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Du Projet à la Construction du Tunnel

Table des matières

1. Projet

2. Conception

3. Exécution

4. Mesures

5. Procédés Auxiliaires

6. Prospection

7. Technologie de KAJIMA

Documents de Références:
①NATM設計施工指針:日本鉄道建設公団、平成 8 年
②トンネル標準示方書(山岳工法編)・同解説:土木学会、2006 年
③設計要領第三集(トンネル編):東日本高速道路㈱・中日本高速道路㈱・西日本高速道
路㈱、平成 18 年
④わかりやすい土木地質学:土木工学社、平成 13 年 5 月
⑤山岳トンネルの施工:鹿島出版会、1996 年
⑥山岳工法における補助工法の効率的な設計施工法に関する調査検討報告書:社団法人
日本トンネル技術協会、平成 12 年
⑦道路トンネル観察・計測指針:社団法人日本道路協会、平成 5 年
⑧道路トンネル技術基準(構造編)・同解説:社団法人日本道路協会、平成 15 年
⑨山岳トンネルパンフレット:鹿島建設、2004 年
⑩写真でみる道路トンネル:財団法人高速道路技術センター、平成 8 年
1. PROJET
1.1 Conception de tracé
1.1.1 Tracé en plan

Le tracé en plan de tunnel doit être rectiligne ou d’une courbe d’un grand rayon.

【Commentaire】
Le tunnel doit avoir un tracé en plan assurant une bonne jonction avec les routes
devant et derrière du tunnel, et le tronçon où se situe le tunnel doit avoir un tracé bien
équilibré. Compte tenu de la configuration topographique et géologique du terrain
naturel, la faisabilité de construction, la sécurité routière, etc. il est préférable que le
tracé en plan soit rectiligne. Dans le cas où le tracé serait conçu pour une courbe, il
est préférable, au point de vue de la portée visuelle, que le tunnel soit tracé par une
courbe d’un grand rayon ne nécessitant pas d’élargissement en largeur du tunnel.
Lorsque les prescriptions réglementaires régissant la construction routière
(Ordonnance de Construction Routière = Road Construction Ordinance) sont
respectées, il n’y aurait pas de problème de tracer le tunnel en courbe. Cependant,
par rapport à la route à ciel ouvert, le tunnel constitue un espace confiné pour le
conducteur sur qui exerce une forte pression psychologique, ce qui démontre que les
accidents ont lieu le plus souvent à proximité d’entrée et sortie du tunnel. De ce fait,
il est préférable d’appliquer la spécification plus sévère au tracé du tunnel par rapport
à celui de la partie à ciel ouvert, au point de vue de la sécurité routière.
En outre, si une courbe d’un petit rayon est appliquée, il est obligé d’élargir la largeur
du tunnel pour assurer la portée visuelle nécessaire, ce qui entraîne une
augmentation dans le coût de construction. Lorsque la route de la partie à ciel
ouvert est tracée par une courbe d’un petit rayon, il est à veiller à ce que l’entrée et la
sortie du tunnel doivent être élargies pour assurer la portée visuelle d’une part, et que
la pente transversale (dévers) soit plus raide, ce qui demande de faire attention aux
limites de construction d’autre part.
La distance de visibilité a deux catégories ; l’une est la distance pour arrêt et l’autre la
distance pour dépassement. Le tableau 1.1 montre le rayon minimum de tracé ne
nécessitant pas d’élargissement de largeur, calculé pour la distance de visibilité
d’arrêt par la formule définie dans le manuel d’instructions d’Ordonnance de
Construction Routière (édition par Japan Road Association).
Le tracé pour le tunnel doit être conçu de façon synthétique en prenant en
considération les caractéristiques topographiques et géologiques aux alentours de
l’entrée et sortie du tunnel, le tracé devant et arrière du tunnel, la position de puits
vertical et/ou incliné en cas d’un tunnel à long parcours, etc.
Il va sans dire qu’il ne faut pas oublier toutes les facilités pour la construction telles
que la position de puits, l’implantation des installations et des routes provisoires pour
la construction, l’alimentation en électricité du chantier, etc.
Lorsqu’il s’agit d’un tunnel de circulation à sens unique, la sortie légèrement courbée
permet la luminosité à la surface de mur de s’accroître progressivement en
approchant de la sortie. Cette idée efficace mérite la considération avec le tracé de
la partie à ciel ouvert et la faisabilité dans la construction de l’entrée et la sortie du
tunnel.

1-1
Tableau-1.1 : Exemples de rayon minimum ne nécessitant pas d’élargissement de
largeur du tunnel
(en cas de pente longitudinale à 0%)
Largeur
Vitesse Distance de Largeur de Rayon
d’accotement Remarques
(km/h) visibilité (m) route (m) minimum (m)
(m)
120 210 3,50 1,00 2.000 1-1
100 160 3,50 1,00 1.200 1-2
80 110 3,50 0,50 670 3-1
60 75 3,25 0,50 330 3-2
50 55 3,00 0,50 190 3-3
40 40 2,75 0,50 160* 3-4

Notes 1) : Ce Tableau est établi dans la supposition où le regard du conducteur reste dans
la limite prescrite pour la construction routière. Cependant la valeur marquée
par (*) est celle ne nécessitant pas d’élargissement de largeur selon le manuel
d’instructions pour l’Ordonnance de Construction Routière précitée.
2) : Les valeurs calculées sont déférentes de celles figurant sur ce Tableau pour la
région froide et de forte précipitation de neige où la distance de visibilité est
assurée autrement.

1.1.2 Tracé en élévation

1. En principe, la pente longitudinale d’un tunnel doit être minimale dans la mesure
où le drainage d’eau souterraine n’est pas compromis.
2. Au point de transition de la pente longitudinale, une courbe longitudinale d’un
grand rayon doit être prévue dans la mesure du possible.

【Commentaire】
1. La pente longitudinale de tunnel devra être déterminée de manière synthétique en
considération d’eau souterraine, la modalité d’évacuation des déblais, la facilité
de parcours après la mise en service, l’aération, etc., mais notamment les points
suivants:
a) En cas d’évacuation d’eau par gravitation durant la construction, il faut prévoir
une pente de 0,3 à 0,5% au moins à cause d’irrégularité de terrain du chantier.
Pour ce qui est l’évacuation d’eau après la mise en service de tunnel, il suffit
en général de prévoir une pente supérieure à 0,1 ou 0,2% pour l’évacuation
d’eau.
b) En cas d’évacuation des déblais par rail, une pente raide risque
l’emballement ou déraillement de wagons de marinage, la prolongation de
distance de freinage de locotracteur, ainsi que la baisse de rendement, etc.
En général, une pente inférieure à 2% est désirable pour le marinage par rail.
c) Il y a un autre élément qui restreint la pente dans le tunnel routier. Il s’agit de
ventilation de gaz d’échappement. Etant donné que la densité de fumée de

1-2
charbon de gaz d’échappement s’accroît rapidement dans le tunnel lorsque la
pente longitudinale devient raide, le tunnel nécessitant la ventilation
mécanique doit avoir une pente minime dans la mesure du possible. A la
rigueur, il est préférable de cibler qu’elle soit inférieure à 3%. Par contre,
pour le tunnel à court parcours ne nécessitant pas de ventilation mécanique, il
est admis qu’il dispose d’une pente avantageuse en fonction de son tracé de
route.
d) Si les conditions géomorphologiques à l’extérieur du tunnel exigent de prévoir
une voie supplémentaire en rampe, le tracé en élévation doit être conçu de
manière à ce qu’il n’exerce son influence jusqu’à l’entrée et sortie de tunnel.
2. Au point transitoire de tracé en élévation, et compte tenu de la distance de
visibilité et la facilité de parcours dans un espace confiné, il est préférable
d’appliquer une courbe d’un grand rayon.

1.1.3 Distance entre les tunnels adjacents et avec d’autres ouvrages

En cas de construction de plus de deux tunnels, ou d’un tunnel adjacent à un autre


ouvrage, le tracé doit tenir compte des influences réciproques des ouvrages.

【Commentaire】
En cas de creusement des tunnels adjacents l’un à l’autre ou les uns aux autres, ou
d’un tunnel près d’un ou des autres ouvrages existants, il est possible que la
construction de tunnel fasse effet négatif sur ces ouvrages existants. Dans de tels
cas, il faut prévoir une espace adéquate entres les ouvrages, après avoir mûrement
étudié la forme de coupe transversale, l’angle de croisement, la méthode de
construction, la période de construction, etc.
Pour l’écartement d’entraxe de deux tunnels adjacents, il est dit qu’il n’y a pas de
conséquences réciproques sur les ouvrages lorsque ces derniers disposent d’un
écartement d’entraxe approximativement deux fois la largeur de creusement en cas
de terrain naturel considéré comme une masse élastique pour le calcul, et cinq fois en
cas de terrain meuble. Toutefois, beaucoup de questions qu’on ne peut pas éclaircir
restant dans l’interaction d’ouvrages au terrain réel, la distance adéquate à prévoir
entre les ouvrages ne peut pas être précisée. Lors de détermination d’écartement
d’entraxe, la méthode de construction doit être étudiée en même temps, notamment
sur l’effet de dynamitage. D’après les résultats enregistrés jusqu’à présent dans les
constructions de tunnels routiers à double voie, la plupart des cas prévoient un
écartement à peu près trois la largeur de creusement. En tout cas, il est
recommandé d’effectuer une étude approfondie lorsqu’il s’agit d’un terrain naturel
défavorable.
Lors que les conséquences réciproques sont mises en cause par suite d’impossibilité
de prévoir une distance adéquate pour des raisons diverses, les procédés et la
méthode de constructions doivent être étudiés de tout près par référence aux projets
et constructions similaires réalisés dans le passé, et il faut veiller aux comportements
du tunnel ou des ouvrages au cours de construction en effectuant des mesures ou
d’autres contrôles selon les besoins.
En cas de construction d’un tunnel sous un ouvrage existant, l’effet tel que le

1-3
tassement des fondations, le niveau de la nappe phréatique, etc. doit être également
considéré.

1.1.4 Tracé pour la route connectée au tunnel

1. Le tracé pour la route connectée au tunnel doit être un tracé en plan et en


élévation qui prend en considération la sécurité de parcours. Notamment pour le
côté entrée du tunnel, le tracé doit être soigneusement conçu de telle manière à
ce que le conducteur puisse facilement reconnaître la bouche d’entrée de tunnel
d’une distance suffisante.
2. La différence dans la largeur d’accotement entre le tunnel et la route est ajustée
dans une section de longueur adéquate.

【Commentaire】
1. Afin de permettre aux véhicules d’entrer aisément au tunnel, il est important
d’adopter un tracé qui permet au conducteur de reconnaître l’existence de tunnel
le plus tôt possible et d’apercevoir la bouche d’entrée de tunnel à une distance
suffisante. Lorsque la partie de raccordement se situant près de la bouche
d’entrée ou de sortie de tunnel comporte une courbe horizontale ou un point de
changement dans la pente longitudinale, cette construction, dans beaucoup de
cas, comprend le risque éventuel d’empêcher de reconnaître aisément et tôt
l’existence de tunnel ou de rendre le tracé de la partie de raccordement du tunnel
à la route extrêmement déséquilibré. Il arrive quelquefois à obtenir un meilleur
résultat si ces éléments sont situés à l’intérieur du tunnel. Pour ces cas, il faut
étudier la situation de près au moyen d’un plan perspectif, etc.
Lorsque la pente raide ascendante continue juste devant le tunnel, les
conducteurs ont la tendance d’accélérer après entrer dans le tunnel à cause de
cette pente qui les a obligés de baisser la vitesse, ce qui augmente en
conséquence le gaz d’échappement ainsi le coût supplémentaire à investir dans
les installations d’aération.
Il est nécessaire, au moment de détermination d’un tracé de route connectée au
tunnel, de concevoir un tracé facile à réaliser en tenant en compte la configuration
et les procédés de construction comportant le pont et le remblai créés à proximité
de l’entrée.
2. Dans certains tunnels, la largeur d’accotement est réduite par rapport à celle de la
route connectée au tunnel. Pour que les véhicules puissent entrer au tunnel
avec aisance, une bande d’accotement dont la largeur se diminue
progressivement à l’approche de l’entrée du tunnel est prévue sur la route
connectée au tunnel avec une certaine longueur qui est déterminée en fonction
de la vitesse de calcul. La différence dans la largeur d’accotement est ajustée
dans cette zone. Le rapport de diminution adoptée pour cette zone est en
général de 1/25 à 1/50.
L’ajustement est fait par bordure, barrière de sécurité, marquage, etc. tandis que
l’ouvrage tel que mur de soutènement situé près de l’entrée de tunnel n’est pas
ajusté en général. L’espace libre créé près de l’entrée de tunnel peut être utilisé
pour les installations auxiliaires, ce qui est avantageux pour la gestion

1-4
d’exploitation et d’entretien de tunnel.
Dans la région froide et de forte précipitation de neige, il est nécessaire de prévoir
un espace réservé à l’amoncellement de déblais de neige juste avant l’entré de
tunnel afin d’empêcher d’entraîner la neige à l’intérieur du tunnel. En principe, la
même largeur que celle de la partie déblayée est assurée jusqu’en face de
l’entrée pour l’espace réservé à l’amoncellement de neige devant l’entrée de
tunnel, mais en tenant compte de volume de neige entraînée par véhicule et/ou
emportée par vent à l’intérieur du tunnel, il vaut mieux d’assurer un espace le plus
large que possible dans la mesure où les conditions géomorphologiques et
économiques le permettent.

1-5
1.2 Conception de section
1.2.1 Section intérieure

1. La forme ainsi que les dimensions de la section intérieure de tunnel couvrent les
limitations de construction définies et requises par l’Ordonnance de Construction
de Route et la section nécessaire pour l’aération, etc., et elles sont déterminées
en prenant en compte la sécurité et l’efficacité économique.
2. Lorsqu’il s’agit d’un tunnel où circulent les véhicules, les bicyclettes et les piétons
dans la même section, la structure doit être celle qui assure la sécurité des
bicyclettes et les piétons en particulier.

【Commentaire】
1. La section intérieure de tunnel assurant les fonctions de service pour la circulation
routière doit satisfaire aux limitations de construction définies et requises par
l’Ordonnance de Construction Routière et comporter l’espace nécessaire pour les
installations annexes (le système d’aération, le système d’éclairage, le système
de secours d’urgence, le système de drainage, les équipements intérieurs, etc.) et
le passage/pavage (y compris rechargement de revêtement) pour la maintenance,
ainsi qu’une marge réservée pour couvrir l’erreur produite dans l’exécution de
revêtement intérieur. Compte tenu d’espace pour la chaussée, les limites de
construction doivent être déterminées conformément à Fig.-2.1 ci-dessous.

a : Largeur d’accotement (maximum 1m)


b : 0,7m
c : Largeur d’accotement (0,25m sans accotement)
H : 4.5m
(Tunnel n’ayant ni passage pour piétons ni passage pour bicyclettes)
(a) Exemple des limitations de construction

(b) Mise en application des limitations de construction


Fig.-1.1 Limites de construction pour la chaussée et leur mise en application

1-6
Compte tenu de la sécurité et l’efficacité économique, la forme intérieure de
tunnel doit être la section en «fer à cheval» constitué d’un cercle à trois centres
(demi-cercle supérieur à centre unique) ou la section ellipsoïdale aplatie comme
cercle à cinq centres (demi-cercle supérieur à trois centres). Cependant,
lorsque la poussée des terres et la pression hydraulique sont considérables à
cause de mauvais terrain, on adopte quelquefois la forme de cercle ou
quasi-cercle. C’est ainsi que la forme de section intérieure doit être décidée de
manière rationnelle en fonction des limites de construction et des conditions
géomorphologiques du terrain naturel. Lors de détermination de forme de
section intérieure, il est préférable de maintenir le rapport largeur-hauteur (rapport
de la hauteur avec la largeur de la section intérieure) au-dessus de 0,57 à 0,60.
Un certain espace libre étant créé structurellement entre les limites de
construction et le revêtement, il est important de faire valoir cet espace en y
disposant efficacement les installations annexes pour minimiser l’espace mort.
Pour les tunnels particuliers tels que celui réservé exclusivement aux piétons,
celui de secours, celui routier à trois voies, etc. ayant des dimensions différentes
des tunnels routiers à deux voies ordinaires, il faut concevoir leur forme de
section tant stable qu’économique après une étude approfondie sur les fonctions
et services qu’ils ont à assurer spécifiquement. Pour le tunnel de type étanché
(type non-drainage) qui est construit dans les terrains spéciaux tels que le terrain
gonflant ou non-consolidé ainsi que dans le terrain ayant une haute pression
hydraulique, il est nécessaire d’étudier une forme de section qui tient compte des
conditions géomorphologiques respectives et de la force agissant sur le
revêtement, etc.
Comme on le montre dans Chapitre 2, Section 2.1 «Combinaison standard de
boisage», Les dimensions de section du tunnel sont classées en trois catégories,
à savoir «section normale», «grande section» et «petite section» par l’indice du
rapport largeur-hauteur de la section intérieure sur la ligne de naissance. Parmi
ces trois sections, la petite section est adoptée pour le tunnel de secours ou
d’essai dans un tunnel à long parcours.

