des cir- constances extrêmement difficiles. « Le fait qu'il puisse être tenu est une réussite logistique et stratégique. Il a pu réunir les grands chefs de la Guerre de libération nationale sur le

sol algérien et sortir avec des déci- sions dans un contexte bien particu- lier. Il y a toutefois des contradictions, discussions et inter- prétations différentes, mais le fait de pouvoir donner un dynamisme orga- nisationnel à la Révolution est une réussite », a-t-elle confié. Pour l’historien Mohamed Abbas, le début de la révolution al- gérienne a été un désordre sur le plan organisationnel, il a estimé que le Congrès de la Soummam a été le ca- talyseur du génie et de la force de la Révolution pour arracher l’indépen- dance sur différents plans dont la po- litique et la diplomatie. Il a en outre mis en avant la grande contribution à rassembler toutes les forces poli- tiques du pays au nom du Front de libération nationale et sa grande clairvoyance politique. Kader Bentounes

RENCONTRE AVEC ALEXIS MICHALIK, METTEUR EN SCÈNE

Le Porteur d’histoire, un roman porté au théâtre

Rencontré hier, au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), le metteur en scène français Alexis Michalik s’est dit heureux de pré- senter sa pièce « Le porteur d’histoire », primée de deux «Molière» en 2014. Présentée d’abord à la capitale des Hamma- dites dans le cadre du Festival international du théâtre de Bejaia, « Le porteur d’histoire » est un succès populaire et critique, selon Stéphanie Lau- nay, attachée culturelle à l’ambassade de France en Algérie. « La France est l’invité d’honneur de la 8e édition du festival de Bejaia. Nous avons choisi cette pièce, car certains de ces faits se dé- roulent en Algérie, c’est un spectacle qui traverse plusieurs siècles et différents continents », a-t-elle noté. Le metteur en scène a salué la sympathie du public bougiote qui a adoré la pièce en assistant massivement à sa représentation en le qualifiant de « public de théâtre ». « Le public algérien est très dynamique et vivace, parfois trop même. On sent qu’il y a l’envie et le plaisir d’être au théâtre comme divertissement populaire et non comme

Ph. Nacéra
Ph. Nacéra

une considération intellectuelle et rébarbative »,

a indiqué Alexis Michalik. Succès international,

« Le porteur d’histoire » a fait l’éloge de la cri-

tique et elle dépasse le cap de 1.000 présentations,

il s’agit d’un spectacle dont les péripéties com-

mencent au sud algérien et dont le protagoniste, un homme ayant perdu son chemin, traverse les continents et les époques suite à une découverte

fortuite d’un bon nombre de livres cachés dans

une tombe. « C’est une pièce assez dense, difficile

à suivre, ce n’est pas une comédie, mais on rit un

peu quand même. Il faut avoir une bonne maîtrise de la langue, on conseille la pièce à partir de 13 ans en France, car c’est difficile d’avoir certaines références nécessaires pour comprendre l’his- toire», a noté le metteur en scène. Alexis Michalik

précise que « Le porteur de l’histoire » est une ode

à la lecture tout en portant une sorte d’hommage

à la tradition orale. « J’ai abordé la question de

l’héritage d’identité. Je souligne l’importance de lire et de transmettre le vécu aux prochaines gé- nérations. C’est aussi une sorte d’hommage à la tradition orale, car c’est une pièce créée dans l’oralité, je l’ai créée avec les comédiens en leur racontant l’histoire plutôt que de l’écrire et de leur donner le texte », a-t-il fait savoir. Qualifiant son spectacle de « roman d’aventure porté au théâtre », Alexis Michalik déclare que la pièce plonge le spectateur dans l’histoire de nos prédécesseurs avec notamment des passages en Algérie, en France et au Canada. Kader B.

DÉCÈS D’AHMED BEN BOUZID

M. Mihoubi : « Une grande perte pour l’art »

Le ministre de la Culture, Azeddine Mihoubi, a rendu hommage, hier, à l’artiste dis- paru, au parcours artistique «mémorable», en l’occurrence Ahmed Ben Bouzid, connu sous le nom artistique de Cheikh Attallah, qualifiant sa disparition de «grande perte pour l’art, la créativité et le pa- trimoine national authentique». «La disparition de cet artiste ta-

