Une station d’épuration est installée généralement à l’extrémité d’un réseau de collecte, sur l’émissaire (?

) principal, juste en amont de la sortie des eaux vers le milieu (?) naturel. Elle rassemble une succession de dispositifs, empruntés tour à tour par les eaux usées. Chaque dispositif est conçu pour extraire au fur et à mesure les différents polluants contenus dans les eaux. La succession des dispositifs est bien entendu calculée en fonction de la nature des eaux usées recueillies sur le réseau et des types de pollutions à traiter. 50 % des stations de plus de 10 000 équivalent-habitants sont construites selon ce procédé en France.

• Les prétraitements Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations d’épuration, quels que soient les procédés mis en œuvre à l’aval. Ils ont pour but d’éliminer les éléments solides ou particulaires les plus grossiers, susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les équipements : déchets (?) volumineux (dégrillage), sables (dessablage) et corps gras (dégraissage – déshuilage). Le dégrillage consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers. Après nettoyage des grilles par des moyens mécaniques, manuels ou automatiques, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères. Le tamisage, qui utilise des grilles de plus faible espacement, peut parfois compléter cette phase du prétraitement. Le dessablage et le déshuilage-dégraissage consistent ensuite à faire passer l’eau dans des bassins où la réduction de vitesse d’écoulement fait se déposer les sables et flotter les graisses. L’injection des microbulles d’air permet d’accélérer la flottation des graisses. Les sables sont récupérés par pompage alors que les graisses sont raclées en surface. On enlève ainsi de l’eau les éléments grossiers et les sables de dimension supérieure à 200 microns ainsi que 80 à 90 % des graisses et matières flottantes (soit 30 à 40 % des graisses totales). • Les traitements primaires et physico-chimiques Après les prétraitements, il reste dans l’eau une charge polluante dissoute et des matières en suspension. Les traitements primaires ne portent que sur les matières particulaires décantables. Les traitements physico-chimiques permettent d’agglomérer ces particules par adjonction d’agents coagulants et floculants (?) (sels de fer ou d’alumine, chaux...). Les amas de particules ainsi formés, ou “flocs”, peuvent être séparés de l’eau par décantation (?) ou par flottation (?). Les stations physico-chimiques (environ une centaine d'unités en France), sont adaptées aux contextes touristiques saisonniers où les variations de charge peuvent être très brutales sur une courte période. Ces traitements (qui ne s’imposent que dans certaines filières de traitement) permettent d’enlever jusqu’à 90 % des matières en suspension. La pollution dissoute n’est que très partiellement traitée. • Les traitements biologiques

Ces traitements sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants dissous, essentiellement les matières organiques. Ils utilisent l’action de micro-organismes capables d’absorber ces matières. La sélection naturelle des espèces et leur concentration dans un bassin permet d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en milieu (?) naturel. Dans le cas des eaux usées urbaines, on favorise le développement de bactéries (?) aérobies, c’est-à-dire, qui utilisent l’oxygène pour se développer.

Les procédés biologiques extensifs : le lagunage naturel Les lagunes sont constituées de plans d’eau peu profonds, en général au nombre de trois. L’apport d’oxygène naturel, par échange avec l’atmosphère ou par photosynthèse des algues de surface, peut être complété exceptionnellement par des aérateurs pour stimuler l’activité biologique et diminuer les surfaces.

Les lagunes présentent l’inconvénient d’occuper des surfaces très importantes et d’avoir des performances très variables en fonction Les bassins de traitement des eaux brutes éliminent essentiellement les des conditions polluants carbonés. Les bassins suivants, dits d’affinage (eau déjà traitée), climatiques. Elles ont peuvent en outre permettre l’élimination des contaminants biologiques par l’avantage d’être l’action du rayonnement solaire. rustiques et peu coûteuses en Le lagunage est en fort développement en France dans les petites communes fonctionnement, et de rurales, en raison de sa rusticité et de performances d'épuration honorables. s’intégrer assez En 1992, on dénombrait plus de 2 000 installations de lagunage, généralement harmonieusement dans de taille inférieure à 2 000 équivalent-habitants (?). Elles tendent à remplacer le paysage. les « décanteurs-digesteurs » aux performances épuratoires médiocres au regard des nouvelles valeurs de rejets demandées. Le procédé de lagunage convient moins bien aux communes plus grandes en raison de surfaces de bassin très importantes dans ce cas (emprise au sol : 15 m2/habitant). Les procédés biologiques à cultures libres : les “boues activées” Dans ces procédés, les bactéries se développent dans des bassins alimentés d’une part en eaux usées à traiter et d’autre part en oxygène par des apports d’air. Les bactéries, en suspension dans l’eau des bassins, sont donc en contact permanent avec les matières polluantes dont elles se nourrissent et avec l’oxygène nécessaire à leur assimilation. Les procédés "boues Les principes de fonctionnement diffèrent suivant que l’objectif est de traiter le activés" sont les plus carbone ou le carbone et l’azote et/ou le phosphore : en pratique, il s’agit de répandus en France. permettre la sélection des espèces de bactéries capables soit de transformer le carbone en CO2, soit de transformer l’azote en nitrates puis les nitrates en azote gaz (N2), soit de stocker le phosphore. Dans tous les cas, la séparation de l’eau traitée et de la masse des bactéries (que l’on appelle « boues ») se fait dans un ouvrage spécifique appelé "clarificateur". Pour conserver un stock constant et suffisant de bactéries dans le bassin de boues activées, une grande partie des boues extraites du clarificateur est renvoyée dans le bassin. Une petite partie de ces boues, correspondant à l’augmentation du stock pendant une période donnée, est évacuée du circuit des bassins d’aération et dirigée vers les unités de traitement des boues : cette fraction des boues constitue les « boues en excès ». La plupart des stations d’épuration municipales françaises fonctionnent selon ce principe.

la demande chimique en oxygène (DCO) . plus rustiques dans leur conception et rendements similaires.l’azote et le phosphore • les contaminants biologiques : bactéries. volume beaucoup plus des schistes. parasites mg/l mg O2/l mg O2/l mg N ou mg P/l nombre/ml ou npp ou nppuc (nombre le plus probable d’unités cytopathiques) . utilise plusieurs indicateurs : Unités • Les matières en suspension (MES) : matières minérales ou organiques non dissoutes • Les matières organiques présentes sous forme particulaire et dissoute.Les procédés biologiques à cultures fixées : les biofiltres et les lits bactériens Le principe de ces procédés consiste à faire percoler l’eau à traiter à travers un matériau sur lequel se développent les bactéries (?) qui constituent alors un biofilm sur ce support. azotées. du polystyrène. Mais les biofiltres sont plus coûteux en • La mesure des performances de l’épuration investissement et plus délicats en Pour comparer les teneurs en polluants des eaux usées et des eaux épurées. dans leur exploitation. avec des poussés que les lits bactériens classiques. faible que dans le cas de procédés à cultures Les biofiltres permettent généralement des traitements plus intensifs et plus libres. virus (?). des graviers ou des sables. dans un • les biofiltres utilisent des matériaux de plus petite taille : des argiles cuites. L’avantage des biofiltres est de pouvoir traiter les matières polluantes carbonées et Le type de matériau varie suivant les procédés : éventuellement • les lits bactériens utilisent des galets ou des supports alvéolaires. on fonctionnement.la demande biochimique en oxygène (DBO) . On les mesure indirectement par : .

et un concentrat désigné sous le terme de "boues" ou "boues résiduaires". Les floculants minéraux ajoutés participent pour une part importante à la quantité de boues produites. et une fois tous les cinq ou dix ans pour les autres bassins. ou alors associées à des filières complémentaires de traitement. Les boues physico-chimiques sont produites dans les stations physicochimiques. Dans le cas où il n'existe pas de décantation primaire (boues activées en aération prolongée. cas fréquents en France). Les boues secondaires sont formées à partir de la charge polluante dissoute utilisée par les cultures bactériennes libres ou fixées en présence d'oxygène (aération de surface ou insufflation d'air). l’appellation des stations d’épuration est basée sur la spécificité dominante ou l’originalité des procédés épuratoires mis en œuvre : • Stations primaires • Stations physico-chimiques • Stations boues activées • Stations lits bactériens • Lagunage naturel Fermer X . Les stations ne traitant que la pollution particulaire sont de plus en plus rares en France. dans la première zone d'accumulation des dépôts. Les lagunes produisent des "boues de lagunage". elles forment des boues "mixtes" fraîches qui vont subir un traitement de stabilisation biologique. Les boues dites primaires résultent de la simple décantation des matières en suspension contenues dans les eaux usées brutes. Elle ne sont pas stabilisées. ou tous les deux ans. • Désignation des différentes stations d’épuration Dans le langage courant. la stabilisation aérobie se fait par séjour prolongé dans les ouvrages épuratoires.• La conséquence de l’assainissement des eaux usées : la production de boues d’épuration Le traitement des eaux usées en station d'épuration produit une eau épurée. Les boues s'accumulant peu à peu au fond des bassins sont curées annuellement. Dans le cas où il existe des boues primaires et des boues secondaires. rejetée dans le milieu (?) naturel.

