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AMELIORATION PISCICOLE-ETUDE DU CAS DE L’Oréochromis niloticus

INTRODUCTION

Les poissons d'eau douce constituent, la principale source de protéines animales de


l'alimentation, dans les zones rurales des Hautes Terres de Madagascar. En effet, la petite
pêche familiale et la pisciculture en étang ou en rizière suppléent pour une grande part à
l'absence de structure de distribution de la viande. Il en est de même pour les produits de
pêche séchés ou fumés.

Depuis toujours en outre dans les zones de lacs ou de marécages, la pêche commerciale est
pratiquée pour la revente en frais vers les grandes agglomérations, ou parfois pour la
conservation (poisson séché ou séché-fumé). La principale contrainte de la
commercialisation du poisson frais étant le transport, seules les régions faciles d'accès vers
les marchés ont vu se développer des flux notables : environs d'Antananarivo, notamment la
zone d'Ambohitrimanjaka ; région du lac Itasy ; et plus récemment les régions de
Miandrivazo (qui a actuellement, bésoin d’amélioration) et du lac Alaotra.

L'élevage du Tilapia en étang a permis des rendements annuels supérieurs à 2,510 Kg à


l'hectare. Poisson comestibie, le Tilapia est d'un élevage facile et prospère également bien
en eaux douces, saumâtres ou salées.

Originaire des eaux chaudes d'Afrique, le tilapia, Oreochromis niloticus, est un poisson très
apprécié. Peu exigeant pour sa nourriture, à croissance rapide, il s'adapte à des
environnements variés et se reproduit facilement. On peut l'élever presque partout dans les
eaux douces. Cependant, sa production est insuffisante pour les besoins de la population.
C’est ainsi que dans la dernière partie de ce présent dévoir, des stratégies de
développement de la pisciculture sont proposées visant à améliorer le rendement en
poisson.
GENERALITE SUR LE TILAPIA

Historique

1950 : Introduction de Tilapia nigra ou Oreochromis spirulus niger. En ce temps-là, on a


constaté une faible prolificité avec une performance de croissance assez basse, ce qui veut
dire que la pisciculture est abandonnée.

1951 : Introduction de l’espèce Tilapia melanopleura et Oreochromis macrochir. Ces deux-là


sont bien adaptées à Madagascar.

1955 : Introduction de Oreochromis mossambicus qui a un régime alimentaire herbivore. On


a découvert aussi la culture de Oreochromis niloticus qui est le plus admis par la majorité
des paysans Malgaches vu qu’elle est facile à cultiver, elle a une forte résilience par rapport
aux autres espèces, de plus elle n’exige pas beucoup d’aliments et son entretien démeure
éxécutable dans la pisciculture.

Embranchement

Règne :Animal

Embranchement :Vertébré
Sous-embranchement :Gnathostomes

Super classe :Osteichthyens

Classe :Poissons

Super ordre :Téléostéens

Ordre :Perciformes

Sous-ordre :Percoïdes

Famille :Cichlidae

Genre :-Tilapia

Espèce :zillii, macrochir

-Oreochromis

Espèce :niloticus, melanopleura, mossambicus

Oreochromis niloticus

Aspect externe

La femelle a une couleur verdâtre,


tandis que le mâle de couleur vive
sutout au moment de la
reproduction. Les Oreochromis
niloticus présenteent une gorge et
ventre rouge avec un dos et un flanc
bleus, leur caudale sont en générale
arrondie avec des stries verticales.

Physiologie
Anatomie
METHODOLOGIE

Objectifs

Ce dévoir est basé surtout sur des objectifs bien distingués, à savoir :

- L’amélioration de la station piscicole de Miandrivazo : des stratégiies de


developpement sont citées à la dernière partie de ce dévoir. Il faudrait donc
appliquer quelques unes de ces stratégies vu que leurs importances sur la production
sont bien démontrées.
- La production permanente de Oreochromis niloticus dans différentes régions de
Madagascar. Il suffit de savoir si le milieu ou l’endroit est bien adapté à la
pisciculture.

