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Grues à tour

APPAREILS DE LEVAGE
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) Les Caisses régionales d’assurance maladie (CRAM)
Dans le domaine de la prévention des risques professionnels, l’INRS et Caisses générales de sécurité sociale (CGSS)
est un organisme scientifique et technique qui travaille, au plan Les Caisses régionales d’assurance maladie et les Caisses générales
institutionnel, avec la CNAMTS, les CRAM-CGSS et plus ponctuellement de sécurité sociale disposent, pour participer à la diminution des risques
pour les services de l’État ainsi que pour tout autre organisme s’occupant professionnels dans leur région, d’un service prévention composé
de prévention des risques professionnels. d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité.
Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires qu’il met Spécifiquement formés aux disciplines de la prévention des risques
à la disposition de tous ceux qui, en entreprise, sont chargés professionnels et s’appuyant sur l’expérience quotidienne de l’entreprise,
de la prévention : chef d’entreprise, médecin du travail, CHSCT, salariés. ils sont en mesure de conseiller et, sous certaines conditions,
Face à la complexité des problèmes, l’Institut dispose de compétences de soutenir les acteurs de l’entreprise (direction, médecin du travail,
scientifiques, techniques et médicales couvrant une très grande variété CHSCT, etc.) dans la mise en œuvre des démarches et outils de prévention
de disciplines, toutes au service de la maîtrise des risques professionnels. les mieux adaptés à chaque situation. Ils assurent la mise à disposition
de tous les documents édités par l’INRS.
Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents intéressant l’hygiène
et la sécurité du travail : publications (périodiques ou non), affiches,
audiovisuels, site Internet… Les publications de l’INRS sont distribuées
par les CRAM. Pour les obtenir, adressez-vous au service prévention
de la Caisse régionale ou de la Caisse générale de votre circonscription,
dont l’adresse est mentionnée en fin de brochure.

L’INRS est une association sans but lucratif (loi 1901) constituée sous
l’égide de la CNAMTS et soumise au contrôle financier de l’État.
Géré par un conseil d’administration constitué à parité d’un collège
représentant les employeurs et d’un collège représentant les salariés,
il est présidé alternativement par un représentant de chacun des deux
collèges. Son financement est assuré en quasi-totalité par le Fonds
national de prévention des accidents du travail et des maladies
professionnelles.

© INRS, Paris, 2005.


Grues à tour
Manuel de sécurité à l’usage
des conducteurs et du personnel d’entretien

ED 813
avril 2005
sommaire

1. Avant-propos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5

2. Renseignements et prescriptions
à connaître . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1. Concernant le matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.1.1. Conformité du matériel . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.1.2. Maintien en état de conformité . . . . . . . . . . . 9
2.1.3. Mise en conformité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.1.4. Vérifications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.2. Concernant le conducteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.1. Âge du conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.2. Choix du conducteur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2.3. Formation professionnelle . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2.4. Code de la route . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3. Concernant l’utilisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.1. Réglementation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15
2.3.2. Recommandations de la Sécurité sociale . . . 16
2
3. Les grues à tour . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17 5.1.1. Gestes et signaux de commandements . . . . . 40
5.1.2. Utilisation d’une liaison à distance . . . . . . . . . 41
3.1. Les différents types. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 5.1.3. Élingage des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.1.1. Le châssis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 5.2. La prise de poste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47
3.1.2. Le mât . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19 5.3. Pendant le travail . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.1.3. Le mât cabine et le porte-flèche . . . . . . . . . . 21 5.3.1. Le bon usage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
3.1.4. La flèche et la contre-flèche . . . . . . . . . . . . . 22 5.3.2. Utilisation de commandes à distance. . . . . . . 54
3.2. Équipements spéciaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23 5.3.3. Actions et manœuvres dangereuses . . . . . . . 55
5.4. La fin de poste . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 59
4. Avant de travailler . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.1. Prenez connaissance de l’organisation de la sécurité 6. L’entretien sur chantier ................. 62
du chantier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
4.2. Familiarisez-vous avec le fonctionnement de la grue 25 6.1. Généralités . . . . . . . . . . ..................... 62
4.2.1. L’installation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26 6.2. Travaux mécaniques. . . ..................... 62
4.2.2. Les mouvements. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28 6.3. Travaux hydrauliques . . ..................... 63
4.2.3. Les voyants et indicateurs . . . . . . . . . . . . . . . 31 6.4. Les câbles . . . . . . . . . . ..................... 64
4.2.4. Le tableau des charges . . . . . . . . . . . . . . . . . 34
4.2.5. Les dispositifs de sécurité . . . . . . . . . . . . . . . 36
7. Le transport ............................. 67
5. Travaillez en sécurité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.1. Généralités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 68
3
1 avant-propos
Ce manuel est pour l’essentiel destiné Les grues à tour sont utilisées, pour le
aux conducteurs de grues à tour ainsi plus grand nombre, sur les chantiers du
qu’au personnel d’entretien. bâtiment et des travaux publics, dont l’im-
portance est très variable. Certains
Le chapitre 2 est plus particulièrement conseils s’adressent à des conducteurs
destiné aux chefs d’établissement ainsi isolés, d’autres à des conducteurs qui tra-
qu’au personnel d’encadrement. Toute- vaillent sur des chantiers à forte concen-
fois le conducteur, bien que n’étant pas tration de grues à tour.
directement responsable de la mise en
œuvre de certaines prescriptions, doit en
avoir connaissance. Les conducteurs de grues à tour connais-
sent le prix qui s’attache à leur sécurité
Il existe en France de nombreux modèles ainsi qu’à celle de leurs collègues : ce
de grues à tour. En conséquence, il est manuel doit leur servir d’aide-mémoire.
possible que certaines précautions parti- Avant d’entreprendre un travail, ils auront
culières ne figurent pas dans ce manuel. intérêt à s’imprégner des conseils qui s’y
Cependant, nous avons essayé de le rapportent et à étudier avec soin la notice
faire le plus complet possible et nous de conduite et d’entretien du construc-
espérons qu’après une lecture attentive, teur, surtout en ce qui concerne les
vous le conserverez en le joignant aux risques et mesures de prévention à
documents fournis par le constructeur. mettre en œuvre.
5
renseignements
2 et prescriptions à connaître

Ce chapitre est plus particulièrement des- technique du matériel (ex. : rapport d’en- position en droit français des directives
tiné au personnel d’encadrement mais le roulement des câbles sur les poulies au du conseil de l’Union européenne.
conducteur est invité à en prendre minimum égal à 22, ....).
connaissance, surtout pour le para- C’est ainsi que les machines neuves (de
graphe 2.2 qui le concerne directement. Ce n’est qu’à partir de 1981, avec la mise toutes origines) ou les machines d’occa-
en application des « Décrets de 80 » rela- sion (en provenance d’un pays non com-
tifs à l’intégration de la sécurité lors de la munautaire), mises sur le marché du
conception des machines, que des textes territoire national à partir du 1er jan-
2.1. Concernant le matériel législatifs se sont adressés spécifique- vier 1995, doivent être techniquement
ment aux constructeurs, pour certaines conformes à l’article R. 233-84 initiale-
Antérieurement aux années 1980, la catégories de matériel. ment introduit dans le Code du travail par
réglementation française issue du Code le décret 92-767 du 29 juillet 1992 (JO du
du travail s’adressait essentiellement aux Cette nouvelle « philosophie » s’est 7 août 1992, pages 10696 à 10714). Les
chefs d’établissements utilisateurs du généralisée par la mise en application, à constructeurs sont par ailleurs soumis à
matériel concerné, bien que certaines l’ensemble des machines cette fois, de d’autres obligations qui sont hors du pro-
prescriptions relevaient de la conception textes réglementaires issus de la trans- pos de cette brochure.
6
Les chefs d’établissement sont, pour ce Lorsque le matériel est conçu et utilisé à
qui concerne le matériel, soumis aux obli- d’autres fins, il est nécessaire de se réfé-
gations suivantes : rer aux décrets et arrêtés spécifiques à
ces autres fonctions et usages.
• assurer la sécurité et la santé des tra-
vailleurs de l’établissement (loi n° 91- 2.1.1. Conformité du matériel
1414 du 31 décembre 1991, art. L. 230-2 Les chefs d’établissement sont tenus de
du Code du travail), mettre à disposition des travailleurs des
appareils et accessoires conformes à la
• n’utiliser que du matériel conforme à la réglementation et adaptés aux travaux à
réglementation (art. L. 233-5-1), exécuter.
• maintenir le matériel en état de confor- La réglementation
mité (art. R. 233-1-1), En fonction de la date de mise en service
du matériel (appareils et accessoires),
• procéder à des vérifications : trois cas peuvent se présenter :
– lors de la mise en service (art. R. 233- • Le matériel mis en service avant le
11-1), 1er janvier 1993 doit être conforme aux
prescriptions des décrets du 23 août
– périodiques (art. R. 233-11), 1947 modifié, du 8 janvier 1965 modifié
– lors de la remise en service (art. R. 233- et des arrêtés pris en application, en par-
11-2), ticulier ceux du :
– 2 mars 1965 relatif aux coefficients de
• et mettre en conformité le matériel sécurité des câbles, chaînes et cordages,
existant (art. L. 233-5-1-III-2°), construit – 15 octobre 1976 rendant les normes
antérieurement aux nouvelles règles NF E 52-081 (1975) et NF E 52-082
techniques. (1975) obligatoires,
– 22 octobre 1982 rendant la norme
Ces articles font généralement l’objet de
NF E 52-082 (1982) obligatoire.
décrets et d’arrêtés spécifiques, qui défi-
nissent les mesures techniques particu- • La réglementation des appareils mis en
lières à mettre en œuvre. service avant 1993 a évolué avec l’obli-
7
gation de mise en conformité des appa- L’ensemble de ces dispositions est appli- Normalisation française
reils de levage (cf. paragraphe 2.1.3). cable à tous les appareils, y compris ceux
qui ont été construits par l’utilisateur, pour La norme NF E 52-075 « Appareils
• Le matériel mis en service à partir du son propre usage. de levage et de manutention. Grues.
1er janvier 1995 doit être conforme aux Généralités » définit les différents types
prescriptions de l’article R. 233-84 du d’appareils de levage, dont les grues à
La normalisation
Code du travail et plus particulièrement tours.
des règles techniques de son annexe I et Antérieurement au 1er janvier 1995, la nor-
malisation avait un caractère d’application Les normes NF 52-081 « Grues à tour.
des arrêtés pris en application, en parti- Règles de calcul » et NF E 52-082
culier du 18 décembre 1992 relatif aux volontaire, sauf pour les marchés publics
et pour certaines normes rendues d’appli- « Grues à tour. Règles générales de
coefficients d’épreuves statique et dyna- sécurité », définissent respectivement :
mique et aux coefficients d’utilisation des cation obligatoire par voie d’arrêtés.
câbles, chaînes et cordages. À partir du 1er janvier 1995, les normes – les bases de calcul et les conditions de
européennes harmonisées (adoptées par résistance des charpentes,
Il doit également être muni du mar- l’ensemble des pays membres de l’Union – les règles de sécurité relatives à la
quage CE et être accompagné de la européenne) ne peuvent en aucun cas construction et à l’aménagement aux-
déclaration CE de conformité établie par être rendues d’application obligatoire, quelles elles doivent satisfaire.
le constructeur. mais doivent être reprises dans leur inté- Ces deux normes ont été d’application
gralité par les organismes de normalisa- obligatoire (édition de 1960, 1975 et
tion nationaux. 1982) ; elles ne le sont plus aujourd’hui,
L’utilisation volontaire des normes euro- mais elles doivent être prises en compte
péennes harmonisées par les construc- pour s’assurer du maintien de l’état de
teurs de matériel donne une présomption conformité du matériel existant, construit
de conformité du matériel aux textes selon ces normes.
réglementaires.
Lorsque cette possibilité est utilisée par le Normalisation française
• Le matériel mis en service entre le constructeur, celui-ci doit mentionner les issue de la normalisation
1er janvier 1993 et le 31 décembre 1994 références des normes harmonisées, européenne harmonisée
doit être conforme à l’une ou l’autre des dont il a fait usage, dans la déclara-
deux options citées ci-dessus, dans leur tion CE de conformité qui doit être jointe La norme harmonisée traitant des grues
intégralité, sans mixage. à la livraison du matériel. à tour est à l’état de projet : PrEN 13449 :
8
Appareils de levage à charge suspendue 2.1.2. Maintien en état d’un modèle s’opposant au décrochage
– Sécurité – Grue à tour. de conformité accidentel des fardeaux et munis de dis-
positif permettant de les déplacer sans
risque de coincement des mains par les
L’article R. 233-1-1 stipule :
câbles.
« ... les équipements de travail... doivent
être maintenus en état de conformité 2.1.3. Mise en conformité
avec les règles techniques de conception
Le décret 98-1084 du 2 décembre 1998
et de construction applicables lors de
transposant la directive européenne
leur mise en service dans l’établisse-
95/63/CE fixe les prescriptions tech-
ment. »
niques auxquelles doivent satisfaire les
Une attention particulière doit portée sur appareils de levage et machines mobiles
l’état de la charpente, des lests, etc., et et donc les grues à tour.
sur le maintien en bon état de fonctionne-
Les matériels mis en service avant le
ment des principaux dispositifs de sécu-
1er janvier 1995 (appareils non marqués
rité susceptibles d’être montés, en
CE) et maintenus en service après le
particulier :
5 décembre 2002 doivent être mis en
• les indicateurs et limiteurs de charge et conformité avec les prescriptions tech-
de moment, niques détaillées dans les articles
R-233-15 à R-233-42 du Code du travail.
• les indicateurs et limiteurs de :
Pour faciliter la mise en conformité, un
– course haute et basse du crochet, document professionnel (1) a été édité.
– d’orientation, Ce guide commente, article par article,
– d’enroulement et de déroulement des les modifications à effectuer sur les grues
câbles sur les treuils et tambours, à tour pour satisfaire à l’obligation de
– ..... mise en conformité.
Il en est de même sur le choix et l’utilisa- (1) Grues à tour. Livret de vérification de la confor-
tion des crochets et accessoires de pré- mité à l’intention des entreprises. Édité par l
hension ; les crochets et moufles seront ’OPPBTP.

