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guide des semences d'acacias


des zones sèches

TABLE DES MATIERES

Photo de la couverture
A l'ombre d'un acacia à Kargi, Kenya.

Récolte, extraction, nettoyage, conservation et


traitement des graines d'acacias des zones sèches

par
J.C. Doran, D.J. Boland,
J.W. Turnbull et B.V. Gunn

Division of Forest Research,


CSIRO, P.O. Box 4008,
Canberra ACT 2600
AUSTRALIE

AVANT-PROPOS

L'importance de conserver et d'utiliser la variabilité génétique est reconnue comme étant


fondamentale pour la plupart des essences entrant dans les plantations industrielles à grande
échelle. Cependant les données sur la variation intraspécifique sont encore rares ou inexistantes
dans le cas d'un grand nombre d'essences tropicales qui aujourd'hui attirent de plus en plus
l'attention comme sources possibles de biens et de services pour les collectivités rurales.

Suite aux recommandations du Groupe FAO d'experts des ressources génétiques forestières et
avec l'aide financière du Conseil international des ressources phytogénétiques (CIRPG), le
Département des Forêts de la FAO a mis en train en 1979 un projet relatif à la conservation et à
l'utilisation plus rationnelle des ressources génétiques des essences arborées en vue de
l'amélioration de la vie rurale. En partant d'une liste établie par le Groupe d'experts de la FAO et en
se conformant aux voeux des coopérants éventuels, on a donné la priorité à un petit nombre
d'essences principalement des genres Acacia et Prosopis.

Les objectifs généraux du projet sont la conservation et une meilleure utilisation des ressources
génétiques d'essences arborées polyvalentes qui poussent en zones arides et semi-arides. Les
moyens d'atteindre ces objectifs sont l'exploration, la collecte de matériel de reproduction

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(essentiellement des semences) et l'évaluation de la variabilité génétique et de l'adaptabilité de ces


essences aux différentes conditions environnementales. Ces activités permettront de prendre des
mesures appropriées de conservation in situ et ex situ et de planter des essences et des
provenances bien adaptées ou convenant pour d'autres raisons aux forêts villageoises, à la
production de bois de feu, de produits vivriers ou de fourrages, à la constitution d'ombrages ou
d'abris ou encore à l'amélioration des sols.

Les essences retenues pour ce projet n'ayant guère fait l'objet d'attention jusqu'ici, on manque de
renseignements et d'expérience en ce qui concerne, par exemple, la taxonomie ou la collecte, la
manutention, l'entreposage et le traitement des semences, qui sont pourtant d'une importance
fondamentale. Lorsque de tels renseignements existent, ils sont souvent épars et difficiles à obtenir.
Or, ces essences posent un certain nombre de problèmes importants: leur taxonomie est souvent
confuse et l'on pense qu'il existe un certain nombre de complexes d'hybrides interspécifiques dont
l'identification précise est difficile et dont les qualités ne peuvent pas être prévues au-delà de la
première génération; la collecte et la manutention des semences sont difficiles parce que ces arbres
poussent souvent dans des peuplements disséminés ou éloignés des villages, parce que les bonnes
années du point de vue des semences sont irrégulières, parce que l'exploitation est difficile et
encore parce que l'on ne sait pas avec certitude quelles sont les méthodes à la fois sûres et
efficaces de rompre la dormance des semences. Enfin, problème non moins important, les insectes
causent des dégâts à tous les stades du développement et de l'entreposage des semences.

Pour combler, au moins en partie, les lacunes relevées dans les informations disponibles, on a
décidé de préparer, dans le cadre du projet FAO/CIRPG, une série de manuels destinés au
personnel qualifié qui participe aux opérations sur le terrain; ainsi, on a déjà réalisé des manuels sur
la taxonomie, la collecte, la manutention, le traitement et l'entreposage des semences, et les
insectes qui détruisent les semences des deux principaux genres d'essences, Acacia et Prosopis.
Ces manuels sont publiés en anglais, en espagnol et en français, afin de briser les barrières
linguistiques entre pays et continents.

