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UFR 02 SCIENCES ECONOMIQUES

Annales de sujets d’examen

Volume 5 : Licence 3
Semestre 1

Volumes élaborés par la commission pédagogique de l’UFR d’économie


Avertissements :

- Suite au changement de contrat quadriennal, l’intitulé, le contenu des cours, et par


conséquent la nature des sujets d’examen ont parfois connu des modifications sensibles à
partir de l’exercice universitaire 2010-2011. C’est pourquoi, dans certaines matières, vous
ne trouverez dans les présents volumes que les sujets de l’année dernière.

- D’autres matières ont également changé de semestre à l’occasion de la mise en œuvre du


contrat quadriennal. C’est pourquoi pour une même matière, il est possible de trouver des
sujets d’examen correspondant à des semestres de L différents. Dans les présents volumes
d’annales, les matières sont réparties selon l’architecture du quadriennal actuel.

- La thématique des projets tutorés est susceptible de changer chaque année. Les éventuels
documents compilés dans ces volumes d’annales ne sont donc fournis qu’à titre indicatif.

- D’autres documents pédagogiques du même ordre (sujets d’examens antérieurs, sujets et


corrigés d’exercices de TD, d’interrogations de rattrapage) sont susceptibles de se trouver sur
les EPI (Espaces Pédagogiques Interactifs) de vos différentes matières. Il est donc fortement
recommandé de consulter régulièrement ces derniers :

http://epi.univ-paris1.fr/55125523/0/fiche___pagelibre/&RH=n1sitesEPI&RF=RUB_U02

- Merci, enfin, de lire attentivement le règlement du contrôle des connaissances de l’UFR


d’économie, situé en fin de volume.

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UFR 02 SCIENCES ECONOMIQUES

Annales de sujets d’examen


Licence 3 S5 (premier semestre)

Table des matières :

Macroéconomie : Croissance (sujets et corrigés, p. 5)

Statistique Appliquée (sujets et éléments de correction, p. 40)

Microéconomie appliquée [option] (sujets, p. 52)

Règlement du contrôle des connaissances (p. 64)

____________

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Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne
Macroéconomie L3
Cours de K. Schubert
Partiel de janvier 2011

Question (8 points)

En quoi le progrès technique est-il un facteur essentiel de la croissance ? Peut-on


penser qu’il est exogène ? S’il ne l’est pas, comment l’analyse économique explique-t-elle
l’apparition des innovations ?

Exercice 1 (7 points)

On considère une économie dans laquelle le stock de capital K et le stock de connais-


sances technologiques A évoluent de la manière suivante :

K_ t = Yt Ct

A_ t = mYt
où Y et C sont respectivement la production et la consommation agrégées, et le coe¢ cient
m une constante positive.
La fonction de production est :

Yt = bKt (At L)1 ; b > 0; 0< <1

L’emploi L est constant.


Le taux d’épargne est constant et égal à s.
1) Interprétez le modèle. Pour cela, commentez chacune des équations et les hypothèses
qu’elles incorporent, puis indiquez s’il s’agit d’un modèle de croissance à la Solow ou d’un
modèle de croissance endogène, en justi…ant votre réponse.
2) On dé…nit la variable z = K=A. Montrez que le taux de croissance gK du capi-
tal, d’une part, et celui gA du stock de connaissances, de l’autre, peuvent s’exprimer en
fonction de z et des paramètres et données du problème.
3) Représentez sur le même schéma les deux taux de croissance gK et gA en fonction
de z. Pour cela, étudiez si chacun de ces taux est une fonction croissante ou décroissante,
et convexe ou concave de z:
4) Montrez que l’économie représentée par ce modèle admet un sentier de croissance
équilibrée de long terme. Indiquez comment ce sentier est déterminé. Calculez les valeurs
stationnaires de z et du taux de croissance de l’économie (on notera ces valeurs z et g ).
Commentez : quels sont les déterminants de la croissance à long terme ? En utilisant le
schéma de la question précédente, montrez par un raisonnement graphique que le point
stationnaire est stable. Interprétez la trajectoire de croissance lorsque l’économie part
d’un niveau bas de z.
5) Quel est le taux d’intérêt réel dans cette économie ? Donnez son expression en
fonction de z:Interprétez.

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6) On suppose qu’il existe deux pays, le Nord et le Sud, décrits par le modèle précédent.
Le Nord et le Sud ont la même technologie, la même population et le même taux d’épargne,
mais des niveaux initiaux di¤érents de capital physique et de connaissances technologiques
: le Nord a initialement à la fois plus de capital physique et plus de capital technologique
(K0N > K0S et AN S
0 > A0 ). Le capital physique est mobile d’un pays à l’autre. Partant de
la situation initiale, comment est déterminée son allocation entre les deux pays ?
7) Pourquoi est-il possible que le capital se déplace du Sud vers le Nord ? Commentez.

Exercice 2 (5 points)

On considère une économie à la Solow sans progrès technique dans laquelle le taux de
croissance démographique est donné par :

L_ t
=n+
Lt kt
où Lt représente la population, kt le capital par tête, et n et sont des paramètres
positifs Le taux d’épargne de l’économie, s > 0, est exogène et constant. Il n’y a pas
de dépréciation du capital. La fonction de production est Yt = F (Kt ; Lt ) où F est une
fonction à rendements d’échelle constants possédant les propriétés habituelles.
1) Représenter graphiquement le taux de croissance démographique en fonction du capital
par tête et commenter la spéci…cation adoptée. Quel phénomène démographique cette
spéci…cation cherche-t-elle à reproduire ?
2) Ecrire l’équation d’accumulation du capital par tête. E¤ectuer la représentation
graphique de cette équation, en adaptant la représentation habituelle du modèle de Solow.
Existe-t-il un état stationnaire ? Commenter.
3) Etudier graphiquement la stabilité du ou des états stationnaires et commenter. Que se
passe-t-il quand il n’existe pas d’état stationnaire ?
4) Que se passe-t-il si n = 0 ?
5) On considère maintenant le cas d’une fonction de production AK : Yt = AKt avec A >
n
s
: Ecrire l’équation d’accumulation du capital par tête. Existe-t-il un état stationnaire ?
Si oui, est-il stable ? Si non, comment se comporte cette économie ? Commenter.

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Macroéconomie L3
Partiel de janvier 2011
Corrigé des exercices

Exercice 1

Le modèle :

K_ t = Yt Ct
A_ t = mYt ; m > 0
Yt = bKt (At L)1 ; b > 0; 0< < 1; L > 0 constant
Ct = (1 s)Yt

1) Interprétation du modèle.

Equation d’accumulation du capital standard avec taux de dépréciation du capital


nul.

A chaque date, production de connaissances proportionnelle à la production de biens


i.e. le stock de connaissances à une date t donnée est proportionnel à la production
cumulée entre 0 et t : learning by doing;

Fonction de production de biens Cobb-Douglas à rendements d’échelle constants et


progrès technique portant sur le travail, neutre au sens de Harrod.

Modèle de croissance endogène : le rendement conjoint des 2 facteurs accumulables


K et A dans la production est constant.

2) On dé…nit la variable z = K=A. Taux de croissance du capital et du stock de


connaissances :
K_ t Yt Ct sYt sbKt (At L)1
gK;t = = = = = sbKt 1 (At L)1 = sbL1 zt 1
Kt Kt Kt Kt
A_ t mYt mbKt (At L)1
gA;t = = = = mbKt At L1 = mbL1 zt
At At At
3)

dgK d2 gK
= ( 1)sbL1 z 2
< 0; =( 2)( 1)sbL1 z 3
>0
dz dz 2
dgA d2 gA
= mbL1 z 1
> 0; =( 1) mbL1 z 2
<0
dz dz 2
gK est donc une fonction décroissante et convexe de z; tandis que gA est une fonction
croissante et concave de z: Cf. schéma.

Page 7
6
gA

gK
- - -
z z

4) La di¤érentiation logarithmique de la fonction de production par rapport au temps


donne :
Y_ t K_ t A_ t
= + (1 )
Yt Kt At
S’il existe un sentier de croissance équilibrée de long terme le long duquel production et
stock de capital croissent au même taux gK constant, alors l’expression précédente montre
que le stock de connaissance croît aussi au même taux : gA = gK : On note ce taux g : Le
point stationnaire est obtenu à l’intersection des 2 courbes sur le schéma précédent. On a
s
gK = gA () sbL1 z 1
= mbL1 z () z =
m
Alors
s 1
g = sbL1 z 1
= sbL1 = s m1 bL1
m
Le taux de croissance de long terme est une fonction croissante du taux d’épargne, du
paramètre m représentant l’e¢ cacité du learning by doing, de la PGF b et de la taille de
la population L (e¤et d’échelle).
Le point stationnaire est stable. On voit sur le schéma que si z < z alors gK > gA
: le stock de capital croît plus vite que le stock de connaissances, ce qui fait augmenter
z = K=A: On se rapproche alors de z : Raisonnement symétrique si z > z :
Une économie partant d’un niveau bas de z est une économie dans laquelle initialement
le stock de connaissances est élevé mais qui manque de capital physique pour produire.
Ce type d’économie, dans la transition vers le sentier de croissance équilibrée où K et
A croissent au même taux, doit accumuler relativement plus de capital physique que de
connaissances.
5) Le taux d’intérêt réel est la productivité marginale du capital :

rt = bKt 1
(At L)1 = bL1 zt 1

C’est une fonction décroissante de z: En e¤et, plus z est faible plus le stock de capital
physique est peu abondant relativement au stock de connaissances et plus l’économie doit
en accumuler, ce qui est rendu possible par un taux d’intérêt élevé.
6) Il existe deux pays, le Nord et le Sud, ayant la même technologie, la même population
et le même taux d’épargne, mais des niveaux initiaux di¤érents de capital physique et de
connaissances technologiques : le Nord a initialement à la fois plus de capital physique et
plus de capital technologique (K0N > K0S et AN S
0 > A0 ). Le capital physique est mobile

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d’un pays à l’autre. Son allocation entre les deux pays est déterminée par les valeurs
respectives du taux d’intérêt réel dans les deux pays : le capital se déplace vers le pays
qui le rémunère le plus. Les mouvements de capital entraînent l’égalisation à long terme
des taux d’intérêt au niveau
m 1
r = bL1 z 1 = bL1
s
7) Initialement, on a
r0N = bL1 (z0N ) 1
et r0S = bL1 (z0S ) 1

Le pays qui a le taux d’intérêt le plus élevé est celui qui a le z le plus faible, et c’est vers
ce pays que va se diriger le capital physique. Ce qui compte ce n’est donc pas le niveau
absolu de K et A dans les deux pays, mais le niveau relatif z = K=A: On sait que le Nord
a initialement à la fois plus de capital physique et un plus grand stock de connaissances
technologiques que le Sud, mais ceci ne dit rien sur les niveaux relatifs z0N et z0S : Si z0N <
z0S ; on aura r0N > r0S et le capital physique se déplacera du Sud vers le Nord.

Exercice 2 (5 points)

Economie à la Solow sans progrès technique dans laquelle le taux de croissance démo-
graphique est donné par :
L_ t
=n+
Lt kt
1) Cette spéci…cation du taux de croissance démographique modélise (grossièrement) un
e¤et de type transition démographique : plus les agents sont riches (capital par tête k
élevé) plus la croissance démographique est faible. Quand k devient très grand le taux
de croissance démographique se stabilise à un niveau constant n: Quand k tend vers 0 il
est in…ni (pas plausible ; il faudrait borner cet e¤et). C’est l’inverse d’un e¤et malthusien
dans lequel le taux de croissance démographique serait une fonction croissante du revenu
par tête.
L_
L 6

-
k

2) Equation d’accumulation du capital, en l’absence de dépréciation :


K_ t = sF (Kt ; Lt )
D’où l’équation d’accumulation du capital par tête kt = Kt =Lt :
K_ t Lt Kt L_ t sF (Kt ; Lt ) L_ t Kt
k_ t = = = sf (kt ) nkt
L2t Lt Lt Lt

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Représentation graphique de cette équation :

nkt + , n élevé
6 b kt +
n nkt + , n faible

sf (kt )

- - - -
k1 k2 kt

Pour donné, on voit graphiquement qu’en fonction de la valeur de n il existe 2


(pour n faible), 1 (pour une valeur unique de n intermédiaire) ou 0 (pour n élevé) états
stationnaires.1
3) Dans le cas où il existe 2 états stationnaires, on voit graphiquement que celui corre-
spondant au capital par tête le plus élevé k2 est stable tandis que l’autre est instable.
Dans le cas où il n’existe pas d’état stationnaire, quelque soit le niveau initial du
capital par tête la croissance démographique est trop élevée (l’e¤et de dilution est trop
fort par rapport à l’épargne par tête), le capital par tête diminue et l’économie s’e¤ondre
à long terme, avec k ! 0 et L ! 1 (de nouveau, très peu plausible).
4) Si n = 0, il existe un état stationnaire unique k déterminé par f (k ) = =s: On peut
montrer graphiquement qu’il est instable. Si k0 < k (économie initialement pauvre, à
la forte croissance démographique) l’e¤et de dilution est toujours trop fort par rapport à
l’épargne et l’économie s’e¤ondre à long terme. Si k0 > k c’est l’inverse : k croît de façon
perpétuelle tandis que le taux de croissance démographique tend vers 0 (la population se
renouvelle juste).
n
5) Dans le cas d’une fonction de production AK Yt = AKt avec A > s
; l’équation
d’accumulation du capital par tête devient

k_ t = (sA n) kt

1
Remarque : on peut calculer en fonction de le taux n limite pour lequel l’état stationnaire est
unique. On obtient pour une fonction de production Cobb-Douglas f (k) = k :
1
s (1 )1
b( ) =
n 1

C’est une fonction décroissante de :

Page 10
6 (sA n)kt

- - -
kt

Il existe un état stationnaire unique, instable (cf. graphique). Si le capital par tête
initial est plus faible que le capital par tête stationnaire, l’économie s’e¤ondre à long terme.
Dans le cas contraire, le capital par tête croît perpétuellement, son taux de croissance de
long terme tendant vers sA n:

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Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne
Macroéconomie L3
Cours de K. Schubert
Partiel de janvier 2010

Question (8 points)

Sous quelle forme les modèles de croissance récents incorporent-ils les idées ou encore la connais-
sance, et pourquoi le font-ils ? Quelles sont les propriétés caractérisant les idées en tant que bien
économique, et quelles sont les implications de ces propriétés pour la croissance ?

Exercice 1 : la stagnation malthusienne (7 points)

On considère une économie agricole dont la fonction de production est

Yt = At T L1t ; 0< < 1:

Yt est la production agricole à l’instant t; Lt l’emploi dans l’agriculture, assimilé à la population, T


le stock de terre, disponible en quantité …xe et normalisé à 1 dans la suite de l’exercice, et At le stock
de connaissances de l’économie.
1) Le stock de connaissances est constant au cours du temps et la population évolue au taux n T 0;
exogène et constant : L_ t =Lt = n. Donnez l’expression du niveau du revenu par tête yt = Yt =Lt et
celle de son taux de croissance. Que se passe-t-il à long terme dans cette économie ? Expliquez.
2) La population croît toujours au taux n mais le stock de connaissances évolue maintenant au cours
du temps de la façon suivante :

A_ t = Lt At ; > 0; 0< < 1; 1:

a) Commentez cette spéci…cation. Que représentent les paramètres ; et ? Vous expliquerez


plus particulièrement la signi…cation des di¤érentes valeurs que peut prendre le paramètre ( = 1;
0 < < 1; < 0).
b) Donnez l’expression du taux de croissance du stock de connaissances en fonction de la population
totale et du stock de connaissances, et l’expression du taux de croissance du revenu par tête.
c) A quelle(s) condition(s) existe-t-il un sentier de croissance équilibrée à taux constant ? Quel est
alors, le long de ce sentier, le taux de croissance du revenu par tête ? Vous distinguerez dans la
réponse les cas = 1 et 6= 1 et vous commenterez les di¤érences entre les sentiers de croissance de
long terme obtenus dans les deux cas.
3) Le stock de connaissances est constant mais le taux de croissance démographique est fonction du
revenu par tête :

L_ t
= n(yt ); avec n0 (yt ) > 0; n00 (yt ) < 0; n(0) = n < 0; lim n(yt ) = n > 0:
Lt yt !1

a) Représentez graphiquement le taux de croissance démographique en fonction du revenu par tête.


Vous noterez y le revenu par tête pour lequel le taux de croissance démographique s’annule. Com-
mentez la pertinence de la spéci…cation retenue.

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b) Ecrivez l’équation di¤érentielle représentant l’évolution au cours du temps du revenu par tête.
Donnez une représentation graphique de cette équation dans le plan (yt ; y_ t =yt ): Existe-t-il un état
stationnaire ? Si oui, étudiez graphiquement sa stabilité.
c) Expliquez quelle sera l’évolution de l’économie à partir d’une situation initiale où la population
L0 est très faible, de sorte que y0 > y . Que se passe-t-il à long terme ? Pourquoi peut-on quali…er
la situation de long terme de cette économie de stagnation malthusienne ?
4) Le taux de croissance démographique dépend du revenu par tête, et le stock de connaissances croît
à taux constant : A_ t =At = > 0:
a) Ecrivez l’équation di¤érentielle représentant l’évolution au cours du temps du revenu par tête.
Donnez-en une représentation graphique dans le plan (yt ; y_ t =yt ): Existe-t-il un état stationnaire ?
b) Comparez le long terme de cette économie avec celui d’une économie identique sans accumulation
de connaissances (voir la question 3). Commentez. A quelle condition l’accumulation de connais-
sances permet-elle de sortir de la stagnation malthusienne ?

