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Une station d’épuration est installée généralement à l’extrémité d’un réseau de

collecte, sur l’émissaire (?) principal, juste en amont de la sortie des eaux vers
le milieu (?) naturel.
Elle rassemble une succession de dispositifs, empruntés tour à tour par les eaux
usées. Chaque dispositif est conçu pour extraire au fur et à mesure les
différents polluants contenus dans les eaux.
La succession des dispositifs est bien entendu calculée en fonction de la nature
des eaux usées recueillies sur le réseau et des types de pollutions à traiter.

50 % des stations de
plus de 10 000
équivalent-habitants
sont construites selon
ce procédé en France.
• Les prétraitements

Les dispositifs de prétraitement sont présents dans toutes les stations


d’épuration, quels que soient les procédés mis en œuvre à l’aval.

Ils ont pour but d’éliminer les éléments solides ou particulaires les plus
grossiers, susceptibles de gêner les traitements ultérieurs ou d’endommager les
équipements : déchets (?) volumineux (dégrillage), sables (dessablage) et corps
gras (dégraissage – déshuilage).

Le dégrillage consiste à faire passer les eaux usées au travers d’une grille dont
les barreaux, plus ou moins espacés, retiennent les éléments les plus grossiers.
Après nettoyage des grilles par des moyens mécaniques, manuels ou
automatiques, les déchets sont évacués avec les ordures ménagères. Le
tamisage, qui utilise des grilles de plus faible espacement, peut parfois
compléter cette phase du prétraitement.

Le dessablage et le déshuilage-dégraissage consistent ensuite à faire passer


l’eau dans des bassins où la réduction de vitesse d’écoulement fait se déposer
les sables et flotter les graisses. L’injection des microbulles d’air permet
d’accélérer la flottation des graisses. Les sables sont récupérés par pompage
alors que les graisses sont raclées en surface.
On enlève ainsi de l’eau les éléments grossiers et les sables de dimension
supérieure à 200 microns ainsi que 80 à 90 % des graisses et matières flottantes
(soit 30 à 40 % des graisses totales).

• Les traitements primaires et physico-chimiques

Après les prétraitements, il reste dans l’eau une charge polluante dissoute et
des matières en suspension.

Les traitements primaires ne portent que sur les matières particulaires


décantables.

Les traitements physico-chimiques permettent d’agglomérer ces particules par


adjonction d’agents coagulants et floculants (?) (sels de fer ou d’alumine,
chaux...). Les amas de particules ainsi formés, ou “flocs”, peuvent être séparés
de l’eau par décantation (?) ou par flottation (?).

Les stations physico-chimiques (environ une centaine d'unités en France),


sont adaptées aux contextes touristiques saisonniers où les variations de charge
peuvent être très brutales sur une courte période.
Ces traitements (qui ne s’imposent que dans certaines filières de traitement)
permettent d’enlever jusqu’à 90 % des matières en suspension. La pollution
dissoute n’est que très partiellement traitée.

• Les traitements biologiques


Ces traitements sont indispensables pour extraire des eaux usées les polluants
dissous, essentiellement les matières organiques.

Ils utilisent l’action de micro-organismes capables d’absorber ces matières.

La sélection naturelle des espèces et leur concentration dans un bassin permet


d’accélérer et de contrôler un phénomène qui se produit communément en
milieu (?) naturel.
Dans le cas des eaux usées urbaines, on favorise le développement de
bactéries (?) aérobies, c’est-à-dire, qui utilisent l’oxygène pour se développer.
Les procédés biologiques extensifs : le lagunage naturel Les lagunes présentent
Les lagunes sont constituées de plans d’eau peu profonds, en général au l’inconvénient
nombre de trois. L’apport d’oxygène naturel, par échange avec l’atmosphère d’occuper des surfaces
ou par photosynthèse des algues de surface, peut être complété très importantes et
exceptionnellement par des aérateurs pour stimuler l’activité biologique et d’avoir des
diminuer les surfaces. performances très
variables en fonction
Les bassins de traitement des eaux brutes éliminent essentiellement les des conditions
polluants carbonés. Les bassins suivants, dits d’affinage (eau déjà traitée), climatiques. Elles ont
peuvent en outre permettre l’élimination des contaminants biologiques par l’avantage d’être
l’action du rayonnement solaire. rustiques et peu
coûteuses en
Le lagunage est en fort développement en France dans les petites communes fonctionnement, et de
rurales, en raison de sa rusticité et de performances d'épuration honorables. s’intégrer assez
En 1992, on dénombrait plus de 2 000 installations de lagunage, généralement harmonieusement dans
de taille inférieure à 2 000 équivalent-habitants (?). Elles tendent à remplacer le paysage.
les « décanteurs-digesteurs » aux performances épuratoires médiocres au
regard des nouvelles valeurs de rejets demandées.
Le procédé de lagunage convient moins bien aux communes plus grandes en
raison de surfaces de bassin très importantes dans ce cas (emprise au sol :
15 m2/habitant).

Les procédés biologiques à cultures libres : les “boues activées”


Dans ces procédés, les bactéries se développent dans des bassins alimentés
d’une part en eaux usées à traiter et d’autre part en oxygène par des apports
d’air. Les bactéries, en suspension dans l’eau des bassins, sont donc en contact
permanent avec les matières polluantes dont elles se nourrissent et avec
l’oxygène nécessaire à leur assimilation.
Les procédés "boues
Les principes de fonctionnement diffèrent suivant que l’objectif est de traiter le activés" sont les plus
carbone ou le carbone et l’azote et/ou le phosphore : en pratique, il s’agit de répandus en France.
permettre la sélection des espèces de bactéries capables soit de transformer le
carbone en CO2, soit de transformer l’azote en nitrates puis les nitrates en azote
gaz (N2), soit de stocker le phosphore.
Dans tous les cas, la séparation de l’eau traitée et de la masse des bactéries (que
l’on appelle « boues ») se fait dans un ouvrage spécifique appelé
"clarificateur".
Pour conserver un stock constant et suffisant de bactéries dans le bassin de
boues activées, une grande partie des boues extraites du clarificateur est
renvoyée dans le bassin.
Une petite partie de ces boues, correspondant à l’augmentation du stock
pendant une période donnée, est évacuée du circuit des bassins d’aération et
dirigée vers les unités de traitement des boues : cette fraction des boues
constitue les « boues en excès ». La plupart des stations d’épuration
municipales françaises fonctionnent selon ce principe.
Les procédés biologiques à cultures fixées :
les biofiltres et les lits bactériens L’avantage des
Le principe de ces procédés consiste à faire percoler l’eau à traiter à travers un biofiltres est de
matériau sur lequel se développent les bactéries (?) qui constituent alors un pouvoir traiter les
biofilm sur ce support. matières polluantes
carbonées et
Le type de matériau varie suivant les procédés : éventuellement
• les lits bactériens utilisent des galets ou des supports alvéolaires, azotées, dans un
• les biofiltres utilisent des matériaux de plus petite taille : des argiles cuites, volume beaucoup plus
des schistes, du polystyrène, des graviers ou des sables. faible que dans le cas
de procédés à cultures
Les biofiltres permettent généralement des traitements plus intensifs et plus libres, avec des
poussés que les lits bactériens classiques, plus rustiques dans leur conception et rendements similaires.
dans leur exploitation. Mais les biofiltres sont
plus coûteux en
• La mesure des performances de l’épuration investissement et plus
délicats en
Pour comparer les teneurs en polluants des eaux usées et des eaux épurées, on fonctionnement.
utilise plusieurs indicateurs :

Unités
• Les matières en suspension
(MES) : matières minérales ou mg/l
organiques non dissoutes
• Les matières organiques
présentes sous forme particulaire
et dissoute.
On les mesure indirectement par :
- la demande biochimique en
mg O2/l
oxygène (DBO)
- la demande chimique en oxygène
mg O2/l
(DCO)
- l’azote et le phosphore mg N ou mg P/l
nombre/ml ou
• les contaminants biologiques : npp ou nppuc
bactéries, virus (?), parasites (nombre le plus probable
d’unités cytopathiques)
• La conséquence de l’assainissement des eaux usées :
la production de boues d’épuration

Le traitement des eaux usées en station d'épuration produit une eau épurée,
rejetée dans le milieu (?) naturel, et un concentrat désigné sous le terme de
"boues" ou "boues résiduaires".

Les boues physico-chimiques sont produites dans les stations physico-


chimiques. Les floculants minéraux ajoutés participent pour une part
importante à la quantité de boues produites.

Les boues dites primaires résultent de la simple décantation des matières en


suspension contenues dans les eaux usées brutes. Elle ne sont pas stabilisées.
Les stations ne traitant que la pollution particulaire sont de plus en plus rares
en France, ou alors associées à des filières complémentaires de traitement.

Les boues secondaires sont formées à partir de la charge polluante dissoute


utilisée par les cultures bactériennes libres ou fixées en présence d'oxygène
(aération de surface ou insufflation d'air).

Dans le cas où il existe des boues primaires et des boues secondaires, elles
forment des boues "mixtes" fraîches qui vont subir un traitement de
stabilisation biologique.
Dans le cas où il n'existe pas de décantation primaire (boues activées en
aération prolongée, cas fréquents en France), la stabilisation aérobie se fait par
séjour prolongé dans les ouvrages épuratoires.

Les lagunes produisent des "boues de lagunage". Les boues s'accumulant peu
à peu au fond des bassins sont curées annuellement, ou tous les deux ans, dans
la première zone d'accumulation des dépôts, et une fois tous les cinq ou dix ans
pour les autres bassins.

