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4e CHAPITRE

LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL


PARTIE 1 — LE TRAUMATISME

Le traumatisme est un choc subit qui nous arrive, qui touche tout notre être. Lorsque nous sommes traumatisés, le fait d’être chrétien
ou non fait toute la différence.

Un traumatisme :
1 - une agression, de la cruauté mentale,
2 - un accident,
3 - la perte subite d’un être cher,
4 - une séquestration,
5 - la torture, etc.

En fait, tout ce qui va à l’encontre de notre libre choix. Je ne suis pas expert dans ce domaine et je conseille fortement une consul-
tation chez un psychologue, chrétien autant que possible.

La vulnérabilité psychologique et émotionnelle de la personne fera aussi une différence dans l’intensité du traumatisme.

Une personne psychologiquement et spirituellement faible sera définitivement plus affectée. Sa personnalité, son caractère, sa
force physique et émotionnelle, sa volonté, son désir de vouloir s’en sortir, sa maturité ou son immaturité, jouent un grand rôle dans
le processus de guérison. Tout cela influencera notre approche.

En fait, le grand Docteur qui nous a créés veut se servir des psychologues chrétiens. Dieu se sert de ses serviteurs lorsqu’Il dirige
une personne vers l’un d’entre eux afin de trouver réponse à des questionnements. L’important c’est qu’elle se confie le plus tôt
possible à un pasteur, ou à quelqu’un habitués en relation d’aide, ou à quelqu’un qui a déjà une certaine compétence, pour un
meilleur suivi et une meilleure orientation dans sa démarche. Peut-être quelqu’un qui a déjà vécu un traumatisme, qui a eu un bon
suivi et qui s’en est sorti.

Il y a aussi l’intensité de la détresse en rapport avec la gravité du traumatisme. Toutes sortes de facteurs prédéterminants jouent
un rôle.

Des chrétiens ont été persécutés, torturés, emprisonnés, maltraités, et parce qu’ils ont tous fixé leur regard sur Jésus et sur la Gloire
à venir ils ont eu une force surnaturelle pour s’en sortir. Comment expliquer que ces chrétiens chantaient pendant qu’ils étaient
livrés aux lions ou aux bourreaux ?

Pour le chrétien qui marche avec Dieu il y a une énorme différence dans le rapport entre Dieu et lui lorsque survient un événement
traumatisant. Voir Hébreux 11:32-40 — Actes 16:25-34 — 2 Timothée 4:17.

En prison un être normal aurait pris peur et aurait paniqué. Ni Paul ni Silas n’ont eu peur, ils n’ont pas paniqué, car ils connaissaient
bien leur Dieu. Au contraire, nous voyons, dans le passage, comment ils se sont comportés.
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

Les chrétiens n’ont pas la même attitude que les non-croyants lorsque surviennent les épreuves, les tribulations ou les persécutions.
Les repaires et les refuges des croyants sont en Jésus-Christ.

Pourquoi écrire sur un sujet aussi intense ? Parce que dans mon entourage immédiat j’ai eu à faire de la relation d’aide. Certaines
personnes ont dû consulter des spécialistes. Par contre, par l’écoute, les conseils et l’encouragement, j’ai réussi à en aider d’autres.

Je mettrai en annexe le témoignage de Marie-Lyne, ma fille unique, qui, en crise aiguë, avait un urgent besoin d’être aidée.
Marie-Lyne a consenti, ce qui demande beaucoup d’humilité, à livrer son vécu afin de démontrer l’expérience de la guérison de
ses blessures par l’application de la Thérapie Divine en relation d’aide, dans le but de donner de l’espoir à toutes les personnes
qui pensent qu’il n’y a pas d’issue dans la problématique qu’elles rencontrent dans des situations particulières. Merci, Marie-Lyne,
pour ta générosité.