1-7
Axe du Tunnel Axe de la route

Fig.-1.2 (1) Exemple de section d’un tunnel routier sans trottoir


Axe du Tunnel Axe de la route

Fig.-1.2 (2) Exemple de section d’un tunnel routier avec trottoir

1-8
Axe du Tunnel Axe de la route

Fig.-1.2 (3): Exemple de section d’un tunnel d’autoroute

1-9
2. Conception
2.1 Combinaison standard de boisage

Pour l’étude préliminaire sur le boisage, la combinaison standard doit être adoptée
selon les catégories du terrain naturel.

【Commentaire】
Le boisage doit être conçu de telle manière à ce qu’il soi optimal et le plus adéquat
aux conditions à satisfaire du tunnel en faisant valoir les caractéristiques
avantageuses de divers éléments constitutifs de son boisage. Cependant, du fait
qu’à la phase de l’étude préliminaire, il est difficile de saisir exactement la nature et
les caractéristiques physiques du terrain naturel dans les détails d’une part, et que
l’effet des éléments constitutifs du boisage n’est pas encore effectivement évident
d’autre part, il serait rationnel de prévoir une combinaison standard de boisage en se
basant sur le classement des terrains naturels.
Comme il existe plusieurs combinaisons de boisage, on dispose d’une marge assez
large dans le choix de conception. Le Tableau-2.1 montre quelques indications
concernant les combinaisons de boisage pour un tunnel de section ordinaire, ayant la
largeur de la section intérieure de 8,5 à 12,5m et le rapport largeur-hauteur au-dessus
de 0,6 indique, tandis que les Tableaux 2.2 et 2.3 montrent les indications de
combinaisons de boisage pour un tunnel de grande section (largeur 12,5 à 14,0m,
rapport l/h au-dessus de 0,57) ainsi que pour un tunnel de petite section (largeur 3,0 à
5,0m, rapport l/h au-dessus de 0,8) respectivement. Pour d’autres tunnels ayant la
section qui ne figure pas surs les Tableaux 2.1, 2.2 et 2.3, leur boisage doit être étudié
séparément par la référence à ces Tableaux. La Fig.-2.1 montre un exemple de
boisage.
Ces Tableaux qui ont été élaborés sur la base des réalisations du passé sont destinés
à l’étude préliminaire. Pour un tunnel d’une surcharge inférieure à 20m, ou
supérieure à 500m, le boisage doit être calculé sur la base des réalisations similaires
dans le passé et/ou par la méthode analytique. Il ne faut pas oublier que le boisage
doit être modifié et rectifié pour qu’il soit le plus adopté au tunnel à construire pendant
la phase de construction par l’observation et les mesures au niveau du front de taille.

2-1
Tableau-2.1: Indications pour les combinaisons standard de boisage
(section ordinaire, largeur 8,5 à 12,5m)
Boisage en structure
Boulons de roche Revêtement
d’acier

Demi-cercle
Intervalle

Epaisseur de béton projeté


Type pour Demi-cercle Inf.
Etendue de boulonnage
Longueur d’une course

Procédé de percement
Marge de déformation
Classement de terrain

Modèle de boisage

Sur circonférence

pour

Voûte/Paroi
Longueur

Intervalle
Sur axe

Radier
Type
Sup.
(m) (m) (m) (m) (cm) (cm) (cm) (cm)
B B 2,0 3,0 1,5 2,0 Sup.120° - - - 5 30 0 0

Pleine section par banc ou Section


CI CI 1,5 3,0 1,5 1,5 Sup. - - - 10 30 (40) 0

demi-cercle supérieur
CII-a - - -
CII 1,2 3,0 1,5 1,2 Sup/Inf 10 30 (40) 0
CII-b H-125 - 1,2

DI-a 3,0
DI 1,0 1,2 1,0 Sup/Inf H-125 H-125 1,0 15 30 45 0
DI-b 4,0
Moins Moins Moins
DII DII 4,0 1,2 Sup/Inf H-150 H-150 20 30 50 10
de 1,0 de 1,0 de 1,0

Notes :
1) Concernant les indices de boisage «a» et «b», lorsque le terrain est catégorisé à
«C II» et «D I» dans le classement, l’indice «b» est considéré comme la base.
Cependant, lorsque le percement de galerie permet de supposer la stabilité dans
l’écartement de tracé et dans le front de taille, l’application de l’indice «a» est
considérée.
2) Radier
a. Pour les terrais constitués de sol argileux ou de roche cristalline décomposée
comme marne du dépôt tertiaire, tuf, ophiolite, le radier en voûte d’une
épaisseur de valeur indiquée entre parenthèses ( ) dans le Tableau;
b. Si la fermeture de section est imminente, le radier est fermé par le béton
projeté dont l’épaisseur est déterminée par la référence aux épaisseurs de
béton projeté sur les parties supérieure et inférieure. Le radier en voûte par
le béton projeté est comprise dans l’épaisseur du radier, mais l’épaisseur du
béton coulé in situ ne doit pas perte inférieure à celle du béton de revêtement
posé à la voûte et à la paroi latérale.
c. Même si le terrain est classé en «D I», le radier de voûte peut être négligé
lorsque le tunnel repose sur une roche ayant la force portante suffisante à long
terme et qu’il ne subit pas la poussée latérale.

2-2
3) Treillis
a. Pour le terrain classé en «D I», le treillis est posé sur le demi-cercle supérieur,
tandis que pour le terrain classé en «D II», il est posé sur les demi-cercles
supérieur et inférieur en général.
b. En cas d’utilisation du béton renforcé de fibres d’acier, le treillis peut être
négligé.
4) Marge de déviation
Pour le terrain classé en «D II», un jeu d’environ 10cm est prévu au demi-cercle
supérieur pour le tunnel de percement à la section de demi-cercle supérieur, et
aux deux demi-cercles supérieur et inférieur pour le tunnel de percement à
section pleine à abattage par banc auxiliaire puisque ce dernier cas ne comporte
pas de décalage dans le percement. Par ailleurs, cette marge de déviation doit
être ajustée selon les circonstances par les mesures réelles effectuées au cours
de la construction.
5) Pour les terrains classés en «A» et «E», les combinaisons sont étudiées pour
s’adapter aux conditions de chaque terrain respectivement.
6) Même s’il reste dans le champ d’application de la section normale, lorsque la
section aplatie, telle que demi-cercle supérieur à trois centres, est adoptée près de
la limite à la grande section, l’application de combinaison de boisage pour la
grande section est considérée.

2-3
Béton projeté

Revêtement
Coupe A - A

Boulon de roche
Boulon de roche
Béton projeté

(a) Exemple de structure de boisage «C I»

Treillis Béton projeté


Revêtement
Boisage d’acier en arc Coupe A - A

Boulon de roche
Boulon de roche
Béton projeté Treillis

Boisage d’acier en arc

(b) Exemple de structure de boisage «CI-a»


Fig.-2.1: Exemples de structure de radier en voûte pour la section normale

2-4
Tableau-2.2: Indications pour les combinaisons standard de boisage
(grande section, largeur 12,5 à 14,0m)
Boisage en structure
Boulons de roche Revêtement
d’acier

Demi-cercle
Intervalle

Epaisseur de béton projeté


Type pour Demi-cercle Inf.
Etendue de boulonnage
Longueur d’une course

Procédé de percement
Marge de déformation
Classement de terrain

Modèle de boisage

Sur circonférence

pour

Voûte/Paroi
Longueur

Intervalle
Sur axe

Radier
Type
Sup.
(m) (m) (m) (m) (cm) (cm) (cm) (cm)

demi-cercle sup. ou Galerie pilote


Pleine section par banc ou Section

piédroit ou Galerie pilote au centre


B B 2,0 4,0 1,5 2,0 Sup. - - - 10 40 - 0

CI CI 1,5 4,0 1,2 1,5 Sup/Inf - - - 15 40 (45) 0

CII CII 1,2 4,0 1,2 1,2 Sup/Inf H-150 - 1,2 15 40 (45) 0

DI DI 1,0 6,0 1,0 1,0 Sup/Inf H-150 H-150 1,0 20 40 50 0


Moins Moins Moins
DII DII 6,0 1,0 Sup/Inf H-200 H-200 25 40 50 10
de 1,0 de 1,0 de 1,0

Notes :
1) Radier
a. Pour les terrais constitués de sol argileux ou de roche cristalline décomposée
comme marne du dépôt tertiaire, tuf, ophiolite, le radier en voûte d’une
épaisseur de valeur indiquée entre parenthèses ( ) dans le Tableau;
b. Aux pieds, l’épaisseur de radier en voûte doit être ajustée de manière à ce
qu’elle soit égale à celle de la somme du béton projeté et du revêtement, tel
que montré dans la Fig-2.2.
c. Si la fermeture de section est imminente, le radier est fermé par le béton
projeté dont l’épaisseur est déterminée par la référence aux épaisseurs de
béton projeté sur les parties supérieure et inférieure. L’épaisseur de radier
en voûte par le béton projeté est comprise dans l’épaisseur du radier, mais
l’épaisseur du béton coulé in situ ne doit pas être inférieure à celle du béton de
revêtement posé à la voûte et à la paroi latérale.
d. Même si le terrain est classé en «D I», le radier de voûte peut être négligé
lorsque le tunnel repose sur une roche ayant la force portante suffisante à long
terme et qu’il ne subit pas la poussée latérale.

2-5
Fig.-2.2: Forme de boisage pour la grande section

2) Treillis :
a. Pour le terrain classé en «C II», le treillis est posé près du sommet de voûte,
et pour ceux classés en « D I » et « D II », il est posé sur les demi-cercles
supérieur et inférieur en général.
b. Pour les terrains classés autrement que ceux précités, le treillis peut être
posé près du sommet de voûte selon les circonstances. En outre, en cas
d’utilisation du béton renforcé de fibres d’acier, le treillis peut être négligé.
3) Marge de déviation :
Pour le terrain classé en «D II», un jeu d’environ 10cm est prévu au demi-cercle
supérieur pour le tunnel à la section de demi-cercle supérieur, et aux deux
demi-cercles supérieur et inférieur pour le tunnel à section pleine puisque ce
dernier cas ne comporte pas de décalage de temps dans le percement Par
ailleurs, cette marge de déviation doit être ajustée selon les circonstances par les
mesures réelles au cours de la construction.
4) Percement :
a) En cas de méthode de percement à paroi divisée, la combinaison de boisage
citée ci-dessus est appliquée pour la galerie principale, mais la combinaison de
boisage pour la paroi est déterminée par les conditions du chantier. En outre,
le percement à paroi divisé comportant son point faible à la jointure de boisage
avec la galerie d’avancement, il nécessaire d’étudier sur les mesures à prendre
pour ce point. Pour le cas d’utilisation d’explosif, le choc de charge explosive
détruit la paroi en même temps que percement, ce qui entrave le jeu que la
paroi doit originairement jouer. Il n’est pas donc préférable d’utiliser les
charges explosives dans cette méthode de percement.
b) En raison de difficulté d’exécuter l’enfilage au sommet de voûte dans la
méthode de percement à paroi divisée, si le percement à galerie d’avancement
(galerie de fond) est adopté, la combinaison de boisage citée ci-dessus est
appliquée à la galerie principale, mais la combinaison de boisage pour la galerie
d’avancement est déterminée par les conditions du chantier.
c) La hauteur de la section totale doit être déterminée, après l’étude sur l’échelle et
les dimensions de boisage, de manière à ce qu’elle soit celle qui n’entrave
l’efficacité et la sécurité de construction.
5) Pour les terrains classés en «A» et «E», les combinaisons sont étudiées pour
s’adapter aux conditions de chaque terrain respectivement.

2-6
Tableau-2.3: Indications pour les combinaisons standard de boisage
(petite section, largeur 3,0 à 5,0m)
Boisage en
Boulons de roche structure
d’acier

Demi-cercle
Intervalle

Epaisseur de béton projeté

Epaisseur de revêtement
Etendue de boulonnage
Longueur d’une course

Procédé de percement
Classement de terrain

Modèle de boisage

Sur circonférence

pour
Longueur

Intervalle
Sur axe

Type
Sup.
(m) (m) (m) (m) (cm) (cm)
B B 2,0 Non - - - Non - 5 20

Pleine section
CI CI 1,5
1,2 à
2,0 1,2 Sup/Inf Non - 5 20
1,5
CII CII 1,2

DI DI 1,0 2,0 1,0 1,0 Sup/Inf H-100 1,0 10 20


2,0 à Moins 10 à
DII DII 1,0 1,0 Sup/Inf H-100 1,0 20
3,0 de 1,0 12

Note : Il est nécessaire de considérer l’omission de revêtement en considération de


situation d’utilisation et de conditions de terrain du tunnel concerné.

2-7
2.2 Etanchement et Drainage
2.2.1 Généralités d’étanchement et drainage

1. Le système adéquat d’étanchement doit être conçu de manière à empêcher l’eau


d’infiltrer à l’intérieur du tunnel.
2. Le système adéquat de drainage doit être conçu de manière à évacuer
rapidement l’eau infiltrée à l’intérieur du tunnel vers l’extérieur.

【Commentaire】
Le creusement de tunnel rencontre plus souvent les venues d’eau du terrain. Non
seulement ces venues d’eau rendent la projection de béton et la mise en place de
boulons de roche difficiles, mais encore elles conditionnent la qualité de béton et la
réussite de construction elle-même de tunnel.
Les venues d’eau empêchées par le revêtement exercent la pression supplémentaire
à l’arrière du revêtement, ce qui produit un risque de fissuration dans le revêtement,
éventuellement allant plus loin, un mauvais effet au tunnel lui-même. Notamment les
venues d’eau passant par des fissures dans le revêtement entraînent la dégradation
de la tenue du béton de revêtement, le développement de corrosion sur les
équipements annexes, la formation de givrage (glaçons pendant) et de verglas sur la
chaussée en hiver donnant au conducteur un aliment d’anxiété. Par conséquent, il
est nécessaire d’empêcher l’eau de s’infiltrer à l’intérieur du tunnel. Mais, lorsque
l’eau est arrêtée, le niveau de nappe d’eau souterraine remonte, et le tunnel subit la
pression hydraulique s’ajoutant à la pression du sol. A l’exception des tunnels
étanches à l’eau (non-drainage) construits dans la ville, l’eau doit être drainée, en
règle générale, le plutôt possible sans qu’elle stagne dans la galerie.
De ce qui précède, il est impératif d’effectuer l’étanchement/drainage approprié pour
traiter les venues d’eau du terrain et pour empêcher l’eau d’infiltrer à l’intérieur du
tunnel. Et, il faut considérer encore, pour la conception de système d’exhaure, les
eaux entraînées par des wagons ou utilisées pour le nettoyage du tunnel et la lutte
contre l’incendie, ou les eaux d’infiltration après la mise en service du tunnel.
Dans la construction de tunnel à la région froide et de forte précipitation de neige, les
mesures contre le gel comme la formation de glaçons pendant et le givrage sur la
paroi, etc. consistent normalement en la prévention contre l’infiltration et en l’arrêt
d’eaux. En cas de nécessité de prendre les mesures particulières à ce problème, la
méthode de construction d’isolement thermique qui consiste en l’installation de
matériaux isolants à la surface de revêtement qui empêchent l’échange thermique
entre le terrain et le tunnel est employée dans certains cas.
Selon les objectifs et les fonctions, les travaux d’étanchement et de drainage sont
détaillés par :
a. Etanchement :
L’étanchement est prévu pour empêcher les eaux d’infiltrer dans la galerie par
création d’une barrière étanche entre le revêtement et le béton projeté.
b. Drainage derrière le revêtement :
Le drainage derrière le revêtement a pour objet de collecter les eaux derrière le
revêtement puis les amener à l’égout de radier. Le drainage traversant derrière le

2-8
revêtement signifie le drainage installé longitudinalement au pied de la barrière
d’étanchéité.
c. Drainage de radier :
Le drainage de radier signifie l’égout central installé au-dessous du radier pour
amener les eaux de radier et les venues d’eau derrière le revêtement, ainsi que
l’égout installé longitudinalement.
d. Drainage d’accotement :
Le drainage installé au niveau d’accotement pour évacuer l’eau entraînée par les
véhicules dans le tunnel, l’eau de nettoyage, la fuite d’eau, etc.
e. Traitement des eaux d’infiltration
Ce procédé a pour objet de traiter les eaux d’infiltration avant la projection du
béton.