• Désignation des différentes stations d’épuration

Dans le langage courant, l’appellation des stations d’épuration est basée sur la
spécificité dominante ou l’originalité des procédés épuratoires mis en œuvre :

• Stations primaires
• Stations physico-chimiques
• Stations boues activées
• Stations lits bactériens
• Lagunage naturel

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Avec le développement de l’urbanisation et de l’industrialisation,
ainsi que l’évolution des modes de consommation, les rejets
d’eaux dites “usées” ont considérablement évolué en quantité et en
qualité. Les rejets domestiques simples se sont enrichis de produits
plus complexes (lessives…) et les réseaux d’assainissement
recueillent des rejets industriels, commerciaux ou artisanaux aux
caractéristiques très diverses. Les eaux de pluies, lessivant des
surfaces croissantes de bitume et de toitures, se chargent en
produits minéraux et organiques et augmentent d’autant le flux
polluant à traiter. Lorsque les eaux usées ne sont pas traitées, les
cours d’eau sont dépassés dans leur capacité naturelle d'épuration
et se retrouvent pollués.

Le traitement ou l’épuration des eaux usées a donc pour objectif de


réduire la charge polluante qu’elles véhiculent afin de rendre au
milieu (?) aquatique une eau de qualité, respectueuse des
équilibres naturels et de ses usages futurs (pêche, loisir,
alimentation, utilisation agricole ou industrielle, etc.).

L’organisation générale de l’assainissement a donc évolué pour


récupérer et traiter les eaux usées et, dans certains cas, les eaux
pluviales.
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Depuis la loi sur l’eau du 3 janvier 1992, tout immeuble doit être
raccordé à un système d’assainissement. Le but d’un tel système
est de regrouper les eaux usées, puis de les épurer par traitement,
avant de les rejeter dans le milieu (?) naturel.

CYCLE DE L'EAU EN VILLE


L'eau est captée, puis potabilisée si nécessaire, avant d'être
distribuée.
Ensuite, les eaux usées sont collectées puis traitées en station
d'épuration. Les eaux épurées sont rendues au milieu naturel.
Selon la nature de l’habitat et le choix de la collectivité, on
distingue deux grands types d’assainissement :

l’assainissement non collectif (individuel ou autonome)

En zone d’habitat dispersé, des systèmes d’assainissement sont


mis en place pour chaque habitation (assainissement individuel) ou
pour un petit groupe d’habitations (assainissement autonome). Un
zonage délimite les zones d’assainissement autonome. Si la mise
en œuvre des travaux relève des particuliers, la commune est
cependant obligée d’en assurer le contrôle. Si elle le souhaite, elle
peut également prendre en charge l’entretien, avec évidemment
une contre-partie financière des particuliers concernés.

L’assainissement collectif

En zone urbaine ou d’habitats regroupés, les eaux usées, collectées


dans un réseau d’assainissement sont traitées en station
d’épuration.

• le réseau de collecte des eaux usées

Les réseaux de collecte ou “égouts” ont pour fonction de recueillir


les eaux usées de toutes origines et de les acheminer vers les
stations d’épuration. Il en existe deux types :

- le réseau unitaire reçoit, en mélange, les eaux usées et les eaux


pluviales. C’est celui qui équipe la plupart des centres villes ;
- le réseau séparatif, plus récent, est composé de deux collecteurs
séparés, un pour les eaux usées, un autre pour les eaux pluviales ;

La loi sur l’eau a renforcé la responsabilité des communes sur la


création, l’entretien et la surveillance des réseaux
d’assainissement.

La police des réseaux fait partie des responsabilités du maire :

- un règlement d’assainissement doit être rédigé ;


- tout raccordement non domestique doit préalablement être
autorisé par la commune, celle-ci n’étant pas obligée de traiter les
eaux usées non domestiques. L’autorisation fixe les
caractéristiques que doivent présenter les eaux usées non
domestiques admises dans le réseau collectif. Une surveillance du
respect des prescriptions de l’autorisation de raccordement doit
être mise en place.
• les traitements d’épuration des eaux usées

Ils sont réalisés dans les stations d’épuration. On y dégrade et


sépare les polluants de l’eau (particules et susbtances dissoutes)
par des procédés physiques, chimiques et biologiques, pour ne
restituer au milieu aquatique qu’une eau de qualité suffisante au
regard de la capacité d’accueil du milieu récepteur.

Les procédés mis en œuvre sont multiples : ils reposent sur le D’ici à la fin de 2005,
principe de la séparation gravitaire (?) entre l’eau et les particules dans toutes les
polluantes. Pour éliminer les substances dissoutes, une biomasse agglomérations de plus
animale microbienne les transforme, croît, puis s’agglomère en de 2000 habitants, les
flocs (ou amas), qu’il est alors possible de séparer de l’eau par eaux usées devront être
gravité, flottation ou plus rarement par filtration. traitées dans des
stations d’épuration.
Cette obligation
découle de la Directive
européenne “eaux
usées” du 21 mai 1991,
transcrite en droit
français par la loi sur
l’eau de 1992 et son
décret d’application du
3 juin 1994.

Dans les stations d'épuration biologiques, une quantité et une


variété impressionnante de micro-organismes spécialisés
participent à la dépollution des eaux usées : les "biomasses
épuratrices". Elles appartiennent essentiellement au règne animal.
Outre de nombreuses bactéries, on trouve par exemple des
héliozoaires (en haut à droite) ou différentes espèces de vorticelles
(en bas).

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L’entretien des réseaux de collecte et les traitements en stations
d’épuration génèrent plusieurs sortes de sous-produits.

• Les sous-produits des réseaux :

Les matières de curage des réseaux d’assainissement sont des


graviers, des sables, des matières organiques et des détritus divers
qui s’accumulent dans les réseaux à tous les endroits où la vitesse
d’écoulement des eaux est ralentie. Pour la région parisienne, cela
représente plus de 100 000 m3/an de boues de curage. En
moyenne, les boues de curage représentent 18 kg/habitant/an de
matières brutes (données AGHTM).

Les graisses des bacs à graisses des artisans, restaurateurs,


cantines, industriels, …

• Les sous-produits des stations d’épuration :

Les refus de dégrillage : ce sont des déchets (?) solides de toute


nature : bouts de bois, boîtes de conserve, flacons en plastique, La réglementation
feuilles, etc. française impose de
traiter, d’utiliser ou
Les matières de dessablage : récupérées au niveau des pré- d’éliminer les sous-
traitements (sable, graviers, ou particules lourdes) en quantité produits de
importante (à l’échelle d’une agglomération comme Bordeaux, les l’assainissement.
sables issus du nettoyage de la voirie et du système Elle fixe les
d’assainissement représentent une masse de 30 000 t/an). obligations et les
responsabilités des
Les matières grasses de dégraissage-déshuilage récupérées par différents acteurs dans
flottation (?). ces domaines, ainsi
que les mécanismes de
Les boues : elles sont principalement constituées de particules financement de ces
solides non retenues par les pré-traitements en amont de la station activités qui peuvent
d’épuration, des matières organiques non dégradées, des matières s’avérer parfois très
minérales et des micro-organismes (bactéries dégradatives pour coûteuses.
l’essentiel). Elles se présentent sous forme d’une «soupe épaisse»
qui subit ensuite des traitements visant en particulier à réduire leur
teneur en eau.
La quantité moyenne produite en France est de 15 kg de matière
sèche/habitant/an (variation 10 à 25 kg/hab./an).

Les gaz : gaz carbonique et azote notamment, lesquels retournent


à l’atmosphère.

Seules les boues d’épuration peuvent faire l’objet d’un


recyclage en agriculture.
Encore faut-il qu’elles répondent à une qualité et à des règles
précises, détaillées dans ce dossier (voir chapitre 3 page 30,
chapitre 4 page 33, et fiche 4.2). Les autres sous-produits de
l’assainissement sont éliminés dans le circuit des déchets
municipaux. Les produits minéraux de curage et de dessablage
peuvent être valorisés en remblais, sous réserve d’un nettoyage-
calibrage. Les déchets graisseux sont incinérables ou
biodégradables (?).

La qualité des eaux usées détermine directement la qualité des


boues d’épuration produites, notamment leur teneur en éléments-
traces (?).
Aussi une police des réseaux efficace est-elle de la plus haute
importance pour prévenir les rejets de substances chimiques
contaminantes dans les égouts, si la municipalité fait le choix
d’une filière de recyclage agricole pour ses boues d’épuration.

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• Origine des boues :

Selon le type de traitement des eaux usées, une station d’épuration


peut produire, à l’origine, trois grandes catégories de boues :

Boues de traitement primaire : elles sont produites par une


simple décantation des matières en suspension (MES) contenues
dans les eaux usées. 70 % des MES peuvent ainsi être retenues.
Avec l’évolution de la conception des stations, ce type de boues
est en train de diminuer.

Boues de traitement physico-chimiques : variante du type


précédent, les matières organiques particulaires ou colloïdales (?)
contenues dans les eaux usées sont agglomérées par addition d’un
réactif coagulant (sels de fer ou d’aluminium). 90 % des MES
peuvent ainsi être captées. Séparées par décantation, les boues
obtenues renferment une partie importante de sels minéraux issus
des eaux brutes et de l’agent coagulant. Les boues physico-
chimiques sont surtout produites dans des stations balnéaires ou
touristiques, aux variations de populations très grandes sur une
courte période

Boues de traitement biologique : ces boues sont essentiellement La majorité des


formées par les résidus de bactéries (?) “cultivées” dans les stations d’épuration
ouvrages d’épuration. Ces bactéries se sont nourries des matières françaises pratique le
organiques contenues dans les eaux usées et les ont digérées. traitement biologique
des eaux usées.
Pour maintenir l’activité biologique de la station à un bon niveau,
une partie de la masse des bactéries ou “biomasse en excès” doit
être prélevée soutirée régulièrement, entretenant ainsi la
dynamique de reproduction bactérienne.

