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Université Cadi Ayyad ‫جامعـة القاضـي عيـاض‬

Ecole Nationale des Sciences ‫المدرسـة الوطنيـة للعلـوم التطبيقيـة‬


Appliquées de Safi ‫آسفــي‬

Module QSE

La Sécurité Industrielle
Mme TOURIKI Fatima Ezahra
Département Génie Industriel
Année Universitaire 2019/ 2020
Accident ayant marqué l’humanité

• SEVESO (Italie): le samedi 10 juillet 1976, à l’usine ICMESA


dédiée à l'industrie pharmaceutique connaît un accident
industriel dû à la surchauffe d’un réacteur chimique fabricant du
trichlorophénol. Un nuage toxique de dioxine se répand sur la
ville provoquant la mort de nombreux animaux et l'apparition de
lésions cutanées graves.

• BHOPAL (Inde): Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984,


l’explosion d’une usine de pesticide a dégagé plus de 35 T
d’isocyanate de méthyle. Cet usine filiale de la multinationale
américaine Union Carbide.
• La catastrophe fait 1567 morts officiellement, estimation de plus
de 2500 morts, 300 000 blessés dont 12 000 graves.

2
Accident ayant marqué l’humanité
• Catastrophe de TCHERNOBYL (Ukraine) le 26 avril 1986 à 1h23:
• Résulte de l’explosion thermique du réacteur nucléaire n°4 de la
Centrale nucléaire Lénine. À cause de l’élévation successive de la
température à l’intérieur de la cuve.

Causes identifiées : 2 violations de consignes permanentes, non-
respect de la procédure d’essai et 3 suppressions volontaires de
protection automatique du réacteur.

La destruction du combustible (oxyde d’uranium) consécutive à une


forte augmentation de puissance occasionne un enchainement
d'incidents graves et irréversibles : mise en contact de la source
radioactive avec de l’eau, explosion de vapeur avec rupture des
tuyauteries, des poussières, aérosols et gaz radioactifs dont le césium
et l’iode sont projetés dans l’atmosphère jusqu’à mille mètres
d’altitude, provoquant l'évacuation de la zone dans un périmètre de 30
km.
Conséquences
humaines: entre 50
000 à 150 000 morts
3
Et cela continue
1. 21 Septembre 2001: l’explosion de l’usine chimique AZF à Toulouse (France), 30 morts et plus de 2500
blessés graves tout en causant des destructions importantes graves sur tout le sud-ouest de la ville.

• 9 Août 2004, FuKui, Japon: accident de la centrale nucléaire de Mihama provoque la mort de 5
personnes, 7 blessés. La cause de l’accident est une fuite de vapeur non-radioactive dans un bâtiment
abritant des turbines du réacteur 3. L’OPÉRATEUR DE LA CENTRALE RECONNAÎT UN DÉFAUT DE
SURVEILLANCE DE SES INSTALLATIONS.

1. 28 Mai 2006 à 14 Km au sud de la ville Sidoarjo à Java Est (Indonésie) : un forage de la compagnie
pétrolière indonésienne PT Lapnido atteint la profondeur de 2 834 mètres. Provoquant l’éruption d’un
volcan de boue: 5 villages engloutis, 15 000 personnes déplacés, conséquences économiques gaves.

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L’analyse d’un accident: l’arbre des causes
Explicite:
La façon dont des
Etapes combinaisons d’événements et
1. Recueillir les informations
2. Construire l’arbre
de conditions ont conduit à
3. Proposer des mesures l’apparition d’un accident.

Méthodologie: Questionnement Principe:


Quelle est la combinaison Représentation sous forme
d’événements, d’actions, de
d’arborescence les liens logiques
décisions, de conditions qui a causes/conséquences partant d’un
provoqué l’événement
immédiatement supérieur?
événement indésirable.
1ère étape: Recueillir les informations

Recueillir le maximum d’informations objectives et vérifiables, sans


préjuger de leur importance, et les distinguer des opinions et interprétations,

Opinion
Fait
Convictions, jugements de
s
valeur issus d’une perception
Informations observables et
subjective de la réalité (risque de
vérifiables, parfois quantifiables,
contrarier ceux qui ne les
issues d’une démarche objective
partagent pas, sans les
qui n’agresse pas les
convaincre)
interlocuteurs
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Compte rendu d’accident
• Victime= Monsieur X
• Age=56 ans
• Qualification professionnelle: Chauffeur
• Lésions et conséquence: Rupture des vertèbres cervicales-Décés
• Employeur: Entreprise Y – secteur BTP
• Date d’accident : 22 février 2008
• Lieu : parc de stockage