Exercice 2 : learning by doing et croissance (5 points)

1) On considère une économie dans laquelle M entreprises identiques (indicées par i) ont chacune la
fonction de production suivante :
Yit = Kit1 (At Li )
où Yit est la production de l’entreprise i à l’instant t; Kit son stock de capital productif, Li l’emploi
supposé constant. At représente le progrès technique, avec
X
M
At = Kit = Kt
i=1

où Kt est le stock de capital agrégé.


a) Commentez les hypothèses sous-jacentes à cette formulation du progrès technique.
b) Donnez l’expression de la fonction de production macroéconomique. Commentez, en discutant en
particulier des rendements d’échelle aux niveaux microéconomique et macroéconomique.
2) On admet que le comportement des consommateurs conduit à la relation suivante donnant le taux
de croissance de la consommation :
C_ t
= (rt )
Ct
où r est le taux d’intérêt réel, représente l’élasticité de substitution intertemporelle de la consom-
mation et le taux de préférence pour le présent des consommateurs.
a) Calculez les productivités marginales sociale et privée du capital physique. Sont-elles décrois-
santes ? constantes ? Comparez-les et commentez.
b) Que valent les taux de croissance à l’optimum social (gopt ) et à l’équilibre concurrentiel (geq ) ?
Comparez-les.
c) Que valent les taux d’épargne de l’économie, à l’optimum social (sopt ) et à l’équilibre concurrentiel
(seq ) ? Comparez-les.
3) On choisit = 1 et = 5 %. On étalonne le modèle de sorte qu’il fournisse, à l’équilibre
concurrentiel, geq = 3 %, req = 5 % et seq = 20 %.
a) Déduisez-en successivement la valeur du taux de préférence pour le présent ; celle du facteur
d’échelle AL et celle de la part du capital dans la production 1 :
b) Calculez en…n les grandeurs correspondantes à l’optimum social, ropt , gopt et sopt . Ces valeurs
vous semblent-elles plausibles ? Discutez de la pertinence du modèle à la lumière de ces résultats.

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Macroéconomie L3
Partiel de janvier 2010
Eléments de corrigé

Question

Modèles de croissance récents : endogénéisation du progrès technique. La connaissance est un


bien produit intentionnellement à l’aide de ressources (matérielles et humaines).
Connaissance, idée : bien économique particulier, non rival mais potentiellement exclusif (modal-
ités de l’exclusion : secret, protection par le brevet, droit d’auteur).
Fonction de production des biens (privés) associés aux idées :

coût …xe très élevé

coûts variables négligeables

coût moyen toujours supérieur au coût marginal

prix élevé même si coût marginal faible

rendements croissants

concurrence imparfaite

Exercice 1 : la stagnation malthusienne

On considère une économie agricole dont la fonction de production est

Yt = At T L1t ; 0< < 1:

Yt est la production agricole à l’instant t; Lt l’emploi dans l’agriculture, assimilé à la population, T


le stock de terre, disponible en quantité …xe et normalisé à 1 dans la suite de l’exercice, et At le stock
de connaissances de l’économie.
1) Le stock de connaissances est constant au cours du temps et la population évolue au taux n T 0;
exogène et constant : L_ t =Lt = n.
Le revenu par tête est
Yt
yt = = ALt
Lt
et son taux de croissance vaut :
y_ t
= n:
yt
Si le taux de croissance démographique est positif, le revenu par tête diminue à taux constant et tend
à long terme vers 0. Ceci provient du fait que la terre est disponible en quantité …xe tandis que la
population croît. Si le taux de croissance démographique est négatif en revanche, le revenu par tête
augmente à taux constant. Aucun des deux cas n’est convaincant : il manque à ce modèle un lien
entre la croissance de la population et le revenu par tête.

Page 14
2) La population croît toujours au taux n mais le stock de connaissances évolue maintenant au cours
du temps de la façon suivante :

A_ t = Lt At ; > 0; 0< 1; 1:

a) La production de connaissances A_ t est d’autant plus importante que la population est grande. Si
= 1; la productivité du travail dans la production de connaissances est constante, alors qu’elle est
décroissante si 6= 1; ce qui semble plus pertinent.
représente l’e¢ cacité du processus de production de connaissances.
mesure l’impact du stock de connaissances existant sur la production de nouvelles connais-
sances. = 1 est le cas envisagé par Romer. La production de connaissances augmente avec le stock
de connaissances car > 0 (e¤et standing on shoulders). En outre, le taux de croissance du stock
de connaissances est indépendant du niveau de ce stock car = 1 ; autrement dit, la productivité
du stock de connaissances dans la production de connaissances est constante. Dans le cas 0 < < 1
l’e¤et standing on shoulders est présent, mais la productivité du stock de connaissances dans la pro-
duction de connaissances est décroissante. Dans le cas < 0; la production de connaissances est une
fonction décroissante du stock de connaissances. E¤et d’épuisement des opportunités technologiques
(…shing out).
b) Taux de croissance du stock de connaissances et du revenu par tête :

A_ t
= L t At 1
At
y_ t A_ t
= n:
yt At

c) Dans le cas = 1; A_ t =At = Lt et il existe un sentier de croissance équilibrée à taux constant si


et seulement si Lt est constant, c’est-à-dire si et seulement si le taux de croissance démographique
est nul. Dans ce cas, le taux de croissance du revenu par tête est

y_ t A_ t
= = L :
yt At
Il est toujours positif, fonction de la taille de la population (e¤et d’échelle) et de l’e¢ cacité du
processus de production de connaissances.
Dans le cas 6= 1; il existe un SCE à taux constant si et seulement si Lt At 1 est constant,
c’est-à-dire si et seulement si le taux de croissance de cette grandeur est nul :

L_ t A_ t
+( 1) =0
Lt At
i.e.
A_ t
= n
At 1
dont on déduit
y_ t
= n:
yt 1
Pour que le taux de croissance du revenu par tête soit positif, il faut que et soient su¢ samment
élevés (productivité du travail et du stock de connaissances dans la production de connaissances pas
trop décroissantes).

Page 15
3) Le stock de connaissances est constant mais le taux de croissance démographique est fonction du
revenu par tête :
L_ t
= n(yt ); avec n0 (yt ) > 0; n00 (yt ) < 0; n(0) = n < 0; lim n(yt ) = n > 0:
Lt yt !1

a) Représentation graphique du taux de croissance démographique en fonction du revenu par tête :


n(y)
6
n

-
y y

Cette formulation indique que le taux de croissance démographique est une fonction croissante
du revenu par tête ; il est négatif quand celui-ci est très faible, inférieur au niveau y qui permet tout
juste à la population de se renouveler, puis devient positif quand le revenu par tête excède y ; il ne
peut cependant pas croître indé…niment : il existe un maximum biologique n: A y correspond, par
la fonction de production, une population L :
1
A
L = :
y
b) Le taux de croissance du revenu par tête est :
y_ t
= n(y):
yt
y_ t
yt 6
n

-
y y

L’état stationnaire est y : On voit graphiquement qu’il est stable : si yt < y ; y_ t =yt > 0 et yt
augmente ; c’est l’inverse si yt > y : .
c) On part d’une situation initiale dans laquelle la population L0 est très faible. La fonction de pro-
duction indique alors que le revenu par tête est élevé. S’il est supérieur à y ; on a simultanément une
croissance démographique positive et une baisse du revenu par tête, jusqu’à ce que l’économie con-
verge vers l’état stationnaire (y ; L ): C’est la stagnation malthusienne : la croissance démographique
associée à une technologie dépendant d’un facteur …xe maintient l’économie dans une trappe.

Page 16
4) Le taux de croissance démographique dépend du revenu par tête, et le stock de connaissances croît
à taux constant : A_ t =At = > 0: Le taux de croissance du revenu par tête est alors :
y_ t
= n(y):
yt

On distingue deux cas très di¤érents (voir …gure) : n(y) > 0 8y , n > 0 et n < 0:
Dans le premier cas, le taux de croissance du revenu par tête est toujours positif, et il tend à long
terme vers n: L’accroissement du stock de connaissances se fait à un rythme su¢ sant pour
que l’économie sorte de la trappe malthusienne. Dans le second cas, l’accroissement du stock de
connaissances permet juste de déplacer l’état stationnaire au niveau y > y :
y_ t
= 0 , n(y ) = :
yt
A l’état stationnaire, la croissance démographique est maintenant positive.
y_ t
yt 6 cas n<0 n6 cas n 0

n n
n
- -
y yb y y y

n n

Exercice 2 : learning by doing et croissance

1) On considère une économie dans laquelle M entreprises identiques (indicées par i) ont chacune la
fonction de production suivante :
Yit = Kit1 (At Li )
où Yit est la production de l’entreprise i à l’instant t; Kit son stock de capital productif, Li l’emploi
supposé constant. At représente le progrès technique, avec

1 X
M
1
At = a Kit = a Kt
i=1

où Kt est le stock de capital agrégé et a un paramètre positif.


a) Formulation du progrès technique : learning by doing à la Arrow.

Page 17
b) Fonction de production macroéconomique :

X
M X
M X
M
Kt
1
1 L
Yt = Yit = Kit1 (At Li ) = a Kt = aL Kt :
i=1 i=1 i=1
M M

Les rendements d’échelle sont constants au niveau microéconomique et croissants au niveau macroé-
conomique, en raison de l’externalité.
2) On admet que le comportement des consommateurs conduit à la relation suivante donnant le taux
de croissance de la consommation :
C_ t
= (rt )
Ct
où r est le taux d’intérêt réel, représente l’élasticité de substitution intertemporelle de la consom-
mation et le taux de préférence pour le présent des consommateurs.
@Yt
a) La productivité marginale sociale du capital physique est P ms = @K t
= aL : Elle est constante.
La productivité marginale privée vaut :

@Yit Kt L
P mp = = (1 )Kit (At Li ) = (1 ) At = (1 )Kt (At L) :
@Kit M M
1
Elle est décroissante. Ex post cependant, on a At = a Kt et

P mp = (1 )aL :

La productivité marginale privée est inférieure à la productivité marginale soiale, car l’externalité
n’est pas prise en compte par le marché et les entreprises sous-estiment donc le rendement de leur
investissement.
b) Taux de croissance à l’optimum social :

gopt = (ropt ) = (P ms ) = (aL ):

Taux de croissance à l’équilibre concurrentiel :

geq = (req ) = (P mp ) = ((1 )aL ):

geq < gopt :


L’équilibre concurrentiel est sous-optimal.
c) Taux d’épargne de l’économie :

K_ + K K_ + K K g+
s= = = :
Y K Y aL
On a donc
gopt + (aL ) + (1 )
sopt = =
aL aL
geq + ((1 )aL ) + (1 )
seq = = :
aL aL
seq < sopt :

Page 18
3) On choisit = 1 et = 5 %. On étalonne le modèle de sorte qu’il fournisse, à l’équilibre
concurrentiel, geq = 3 %, req = 5 % et seq = 20 %.
a) On a alors
geq
= req = 0; 05 0; 03 = 0; 02 = 2 %
geq + 0; 08
aL = = = 0; 4
seq 0; 2
req + 0; 1
1 = = = 0; 25:
AL 0; 4

b) Grandeurs correspondantes à l’optimum social :

ropt = aL = 0; 4 0; 05 = 0; 35 = 35 %
gopt = (ropt ) = 0; 35 0; 02 = 0; 33 = 33 %
gopt + 0; 38
sopt = = = 0; 95 = 95 %
aL 0; 4
soit des valeurs manifestement irréalistes. L’externalité est beaucoup trop forte dans ce modèle ; elle
induit un écart entre équilibre concurrentiel et optimum social beaucoup trop grand.

Page 19
Université Paris 1 Panthéon–Sorbonne
Macroéconomie L3 (Magistère, MOSEF, MASS)
Partiel de janvier 2009

Question (8 points)

Que sont les politiques de croissance et en quoi les théories de la croissance endogène leur
donnent-elles des fondements ?

Exercice 1 : modèle de Solow avec migration (8 points)

0) Question préliminaire.
Rappelez quel est l’impact de long terme du taux de croissance de la population dans le
modèle de Solow. Quel e¤et une augmentation de ce taux de croissance a-t-elle à long terme
sur le niveau du revenu par tête, son taux de croissance, les niveaux du salaire réel et du taux
d’intérêt réel ?
On considère une économie à la Solow ouverte à l’immigration en provenance du reste du
monde. La population totale de cette économie à la date t est Lt , et son taux de croissance est
donné par
L_ t
= n + mt
Lt
où n exogène et constant est le taux de croissance démographique, et mt = Mt =Lt est le
taux d’immigration, Mt désignant le ‡ux instantané de migrants. On suppose ce ‡ux positif :
l’économie considérée est riche par rapport au reste du monde, et est donc un pays d’accueil. On
suppose que chaque migrant arrive dans le pays considéré avec un capital k donné et constant.
It désigne l’investissement brut, Yt = F (Kt ; Lt ) la fonction de production (à rendements
d’échelle constants), Ct la consommation globale. L’évolution du capital global est décrite par
la relation
K_ t = F (Kt ; Lt ) Kt Ct + kMt
où est le taux de dépréciation du capital. Il n’y a pas de progrès technique.
1) Le seul capital accumulé dans le pays provient ainsi de l’épargne locale ou des apports des
migrants. Cette hypothèse vous semble-t-elle réaliste ? Discutez les hypothèses faites en matière
de mobilité du travail et du capital.
2) On note f (k) la fonction de production par tête et on suppose que l’épargne nationale est
une proportion s du revenu. Déduisez-en l’évolution du capital par tête.
3) On suppose que le taux de migration est constant. Comment la présence des migrations
a¤ecte-t-elle k_ ? Discutez et interprétez selon la position du capital par tête courant kt par
rapport à k:
4) Représentez le diagramme de Solow dans le plan k; k_ . Vous représenterez à la fois la courbe
correspondant au cas sans migration, c’est-à-dire le diagramme de Solow habituel, et la courbe

Page 20
correspondant au cas avec migration. Comment le nouveau point stationnaire se situe-t-il par
rapport au point stationnaire sans migrations ? Quel est l’e¤et des migrations sur le capital
par tête de long terme ? Est-il identique à ce qui se passerait s’il n’y avait pas de migrations
et si le taux de croissance de la population était n + m ? Quelles en sont les conséquences en
matière de revenu par tête ? Interprétez.
5) La fonction d’immigration est maintenant

0 si kt < k
m(kt ) =
(kt k); avec 0 < si kt < k

Expliquez comment cette spéci…cation décrit la décision de migrer, ou non, des travailleurs du
reste du monde. Reprenez alors toute l’analyse de la question 4.
6) Discutez en conclusion la manière dont ce modèle décrit l’impact des migrations sur la
situation des travailleurs nationaux. Quels mécanismes vous semblent absents du modèle ?

Exercice 2 : accumulation de connaissances et croissance (4 points)

On considère une économie dont la fonction de production agrégée de bien …nal est :

Yt = F (Kt ; At LY t ) = Kt (At LY t )1 ; 0< <1 (1)

où Kt est le stock de capital, LY t l’emploi dans la production du bien …nal et At le stock de


connaissances, à l’instant t: La population totale est Lt = LY t + LAt ; où LAt désigne l’emploi
dans l’activité de recherche, productrice de connaissances. Le taux de dépréciation du capital
est > 0 et le taux de croissance de la population n 0:
L’évolution du stock de connaissances au cours du temps est donnée par :

A_ t = LAt At ; > 0; 1 (2)

1) Commenter l’équation (2) dans les cas (a) = 1; (b) 0 < < 1 et (c) < 0:
2) On note = LLAtt la part des chercheurs dans la population totale, avec 0 1; et on
suppose que est constant au cours du temps. Donner l’expression du revenu par tête yt = LYtt
en fonction de ; du capital par tête et du stock de connaissances, puis l’expression du taux de
croissance du stock de connaissances, que l’on notera gAt ; en fonction de ; de la population
totale et du stock de connaissances.
3) On se place dans le cas = 1: Que vaut le taux de croissance du stock de connaissances ? A
quelle condition existe-t-il un sentier de croissance équilibrée à taux constant ? Quel est alors,
le long de ce sentier, le taux de croissance du revenu par tête ?
4) On se place maintenant dans le cas 6= 1: Mêmes questions.
5) Commenter les di¤érences entre les sentiers de croissance de long terme obtenus dans les deux
cas. Quels sont les déterminants de la croissance ? Quel rôle joue sur le taux de croissance
et sur le niveau du produit par tête de long terme ?

Page 21
Partiel de janvier 2009
Eléments de corrigé

Question

Les politiques de croissance sont des politiques structurelles. Cf agenda de Lisbonne...


Les théories de la croissance endogène mettent l’accent sur des mécanismes essentiels pour
la croissance : éducation, innovation, apprentissage.... et sur le fait qu’ils peuvent in‡uencer
le taux de croissance de long terme. Elles montrent aussi que le fonctionnement spontané de
l’économie n’est pas satisfaisant (externalités, concurrence imparfaite...) Elles servent donc de
base à la dé…nition de politiques de croissance.
Il faut ensuite donner des exemples.

