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13e CHAPITRE

LA THÉRAPIE ET L’AIDANT
QUELQUES PRINCIPES DE BASE
Dieu, c’est Le seul Grand Thérapeute qui nous a équipés de ces dons :
1 – Romains 12 — 1 Corinthiens 12 : exhortation, miséricorde, etc.,
2 – la capacité d’aider,
3 – l’aidant conduit l’aidé au Grand Thérapeute,
4 – l’aidant est équipé spirituellement pour aider, dans tous les domaines — Matthieu 7:3-5,
5 – l’aidant aide dans le but de glorifier L’aidant qui l’a aidé, c’est-à-dire, Dieu.

Les moyens d’aider :


a) La Vérité pour vaincre le mensonge, les armes de Dieu pour vaincre les faux raisonnements acquis. Éphésiens 6:1 ; 6:10‑20.
b) Le pouvoir d’intercommunion entre Dieu, l’aidant et l’aidé.
c) Le travail de l’aidé en direction de ce qu’il apprend. 1 Timothée 4:8-10 — Philipiens 2:12-18.
d) L’appropriation, par l’aidé, des nouveaux acquis qui lui sont présentés.
e) Accepter le dépouillement des raisonnements, des habitudes et de faux comportements acquis dans le passé.
f) Accepter la souffrance, les tribulations, la faiblesse, les persécutions, dans la transition vers la transformation intérieure. Ro-
mains 5:1-5.
g) Persévérer dans l’épreuve jusqu’à l’affranchissement.
h) Demeurer sobres et veiller, prêts en tout temps, à résister à l’ennemi qui veut provoquer la chair en vue de lui faire reprendre
ses anciennes habitudes mensongères.
i) Prier en vue de garder la communion, l’écoute et le dialogue avec son Dieu.
j) Demeurer ferme dans sa position, sa croyance et la mise en pratique des vérités comprises.
k) Avoir les yeux constamment tournés vers Dieu, en Jésus-Christ, prendre sa croix et Le suivre. Luc 9:23.

Voir Romains 5:1-5.

Ceci est valable pour l’aidant et l’aidé. La seule différence entre eux c’est que l’aidant est rendu plus loin que l’aidé dans sa
croissance spirituelle.

L’aidant doit être - Romains 14:1 ; 15:7 :


1 - une personne accueillante,
2 - à l’écoute active,
3 - dans un endroit calme,
4 - savoir limiter son temps au besoin de l’aidé,
5 - détecter les signes non verbaux,
6 - avec compassion, lui poser des questions pour l’aider à verbaliser le non verbal,
7 - faire attention, pour l’aidant, de ne pas prendre sur lui le poids du fardeau de l’aidé. Savoir quand c’est le temps
de prier avec lui pour apporter son fardeau à Dieu, à Christ à la croix.
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† LA THÉRAPIE ET L’AIDANT, QUELQUES PRINCIPES DE BASE

COMMENT AGIR DANS LES APPELS URGENTS, DANS LES SITUATIONS DE DÉTRESSE

1 - rassurer l’aidé.
2 - l’aider à ne pas poser de gestes regrettables.
3 - le ramener à la réalité présente.
4 - lui faire voir les conséquences du mauvais choix et les bénédictions du bon choix.
5 - lui démontrer de la compassion et de l’empathie.
6 - lui offrir de le rencontrer, si possible.
7 - lui fixer un rendez-vous plus tard s’il ne peut pas maintenant.
8 - en cas de menace de suicide :
a) faire voir à l’aidé l’impact spirituel,
b) lui proposer de venir à la maison, ou aller chez lui,
c) lui demander s’il veut prier avec vous.
d) s’il persiste et résiste à tout cela et continue de menacer d’attenter à ses jours :
1) soit se rendre chez la personne le plus tôt possible,
2) soit avertir les autorités compétentes, si besoin est.