lentueux qui a apporté, grâce à sa spontanéité, une valeur ajoutée au patrimoine bédoui sur la scène artistique à travers ses programmes et kheïmas popu- laires, est une grande perte pour l’art, la créativité et le patri- moine national authentique», a souligné le ministre dans son message de condoléances. Le comédien Ahmed Ben Bouzid est décédé hier dans un accident de la circulation sur la route entre Zelfana et Guerrara, dans la wilaya de Ghardaïa. Trois autres personnes ont trouvé la mort et quatre autres ont été blessées dans cet accident. Cheikh Attallah, de son vrai nom Ahmed Ben Bouzid, est né en 1970 à El-Idrissia, une localité de la wilaya de Djelfa. Il a été animateur à la Chaîne III de la radio algé- rienne, avant de verser dans le comique. Ahmed Ben Bouzid a aussi siégé à l’Assemblée populaire nationale en qualité de dé- puté indépendant. (APS)

Ahmed Ben Bouzid a aussi siégé à l’Assemblée populaire nationale en qualité de dé- puté indépendant.

THÉÂTRE

Peu de représentations sur la guerre d’Indépendance

L’ancien directeur du Centre du Ci- néma (C.N.C-France-1989) et ex-directeur du théâtre au ministère français de la Cul- ture (1997) a indiqué mardi à Bejaia que la Guerre d'indépendance nationale a sus- cité beaucoup d’œuvres théâtrales, mais très peu de représentations dans l'Hexa- gone. Il y a eu une centaine de textes, mais très peu ont eu des représentations », a-t-il indiqué, soulignant qu’une bonne dizaine avait été écrite entre 1957 et 1962, notam- ment « Les huissiers » de Michel Vinaver, «Les paravents» de Jean Genet ou «Tom- beau pour 500.00 soldats» d’Antoine Vitez, toutes bloquées «à cause de la peur qui s’est emparée des directeurs des diffé- rents théâtres ou tout simplement des gens de théâtre, fortement intimidés». Il n’y a pas eu d’interdiction de représentation en France. Et il n’y a pas eu non plus de dif- ficulté dans l’édition, qui a rendu compte de beaucoup de textes. Seule la représen- tation avait des difficultés en raison de la prudence régnant parmi les professionnels et de l’autocensure que beaucoup se sont imposée, il est vrai échaudé, par l’envahis- sement de certains théâtres par des para- chutistes et autres fascistes qui ont causé beaucoup de chocs », a expliqué Domi- nique Wallon, en marge de sa conférence sur «le théâtre français et la Guerre d’Al-

sur «le théâtre français et la Guerre d’Al- gérie ». C’est dans ce climat tendu, voire

gérie ». C’est dans ce climat tendu, voire peu amène, que la Guerre d'indépendance nationale a été escamotée. Même l’assas- sinat de Maurice Audin, qui a suscité un fort émoi, n’a pas trouvé, dans ce contexte d’oreille attentive. Et la pièce qui lui a été consacrée, juste après sa mort, a dû atten- dre une dizaine d’années avant de voir le jour, alors que la vérité sur sa mort attend toujours. Seules pièces à avoir échappé à cet ostracisme « restent celles de Kateb Yacine dont Le cadavre encerclé », jouée dans une quasi-clandestinité, ou à l’étran- ger, notamment à Tunis et Bruxelles, par- fois aux lueurs des bougies. En fait, les représentations inhérentes à la guerre n’ont commencé qu’ultérieurement, seulement une fois la guerre terminée, et surtout après la résurgence des massacres d’Octobre 1961, longtemps occultés et qui ont provo- qué un traumatisme grave.