Méthodes
CARACTERISTIQUES AVANTAGEUSES DE L’Oréochromis niloticus

Taille et poids

Fécondité

La fécondité commence à partir d’une taille égale à 70mm. Le nombre d’oeufs de


Oreochromis niloticus augmente en fonction de son poids(RASOAMAMPIANINA, 1998). Cela
signifie que la fécondité pour cette espèce est très élevée. La fécondité absolue augmente
avec la taille des femelles. La fécondité absolue minimale observée est de 340 ovules pour
une femelle de 26 g, la fécondité maximale de 3.500 ovules pour une femelle de 550 g
(Mélard, 1986). En revanche, la fécondité relative (exprimée en nombre d'oeufs fécondés ou
d'alevins produits par kilogramme de femelle) varie en sens inverse du poids moyen des
femelles de tilapia. Ceci oblige, pour une production maximale d'alevins avec une même
biomasse de géniteurs, à conserver un nombre élevé de femelles de petite taille, d'environ
100 à 150 g(Mélard, 1986).

Maturité

La maturité sexuelle intervient plus précocement et à une taille plus réduite en condition
d'élevage que dans le milieu, elle commence à partir du poids supérieur à 5g
(RASOAMAMPIANINA, 1998). La première maturation sexuelle intervient généralement vers
l'âge de deux à trois ans. en conditions optimales dans le milieu naturel (lac) alors qu'en
conditions défavorables telles que la captivité dans de petits étangs, la reproduction peut
intervenir dès l'âge de trois mois (McBay, 1961 ; Ruwet et coll., 1976). naturel.
L’augmentation de la température du milieu correspond à l’augmentation de la maturité.

Reproduction
En conditions optimales et à une température de 25 à 28°C, une femelle de 0. niloticus peut
se reproduire tous les 30 à 40 jours (Ruwet et coll., 1976), mais on observe une très forte
variabilité individuelle (Mires, 1982); Ainsi, selon cet auteur, la fréquence de ponte en
aquarium d'une femelle de O. niloticus de 400-500 g de poids moyen varie de 23 à 50 jours
avec une très grande variabilité du nombre total de pontes obtenu (deux à sept) - durant la
période d'observation considérée (11 mois).

La production d'hybrides de Oreochromis est réalisée depuis une trentaine d'années et a


atteint dans les années 1970 une dimension commerciale (en Israël au début, puis dans de
nombreux autres pays ensuite). Le but recherché par ces hybridations est généralement
double: héritage de qualités parentales favorables (croissance, résistance au froid, meilleure
capturabilité, coloration du mésentère, etc.) et obtention d'un fort pourcentage de mâles.

L'utilisation de ces croisements interspécifiques s'est toujours heurtée à un double problème


de faible fertilité en comparaison des reproductions lntraspécifiques (Rothbard et coll.,
1983) et de maintien de lignées pures de géniteurs en vue d'obtenir des descendances
proches de 100 % de mâles. Une prolificité accrue a pu être obtenue en sélectionnant les
souches parentales (Hulata et coll., 1985) ou en utilisant des hybrides FI comme géniteurs,
un traitement hormonal masculinisant étant ensuite appliqué aux descendances (Roth bard
et coll., 1983).

Grace à son armature squelettique bien différenciée, le Oreochromis niloticus peut accéder
rapidement à la formation de la muscle. Ce qui entraîne une réproduction élévée. Pour
accéder à une meilleure ponte, la température doit être supérieure ou égale à 20°C.

