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Mr D.

Mekhatria Cours : Chimie verte et Procédés propres

République Algérienne Démocratique et


populaire.
Université de Mostaganem Abdelhamid
Ibnoubadis
Faculté des Sciences Techniques
Département de Génie des Procédés

Enseignant : Mr MEKHATRIA Djilali


Doctorat en chimie.
djilali.mekhatria@univ-mosta.dz

Titre du cours
Chimie verte et procédés propres

Unité d’enseignement : UED 1.1.


Matière Chimie verte et Procédés propres
Volume horaire : 22h30.
Crédit : 1
Coefficient : 1
Mr D. Mekhatria Cours : Chimie verte et Procédés propres

Bibliographie

1. Génie des Procédés Durables : du concept à la concrétisation industrielle Edition


Dunod. Auteurs : Martine Poux, Patrick Cognet, Christophe Gourdon. Paris 2010.
2. Quelles sont les ressources de la chimie verte. Edition EDP Science. Stéphane Sarade.
2008.
3. Les Bases de la chimie verte
Mr D. Mekhatria Cours : Chimie verte et Procédés propres

Sommaire
Bibliographie......................................................................................... 2
Introduction...........................................................................................4
Les quatre concepts de base ................................................................ 4
Les 12 principes de la chimie verte....................................................... 5
Méthodologie de conception de procédés durables : Approche
multicritère. .........................................................................................9
Concept de développement durable en Génie des Procédés. ............................................................ 9
Frontières du système...................................................................................................................... 10
Conception de procédés durables.................................................................................................... 11
3.1 Initialisation du projet................................................................................................................. 11

2 Stratégie d’Optimisation du Procédé.............................................. 13


2.1 Exemples d'études et types d'optimisation résultants. ............................................................... 13
2.1.1 Etudes liées à l'énergie :...................................................................................................... 13
2.1. 2 Émission de gaz polluants................................................................................................... 13
2.1.3 Études liées à l'impact environnemental lors de la conception optimale des procédés ......13
2.1.4 Génération de chemins réactionnels alternatifs .................................................................. 14
2.1.5 Le solvants........................................................................................................................... 14
2.1.5 Stratégies de maintenance pour la minimisation du risque environnemental .....................15
2.1.6 Synthèse de réseaux d'échangeurs de chaleur.................................................................... 15

Méthodes d'optimisation....................................................................15
Analyse du cycle de vie..................................................................................................................... 15
Méthodes d'optimisation multi objectifs.......................................................................................... 15
Optimisation basée sur les fonctions d'utilité............................................................................... 15
2.3.5 Considération des incertitudes dans le cadre de l'optimisation ........................................... 16

Représentation et modélisation des procédés................................... 16


Informatique..................................................................................................................................... 16
Représentation des phénomènes par les graphes de liaisons ou "Bond Graph". .............................16

Miniaturisation des procédés..............................................................16


Principes de l’intensification par miniaturisation.............................................................................. 17
Mélangeurs, contacteurs et échangeurs miniaturisés. ..................................................................... 17
Quelques exemples d’applications industrielles............................................................................... 17
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Introduction
Description de faits :
 Une usine de produits chimique venait d'exploser aux abords de la ville.
 Personne ne sait si c’est un acte de sabotage ou si c’est un accident.
 Un nuage toxique était en train de se propager sur toute la ville.
Depuis peu il y a eu une prise de conscience en matière de gestion des risques industriels et
d'environnement. La chronologie des accidents de Seveso (1976), Bhopal (1984), Tchernobyl (1986)
et AZF (2001) conduisit à la mise en œuvre de différentes réglementations visant à limiter les risques
dans l’industrie chimique, en plus des réglementations liées à la maîtrise des rejets et à la limitation
de toutes formes de pollutions non accidentelles (contaminations solides, effluents liquides, rejets
gazeux).
La chimie serait à l’origine de catastrophes bien qu’il ne serait pas possible d’oublier les
millions de vies sauvées par l'industrie chimique ; les médicaments de synthèse (la chimiothérapie),
les produits sanitaires et d'hygiène, les pesticides qui protègent les récoltes et limitent les famines.
C’est un fait avéré ; la Science n'est ni bonne ni mauvaise, elle est seulement ce que les
Hommes en font.
La chimie n'échappe pas à cette règle
La chimie verte est un concept apparu en 1987, qui englobe la notion de durable et doit
coïncider avec un développement qui recouvre trois dimensions : environnementale, économique et
sociale.
Le développement durable est issu de la chimie verte qui est définie par 12 principes issus de
quatre concepts fondamentaux :
Les quatre concepts de base
1) Utiliser au maximum les matières premières qui, transformées, doivent se
retrouver le plus largement possible dans le produit final, limitant ainsi la production de sous-
produits. Bien utiliser la matière première et être capable d'en extraire ou de transformer le
maximum de matière indispensable et obtenir un résidu de faible volume ou masse. Le produit final
doit contenir tous les composés utiles. Pour ce faire on doit concevoir et d'utiliser des systèmes
performants et obtenir un déchet appauvri pour être inerte et inoffensif pour l'environnement.
2) Utiliser des solvants propres, non toxiques et compatibles avec l'environnement. La
confection de produits chimiques passe par la mise en œuvre de solvants organiques, qui, pour la
plus part sont nocifs pour la santé et l’environnement. C’est pourquoi il faut abandonner les solvants
organiques comme le benzène et l'hexane, au profit de solvants inertes (utilisation des fluides
supercritiques).
3) Utiliser au mieux l'énergie, en termes de rendement, d'économie, de sources et de
rejets. Une première solution consiste à économiser l'énergie que nous avons et trouver de nouvelles
sources pour nos besoins dans le respect de l'environnement.
4) Produire des quantités minimales de déchets dans des formes adaptées (solide,
liquide ou gazeuse) qui limitent leur dissémination potentielle et facilitent le recyclage. Nous
sommes débordés par les déchets en constante augmentation. Ce sont les emballages qui sont dans
le collimateur et notre mode de vie ainsi que nos habitudes font que les déchets générés augmentent
toujours.
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Les 12 principes de la chimie verte