LE COIN DU COPISTE
LE COIN DU COPISTE

Re-création

photographique

l La photographie, «

réponse immédiate à une

interrogation perpétuelle,

moyen rendu difficile par sa facilité et qui devient barbare sans la sensibilité, travail de solitaire qui saisit le vif à bras-le-corps » (Cartier-Bresson), existe depuis un peu moins de deux siècles. Forme d’expression artistique à part entière pour certains, simple produit médiatique pour d’autres, elle est en fait les deux à la fois. C’est, pour ainsi dire, la trajectoire exemplaire d’un mouvement qui n’a cessé de se développer depuis des décennies, connaissant la consécration par une présence de plus en plus forte dans le contenu des musées et dans l’enseignement des universités. Grace à des techniques de plus en plus élaborées, elle a d’ailleurs fait dire à un conservateur de musée, en 1973 : « La peinture ne m’apprend plus rien. Mais la photographie me bouleverse. » Le conservateur en question avait abandonné son poste pour devenir, en quelques années, l’un des deux ou trois plus grands collectionneurs de photos du monde. Cela dit, revenons à la photographie de presse. Dans cette branche de la photographie, il arrive souvent qu'on se retrouve avec des photos qui ne sont pas vraiment du reportage. Ou qui ont une telle dimension créative —à l'intérieur du travail effectué— qu'elles pourraient tout aussi bien se situer dans l'autre direction, que l'on pourrait qualifier de créative. Et ce, même si, quelquefois, ce n'est pas du tout un terme qui peut convenir de façon idoine parce qu'il regroupe tellement de choses! Et puis, où s'arrête et où commence la créativité photographique ? La frontière, de toute évidence, reste floue. Certes, il y a avant tout une grande direction, qui est le reportage, peut-être la plus originale pour ce genre de manifestation (la créativité) puisque, depuis quelque temps, le reportage tendait à être remplacé par la télévision. Eh oui, de même que la photo avait, à un certain moment, libéré la peinture, la télévision libérait la photo de ce genre de choses. Mais ce n'est pas pareil : la télévision nous montre des choses ponctuelles, au moment même où elles se passent et qui sont tout aussi vite oubliées. On en est d'ailleurs très vite blasé. Tandis que la photographie qu'on a vue, on ne l'oublie pas. Autrement dit, la télévision a son rôle, mais elle n'enlève pas à cet autre médium qu'est la photographie —en prise avec le réel— sa raison d'être. Il fallait ici rendre hommage au travail de confrères qui font du reportage qui n'est pas le reportage « news », mais qui présentent plutôt des sortes de photos-essais ou, pour être plus prosaïque, des "nouvelles" photographiques. Bref, des gens qui racontent, d'une manière très consciente, des choses qui les touchent de près. Avec des instantanés d’une qualité souvent inégalée, ces reporters photographes font en sorte que tout soit encore plus beau. Et c’est grâce à leur opiniâtre et minutieux travail en extra, pour ne pas dire de « laboratoire », assorti d’un impressionnant répertoire photos de tout ce qu’autorise aujourd’hui ce medium en Algérie, que nos talentueux artistes nous immergent dans des univers qui, souvent, sont incroyablement diversifiés.

Kamel Bouslama

Jeudi 3 Novembre 2016

Vie pratique

21

EL MOUDJAHID

COnDOléanCes

CONDOLEANCES

Le Directeur Général, les cadres,

Le Directeur Général,les cadres, ainsi que l'ensemble du personnel de l'Agence Nationale de Gestion du Micro crédit (ANGEM), très affectés par le décès du frère de M. DJili Mohamed reda, employé au niveau de la Direction Générale l'anGeM, présentent à tous les membres de sa famille leurs condoléances les plus attristées et les assurent, en cette douloureuse circonstance, de leur profonde sympathie. Que Dieu Tout-Puissant accorde au défunt Sa Sainte Miséricorde et l'accueille en Son Vaste Paradis. « A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons ».

El Moudjahid/Pub

ANEP 433047du 03/11/2016

AVIS DE DECES

de

Mohamed ALIOUAT, survenu le 28/10/2016. Sa famille, ses proches sont très peinés par cette douloureuse disparition, laissant derrière lui un vide immense. Ils demandent à tous ceux qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée en sa mémoire. «A Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons.»

Suite

au

décès

El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

MARIAGE Ma fille unique, LAMIA CHAHINEZ a décidé, en ce jour mémorable du 1 er
MARIAGE
Ma fille unique,
LAMIA CHAHINEZ
a décidé, en ce jour mémorable du
1 er Novembre, de convoler en justes
noces après avoir longtemps attendu
que sa mère soit rétablie et ce, grâce à
Dieu.
Toute la famille Ghomchi, grands et
petits s’associe à cet heureux
événement pour souhaiter aux deux
tourtereaux ADDA et LAMIA, un
heureux mariage plein de bonheur.
Ton père qui t’adore.
A. GHOMCHI
El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

DÉCÈS

La famille FOUDHIL- BOURAS sa femme et ses enfants, parents, alliés ont l’immense douleur de faire part du décès du Moudjahid

l’immense douleur de faire part du décès du Moudjahid El Hadj FOUDHIL BOURAS ABDELDJALIL Dit MOURAD

El Hadj FOUDHIL BOURAS ABDELDJALIL Dit MOURAD survenu le 1 er Novembre 2016, à Garidi, à l’âge de 81 ans. Que Dieu l’accueille dans Son Vaste Paradis.