Taille et poids des oeufs et élévage larvaire

Les oeufs de Oreochromis niloticus présente une taille (2,5 à 4,5 mm) nettement supérieure
à celle des autres Tilapia, d'une part (1,5 à 2,0 mm), et des Clariidés comme les C. gariepinus
et H. Longifilis (1,5 mm), d'autre part. Cette situation a un impact direct sur la phase
d'alevinage: à "issue de la résorption vitelline, au moment de leur entrée en phase trophique
(20 mg environ), Oreochromis et Sarotherodon présentent déjà la morphologie définitive des
adultes; ils sont robustes et leurs besoins alimentaires sont simples à satisfaire.
Bref, Oreochromis niloticus est connue pour sa croissance rapide, elle présente un
indice de croissance plus performant que les autres espèces de tilapia. Sa durée de vie est
relativement courte (4 à 7 ans), sa vitesse de croissance est extrêmement variable selon
les milieux. Dès que les individus atteignent l’âge de maturité, les sujets mâles présentent
une croissance plus rapide que les femelles et atteignent une taille nettement supérieure,
dans de petites surfaces. Pour ce qui est de la reproduction, dans les milieux naturels, la
taille de première maturation de Oreochromis niloticus varie généralement entre 14 et 20
cm (Ruwet et al., 1975).

Toutefois, cette taille de maturité peut varier au sein d’une même population en
fonction des conditions fluctuantes du milieu (déficit alimentaire qualitatif et quantitatif,
dimensions réduites du milieu, etc.). En conditions stressantes de pisciculture rurale mal
conduite, Oreochromis niloticus peut se reproduire dès l’âge de trois mois, à un poids
inférieur à 50 g. La période de reproduction de cette espèce est exponentiellement
continue pendant toute l’année, si la température de l’eau est supérieure à 22°C, et il peut
se reproduire tous les 30 à 40 jours. Ainsi, quand mâles et femelles sont élevés ensemble,
la population s’accroît rapidement et l’on peut obtenir en fin de cycle beaucoup
d’individus « nains » difficilement commercialisables. Parmi les méthodes préconisées
pour pallier ce défaut, l’association à un prédateur Hemichromis fasciatus apparaît dans
l’état actuel des connaissances comme la solution la plus adaptée.

Toutes ces caractéristiques de Oreochromis niloticus démontrent non seulement la


plasticité de l’espèce à s’adapter à des conditions diverses mais expliquent aussi sa haute
résilience à savoir sa capacité à revenir rapidement après perturbation à un seuil optimum
de densité dans son milieu naturel.

Composition en acides gras des lipides du tilapia Oreochromis Niloticus

Le profil de composition en acide gras du Oreochromis niloticus est caractérisé par :

• une teneur assez élevée en 16 :0 (16,2 à 21,8 %), nettement supérieure à celles
du cyprin ou de la carpe (Rasoarahona, 2004) ;

• une teneur assez élevée en 18 :0 (5,0 à 8,7 %), dont le maximum (en octobre) est
nettement plus élevé que ceux de la carpe et du cyprin (respectivement 6,3

et 5,2 %) ;

• une teneur modérée en 18 :1n-9 (4,3 à 8,2 %), souvent comparable à celle de

18:1n-7(3,9à6,0%);

• une teneur modérée en 18 :2n-6 (3,4 à 7,1 %, contre 10 à 13 % pour le cyprin

et la carpe) ;

• pour les acides gras polyinsaturés en n-3, le DHA(l'acide Docosahexaenoïque) 22 :


6n-3 reste le plus représenté, avec 5,0 à 10,0 %, ce qui est plus élevé que pour les
deux autres
espèces ; l'EPA(acide eicosapentaenoïque) 20 :5n-3 quant à lui reste à des niveaux assez
modérés (1,2 à 2.5 %) ;

• pour les acides gras de la série n-6, le principal est l'AA 20 :4n-6 (4,0 à 7,1 %).

Jeon et al., (1990) observent un profil de composition analogue pour Oreochromis niloticus

en Corée de même que Zenebe et al. (1998) dans la vallée du Rift en Ethiopie

L'étude de l'évolution des acides gras majeurs nous permet d’affirmer que la teneur en
acides gras polyinsaturés des deux familles (n-3 et n-6) atteint le maximum vers
septembre-octobre, avec corrélativement un minimum pour les acides gras majeurs
saturés, mono- et diinsaturés. La composition en acides gras est par ailleurs caractéristique
des poissons d'eau douce. L'utilisation de l'ACP(logiciel ANDON) a permis de confirmer le
mode d'évolution de la composition en acides gras majeurs à savoir:

• forte augmentation des teneurs en acides gras polyinsaturés dans la période


d'août à octobre, correspondant à la fin de la saison froide et diminution durant
cette période des concentrations des acides gras saturés, mono- et diinsaturés;

• inversion de cette évolution pour la saison chaude (décembre à avril).