Les quatre éléments fondamentaux sont clairs mais manquent de détails. C’est pourquoi il a
été nécessaire de les mettre en forme, ce qui a donné naissance aux 12 principes de la chimie verte.
Voici maintenant en détail ces 12 principes qui devraient régir la chimie du futur durable.
1. Prévenir et limiter la production des déchets
L'objectif est de concevoir des procédés de transformations chimiques qui ne génèrent pas
ou limitent la production de déchets. Ceci se réalise par le choix des matières premières, de leur
utilisation et de leur recyclage. Entre deux procédés choisir celui qui ne laissera pas de déchets
secondaires à traiter. Ainsi on évite de produire des résidus ce qui élimine la pollution à sa source.
2. Concevoir des produits et des composés chimiques avec peu ou pas de toxicité
Il s'agit d'évaluer l'efficacité d'un produit fabriqué et sa toxicité. On préfère produire des
composés de moindre efficacité, mais pas toxiques que de produire un produit en faible quantité,
mais extrêmement toxique avec des risques potentiels élevés.
3. Faire des réactions chimiques avec des produits et réactifs de toxicité faible ou nulle
Il est indispensable de connaître le ou les mécanismes réactionnels qui conduisent à un
produit. Ceci aide à privilégier celui qui ne génère pas de sous-produits dangereux ou toxiques (la
dioxine à Seveso en 1976).
Il faut substituer à une matière première dangereuse par un équivalent inerte.
Exemple : Monsento et DuPont ont, en 1993 proposé de remplacer l'utilisation du phosgène
dans la génération de produits de type isocyanates ou uréthanes, en faisant réagir directement du C0 2
avec des produits nitrés, aminés etc
Le phosgène est un gaz de combat (COCl 2) de la classe des agents suffocant.
En 1996, Asahi Corporation a proposé d'éliminer totalement le phosgène dans la synthèse de
polymères de type polycarbonates par réaction directe avec le bisphénol A et le diphényl carbonate.
Les conditions de réactions font qu'il n'est plus nécessaire d'utiliser le chlorure de méthylène, un
composé cancérogène, mutagène et reprotoxique reconnu, comme solvant de la réaction.
4. Préférer les matières premières renouvelables (biomasse,... ) aux matières premières fossiles
(hydrocarbures, charbon,...)
Que l'utilisation de matières premières renouvelables soit préférable est devenu une
évidence. Ces produits renouvelables sont souvent d'origine agricole, ou il s'agit de déchets issus
d'autres procédés industriels. Bien réfléchir à la source des matières premières peut permettre d'en
limiter l'usage, mais aussi de recycler certains déchets, comme c'est par exemple le cas avec le
pétrole dans la fabrication des matières plastiques. Les bouteilles d'eau recyclées sont broyées et
mélangées à la matière plastique vierge, deviendront de nouveaux objets : vêtements en fibre
polaire, rembourrage d'anoraks, d'oreillers ou de couettes, moquettes, panneaux d'isolation
acoustique, gaines de passage de câbles, tuyaux...
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D'autre part, il faut envisager la limitation de l'utilisation de l'énergie fossile et son