9
2.1.4. Vérifications Contenu des vérifications qu’aux risques auxquels les travailleurs
sont exposés et que les opérations pré-
Les appareils et les accessoires de levage • L’examen d’adéquation (art. 5 I) vues sont compatibles avec les condi-
sont soumis aux prescriptions des articles consiste à vérifier que l’appareil est tions d’utilisation de l’appareil de levage
R. 233-11, R. 233-11-1 et R. 233-11-2 du approprié aux travaux à effectuer ainsi définies par le fabricant.
Code du travail, relatifs aux vérifications à
effectuer à la mise en service, à la remise • L’examen de montage et d’installa-
en service et périodiquement. tion d’un appareil de levage (art. 5 II).
Cet examen consiste à s’assurer que la
La réalisation de ces vérifications doit grue est montée et installée de façon
être confiée, sous la responsabilité du sûre, conformément à la notice d’instruc-
chef de l’établissement dans lequel les tions du fabricant.
appareils sont mis en service ou utilisés,
• L’essai de fonctionnement (art. 6)
à du personnel qualifié, exerçant réguliè-
permet de s’assurer du bon fonctionne-
rement cette activité, appartenant soit à :
ment de l’appareil, dans les positions les
– l’établissement, plus défavorables, tout en sollicitant les
– un établissement extérieur (le cons- organes mécaniques aux valeurs maxi-
tructeur par exemple), males de la capacité prévue par le
– un organisme de vérification (appelé fabricant et de vérifier l’efficacité des dif-
également « organisme de contrôle » ou férents dispositifs de sécurité et limiteurs.
« organisme d’inspection »).
• L’examen de l’état de conservation
Les vérifications concernent les appareils (art. 9) de l’appareil et de ses supports a
et accessoires de levage. Les accessoires pour but de déceler toute détérioration
de levage ne sont pas traités dans ce cha- susceptible d’être à l’origine d’une situa-
pitre. Il y a lieu de se reporter à la brochure tion dangereuse.
ED 919 : Mémento de l’élingueur.
• L’épreuve statique (art. 10) consiste à
L’arrêté du 1er mars 2004, pris en applica- maintenir la charge nominale de l’appa-
tion des articles cités, précise le contenu reil, multipliée par un coefficient
des vérifications et des conditions dans d’épreuve statique, en sollicitant au maxi-
lesquelles elles doivent être effectuées. mum les différents organes.
10
• L’épreuve dynamique (art. 11) dans un état membre de la communauté
consiste à déplacer la charge nominale économique européenne doivent être
de l’appareil, multipliée par un coefficient considérés comme des appareils neufs.
d’épreuve dynamique, en sollicitant au
maximum les différents organes. • Remise en service
– En cas de changement de site d’exploi-
Les coefficients des épreuves statique et tation.
dynamique sont ceux qui sont définis par la
réglementation en vigueur au moment de la Pour les grues à tour à montage automa-
première mise en service de l’appareil : tisé sur stabilisateurs, le changement de
place ou de site d’exploitation n’est pas à
– avant le 1er janvier 1993, coefficients 1,33
considérer comme une circonstance
et 1,1 (arrêté du 16 août 1951 modifié),
nécessitant des vérifications de remise
– après le 1er janvier 1995, coeffi- en service, sous réserve que l’appareil
cients 1,25 et 1,1 ou ceux définis par le Informez-vous auprès du constructeur des n’ait pas subi de démontage ou/et remon-
constructeur sous réserve de présenter différents cas de chargement à réaliser et tage importants (cf. ci-après).
un niveau de sécurité équivalent (arrêté des moyens de mesure à mettre en œuvre, – À la suite de démontage et remontage
du 18 décembre 1992), s’ils ne figurent pas dans les notices. de l’appareil ou de modification des
– entre le 1er janvier 1993 et le Conditions des vérifications conditions d’utilisation.
31 décembre 1994, l’une ou l’autre des • Mise en service – Après tout remplacement, réparation ou
options ci-dessus, adoptée par le construc- transformation importante intéressant les
teur pour la conception de son appareil. La mise en service concerne le matériel
organes essentiels de l’appareil de levage.
neuf ainsi que le matériel d’occasion. Elle
Les essais de fonctionnement et les doit être effectuée avant la première utili- Ne sont pas considérés comme tels, ceux
épreuves statique et dynamique doivent sation dans l’entreprise. rendus nécessaires pour permettre le
solliciter au maximum les différentes par- déplacement routier d’une grue à mon-
Le premier montage et les essais d’apti-
ties constituantes de la grue à tour. Ce qui tage rapide : contrepoids, moufle et
tude à l’emploi d’une grue à tour sont
implique qu’ils devront probablement être accessoires de préhension. Par contre, la
généralement réalisés par le construc-
réalisés pour différentes capacités nomi- prolongation d’une voie de roulement, le
teur, sur le site d’exploitation.
nales, avec le relevé des différentes télescopage par élément d’un mât treillis
mesures représentatives de l’état de char- Les appareils neufs ou d’occasion qui doivent être considérés comme sujets à
gement : effort, pression, déformations.... n’ont jamais été effectivement utilisés une vérification de remise en service.
11
Examen d’adéquation
Examen de montage

Complément (renvoi)
Épreuve dynamique
par le constructeur
Aptitude à l’emploi
Articles de l’arrêté

Épreuve statique
Examen de l’état
de conservation
fonctionnement
et d’installation
– À la suite d’accident ou d’incident pro- Vérifications à la charge de l’utilisateur

Fréquence
Essai de
réalisée
voqué par la défaillance d’un organe
essentiel de l’appareil (mécanismes ou
structures par exemple).
Articles de l’arrêté
• Vérification générale périodique 13 Oui 5-I 6.c

DANS L’ÉTABLISSEMENT
Neuf

APPAREIL
MISE EN SERVICE
La périodicité est annuelle pour les appa- 14 Non 5-I 5-II 10 11 (1)
reils installés sur un chantier. Celle-ci
devient semestrielle pour les grues sou- Occasion 15-I 5-I 5-II 10 11 (1)
mises à des déplacements fréquents et Occasion en location 15-II 5-I 5-II 6.b (2)
ne nécessitant pas l’aménagement de
supports particuliers. Tel est générale- Neuf 16 Oui 7

ACC.
ment le cas pour les grues à tour à mon- Neuf ou occasion 17 Non 7 8
tage automatisé.
Cas général 19 5-I 5-II 9 10 11

EN SERVICE

ACC. APP.
REMISE
Les résultats des examens, essais, Déplacement fréquent 20-II (2)
épreuves et mesures résultantes doivent
être consignés sur un registre de sécu- Cas général 18 7 24 8
rité conservé de préférence sur le 6.b
chantier ou à défaut au siège de l’établis- Cas général 23 9 1 an
6.c

APPAREIL (art. 22)