Ces deux groupes d'acides gras semblent être les pôles entre lesquels varie la composition
des acides gras majeurs durant l'année.(RASOARAHONA et al.)
AMELIORATION PISCICOLE

La polyculture

La polyculture débuta en Chine il y a plus de 1000 ans et se répandit à travers le Sud Est
Asiatique et dans d’autres régions du globe. Cette pratique consiste à éléver deux espèces
différentes (Cyprinus carpio + Oreochromis niloticus) dans un seul étang piscicole, à condition
qu’elles ont une action synérgique. Il permet d’assurer une meilleure production et une
supériorité de « rentabilité » vu que l’exploitation de l’écosystème est rationnelle dans
l’étang. Le mélange de poissons permet une meilleure utilisation des aliments naturels
prosuits dans l’étangL’hypothèse est bien démontrée parce que la Carpe mange les éléments
nutritifs qui se trouvent aux fonds, tandisqu’à son tour le Tilapia attaque les planctons qui se
situent à la surface de l’eau. Cépendant, la pratique de la polyculture éxige une fertilisation
massive et un bon suivi d’élevage.

On peut dire donc que ce technique est le plus admiré par les gens qui veut pratiquer à la
fois une pisciculture de type filière et une pisciculture industrielle. Ces deux types de
pisciculture sont caractérisées par une éxigence de technique et de crédit, ainsi qu’une
géstion adéquate par rapport aux autres. Respectivement, le prémier type a un principal
objectif d’assurer la croissance économique du pays en question puis que les capitaux et le
profit sont assurés. Par contre, le deuxième est plus économique et surtout financier en
assurant une meilleure productivité avec un cycle de production fermé.

Le système intégré

Il consiste à intégrer la production animale et la production piscicole. C’est une forme


importante d’agriculture à petite échelle dans les régions tropicales. On peut aménager le
système par étapes pour obtenir finalement un système optimal de production intégrée,
basé sur les intrants disponibles à la ferme (cf. Annexe). On a constaté que les fumiers
d’origine animale sont des très excellent engrais pour l’étang piscicole, de plus les animaux
élevés sont aussi une source de revenus supplémentaires pour l’ agriculteur. C’est-à-dire que
les animaux domestiques aident les poissons à survivre, de croître et surtout de produire.
Cette culture a donc pour objectif d’accroître la productivité tout en ménageant les
différentes ressources et aussi d’augmenter la rentabilité.

Le matériel végétal (sous-produits et résidus) peut être directement donné en nourriture aux
poissons. En cas d’absence de poissons herbivores, il faut commencer par composter le
matériel végétal avant de l’utiliser en engrais. On peut aussi donner le matériel végétal en
nourriture aux animaux de la ferme et appliquer ensuite le fumier animal en engrais dans
l’étang. Il est souvent difficile de faire la distinction entre nourriture et engrais. En effet, un
grand nombre de sous-produits agricoles sont utilisables dans les deux buts. On peut utiliser
le fumier animal en engrais, mais on peut aussi le donner directement en nourriture à
certaines espèces de poissons, comme le poisson-chat et le Oreochromis niloticus. Le fumier
de volaille est une nourriture de meilleure qualité que les autres sortes de fumier animal, car
il est riche en bactéries. La majeure partie du fumier animal est utilisé par les poissons de
façon indirecte. En effet, les algues commencent par utiliser le fumier pour leur croissance.
Le zooplancton mange les algues, et les poissons mangent le zooplancton et les algues.
Cependant, certaines espèces ne mangent ni algues, ni zooplancton.