remplacement de l’énergie solaire, hydraulique et nucléaire (et hydraulique)
L’utilisation de la biomasse pour un but énergétique est à développer car elle procure de
l'hydrogène qui est un combustible « propre » puisqu'il conduit, lorsqu'il réagit chimiquement avec
de l'oxygène, à produire de l'électricité et de l'eau (principe des piles à combustible utilisées dans le
transport et dans la production d'énergie au niveau de l'habitat individuel).
5. Utiliser au maximum les catalyseurs dans les réactions chimiques afin de minimiser les quantités
de réactifs utilisés et de déchets produits
La présence de catalyseurs rend une réaction possible. Ils sont utilisés en petite quantité et
sont, surtout, recyclés, pour servir plusieurs fois (pot catalytique des voitures).
L’utilisation du catalyseur minimise la quantité de réactif à mettre en présence car sans
catalyseurs les réactifs sont utilisés en large excès pour garantir la réaction (l’excès du réactif n'ayant
pas réagi est souvent non récupérable)
Les catalyseurs peuvent être chimiques, enzymatiques ou microbiologiques.
6. Minimiser l'utilisation de composés réactionnels intermédiaires
Certaines réactions nécessitent des réactifs temporaires. Par exemple, pour certaines
synthèses, il est nécessaire de protéger des groupements chimiques en les bloquant avec un composé
qui va réagir temporairement. En fin de réaction, la molécule finale est libérée de son agent
protecteur, qui devient un déchet.
Exemple des peptides en accrochant des acides aminés à la queue leuleu, on bloque
temporairement les autres groupements chimiques des acides aminés pour éviter qu'ils ne réagissent
entre eux. Les composés temporaires utilisés sont parfois toxiques.
Les voies de synthèse de ce type sont donc à éviter.
7. Favoriser le meilleur rendement réactionnel possible : utiliser au maximum les matières
premières pour minimiser les déchets produits
C'est l'économie des atomes. Les synthèses chimiques doivent être réfléchies en termes de
rendement atomique. Le composé final doit contenir un maximum d'atomes constitutifs de la matière
première (pas ou peu de déchets). De ce fait, un minimum d'atomes sera perdu.
En pratique, c'est l'économie d'atomes et d'étapes qui permet de réaliser à moindre coût un
produit chimique présentant des fonctions d'usage tout en limitant les problèmes de purification, de
séparation...
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8. Utiliser des solvants plus sûrs et moins toxiques : remplacement des solvants organiques...
Les solvants utilisés dans les réactions (synthèses, coagulation, complexation) doivent être
minimisés ou remplacés par des solvants plus sûrs.
Un exemple : si une réaction se fait avec du benzène, il peut être remplacé par un autre
solvant moins toxique : c’est le C02 supercritique. Les réactions d'oxydation qui se déroulent dans des
solvants agressifs peuvent avoir lieu dans un solvant moins toxique. Par exemple, l'utilisation du
peroxyde d'hydrogène, H202, l'eau oxygénée qu'affectionnait ma petite sœur Barbara pour éclaircir
ses mèches blondes, est maintenant présentée comme un outil efficace pour les oxydations propres.
9. Rechercher l'efficacité énergétique de la réaction : travailler
à température et pression ambiante quand cela est possible
Travailler en température et sous pression peut améliorer les cinétiques de réaction. Toutefois,
d'un point de vue des bilans énergétiques, le fait de travailler aux conditions atmosphériques reste la
solution la plus acceptable en termes de rendement énergétique.
Travailler en pression ou bien sous vide coûte de l'argent, chauffer ou refroidir aussi. Dans ce
dernier cas, la facture énergétique est élevée, et concernant la pression c'est le coût d'investissement
des installations qui est élevé.
10. Concevoir des produits chimiques qui se décomposeront en composés inertes et qui ne
s'accumuleront pas dans l'environnement
Concevoir une molécule, c'est aussi imaginer ce qu'elle va devenir une fois qu'elle deviendra
un déchet. Une molécule en fin de vie, ou en stockage de déchets, va finir par se décomposer. Au
moment de sa conception, il est donc nécessaire d'étudier en quels fragments la molécule va se
décomposer et si ces fragments sont toxiques dans l'environnement ou s'ils risquent de s'y accumuler
de manière persistante. L’exemple des nitrates issus des engrais ou des phosphates provenant des
lessives.
11. Analyser en continu toutes les réactions de transformation pour détecter immédiatement
la production de sous-produits afin de les minimiser, voire les éliminer
Les techniques de la chimie analytique sont utilisées. Ces techniques sont basées sur les
propriétés physicochimiques des molécules (masse molaire, charge électrique, affinité chimique etc).
Par exemple, les techniques de chromatographie, en phase liquide ou gazeuse, ou d'électrophorèse,
sont largement utilisées. L'utilisation d'analyses basée sur les propriétés physiques mêmes des
atomes constitutifs des molécules à caractériser a permis de gagner en précision en ce qui concerne
la mesure des faibles quantités et de traces. Ce sont les techniques de spectroscopie (l’échantillon est
soumis à un rayonnement lumineux UV, IR, RX etc), électromagnétique (RMN)
Les méthodes ultrasensibles de détection dont nous disposons nous permettent d'analyser
en temps réel, pendant une réaction de synthèse ou de transformation, l'apparition de sous-produits
potentiellement toxiques. Cette mesure informe l'opérateur, qui peut stopper la réaction si cela est
nécessaire et empêcher ainsi la formation de produits toxiques.
12. Concevoir des produits chimiques dans des formes appropriées (liquide, solide ou gazeuse...)
afin de limiter les risques d'accident : explosions, incendies, dissémination dans l'environnement...
Ce principe est directement lié aux retours d'expérience des dizaines d'années d'activité
industrielle dans le monde de la chimie. Les accidents qui ont eu lieu auraient pu voir leurs effets
limités si les produits toxiques avaient été sous des formes physiques moins propices à la propagation
dans l'environnement. Un composé chimique sous forme liquide, et mieux encore sous forme solide,
sera moins capable de se disséminer dans l'atmosphère que s'il est sous forme gazeuse. Exemple de
Seveso et Bhopal.
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Il faut privilégier la forme solide des produits chimiques, quand c’est possible, pour qu'en cas
d'accident ils soient moins mobiles. C'est aussi vrai pour le devenir du produit et sa future vie de
déchet. La forme liquide est parfois incontournable, mais elle présente des spécificités puisque les
effluents produits sont potentiellement à même de contaminer les sols et les nappes phréatiques s'ils
ne sont pas correctement stockés.
Conclusion
Ces principes nous indiquent qu'il faut anticiper, économiser et contrôler en permanence ce
que nous faisons. Cela paraît évident, mais c'est la somme de toutes les connaissances séculaires
accumulées dans le monde de la chimie qui nous rend capables d'avoir ces réflexes.
Ce qui est important, c'est l'intégration de la vie entière du produit chimique, à partir de son
coût de fabrication jusqu'à son devenir lorsqu’il sera un déchet.
À ce stade, vous vous posez sûrement la question : puisque c'est tellement évident, pourquoi
ne pas l'avoir fait avant ?
Une première réponse est « qu'avant » l'environnement ne coûtait rien. Un déchet n'ayant
pas de valeur, nous nous posions moins de questions quant à sa toxicité et à son devenir ; seule la
rentabilité du produit formé pilotait le procédé.
Aujourd'hui, les matières premières toxiques, l'énergie et les déchets ont un coût en termes
de manipulation, de reprise... et aussi en termes d'image. Ainsi, la rentabilité ne concerne plus
uniquement le procédé mais son cycle entier de fabrication, de la matière première au déchet ultime.
Dans ce cadre-là, bien réfléchir en amont conduit à des économies substantielles dans toutes les
étapes successives, et le bon sens est de retour.
Aujourd'hui nous n'intégrons pas uniquement la valeur économique d'un produit, mais aussi
son empreinte environnementale, ainsi que son aspect sociétal.
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Chapitre 2 : Outils pour le génie des procédés propres