Etanchement
(Bâche, etc.)

Drainage des venues d’eau


(trous de drainage, etc.)
Drainage de radier Drainage
Drainage derrière revêtement (Tube de canalisation) de bordure
Drainage longitudinal
derrière revêtement
(Type Filtre) Drainage longitudinal
transversal
derrière revêtement
Drainage transversal
Drainage transversal Drainage transversal (Type Tube)
Drainage central
Fig.-2.3: Dénomination des systèmes de drainage

2-9
Tableau-2.4: Effets du béton projeté
Effet de béton projeté Schéma
1. Adhésion au terrain et effet de soutènement par la résistance au
cisaillement :
L’adhésion du béton projeté au terrai permet de :
- distribuer la force externe s’exerçant sur le béton projeté au
terrain ;
- donner la résistance de cisaillement aux fissures et fractions
de terrain ;
- empêcher le détachement en maintenant le blocage de clé ;
- former un grand-arc près de la paroi du tunnel.
Efficace pour les roches dures ayant beaucoup de fissures.
2. Effet de pression interne et fermeture de la section :
Par la formation d’un ensemble de soutènement continu, le
béton projeté contraint la déformation ou le déplacement du
terrain, donne la pression interne (force de soutènement) au
terrain, et maintient le terrain soutenu à trois axes. L’effet de
soutènement est plus grand lorsque la section est fermée tôt
par la mise en place du radier.
Efficace pour les terrains constitués des roches tendres ou
sableuses.
3. Effet de distribution de la force :
Le béton projeté se comporte comme un élément transmettant
la poussée de terre au boisage métallique ou aux boulons de
roche.
4. Effet de renforcement aux couches moins résistantes :
Le béton projeté joint les couches moins résistantes en
égalisant les inégalités de la face du terrain, ce qui permet de
renforcer ces couches par la dispersion de la concentration de
contrainte.
5. Effet de revêtement :
Comme la surface du terrain est revêtue aussitôt après le
creusement, le béton projeté est efficace pour la prévention de
la désagrégation, des venues d’eau, de l’écoulement de
particules, etc.

2-10
Tableau-2.5: Effets des boulons de roche
Effet de boulons de roche Schéma
1. Effet de «couture» (effet de suspension) :
Les boulons de roche re-fixent «coudent» les blocs lâchés par
sautage au terrain pour prévenir leur détachement. Pour le
terrain fissuré, ce procédé est plus efficace avec le béton
projeté.
2. Effet de poutrage :
Le terrain constitué de plusieurs couches se comporte comme
les poutres superposées en se séparant les unes des autres.
Au plan de stratification. Lorsque ces couches sont serrées
par les boulons de roche, la résistance au cisaillement au plan
de stratification étant transmise, l’ensemble des couches
serrées se comporte comme la poutre réunie.
3. Effet de pression interne :
La pression interne correspondant à la force de traction de
boulon de roche s’exerce sur la face du tunnel, ce qui permet
de maintenir le terrain du tunnel soutenu par trois axes. Cet
effet, ayant la même signification de la croissance de la force
de contrainte lors de l’essai à la compression, permet
d’empêcher la baisse de résistance ou capacité porteuse du
terrain.
4. Effet de formation en arc :
Le terrain du tunnel, dont la capacité porteuse est montée par
l’effet de la pression interne engendrée par les boulons de
roche, forme un grand arc par déformation vers la section.
5. Effet d’amélioration du terrain :
Lors que les boulons de roche restent piqués dans le terrai, la
résistance au cisaillement du terrain augmente, et la résistance
résiduelle augmente même après la limite. Ceci mène à dire
que le terrain est amélioré par l’effet des boulons de roche.
6. Effet de «couture» (effet de fixation) :
Par le piquage préalable par les boulons de roche à partir de la
surface du terrain d’un tunnel moins surchargé, la baisse de la
résistance ou la capacité porteuse du terrain est empêchée.
Ceci donne un effet d’empêchement de relâchement du terrain.

2-11
Boulon de roche Front de taille

(b) Modèle à symétrie axiale

Front de taille

Boulon de roche

(a) Modèle à deux dimensions (c) Modèle à trois dimensions


Fig.-2.4: Modèles analytiques

2-12
DEPART

Poussée initiale du terrain

Données Forme·bord du terrain


Conception initiale
Caractéristiques
physiques/dynamiques et résistance

Densité, coefficient de Poisson


Calcul de la poussée initiale Entrée
Poussée latérale par mesure
A répéter jusqu’à la fin de chaque phase de percement

Entrée de boulons de roche et


revêtement

Analyse de contrainte pour Calcule de force de libération


chaque phase de construction
Re-évaluation de caractéristiques

Redistribution de contraintes et
marge de relâchement

Sortie des résultats Plan de déplacement et déformation


aux points nodaux

Plan de contraintes d’éléments et


principale

Relâchement et coefficient de
sécurité

Contraintes de revêtement et
boulons de roche

ARRIVEE Traçage par le traceur automatique

Fig.-2.5: Schéma de calcul pour l’analyse des contraintes

2-13
3. Exécution
3.1 Procédure d’exécution des travaux de tunnels
3.1.1 Mesures

Mesures à l’extérieur du tunnel


Sens d’avancement
Point de repère à l’entrée Point de repère à l’entrée
ou la sortie du tunnel ou la sortie du tunnel
Tunnel

Point de repère Point de repère

Mesures à l’intérieur du tunnel

Mesure de l’axe, altimétrie


Le repère de nivellement provisoire est fixé
dans le tunnel sur la base des points de repère
mis en place à l’extérieur du tunnel pour établir
l’axe de conception dans le tunnel et mesurer la
position en plan et le niveau du percement de
tunnel ainsi que pour vérifier les positions du
percement, des ouvrages de supports et des
coffrages. (Dans la plupart des cas les appareils
à laser sont utilisés pour les mesures
quotidiennes telles que marquage de la ligne de
percement).

3-1
3.1.2 Mise en place de l’entrée/la sortie du tunnel

Mise en place standard de l’entrée/la


sortie du tunnel
En premier lieu le terrain est creusé avec
une pente de la surface de talus de 1 : 0,3 à
0,5 de manière à pouvoir avoir une
surcharge de l’ordre de 2 à 3 m, et en
second lieu la surface de talus est renforcée
au moyen du béton projeté, de boulons de
roche, etc., pour la stabiliser.
Les travaux devront être exécutés en
prêtant une attention particulière d’autant
plus que l’entrée/la sortie du tunnel est
située souvent dans des conditions
topographiques et/ou géologiques instables.

Les supports d’acier en arc sont mis en


place comme coffrage perdu sur la partie
à ciel ouvert et après avoir installé les
contreventements, le béton de protection
est coulé.
Ensuite les supports d’acier en arc
reçoivent les clefs de voûte, les treillis,
etc., avant d’être revêtus du béton de
projection.

Les sacs de terre sont mis en pace pour


stabiliser le coffrage perdu.

3-2
Mise en place de l’entrée/la sortie du
tunnel par la galerie pilote piédroit
▼ Dans le cas de terrain à poussée des
terres asymétriques ou de mauvais sol
portant, une galerie pilote piédroit est
percée avant la mise en place de l’entrée/la
sorte du tunnel.
Une galerie pilote piédroit est percée à
l’avance et le béton est coulé sur la paroi
latérale de la galerie.

Béton de la paroi latérale

Les supports d’acier en arc sont mis en


place comme coffrage perdu sur le béton
de paroi latérale.
Support d’acier en arc

Après l’achèvement de la mise en place


de l’entrée/la sortie du tunnel, on
procède à l’exécution du demi-cercle
supérieur.

Demi-cercle Une pente est


supérieure réalisée pour
monter sur le demi-
cercle supérieur.
Demi-cercle
inférieure

3-3
Mise en place de l’entrée/la sortie du
tunnel par le mur de soutènement

Lorsque l’entrée/la sortie du tunnel doit


être mise en place sur une pente ou dans
une zone vallonné, un mur de
soutènement est posé comme mesure
contre la poussée des terres asymétrique,
l’éboulement, etc., et le remblai en sol-
ciment ou en autre matériau est exécuté
avant de procéder à la mise en œuvre de
l’entrée/la sortie du tunnel.
Remblai en sol-ciment

Mur de soutènement

3-4
3.1.3 Procédures de percement

Percement

1) Percement à l’aide d’explosif

Les trous sont percés au moyen d’un


engin de forage dit « Jumbo » pour y
insérer l’explosif. En général, les trous ont
un diamètre d’environ 40 mm et une
longueur de 1 à 2 m.

L’explosif est inséré manuellement à


partir du cage du Jumbo. Le nombre de
tours et la quantité d’explosif
s’accroissent à mesure que le terrain
devient plus dur.

Après l’insertion d’explosif, les fils de


mise à feu sont raccordés avant de les
faire sauter.

3-5
2) Percement à l’aide d’engins mécaniques

L’engin de percement à section libre


creuse le terrain et en même temps des
déblais sont évacués.
L’engin de percement à section libre est
utilisé en général dans les terrains où les
venues d’eau sont faibles et la résistance
à la compression sans étreinte latérale du
rocher est inférieure à 500 kg/cm2.

La photo montre le percement au moyen


de la tête d’attaque fixée au bout de
l’engin de percement à section libre.

La desquamation et l’élimination
d’irrégularités pour la mise en place de
suports sont effectuéess au moyen d’un
brise roche géant, etc., avant le marinage.

3-6
Déblaiement

Après le percement, les déblais sont


amoncelés au moyen d’une pelle
mécanique.

Chargement de déblais sur un camion


benne dans le demi-cercle supérieur
Les déblais amoncelés sont chargés sur le
camion à benne au moyen d’une pelle
mécanique à sable. Dans certains cas, des
conteneurs sont utilisés pour évacuer les
déblais en vue de raccourcir le délai
d’exécution des travaux.

La photo montre le chargement de déblais


dans le demi-cercle inférieur

3-7
Béton projeté

▼ Le béton projeté est un matériau de support


important du tunnel pour recouvrir le terrain en
vue de le protéger juste après le percement et
en même temps pour empêcher la déformation
du terrain.

La photo montre le chargement du béton


frais transporté par une toupie à béton sur
l’appareil de projection du béton.

Etat du béton projeté sur la surface de


percement au moyen d’un robot de
projection

Supports d’acier en arc

▼ Les supports d’acier en arc sont mis en


place pour empêcher l’éboulement du terrain
juste après le percement d’une part, et pour
stabiliser le terrain en combinaison avec le
béton projeté d’autre part.

La photo montre la mise en place de


supports d’acier en arc du demi-cercle
supérieur au moyen d’un érecteur sur
chariot.

3-8
Mise en place de supports d’acier en arc
du demi-cercle supérieur au moyen du
Jumbo de forage.

Treillis

▼Les treillis sont mis en place si besoin est


pour renforcer le béton projeté et empêcher
son éboulement.

La photo montre la mise en place manuelle


de treillis à partir de la cage du Jumbo.

Les treillis sont mis en place entre le béton


projeté primaire et les supports d’acier en
arc.

3-9
Boulons de roche

▼ Les boulons de roche ont pour effets le


palissage du terrain, la poussée interne et
la formation du voûte d’une part, et
permettent d’empêcher l’éboulement du
terrain, et de fixer le béton projeté au
terrain d’autre part.

Les trous sont percés au moyen du Jumbo


pour la mise en place de boulons de roche.
Le diamètre de trous est de l’ordre de 40
mm. En général, le diamètre et la longueur
de boulons de roche sont respectivement de
25 mm et de 3 à 4 m.

Le mortier mélangé in situ est injecté dans


les trous de boulons de roche au moyen
d’une pompe à mortier et un tuyau.
Dan la plupart des cas, les boulons de roche
sont ancrés dans le terrain au moyen du
mortier.

Mise en place de boulons de roche dans les


trous remplis du mortier.

3-10
Après la prise du mortier, les plaques de
base sont posées et serrées au moyen
d’écrous.

3-11
3.1.4 Etanchéité et drainages
Il s’agit des ouvrages destinés à empêcher l’infiltration des eaux venant du terrain et à
collecter et évacuer ces eaux rapidement à l’extérieur du tunnel.

(1) Etanchéité

▼Les feuilles d’étanchéité sont mises en


place entre le béton projeté et le béton de
revêtement pour empêcher l’infiltration d’eau
venant du terrain et restreindre la fissuration
du béton de revêtement.

Mise en place manuelle de feuilles


d’étanchéité à partir d’un chariot de travaux
(Fixation de feuilles sur la surface du béton
projeté au moyen de rivets.)

Raccordement de feuilles d’étanchéité


(jointure thermique)

Feuilles d’étanchéité posées avant de


recevoir le béton de revêtement. Au fond, on
voit le chariot de travail.

3-12
Prévention de fissuration

Dans les tronçons qui ne sont pas


étanchéifiés, les feuilles de polyéthylène
d’une épaisseur de 1 mm sont posées
entre le béton projeté et le béton de
revêtement en vue de restreindre la
fissuration.

La photo montre les feuilles posées.

3-13
Drainage

▼ Il a pour objectif de collecter, dans le


système de drainage derrière le revêtement,
des eaux qui descendent derrière le
système d’étanchéité, de les amener dans
le système de drainage central à travers les
systèmes de drainage transversaux et de
les évacuer à l’extérieur du tunnel

La photo montre les travaux d’exécution


du système de drainage derrière le
revêtement

La photo montre les travaux d’exécution


du système de drainage transversal

Travaux d’exécution d’un système de


drainage central

Point de venues d’eau

Béton projeté
Système de drainage central
Béton de revêtement
Feuille d’étanchéité

Système de drainage transversal


Système de drainage derrière le revêtement
Radier
Cas où il y a le radier Cas où il n’y a pas de radier

3-14
3.1.5 Revêtement

Revêtement

Coffrage en voûte à pleine section pour le


coulage de revêtement assemblé à l’entrée
du tunnel. Le coffrage se déplace sur les
rails dans le tunnel pour le coulage du
béton de revêtement. En général, la
longueur d’une portée est de l’ordre de 10
à 12 m.

Toupie à béton qui alimente en béton frais


le camion-pompe à béton pour le coulage
du béton de revêtement

La photo montre les travaux de


compactage du béton de la paroi latérale
au moyen d’un vibreur à travers une des
fenêtres de travail du coffrage en voûte
Pour le sommet, le coulage s’effectue par
la projection dans le sens ascendant à
travers une des fenêtres pratiquées au
sommet.

3-15
La photo montre le béton de revêtement
coulé. En général, l’épaisseur de calcul du
revêtement est de 30 cm pour les tronçons
standards à 2 voies, de 35 cm pour
l’entrée et la sortie du tunnel et de 40 cm
pour les bandes d’arrêt d’urgence.

Trous réservés lors du coulage de béton


Les différents types de trous sont réservés
pour la mise en place des installations
d’urgence.

3-16
Radier

▼ Dans les cas où la nature de terrain est


défavorable, telle que la poussée latérale
des terres importante, la capacité portante
insuffisante au niveau de pieds de
revêtement, etc., le radier est mis en place
pour fermer la section du tunnel.
Le radier peut s’exécuter soit sur un coté
de la section tout en laissant le passage
pour le transport de matériel, soit sur les
deux cotés. En cas d’exécution des
travaux sur les deux cotés, dans certains
cas on fait appel à des quais provisoires.

La photo montre l’excavation de la partie


radier au moyen d’un brise roche et une
pelleteuse.

La photo montre le coulage du béton de


radier.
Dans le cas où la nature de terrain est
défavorable notamment au niveau de
l’entrée du tunnel, le radier est réalisé en
béton armé.

3-17
3.1.6 Portail de tunnel
Le portail de tunnel est réalisé en tenant compte de la stabilité du terrain au
niveau du portail et de son harmonisation avec le paysage d’alentours.

La photo montre l’échafaudage assemblé


pour les travaux de portail de tunnel (type
mural)

La photo montre les travaux


d’assemblage de fers à béton dans le
coffrage achevé sur la surface totale du
mur.
C’est un type intégré d’une structure en
béton en voûte au moyen du coffrage
cintré et un portail type mural

Après l’enlèvement du coffrage et de


l’échafaudage, l’arrière du portail est
remblayé.

3-18
3.2 Engins de percement de tunnel
3.2.1 Engins de percement

(1) Jumbo de forage


C’est un engin de forage des trous
destinés au chargement d’explosifs et aux
boulons de roche pour le percement à
l’aide d’explosif. Son translation se fait
soit par pneus, soit par chenilles, sois par
rails (portique). Il est équipé de 1 à 3 bras
de forage (2 à 6 bras lorsqu’il s’agit du
type portique). (La photo montre le Jumbo
hydraulique à pneus équipé de 3 bras de
forage.)