Par exemple, au point de vue alimentaire, le Oreochromis niloticus contient peu d'arêtes et
peut satisfaire parfaitement le consommateur. Il a également été élevé en vue de
l'alimentation des porcs.

Pourtant, il faut faire attention aux engrais car la parasitologie ou les fumures parasites
entraînent la maladie grave des poissons. Les engrais animaux pourraient détruire les stocks
de géniteur.
L’élevage monosèxe

Pour éviter le phénomène de nanisme, les techniciens ont inventé ce type de pisciculture.
Pour le Oreochromis niloticus, le mâle a une croissance meilleure que la femelle donc il est
préférable d’éléver seulement les mâles. Le sexage manuel se fait par examen de la papille
uro-génitale.

Les papilles génitales diffèrent chez le mâle et la femelle. Leur examen permet de faire le
sexage, c'est-à-dire séparer les mâles des femelles. Pour rendre l'observation plus aisée, on
peut mettre son doigt sur un encreur de tampon et le passer doucement sur la papille
urogénitale. Normalement, cela rend plus visible le pore génital de la femelle.

De même, comme tous les autres types de technique, il consiste à améliorer la productivité
et la rentabilité. Généralement, ce type d’élevage est destiné à la pisciculture
d’autoconsommation. Il n’éxige pas de technologie élevée ni beaucoup d’investissements,
considéré comme une aquaculture familiale.
Les Tilapias mâles deviennent plus grands et plus lourds que les femelles, aussi est-il
préférable, en cas de possibilité, d'élever seulement les mâles pour la consommation. Bien
entendu seul un examen rapide est possible en vue de la séparation des deux sexes. Ceux-ci,
heureusement, se différencient par des caractéristiques extérieures: la queue, les nageoires,
le dos et la poitrine sont d'un rouge plus foncé chez le mâle que chez la femelle. Chez lui
encore, la partie colorée est plus étendue, le reste au dos plus foncé et la bouche plus large

que celle de la femelle. Ces différences s'observent déjà chez les alevins. On a vérifié
l'exactitude de cette méthode de détermination des sexes en disséquant un certain nombre
de Tilapias préalablement soumis à cette discrimination.

Pour plus de détails et afin d’arriver à une meilleure productivité, des suggestions sont
proposées : prémièrement, l’hybridation interspécifique qui consiste à croiser un
Oreochromis niloticus mâle avec un Oreochromis aureus femelle. Il suffit d’éléver l’hybride
mâle obténu, vu que ce dernier est plus performant que les Tilapias de race pure.
Deuxièmement, on peut accéder à la technique d’inversion hormonale par administration
des stéroïdes synthétiques chez les alevins dans leur alimentation afin d’avoir une croissance
rapide par rapport à la normale. Et la troisième technique c’est de thermosensibiliser le sèxe
ches les alévins.

Pisciculture en cage

Elle consiste à éléver des poissons à stade juvénile c’est-à-dire de taille commerciale dans
une cage flottante. Ceci assure la sécurité des poissons parce que la cage les protège contre
leurs prédateurs, de plus l’observation des poissons dévient facile et le contrôle de la
reproduction est aisé. L’utilisation de la nourriture démeure optimale. Cette technique est
de plus en plus économique avec une récolte et production satisfaisante. En outre, on peut
en combiner plusieurs élévages ur une même étendue afin de mettre en valeur des vastes
plans d’eau de notre pays.

Par contre, la pisciculture en cage connaît une difficulté de produire des individus de taille
uniforme car dans la cage l’appetitif des poissons sont différents, de plus la concurence
alimentaire entre les poissons entraîne la mort des autres. En outre, les coûts des charges
dues à l’installation et à l’alimentation sont élévés, et la fertilisation démeure obligatoire. On
constate aussi que la déficience en O2 dissous est susceptible pour les poissons en cage.
CONCLUSION
ANNEXE

Les principes de la pisciculture intégrée

L’écologie d’un étang à poissons

Les poissons ne sont pas les seuls organismes à vivre dans l’eau d’un étang. Leur nourriture
naturelle pousse également dans l’étang. Les sources naturelles de nourriture comprennent
de très petites plantes (algues ou phytoplancton) et de très petits animaux (zooplancton).
Ces deux sortes ne sont pas visibles à l’oeil nu. Quand il y a beaucoup d’algues, l’eau est de
couleur verte.