Nous savons qu'il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine: les essences retenues ne
représentent qu'une petite proportion de celles qui méritent de retenir d'urgence l'attention, et les
questions traitées par ces manuels ne sont que quelques exemples des nombreux problèmes qui
doivent être résolus de façon systématique. Grâce à ce travail et à d'autres initiatives similaires,
nous espérons catalyser les efforts dans le reste du monde, de façon à montrer une des manières
d'aborder des problèmes que nous devrions tous être déterminés à résoudre: la conservation de
notre patrimoine de ressources génétiques et l'utilisation de ces ressources pour améliorer la vie, en
particulier celle des collectivités rurales qui dépendent de ces ressources.

PREFACE

1. Le présent ouvrage est destiné à servir de guide au personnel chargé des opérations de récolte,
de manipulation et de conservation des semences d'acacias de zones sèches. Il traite plus
particulièrement des six espèces suivantes: Acacia albida, A. aneura, A. caven, A. nilotica, A.
1
senegal et A. tortilis qui ont été retenues par le Projet forestier FAO/CIRPG “Conservation des
ressources génétiques d'essences arborées en vue d'améliorer la vie rurale dans les zones arides et
semi-arides” comme devant faire l'objet d'essais intensifs, mais une large part des techniques
étudiées peuvent s'appliquer à la majorité des autres espèces d'Acacia. On a tenté de présenter
une synthèse systématique des informations publiées et de l'expérience de la Division de la
recherche forestière du CSIRO en matière de récolte et de traitement des graines d'A. aneura et
autre acacias australiens.

2. L'ouvrage débute par une brève description de l'allure générale des acacias, de l'état actuel de
leur taxonomie, de l'origine et de la distribution du genre Acacia, et de certains aspects de l'écologie
des acacias. Cette information est destinée à fournir une connaissance de base sur les acacias qui
sera utile à tous ceux qui ont à exécuter des tâches pratiques de récolte, de manutention et

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d'entreposage de semences. Des descriptions morphologiques des gousses, graines et autres


organes aideront à identifier les espèces sur le terrain et à utiliser les clefs botaniques.

3. Le Chapitre 3 a pour objet d'aider les récolteurs de semences à comprendre la biologie


reproductive des acacias de façon à programmer avec plus d'efficacité les opérations de récolte. A
cet effet on présente une description détaillée des processus qui interviennent dans le
développement des organes de reproduction: développement et sexualité de la fleur, pollinisation,
système de reproduction, hybridation, développement de la graine et du fruit. On y donne
également des informations sur la phénologie de la floraison et de la fructification, le rendement en
semences, les parasites de la gousse et de la graine. Le tableau 1 groupe les informations sur les
époques de floraison et de récolte des graines, la production de semences et la germination, pour
les six espèces reconnues les plus intéressantes.

4. Le Chapitre 4 suit l'ordre des différentes étapes auxquelles on doit se conformer ou du moins
dont on doit s'inspirer pour les opérations de récolte. Après une discussion sur l'importance de la
provenance, on y trouvera un aperçu des nombreux facteurs à considérer lors de la phase de
planification, puis une description des méthodes et des équipements utilisés pour la récolte des
semences d'acacias dans les zones sèches d'Australie. La nécessité d'étiqueter soigneusement les
lots de semences à tous les stades de la récolte est soulignée, ainsi que les précautions à prendre
dans le transport des gousses et des graines nettoyées.

5. Le Chapitre 5 traite des principes et des méthodes de séchage, extraction et nettoyage des
semences d'acacias. Les méthodes décrites s'appliquent surtout au traitement de lots de semences
relativement réduits destinés à la recherche, pour lesquels on ne peut admettre de risques de
contamination entre lots et de gaspillage de semences. Les méthodes d'extraction et de nettoyage
qui ont été appliquées avec succès par la Division de la recherche forestière du CSIRO pour une
grande diversité de lots de semences d'acacias sont décrites en détail.