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• M.X ayant à livrer un camion de poutrelles s’est rendu au parc de stockage.
Pour charge le camion, un cariste amène les poutrelles sur des palettes et les
dispose de son mieux en les gerbant sur le plateau du camion. MX se tenait sur
le camion pour parfaire la mise en place. Il apparait immédiatement que ce
travail est particulièrement dangereux du fait que le déplacement de la victime
s’effectuaient sur des poutrelles pourvus de fer à béton.
• La victime est habitué à ce genre de travail mais le jour de l’accident la
température extérieure avoisine 0°c. M.X n’était pas chaudement vêtu. Ses
membre devrait donc engourdis par froid, ce qui explique qu’il eu du mal a
gardé son équilibre. De plus on peut penser que l’âge de la victime a pu jouer
dans cet accident, car ce travail demande agilité et souplesse. Le fait est que,
après avoir réparti sur le plateau du camion le contenu de la palette, M.X a
perdu l’équilibre en ripant maladroitement une poutrelle. Il et tombé à la
renverse d’une hauteur de 1,80 mètre sa tête heurtant le sol en premier.

8
Recueillir les informations
− Se rendre sur les lieux de l’accident le plus tôt
possible,
− Expliquer aux personnes ce que l’on fait et pourquoi,
− Relever tout les faits dans le désordre, sans les relier,

Ce qui les environne


Bruit, éclairage, poussière, ambiance thermqiue,
stress

Individus
Age, qualification, formation,
Ancienneté…

Matériel − Se faire expliquer la procédure


habituelle,
Ce qu’ils utilisent: Machines, outils
− Interviewer tous les acteurs concernés,
matériaux…
− Vérifier, recouper, mesurer,
− Poser des questions neutres,
Tâche
Activités habituelles au moment
de l’accident de travail

9
2ème étape: Construire l’arbre

- Reconstituer l’enchaînement des faits en partant de l’accident et


en remontant pas à pas le lien causal qui les relie,

- Se poser les questions suivantes :


• Qu’a-t-il fallu pour que cela se produise ?
• Ce fait est-il nécessaire ?
• Ce fait est-il suffisant ?

Page 10
Type de liaison dans Arbre des causes

Un FAIT qui a Plusieurs FAITS qui


Un FAIT qui a
plusieurs ont le même antécédent
un antécédent antécédents

Antécédent Fai
t
Antécédent Antécédent
Fait
Fait
Fai
Antécédent t
Page 11
Exemple
1

• André est nettoyeur en cuisine et le chef l’a appelé à la rescousse


pour surveiller une friture. Alors qu’il se penche au-dessus de la
friteuse, le briquet à gaz placé dans la poche de son vêtement glisse
et chute dans l’huile bouillante. C’est l’explosion et cet ouvrier de
cinquante ans, père de cinq enfants est victime de brûlures au
visage et aux yeux. Transporté d’urgence en centre de soins, il sera
hospitalisé une semaine.
• Les séquelles de cet accident, seront heureusement peu
importantes.

Moralité: un plongeur ne peut et ne doit jamais occuper le poste de commis de cuisine. A chacun son métier, son vêtement de travail….
La sécurité y trouvera son compte!

(Source: Association Médecine du Travail des Alpes Maritimes)

Page 12
Exempl
e2

« Gisèle, auxiliaire de puériculture, termine le ménage d’un box


à désinfecter. Selon le protocole en vigueur, elle veut préparer
une solution désinfectante en diluant un sachet de désinfectant
liquide pur. Elle tente de déchirer le coin du sachet, mais ce
dernier résiste. Quand il cède, le liquide éclabousse. L’œil de
Gisèle est touché et brûlé. »

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3ème Etape: Proposer des MESURES

Faits cibles Mesures proposées


Brûlure de l’œil Utiliser un produit moins agressif
Disposer d’un rince œil à proximité
Effectuer un lavage immédiat

Projection du désinfectant Aménager un poste de préparation de la solution désinfectante,


dans l’œil Mettre en place un écran protecteur
Porter des lunettes de protection

Désinfectant gicle du sachet Imaginer un conditionnement rigide


Concevoir des sachets avec des coins prédécoupés

Désinfectant liquide Employer un désinfectant solide (pastille ou tablette)

Sachet résiste à l’ouverture Utiliser des ciseaux pour ouvrir le sachet,


Utiliser un autre type de conditionnement (sachet avec bouchon par exemple)

Désinfectant pur Choisir un produit prédilué

Gisèle prépare la solution Disposer de solutions préparées à l’avance


Former et informer sur les risques et les méthodes

Protocole d’asepsie Modifier éventuellement le protocole


Page 14
Les particularités de la question sécurité

Le risque nul n’existe


pas !