). Les eaux de pluies. lessivant des surfaces croissantes de bitume et de toitures. utilisation agricole ou industrielle.Avec le développement de l’urbanisation et de l’industrialisation. . les cours d’eau sont dépassés dans leur capacité naturelle d'épuration et se retrouvent pollués. alimentation. Les rejets domestiques simples se sont enrichis de produits plus complexes (lessives…) et les réseaux d’assainissement recueillent des rejets industriels. Lorsque les eaux usées ne sont pas traitées. les rejets d’eaux dites “usées” ont considérablement évolué en quantité et en qualité. etc. se chargent en produits minéraux et organiques et augmentent d’autant le flux polluant à traiter. respectueuse des équilibres naturels et de ses usages futurs (pêche. L’organisation générale de l’assainissement a donc évolué pour récupérer et traiter les eaux usées et. ainsi que l’évolution des modes de consommation. loisir. commerciaux ou artisanaux aux caractéristiques très diverses. dans certains cas. les eaux pluviales. Le traitement ou l’épuration des eaux usées a donc pour objectif de réduire la charge polluante qu’elles véhiculent afin de rendre au milieu (?) aquatique une eau de qualité.

Le but d’un tel système est de regrouper les eaux usées. .< Retour Suite > Depuis la loi sur l’eau du 3 janvier 1992. CYCLE DE L'EAU EN VILLE L'eau est captée. les eaux usées sont collectées puis traitées en station d'épuration. tout immeuble doit être raccordé à un système d’assainissement. puis de les épurer par traitement. avant de les rejeter dans le milieu (?) naturel. Les eaux épurées sont rendues au milieu naturel. avant d'être distribuée. puis potabilisée si nécessaire. Ensuite.

le réseau séparatif. L’assainissement collectif En zone urbaine ou d’habitats regroupés.un règlement d’assainissement doit être rédigé . en mélange. L’autorisation fixe les caractéristiques que doivent présenter les eaux usées non domestiques admises dans le réseau collectif. . elle peut également prendre en charge l’entretien. on distingue deux grands types d’assainissement : l’assainissement non collectif (individuel ou autonome) En zone d’habitat dispersé. celle-ci n’étant pas obligée de traiter les eaux usées non domestiques. plus récent. . des systèmes d’assainissement sont mis en place pour chaque habitation (assainissement individuel) ou pour un petit groupe d’habitations (assainissement autonome). un pour les eaux usées. collectées dans un réseau d’assainissement sont traitées en station d’épuration. Une surveillance du respect des prescriptions de l’autorisation de raccordement doit être mise en place. Un zonage délimite les zones d’assainissement autonome. les eaux usées et les eaux pluviales. La police des réseaux fait partie des responsabilités du maire : . la commune est cependant obligée d’en assurer le contrôle.tout raccordement non domestique doit préalablement être autorisé par la commune. C’est celui qui équipe la plupart des centres villes . . l’entretien et la surveillance des réseaux d’assainissement. un autre pour les eaux pluviales . est composé de deux collecteurs séparés. Si elle le souhaite. • le réseau de collecte des eaux usées Les réseaux de collecte ou “égouts” ont pour fonction de recueillir les eaux usées de toutes origines et de les acheminer vers les stations d’épuration. Il en existe deux types : .le réseau unitaire reçoit. les eaux usées. Si la mise en œuvre des travaux relève des particuliers. avec évidemment une contre-partie financière des particuliers concernés.Selon la nature de l’habitat et le choix de la collectivité. La loi sur l’eau a renforcé la responsabilité des communes sur la création.

on trouve par exemple des héliozoaires (en haut à droite) ou différentes espèces de vorticelles (en bas). qu’il est alors possible de séparer de l’eau par gravité. Dans les stations d'épuration biologiques. dans toutes les agglomérations de plus de 2000 habitants. Les procédés mis en œuvre sont multiples : ils reposent sur le principe de la séparation gravitaire (?) entre l’eau et les particules polluantes. Cette obligation découle de la Directive européenne “eaux usées” du 21 mai 1991. transcrite en droit français par la loi sur l’eau de 1992 et son décret d’application du 3 juin 1994. croît. puis s’agglomère en flocs (ou amas). une quantité et une variété impressionnante de micro-organismes spécialisés participent à la dépollution des eaux usées : les "biomasses épuratrices". pour ne restituer au milieu aquatique qu’une eau de qualité suffisante au regard de la capacité d’accueil du milieu récepteur. Pour éliminer les substances dissoutes. < Retour Suite > . Outre de nombreuses bactéries. chimiques et biologiques. D’ici à la fin de 2005. une biomasse animale microbienne les transforme. flottation ou plus rarement par filtration.• les traitements d’épuration des eaux usées Ils sont réalisés dans les stations d’épuration. Elles appartiennent essentiellement au règne animal. On y dégrade et sépare les polluants de l’eau (particules et susbtances dissoutes) par des procédés physiques. les eaux usées devront être traitées dans des stations d’épuration.

L’entretien des réseaux de collecte et les traitements en stations d’épuration génèrent plusieurs sortes de sous-produits. ainsi que les mécanismes de Les boues : elles sont principalement constituées de particules financement de ces solides non retenues par les pré-traitements en amont de la station activités qui peuvent d’épuration. • Les sous-produits des réseaux : Les matières de curage des réseaux d’assainissement sont des graviers. l’essentiel). des matières s’avérer parfois très minérales et des micro-organismes (bactéries dégradatives pour coûteuses. cantines. obligations et les responsabilités des Les matières grasses de dégraissage-déshuilage récupérées par différents acteurs dans flottation (?). boîtes de conserve. industriels. En moyenne. sables issus du nettoyage de la voirie et du système Elle fixe les d’assainissement représentent une masse de 30 000 t/an). ou particules lourdes) en quantité produits de importante (à l’échelle d’une agglomération comme Bordeaux. graviers. les l’assainissement. Elles se présentent sous forme d’une «soupe épaisse» qui subit ensuite des traitements visant en particulier à réduire leur . restaurateurs. La réglementation feuilles. les boues de curage représentent 18 kg/habitant/an de matières brutes (données AGHTM). d’utiliser ou Les matières de dessablage : récupérées au niveau des préd’éliminer les soustraitements (sable. cela représente plus de 100 000 m3/an de boues de curage. ces domaines. des sables. Les graisses des bacs à graisses des artisans. … • Les sous-produits des stations d’épuration : Les refus de dégrillage : ce sont des déchets (?) solides de toute nature : bouts de bois. flacons en plastique. des matières organiques et des détritus divers qui s’accumulent dans les réseaux à tous les endroits où la vitesse d’écoulement des eaux est ralentie. française impose de traiter. des matières organiques non dégradées. Pour la région parisienne. etc.

/an). si la municipalité fait le choix d’une filière de recyclage agricole pour ses boues d’épuration. Les gaz : gaz carbonique et azote notamment. lesquels retournent à l’atmosphère. Les déchets graisseux sont incinérables ou biodégradables (?). Seules les boues d’épuration peuvent faire l’objet d’un recyclage en agriculture. Encore faut-il qu’elles répondent à une qualité et à des règles précises. notamment leur teneur en élémentstraces (?). détaillées dans ce dossier (voir chapitre 3 page 30. La quantité moyenne produite en France est de 15 kg de matière sèche/habitant/an (variation 10 à 25 kg/hab.2). Aussi une police des réseaux efficace est-elle de la plus haute importance pour prévenir les rejets de substances chimiques contaminantes dans les égouts. sous réserve d’un nettoyagecalibrage. < Retour Suite > . Les autres sous-produits de l’assainissement sont éliminés dans le circuit des déchets municipaux. et fiche 4. La qualité des eaux usées détermine directement la qualité des boues d’épuration produites.teneur en eau. chapitre 4 page 33. Les produits minéraux de curage et de dessablage peuvent être valorisés en remblais.

Pour maintenir l’activité biologique de la station à un bon niveau. une partie de la masse des bactéries ou “biomasse en excès” doit être prélevée soutirée régulièrement. les matières organiques particulaires ou colloïdales (?) contenues dans les eaux usées sont agglomérées par addition d’un réactif coagulant (sels de fer ou d’aluminium).• Origine des boues : Selon le type de traitement des eaux usées. ce type de boues est en train de diminuer. 90 % des MES peuvent ainsi être captées. 70 % des MES peuvent ainsi être retenues. entretenant ainsi la dynamique de reproduction bactérienne. et de matières minérales dissoutes La majorité des stations d’épuration françaises pratique le traitement biologique des eaux usées. les boues obtenues renferment une partie importante de sels minéraux issus des eaux brutes et de l’agent coagulant. de matière organique fraîche. trois grandes catégories de boues : Boues de traitement primaire : elles sont produites par une simple décantation des matières en suspension (MES) contenues dans les eaux usées. Avec l’évolution de la conception des stations. Ces bactéries se sont nourries des matières organiques contenues dans les eaux usées et les ont digérées. Boues de traitement physico-chimiques : variante du type précédent. Les boues physicochimiques sont surtout produites dans des stations balnéaires ou touristiques. à l’origine. très fermentescible (?). les boues sont initialement constituées d’eau (99 %). Séparées par décantation. aux variations de populations très grandes sur une courte période Boues de traitement biologique : ces boues sont essentiellement formées par les résidus de bactéries (?) “cultivées” dans les ouvrages d’épuration. . • Traitement des boues : objectifs visés Quel que soit le mode d'épuration des eaux usées. une station d’épuration peut produire.