6. Les conditions d'entreposage, y compris une discussion sur la longévité des semences, les
méthodes de traitement des graines avant l'entreposage pour détruire les insectes parasites, les
récipients à utiliser pour l'entreposage, et un exemple de système de contrôle détaillé des stocks,
font l'objet du Chapitre 6. Une documentation complète et précise des lots de semences est
essentielle pour les essais d'espèces et de provenances, et demande une attention particulière.

7. La plupart des espèces d'Acacia présentent une dormance des semences, due au tégument qui
est imperméable à l'eau. Le Chapitre 7 décrit les traitements que l'on peut appliquer avant le semis
afin d'obtenir une germination rapide et complète. Suit une discussion sur la conservation des
semences traitées.

8. Le Chapitre 8 comprend la bibliographie, suivie des remerciements et des annexes, y compris un


glossaire des termes utilisés dans l'ouvrage.
1 FAO: Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture
CIRPG: Conseil international des ressources phytogénétiques

Remerciements

Les auteurs remercient pour son aide le personnel du Centre de semences forestières du CSIRO à
Canberra, et mentionnent plus particulièrement l'aide technique compétente de MM. E.G. Cole et
D.A. Kleinig; MM. A.G. Brown, K.W. Cremer, Dr. K.G. Eldridge, N. Hall, B.R. Maslin, Dr. J.H. Ross,
pour leurs commentaires sur le manuscrit; M. P.J. Hay, Mme W.L. Parsons, le Dr. J. O'Connell et
M.B. van Aken pour leur aide précieuse par leurs photographies. Les auteurs remercient aussi pour
leur concours les responsables de la Division des industries agricoles du CSIRO, qui ont fourni les
plans de la batteuse CSIRO.

ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE


Rome, 1983

Les liens hypertextes vers d'autres sites de l'Internet ne signifient nullement que l'Organisation
approuve officiellement les opinions, idées, données ou produits qui y sont présentés, qu'elle en

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assume la responsabilité ou qu'elle garantit la validité des informations qui s'y trouvent. Leur seul
objectif est d'indiquer où trouver un complément d'informations sur des thèmes apparentés.

Cette version numérique du document a été scannérisé en utilisant des logiciels de reconnaissance
optique de texte (OCR). La FAO décline toute responsabilité pour les éventuelles différences
pouvant apparaître dans ce document par rapport à la version imprimée originale.