Les plantes aquatiques sont plus grandes. Elles sont visibles à l’oeil nu. Elles se développent
dans l‘étang pendant toute l’année. Certaines poussent sur le fond de l’étang, d’autres
flottent à sa surface. Certains poissons mangent les plantes aquatiques. L’eau de l’étang doit
être de bonne qualité pour que les poissons soient sains et se développent bien. Les
poissons ont besoin d’oxygène. Cet oxygène est produit surtout par les algues qui flottent
dans l’eau et la colorent en vert. Le climat est un autre facteur important, car il détermine la
température de l’eau. Plus la température de l’eau est élevée, plus la croissance des algues
et du zooplancton est rapide. Cependant, les algues tropicales, le zooplancton et les poissons
se développent souvent plus rapidement si la température de l.eau se situe entre 25 et 30°C.

La qualité de l’eau

Les deux principaux facteurs qui influencent la qualité de l’eau sont la température de l’eau
et la quantité d’oxygène dissoute dans l’eau. Les plantes qui vivent dans l’étang (surtout les
algues) produisent de l’oxygène en fixant la lumière solaire. Elles utilisent elles-mêmes une
partie de cet oxygène. Plus l’étang reçoit de lumière solaire, plus la production d’oxygène est
élevée. Sans lumière solaire, les plantes ne produisent pas d’oxygène. Comme les plantes et
les animaux ont besoin d’oxygène de jour comme de nuit, la quantité d’oxygène dans l’eau
diminue au cours de la nuit. C’est au petit matin que le taux d’oxygène est le plus bas. En
effet, l’oxygène utilisé pendant la nuit par les poissons, les algues et le zooplancton n’a pas
encore été renouvelé. C’est en fin d’après-midi que le taux d’oxygène est le plus élevé, car
l’oxygène est produit pendant les heures ensoleillées de la journée.
Le climat a également une influence sur le taux d’oxygène dans l’eau. La quantité d’oxygène
dans l’eau dépend de la température de l’eau. L’oxygène se dissout moins bien dans l.eau
chaude que dans l’eau froide, alors que les poissons ont justement besoin de plus d’oxygène
dans l’eau chaude car ils sont plus actifs. La température optimale varie en fonction de
l’espèce, mais la température moyenne se situe entre 25 et 30°C. Par temps nuageux, les
algues produisent moins d’oxygène, car moins de lumière solaire pénètre dans l’eau. Par
temps venteux, le taux d’oxygène s’élève, car une plus grande quantité d’air se mélange à
l’eau.

L’application d’engrais a une grande influence sur le taux d’oxygène et sur les conditions de
vie des poissons dans l’étang. Un excès d’engrais entraîne un manque d’oxygène et par
conséquent la mort des poissons. Il est donc très important d’appliquer l’engrais de façon
correcte.

L’application d’engrais

Le mode de fertilisation est important si l’on veut maintenir constantes la qualité de l’eau et
la quantité de nourriture naturelle disponible dans l’eau. La quantité d’engrais ajouté à l’eau
dépend du nombre de poissons qui vivent dans l’étang. Si on ne met pas assez d’engrais, la
nourriture naturelle poussera moins bien et la production de poissons sera plus faible. En
revanche, un excès d’engrais ou une fertilisation irrégulière peuvent entraîner un manque
d’oxygène et la mort des poissons. Un étang fertilisé régulièrement pourra absorber une
quantité d’engrais de plus en plus grande. La production piscicole augmentera sans
provoquer de baisse du taux d’oxygène. L’engrais doit être appliqué au moins une fois par
semaine, et de préférence tous les jours. Un étang bien conçu et bien fertilisé peut faire
vivre 3 kg de poissons par 100 m² par jour. En réalité, la quantité est souvent plus faible car il
y a souvent trop peu d’eau ou trop peu de poissons. Les conditions climatiques ne sont pas
toujours favorables et la récolte du poisson et le drainage de l’étang prennent beaucoup de
temps.