• Traitement des boues : objectifs visés

Quel que soit le mode d'épuration des eaux usées, les boues sont
initialement constituées d’eau (99 %), de matière organique
fraîche, très fermentescible (?), et de matières minérales dissoutes
ou insolubles.

Selon l’utilisation qui doit en être faite, des traitements


complémentaires leurs sont appliqués :

- pour réduire leur teneur en eau : du simple épaississement par


gravité en passant par une déshydratation partielle (moins de 80 %
d’eau), jusqu’à un séchage presque total (5 à 10 % d’eau),
- pour stabiliser la matière organique, en diminuant sa
fermentescibilité pour réduire ou même supprimer les mauvaises
odeurs,
- pour les hygiéniser, si nécessaire, en détruisant les micro-
organismes pathogènes.

On produit ainsi toute une gamme de boues aux propriétés


diverses : boues épaissies, déshydratées, séchées, digérées,
chaulées, compostées, etc. Ces traitements influencent directement
les propriétés fertilisantes des boues.

Epaississement
des boues par
une table
d'égouttage
installée au
sommet d'un
silo.
On obtient des
boues liquides
épaissies (5 à
7 % M.S).

Déshydratation
des boues par
filtre à bande.
Siccité
obtenue : entre
16 et 22 %.
Déshydratation
des boues par
centrifugation.

Déshydratation
des boues
suivie d'un
malaxage à la
chaux vive.
Le chaulage
permet une
hygiénisation
des boues par
montée du pH,
selon la dose
de chaux
incorporée.

En conséquence, il est de la plus haute importance de choisir le Un comité technique


mode de traitement des boues également en fonction des (TC) du Comité
débouchés agronomiques identifiés dans le secteur géographique Européen de
proche de la station d’épuration. Normalisation (CEN),
dédié spécifiquement
Une logique assez similaire prévaut pour les autres voies aux boues d’épuration
d’élimination. Si la boue doit être incinérée, mieux vaut qu’elle (libellé CEN TC 308),
soit la plus déshydratée et la plus organique possible : la capacité à travaille notamment
brûler (ou PCI) est alors maximisée. Si la boue doit aller en sur un guide de bonnes
décharge, sa fermentescibilité doit être réduite et se présenter sous pratiques, insistant sur
forme déshydratée (30 % de matière sèche au minimum) ; par la cohérence à
exemple, les boues pourront être fortement chaulées, ou même respecter entre
incinérées préalablement, pour ne plus avoir à enfouir que des production de boue et
cendres, après conditionnement ultime si nécessaire. élimination, incluant
les débouchés
agronomiques.

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• Les principaux types de boues proposés à l’épandage en
agriculture

En simplifiant les choses, quatre grands types de boues sont


recyclés en agriculture.
Le classement se réfère à leur état physique ou à leur mode de
stabilisation :

Les boues liquides : cas des petites stations en zones rurales ou


péri-urbaines (environ 15 % des tonnages de matières sèches (MS)
de boues). Ces boues se stockent et se manipulent à la façon des
lisiers de porcs ou de bovins,
Matière sèche (MS) et
matière brute (MB) :

Epandage de Les professionnels


boues liquides expriment usuellement
à l’aide d’une les tonnages de boues
rampe adaptée d'épuration en MS. Les
sur une tonne à volumes bruts
lisier. intègrent la teneur en
eau. Par exemple, une
station qui produit
100 t MS/an de boues
d'épuration génère les
Les boues pâteuses : cas des stations de taille moyenne. Ce type volumes suivants de
de boues (environ 35 % des tonnages MS) est difficile à manipuler boues :
et à stocker. Surtout, il favorise les fermentations (?) anaérobies
(d’où un problème d’odeurs). On applique de plus en plus à ces - 2000 m3 de boues
boues un traitement complémentaire à la chaux ou par brutes à 5% de MS
compostage, - ou 500 m3 de boues
brutes à 20% de MS
Les boues chaulées : cas des stations de moyenne ou de grande - ou 130 m3 de boues
taille. Selon le procédé utilisé et la dose de chaux incorporée, ces brutes à 95% de MS.
boues sont de consistance pâteuse ou solide. Ce type de boues est
fréquent en France (environ 30 % des tonnages MS de boues sont En conséquence, si les
chaulées),
Boues pâteuses
chaulées en
stockage
provisoire au
bord du
champ.
boues liquides ne
représentent que 15%
du tonnage national
MS, elles pèsent
néanmoins pour plus
Les boues compostées : cas des stations de taille moyenne en
de 40% du tonnage
général. Cette filière est encore peu développée en France (2 %
national brut.
des tonnages MS de boues), car coûteuse, mais devrait prendre de
l’essor, notamment en zone méditerranéenne.

Compostage de
boues en cellules
compartimentées
ventilées.

Enfin, à ces quatre types principaux, on doit rajouter les boues


séchées, très peu fréquentes en France actuellement (3 à 4 stations
d’épuration), mais qui pourraient représenter une filière d’avenir
pour les grandes stations d’épuration. Les coûts élevés en
investissement, énergie et maintenance, sont compétitifs si les
tonnages traités sont eux-mêmes importants.
Certains procédés particuliers peuvent donner des boues solides
non chaulées (filtre-presse, conditionnement thermique). Ils
concernent des stations peu nombreuses mais de grande taille (15
% de la production nationale MS).

• Statistiques sur la production de boues d’épuration

Perspectives d’évolution
Fin 2000, la France produit 850 000 tonnes de matières sèches (t
MS) de boues d’épuration municipales, soit environ 9 millions de
tonnes brutes (tous types de boues confondus). Ces chiffres
souffrent d’une certaine imprécision, liée aux imperfections du
système statistique national, mais constituent des ordres de
grandeur généralement acceptés.

Les projections d’évolution de la production de boues d’épuration


sont directement fonction des progrès du système national
d’assainissement des eaux usées (collecte et traitement). Dans le
rapport présenté à la Commission Européenne, en application de la
Directive Eaux usées de 1991, la France a annoncé, sur la période
1992 - 2005, une augmentation de 26 % de la capacité des
systèmes de collecte, et de 72 % de la capacité des stations
d’épuration, ce qui constitue un effort d’investissement
particulièrement important de la part des collectivités.

Concrètement, si le taux de dépollution (part de la pollution traitée


sur la pollution émise) passe de 49 % actuellement, à 65 % à
l’horizon 2005 (objectif fixé par les pouvoirs publics), la
production de boues d’épuration pourrait atteindre, à cette date, 1
100 000 t MS, soit une augmentation de 30 %.

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Les boues d’épuration sont composées essentiellement d’eau, de


matière organique et de matières minérales.

L’effet de ces composants est très différent selon le milieu (?) qui
les reçoit :
- polluant lorsqu’ils viennent perturber l’équilibre d’un cours
d’eau ou d’un sol qui est incapable de les digérer,

- fertilisant si on les incorpore au sol, en quantité et en qualité


appropriées, car ils constituent alors des ressources nutritionnelles
pour les cultures. Ils peuvent aussi améliorer les
caractéristiques du sol, notamment dans le cas des boues
chaulées ou compostées.

En effet, les micro-organismes qui abondent dans le sol se


nourrissent des matières organiques apportées par les boues. De ce
fait, ils en transforment progressivement une partie en éléments
minéraux disponibles pour les plantes. Une autre partie, plus ou
moins importante selon le type de boues, est incorporée au sol et
contribue à l’entretien d’une structure favorable au développement
des racines.

Fertilisant ou polluant ?
L’azote (N) est un élément essentiel à la production végétale.
Dans le sol, les plantes l’absorbent sous forme de nitrates (NO3-).
Si l’azote est apporté en excès par rapport au besoin des plantes,
il est alors lessivé par les pluies et participe à la pollution nitrique
des eaux de surface ou souterraines.

L’épandage agricole de boues d’épuration est donc doublement


utile :

- d’une part il apporte à l’agriculteur des moyens efficaces, et la


plupart du temps gratuits, pour entretenir la fertilité de sa terre et
pour nourrir ses cultures.
En effet, pour que les plantes soient capables de fabriquer leurs
aliments à partir du gaz carbonique et de l’oxygène de l’air par le
mécanisme de la photosynthèse, elles doivent prélever dans le sol
d’autres matières premières indispensables : ce sont les
nutriments (?), constitués essentiellement par l’azote, le
phosphore, le potassium et divers oligo-éléments (?). Transformés
en matière végétale, ces éléments sont « exportés » au moment de
la récolte. Il faut donc trouver un moyen de les restituer au sol
pour éviter son appauvrissement : c’est le but de la fertilisation,

- d’autre part, il permet de compléter le travail d’épuration des


stations en digérant la matière organique et en détruisant les
micro-organismes pathogènes (?) contenus dans les boues,
susceptibles de provoquer des maladies chez l'homme et l'animal.
Le sol est en effet un milieu très défavorable à ces micro-
organismes, assez rapidement détruits par les conditions physico-
chimiques régnantes - en surface notamment (action du soleil :
UV, sécheresse) - et par la concurrence des autres micro-
organismes naturellement présents dans le sol (après
enfouissement).

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A leur sortie de la station d’épuration, les boues n’ont pas de


valeur marchande. Elles constituent un déchet (?) dont il faut
assumer les coûts (stockage, transport, traitement…), très variables
selon la destination envisagée.
Ces coûts peuvent être élevés et sans contre-partie dans le cas
d’une incinération, même si une valorisation énergétique est
recherchée.
Ils restent modérés dans le cas de l’épandage agricole : environ
160 F par tonne de boues brutes épandue, soit 1 200 F/t MS.
Ces coûts sont fonction de la taille de la station (voir "En savoir
plus" ci-contre), et n'intègrent pas les coûts de traitement en
station, communs aux filières d'élimination.