Il est possible de travailler


pratiquement sans RISQUE
en présence d’un DANGER, si
toutes les précautions ont été
prises.
Causes fréquentes de la survenue d’un accident

Méconnaiss
Dysfonction
ance des
nement
sources de
technique
dangers

Inobserv Concours
de
ation des circonstanc
règles e
16
Facteur humain : un des particularités de la question sécurité

La prise de risque par un individu :


- ne dépend pas du risque réel mais de la
PERCEPTION qu’il a de ce risque.
- est essentiellement une affaire de
comportement

96% des
accidents ont Risque réel Perceptions
au moins une
cause lié au
comportement Risque perçu Comportement
Attitude dû aux différentes perceptions du risque réel

D’accord je prends des risques mais d’autres font


pire
Les protections ne sont pas adaptées
Ça fait 10 ans que je travail

Je ne suis pas une mauviette


Je sais ce que je fais, je maîtrise la
situation
Il n’y a pas vraiment de risque

Si ça doit arriver ça arrivera


Ça me fais gagner du temps

Tout le monde fait comme ça


Sous estimation du risque et SENTIMENT D’INVULNÉRABILITÉ.

Tendance à penser que l’accident est « de la faute de l’environnement »,


Mécanisme permettant à l’individu de ne18pas se sentir personnellement responsable.
Les leviers pour modifier les comportements à risque

Formation &
Prévention Informations

L’analyse efficace
Des causes d’un accident Implication Communication
direction
Les particularités de la question sécurité

 L’ignorance:
 fait qu’on se préoccupe peu de la dimension "Sécurité".

 Les accidents graves sont considérés par la loi et la société comme inacceptables:
 Toute personne impliquée dans une activité « à risques » doit déterminer le
risque acceptable,

 Peu d’historique d’accidents graves


 s’appuyer sur l’analyse des événements moins graves et des modèles de
prédiction des accidents graves.

Page 20
Définitions

Situation où on n’a aucun danger à


La sécurité selon Larousse 1 craindre

Absence de risque de dommage


La sécurité selon l’OHSAS 2 inacceptable,

Aptitude d’un système à fonctionner en


La Sécurité 3 maîtrisant, à un niveau acceptable, les risques
pour les personnes, les biens et
l’environnement.

21
Définitions
Source ou situation pouvant nuire par
blessure ou atteinte à la santé et ou Danger
dommage au lieu du travail.

Evaluation du danger en fonction de sa


Risque probabilité et de sa gravité.

Est un évènement imprévu qui porte


Acciden
atteinte à la santé et à l’intégrité
t
physique de l’individu.

22
Incident selon l’OHSAS

3.35 événement indésirable:


Evénement provoqué par le travail ou se produisant pendant le travail
qui conduit ou peut conduire à des traumatismes et pathologies.

Note 1 : Un événement indésirable induisant des traumatismes et


pathologies est appelé « accident » par certains.
Note 2 : Un événement indésirable n’induisant aucun traumatisme ni
aucune pathologie mais ayant le potentiel de le faire peut être appelé «
incident », « presque accident » ou « situation dangereuse ».

Page 23
Accident ou incident

Accident très grave


Accidents graves

Accidents de moindre gravité

Incidents

Incident:
Exemple: si un outil tombe d’un échafaudage à 10 cm d’une personne, il n’y a pas de
lésion,

De même si cet outil tombe d’un échafaudage sur la tête d’une personne protégée par un
casque et qu’il n’y a pas de lésion.

