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FONDEE

PAR

H. GAIDOZ

1870-188

PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE

9 ù-

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H. D'ARBOIS DE JUBAINYILLE

Membre de l'Institut, Professeur au Collège de France

AVEC LE CONCOURS DE

E. ERNAULT

Professeur à l'Université

de Poitiers

J. LOTH

Doyen de la Faculté des

Lettres de Rennes

G. DOTTIN

Professeur à l'Université

de Rennes

ET DE PLUSIEURS SAVANTS DES ILES BRITANNIQUES ET DU CONTINENT

Secrétaire de la rédaction : J. Vendryls, chargé du cours de grammaire comparée à la Sorbonne.

Année 1908. Vol. XXIX

PARIS

LIBRAIRIE Honoré CHAMPION, ÉDITEUR

j, OU AI MALAQUAIS (6e)

I qo8

Toute demande d'abonnement doit être accompagnée de son montant en un chèque

ou mandat de poste au nom de \L Honore Champion.

Tous droits réservés.

CHRONIQUE

DE NUMISMATIQUE CELTIQUE

On s'accordait mal sur la forme de la Minerve adorée par

les Massaliètes et un éminent historien avait même proposé

récemment de considérer cette divinité comme une Diane

d'Éphèse. Si l'on reconnaît que la cité maritime de Massalia

dut avoir nécessairement des rapports avec Athènes; si l'on se souvient du texte de Pausanias il est dit que parmi les

statues du temple de Minerve Pronoia, à Delphes, il s'en trou-

vait une, offrande des Massaliètes, plus grande que celle de la

cella ; si l'on considère quelques petites monnaies de bronze

de Massalia, avec la tête casquée de Minerve et, au revers, une

figure de

la même déesse armée, du type de la Minerve

Pronoia, on pourra admettre facilement qu'une statue sem-

blable était adorée dans un temple de l'acropole de Massalia 1 L'utile inventaire des monnaies gauloises recueillies clans l'ar-

.

rondissement de Clerinont {Oise), dressé par le D r V. Leblond 2

,

a fait connaître un nouvel exemplaire du bronze portant Cele-

corix au revers. Autour de la tête casquée, la légende n'est pas

Andugovoni, comme on l'avait cru, mais ANADGOVONI.

On a trouvé, aux environs de Narbonne, une monnaie de

bronze de la série au lion, qui, au lieu de la légende commune

Bitovios, porte BITOYIOTOYO[cl- M. G. Amardel pense que

la première forme n'est que l'abréviation de la seconde et que

Bitoviotovos est la forme celtique du nom célèbre de Bituitus.

i. Adrien Blanchet, La Minerve de Massalia, dans Corolïa numismaticci,

(ni honour of Barclay V. Head), Oxford et Londres, igo6, p. 10 à 15, 3 fig. 2. Rev. numismatique, 1906, p. 381-411, fig. Cl", du même auteur. Le Pays des Bellovaquts, essai de géographie historique et de numismatique, dans Congrès

archéol. de France, LXXII e s. à Béarnais, en 1905, p. 326 à 333.

Chronique de numismatique Celtique.

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L'auteur reconnaît d'ailleurs que la monnaie est très antérieure au Bituit arverne, adversaire des Romains 1

.

M. G. Frœhner a

vu autrefois un bronze au lion qui por-

terait le nom BPITANTIKOC. On sait que les exemplaires les

plus complets n'ont pas encore fourni la première lettre 2

.

La nouvelle forme est certainement satisfaisante. Mais il faut

se garder de dire qu'elle est en rapport étroit avec certaines

légendes celtibériennes, car le g essentiel n'existe pas dans ces

légendes. Et, d'autre part, il ne faut pas croire que le B initial

est nécessaire au nom. On sait en effet que reganto- et rîgûntos

sont parfaitement celtiques \

Parmi les séries monétaires de la Gaule celle des monnaies

dites

« à

la croix » est assurément une des plus difficiles à

classer géographiquement. L'aire de répartition s'étend du

golfe du Lion au golfe de Gascogne et de la Dordogne aux

Pyrénées. Les variétés sont innombrables. C'est donc seule-

ment par une étude attentive des trésors, que nous parvien-

drons à attribuer ces variétés à des régions déterminées. M. G. Amardel vient de décrire un dépôt de 200 pièces décou-

vert à Castelnau d'Aude, à 30 kilomètres à l'ouest de Narbonne 4 .