J’ai moi-même été un alcoolique indomptable et pourtant, aujourd’hui je suis guéri. J’ai souffert d’anxiété généralisée accompa-
gnée d’une crise de panique. J’ai subi un traumatisme au travail : une femme s’est suicidée sous mes yeux. Une fois que la morgue
est venue chercher le corps, comme j’étais le concierge de l’immeuble où habitait cette personne, en pleine nuit j’ai dû nettoyer le
sang… elle s’était jetée du 7e étage. Prétextant vouloir laver ses vitres elle m’avait emprunté un escabeau, elle était handicapée.
Sans cet escabeau bien enroulé de maskingtape elle n’aurait pas pu sauter. Elle m’avait donné de faux prétextes et sans le savoir
j’ai contribué à lui procurer ce qu’il lui fallait pour arriver à ses fins. Alors vous imaginez la culpabilité, les flash-back, la revivis-
cence après l’événement. Le psychiatre que j’ai consulté s’est contenté de me donner des antidépresseurs. J’ai géré cet événement
difficile et traumatisant avec mon Dieu, ce qui a contribué, dans ma relation d’aide, à une plus grande expérience, à une plus
grande compréhension, à une plus grande compassion face à la souffrance.

Il est évident que je n’oublierai jamais un tel événement. Mais depuis que Dieu m’a conduit dans un processus de guérison je ne
suis plus affecté par la culpabilité, les flash-back, le choc émotionnel vécu et le burnout qui s’en est suivi.

J’ai vécu la prison, l’enfer de l’alcoolisme, l’anxiété généralisée, et j’en passe. Aujourd’hui je souffre de fatigue chronique sévère,
résultat de tout cela, mais je peux encore écrire et partager mon vécu avec ceux qui cherchent de l’aide et que Dieu place sur
mon chemin. J’avais prié Dieu auparavant pour Lui demander du temps pour Le servir. Il m’a exaucé, mais pas de la façon que
j’aurais pensé. Maintenant j’ai tout mon temps pour accompagner ceux qui ont besoin de mon aide, ce qui contribue à leur édifi-
cation autant qu’à la mienne.

Je n’ai aucune prétention, ma vie a été un calvaire et j’ai décidé d’en faire bénéficier les autres, un point c’est tout. Amen.

J’ai aidé toutes sortes de cas lourds : maladie mentale, troubles de la personnalité multiple, personnes dépressives, vulnérables
psychologiquement, personnes maniaco-dépressives, suicidaires, etc. J’avoue qu’avoir aidé tous ces gens fut une thérapie pour
moi aussi. J’ai moi-même failli me suicider avant ma conversion.

Je conseillerais aux personnes qui sont « des cas lourds » d’aller consulter un spécialiste chrétien, tout en gardant la continuité
et le suivi avec eux, s’ils le désirent, en les conseillant, en les encourageant à ne jamais baisser les bras, afin que ces épreuves
contribuent étroitement à leurs connaissances et à leur croissance spirituelle.

On ne peut pas avoir du succès avec tous, mais je sais que par Sa grâce Dieu m’a utilisée pour empêcher beaucoup de suicides.
LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL † 3

Suite à leur thérapie, spirituellement certaines personnes ne se sont pas converties, mais j’ai la consolation d’avoir contribué à
leur cheminement. On ne sait jamais où cela les conduira. Ce n’est pas moi qui ai le contrôle sur leur vie, c’est Dieu. Alors je joue
le rôle qui m’appartient et je laisse Dieu jouer le sien. En fait ce n’est pas moi qui Le laisse jouer Son rôle, car même si je meurs Il
continuera toujours à jouer le sien. Ce n’est pas Lui qui dépend de moi, c’est moi qui dépends de Lui.

Maintenant que nous sommes en contexte, je vais mentionner quelques aspects thérapeutiques au niveau spirituel et psycholo-
gique qui ont eu un impact sur moi et sur ceux que Dieu a placés sur mon chemin pour les servir.

Le pardon : élément essentiel pour réapprendre à nous repositionner après un traumatisme, ou lorsque nous sommes victimes de
nous-mêmes, car nous pouvons aussi nous perturber nous-mêmes. Nous verrons plus loin comment.

Lorsque nous parlons de pardon nous pensons tout de suite au « Notre Père, pardonne-nous nos offenses comme nous aussi nous
pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Voir Matthieu 6:9-14.