L’évènement de type incident est suffisamment important pour être pris en compte.
24
Les différents domaines de la sécurité

Innocuité des aliments de Démarche de sécurité


tous types de dangers
Santé OHSAS 18001

Sécurit et
é Sécurit
Produit é
Travail
Sécurité
installatio
Etat des installations dans
lequel le risque de ns et
dommage est limité à un
niveau acceptable
systèmes
25
Les
indicateurs
FREQUENCE statistiques
Nombre A. T. avec arrêt
TAUX DE FREQUENCE = X 1.000.000
Nombre heures travaillées

Nombre d’A. T. avec arrêt X 1.000


INDICE DE FREQUENCE =
Nombre de salariés

GRAVITE
Nombre de jours perdus
TAUX DE GRAVITE = X 1.000
Nombre heures travaillées

Somme des I. P. P.
INDICE DE GRAVITE = Nombre heures travaillées X 1.000.000

Page 26
La Sécurité …se Mesure

• Le Taux de Fréquence d’accidents: TF représente le nombre d’accidents du travail avec arrêt


par million d’heures travaillées.

Page 27
Enjeu
Humain&
éthique

Les bons
raisons de Enjeu
Economique
s’occuper de la
sécurité
Enjeu
Réglementaire

28
L’enjeu Humain
« Tout individu a droit à la vie, à la
liberté et à la sûreté de sa personne »
Déclaration des droits del’Homme

Selon l’Organisation International de Travail :


- 317 millions d’employés blessés chaque
année sur leur lieu de travail.
- Une moyenne de 850 000 accidents
journaliers. Le respect de la vie humaine et
de l’intégrité physique doit être
Au Maroc : inscrit dans le CODE MORAL
- Entre 55 et 60 000 accidents sont recensé de la plupart des entrepreneurs
chaque année dans les entreprises. comme dans le code de travail.
- L’incendie à l’usine de matelas de Lissassfa à
Casa en 2008 et qui a coûté la vie à plus de 50
salariés.

29
L’enjeu Economique

- Les coût directs:


- Assurance obligatoire pour tout type
d’entreprise en cas d’accident de
travail,
- Les coûts indirects:
- Pertes de nombreuses heures de
production,
- Le poste de la victime vacant,
- Réparation des dégâts matériels,
Le coût indirect représente en moyenne le
double du coût direct.

- Dégradation de l’image de marque.


30
L’enjeu Réglementaire

- Lalégislation demande aux entreprises:


– D’identifier les risques associés à certaines activités
industrielles dangereuses,
– Prendre les mesures nécessaires pour y faire face.

- Des poursuites judiciaires pour les responsables (coupables)


qui avaient les moyens, l’autorité, la compétence pour éviter
l’accident.

31
Code de travail : Loi 65-99
Article LES COMITÉS DE SÉCURITÉ ET D'HYGIÈNE
336 doivent être créés dans les entreprises industrielles,
Rôle
commerciales et d'artisanat, et dans les exploitations
- Détecter les risques professionnels,
agricoles et forestières et leurs dépendances qui
-Assurer l’application des textes législatifs applicables,
occupent au moins 50 salariés
-Veiller au bon entretien et bon usage des dispositifs de
protection des salariés contes les risques professionnels,
Composition
- Développer le sens de prévention des risques
CHS
professionnels et de sécurité au sein de l'entreprise,
-Employeur ou son représentant,
- Susciter toutes initiatives portant notamment sur les
-Chef service de sécurité/ Ingénieur/
méthodes et procédés de travail, le choix du matériel, de
cadre technique
l'appareillage et de l'outillage nécessaires et adaptés au
-Médecin du travail dans l'entreprise ;
travail,
-Deux délégués des salariés, élus ;
Article 340:
-Un ou deux représentants des
-Le comité doit procéder à une enquête à l’occasion de
syndicats de l’entreprise, le cas échéant,
tout accident de travail, de maladie professionnelle…
32
La Réglementation Spécifique

Réglementation Spécifique:

Installations électriques; Machines; Chambre froides; Bâtiment et travaux


publics; Produits chimiques, Poussières d’origine industrielle; Prévention
des incendies; Rayonnements ionisants; Travaux dans l’air comprimé;
Réglementation
Travaux de peinture par pulvérisation; Hygiène et salubrité
Spécifique

Réglementation
Réglementation Générale : Loi 65- 99 Code du travail
Générale
Lois relatifs aux accidents de travail
Maladies professionnelles

33
L’Analyse
de
l’accident

Un modèle du rapport est fixé par voie


Enregistrement réglementaire selon :
Rapport - Arêté du ministre de l'emploi et de la formation
professionnelle n° 345-05 du 29 hija 1425 (9
d’accident février 2005) fixant le modèle du rapport qu'il faut
élaborer sur les circonstances de l'accident du
travail, de la maladie professionnelle ou à
caractère professionnel.