(La photo montre le Jumbo hydraulique


du type portique à 5 bras.)

(2) Engin de forage à libre section utilisé


pour le percement mécanique
C’est un engin utilisé pour le terrain
rocheux meuble à moyennement meuble.

3-19
(3) Engin de percement à libre section
utilisé pour le percement mécanique
C’est un engin utilisé pour les terrains en
terre et terrains rocheux meubles. Dans la
plupart des cas il est utilisé pour la
desquamation et comme engin auxiliaire
pour le percement du demi-cercle inférieur,
du radier et du demi-cercle supérieur
(double tête).

(4) Brise roche hydraulique géant


Il est utilisé pour l’excavation de terrains
fissurés, la desquamation et le percement
du demi-cercle inférieur et le radier.

(5) Tunnelier
C’est un engin permettant de percer les
tunnels en pleine section dans les terrains
meubles à terrains rocheux durs. Il est
équipé d’une tête de forage à disque qui
creuse sous l’effet de poussée contre le
front de taille. Au Japon, il est souvent
appliqué pour les tunnels de petite section.
Parmi ces engins, il en existe du type «
ouvert », du type « bouclier » et « semi-
bouclier ».
(La photo montre le tunnelier du type
bouclier.)

3-20
3.2.2 Engin de projection du béton
La plupart des engins de projection du béton utilisent comme force motrice de
projection l’air comprimé. Le béton est malaxé soit par voie sèche soit par voie humide.
Ces dernières années, les engins de projection du béton du type centrifuge sont
développés en vue de restreindre la poussière.

(1) Engin de projection du béton : type robot


intégré

(2) Type engin de projection et robot de


projection séparés

(3) Camion malaxeur de béton qui


transporte le béton entre la centrale à béton
installée à l’extérieur du tunnel et le point de
projection au front de taille à l’intérieur du
tunnel

3-21
3.2.3 Engins de marinage

Engin de chargement de déblais


▼ Comme engin de chargement de déblais, il
en existe deux types, l’un le type pelle et
l’autre le type convoyeur. Dans le cas de
percement mécanique, les déblais sont
chargés par le convoyeur installé sur l’engin de
forage. Ici nous allons voir les engins utilisés
pour le percement à l’aide d’explosif.
(1) Engin de chargement type pelle (Chargeuse
sur pneus)
Les engins de chargement type pelle peuvent
être sur pneus ou sur chenilles. Comme
méthode de chargement, il existe du type en
avant, du type réversible et du type à
basculement latéral. Pour les tunnels à deux
voies, on utilise souvent les chargeuses sur
pneus (classe de 2 à 4 m3).
Engin de projection du béton : type robot intégré

(2) Engin de chargement type pelle


(chargeuse-pelleteuse)
Dans la plupart des cas, cet engin est utilisé
comme engin auxiliaire pour le chargement
de déblais engendrés par suite du
percement du demi-cercle inférieur, du radier
et du demi-cercle supérieur. Dans le tunnel,
les chargeuses-pelleteuses de petite portée
sont utilisées.

(3) Engin de chargement type convoyeur


L’engin de ce type le plus couramment utilisé
est la chargeuse Schaeff. Les déblais sont
amoncelés sur le convoyeur au moyen d’un
godet ou un dispositif de collecte, et ensuite
chargés directement sur les véhicules de
transport tels que camion à benne. Ils sont
pour la plupart électriques sans gaz
d’échappement.

3-22
Engins de transport de déblais (sur pneus)

▼ Pour le transport de déblais de tunnels


routiers de plus de deux voies, en général les
engins sur pneus sont utilisés.

(4) Camion benne 11 tonnes


C’est un camion benne du même type que
celui couramment utilisé pour les tronçons à
ciel ouvert, mais maintenant il est équipé d’un
dispositif de purification du gaz
d’échappement pour préserver
l’environnement de l’intérieur de tunnel sain.

(5) Camion benne poids lourd


Avec la tendance à l’agrandissement de la
taille d’engins de travaux publics de ces
dernières années, la taille de camions bennes
devient aussi plus en plus grande (20 à 30
tonnes). Les engins développés
exclusivement pour l’intérieur de tunnels sont
utilisés.

(6) Engin du type conteneur


Il s’agit d’un type d’engin utilisé notamment
pour les percements de tunnels en pleine
section et ceux de grande section ces
derniers temps. Des déblais émanant d’un
sautage sont chargés temporairement dans
de conteneurs (5 à 20 conteneurs) posés près
du front de fouille et transportés à l’extérieur
du tunnel progressivement. Cette méthode
permet de prévenir la dégradation de
l’environnement à l’intérieur du tunnel d’autant
plus que les travaux de transport ne sont pas
effectués de la manière concentrée et que le
nombre de véhicules de transport peut être
diminué. La capacité de conteneurs est de 8 à
20 m3.
3-23
Engin de transport de déblais (type à rails)

▼ En général, pour le transport de déblais


de tunnels de petite section, des wagons
(type à rails) sont utilisés. Le remorquage
s’effectue par la locomotive à batterie.

(1) Wagon navette (shuttle rain)


L’adoption de ce type de wagon navette
devient fréquente ces dernières années,
car il permet le déplacement de déblais
dans le wagon au moyen d’un convoyeur à
radar d’une part, et plusieurs wagons
peuvent être attelés en fonction du volume
de déblais d’autre part, ce qui permet
d’éviter le changement de wagon au
moment de chargement de déblais.

(2) Camion navette


Le camion navette a la même fonction que
celle du wagon navette, mais l’attelage de
plusieurs camions n’est pas possible.

3-24
3.2.4 Coffrage de revêtement

Coffrage en pleine section (cintré) pour le


coulage du béton de revêtement

3-25
3.2.5 Installations temporaires
On entend par installations temporaires celles nécessaires à l’exécution des travaux de construction
de tunnels et elles comprennent entre autres, comme installations à l’extérieur du tunnel, la centrale à
béton pour le béton de projection, la station de traitement des eaux, les magasins de stockage de
poudres, les installations de réception et de distribution d’électricité, les installations de prise d’air, les
installations de ventilation et les installations d’alimentation en eau. Les installations à l’intérieur du
tunnel sont constituées entre autres de celles de ventilation et d’évacuation des eaux.

(1) Vue d’ensemble du chantier à


l’extérieur du tunnel

(2) Centrale à béton


Un équipement de malaxage du béton de
projection comportant entre autres les silos
à granulats, les trémies et un malaxeur.

(3) Poste de réception et de transformation


du courant électrique

3-26
(4) Station de traitement des eaux
C’est une station de traitement des eaux
engendrées par le percement de tunnel, le
béton de projection, etc. Les eaux sont
traitées mécaniquement en utilisant des
produits chimiques jusqu’à obtenir les
valeurs admises avant de les décharger
dans les cours d’eau, etc.
Poste de réception et de transformation du
courant électrique

(5) Presse à filtre


C’est un équipement destiné à diminuer
par la presse la teneur en eau dans la
boue décantée dans la station de
traitement des eaux pour la transporter
et utiliser par exemple comme matériau
de remblai de la voie.

(6) Magasin de stockage d’explosifs


Magasin destiné à stocker les poudres ou
explosifs. Il existe des magasins pour les
explosifs de la catégorie I, pour ceux de la
catégorie II, pour ceux de la catégorie III,
etc.

3-27
(7) Magasin de stockage de produits
pyrotechniques
Magasin pour stocker les produits
pyrotechniques (détonateurs, fusibles de
sécurité, etc.)

(8) Postes de traitement et de pyrotechnie


Le poste de traitement est un local où l’on
gère les poudres/explosifs et prépare les
sautages (excepté la fabrication de la charge
primaire) situé dans le lieu même de
consommation de poudres. Le poste de
pyrotechnie est un local où l’on effectue les
travaux de montage de détonateurs sur les
charges (fabrication de charges primaires)
dans le lieu de consommation de poudres.

(9) Installations de prise d’air


Il s’agit des installations constituées d’un
compresseur nécessaire à la mise en œuvre
du béton de projection et d’un conduit de prise
d’air.

3-28
(10) Installations de ventilation
Installations destinées à éliminer ou diluer
par la ventilation les gaz toxiques émanant
des organes de combustion interne, les gaz
et fumées de sautage et la poussière
engendrée lors de la projection du béton, et
d’alimenter en air frais les personnes qui
sont dans le tunnel notamment les
opérateurs.
Les installations sont constituées
notamment d’un contrafan et d’un conduit
de ventilation.

(11) Installations d’alimentation en eau


Installations d’alimentation en eau
nécessaire au percement et autres. Elles
sont constituées entre autres d’une
tuyauterie de pompage et d’un réservoir
d’eau.

(12) Installations d’évacuation des eaux


Installations destinées à évacuer à
l’extérieur du tunnel des eaux venues du fait
du percement de tunnel et des eaux usées
dans le tunnel. Elles sont constituées entre
autres de caniveaux sans appui, pompes
d’évacuation des eaux et conduites
d’évacuation.

3-29
3.3 Percement par dynamitage

Lors que le percement par dynamitage est adopté, il est nécessaire de concevoir un
plan de dynamitage qui tient compte de la nature de roche, la forme de section, les
procédés d’excavation ainsi que la percussion sur les environs et d’effectuer le
percement de manière à obtenir une surface plane d’excavation en minimisant
l’affaiblissement du terrain.

【Commentaire】
Sur le plan économique et d’efficacité, le percement par dynamitage a des avantages
dans les terrains constitués des roches dures à tendres par rapport à d’autres types
de percement, mais ce procédé consistant en l’utilisation des explosifs comporte
éventuellement un risque de désastre. De ce fait, son exécution exige toutes les
précautions et les mesures pour s’assurer de la sécurité.
(1) Plan de dynamitage
Le plan de dynamitage doit être conçu de manière à s’adapter aux facteurs
déterminant la construction du tunnel tels que le dimensionnement du tunnel, la
nature du terrain, la forme de section, le procédé de percement, la méthode de
déblais, l’environnement, etc. afin que le percement soit réalisé en toute sécurité
avec l’efficacité économique. En plus de la théorie sur la destruction par
explosion, la connaissance parfaite non seulement sur les matériels à utiliser
tels que les perceuses, les explosifs, les détonateurs et amorceurs électriques,
les appareils de mesures électriques (résistance, courant de court-circuit, etc.),
mais encore sur les lois et réglementations régissant la gestion des explosifs est
indispensable.
Le procédé doit être conçu et déterminé de façon à ce que des forages soient
réalisés rapidement et efficacement avec moins d’explosifs et de surcreusage
en laissant des déblais de taille adéquate pour chargement et déblaiement. En
outre, l’opération de charge explosive et abattage par explosifs doit être
effectuée avec prudence par le personnel qualifié conformément aux lois et
réglementations y afférents.
En cas de construction au voisinage des zones habitées, il est nécessaire, dans
la plupart des cas, de contrôler le niveau de bruit et de vibration, et de prendre
des mesures contre le bruit et la vibration.

(2) Explosifs
Il va sans dire que l’explosif destiné au percement du tunnel doit être assez
puissant, mais encore celui qui satisfait aux conditions telles que la résistance à
l’eau, la sécurit danger, la fumée ne contenant pas de gaz nuisibles, etc.
Les explosifs typiques utilisés dans la construction de tunnel sont :
- ENOKI No.2
- Hygroscopique (en émersion, en bouillie)
- AN-FO

3-30
Parmi ceux précités, l’explosif hygroscopique est plus généralement employé
pour des raisons telles qu’étant enveloppé d’un film de résine synthétique
donnant une bonne résistance à l’eau qui assure la sécurité dans le traitement,
dégageant moins de gaz CO dans la fumée. Cependant, il a des inconvénients
en ce qui concerne la vitesse de détonation qui est inférieure à celle de dynamite
et la sensibilité d’amorçage qui baisse par la basse température et la pression
extérieure. Le Tableau-3.1 montre ci-après les caractéristiques des explosifs
typiques.
Pour le détonateur qui amorce l’explosif, le type électrique est généralement
utilisé grâce à la précision, la sécurité et l’efficacité de détonation dont il dispose.
Le détonateur électrique à retard (de 10 à 20 tirs décalés) est utilisé dans la
plupart des cas. Le détonateur est d’ailleurs très sensible au choc, à la chaleur
et à l’électricité statique, ce qui exige une attention particulière à prêter dans son
traitement. Afin de minimiser le volume de surcreusage, on essaie d’utiliser un
détonateur électrique qui dispose d’un réglage de temporisation de moins
d’erreur.
Tableau-3.1: Caractéristiques des explosifs typiques
Explosif
Explosif
Dynamite ENOKI-2 Hygroscopique AN-FO
Propriétés
(en émersion)
Poids spécifique (g/cc) 1,30 à 1,45 1,13 à 1,27 0,80 à 0,92
Vélocité d’explosion (m/s)
5.500 à 6.500 5.000 à 6.000 2.500 à 3.500
par JIS
Valeur de pendule
80 à 85 70 à 84 -
balistique (mm)
Détonation par influence
4à6 2à5 -
(fois) par JIS
Rapport volume/poids du
810 à 880 755 à 940 900 à 950
gaz (L/kg)
Sensibilité à la chute
5 8 Plus de 8
(classe)
Sensibilité d’amorçage de
Amorcé Amorcé Non-amorcé
détonateur
Etanchéité à l’eau bonne bonne Pas étanche
Fumée de tir excellente excellente (attention)
Apparence Gluant Gluant Granulaire
Intérieur/extérieur Intérieur/extérieur
Emplacement d’utilisation Galerie de mine
de mine de mine

(3) Forage des trous de mine


Le nombre et la forme de forages des trous de mine sont déterminés en fonction
de la dureté de roche, les conditions de fentes, le déblaiement ainsi que le type
et la quantité d’explosif et l’empiétage. La Fig.-3.1 montre quelques exemples
de disposition des trous de mine en diagonale.
La profondeur de trou de mine est déterminée en fonction de longueur d’une

3-31
course d’avancement. Pour le terrain stable, il est fréquent que la profondeur
atteigne plus de 2,0 à 3,0 m (forage à long trou).
Dans la plupart des cas, la foreuse est en même temps la perceuse de trou de
boulon de roche, et le chariot de foreuse dit «JUMBO» munie de drifters
hydrauliques est employé plus fréquemment.

Intervalle SB = 600mm
Longueur de ligne SB = 750mm
SB=Trou de charge pour sautage adouci
Fig.-3.1: Exemple de disposition des trous de mine en diagonale

(4) Sautage
Le sautage se fait d’abord au centre du front de taille pour y créer le bouchon
afin d’y former une zone libre. Pour réaliser le bouchon par sautage moins
d’explosif, on dispose de plusieurs types de disposition de trous tels que montre
le Tableau-3.2 et la Fig.3.2 Les dispositions de trous sont distinguées en gros
par deux types à savoir; la disposition diagonale où les trous sont arrangés en
diagonale par rapport au front de taille, et la disposition parallèle où les trous
sont arrangés en parallèle par rapport à l’axe du tunnel. La disposition
diagonale est généralement adoptée, tandis que celle en parallèle est utilisée
plus souvent pour le sautage par long trou.
Puis, le sautage se fait sur la partie restant à sauter en mettant en œuvre le
bouchon crée. Ce sautage se réalise progressivement en décalant les tirs de
sautage, et enfin il se termine par l’attache à la périphérie. Pour attaquer cette
partie périphérique, la technologie de sautage adouci est fréquemment
employée pour minimiser l’impact sur le terrain. Cette technologie consiste en
les trous de mine disposés à petit intervalle et plus long qu’ordinaire, dans
lesquels on charge l’explosif moins puissant, ce qui donne des avantages dans
la minimisation du surcreusage.
Lorsqu’il est nécessaire de s’approcher au front de taille, il faut vérifier si des

3-32
charges non éclatées ne restent, puis dégager soigneusement le front des blocs
détachés.