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L’épandage agricole des boues d’épuration s’inscrit dans la


logique du recyclage dans le milieu (?) naturel et de l’économie
des ressources non renouvelables.

En apportant des éléments fertilisants aux cultures, les boues


réduisent l’utilisation d’engrais (?) minéraux : elles diminuent
d’autant les prélèvements miniers (phosphore et potasse
notamment) ou la consommation d’énergie nécessaire à la
fabrication des engrais (azote).
La nature essentiellement organique de l’azote apporté par les
boues entraîne sa mise à disposition progressive pour les plantes,
par minéralisation, phénomène sous la dépendance des conditions
pédo-climatiques locales.

Enfin, l’épandage agricole évite le recours à des solutions


uniquement éliminatrices (incinération, mise en décharge) qui,
selon un audit comparatif de filière réalisé en 1999 par le cabinet
Arthur ANDERSEN pour les Agences de l’Eau, présentent des
impacts sur l’environnement plus défavorables que ceux de
l’épandage. Toutefois, le recyclage agricole ne dispense pas de
disposer de ces filières alternatives d’élimination en cas de non-
conformité temporaire des boues à l’épandage.

Qu’est-ce que
la « fertilisation raisonnée » ?

C’est connaître les potentialités du sol et du climat, et adapter


les apports en fertilisants selon les besoins des plantes, le
rendement réaliste escompté, et les fournitures du sol en
nutriments (richesse de la terre et arrière-effet des fumures des
années précédentes).

Dans ce cadre, un apport raisonné de boues repose sur :

1) une analyse de sol,


2) un calcul de fertilisation,
3) une analyse de boues,
4) un calcul de dose de boues à épandre.
Si nécessaire, un complément de fertilisation peut être prescrit.

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La mise en œuvre de
l’épandage agricole de Quel que soit le mode
boues d’épuration ne d'épandage pratiqué
concerne pas seulement par la station, les
l’agriculteur, mais aussi boues d'épurations
toute une chaîne sont, en général, mises
d’intervenants qui à la disposition de
comprend le producteur de l'agriculteur
boues (le gestionnaire de gratuitement.
la station d’épuration), le
transporteur,
éventuellement une
entreprise spécialisée dans
la réalisation technique de
l’épandage,…

A partir des années soixante-dix et tout au long des décennies


suivantes, les préconisations d’épandage se sont sans cesse
perfectionnées et précisées. Désormais, les procédures à respecter
sont définies par une législation spécifique dont la rigueur s’est
encore renforcée depuis 1997. Aujourd’hui l’épandage ne peut être
pratiqué qu’après avoir mis en place une planification globale, des
outils d’analyse et de prévision, des moyens de contrôle du respect
des bonnes pratiques et des résultats agronomiques.

Dans le cadre de la rédaction du programme prévisionnel


d’épandage (ou “plan d’épandage”) imposé par la réglementation,
les quantités de boues à épandre sont calculées en tenant compte
des besoins agronomiques énoncés par l’agriculteur en fonction de
sa culture, du type de sol, de l’état agronomique de sa parcelle
(sol, précédent cultural, etc.), et de la teneur de la boue en
éléments fertilisants (d’après l’analyse qui lui est fournie par le
producteur). Il doit aussi respecter des délais entre plusieurs
épandages successifs sur la même parcelle, des interdictions en
fonction de la saison, des conditions météorologiques, des cultures
pratiquées, etc.

Selon la taille de la station d’épuration qui lui fournit les boues,


l’agriculteur pourra pratiquer lui même l’épandage avec son
matériel propre (une tonne à lisier par exemple) ou bien bénéficier
du “rendu racine” : dans ce cas le producteur des boues réalisera
lui même l’épandage ou le fera réaliser par un entrepreneur
spécialisé, équipé de matériels spécifiques.
Pour de
nombreuses
petites stations
d’épuration
rurales,
proches des
exploitations
agricoles, on
pratique
l’épandage de
boues liquides
qui peut être
réalisé par
l’agriculteur
avec sa propre
tonne à lisier.

L'épandage
des boues
liquides peut
aussi se faire
avec des
rampes
équipées de
"pendillards" :
la boues peut
alors être
épandue sur
cultures en
places, dans
l'interligne,
sans salir les
plantes.

De plus en
plus, les boues
sont mises à
disposition des
agriculteurs
“rendu
racine”. Dans
ce cas, elles
sont épandues
par des
entreprises
spécialisées
équipées de
matériels
conçus pour
effectuer
l’opération
dans les
meilleures
conditions de
rapidité et
d’efficacité.

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La qualité des boues d’épuration est directement dépendante des efforts qui
sont faits en amont pour empêcher les rejets contaminants dans le réseau
d’égouts. Ensuite, il est trop tard : les boues ne pourront que capter ces
contaminants, sans véritablement les “traiter”.

• Les deux grands types de réseaux de collecte

Le réseau de collecte ou “égouts” a pour fonction de collecter les eaux usées et


de les amener à la station d’épuration, via des collecteurs. Ce transport se fait le
plus souvent par gravité, mais il peut aussi se faire par refoulement, mise sous
pression ou sous dépression.
Il existe deux types de réseaux de collecte :

Les réseaux unitaires (les plus anciens)


Dans les réseaux unitaires, eaux usées et eaux pluviales sont regroupées. Pour le flux pluvial, les
Ce système est le plus ancien et il équipe la plupart des centres villes solutions préventives
historiques. Il présente l’inconvénient de court-circuiter une partie de la charge visent à limiter les
polluante de la station d’épuration par temps de pluie. Les à-coups surfaces
hydrauliques liés aux flux d’eaux pluviales compliquent la bonne gestion de la imperméabilisées et le
station d’épuration et minorent ses performances épuratoires. Enfin, les eaux ruissellement des eaux
pluviales introduisent en station d’épuration une charge contaminante qui peut de pluie en favorisant
affecter la qualité des boues d’épuration (zinc, cadmium, plomb et HPA leur infiltration
notamment, liés au lessivage des chaussées). (chaussées drainantes,
fossés d’infiltration,
Les réseaux séparatifs (les plus récents) …).
Les eaux usées sont captées dans un réseau et les eaux pluviales dans un réseau
différent. En temps de pluie, les eaux usées ne risquent plus d’être court-
circuitées et vont toutes en station d’épuration. Surtout, l’avantage est de ne
pas introduire la charge contaminante minérale ou chimique du flux pluvial
dans la station d’épuration. Dans certaines situations où les eaux pluviales sont
très polluées, il faut prévoir un traitement, au minimum une décantation avant
rejet dans le milieu (?) aquatique récepteur. Ce système, potentiellement
intéressant pour la qualité des boues d’épuration, est donc plus coûteux (pose
de deux collecteurs au lieu d’un).
• La police des réseaux,
une responsabilité du maire de la commune

Le diagnostic d’assainissement
Le diagnostic est obligatoire (décret du 3 juin 1994) pour les agglomérations La police des réseaux
qui produisent une pollution organique supérieure à 120 kg/jour. Ce diagnostic est de la responsabilité
comporte “l’inventaire des industries et établissements raccordés, et la du maître d’ouvrage en
composition et le volume des principaux effluents”. charge du réseau de
collecte. En général, il
Le règlement d’assainissement s’agit du maire de la
La commune doit rédiger un règlement d’assainissement, outil d’orientation et commune, ou le cas
d’arbitrage, définissant les conditions de raccordement des usagers au réseau échéant du Président
d’assainissement et les relations existantes – ou à créer – entre l’exploitant de de l’organisme de
ce service et les usagers domestiques et industriels. coopération.

Pour les raccordements non domestiques, sont ainsi fixées : les valeurs-limites
de flux et de concentrations des composés acceptables, la liste des composés
indésirables, la procédure d’instruction des dossiers, etc.

L’autorisation de déversement
Toute demande de raccordement d’un effluent (?) non domestique fait l'objet
d'une étude de flux et de composition avant qu'une réponse positive ne soit
accordée, et concrétisée sous la forme d'une autorisation de déversement des
eaux industrielles. Les autorisations sont délivrées en fonction de la capacité du La commune a
système d’assainissement à collecter et à traiter les effluents. toujours le droit de
refuser le déversement
Cette autorisation, éventuellement complétée d’une convention de d’eaux industrielles car
déversement, doit définir l'admissibilité des effluents dans le réseau, compte- le raccordement des
tenu de ses caractéristiques. De façon explicite, l'arrêté (n° 1) du 22 décembre effluents non
1994 précise à l'article 23 que les effluents non domestiques raccordés au domestiques au réseau
réseau ne doivent pas contenir de "matières ou produits susceptibles de nuire à public n'est pas
la dévolution finale des boues produites". La réglementation des installations obligatoire,
classées précise les conditions de rejet dans le réseau collectif. conformément à
l'article L. 35-8 du
Moyens humains et financiers de la police des réseaux Code de la Santé
Le service d’assainissement doit être muni des moyens humains et financiers Publique.
suffisants pour accomplir ses missions. Pour être efficaces et respectées, les
conventions de déversement doivent faire l’objet de contrôles réguliers ou
inopinés assortis d’analyses. Le réseau lui-même doit faire l’objet d’un
entretien et d’une gestion. Par exemple, extraire les dépôts accumulés (boues
de curage) et les contaminants qu’ils fixent pour éviter qu’ils ne parviennent en
station d’épuration.
Tenue d’un inventaire des rejets non domestiques
Le “programme d’assainissement”, demandé par le décret du 3 juin 1994 pour En cas de
les communes de plus de 2 000 E.H., doit comporter “l’inventaire des contamination des
industries et établissements raccordés et la composition et le volume des boues, la base de
principaux effluents (?)”. Une véritable base de données peut ainsi être établie. données établie sur les
rejets non domestiques
Le système doit même devenir un outil dynamique de diagnostic des rejets doit permettre de
contaminants dans le réseau, en identifiant les principaux contaminants cerner puis de
chimiques émis par activités raccordées, voire en établissant une échelle de déterminer les activités
risques de rejets selon le type d’activité. Sur cette base, des programmes responsables.
prioritaires d’amélioration de la qualité des rejets peuvent être mis en œuvre.
L’indicateur de succès de tels programmes est la qualité des boues produites.
En cas de pollution observée dans le système de collecte, la station d’épuration
et le milieu naturel, l’exploitant identifie la nature des composés toxiques
rejetés et effectue une recherche systématique des origines possibles, puis tente
de cerner le responsable qui aura notamment à sa charge la réparation des
préjudices. L’identification d’un pollueur est d’autant plus difficile que le rejet
de substances toxiques est ponctuel. La prévention des risques est la meilleure
arme de l’exploitant.