Exercice 1 : modèle de Solow avec migrations

0) Question préliminaire.
Dans le modèle de Solow sans progrès technique, le capital par tête et le produit (le revenu)
par tête sont constants à long terme. Avec progrès technique exogène (portant sur le travail),
ils croissent au taux de progrès technique . Le taux de croissance de la population n’a donc
aucun e¤et sur le taux de croissance de long terme du produit par tête.
En revanche, il a une in‡uence négative sur le capital par tête. La croissance de la population
impose d’équiper en capital les nouveaux entrants sur le marché du travail. A taux d’épargne
donnée, cela conduit à une baisse du capital par tête de long terme et donc à une baisse du
salaire réel, mais à une hausse du taux d’intérêt réel. On parle d’e¤et de dilution.
Formellement, le capital par tête de long terme kS est déterminé par
f (kS ) n+
=
kS s
Comme la productivité moyenne est décroissante, kS est d’autant plus faible que le taux de
croissance de la population est élevé. Une augmentation de ce taux de croissance diminue donc
le revenu par tête de long terme. Le salaire réel et le taux d’intérêt réel de long terme valent
respectivement

wS = f (kS ) kS f 0 (kS )
rS = f 0 (kS )

Le premier diminue quand n augmente (formellement, @wS =@n = kS f 00 (kS )@kS =@n), tandis
que le second augmente quand n augmente.
1) Les hypothèses sont qu’il n’y a pas de mobilité internationale des capitaux, hormis le fait que
les migrants arrivent dans le pays d’accueil avec leur capital, mais qu’il y a parfaite mobilité
du travail. Peu réaliste. On considère souvent que le capital est plus mobile que le travail.
Remarque : on devrait aussi distinguer la mobilité du capital …nancier (c’est-à-dire l’existence
d’un marché …nancier international) et la mobilité du capital physique.
2) Evolution du capital en niveau (en omettant l’indice temporel) :

K_ = sF (K; L) K + kM

Page 22
Evolution du capital par tête :

K_ L_
k_ = k = sf (k) (n + m + )k + mk
L L

3) On suppose que le taux de migration m est constant.

k_ = sf (k) (n + )k + m k k

Si k < k; la présence de migrations augmente k: _ C’est intuitif : les migrants arrivent avec un
capital par tête supérieur au capital par tête du pays d’accueil. Peu réaliste : on voit mal alors
pourquoi l’immigration aurait lieu vers un pays d’accueil moins riche que le pays d’origine des
migrants (k étant une estimation du capital par tête dans ce dernier). Si k > k; la présence de
migrations diminue k:_
4) On suppose a priori que le niveau de capital k que les immigrés peuvent apporter est inférieur
à celui qu’atteindrait à long terme le pays d’accueil en l’absence de migrations.
Plusieurs représentations graphiques sont possibles.
On peut raisonner sur le diagramme de Solow synthétique, en traçant les trois courbes
suggérées dans l’énoncé :
k_ = sf (k) (n + )k
Solow n

k_ = sf (k) (n + m + )k
Solow n+m

k_ = sf (k) (n + )k + m k k = sf (k) (n + m + )k + mk
migr

= k_ +m k k = k_ + mk
Solow n Solow n+m

Ceci permet de situer les di¤érentes courbes, pour chaque niveau de k, sur la …gure 1.
k_ 6

-
kS k k kS k

k_ k_ k_
Solow n
Solow n+m migr

Figure 1

2 Page 23
La valeur stationnaire k du capital par tête dans le modèle avec migrations est inférieure à
celle, kS , du modèle de Solow sans migrations, mais supérieure à celle, kS , du modèle de Solow
sans migrations mais avec un taux de croissance démographique égal à m + n.
Les migrations augmentent le taux de croissance démographique et accroissent donc le
phénomène de dilution : il faut équiper en capital les migrants. Mais cet e¤et de dilution est
amoindri par le fait que les migrants apportent du capital. Il ne disparaît pas parce que les
migrants apportent un capital inférieur à celui que …nit par atteindre le pays développé.
On peut aussi mener l’analyse sur la …gure 2, plus détaillée, qui distingue l’épargne sf (k)
de l’impact de la démographie et de la dépréciation, (n + )k dans le modèle de Solow habituel,
(n + m + )k mk dans le modèle avec migrations, (n + m + )k dans le modèle de Solow
avec un taux de croissance démographique de n + m:
Dès lors que k < kS , comme on l’a supposé, le point stationnaire k se situe à gauche du
point stationnaire sans migrations kS (k < kS ) La migration diminue le capital par tête de
long terme, par rapport au cas sans migration. En revanche, k > kS ; le capital par tête de
long terme du cas où il n’y a pas de migrations et où le taux de croissance de la population est
n + m. La raison en est que les agents qui naissent dans le pays “arrivent”avec un capital nul,
tandis que les migrants arrivent avec un capital positif k: L’e¤et de dilution est donc moins
important. Ces résultats se transposent directement en termes de revenu par tête de long terme.
(n + m + )k mk
(n + m + )k (n + )k
6

sf (k)

-
kS k k kS k
mk

Figure 2

En…n, on peut mener l’analyse sur la …gure 3. Pour construire cette …gure, on considère que
l’épargne par tête en cas de migrations est l’épargne domestique sf (k) plus l’épargne apportée
par les immigrants mk:

3 Page 24
6
(n + m + )k
(n + )k

sf (k) + mk

sf (k)

-
kS k kS
Figure 3

Il est mons facile de voir sur cette dernière représentation que k < kS , k < kS :
5) La fonction d’immigration est maintenant

0 si kt < k
m(kt ) =
(kt k); avec 0 < si kt > k

Cette spéci…cation permet de traduire le fait que l’immigration n’a lieu que si le capital par
tête est plus élevé dans le pays d’accueil que dans le pays d’origine. L’immigration est d’autant
plus importante que l’écart est grand.
Les niveaux de salaire peuvent justi…er ce mécanisme. Si les deux pays ont la même fonction
de production, un capital par tête plus élevé implique un salaire plus élevé. Les travailleurs
migrent si le salaire est plus élevé dans le pays d’accueil, c’est-à-dire si le capital par tête y est
plus élevé. On peut considérer que k représente a priori le capital par tête moyen dans le pays
de départ, qui détermine le niveau des salaires, mais qu’il représente aussi le niveau de capital
apporté en moyenne par chaque migrant.
L’évolution du capital par tête est alors :

k_ = sf (k) (n + )k m(k)(k k)
sf (k) (n + )k si k < k
=
sf (k) (n + )k (k k)2 ; si k > k

De nouveau, on peut donner plusieurs représentations de ce modèle.

4 Page 25
k_ 6

-
k

Figure 4
(n + )k + (k k)2
6 (n + )k

sf (k)

-
k k kS k
Figure 5

On a toujours k < kS :
6) Dans ce problème les migrations ont toujours un e¤et négatif sur les travailleurs du pays
d’accueil. Bien d’autres e¤ets peuvent jouer dans un sens positif. Les migrations peuvent se
traduire par l’arrivée de catégories de travailleurs qui font défaut dans le pays d’accueil. Elles
peuvent compenser une tendance à la baisse de la population. Pour des motifs qui ne sont pas
seulement économiques, une telle baisse n’est sans doute pas souhaitable. L’arrivée de migrants
jeunes peut aussi faciliter le …nancement des retraites, mais cet e¤et positif n’est a priori que
temporaire.

Exercice 2 : accumulation de connaissances et croissance

Fonction de production agrégée de bien …nal :

Yt = F (Kt ; At LY t ) = Kt (At LY t )1 ; 0< <1

Evolution du stock de connaissances :

A_ t = LAt At ; > 0; 1

5 Page 26
La production de connaissances A_ t augmente avec le nombre de chercheurs. représente
l’e¢ cacité de la recherche. mesure l’impact du stock de connaissances existant sur la produc-
tion de nouvelles connaissances.
1) (a) = 1 : cas envisagé par Romer. La production de connaissances augmente avec le stock
de connaissances car > 0 (e¤et standing on shoulders). En outre, le taux de croissance du
stock de connaissances est indépendant du niveau de ce stock car = 1 ; autrement dit, la
productivité du stock de connaissances dans la production de connaissances est constante.
(b) 0 < < 1 : e¤et standing on shoulders, mais la productivité du stock de connaissances
dans la production de connaissances est décroissante.
(c) < 0 : la production de connaissances est une fonction décroissante du stock de
connaissances. E¤et d’épuisement des opportunités technologiques (…shing out).
2) = LLAtt part des chercheurs dans la population totale, supposée constante au cours du temps.
Revenu par tête :
Yt K (At (1 )Lt )1
yt = = t = kt (At (1 ))1
Lt Lt
Taux de croissance du revenu par tête :

gyt = gkt + (1 )gAt

Taux de croissance du stock de connaissances :


1 1
gAt = LAt At = Lt At

3) Cas = 1:
gAt = Lt
D’après cette expression, il existe un sentier de croissance équilibrée à taux constant si la
population est constante (Lt = L; n = 0). Alors, le long de ce sentier, on a gA = L;
gkt = gyt = gy et
gy = gA = L
4) Cas 6= 1: Il existe un sentier de croissance équilibrée à taux constant si gAt est constant,
_
c’est-à-dire si Lt At 1 est constant au cours du temps, c’est-à-dire encore si LLtt + ( 1)gA = 0:
Alors,
n
gy = gA =
1
5) Cas = 1 : les déterminants de la croissance sont la productivité de la recherche ; la part
du travail consacré à la recherche et la taille de la population L (e¤et de taille ou d’échelle,
empiriquement contestable).
Cas 6= 1 : les déterminants de la croissance sont le taux de croissance de la population
et non plus son niveau (plus d’e¤et d’échelle) et le paramètre mesurant l’impact du stock de
connaissances existant sur la production de nouvelles connaissances. Plus est élevé (c’est-
à-dire proche de 1), plus il est facile d’innover et donc plus le taux de croissance est élevé.
n’a pas d’in‡uence sur le taux de croissance de long terme. Une hausse de augmente bien à
court terme la production de connaissances, mais comme < 1 la productivité de ces nouvelles
connaissances est plus faible. A long terme, les deux e¤ets se compensent.
En…n, une augmentation de toutes choses égales par ailleurs provoque une baisse du niveau
du produit par tête, car moins de travail est consacré à la production.

6 Page 27
Université de Paris I
Macroéconomie L3 : la croissance
IUP, Magistère, MASS
Partiel de janvier 2006

Question (7 points)

Portée et limites du modèle de Solow.

Exercice 1 : progrès technique biaisé (4 points)

On considère une économie dans laquelle la fonction de production est une CES :
h 1 1
i 1
1
Y = F (K; L) = aK 1 + (1 a) (AL)1 1
;
où Y est la production, K le stock de capital L l’emploi et A le progrès technique, exogène.
1) Commentez la forme de la fonction de production. Que représentent les paramètres a et
? Que peut-on dire du progrès technique ?
2) Calculez les productivités marginales du capital et du travail. Si l’on suppose que la
concurrence est parfaite, que vaut le prix relatif du travail par rapport au capital ? Comment
varie-t-il quand l’abondance relative de travail L=K augmente ? Interprétez.
3) On dira que le progrès technique est biaisé en faveur du travail s’il augmente la productiv-
ité marginale du travail davantage que celle du capital (c’est-à-dire le prix relatif du travail par
rapport au capital), toutes choses égales par ailleurs. Discutez du biais du progrès technique
dans ce modèle, en fonction de la substituabilité des facteurs de production. Commentez.

Exercice 2 : croissance par innovation et par imitation (9 points)

On considère une économie dans laquelle l’emploi total L; constant, peut être consacré à la
production (LY ) ou à la recherche (LA ) :

L = L Y + LA
On note A = LLA la part de l’emploi dans la recherche dans l’emploi total.
La fonction de production est très simple :

Y = ALY

où A est le stock de connaissances technologiques.


L’équation d’accumulation des connaissances s’écrit :

A_ = LA A; >0

1) Réécrivez les deux équations précédentes en utilisant A et interprétez le modèle. Que


représente ?

Page 28
2) On suppose tout d’abord que A est constant. Quel est le taux de croissance du produit
par tête y dans cette économie ?
3) On suppose maintenant qu’à une certaine date l’économie décide de consacrer davantage
de ressources à la recherche : A augmente. Que devient le taux de croissance du produit par
tête ? Que devient, à l’instant ; le niveau du produit par tête ? Représentez graphiquement
ln At en fonction du temps t et ln yt en fonction du temps t; en indiquant ce qui se produit à
l’instant : Commentez.
4) On s’intéresse maintenant non plus à un seul pays mais à deux pays, 1 et 2. Ces deux
pays sont supposés de même taille (même L). Les parts de l’emploi dans la recherche dans les
L
deux pays sont notées A;1 et A;2 = A;2L
; et on fait l’hypothèse A;1 > A;2 :
Les fonctions de production des deux pays sont identiques :

Y1 = A1 LY;1 ; Y2 = A2 LY;2

Le pays 1 est le “leader technologique” : c’est dans ce pays que l’activité d’innovation a
lieu. Le pays 2 est suiveur ; il n’innove pas mais imite les technologies mises au point dans le
pays 1. On a donc A1 > A2 8t. Les équations d’accumulation des connaissances des deux pays
sont alors di¤érentes :

A1
A_ 1 = LA;1 A1 ; A_ 2 = LA;2 A2 ; > 0; 0< <1
A2

A1
Comment peut-on interpréter le terme A2
dans l’équation d’accumulation des con-
naissances du pays 2 ? Représentez graphiquement ce terme en fonction de A1 =A2 ; l’écart
technologique entre les deux pays.
5) Que valent les taux de croissance du produit par tête dans les deux pays ? Représentez
graphiquement ces taux de croissance en fonction de l’écart ttechnologique.
6) Que vaut le taux de croissance de l’écart technologique ? On suppose qu’initialement
l’écart technologique est très important. Comment va-t-il évoluer au cours du temps ? Pourquoi
va-t-il converger vers une valeur stationnaire, et quelle est-elle ?
7) Donnez l’expression du niveau du revenu par tête dans les deux pays, puis du rapport
de ces revenus par tête en fonction de l’écart technologique. Le leader technologique a-t-il
forcément un revenu par tête plus élevé que le suiveur ? Commentez.

2 Page 29
Partiel de janvier 2006
Corrigé des exercices

Exercice 1 : progrès technique biaisé

Fonction de production CES :


h 1 1
i 1
1
Y = F (K; L) = aK 1 + (1 a) (AL)1 1

1) C’est une fonction à facteurs substituables. a est un paramètre positif de part du capital,
est l’élasticité de substitution du capital au travail, constante comme l’indique le nom de la
fonction. Les rendements d’échelle sont constants. Le progrès technique A porte sur le travail.
2) Productivités marginales du capital et du travail :
1 1
@F Y @F 1 1 Y
=a et = (1 a)A
@K K @L L
Si la concurrence est parfaite le prix relatif du travail par rapport au capital est égal au
rapport des productivités marginales :
1
w @F=@L 1 a 1 1 L
= = A
u @F=@K a K
Le prix relatif du travail par rapport au capital est décroissant par rapport à l’abondance
L
relative du travail K : E¤et de substitution
3) Le progrès technique est biaisé en faveur du travail s’il augmente la productivité marginale
du travail davantage que celle du capital, toutes choses égales par ailleurs. Dans ce modèle :
@F=@L
si > 1 une augmentation de A augmente @F=@K : Donc si K et L sont très substituables,
un PT portant sur le travail est aussi biaisé en faveur du travail ;

si < 1 c’est l’inverse ;

si = 1 (cas Cobb-Douglas), pas de biais.

Exercice 2 : croissance par innovation et par imitation

L’emploi total L; constant, peut être consacré à la production ou à la recherche : L =


LY + LA . A = LLA est la part de l’emploi dans la recherche dans l’emploi total, et donc 1 A
la part de l’emploi dans la production.
1) Fonction de production :

Y = ALY = A(1 A )L

Equation d’accumulation des connaissances technologiques :

A_ = LA A = A LA; >0

Page 30
représente l’e¢ cacité de la recherche. A A donné, plus est élevé plus un nombre donné LA
de chercheurs produit une quantité importante de connaissances technologiques.
Dans ce modèle (sans capital physique), le moteur de la croissance est le progrès technique,
endogène. Accumulation des connaissances à la Romer 1991.
2) On suppose que A est constant. Produit par tête :
Y
y= = A(1 A)
L
Taux de croissance du produit par tête :

y_ A_
= = AL
y A
Ce taux est constant. Il est d’autant plus élevé que la recherche est e¢ cace, que la part du
travail consacrée à la recherche est grande et que la taille du pays est grande (e¤et d’échelle).
3) A la date l’économie décide de consacrer davantage de ressources à la recherche :
A augmente. Le taux de croissance du produit par tête, qui est une fonction linéaire de
A ; augmente également. Le niveau du produit par tête est y = A(1 A ): A l’instant il
diminue donc (saut vers le bas), puis il croît à un taux plus élevé que précédemment. Donc
l’accroissement des ressources consacrées à la recherche provoque à la fois un e¤et de niveau
négatif (dû à la baisse des ressources en travail consacrées à la production) et un e¤et de taux
positif (dû à l’accélération du progrès technique) sur le produit par tête. Formellement, on a :

A_ A Lt
= AL , At = A0 e , ln At = ln A0 + A Lt
A
et
yt = At (1 A) , ln yt = ln At + ln(1 A) = ln A0 + ln(1 A) + A Lt

ln At 6 #
#
#
#
#
#
#
! #
! !!
!!!
ln A0 !