Il croit que l'olive placée dans un cantonnement de la croix

représente réellement le fruit de l'olivier. C'est une hypothèse

qui a déjà été formulée, il y a quarante ans, par M. de Clausade.

M. Amardel croit encore que les monnaies à la croix ne circu-

laient pas à Narbonne. Il faudra des observations nombreuses

pour que cette hypothèse puisse être admise.

On ne saurait trop recommander aux chercheurs, épars dans nos provinces, d'étudier les dépôts de monnaies que la pioche

Pour la question des rapports monétaires entre les Bellovaques et les

Veliocasses, dont il a été question au Congrès des Sociétés savantes de 1906

et dans la Rev. des études anciennes (1906, p. 172 et 269), cf. mon Traité des

monnaies gauloises, 1905, p. 338. 1. Une monnaie gauloise inédite de[Narbonne, dans Rev. numism., 1906, p. 412-424, fig.

2. Trois chapitres de philologie monétaire ; II, Le roi Brigantïkos, dans Rev. num., 1907, 101-103, fig.

3. H. d'Arbois de Jubainville, Les noms gaulois che% César et che% Hirtius,

De bello gallico, i re s ie , 1 891, p. 7 et 8.

4. Une trouvaille de monnaies gauloises à la croix, dans la Rev. numism.,

1907, 324-336.

7\

A. Blanchet.

ou la charrue mettent au jour assez fréquemment. MM. Joseph

Mathurin et Ludovic Mocudé ont fait ainsi un travail utile

en inventoriant les 400 statères armoricains de billon, aux

différents de la lyre ou du sanglier, trouvés, le 30 janvier 1907,

à 1500 mètres de Roz-Landricux (arr. de Saint-Malo, Ille-et-

Vilaine). Si les auteurs n'ont pas fait les rapprochements néces-

saires avec les trouvailles de Saint-Solen, Saint- Pierre-de-

Plesguen, Merdrignac, etc., ils ont du moins rédigé une des-

cription précise dont on tirera un profit certain '.

Se basant sur une contremarque au type d'un dauphin,

empreinte sur un as d'Auguste attribué à la colonie romaine

de Vienne, M. R. Mowat a prétendu

bronzes de Massalia portant un dauphin au revers ont continué à être fabriqués jusque vers 27 avant J.-C. et qu'on a contre-

établir que les petits

marqué, à Massalia, les as de Vienne 2 . Je ferai plusieurs objec- tions à cette théorie. D'abord l'as en question ne porte pas de

légende qui permette de l'attribuer sûrement à Vienne. D'ail- leurs, nous ne connaissons cette pièce que par un dessin

exécuté en 1842; nous ne pouvons par conséquent vérifier si le dauphin est semblable à celui des bronzes de Massalia, et,

du

reste, tel qu'il

se

présente, ce dauphin est très différent.

Enfin Massalia n'est pas la seule ville de l'Occident antique

dont les monnaies portent un dauphin ; on le trouve comme

type principal dans les villes ibériennes de Sagonte, Carteia,

Gadès et Asido. On connaît les curieuses pièces de Nemausus, qui se dis-

tinguent seulement des bronzes ordinaires, au type des deux

têtes et du crocodile, par l'adjonction d'une patte, qui, avec la

circonférence du flan, représente assez bien un jambon. Dans des leçons sur les monnaies primitives, M. Svoronos rappelle

que Nîmes était un entrepôt par d'où sortaient les exporta-

1. Monnaies armoricaines; trouvaille de Ro~-Landrieux, Rennes, 1907, 8°,

1 5 p. (Extr. des Mcm. de la Soc. arebéol. d? Ille-et-Vilaine, t. XXXVII, i r e p'c,

1907, p. 179-191).