Ces traitements influencent directement les propriétés fertilisantes des boues. des traitements complémentaires leurs sont appliqués : . en diminuant sa fermentescibilité pour réduire ou même supprimer les mauvaises odeurs. etc. . séchées. Selon l’utilisation qui doit en être faite. chaulées.pour les hygiéniser. Siccité obtenue : entre 16 et 22 %. en détruisant les microorganismes pathogènes.ou insolubles. On produit ainsi toute une gamme de boues aux propriétés diverses : boues épaissies. digérées. Déshydratation des boues par filtre à bande. Epaississement des boues par une table d'égouttage installée au sommet d'un silo. compostées. déshydratées. si nécessaire.pour stabiliser la matière organique. . jusqu’à un séchage presque total (5 à 10 % d’eau).pour réduire leur teneur en eau : du simple épaississement par gravité en passant par une déshydratation partielle (moins de 80 % d’eau). . On obtient des boues liquides épaissies (5 à 7 % M.S).

il est de la plus haute importance de choisir le mode de traitement des boues également en fonction des débouchés agronomiques identifiés dans le secteur géographique proche de la station d’épuration. Le chaulage permet une hygiénisation des boues par montée du pH. les boues pourront être fortement chaulées. ou même respecter entre incinérées préalablement. En conséquence. par la cohérence à exemple. Déshydratation des boues suivie d'un malaxage à la chaux vive. pour ne plus avoir à enfouir que des production de boue et cendres. sa fermentescibilité doit être réduite et se présenter sous pratiques. incluant les débouchés agronomiques. Si la boue doit être incinérée. < Retour Suite > . soit la plus déshydratée et la plus organique possible : la capacité à travaille notamment brûler (ou PCI) est alors maximisée. après conditionnement ultime si nécessaire. Si la boue doit aller en sur un guide de bonnes décharge. élimination. selon la dose de chaux incorporée. Un comité technique (TC) du Comité Européen de Normalisation (CEN).Déshydratation des boues par centrifugation. insistant sur forme déshydratée (30 % de matière sèche au minimum) . mieux vaut qu’elle (libellé CEN TC 308). dédié spécifiquement Une logique assez similaire prévaut pour les autres voies aux boues d’épuration d’élimination.

Selon le procédé utilisé et la dose de chaux incorporée. si les chaulées). Les volumes bruts intègrent la teneur en eau. boues sont de consistance pâteuse ou solide. Ces boues se stockent et se manipulent à la façon des lisiers de porcs ou de bovins. une station qui produit 100 t MS/an de boues d'épuration génère les Les boues pâteuses : cas des stations de taille moyenne. ces brutes à 95% de MS. il favorise les fermentations (?) anaérobies (d’où un problème d’odeurs). Ce type de boues est fréquent en France (environ 30 % des tonnages MS de boues sont En conséquence. .ou 130 m3 de boues taille. Surtout. On applique de plus en plus à ces .• Les principaux types de boues proposés à l’épandage en agriculture En simplifiant les choses. . Matière sèche (MS) et matière brute (MB) : Les professionnels expriment usuellement les tonnages de boues d'épuration en MS. Le classement se réfère à leur état physique ou à leur mode de stabilisation : Les boues liquides : cas des petites stations en zones rurales ou péri-urbaines (environ 15 % des tonnages de matières sèches (MS) de boues).ou 500 m3 de boues brutes à 20% de MS Les boues chaulées : cas des stations de moyenne ou de grande . Ce type volumes suivants de de boues (environ 35 % des tonnages MS) est difficile à manipuler boues : et à stocker. quatre grands types de boues sont recyclés en agriculture. Epandage de boues liquides à l’aide d’une rampe adaptée sur une tonne à lisier. Par exemple.2000 m3 de boues boues un traitement complémentaire à la chaux ou par brutes à 5% de MS compostage.

très peu fréquentes en France actuellement (3 à 4 stations d’épuration). Ces chiffres souffrent d’une certaine imprécision. la France produit 850 000 tonnes de matières sèches (t MS) de boues d’épuration municipales. • Statistiques sur la production de boues d’épuration Perspectives d’évolution Fin 2000. soit environ 9 millions de tonnes brutes (tous types de boues confondus). Ils concernent des stations peu nombreuses mais de grande taille (15 % de la production nationale MS). Enfin. énergie et maintenance. Cette filière est encore peu développée en France (2 % des tonnages MS de boues). conditionnement thermique). boues liquides ne représentent que 15% du tonnage national MS. mais devrait prendre de l’essor. on doit rajouter les boues séchées. Compostage de boues en cellules compartimentées ventilées. elles pèsent néanmoins pour plus de 40% du tonnage national brut. car coûteuse. Certains procédés particuliers peuvent donner des boues solides non chaulées (filtre-presse. mais qui pourraient représenter une filière d’avenir pour les grandes stations d’épuration. Les coûts élevés en investissement. notamment en zone méditerranéenne. liée aux imperfections du système statistique national. Les boues compostées : cas des stations de taille moyenne en général.Boues pâteuses chaulées en stockage provisoire au bord du champ. à ces quatre types principaux. sont compétitifs si les tonnages traités sont eux-mêmes importants. mais constituent des ordres de .

L’effet de ces composants est très différent selon le milieu (?) qui les reçoit : . 1 100 000 t MS. la production de boues d’épuration pourrait atteindre. la France a annoncé.grandeur généralement acceptés.2005. et de 72 % de la capacité des stations d’épuration. soit une augmentation de 30 %. Dans le rapport présenté à la Commission Européenne. de matière organique et de matières minérales. Les projections d’évolution de la production de boues d’épuration sont directement fonction des progrès du système national d’assainissement des eaux usées (collecte et traitement). une augmentation de 26 % de la capacité des systèmes de collecte. ce qui constitue un effort d’investissement particulièrement important de la part des collectivités. à 65 % à l’horizon 2005 (objectif fixé par les pouvoirs publics). sur la période 1992 . en application de la Directive Eaux usées de 1991. à cette date. < Retour ^ Haut de page Les boues d’épuration sont composées essentiellement d’eau. si le taux de dépollution (part de la pollution traitée sur la pollution émise) passe de 49 % actuellement. Concrètement.

De ce fait. et la plupart du temps gratuits. En effet.polluant lorsqu’ils viennent perturber l’équilibre d’un cours d’eau ou d’un sol qui est incapable de les digérer. les micro-organismes qui abondent dans le sol se nourrissent des matières organiques apportées par les boues. les plantes l’absorbent sous forme de nitrates (NO3-). . est incorporée au sol et contribue à l’entretien d’une structure favorable au développement des racines. il est alors lessivé par les pluies et participe à la pollution nitrique des eaux de surface ou souterraines. Une autre partie. car ils constituent alors des ressources nutritionnelles pour les cultures. en quantité et en qualité appropriées.d’une part il apporte à l’agriculteur des moyens efficaces. L’épandage agricole de boues d’épuration est donc doublement utile : . Ils peuvent aussi améliorer les caractéristiques du sol. Dans le sol. pour entretenir la fertilité de sa terre et .fertilisant si on les incorpore au sol. notamment dans le cas des boues chaulées ou compostées. Fertilisant ou polluant ? L’azote (N) est un élément essentiel à la production végétale.. plus ou moins importante selon le type de boues. Si l’azote est apporté en excès par rapport au besoin des plantes. ils en transforment progressivement une partie en éléments minéraux disponibles pour les plantes.

Le sol est en effet un milieu très défavorable à ces microorganismes. constitués essentiellement par l’azote.et par la concurrence des autres microorganismes naturellement présents dans le sol (après enfouissement). .d’autre part. ces éléments sont « exportés » au moment de la récolte. très variables selon la destination envisagée. susceptibles de provoquer des maladies chez l'homme et l'animal. En effet. Il faut donc trouver un moyen de les restituer au sol pour éviter son appauvrissement : c’est le but de la fertilisation. < Retour Suite > A leur sortie de la station d’épuration. le phosphore. sécheresse) . le potassium et divers oligo-éléments (?). elles doivent prélever dans le sol d’autres matières premières indispensables : ce sont les nutriments (?). pour que les plantes soient capables de fabriquer leurs aliments à partir du gaz carbonique et de l’oxygène de l’air par le mécanisme de la photosynthèse. transport.en surface notamment (action du soleil : UV. . Transformés en matière végétale. même si une valorisation énergétique est recherchée. assez rapidement détruits par les conditions physicochimiques régnantes .pour nourrir ses cultures. traitement…). il permet de compléter le travail d’épuration des stations en digérant la matière organique et en détruisant les micro-organismes pathogènes (?) contenus dans les boues. les boues n’ont pas de valeur marchande. Elles constituent un déchet (?) dont il faut assumer les coûts (stockage. Ces coûts peuvent être élevés et sans contre-partie dans le cas d’une incinération.