Le pardon, lorsqu’il est bien saisi, agit sur la culpabilité personnelle, mais aussi sur la colère et le désir de nous venger et de vouloir
faire justice nous-mêmes.

Le pardon nous aide à régler notre culpabilité, notre colère, notre vengeance, qui à coup sûr auraient des conséquences sur nous-
mêmes si nous entretenons des choses qui ne nous appartiennent plus. Une fois accueillies, ces choses doivent être remises entre
les mains du Seul qui a le droit et le pouvoir de jugement sur toute personne, notre Dieu. Ainsi, après avoir compris et accueilli
notre culpabilité et notre colère, nous réalisons que nous devons, dans la prière, les remettre entre les mains de Dieu, car Il est le
seul Juge et seul Dieu Qui contrôle tout, y compris notre vie, en tant que chrétiens remis entre ses mains.

Nous comprenons très vite, après ce qui vient d’être dit, que notre liberté en Jésus-Christ est directement liée au genre de relation
que nous entretenons avec Dieu dans la prière.

Ce qui règle nos traumatismes, après les avoir accueillis dans les différentes émotions qu’ils provoquent, c’est comment nous les
gérons dans notre relation avec notre Père céleste.

Ensuite il faut être sobres et veiller pour que Satan ne nous fasse pas douter. 1 Pierre 5:8-10.

™ 
1 Pierre 5:8 : « Soyez sobres, veillez. Votre adversaire le diable rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui
9

avec une Foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde. Et non en essayant par nos propres
moyens. »
™ 
Jacques 4:7 : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. 8
Approchez-vous de Dieu, et Il s’approchera
de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les
9

larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. 10 Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera. »

Voir 1 Pierre 1:22 et 1 Pierre 3:12-17.

™ Verset 17 : « Car il vaut mieux souffrir, si telle est la Volonté de Dieu, en faisant le bien qu’en faisant le mal. »
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

Vivre un traumatisme, aussi bizarre que ça puisse paraître, a un bon côté : celui de l’apprentissage et de la croissance vers la
maturité spirituelle. N’oublions pas « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés
selon son dessein ». Romains 8:28.
™ 
Jacques 1:1 : « Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus-Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut ! 2
Mes frères,
regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, » sachant que l’épreuve
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de votre Foi produit la patience. 4, Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et
accomplis, sans faillir en rien. 5 Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement
et sans reproche, et elle lui sera donnée. 6 Mais qu’il la demande avec Foi, sans douter ; car celui qui doute est semblable au flot de la
mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. 7 Qu’un tel homme ne s’imagine pas qu’il recevra quelque chose du Seigneur : 8 c’est
un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies. 9 Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation. 10 Que le riche, au
contraire, se glorifie de son humiliation ; car il passera comme la fleur de l’herbe. »

Le traumatisme produit une perte au niveau physique et aussi au niveau psychologique et développe une sensibilité intérieure que
l’on n’avait pas auparavant. Philippiens 1:21.

Vivre comme une victime : il est vrai qu’en expérience nous sommes victimes d’une agression, mais cela ne change en rien notre
position, notre identité réelle.

D’ailleurs, pourquoi faisons-nous une thérapie ? Pour nous repositionner, pour nous retrouver, pour nous resituer. Nous ne devons
pas mélanger les choses. Nous avons une expérience de victime, non pas une position de victime. Le danger est de mélanger
l’une et l’autre et de continuellement nous voir comme une victime (expérience vécue) et vivre dans la honte, croyant être res-
ponsable de la blessure profonde causée par l’agresseur, ou par l’agresseur, blessure qui a engendré un traumatisme lequel doit
absolument être guéri pour pouvoir enfin être libérée de son cauchemar. Lire Romains 8:31-39.

Romains 8:31 : « Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

Depuis tantôt il est question du combat spirituel.


