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Électromag. 6 Réflexion sur un conducteur. Ondes stationnaires.

Exercices
Exercices de base

Exercice 1 Cavité électromagnétique à une dimension ‡‡◊ Utiliser une équation de propagation
Utiliser les conditions aux limites
On considère un espace vide de charges et de courants entre deux plans infiniment conducteurs d’équation x = 0 et x = a.
On y étudie le champ électromagnétique.



(1) Établir l’équation de propagation du champ électrique E (x, t) dans le vide.

(2) On cherche une solution en onde plane stationnaire monochromatique de pulsation ω, polarisée rectilignement selon
−→ ω
+ e y . Proposer une expression mathématique cohérente avec cette solution. On notera k = .
c
(3) Quelles sont les conditions aux limites ? les exprimer mathématiquement.

(4) En déduire que les valeurs de k sont quantifiées, puis que les valeurs de pulsation ω ne peuvent prendre que certaines
valeurs ωn indicées par un entier naturel non nul.

(5) En déduire une expression du champ électrique pour le mode n. Établir alors une expression du champ magnétique
correspondant à ce mode n.

(6) Pour le mode n, déterminer la position, puis le nombre de noeuds du champ électrique. Faire de même pour le champ
magnétique.

Exercice 2 Réflexion sur un conducteur plan ‡◊◊ Reconnaître une onde stationnaire
Mesurer la longueur d’onde d’une onde stationnaire
Un circuit électronique placé dans une cavité résonante permet d’émettre des ondes électromagnétiques de fréquence valant
quelques GHz. La cavité permet d’avoir une onde quasi-monochromatique. La polarisation produite est rectiligne. Le cornet
en sortie de la cavité permet ensuite à ces ondes d’être émises efficacement dans l’air.
Un autre cornet, appelé récepteur, contient une antenne, et permet de mesurer l’intensité du champ électromagnétique en
délivrant une tension proportionnelle à la valeur moyenne du champ électrique au carré < E 2 (M , t) > au point M où est
l’antenne.
On réalise l’expérience schématisée ci-dessous : le cornet émetteur envoie une onde vers une plaque métallique, où elle se
réfléchit. Le cornet récepteur permet d’effectuer des mesures.
On modélise la situation avec les hypothèses suivantes : (i) le métal est un conducteur parfait, (ii) l’onde émise par l’émetteur
est une OPPM polarisée rectilignement, (iii) le récepteur ne perturbe pas l’onde : les champs sont les mêmes qu’il soit présent
ou non.
L’expérience montre que lorsque l’on déplace le récepteur, la tension qu’il délivre passe par des maxima et des minima. On
mesure d = 8 cm entre 6 minima successifs.

Figure 1 – Expérience décrite de réflexion.

(1) Justifier qualitativement la présence des minima observés.

(2) Déterminer la longueur d’onde de l’onde étudiée, en déduire sa fréquence.

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Exercice 3 Expression de l’onde réfléchie ‡‡◊ Proposer un modèle d’OPPM


Utiliser une condition aux limites
Une onde plane dont le champ électrique est donné par l’expression suivante

→ −→
E 1 (M , t) = E0 exp( j(ωt − k y)) e x

arrive en incidence normale sur un conducteur parfait, de conductivité infinie situé dans le demi-espace y ≥ L.
On rappelle également les relations de passage du champ magnétique et du champ électrique à l’interface entre deux milieux
A et B :


→ −
→ σ(P, t) −−−→ −
→ −
→ −
→ −−−→
E B (P, t) − E A (P, t) = nA→B (P) et B B (P, t) − B A (P, t) = µ0 j s (P, t) ∧ nA→B (P)
"0

−−−→ −→
où nA→B est un vecteur unitaire dirigé de A vers B, σ et j s représentent respectivement la densité surfacique de charge et de
courant à l’interface.



(1) Déterminer la direction de propagation de l’onde dont le champ électrique est E1 (M , t).

(2) Justifier que le champ électrique et le champ magnétique dans le conducteur sont nuls.

(3) En utilisant la relation de passage et les justifications nécessaires, proposer une expression mathématique du champ


électrique E2 (M , t) de l’onde réfléchie.
−→
(4) Déduire des relations de passage l’expression de la densité surfacique de courant j s . Donner son expression réelle.

E2 ( y = L − , t)
On définir le coefficient de réflexion en amplitude du champ électrique r E par : r E = .
E1 ( y = L − , t)
−→

Π2 ( y = L − , t)



De même, on définit le coefficient de réflexion en puissance R comme : R = −→
, où Π est le vecteur de Poynting
Π1 ( y = L − , t)

associé à chaque onde.

(5) Calculer la valeur de r E et de R.

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Exercices supplémentaires

Exercice 4 Réflexion sur un métal en incidence oblique ‡‡◊ Utiliser les relations de passage fournies
Utiliser la structure d’une OPPM

→ −

Une OPPM, de pulsation ω, de vecteur d’onde k0 , polarisée rectilignement selon le vecteur unitaire u se propage dans le
vide et arrive sous une incidence α dans le plan y = 0 sur un métal conducteur parfait. Ce métal occupe tout le demi-espace
y < 0.
Les champs électriques incident et réfléchi sont de la forme :

→ −
→ −
→ −→ −
→ −→ −
→ −→
Ei = E0 u exp( j(ωt − ki · OM)) et E r = E0r exp( j(ωt − k r · OM))

On pose k0 = ω/c où c est la célérité des ondes dans le vide.