Ils restent modérés dans le cas de l’épandage agricole : environ 160 F par tonne de boues brutes épandue. et n'intègrent pas les coûts de traitement en station. mise en décharge) qui. < Retour Suite > L’épandage agricole des boues d’épuration s’inscrit dans la logique du recyclage dans le milieu (?) naturel et de l’économie des ressources non renouvelables. le recyclage agricole ne dispense pas de disposer de ces filières alternatives d’élimination en cas de non- . Toutefois. Enfin. soit 1 200 F/t MS. présentent des impacts sur l’environnement plus défavorables que ceux de l’épandage. phénomène sous la dépendance des conditions pédo-climatiques locales. communs aux filières d'élimination. selon un audit comparatif de filière réalisé en 1999 par le cabinet Arthur ANDERSEN pour les Agences de l’Eau. l’épandage agricole évite le recours à des solutions uniquement éliminatrices (incinération. Ces coûts sont fonction de la taille de la station (voir "En savoir plus" ci-contre). les boues réduisent l’utilisation d’engrais (?) minéraux : elles diminuent d’autant les prélèvements miniers (phosphore et potasse notamment) ou la consommation d’énergie nécessaire à la fabrication des engrais (azote). par minéralisation. La nature essentiellement organique de l’azote apporté par les boues entraîne sa mise à disposition progressive pour les plantes. En apportant des éléments fertilisants aux cultures.

un complément de fertilisation peut être prescrit. et les fournitures du sol en nutriments (richesse de la terre et arrière-effet des fumures des années précédentes). Si nécessaire. et adapter les apports en fertilisants selon les besoins des plantes. < Retour Suite > . 4) un calcul de dose de boues à épandre. le rendement réaliste escompté. 3) une analyse de boues. Dans ce cadre.conformité temporaire des boues à l’épandage. un apport raisonné de boues repose sur : 1) une analyse de sol. Qu’est-ce que la « fertilisation raisonnée » ? C’est connaître les potentialités du sol et du climat. 2) un calcul de fertilisation.

le transporteur. Quel que soit le mode d'épandage pratiqué par la station. etc. etc. Aujourd’hui l’épandage ne peut être pratiqué qu’après avoir mis en place une planification globale. mises à la disposition de l'agriculteur gratuitement. des conditions météorologiques.… A partir des années soixante-dix et tout au long des décennies suivantes. des outils d’analyse et de prévision. des cultures pratiquées. et de la teneur de la boue en éléments fertilisants (d’après l’analyse qui lui est fournie par le producteur). les boues d'épurations sont. Il doit aussi respecter des délais entre plusieurs épandages successifs sur la même parcelle. équipé de matériels spécifiques. Désormais. mais aussi toute une chaîne d’intervenants qui comprend le producteur de boues (le gestionnaire de la station d’épuration). les quantités de boues à épandre sont calculées en tenant compte des besoins agronomiques énoncés par l’agriculteur en fonction de sa culture. Dans le cadre de la rédaction du programme prévisionnel d’épandage (ou “plan d’épandage”) imposé par la réglementation. des interdictions en fonction de la saison. des moyens de contrôle du respect des bonnes pratiques et des résultats agronomiques. Selon la taille de la station d’épuration qui lui fournit les boues. de l’état agronomique de sa parcelle (sol. du type de sol. les préconisations d’épandage se sont sans cesse perfectionnées et précisées. l’agriculteur pourra pratiquer lui même l’épandage avec son matériel propre (une tonne à lisier par exemple) ou bien bénéficier du “rendu racine” : dans ce cas le producteur des boues réalisera lui même l’épandage ou le fera réaliser par un entrepreneur spécialisé. les procédures à respecter sont définies par une législation spécifique dont la rigueur s’est encore renforcée depuis 1997. précédent cultural. en général. éventuellement une entreprise spécialisée dans la réalisation technique de l’épandage.La mise en œuvre de l’épandage agricole de boues d’épuration ne concerne pas seulement l’agriculteur. .).

De plus en plus. elles sont épandues par des entreprises spécialisées équipées de matériels . Dans ce cas.Pour de nombreuses petites stations d’épuration rurales. les boues sont mises à disposition des agriculteurs “rendu racine”. dans l'interligne. sans salir les plantes. proches des exploitations agricoles. L'épandage des boues liquides peut aussi se faire avec des rampes équipées de "pendillards" : la boues peut alors être épandue sur cultures en places. on pratique l’épandage de boues liquides qui peut être réalisé par l’agriculteur avec sa propre tonne à lisier.

conçus pour effectuer l’opération dans les meilleures conditions de rapidité et d’efficacité. mise sous pression ou sous dépression. mais il peut aussi se faire par refoulement. Ce transport se fait le plus souvent par gravité. . < Retour ^ Haut de page La qualité des boues d’épuration est directement dépendante des efforts qui sont faits en amont pour empêcher les rejets contaminants dans le réseau d’égouts. sans véritablement les “traiter”. il est trop tard : les boues ne pourront que capter ces contaminants. • Les deux grands types de réseaux de collecte Le réseau de collecte ou “égouts” a pour fonction de collecter les eaux usées et de les amener à la station d’épuration. Ensuite. via des collecteurs.

Ce système est le plus ancien et il équipe la plupart des centres villes historiques. Enfin. eaux usées et eaux pluviales sont regroupées. l’avantage est de ne pas introduire la charge contaminante minérale ou chimique du flux pluvial dans la station d’épuration. Surtout. …).Il existe deux types de réseaux de collecte : Les réseaux unitaires (les plus anciens) Dans les réseaux unitaires. au minimum une décantation avant rejet dans le milieu (?) aquatique récepteur. En temps de pluie. il faut prévoir un traitement. est donc plus coûteux (pose de deux collecteurs au lieu d’un). liés au lessivage des chaussées). Les à-coups hydrauliques liés aux flux d’eaux pluviales compliquent la bonne gestion de la station d’épuration et minorent ses performances épuratoires. Dans certaines situations où les eaux pluviales sont très polluées. Il présente l’inconvénient de court-circuiter une partie de la charge polluante de la station d’épuration par temps de pluie. potentiellement intéressant pour la qualité des boues d’épuration. les eaux usées ne risquent plus d’être courtcircuitées et vont toutes en station d’épuration. fossés d’infiltration. . Ce système. plomb et HPA notamment. les eaux pluviales introduisent en station d’épuration une charge contaminante qui peut affecter la qualité des boues d’épuration (zinc. les solutions préventives visent à limiter les surfaces imperméabilisées et le ruissellement des eaux de pluie en favorisant leur infiltration (chaussées drainantes. cadmium. Pour le flux pluvial. Les réseaux séparatifs (les plus récents) Les eaux usées sont captées dans un réseau et les eaux pluviales dans un réseau différent.

suffisants pour accomplir ses missions. outil d’orientation et commune. En général. définissant les conditions de raccordement des usagers au réseau échéant du Président d’assainissement et les relations existantes – ou à créer – entre l’exploitant de de l’organisme de ce service et les usagers domestiques et industriels. et la composition et le volume des principaux effluents”. doit définir l'admissibilité des effluents dans le réseau. extraire les dépôts accumulés (boues de curage) et les contaminants qu’ils fixent pour éviter qu’ils ne parviennent en station d’épuration.• La police des réseaux. classées précise les conditions de rejet dans le réseau collectif. Pour être efficaces et respectées. La police des réseaux est de la responsabilité du maître d’ouvrage en charge du réseau de collecte. La réglementation des installations obligatoire. la procédure d’instruction des dossiers. sont ainsi fixées : les valeurs-limites de flux et de concentrations des composés acceptables. les conventions de déversement doivent faire l’objet de contrôles réguliers ou inopinés assortis d’analyses. une responsabilité du maire de la commune Le diagnostic d’assainissement Le diagnostic est obligatoire (décret du 3 juin 1994) pour les agglomérations qui produisent une pollution organique supérieure à 120 kg/jour. . Le réseau lui-même doit faire l’objet d’un entretien et d’une gestion. De façon explicite. et concrétisée sous la forme d'une autorisation de déversement des eaux industrielles. il Le règlement d’assainissement s’agit du maire de la La commune doit rédiger un règlement d’assainissement. etc. conformément à l'article L. éventuellement complétée d’une convention de d’eaux industrielles car déversement. Pour les raccordements non domestiques. Ce diagnostic comporte “l’inventaire des industries et établissements raccordés. l'arrêté (n° 1) du 22 décembre effluents non 1994 précise à l'article 23 que les effluents non domestiques raccordés au domestiques au réseau réseau ne doivent pas contenir de "matières ou produits susceptibles de nuire à public n'est pas la dévolution finale des boues produites". coopération. Les autorisations sont délivrées en fonction de la capacité du La commune a système d’assainissement à collecter et à traiter les effluents. Par exemple. la liste des composés indésirables. compte. 35-8 du Moyens humains et financiers de la police des réseaux Code de la Santé Le service d’assainissement doit être muni des moyens humains et financiers Publique. L’autorisation de déversement Toute demande de raccordement d’un effluent (?) non domestique fait l'objet d'une étude de flux et de composition avant qu'une réponse positive ne soit accordée. ou le cas d’arbitrage.le raccordement des tenu de ses caractéristiques. toujours le droit de refuser le déversement Cette autorisation.