sement d’origine. Pour les grues à mon-
VÉRIFICATIONS

PÉRIODIQUES
6.b
GÉNÉRALES

tage automatisé, soumise à des À déplacement fréquent 23.a


6.c
9 (3) 6 mois
changements de site d’exploitation, une
copie du dernier rapport de vérification Déplacement Cas général 6.b
23.a 9 6 mois
en élévation 6.c
doit être mise à disposition dans le poste du poste de
de conduite de l’appareil. 6.b
travail Mu par force humaine 23.b 9 3 mois
6.c
ACCESSOIRE 24 24 1 an
Le tableau ci-contre résume quelles sont
les vérifications à entreprendre en fonc- (1) Plus vérification des dispositifs de sécurité et limiteurs (voir art. 6.b et 6.c).
(2) Si la vérification de mise en service a été faite dans la même configuration d’emploi et toutes les vérifi-
tion des circonstances (référence : arrêté cations périodiques semestrielles ont été réalisées.
du 1er mars 2004). (3) Pour les appareils concernés, voir articles 20 II et 20 III.
12
Les périodicités fixées par la réglemen- palier, ils doivent être immatriculés et pré- 2.2. Concernant le conducteur
tation doivent être considérées comme sentés chaque année à un expert désigné
des limites supérieures à ne pas dépas- par le préfet pour visite technique. 2.2.1. Âge du conducteur
ser. Des examens plus fréquents peu- L’article R. 234-18 du Code du travail dis-
(Circulaire du 21 septembre 1970 et
vent s’avérer nécessaires en fonction de pose qu’il est interdit d’employer des
arrêté du 15 novembre 1954 modifié du
l’utilisation effective des appareils et jeunes travailleurs de moins de 18 ans à
ministère des Travaux publics, du
de l’agressivité de l’environnement. la conduite des engins, véhicules de
Transport et du Tourisme).
manutention et de terrassement.
Examens approfondis des grues à tour
L’examen approfondi des grues à tour est
un examen complémentaire à la vérifica- 2.2.2. Choix du conducteur
tion du bon état de conservation prévue L’article R. 233-13-19 du Code du travail
par l’arrêté du 1er mars 2004. Il doit per- dispose :
mettre de vérifier le bon état de conserva-
« La conduite des équipements de tra-
tion de l’ossature et de tous les éléments
vail mobiles automoteurs et des équi-
essentiels, y compris ceux dont l’état ne
pements de travail servant au levage
peut être constaté qu’après démontage.
est réservée aux travailleurs qui ont
Cet examen doit permettre, après démon- reçu une formation adéquate. Cette
tage, de déceler toutes défaillances pou- formation doit être complétée et réac-
vant entraîner un accident de personne et tualisée chaque fois que nécessaire. »
susceptibles de survenir du fait de l’usure En outre, à partir du 5 décembre 1999,
des différents composants (référence : la conduite des grues à tour est subor-
arrêté du 3 mars 2004). donnée à l’obtention d’une autorisation
Visites techniques de conduite délivrée par le chef d’entre-
prise.
Les montages spéciaux de grues à tour
L’autorisation de conduite est tenue par
sur des véhicules routiers sont soumis au
l’employeur à la disposition de l’inspec-
Code de la route.
teur du travail ainsi que des agents des
Lorsque leur vitesse de marche peut services de prévention des organismes
dépasser par construction 25 km/h en de Sécurité sociale.
13
L’arrêté du 2 décembre 1998 détermine : Il est recommandé à l’entreprise de faire 2.2.4. Code de la route
– Les conditions de la formation exigée. suivre un stage de formation à son per-
– Les conditions dans lesquelles le chef sonnel avant de lui confier la conduite Certaines grues à tour sont concernées
d’entreprise assure que le travailleur d’une grue à tour (cf. § 2.3.2. Autorisation par la réglementation issue du Code de la
dispose de la compétence et de l’apti- de conduite). Une bonne formation pro- route pour leurs déplacements sur des
tude nécessaires pour assurer, en toute fessionnelle est un facteur important pour voies ouvertes à la circulation.
sécurité, la fonction de conducteur. la sécurité.
Les dispositions du Code de la route
régissent uniquement l’usage des voies
2.2.3. Formation professionnelle ouvertes à la circulation publique. De ce
fait, le Code de la route n’est pas appli-
Aucun diplôme particulier (1) n’est exigé cable dans l’enceinte des chantiers du
pour la conduite ou l’entretien des grues bâtiment et des travaux publics, des
à tour sur chantier. Cependant, il est usines, etc., mais à défaut de règles de
indispensable que le personnel acquiert circulation précises, il est recommandé
des connaissances théoriques et pra- de le respecter.
tiques en suivant des formations organi-
sées par l’entreprise (stages internes ou Dans le cas où certaines grues, montées
dans des organismes de formation). sur véhicule porteur, sur roues ou che-
nilles, tractées par un véhicule routier,
L’AFPA organise, en liaison avec des sont amenées à se déplacer sur le
centres de formation spécialisés (2) des réseau routier, il est nécessaire que le
examens de validation des connais- conducteur du véhicule dispose du per-
sances en vue de délivrer un Certificat de mis de conduire relatif au tracteur utilisé.
Formation Professionnelle (CFP).
Le déplacement d’un engin sur chenilles
sur la voie publique doit satisfaire les dis-
(1) L’autorisation de conduite citée au § 222
n’est pas un diplôme de qualification profes- positions de l’article 4 de l’arrêté du
sionnelle. 7 avril 1955 :
(2) AFT-IFTIM Pays de Loire (44-Sainte-Luce- « Les engins sur chenilles ne peuvent cir-
sur-Loire), CFEP Émile Pico (13-Mallemort),
Potain Centre de Formation (71-La Clayette),
culer que sur des remorques sauf s’ils
AFCE (57-Hauconcourt). sont munis conformément à l’article R. 59
14
du Code de la route de patins en caout- plétée par la note technique du 6 mars du 26 décembre 1994 et du 4 mai
chouc ou de dispositifs équivalents 1991 « Installation des grues à tour à 1995 transposant en droit français
supprimant l’agressivité des chenilles vis- zones d’évolution interférentes », qui la directive européenne 92/57/CEE
à-vis de la chaussée. » définit les mesures particulières de « Chantiers temporaires ou mobiles » orga-
sécurité à mettre en œuvre pour per- nisent la coordination sur les chantiers.
2.3. Concernant l’utilisation mettre le respect des exigences de l’ar-
ticle R. 233-13-6 du Code du travail. Ces textes prévoient notamment :
2.3.1. Réglementation
Pour l’utilisation du matériel lors d’opéra- – la désignation d’un coordonnateur de
La réglementation relative à l’utilisation tions de bâtiment et de génie civil, la loi du sécurité et de protection de la santé (SPS),
des appareils de levage, et par consé- 31 décembre 1993 et les décrets quelle que soit l’importance de l’ouvrage,
quent aux grues à tour, a évolué avec
la parution du décret 98-1084 du
2 décembre 1998. Les mesures d’organi-
sation et conditions de mise en œuvre qui
figuraient pécédemment dans les décrets
du 23 août 1947 et du 8 janvier 1965 ont
été mises à jour et regroupées dans le
livre 2 du Code du travail (à la section 2
du chapitre III du titre III).
A noter, en particulier, la nécessité de dis-
poser sur le chantier de moyens (anémo-
mètre) et d’informations permettant d’avoir
connaissance de l’évolution des condi-
tions météorologiques (article R. 233-13-
13 du Code du travail et arrêté).
L’utilisation des grues à tour a fait l’objet
de prescriptions nationales particulières
en fonction de leurs implantations sur
les chantiers du bâtiment et des travaux
publics : circulaire du 9 juillet 1987, com-
15
– l’établissement d’un plan général de gnés par les Comités techniques – Soit par un « testeur d’entreprise »
coordination en matière de sécurité et de nationaux auxquels s’adjoignent des appartenant à une entreprise qui a
protection de la santé (PGCSPS) experts. obtenu un certificat de qualification par un
à partir d’un volume de travaux de Elles sont applicables à tous les chefs organisme certificateur.
500 hommes-jours ou supérieur à d’établissement dont le personnel relève • R 406 Prévention du risque de renver-
20 hommes ou supérieur à 30 jours du régime général de la Sécurité sociale. sement des grues à tour sous l’effet du
ouvrés en « effectif prévisible ». Ce plan vent. Cette recommandation annule et
définit, entre autres, les manutentions, • R 377 modifiée L’utilisation des grues à
tour qui définit : remplace la recommandation R 373. Elle
les appareils de levage, les voies et les comporte une nouvelle annexe qui traite
zones de circulation. Ce document doit • les conditions d’obtention d’un certificat du calcul du vent à prendre en compte
être joint au dossier d’appel d’offres. d’aptitude à la conduite en sécurité pour la stabilité de l’appareil au vent
(CACES) comportant : « hors service ».
Le chef d’établissement doit donc tenir
compte des incidences éventuelles des – une vérification d’aptitude médicale,
La prise en compte des conditions
mesures incluses dans le PGCSPS. – un test d’évaluation à la conduite (théo- météorologiques locales, conditions qui
Avant le début des travaux et suite à une rique et pratique), peuvent être modifiées par l’environne-
visite commune du site avec le coordon- • la procédure de délivrance par l’em- ment de l’appareil (par exemple bâti-
nateur, le chef d’établissement ou son ployeur d’une autorisation de conduite, ments avoisinants) doit conduire
représentant doit établir un plan particu- l’utilisateur à choisir la bonne implanta-
lier de sécurité et de protection de la • les instructions générales et particu- tion ainsi que la bonne configuration de
santé des travailleurs (PPSPS). lières à fournir au conducteur et au per- montage de la grue. La publication de la
sonnel d’encadrement. recommandation R 406, qui augmente
L’implantation des grues à tour fait sou-
vent l’objet d’arrêtés préfectoraux, voire Le test d’évaluation à la conduite est la vitesse de vent à prendre en compte
municipaux, dont il faut prendre connais- organisé : pour la stabilité au vent « hors service »
sance avant l’ouverture du chantier. conduit l’utilisateur d’une grue
– Soit par un organisme spécialisé (orga- construite avant 2001 à utiliser ces nou-
2.3.2. Recommandations nisme testeur) titulaire d’un certificat de velles données. Il est donc nécessaire
qualification délivré par un organisme que l’utilisateur se rapproche du
de la Sécurité sociale
certificateur. La liste des « organismes constructeur de l’appareil pour obtenir
Elles sont élaborées par des commissions testeurs » sera publiée sous le contrôle les nouvelles conditions de montage de
paritaires composées de membres dési- de la CNAMTS. l’appareil.

16
3 les grues à tour
Poinçon

Flèche

Contre-
flèche
Chariot

Tirants
Porte-
Hauban Cabine flèche

Plate-forme Pivot

Mât/Tour

Couronne d'orientation

Châssis de base

G.M.A. G.M.E.
17
3.1. Les différents types b. posé au sol par l’intermédiaire de Les châssis de GMA sont pour l’essentiel
poutres et de patin d’appuis, du type b avec des accessoires tels que
des essieux rapportés ou une remorque
Les grues à tour sont répertoriées dans c. monté sur train de roulement constitué montée sur pneumatiques permettant
deux grandes catégories, en fonction de de chenilles ou de boggies. d’assurer leurs déplacements de site en
la position du mécanisme de rotation, au
Les GME sont le plus souvent montées à site.
sommet ou en pied du mât, qui sont res-
pectivement plus communément appe- poste fixe (a) ou sur boggies placés sur Il existe également quelques modèles de
lées : une voie de roulement à grand écarte- grues à tour montés sur des véhicules
ment (c). routiers.
– GME pour grue à tour à montage par
éléments,
b
– GMA pour grue à montage automatisé.

Dans chacune de ces deux catégories, il c


existe de nombreux modèles en fonction
de la constitution des principaux compo-
sants, qui sont :
a
b
– le châssis,
– le mât, également appelé tour,
– le mât-cabine et le porte-flèche,
– la flèche et la contre-flèche.

a
3.1.1. Le châssis c
Le châssis peut être :

a. fixé par l’intermédiaire d’un cadre noyé


dans un bloc de béton armé, ou solidaire
du bâtiment en construction, c
18
3.1.2. Le mât

Le mât, encore appelé la tour, est consti-


tué d’éléments treillis ou de structures
tubulaires.

Ces éléments ou structures peuvent être


assemblés

a. bout à bout,
b. articulés,
c. par coulissement l’un dans l’autre.

Les structures par assemblage de tron-


çons fixés bout à bout sont exclusivement
utilisées sur les GME.

L’assemblage peut s’effectuer initiale-


ment lors de la mise en place de la grue
sur son aire d’exploitation ou ultérieure-
ment par surélévation de la grue montée.
Cette opération de surélévation s’effectue
par l’intermédiaire d’une cage de télesco-
page. Il existe différents modes de téles-
copage, propres à chaque constructeur :
par coulissement intérieur, ou extérieur,
ou par déport de mature.

Les assemblages de mâture par articula-


tions ou coulissement sont essentielle-
ment utilisés sur les GMA. a b b c

19
Quelques types de télescopage :
a - à cage extérieure,
b - à cage intérieure,
c - à coulisse.

a b c
20
3.1.3. Le mât cabine
et le porte-flèche

Cet élément ne se trouve que sur les


GME. Il est monté au sommet du mât par
l’intermédiaire du pivot qui comporte la
couronne d’orientation. Il est muni des
articulations nécessaires à l’assemblage
de la flèche et de la contre-flèche.

La cabine est fixée à l’élément de mât, en


avant ou latéralement.

Le porte-flèche, parfois appelé poinçon,


est constitué d’éléments treillis ou tubu-
laires.

Sur les GMA, qui ne comportent pas de


contre-flèche, les articulations de pied de
flèche et du poinçon sont situées sur le
sommet du mât.

La cabine, lorsqu’elle existe, est située au


sommet du tronçon de mât inférieur ou
supérieur.

21
3.1.4. La flèche et la contre-flèche

22
La flèche est constituée de structures ment de l’équipement se trouve égale-
treillis mécano-soudées assemblées par ment sur cette plate-forme.
éclissage à boulons ou par axe goupillé.
Elle est articulée sur le tronçon cabine Sur le modèle représenté en tête de cha-
pour les GME ou sur le mât pour les pitre 3, le treuil de levage est incorporé
GMA. dans le pied de mât et la manœuvre de
déploiement est obtenue par l’intermé-
Elle est maintenue en position par des diaire de vérins hydrauliques placés sur
tirants fixés sur sa structure et au sommet le mât et sur la flèche.
du porte-flèche.
Sur certains modèles, l’ensemble porte-
Le chariot roule sur les membrures infé- flèche, flèche et contre-flèche est rem-
rieures de la flèche. Le treuil de placé par une plate-forme, comparable à
manœuvre du chariot est placé sur le celle d’une grue mobile, sur laquelle est
tronçon de pied sur les GME et en pied montée une flèche relevable.
de mât sur les GMA.

Sur les GME, la flèche est contre-balan- 3.2. Équipements spéciaux


cée par une contre-flèche sur laquelle
sont disposés le treuil de levage, les Pour répondre à des exigences particu-
contrepoids de flèche et l’armoire élec- lières liées aux conditions d’exploitation,
trique. La flèche et la contre-flèche sont les constructeurs ont développé des
montées à leurs longueurs définitives lors machines ou des équipements spéciaux
de l’assemblage sur le site. parmi lesquels on peut citer :

Sur les GMA, un tirant assure la liaison – le haubanage ou l’ancrage au bâtiment,


du porte-flèche à la plate-forme, liée au – les machines à double mâture (mâture
pivot, sur laquelle se trouve les contre- renforcée),
poids ainsi que les treuils de levage et de – les machines équipées d’une flèche de
chariot. Un treuil auxiliaire de déploie- bétonnage...