2. Exemples de l'art de vérifier les dates par les conl remarques, dans Rev.

niimism.,

1906, p. 475-480, fig. et

1907, p. 64-65. L'existence d'un

bronze de Gadès contremarque d'un dauphin n'est pas une preuve que

cette marque a été apposée hors de Gadès. Les types primitifs de cette mon-

naie et le dauphin ne sont pas de la même époque.

Chronique de numismatique Celtique.

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sions de salaisons des Gaules, et pour expliquer les pièces pré- citées, il émet l'opinion que les habitants de Nemausus, par

souvenir d'une coutume ancienne, jetaient dans les sources

sacrées des monnaies, qui représentaient l'objet principal de

leur commerce 1 . Mais les « jambons » de Nemausus, d'ailleurs

connus à douze exemplaires au plus, n'ont pas été trouvés tous dans des sources. De plus, quand les anciens jetaient des

monnaies dans des sources ou des gués, il s'agissait toujours

d'espèces qui avaient cours. Or il

est

peu probable que les

jambons de Nemausus aient circulé.

A propos des fouilles d'Alise, mon ami le Commandant

Espérandieu a écrit récemment : « Je croirais assez toutefois,

« en raison de la grande quantité de pièces gauloises mêlées

« aux médailles romaines retrouvées, surtout à celles d'Au-

« guste et de ses premiers successeurs, que cette fabrication

« ne prit fin que dans le courant du I er siècle, au moment

« peut-être de l'abolition, sous Claude, des derniers vestiges

« de la puissance des druides 2 . »

Cette théorie se rapproche de celle d'Anatole de Barthélémy

sur

les cités

alliées et

libres. Je crois, pour ma part, que

la

circulation des monnaies gauloises s'explique naturellement,

comme celle des monnaies de Napoléon I er et de Louis XVIII,

à notre époque. Il fallait beaucoup de numéraire au commen-

cement du I er siècle de notre ère et l'atelier de Lyon ne suffi-

sait pas à fournir toute la Gaule. C'est, je crois, la principale cause de la persistance des espèces gauloises. La question est d'ailleurs digne d'être étudiée.

On trouve assez fréquemment en Moravie des statères d'or

que je considère comme

des

imitations de la

monnaie

d'Alexandre le Grand. Il y a aussi des divisions plus petites aux mêmes types et des exemplaires d'argent ou du moins

d'un alliage qui ne contient plus guère que du métal blanc. A

propos d'un exemplaire d'or trouvé à Harka en Hongrie,

1. J.-N. Svoronos, MaOr^ra Xo;x-.7aaT'./.r|:, dans Journal intern. d'ar-

chéologie

numism., t. IX, 1906, p. 207 à 217, fig. 20 (-ipvoc. Nc;i.a'iwj) :

AuvaTOv apa /.ara -avàp/aiov rt k'O'.aov oî v.i-ov/.O'. -r t ç Nsaajaou va èvéSaXov

ev Tai; Eepaïç "Tjyat; Ta -apâooça tp ayrji7.a vouuaustTx aOioiv àvxî aAr,0<ov

yol'ptov

76

A. Bliwcbcl.

M. Edmond Gohl a étudié les exemplaires d'argent et constaté que le nom Biat. lu par M. R. Forrer, ne s'y trouve pas; on

ne voit qu'un simple méandre 1 . Cette constatation n'est pas

sans intérêt, car les pièces d'argent à la légende Biatec étant

assez tardives, certains érudits étaient tentés de rajeunir beau-

coup trop les pièces de la Moravie.

A Raffna (comitat de Krassô Szôrén y, Hongrie) on a découvert

un dépôt de pièces d'argent qui sont des imitations tardives

des tétradrachmes macédoniens, d'un travail grossier, avec les bords relevés au marteau. M. Gohl les considère comme

contemporaines des pièces daces scyphates, c'est-à-dire du

11 e siècle avant J.-C. 2

.