-
0
ln yt 6 #t
#
#
#
#
#
! #
!
!!! #
!!
ln A0 + ln(1 A) !

-
0 t
4) On considère deux pays, 1 et 2 de même taille (même L). Parts de l’emploi dans la
recherche dans les deux pays : A;1 et A;2 avec A;1 > A;2 :

2 Page 31
Fonctions de production :

Y1 = A1 LY;1 = A1 (1 A;1 )L; Y2 = A2 LY;2 = A2 (1 A;2 )L

Le pays 1 est le “leader technologique” : il innove. Le pays 2 est suiveur : il imite les
technologies mises au point dans le pays 1. On a donc A1 > A2 8t. Equations d’accumulation
des connaissances :

A1
A_ 1 = LA;1 A1 = A;1 LA1 ; A_ 2 = A;2 LA2 ; > 0; 0< <1
A2

A1
Le terme A2
représente l’e¢ cacité de l’imitation dans le pays 2. L’hypothèse sous-
jacente est que plus l’écart technologique A1 =A2 est grand plus cette e¢ cacité est importante.
A1
A2 6

-
1 A1 =A2
5) Taux de croissance du produit par tête :

y_ 1 A_ 1 y_ 2 A_ 2 A1
= = A;1 L; = = A;2 L
y1 A1 y2 A2 A2
y_ 1 y_ 2
y1
est constant au cours du temps tandis que y2
ne l’est pas. Il est d’autant plus élevé que
l’écart technologique est grand.
y_ 2
6 y2

A;1 L
y_ 1
y1

A;2 L

-
1 A1 A1
A2 A2
6) Le taux de croissance de l’écart technologique est
!
A_ 1 A_ 2 A1 A1 A;2
= A;1 L A;2 L = A;1 L 1
A1 A2 A2 A2 A;1

Si initialement l’écart technologique est très important (A1 =A2 1), le membre de droite de
l’équation ci-dessus est négatif et le taux de croissance de l’écart technologiqe aussi : l’écart

3 Page 32
technologique diminue. Cette diminution se poursuit jusqu’à ce que le taux de croissance de
l’écart soit nul. L’écart technologique atteint alors une valeur stationnaire :
1
A1 A;1
= >1
A2 A;2

Plus la part du travail consacrée à la recherche dans le pays 1 est élevée par rapport à la part
du travail consacrée à l’imitation dans le pays 2, plus l’écart technologique stationnaire de long
terme est grand.
7) Niveau du revenu par tête :

y1 = A1 (1 A;1 ); y2 = A2 (1 A;2 )

Rapport des revenus par tête des deux pays :

y1 A1 1 A;1
=
y2 A2 1 A;2

1
Le leader technologique a donc un revenu par tête plus élevé que le suiveur ssi A 1
A2
> 1 A;2
A;1
c’est-à-dire ssi l’écart technologique est plus grand que l’inverse du rapport des parts de travail
consacrées à la production dans les 2 pays. Or ceci n’est pas nécessairement vrai.
En particulier, à l’état stationnaire, le leader a un revenu par tête plus élevé que le suiveur
1
1
ssi A;1 > 1 A;2 i.e. A;1 (1 A;1 ) > A;2 (1 A;2 ) : On peut en déduire une condition sur
A;2 A;1
les valeurs respectives de A;1 et A;2 pour que le leader ait un revenu par tête plus élevé que le
suiveur à l’état stationnaire, mais ce n’est pas demandé. Le point important et contre-intuitif
est que le revenu par tête du leader n’est pas forcément plus élevé ; consacrer beaucoup de
ressources à l’innovation a un e¤et positif sur le taux de croissance, mais aussi un e¤et négatif
sur le niveau du revenu puisque ça implique de consacrer moins de ressources à la production.

4 Page 33
Université de Paris I
3ème année de sciences économiques
Macroéconomie 3 (économétrie, magistère, MASS)
Partiel de mai 2005

QUESTIONS (4 points chacune ; il sera tenu compte de la clarté et de la rigueur de


l’exposition bien davantage que de sa longueur.)

1. Expliquer la méthodologie de la comptabilité de la croissance. Quels en sont les principaux


enseignements ?
2. En quoi l’accumulation de capital humain est-elle un facteur de croissance ?

EXERCICE (12 points)

I. Le tableau suivant donne pour la France la consommation et la FBCF en volume et leurs


prix, en 1978 et 2003 (source : INSEE, comptes nationaux).

1978 2003
consommation (milliards d’euros 1995) 486,2 762,3
FBCF (milliards d’euros 1995) 160,7 276,3
prix conso.(base 100 en 1995) 38,5 112,1
prix FBCF (base 100 en 1995) 48,8 108,1

Calculer les taux de croissance annuels moyens de la consommation et de la FBCF en


volume, et le taux de croissance annuel moyen du prix relatif de la FBCF par rapport à la
consommation. Qu’observe-t-on ?
Les comptes nationaux montrent par ailleurs que le taux d’épargne est resté approximative-
ment stable sur la période 1978-2003. Cet exercice propose un modèle de croissance susceptible
de reproduire ces faits stylisés, communs à l’ensemble des pays de l’OCDE.

II. On considère une économie dans laquelle existent deux secteurs, un secteur de production
d’un bien de consommation (indicé par c) et un secteur de production d’un bien d’investissement
(indicé par i). Les fonctions de production s’écrivent respectivement dans ces deux secteurs :

Ct = B (Ktc ) L1t
It = A Kti

où A et B sont des paramètres positifs, un paramètre compris entre 0 et 1, Ktc le stock de


capital utilisé dans la production de bien de consommation, Kti le stock de capital utilisé dans
la production de bien d’investissement, Ct l’o¤re de bien de consommation, It l’o¤re de bien
d’investissement et Lt la population employée à l’instant t:
1. Interpréter ces fonctions de production et les écrire en grandeurs par tête (notées avec des
lettres minuscules).
2. On note Kt le stock de capital total. Le taux de dépréciation du capital est > 0 et le taux
de croissance de la population n > 0: Ecrire l’équation d’accumulation du capital par tête.

Page 34
3. On choisit le bien de consommation comme numéraire et on note pt le prix relatif du bien
d’investissement. La concurrence est parfaite, le capital parfaitement mobile entre les deux
secteurs. On note wt le taux de salaire nominal et ut le coût d’usage nominal du capital. Ecrire
le programme des entreprises des deux secteurs et donner les conditions d’optimalité décrivant
les demandes optimales de facteurs.
4. En déduire une équation reliant le prix relatif du bien d’investissement et le capital par tête
optimal dans le secteur du bien de consommation.
5. On note gk le taux de croissance du capital par tête utilisé dans le secteur du bien de
consommation. Quelle relation (déduite de la question précédente) lie le taux de croissance du
prix relatif du bien d’investissement et gk ?
6. On note gc le taux de croissance de la consommation par tête. D’après la fonction de
production du bien de consommation, quelle relation lie gc et gk ? Commenter, en référence
aux faits stylisés mis en évidence en I.
7. On admet que le coût d’usage nominal du capital vaut :

p_t
ut = p t rt +
pt

où rt est le taux d’intérêt nominal. Que vaut le taux d’intérêt, en fonction du taux de croissance
du prix du bien d’investissement et des paramètres ?
8. On admet que le comportement des consommateurs conduit à la relation suivante donnant
le taux de croissance de la consommation par tête :

gc = (rt n )

où est l’élasticité de substitution intertemporelle de la consommation et le taux d’actualisation.


Trouver alors une seconde relation liant gk et gc : En déduire les valeurs respectives de gk et gc
et commenter.
9. A quelle condition, que l’on interprétera, les deux taux de croissance sont-ils positifs ? On
supposera dans la suite cette condition véri…ée.
10. On admet sans le démontrer que le capital par tête total kt et ses composantes ktc et kti
croissent dès l’instant initial au même taux gk . Que valent alors à tout instant le rapport kti =kt
(on utilisera l’équation d’accumulation du capital par tête) et le rapport ktc =kt ou, autrement
dit, comment s’e¤ectue le partage du capital entre les deux secteurs ? (On supposera véri…ée
la condition sur les paramètres qui assure que les deux rapports sont compris entre 0 et 1.)
11. Donner l’expression de l’investissement par tête it ; la consommation par tête ct ; le prix
relatif de l’investissement pt et l’investissement par tête en valeur pt it , en fonction de gk ;des
paramètres du modèle et du stock de capital par tête initial k0 .
12. On dé…nit le taux d’épargne par st = ctp+p t it
t it
: En utilisant la question précédente, montrer
que l’on a :
(gk + n + )
st =
A (1 )(gk + n + )
Commenter.
13. Comment varient gc ; gk et p_t =pt quand augmente ? Etudier et interpréter le cas particulier
= 1:

2 Page 35
Macroéconomie 3 (économétrie, magistère, MASS)
Partiel de mai 2005, corrigé de l’exercice

I. Le taux de croissance annuel moyen de la grandeur x entre 1978 et 2003 est dé…ni par :
1
x2003 25
TCAM = 1
x1978

On obtient les valeurs suivantes (le TCAM du prix relatif de la FBCF par rapport à la con-
sommation étant la di¤érence entre le TCAM du prix de la FBCF et celui du prix de la
consommation) :

TCAM (%)
consommation 1,82
FBCF 2,19
prix conso. 4,38
prix FBCF 3,23
prix relatif -1,15

On observe que les taux de croissance de la consommation et de la FBCF en volume sont


di¤érents, le second étant sensiblement plus élevé que le premier, et que le prix relatif diminue
au cours du temps.

II.
1. La fonction de production dans le secteur du bien de consommation est une Cobb-Douglas
à rendements d’échelle constants, et rendement marginal du capital décroissant. La fonction
de production dans le secteur du bien d’investissement est une fonction à rendement marginal
du capital constant, de type AK. La condition qui permet une croissance illimitée n’est donc
remplie que dans le secteur du bien d’investissement.
En grandeurs par tête, les fonctions de production s’écrivent :

ct = B (ktc )
it = Akti

2. On a Kt = Ktc + Kti et donc en grandeurs par tête :

kt = ktc + kti

L’équation d’accumulation du capital s’écrit K_ t = It Kt ; et donc en grandeurs par tête :

k_ t = it (n + )kt = Akti (n + )kt

Page 36
3. Programme des entreprises du secteur du bien de consommation (en grandeurs par tête) :
c
max = ct wt ut ktc = B (ktc ) wt ut ktc
Conditions du premier ordre : égalités des productivités marginales des facteurs et de leurs
rémunérations, soit :
B (ktc ) 1 = ut
(1 )B (ktc ) = wt
Programme des entreprises du secteur du bien d’investissement :
i
max = p t it ut kti = Apt kti ut kti
Condition du premier ordre :
Apt = ut
4. On déduit des conditions du premier ordre portant sur le capital l’équation suivante, par
élimination de ut :
B (ktc ) 1 = Apt
5. Soit gk le taux de croissance du capital par tête utilisé dans le secteur du bien de consom-
mation. La di¤érentiation logarithmique de l’équation précédente donne :
p_t
=( 1)gk
pt
Donc si gk est positif, le prix relatif du bien d’investissement par rapport au bien de consom-
mation diminue (car < 1), ce qui correspond à l’un des faits que l’on cherche à reproduire.
6. Soit gc le taux de croissance de la consommation par tête. La di¤érentiation logarithmique
de la fonction de production du bien de consommation donne :
gc = gk
Donc gc est inférieur à gk (toujours car < 1), ce qui correspond au deuxième fait que l’on
cherche à reproduire.
p_ t
7. Le coût d’usage nominal du capital est ut = pt rt + pt
; mais on a également ut = Apt :
On déduit de ces deux relations le taux d’intérêt nominal :
p_t
rt = A +
pt
8. On a :
gc = (rt n )
p_t
= A n +
pt
= (A n +( 1)gk )
= (1 )gk + (A n )

Page 37
soit une deuxième équation liant gk et gc : On déduit de ces deux équations :
gk = (A n )
+ (1 )
gc = (A n )
+ (1 )
9. Ces deux taux de croissance sont positifs si et seulement si :
A >n+
On suppose dans la suite cette condition véri…ée. Elle signi…e que la productivité marginale
nette du capital dans le secteur du bien d’investissement doit être su¢ samment grande par
rapport à la somme du taux de croissance démographique et du taux d’actualisation, c’est-à-
dire l’impatience des agents.
10. k; k c et k i croissent à tout instant au même taux gk (on ne le démontre pas ici mais on
l’admet). L’équation d’accumulation du capital par tête donne alors :
k_ t ki ki gk + n +
= A t (n + ) , t =
kt kt kt A
On en déduit :
ktc kti gk + n +
=1 =1
kt kt A
11.
ki gk + n +
it = Akti = A t kt = A k0 egk t = (gk + n + )k0 egk t
kt A
ktc gk + n +
ct = B (ktc ) = B kt = B 1 k0 e gk t
kt A
1
B c 1 B gk + n + 1 ( 1)gk t
pt = (kt ) = 1 k0 e
A A A
1
B gk + n + gk t
p t it = 1 (gk + n + )k0 e
A A
La consommation par tête ct et l’investissement par tête nominal pt it croissent au même
taux gk :
12. Taux d’épargne :
p t it
st =
c t + p t it
B gk +n+ 1 gk t
A
1 A
(gk + n + )k0 e
= 1
gk +n+ B gk +n+
B 1 A
k 0 e gk t + A
1 A
(gk + n + )k0 e gk t

(g + n + )
A k
= gk +n+
1 A
+ A (gk + n + )
(gk + n + )
=
A (1 )(gk + n + )

Page 38
Le taux d’épargne est donc constant, ce qui correspond au 3ème fait stylisé.
13.
2
@gc
= (A n )>0
@ ( + (1 ))2
@gk (1 )
= (A n )T0, T1
@ ( + (1 ))2
@(p_t =pt )
= (A n )>0
@ ( + (1 ))2
Quand augmente, les taux de croissance de la consommation et du prix relatif de l’investissement
augmentent, tandis que le sens de variation du taux de croissance du capital dépend de la valeur
par rapport à 1 de l’élasticité de substitution intertemporelle de la consommation.
Dans le cas particulier où = 1; on a un rendement marginal du capital constant dans les
deux secteurs, p_t =pt = 0; gc = gk = (A n ); s = gk +n+
A
: La productivité marginale du
capital dans le secteur du bien de consommation, B; n’intervient pas du tout. On retrouve le
modèle AK habituel.

Page 39
U NIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON -S ORBONNE , UFR 02

Licence 3 Économie Durée : 2 heures


Statistiques Appliquées Examen de 2nde session, 28 juin 2011

QCM (10 pts)

Le première partie de cet examen consiste en une série de 5 questions à choix multiple. Pour
chaque question, 4 réponses possibles sont proposées. Une seule de ces 4 réponses est correcte.
Pour chaque question, choisir la réponse correcte rapporte 2 points. Choisir une réponse
incorrecte (ou donner plusieur réponses) retranche un demi point. Ne pas choisir de ré-
ponse ne rapporte ni ne retranche aucun point. Le total des points obtenus à ce QCM ne
pourra pas être négatif.

1 - Un estimateur µ̂ d’un paramètre inconnu µ est convergent. Cela implique


a) Uniquement qu’il est forcément sans biais
b) Uniquement qu’il est forcément de variance minimale
c) Ni forcément l’un, ni forcément l’autre
d) Forcément les deux

2 - On dispose d’un échantillon de N = 9 observations issues d’une loi normale N (µ,σ 2 ) où µ


et σ 2 sont des paramètres inconnus. La moyenne des observations est X̄ = 1.25, et la variance
empirique (non corrigée) est de S̃ 2 = 4. Un test de H0 : µ = 0 contre H1 : µ > 0 aura comme
conclusion :
a) H0 est rejeté au seuil α = 1%
b) H0 est rejeté au seuil α = 5%, mais pas au seuil α = 1%
c) H0 est rejeté au seuil α = 10%, mais pas au seuil α = 5%
d) H0 n’est pas rejeté au seuil α = 10%

3 - On dispose d’un échantillon de N observations X1 . . . Xn d’une variable aléatoire discrète


de paramètre λ dont la fonction de densité est
( k
λ −λ
e si k ∈ N
f (k) = Pr (X = k) = k!
0 sinon

L’estimateur de maximum de vraisemblance de λ sera :


a) λ̂ = X̄n
b) λ̂ = 1/X̄n
2
c) λ̂ = N1−1 N
P
i=1 Xi − X̄n

d) λ̂ = k/X̄n

1
Page 40
4 - On souhaite construire un intervalle de confiance bilatéral à 95 % pour l’espérance inconnue
µ d’une loi normale N (µ,σ 2 ) dont la variance σ 2 est connue et égale à 1. On se demande quelle
est la taille N de l’échantillon qu’on doit collecter. Parmi les valeurs suivantes de N , quelle est
la valeur minimale qui assure que la largeur de cet intervalle de confiance sera plus petit que
0.2 ?
a) N = 200
b) N = 300
c) N = 400
d) N = 500

5 - Un étudiant choisit une réponse au hasard à chacune des 5 questions de ce QCM. Quelle est
l’espérance du nombre de points total qu’il va obtenir au QCM ?
a) 0,625
b) 0,842
c) 1,218
d) 1,417

Questions de cours
1 - Un estimateur du maximum de vraisemblance est toujours sans biais, mais n’est pas forcé- (1,5 pts)
ment convergent. Est-ce exact ?