Dans les autres détresses : Romains 10:17 – Hébreux 13:5 :


1) rappeler à l’aidé une promesse de Dieu,
2) lui demander : a) de croire b) de s’abandonner à Dieu
c) de revenir vers la réalité d) de lâcher prise,
3) l’encourager en lui faisant voir les bénéfices de la Foi,

Matthieu 6:34 — 1 Corinthiens 10:13
4) lui rappeler chaque jour suffit sa peine,
5) et que lorsque nous luttons contre la tentation Dieu nous donne toujours le moyen d’en sortir.

TRAVAILLEZ À VOTRE SALUT


Philipiens2:12-18

Lorsque, par la Foi, nous travaillons à notre délivrance, cela influence :


a) notre intelligence → pensée — Hébreux 4 h 12-13,
b) notre volonté,
c) nos sentiments — 2 Timothée 3:14-17,
d) nos comportements,
e) nos actions.

La Foi doit toucher tout notre être dans tous les aspects ci-haut mentionnés pour que la transformation s’opère par la Parole et la
Puissance du Saint-Esprit.
LA THÉRAPIE ET L’AIDANT, QUELQUES PRINCIPES DE BASE † 3

Il doit nécessairement y avoir cohérence entre tous les aspects intérieurs lesquels, par la Vérité de la Parole et par l’Esprit Saint,
donnent un sens, dirigent tout notre être.

Autrement dit, la Foi réelle conduit tout l’être intérieur à partir du renouvellement de l’intelligence, dirigeant la volonté, les senti-
ments, les comportements et les actions.

Lorsqu’il est conduit par l’Esprit et par la Parole de Dieu, l’être intérieur ne peut pas être divisé en « compartiments ». Ou bien l’Esprit
Saint conduit tout l’être intérieur, ou bien Il ne le conduit pas.

Pour venir en aide à quelqu’un, l’aidant doit nécessairement connaître certaines données, en le questionnant sur son vécu. Puis
par la prière il doit demander à Dieu de lui accorder Son aide, par Son Esprit, pour pouvoir identifier la racine de chacun des
problèmes à résoudre. Il ne doit pas s’attaquer aux effets pour soulager les effets du problème uniquement.

Plus la Thérapie déstabilise l’aidé, plus elle a de l’effet sur lui et plus elle atteindra le résultat recherché.

Ne jamais traiter la personne en victime, car ce n’est pas le but de nourrir, chez l’aidé, un comportement de victimisation.

Le but c’est qu’elle retrouve sa position réelle, sa vraie identité en Christ, vers la maturité, l’autonomie spirituelle, sa responsabilité
dans le Seigneur, vers la croissance spirituelle, en se resituant dans la réalité présente de la Croix, vers le processus de transfor-
mation, en marchant de progrès en progrès vers la sanctification. 1 Thessanoliciens 4:1-8.

Apprendre à rejoindre la personne là où elle est tout en gardant la vision de là où le Seigneur l’appelle à être.

Travailler sur l’être, l’état d’esprit, la façon dont la personne raisonne, sur sa volonté, sur ses sentiments, ses comportements, pour
finalement atteindre l’action, son engagement, son implication dans le Corps de Christ.

Le but recherché c’est que l’aidé quitte sa zone de confort, sa bulle, ses fuites, et qu’il apprenne à affronter la réalité de la Croix,
en ôtant son masque personnel et en revêtant l’image de Jésus-Christ, Image réelle à laquelle il est réellement prédestiné.

Le but n’est pas de plaire à la personne, mais à Dieu. Il se peut alors que la personne soit surprise des attentes de Dieu envers elle.

Il ne faut pas aller vers ce que l’aidé préfère, mais dans la direction de son besoin réel, ce qui est en accord avec le plan de Dieu
quand nous identifions son besoin spirituel.

La personne peut être encore comme un animal, un étalon à l’état sauvage qui a besoin d’être apprivoisé et soumis à son maître.
Il est certain que cela ne se fera pas sans résistance.

Un des premiers aspects de l’amour c’est la patience, ce qui est tout à fait de mise lorsque l’aidant rencontre des résistances chez
l’aidé. 1 Corinthiens 13.