Les musées de Cilli et de Pettau (Styrie méridionale) pos- sèdent des monnaies celtiques, de provenance locale, qui pré-

sentent un intérêt réel. C'est d'abord la trouvaille, faite en

1883, à Unterlahnhof, dans un vase de terre noire qui conte-

nait quatre monnaies d'argent de 9 gr. à 9 gr. 85 et 14 petites

pesant de o gr. 54 à o gr. 88. Parmi les grandes pièces, signa- lons un exemplaire analogue à celui que j'ai reproduit dans

mon Traité (p. 540, fig. 499), mais avec la forme CONGES

que M. Luschin von Ebengreuth a raison de rapprocher du nom

de Congeistlus, fourni par une inscription de Carinthie (C /. L.,

III, 4887). Les petites pièces sont marquées d'un globule (déformation d'une tête) et d'un cheval, comme celles de

Gurina; une autre porte, au

revers, une petite croix, et

est

analogue aux monnaies de la trouvaille d'Eis (Carinthie). Le

musée de Cilli possède aussi des pièces du trésor de Doberna-

Retje (à 18 kil. sud-ouest de Cilli, en 1868), distinct de celui découvert entre LembergetBad Neuhaus (en slovène Dobcrua, à 12 kil. au nord de Cilli), en 1829'.

1. H. Gohl, Ufabb adatok ,1 pallasfejes barbdrpèn\ek csoportjàbo^, dans le

Nitiui-iihtlilùii Koflôny, 1906, p. 122 à 125, fig. (en magyar).

2. b\ Gohl, Raffndn lelt barbdrpën^ek, dans le Numismatikai Kotfotiy, 1907,

p. 1 à 4, fig. (en magyar). 3. C'est à cause du mot slave Doberna, qui parait dans les dénominations

des deux trouvailles, qu'elles ont été souvent confondues (je n'ai pas échappé

à cette erreur ; Traite, p. 4.17). La trouvaille Je Doherna-Rctje comprenait

i.|2 pièces de six sortes différentes ; elle a été décrite dans les Mittheilungen

de Vienne (1869, p. xn et s.), par Richard Knabl.

Chronique de numismatique Celtique.

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A Leichen, près de Windischgratz, une pièce de 12 gr.,

portant deux chevaux, et, à Cilli, l'« âme » de cuivre d'une

légende Nemet, sont encore deux découvertes à

pièce

à

la

signaler. A Polsterau, dans la région de Pettau, deux imita-

tions fourrées du tétradrachme de Philippe; à Haidin, près de

Pettau, à Tûrkenberg, près de Sauritsch, des pièces analogues

à d'autres de la trouvaille de Doberna-Retje.

A propos des pièces fourrées, M. Luschin von Ebengreuth

émet l'opinion qu'elles ont dû être des monnaies de nécessité plutôt que des produits de faux monnayage. Quant au mon-

nayage de cuivre, il n'existait pas chez les Celtes orientaux ;

toutes les pièces citées comme étant de cuivre, par exemple

celles de Lemberg, doivent être simplement des « âmes » de

pièces fourrées 1

.

A Karlstein, près de Reichenhall (Haute-Bavière), des cabanes de la dernière période de La Tène (fin du 11 e ou com-

mencement du I er siècle av. J.-C), ont fourni divers instru-

ments de fer et un dépôt de 54 petites monnaies concaves

avec le cheval bondissant sur une face et le revers lisse. Elles

sont analogues aux petites pièces du dépôt d'Unterlahndorf et

fournissent par conséquent un indice chronologique 2 . La

découverte suivante nous apporte des données du même genre,

encore plus précises.