.H. déjà en vigueur dans les années 80. Des arrangements avec les déchetteries sont possibles pour accueillir certains DTQD. par elles-mêmes. des programmes prioritaires d’amélioration de la qualité des rejets peuvent être mis en œuvre. Les agences de l’eau subventionnent des programmes et opérations dans le domaine des technologies propres. Gestion des déchets toxiques en quantité dispersées (DTQD) Les déchets (?) toxiques produits en quantités dispersées doivent faire l’objet d’une collecte à ordonnancer dans un cadre interprofessionnel. • Prévenir les rejets industriels. même si un gros effort a déjà été fait. Traitement des effluents en sites propres : pas toujours possible.Tenue d’un inventaire des rejets non domestiques Le “programme d’assainissement”. La connection au réseau collectif est donc inévitable . la base de données établie sur les rejets non domestiques doit permettre de cerner puis de déterminer les activités responsables. De nombreuses activités économiques ou sociales. Une véritable base de données peut ainsi être établie. puis tente de cerner le responsable qui aura notamment à sa charge la réparation des préjudices. leurs propres effluents. mais elle doit s’accompagner d’un examen approfondi de la composition des rejets et des solutions à envisager pour en réduire le volume et la nocivité éventuelle. L’identification d’un pollueur est d’autant plus difficile que le rejet de substances toxiques est ponctuel.. demandé par le décret du 3 juin 1994 pour les communes de plus de 2 000 E. En cas de contamination des boues. voire en établissant une échelle de risques de rejets selon le type d’activité. commerciaux. mais doivent faire l’objet de dispositions techniques et financières précises. La prévention des risques est la meilleure arme de l’exploitant. Technologies propres : un concept toujours adéquat La prévention des rejets contaminants repose sur l’utilisation de procédés minimisant ou supprimant les effluents polluants dans le réseau d’assainissement : c’est toute la logique du concept de « technologies propres ». L’indicateur de succès de tels programmes est la qualité des boues produites. doit comporter “l’inventaire des industries et établissements raccordés et la composition et le volume des principaux effluents (?)”. et qui continue d’être pleinement pertinent. pour éviter des dépôts mal contrôlés ou des modes d’élimination non respectueux de l’environnement. Le système doit même devenir un outil dynamique de diagnostic des rejets contaminants dans le réseau. En cas de pollution observée dans le système de collecte. en identifiant les principaux contaminants chimiques émis par activités raccordées. l’exploitant identifie la nature des composés toxiques rejetés et effectue une recherche systématique des origines possibles. Sur cette base. la station d’épuration et le milieu naturel. ne peuvent envisager de traiter. La plupart des sites industriels d’une certaine taille se sont désormais équipés de leur propre station d’épuration. etc. des professions de santé. artisanaux.

divers solvants (white-spirit. fond de pots de peinture. peinture à l’eau. huiles de vidange. par exemple un accueil aménagé en déchetterie Les particuliers utilisent un certain nombre de produits chimiques dont l’évacuation en fin de vie. ou privilégier des solutions alternatives (ex. acétone. ce qui n’est pas mieux si la commune désire par ailleurs développer le compostage des biodéchets ménagers. dans le réseau d’égouts. Cette marque s’applique à des solvants. en accompagnement de la vente d’un produit neuf. : lutte biologique contre les ravageurs des cultures). fluides frigorigènes. Tous ces “déchets (?) ménagers spéciaux” (ou DMS. L’accès à la marque RETOUR est conditionné au respect d’un cahier des charges. Exemple : insecticide biodégradable (?). Sinon ces divers déchets risquent de se retrouver un jour ou l’autre dans les égouts. est de choisir. etc. vernis à bois. • Faire les bons gestes pour préserver l’environnement Particuliers : privilégier les éco-produits dans les actes d’achat Un premier acte possible. à la portée de chaque consommateur. . de préférence des produits reconnus à impact plus faible sur l’environnement (éco-produits). insecticides ménagers. à respecter les doses d’utilisation. Ceci suppose toutefois que l’étiquetage soit clair et loyal. etc. Le particulier peut également être invité à consommer moins. Elle ne se substitue pas à la marque NF Environnement.. lessive sans phosphates.). Collectivité : proposer des solutions d'élimination aux particuliers..La marque RETOUR L’ADEME attribue la marque RETOUR aux entreprises qui proposent une reprise des produits usagés à leurs founisseurs. lubrifiants. lors de l’achat. les conseils de dilution. peut affecter la qualité des boues d’épuration : médicaments périmés. restes de désherbants ou d’engrais (?) liquides. produits phytosanitaires. ou le circuit d’ordures ménagères. etc. essence de térébenthine. La marque RETOUR n’est pas une marque de produit. dans le langage des spécialistes) doivent avoir des solutions d’élimination clairement identifiées.

Certaines enseignes développent une reprise des produits périmés. les trier correctement et les stocker en attente de leur enlèvement pour une élimination conforme.L’accueil en déchetterie est une bonne solution. . Chaque citoyen. lors de ses achats. peut influencer la qualité des boues d’épuration qu’il génère en apprenant les bons gestes : choisir des écoproduits. Les médicaments périmés peuvent être repris dans les pharmacies (opération Cyclamed). mais le personnel doit être formé pour identifier les divers produits chimiques. mais cette solution reste encore trop peu développée pour les particuliers. utiliser les déchetteries et contrôler ses rejets à l’égout en s’abstenant de verser dans l’évier ou dans les toilettes des produits contaminants.

exigences d’un et maintenir ainsi une qualité régulière des boues. via des collecteurs. Ensuite.. règlement technique fondé sur les résultats • Quelques opérations exemplaires. Il faut cependant souligner que des grandes Elle peut être utilisée stations d’épuration. NF Le bruit de fond est constitué par les teneurs les plus basses en substancesENVIRONNEMENT traces observées en France. mise sous pression ou sous dépression. • Les deux grands types de réseaux de collecte Le réseau de collecte ou “égouts” a pour fonction de collecter les eaux usées et de les amener à la station d’épuration. de l’analyse du cycle de vie. il est trop tard : les boues ne pourront que capter ces contaminants. Ces teneurs se rencontrent souvent dans les petites est un label écologique stations rurales avec un faible taux d’industries raccordées et un faible apport attribué par l’AFNOR. . Ce transport se fait le plus souvent par gravité. si leurs produits s’avèrent Le bruit de fond peut servir de repère pour définir des seuils d’alerte servant à conformes aux déclencher une recherche active des sources de rejets en cas de franchissement. de lessivage de pollutions urbaines.. Fermer X La qualité des boues d’épuration est directement dépendante des efforts qui sont faits en amont pour empêcher les rejets contaminants dans le réseau d’égouts. dotées d’une police des réseaux efficaces. il n’est pas possible La marque d’atteindre le niveau “zéro polluant”. peuvent avoir par les entreprises qui des boues de qualité “rurale” : par exemple la ville de Toulouse. le souhaitent.• Définir des seuils d’alerte basés sur le “bruit de fond” en éléments-traces métalliques et composéstraces organiques des boues d’épuration Malgré les démarches pour améliorer la qualité des boues. sans véritablement les “traiter”. mais il peut aussi se faire par refoulement.

il faut prévoir un traitement. les solutions préventives visent à limiter les surfaces imperméabilisées et le ruissellement des eaux de pluie en favorisant leur infiltration (chaussées drainantes. Ce système est le plus ancien et il équipe la plupart des centres villes historiques. En temps de pluie. Les réseaux séparatifs (les plus récents) Les eaux usées sont captées dans un réseau et les eaux pluviales dans un réseau différent. l’avantage est de ne pas introduire la charge contaminante minérale ou chimique du flux pluvial dans la station d’épuration. Pour le flux pluvial. …). Dans certaines situations où les eaux pluviales sont très polluées. au minimum une décantation avant rejet dans le milieu (?) aquatique récepteur. Il présente l’inconvénient de court-circuiter une partie de la charge polluante de la station d’épuration par temps de pluie. Ce système. Enfin. liés au lessivage des chaussées). les eaux pluviales introduisent en station d’épuration une charge contaminante qui peut affecter la qualité des boues d’épuration (zinc.Il existe deux types de réseaux de collecte : Les réseaux unitaires (les plus anciens) Dans les réseaux unitaires. . Les à-coups hydrauliques liés aux flux d’eaux pluviales compliquent la bonne gestion de la station d’épuration et minorent ses performances épuratoires. plomb et HPA notamment. cadmium. fossés d’infiltration. potentiellement intéressant pour la qualité des boues d’épuration. est donc plus coûteux (pose de deux collecteurs au lieu d’un). Surtout. eaux usées et eaux pluviales sont regroupées. les eaux usées ne risquent plus d’être courtcircuitées et vont toutes en station d’épuration.