™ 
Jacques 4:7 : « Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. 8
Approchez-vous de Dieu, et Il s’approchera
de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus. « Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les
9

larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse. 1 o Humiliez-vous devant le Seigneur, et Il vous élèvera. »

Il ne faut ni chercher à fuir ni faire le déni de ce que l’on vit. Si Dieu nous dit cela, c’est pour nous éviter les conséquences qu’en-
gendre le déni et la fuite. Ici nous ne parlons pas contre le rire et la joie, mais ça devient une anomalie spirituelle quand nous
traversons quelque chose de difficile, de souffrant. 1 Pierre 2:19 — Jacques 5:13.
LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL † 5

LES FAUX RAISONNEMENTS


Jacques 1:16-26

Nous avons aussi la responsabilité de mettre en pratique ce que Dieu nous montre à travers sa Parole.
™ 
Jacques 1 h 16 : « Ne vous y trompez pas, mes frères bien-aimés : 17
toute Grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du
Père des lumières, chez Lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. 18 Il nous a engendrés selon Sa volonté, par la Parole de
Vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de Ses créatures. 19 Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme
soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère ; 20, car la colère de l’homme n’accomplit pas la Justice de Dieu. 21 C’est
pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la Parole qui a été plantée en vous, et qui peut sauver
vos âmes. 22 Mettez en pratique la Parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.
23
, Car, si quelqu’un écoute la Parole et ne La met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage
naturel, 24 et qui, après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt comment il était. »

Dans ce passage il y a une comparaison de comment l’homme peut, par de faux raisonnements, « oublier aussitôt comment il
était ».

Ceci est écrit dans le contexte de « visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du
monde » et de mettre la Parole en pratique. Mais l’auteur précise :
Entendre 1 - prompt à écouter,
Comprendre 2 - lent à parler,
Porter du fruit 3 - lent à se mettre en colère.

Ces principes demeurent toujours vrais dans tout ce que nous vivons. L’écoute nous permet de réfléchir et de comprendre. Il ne dit
pas de ne pas parler, mais de d’abord écouter, et ensuite de ne pas nous mettre en colère promptement, d’être lent à parler, de
bien peser le pour et le contre. Il ne dit pas non plus de ne pas nous mettre en colère, mais plutôt d’écouter, de ne pas parler, pour
être dans un meilleur mode de réflexion, à savoir si la colère est bien justifiée.

Lorsque nous nous indignons, par exemple, d’avoir été agressés ou violés, nous vivons de la colère d’indignation, car elle fait
partie du processus de guérison. Nous devrions donc accueillir cette émotion vive qui nous fait revivre cet événement. La colère
est justifiée et normale, car le verset est conclu par : « et à se préserver des souillures du monde ».

La colère, dans un cas de traumatisme, est une émotion protectrice, qui permet de ne pas tomber dans le déni et d’être encore
plus perturbé. Par contre, étant accueillie elle nous place en contact avec une émotion qui est juste en rapport avec l’intensité et
la gravité du traumatisme.

C’est la bonne façon de gérer la crise pendant qu’elle passe, mais après, flash-back il y aura. Alors, le flash-back n’est pas l’évé-
nement, il est l’effet, la conséquence d’un événement que l’on n’a pas cherchée, mais qui nous a pris par surprise.

Ainsi, pour bien gérer ce phénomène, spirituellement nous devons pardonner, comme je l’ai mentionné précédemment.
Nous devons nous retrouver dans notre identité spirituelle et aller à Dieu, nous soumettre à Sa volonté et, en même temps, résister
à l’ennemi avec une Foi ferme.
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

Nous avons vu que le pardon libère :


1 - de la colère qui ne doit pas perdurer,
2 - de la culpabilité,
3 - de la honte,
4 - du désir de se venger.

Ces choses étant dites, dans la prière à Dieu, mon premier et meilleur Confident, je règle la question du pardon, autrement toutes
ces conséquences me perturberaient davantage.

Donc, le problème s’amoindrit peu à peu et je persévère d’une façon constante dans ce processus, jusqu’à ce que je retrouve la
liberté perdue. Jean 8:32.

LE POUVOIR DE LA VÉRITÉ

La Vérité entre en contact direct avec son auteur (Dieu) et nous, créatures pécheresses. Dans les moments difficiles de nos vies, la
Vérité, celle de Dieu, est le seul élément tangible qui nous fait retrouver le bon chemin de notre identité spirituelle et de l’authenti-
cité que nous cherchons et voulons trouver dans de tels moments. Voir Jean 14:6.