«A Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

DÉCÈS

M me BENTABAK Khedaoudj née Dehnoun à la douleur de faire part du rappel à Dieu de son mari BENTABAK Mourad. Haut magistrat à la retraite, sur- venu le 2 novembre 2016, à l’âge de 90 ans. La levée du corps se fera aujourd’hui le 3 novembre après la prière de l’après-midi, au domicile familial sis 103, rue Di- douche Mourad, Alger. L’enterrement aura lieu au cime- tière d’El Alia. «A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.»

El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

DÉCÈS

La famille Hamlat, parents et al- liés, ainsi que tous ses enfants ont la douleur de faire part du décès de leur regretté Père, époux, frère, oncle et cousin HAMLET Saïd, membre de la kasma ONM d’El Harrach. Et informent que l’enterrement aura lieu au cimetière familial de Sidi-Tayyeb, à El Harrach. Ils prient ceux qui ont connu le défunt d’avoir une pensée en sa mémoire. Puisse Dieu accueillir le défunt en Son Vaste Paradis. « A Dieu nous sommes et à Lui nous retournons ».

El Moudjahid/Pub du 03/11/2016

Vie religieuse Horaires des prières de la journée du Jeudi 3 Safar 1438 correspondant au
Vie religieuse
Horaires des prières de la journée du Jeudi 3 Safar 1438 correspondant au
3 Novembre 2016 :
- Dohr
12h32
- Asr
15h26
- Maghreb
17h52
Vendredi 04 Safar 1438 correspondant au
04 Novembre 2016 :
- Ichaa………………
19h12
- Fedjr
05h47
- Echourouk
07h15
QUOTIDIEN NATIONAL D’INFORMATION Edité par l’EPE-SPA EL MOUDJAHID au capital social de 50.000.000 DA 20,
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El Moudjahid / Pub ANEP 213258 du 03/11/2016 El Moudjahid / Pub ANEP 433003 du

El Moudjahid/Pub

ANEP 213258 du 03/11/2016

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ANEP 433003 du 03/11/2016

ANEP 213250 du 03/11/2016

Jeudi 3 Novembre 2016

M. LAMAMRA REÇOIT LE PRÉSIDENT DE LA DÉLÉGATION MAGHREB AU PARLEMENT EUROPÉEN « La coopération

M. LAMAMRA REÇOIT LE PRÉSIDENT DE LA DÉLÉGATION MAGHREB AU PARLEMENT EUROPÉEN

« La coopération avec l’Algérie est très importAnte »

Ph : Wafa
Ph : Wafa

interparlementaire entre l’Union euro- péenne et notre pays, et il a précisé que «les relations interparlementaires sont très importantes», comme «nous sommes convenus d’une plus grande coopération entre les gouvernements

de l’UE et l’Algérie et également au ni- veau parlementaire, car nous croyons que ces relations interparlementaires sont très importantes». Hichem Hamza

ALGÉRIE - VENEZUELA

Fresque murale du président Hugo Chavez à Bab el-oued

Ph. : Billal
Ph. : Billal

de l’autodétermination. Sur le plan économique, l’Algé- rie et le Venezuela partagent beaucoup de positions en fa- veur de la défense et la pré- servation de leurs intérêts mutuels. C’est le cas du pétrole où les deux pays, qui sont des membres influents de l’OPEP, tentent de concréti- ser à travers les positions qu’ils affichent en vue d’as- surer leur développement et leur prospérité. À cette oc- casion, M. José De Jésus Sojo Reyes, ambassadeur du Venezuela à Alger, a pro-

noncé une courte allocution dans laquelle il a tenu parti- culièrement à saluer l’amour et le respect voué par le peu- ple algérien au défunt prési- dent Hugo Chavez. Il a rappelé les efforts déployés par le défunt président pour concrétiser le projet de changement socio-politique au Venezuela, en mettant en relief la sympathie et l’adhé- sion qu’ils ont suscitées dans de nombreux pays du monde, malgré l’opposition affichée par certains médias du pays et de l’étranger. L’ambassadeur a ajouté que