Ne nous imaginons pas que l’être animal dans la chair, tout comme l’étalon, va tout de suite se soumettre sans d’abord se débattre.
Parfois il peut même réussir à nous désarçonner.
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† LA THÉRAPIE ET L’AIDANT, QUELQUES PRINCIPES DE BASE

Le maître démontre de la patience et de l’affection à son étalon. Alors nous, chrétiens, ne devons-nous pas traiter un chrétien avec
tout l’amour de Dieu, avec la patience et l’affection que le maître porte à l’étalon ?

Bien apprendre à établir la relation aidant aidé, puis gagner chaque pouce de terrain du rapprochement avec l’aidé afin qu’il se
sente totalement en confiance, ce qui l’amènera peu à peu à lâcher prise.

Comme le cheval doit être brisé et dompté pour devenir soumis à son maître, le croyant doit aussi franchir ces étapes d’appren-
tissage.

Parce que le maître aime et traite bien son cheval, il doit le faire passer de l’état sauvage à l’état domestique. Ainsi le croyant a
besoin d’être domestiqué spirituellement pour apprendre la soumission envers son Maître.

Le Seigneur prend plaisir à un esprit brisé et à un cœur contrit en vue de soumettre le croyant à la sanctification. Psaume 34:19;
51:19 — Hébreux 12:1-13.

Il est essentiel que tout chrétien franchisse cette étape de brisement et de contrition. C’est exactement ce que les épreuves doivent
nous apprendre. En nous laissant reprendre par le Seigneur nous parviendrons à nous abandonner dans Ses bras et Il nous conso-
lera, Il nous honorera et prendra progressivement les guides de nos vies.

Le cheval est toujours un cheval. Même domestiqué il demeure toujours un cheval.

Le croyant n’a qu’une seule nature, étant né de nouveau, mais il a besoin d’être transformé des vieilles tendances et habitudes en
l’être nouveau qu’il est réellement. 2 Corinthiens 5:17 — Romains 6:1-11.

L’aidant soumis à son Dieu doit guider et conseiller l’aidé dans la direction que Dieu a prévue pour lui.

L’aidant, lui-même soumis à Dieu, son Grand Thérapeute, devient l’instrument modèle dans la main de Dieu pour guider l’aidé
dans la même direction qu’il a lui-même apprise dans sa relation avec Dieu, ainsi que dans la même direction qui lui a servi de
modèle quand il a lui-même été aidé.

LA CAPACITÉ D’ADAPTATION DE L’AIDANT

L’aidant doit se mettre au niveau de l’aidé, le rejoindre, faire un lien avec lui ou elle, s’il s’agit d’une femme, bien sûr.

L’aidant doit nécessairement avoir une bonne capacité d’adaptation. Selon l’aidé qu’il rencontre, pour le rejoindre il doit se mettre
à son niveau, tout en gardant son niveau d’aidant mature. 1 Corinthiens 9:19-22.

Jésus parlait et fréquentait des prisonniers et des gens de mauvaise vie sans pour autant être comme eux. Matthieu 9:12.

Jésus savait très bien reconnaître et rejoindre ceux qui avaient besoin d’être guéris, parfois physiquement, parfois spirituellement.
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Il ne faut pas nous attendre à ce que l’aidé s’adapte à l’aidant. Nous serions alors dans un processus contraire, car l’aidé est inca-
pable de rejoindre l’aidant au niveau de sa maturité, car il est loin d’être rendu là.

LA MATURITÉ SPIRITUELLE

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1 Corinthiens 13:11 : « Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ;
lorsque je suis devenu homme, j‘ai fait disparaître ce qui était de l’enfant. »

Nous voyons ici trois aspects de la maturité :


1 - le langage,
2 - la façon de penser,
3 - le raisonnement.

« Lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant ».

La maturité arrive lorsqu’il y a transformation :


1 - au niveau du langage,
2 - au niveau de la façon de penser,
3 - au niveau de la façon de raisonner.

En travaillant avec l’aidé l’aidant doit absolument tenir compte de ces trois facteurs déterminants pour évaluer son niveau de
croissance.