23
4 avant de travailler
Avant de travailler sur un nouveau chan- cas d’atteinte des seuils d’alerte dus au
tier, il est impératif que vous preniez vent.
connaissance de l’organisation de la
Demandez au chef d’établissement ou de
sécurité sur le chantier, de l’environne-
chantier le matériel de protection indivi-
ment dans lequel vous allez travailler, des
duelle adapté à votre travail, par
caractéristiques du matériel qui va vous
exemple :
être confié et de vous familiariser avec
son fonctionnement. – casque de protection,
– chaussures ou bottes de sécurité,
– gants de travail,
– ...
4.1. Prenez connaissance
de l’organisation de la sécurité Prenez connaissance du plan d’installa-
tion du chantier.
du chantier
Repérez les zones d’implantation des dif-
férents secteurs d’activité avec lesquels
Il faut que vous ayez connaissance des vous serez amené à travailler :
règles instituées par votre employeur
concernant votre travail. – parc de ferraillage,
– emplacement des bétonnières,
Consultez le chef d’établissement ou de – zone de stockage des banches,
chantier, qui vous communiquera les ins- – zones de stationnement des camions
tructions spéciales et, en particulier, de livraison...
celles relatives à la conduite à tenir en
24
Repérez également les zones à risques vêtements flottants, les écharpes, ris- – fin de course haute du crochet,
particuliers telles que : quent de se prendre dans des pièces – fin de course basse du crochet,
tournantes et de vous occasionner des – limiteur d’orientation,
– les zones de survol interdit (école, voie blessures qui peuvent être mortelles.
ferroviaire...), – fin de course de translation,
– les obstacles existants (bâtiments, – fins de course du chariot,
végétation...), 4.2. Familiarisez-vous avec – anémomètre,
– la présence de lignes électriques le fonctionnement de la grue – dispositif de limitation de survol ou
aériennes, d’anticollision...
– la proximité d’autres grues à tour : Ne prenez jamais les commandes
informez-vous de leurs priorités respec- d’une grue si vous ne pouvez respec- Vous devez connaître parfaitement les
tives... ter les obligations réglementaires qui dispositifs de contrôle et d’alarme, visuels
vous concernent (voir § 2.2). ou sonores, servant à signaler la défail-
Si vous êtes amené à utiliser une GMA, lance d’un organe ou l’imminence d’une
prenez connaissance, auprès du chef de Le constructeur fournit, avec votre situation, qui risque de rendre dange-
chantier : machine, une notice de conduite et d’en- reuse l’utilisation de l’engin :
tretien. Demandez-la à votre employeur
– du plan de circulation des engins, et lisez-la avec soin. – température des mécanismes,
– des zones de remblais non stabilisées,
Prenez connaissance des possibilités et – pénétration dans une zone interdite,
– des endroits où se trouvent les canali-
sations enterrées, électriques, télépho- des limites de votre engin, en particulier – situation d’interférence,
niques, de gaz, d’eau, les égouts, etc. du tableau des charges relatif à la confi- – dépassement du seuil de vitesse du
guration dans laquelle se trouve la grue vent...
À titre personnel : (hauteur de mât, longueur de flèche...).
Les instructions de ce manuel, que nous
– prenez soin du matériel de protection Repérez bien la position, la fonction, le avons essayé de faire le plus complet
individuelle qui vous a été confié, sens de fonctionnement de chacune des possible, couvrent la majorité des cas
– les bagues, bracelets-montres, etc., commandes, des dispositifs de sécurité. d’utilisation des grues à tour.
peuvent s’accrocher lorsque vous accé-
Prenez connaissance du mode de fonc-
dez ou descendez de votre engin et vous Toutefois, en cas de divergence ou de
tionnement des dispositifs de sécurité,
occasionner des blessures, des frac- manque, n’hésitez pas à vous reporter à
qui équipent votre grue :
tures, la notice de conduite et d’entretien du
– utilisez des vêtements ajustés ; les – limiteur de charge et de moment, constructeur.
25
4.2.1. L’installation

Ces distances sont des minima à respecter et doivent tenir compte des flexibilités des structures

2m

2m

2m

2m
0,6 m

26
Le décret du 8 janvier 1965 a été modifié reil et le dernier plancher doit être de Avant de réaliser le déploiement de votre
par le décret du 1er septembre 2004. deux mètres au minimum. Si la grue, vous devez porter une attention
Beaucoup des articles concernant les charge passe à moins de deux particulière sur l’état du terrain sur lequel
appareils de levage ont été abrogés. Les mètres du dernier plancher, un tra- vous allez l’installer.
mesures contenues dans ces articles vailleur doit être désigné pour signaler
sont maintenant contenues dans les l’approche de la charge. » Assurez-vous préalablement de l’ab-
articles R 233-1 et suivants du Code du sence de conduite enterrée (eaux, égout,
travail. gaz, électricité, téléphone).
4.2.1.1. Grues à montage par éléments
Le sol ne doit pas être constitué de
Les distances de sécurité reproduites sur
L’installation (montage, téléscopage et remblais. Il doit être plan et compacté,
le schéma ci-contre étaient contenues
démontage) d’une grue à montage par absent d’excroissance (rail, roche émer-
dans les articles 30 et 41. Ces valeurs
éléments est une affaire de spécialistes. gente...).
restent pertinentes pour prévenir les
risques de heurt et d’écrasement. Si vous participez à une telle opération : Évitez les zones d’écoulement d’eau plu-
viale. En cas de nécessité, déviez-en le
art. 30 - « Un espace libre de 60 cen- – ne prenez aucune initiative, cours.
timètres au moins doit être ménagé – conformez-vous strictement aux ins-
entre les obstacles fixes et les parties tructions du chef monteur. Ne placez pas les appuis en bord de talus
les plus saillantes d’un appareil circu- ou de tranchée.
lant sur une voie de roulement. »
4.2.1.2 Grues à montage automatisé
Une grue à montage automatisée se
Cette disposition doit également être res- caractérise par sa facilité de mise en
pectée pour les plates-formes tour- œuvre, qui ne prend que quelques
nantes. minutes ou quelques heures en fonction
du modèle et qui est réalisable par le
art. 41 - « Lorsqu’un appareil de conducteur seul.
levage se dresse à proximité d’une
Ici encore, ne prenez pas d’initiative, mais
construction sur laquelle des tra-
conformez-vous à la notice de conduite et
vailleurs sont occupés, l’espace libre
entre les éléments mobiles de l’appa-
d’entretien.
OUI ! NON !
27
Déployez les appuis complètement. En
cas d’impossibilité, à cause d’un obs-
tacle, déplacez la machine.

La surface des patins, qui équipent les


stabilisateurs, est généralement insuffi-
sante pour la mise en place sur des sols
non bétonnés. Distribution
Distribution
Utilisez des platelages, constitués de Orientation
Orientation
madriers assemblés, que vous dispose-
rez entre le sol et les patins, afin de
mieux répartir les efforts transmis par les
appuis.
Levage Levage
Assurez-vous de l’horizontalité du châssis, – levage,
longitudinalement et transversalement. qui déplace le crochet, suspendu par l’in-
Le contrôle de l’horizontalité doit s’effec- termédiaire du chariot, vers le haut ou
tuer au niveau du châssis. Il ne faut pas vers le bas ;
prendre le mât comme référence verti- – orientation,
cale. qui fait tourner l’ensemble de l’équipe-
Translation ment flèche vers la droite ou la gauche ;
4.2.2. Les mouvements – translation,
Sur une grue à tour, les quatre principaux qui déplace l’ensemble de la machine.
mécanismes sont associés aux mouve-
Le sens de déplacement de ce mouve-
ments de :
ment ne peut pas être repéré par rapport
– distribution, au conducteur situé dans la cabine pla-
qui déplace le chariot le long de la flèche, cée en haut du mât. La notion d’avant et
en avant ou en arrière par éloignement arrière étant tributaire de l’orientation de
ou rapprochement de l’axe d’orientation, la flèche.
28
La mise en œuvre des ces mouvements Le schéma ci-dessous montre la relation En complément des deux manipulateurs
s’effectue à partir du poste de conduite entre le déplacement des leviers des repérés, G pour gauche et D pour droit,
ou à l’aide d’une commande à distance manipulateurs et les mouvements pro- sont disposés les boutons et voyants sui-
manœuvrée à partir du sol. La com- duits. vants :
mande à distance, filaire ou non, est
essentiellement utilisée sur les GMA. En déplaçant les leviers, le conducteur M : bouton affleurant commandant la
ressent des crans, qui correspondent aux mise en marche de la machine.
À partir du poste de conduite, les com- changements de vitesses par palier du
mandes des quatre principaux mouve- mécanisme considéré. Sur certaines A : bouton apparent de mise à l’arrêt,
ments sont obtenues à partir de deux machines le déplacement du levier ne
manipulateurs situés de part et d’autre du dispose pas de crans, mais la vitesse du FR : commande du frein d’orientation.
siège, dans le prolongement des accou- mouvement obtenue est proportionnelle
Le frein de rotation est automatiquement
doirs. au déplacement du levier.
libéré par l’action sur le manipulateur.

VV : voyant vert de mise en marche.

VR : voyant rouge signalant une anoma-


lie de fonctionnement (non systéma-
Distribution Crochet tique).
VR Avant Descente VV
Certaines commandes peuvent avoir plu-
sieurs fonctions, marche et arrêt, marche
et klaxon, par exemple.
Rotation Rotation Translation Translation
Gauche G Droite (AR) D (AV)

Distribution Crochet
F.R. Arrière A Montée M

29
La disposition des boutons et voyants
peut ne pas être identique sur chacun FONCTIONNEMENT LEVAGE
des modèles de grues, mais ils sont repé-
rés par des symboles normalisés.

Il existe également des commandes par


boîte à boutons, sur lesquelles chaque
bouton est identifié par le symbole du
mouvement correspondant. Marche Arrêt Klaxon Montée Descente
ORIENTATION DISTRIBUTION
En fonction du type de grue, on trouve
également les commandes des méca-
nismes permettant :

– le télescopage de mât,
– le télescopage de flèche,
– le déploiement (GMA), Droite Gauche Girouette Avant Arrière
– le relevage de flèche, TRANSLATION
– ..... MOUFLAGE

Nous ne rentrerons pas dans le détail de


la mise en œuvre de ces mécanismes et
nous vous conseillons de vous reporter à
la notice de conduite et d’entretien déli-
vrée par le constructeur. Avant Arrière 2 brins 4 brins
RELEVAGE ANÉMOMÈTRE FREIN

Montée Descente Vitesse du vent Serré


30
4.2.3. Voyants et indicateurs

Votre tableau de bord est peut-être


équipé de voyants lumineux associés au
fonctionnement de divers mécanismes.
Reportez-vous à la notice de conduite et
d’entretien du constructeur pour en 30
3
connaître la signification.
2 4 20 40

Dans tous les cas, la couleur du voyant 1 2


vous indique :
1 5 10 50
km/h
– Vert : fonctionnement normal. 3
100
– Bleu : atteinte d’une situation qui 0 6 0 60
90
requiert une action de votre part.
– Orange : approche d’une situation qui
Tonnes

Charge
mètres
Portée
!! 80
peut devenir dangereuse.
72 km/h 70
2 brins 4 brins
– Rouge : atteinte d’une situation dange- 60
reuse nécessitant une action immédiate
d’arrêt de l’opération en cours et de 20
30
40
! 50
80
50 km/h 40
retour à une situation de fonctionnement 100

normal. 0
30
10 50
Les voyants sont généralement à éclai- 20
rage permanent. Un fonctionnement cli- 10
0 60
gnotant peut être utilisé pour : % mètres Test
– signaler une situation intermédiaire, Moment Hauteur Anémomètre
– être plus perceptible par le conducteur.