2 - Lorsqu’on effectue un test de niveau α quelconque et qu’on ne rejette pas H0 , cela veut-il (1 pts)
dire que H1 est fausse ?

3 - Si vous disposez de deux estimateurs sans biais et convergents pour un paramètre d’intérêt, (1,5 pts)
cela veut-il dire que vous avez tout intérêt à choisir l’estimateur dont le calcul est le plus simple,
car le choix entre ces deux estimateurs n’impactera pas la qualité de votre estimation ?

Exercice (6 pts)

La durée d’attente dans un centre d’appel peut être modélisée comme une loi exponentielle
de paramètre λ dont la densité est
(
λe−λx si x ≥ 0
fX (x) =
0 sinon

Vous observez un échantillon de taille n = 15 temps d’attente dont la moyenne empirique est
X n = 10
3
. On rappelle qu’une variable aléatoire suivant une loi exponentielle de paramètre λ a
pour espérance λ1
a) Écrivez les fonctions de vraisemblance et de log-vraisemblance pour cet échantillon.
b) Trouvez l’estimateur du maximum de vraisemblance de λ, et donnez la valeur correspon-
dante pour notre échantillon (on supposera que la condition du second ordre est vérifiée).

2
Page 41
c) On veut tester H0 : λ = λ0 contre H1 : λ = λ1 , avec λ1 > λ0 . En vous servant du Lemme
de Neyman-Pearson, montrez que le test de plus puissant de notre jeu d’hypothèses mène
à une région de rejet du type X n ≤ c où c est une constante (on ne demande pas de
calculer c pour le moment). Expliquer en une ou deux phrases en quoi la forme de cette
région de rejet « a du sens ».
d) On peut montrer que, si X suit une exponentielle de paramètre λ, alors 2λ ni=1 Xi suit
P
une loi du χ2 à 2n degrés de liberté. Utilisez ce fait pour tester H0 : λ = 0.2 contre
H1 : λ = 0.4 au niveau α = 0.01 dans notre échantillon.
NB : cette question peut être résolue même si vous n’avez pas répondu aux questions pré-
cédentes (mais utilisez quand même les indication données dans leurs énoncés...).

La distribution normale N (0,1)


Z x
1 2
Pr[X ≤ x] = Φ(x) = √ e−y /2 dy; Φ(−x) = 1 − Φ(x)
−∞ 2π

x 0.00 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09
0.0 0.5000 0.5040 0.5080 0.5120 0.5160 0.5199 0.5239 0.5279 0.5319 0.5359
0.1 0.5398 0.5438 0.5478 0.5517 0.5557 0.5596 0.5636 0.5675 0.5714 0.5753
0.2 0.5793 0.5832 0.5871 0.5910 0.5948 0.5987 0.6026 0.6064 0.6103 0.6141
0.3 0.6179 0.6217 0.6255 0.6293 0.6331 0.6368 0.6406 0.6443 0.6480 0.6517
0.4 0.6554 0.6591 0.6628 0.6664 0.6700 0.6736 0.6772 0.6808 0.6844 0.6879
0.5 0.6915 0.6950 0.6985 0.7019 0.7054 0.7088 0.7123 0.7157 0.7190 0.7224
0.6 0.7257 0.7291 0.7324 0.7357 0.7389 0.7422 0.7454 0.7486 0.7517 0.7549
0.7 0.7580 0.7611 0.7642 0.7673 0.7703 0.7734 0.7764 0.7794 0.7823 0.7852
0.8 0.7881 0.7910 0.7939 0.7967 0.7995 0.8023 0.8051 0.8078 0.8106 0.8133
0.9 0.8159 0.8186 0.8212 0.8238 0.8264 0.8289 0.8315 0.8340 0.8365 0.8389
1.0 0.8413 0.8438 0.8461 0.8485 0.8508 0.8531 0.8554 0.8577 0.8599 0.8621
1.1 0.8643 0.8665 0.8686 0.8708 0.8729 0.8749 0.8770 0.8790 0.8810 0.8830
1.2 0.8849 0.8869 0.8888 0.8907 0.8925 0.8944 0.8962 0.8980 0.8997 0.9015
1.3 0.9032 0.9049 0.9066 0.9082 0.9099 0.9115 0.9131 0.9147 0.9162 0.9177
1.4 0.9192 0.9207 0.9222 0.9236 0.9251 0.9265 0.9279 0.9292 0.9306 0.9319
1.5 0.9332 0.9345 0.9357 0.9370 0.9382 0.9394 0.9406 0.9418 0.9429 0.9441
1.6 0.9452 0.9463 0.9474 0.9484 0.9495 0.9505 0.9515 0.9525 0.9535 0.9545
1.7 0.9554 0.9564 0.9573 0.9582 0.9591 0.9599 0.9608 0.9616 0.9625 0.9633
1.8 0.9641 0.9649 0.9656 0.9664 0.9671 0.9678 0.9686 0.9693 0.9699 0.9706
1.9 0.9713 0.9719 0.9726 0.9732 0.9738 0.9744 0.9750 0.9756 0.9761 0.9767
2.0 0.9772 0.9778 0.9783 0.9788 0.9793 0.9798 0.9803 0.9808 0.9812 0.9817
2.1 0.9821 0.9826 0.9830 0.9834 0.9838 0.9842 0.9846 0.9850 0.9854 0.9857
2.2 0.9861 0.9864 0.9868 0.9871 0.9875 0.9878 0.9881 0.9884 0.9887 0.9890
2.3 0.9893 0.9896 0.9898 0.9901 0.9904 0.9906 0.9909 0.9911 0.9913 0.9916
2.4 0.9918 0.9920 0.9922 0.9925 0.9927 0.9929 0.9931 0.9932 0.9934 0.9936
2.5 0.9938 0.9940 0.9941 0.9943 0.9945 0.9946 0.9948 0.9949 0.9951 0.9952
2.6 0.9953 0.9955 0.9956 0.9957 0.9959 0.9960 0.9961 0.9962 0.9963 0.9964
2.7 0.9965 0.9966 0.9967 0.9968 0.9969 0.9970 0.9971 0.9972 0.9973 0.9974
2.8 0.9974 0.9975 0.9976 0.9977 0.9977 0.9978 0.9979 0.9979 0.9980 0.9981
2.9 0.9981 0.9982 0.9982 0.9983 0.9984 0.9984 0.9985 0.9985 0.9986 0.9986
3.0 0.9987 0.9987 0.9987 0.9988 0.9988 0.9989 0.9989 0.9989 0.9990 0.9990
3.1 0.9990 0.9991 0.9991 0.9991 0.9992 0.9992 0.9992 0.9992 0.9993 0.9993
3.2 0.9993 0.9993 0.9994 0.9994 0.9994 0.9994 0.9994 0.9995 0.9995 0.9995
3.3 0.9995 0.9995 0.9995 0.9996 0.9996 0.9996 0.9996 0.9996 0.9996 0.9997
3.4 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9997 0.9998
3.5 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998 0.9998
3.6 0.9998 0.9998 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999
3.7 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999
3.8 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999 0.9999
3.9 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000 1.0000

3
Page 42
La distribution t de Student
Z t
Γ((r + 1)/2) 1
Pr[T ≤ t] = √ dx
−∞ πr Γ(r/2) (1 + x /r)(r+1)/2
2

Pr[T ≤ −t] = 1 − Pr[T ≤ t]

Pr[T ≤ t]
r 0.90 0.95 0.975 0.99 0.995
1 3.078 6.314 12.706 31.821 63.657
2 1.886 2.920 4.303 6.965 9.925
3 1.638 2.353 3.182 4.541 5.841
4 1.533 2.132 2.776 3.747 4.604
5 1.476 2.015 2.571 3.365 4.032
6 1.440 1.943 2.447 3.143 3.707
7 1.415 1.895 2.365 2.998 3.499
8 1.397 1.860 2.306 2.896 3.355
9 1.383 1.833 2.262 2.821 3.250
10 1.372 1.812 2.228 2.764 3.169
11 1.363 1.796 2.201 2.718 3.106
12 1.356 1.782 2.179 2.681 3.055
13 1.350 1.771 2.160 2.650 3.012
14 1.345 1.761 2.145 2.624 2.977
15 1.341 1.753 2.131 2.602 2.947
16 1.337 1.746 2.120 2.583 2.921
17 1.333 1.740 2.110 2.567 2.898
18 1.330 1.734 2.101 2.552 2.878
19 1.328 1.729 2.093 2.539 2.861
20 1.325 1.725 2.086 2.528 2.845
21 1.323 1.721 2.080 2.518 2.831
22 1.321 1.717 2.074 2.508 2.819
23 1.319 1.714 2.069 2.500 2.807
24 1.318 1.711 2.064 2.492 2.797
25 1.316 1.708 2.060 2.485 2.787
26 1.315 1.706 2.056 2.479 2.779
27 1.314 1.703 2.052 2.473 2.771
28 1.313 1.701 2.048 2.467 2.763
29 1.311 1.699 2.045 2.462 2.756
30 1.310 1.697 2.042 2.457 2.750
40 1.303 1.684 2.021 2.423 2.704
50 1.299 1.676 2.009 2.403 2.678
75 1.293 1.665 1.992 2.377 2.643
100 1.290 1.660 1.984 2.364 2.626
200 1.286 1.653 1.972 2.345 2.601
500 1.283 1.648 1.965 2.334 2.586
1000 1.282 1.646 1.962 2.330 2.581
∞ 1.282 1.645 1.960 2.326 2.576

4
Page 43
U NIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON -S ORBONNE , UFR 02

Licence 3 Économie Durée : 2 heures


Statistiques Appliquées Examen Partiel, 11 janvier 2011

Veuillez justifier soigneusement vos réponses

Questions de cours
1 - Après avoir précisé les notion de risque de première espèce et de puissance pour une procé- (1,5 pts)
dure de test, énoncez le lemme de Neyman-Pearson.

2 - Quelle est la différence entre convergence en probabilité et convergence en loi ? Donnez un (1,5 pts)
exemple de chaque.

3 - Un estimateur sans biais est-il toujours préférable à un estimateur biaisé ? Expliquez pour- (1 pts)
quoi.

4 - Comme une probabilité doit toujours être comprise entre 0 et 1, la même chose doit être (1 pts)
vraie d’une densité de probabilité. Est-ce exact ? Justifiez votre réponse.

Exercices
Exercice 1 Pn (4 pts)
On considère une suite {Zn } de variables aléatoires telles que Zn = i=1 Yi , où les Yi sont des
variables aléatoires indépendantes issues d’une loi de Poisson de paramètre λ. On rappelle que
si X ∼ P (λ), alors E [X] = Var (X) = λ
1. Calculez E Znn et Var Znn
  

Zn p
2. En utilisant l’inégalité de Bienaymé-Chebychev, montrez que n
−→ λ
Zn p
3. Aurait-on pu montrer plus simplement que n
−→ λ ?

Exercice 2 (7 pts)
Vous faites régulièrement la queue au stand des sandwiches au centre Panthéon avant le cours de
Statistiques. À chaque fois, vous avez noté le nombre Xi de personnes servies dans un intervalle
de 10 minutes. Au bout de 12 semaines, vous avez obtenu un échantillon
1
P12 X12 . . . X12 dont la
moyenne empirique est X 12 = 6,5 et la moyenne des carrés est 12 i=1 Xi = 47,8. Vous
pensez que le nombre de personnes servies dans un intervalle de 10 minutes suit une loi de
Poisson de paramètre λ. Pour les propriétés de cette loi, on consultera l’énoncé de l’exercice 1.
1. Donnez l’estimateur de la méthode des moments de λ en vous basant sur la moyenne
empirique.
2. Trouvez un autre estimateur de la méthode des moments de λ en vous basant sur les in-
formations de l’énoncé. Est-il numériquement identique à celui de la question 1 ? Est-ce
un problème ?

1
Page 44
À chaque fois que vous faisiez la queue au stand des sandwiches, vous avez remarqué qu’un
de vos amis était à 5 places devant vous dans la queue. Vous avez noté à chaque fois le temps Ti
qui s’est écoulé entre le moment où il a été servi et celui où vous avez été servi. Votre bouquin
de statistique vous indique que la durée écoulée jusqu’à la k ème occurrence (NB : on a ici k = 5)
d’un événement Poisson de paramètre λ est une variable aléatoire dont la fonction de densité est
( k−1
t
λk e−λt si t ≥ 0
fT (t) = (k−1)!
0 sinon
3. Donnez les fonctions de vraisemblance et de log-vraisemblance d’un échantillon T1 . . . Tn .
4. Donnez l’estimateur du maximum de vraisemblance de λ, et calculez sa valeur observée
lorsque T 12 = 0,84 (NB : le 0,84 correspond à 84 % de l’unité de temps qui est ici de 10
minutes. La « vraie » durée moyenne est de 8,4 minutes).
5. Montrez que le test le plus puissant de H0 : λ = 6 contre H1 : λ = 5 va avoir une région
de rejet de la forme T n ≥ c où c est une constante (on ne demande pas de calculer c).

Exercice 3 (4 pts)
Vous disposez de deux échantillons X1 . . . Xnx et Z1 . . . Znz (nx et nz peuvent être différents)
issus de lois normales indépendantes : Xi ∼ N (µx ,σx2 ) ; Zi ∼ N (µz ,σz2 ). Les variances σx2 et
σz2 sont connues.
1. Donnez la distribution de X nx − Z nz , et construisez un test de H0 : µx = µz contre
H1 : µx > µz se basant sur X nx − Z nz au niveau α = 5% (vous trouverez un extrait de
la table d’une N (0,1) en bas de cette page). Que concluez-vous si nx = 40, nz = 80,
X nx = 1,5, Z nz = 1, σx2 = 1 et σz2 = 4 ?
2. Exprimez la puissance du test en fonction de µx − µz (on notera Φ (x) la probabilité
qu’une variable aléatoire suivant une loi normale centrée-réduite soit inférieure ou égale
à x). Comment varie la puissance en fonction des variances des deux échantillons ?

DE (bonus) (2 pts)

Indiquez rapidement ce qu’illustre le code R suivant, et décrivez le graphique qu’il produit


n=5000
moy=rep(NA,n) # On crée un vecteur vide de taille n
x=runif(n) # On tire dans une U(0,1)
for (i in 1:n) {
moy[i]=mean(x[1:i])
}
plot(moy,type="l")
La distribution normale N (0,1) : Pr[X ≤ x] = Φ(x) ; Φ(−x) = 1 − Φ(x)
x 0.00 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.06 0.07 0.08 0.09
1.4 0.9192 0.9207 0.9222 0.9236 0.9251 0.9265 0.9279 0.9292 0.9306 0.9319
1.5 0.9332 0.9345 0.9357 0.9370 0.9382 0.9394 0.9406 0.9418 0.9429 0.9441
1.6 0.9452 0.9463 0.9474 0.9484 0.9495 0.9505 0.9515 0.9525 0.9535 0.9545
1.7 0.9554 0.9564 0.9573 0.9582 0.9591 0.9599 0.9608 0.9616 0.9625 0.9633
1.8 0.9641 0.9649 0.9656 0.9664 0.9671 0.9678 0.9686 0.9693 0.9699 0.9706
1.9 0.9713 0.9719 0.9726 0.9732 0.9738 0.9744 0.9750 0.9756 0.9761 0.9767
2.0 0.9772 0.9778 0.9783 0.9788 0.9793 0.9798 0.9803 0.9808 0.9812 0.9817

2
Page 45
Éléments de correction du partiel

Questions de cours
1 - Dans une procédure de test, le risque de première espèce, noté α, correspond à
la probabilité de rejeter l’hypothèse nulle alors que cette dernière est vraie : α =
Pr (rejet de H0 |H0 vraie). La puissance, au contraire, est la probabilité de rejeter H0
lorsque cette dernière est fausse : puissance = Pr (rejet de H0 |H0 fausse). C’est égale-
ment 1 − β où β est le risque de seconde espèce : β = Pr (non rejet deH0 |H0 fausse).
Le lemme de Neyman-Pearson indique que la région de rejet LL10 ≤ k où L0 est la
vraisemblance de l’échantillon sous H0 et L1 est la vraisemblance de l’échantillon sous
H1 permet d’obtenir la procédure de test la plus puissante pour tout niveau α dans le cas
où les deux hypothèses sont des hypothèses simples.

2 - On dit qu’une séquence {Xn } de variables aléatoires converge en probabilité vers


p
une variable aléatoire Y (Xn −→ Y ) si limn→∞ Pr (|Xn − Y | > ) = 0 ∀ > 0 ; c’est-
à-dire que Xn tend à devenir identique à Y lorsque n grandit.