Quand l’aidé à son tour commencera à se détacher de l’aidant pour former des disciples, en devenant lui-même aidant, cela se
verra automatiquement :
1 - dans son langage d’aide aux autres,
2 - dans sa façon de penser plus mature,
3 - dans sa façon de raisonner comme un homme spirituel – Voir 1 Corinthiens 3:1.
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1 Corinthiens 2:15 : « L’homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n’est lui-même jugé par personne, 16
car qui a connu la pensée
du Seigneur, pour l’instruire ? Or nous, nous avons la pensée de Christ. » Lire 1 Corinthiens 3:1-15.
™ 
2 Corinthiens 10:5 : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons
toute pensée captive à l’obéissance de Christ. »

Cela est vrai pour les faux docteurs, car Paul renversait leurs raisonnements. C’est vrai aussi pour les chrétiens qui ont besoin de
« et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ ».

Lorsque la pensée du chrétien est conduite « à l’obéissance de Christ » il se transforme de l’état charnel à l’état spirituel et il trouve
enfin le repos de Dieu, ce qui fait partie de sa position en Jésus-Christ. Mais cette fois-ci, il se l’approprie dans l’expérience. Il a
développé le réflexe spirituel de venir porter son fardeau à Jésus au pied de la croix. Matthieu 11:28-30.
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† LA THÉRAPIE ET L’AIDANT, QUELQUES PRINCIPES DE BASE

Ainsi le croyant a été transformé au niveau :


1 - du langage,
2 - de la pensée,
3 - du raisonnement.

Son seul refuge, son seul rocher sont Christ. Il n’a plus les faux réflexes de chercher :
1 - sa zone de confort,
2 - sa bulle,
3 - sa fuite dans une passion quelconque — Galates 5:24,
4 - il n’a plus à porter un masque.

Son seul refuge est de venir spontanément vers la croix de Christ, dans la prière.

Il n’a plus ce réflexe de la chair qui cherche :


1 - à être le plus grand,
2 - le prestige,
3 - l’attention et l’approbation.

Non, il est devenu un homme spirituel, mature, capable d’aimer, de donner et de servir inconditionnellement, capable de vivre
par le fruit de l’Esprit, et de se sanctifier. Galates 5:22 — Hébreux 12:1 — 1 Pierre 3:15.

Notre imagination est très fertile, et si nous voulons avoir la victoire sur :
1 - nos doutes,
2 - nos peurs,
3 - nos craintes,
4 - nos scénarios,
5 - nos appréhensions,
6 - notre stress,
7 - nos anxiétés,

nous avons tout avantage à nous approprier les promesses et les principes de Christ.

Ces armes sont dans Éphésiens 6:10 à la fin :
1 – nous fortifier dans le Seigneur,
2 – nous reposer en Lui,
3 – venir à la croix pour abandonner tous nos fardeaux aux pieds de Jésus — Matthieu 11:28.

Nous ne devons pas faire le déni de nos fardeaux. Nous avons tout avantage à confier nos émotions au Seigneur Jésus-Christ :
1 - la peur,
2 - la colère,
3 - l’envie,
4 - l’ennui,
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5 - l’amertume,
6 - le ressentiment,
7 - l’abattement,
8 - nos préjugés, etc.

LES DÉSIRS DE LA LANGUE : LA MÉDISANCE ET LA CALOMNIE

Comment les prévenir ? Dans notre relation avec Dieu, dans la prière. Dieu nous donnera la bonne mesure de relation avec les
personnes à aider, dans l’amour de la Vérité.

C’est en mettant ces méthodes de prévention spirituelle en pratique que nous parvenons à résister aux mauvais désirs et aux pas-
sions qui nous provoquent tous si facilement. En nous confiant, en nous reposant dans le Seigneur nous pouvons avoir la victoire
dans l’épreuve en acceptant l’affliction, en résistant à l’ennemi. Voilà notre privilège.
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LA THÉRAPIE ET L’AIDANT, QUELQUES PRINCIPES DE BASE