Tableau-3.2: Types de bouchons


Bouchon diagonal Bouchon en V
Bouchon éventail
Bouchon pyramidal

Bouchon parallèle Bouchon canadien


Bouchon cylindrique
Bouchon de cratère

(a) Bouchon en V (b) Bouchon canadien


Fig.-3.2: Exemple de disposition de trous de bouchon

Agrégats fins

Agrégats gros Malaxeur Tuyau flexible


des Tamis Projecteur Buse Face à projeter
Ciment matériaux

Agent de prise

Eau

Compresseur Air comprimé


Pompe d’eau

Fig.-3.3: Schéma de procédé à sec

3-33
Agrégats fins

Agrégats gros Malaxeur Tuyau flexible


de béton Projecteur Buse Face à projeter
Ciment frais

Eau

Agent de prise rapide

Compresseur Air comprimé

Fig.-3.4: Schéma de procédé à humide

Agrégats fins

Agrégats gros Malaxeur Tuyau flexible


de béton Buse Face à projeter
Projecteur centrifuge
Ciment frais

Eau
Agent de prise rapide

Fig.-3.5: Schéma de procédé à centrifuge

Tableau-3.3: Comparaison des procédés à voie sèche et à voie humide


Voie sèche Voie humide
Qualité de béton La qualité de béton dépend Le contrôle de qualité de
de l’habilité du personnel du béton est facile, du fait que
fait que l’eau et les le dosage de chaque
matériaux secs (agrégats et matériau est préalablement
ciment) sont malaxés à la précisé et bien malaxé.
buse.
Limitation de travaux Comme il suffit d’alimenter L’alimentation des matériaux
les matériaux secs, il n’y a est limitée. Il faut bien faire
pas de limitation de travaux. attention à la granulométrie
et à la forme d’agrégats.
Distance à envoyer sous Le béton peut être envoyé Ce procédé n’est pas
pression sous pression pour la adéquat pour la longue
distance relativement distance d’envoi sous
longue. pression.
Poussières Beaucoup de poussières Moins de poussières
Eclaboussure Relativement beaucoup Moins d’éclaboussure
Nettoyage et entretien Entretien facile Le nettoyage de la buse
bouchée est difficile.

3-34
4. Mesures
4.1 Mesures
Par mesures on entend l’ensemble des observations et mesures pour connaître les
comportements de terrains d’alentours provoqués par les travaux de creusement de tunnel et les
effets des éléments constitutifs de soutènements ainsi que les influences qu’ils exercent sur les
ouvrages adjacents, pour vérifier la stabilité du tunnel en vue d’assurer la sécurité des travaux
d’une part, et d’évaluer la pertinence des types de supports mis en œuvre et d’assurer la
rentabilité économique d’autre part.

Mesures A
▼ Mesures effectuées pour la gestion
quotidienne des travaux
(1) Mesures de convergences
Ces mesures sont effectuées pour
évaluer la stabilité des terrains adjacents,
la pertinence des ouvrages de
soutènement et la période de coulage de
revêtement sur la base de la quantité de
convergences, de la vitesse de
convergence, etc.
La photo montre la mesure de
convergence de la ligne horizontale du
demi-cercle supérieur au moyen d’un
convergencemètre.

(2) Mesure d’affaissement du sommet


La quantité absolue d’affaissement du
sommet de tunnel est mesurée pour
connaître l’état de déformation de la
section en vue de saisir la stabilité du
tunnel.
La photo montre la mesure au moyen
d’un niveau.

(3) Mesure au moyen d’un télémètre à


laser
Dans certains cas, on utilise un télémètre
à laser pour mesurer la convergence et
l’affaissement de sommet.

4-1
Mesures B

▼ En outre des mesures A, les mesures B


qui consistent entre autres en les essais de
paramètres de terrain, les mesures de
convergence dans le sol à l’intérieur du
tunnel, la mesure de la tension axiale de
boulons de roche, la mesure de contrainte
du béton projeté et la mesure de contraintes
supports d’acier en arc, etc., selon les
M1-M5 : Mesure de la tension axiale de boulons de roche conditions géotechniques et géologiques du
E1 - E5: Mesure de convergence dans le sol terrain.
T1 – T3: Mesure de contrainte du revêtement
G1 – G5: Mesure de contrainte de supports d’acier en arc
(1) Dispositions des points de mesure

(2) Appareil de mesure de la tension axiale de


boulons roche
Cette mesure est effectuée pour saisir la
répartition de la tension axiale sur la base de
la déformation produite dans les boulons de
roche pour déterminer la pertinence de la
longueur et de la limite d’élasticité de boulons
de roche.

(3) Boulon de roche mis en place pour la


mesure de la tension axiale de boulon de
roche

4-2
(4) Appareil de mesure de la convergence
dans le sol
Cette mesure est effectuée pour saisir les
convergences aux alentours du tunnel
pour connaître le comportement du terrain
notamment l’affaissement de
préconsolidation, le desserrement, etc.,
en vue d’évaluer la pertinence de la
longueur, de la conception et de la
modalité d’exécution de boulons de roche.

(5) La photo montre la mise en place de


l’appareil de mesure de la convergence
dans le sol

4-3
(6) La photo montre la mesure par un appareil
électrique (tension axiale de boulons de roche
et convergence dans le sol)

(7) La photo montre la mesure par un appareil


mécanique (convergence dans le sol)

4-4
4.2 Mesure de déplacement de la section intérieure
La mesure de déplacement de la section intérieure a pour objet de déterminer le
moment de coulage de béton du revêtement secondaire, en vérifiant la sécurité dans
la construction et la conformité du boisage et en saisissant le comportement du terrain
avoisiné et le mode de déformation du boisage, avec l’observation sur le front de taille
et la condition des tronçons réalisés, ainsi que les relevés sur le tassement de la
voûte (tête et pied). L’objectif concret de la mesure de la section intérieure est de
refléter les résultats sur la conception et la construction. Les critères sont montrés
dans le Tableau-4.1 ci-après. La stabilité du tunnel consiste en la sécurité du terrain
et la conformité du boisage.
Tableau-4.1: Objet de mesures du déplacement de la section intérieure

Au fur et à mesure du percement, les terrains


avoisinant le tunnel commencent le déplacement
par la re-distribution des contraintes et finissent par
se stabiliser lorsque les contraintes redistribuées
arrivent à se retrouver dans l’équilibre.
La stabilité du tunnel est jugée par le processus
jusqu’à la stabilisation, l’équilibre synthétique entre
le tassement du sommet de la section et le
déplacement de la section intérieure et l’ampleur du
déplacement.
Stabilité des terrains avoisinés Si on perle du rapport avec les terrains voisins, le
déplacement relevé par mesures est influencé
considérablement par l’avancement du front de
taille et les caractéristiques du terrain.
Par l’analyse du déplacement obtenu et sa
vitesse, et avec les résultats d’investigation
géologique préliminaire, on peut saisir le
comportement du terrain, ce qui permet de
confirmer la stabilité des terrains avoisinants, et de
prendre des mesures adéquates, en cas de
nécessité.
Avec l’état de déformation de chaque modèle de
boisage du tunnel concerné et les valeurs relevées
sur les éléments de boisage, les mesures sur le
Conformité des éléments de boisage
déplacement de la section intérieure servent à
fournir les données pour juger la conformité des
éléments de boisage.

4-5
Polygonale oblique gauche

Polygonale oblique gauche

Polygonale horizontale supérieure

Polygonale horizontale inférieure

Fig.-4.1: Polygonales de déplacement de la section intérieure

4.3 Mesure de déplacement dans le terrain de la galerie


(1) Objet
La mesure de déplacement du terrain dans la galerie a pour objet d’éclaircir le
comportement du terrain tel que relâchement, etc. Par conséquent, elle vise de
donner les matériaux qui permettent d’établir la supposition sur le mécanisme de
relâchement du terrain pour qu’on puisse juger la conformité du boisage mis en
ouvre et la déformation du terrain en cours de percement en mesurant le
déplacement radial de l’axe au fur et à mesure du percement.
En général, à partir de la répartition par profondeur de déplacement du terrain,
on suppose l’état de relâchement du terrain selon lequel on juge la justesse de
longueur des boulons et étudie la conformité du boisage primaire. La mesure
de tassement superficiel/souterrain qui s’effectue à partir de la surface du terrain
est décrite dans le paragraphe 4.5.

(2) Procédure de mesure


1) Méthode de mesure
La mesure s’effectue par un capteur de déplacement mis dans un trou de
forage, et les pattes d’ancrage qui servent des prises de mesure doivent
avoir un mécanisme permettant l’ancrage solide dans le terrain.
Le déplacement du terrain est mesuré par le capteur mécanique à plusieurs
points dans un trou, et le déplacement relatif entre la coque de la galerie et
les pattes d’ancrage est lu par un comparateur, ou par un capteur électrique.
Dans cette mesure, le point le plus important est d’ancrer solidement les
prises de mesure (pattes) dans le terrain aux profondeurs désirées. La
fixation par mortier et celle mécanique sont typiques.
La fixation mécanique est plus coûteuse que celle par mortier, mais son
mécanisme assure une bonne fixation dans le terrain, et il permet de
procéder aux mesures en peu de temps. La Fig.-4.2 montre un capteur de
déplacement à fixation mécanique ayant des pattes d’ancrage (le capteur à
06 prises de mesures est plus souvent utilisé).
Par contre, la fixation par mortier est comparativement simple au type de
fixation mécanique. Pouce ce type, il est nécessaire de remplir

4-6
complètement le trou du mortier sans aucune lacune. Lorsque ce type de
capteur est mis dans un terrain des venues d’eau, ou qu’il est monté vers le
haut, il faut prendre des précautions pour que le mortier ne s’écoule pas du
trou. Et, pour le terrain meuble, le capteur et le mortier durci font un bloc,
ce qui empêche de saisir le déplacement exact. Il est donc recommandé
que le mortier à couler soit dosé en tenant en compte la résistance du
terrain.

Ancrage de pressurisation

Ancrage de pressurisation

Ancrage de fixation
Flexible de pressurisation

Fil d’acier

Fil d’acier

Béton projeté

Mortier de scellement

Bouchon Bride de fixation

Gaine

Fig.4.3 : Structure exemplaire d’un capteur de déplacement

Dans la plupart des cas, la mesure s’effectue manuellement. Pour les deux
types, les signaux pouvant être convertis électriquement, On peut utiliser le
type télé-mesure (automatique) pour minimiser la main-d’œuvre par mesure
automatique, ou on peut utiliser ce type seulement pour la partie supérieure
du front de taille pour des raisons de sécurité, c’est selon les conditions du
site de construction qu’on en décide.
2) Disposition des capteurs
Plus souvent, 3 à 5 points de prise de mesure par une section sont prévus
selon les conditions du site. Pour un tunnel à construire dans un terrain
gonflant ou susceptible de donner la pression asymétrique, on mesure
souvent sur 05 points (au sommet, en haut-gauche, en haut-droit, sur la
ligne de naissance (SL)) comme le montre la Fig.4.4 ci-dessous. Lorsqu’il
s’agit d’un terrain constitué des roches dures ou tendres, on peut sonder le
déplacement du terrain par les 3 points en supprimant 2 se situant en haut
gauche te droit Par ailleurs, en cas de terrain gonflant, les mesures au
niveau du radier sont à considérer.

4-7
Le nombre des prises de mesure dépend de la classe de terrain et de la
longueur de boulon, mais, il est préférable qu’un trou de forage dispose de 4
à 6 points de prises de mesures.

Fig.-4.4: Exemple de disposition de capteurs de déplacement

Le point de prise de mesure le plus profond est déterminé par la longueur de


boulon majorée de 2 à 3 mètres pour la roche tendre, et par la longueur
deux celle du boulon pour le terrain où on peut supposer un déplacement
important. Et le plus important est d’assurer l’ancrage solide au fond du
trou.
Comme les mesures de déplacement du terrain permettent de juger si la
partie la plus profonde est déplacée par référence aux résultats de
déplacement de section intérieure et de tassement au sommet à la même
section, il est nécessaire d’effectuer les mesures du tassement au sommet
et du déplacement de la section intérieure en même temps.
3) Nombre de prises de mesure sur une ligne
Le nombre de prises de mesure du déplacement dans la galerie est
déterminé par le Tableau-4.2 comme standard en considération de la
longueur de boulon de roche.
Tableau-4.2: Nombre de prises de mesure sur une ligne
Longueur Nombre
L=6m 5
L=8m 6
L=10m 6

4-8
4.3 Mesure de force axiale du boulon de roche
(1) Objet
La mesure de force axiale du boulon de roche s’effectue afin de saisir d’abord
l’effet de soutènement du boulon de roche à partir de la force axiale travaillant
au boulon et sa répartition, puis juger la conformité de la longueur de boulon,
l’intervalle de mise en place ainsi que la tenue de boulon.

Fig.-4.5: Disposition de polygonales pour la mesure


de force axiale des boulons de roche

(2) Procédé de mesure


1) Lignes de mesure et position de points de prise
La mesure de la force axiale de boulon doit s’effectuer sur 5 lignes de
mesure par section qui sont indiquées sur la Fig.-4.5 ci-dessus comme
positions standard. On utilise le boulon de mesure de la même longueur et
la même matière du boulon de roche, en le plaçant à la même position avec
la même fixation comme faisant une partie du boulon de roche. Le nombre
de points de prise de mesure varie selon la longueur du boulon de roche,
mais pour connaître en détail la répartition de la force axiale, il est préférable
d’y avoir 4 à 6 points de prise.
2) Fréquence
La fréquence de mesure de la force axiale du boulon de roche doit être la
même que celle de la mesure de tassement de la voûte et de déplacement
de la section qui s’effectue aux mêmes positions, et la mesure se termine en
même temps que celle de tassement et de déplacement.

4-9
4.4 Mesure de contrainte du béton projeté
(1) Objet
La mesure de contrainte du béton projeté a pour objet de saisir la contrainte
travaillant sur le béton projeté, la pression de terrain s’exerçant sur le derrière de
la paroi, ainsi que la répartition de ces contraintes et forces.
Etant mis en place en contact direct avec le terrain, le béton projeté est un
boisage de soutènement sensible au comportement du terrain. De ce fait, pour
le percement où le béton projeté joue le rôle principal pour son soutènement, la
mesure de contrainte du béton projeté est très importante pour juger la stabilité
de l’ensemble du tunnel. Cependant, la mesure n’est pas très significative
lorsque la contrainte du béton projeté n’est pas grande; par exemple, pour le
terrain constitué de roche de dureté moyenne dont le module d’élasticité est plus
grand que celui du béton projeté, si le béton projeté est mis en place pour
obtenir la face lisse et régulière de percement afin d’empêcher la concentration
de contrainte, ou qu’il est appliqué comme des mesures de protection contre la
désagrégation et/ou détérioration du terrain et l’écaillage de roche.
Par contre, lorsque la pression du soi ainsi que le déplacement du terrain sont
considérables contre lesquels on attend du béton projeté la fonction d’anneaux
de soutènement, il est très important de mesurer la contrainte travaillant sur le
béton projeté.
La mesure de contrainte du béton projeté a des inconvénients suivants :
- La rigidité du béton projeté varie selon le matériau;
- La mise en place de l’instrument demande une opération prudente afin de ne
pas créer aucune lacune dans le trou;
- Le choix doit être porté sur un instrument qui ne donne pas de contrainte
concentrée;
- La mesure de la pression du sol derrière du béton projeté est particulièrement
difficile, etc.
La mise en œuvre de cette mesure doit prendre en compte les points ci-dessus.
(2) Procédé de mesure
1) Position
Comme standard, la mesure de contrainte du béton projeté doit avoir 5
points de prise par une section, et la position doit être la même que celle
pour le tensiomètre de boulon de roche.
2) Fréquence
La fréquence de contrainte du béton projeté doit être la même que celle de
la mesure de tassement de la voûte et de déplacement de la section qui
s’effectue aux mêmes positions, et la mesure se termine en même temps
que celle de tassement et de déplacement.
3) Méthode
En général, les instruments de mesure de poussée du sol et de contrainte
sont enterrés lors d’exécution du béton projeté.

4-10
Pour cette méthode, l’instrument de mesure de poussée du sol est mis en
place en contact direct avec la surface du terrain régularisée par le mortier
avant l’exécution du béton projeté, tandis que l’instrument de mesure de
contrainte est ancré telle manière à pouvoir mesurer la contrainte
tangentielle. Lors de projection du béton, on doit réaliser avec prudence la
mise en place de l’instrument de façon à éviter de créer un espace vide et à
ne pas altérer la direction de l’instrument. Lorsque l’instrument est enterré
dans le béton projeté, il risque d’engendrer la concentration de contrainte.
Pour éviter ce risque, il est préférable de choisir, dans la mesure du possible,
l’instrument ayant la forme n’excitant pas de concentration de contrainte et
résistant à l’influence par le changement dans la rigidité dû aux matériaux du
béton projeté.