• Prévenir les rejets industriels, artisanaux, commerciaux,


des professions de santé, etc.

Traitement des effluents en sites propres :


pas toujours possible, même si un gros effort a déjà été fait.
La plupart des sites industriels d’une certaine taille se sont désormais équipés
de leur propre station d’épuration. De nombreuses activités économiques ou
sociales, ne peuvent envisager de traiter, par elles-mêmes, leurs propres
effluents. La connection au réseau collectif est donc inévitable ; mais elle doit
s’accompagner d’un examen approfondi de la composition des rejets et des
solutions à envisager pour en réduire le volume et la nocivité éventuelle.

Technologies propres : un concept toujours adéquat Les agences de l’eau


La prévention des rejets contaminants repose sur l’utilisation de procédés subventionnent des
minimisant ou supprimant les effluents polluants dans le réseau programmes et
d’assainissement : c’est toute la logique du concept de « technologies propres opérations dans le
», déjà en vigueur dans les années 80, et qui continue d’être pleinement domaine des
pertinent. technologies propres.

Gestion des déchets toxiques en quantité dispersées (DTQD)


Les déchets (?) toxiques produits en quantités dispersées doivent faire l’objet
d’une collecte à ordonnancer dans un cadre interprofessionnel, pour éviter des
dépôts mal contrôlés ou des modes d’élimination non respectueux de
l’environnement. Des arrangements avec les déchetteries sont possibles pour
accueillir certains DTQD, mais doivent faire l’objet de dispositions techniques
et financières précises.
La marque RETOUR

L’ADEME attribue la marque RETOUR aux entreprises qui proposent une


reprise des produits usagés à leurs founisseurs, en accompagnement de la vente
d’un produit neuf. L’accès à la marque RETOUR est conditionné au respect
d’un cahier des charges. Cette marque s’applique à des solvants, produits
phytosanitaires, fluides frigorigènes, lubrifiants, etc.
La marque RETOUR n’est pas une marque de produit. Elle ne se substitue pas
à la marque NF Environnement.

• Faire les bons gestes pour préserver l’environnement

Particuliers : privilégier les éco-produits dans les actes d’achat


Un premier acte possible, à la portée de chaque consommateur, est de choisir,
lors de l’achat, de préférence des produits reconnus à impact plus faible sur
l’environnement (éco-produits). Exemple : insecticide biodégradable (?),
peinture à l’eau, lessive sans phosphates, etc.
Ceci suppose toutefois que l’étiquetage soit clair et loyal. Le particulier peut
également être invité à consommer moins, à respecter les doses d’utilisation,
les conseils de dilution, ou privilégier des solutions alternatives (ex. : lutte
biologique contre les ravageurs des cultures).

Collectivité : proposer des solutions d'élimination aux particuliers, par


exemple un accueil aménagé en déchetterie
Les particuliers utilisent un certain nombre de produits chimiques dont
l’évacuation en fin de vie, dans le réseau d’égouts, peut affecter la qualité des
boues d’épuration : médicaments périmés, restes de désherbants ou d’engrais
(?) liquides, huiles de vidange, divers solvants (white-spirit, essence de
térébenthine, acétone,..), fond de pots de peinture, vernis à bois, insecticides
ménagers, etc.

Tous ces “déchets (?) ménagers spéciaux” (ou DMS, dans le langage des
spécialistes) doivent avoir des solutions d’élimination clairement identifiées.
Sinon ces divers déchets risquent de se retrouver un jour ou l’autre dans les
égouts, ou le circuit d’ordures ménagères, ce qui n’est pas mieux si la
commune désire par ailleurs développer le compostage des biodéchets
ménagers.
L’accueil en déchetterie est une bonne solution, mais le personnel doit être
formé pour identifier les divers produits chimiques, les trier correctement et les
stocker en attente de leur enlèvement pour une élimination conforme. Les
médicaments périmés peuvent être repris dans les pharmacies (opération
Cyclamed). Certaines enseignes développent une reprise des produits
périmés, mais cette solution reste encore trop peu développée pour les
particuliers.

Chaque citoyen, lors de ses achats, peut influencer la qualité des boues
d’épuration qu’il génère en apprenant les bons gestes : choisir des éco-
produits, utiliser les déchetteries et contrôler ses rejets à l’égout en
s’abstenant de verser dans l’évier ou dans les toilettes des produits
contaminants.
• Définir des seuils d’alerte
basés sur le “bruit de fond” en éléments-traces métalliques et composés-
traces organiques des boues d’épuration

Malgré les démarches pour améliorer la qualité des boues, il n’est pas possible
La marque
d’atteindre le niveau “zéro polluant”.
NF
Le bruit de fond est constitué par les teneurs les plus basses en substances-
ENVIRONNEMENT
traces observées en France. Ces teneurs se rencontrent souvent dans les petites
est un label écologique
stations rurales avec un faible taux d’industries raccordées et un faible apport
attribué par l’AFNOR.
de lessivage de pollutions urbaines. Il faut cependant souligner que des grandes
Elle peut être utilisée
stations d’épuration, dotées d’une police des réseaux efficaces, peuvent avoir
par les entreprises qui
des boues de qualité “rurale” : par exemple la ville de Toulouse.
le souhaitent, si leurs
produits s’avèrent
Le bruit de fond peut servir de repère pour définir des seuils d’alerte servant à
conformes aux
déclencher une recherche active des sources de rejets en cas de franchissement,
exigences d’un
et maintenir ainsi une qualité régulière des boues.
règlement technique
fondé sur les résultats
• Quelques opérations exemplaires...
de l’analyse du cycle
de vie.

Fermer X

La qualité des boues d’épuration est directement dépendante des efforts qui
sont faits en amont pour empêcher les rejets contaminants dans le réseau
d’égouts. Ensuite, il est trop tard : les boues ne pourront que capter ces
contaminants, sans véritablement les “traiter”.

• Les deux grands types de réseaux de collecte

Le réseau de collecte ou “égouts” a pour fonction de collecter les eaux usées et


de les amener à la station d’épuration, via des collecteurs. Ce transport se fait le
plus souvent par gravité, mais il peut aussi se faire par refoulement, mise sous
pression ou sous dépression.
Il existe deux types de réseaux de collecte :

Les réseaux unitaires (les plus anciens)


Dans les réseaux unitaires, eaux usées et eaux pluviales sont regroupées. Pour le flux pluvial, les
Ce système est le plus ancien et il équipe la plupart des centres villes solutions préventives
historiques. Il présente l’inconvénient de court-circuiter une partie de la charge visent à limiter les
polluante de la station d’épuration par temps de pluie. Les à-coups surfaces
hydrauliques liés aux flux d’eaux pluviales compliquent la bonne gestion de la imperméabilisées et le
station d’épuration et minorent ses performances épuratoires. Enfin, les eaux ruissellement des eaux
pluviales introduisent en station d’épuration une charge contaminante qui peut de pluie en favorisant
affecter la qualité des boues d’épuration (zinc, cadmium, plomb et HPA leur infiltration
notamment, liés au lessivage des chaussées). (chaussées drainantes,
fossés d’infiltration,
Les réseaux séparatifs (les plus récents) …).
Les eaux usées sont captées dans un réseau et les eaux pluviales dans un réseau
différent. En temps de pluie, les eaux usées ne risquent plus d’être court-
circuitées et vont toutes en station d’épuration. Surtout, l’avantage est de ne
pas introduire la charge contaminante minérale ou chimique du flux pluvial
dans la station d’épuration. Dans certaines situations où les eaux pluviales sont
très polluées, il faut prévoir un traitement, au minimum une décantation avant
rejet dans le milieu (?) aquatique récepteur. Ce système, potentiellement
intéressant pour la qualité des boues d’épuration, est donc plus coûteux (pose
de deux collecteurs au lieu d’un).
• La police des réseaux,
une responsabilité du maire de la commune

Le diagnostic d’assainissement
Le diagnostic est obligatoire (décret du 3 juin 1994) pour les agglomérations La police des réseaux
qui produisent une pollution organique supérieure à 120 kg/jour. Ce diagnostic est de la responsabilité
comporte “l’inventaire des industries et établissements raccordés, et la du maître d’ouvrage en
composition et le volume des principaux effluents”. charge du réseau de
collecte. En général, il
Le règlement d’assainissement s’agit du maire de la
La commune doit rédiger un règlement d’assainissement, outil d’orientation et commune, ou le cas
d’arbitrage, définissant les conditions de raccordement des usagers au réseau échéant du Président
d’assainissement et les relations existantes – ou à créer – entre l’exploitant de de l’organisme de
ce service et les usagers domestiques et industriels. coopération.

