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Résumé d’introduction aux sciences juridiques

Définition du droit :
Le droit est un ensemble de règles juridiques régissant la vie et le comportement des personnes vivant en société et
cela de façon normative.

Le droit est un ensemble de règles énoncés par les autorités habilités par l’état et dont le respect est assuré au
besoin par la contrainte étatique.

Le droit est un phénomène social qui n’est que produit de son milieu et de son époque. Le droit doit chercher un
équilibre (malheureusement) toujours fragile afin de résoudre les conflits d’intérêts multiples, variés et complexes
car il est selon l’expression de la doctrine « l’instrument de l’ordre social».

Le droit produit de son milieu et de son temps.


Le droit est un phénomène social, et il est en perpétuel mutation, une mutation qui est rapide dans les sociétés
industrielles ou on a atteint un niveau élevé de développement alors le droit doit aussi suivre ce développement,
alors que dans les sociétés à domination agricole, moins évoluées et moins développés, on trouve que l’expression
de droit reste la coutume dans son expression la plus large.

Les sciences du droit positif :


Le droit est une science de systématisation car on trouve la domination de techniques en matière de droit ce qui
rend le droit un art de manier, de résonner et de démontrer la vérité.

Le droit est une science d’interprétation car le législateur doit avoir une politique législative qui ne peut être fiable
que s’il est à l’écoute de la société et qu’il répond à ces attentes.

Les sciences auxiliaires au droit :


Le droit ne peut faire d’économie sur d’autres sciences humaines (histoire, sociologie etc… qui ont donnés des
disciplines spécifiques telles que l’histoire du droit ou la sociologie juridique …) ou des sciences dites exactes
(comme la biologie, la chimie, la médecine) qui ont donnés l’apparition de sciences inconnues comme la
criminologie.
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La règle de droit :
Définition : La règle de droit est l’ensemble de mesures, procédures, pour assurer l’organisation de la société.

Les manifestations de la règle de droit :


On reconnait la règle de droit car elle se fond sur deux éléments :

- L’élément matériel qui peut être un ensemble de faits matériels concrets, bons ou mauvais ou des actes
juridiques comme les contrats.
- L’élément moral qui est le jugement que donne la règle juridique qui peut être l’obligation de faire, ne pas
faire, ou tout simplement une conséquence juridique d’un acte ou d’un fait.

On peut aussi avoir une règle de droit qui :

- Selon la nature et l’ampleur des relations qu’elle règlement, elle générale ou sociale/
- Selon l’objet de la règle, elle est de fond ou de forme c’est-à-dire qu’elle réglemente et organise un domaine
- Selon son impact sur les relations qu’elle vise, elle est impérative, prohibitive, déclarative de volonté ou
supplétive de celle-ci.

Champ de la règle de droit : droit positif.


Le droit positif n’existe que pour un temps donné et dans un lieu donné. Il diffère d’une société à l’autre et il est en
perpétuelle évolution.

Les fonctions du droit :


- Sécurité physique des personnes : le droit garantie à chacun son droit et lui impose des devoirs envers ces
semblables et partant envers la communauté tout entière.
- Sécurité et protection de la société civile : le droit a une fonction organisatrice qu’il se doit d’assurer en
veillant sur l’équilibre social faisant prévaloir l’intérêt général sur l’intérêt privé.

Les caractéristiques de la règle juridique :


Règle d’organisation et de conduite sociale : la règle de droit consiste justement dans l’organisation de la société,
mais aussi la répartition des biens et des services.

Règle générale et absolue : la règle de droit précise les conditions de son application qui sont dépourvues de toutes
spécificités.

Règle obligatoire : et se présente le plus souvent sous forme d’un commandement impératif. Elle est appliquée par
l’état qui peut dans le cas échéant recourir à la contrainte ou à la force publique dans le cadre de la règle de droit.

La règle juridique et la règle religieuse :


La règle juridique cherche un ordre, une sorte de paix extérieure dont le manquement est sanctionné par les
humains, alors que la règle religieuse cherche plutôt une paix intérieur et aspire à plaire à Dieu dont le jugement et
la sanction est dans la vie d’au-delà.
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Les grandes catégories du droit


Le droit public et le droit privé :
Le droit public s’occupe de tout ce qui a traité à la chose publique, les rapports de l’individu avec la puissance
publique et des rapports entre les états. Le droit privé règlement les relations des personnes privées entre elles.