4.5 Mesure de contrainte de boisage en structure d’acier en arc


(1) Objet
La mesure a pour objet d’obtenir les données qui permettent de juger la
contrainte engendrée au boisage en structure d’acier en arc et la conformité du
boisage mis en ouvre dans le dimensionnement, la forme et l’intervalle.
(2) Procédé de mesure
En général, la mesure de contrainte pour le boisage en structure d’acier en arc
s’effectue par la mesure de déformation à la surface du matériau. Les
matériaux utilisés pour le boisage comme les membres structuraux sont les
tuyaux et les profilés d’acier en H, en U, etc. Etant donné que, parmi ces
matériaux, celui de profilé en H est plus fréquemment employé dans la
conception standard, on écrit ici la méthode de mesure pour le profilé en H.
Comme, autre que le tensiomètre, les cellules de mesure piézoélectrique étaient
mises au pied et au sommet du boisage pour mesurer directement la force
axiale dans le procédé de palplanche. Mais dans la construction de tunnel de
montage de nos jours, cette méthode n’est plus capable de mesurer la charge
exacte à cause de l’effet de l’adhérence du boisage au béton projeté et de la
différence dans la rigidité entre les cellules et le béton projeté. La méthode de
mesure par cellules piézoélectriques n’est plus générale.
1) Dispositif et méthode de mesure
La force transversale s’exerçant sur le boisage est calculée par la quantité de
déformation mesurée par le tensiomètre collé sur le boisage. Le tensiomètre
est installé, comme le montre la Fig.-4.6 ci-après, aux deux faces devant et
derrière du boisage. Pour mesurer la force axiale (N) et le moment de
flexion (M), les tensiomètres (εa) et (εb) sont mis en parallèle à l’axe et en
haut et en bas du boisage respectivement.

4-11
Tensiomètre

Fig.-4.6: Exemple de disposition de tensiomètres

Pour mesurer la force de cisaillement (Q), les tensiomètres (εc) et (εd) sont
montés à l’angle de ±45° par rapport à l’axe neutre.
Par la méthode de «4-jauges» pour la compensation de l’effet de température,
on obtient la déformation moyenne des deux côtés du boisage. Les
tensiomètres sont revêtus d’étanchéité et de protection, et l’emplacement où
ils sont montés est couvert de protection.
La mise en place des tensiomètres ci-dessus est préparée à l’extérieur de la
galerie dans un endroit moins humide, préalablement au transport de la
structure du boisage à l’intérieur de la galerie. Au moment de fin de la mise
en place des tensiomètres, et lors de montage de la structure de boisage, les
valeurs sont relevées au préalable par l’indicateur.
A partir de la valeur initiale qui est relevée lors de la fin du montage de
boisage, on enregistre l’évolution chronologique par les mesures successives.
Notamment, avant et après la projection du béton ou le percement à la
section inférieure, il est recommandé d’augmenter la fréquence de prise de
mesures.
2) Détermination de points de prise et de lignes de mesure
La Fig.-4.7 montre l’exemple pour la disposition de points de prises de
mesure. Il vaut mieux avoir beaucoup de points de prise de mesure sur une
section, mais le nombre de 6 à 8 points est généralement considéré. S’ils
sont à la même position pour la mesure de contrainte du béton projeté, on
peut mettre en œuvre les résultats pour évaluer la répartition des charges.
Et on peut les utiliser également pour l’examen des résultats de mesure de
contrainte de boisage en structure d’acier en arc et pour vérifier la sécurité du
tunnel. De ce fait, il est préférable d’effectuer les mesures de tassement au
pied du boisage et au sommet de la voûte et de déplacement de la section
intérieure parallèlement à ces mesures.
Lors de détermination des positions des tensiomètres, il faut éviter les parties
d’usinage d’âmes pour la jointure des membres structuraux. Et, s’ils sont
placés trop près du sommet ou du fond, la contrainte est perturbée. Pour
éviter ce phénomène, il est nécessaire d’écarter la position de tensiomètre du
bord de 2 à 3 fois la largeur du boisage.

4-12
Points de mesure de
contrainte du boisage

Fig.-4.7: Exemple de disposition de points de mesure de contrainte du


boisage en structure d’acier en arc

Tableau-4.3: Variation de déplacement du terrain


Variation d’apparition de
Cause et phénomène Mesures à prendre
déplacement
Distribution de déplacement
Apparition de la zone de
discontinuité
y à considérer l’ajout des

Profondeur boulons de roche
Position où se situe le
Apparition de discontinuité relâchement maximum.

y à revoir la longueur de
boulon (diminution)
Apparition de la zone de
y à revoir le nombre de
relâchement près du
Distribution de déplacement boulon (augmentation)
tunnel
y à revoir le
Profondeur ↓
dimensionnement du
Possibilité de charge
Montée brusque de déplacement boisage
postérieure
y à considérer
l’amélioration du sol
Longueur insuffisante du
tensiomètre
Distribution de déplacement ↓
yà revoir la longueur de
Se trouvant dans la zone
Profondeur boulon (augmentation)
de relâchement, la borne
yà grandir le boisage
Moins que le
n’est plus le point de
déplacement de la mesure immobile (terrain
section intérieure gonflant, meuble, etc.)

4-13
Tableau-4.4: Variation de répartition de force axiale
Variation d’apparition de force axiale Cause et phénomène Mesures à prendre
On peut considérer que
la profondeur où la force
axiale devient maximale
La force axiale maximale est la zone de
se trouve près du centre
de boulon. relâchement.
Distribution de
force axiale
Dans le cas du schéma
ci-contre, la force axiale
-
maximale se trouve près
Profondeur du centre de boulon, et la
Boulon de roche
longueur de boulon
Position supposée de la
zone de relâchement s’étend sur la zone de
relâchement, ce qui
permet de juger que la
longueur est adéquate.
La force axiale maximale Dans le cas du schéma Il faut revoir la longueur
se trouve près de la
pointe de boulon.
ci-contre, la force axiale de boulon de manière à
Distribution de force axiale maximale se trouve près couvrir la zone de
de la pointe de boulon, relâchement.
ce qui permet de juger
Profondeur que la zone de
Boulon de roche
relâchement s’étend
Position supposée de la
zone de relâchement
jusqu’à la pointe de
boulon.
La force axiale maximale Dans le cas du schéma Il y a lieu de revoir la
se trouve près de la
paroi du tunnel. ci-contre, la force axiale longueur de boulon à la
Distribution de
force axiale maximale se trouve près baisse au point vue
de la paroi du tunnel, ce économique.
qui permet de juger que
Profondeur
Boulon de roche la zone de relâchement
est relativement courte à
Position supposée de la
zone de relâchement la longueur de boulon.

4-14
5. Procédés auxiliaires
5.1 Renforcement du front par le béton projeté
a) Généralité
Juste après le creusement, on projette du béton sur le front d’une épaisseur de 3
à 10cm pour améliorer la stabilité de portance du front, et essentiellement, c’est
une mesure de protection contre l’écaillage du front qui déclenche
l’effondrement du front de taille. Le procédé du béton projeté est plus souvent
employé avec l’attaque circulaire en laissant le noyau central. Lorsque le
creusement est à l’arrêt, on projette le béton sur toute la face du front de taille
pour empêcher la dégradation de celui-ci.

Béton projeté

Noyau Béton projeté


Béton projeté

Fig.-5.1: Schéma conceptuel du béton projeté au front de taille

b) Caractéristiques
- Possible d’effectuer l’opération en même temps que la projection primaire
après le creusement, facile à réaliser, permettant d’améliorer la stabilité du
front de taille par son effet de la protection contre l’effondrement primaire et
de la prise du front, et permettant de saisir les symptômes d’un effondrement
du front de taille.
c) Terrains applicables
- Efficace pour les terrains susceptibles de mettre en cause l’écaillage du front
de taille, largement applicable, mais moins efficace pour les terrains qui
mettent en cause le gonflement.
(2) Renforcement du front par le boulonnage
a) Généralités
Le procédé consiste en la mise en place des boulons de roche sur une partie ou
toute la surface du front pour stabiliser ce dernier par l’effet de la prise. Il est
plus efficace avec la projection du béton, et les boulons à injection sont
également utilisés. Dans le percement mécanique, les boulons plastiques
renforcés à la fibre de verre (FRP) sont plus souvent utilisés en raison de la
facilité de découpage.

5-1
Boulon de fibre de verre

Boulon de fibre de verre

Fig.-5.2: Schéma de boulon du front de taille

b) Caractéristiques
- En général, on peut utiliser la même machine de boulons de roche pour
planter les boulons de front, ce qui permet d’intégrer le procédé dans un cycle
de construction.
- Dans le but de renforcer le front le plus profondément que possible, on plante
plus souvent les boulons à longue portée. Le renforcement par les longs
boulons à câble est essayé, mais ce procédé comporte encore des
problèmes en ce qui concerne la faisabilité vis-à-vis de la détérioration de
trous, la précision de forage de trous, etc.
c) Terrains applicables
- Efficace pour les terrains moins consolidés et ceux susceptibles de mettre en
cause le gonflement du front.
- Plus efficace avec le renforcement par le béton projeté au front.
(3) Renforcement des pieds
Les mesures de renforcement des pieds sont prises pour assurer la stabilité de la
section du tunnel qui est susceptible d’être dégradée par le relâchement du terrain
suite au tassement du boisage dû au manque de portance du sol supportant les pieds
du boisage.
Echelle de mesures Désignation générale de mesures à prendre
Simple 1. Mise en place des plaques de base sous les pieds,
surcharge du béton projeté aux pieds (projection
complémentaire du béton)
↓ 2. Mise en place des nervures à l’aile
↓ 3. Clôture de la section par le radier provisoire
↓ 4. Injection de renforcement aux pieds
Grande envergure 5. Boulonnage de renforcement aux pieds

(1) Mise en place des nervures à l’aile


a) Généralités
Par l’élargissement de la surface de contact de soutènement aux pieds, ce

5-2
procédé vise à soulager la pression de soutènement pour récompenser le
manque de la portance du sol, au moyen d’augmentation d’épaisseur du
béton projeté, et encore au moyen d’intégration des nervures à l’aile mises
aux pieds du boisage en structure d’acier en arc.

Béton projeté primaire

Plaque d’assise

SL provisoire du demi-cercle sup.

Fig.5.3: Schéma conceptuel des nervures à l’aile

b) Caractéristiques
- Ce procédé étant généralisé dans son application pour le renforcement
des pieds, permettant les travaux à la partie inférieure de la section sans
les entraver, ce qui offre un avantage à l’efficacité de l’exécution.
- Il est doit être prévu dès la phase de projet, puisque le boisage muni des
nervures à l’aile doit être préalablement préparé.
c) Terrains applicables
- Il est adopté généralement pour les terrains moins consolidés et moins
résistants en tant que le moyen de renforcement.
- Pour prévoir le cas de relâchement du terrain autour des pieds où
s’effectue le surcreusement du terrain, son dimensionnement (largeur de
nervures à l’aile, etc.) doit être bien étudié.
(2) Fermeture de la section par le radier provisoire
a) Généralités
Ce procédé vise à stabiliser la section de percement y compris le front de
taille par la fermeture du radier provisoire après la projection du béton au
demi-cercle supérieur de la section, en cas de changement alarmant
comme le tassement et le déplacement dus à la dilatation et à la pression
asymétrique du terrain, et la déformation des membres structuraux du
boisage.

5-3
Boulon de roche complémentaire Palissage Béton projeté

Revêtement
Boulon de roche

Boisage muni de nervure à l’aile Béton projeté au pied


au demi-cercle supérieur Radier provisoire
supérieur
Fig.5.4: Schéma conceptuel du radier provisoire

b) Caractéristiques
- La mise en place du radier provisoire s’effectue de même que le béton
projeté de soutènement, sans réparation particulière.
- L’effet de fermeture de la section est considérable, et ce procédé permet
de récupérer tôt la force de portance du sol, et permet ainsi de prendre
des mesures de circonstances à partir des résultats de mesure ou de
l’état du front de taille.
- Par contre, pour tirer les avantages certains de la fermeture de la section,
on doit procéder aux travaux assez compliqués tels que le cintrage du
demi-cercle supérieur de la section, la démolition lors d’intervention sur la
partie inférieure, etc., ce causant la baisse d’efficacité de construction.
c) Terrains applicables
- Terrains susceptibles d’accroître le changement anormal (tassement du
sommet, gonflement du terrain) et la déformation des membres
structuraux du boisage, malgré les mesures prises pour le sommet de la
section et le front de taille, à cause de la zone hydro-thermiquement
altérée, la zone de fracture de failles, le gonflement, la pression
asymétrique, le manque de force de portance, etc.

(3) Renforcement des pieds par l’injection


a) Généralités
Ce procédé vise à créer, en cas de terrain qui manque de résistance, une
zone renforcée par l’injection de matière à la base d’uréthane au terrain
sous les pieds afin d’empêcher le tassement des pieds par atténuation de
la concentration de contrainte sur la base du boisage du demi-cercle
supérieur ou l’effondrement du terrain côté mur de soutènement lors
d’excavation au demi-cercle inférieur.

5-4
Fig.-5.5: Schéma conceptuel de renforcement
des pieds par l’injection

b) Caractéristiques
- Par le remplissage et la consolidation des vides dans le terrain, l’effet
d’amélioration et renforcement partiel est espéré.
- Pouvant être intégré dans le cycle d’exécution, et possible d’effectuer ce
procédé par la machine standard, ce qui ne nécessite pas de changement
important dans le planning.
- Efficace comme renforcement de caractère d’urgence.
- Pénétration et injection sont conditionnées par la nature du terrain, donc
parfois difficiles.
c) Terrains applicables
- Applicable au terrain sableux ou ayant la couche portante peu profonde.

(4) Renforcement des pieds par le boulonnage


a) Généralités
Ce procédé consiste en la plantation des boulons de roche ou des tuyaux à
petit diamètre vers le bas dans le terrain aux pieds du boisage afin
d’empêcher le tassement des pieds par atténuation de la concentration de
contrainte sur la base du boisage du demi-cercle supérieur ou
l’effondrement du terrain côté mur de soutènement lors d’excavation au
demi-cercle inférieur. Notamment pour le terrain moins résistant,
l’injection de lait de ciment de prise rapide ou d’uréthane est parfois
effectuée en même temps que la plantation de boulons et/ou tuyaux pour
renforcer le terrain aux pieds du boisage.

5-5
Revêtement
Marge de déformation
Béton projeté
Boulon de roche injecté

Pieu latéralde renforcement du pied

Boulon de roche injecté

Pieu (boulon) de
renforcement du pied

Fig.-5.6: Schéma conceptuel de renforcement


des pieds par le boulonnage

b) Caractéristiques
- Possible de planter des boulons par la machine standard.
- Généralement, réalisé structurellement en combinaison avec les nervures
à l’aile.
c) Terrains applicables
- Applicable au terrain non-consolidé ou moins résistant, jugé pour lequel
est insuffisant le renforcement seulement par les nervures à l’aile.
1) Palplanchage par les tubes longs d’acier
1) Procédé AGF (All Ground Fastning)
a) Généralités
Au moyen de foret de dudgeonnage, on plante les tubes en double paroi de
diamètre 100mm environ, puis injecte le produit chimique pour renforcer et
améliorer le terrain. Ce procédé a les deux fonctions de palplanchage tubulaire
et palplanchage avancé. La particularité de ce procédé est l’utilisation du
chariot hydraulique de forage dit «JUMBO» comme machine à perforer.
Spécification standard :
- Angle de plantation de tube : 6° à 10°
- Intervalle : 30 à 60cm
- Longueur d’un trou : 12,5m
- Produit chimique à injecter : Résine de silicone

5-6
Palissage à long tube Palissage à long tube Recouvrement 3 5m
Injection chimiqu

Béton projeté
Boulon de roche
Dudgeonnage 45cm

Boisage métallique Revêtement Angle de forage 4° + pente du tunnel


Béton projeté Béton projeté

1 course de creusement

Coupe Coupe transversale


Fig.-5.7: Schéma conceptuel du procédé AGF 1)

b) Caractéristiques
- L’utilisation du chariot dit «JUMBO» comme machine à perforer ne demande
pas de travaux de changement de machines.
- Suivant la nature du terrain, on peut choisir le produit chimique comme coulis
de ciment autre que résine de silicone qui est standard, ainsi que la méthode
d’injection/remplissage.
- Ce procédé est moins coûteux que d’autres procédés de palplanchage par
les tubes longs.
c) Terrains applicables
- Applicable aux terrains de roche fracturée, de gravier, sableux, argileux, etc.
- Ce procédé est plus souvent prévu au préalable pour le tronçon moins
recouvert comme l’entrée du tunnel, le terrain glissé, le ravin, etc.
1. Béton projeté au front (t=10cm) 4. Récupération de forets et lots

2. Montage de plate-forme et machine 5. Injection au terrain

3. Plantation de tubes d’acier 6. Démontage de plate-forme

Fig.-5.8: Ordre d’exécution de procédé AGF2)

5.2 Remblayage
b) Généralité
Ce procédé est adopté pour les mesures contre l’effondrement du talus à
l’entrée du tunnel, et employé plus souvent avec le mur de soutènement.