31
L’indicateur de charge donne la masse L’indicateur de moment représente en
de la charge suspendue au crochet de la pourcentage l’état de chargement de la
grue. Il comporte deux graduations qui
correspondent aux types de mouflage
! grue par rapport à ses possibilités.

deux ou quatre brins. L’indicateur anémométrique donne la


vitesse instantanée du vent et délivre
Il est nécessaire de positionner un sélec- généralement deux signaux d’alarme
teur sur le type de mouflage utilisé. sonore ou visuelle :

– le premier signifiant de ne plus manu-


L’indicateur de portée donne la dis-
tentionner des charges de grandes sur-
tance du chariot par rapport à l’axe
faces,
d’orientation de la couronne.
– le second de mettre la grue hors-ser-
vice.
Il est conseillé de disposer des « jalons »
d’indication de portée le long de la flèche. 145 En général, les seuils de déclenchement
Seuls ces jalons permettront de vous ont été réglés et ne doivent pas être
référer au tableau des charges en cas de modifiés. La manutention des banches
défaillance des indicateurs, afin de termi- de grandes surfaces peut nécessiter un
ner l’opération en cours. réglage du premier seuil pour abaisser la
valeur d’alerte.
L’indicateur de hauteur donne la dis-
tance du crochet par rapport à la position L’indicateur d’interférence donne des
en fin de course haute (et non par rapport informations relatives à la présence d’une
au sol). grue mitoyenne ou d’un obstacle fixe et
indique généralement le sens des mou-
Interférence vements à effectuer pour se dégager
d’une situation d’interférence, qui se tra-
duit par une impossibilité de poursuivre
les mouvements en cours.

32
Sur les grues les plus modernes ces dif-
férentes informations sont affichées sur
un moniteur, écran similaire à celui d’un 97-02-24 13.35 Date et heure
poste de télévision dont un exemple est
donné ci-contre.
30.0 Position du chariot

6.1 Masse de la charge

63.8 Position du crochet

273.4 Position de la flèche

6.9 Vitesse du vent

Boutons de sélection d’affichage


1 2 3 4 5
1 2 3 4 5 et de réglage

33
4.2.4. Le tableau des charges

Longueur de flèche

2 brins
Indication du type
de mouflage 4 brins
Portée

Portée Maxi
25 30 35 40 45 50 55 60 65 Charge / Portée
65 5 880 4 740 3 930 3 320 2 850 2 470 2 170 1 920 1 700 6 000 / 24,6
60 6 000 5 920 4 940 4 200 3 630 3 180 2 810 2 500 6 000 / 29,6
F 55 6 000 6 000 5 240 4 470 3 870 3 400 3 000 6 000 / 31,2
l 50 6 000 6 000 5 540 4 730 4 100 3 600 6 000 / 32,7
è 45 6 000 6 000 5 800 4 950 4 300 6 000 / 33,9
c 40 6 000 6 000 5 850 5 000 6 000 / 34,2
h 35 6 000 6 000 5 850 6 000 / 34,2
e 30 6 000 6 000 6 000 / 30,0
25 6 000 6 000 / 25,0
34
Bien que votre machine soit équipée de en aucun cas être utilisé pour déterminer supérieure à 4 300 kg, soit 4 470 kg, qui
dispositifs permettant d’éviter une sur- les possibilités de votre grue. se trouve dans la colonne correspon-
charge, il est nécessaire de savoir lire un dante à une portée de 40 mètres.
tableau de charges. Il représente les caractéristiques de
charge d’une grue utilisée en mouflage Vous n’aurez aucune difficulté pour
La plaque de caractéristiques est propre deux brins en fonction de la longueur de manœuvrer votre charge de 4 300 kg jus-
à chaque constructeur et à chaque flèche de 25 à 65 mètres. qu’à la portée de 40 mètres.
modèle de grue. Elle doit être affichée en
cabine. La portée est la distance horizontale Si votre limiteur de charge est en panne,
entre l’axe de rotation de la grue et l’axe pour terminer votre manœuvre ou pour
Cette plaque porte : de l’ensemble câble, crochet et charge poser votre charge, ne cherchez pas à
appliquée. aller au-delà de cette portée, bien que
– l’identification de la grue,
le tableau vous laisse penser que cela
– les consignes générales d’utilisation, La masse de tous les dispositifs de pré- est possible (il faudrait faire un calcul, ce
– les caractéristiques des différents hension, palonniers, élingues, suspendus qui est difficile dans les conditions habi-
mécanismes, au crochet doivent être considérés tuelles de chantier).
– les combinaisons longueur de flèche et comme éléments constituants de la
de contre-flèche, charge proprement dite (banche, benne à La colonne « MAXI », située à l’extrême
– la masse des lests de base et de béton, ferraillage...). droite du tableau, vous indique la charge
contre-flèche, maximale manœuvrable par la grue, en
– les tableaux de charge (masse et por- À titre d’exemple, votre grue est équipée mouflage deux brins, et la portée à
tée), en fonction du mouflage utilisé : d’une flèche de 55 mètres et vous laquelle vous pouvez amener cette
SM simple mouflage ou deux brins, avez à manœuvrer une masse totale de charge.
DM double mouflage ou quatre brins. 4 300 kg et vous voulez savoir jusqu’à
quelle portée vous pouvez la déposer ? Dans l’exemple de la flèche de
Important : 55 mètres :
Sur la ligne correspondante à la longueur
Le tableau de charge reproduit ci-contre de flèche de 55 mètres vous recherchez – la charge maximale est de 6 tonnes,
n’est donné qu’à titre d’exemple. Il ne doit quelle est la charge la plus proche mais – à une portée maximale de 31,2 mètres.

35
4.2.5. Les dispositifs de sécurité

Il est important que vous sachiez identi-


fier et localiser les différents dispositifs de
sécurité qui équipent votre grue, afin de
vous assurer périodiquement de leur bon
état de conservation, de leur fixation, de
l’état du branchement électrique.... ②

En revanche vous ne devez,


EN AUCUN CAS, ⑦
modifier leurs réglages.

Dès que vous décelez une anomalie,


signalez-la immédiatement à votre chef ③
direct ou au responsable du service
entretien et pensez à consigner vos
remarques sur le registre d’observations ⑤
(cf. § 5.4).

Les principaux dispositifs de sécurité ④
sont :

① fin de course haute et basse du cro-
chet,
② fins de course du chariot,
③ limiteur d’orientation,
④ fins de course de translation,
⑤ anémomètre,
⑥ limiteur de charge,
⑦ limiteur de moment.
36
L’apparence et la position des différents Les limites de course avant et arrière du
capteurs des dispositifs de sécurité peu- chariot sont obtenues à partir d’un boîtier
vent être différents d’une marque de ① de contacteurs situé sur le carter du
grue à une autre, mais également sui- mécanisme de chariot.
vant les modèles d’une même marque.
Toutefois l’illustration ci-contre corres-
pond à la majorité des grues de marque Le limiteur d’orientation
française.
Sauf pour certaines grues équipées d’un
joint tournant électrique, l’amplitude
Les fins de course du crochet d’orientation est limitée à trois tours afin
d’éviter une torsion excessive du câble
Le fin de course haut est destiné à évi- d’alimentation électrique.
Les fins de course du chariot
ter le bloc à bloc de la moufle et du cha-
riot, qui provoquerait une surtension Les fins de course du chariot sont desti-
dans le câble de levage, éventuelle- nés à éviter le bloc à bloc du chariot sur
ment, sa rupture mais aussi des défor- les structures d’extrémités de la flèche,
mations du chariot. qui provoquerait une détérioration des ③
structures, une surtension et la rupture
Le fin de course bas est destiné à main-
éventuelle du câble de chariotage.
tenir un minimum de trois tours d’enrou-
lement de câble sur le tambour de treuil
et à éviter un enroulement à contre-
sens sur le tambour, qui endommagerait
le câble au niveau de sa fixation et
inverserait les mouvements de montée ②
et de descente par rapport aux com-
mandes. Les limites droite et gauche sont obte-
nues à partir d’un boîtier de contacteurs
Les limites de course haute et basse du entraîné par la couronne d’orientation au
crochet sont obtenues à partir d’un boîtier niveau du pivot, à l’intérieur ou à l’exté-
de contacteurs situé sur le carter du treuil rieur selon le type de couronne d’orienta-
de levage. tion.
37
Cette limitation est obtenue par la mesure Il est destiné à ne pas dépasser la capa- stockage des banches, l’emplacement
de l’effort exercé sur le brin de traction du cité de la grue, en respectant les limites de la bétonnière, le parc à ferraille...) et il
câble, ce qui rend cette mesure indépen- d’utilisation données par le tableau des est fréquent qu’elles interviennent au
dante du mouflage utilisé. charges. même moment sur ces mêmes zones.

Elle est obtenue par la mesure de défor- La limitation est obtenue par une mesure Le dispositif anti-collision est destiné à
mation d’un bilame associé à une poulie de déformation à l’aide d’un bilame ou de éviter les heurts éventuels entre le câble
de renvoi du câble de levage ou par des capteurs électroniques de déformation de levage d’une grue avec la flèche ou la
capteurs électroniques de déformation, fixés à l’une des membrures du porte- contre-flèche d’une autre.
l’ensemble étant placé à l’intérieur de la flèche pour les grues à rotation du haut,
tête de mât ou disposé sur la partie arrière de la Il peut également être utilisé pour inter-
plate-forme pour les grues à rotation du dire le survol de zones critiques (école,
bas. voies SNCF...).
Le limiteur de moment
Il s’agit d’un dispositif complexe, généra-
Le limiteur de zone lement électronique, qui traite les infor-
mations de position du crochet de la grue
Des limiteurs complémentaires d’orienta- et de ceux des grues voisines.
tion et de course de chariot peuvent être
installés et combinés pour interdire le sur- Pour ce qui concerne votre grue, les
vol de zones critiques (école, voies informations proviennent de capteurs de
SNCF...) ou pallier des situations d’inter- position angulaire de la flèche et de la
férence simples de deux, voire de trois position du chariot.
grues.
Ces capteurs sont généralement asso-
ciés aux limiteurs d’orientation et de cha-
Le dispositif anti-collision riotage.

Lorsque plusieurs grues sont installées Le boîtier de traitement est placé généra-
⑦ sur un chantier, certaines zones de tra- lement dans le poste de conduite de la
vail sont communes à plusieurs grues (le grue.

39
5 travaillez en sécurité
Ne prenez jamais les commandes manœuvres effectuées par les éléments
d’une grue, si vous ne pouvez respec- mobiles de l’appareil ainsi que la trajec-
ter les obligations réglementaires qui toire de la charge.
vous concernent. Reportez-vous au
paragraphe 2.2. Dans le cas contraire, un chef de
manœuvre, aidé éventuellement par un
ou plusieurs travailleurs, doit vous assis-
ter soit par la voix, soit par des signaux
5.1. Généralités conventionnels. Il avertira également les
personnes survenant dans la zone d’évo-
Quel que soit l’appareil de levage que lution.
vous allez conduire, que vous disposiez
d’un dispositif de communication à dis- Une parfaite connaissance des gestes ou
tance, vous devez connaître les gestes et signaux de commandement est néces-
signaux de commandement ; quelques
notions d’élingage des charges vous
saire tant pour le grutier que pour le chef NON !
de manœuvre.
seront également très utiles.
Ne suivez les commandements que du
seul chef de manœuvre.
5.1.1. Gestes et signaux
de commandements Les gestes de commandement des appa-
reils de levage font l’objet d’un tableau du
Vous devez, à partir de votre poste de fascicule de documentation E 52-401,
conduite, pouvoir suivre toutes les établi par l’AFNOR (voir page 42).
40
5.1.2. Utilisation d’une liaison son mode d’élingage. Il est important que
à distance vous ayez quelques notions d’élingage,
afin de les respecter ou de les faire res-
Vous disposez peut-être d’une liaison à pecter.
distance, avec votre chef de manœuvre, Ne faites jamais d’élingage les mains
interphone ou radio. nues. Portez vos gants.

1000
Les messages que vous transmettez doi- Vérifiez la présence et l’état des linguets
vent être brefs et concis. de sécurité des crochets.
Si vous recevez des ordres, accusez-en Ne placez jamais vos mains entre
la réception, en les confirmant et en les l’élingue et la charge.
répétant si besoin.
Ne guidez pas la charge à l’aide des
N’hésitez pas à utiliser ce moyen de com- élingues, mais utilisez une longe textile.
munication pour informer les autres
conducteurs de grue de votre approche Pour plus de détails, reportez-vous à la
éventuelle ou pour transmettre, à votre brochure INRS ED 919 Mémento de
hiérarchie, toute anomalie de fonctionne- l’élingueur.
ment que vous pourriez constater. La charge maximale d’utilisation d’une
élingue (CMU) est généralement mar-
quée sur l’un des manchons de sertis-
5.1.3. Élingage des charges sage ou sur une plaquette fixée à 1 000 kg.
l’élingue. Elle correspond à la charge maxi.
La stabilité de la charge en cours de maximale que vous pouvez suspendre
déplacement dépend essentiellement de sur l’élingue, utilisée en brin simple.