Méthodologie de conception de procédés durables : Approche multicritère.
Concept de développement durable en Génie des Procédés.
Autrefois, la conception d’un procédé était axée sur des considérations techniques et
économiques seulement. Aujourd’hui, avec l’apparition de problèmes environnementaux (pollution,
sécurité) ces deux critères ne suffisent plus et d’autres dimensions du développement durable
(environnemental et social) doivent être intégrées dans la phase de conception d’un procédé.

L'implication des concepts de développement durable en Génie des Procédés doit protéger
les écosystèmes, les équilibres sociaux et la prospérité économique en garantissant une amélioration
systématique et globale de l'exploitation des matières premières, l'efficacité énergétique, la sécurité
et la protection de la santé, dans tous types de procédés (conversion et de production de matière).

Le Génie des Procédés, pour la conception et l'exploitation de procédés, adopte le concept de


« chaîne logistique chimique » avec une démarche de développement durable pour améliorer le
processus de décision, à tous les niveaux jusqu'à l'analyse d'impact, en mettant en jeu des critères,
tels qu’énergétique (sources d’énergie durables) environnementaux (liés par exemple aux émissions)
et sociaux (liés à la sécurité)

Le concept "chaîne logistique" (Figure 1) désigne la gestion de toutes les opérations liées au
procédé lors de la gestion des flux circulant au sein de l'entreprise et entre l'entreprise et son
environnement (approvisionnement, livraison, stockage, information, transactions financières...).

Figure 1 : Chaine logistique chimique

L’élaboration de procédés durables nécessite, donc, une démarche systémique dans laquelle
les éléments du développement durable sont intégrés à la phase de conception, ce qui signifie que
les critères environnementaux et sociaux doivent être pris en compte au moment de la conception,
en plus des critères traditionnels techniques et économiques. (Figure 2).
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Figure 2 : Critères considérés pour la conception de procédés durables

Pour la conception d’un procédé durable l’ensemble des critères de sélection doivent être
pris en compte et quantifier ; c’est définir les nouvelles frontières du système d'étude.