35-8 du Moyens humains et financiers de la police des réseaux Code de la Santé Le service d’assainissement doit être muni des moyens humains et financiers Publique. et la composition et le volume des principaux effluents”. En général. éventuellement complétée d’une convention de d’eaux industrielles car déversement. Les autorisations sont délivrées en fonction de la capacité du La commune a système d’assainissement à collecter et à traiter les effluents. Pour être efficaces et respectées. Pour les raccordements non domestiques.le raccordement des tenu de ses caractéristiques. définissant les conditions de raccordement des usagers au réseau échéant du Président d’assainissement et les relations existantes – ou à créer – entre l’exploitant de de l’organisme de ce service et les usagers domestiques et industriels. classées précise les conditions de rejet dans le réseau collectif. les conventions de déversement doivent faire l’objet de contrôles réguliers ou inopinés assortis d’analyses. etc.• La police des réseaux. toujours le droit de refuser le déversement Cette autorisation. coopération. sont ainsi fixées : les valeurs-limites de flux et de concentrations des composés acceptables. la procédure d’instruction des dossiers. De façon explicite. une responsabilité du maire de la commune Le diagnostic d’assainissement Le diagnostic est obligatoire (décret du 3 juin 1994) pour les agglomérations qui produisent une pollution organique supérieure à 120 kg/jour. conformément à l'article L. L’autorisation de déversement Toute demande de raccordement d’un effluent (?) non domestique fait l'objet d'une étude de flux et de composition avant qu'une réponse positive ne soit accordée. et concrétisée sous la forme d'une autorisation de déversement des eaux industrielles. outil d’orientation et commune. La police des réseaux est de la responsabilité du maître d’ouvrage en charge du réseau de collecte. suffisants pour accomplir ses missions. La réglementation des installations obligatoire. . Le réseau lui-même doit faire l’objet d’un entretien et d’une gestion. Ce diagnostic comporte “l’inventaire des industries et établissements raccordés. doit définir l'admissibilité des effluents dans le réseau. la liste des composés indésirables. ou le cas d’arbitrage. l'arrêté (n° 1) du 22 décembre effluents non 1994 précise à l'article 23 que les effluents non domestiques raccordés au domestiques au réseau réseau ne doivent pas contenir de "matières ou produits susceptibles de nuire à public n'est pas la dévolution finale des boues produites". il Le règlement d’assainissement s’agit du maire de la La commune doit rédiger un règlement d’assainissement. Par exemple. compte. extraire les dépôts accumulés (boues de curage) et les contaminants qu’ils fixent pour éviter qu’ils ne parviennent en station d’épuration.

la station d’épuration et le milieu naturel. Traitement des effluents en sites propres : pas toujours possible. etc. La connection au réseau collectif est donc inévitable . En cas de pollution observée dans le système de collecte. la base de données établie sur les rejets non domestiques doit permettre de cerner puis de déterminer les activités responsables..Tenue d’un inventaire des rejets non domestiques Le “programme d’assainissement”. mais doivent faire l’objet de dispositions techniques et financières précises. ne peuvent envisager de traiter. leurs propres effluents. l’exploitant identifie la nature des composés toxiques rejetés et effectue une recherche systématique des origines possibles. La plupart des sites industriels d’une certaine taille se sont désormais équipés de leur propre station d’épuration. En cas de contamination des boues. puis tente de cerner le responsable qui aura notamment à sa charge la réparation des préjudices. et qui continue d’être pleinement pertinent. . voire en établissant une échelle de risques de rejets selon le type d’activité. L’indicateur de succès de tels programmes est la qualité des boues produites. demandé par le décret du 3 juin 1994 pour les communes de plus de 2 000 E. • Prévenir les rejets industriels. Des arrangements avec les déchetteries sont possibles pour accueillir certains DTQD. des professions de santé. Le système doit même devenir un outil dynamique de diagnostic des rejets contaminants dans le réseau. doit comporter “l’inventaire des industries et établissements raccordés et la composition et le volume des principaux effluents (?)”. De nombreuses activités économiques ou sociales.H. L’identification d’un pollueur est d’autant plus difficile que le rejet de substances toxiques est ponctuel. Une véritable base de données peut ainsi être établie. mais elle doit s’accompagner d’un examen approfondi de la composition des rejets et des solutions à envisager pour en réduire le volume et la nocivité éventuelle. des programmes prioritaires d’amélioration de la qualité des rejets peuvent être mis en œuvre. en identifiant les principaux contaminants chimiques émis par activités raccordées. déjà en vigueur dans les années 80. Technologies propres : un concept toujours adéquat La prévention des rejets contaminants repose sur l’utilisation de procédés minimisant ou supprimant les effluents polluants dans le réseau d’assainissement : c’est toute la logique du concept de « technologies propres ». Gestion des déchets toxiques en quantité dispersées (DTQD) Les déchets (?) toxiques produits en quantités dispersées doivent faire l’objet d’une collecte à ordonnancer dans un cadre interprofessionnel. par elles-mêmes. commerciaux. La prévention des risques est la meilleure arme de l’exploitant. pour éviter des dépôts mal contrôlés ou des modes d’élimination non respectueux de l’environnement. Les agences de l’eau subventionnent des programmes et opérations dans le domaine des technologies propres. Sur cette base. même si un gros effort a déjà été fait. artisanaux.

lessive sans phosphates. ou le circuit d’ordures ménagères. insecticides ménagers. Le particulier peut également être invité à consommer moins. Exemple : insecticide biodégradable (?). peinture à l’eau. etc. à la portée de chaque consommateur.. de préférence des produits reconnus à impact plus faible sur l’environnement (éco-produits). fluides frigorigènes. à respecter les doses d’utilisation. : lutte biologique contre les ravageurs des cultures). huiles de vidange. peut affecter la qualité des boues d’épuration : médicaments périmés.. ce qui n’est pas mieux si la commune désire par ailleurs développer le compostage des biodéchets ménagers.La marque RETOUR L’ADEME attribue la marque RETOUR aux entreprises qui proposent une reprise des produits usagés à leurs founisseurs. lors de l’achat. divers solvants (white-spirit. essence de térébenthine. vernis à bois. les conseils de dilution. L’accès à la marque RETOUR est conditionné au respect d’un cahier des charges.). produits phytosanitaires. Ceci suppose toutefois que l’étiquetage soit clair et loyal. fond de pots de peinture. dans le langage des spécialistes) doivent avoir des solutions d’élimination clairement identifiées. ou privilégier des solutions alternatives (ex. est de choisir. Cette marque s’applique à des solvants. Tous ces “déchets (?) ménagers spéciaux” (ou DMS. par exemple un accueil aménagé en déchetterie Les particuliers utilisent un certain nombre de produits chimiques dont l’évacuation en fin de vie. • Faire les bons gestes pour préserver l’environnement Particuliers : privilégier les éco-produits dans les actes d’achat Un premier acte possible. dans le réseau d’égouts. . etc. etc. Collectivité : proposer des solutions d'élimination aux particuliers. en accompagnement de la vente d’un produit neuf. restes de désherbants ou d’engrais (?) liquides. Sinon ces divers déchets risquent de se retrouver un jour ou l’autre dans les égouts. acétone. lubrifiants. Elle ne se substitue pas à la marque NF Environnement. La marque RETOUR n’est pas une marque de produit.

les trier correctement et les stocker en attente de leur enlèvement pour une élimination conforme. mais le personnel doit être formé pour identifier les divers produits chimiques. utiliser les déchetteries et contrôler ses rejets à l’égout en s’abstenant de verser dans l’évier ou dans les toilettes des produits contaminants. .L’accueil en déchetterie est une bonne solution. lors de ses achats. mais cette solution reste encore trop peu développée pour les particuliers. Les médicaments périmés peuvent être repris dans les pharmacies (opération Cyclamed). Chaque citoyen. peut influencer la qualité des boues d’épuration qu’il génère en apprenant les bons gestes : choisir des écoproduits. Certaines enseignes développent une reprise des produits périmés.

Fermer X LEXIQUE L’épandage des boues d’épuration génère des coûts d’investissement pour certains traitements spécifiques (chaulage par exemple).. si leurs produits s’avèrent Le bruit de fond peut servir de repère pour définir des seuils d’alerte servant à conformes aux déclencher une recherche active des sources de rejets en cas de franchissement. pour la collectivité. . Ces teneurs se rencontrent souvent dans les petites est un label écologique stations rurales avec un faible taux d’industries raccordées et un faible apport attribué par l’AFNOR. de l’analyse du cycle de vie. et des coûts annuels d’exploitation liés aux traitements spécifiques des boues. règlement technique fondé sur les résultats • Quelques opérations exemplaires. le souhaitent.. Il faut cependant souligner que des grandes Elle peut être utilisée stations d’épuration. L’ensemble de ces coûts est supporté par le producteur de boues. aux diverses opérations de transport et d’épandage et au programme d’autosurveillance des épandages (dont suivi et analyses). L’économie. peuvent avoir par les entreprises qui des boues de qualité “rurale” : par exemple la ville de Toulouse. dotées d’une police des réseaux efficaces. NF Le bruit de fond est constitué par les teneurs les plus basses en substancesENVIRONNEMENT traces observées en France. de lessivage de pollutions urbaines. les ouvrages de stockage et parfois les matériels d’épandage. il n’est pas possible La marque d’atteindre le niveau “zéro polluant”.• Définir des seuils d’alerte basés sur le “bruit de fond” en éléments-traces métalliques et composéstraces organiques des boues d’épuration Malgré les démarches pour améliorer la qualité des boues. exigences d’un et maintenir ainsi une qualité régulière des boues. réside dans la différence de dépenses entre l’incinération ou la mise en décharge et l’épandage.