l’ex-président du pays était un homme de paix et un dé- mocrate, en relevant nombre de décisions qu’il a prises dans ce domaine, avant d’évoquer sa contribution à la création d’organisations socio-économiques et poli- tiques en Amérique latine en vue de consolider l’unité et l’intégration régionales. Il a conclu son intervention en relevant que Hugo Chavez avait beaucoup de dons, no- tamment au dessin où l’ex- président vénézuélien excellait, particulièrement dans la représentation des portraits, histoire de rendre hommage une nouvelle fois au geste symbolique de la commune de Bab El-Oued pour l’ex-président du Vene- zuela, Hugo Chavez. La cérémonie s’est en- suite poursuivie par la pré- sentation d’un extrait d’une chanson dédiée au défunt leader, exécutée par un or- chestre de musique clas- sique vénézuélienne, en guise d’avant goût, au ren- dez- vous avec cette troupe, prévu ce soir à 19 h, à la salle Ibn Zeydoun, de Riadh El-Feth (Alger). Mourad A.

ALGÉRIE - PNUD

m. Hamid Grine reçoit le représentant-résident

Le ministre de la Com- munication, M. Hamid Grine, a reçu en audience, ce mercredi 2 novembre 2016, M. Eric Overvest, Représentant Résident du Programme des Nations unies pour le développe- ment – PNUD, et Coor- donnateur Résident des Nations unies en Algérie, qui a récemment présenté ses lettres de créances aux autorités diplomatiques al-

gériennes. L’entretien a porté sur la nouvelle plateforme de collabo- ration entre l’Algérie et le PNUD dans le cadre de l’agenda des Objectifs de développement durable – ODD, et sur les perspectives également de mutualiser des actions, en fonction des priorités publiques, dans le domaine de la formation spé- cialisée des journalistes et dans certains domaines tels que la vulgarisation du phénomène du réchauffement climatique ou la promotion de l’environnement. (APS)

ALGÉRIE - PAYS-BAS

programme bilatéral dans les ressources en eau

- PAYS-BAS programme bilatéral dans les ressources en eau Le ministre des Res- sources en eau

Le ministre des Res- sources en eau et de l'Envi- ronnement, Abdelkader Ouali, a reçu, hier, l'ambas- sadeur des Pays-Bas à Alger, Robert Van Embden, avec lequel il a convenu de mettre en œuvre le pro- gramme exécutif des activi- tés dans le domaine des ressources en eau, a indiqué le ministère dans un com-

muniqué. M. Ouali et le di- plomate néerlandais se sont mis d'accord pour élargir ce programme déjà élaboré, aux activités de l'environnement, indique le communiqué, précisant que ces entretiens ont per- mis de «faire la bilan de la coopération bilatérale et de discu- ter sur les voies et moyens de la promouvoir». Le ministre et son hôte ont abordé également le volet institutionnel en exa- minant les modalités de mis en œuvre de la convention entre l'Institut national de perfectionnement de l'équipement (INPE-Algérie) et l'Institut de l'éducation de l'eau des Pays- Bas, selon la même source. (APS)

de l'eau des Pays- Bas, selon la même source. ( APS ) 12 e s RENDEZ-VOUS

12 es RENDEZ-VOUS ÉCONOMIQUES DE LA MÉDITERRANÉE

m. mebarki à marseille

Le ministre de la Formation et de l'Enseignement profes- sionnels, Mohammed Mebarki, prendra part, aujourd’hui à Marseille (France), aux 12 es Rendez-vous économiques de la Méditerranée, organisés sous le thème «Développement du numérique et marché du travail en Méditerranée», a indiqué, hier, un communiqué de son département ministériel. Lors de cette rencontre qui réunira ministres, universitaires et experts, M. Mebarki interviendra sur la thématique consacrée à la for- mation de la ressource humaine pour développer l'industrie et l'économie numérique, en réponse aux besoins du marché du travail. Les débats de ces 12 es rendez-vous, organisés par l'Institut de la Méditerranée et le Cercle des économistes, seront «axés sur la contribution réelle du numérique dans le développe- ment futur des pays méditerranéens et des fondements des politiques publiques incitatives retenues», précise la même source.