41
Prise MONTÉE DÉPLACEMENT HORIZONTAL
de commandement
ou normale lente
ATTENTION d’un côté
de l’autre

DÉPLACEMENT HORIZONTAL LENT DESCENTE ARRÊT

normale lente
d’un côté
de l’autre

42
ARRÊT ACCOMPAGNEMENT
EXPRESS SIGNAUX SONORES

Signal bref
– Compris, je vous obéis

2 signaux brefs
– Répétez, je demande des ordres

Signaux longs
DÉPLACEMENT FIN et précipités
DE LA GRUE DE COMMANDEMENT – Garez-vous, danger immédiat

Signal continu
– Appareil en détresse

Signaux isolés
espacés
– Appareil en déplacement

43
Lorsqu’une charge est suspendue à Pour un angle de 60 degrés, la charge La réduction dépend du facteur de mode
l’aide de deux élingues, la charge de cha- que vous pouvez soulever avec deux d’élingage. Voir la brochure ED 919 -
cune des deux élingues dépend de élingues, d’une CMU de 1 000 kg cha- Mémento de l’élingueur.
l’angle qu’elles forment entre elles. cune, n’est pas de 2 000 kg mais de
1 700 kg. Il est cependant préférable d’utiliser un
crochet coulissant pour élingue à câble
Le tableau ci-dessous vous donne la métallique.
valeur de la charge soulevable par un
élingage réalisé à l’aide de deux élingues
d’une capacité de 1 000 kg, en fonction
de l’angle d’élingage.

Il convient également de réduire la capa-


cité d’une élingue utilisée en brin simple,
Pliage

2000
lorsque le mode d’élingage provoque un
local
00
00

pliage local du câble.


10
10

60°
Élingage deux brins 60°
Angle d’ de 1 000 kg chacun
élingage
Angle Charge
d’élingue admissible 1500 kg
1700 kg.
maxi.
1700 kg. 15 1 950 maxi.
maximum 30 1 900
45 1 800
60 1 700

44
Il faut également que vous sachiez qu’en charges et de faire en sorte que celui-ci
fonction du mode d’élingage, toutes les ne puisse pas se produire.
élingues ne participent pas au levage de
la charge.
Brins porteurs

Glissement possible
En élingage trois brins, la position des
points d’élingage conditionne la valeur de
la charge reprise par chacune des
élingues.

Pour un élingage quatre brins, en fonc-


tion de la position des points d’élingage, Brins mous
seules deux élingues peuvent reprendre NON
la masse de la charge, les deux autres ne
participent qu’à son équilibrage. OUI
La première préoccupation de l’élingueur
est de veiller aux conséquences d’un glis-
sement éventuel des câbles ou des
chaînes sur les crochets ou sur les

Glissements
possibles

OUI

45
Veillez également au bon positionnement Qu’il s’agisse d’élingues textiles ou métal- Une élingue en mauvais état, déformée,
des crochets (risque de décrochage), liques, les arètes vives des charges peu- cloquée, pliée, oxydée, présentant de
même s’ils sont équipés d’un linguet, ou vent les endommager. Utiliser des nombreux fils cassés... , est à jeter. Mais
des chaînes. protections. tronçonnez-la au préalable, pour qu’elle
ne puisse pas être réutilisée.

N’accrochez pas une chaine par l’inter-


médiaire de l’un de ses maillons.

Ne raccourcissez jamais une élingue par


la réalisation d’un nœud.

Ne laisser pas traîner les élingues au sol.


Rangez-les sur un râtelier ou rack.
46
5.2. La prise de poste En prenant l’émetteur de la commande à La fixation de continuité de masse peut
distance, vérifiez qu’il était bien en posi- être réalisée par soudure ou vissage.
tion de charge et que le témoin de charge Dans ce dernier cas, elle doit être dis-
Important : tenez compte des actions
donne une indication correcte. tincte de celle de l’éclissage mécanique.
et opérations décrites ci-après ! Elles
sont nécessaires pour votre sécurité
Faites de même pour votre moyen de Éclissage mécanique
et celle du chantier.
communication radio.
NON OUI
Il faut considérer que la prise de poste
Avant de déverrouiller l’interrupteur de
commence dès que vous quittez les ves-
mise sous tension, assurez-vous que
tiaires, en vérifiant votre tenue (vête-
vous êtes bien devant l’armoire d’alimen-
ments ajustés...) et en vous assurant que Masse
tation correspondant à votre grue. Il peut
vous dis-posez bien de vos équipements
arriver qu’une clef soit commune à plu-
de protection individuelle : Contrôler l’état et la fixation des rampes
sieurs interrupteurs.
– casque, de ralentissement et d’arrêt de transla-
– gants, En vous rendant vers votre grue, suivez tion, ainsi que ceux des butées en bout
– chaussures de sécurité, le cheminement du câble d’alimentation de voie de grue roulante sur rails.
– éventuellement harnais... jusqu’au pied de la grue, même s’il est
enterré, afin de déceler des anomalies La fixation des butées ne doit pas per-
Munissez-vous également d’un papier et éventuelles telles que : mettre le glissement et la position doit
d’un crayon, cela pourra s’avérer ultérieu- – prise détériorée, être en retrait par rapport à l’extrémité
rement utile. – effondrement local, des rails.
Informez-vous auprès de votre respon- – réalisation d’une tranchée mettant le
sable hiérarchique sur les évolutions câble à jour,
Plaque soudée
éventuelles des dispositions de sécurité – câble endommagé,
(par exemple)
du chantier, la nature des travaux à – défaut d’enroulement sur l’enrouleur
effectuer et des prévisions météorolo- électrique d’une grue sur rails...
giques.
Assurez-vous de la bonne connexion de
Munissez-vous de la clef qui vous don- mise à la terre, de la continuité des
nera accès à la mise sous tension élec- masses et de l’éclissage des tronçons de Au minimum 1 m.
trique de votre grue. rails.
47
Si le ralentissement est obtenu par une En situation hors-service, les grues à tour Pour une GMA, vérifiez l’état des appuis
boîte à sable, vérifiez son garnissage. roulantes sont griffées sur les rails. Si tel et assurez-vous de l’horizontalité du
est votre cas, c’est maintenant le moment châssis.
Vérifiez, visuellement, la rectitude et la de la dégriffer.
Refaites le calage, si cela s’avère néces-
planéité des voies. Ne vous contentez pas de desserrer les saire (voir § 4.2.1.2).
griffes, mais placez-les dans leurs posi-
Si vous constatez une anomalie quel-
Les abords et l’entre-voies doivent être tions de repli. Sinon elles pourraient pro-
conque, à laquelle vous ne puissiez
exempts de ferrailles, planches, gravats voquer un coincement en cours de
remédier, il est inutile d’aller plus loin.
ou détritus divers. translation.
Rendez compte immédiatement auprès
du service entretien du matériel.
Pour accéder à la cabine des grues, ne
vous précipitez pas. Un arrêt de trente
secondes sur chaque palier de repos est
un minimum à observer par le conduc-
teur.

NON OUI Si vous faites partie du service entretien


et êtes amené à monter de grue en grue
de façon continue, prolongez ce repos à
une minute.
Pendant l’ascension, examinez l’état de
la structure afin de déceler des mem-
brures tordues, des fissures apparentes,
des échelles branlantes...
Sur les paliers de repos, profitez de l’ar-
rêt préconisé pour examiner les fixations
de tronçons de mât : boulonnages des-
serrés, axes déplacés, goupilles man-
quantes...
48
Un coup d’œil sur les différents méca- – vérifiez la fixation et la connexion des tout objet susceptible de se déplacer au
nismes s’impose : différents capteurs des dispositifs de cours du travail et de bloquer accidentel-
sécurité (cf. § 4.2.3) lement une commande ou de provoquer
– vérifiez le bon enroulement des câbles une chute.
sur les tambours de treuils et le passage Désactivez le dispositif de mise en
des câbles sur les poulies de renvoi, girouette.
– graissez le dispositif de guidage d’en-
roulement de câble suivant les instruc- Assurez-vous que le poste de conduite
tions du constructeur, est propre, débarrassez le plancher de

Il convient de nettoyer le pare-brise, les


glaces, les rétroviseurs, de vérifier le bon
fonctionnement des essuie-glaces et
d’enlever tout ce qui pourrait gêner la visi-
bilité.
49
Si vous assurez une relève de poste, et plus particulièrement de celui des fins vitesse, avec une charge d’environ
informez-vous auprès de votre collègue de course de levage, distribution et orien- 50 % du maximum autorisé, pour le
de ses observations éventuelles. Sinon tation. mouflage considéré.
consultez le carnet de bord, dont la pré-
sence est souhaitable, surtout en cas de Vérifiez le bon fonctionnement des Si le défaut persiste, informer immédia-
travail posté. moyens de communication dont vous dis- tement le service entretien ou le chef de
posez. Si vous disposez d’une liaison chantier.
Notez toutes les observations relatives avec le service entretien, transmettez-lui
aux anomalies que vous auriez pu dès maintenant les anomalies consta- La visite des mécanismes disposés sur la
constater (sur le carnet de bord s’il tées. contre-flèche ne présente généralement
existe). pas de risque particulier, compte tenu de
Si vous avez constaté un enroulement l’aménagement des passerelles et garde-
Installez-vous confortablement. défectueux du câble sur le tambour de corps.
levage, corrigez cette situation dès
Réglez votre siège. maintenant : dérouler la plus grande En revanche, ne vous engagez jamais
longueur du câble permise par la sur la flèche, même en utilisant votre har-
Manœuvrez toutes les commandes, une course du crochet (opération à effectuer nais et la ligne de vie qui doit équiper la
par une, afin de vous assurer du bon si possible avec le mouflage « DM ») et flèche, sans une surveillance extérieure
fonctionnement de tous les mécanismes le ré-enrouler complètement, à petite exercée par un tiers.

50
5.3. Pendant le travail

5.3.1. Le bon usage

Quelle que soit la charge à soulever, il est impératif de procéder sans brusquerie en suivant les préconisations décrites ci-après.

S’assurer, dans la mesure du possible, veillant à ce que l’élingueur n’expose pas Consultez les informations fournies par
que l’élingage est réalisé correctement et ses mains à un coincement. l’indicateur ou le limiteur de charge.
qu’il n’est pas sujet à glissement, sur la Après l’éloignement de l’élingueur, soule- Élever la charge à hauteur de transport,
charge ou sur le crochet. ver légèrement la charge pour en vérifier avant d’effectuer les autres manœuvres
le bon amarrage, le bon équilibre, la de distribution-orientation.
Agir sur la commande de levage, à petite bonne tenue du frein et s’assurer de la Ne provoquez pas d’accélération ou de
vitesse, pour tendre les élingues en non-surcharge de l’appareil. décélération brutale des mouvements.
51
Procéder de la même façon, même en Dans le cas de parcours difficiles, plu- Le positionnement final de la charge doit
absence de charge, le fouettement des sieurs signaleurs seront peut-être néces- s’effectuer à la plus faible vitesse dont
élingues ou le balancement du crochet saires. Dans ce cas, ne suivez les vous disposez.
risque de provoquer un accident. instructions que d’un seul signaleur en
même temps.
N’hésitez pas à arrêter toute manœuvre
qui vous paraît suspecte, pour en deman-
der la confirmation par votre liaison radio
ou par deux coups brefs de klaxon.
Pendant le déplacement de la charge,
veillez à ne pas survoler du personnel au
sol.
Si cela s’avère impossible, signalez votre
venue en utilisant votre klaxon (un coup
long) et ne poursuivez votre manœuvre
qu’après le repli des personnes expo-
sées.
Surveillez la trajectoire de la charge et
plus particulièrement au voisinage des
lignes électriques qui n’auraient pas été
mises hors-tension, seule mesure réelle-
ment efficace, isolées ou balisées. Il n’est
pas nécessaire d’avoir contact pour créer
un amorçage.
En cas de contact ou d’amorçage avec
En arrivant au-dessus de l’aire de récep- une ligne électrique, ne quittez pas votre
À aucun moment vous ne devez perdre la tion, ne descendez la charge qu’après poste de conduite. Restez en place et
charge de vue, même partiellement. avoir arrêté les mouvements de distribu- attendez que la ligne soit mise hors ten-
Faites-vous aider par un signaleur, si tion-orientation et après avoir contrôlé le sion pour vous déplacer et regagner le
besoin est. balancement éventuel de la charge. sol.
52
Les réceptionnistes doivent guider la Ne perdez jamais de vue le réception- la charge n’a pas été stabilisée, sinon elle
charge en utilisant des cordages et non niste ou le signaleur. Arrêtez toute risque de basculer, lorsque les élingues
par action directe sur la charge, surtout manœuvre en cours, si cela se produit. vont se détendre.
dans le cas de pose en bordure de
construction ou d’aire encombrée. Maintenez les élingues tendues tant que Pour les mouvements d’orientation de
grande amplitude, pensez à alterner le
sens de déplacement, afin d’éviter d’être
bloqué par le limiteur de torsion du câble
d’alimentation.