Frontières du système
Le procédé est défini comme un système autour duquel une frontière délimite tous les
éléments qui le constituant et leurs interactions (Figure 3).

Depuis toujours, la frontière du système n’a concerné que le procédé lui même, sans
considérer les activités amont et aval. De plus, la conception reste le plus souvent axée sur les
éléments qui affecteront l'exploitation du procédé et ne s'intéresse pas à la construction de l'unité et
à son démantèlement, qui ont un fort impact économique, environnemental et social, ce qui peut
conduire, généralement, à des mauvaises appréciations des différents critères.

Telles qu’elles sont considérer, les frontières qui ne délimitent que le système lui-même, font
de lui un procédé propre si l’environnement et respecté. Par contre, en élargissant les frontières du
système pour englober d’autres phases du processus, comme l’origine de la matière première et son
traitement, le système changera de statut et devient l’inverse de ce qu’il a été avec une frontière
limitée.

C’est le cas pour l’hydrogène, considérer comme « combustible propre ». la prise en compte
uniquement d’une frontière étroite autour du procédé, le système est une pile à combustible
alimentée en hydrogène. L’efficacité de cette pile est relativement modérée ayant un rendement
électrique de l'ordre de 50-60%. La pile est mais est attractive en tant que système « zéro-émission ».
Cependant, l'hydrogène n'est pas une source mais un vecteur énergétique et sa production nécessite
une quantité importante d’énergie. Les procédés de production d'hydrogène utilisés font intervenir
des matières premières non-renouvelables sans procédé associé de traitement ou de séquestration
du C02 émis (75 % de l'hydrogène est actuellement produit par reformage à la vapeur du méthane).

Si l'on considère ce mode de production, l'hydrogène n'est plus un vecteur énergétique


durable en élargissant les frontières du procédé de sa production à son utilisation dans la pile.
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Figure 3 : Approche système et frontière du système

Conception de procédés durables


Les méthodes de conception de procédés varient selon les types d’industries. Généralement
la conception passe par quatre (04) étapes qui sont :

* initialisation du projet.
* conception préliminaire.
* conception détaillée.
* conception finale.
3.1 Initialisation du projet
La conception de procédés, résulte soit d'un besoin social, soit d'une opportunité
économique.

Exemple : le besoin de consommateurs pour un certain produit dont la production s'avère rentable a
été identifié. La tâche du concepteur consiste, donc, à imaginer, puis à créer le procédé et le produit
correspondants. Pour cela il doit tenir compte des différentes parties du procédé concerné et des
aspects liés au développement durable qui en découle. Ces parties peuvent être les employés pour
faire fonctionner le procédé, les clients qui achètent le produit, les fournisseurs, les investisseurs, les
collectivités avoisinantes et les citoyens, les associations non gouvernementales, les chambres de
commerce et d'industrie... Chaque groupe de ces parties peut avoir ses propres intérêts sur le cycle
de vie du procédé.

Le concepteur doit être conscient de cette situation et à apprécier ses partie en dosant les
compromis.

Quelques critères sont représentés au Tableau 1 comme exemple

Certains critères de développement durable qui figurent dans le Tableau 1 sont déjà calculés
de façon routinière en conception conventionnelle, particulièrement les critères micro-économiques
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(coûts et profits), quelques critères environnementaux (consommation en énergie et eau) ou sociaux


( santé des employés et sécurité).

Tableau 1 : Critères en conception de procédés durables, additionnels aux critères techniques


Critères économiques Critères environnementaux Critères sociaux
Micro-économiques Consommation en énergie Nombres d'employés
Coût en capital Consommation en eau Santé et sécurité du personnel
Coûts opératoires Rejets en eau Santé et sécurité des citoyens
Rentabilité Déchets solides Santé et sécurité des clients
Nuisance (odeur, bruit,
Coûts de démantèlement Destruction des ressources biotiques
Impact visuel et transport)
Macro-économiques Réchauffement climatique Acceptation sociale
Valeur ajoutée Destruction de la couche d'ozone
Impôts, y compris « taxes vertes » (taxe
Acidification
carbone)
Investissements (prévention de la pollution,
Brouillard d'été
santé, sécurité, démantèlement)
Coûts potentiels de responsabilité
Eutrophisation Toxicité humaine Écotoxicité
environnementale

3.2 Conception préliminaire


La conception préliminaire passe par un certain nombre d’étapes qui sont :

* Sélection et description du procédé : C’est le choix du site approprié pour implanter


l’unité et la description du procédé avec détails (la chimie du procédé, conditions opératoires du
procédé, alimentations et sources d'énergie utilisées, réactifs, produits, co-produits, sous-produits,
rejet etc.)

* Estimation préliminaire des coûts : C’est le calcul préliminaire des coûts en capital et
des coûts opératoires du procédé (calcul grossier) pour déterminer la faisabilité économique du
projet ou choisir entre plusieurs voies.