Pour les raccordements non domestiques, sont ainsi fixées : les valeurs-limites
de flux et de concentrations des composés acceptables, la liste des composés
indésirables, la procédure d’instruction des dossiers, etc.

L’autorisation de déversement
Toute demande de raccordement d’un effluent (?) non domestique fait l'objet
d'une étude de flux et de composition avant qu'une réponse positive ne soit
accordée, et concrétisée sous la forme d'une autorisation de déversement des
eaux industrielles. Les autorisations sont délivrées en fonction de la capacité du La commune a
système d’assainissement à collecter et à traiter les effluents. toujours le droit de
refuser le déversement
Cette autorisation, éventuellement complétée d’une convention de d’eaux industrielles car
déversement, doit définir l'admissibilité des effluents dans le réseau, compte- le raccordement des
tenu de ses caractéristiques. De façon explicite, l'arrêté (n° 1) du 22 décembre effluents non
1994 précise à l'article 23 que les effluents non domestiques raccordés au domestiques au réseau
réseau ne doivent pas contenir de "matières ou produits susceptibles de nuire à public n'est pas
la dévolution finale des boues produites". La réglementation des installations obligatoire,
classées précise les conditions de rejet dans le réseau collectif. conformément à
l'article L. 35-8 du
Moyens humains et financiers de la police des réseaux Code de la Santé
Le service d’assainissement doit être muni des moyens humains et financiers Publique.
suffisants pour accomplir ses missions. Pour être efficaces et respectées, les
conventions de déversement doivent faire l’objet de contrôles réguliers ou
inopinés assortis d’analyses. Le réseau lui-même doit faire l’objet d’un
entretien et d’une gestion. Par exemple, extraire les dépôts accumulés (boues
de curage) et les contaminants qu’ils fixent pour éviter qu’ils ne parviennent en
station d’épuration.
Tenue d’un inventaire des rejets non domestiques
Le “programme d’assainissement”, demandé par le décret du 3 juin 1994 pour En cas de
les communes de plus de 2 000 E.H., doit comporter “l’inventaire des contamination des
industries et établissements raccordés et la composition et le volume des boues, la base de
principaux effluents (?)”. Une véritable base de données peut ainsi être établie. données établie sur les
rejets non domestiques
Le système doit même devenir un outil dynamique de diagnostic des rejets doit permettre de
contaminants dans le réseau, en identifiant les principaux contaminants cerner puis de
chimiques émis par activités raccordées, voire en établissant une échelle de déterminer les activités
risques de rejets selon le type d’activité. Sur cette base, des programmes responsables.
prioritaires d’amélioration de la qualité des rejets peuvent être mis en œuvre.
L’indicateur de succès de tels programmes est la qualité des boues produites.
En cas de pollution observée dans le système de collecte, la station d’épuration
et le milieu naturel, l’exploitant identifie la nature des composés toxiques
rejetés et effectue une recherche systématique des origines possibles, puis tente
de cerner le responsable qui aura notamment à sa charge la réparation des
préjudices. L’identification d’un pollueur est d’autant plus difficile que le rejet
de substances toxiques est ponctuel. La prévention des risques est la meilleure
arme de l’exploitant.

• Prévenir les rejets industriels, artisanaux, commerciaux,


des professions de santé, etc.

Traitement des effluents en sites propres :


pas toujours possible, même si un gros effort a déjà été fait.
La plupart des sites industriels d’une certaine taille se sont désormais équipés
de leur propre station d’épuration. De nombreuses activités économiques ou
sociales, ne peuvent envisager de traiter, par elles-mêmes, leurs propres
effluents. La connection au réseau collectif est donc inévitable ; mais elle doit
s’accompagner d’un examen approfondi de la composition des rejets et des
solutions à envisager pour en réduire le volume et la nocivité éventuelle.

Technologies propres : un concept toujours adéquat Les agences de l’eau


La prévention des rejets contaminants repose sur l’utilisation de procédés subventionnent des
minimisant ou supprimant les effluents polluants dans le réseau programmes et
d’assainissement : c’est toute la logique du concept de « technologies propres opérations dans le
», déjà en vigueur dans les années 80, et qui continue d’être pleinement domaine des
pertinent. technologies propres.

Gestion des déchets toxiques en quantité dispersées (DTQD)


Les déchets (?) toxiques produits en quantités dispersées doivent faire l’objet
d’une collecte à ordonnancer dans un cadre interprofessionnel, pour éviter des
dépôts mal contrôlés ou des modes d’élimination non respectueux de
l’environnement. Des arrangements avec les déchetteries sont possibles pour
accueillir certains DTQD, mais doivent faire l’objet de dispositions techniques
et financières précises.
La marque RETOUR

L’ADEME attribue la marque RETOUR aux entreprises qui proposent une


reprise des produits usagés à leurs founisseurs, en accompagnement de la vente
d’un produit neuf. L’accès à la marque RETOUR est conditionné au respect
d’un cahier des charges. Cette marque s’applique à des solvants, produits
phytosanitaires, fluides frigorigènes, lubrifiants, etc.
La marque RETOUR n’est pas une marque de produit. Elle ne se substitue pas
à la marque NF Environnement.

• Faire les bons gestes pour préserver l’environnement

Particuliers : privilégier les éco-produits dans les actes d’achat


Un premier acte possible, à la portée de chaque consommateur, est de choisir,
lors de l’achat, de préférence des produits reconnus à impact plus faible sur
l’environnement (éco-produits). Exemple : insecticide biodégradable (?),
peinture à l’eau, lessive sans phosphates, etc.
Ceci suppose toutefois que l’étiquetage soit clair et loyal. Le particulier peut
également être invité à consommer moins, à respecter les doses d’utilisation,
les conseils de dilution, ou privilégier des solutions alternatives (ex. : lutte
biologique contre les ravageurs des cultures).

Collectivité : proposer des solutions d'élimination aux particuliers, par


exemple un accueil aménagé en déchetterie
Les particuliers utilisent un certain nombre de produits chimiques dont
l’évacuation en fin de vie, dans le réseau d’égouts, peut affecter la qualité des
boues d’épuration : médicaments périmés, restes de désherbants ou d’engrais
(?) liquides, huiles de vidange, divers solvants (white-spirit, essence de
térébenthine, acétone,..), fond de pots de peinture, vernis à bois, insecticides
ménagers, etc.

Tous ces “déchets (?) ménagers spéciaux” (ou DMS, dans le langage des
spécialistes) doivent avoir des solutions d’élimination clairement identifiées.
Sinon ces divers déchets risquent de se retrouver un jour ou l’autre dans les
égouts, ou le circuit d’ordures ménagères, ce qui n’est pas mieux si la
commune désire par ailleurs développer le compostage des biodéchets
ménagers.
L’accueil en déchetterie est une bonne solution, mais le personnel doit être
formé pour identifier les divers produits chimiques, les trier correctement et les
stocker en attente de leur enlèvement pour une élimination conforme. Les
médicaments périmés peuvent être repris dans les pharmacies (opération
Cyclamed). Certaines enseignes développent une reprise des produits
périmés, mais cette solution reste encore trop peu développée pour les
particuliers.

Chaque citoyen, lors de ses achats, peut influencer la qualité des boues
d’épuration qu’il génère en apprenant les bons gestes : choisir des éco-
produits, utiliser les déchetteries et contrôler ses rejets à l’égout en
s’abstenant de verser dans l’évier ou dans les toilettes des produits
contaminants.
• Définir des seuils d’alerte
basés sur le “bruit de fond” en éléments-traces métalliques et composés-
traces organiques des boues d’épuration

Malgré les démarches pour améliorer la qualité des boues, il n’est pas possible
La marque
d’atteindre le niveau “zéro polluant”.
NF
Le bruit de fond est constitué par les teneurs les plus basses en substances-
ENVIRONNEMENT
traces observées en France. Ces teneurs se rencontrent souvent dans les petites
est un label écologique
stations rurales avec un faible taux d’industries raccordées et un faible apport
attribué par l’AFNOR.
de lessivage de pollutions urbaines. Il faut cependant souligner que des grandes
Elle peut être utilisée
stations d’épuration, dotées d’une police des réseaux efficaces, peuvent avoir
par les entreprises qui
des boues de qualité “rurale” : par exemple la ville de Toulouse.
le souhaitent, si leurs
produits s’avèrent
Le bruit de fond peut servir de repère pour définir des seuils d’alerte servant à
conformes aux
déclencher une recherche active des sources de rejets en cas de franchissement,
exigences d’un
et maintenir ainsi une qualité régulière des boues.
règlement technique
fondé sur les résultats
• Quelques opérations exemplaires...
de l’analyse du cycle
de vie.

Fermer X

LEXIQUE

L’épandage des boues d’épuration génère des coûts d’investissement pour certains
traitements spécifiques (chaulage par exemple), les ouvrages de stockage et
parfois les matériels d’épandage, et des coûts annuels d’exploitation liés aux
traitements spécifiques des boues, aux diverses opérations de transport et
d’épandage et au programme d’autosurveillance des épandages (dont suivi et
analyses). L’ensemble de ces coûts est supporté par le producteur de boues.

L’économie, pour la collectivité, réside dans la différence de dépenses entre


l’incinération ou la mise en décharge et l’épandage.
Du point de vue de l’agriculteur, une bonne valorisation du pouvoir "engrais" ou
amendant des boues d’épuration permet de faire des économies sensibles sur les
achats de fertilisants à l’hectare.