Le vent

Le vent est un facteur important qui


conditionne non seulement la stabilité de
la grue, mais également la facilité de
déplacement et de réception des charges
par le personnel au sol.

Votre grue, ou à défaut le chantier, doit


être équipé(e) d’un anémomètre, qui
vous informe sur la vitesse du vent et
délivre une pré-alarme et une alarme.

Sachez que la vitesse qui vous est indi-


quée ne présume pas d’une brusque
accélération due soit à un phénomène
météorologique (bourrasque par exem-
ple), soit à un effet de site.

Les niveaux de déclenchement des


alarmes sont en principe réglés en
conséquence et il est important que vous
53
5.3.2. Utilisation de commandes
à distance

La commande à distance est générale-


ment utilisée pour des grues de faible
capacité sur des petits chantiers. Elle
peut être soit filaire (télécommande), soit
infrarouge ou hertzienne (radiocom-
mande).

Le pupitre comporte les boutons et


leviers de commande, disposés de façon
identique à ceux des commandes en
cabine. Ils sont plus petits, plus proches
les uns des autres et surtout plus sen-
sibles. Ce qui nécessite généralement
plus de doigté pour les manœuvrer.

À partir d’une cabine, vous êtes en situa-


tion dominante, vous avez une meilleure
visibilité de la position de la charge par
rapport à son environnement et vous dis-
posez des informations délivrées par les
voyants et indicateurs.

respectiez les consignes correspon- En phase d’alarme, posez la charge en En conséquence, l’usage d’une com-
dantes. cours de manutention, procédez à la mande à distance requiert une formation
mise en girouette et réalisez les opéra- spécifique et une utilisation régulière.
En phase de pré-alarme, n’entreprenez tions de fin de poste et, plus particulière-
plus de manutention de charge présen- ment, celles correspondantes à la mise Le pupitre comporte son propre interrrup-
tant une grande surface, telle que hors-service de la grue (repli sur le tron- teur de mise sous tension. Pensez à l’en-
banche, coffrage, même de faible masse. çon de sécurité, griffage...). clencher à la prise de poste.
54
Si votre grue possède une cabine, Si vous êtes le seul intervenant, conduc- 5.3.3. Actions et manœuvres
condamnez-en l’accès ou placez une teur et élingueur, pensez à vous munir dangereuses
pancarte signalant l’usage de la com- d’un support sur lequel vous poserez
mande à distance. votre pupitre pour faire l’élingage. Sinon Vous ne devez, en aucun cas :
vous risquez d’accrocher une commande
En fonction de votre position par rapport par inadvertance. – Compter sur les limiteurs, quels qu’ils
à la machine, le sens de déplacement soient, pour arrêter les mouvements en
d’orientation et de distribution peut être Si vous accompagnez la charge, suivez- cours. Vous devez anticipez leurs mises
inversé et peut vous conduire à com- la, ne la précédez pas. en action en surveillant et en respectant
mettre des erreurs. Pour éviter cette les informations des indicateurs.
situation, placez-vous toujours à proxi-
mité du mât, de façon à voir l’extrémité de – Modifier les réglages des limiteurs et
la flèche en regardant la charge. des dispositifs de sécurité, de votre
propre initiative.

– Débrancher ou shunter les limiteurs et


les dispositifs de sécurité pour les rendre
inopérants.
NON
Le shuntage d’un dispositif de sécurité,
qui peut s’avérer nécessaire en cas de
panne de la grue, relève de la seule auto-
rité du chef de chantier.

Ne quittez jamais votre poste de


conduite ; ne déposez jamais votre com-
mande à distance en laissant une charge
OUI pendue au crochet.

55
N’effectuez aucune traction oblique N’utilisez jamais votre grue comme appa- Ne pas soulever ou arracher des charges
sur une charge. reil de traction d’une charge même rou- adhérentes ou partiellement enterrées,
lante au sol. même de faible masse. En hiver, le gel
Commencez toujours par : peut produire un collage de la charge au
sol, pensez-y.
– amener le crochet à vide à la verticale
de la charge,
– élinguer la charge,
– soulever la charge par le seul mouve-
ment de levage.

Tous les autres mouvements peuvent


alors être entrepris.

NON
OUI

NON

NON

56
N’acceptez pas d’augmenter la masse Ne pas déposer la moufle au sol tout en Ne pas faire de translation avec une mau-
d’une charge suspendue. continuant à dérouler le câble de levage. vaise visibilité. Amener préalablement
C’est le plus sûr moyen pour provoquer l’avant de la flèche dans le sens de la
ultérieurement un enroulement défec- translation.
tueux sur le tambour de treuil.
Pendant une translation, la flèche doit
rester dans l’axe de la voie de roulement.
Sinon c’est le plus sûr moyen pour provo-
quer le déraillement d’un boggie.

Ne pas manutentionner des charges


improprement élinguées ou mal amar-
rées.

NON NON

57
Ne jamais transporter de personne sur Ne déplacez jamais de personne de votre
la charge. propre initiative, obtenez au préalable
l’autorisation de votre hiérarchie.
Le déplacement de personne avec un
appareil de levage n’est autorisé que L’accès à un poste de travail, d’accès dif-
dans le cas de circonstance exception- ficile, ne doit en aucun cas être considéré
nelle (évacuation d’un blessé par comme une circonstance exceptionnelle :
exemple) et sous réserve : il existe d’autres matériels spécialement
conçus pour l’élévation des personnes.
– du respect de dispositions techniques
particulières concernant non seulement
la nacelle utilisée et son accrochage,
mais visant également la conception de
la grue,

– d’une organisation à mettre en place


(communication entre la nacelle et le
conducteur de la grue, présence d’un
chef de manœuvre...).

58
5.4. La fin de poste Amenez le crochet en fin de course haut Orientez la flèche dans le lit du vent, le
et le chariot sur son fin de course, près du vent doit souffler dans le sens de la
mât. Puis descendez le crochet et avan- contre-flèche vers la flèche.
La journée de travail arrive à son terme,
cez le chariot de 50 cm à 1 m, afin de
mais vous avez encore quelques obliga- En position de girouette, la flèche doit
libérer les contacteurs de fin de course.
tions à remplir. s’orienter dans cette position. Si tel n’est
Déplacez la grue roulante sur rails pour pas le cas, vérifiez la taille et la position
Avant de quitter votre poste de conduite,
l’amener sur le tronçon dit « de sécu- des panneaux disposés sur la flèche ou
vous devez mettre votre grue en situation
rité », destiné à son amarrage. Ce tron- la contre-flèche. Ce sont eux qui condi-
de repos.
çon est généralement prévu pour les tionnent la bonne orientation de la flèche.
Aucune charge ni aucuns apparaux ne grues utilisées dans la configuration de La mise en place de panneaux publici-
doivent rester pendus au crochet, pas hauteur de mât proche du maximum. taires ou de société doit faire l’objet d’une
même une élingue ; par l’effet de vent demande d’autorisation préalable auprès
tourbillonnant celle-ci peut s’accrocher du constructeur ou de son représentant.
dans la mature et empêcher une mise en
girouette correcte.

NON
et
Sens du vent
NON

59
Pour vous aider, regardez l’orientation – n’omettez pas de commander la mise
donnée par le drapeau ou l’oriflamme dis- en girouette à partir du mécanisme
posé sur les contre-flèches des autres d’orientation, si ce n’est déjà fait,
grues ou tout autre repère similaire de
votre environnement. – examen de la structure et des assem-
blages,
Actionnez la commande de mise en – encombrement de la voie et de ses
girouette, si celle-ci est à commande abords,
électrique, et disponible au poste de
conduite. – état des calages d’appui d’une GMA,
– fixation des ralentisseurs et butées de
Enfin, actionnez la commande d’arrêt.
voies,
À partir du moment où vous quittez votre – connexions électriques...
poste de conduite, il vous faut encore
procéder à certains contrôles, contrôles En cours de descente, les arrêts aux
identiques à ceux que vous avez réalisés paliers de repos peuvent être écourtés,
lors de la prise de poste. mais profitez-en pour faire les examens
préconisés ci-dessus.
Nous ne les citerons ici que pour
mémoire. Reportez-vous éventuellement Descendez les échelles inclinées comme
au paragraphe « Prise de poste » : vous les avez montées, en faisant face
aux barreaux.
– propreté du poste de conduite,
– examen des mécanismes et de l’enrou- Même si vous êtes impatient, ne sautez
lement des câbles, pas les derniers échelons.

60
Mettez en place les griffes d’immobilisa- et transmettez-lui les consignes reçues l’existence de causes susceptibles
tion de la grue sur ses rails ou des amar- au cours du poste de travail. d’en compromettre la solidité et l’ap-
rages sur le tronçon de sécurité. plication des dispositions qui font l’ob-
Rendez compte à votre hiérarchie des jet du présent décret. Ce registre, sur
Coupez et verrouillez l’interrupteur de anomalies éventuellement constatées et lequel le chef d’établissement a éga-
mise sous tension d’alimentation élec- inscrivez-les sur le registre d’observa- lement la faculté de consigner ses
trique de votre grue. tions réservé à cet effet. observations, doit être tenu à la dis-
position de l’inspecteur ou du contrô-
Coupez l’alimentation du pupitre de com- leur du travail, du médecin du travail,
mande à distance et mettez les batteries Décret du 8 janvier 1965 modifié, des membres du comité régional de
en charge. art. 24. - « Un registre spécial, dit l’organisme professionnel de préven-
“registre d’observations”, doit être mis tion du bâtiment et des travaux
Si vous êtes relevé de votre poste par un à la disposition des travailleurs et des publics, des représentants de l’orga-
collègue, il a en principe effectué ces membres du comité d’hygiène, de nisme de Sécurité sociale compétent
vérifications. Informez-vous auprès de lui sécurité et des conditions de travail en matière de prévention des risques
des anomalies qu’il aurait pu constater. ou, à défaut, des délégués du person- professionnels, ainsi que des mem-
nel, pour qu’ils puissent y consigner bres du collège interentreprises de
Informez-le des incidents de fonctionne- leurs observations en ce qui concerne sécurité, de santé et des conditions
ment que vous avez vous-même décelés l’état du matériel et des installations, de travail... »

61
6 l’entretien sur chantier
6.1. Généralités liaison permanente avec le personnel 6.2. Travaux mécaniques
d’entretien.
Suivez scrupuleusement les indications Tous les travaux de
données par le constructeur dans le
manuel de conduite et d’entretien. TRAVAUX – démontage de capots ou de protec-
EN COURS teurs,
Avant d’entreprendre tous travaux, pla- – vérification et complément des niveaux
cez des pancartes de signalisation au des carters d’huile,
départ des accès et d’interdiction sur les – graissage des axes et poulies,
commandes, pour éviter une mise en – ...
marche intempestive. Pour intervenir dans les armoires élec-
triques, vous devez être obligatoirement doivent s’effectuer machine à l’arrêt.
L’entretien doit être réalisé par du per- titulaire d’une autorisation spécifique
sonnel spécialisé et il doit s’effectuer (habilitation). Ne nettoyez jamais les pièces à l’es-
machine à l’arrêt. sence, utilisez les produits conseillés et à
Ne travaillez pas sous un engin soulevé défaut du pétrole lampant.
Lorsque certaines opérations nécessitent par un vérin, un treuil ou tout autre moyen
la mise en marche, le conducteur doit de levage : réalisez un calage adapté et N’entreprenez aucun travail de soudure à
rester à son poste de conduite et être en vérifiez-le. l’arc, sans avoir déconnecté les circuits
62
le circuit comporte un accumulateur
hydraulique.