une station d’épuration de 50 000 équivalent-habitants. contrairement à ce qui se fait pour les autres déchets (?) urbains où l’on utilise plutôt des ratios sur tonne de matière brute.sur le tonnage brut (à condition de connaître la teneur en eau). simple dans son principe. les coûts s’expriment usuellement à la tonne de matière sèche (t MS) épandue. La méthode de calcul. 800 t MS avec chaulage.. consiste à lister tous les postes de dépenses et à les diviser par le tonnage sec épandu. Une difficulté rencontrée réside dans les hypothèses à retenir pour répercuter les coûts d’investissement dans le bilan économique des opérations. etc. située dans le nord de la France. soit 3 200 t brutes/an) Les coûts présentés ci-après incluent les coûts d’investissement (dont 9 mois de stockage) et d’exploitation.au m3 d’eau potable distribué (sous réserve de bien connaître ce chiffre). liée à la durée prévue des équipements. Ces investissements ne sont pas renouvelés chaque année : on calcule donc une charge annuelle d’amortissement. fonctionnant à 55 % de sa charge nominale et produisant des boues liquides (3 % MS). située dans le centre de la France. soit 900 m3/an). • Élaboration du coût pour les producteurs de boues . (Tonnage réel produit : 613 t MS hors chaulage .une station d’épuration de 3 000 équivalent-habitants (EH). . Selon la durée d’amortissement retenue. il est toujours possible d’exprimer ces coûts d’autres façons : . Il s’agit surtout du stockage.Du point de vue de l’agriculteur. une bonne valorisation du pouvoir "engrais" ou amendant des boues d’épuration permet de faire des économies sensibles sur les achats de fertilisants à l’hectare. représentative des zones rurales. (Tonnage réel produit : 27 t MS.Eléments de méthode Dans le domaine des boues d’épuration.1998/1999) .à l’équivalent-habitant (?) (raccordé ou nominal. . . les résultats peuvent différer singulièrement. c’est-à-dire en pleine charge de la station). .Illustration dans deux exemples (situations réelles observées en France . la prise en compte ou non des subventions. fonctionnant à 70 % de sa charge nominale et produisant des boues chaulées à 25 % MS. que l’on impute ensuite sur le tonnage épandu. pour mieux connaître l’impact de la filière d’épandage sur le prix de l’eau. représentative d’une commune de moyenne importance. Cependant. . les taux d’intérêt. mais aussi des matériels de transport et d’épandage ainsi que des études du type étude préalable. Ils sont calculés hors subventions.

90 F / m3 (0.51 E) 96 000 F (14 624 E) 32 F / EH (4. soit environ 3 000 à 5 000 F supplémentaires par t MS (457 à 761 E).90 E) 0.La station de 3 000 EH devrait investir dans une unité de déshydratation (500 kF environ ou 76 kE) ou recourir au service d’une unité mobile de déshydratation. Toutefois.Utilisation agricole Traitement spécifique de chaulage Stockage Transport. • Intérêt économique pour l’agriculteur Dans la mesure où l’agriculteur respecte bien les conseils agronomiques donnés. Ce n’est donc plus « l’intérêt économique » qui prime.44 E) 0. Son intérêt économique est d’autant plus fort qu’il supporte de moins en moins le .14 E) 800 000 F (121 867 E) 16 F / EH (2. suivis et analyses TOTAL Total dépenses/an Coût par équivalenthabitants Coût par m3 d'eau potable distribué Station de 3 000 EH Station de 50 000 EH F HT / t F HT / t F HT / t % F HT / t MS % MS brute brute 400 1674 1156 744 3 574 (544 E) 50 35 22 107 (16. mais plutôt le choix d’une filière écologiquement et socialement plus satisfaisante. l’économie sur les achats de fertilisants à l’hectare peut être appréciable. reprise et épandage Etudes.45 F / m3 (0. le surcoût serait de 500 à 1 000 F environ par t MS (76 à 152 E). .L’intérêt économique pour la collectivité réside dans l’économie réalisée en évitant certains investissements ou le recours à des filières d’élimination plus coûteuses. puis assumer des coûts de transport et d’admission dans un centre d’élimination.3 E) 47 33 20 100 225 471 204 1 300 (198 E) 100 56 118 51 31 17 36 16 325 100 (49. . il faut indiquer que les filières d’épandage avec des boues compostées ou séchées thermiquement sont souvent de coût égal ou supérieur aux filières d’élimination.07 E) .Pour la station de 50 000 EH.

et couvert. etc.7 3. Le K2O 0. Exprimée sur la totalité de la . soit une baisse de 45 % des charges de fertilisation (achat de fertilisants). le cas échéant.1 des éléments comme le soufre ou les oligoP2O5 3. magnésie). Cette livraison « rendue racine » représente de plus. Total valeur équivalent-engrais : 18.0 2.2 éléments apportés par les boues.77 E) si tous les la formule de éléments sont considérés l’engrais (l’urée est Si dose d’épandage de 37 m3/ha. et non d’une valeur absolue.0 prix des engrais varie aussi selon les CaO 3.5 100 0.5 3. Si les terrains sont bien pouvus en potassium. La méthode présentée ci-dessous offre une approche rationnelle de peut être analysé de cette évaluation économique. chaux.5 70 2. une économie de temps à des périodes souvent chargées du calendrier agricole. L’intérêt économique est également à mettre en balance avec le risque qu’il est susceptible de prendre en acceptant l’épandage des boues d’épuration : ce risque étant infime si l’opération est correctement gérée.coût de l’épandage.4 0. réalisé souvent par le producteur de boues. la valeur équivalentengrais varie de 5 F/m3 (boues liquides) à 80 F/m3 ou tonne brute (boues chaulées). par un dispositif d'assurance.0 80 2.3 8. selon le statut phosphaté ou calcique du sol Masse Total % coefficient Prix Valeur (absence de besoins disponible kg/m3 disponibilité F/kg F/m3 3 en P ou Ca).4 régions. selon kg/m qu’il faille intégrer N 4.Eléments de méthode : La valeur équivalent engrais peut se calculer sur la base Remarque : du prix moyen local des fertilisants minéraux. pour lui. Le bénéfice économique ainsi retiré constitue une contrepartie de la mise à disposition gratuite des terres agricoles pour l’épandage des boues. le montant des engrais (?) économisés pour le maïs. . en tenant compte des coefficients deL’exemple ci-contre disponibilité. Selon les types de boues et de contextes culturaux.0 5. calcium et magnésium. Sur la base de l’exemple développé dans la fiche : "L'intégration des boues d'épuration dans le plan de fertilisation". ces éléments ne sont pas à intégrer dans le calcul. etc… Attention : il ne s’agit que d’un exemple. alors valeur équivalent-engrais = moins chère que 673 F/ha (102 E) l’ammonitrate par exemple). que l’on compte ou non les éléments Exemple : il s’agit du même cas traité dans la fiche : "L'intégration des boues faiblement dosés d'épuration dans le plan de fertilisation" : boue liquide à 6 % MS.5 100 0. et la valeur équivalent-engrais n’est plus que de 13.5 5.2 40 1. les quantités achetées.5 2.2 F / m3 (2. la période MgO 0.6 1.3 F/m3. en tête de rotation culturale. non dans ce type de boues chaulée (potasse.5 d’approvisionnement. chaque agriculteur pouvant modifier les paramètres diverses façons selon à retenir selon sa situation culturale. s’élève à 673 F/ha.0 1.

• Valeur fertilisante des boues.70 E) • Pour la collectivité. Les éléments N-P-K peuvent être considérés en sus. Pour le compost de boues. comparativement à l’incinération ou à la mise en décharge. il est intéressant de traduire cette valeur par t MS pour la comparer à l’intérêt économique de la collectivité.17 à 475 E). Pour les boues chaulées. • Cette comparaison n’est plus pertinente dans le cas de filières boues séchées ou boues compostées. • Comparaison de l’intérêt économique respectif collectivité/agriculteur Si l’intérêt économique pour l’agriculteur s’exprime à l’hectare.valeur MS d’une boue liquide à 6 % MS : environ 300 F/t MS (18.rotation (4 ans). sachant qu’une tonne brute de boues chaulées apporte 70 kg CaO et que 1 600 kg de CaO sont nécessaires sur 4 ans pour des sols acides. que sur un déterminant économique strict. exprimée à la t MS : .valeur MS d’une boue liquide à 3 % MS : environ 170 F/t MS (5 F/m3) . si possible en se basant sur des produits de même efficacité amendante (intérêt de connaître l’indice de stabilité biologique et de la cinétique de minéralisation de l’azote : tests en cours de normalisation). cette économie est de 234 F/ha/an en moyenne. Fermer X . de même ordre de coûts que les filières d’élimination. le choix d’une filière épandage est d’abord avantageux pour la collectivité : différence d’un facteur 3 à 10 entre l’intérêt pour l’agriculteur et l’intérêt de la collectivité. selon leur biodisponibilité (?).2 F/m3) . Sur un strict plan économique. L’économie par an peut ainsi représenter 700 à 800 F/ha. le calcul de la valeur doit prendre comme référence le marché local des amendements (?) organiques. Le choix de telles options est alors davantage basé sur un contexte local particulier ou des considérations sociales et écologiques. des calculs identiques peuvent être réalisés. se situe entre 500 et 3 000 F/t MS (76. le bénéfice de l’agriculteur étant alors autant économique que technique.valeur MS d’une boue liquide à 25 % MS : environ 320 F/t MS (80 F/m3) Seuls les ordres de grandeur sont à considérer : 150 à 300 F/tMS (22.85 à 45. l’intérêt des filières d’épandage.