Avant que j’oublie… J’étais en train d’écrire, j’ai interrompu mon écriture, je viens tout juste d’avoir une conversation avec une
victime d’agression sexuelle qui m’a fait part que pendant un certain temps elle voyait Dieu Lui-même comme un agresseur. Oui,
dans ces moments si difficiles nous sommes comme des projecteurs qui ont tendance à projeter l’agression que nous venons de
vivre sur Dieu et sur les hommes. Nous développons le même phénomène de colère envers Dieu qu’envers l’agresseur. Ce qui fait
que nous tenons et Dieu et les hommes responsables de l’agression.

Comment ça se fait, s’Il existe, qu’Il a laissé faire cela ? Pourquoi ? Ça doit être un Dieu qui ne se préoccupe pas de nous. Voilà
l’exemple typique d’un faux raisonnement chez un chrétien comme chez beaucoup d’incroyants.

Le vrai Pardon reçu influencera la culpabilité, la colère et la honte que je m’impose, et non seulement je me pardonnerai, mais
dans ma relation avec Dieu je changerai, passant de la victimisation et de l’apitoiement à PLUS que vainqueur, dans la joie de
l’Esprit.
LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL † 7

LE POUVOIR DE L’IMAGINAIRE INFLUENCÉ PAR LA CHAIR

™ 
2 Corinthiens 12:19 : « Vous vous imaginez depuis longtemps que nous nous justifions auprès de vous. C’est devant Dieu, en Christ,
que nous parlons ; et tout cela, bien-aimés, nous le disons pour votre édification. 20, Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée,
tels que je voudrais, et d’être moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie,
des animosités, des cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. 21 Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne
m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas
repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés. »

Lire 2 Corinthiens 12:11-15.

L’imagination, ici, est dirigée directement par la chair. Nous pouvons voir l’effet et les conséquences que l’imaginaire peut engen-
drer.

Paul, au verset 20, parle de sa crainte justifiée : « Car je crains de ne pas vous trouver, à mon arrivée, tels que je voudrais, et d’être
moi-même trouvé par vous tel que vous ne voudriez pas. Je crains de trouver des querelles, de la jalousie, des animosités, des
cabales, des médisances, des calomnies, de l’orgueil, des troubles. »

L’imaginaire est très fertile négativement, ce qu’on peut voir clairement dans ce passage.

Ce passage révèle le doute à l’origine du problème, les Corinthiens mettaient en doute le ministère de Paul. Versets 12-18.

Un traumatisme est l’occasion rêvée par Satan pour semer le doute dans la chair et dans l’imaginaire. Chez une personne per-
turbée, le doute fait son chemin et provoque de faux raisonnements, des scénarios et des appréhensions, et à ce moment nous
passons à l’action par la chair, que Satan utilise à son gré : puisque la porte du péché est ouverte, il en profite pleinement et nous
voyons les conséquences que l’apôtre Paul doit essayer de réparer par la suite.

À un tel point que Paul dit au verset 21 : « Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je
n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et
des dissolutions auxquelles ils se sont livrés. »

Voyez le chapitre 13 de 2 Corinthiens comment l’apôtre Paul se sert de son autorité d’apôtre et de leader pour régler toute cette
affaire.

Vous pouvez rejoindre l’auteur François Galarneau sur Facebook. @françois.galarneau.104


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LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL
LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL † 9

PARTIE 2 — LE COMBAT SPIRITUEL

Tant que les racines de nos blessures du passé ou du présent n’auront pas été clairement identifiées par l’illumination du Saint-Es-
prit, dans la prière, et qu’elles ne seront pas mises à la croix à la mesure où Dieu nous les fait voir et que, là encore, nous marchons
dans le déni ou la fuite et que nous refusons que l’Esprit Saint rende conscient ce qui était inconscient jusqu’à ce moment précis,
nous ne pourrons vraiment pas aller plus loin dans notre croissance spirituelle.