TABLE DES MATIERES


1. INTRODUCTION

2. ALLURE GENERALE, TAXONOMIE, REPARTITION ET ECOLOGIE DES ACACIAS

2.1 Allure générale

2.2 Introduction à la taxonomie des Acacia, destinée aux récolteurs de graines

2.21 Classification - passée et actuelle

2.22 Clefs de détermination des acacias

2.23 Morphologie de certains organes des acacias

2.231 Feuilles et phyllodes

2.232 Epines et aiguillons

2.233 Fleurs

2.234 Inflorescences

2.235 Gousses

2.236 Graines

2.3 Répartition

2.31 Répartition des acacias dans le monde

2.32 Origine des acacias

2.4 Ecologie

3. BIOLOGIE DE LA REPRODUCTION

3.1 Développement de la graine de l'ovule à la maturité

3.11 Développement et sexualité de la fleur

3.12 Pollinisation

3.13 Système de reproduction

3.14 Hybridation

3.15 Développement de la graine et du fruit

3.2 Phénologie de la floraison et de la fructification

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3.3 Rendement en semences

3.4 Parasites de la gousse et de la graine

4. RECOLTE DES SEMENCES

4.1 Importance de la provenance

4.2 Planification de la récolte

4.21 Examen de l'information disponible sur l'espèce

4.22 Reconnaissance de terrain

4.23 Calendrier de la récolte

4.24 Méthodes d'échantillonnage

4.241 Méthodes d'échantillonnage pour les essais d'introduction d'espèces

4.242 Méthodes d'échantillonnage pour les essais de provenances

4.2421 Sélection des provenances

4.2422 Sélection individuelle à l'intérieur d'une provenance

4.243 Quantités de semences

4.244 Maintien de l'identité individuelle des arbres-mères dans les lots de semences

4.25 Définition des objectifs

4.26 Sélection et formation du personnel

4.27 Planification de la collecte des données de terrain, sécurité et étiquetage

4.28 Planification de l'itinéraire

4.29 Rassemblement de l'équipement et de la documentation

4.3 Méthodes et équipement de récolte

4.31 Ramassage de graines tombées à terre

4.32 Récolte de semences d'arbres sur pied

4.321 Récolte dans la cime

4.322 Récolte à partir du sol

4.33 Récolte sur des arbres abattus

4.4 Ensachage et étiquetage des gousses

4.5 Transport jusqu'à l'unité d'extraction ou d'entreposage des semences

5. EXTRACTION ET NETTOYAGE DES SEMENCES

5.1 Prénettoyage

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5.2 Séchage

5.21 Séchage naturel

5.22 Séchage artificiel

5.3 Extraction

5.31 Battage manuel

5.32 Battage mécanique

5.321 Batteuse conique à ressort (Resilient Tapered Thresher) modèle à main

5.322 Tambour rotatif

5.323 Batteuse CSIRO à fléaux de 15 cm

5.324 Autres types de batteuses

5.4 Nettoyage

5.41 Criblage

5.42 Tarage

5.421 Kurt Pelz Saatmeister Mark 2

5.422 South Dakota Blower

5.5 Flottation

5.6 Enlèvement du funicule

6. ENTREPOSAGE

6.1 Longévité

6.2 Traitement des semences avant l'entreposage

6.3 Récipients pour l'entreposage

6.4 Contrôle des stocks de semences

7. TRAITEMENTS DESTINES A FAVORISER LA GERMINATION

7.1 Traitement à l'eau

7.11 Eau froide ou modérément chaude

7.12 Eau bouillante

7.13 Eau chaude

7.14 Discussion

7.2 Scarification par l'acide

7.21 Discussion

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7.3 Autres traitements humides

7.4 Scaridication physique

7.41 Scarification manuelle

7.42 Scarification mécanique

7.43 Discussion

7.5 Autres traitements à sec

7.51 Chaleur sèche

7.52 Micro-ondes

7.6 Variation dans la réponse au traitement

7.7 Entreposage des semences prétraitées

8. BIBLIOGRAPHIE

Annexes

1. Essences forestières de première importance pour usages non industriels, identifiées par le Groupe
FAO d'experts des ressources génétiques forestières en 1977

2. Notes sur les principales caractéristiques des six espèces d'acacias d'intérêt majeur

3. Exemple de fiche de “Récolte de Semences”

4. Equipement pouvant être nécessaire pour la récolte des semences

5. Système de contrôle des stocks de semences du Centre de semences forestières du CSIRO, 1965–
1981

6. Glossaire

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INTRODUCTION
Depuis des décennies, et même des siècles en certains endroits, de vastes superficies de forêts
dans le monde se sont lentement dégradées sous l'effet combiné de l'exploitation pour le bois de
feu et le fourrage et de l'agriculture sur brûlis. Au cours de la période récente ce processus s'est
accéléré, en raison principalement de la croissance démographiques, mais aussi des guerres et
des troubles politiques, des mouvements de réfugiés, et de l'augmentation du prix des combustibles
pétroliers. L'approvisionnement en bois de feu et en fourrage dont dépendent 1,5 milliard d'êtres
humains - présente des problèmes comparables à ceux de l'alimentation dans de nombreux pays
de la zone subtropicale. En bien des endroits les conséquences sont désastreuses: les forêts ont
reculé sous les assauts de l'homme et de son bétail, et l'érosion s'est sans cesse aggravée. Faute
de combustible ligneux, on brûle des déjections animales, d'où perte d'éléments fertilisants et chute
des rendements agricoles.