L’engrais doit être répandu de manière égale sur tout l’étang. Si on met trop d’engrais à un
endroit, il se décomposera sans libérer de bactéries et peu de nourriture naturelle se
développera dans l’étang. Une méthode pour assurer une distribution égale de l’engrais
dans l’étang est de placer des animaux de ferme directement au-dessus ou sur l’étang. On
peut par exemple lâcher des canards. L’engrais des animaux qui vivent au bord de l’étang est
plus facile à répandre si on le mélange auparavant avec de l’eau.

Comme on vient de le voir, l’application d’engrais a une influence sur le taux d’oxygène dans
l’eau de l’étang. Comme la quantité d’oxygène dans l’eau varie au cours de la journée, il est
important de bien choisir le moment de la journée où répandre l’engrais. On doit répandre
l’engrais au moment où la production d’oxygène est la plus élevée, c’est-à-dire en fin de
matinée. Les organismes qui vivent dans l’eau de l’étang et décomposent les résidus
végétaux et animaux ont besoin d’oxygène pour produire les matériaux nécessaires à la
croissance des algues. Le processus de décomposition des résidus libère de nombreux
matériaux de construction (nutriments). Les algues utilisent ces nutriments pour leur
croissance, ce qui en retour augmente la production d’oxygène. Cependant, trop d’algues
dans l’étang (l’eau est vert foncé) utilisent trop d’oxygène pendant la nuit, ce qui entraîne un
manque d’oxygène au petit matin et provoque la mort des poissons et du zooplancton. Si on
applique trop d’engrais, les organismes qui décomposent les résidus utiliseront trop
d’oxygène pour dégrader l’engrais et les poissons manqueront d’oxygène et risqueront de
mourir. En résumé, un étang a besoin d’une quantité d’engrais optimale pour que les algues
produisent suffisamment d’oxygène pour que les poissons ne viennent pas au petit matin
bailler à la surface de l’eau en quête d’oxygène (0). D’autres symptômes de manque
d’oxygène dans l’eau sont: des bulles d’air remontent à la surface, l’eau est de couleur
brune ou grise et elle sent mauvais.

Si l’on applique la bonne quantité d’engrais, l’eau se colore en vert (vert moyen, entre vert
clair et vert foncé) à cause des algues. Pour vérifier si l’on applique la bonne quantité
d’engrais, il suffit de plonger son bras dans l’eau jusqu’au coude.

La fertilisation du fond de l’étang

On peut appliquer de l’engrais sur le fond de l’étang avant de le remplir d’eau. Les
organismes végétaux et animaux microscopiques qui vivent dans le sol décomposent
l’engrais. Une fois l’étang rempli, les nutriments libérés se dissolvent dans l’eau. Ces
nutriments constituent la nourriture des algues et du zooplancton qui, à leur tour, seront
mangés par les poissons. On peut aussi appliquer du matériel végétal en engrais dans l’étang
ou sur le fond de l’étang lors de la préparation d’un étang. L’herbe de basse-cour en est un
bon exemple. Semez sur le fond de l’étang 7,5 à 10 kg de graines par 100 m². Après 45 à 60
jours, remplissez l’étang avec l’eau et laissez l’herbe pourrir pendant 7 à 10 jours. Les
nutriments libérés serviront d’aliments aux algues et au zooplancton. Cette méthode est
souvent utilisée dans les étangs pépinières pour les jeunes poissons qui se nourrissent
principalement de zooplancton.

Si l’on n’a pas enlevé la couche de vase, il n’est pas nécessaire de fertiliser le fond de l’étang
entre la récolte des poissons et le remplissage de l’étang. Cette vase est constituée de
matières organiques provenant des excréments de poisson et des restes de nourriture
tombés au fond de l’étang.