Les huiles des circuits hydrauliques sont


très chaudes, faites attention à ne pas
vous brûler lors des vérifications ou des
vidanges.

Le desserrage des pièces de jonction de


canalisations doit s’effectuer lentement,
pour éviter des projections d’huile ou des
libérations brutales, qui peuvent se pro-
duire même en l’absence de pression
dans le circuit.

d’alimentation électrique des dispositifs jamais des membrures ou des treillis par
de sécurité et de commande. Ils compor- des « chauffes » au chalumeau.
tent souvent des composants électro-
niques, qui seraient irrémédiablement
endommagés. 6.3. Travaux hydrauliques
La nature des aciers utilisés pour la
construction des charpentes nécessite Avant de travailler sur le système hydrau-
des précautions particulières de soudage lique, assurez-vous que la pression a été
qui sont difficiles à mettre en œuvre sur supprimée.
un chantier.
Suivez les indications du constructeur
Pour la même raison, ne redressez pour dépressuriser les circuits, surtout si
63
Le remplacement de raccords, conduites, N’utilisez pas de solvants pour le net- Procédez au graissage avec le produit
flexibles doit impérativement se faire toyage. Ils pourraient détruire les compo- recommandé par le constructeur.
avec des pièces d’origine. sants textiles ou synthétiques, qui entrent
dans la composition de l’âme du câble. Utilisez de préférence une pompe de
Ne modifiez pas le tarage des soupapes graissage, qui délivrera la quantité
de sécurité, pour obtenir une pression de Les câbles doivent être contrôlés sur nécessaire et suffisante.
travail plus élevée, vous risquez d’en- toute leur longueur, depuis l’émerillon jus-
dommager votre engin et de provoquer qu’aux trois tours morts d’enroulement Les intervalles de lubrification doivent
un accident. sur le tambour, pour ce qui concerne le tenir compte des conditions particu-
câble de levage. lières d’utilisation : proximité maritime,
ambiance sidérurgique ou chimique,
Procédez de même pour les poulies, sur condition climatique rigoureuse...
6.4. Les câbles lesquelles le dépôt de résidus peut
camoufler une usure anormale.
Portez vos gants.

L’entretien des câbles est un facteur


important de leur longévité et de sécurité
d’utilisation de votre grue.

Vous devez périodiquement procéder au


nettoyage des câbles, par brossage, pour
éliminer les dépôts de graisse durcis, qui
empêchent la pénétration des lubrifiants.

64
Remplacement d’un câble

Quelques cas de déformations


nécessitant
le remplacement du câble
Extrusions de fils Aplatissement

Déformation en « tire-bouchon » Toron desséré corrosion-usure Coque

Déformation en « panier » Étranglement rupture de toron Pliage


65
Outre les exemples précédents, tout – la qualité de l’acier, Le touret doit pouvoir être freiné pour évi-
câble métallique présentant l’un des – la charge de rupture, ter le déroulage intempestif du câble et
défauts suivants doit être mis au rebut : – l’allongement, pour provoquer une légère traction à l’en-
un toron cassé, un nombre de fils cassés – ... roulement.
visibles, décomptés sur deux pas de
qui doivent figurer sur l’attestation délivrée Adapter la longueur du câble neuf à la
câblage, égal ou supérieur à 20 % du
par le câblier ou l’importateur du câble. configuration de la grue (hauteur sous
nombre total de fils entrant dans la consti-
crochet), de façon à utiliser toutes les
tution du câble, des méplats importants
Lors d’une opération de montage de couches d’enroulement du tambour.
sur les fils extérieurs (environ 40 % du
diamètre des fils extérieurs). câble, le touret doit être disposé de façon Pour couper les câbles, utilisez un coupe-
telle qu’il tourne dans le même sens que câble ou un chalumeau, après avoir posé
Dans certains cas d’utilisation, en particu- le tambour de treuil. des ligatures pour éviter le détoronnage
lier dans des ambiances agressives : du câble.
– maritimes, Dans le cas où une partie du câble usagé
– sidérurgiques, sert à hisser l’extrémité du câble neuf jus-
– chimiques, qu’au tambour du treuil, il convient d’in-
terposer entre les deux extrémités de
il est souhaitable d’envisager des
câble soit un émerillon, soit une élingue
contrôles magnéto-inductifs, qui permet-
souple, pour éviter de transmettre des
tent de déceler des ruptures ou des alté-
efforts de torsion au câble neuf et de l’en-
rations internes indétectables à l’œil.
dommager.
Ne jamais procéder au remplacement
d’un câble défectueux par un câble neuf,
sans s’être assuré au préalable qu’il cor-
respond aux spécifications données par
le constructeur de la grue pour l’appareil
considéré.
Vérifiez notamment :
– la composition du câble,
– le mode de câblage,
– le sens de toronnage,
66
7 le transport
Le transport des grues à tour s’effectue Elles vous assureront, non seulement la remorque, de façon à égaliser les
par colisage sur remorques (GME) ou une optimisation du nombre de remor- charges sur les différents essieux.
remorquage par un véhicule tracteur ques à utiliser, mais d’effectuer le trans-
(GMA). port dans de meilleures conditions de Calez et arrimez chaque colis au châssis
sécurité liées à la non-surcharge par de la remorque.
Avant tout déplacement sur route, rensei- essieu de la remorque et à la non-dété-
gnez-vous sur l’itinéraire à emprunter, la rioration des éléments transportés. Veillez à ce qu’aucun élément ne
densité du trafic, les obstacles ou travaux dépasse du gabarit routier.
éventuels et sur les dispositifs de signali- Choisissez les bonnes remorques et le
sation qui sont à utiliser. bon tracteur. La capacité de charge des Immobilisez les pièces mobiles suscep-
remorques est limitée. Il en est de même tibles de s’entrechoquer.
Respectez le Code de la route et, en par- des possibilités de traction des véhicules
ticulier, les prescriptions relatives aux moteurs. Ne laissez pas des extrémités de câble
transports exceptionnels pour les convois libres. Ligaturez-les à un élément de la
hors gabarit. Faites stationner la remorque sur un ter- structure.
rain plat et calez ses roues avant de pro-
Quel que soit le mode de transport utilisé, céder à son chargement. Avant de démarrer, assurez-vous de la
respectez les instructions du construc- mise en place correcte de l’attelage et de
teur. Respectez la répartition des charges sur son verrouillage.
67
bibliographie

Décret du 8 janvier 1965 modifié - Hygiène et sécurité dans les travaux


du bâtiment, travaux publics et tous autres travaux concernant les
immeubles. INRS, ED 535.
Section II et III du livre II, titre III, chapitre III du Code du travail.
Circulaire DRT 99/7 du 15 juin 1999 sur l’application du décret 98-
1084 du 2 décembre 1998 relatif aux mesures d’organisation, aux
conditions de mise en œuvre et aux prescriptions techniques aux-
quelles est subordonnée l’utilisation des équipements de travail.
Arrêtés du 2 décembre 1998 (3 arrêtés).
Arrêtés des 1er, 2 et 3 mars 2004.
Aide-mémoire BTP. INRS, ED 790.
Mémento de l’élingueur. INRS, ED 919.
Normes AFNOR, 11, avenue Francis de Pressensé, 93571 St Denis la
Plaine Cedex.
Recommandations de la Caisse nationale de l’assurance maladie. INRS.
Brochures et fiches de l’OPPBTP.
Documentation de la société POTAIN.
Documentation de la société LIEBHERR.
68
Imprimerie de Montligeon - 61400 La Chapelle Montligeon

Achevé d'imprimer en avril 2005


Dépôt légal n° 23681
Pour commander les films (en prêt), les brochures et les affiches de l’INRS,
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ALSACE-MOSELLE AUVERGNE CENTRE
(67 Bas-Rhin) (03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre,
14 rue Adolphe-Seyboth, BP 10392 63 Puy-de-Dôme) 37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret)
67010 Strasbourg cedex 48-50 boulevard Lafayette 36 rue Xaintrailles
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57036 Metz cedex 1 (21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, (16 Charente, 17 Charente-Maritime, 19 Corrèze,
tél. 03 87 66 86 22 - fax 03 87 55 98 65 58 Nièvre, 70 Haute-Saône, 71 Saône-et-Loire, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres, 86 Vienne,
www.cram-alsace-moselle.fr 89 Yonne, 90 Territoire de Belfort) 87 Haute-Vienne)
ZAE Cap-Nord, 4 rue de la Reynie
(68 Haut-Rhin) 38 rue de Cracovie 87048 Limoges cedex
11 avenue De-Lattre-de-Tassigny, BP 70488 21044 Dijon cedex tél. 05 55 45 39 04 - fax 05 55 79 00 64
68018 Colmar cedex tél. 03 80 70 51 22 - fax 03 80 70 51 73 doc.tapr@cram-centreouest.fr
tél. 03 89 21 62 20 - fax 03 89 21 62 21 prevention@cram-bfc.fr
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BRETAGNE (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, 78 Yvelines, 91 Essonne,
AQUITAINE (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère, 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis,
(24 Dordogne, 33 Gironde, 40 Landes, 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan) 94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
47 Lot-et-Garonne, 64 Pyrénées-Atlantiques) 236 rue de Châteaugiron 17-19 place de l’Argonne
80 avenue de la Jallère 35030 Rennes cedex 75019 Paris
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32 Gers, 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 81 Tarn, (44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire, GUYANE
82 Tarn-et-Garonne) 53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée) Espace Turenne Radamonthe
2 rue Georges-Vivent 2 place de Bretagne, BP 93405, Route de Raban, BP 7015
31065 Toulouse cedex 9 44034 Nantes cedex 1 97307 Cayenne cedex
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NORD-EST RHÔNE-ALPES
(08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne, 52 Haute-Marne, (01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme, 38 Isère, 42 Loire, LA RÉUNION
54 Meurthe-et-Moselle, 55 Meuse, 88 Vosges) 69 Rhône, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie) 4 boulevard Doret
81 à 85 rue de Metz 26 rue d’Aubigny 97405 Saint-Denis cedex
54073 Nancy cedex 69436 Lyon cedex 3 tél. 02 62 90 47 00
tél. 03 83 34 49 02 - fax 03 83 34 48 70 tél. 04 72 91 96 96 - fax 04 72 91 97 09 fax 02 62 90 47 01
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NORD-PICARDIE SUD-EST
(02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise, 62 Pas-de-Calais, (04 Alpes-de-Haute-Provence, 05 Hautes-Alpes,
MARTINIQUE
80 Somme) 06 Alpes-Maritimes, 13 Bouches-du-Rhône, Quartier Place-d’Armes
11 allée Vauban 2A Corse Sud, 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse) 97210 Le Lamentin cedex 2
59662 Villeneuve-d’Ascq cedex 35 rue George tél. 05 96 66 51 31
tél. 03 20 05 60 28 - fax 03 20 05 63 40 13386 Marseille cedex 5 05 96 66 51 33
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documentation.prevention@cram-sudest.fr prevention@cgss-martinique.fr
APPAREILS DE LEVAGE
L’utilisation des appareils de levage fait aujourd’hui l’objet de règles précises
touchant à la fois aux choix, aux vérifications, aux conditions d’utilisation,
à la maintenance du matériel et à la formation du personnel.
C’est pourquoi ce manuel comprend deux parties : l’une consacrée
aux aspects purement réglementaires, l’autre plus spécifiquement dédiée
aux règles de bonnes pratiques en matière de conduite d’appareils de levage.
Ainsi nous espérons qu’un large public pourra trouver dans ce manuel
les références qui lui seront nécessaires : chefs d’établissements,
chargés de sécurité, formateurs, et bien sûr les conducteurs eux-mêmes.

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

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Édition INRS ED 813


2 édition (2001) • réimpression avril 2005 • 5 000 ex. • ISBN 2-7389-0577-3
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