Lorsque, dans la prière, le Saint-Esprit nous fait comprendre cela, afin que nous acceptions de faire un travail d’accueil continuel,
comme on l’a vu précédemment en Jacques 4:7, nous devons obéir et nous soumettre à la direction que le Saint-Esprit veut pro-
duire en nous.

Et si c’est avec quelqu’un de l’église que nous avons un conflit, nous devons poursuivre la démarche jusqu’au bout, pourvu que
cela dépende de nous. Matthieu 18 : 15-20.

Par contre, si ce sont des blessures qui remontent à notre enfance nous devrons entreprendre un processus de guérison.

Comment y parvenir ? Soit avec l’aide d’un chrétien qui connaît ce genre de processus, soit nous racontons tout simplement notre
histoire à une personne expérimentée en relation d’aide :
1 - d’abord, dans la prière,
2 - dans l’énumération de diverses possibilités,
3 - dans l’identification de chacune d’elles,
4 - dans la confession et le pardon,
5 - en décidant de venir au pied de la croix, de pardonner à celui ou celle qui a causé la blessure, en se récon-
ciliant avec elle, pourvu que cela soit possible et dépende de nous.

™ 
Romains 12:17 : « Ne rendez pas le mal par le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes. 18
S’il est possible, autant que
cela dépende de vous, soyez en paix avec tous les hommes. Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la
19

Colère ; car il est écrit : À Moi la vengeance, à Moi la rétribution, dit le Seigneur. 20, Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ;
s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. 21 Ne te laisse pas vaincre
par le mal, mais surmonte le mal par le bien. »

Il y a différentes sortes de blessures. Si nous nous sentons blessés par quelqu’un cela ne veut pas nécessairement dire que nous
avons raison. Pour éclaircir la situation, nous devons rencontrer la personne envers laquelle nous ressentons de l’animosité, ou
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

lui téléphoner, pour vérifier si le sentiment que nous avons perçu est la réalité, ou non, et régler cette affaire. Sinon, la racine
d’amertume nous guette et notre façon de voir notre relation avec cette personne ne sera plus la même. Jacques 3:14-16 —
Hébreux 12 : 14-15.

™ 
Hébreux 12:14 : « Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur ». v.15 « Veillez à ce
que personne ne se prive de la Grâce de Dieu ; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et
que plusieurs n’en soient infectés. »
Notre responsabilité personnelle comme chrétien, c’est :
1 - recherchez la paix avec tous,
2 - veillez à ce que personne ne se prive de la Grâce de Dieu,
3 - poussant des rejetons – médisance et calomnie,
4 - ne produit du trouble – division,
5 - et que plusieurs n’en soient infectés.

Lorsque nous sommes blessés et que la situation n’est pas réglée le plus tôt possible c’est incroyable ce que notre amertume peut
nous pousser à dire à notre entourage, ce qui répand l’infection spirituelle dans l’église.

Il ne faut jamais nous placer en position de jugement, car le seul Juge, c’est Dieu :
1 - faire attention de ne pas juger,
2 - faire attention de ne pas se venger,
3 - faire attention de ne pas répandre le mal.

Voir Matthieu 7:1-5 ; 7 h 12 — Jacques 3 au complet.

LA DÉTRESSE PSYCHOLOGIQUE

Vulnérabilité psychologique :

Le mécanisme de défense dysfonctionnel étant perturbé à l’avance, les mécanismes de défense ne répondent pas normalement,
mais d’une façon dysfonctionnelle, en exagérant l’émotion que vit l’individu.

Dans cet événement malheureux, la personne a de la difficulté avec la forme d’émotivité qu’elle vit. Elle a de la difficulté à assu-
mer le moment présent, encore plus à gérer la réalité de la vie.

À la base sa croyance est erronée, mais elle y croit, c’est pour cela que sa dysfonction a comme symptôme une excitation mêlée
de crainte, de doute, de peur, à l’annonce, par exemple, de la possibilité d’un nouvel emploi.

La moindre chose qui la sort de sa routine habituelle la fait entrer dans un processus de perte de contrôle.

Certains, dominés par l’anxiété généralisée, ont peur de tout : de la maladie, de sortir faire des emplettes, de prendre l’autobus, le
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métro, l’ascenseur, de traverser un pont, etc.