Essayer de diviser le droit entre droit privé et autre public serait une folie car selon H.kelsen la distinction n'a qu'un
rôle idéologique elle disparait dans l'acte de création du droit auquel participent ensemble, les pouvoirs publics et
particuliers pour Kelsen c'est une thèse visant à légitimer la force de l'Etat avec un grand ‘E’, ceci n'est qu'une
courte introduction voici ci-dessous la différence entre Droit privé et public

A -Droit public:

- Droit spécial appliqué à l'Etat dont le rôle est le maintien de l'ordre

- Droit qui défend l'intérêt général

- Droit qui concerne les gouvernements

- Droit qui se compose de droits unilatéraux

- Droit qui instaure un rapport de puissance ou de domination et donc d'inégalité de l'état face à ses sujets

B-Droit privé :

- C'est un droit qui régit les rapports privés entre les individus

- Droit qui s'exprime par des contrats et qui sont régis par le libre arbitre de chacun

- En droit privé chacun défend son propre intérêt

- Les rapports du droit privé sont des rapports caractérisés par l'égalité entre les sujets

- Parmi ses matières le droit civil, le droit commun

Critères de distinction :

- notion d'intérêt général

- droit de subordination

- droit privé est un droit égoïste

- la nature des intervenants en droit privé (personnes morales) et en droit public (l’Etat)

- le droit privé s'occupe des relations entre les particuliers eux-mêmes alors que le droit public s'intéresse aux
rapports entre les citoyens (le peuple) et l'état (l'autorité publique ou puissance publique)
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Les sources Officielles du droit

La loi :

Définition :
La loi est une règle de droit écrite, obligatoire, de portée, générale et impersonnelle. Elle est délibérée, rédigée,
amendée et voté par le parlement.

Caractère de la loi : (rejoint les caractères de la règle de droit)


La loi est obligatoire : (les lois impératives et supplétive)

Loi impérative : ordonne et défend

Loi supplétive : peut être évité car elle est interprétative de volonté.

La loi est générale est impersonnelle : elle s’adresse à certaines parties par le biais de catégories abstraites.

La hiérarchie de la loi :

Les lois constitutionnelles : ce sont les règles de la constitution, ils sont considérés comme la loi suprêmes et dont
dès lors classés au sommet de la hiérarchie législative. Ces lois organisent la compétence et les rapports entre les
divers organes et pouvoir de l’Etat. C’est la constitution qui donne au parlement le pouvoir de légiférer et de
gouverner.

Les lois ordinaires : (parlementaires)

- leurs but est l’organisation des rapports sociaux à l’exclusion de ce qu’organise la constitution.
- Se présente dans les pays à conation démocratique.
- La constitution fixe un domaine à la loi.

Le règlement : (décrets, arrêtes ministériels, décret-loi)

- Ce terme englobe : les décrets du chef du gouvernement et les arrêts ministériels.


- Le domaine du règlement est tout ce qui ne rentre pas dans celui de la loi.
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Elaboration et promulgation et publication de la loi

I. Elaboration de la loi :
1- L’initiative des lois : l’art 2 de la constitution donne l’initiative des lois au premier ministre et aux membres du
parlement. Les membres du parlement peuvent proposer les lois mais avec deux limite, la première limite est
que les parlementaires ne peuvent pas proposer des lois qui ont pour conséquence de diminuer les
ressources ou d’aggraver les dépenses publiques, la deuxième limite est que le gouvernement peut s’opposer
à toute proposition de loi n’entrant pas dans la compétence de la loi.
2- Le vote de la loi : la loi est votée par le parlement et doit avoir plus de 50% des votes.
3- La promulgation et publication de la loi : le roi promulgue la loi 30 jours après qu’elle soit adoptée et
transmise par le gouvernement. La publication de la loi est au bulletin officiel pour qu’elle soit reconnue par
tout le monde.

II. L’application de la loi


L’application de la loi dans le temps et l’espace.

L’application de la loi dans le temps

Non rétroactivité de la loi :

La loi n’a pas d’effets rétroactifs.