* Estimation des critères de développement durable : c’est choisir les éléments du


développement durable identifiés lors de la phase d'initialisation du projet.

3.3 Conception détaillée


La conception détaillée implique les aspects suivants :

* conception détaillée des équipements (réacteurs, colonnes de distillation, échangeurs...).


* analyse économique détaillée avec précision (coûts d'investissement, coûts opératoires,
étude de rentabilité) ;
* intégration énergétique ;
* optimisation du procédé ;
* contrôle du procédé et instrumentation ;
* sécurité, prévention des risques (méthode HAZOP, AMDEC etc.)

3.4 Conception finale


C’est l’étape de la concrétisation après avoir choisi les paramètres optimaux (site, paramètres
techniques, paramètres économiques, contraintes environnementales et sociales)
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2 Stratégie d’Optimisation du Procédé


La stratégie à adopter pour la conception de procédés chimiques verts doit considérer les
atteintes à l'environnement comme moyen de conception et non comme des contraintes.
Actuellement, l’optimisation des systèmes englobe des objectifs environnementaux comme la
minimisation de déchets et les émissions de polluants (S0 2, NOx, COV...). Toutefois, l'inconvénient de
ces techniques est qu'elles ne considèrent que la pollution qui provient l'usine seule, sans considérer
les autres aspects, comme le produit lui-même et son cycle de vie, ce qui a pour conséquence la
réduction des émissions au niveau de l'usine mais l'augmentation des impacts environnementaux
ailleurs.
Parmi les méthodes utilisées pour l’optimisation des procédés celle de l'analyse de cycle de
vie, une méthode interdisciplinaire multi-attributs et un outil pour la prise de décision sur le plan
environnemental. Son usage doit être combiné à des considérations sociales, politiques,
économiques et techniques.
2.1 Exemples d'études et types d'optimisation résultants.
La diversité des procédés industriels impose une optimisation au cas par cas. Toutefois une
règle générale peut être adoptée. Elle est élaborée sur les points suivants :
2.1.1 Etudes liées à l'énergie :
L’optimisation de l’aspect énergétique teint compte des points suivants :
- les analyses énergétiques : où il faut considérer
 Les bilans de matière et d'énergie sur le système ou les sous-systèmes.
 Le rendement énergétique au sens du premier principe de la thermodynamique.
 Le coefficient de conversion de l'énergie brute.

 les méthodes d'évaluation environnementale : qui consiste à faire l’évaluation


de l'impact sur l’environnement en fonction de 2 situations ; comme un puits ou
comme une source(le facteur d'impact environnemental).
- les méthodes économiques : évaluations micro et macro-économiques. L’évaluation micro-
économique est liée à l'évaluation de la performance économique des systèmes énergétiques
étudiés (la valeur actualisée nette, l'indice de profit, le taux de rentabilité interne, le temps de
retour d’investissement). L'analyse macro-économique utilise comme indicateur le produit
intérieur brut (PIB).
Ces différents aspects amènent ces auteurs à proposer que l'optimisation soit menée en
considérant différents niveaux de conception impliquant une démarche itérative, plutôt qu'en
effectuant une optimisation traditionnelle.
2.1. 2 Émission de gaz polluants
L'analyse de cycle de vie est la méthode qui est la plus apte à aider dans la décision à prendre
lors du choix entre les procédés en matière d’émission de polluants. Elle permet de quantifier avec
précision les émissions d’effluents pour chaque procédé et aide à la prise de décision.
2.1.3 Études liées à l'impact environnemental lors de la conception optimale des procédés
Il s’agit de rechercher l’impact environnemental minimum par les principes de l'analyse de
cycle de vie. L'analyse du cycle de vie permet de tenir compte des déchets associés aux entrées du
procédé, aussi bien qu'aux sorties, et d'insister sur l'impact environnemental plutôt que sur les
émissions réelles. Ses principales étapes sont :
 la définition d'une frontière du système qui doit être élargie pour inclure tous les
procédés associés à l'extraction des matières premières et à la génération de
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l'énergie.
 l'évaluation de l'impact environnemental à travers une quantification adéquate
pollution de l'air et de l'eau, les déchets solides, la consommation d'énergie
fossile, le réchauffement global, l'acidification, l'eutrophisation, la formation
d'oxydant photochimique et la diminution d’ozone).
 l’incorporation de critères d'impact environnemental comme objectifs de
conception du procédé en même temps que l'économie.
2.1.4 Génération de chemins réactionnels alternatifs
La procédure systématique pour la synthèse de chemins réactionnels (en chimie organique
par exemple) qui prend en compte l’impact environnemental pour réduire les déchets, est décrit
selon les étapes suivantes :
 la sélection de groupes de matériaux sans mécanismes (sans intermédiaire) faisant
intervenir les matières de base (réactifs, produits etc.)
 la détermination de groupes de matériaux à groupements fonctionnels adéquats au
type de réaction utilisée (additions, substitutions et éliminations). Certains groupes
sont rejetés s’ils ne respectent pas les restrictions environnementales.
 l'identifier une stcechiométries possibles et logique pour une procédure
d'optimisation.
 l'évaluation des étapes avec la méthodologie de minimisation d'impact
environnemental comme outil de sélection.
2.1.5 Le solvants
Un solvant est une substance (liquide ou supercritique), qui a la propriété de dissoudre, de
diluer ou d'extraire d'autres substances sans les modifier chimiquement et sans lui-même se
modifier. Il est utilisé dans de nombreuses opérations comme le stockage de matériaux bruts, comme
milieu réactionnel, pour le lavage, la séparation de produits et la dissolution.
Le choix du solvant suivra les étapes suivantes :
 Conception optimale de solvant
La sélection de solvants dans les procédés doit tenir compte des interactions
environnementales, soit à la source (l'unité), soit après la sortie.
La méthodologie de conception optimale d’un solvant est établie sur la base de quatre
spécifications et concernent le type de mise en œuvre, l'environnement, la sécurité, la santé. Ces
quatre spécifications sont:
1. la définition de la frontière du système;
2. le bilan des émissions de déchets gazeux, liquides ou solides vers l'environnement à
partir du procédé ;
3. l'évaluation environnementale des relargages usuels.
4. la synthèse d'un procédé bénin par rapport à l'environnement.