34
Constats

Faible taux d’application du code de travail en matière


de création des CSH:
Les entreprises textiles10% ,
Les industries alimentaires 26%,
BTP 7%,
Hôtellerie 42%.
….

Connaissance insuffisante de la réglementation et des enjeux pénaux

35
Maitrise du
risque

Selon l’exigence Planification de l’Iso 45001,


l’organisme doit :

• Établir et tenir à jour des procédures permettant en permanence de:

• Identifier les dangers,


• Apprécier les risques,
• Mettre en œuvre les mesures de maîtrise nécessaires.

Page 36
Maitrise du
risque 6.1 Actions à mettre en œuvre face aux risques et opportunités

6.1.1 Généralités: a priori


Lors de la détermination des risques et opportunités auxquels il faut répondre, l’organisme doit prendre en compte :
a) les dangers liés au travail et les risques professionnels associés (voir 6.1.2.3) ainsi que les opportunités pour la S&ST (voir
6.1.2.4) ;
b) les exigences légales et autres exigences applicables (voir 6.1.3) ;
c) les risques (voir 6.1.2.3) et les opportunités (voir 6.1.2.4) liés au fonctionnement du système de management de la S&ST
susceptibles d’avoir une incidence sur l’obtention des résultats escomptés.
L’organisme doit évaluer les risques et identifier les opportunités qui sont pertinents pour le résultat escompté du système
de management de la S&ST, associés aux changements au sein de l’organisme, de ses processus ou du système de
management de la S&ST. Dans le cas de changements planifiés, qu’ils soient permanents ou temporaires, cette évaluation
doit être réalisée avant que le changement n’intervienne (voir 8.2).
L’organisme doit tenir à jour des informations documentées sur :
— ses risques professionnels et ses opportunités pour la S&ST qu’il est nécessaire de prendre en compte ;
— les processus nécessaires pour traiter ces risques et opportunités (voir 6.1.1 à 6.1.4) à un niveau suffisant pour avoir
l’assurance qu’ils sont réalisés comme prévu.

Page 37
6.1.2.1 identification des dangers
L’organisme doit établir, mettre en œuvre et tenir à jour un processus d’identification proactive et continue de la survenue de
dangers. Ce processus doit, sans toutefois s’y limiter, prendre en compte :
a) les activités et situations routinières et inhabituelles, y compris en prenant en considération :
1) les infrastructures, équipements, matériaux, substances et ambiances physiques du lieu de travail ;
2) les dangers apparaissant consécutivement à la conception d’un produit au stade de la recherche, du développement, des essais, de la production, de l’assemblage,
de la construction, de la prestation de services, de la maintenance ou de la mise au rebut ;
3) les facteurs humains ;
4) comment le travail est réellement exécuté ;
b) les situations d’urgence ;
c) les personnes, y compris en prenant en considération :
1) celles ayant accès au lieu de travail et leurs activités, y compris les travailleurs, les sous-traitants, les visiteurs et autres ;
2) celles se trouvant à proximité du lieu de travail qui peuvent être affectées par les activités de l’organisme ;
3) les travailleurs se trouvant sur un lieu qui n’est pas sous l’autorité directe de l’organisme,
d) les autres aspects, y compris en prenant en considération :
1) la conception des lieux de travail, des processus, des installations, des machines/équipements, des procédures de travail et de l’organisation du travail, y compris
leur adaptation aux capacités humaines ;
2) les situations survenant à proximité du lieu de travail dues à des activités professionnelles sous l’autorité de l’organisme ;
3) les situations non maîtrisées par l’organisme et survenant à proximité du lieu de travail qui peuvent provoquer des traumatismes et pathologies liés au travail chez
les personnes présentes sur le lieu de travail ;
e) les modifications réelles ou envisagées au sein de l’organisme, de ses opérations, processus, activités et de son système de
management de la S&ST (voir 8.2);
f) l’évolution des connaissances et des informations sur les dangers ;
g) les événements indésirables passés, internes ou externes à l’organisme, y compris les situations d’urgence, et leurs causes
h) le mode d’organisation du travail et les facteurs sociaux, y compris la charge de travail, les heures de travail, le leadership et la
culture de l’organisme. Page 38
La démarche de maitrise du risque

Etape 1:
Étape 3:
Identification Étape 2:
Mise en œuvre
des dangers et Évaluation des
des Mesures de
situations risques
maitrise
dangereuses

Page 39