Figure 1 – Représentation du problème considéré.

(1) Quels sont les signes des angles α et α0 sur le schéma ?



→ −

(2) Exprimer les normes de ki et de k r en fonction de k0 en justifiant.
−→− →− → −
→ − →
(3) En déduire les composantes dans la base ( e x , e y , ez ) des deux vecteurs ki et k r .

→ −
→ −→− →− →
(4) En utilisant le schéma, et le résultat précédent, exprimer les composantes de Ei et de E r dans la base ( e x , e y , ez ).

(5) En utilisant la relation de passage du champ électrique à l’interface, les propriétés du champ électrique dans le conduc-
teur parfait, montrer que :

• α = −α0 (loi de Descartes de la réflexion)


• E0r = E0
• La densité surfacique de charge à la surface du conducteur est : σ = 2E0 "0 sin α cos(ωt − k0 sin αx)

→ −

(6) Démontrer l’expression du champ magnétique Bi associé à l’onde incidente, et du champ magnétique B r associée à
l’onde réfléchie.

(7) En déduire l’expression (en réel) de la densité surfacique de courant apparaissant sur l’interface.

Données : relation de passage du champ électromagnétique à une interface :


En tout point P à l’interface entre deux milieux A et B :


→ −
→ σ(P, t) −−−→ −
→ −
→ −
→ −−−→
E B (P, t) − E A (P, t) = nA→B (P) et B B (P, t) − B A (P, t) = µ0 j s (P, t) ∧ nA→B (P)
"0

−−−→ −→
où nA→B est un vecteur unitaire dirigé de A vers B, σ et j s représentent respectivement la densité surfacique de charge et de
courant à l’interface.

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Extrait(s) de sujets d’écrit

Exercice 5 Propagation dans un isolant électrique (CCS 2017) ‡‡◊

Le début du sujet a déjà été posé dans le chapitre précédent.


Notamment, on a montré dans ce début de sujet, que dans un matériau isolant non chargé, de permittivité " = "0 " r , l’indice
p c vide
optique est n = " r , de sorte que la célérité des ondes soit c milieu = .
n
ω
Le vecteur d’onde d’une OPPM polarisée rectilignement a alors une norme k = n .
c

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S’entraîner pour l’oral

Exercice 6 Corde fixée en trois points (CCP sans préparation) ‡‡◊


L
On considère une corde fixée à ses deux extrémités x = 0 et x = L, ainsi qu’à son tiers (x = )
3
(1) Déterminer, en raisonnant graphiquement, les longueurs d’onde des ondes stationnaires sinusoïdales pouvant s’établir
sur cette corde.
(2) Procéder à la même démonstration en utilisant la forme générale de l’expression d’une onde stationnaire sinusoïdale et
les conditions aux limites.

Aides / Résultats des exercices supplémentaires


Ces réponses ne constituent pas une rédaction complète des exercices, ce sont seulement des indications pour attaquer la résolution, ou vérifier
les résultats.
Exercice 4

(1) α > 0, α0 < 0





→ −

(2) La relation de dispersion reste valable pour chaque OPPM dans le vide : ω = k × c. Ainsi ki = k r = k0


→ −→ −→ − → −→ −→
(3) Projeter dans la base les vecteurs avec le schéma : ki = k0 sin α e x − k0 cos α e y ; k r = −k0 sin α0 e x − k0 cos α0 e y ;
   
E cos α exp( j(ωt − k0 ( y cos α − x sin α))) −E cos α0 exp( j(ωt + k0 ( y cos α0 + x sin α0 )))
→  0
− →  r0

(4) Ei = E0 sin α exp( j(ωt − k0 ( y cos α − x sin α))) ; E r = −E r0 sin α0 exp( j(ωt + k0 ( y cos α0 + x sin α0 )))  ;

0 0
−→
(5) Au niveau de l’interface, du côté du vide, le champ résultant en tout point P (x, y = 0, z) sur le conducteur est : E tot (x, y = 0, t) =

→ −

E i (x, y = 0, t) + E r (x, y = 0, t). Le conducteur étant parfait, le champ électrique est nul dans le conducteur.
−→ σ(x, t) − →
La relation de passage donne donc : E tot (x, y = 0, t) = (− e y ).
"0


Projeter l’équation sur e x pour conclure que les nombres complexes ont même argument quelque soit x si et seulement si α0 = −α.
−→
En déduire alors que E r0 = E0 . Projeter l’équation sur e y permet de retrouver σ(x, t). Passer en réel pour conclure.
(6) Utiliser la relation de structure pour chaque OPPM.
(7) Utiliser la seconde relation de passage, avec le champ magnétique nul dans le conducteur, et procéder à la manière de la question
(5) pour conclure.

→ 2E0 −→
On trouve : j s (x, t) = cos(ωt − k0 x sin α) e x
c

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