On dit qu’une séquence {Xn } de variables aléatoires converge en loi vers une va-
L
riable aléatoire Y (Xn −→ Y ) si limn→∞ Fn (x) = F (y) où Fn (x) est la fonction de
répartition de Xn et F (y) est la fonction de répartition de Y . En d’autres termes, Xn
tend à se comporter de plus en plus comme Y lorsque n augmente (il tend à avoir la
même distribution), sans pour autant devenir identique à Y comme dans le cas de la
convergence en probabilité.

La loi des grands nombre indique que la moyenne empirique d’un échantillon iid
d’une distribution donnée converge en probabilité vers l’espérance de cette distribution
(X n −→ E [X]). Le théorème Central-Limite quant à lui dit que X n −√σE[X] −→ N (0,1)
p L
n
où σ est l’écart-type de la distribution ; c’est-à-dire que la distribution de la moyenne
empirique, une fois centrée et réduite, va avoir une distribution qui se rapprochera de
plus en plus de celle d’une variable aléatoire Normale centrée-réduite.

3 - Non, car il faut également considérer la variance de l’estimateur. On peut préférer


un estimateur biaisé à un estimateur sans biais si ce dernier a une variance sensiblement
plus forte (et donc une précision sensiblement moins grande) que l’estimateur biaisé.
L’Erreur Quadratique Moyenne est une façon de faire un arbitrage biais/variance.
Une évocation de la convergence comme critère de qualité d’un estimateur rapporte éga-
lement les points.

4 - Non, une densité de probabilité doit simplement être positive ou nulle, et intégrer à
1 sur le support de la variable aléatoire. On peut parfaitement avoir une densité de pro-

1
Page 46
babilité plus grande que 1. Par exemple, le densité de probabilité d’une U 0, 21 est de 2.


Exercices
Exercice 1 P
On a Zn = ni=1 Yi , Yi ∼ P (λ) et donc E [Yi ] = Var (Yi ) = λ
1. On remarque que Znn = Y n . Il s’ensuit que E Znn = λ et que Var Zn λ
  
n
= n

2. L’inégalité Bienaymé-Chebychev nous dit que pour toute v.a. X d’espérance et


de variance finies,

Pr (|X − E [X]| ≥ ) ≤
Var (X)
, ∀ > 0
2
Zn
En l’appliquant à n
, on obtient
 
Zn λ
Pr − λ ≥  ≤ 2 , ∀ > 0

n n

En passant à la limite, on a
 
Zn λ
lim Pr − λ ≥  ≤ lim 2 , ∀ > 0

n→∞ n n→∞ n

et donc  
Zn
lim Pr
− λ ≥  = 0, ∀ > 0

n→∞ n
Zn p
Ce qui implique que n
−→ λ

3. On aurait pu également remarquer que limn→∞ E Znn = λ et que limn→∞ Var Zn


  
n
=
p
0, ces conditions étant suffisantes pour que Znn −→ λ

Exercice 2 P12
1
On a Xi ∼ P (λ), n = 12, X 12 = 6,5 et 12 i=1 Xi2 = 47,8
1. L’énoncé de l’exercice 1 indique que E [Xi ] = λ. On peut donc égaliser le pre-
mier moment empirique X n au premier moment théorique E [Xi ] pour obtenir
notre estimation de λ. On a donc λ̂ = X 12 = 6,5.

2. L’énoncé de l’exercice 1 indique également que Var (Xi ) λ. On peut donc égale-
ment égaliser les second moments centrés pour construire notre estimateur de λ.
2
Le second moment empirique centré est donné par S̃n2 = n1 ni=1 Xi − X n . On
P
peut remarquer que :

2
Page 47
n n
1X 2 1 X 2 2

Xi − X n = Xi + X n − 2Xi X n
n i=1 n i=1
n n n
1X 2 1X 2 2X
= X + X − Xi X n
n i=1 i n i=1 n n i=1
n
1X 2 2 2
= Xi + X n − 2X n
n i=1
n
1X 2 2
= Xi − X n
n i=1

Et donc, dans notre cas, on obtient S̃n2 = 47,8 − 6,52 = 5,55


Notre seconde estimation de λ par la méthode des moments est donc λ̂ = 5,55
Les deux estimations obtenues ne sont pas numériquement identiques, mais on
sait par les propriétés des estimateurs issus de la méthode des moments qu’elles
sont toutes deux des réalisations d’estimateurs convergents. Donc l’un n’est pas
meilleur que l’autre en ce sens.

Les temps d’attente Ti sont de densité


( k−1
t
(k−1)!
λk e−λt si t ≥ 0
fT (t) =
0 sinon

avec k = 5
3. La fonction de vraisemblance pour notre échantillon s’écrit comme la densité
jointe des données, c’est-à-dire comme le produit des densités individuelles :
n 
Tik−1 k −λTi
Y 
L (λ|T1 . . . Tn ) = λ e
i=1
(k − 1)!

La fonction de log-vraisemblance est simplement le logarithme de la fonction de


vraisemblance :

LL (λ|T1 . . . Tn ) = ln (L (λ|T1 . . . Tn ))
n  k−1 
X Ti k −λTi
= ln λ e
i=1
(k − 1)!
n
X n
X
= (k − 1) ln (Ti ) − n ln ((k − 1)!) + nk ln (λ) − λ Ti
i=1 i=1

4. Pour trouver l’estimateur du maximum de vraisemblance, on dérive la fonction de


log-vraisemblance de l’échantillon par rapport à λ, puis on l’annule. On a
n
∂LL (λ|T1 . . . Tn ) nk X
= − Ti
∂λ λ i=1

3
Page 48
En l’annulant et en résolvant pour λ, on obtient :
nk k
λ̂ = Pn =
i=1 Ti Tn

5
Notre estimation est donc λ̂ = 0,84 = 5,95
Bonus si on vérifie la condition du second ordre, c’est-à-dire que

∂ 2 LL (λ|T1 . . . Tn ) nk
2
=− <0
∂λ λ
5. Le lemme de Neyman-Pearson dit que, lorsqu’on souhaite tester une hypothèse
simple H0 : θ = θ0 contre une autre hypothèse simple H1 : θ = θ1 , alors la règle
de décision où on rejette H0 si

L (θ0 |X1 . . . Xn )
≤h
L (θ1 |X1 . . . Xn )

permet d’obtenir le test uniformément plus puissant à tout niveau α de notre jeu
d’hypothèses.[NB, dans le cours j’ai donné cette formule avec un k au lieu d’un
h.] Cette condition est équivalente à

LL (θ0 |X1 . . . Xn ) − LL (θ1 |X1 . . . Xn ) ≤ ln (h)

Dans notre cas, cela se traduit par

LL (λ0 |T1 . . . Tn ) − LL (λ1 |T1 . . . Tn ) ≤ ln (h)

avec λ0 = 6 et λ1 = 5
En soustrayant les deux log-vraisemblances, les éléments qui ne dépendent pas de
λ s’annulent, et on obtient :
n
X n
X
nk ln (λ0 ) − λ0 Ti − nk ln (λ1 ) + λ1 Ti ≤ ln (h)
i=1 i=1
  n
λ0 X
nk ln + (λ1 − λ0 ) Ti ≤ ln (h)
λ1 i=1
 
λ0
n
X ln (h) − nk ln λ1
Ti ≥
i=1
λ1 − λ0
 
λ0
1
n
X ln (h) − nk ln λ1
Tn = Ti ≥
n i=1
n (λ1 − λ0 )

  le signe de l’inégalité car, dans notre cas, λ1 − λ0 < 0, et où


Où on inverse
λ0
ln(h)−nk ln λ1
n(λ1 −λ0 )
est la constante c.

Exercice 3
On a : Xi ∼ N (µx ,σx2 ) et Zi ∼ N (µz ,σz2 ). où σx2 et σz2 sont connues.

4
Page 49
   
σx2 σz2
1. On a X nx ∼ N µn , nx et Z nz ∼ N µn , nz .
 
σx2 σz2

Donc, X nx − Z nz ∼ N µx − µz , nx + nz On obtient donc une statistique
pivotale pour µx − µz :

X nx − Z nz − (µx − µz )
q ∼ N (0,1)
σx2 σz2
nx
+ nz

Nos hypothèses de test peuvent se ré-écrire : H0 : µx −µz = 0 et H1 : µx −µz > 0.


Donc, sous H0 , 
X nx − Z nz H0
q ∼ N (0,1)
σx2 σz2
nx
+ nz

Au vu de notre hypothèse alternative, la région de rejet va correspondre aux va-


leurs élevées de notre statistique de test. La valeur critique va être le 95ème per-
centile de la N (0,1), c’est-à-dire 1,645 (NB : 1,64 ou 1,65 sont également cor-
rects vu la table). On va donc rejeter H0 si la valeur observée de notre statistique
est supérieure à 1,645.

Avec les valeurs numériques données, la statistique observée est de 1,826, et donc
on décide de rejeter H0 au niveau α = 0,05

2. La puissance d’un test peut se définir comme la probabilité de rejeter H0 lorsque


H0 est fausse. Dans notre cas, on a :
  
X nx − Z nz
Puissance = Pr  q > 1,645|µx − µz > 0
σx2 σz2
nx
+ nz
  
X nx − Z nz − (µx − µz ) (µx − µz )
= Pr  q > 1,645 − q |µx − µz > 0
σx2 σz2 σx2 σz2
nx
+ nz nx
+ nz

Pour toutes valeurs données de µx et µz telles que µx − µz > 0, on a


(X nx −Z nz )−(µx −µz )
q
σ2 σ2
∼ N (0,1)
x+ z
nx nz

La puissance peut donc s’écrire :


 
(µx − µz ) 
Puissance = 1 − Φ 1,645 − q
σx2 σz2
nx
+ nz

On constate que la puissance va augmenter lorsque les variances σx2 et σz2 dimi-
nuent.

DE
Le code illustre la loi des grands nombre, c’est-à-dire la convergence en probabilité
de la moyenne empirique vers l’espérance de la loi. On l’illustre ici sur des échantillons

5
Page 50
de taille 1. . . 5000 tirés d’une uniforme entre 0 et 1, et dont l’espérance est 12 . Pour
chaque échantillon on calcule la moyenne que l’on sauve en tant qu’élément d’un vec-
teur de taille 5000. Enfin, on trace la figure reliant ces moyennes empiriques. On doit
obtenir une courbe s’éloignant de moins en moins de 0,5. Le graphique est donc du type
suivant :
0.65
0.60
0.55
moy

0.50
0.45
0.40

0 1000 2000 3000 4000 5000

Index

6
Page 51
Université de Paris I
Licence d’Economie
Cours de Microéconomie (Catherine Sofer et J-P Tropeano)
Première session
Lundi 17 septembre 2011
Durée: 3 heures

Exercice 1
Un consommateur a une fonction d’utilité indirecte v de la forme (1):

v(p1 , p2 , R) = A(p1 , p2 )R
où la fonction d’utilité directe s’écrit u(q1 , q2 ), où p1 , p2 sont les prix unitaires re-
spectifs des biens q1 et q2 , R représente le revenu du consommateur et A une fonction
quelconque de p1 , p2 .

1. Donner la définition de la fonction v dans le cas général. Comment l’obtient-


on lorsque la fonction d’utilité correspondante u est connue ? Donner ses propriétés
générales. (1,5 pt).
2. Quelle est la fonction de dépense correspondant à la forme générale (1)? Montrer
qu’elle peut se mettre sous la forme e(p1 , p2 , u) = B(p1 , p2 )u. (0,5 pt)
3. Montrer que la fonction d’utilité indirecte correspondant à la fonction d’utilité
u(q1 , q2 ) = min{q1 , q2 } est bien de la forme (1). Montrer que la fonction u est homogène
de degré 1. Quelles sont les fonctions A(p1 , p2 ) et B(p1 , p2 ) dans ce cas ? (2 pt)
4. Calculer en fonction de A les fonctions de demande hicksiennes, puis marshal-
liennes dans le cas général de la forme (1). Quelle(s) propriété(s) utilisez-vous ? En
déduire que, pour ce type de fonction, la part du budget consacrée à chaque bien est
indépendante du revenu. Vérifier cette propriété dans le cas particulier de la fonction
u(q1 , q2 ) = min{q1 , q2 }.(2 pt)

Exercice 2
Le tableau suivant donne deux observations A et B pour un consommateur de sa
demande de biens q1 , q2 , avec des prix des biens, p1 et p2 . Montrer que ces observations
ne sont pas compatibles avec la théorie des préférences révélées. (1 pt)

Observations p1 p2 q1 q2
A 2 4 2 4
B 6 3 4 2

Exercice 3
On considère la fonction de Von Neumann suivante: u(x) = αx−βx2 . Les paramètres
α et β sont positifs et l’on suppose la fonction croissante (cela revient à resteindre x
pour s’assurer que u′ (x) ≥ 0).

Page 52
1. Calculer l’espérance d’utilité de la loterie qui donne un gain a avec probabilité
p et le gain b avec probabilité 1 − b. En déduire qu’un agent comparant les loteries à
l’aide du critère d’espérance d’utilité avec la fonction u(x) compare aussi les loteries
avec un critère espérance-variance. (1 point)
2. Calculer l’indice absolu d’aversion pour le risque pour la fonction u(x). L’agent
a-t-il de l’aversion pour le risque? Comment varie cet indice si x augmente. Commenter
ce résultat. (2 points)
3. Sans faire de calcul, êtes-vous capable de dire si un accroissement du revenu se
traduira par une baisse ou une hausse de la demande d’assurance d’un agent dont les
préférences sont représentées par la fonction u(x)? (1 point)

Exercice 4
On considère un agent dont les préférences peuvent être représentées par une fonc-
tion de Von-Neumann croissante et concave. L’agent dispose initialement d’un revenu
égal à R. Deux placement sont à sa disposition. Un premier placement sans risque ne
rapporte rien (1 euro pour un euro placé). Un deuxième placement rapporte, pour un
euro placé, e1 euros avec probabilité p1 , e2 euros avec probabilité p2 et e3 euros avec
probabilité p3 (p1 + p2 + p3 = 1). En vous appuyant sur un résultat du cours, vous
répondrez aux deux questiosn suivantes:
1. Donner une condition suffisante pour que l’agent investisse un montant non nul
dans le deuxième placement. (1 point)
2. Donner une condition suffisante pour que l’agent investisse un montant nul dans
le premier placement (1 point).

Exercice 5
Soit un consommateur dont les préférences sont représentées par la fonction d’utilité
suivante:
U (L, C) = C.L
où l’on note L le temps de loisir et C la quantité du bien de consommation. Un agent
dispose de T heures qu’il peut répartir librement entre travail et loisir. On note w
le salaire horaire. Le prix du bien de consommation est égal à 1. L’agent ne dispose
d’aucun revenu autre que le revenu de son travail.

1. Déterminer le Taux Marginal de Substitution consommation-loisir. En déduire


le salaire de réserve. (1, 5 point)
2. Déterminer l’offre de travail de l’agent. Cette offre dépend-elle de w? Expliquez
ce résultat. (2, 5 points)

Question de cours
La dualité dans le cadre de l’équilibre d’utilisation des facteurs du producteur (3pts)

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Université de Paris I
Licence d’Economie
Cours de Microéconomie (Catherine Sofer et J-P Tropeano)
Deuxième session
Jeudi 23 juin 2011
Durée: 2 heures

Exercice 1
Soit une fonction de production y = f (x1 ; x2 ). On dit que le facteur de production
x1 est inférieur si la demande conditionnelle pour ce facteur décroît lorsque le niveau
de production augmente. On a donc @x1 (p@y 1 ;p2 ;y)
< 0, où p1 ; p2 représentent les prix
unitaires des facteurs x1 et x2 respectivement et y le niveau de production.

1. Représentez ce cas sur un graphique comportant plusieurs isoquantes et imaginez


des exemples. (1,5 pt)
2. Montrez que si la production s’e¤ectue à rendements d’échelle constants, aucun
facteur ne peut être inférieur. Expliquez. (0,5 pt)
3. Montrez que si le coût marginal décroît quand le prix d’un facteur augmente, ce
facteur est nécessairement inférieur. Expliquez. (1,5 pt).

Exercice 2
On considère un consommateur de fonction d’utilité : u1 (q1 ; z1 ) = q1 z1 :

1. A quelle catégorie la fonction d’utilité appartient-elle ? Tracez quelques courbes


d’indi¤érence. Sont-elles convexes? Quelle(s) autre(s) propriétés possèdent-elles ? (1
pt)
2. Les prix unitaires respectifs des deux biens sont pq et pz . Le consommateur
dispose d’un revenu R :
a. Exprimer en fonction de R, pq et pz les demandes marshalliennes du consomma-
teur (1 pt)
b. Déterminer sa fonction d’utilité indirecte et sa fonction de dépense (1 pt)
c. Calculer ses demandes hicksiennes, puis retrouver en utilisant deux méthodes
di¤érentes les demandes marshalliennes du a)(1,5 pt)

Exercice 3
Soit un consommateur dont les préférences sont représentées par la fonction d’utilité
suivante:
U (L; C) = C:L
où l’on note L le temps de loisir et C la quantité du bien de consommation. Un agent
dispose de T heures qu’il peut répartir librement entre travail et loisir. On note w
le salaire horaire. Le prix du bien de consommation est égal à 1. L’agent ne dispose
d’aucun revenu autre que le revenu de son travail.