Colloïde : corps chimique capable de prendre l’état colloïdal.Amendement : “Matières fertilisantes apportées aux sols et dont la fonction principale est d’améliorer leurs propriétés physiques et/ou chimiques et/ou biologiques” (définition norme AFNOR U 42-041. • un amendement basique (chaux agricole par exemple) élève le pH du sol. Biodisponibilité : aptitude d’un élément à être absorbé par un être vivant (par exemple. . A la différence des virus. Elles constituent la forme la plus ancienne de cellule vivante. c’est-à-dire diminue son acidité (valeur neutralisante). lorsque ses molécules dispersées dans un solvant se regroupent en micelles portant des charges électriques de même signe . considérés comme appartenant à un règne autonome. seuls les nutriments biodisponibles peuvent servir à l’alimentation des plantes). Bactéries : micro-organismes constitués d’une seule cellule sans noyau individualisé (procaryotes). d’autres en parasites des plantes. des animaux ou de l’homme (elles se nourrissent aux dépens d’organismes vivants). ni animal. les bactéries possèdent à la fois de l’ADN et de l’ARN et sont capables de se reproduire de façon autonome par division cellulaire. • un amendement organique améliore l’aération et la cohésion du sol ainsi que sa capacité à retenir les éléments fertilisants. ni végétal. mars 1985). c’est-à-dire l’apparence de la colle ou de la gelée. Biodégradable : décomposable par l’action d’organismes vivants. De nombreuses bactéries vivent en saprophytes (elles se nourrissent de cadavres animaux ou végétaux). la substance est alors incapable de traverser une membrane semi-perméable.

matériau. et plus généralement tout rejet liquide véhiculant une certaine charge polluante (dissoute.Composé-trace organique ou CTO : composés chimiques moléculaires issus de substances chimiques principales (exemples : pesticides. Effet œstrogénique : effet semblable à celui des hormones œstrogènes responsables chez les femelles des mammifères des manifestations de l’œstrus au moment de l’ovulation (développement du corps jaune. produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon". Ecosystème : unité écologique de base englobant tous les éléments d’un milieu (?) donné ainsi que les relations des organismes animaux et végétaux entre eux et avec les autres éléments du milieu considéré (par exemple. Décantation : séparation obtenue en laissant se déposer. écosystème montagnard. Ecotoxicologie : étude des conséquences toxiques différées de la contamination de l’environnement par des substances chimiques persistantes. épaississement et sur-irrigation sanguine de la paroi de l’utérus. colloïdale ou particulaire). détergents) ou de la dégradation de ces substances.…). Déchet : Au sens de la loi de 1975 : "tout résidu d’un processus de production de transformation ou d’utilisation. toute substance. et présents en quantité infinitésimale dans un milieu. sous l’effet de la gravité et de l’absence de mouvement ou de la réduction de vitesse. hydrocarbures. aptitude à la fécondation. On parle . Le terme désigne également les déjections animales (“effluents d’élevage”). un solide ou un liquide en suspension au sein d’un autre liquide de densité inférieure. Effluent : terme générique désignant une eau usée urbaine ou industrielle. écosystème aquatique.…).

.6 kg de DBO5/an. provoquant un développement surabondant de biomasse végétale dont la décomposition ultérieure consomme. (DBO5 : Demande Biochimique en Oxygène en 5 jours). Émissaire : canalisation d’eaux usées qui relie directement une agglomération au lieu de traitement ou de rejet Engrais : “Matières fertilisantes dont la fonction principale est d’apporter aux plantes des éléments (ou nutriments) directement utiles à leur nutrition” (définition AFNOR. Fermentescible : dont la composition favorise le développement des fermentations. : unité de mesure représentant la quantité de pollution émise en un jour par une personne.aussi d’effluents gazeux. norme U 42-041). l’oxygène dissous dans l’eau et réduit la biodiversité du milieu aquatique. formés des résidus de la digestion. Eutrophisation : enrichissement excessif d’un milieu aquatique (notamment si les eaux sont stagnantes ou à circulation réduite) en éléments nutritifs ou en matières organiques. en partie ou en totalité. Équivalent-habitant E. Fèces : excréments solides de l’homme. des bactéries ou des moisissures). 1 E. = 60 g de DBO5/jour ou 21. Fermentation : transformation de substances organiques par l’action d’enzymes produits par des micro-organismes (le plus souvent des levures.H. Elément-trace métallique ou ETM : métal ou métalloïde présent en quantité infinitésimale dans un milieu.H.

la nutrition des végétaux ainsi que les propriétés physiques et chimiques et l’activité biologique des sols ” (Définition AFNOR. c’est-à-dire incapable de produire une réaction chimique lorsqu’il rentre en contact avec un autre corps. sont facilement extraites par cette méthode. On lui préfère l’expression “éléments-traces”. Ce vocable ambigu est désormais abandonné. par exemple. Hygiénisation : traitement par des procédés physiques ou chimiques. Inertage : traitement visant à rendre un produit inerte. mars 1985). séparément ou simultanément. norme U 42-041. c’est-à-dire d’agréger sous forme de flocons. Matière organique colloïdale : matière organique dispersée dans l’eau sous forme de molécules agglomérées prenant l’apparence d’un gel et les rendant incapables de traverser une membrane semi-perméable. Matière fertilisante : “toute matière dont l’emploi est destiné à entretenir ou améliorer. Métaux lourds : terme générique désignant indistinctement des métaux et métalloïdes réputés toxiques. . qui réduit à un niveau non détectable la présence de tous les micro-organismes pathogènes dans un milieu (arrêté du 8 janvier 1998 sur l’épandage des boues d’épuration. Flottation : méthode de séparation qui met à profit la différence de densité entre un liquide dans lequel on injecte de fines bulles d’air et une matière capable de fixer ces bulles pour venir flotter en surface : les graisses. Le terme inertage s’applique notamment au traitement des déchets avant mise en décharge.Floculant : substance qui a la propriété de floculer. des particules de colloïdes en suspension dans un solvant. articles 12 et 16).

MES (ou M.S) : Matières Volatiles en Suspension : fraction organique des MES. Phtalates : sels de l’acide phtalique (dérivé du naphtalène. Protozoaires : êtres vivants unicellulaires. un des plus connus. etc. Nutriment : substance alimentaire qui peut être assimilée directement et totalement par un être vivant (par exemple : sels minéraux pour les plantes). indispensable en très faible quantité dans le métabolisme des êtres vivants (végétaux ou animaux). des conditions physiques. des êtres vivants. . L’amibe. appartenant au règne animal. milieu aquatique. Oligo-élément : élément chimique. soit par déformation et érosion des couches profondes de l’écorce terrestre (roches plutoniques). MVS (ou M. bactérie. champignon.). ver) capable de provoquer une maladie chez l’homme ou les animaux au-delà d’une dose infectante ou infectieuse donnée.E. métal ou métalloïde. Milieu : ensemble des objets matériels. à noyau individualisé (eucaryotes). et doués de mouvements pendant tout ou partie de leur existence. protozoaire. soit par éruption (roches éruptives). chimiques et climatiques qui entourent et influencent un être vivant (milieu naturel. Roches magmatiques : ce sont des roches originaires du magma présent à l’intérieur de la terre et venues en surface. peut être parasite de l’homme. hydrocarbure aromatique de formule C10H8) utilisés dans les matières plastiques. milieu terrestre.Micro-organisme pathogène : microorganisme (virus.V.S) : Matières En Suspension : ensemble des matières solides contenues dans une eau usée et pouvant être retenues par filtration ou centrifugation.

. les plus légers ayant tendance à flotter à la surface. de dépôts d’origines diverses : produits d’altération d’autres roches par l’érosion (argile.…). Rémanence : persistance d’un composé ou d’une molécule organique dans un sol.Roches sédimentaires : roches formées par la transformation.…) ou par l’effet de catastrophes naturelles. les plus lourds ayant tendance à se déposer en dessous de ceux de moindre densité. au cours du temps. ou à être moins entraînés par le courant du liquide. pétrole) ou cendres volcaniques (pyroclastites). composés d’origine biochimique (charbon. généralement au sein d’un liquide. ne pouvant vivre et se multiplier qu’en parasitant les cellules d’un autre organisme vivant (parasite obligatoire). roches ayant (à l’exception des basaltes alcalins) des teneurs en silice supérieures à 45 %. Virus : micro-organisme constitué essentiellement de protéines et d’un seul type d’acide nucléique (ADN ou ARN). Roches ultrabasiques : ce sont des roches magmatiques (?) venues en surface lors d’éruptions volcaniques et formées par cristallisation du magma liquide ou pâteux. effets et remèdes). Végétalisation : opération permettant à des espèces introduites ou naturellement présentes dans le milieu de reconquérir rapidement des terrains dénudés par l’action de l’homme (chantier. Elles sont majoritairement constituées par les basaltes et les andésites. calcaire. grès. aménagement. Toxicologie : étude des poisons ou toxiques (détection. Séparation gravitaire : méthode de tri qui met en jeu l’effet de la gravitation sur des matériaux de densité différente. poudingues.

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