L e président de la délégation Ma- ghreb du parlement européen, Pier Antonio Panzeri, a consi-

déré, hier à Alger, que la coopération entre l’Union européenne (UE) et l’Al- gérie est très importante puisqu’elle touche différents secteurs dont la lutte contre le terrorisme. À l’issue de la rencontre, M. Pier Antonio Panzeri a ajouté que «nous avons saisi cette opportunité pour abor- der divers domaines dont la question de la sécurité et de la politique exté- rieure de l’Algérie et de l’UE, la lutte contre le terrorisme et des rapports de l’UE avec les pays du sud de la Médi- terranée». De plus, «nous avons eu des discussions sur les rapports entre l’UE et l’Algérie et nous avons convenu qu’il est nécessaire d’avoir une coopé- ration entre les deux parties». Par ailleurs, le chef de la délégation Maghreb du parlement européen a mis en exergue l’importance de la relation

Œuvre de l’artiste Hi- cham Gaoua, en collabora- tion avec Mustapha Bouterfas, une grande fresque murale, représentant le portrait de l’ancien prési- dent de la République boli- varienne du Venezuela, Hugo Chavez, a été inaugu- rée hier à Alger, au cours d’une sympathique cérémo- nie organisée au centre cul- turel de Bab El-Oued, en présence des autorités lo- cales, des amis du leader po- litique et de plusieurs membres du corps diploma- tique accrédité en Algérie. Intervenant au moment où cet important pays d’Amé- rique latine, ami de longue date de l’Algérie, s’engage sur la voie du dialogue et la concertation entre les princi- paux acteurs de la vie poli- tique, ce geste symbolique d’Alger à l’égard du leader politique vénézuélien, dis- paru en 2013 à l’âge de 59 ans, vient rappeler les liens étroits qui unissent non seu- lement les chefs d’État des deux pays, mais aussi les peuples algérien et vénézué- lien, dans leur lutte com- mune pour la défense des idéaux de paix, de liberté et

mune pour la défense des idéaux de paix, de liberté et C OMME N TA IR

C OMME N TA IR E

CHANGERLES MŒURS CULTURELLES

seulement après le déclenchement de la Révolution, le 19 novembre 1954. Le symbole et la mémoire sont là pour établir entre l’histoire et la jeunesse une passerelle à travers le livre, meilleur outil de connaissance et de savoir. Le geste vient de l’Anep qui, en tant qu’entreprise de publicité institutionnelle dont on critique de-ci de-là le monopole étatique, qui sur le versant de l’édition, sa deuxième casquette, veut créer — car d’autres librairies dans d’autres villes verront certainement le jour dans un proche avenir — les conditions favorables aux débats et discours éclairés dans un espace design et à la pointe de la modernité où, en toute convivialité, les auteurs et le lectorat, avec pour priorité les jeunes, se retrouveront pour échanger des idées et des impressions. À ce jour et comme l’a déclaré son animateur,

Sid Ali Sekhri, près de 50 rencontres ont déjà eu lieu, sans compter la remise du prix «Assia-Djebbar», celui des amis du livre et des amoureux de la littérature et de tous les acteurs qui interviennent dans la chaîne de l’édition et de la distribution, cette dernière étant une stratégie primordiale dans la politique de l’agence. Totalisant 44 nouvelles publications pour l’exercice 2016, en langues arabe, amazighe et française, qui sont exposées en ce moment au stand du pavillon central du palais des expositions des pins- Maritimes, l’Anep, qui possède un budget avoisinant les 100 millions d’euros, a les moyens pour se permettre, face autres maisons, de booster le secteur de l’édition, quitte à les concurrencer, avec notamment une liste d’ouvrages historiques et de romans, nouvelles et poésies. L’avenir nous dira si l’effet escompté aura pour les prochaines années l’impact recherché. Mais quelle que soit l’issue, voire le résultat, on peut s’attendre à travers l’ensemble du paysage éditorial à un changement en sourdine des mœurs culturelles de nos concitoyens.

Lynda Graba

n Si les maisons d’édition ont pris leur essor depuis un certain nombre d’années faisant leur petite révolution d’esprit à travers des publications, tous

genres confondus, et bousculant les mentalités, redorant de manière, certes, tardive le blason de la culture qui est souvent considérée dans notre pays comme le parent pauvre par rapport à d’autres secteurs d’activité, restant toujours à la traîne, peut-on pour autant affirmer que nous vivons aujourd’hui un authentique sursaut culturel ? Sans être catégorique et combien même les choses s’agitent dans tous les sens, on peut prédire, sans pour autant revêtir les habits de Cassandre, que la situation dans ce domaine sensible et vital est en train de créer les conditions favorable à un changement, même s’il faut convenir que les actions culturelles prendront dans la société du temps pour avoir un impact positif. Un exemple d’action qui peut se révéler probant, s’il remporte l’adhésion de tous, est la création de cet espace d’échange et de rencontres au centre de la capitale, avec la librairie Chaïb Dzaïr qui porte le nom d’une moudjahida tombée au champ d’honneur, quelques jours