1. Déterminer le Taux Marginal de Substitution consommation-loisir. (1 point)


Page 54
1
2. Déterminer l’o¤re de travail de l’agent. Cette o¤re dépend-elle de w? Expliquez
ce résultat. (4 points)

Questions de cours
1. La dualité dans le cadre de l’équilibre d’utilisation des facteurs du producteur
(2 pts)
2. L’impact d’un accroissement du revenu sur la demande d’assurance (5 points))

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2
Université de Paris I
Licence d’Economie
Cours de Microéconomie (Catherine Sofer et J-P Tropeano)
Deuxième session
Mardi 7 septembre 2010
Durée: 2 heures

Exercice 1
Un individu dispose d’une richesse W: Il possède une voiture et fait face à un risque
d’accident qui entraîne un dommage monétaire estimé à D avec D W . La proba-
bilité d’accident est égale à p. La fonction d’utilité de Von Neumann de cet individu
est notée u(x) = ln x. Une compagnie d’assurance propose un contrat d’assurance
caractérisé par une indemnité I 0 versée en cas d’accident et par une prime P égale
à p:I: L’individu peut choisir le montant d’indemnité qu’il souhaite.

1. Quelle est l’attitude vis-à-vis du risque de cet agent? (2 pts)


2. Ecrire le programme qui permet de déterminer le choix optimal d’assurance I
e¤ectué par l’individu. Déterminer ce choix optimal. Commenter. (3 pts)

Exercice 2 1
1. On considère un consommateur de fonction d’utilité : u1 (q1 ; z1 ) = (q1 ) 2 + z1 . On
suppose que le prix unitaires du bien z1 est …xé et égal à 1, le prix unitaire du bien q1 ,
noté p, restant variable. Soit R1 le revenu du consommateur, supposé exogène.
a. A quelle catégorie la fonction d’utilité appartient-elle ? Tracez quelques courbes
d’indi¤érence. Sont-elles convexes? Montrez que T M Sqz = 1 1 . Quelle autre pro-
2(q1 ) 2
priété spéci…que à ce type de fonction d’utilité en déduisez-vous? (1,5 pt).
b. Après avoir précisé son programme, calculez les demandes marshalliennes du
consommateur. Montrez en particulier que la demande de bien q1 est indépendante du
revenu du consommateur. Commentez ce résultat. (1 pt)
c. Dé…nissez, en général, puis précisez ici de quelles variables dépend la fonction
d’utilité indirecte. Calculez-la ici. Donnez ensuite l’expression de la fonction de dépense
du consommateur. (1 pt)
d. Quelles sont les demandes hicksiennes du consommateur ? Pour la demande
hicksienne en bien z1 , on procédera par substitution. Véri…ez l’identité de Roy pour la
demande en bien q1 . La représenter graphiquement en fonction de p. (1,5 pt)
e. Quelle est la quantité de bien q1 achetée par le consommateur pour un prix
p = 21 ? A partir de la réponse à la question d, donnez la représentation graphique du
surplus du consommateur pour un prix p = 12 . (0,5 pt)
f. Supposons que le prix p augmente pour devenir p = 1. Donnez, dans le cas
général, l’expression de la variation équivalente et de la variation compensatrice corre-
spondant à ce changement de prix. Les calculer ici et les comparer. Le résultat vous
surprend-il ? (1,5 pt).

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1
Exercice 3
Con…rmez ou in…rmez à l’aide d’une discussion approfondie et détaillée, appuyée si
nécessaire de représentations graphiques, chacune des a¢ rmations suivantes :
1. L’élasticité de substitution d’une fonction de production à rendements d’échelle
constants utilisant deux facteurs est toujours égale à 1. (0,5 pt)
2. Une entreprise a deux établissements produisant le même bien y. La fonction de
coût dans le premier est : c1 (y 1 ) = (y1 )2 . Celle du second est c2 (y2 ) = y2 . La fonction
de coût de l’entreprise est dans ce cas c(y) = (y1 )2 + y2 avec y = y1 + y2 . (1 pt)
3. Pour certaines technologies de production, il est possible d’observer à la fois une
productivité marginale décroissante de l’un des facteurs de production et des rende-
ments d’échelle croissants. (0,5 pt)
4. Une entreprise a une fonction de production y = x1 x2 . Si le coût minimum
de production pour un prix des facteurs de p1 = p2 = 1 est de 4, alors le niveau de
production y = 4. (1 pt)

Question de cours
Quel est l’e¤et d’une augmentation du salaire réel sur l’o¤re de travail? Vous
discuterez à la fois les aspects théoriques et empiriques de cette question. (5 points)

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2
Université de Paris I
Licence d’Economie
Cours de Microéconomie
Examen partiel
Lundi 25 janvier 2010
Durée: 3 heures

Exercice 1
Un ménage comprend un seul individu. Sa fonction de production domestique est
donnée par : y = f (h, x) = min{h, x}, où y est la quantité d’un bien domestique
agrégé produite à partir de la fonction de production f , h représente le temps de tra-
vail domestique et x la quantité agrégée de biens marchands, de prix unitaire égal à
px , utilisés dans la production domestique. Soit w le taux de salaire de l’individu(e)
s’il/elle travaille sur le marché.

1. Représentez graphiquement une isoquante de niveau y = cste, ainsi que, sur


cette isoquante, l’équilibre correspondant à l’utilisation optimale des facteurs (0,5 pt).
2. Déterminez les demandes conditionnelles de facteurs, ainsi que la fonction de
coût du ménage. Le lemme de Shephard permet-il ici de retrouver les demandes con-
ditionnelles des deux facteurs ? (1 pt)
3. Quelle est la nature des rendements d’échelle de la production ? En supposant
que le ménage puisse écouler le bien domestique qu’il produit au prix p sur un marché
concurrentiel et cherche à maximiser le profit qu’il en tire, les demandes notionnelles
de facteurs et la fonction d’offre de bien domestique par le ménage, dont on donnera
la définition générale (pour les trois fonctions), sont-elles définies ici ? Expliquez la
nature du problème. (1,5 pt)
4. Le rapport dans lequel les facteurs seront utilisés à l’équilibre de production du
ménage dépend-il de leur prix ? Quelle est l’élasticité de substitution correspondant
à cette technologie de production ? Ce type de fonction vous paraît-il ici fournir un
outil adapté à son objet, en particulier au regard de ce que vous savez de l’évolution de
l’allocation du temps entre travail domestique et travail marchand au cours du XXème
siècle ? (1 pt)

Exercice 2
On considère un consommateur de fonction d’utilité : u(q, z) = q.z.

1. A quelle catégorie la fonction d’utilité appartient-elle ? Tracez quelques courbes


d’indifférence. Sont-elles convexes ? Quelle(s) autre(s) propriétés possèdent-elles ? (1
pt)
2. Les prix unitaires respectifs des deux biens sont pq et pz . Le consommateur
dispose d’un revenu R :
a) Exprimer en fonction de R, pq et pz les demandes marshalliennes du consom-
mateur (1 pt)
b) Déterminer sa fonction d’utilité indirecte et sa fonction de dépense (1 pt)

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c) Calculer ses demandes hicksiennes, puis retrouver en utilisant deux méthodes
différentes les demandes marshalliennes du a) (1 pt)

Exercice 3
Un individu, de richesse initiale W , fait face à un risque de maladie pouvant en-
traîner une perte monétaire de montant S ≤ W . La probabilité que cette maladie
survienne est égale à 12 . La fonction d’utilité de Von Neumann de l’agent est notée
u(x) = −e−αx avec α > 0. Une compagnie d’assurance propose par ailleurs un contrat
d’assurance caractérisé par une indemnité I ≥ 0 versée en cas de maladie et par une
prime P égale à 23 I.

1. Quelle est l’attitude vis-à-vis du risque de cet agent? (1 pt)


2. Ecrire le programme qui permet de déterminer le choix optimal d’assurance I
effectué par l’individu. Déterminer ce choix optimal d’assurance. Commenter. (3 pts)

On suppose à présent que l’agent perçoit mal la vraie probabilité de maladie et pense
qu’il sera malade avec probabilité 23 . La vraie probabilité de maladie reste égale à 12 . On
dit alors que l’agent est pessimiste. La compagnie d’assurance connaît la vraie proba-
bilité 12 . Cette compagnie d’assurance propose le même contrat que précédemment.

3. Déterminer le choix optimal d’assurance de l’agent. (1 pt)


4. L’agent choisit-il une assurance totale? Ce résultat est-il surprenant? (1 pt)

Questions
1. Les applications empiriques de la théorie de la consommation : quel type de
données utilise-t-on ? Que cherche-t-on à mesurer ? Qu’en déduit-on ? Donnez des
exemples. (3 pts)
2. Quels sont les avantages et les inconvénients d’un transfert du type "impôt
négatif" ? (4 pts)

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Université de Paris I- Panthéon- Sorbonne


UFR 02
_____________________

Session de septembre 2008

LICENCE L3

MICROECONOMIE

I – On considère un premier consommateur de fonction d’utilité : u1(q1,z1) = q1z1


1) A quelle catégorie la fonction d’utilité appartient-elle ? Tracez quelques courbes
d’indifférence. Sont-elles convexes ? Quelle(s) autre(s) propriétés possèdent-elles ? (1 pt)
2) Les prix unitaires respectifs des deux biens sont pq et pz. Le consommateur dispose d’un
revenu R :
a) Exprimer en fonction de R, pq et pz les demandes marshalliennes du consommateur
(1 pt)
b) Déterminer sa fonction d’utilité indirecte et sa fonction de dépense (2 pt)
c) Calculer ses demandes hicksiennes, puis retrouver en utilisant deux méthodes
différentes les demandes marshalliennes du a)(2 pt)

On considère maintenant un deuxième consommateur et une économie d’échange entre les deux
consommateurs. Le second consommateur a la même fonction d’utilité : u2(q2,z2) = q2z2. Les biens
q et z sont supposés disponibles dans l‘économie en quantité totale q = 3 et z = 1.
3) Représentez la boîte d’Edgeworth correspondante, puis à l’intérieur de la boîte l’allocation
(q1=2; z1=1/3) et (q2=1; z2=2/3). Cette allocation est-elle optimale ?(1pt)
4) Caractérisez la courbe des contrats, c’est à dire le lieu de optimum de Pareto de cette
économie, puis montrez que son équation peut s’écrire z1 = 1/2q1 et tracez la dans la boîte. (2
pt)
5) Les consommateurs 1 et 2 disposent initialement de l’allocation des biens donnée au 3).
Exprimer en fonction de pq et pz le revenu de chacun des consommateurs. Déterminez
l’équilibre général de cette économie (on utilisera les demandes calculées au 1) et vérifiez
dans ce cas le premier théorème de l’économie du bien-être, que l’on énoncera. (2 pts).

II – Une entreprise a deux établissements. La fonction de coût dans le premier est : c1(y1)=y12. Celle
du second est c2(y2)=y22. Quelle est la fonction de coût de l’entreprise ? (1,5 pt)

III– Confirmez ou infirmez à l’aide d’une discussion approfondie et détaillée, appuyée si possible
de représentations graphiques, chacune des affirmations suivantes :
1) Pour certaines technologies de production, il est possible d’observer à la fois une
productivité marginale décroissante de l’un des facteurs de production et des rendements
d’échelle croissants. (1 pt)
2) L’élasticité de substitution d’une fonction de production à rendements d’échelle constants
utilisant deux facteurs est toujours égale à 1. (1 pt)
3) Dans le modèle principal/agent, l’optimum premier est inaccessible en raison de la contrainte
d’incitation à l’effort. (1 pt)
4) Le tableau suivant donne deux observations pour un consommateur de sa demande de biens
q1, q2 , avec des prix des biens, p1 et p2. Ces observations sont compatibles avec la théorie

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des préférences révélées. (1,5 pt)


Obs p1 p2 q1 q2
A 2 4 2 4
B 6 3 4 2

IV – Offre de travail et trappe à pauvreté (3 pts)

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Université de Paris I- Panthéon- Sorbonne


UFR 02
_____________________

Session de janvier 2008

LICENCE L3

MICROECONOMIE

I – On considère un premier consommateur de fonction d’utilité : u1(q1,z1) = q1z1


1) A quelle catégorie la fonction d’utilité appartient-elle ? Tracez quelques courbes
d’indifférence. Sont-elles convexes ? Quelle(s) autre(s) propriétés possèdent-elles ? (1 pt)
2) Les prix unitaires respectifs des deux biens sont pq et pz. Le consommateur dispose d’un
revenu R :
a) Exprimer en fonction de R, pq et pz les demandes marshalliennes du consommateur
(1 pt)
b) Déterminer sa fonction d’utilité indirecte et sa fonction de dépense (1 pt)
c) Calculer ses demandes hicksiennes, puis retrouver en utilisant deux méthodes
différentes les demandes marshalliennes du a)(1 pt)

On considère maintenant un deuxième consommateur et une économie d’échange entre les deux
consommateurs. Le second consommateur a la même fonction d’utilité : u2(q2,z2) = q2z2. Les biens
q et z sont supposés disponibles dans l‘économie en quantité totale q = 2 et z = 1.
3) Représentez la boîte d’Edgeworth correspondante, puis à l’intérieur de la boîte l’allocation
(q1=1; z1=1/4) et (q2=1; z2=3/4). Cette allocation est-elle optimale ?(1pt)
4) Caractérisez la courbe des contrats, c’est à dire le lieu de optimum de Pareto de cette
économie, puis montrez que son équation peut s’écrire z1 = 1/2q1 et tracez la dans la boîte. (1
pt)
5) Les consommateurs 1 et 2 disposent initialement de l’allocation des biens donnée au 3).
Exprimer en fonction de pq et pz le revenu de chacun des consommateurs. Déterminez
l’équilibre général de cette économie (on utilisera les demandes calculées au 1) et vérifiez
dans ce cas le premier théorème de l’économie du bien-être, que l’on énoncera. (2 pts).

On revient au seul premier consommateur dont la fonction d’utilité a été définie plus haut : u1(q1,z1)
= q1z1
6) Expliquez pourquoi cette fonction d’utilité représente les mêmes préférences (ordinales) que
la fonction d’utilité : v1(q1,z1) = ln(q1) +ln(z1) (0,5 pt)
7) Dans le plan (q1,z1), tracer la courbe d’indifférence correspondant à un niveau d’utilité v1 =
0. Expliquez pourquoi cette courbe d’indifférence pourrait être celle d’un consommateur
placé en situation d’incertitude, dans laquelle les gains (q1,z1) surviennent avec la même
probabilité de ½ et muni d’une fonction d’utilité VNM dont on donnera la définition
générale, puis dont on donnera une expression précise possible dans ce cas particulier.
Compte tenu de l’expression précédente, quelle est l’attitude de ce dernier envers le risque ?
(1, 5 pt)
8) Quelle est l’espérance de gain de la loterie {(q1=2, z1= 1/2) ;(p1=p2=1/2)} ? De la loterie
{(q1=1/2, z1= 2) ;(p1=p2=1/2)} ? Tracez sur la figure la courbe d’iso-espérance de gain

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Université de Paris I- Panthéon- Sorbonne Page 2 of 2

correspondante pour cette même valeur des probabilités. Quel est le revenu certain équivalent
pour le consommateur aux deux loteries précédentes s’il est muni de la fonction d’utilité
VNM du 7)? (1 pt)
9) Le consommateur a la possibilité, en faisant un effort, d’accroître la probabilité d’un plus
grand gain (q1). De p1=p2=1/2, les probabilités avec effort deviennent : p1 (q1) = 2/3 et p2
(z1) = 1- p1 = 1/3. La fonction d’utilité sur les gains définissant une fonction VNM du
consommateur passe de u(q) = ln(q) à ue(q) = ln(q/K) avec K>1, où ue(q) est la fonction
d’utilité avec effort. Ecrire dans chaque cas (avec et sans effort) l’expression d’une courbe
d’indifférence relative à l’espérance d’utilité du consommateur et la représenter
graphiquement, toujours dans le plan (q1,z1) (1 pt).
10) Donnez l’équation et représenter l’allure générale de l’intersection des courbes d’indifférence
avec et sans effort. Où se situent les loteries constituant des incitations à l’effort pour le
consommateur ? Expliquez en détail ce résultat (1 pt).

NB La dernière partie (à partir de la question 6)) peut être traitée indépendamment de ce qui précède.