• Élaboration du coût pour les producteurs de boues

- Eléments de méthode
Dans le domaine des boues d’épuration, les coûts s’expriment usuellement à la
tonne de matière sèche (t MS) épandue, contrairement à ce qui se fait pour les
autres déchets (?) urbains où l’on utilise plutôt des ratios sur tonne de matière
brute. La méthode de calcul, simple dans son principe, consiste à lister tous les
postes de dépenses et à les diviser par le tonnage sec épandu.

Cependant, il est toujours possible d’exprimer ces coûts d’autres façons :

- sur le tonnage brut (à condition de connaître la teneur en eau),


- à l’équivalent-habitant (?) (raccordé ou nominal, c’est-à-dire en pleine charge de
la station),
- au m3 d’eau potable distribué (sous réserve de bien connaître ce chiffre), pour
mieux connaître l’impact de la filière d’épandage sur le prix de l’eau.

Une difficulté rencontrée réside dans les hypothèses à retenir pour répercuter les
coûts d’investissement dans le bilan économique des opérations. Il s’agit surtout
du stockage, mais aussi des matériels de transport et d’épandage ainsi que des
études du type étude préalable.

Ces investissements ne sont pas renouvelés chaque année : on calcule donc une
charge annuelle d’amortissement, liée à la durée prévue des équipements, que l’on
impute ensuite sur le tonnage épandu. Selon la durée d’amortissement retenue, la
prise en compte ou non des subventions, les taux d’intérêt, etc., les résultats
peuvent différer singulièrement.

- Illustration dans deux exemples


(situations réelles observées en France - 1998/1999)

- une station d’épuration de 3 000 équivalent-habitants (EH), située dans le


centre de la France, représentative des zones rurales, fonctionnant à 55 % de sa
charge nominale et produisant des boues liquides (3 % MS). (Tonnage réel produit
: 27 t MS, soit 900 m3/an).
- une station d’épuration de 50 000 équivalent-habitants, située dans le nord de
la France, représentative d’une commune de moyenne importance, fonctionnant à
70 % de sa charge nominale et produisant des boues chaulées à 25 % MS.
(Tonnage réel produit : 613 t MS hors chaulage ; 800 t MS avec chaulage, soit
3 200 t brutes/an)

Les coûts présentés ci-après incluent les coûts d’investissement (dont 9 mois de
stockage) et d’exploitation. Ils sont calculés hors subventions.
Station de 3 000 EH Station de 50 000 EH
Utilisation
F HT / t F HT / t F HT / t
agricole % F HT / t MS %
MS brute brute
Traitement
spécifique de 400 100 31
chaulage
Stockage 1674 50 47 225 56 17
Transport,
reprise et 1156 35 33 471 118 36
épandage
Etudes, suivis
744 22 20 204 51 16
et analyses
3 574 107 1 300 325
TOTAL 100 100
(544 E) (16,3 E) (198 E) (49,51 E)
Total
96 000 F (14 624 E) 800 000 F (121 867 E)
dépenses/an
Coût par
équivalent- 32 F / EH (4,90 E) 16 F / EH (2,44 E)
habitants
Coût par m3
d'eau potable 0,90 F / m3 (0,14 E) 0,45 F / m3 (0,07 E)
distribué

- L’intérêt économique pour la collectivité réside dans l’économie réalisée en


évitant certains investissements ou le recours à des filières d’élimination plus
coûteuses.

- La station de 3 000 EH devrait investir dans une unité de déshydratation (500 kF


environ ou 76 kE) ou recourir au service d’une unité mobile de déshydratation,
puis assumer des coûts de transport et d’admission dans un centre d’élimination,
soit environ 3 000 à 5 000 F supplémentaires par t MS (457 à 761 E).

- Pour la station de 50 000 EH, le surcoût serait de 500 à 1 000 F environ par t MS
(76 à 152 E).

Toutefois, il faut indiquer que les filières d’épandage avec des boues compostées
ou séchées thermiquement sont souvent de coût égal ou supérieur aux filières
d’élimination. Ce n’est donc plus « l’intérêt économique » qui prime, mais plutôt
le choix d’une filière écologiquement et socialement plus satisfaisante.

• Intérêt économique pour l’agriculteur

Dans la mesure où l’agriculteur respecte bien les conseils agronomiques donnés,


l’économie sur les achats de fertilisants à l’hectare peut être appréciable.

Son intérêt économique est d’autant plus fort qu’il supporte de moins en moins le
coût de l’épandage, réalisé souvent par le producteur de boues. Cette livraison «
rendue racine » représente de plus, pour lui, une économie de temps à des périodes
souvent chargées du calendrier agricole.

Le bénéfice économique ainsi retiré constitue une contrepartie de la mise à


disposition gratuite des terres agricoles pour l’épandage des boues. L’intérêt
économique est également à mettre en balance avec le risque qu’il est susceptible
de prendre en acceptant l’épandage des boues d’épuration : ce risque étant infime
si l’opération est correctement gérée, et couvert, le cas échéant, par un dispositif
d'assurance.

- Eléments de méthode : La valeur équivalent engrais peut se calculer sur la base Remarque :
du prix moyen local des fertilisants minéraux, en tenant compte des coefficients deL’exemple ci-contre
disponibilité. La méthode présentée ci-dessous offre une approche rationnelle de peut être analysé de
cette évaluation économique, chaque agriculteur pouvant modifier les paramètres diverses façons selon
à retenir selon sa situation culturale. que l’on compte ou
non les éléments
Exemple : il s’agit du même cas traité dans la fiche : "L'intégration des boues faiblement dosés
d'épuration dans le plan de fertilisation" : boue liquide à 6 % MS, non dans ce type de boues
chaulée (potasse, chaux,
magnésie), selon le
statut phosphaté ou
Masse calcique du sol
Total % coefficient Prix Valeur
disponible (absence de besoins
kg/m3 disponibilité 3 F/kg F/m3
kg/m en P ou Ca), selon
qu’il faille intégrer
N 4,2 40 1,7 3,0 5,1
des éléments comme
P2O5 3,5 70 2,5 3,3 8,2 le soufre ou les oligo-
éléments apportés par
K2O 0,5 100 0,5 2,0 1,0 les boues, etc. Le
prix des engrais varie
CaO 3,0 80 2,4 0,6 1,4 aussi selon les
régions, les quantités
MgO 0,5 100 0,5 5,0 2,5 achetées, la période
d’approvisionnement,
Total valeur équivalent-engrais : 18,2 F / m3 (2,77 E) si tous les
la formule de
éléments sont considérés
l’engrais (l’urée est
Si dose d’épandage de 37 m3/ha, alors valeur équivalent-engrais =
moins chère que
673 F/ha (102 E)
l’ammonitrate par
exemple), etc…
Attention : il ne s’agit que d’un exemple, et non d’une valeur absolue. Si les
terrains sont bien pouvus en potassium, calcium et magnésium, ces éléments ne
sont pas à intégrer dans le calcul, et la valeur équivalent-engrais n’est plus que de
13,3 F/m3. Selon les types de boues et de contextes culturaux, la valeur équivalent-
engrais varie de 5 F/m3 (boues liquides) à 80 F/m3 ou tonne brute (boues
chaulées).

Sur la base de l’exemple développé dans la fiche : "L'intégration des boues


d'épuration dans le plan de fertilisation", le montant des engrais (?) économisés
pour le maïs, en tête de rotation culturale, s’élève à 673 F/ha, soit une baisse de 45
% des charges de fertilisation (achat de fertilisants). Exprimée sur la totalité de la
rotation (4 ans), cette économie est de 234 F/ha/an en moyenne.

Pour les boues chaulées, des calculs identiques peuvent être réalisés, sachant
qu’une tonne brute de boues chaulées apporte 70 kg CaO et que 1 600 kg de CaO
sont nécessaires sur 4 ans pour des sols acides. L’économie par an peut ainsi
représenter 700 à 800 F/ha.

Pour le compost de boues, le calcul de la valeur doit prendre comme référence le


marché local des amendements (?) organiques, si possible en se basant sur des
produits de même efficacité amendante (intérêt de connaître l’indice de stabilité
biologique et de la cinétique de minéralisation de l’azote : tests en cours de
normalisation). Les éléments N-P-K peuvent être considérés en sus, selon leur
biodisponibilité (?).

• Comparaison de l’intérêt économique respectif collectivité/agriculteur

Si l’intérêt économique pour l’agriculteur s’exprime à l’hectare, il est intéressant


de traduire cette valeur par t MS pour la comparer à l’intérêt économique de la
collectivité.

• Valeur fertilisante des boues, exprimée à la t MS :

- valeur MS d’une boue liquide à 3 % MS : environ 170 F/t MS (5 F/m3)


- valeur MS d’une boue liquide à 6 % MS : environ 300 F/t MS (18,2 F/m3)
- valeur MS d’une boue liquide à 25 % MS : environ 320 F/t MS (80 F/m3)

Seuls les ordres de grandeur sont à considérer : 150 à 300 F/tMS (22,85 à 45,70 E)

• Pour la collectivité, l’intérêt des filières d’épandage, comparativement à


l’incinération ou à la mise en décharge, se situe entre 500 et 3 000 F/t MS (76,17 à
475 E). Sur un strict plan économique, le choix d’une filière épandage est d’abord
avantageux pour la collectivité : différence d’un facteur 3 à 10 entre l’intérêt pour
l’agriculteur et l’intérêt de la collectivité.

• Cette comparaison n’est plus pertinente dans le cas de filières boues séchées ou
boues compostées, de même ordre de coûts que les filières d’élimination. Le choix
de telles options est alors davantage basé sur un contexte local particulier ou des
considérations sociales et écologiques, que sur un déterminant économique strict,
le bénéfice de l’agriculteur étant alors autant économique que technique.