La NAS (1980) estime que 600 millions d'hectares de terres boisées des zones arides et semi-
arides reçoivent moins de 500 mm de pluviométries annuelle, sans compter les régions tropicales
qui connaissent une saison sèche de six mois ou plus sans aucune pluie. C'est dans les pays en
développement de cette région, où vivent quelques 450 millions d'habitants, que la pénurie de bois
de feu est la plus aigüe Le déboisement dans les écosystèmes forestiers entraîne un processis de
désertification de plus en plus rapide. Une action vigoureuse doit être entreprise d'urgence afin de
protéger, conserver et utiliser rationnellement les ressources naturelles de ces régions, et accélérer
les programmes de reboisement.

Les problèmes de déboisement dans les zones arides et semi-arides ont été reconnues par le
Groupe FAO d'experts des ressources génétiques forestières, qui a recommandé que soit
entreprise rapidement une action en vue de prospecter, récolter, évaluer, conserver et utiliser les
ressources génétiques d'espèces arborescentes pour le combustible, l'alimentation humaine et
animale, la stabilisation des sols, l'ombre et l'abri, et les plantations rurales (FAO 1974 b, 1977). Le
groupe d'experts a également dressé une liste succincte d'essences prioritaires entrant dans ces
catégories (voir Annexe 1). Sur la base des recommandations faites par le Groupe d'experts et avec
l'assistance financière du Conseil international des ressources phytogénétiques (CIRPG), le
Département des forêts de la FAO a lancé en 1979 un projet ayant pour objet de conserver et mieux
utiliser les ressources génétiques d'espèces arborescentes en vue d'améliorer la vie rurale, et dans
lequel l'accent était mis sur les essences à bois de feu (FAO 1980). Le Projet forestier FAO/CIRPG,
dont le présent manuel est un élément, a pour objectifs principaux d'agir comme catalyseur pour
remédier au manque d'information sur la génétique des essences de zones arides et semi-arides, et
d'aider les pays à mettre en pratique les résultats qui pourront être obtenus au cours de son
déroulement (Palmberg 1981).

Les acacias occupent une place privilégiée parmi les essences susceptibles de fournir du bois de
feu, parce qu'ils possèdent beau-coup de qualités désirées (FAO 1977; Burley 1980; NAS 1980;
Moss et Morgan 1981). D'une manière très générale, et compte tenu de l'espèce considérée, les
acacias sont des végétaux robustes et plastiques, souvent adaptés à des conditions de milieu
difficiles. Ils poussent relativement vite, rejettent bien de souche, et enrichissent en azote les
écosystèmes forestiers. Beaucoup sont précieux comme fourrage de secours, et jouent dans les
zones sèches un rôle important de “pâturage aérien”. Leur bois est utile pour le combustible, les
pieux de clôture et les perches; ils fournissent ombre et abri, et contribuent de manière importante à
la conservation des sols. En raison de ces qualités, et en accord avec les recommandations du
Groupe d'experts FAO et les voeux exprimés par les futures coopérateurs, le Projet forestier FAO/

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CIRPG a donné priorité à la prospection, à la récolte et à la conservation de quelques espèces


choisies des genres Acacia, Eucalyptus et Prosopis (FAO 1980).

Les acacias ainsi sélectionnés sont A. albida, A. aneura, A. caven, A. nilotica, A. senegal et A.
tortilis, dont une monographie succinte est présentée en Annexe 2.

Tous ces acacias ont une aire naturelle étendue et présentent une grande variabilité, avec les
problèmes taxonomiques qui s'y associent (Ross 1979, Hall et al. 1979). Il faudra procéder à une
prospection botanique et écologique pour asseoir leur utilisation et leur conservation sur des bases
solides. Une bonne sélection de semences provenant de peuplements appropriés conditionnera en
définitive le succès ou l'échec des projets de reboisement. Les dépenses consacrées à un choix
judicieux des sources de semences représentent un sage investissement à long terme. Le soin
apporté à la récolte, à l'extaction, à l'entreposage et au prétraitement des graines et d'une
importance capitale. Une évaluation incorrecte de la maturité des graines, des méthodes de récolte
inadaptées, une extraction des graines faite sans soin, une insuffisance de contrôle dans
l'entreposage, un prétraitement inadéquat, accroîtront le coût des semences tout en réduisant leur
viabilité et leur durée de conservation.