Souvent, pour compenser, ils se bâtissent eux-mêmes un genre de routine, de manie, de faux repaires, etc.

La personne craint tout, elle a peur de devenir folle, de paniquer, de perdre le contrôle, surtout devant les autres, ses connais-
sances, et c’est encore pire devant les étrangers.

La personne croit que si elle est en terrain connu elle sera en sécurité. Elle se cache dans sa bulle pour se sentir en sécurité. C’est
un cas type d’une personne dominée par un faux raisonnement.

Ce triste scénario a été le mien pendant 35 ans de ma vie.

Quand j’étais tout petit, ma sœur, plus âgée que moi d’environ six ou sept ans, jouait à la poupée avec moi et m’habillait comme
si j’avais été une fille. De plus, j’étais surprotégé au point que je ne laissais pas ma mère d’un pouce. Sans le vouloir, on a ancré
en moi un sentiment d’insécurité qui m’a défini pendant des années, ce qui a créé un profond blocage en moi, perturbant ma vie
et ce, jusqu’à ma conversion.

Dès mon jeune âge j’ai eu des difficultés d’adaptation. Exemple : j’ai fait une telle crise, à l’âge de 6 ans, pour ne pas aller à l’école
qu’on a reporté mon intégration à l’école à l’année suivante.

Pendant 35 ans, pour essayer de fonctionner normalement je me suis réfugié dans l’alcool, ce qui a eu pour conséquences la perte
de plusieurs emplois. J’étais malheureux à vouloir mourir, mais en même temps j’avais peur de la mort. Puis lorsque j’ai atteint
mon bas fond, j’ai fait une tentative de suicide en mélangeant, à plusieurs reprises, calmants et bière. Dans la taverne où je me
tenais habituellement, à un moment donné, en essayant tant bien que mal de me lever de mon siège, je suis tombé comme une
roche, sans aucun réflexe. Je me suis réveillé chez moi. Je n’ai aucun souvenir de comment je suis retourné chez moi ni pendant
combien de jours j’ai dormi.

Dans ma jeunesse j’étais déjà une personne sensible, mais il y a eu des déclencheurs qui ont contribué à me perturber, me pré-
disposant au genre de vie d’enfer que j’ai vécu. Mon témoignage est très résumé. Je dois me limiter. Par contre, je crois que c’est
suffisant pour comprendre en partie ce que j’ai vécu.

Le langage intérieur et l’image projetée sur l’écran des pensées. Proverbes 23:7 : « Car il est comme les pensées de son âme. »

Les pensées d’un homme ou d’une femme dirigent leur âme.

Autrement dit, nos pensées sont dirigées par nos croyances. Nous sommes le reflet exact de ce que nous pensons.

Il ne faut surtout pas oublier que nous sommes des êtres complets, intérieurs et extérieurs.

Intérieurs : esprit, conscience, émotions, âme, volonté. L’intérieur agit immanquablement sur notre corps physique. Les principaux
organes transmetteurs de vie et nos récepteurs intérieurs et extérieurs servent à nous avertir et à nous protéger.
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

Par contre, lorsque perturbés, ces transmetteurs et récepteurs qui habituellement servent à bien orienter notre vie peuvent très bien
nous détruire. De là l’importance de bien les gérer. Autrement dit, nous sommes des êtres fragiles et vulnérables.

Nous n’avons pas besoin d’un cours scientifique sur les différentes composantes de notre cerveau, bien que ce soit sûrement très
intéressant. Mais il certain que pour pouvoir progresser spirituellement nous avons besoin de l’illumination du Saint-Esprit.

Je me référerai à la Bible, le seul repère en ce qui a trait aux domaines de la pensée et de la Foi.
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Proverbes 14:12 : « Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c’est la voie de la mort. 13
Au milieu même du rire, le cœur peut
être affligé, et la joie peut finir par la détresse. »
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Romains 12:2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que
vous discerniez quelle est la Volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »
1 - ne pas nous conformer à ce siècle,
2 - soyez transformés,
3 - par le renouvellement de l’intelligence,
4 - afin que vous discerniez,
5 - qu’elle est la Volonté de Dieu,
6 - ce qui est bon, agréable et parfait.