Les fouilles exécutées, en 1906, par M. Coloman de Darnay

sur un plateau de Szalacska (comté de Somogy, sud-ouest de

la Hongrie), non loin de Kaposvàr, ont fait découvrir les

restes d'une cabane, avec débris de bois, quantité d'instru-

ments de bronze et de fer, moules de fibule et d'anneau,

chaudron, marteaux, enclumes, pinces, couteaux, fibules, bou-

tons, ornement de bronze ajouré, appartenant certainement à

la dernière période de La Tène. Enfin, sur le même lieu, on a

recueilli trois piles et trois trousseaux, c'est-à-dire six coins

monétaires, ayant servi à frapper de petites monnaies de mau-

1. A. Luschin von Ebengreuth, Neue Funde von Keltenmûn\en aus Steier-

mark, dans Mitteilungen der le k. Zentral-Kommission (Vienne), V, 1906, col. 188-195, pi. IL

2. F. Weber, dans Altbayrische

Monatsschrift, t. V, 1905, p. 156 et s.;

A. Luschin v. Ebengreuth, toc. cil., 1906, col. 194.

78

.

A. Blanchet.

vais argent, aux types de la tête barbue et du cavalier, imités

de ceux du tétradrachme de Philippe. A côté des coins étaient

d'ailleurs sept pièces de ce genre; mais les coins retrouvés n'avaient peut-être servi que pour deux de ces pièces. Il est vrai que deux de ces coins étaient très usés, ce qui rendait

l'examen difficile '

Les coins sont de bronze; les piles sont plus larges et plus

plates que les trousseaux ; c'est le cas de la pile d'Avenehes.

Je remarque que les piles plates portent toujours la tète,

tandis que les trousseaux ou coins supérieurs, encastrés sans

doute dans un bloc de fer ou de bois, portent le cavalier. De

même, la pile plate d'Avenehes présente le type de la tête,

tandis que les trousseaux gaulois connus offrent le type opposé

à la tête sur les monnaies correspondantes. Les monnaies de

Szalacska et les coins, destinés à en frapper de semblables,

appartiennent au groupe des monnaies celtiques de Gerjen, de

Regôly et de Szàrazd, dans la vallée de la rivière Kapos (comté

de Tolna), groupe formé par des imitations du tétradrachme

de Philippe, de poids divers selon l'aloi qui décroît en même temps que les types deviennent plus barbares, conformément

à la loi dont j'ai constaté l'existence pour les monnaies gau-

loises {Traite, p. 350 et passini). Ce groupe comprend aussi

des divisions dont M. Gohl connaît au moins quinze variétés

général sont de style moins bon que

d'alois divers, qui en

les meilleurs tétradrachmes. M. Gohl pense que le numéraire

de la vallée du Kapos pourrait avoir été émis par les Andizètes

pannoniens, cités par Ptolémée. En tout cas, les habitants de

Szalacska appartenaient à la civilisation de la troisième période

de La Tène.

La découverte de Szalacska est d'une grande importance, car elle fournit des renseignements qui aideront à fixer la suc-

cession chronologique des monnaies antiques de l'Europe

centrale. De plus, elle nous donne la physionomie d'un atelier

1. C. de Darnav, Kella pençverô es ôntô-mûhely Sqàlacskan, dans VArchxo- hgiai Ertesitô du \] décembre 1906, p. 416-433, fig.; F.dmond Gohl, A

syalacskai kelta pénçverô

dans Numi\matikai Kôtfôny, [907, p. 47-64, fig.

(en magyar), et Usine monétaire et fonderie celtique à C^alacska, dans Rev.

,

Chronique de numismatique Celtique.

79

monétaire celtique vers la hn

du n c siècle avant notre ère.

Mais je crois qu'il ne faut pas tenir à considérer cette officine

comme un atelier officiel et ceci nous ramène à l'hypothèse

de M. Luschin von Ebengreuth sur les pièces fourrées des Celtes orientaux, qui seraient des monnaies de nécessité. Si

Traite (p. 224) ce que j'ai dit

l'on veut

bien lire dans mon

de l'influence des marchés sur la dégénérescence des types

celtiques, on sera amené à admettre que la cabane de Szalacska

pouvait être simplement la demeure d'un monnayeur parti-

culier. Admettant cette théorie, on s'étonnera moins de l'infinie

diversité de types et d'aloi que présentent les petites monnaies

de la vallée du Kapos et en général toutes les monnaies cel-

tiques.

Adrien Blaxchet.

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