II – Confirmez ou infirmez à l’aide d’une discussion approfondie et détaillée, appuyée si possible


de représentations graphiques, chacune des affirmations suivantes :
1) Pour certaines technologies de production, il est possible d’observer à la fois une
productivité marginale décroissante de l’un des facteurs de production et des rendements
d’échelle croissants. (0,5 pt)
2) L’élasticité de substitution d’une fonction de production à rendements d’échelle constants
utilisant deux facteurs est toujours égale à 1. (0,5 pt)
3) Une augmentation du taux marginal d’imposition sur le revenu, en réduisant le taux de
salaire net, décourage toujours l’offre de travail et appauvrit le pays. (0,5 pt)
4) Dans le modèle principal/agent, l’optimum premier est inaccessible en raison de la contrainte
d’incitation à l’effort. (0,5 pt)
5) Le phénomène de « trappe à pauvreté » provient de ce que, pour les individus bénéficiant
d’une aide sociale soumise à un plafond de revenu, tout peut se passer, au voisinage du
plafond, comme si le revenu de leur travail était assujetti à un impôt à taux élevé, pouvant
atteindre ou même parfois dépasser 100%, décourageant ainsi leur offre de travail. (0,5 pt)
6) Le tableau suivant donne deux observations pour un consommateur de sa demande de biens
q1, q2 , avec des prix des biens, p1 et p2. Ces observations sont compatibles avec la théorie
des préférences révélées. (0,5 pt)
Obs p1 p2 q1 q2
A 2 4 2 4
B 6 3 4 2
7) Une entreprise a deux établissements produisant le même bien y. La fonction de coût dans le
premier est : c1(y1 = y12. Celle du second est c2(y2) = y22. La fonction de coût de
l’entreprise est dans ce cas c(y) = y12 + y22 avec y = y1 + y2 . (1 pt)

III – Les élasticités de demande des biens : définitions, propriétés et utilisation empirique. (3 pts)

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Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Adopté par le CA du 25/10/2010

REGLEMENT DE CONTROLE DES CONNAISSANCES

LICENCE Economie et Gestion, Mention Economie


(VET 0211-0221-023L)

I. GENERALITES

1. La licence est constituée de 6 semestres d’enseignement. Chaque semestre comporte


2 unités d’enseignement.
Le nombre de crédits affectés à un semestre est de 30 pour l’ensemble des UE de ce
semestre. Chaque enseignement et unité d’enseignement est affecté d’un coefficient.
L’échelle des coefficients et des crédits est identique.

2. Pour chaque semestre d’enseignement, l’examen comporte deux sessions.

II. INSCRIPTIONS

1. L’inscription administrative est annuelle (conformément aux dispositions nationales).

2. L’inscription pédagogique est faite en début d’année universitaire pour les deux semestres,
avec possibilité de modifications au plus tard dans les deux semaines qui suivent le début du
semestre d’enseignement.

3. Inscription par transfert :


La prise en compte du parcours réalisé par l’étudiant dans un établissement d’origine est
réglée par la commission d’équivalence nommée par le directeur de l’UFR.
Il ne peut y avoir de transfert en cours de DEUG sauf dérogation prononcée sur avis
favorable de la commission des transferts de l’UFR.
Les demandes de transfert en vue de l’entrée en L3 peuvent être acceptées dans la limite de
la capacité d’accueil sur avis favorable de la commission des transferts de l’UFR.
Les demandes de transfert liées à un changement d’orientation sont examinées par la
commission « d’équivalence » de l’UFR.

4. Inscription par validation d’acquis (décret du 23 août 1985), validation des acquis de
l’expérience (décret du 24 avril 2002) ou validation d’études supérieures accomplies en
France ou à l’étranger (décret du 16 avril 2002) :
La validation d’enseignement se fait par U.E. entières ou par éléments constitutifs d’U.E.,
sous la forme de dispenses, sans attribution d’une note. Les crédits ECTS correspondants
sont acquis. En revanche, ces U.E. ou EC n’entrent pas dans le calcul de la compensation.
La validation est prononcée par la commission / jury de validation compétente de l’UFR.

5. Le nombre d’inscriptions sur l’ensemble du cycle de licence est fixé selon les modalités
suivantes :
- pour les deux premières années d’études : un redoublement de droit. Le Président de
l’université garde la possibilité d’accorder une ou plusieurs inscriptions supplémentaires
dans le cas de situations particulières.
- pour la troisième année d’études : un redoublement de droit. Le Président de l’université
garde la possibilité d’accorder une ou plusieurs inscriptions supplémentaires dans le cas de
situations particulières.

1
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Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne Adopté par le CA du 25/10/2010

- pour les années d’étude à accès sélectif, le redoublement n’est pas de droit. Il est
subordonné à un avis favorable du jury.

III. PROGRESSION

1. Un étudiant auquel ne manque qu’un semestre peut s’inscrire dans l’année suivante.
Dans ces conditions, un étudiant peut s’inscrire simultanément dans deux années
d’études consécutives de la même formation. Toutefois, un étudiant ne peut s’inscrire en
L3 s’il n’a pas validé les semestres 1 et 2 de L1.
Les étudiants qui n’ont validé qu’un semestre d’enseignement seront convoqués à un
entretien d’orientation. Dans le cadre du plan licence un programme adapté de réussite en
licence leur sera proposé. Ce programme pourra comporter un tutorat spécifique et une
préparation à l’entrée dans l’année suivante. Des dispositions du même ordre pourront être
prises pour les étudiants de L3 en situation de redoublement.

2. Les étudiants qui ont validé l’année L1 de la licence de Droit parcours Economie, de la
licence de Géographie parcours Economie ou de la licence d’Histoire parcours Economie
peuvent s’inscrire en Licence 2 Economie ; les étudiants qui ont validé l’année L2 de la
licence de Droit parcours Economie, de la licence de Géographie parcours Economie ou de
la licence d’Histoire parcours Economie peuvent s’inscrire en Licence 3 Economie

IV. EXAMENS

1. La première session d’examen est organisée aussitôt après la fin des enseignements.

2. La seconde session a lieu deux mois au moins après la 1ère session, sauf mise en place d’un
dispositif pédagogique de soutien. Elle ne peut être organisée moins d’une semaine après la
diffusion des résultats des examens.

3. La note attribuée dans chaque matière à la deuxième session se substitue à celle obtenue lors
de la première session.

V. MODALITES DE CONTROLE DES CONNAISSANCES

1. L’appréciation des connaissances et des aptitudes dans les U.E. constitutives d’un semestre
résulte à la fois :
- d’un contrôle continu,
- d’épreuves écrites anonymes,
- de projets tutorés,
- d’un rapport de stage ou d’un travail écrit d’initiation à la recherche,
- d’examens oraux.

2. Sur dérogation, le contrôle des connaissances et des aptitudes des étudiants engagés dans la
vie professionnelle ou dans l’impossibilité absolue d’assister aux travaux dirigés et aux
conférences de méthode et qui en ont été dispensés est effectué sous la forme d’examens
terminaux écrits et oraux pour l’ensemble des matières faisant l’objet de contrôle continu ou
pour une ou plusieurs matières faisant l’objet de contrôle continu.

2
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3. L’assiduité aux travaux dirigés et conférences de méthode est obligatoire. Il ne peut être
toléré plus de trois absences motivées par semestre.
La limitation ci-dessus n’est pas applicable en cas de maladie de longue durée, de
grossesse ou de handicap.

4. Dans les matières faisant l’objet d’une épreuve terminale et d’un contrôle continu, la part du
contrôle continu dans la note finale est de 50%. Le contrôle continu doit comprendre
plusieurs notes.

5. Les épreuves écrites organisées dans le cadre des travaux dirigés (« partiels ») bénéficient
des mêmes conditions de correction et d’anonymat que les épreuves écrites visées au
paragraphe 1.

VI. NOTATION DES EPREUVES

A. Notes, coefficients et crédits

La notation des épreuves et les modalités de contrôle des aptitudes et des connaissances sont
les suivantes1 :
SEMESTRE 1 (DEUG 1 S1)
Intitulé des UE et des ECUE Modalités Coefficients=
Crédits
Semestre 1
UE n° 1 : enseignements généraux 1 13
Introduction générale à l'Economie CC+Ex 5
Problèmes économiques contemporains CC+Ex 4
Comptabilité d’entreprise CC+Ex 4
UE n° 2 : méthodologie et préprofessionnalisation 1 17
Statistiques et Informatique 1 CC+Ex 5
dont préparation du (C2I) Ex
Mathématiques 1 CC+Ex 5
+ direction d’études pour les étudiants dispensés de TD Ex
Langues CC+Ex 3
Découverte (option) CC+Ex 4

SEMESTRE 2 (DEUG 1 S2)


1
Légende des tableaux :
CC + Ex « Contrôle continu plus examen final »
CC « Contrôle continu seulement »
(examen terminal pour les salariés)
Ex « Examen final » seulement, sans CC
PT « Projet tutoré »
(avec éventuellement un CC et un Ex)
R Rapport de stage
TIR Travail d’initiation à la recherche
VAL Travail donnant lieu à une validation (les résultats peuvent être ABI/VAL/NVAL)

3
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Semestre 2 Modalités Coefficients=


Crédits
UE n° 1 : enseignements généraux 2 16
Théories économiques comparées : prix et répartition CC+Ex 5
Microéconomie CC+Ex 5
Comptabilité nationale CC+Ex 6
UE n° 2 : méthodologie et préprofessionnalisation 2 45,5 14
Projet tutoré PT 5
Langues CC+Ex 3
C2I + culture générale et expression CC+Ex 2
Découverte : gestion CC+Ex 4

SEMESTRE 3 (DEUG 2 S1)


Semestre 3
UE n° 1 : enseignements généraux 3 18
Macroéconomie CC+Ex 6
Economie monétaire et financière CC+Ex 6
Economie du budget, de la fiscalité et de la protection sociale CC+Ex 6
UE n° 2 : enseignements complémentaires 1 97,5 12
Mathématiques 2 CC+Ex 5
Langues CC+Ex 2
Terminologie économique anglaise CC+Ex 1
Option Découverte/Mineure (choix annuel) CC+Ex 4

SEMESTRE 4 (DEUG 2 S2)


Semestre 4 Modalités Coefficients
= Crédits
UE n° 1 : enseignements généraux 4 16
Microéconomie : interactions et coordination CC+Ex 4
Economie et politiques européennes CC+Ex 4
Théories économiques comparées : accumulation, crises et CC+Ex 4
régulation.
Statistiques 2 CC+Ex 4
UE n° 2 : méthodologie et préprofessionnalisation 3 14
Projet tutoré PT 5
Option CC+Ex 3
Langues CC+Ex 2
Découverte/Mineure : même spécialité qu’en S3. CC+Ex 4

4
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SEMESTRE 5
Intitulé des UE et des enseignements Modalités Coefficients
= Crédits
Semestre 5
UE n° 1 : enseignements généraux 5 15
Macroéconomie : croissance CC+Ex 5
Statistique 3 CC+Ex 5
Commerce international 1 (cours en français ou anglais) CC+Ex 5
UE n° 2 : enseignements complémentaires 2 15
Une langue CC+Ex 3
3 options Ex ou 3x4
CC+Ex

SEMESTRE 6

Semestre 6 Modalités Coefficients


= Crédits
UE n° 1 : enseignements généraux 6 15
Histoire de la pensée économique 5
Relations monétaires internationales 5
Théorie des organisations et des marchés 5
UE n° 2 : méthodologie et préprofessionnalisation 4 15
Langues CC+Ex 2
Introduction à l’économétrie CC+Ex 4
1 option Ex ou 4
CC+Ex
Travail de fin d’études :
• Dossier TIR
• Stage R 5
• Module de préprofessionnalisation /
préparation IUFM† VAL

B. Bonifications

1. Les matières donnant lieu à bonification sont notées sur 20. Ne sont comptabilisés au titre
du bonus que les points au-dessus de la moyenne.

2. Les étudiants ayant choisi de suivre un enseignement donnant lieu à bonification peuvent
bénéficier d’une majoration maximale de 0,5 point sur la moyenne coefficientée du
semestre.

3. Les enseignements d’activités physiques et sportives ou les enseignements des activités


culturelles sont proposés au titre des bonifications dans toutes les formations de licence


Ce module est offert par le CIPCEA. Les cours, d’un volume de 60 heures, s’organisent tout au long de l’année (deux
semestres), s’y ajoute un stage en établissement scolaire de cinq demi-journées. La validation du module ne donne pas
lieu à une note, mais permet d’obtenir des points supplémentaires au concours d’entrée à l’IUFM (professeur des
écoles). La validation du module reposant sur l’assiduité, il n’est pas possible de s’inscrire après le début des cours.

5
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quant ils ne figurent pas parmi les enseignements obligatoires ou optionnels du programme
de la formation.

VII. CAPITALISATION ET COMPENSATION

1. Conformément à l’article 27 de l’arrêté du 23 avril 2002, les crédits, unités d’enseignement


et diplômes peuvent être acquis par réussite à l’examen ou par compensation.

2. Unités d’enseignements :
Conformément à l’article 25 de l’arrêté du 23 avril 2002, les unités d’enseignement sont
définitivement acquises et capitalisables dès lors que l’étudiant y a obtenu la moyenne.
L’acquisition d’une unité d’enseignement entraîne délivrance des crédits correspondant à
cette unité. Une unité d’enseignement ne peut être obtenue si l’étudiant ne se présente pas à
une épreuve.

3. Sont capitalisables les éléments constitutifs d’unité d’enseignement pour lesquels l’étudiant
a obtenu la moyenne, dans les UE non validées. Les crédits qui leur sont attachés sont
acquis par l’étudiant.

4. Semestre :
Le semestre d’enseignement est validé si l’étudiant y a obtenu la moyenne. L’acquisition
d’un semestre entraîne délivrance des crédits correspondants.

5. Compensation annuelle
La compensation annuelle est de droit pour les étudiants ayant obtenu la moyenne arithmétique
sur l’ensemble des deux semestres de l’année. Les étudiants défaillants ne peuvent bénéficier de
cette disposition.

6. Compensation « exceptionnelle » pour les étudiants ayant obtenu la moyenne arithmétique


pour les semestres S1, S2, S3, et S4.
Les étudiants ayant validé séparément leurs deux semestres de L2 mais un seul semestre de
L1 peuvent bénéficier, par décision du jury, de la validation de ce semestre par une modalité
de compensation exceptionnelle s’ils ont la moyenne arithmétique sur les quatre premiers
semestres de leur parcours de licence.

7. Pour le calcul de la moyenne, il est tenu compte des coefficients attribués à chaque
épreuve.

8. Disposition particulière (le cas échéant) :


Le règlement d’une formation peut fixer des « notes plancher » pour certains enseignements
ou groupes d’enseignements. Dans le cas où l’étudiant obtient une note inférieure à la note
plancher, l’unité d’enseignement ne peut être validée,
- la compensation au sein du semestre ne peut être effectuée
Cette disposition n’est toutefois applicable qu’aux formations à accès sélectif où elle existait
antérieurement à la réforme LMD.
9. La compensation ne peut avoir lieu que si toutes les épreuves ont été effectivement passées.

10. Validation des périodes d’études effectuées à l’étranger :


Lorsque le projet a été accepté par le responsable pédagogique et que l’étudiant a obtenu la
validation de sa période d’études par l’établissement étranger, il bénéficie des crédits

6
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européens correspondant à cette période d’études sur la base de 30 crédits pour l’ensemble
des unités d’enseignement d’un semestre.

VIII. OBTENTION DES DIPLOMES

A. Diplôme intermédiaire DEUG

1. Sans demande expresse de l’étudiant, le jury délibère systématiquement, à l’issue des quatre
premiers semestres du cycle L, en vue de la délivrance du DEUG.

2. Pour obtenir le DEUG, l’étudiant doit avoir validé, d’une part les 2 semestres de L1 et
d’autre part les 2 semestres de L2.

3. En cas d’obtention, le diplôme est systématiquement édité.

B. Diplôme final de licence

Pour obtenir la licence en Economie et Gestion, mention Economie, l’étudiant doit avoir
validé chacun des semestres de licence.

Le diplôme de licence est accompagné d’un supplément au diplôme décrivant la formation


suivie ainsi que les compétences et les connaissances acquises.

C. Mentions

La validation du diplôme (DEUG ou Licence) est assortie des mentions suivantes :


- Passable, lorsque la moyenne générale est égale ou supérieure à 10/20
- Assez bien, lorsque la moyenne générale est égale ou supérieure à 12/20
- Bien, lorsque la moyenne générale est égale ou supérieure à 14/20
- Très bien, lorsque la moyenne générale est égale ou supérieure à 16/20

Pour le DEUG, la mention prend pour référence les notes des semestres 1, 2, 3 et 4.

Pour la licence, la mention prend pour référence les notes des semestres 5 et 6.

IX. JURY

1. Le jury comprend les enseignants qui ont participé à la notation des épreuves. Il statue
souverainement sur les résultats de contrôle des connaissances et décide du résultat définitif
en vue de la validation du semestre, des unités d’enseignement ou enseignements, et
attribue, suivant le cas, le grade de licence ou le titre de DEUG. Il peut décerner des points
de jury.

2. Le président du jury est désigné par le président de l’Université ou, sur délégation, par le
directeur de l’UFR responsable de la formation.

7
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X. REORIENTATION

Tout étudiant peut demander une réorientation à l’issue du premier semestre de licence.
La commission de réorientation examine les demandes des étudiants et se prononce sur les
matières pouvant être validées et sur les obligations d’études dans le cadre du nouveau
cursus.

1. En cours de licence, des réorientations sont possibles en usant des passerelles prévues pour
l’accès aux différentes formations.

2. L’étudiant qui change de filière au sein de l’Université Paris 1 conserve les unités et les
enseignements capitalisés qu’il a validés lorsque ceux-ci figurent au programme de la
nouvelle filière avec le même régime de contrôle des connaissances.

XI. REGIMES SPECIAUX

1. Les étudiants handicapés ont droit, sur leur demande, au bénéfice des dispositions prévues
par la réglementation, telles que le tiers temps.

2. Des dispositions particulières sont arrêtées pour les étudiants suivant un enseignement à
distance.

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