Pourquoi la loi n’a pas d’effets rétroactifs ?

- Pour la sécurité juridique : il faut garantir au justiciable que ce qu’ils ont fait à un instant « t » ne leur sera pas
reprocher à un instant « t+1 »
- En gage de respect de la loi : il faut dire aux justiciables que s’ils respectent la loi aujourd’hui, on ne peut les
sanctionner.

Conséquence de la non rétroactivité de la loi :

- La loi nouvelle ne peut modifier les effets déjà passés qu’ils soient des effets d’un contrat ou d’une situation
juridique non contractuelle.
- La loi nouvelle ne peut modifier les conditions de la formation des contrats ou d’une situation juridique
- La loi nouvelle ne peut pas modifier les conditions d’extinction d’un contrat ou d’une situation juridique.

La loi nouvelle régit les situations qui lui sont postérieurs alors que la loi ancienne continue à régir les situations
nées sous son empire.

La rétroactivité de la loi :

Ce sont des lois exceptions à la non rétroactivité de la loi, elles viennent pour expliquer une loi ancienne et viennent
interpréter ou ils viennent valider une loi ancienne ou tout simplement parce que le législateur trouve que cette loi
doit être rétroactive. Au Maroc il n’existe pas de rétroactivité la loi.

L’application de la loi dans l’espace :

L’application de la loi dans l’espace exprime la souveraineté nationale, elle s’applique sur le territoire du pays, mais
avec des exceptions (élément d’extranéité : ex : le mariage de deux étrangers au Maroc)
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III. La force obligatoire de la loi :

Les lois supplétives et les lois impératives :

Les lois impératives :

- Loi qui s’impose avec une force absolue/


- Loi qui ne peut être écarté car elle est protégée par un intérêt public par cette même loi.

Les lois supplétives :

- Lois qui font partie du droit mais ne s’applique que si les parties n’ont pas prévu autre chose.

Distinction :

Les lois impératives veillent à la sauvegarde des intérêts des collectivités quant aux lois supplétives elles concernent
les intérêts strictement individuels.

IV. La disparition de la loi :

La loi disparait sous différentes formes et c’est le parlement qui a le pouvoir d’abroger une loi.

Abrogation expresse : la loi prend fin par une déclaration expresse de la nouvelle loi.

Abrogation tacite : la loi prend fin parce que la nouvelle loi contient des dispositions contraires à l’ancienne loi.

Abrogation par désuétude : en cas de non utilisation de la loi et son oublie.


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La coutume

Définition :
La coutume est un ensemble d’usage qui sous certaines condition, deviennent des règles de droit, sanctionnées par
la cour suprême.

L’usage est une pratique courante répétée mais n’ayant pas atteint la force de la coutume.

Les éléments de la coutume :


L’élément matériel : cet élément doit réunir certaines caractéristiques que la doctrine ramène :

- L’ancienneté de la coutume : on parle de droit séculaire qui a résulté d’une répétition d’actes au point qu’il
est parfois difficile de connaître son origine.
- La constance de la coutume : personne ne sait quand la coutume née, et 2 actes suffisent pour caractériser la
coutume. Une coutume perd sa force comme règle de droit si elle est contestée par une partie de la
population.
- Généralité et notoriété de la coutume : le caractère général de la coutume ca de pair avec sa notoriété, à
savoir être suffisamment répandue et connue de ceux qu’elle concerne.
- Compatibilité de la coutume avec l’ordre public et les bonnes mœurs : la coutume ne doit pas être en
confusion avec la religion et l’ordre public.

L’élément psychologique : la coutume doit être ressentie par ceux qui la pratiquent comme quelque chose
obligatoire et sanctionnée juridiquement.

Les inconvénients et les avantages de la coutume :


Les avantages :

- La coutume exprime une démocratie directe :


- La coutume n’est pas fixe, elle s’adapte aux besoins.
- La coutume répond aux besoins les plus compliqués alors que le législateur en est par moment incapable.

Les inconvénients :

- La coutume est une notion des temps primitifs


- La coutume est souvent régionale ou locale et reste incompatible avec l’idée de la souveraineté nationale
- La coutume pose des problèmes pour sa modification car elle est lente dans sa formation