 Récupération et recyclage de solvant


La récupération de solvant obéit à une règle qui dit : les solvants qui ne peuvent être recyclés
deviennent des déchets toxiques.
Le recyclage s’effectue soit de manière continue soit discontinue avec obligation de produire
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le minimum de déchets.
2.1.5 Stratégies de maintenance pour la minimisation du risque environnemental
Le risque environnemental est associé à des événements imprévus par une probabilité et des
conséquences qui doivent être minimisées. Les conséquences sont fonctions des caractéristiques
physico-chimiques du procédé tandis que la probabilité d'événements imprévus dépend de l'impact
de la qualité et de l'opérabilité sur la conception et l'opération du procédé. Beaucoup de méthodes
sont utilisées pour parer aux risques et parmi elles : la méthode HAZOP et la méthode AMEDC.

2.1.6 Synthèse de réseaux d'échangeurs de chaleur


L’installation d’échangeur doit prendre en compte la pollution thermique, c'est-à-dire des
équipements étanches thermiquement, à fluide caloporteur et calovecteur verts. Le choix des fluides
et des équipements est déterminé par l’analyse du cycle de vie.
Méthodes d'optimisation
L’optimisation d’un procédé consiste à le simuler et l’étudier par élaboration de modèles. En
génie des procédés, l’élaboration de modèle sepasse par plusieurs étapes :
Analyse du cycle de vie.
Elle est utilisée pour étudier l'influence de l'environnement sur le cycle de vie d'un produit,
d'un procédé ou d'une activité en identifiant et quantifiant l'énergie, les matériaux utilisés et les
déchets relâchés selon des frontières élargies.
L’analyse est réalisée en 4 étapes :
- la définition du but et les limites du système.
- l'analyse des bilans.
- l'évaluation de l'impact.
- l'amélioration de l'impact.
L'analyse de cycle de vie doit être couplée à l'optimisation multi objectifs pour permettre une
conception de procédé avec des critères environnementaux, techniques et économiques optimisés.
Méthodes d'optimisation multi objectifs
La grande majorité des problèmes de procédés sont de nature multicritère. En pratique, il est
rare d'effectuer un choix conduisant à une seule solution qui prétend être parfaite à tous points de
vue.
Cette situation multi critères, impose l’usage de plusieurs méthodes à critère unique réunis
sous formes d’algorithmes pour générer des solutions des plus élémentaires (tous les objectifs sont
regroupes en un seul critère) aux plus imaginatives (utilisation de la théorie des jeux afin de
coordonner l'importance relative de chaque critère).
Optimisation basée sur les fonctions d'utilité
Les utilités dans un processus industriel englobe les annexes pour la bonne marche du
système.
L’optimisation des utilités impose l’amélioration de facteurs sans détériorer d’autres, si non la
conception n’est pas acceptable.
2.3.5 Considération des incertitudes dans le cadre de l'optimisation
Les incertitudes doivent être prises en compte dans la conception, car la valeur des impacts
environnementaux doit être prédite avec précision. Les incertitudes peuvent être :
-liées aux paramètres du système
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-liées aux fluctuations du procédé


-liées à des facteurs externes (modifications de prix)
-liées aux événements discrets aléatoires.