5-7
Le sol-ciment, le mortier-mousse, etc. sont utilisés comme matériaux de remblai,
et son choix est subordonné à la capacité de soutènement nécessaire, à la facilité
d’exécution, à l’aspect esthétique, etc.
c) Caractéristiques
- Si l’emplacement est disponible, c’est un des procédés les plus rapides dans
la réalisation pour les mesures à prendre pour le talus.
- Comme les mesures contre l’effondrement du talus près de l’entrée du tunnel,
ce procédé est beaucoup adopté.
d) Terrains applicables
- Applicable à presque tous les terrains
- Drainage à prévoir séparément, lorsque le terrain connaît les venues d’eau.
5.3 Déblayage
a) Généralités
Ce procédé a pour objet de découper et enlever la masse de terre glissante, et
c’est plus souvent le procédé le moins coûteux lorsque la disponibilité
d’emplacement ne met pas cause. Cependant, la stabilisation de la partie
supérieure du talus après le déblayage et l’entretien et l’aspect esthétique du
talus après la réalisation doivent être tenus en compte.
b) Caractéristiques
- C’est un procédé simple et sûr.
- L’emplacement et l’aspect esthétique sont souvent mis en cause, ce qui
empêche souvent d’adopter ce procédé.
- Une étude doit être attentivement faite pour ne pas causer d’effondrement de
la partie supérieure du talus.
c) Terrains applicables
- Possible d’appliquer ce procédé presque tous les terrains.

Remblai de contrepoids

Mur de soutènement

Béton de propreté
Fig.-5.9: Exemple du mur de soutènement et remblai de contrepoids 2)

5-8
5.4 Pieux de soutènement
a) Généralités
Lorsque la force à soutenir est relativement importante, et que l’emplacement
pour effectuer le remblayage ou le déblayage n’est pas disponible, ce procédé
est souvent adopté, et la méthode est choisie parmi le palplanchage tubulaire ou
le palplanchage à profondeur, selon la force à soutenir, la profondeur, les
conditions d’exécution.
b) Caractéristiques
- Ce procédé est adopté souvent comme mesures contre le glissement du
terrain.
- Il dispose de plusieurs méthodes de petits à grands pieux.
c) Terrains applicables
- Applicable à tous les terrains en principe.

Remblai de contrepoids Ordre de procédés


1) Pieux de soutènement
2) Remblai
3) Percement de la galerie pilote et coulage de béton
4) Percement du demi-cercle supérieur
Pieux de
5) Béton projeté, Boulons de roche, Boisage
soutènement
6) Percement du centre du demi-cercle inférieur
Pieux enfoncés in-situ 7) Radier
8) Revêtement en béton

Fig.-5.10: Exemple du procédé de pieux de soutènement

5.5 Procédé de palplanches verticales


a) Généralités
Lorsque la force à soutenir est relativement mineure, ce procédé est souvent
adopté pour protéger le terrain contre l’effondrement du talus par les boulons
enfoncés perpendiculairement à partir de la surface du sol, et c’est la résistance
au cisaillement du boulon qui retient le talus du terrain.
Il est aussi effectué avant la construction du tunnel et on peut attendre son effet
comme mesures de stabilisation du front de taille.
On doit assurer préalablement un emplacement pour réaliser ce procédé.
b) Caractéristiques
- Ce procédé est souvent adopté comme mesures contre le glissement léger
du terrain.
- Le procédé est relativement simple et rapide à exécuter.
c) Terrains applicables
- Large applicabilité aux conditions du terrain par la méthode adéquate de
forage.

5-9
Palplanche verticale
Palplanche verticale

Direction de percement

Palplanche verticale Points de glissement

Fig.-5.11: Exemple de procédé de palplanche verticale

5-10
5.6 Procédés auxiliaires

a. Renforcement du front de taille par


béton projeté
Lorsque le front de taille n’est pas stable
et qu’il présente d’éboulement, etc., le
béton est projeté sur la surface du front
de taille pour le stabiliser. Le béton est
projeté soit sur une partie soit sur la
totalité de la surface de front en fonction
des conditions de cette dernière. En
général, l’épaisseur du béton projeté est
de 2 à 5 cm.

b. Renforcement du front de taille par


boulonnage
Au cas où des masses de roches
pourraient ébouler du fait de la nature du
terrain comportant des fissures tel que
revers, les boulons sont mis en place
dans le front de taille pour le stabiliser.
Les boulons sont en acier ou en matériau
à base de fibre de verre. Dans la plupart
des cas, les boulons sont longs de 3 à 4
m du type ancrage en surface totale.

c. Percement circulaire (percement à


l’avance de la partie circonférentielle du
front de taille)
Au cas où la stabilité du front de taille est
particulièrement défavorable, on procède
d’abord au percement de la partie
circonférentielle du front de taille sous
forme d’anneau en laissant la partie
noyau pour stabiliser le front de taille.
Dans la plupart des cas, cette de
méthode de percement circulaire est
appliquée en combinaison avec d’autres
procédés auxiliaires.

5-11
d. Palissage (forepoling)
Au cas où le front de taille risquerait d’ébouler
(en particulier au niveau du sommet) juste après
le percement, des boulons de roche et/ou tubes
d’acier sont mis en place dans la partie
circonférentielle du tunnel (hors la section) avant
de procéder au percement. La méthode de mise
en place varie en fonction des conditions de
terrain, à savoir, le type à fonçage ou à ancrage
ou à non-ancrage.
En général, celui d’une longueur inférieure à 5 m
est appelé polissage (forepoling), tandis que
celui d’une longueur supérieure à 5 m est appelé
pilissage (forepiling).
En en ce qui concerne la mise en œuvre, étant
donné que ce procédé peut s’exécuter dans le
cadre d’une série de cycles, son effet sur le
planning d’exécution des travaux est faible.

e. Injection de produits chimiques à


C’est un procédé d’amélioration du terrain appliqué
lorsqu’il n’est pas possible de faire appel à d’autres
procédés auxiliaires en raison de la stabilité du front
de taille particulièrement défavorable. Comme
produits chimiques à injecter, on peut citer ceux à
base du ciment, ceux à base du silicate de sodium,
ceux à base d’uréthane, etc. L’injection de produits
chimiques est appliquée souvent en combinaison
avec le palissage.
En en ce qui concerne la mise en œuvre, étant
donné que ce procédé ne peut pas s’exécuter dans
le cadre d’une série de cycles, son effet sur le
planning d’exécution des travaux est important.

f. Supports avec nervures à aile


Les supports dont la surface de contact avec le
sol est plus grande que celle de supports
ordinaires sont utilisés pour empêcher
l’affaissement dû à l’insuffisance de la portance
de sol du terrain et la poussée du terrain dans le
sens horizontal.

5-12
g. Vidange
C’est un procédé appliqué préalablement
au percement lorsque la mise en œuvre
ou la qualité du béton projeté ou des
boulons de roche peut être compromise
du fait de venues d’eau dans un terrain où
le front de taille ne peut pas être stable en
raison de venues d’eau ou de la nappe
captive en grande quantité. Le procédé
consiste en les trous de vidange et la
galerie de vidange. Ces ouvrages sont
réalisés en utilisant la surface de front de
taille, l’arrière de front de taille, la galerie
pilote, etc.

h. Tubes de protection
Ce procédé est adopté lorsqu’il est
nécessaire d’empêcher l’éboulement du
sommet, le tassement en surface, etc., au
niveau de l’entrée et de la sortie du tunnel.
Le procédé consiste à effectuer à
l’avance les forages dans la partie
circonférentielle de la section de
percement de tunnel (hors la section), y
insérer les tubes d’acier et injecter le
mortier dans ces tubes. L’intervalle des
points d’application et les dimensions de
tubes devront être déterminés de manière
adéquate en fonction des conditions du
terrain.

f. Pilissage par injection à haute pression


C’est un des procédés de pilissage de
grande longueur qui consiste à améliorer
le terrain en avant du front de taille sous
forme cylindrique par injection à haute
pression du coulis de ciment. En général,
la longueur est de l’ordre de 10 m.

5-13
j. Palissage par injection
C’est un des procédés de pilissage de
grande longueur représenté par la
méthode dite AGF (renforcement en
pleine section – all Ground fastening). Il
consiste à renforcer une zone sous
forme de parapluie au moyen de tubes
et de produits chimiques dans le terrain
à la circonférence extérieure de la
section de percement de tunnel en avant
du front de taille. La longueur standard
du palissage est de 10 à 20 m.

5-14
6. Prospection
Tableau-6.1 : Classification d’investigations
Classification Période Objectifs Etendue
Investigation pour la Depuis l’étude de Obtenir les Investigation et La vaste étendue
détermination du tracé comparaison des informations prospection générales couvrant les tracés à
tracés jusqu’à la permettant de pouvoir sur la topographie, la comparer.
détermination du tracé déterminer un tracé géologie,
adéquat qui satisfait l’environnement et
aux conditions d’autres.
géologiques,
topographiques et
environnementales,
ainsi que les données
de base permettant de
planifier l’étape qui
suit.
Investigation pour Depuis la Obtenir les données Investigation et L’étendue couvrant le
l’étude et le plan détermination du tracé de base permettant prospection précises tunnel et les endroits
d’exécution jusqu’au début de d’établir la conception, sur la topographie, la susceptibles d’être
construction le plan d’exécution, géologie, affectés, ainsi que
l’estimation, etc. l’environnement et leurs environs.
d’autres qui tiennent
compte des mesures
concrètes pour les
environs, et sur les
installations annexes,
etc.
Investigation pendant Pendant la Obtenir les données Investigation et Dans le tunnel et le
la construction construction permettant de prospection sur la champ susceptible
prévenir et confirmer topographie, la d’être affectés par la
des problèmes géologie, construction du
survenant au cours de l’environnement et tunnel.
construction, d’établir d’autres.
les changements de L’investigation
conception, la gestion géologique
de construction et le s’effectuera
dédommagement, principalement dans le
ainsi que celles qui tunnel, et
serviront l’investigation sur
ultérieurement. l’environnement
s’effectuera
principalement pour
juger les
conséquences et
l’effet des mesures
prises.

6-1
Tableau-6.2 : Investigations préliminaires
Terrain
Essais/examens Résultes requis
Dur Tendre Gonflant Meuble
Documentation Résultats du passé, Exécutions réalisées ◎ ◎ ◎ ◎
Géologie Structure géologique et topographique des
alentours, Stabilité du terrain exposé, ◎ ◎ ◎ ◎
Général

échantillons du terrain
Prospection (onde Consolidation du terrain, distribution des
◎ ◎ ◎
élastique) failles supposées
Sondage Nature de roches, consolidation,
confirmation de fractures, désagrégation, ◎ ◎ ◎ ◎
failles, prélèvement du terrain
Essai de
pénétration Supposition des valeurs N, C, φ, etc. ◎
Essais dans le trou de forage

standard
Essai de
pression de
l'eau interstitielle Existence d’eau artésienne ◎
(pression
artésienne)
Essais in-situ

Perméabilité Coefficient de perméabilité (K), de



stockage (S)
Essai de charge
dans le trou de Module de déformation (E), module de
forage ○
réaction du sol (k)

Essai de chargement Module de déformation (E), force portante


◎ ◎ ◎
sur la plaque du sol
Essai de cisaillement Adhésivité (C), coefficient de frottement
△ △
direct interne
Essai d’arrachement Essai de tirage de boulon de roche
○ ○ ◎
de boulon de roche
Essai de poids Poids spécifique (γ), ◎ ◎ ◎ ◎
spécifique
Essai de teneur en Teneur en eau (w, %)
Essais à effectuer sur les échantillons du terrain

○ ◎ ◎
eau naturelle
Essai de Résistance à la compression uni-axiale
compression (qu), module d’élasticité statique (E), ◎ ◎ ◎ ◎
uni-axiale coefficient de Poisson statique (v)
Essai de Adhésivité (C), coefficient de frottement
compression interne ○ ○ ◎
tri-axiale
Essai de Coefficient de consolidation

consolidation
Essai à la traction Résistance à la traction ○ ○ ○
Essai de vélocité de Vélocité P (Vp), vélocité S (Vs), module
propagation d’élasticité dynamique (Ed), coefficient de ○ ○ ○
ultrasonique Poisson dynamique (vd)
Granulométrie Granulométrie de particules constituantes ○ ○
Essai de poids Poids spécifique de particules
spécifique de ○ ○
particules
Essai de consistance Limite de liquidité, limite de plasticité,
○ ○
indice de plasticité

6-2
Essai de Degré de désintégration par immersion
désintégration par d’eau ○ ◎
immersion d’eau
Essai de gonflement Taux de gonflement par absorption d’eau
△ ○
par absorption d’eau
Essai de capacité Teneur en montmorillonite

d'échange cationique
Essai de bleu de Teneur en montmorillonite

méthylène
Analyse Sortes de substance minérale

radiographique
Essai de Constante de décrépitation

décrépitation
Essai de Adhésivité (C), coefficient de frottement
compression interne, résistance résiduelle (C’,φ’) △
tri-axiale à
multi-étage
Notes 1) ◎ : Essais/examens à effectuer dans la plupart des cas
○ : Essais/examens préférables à effectuer
△ : Essais/examens à effectuer dans les cas spéciaux
2) Pour savoir la teneur en montmorillonite, on effectue l’essai de capacité d'échange cationique.
Cependant, du fait que la méthode demande la haute technique et le délai, cet essai est classé
en «△», et à sa place, l’essai de bleu de méthylène qui s’effectue facilement est classé en «◎».
3) Pour le sable, la granulométrie est importante.
4) S’il y a le risque de rencontrer le méthane ou le gaz volcanique, il est nécessaire d‘effectuer une
investigation sur les gaz toxiques.
5) S’il y a le risque de manque d’oxygène, il est nécessaire d‘effectuer une investigation sur le
manque d’oxygène.

6.1 Prospection séismique


La prospection séismique a pour objet de faire l’investigation géologique par l’onde
élastique dont la vélocité et la route de transmission diffèrent selon l’élasticité du
terrain. Ayant rapport avec les propriétés technologiques du terrain, la vélocité de
transmission de l’onde élastique du terrain permet de supposer la structure et la
formation géologiques telles que la dureté, l’état de fissures, le degré de
désagrégation, les failles/fractures, etc. Or, la prospection séismique est une
méthode d’investigation très importante. La prospection séismique dispose de
différentes méthodes telles que la réfraction d’onde, la réflexion d’onde et l’onde
directe, et parmi celles précitées, la prospection par la réfraction d’onde est plus
souvent adoptée pour l’investigation géologique du tunnel.
(a) Méthodes de prospection
1) Par la réfraction d’onde
i) Disposition de polygonales
Les polygonales sont disposées avec une ou deux polygonales
principales et quelques auxiliaires. Les polygonales principales sont
fixées droitement sur le tracé du tunnel. Lorsque le tracé est courbé,
on le divise en tronçons de manière convenable. Les polygonales
auxiliaires sont prévues près de l’entrée du tunnel, aux endroits de
profil accidenté (ravins, monticules, etc.), et aux endroits susceptibles
de mettre en cause les problèmes géologiques tels que failles,

6-3
fractures, etc., ou elles sont disposées en parallèle ou à l’angle droit
avec les polygonales principales, lors qu’on cherche la direction ou la
continuité des failles et filons. Si l’existence des failles est supposée,
les polygonales disposées à l’angle droit avec la direction de failles
permet d’identifier la position de failles.
La longueur des polygonales dépend de la longueur du tunnel, de
l’épaisseur de surcharge, du profil géologique et de la profondeur
jusqu’au fond rocheux, mais une longueur au moins cinq fois la
profondeur à prospecter. Si l’endroit à prospecter est profond (200 à
500m en général), la précision de résultats de prospection baisse.
En plus, aux alentours de l’entrée, on fixe la polygonale de longueur
d’au moins 30m à l’extérieur de l’entrée pour mettre en lumière l’état
géologique.
ii) Intervalle des points de source de secouement/réception
Le point de source de secouement diffère selon la longueur de
polygonale, le profil, la géologie du terrain. En général, on met le
point principal de secouement sur les deux côtés de la polygonale
principale et ceux auxiliaires à l’intervalle de 50 à 200m. Aux
endroits susceptibles de mettre en cause les problèmes géologiques
tels que failles, fractures, etc., cet intervalle est réduit davantage.
Lorsqu’on met le point de secouement à distance sur l’axe prolongé
de la polygonale, la précision de la prospection s’améliore aux deux
cotés de la polygonale. L’intervalle standard est de 5 à 10m.
iii) Vélocité de l’onde élastique des roches principales
Quant aux mesures de l’onde élastique sur le fond rocheux frais de
moindre fissure, la même sorte de roche donne de différentes valeurs
en ce qui concerne la vélocité de l’onde élastique. En plus, lorsque
l’influence par désagrégation ou fissure y intervient, l’évaluation ou le
jugement deviennent plus difficiles. Pour mieux saisir l’état du fond
rocheux avec maximum de précision, il est nécessaire de comparer
les valeurs de vélocité entre le fond rocheux et les pièces de roche.
En plus, le jugement doit être synthétiquement porté en se basant sur
la comparaison des résultats obtenus par d’autres méthodes
d’investigation telles que l’investigation géologique de la surface du
terrain, le sondage, etc.
6.2 Autres prospections physiques
(a) Prospection électrique
Dans certains cas, la prospection électrique est efficace pour révéler la
distribution de différentes roches, zone altérée, zone glissée, couche aquifère,
etc. qui est identifiée par la mise en œuvre de la particularité physique de la
résistance électrique et la polarisation spontanée qui sont différentes selon les
roches et les couches géologiques. Parmi les méthodes de polarisation
spontanée, résistivité, IP (polarisation provoquée), polarisation de courant,
celles de résistivité et polarisation provoquée sont employées pour la
prospection de tunnel, lorsque la prospection par l’onde élastique est limitée par
son utilisation d’explosif, ces méthodes ont des avantages. La profondeur de
prospection dépend étroitement de la longueur de polygonale et la distance

6-4
entre les électrodes; avec la distance maximale des électrodes 400 à 600m, elle
est environ 200 à 300m. La disposition de polygonales doit éviter les ouvrages
causant les parasites tels que câbles de transport de puissance, chemins de fer,
structures métalliques, etc.
Cette méthode est efficace pour les roches comme granite dont la résistivité
baisse largement selon la fracture, la désagrégation, l’altération, mais elle est
moins efficace pour les roches sédimentaires du néogène comme roche
argileuse et tuf ayant la basse résistivité. Dans ce dernier cas, il est difficile
d’identifier les failles et la nappe phréatique seulement par la distribution de
résistivité, ce qui demande une attention particulière lors de son application.
En outre, la détermination du classement du terrain devant rester relative dans
la distribution de résistivité, il est essentiel de combiner cette méthode avec la
prospection par l’onde élastique ou d’autres méthodes de prospection pour
porter le jugement quantitatif sur le terrain et d’établir les indices propres à
chaque site de construction.