Fermer X
Amendement : “Matières fertilisantes
apportées aux sols et dont la fonction
principale est d’améliorer leurs propriétés
physiques et/ou chimiques et/ou biologiques”
(définition norme AFNOR U 42-041, mars
1985).

• un amendement organique améliore


l’aération et la cohésion du sol ainsi que sa
capacité à retenir les éléments fertilisants,
• un amendement basique (chaux agricole par
exemple) élève le pH du sol, c’est-à-dire
diminue son acidité (valeur neutralisante).

Bactéries : micro-organismes constitués d’une


seule cellule sans noyau individualisé
(procaryotes), considérés comme appartenant
à un règne autonome, ni animal, ni végétal.
Elles constituent la forme la plus ancienne de
cellule vivante.
De nombreuses bactéries vivent en
saprophytes (elles se nourrissent de cadavres
animaux ou végétaux), d’autres en parasites
des plantes, des animaux ou de l’homme (elles
se nourrissent aux dépens d’organismes
vivants).
A la différence des virus, les bactéries
possèdent à la fois de l’ADN et de l’ARN et
sont capables de se reproduire de façon
autonome par division cellulaire.

Biodégradable : décomposable par l’action


d’organismes vivants.

Biodisponibilité : aptitude d’un élément à être


absorbé par un être vivant (par exemple, seuls
les nutriments biodisponibles peuvent servir à
l’alimentation des plantes).

Colloïde : corps chimique capable de prendre


l’état colloïdal, c’est-à-dire l’apparence de la
colle ou de la gelée, lorsque ses molécules
dispersées dans un solvant se regroupent en
micelles portant des charges électriques de
même signe ; la substance est alors incapable
de traverser une membrane semi-perméable.
Composé-trace organique ou CTO :
composés chimiques moléculaires issus de
substances chimiques principales (exemples :
pesticides, hydrocarbures, détergents) ou de la
dégradation de ces substances, et présents en
quantité infinitésimale dans un milieu.

Décantation : séparation obtenue en laissant se


déposer, sous l’effet de la gravité et de
l’absence de mouvement ou de la réduction de
vitesse, un solide ou un liquide en suspension
au sein d’un autre liquide de densité
inférieure.

Déchet : Au sens de la loi de 1975 : "tout


résidu d’un processus de production de
transformation ou d’utilisation, toute
substance, matériau, produit ou plus
généralement tout bien meuble abandonné ou
que son détenteur destine à l’abandon".

Ecosystème : unité écologique de base


englobant tous les éléments d’un milieu (?)
donné ainsi que les relations des organismes
animaux et végétaux entre eux et avec les
autres éléments du milieu considéré (par
exemple, écosystème aquatique, écosystème
montagnard,…).

Ecotoxicologie : étude des conséquences


toxiques différées de la contamination de
l’environnement par des substances chimiques
persistantes.

Effet œstrogénique : effet semblable à celui


des hormones œstrogènes responsables chez
les femelles des mammifères des
manifestations de l’œstrus au moment de
l’ovulation (développement du corps jaune,
épaississement et sur-irrigation sanguine de la
paroi de l’utérus, aptitude à la fécondation,…).

Effluent : terme générique désignant une eau


usée urbaine ou industrielle, et plus
généralement tout rejet liquide véhiculant une
certaine charge polluante (dissoute, colloïdale
ou particulaire).
Le terme désigne également les déjections
animales (“effluents d’élevage”). On parle
aussi d’effluents gazeux.

Elément-trace métallique ou ETM : métal ou


métalloïde présent en quantité infinitésimale
dans un milieu.

Émissaire : canalisation d’eaux usées qui relie


directement une agglomération au lieu de
traitement ou de rejet

Engrais : “Matières fertilisantes dont la


fonction principale est d’apporter aux plantes
des éléments (ou nutriments) directement
utiles à leur nutrition” (définition AFNOR,
norme U 42-041).

Équivalent-habitant E.H. : unité de mesure


représentant la quantité de pollution émise en
un jour par une personne.
1 E.H. = 60 g de DBO5/jour ou 21,6 kg de
DBO5/an.
(DBO5 : Demande Biochimique en Oxygène
en 5 jours).

Eutrophisation : enrichissement excessif d’un


milieu aquatique (notamment si les eaux sont
stagnantes ou à circulation réduite) en
éléments nutritifs ou en matières organiques,
provoquant un développement surabondant de
biomasse végétale dont la décomposition
ultérieure consomme, en partie ou en totalité,
l’oxygène dissous dans l’eau et réduit la
biodiversité du milieu aquatique.

Fèces : excréments solides de l’homme,


formés des résidus de la digestion.

Fermentation : transformation de substances


organiques par l’action d’enzymes produits
par des micro-organismes (le plus souvent des
levures, des bactéries ou des moisissures).

Fermentescible : dont la composition favorise


le développement des fermentations.
Floculant : substance qui a la propriété de
floculer, c’est-à-dire d’agréger sous forme de
flocons, des particules de colloïdes en
suspension dans un solvant.

Flottation : méthode de séparation qui met à


profit la différence de densité entre un liquide
dans lequel on injecte de fines bulles d’air et
une matière capable de fixer ces bulles pour
venir flotter en surface : les graisses, par
exemple, sont facilement extraites par cette
méthode.

Hygiénisation : traitement par des procédés


physiques ou chimiques, qui réduit à un
niveau non détectable la présence de tous les
micro-organismes pathogènes dans un milieu
(arrêté du 8 janvier 1998 sur l’épandage des
boues d’épuration, articles 12 et 16).

Inertage : traitement visant à rendre un produit


inerte, c’est-à-dire incapable de produire une
réaction chimique lorsqu’il rentre en contact
avec un autre corps.
Le terme inertage s’applique notamment au
traitement des déchets avant mise en décharge.

Matière fertilisante : “toute matière dont


l’emploi est destiné à entretenir ou améliorer,
séparément ou simultanément, la nutrition des
végétaux ainsi que les propriétés physiques et
chimiques et l’activité biologique des sols ”
(Définition AFNOR, norme U 42-041,
mars 1985).

Matière organique colloïdale : matière


organique dispersée dans l’eau sous forme de
molécules agglomérées prenant l’apparence
d’un gel et les rendant incapables de traverser
une membrane semi-perméable.

Métaux lourds : terme générique désignant


indistinctement des métaux et métalloïdes
réputés toxiques. Ce vocable ambigu est
désormais abandonné. On lui préfère
l’expression “éléments-traces”.
Micro-organisme pathogène : micro-
organisme (virus, bactérie, champignon,
protozoaire, ver) capable de provoquer une
maladie chez l’homme ou les animaux au-delà
d’une dose infectante ou infectieuse donnée.

Milieu : ensemble des objets matériels, des


êtres vivants, des conditions physiques,
chimiques et climatiques qui entourent et
influencent un être vivant (milieu naturel,
milieu aquatique, milieu terrestre, etc.).

MES (ou M.E.S) : Matières En Suspension :


ensemble des matières solides contenues dans
une eau usée et pouvant être retenues par
filtration ou centrifugation.

MVS (ou M.V.S) : Matières Volatiles en


Suspension : fraction organique des MES.

Nutriment : substance alimentaire qui peut


être assimilée directement et totalement par un
être vivant (par exemple : sels minéraux pour
les plantes).

Oligo-élément : élément chimique, métal ou


métalloïde, indispensable en très faible
quantité dans le métabolisme des êtres vivants
(végétaux ou animaux).

Phtalates : sels de l’acide phtalique (dérivé du


naphtalène, hydrocarbure aromatique de
formule C10H8) utilisés dans les matières
plastiques.

Protozoaires : êtres vivants unicellulaires, à


noyau individualisé (eucaryotes), appartenant
au règne animal, et doués de mouvements
pendant tout ou partie de leur existence.
L’amibe, un des plus connus, peut être
parasite de l’homme.

Roches magmatiques : ce sont des roches


originaires du magma présent à l’intérieur de
la terre et venues en surface, soit par éruption
(roches éruptives), soit par déformation et
érosion des couches profondes de l’écorce
terrestre (roches plutoniques).
Roches sédimentaires : roches formées par la
transformation, au cours du temps, de dépôts
d’origines diverses : produits d’altération
d’autres roches par l’érosion (argile, calcaire,
grès, poudingues,…), composés d’origine
biochimique (charbon, pétrole) ou cendres
volcaniques (pyroclastites).

Roches ultrabasiques : ce sont des roches


magmatiques (?) venues en surface lors
d’éruptions volcaniques et formées par
cristallisation du magma liquide ou pâteux.
Elles sont majoritairement constituées par les
basaltes et les andésites, roches ayant (à
l’exception des basaltes alcalins) des teneurs
en silice supérieures à 45 %.

Rémanence : persistance d’un composé ou


d’une molécule organique dans un sol.

Séparation gravitaire : méthode de tri qui met


en jeu l’effet de la gravitation sur des
matériaux de densité différente, généralement
au sein d’un liquide, les plus lourds ayant
tendance à se déposer en dessous de ceux de
moindre densité, ou à être moins entraînés par
le courant du liquide, les plus légers ayant
tendance à flotter à la surface.

Toxicologie : étude des poisons ou toxiques


(détection, effets et remèdes).

Végétalisation : opération permettant à des


espèces introduites ou naturellement présentes
dans le milieu de reconquérir rapidement des
terrains dénudés par l’action de l’homme
(chantier, aménagement,…) ou par l’effet de
catastrophes naturelles.

Virus : micro-organisme constitué


essentiellement de protéines et d’un seul type
d’acide nucléique (ADN ou ARN), ne pouvant
vivre et se multiplier qu’en parasitant les
cellules d’un autre organisme vivant (parasite
obligatoire).