Représentation et modélisation des procédés


La modélisation en génie des procédés est édifiée à partir des principes de conservation et
ceux des phénomènes de transport, des propriétés thermodynamiques et des transformation
chimique et ou biochimiques.
La modélisation et de la simulation considèrent plusieurs aspects, parmi eux :
Informatique
La simulation et la modélisation sont assistées par ordinateurs en utilisant outils
(bibliothèques de modèles) et logiciels spécifiques. Parfois on a même recours aux modèles existants
pour s’assurer de la fiabilité de la modélisation.
Représentation des phénomènes par les graphes de liaisons ou "Bond Graph".
Les graphes de liaison sont un langage graphique de modélisation basé sur la notion
universelle d’interaction énergétique. Leurs avantages sont que :
- Ils distinguent les flux d’énergie des flux d’information.
- L’approche énergétique se subdivise en sous systèmes qui échangent de la
puissance.
- Ils induisent les relations de causalité.
- Ils modélisent des phénomènes instantanés type évènement.

Chapitre 3 : Technologies et méthodes innovantes pour l’intensification


 Miniaturisation des procédés.
Principes de l’intensification par miniaturisation.
Mélangeurs, contacteurs et échangeurs miniaturisés.
Quelques exemples d’applications industrielles.
 Les réacteurs multifonctionnels.
 Les ultrasons en génie des procédés (génie sonochimique)
 Les micro-ondes en génie des procédés
Intensification par la formulation.
Miniaturisation des procédés
L’idée de la miniaturisation des procédés consiste à transposer les réactions des cuves
(réacteurs) de moyenne et de grandes tailles vers des petits réacteurs dans lesquels le control des
conditions opératoires est étroit (énergie, cinétique, stœchiométrie, sécurité etc.)
La miniaturisation des procédés offre plusieurs avantages :
- Conception de procédés de transformation économiques qui consomment
moins d’énergie, moins de matières premières et moins de solvant.
- Diminution du temps de séjour des réactifs dans la cuve.
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- Augmentation de la sélectivité.
- Moins de déchets.
- Maîtrise des écoulements des fluides ce qui favorise la réactivité (catalyseur
plus actif, rapport température/pression plus important etc.)
Principes de l’intensification par miniaturisation
Le principe de l’intensification par miniaturisation consiste à modifier l’influence relative des
phénomènes en agissant sur leurs vitesses respectifs en diminuant la dimension du système.
Mélangeurs, contacteurs et échangeurs miniaturisés.
Les mélangeurs et contacteurs miniaturisés ont pour but de mettre en contact deux réactifs
fluides miscibles ou non miscibles pour les homogénéiser rapidement, de favoriser le transfert de
matière ou une réaction ou de créer une dispersion à propriété contrôlée
Ils peuvent être associés à un système de transfert de chaleur.
La géométrie et le type de mise en contact des fluides définissent la performance de
l’appareil et, en conséquence, la résultante du procédé. Par exemple, le temps de mélange est lié
directement à la distance caractéristique entre les espèces à mélanger, ce qui est généralement
déterminé par la géométrie de l’appareil. Dans le cas de fluides immiscibles le régime de l’écoulement
et la taille de goutte ou de bulle sont contrôlés en partie par les dimensions caractéristiques du
contacteur.
Quelques exemples d’applications industrielles
L’usage de réacteurs microstructuré est entrain de se répandre dans les procédés industriels
ainsi que le nombre de brevet sur les microréacteurs et des appareils miniaturisés qui ne cessent
d’augmenter. A titre d’exemples, quelques industrie qui utilisent cette équipement :
 Production de nitroglycérine : la capacité du microréacteur utilisé est de 15kg/h et
permet d’obtenir un produit à usage médical de très haute qualité. Les avantages de
ce procédé concernent la qualité et la sécurité car le rendement est élevé avec une
grande pureté du produit et le faible rapport volume/surface permet de manipuler de
faible quantité de réactifs et de gérer facilement le transfert de chaleur.
 Le fabriquant SIGMA-ALDRICH utilise des microréacteurs pour le développement et
la fabrication des produits. Les produits sont fabriqués en petites quantités. Les gains
pour SIGMA sont la réduction du temps de production, réussir des réactions
chimiques difficiles et la réduction des coûts.
 Réaction de diazotation (fabrication de colorant organiques La production de
pigments organiques peut être réalisée par réaction de diazotation. Cette réaction
peut être dangereuse à cause de la décomposition des réactifs mis en jeu, libérant de
l’azote. Actuellement, cette réaction est réalisée dans un microréacteur compatible
avec des composés. La conversion est supérieure à 99 % et les coproduits sont à l’état
de traces, avec des qualités de produit final améliorées.
 Epoxydation du propène L’époxydation du propène par le peroxyde d’hydrogène
gazeux est une réaction très exothermique, pouvant être explosible. Cette réaction a
été réalisée dans un un réacteur industriel microstructuré permettant de conduire
cette réaction dans les conditions de température optimales. Les micro-canaux du
réacteur (d’une hauteur de 4 m et d’un diamètre de 1,4 m) ont subi un traitement de
couche à base de silicate de titane, permettant la catalyse.