Source Groupe récepteurs Commu-


tateur Amp.
Surface de sol d’excitation

Ordina-
Limites de couche Réflexion
teur

Affi-
chage

Fig.6.1: Schéma conceptuel de prospection par réflexion

Fig.6.2: Exemple de disposition d’électrodes

Généra-
Emetteur
teur
Commutateur

Contrôleur/ Ordina-
Récepteur teur

Commutateur

Fig.6.3: Schéma conceptuel de mesure de résistivité

6-5
Support à trépied Palan

Rotule de levage

Treuil Rotule d’eau

Tête pivotante
Flexible de refoulement
Boîte à
vitesse

Moteur
Porte-canne
Pompe

Bassin
à boue
Pompe d’huile

Réservoir d’huile
Flexible d’aspiration
Soupape de pied
Tube perforateur
Tube de puits

Canne de sonde

Segment de tube

Accouplement
Tube carottier
Carotte
Couronne métallique
Fig.6.4: Plan d’ensemble d’unité de forage

Repère de tir Séismographe


Appareil de mesure

Amorceur Filtre
Batterie
Batterie

Sautage
Câble de diagraphie
de vélocité multiple Sonde de diagraphie
normale
Onde élastique

Plomb

Plomb

Fig.-6.5: Schéma de prospection Fig.-6.6: Schéma de prospection


par l’onde élastique électrique

6-6
7. Technologie de KAJIMA
Les technologies de pointe permettent les travaux de percement
adaptés aux conditions géotechniques et topographiques

Tunnels montagnards dans les conditions spéciales

Dans la construction de tunnels, il importe d’exécuter les travaux en harmonie avec la nature.
Au Japon, où les conditions géotechniques et topographiques sont particulièrement
complexes, il est nécessaire de résoudre les difficultés de travaux notamment la grande
surcharge, la faible surcharge, la chaleur géothermique et les venues d’eau. Kajima a réussi
à faire face de façon adéquate aux différentes conditions géotechniques et topographiques
tout en mettant en œuvre les technologies de pointe basées sur la sécurité. Voici quelques
exemples :

7-1
Terrain naturel gonflant Adoption de supports rigides

Tunnel Iwate-ichinohe – Tohoku-Shinkansen

Les travaux d’extension du tronçon Morioka –


Aomori de l’un des trains à grande vitesse
japonais Tohoku-Shinkansen sont en cours,
dont le tunnel d’Iwate d’une longueur totale
d’environ 25,8 km est le plus long tunnel sous
terre du monde. Sur le tronçon d’Ichinohe on a
rencontré le terrain qui se gonfle de 900 mm au
maximum à l’intérieur du tunnel. Pour la mise
en oeuvre rationnelle des travaux dans un
terrain gonflant, Kajima a développé le «NATM
General Jambo », et a exécuté les travaux de
soutènement au moyen du béton projeté de
haute résistance sous le contrôle rigoureux de
Taille : longueur totale 25.810 m (tronçon mesures. Pour le second revêtement 3 types
d’Ichinohe : 3.540 m), Section de de béton ont été adoptés, à savoir, le béton
percement : 82 m2 non armé, le béton armé et le SFRC en
fonction de la grandeur de convergences.

Chaleur géothermique S’attaquer à la chaleur géothermique et aux gaz volcaniques


et gaz volcaniques dans les zones volcaniques

Tunnel d’Abo de l’Autoroute Chubu Jyuukan

Un tunnel long d’environ 4,3 km est construit


dans une zone à chaleur géothermique sur la
prolongation d’un volcan actif « Yakedake » où
le sol est mauvais et la topographie escarpée.
Il s’agissait des travaux difficiles confrontés par
des gaz volcaniques toxiques et des eaux de
haute température. Du fait que la température
maximale de rocher dépassait 75°C, un
système de ventilation de grande capacité est
adopté pour refroidir les engins utilisés pour le
Taille : longueur totale 4.350 m (tronçon de
déblaiement. En outre, sur la surface de parois,
Nakanoyu : 2.245 m, tunnel principal, tunnel
d’investigation, ouvrage de ventilation sous un matériau calorifuge est projeté pour éviter
terre et autre), Section de percement : 99 m2 des fissures dans le béton de revêtement.

7-2
Franchissement d’un
Tunnel qui traverse le cours d’eau juste au-dessous du pont
cours d’eau
Tunnel de Hassamugawa du métro Tozai
Le tunnel de Hassamugawa a traversé sous la
rivière Kotoni-Hassamugawa, l’une des rivières
violentes de la ville de Sapporo, dans le cadre
de travaux de prolongation de la ligne du métro
Tozai. Ce tunnel est réalisé par le procédé de
tube de protection appelé “pipe loop”. En effet,
le sol étant constitué de la couche de grave
contenant des graves géants, la couche
considérée comme celle la plus difficile pour la
mise en œuvre dudit procédé, les travaux sont
Taille : longueur totale 170 m, Section de exécutés en prêtant une attention particulière à
percement : 130 m2 la précision de la linéarité. Par ailleurs,
l’adoption de la méthode de stabilisation du
front de taille par les boulons à câbles a permis
le percement en pleine section de 130 m2.

Vunues d’eau massive Maîtrise de venues inattendues d’eau massive

Tunnel de Kakuto

Le tunnel de Kakuto d’une longueur totale


d’environ 6,2 km fait partie de l’autoroute de
kyusyu. Dans la zone du tunnel, du fait des
caractéristiques géotechniques du sol, l’eau
souterraine est abondante, si bien que les
travaux étaient difficiles comme si l’on creusait
sous un grand bassin d’eau. En raison de
venues inattendues d’eau massive (débit
maximal 87t/minute) pendant le percement, il
était nécessaire d’exécuter les drainages à
travers les forages effectués à cet effet pour
évacuer des eaux et de faire l’injection des
Taille : longueur totale 6.255 m (tunnel produits chimiques.
principal du tronçon sud : 2.974 m, tunnel-
pilote 2.983 m et autre), Section de
percement : 74 m2

7-3
Percement dans le sol sous-marin de caractéristiques
Tunnel sous-marin géotechniques complexes par le procédé à l’aide d’explosif.

Tunnels de prise d’eau et de déchargement


d’eau de la centrale nucléaire de Shiga

Les canaux de prise et de déchargement


d’eau de la centrale nucléaire de Shiga sont
réalisés sous forme de tunnel sous-marin.
C’est un des cas rares car ils ont été percés à
l’aide d’explosif en effectuant l’arrêt d’eau par
injection du coulis étant donné une faible
surcharge sous marin (minimum 25 m) et une
grande perméabilité du terrain.

Taille :
longueur totale du tunnel de prise d’eau : 426 m
Section de percement : 33 m2
longueur totale du tunnel de déchargement d’eau : 753 m
Section de percement : 26 m2

Surcharge maximale 900m , Maîtrise d’importante poussée des


Grande surcharge terres

Tunnel de Kanpuzan

C’est un tunnel routier d’une longueur totale de


5,4 km qui traverse l’ile de Shikoku du sud au
nord à la frontière des départements de Kochi
et département d’Ehime. Le tunnel passant
sous la zone montagnarde avec entre autres le
mont Kanpuzan d’une altitude de 1.763 m, les
travaux se déroulaient dans les conditions
difficiles sous les poussées des terres
importantes et une surcharge maximale de 900
m. En effet, le tunnel a été percé en supportant
les couches rocheuses au moyen du béton
projeté de haute résistance.

Taille : longueur totale 5.432 m (tronçon côté


Ehime 3.439 m,
Section de percement : 70 m2

7-4
Les technologies de pointe permettent le percement dans les terrains en terre
dans lesquels les travaux étaient difficiles auparavant

Nouvelle méthode autrichienne (NATM) dans les zones métropolitaines

La méthode NATM était adoptée auparavant pour le percement de tunnels dans les
terrains rocheux en zones montagnards.

Néanmoins, dans le contexte où les différents procédés auxiliaires sont développés


d’une part et les technologies d’analyse et de mise en œuvre informatisées permettant
d’anticiper avec une grande précision les influences sur les terrains avoisinants sont
mises au point d’autre part, le nombre de tunnels construits avec la méthode NATM dans
les terrains non consolidés ou terrains avec une faible surcharge s’accroit ces dernières
années. En outre, en raison de son excellente économicité par rapport à d’autres
procédés de percement de tunnels, cette méthode appelée « NATM urbaine » est utilisée
pour de nombreux tunnels en milieu urbain.

Kajima s’attaque à la NATM urbaine tout en mettant en œuvre les technologies de pointe
et mène à bonne fin de nombreuses constructions par cette méthode.

7-5
Tunnel routier à section géante de 2 niveaux, le premier au Japon, dans un terrain graveleux.

Tunnel d’Ome

Taille : longueur totale 389 m, Section de


percement : 220 à 260 m2

Le tunnel routier d’Ome de la route expresse interurbaine de la région de la capitale


reliant l’échangeur d’Ome et le côté Hachioji d’une longueur totale de 2.095 m et à 4
voies est le premier tunnel à 2 niveau au Japon. Le tronçon au milieu de ce tunnel sur
une longueur de 1.092 m à 2 niveau est construit par la méthode NATM, dont Kajima
a construit un tronçon de 389 m. En effet, ce tronçon qui se situe juste au-dessous
d’une route en service et passe dans les agglomérations dans le terrain graveleux
avec une surcharge de 7 m et une section maximale de percement de 260 m2 est
exécuté dans les conditions extrêmement difficiles sans pareilles au monde.

Etant donné que le tunnel d’Ome a une section géante d’une forme ovale, il est mis
en œuvre par la méthode d’abattage en gradins avec le revêtement du demi-cercle
supérieur à l’avance, qui consiste à percer en premier lieu la galerie du demi-cercle
supérieur avant de procéder au percement du demi-cercle inférieur. Par ailleurs,
Kajima a surmonté avec succès les difficultés des travaux en ayant recours aux
technologies globales intégrant non seulement les procédés de génie civil en milieu
montagnard tels que ceux de palissage par injection dans les longs tubes d’acier,
d’injection horizontale du coulis, de renforcement de piédroits (foot-pile), de piles de
supports provisoires, etc., mais aussi les technologies de conception et de mise en
œuvre de génie civil en milieu urbain.

7-6
Tunnel NATM au-dessous des voies de chemin de fer en servie

Métro de Tanmachi

Taille : longueur totale 210 m (Partie


exécutée en NATM urbaine : 180 m), Section
de percement : 155 m2

Les travaux de déplacement vertical des voies de la ligne Tokyo-Toyoko consistent à


percer un tronçon d’environ 2 km entre la station de Higashi-Hakuraku et la station
de Yokohama juste au-dessous des voies existantes pour la raccorder directement à
la ligne du métro « Minato-Mirai 21 », dont le tunnel se situe au niveau de la station
de Tanmachi sur une longueur de 210 m. Un puits de travail est construit juste au-
dessous des supports temporaires des voies existantes, et le tunnel est mis en
œuvre par la méthode NATM en trois travées, une de 40 m au côté Shibuya et une
de 140 m au côté Yokohama.
Ce tunnel géant de 3 travées qui se situe juste au-dessous des voies de chemin de
fer en service avec une surcharge d’environ 15 m est exécuté dans les conditions
extrêmement difficiles sans pareilles au monde. Étant donné qu’il existait de
nombreux ouvrages importants aussi bien dans le sol que sur la surface, il était
indispensable de prêter une attention pour éviter les effets dus à l’affaissement sur
les ouvrages adjacents, et d’exécuter les travaux par conséquent en utilisant les
procédés auxiliaires et en mettant en place un système de contrôle et de gestion
pertinent à travers les technologies de mesures.

7-7
NATM dans un terrain graveleux avec une petite surcharge en zone urbaine

Tunnel de Shin-Kobe

Les travaux de construction du tunnel de Shin-


Kobe à péage (Phase II) consistent à prolonger
les entrée et sortie du tunnel de Shin-Kobe
existant vers le sud en vue de décongestionner
le trafic et de renforcer ainsi la fonction de
circulation. Kajima a exécuté la voie qui va vers
le sud de 550 m. Ce tronçon est constitué de la
partie en tranchée couverte (280 m) et de la
partie NATM (270 m). La partie NATM est
exécutée en utilisant les différents procédés
auxiliaires afin de limiter au minimum
l’affaissement de la surface de sol d’autant plus
qu’elle a une faible surcharge de 4 à 10 m du
fait qu’elle est située juste au-dessous d’un
grand axe routier et qu’aux alentours il existe
de différents ouvrages comme temples de
Taille : longueur totale 550 m (Partie
exécutée en NATM urbaine : 270 m), Section
bouddhisme.
de percement : 90 à 110 m2

Tunnel urbain au-dessous des agglomérations par la méthode d’amélioration à l’avance


des piédroits à grande section

Tunnel de Baiko

C’est un tunnel routier d’une longueur totale de


607 m construit juste au-dessous de la ville de
Mito avec une grande section de plus 100 m2.
Le tronçon en méthode NATM (468 m) est
exécuté dans les conditions difficiles dues
notamment à une faible surcharge comportant
une couche graveleuse et aquifère dans sa
partie supérieure et aux nombreux ouvrages
souterraines et bâtiments de moyenne et
grande hauteur juste au-dessus du tunnel. Il
est exécuté en adoptant le procédé
d’amélioration à l’avance des piédroits à
grande section, le procédé de palissage par
injection dans les longs tubes d’acier, etc., pour
restreindre les influences sur les ouvrages
adjacents lors du percement de tunnel. Comme
mesures contre l’infiltration d’eau à travers le
front de taille, le procédé de barrière d’arrêt
d’eau et le procédé de forages de vidange pour
Taille : longueur totale 468 m maîtriser les difficultés techniques sont adoptés.
Section de percement : 104 à 106 m2

7-8
Percement du tunnel par la combinaison du procédé de tubes de protection et du procédé
d’injection de produits chimiques
Tunnel de Satsuma-Tagami

Concernant le tunnel de Satsuma-Tagami, la


surcharge du tronçon en remblai est faible (20
à 45 m), le terrain est hétérogène et certains
endroits comportent la nappe phréatique. Le
dépôt volcanique sableux de couleur blanche
appelé en langue locale « Shirasu » est très
fragiles et susceptible de liquéfaction en état
saturé, d’où le shirasu en remblai (shirasu
remanié) perd l’effet de consolidation. Dans de
tel terrain, si l’on applique le procédé de
palissage normal, le shirasu risque de s’écouler
ou d’ébouler lors de la mise en œuvre du
palissage, ce qui pourrait porter atteinte aux
ouvrages se trouvant sur la surface de sol.
Dans le cadre de présents travaux, un nouveau
procédé de palissage qui combine les tubes de
protection (procédé d’installation de tubes par
poussée, avec récupération d’appareils) et
l’injection de produits chimiques est développé
et appliqué au percement de trois tronçons du
tunnel pour une longueur totale de 356 m.

Taille : longueur totale 3.304 m (dont le


tronçon en NATM urbain : 356 m)
Section de percement : 91 m2

7-9