➩ Le 1er aspect est : Ne pas nous conformer à ce siècle,


➩ Le 2e aspect est : Soyez transformés,
➩ Le 3e aspect est : Par le renouvellement de l’intelligence,
➩ Le 4e aspect est : Afin que vous discerniez,
➩ Le 5e aspect est : Qu’elle est la Volonté de Dieu,
➩ Le 6e aspect est : Ce qui est bon, agréable et parfait,

Ce sont les clefs pour parvenir au renouvellement de l’intelligence.

Pour discerner la Volonté de Dieu il faut que nous arrivions à modifier nos pensées. Notre Dieu nous parle par sa Parole. Exemple :
Esaïe 41:10 « Ne crains rien, car Je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car Je suis ton Dieu ; Je te fortifie, Je viens
à ton secours, Je te soutiens de Ma droite triomphante ».

Deux aspects de négation dans la chair :


➩ Le 7e aspect est : Ne crains rien,
➩ Le 8 aspect est :
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Ne promène pas des regards inquiets,

pour cinq aspects de renforcement divin promis, si nous laissons Dieu transformer nos pensées par le Saint-Esprit :
➩ Le 9e aspect est : Car Je suis avec toi,
➩ Le 10e aspect est : Car Je suis ton Dieu,
➩ Le 11e aspect est : Je te fortifie,
➩ Le 12e aspect est : Je viens à ton secours,
➩ Le 13 aspect est :
e
Je te soutiens de Ma droite triomphante,
LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL † 13

Ainsi, pour renouveler nos pensées il faut :


➩ Le 14e aspect est : Croire,
➩ Le 15e aspect est : Nous soumettre,
➩ Le 16 aspect est :
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Obéir.

Lorsque nous nous soumettons au Saint-Esprit dans l’obéissance totale un changement se produit. En connexion avec la Parole de
Dieu le Saint-Esprit nous transforme, comme promis.
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Esaïe 30:15 : « Car ainsi a parlé le Seigneur, l’Éternel, le Saint d’Israël : c’est dans la tranquillité et le repos que sera votre salut, c’est
dans le calme et la confiance que sera votre force. Mais vous ne l’avez pas voulu. »

Quand Dieu nous parle, Il demande :

➩ Le 17e aspect est : Que nous soyons tranquilles,


➩ Le 18e aspect est : Que nous nous reposions dans ce qu’Il dit,

Nous y trouverons, comme effets promis :


➩ Le 19e aspect est : Le salut, la délivrance,
➩ Le 20 aspect est :
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Le calme et la confiance produiront notre force.

Les ressources de Dieu sont inépuisables. Il a toujours une pensée ou une promesse qui se rattache à chaque problème et à
chaque difficulté rencontrée tout au long de notre parcours ici-bas.

L’idée est de nous approprier, par la Foi, ce que Dieu nous dit.

Nous approprier : prendre, saisir, intégrer les promesses, les principes, tout ce qu’Il nous montre :

➩ Le 21e aspect est : Dans la prière,


➩ Le 22 aspect est :
e
Dans la méditation,
➩ Le 23 aspect est :
e
Ouvrant notre cœur,
➩ Le 23e aspect est : Acceptant la Vérité comme telle,
➩ Le 24e aspect est : En recevant et en nous laissant transformer par le Saint-Esprit Qui, par sa Parole, veut semer
la semence Divine en nous.

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Ainsi, 2 Corinthiens 10:5 : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu, et nous
amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ ».

Voilà comment l’apôtre Paul appliquait la Thérapie Divine dans le combat spirituel et dans la problématique qu’il y avait chez les
corinthiens. Chez les corinthiens et chez les faux docteurs.

Lorsque par la Grâce de Dieu, par l’enseignement et l’encouragement, nous parvenons à renverser les faux raisonnements d’une
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† LE TRAUMATISME ET LE COMBAT SPIRITUEL

personne, c’est toute une bataille de gagner dans le domaine de la pensée affectée par les faux raisonnements.

Gloire à notre Dieu. Amen.