Le présent ouvrage se propose de rassembler sous une forme résumée l'expérience acquise en
matière de récolte, extraction, nettoyage, préservation, entreposage et prétraitement des semences
d'acacias de zones sèches, et plus particulièrement des espèces identifiées par le Projet forestier
FAO/CIRPG. Les deux premiers chapitres sur l'allure générale, la taxonomie, la distribution,
l'écologie et la biologie de la reproduction constituent une introduction au genre Acacia. Cet ouvrage
est destiné à servir de manuel de formation et de guide pratique pour le personnel directement
chargé de la phase de prospection et de récolte du Projet.

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2. ALLURE GENERALE, TAXONOMIE REPARTITION ET


ECOLOGIE DES ACACIAS
Ce chapitre contient de brefs commentaires sur l'allure générale des acacias, l'état passé et actuel
de leur taxonomie, l'origine et la répartition actuelle du genre Acacia, et son écologie. Des
références aux six espèces d'intérêt majeur seront incluses dans le texte lorsque nécessaire. Une
liste succinte de références botaniques est présentée pour les principaux pays ou régions où l'on
rencontre les acacias. Des notes sur la morphologie de divers organes des acacias sont présentées
dans la section sur la taxonomie. L'objet de ce chapitre est de donner au lecteur un aperçu plus
vaste sur ce genre botanique, en particulier dans les zones directement ou indirectement
intéressées par les récoltes de semences. La taxonomie des acacias sera traitée d'une manière
plus détaillée dans un manuel que la FAO et le CIRPG se proposent de publier sur ce sujet.

2.1 Allure générale


Les acacias sont des végétaux de taille très variable. Certains sont des lianes ligneuses (ex. A.
pennata), d'autres des buissons bas (ex. A. depressa), tandis que d'autres encore sont de grands
arbres forestiers de plus de 35 mètre de hauteur, tels qu'A. melanoxylon. La hauteur de l'arbre ou
de l'arbuste est un facteur qui conditionne les méthodes de récolte.

La cime de l'arbre adulte est souvent caractéristique de l'espèce. De nombreux acacias africains ont
une cime aplatie typique, tandis que la plupart des espèces australiennes ont une cime plus ou
moins sphérique.

Les caractéristiques des feuilles et du feuillage des acacias sont diverses. De nombreux acacias
africains (à l'exception d'A. albida) tendent à perdre leurs feuilles durant la saison sèche, tandis que
la plupart des acacias australiens ont un feuillage persistant. En Amérique du Sud on trouve des
espèces aussi bien à feuillage caduc que persistant (Ross 1981). Les feuilles de certaines espèces,
telles qu'A. elata que l'on trouve en Australie en lisière de forêt dense - ont une position plus ou
moins horizontale, tandis que les phyllodes d'A. harpophylla et de nombreuses espèces de stations
sèches - sont pendantes, ce qui constitue sans doute une adaptation permettant d'éviter les
radiations solaires directes. En outre certaines espèces africaines, appartenant notamment au sous-
genre Acacia, ont la faculté de développer des bouquets de feuilles secondaires qui apparaissent
aux noeuds à partir de pousses latérales nanifiées (Ross 1979).

La régénération naturelle se fait principalement par semis, mais certaines espèces peuvent se
régénérer par drageons - très fréquents ches A. harpophylla -, et d'autres par rejets de souche (ex.
A. albida).

2.2 Introduction à la taxonomie des Acacia destinée aux récolteurs de


graines
2.21 Classification-passée et actuelle
Selon Ross (1973), le genre Acacia fut décrit pour la première fois en 1754 par Philip Miller, qui se
basait sur A. nilotica. Le nom Acacia dériverait du grec akazein (aiguiser), par allusion aux stipules
épineuses de nombreuses espèces africaines et asiatiques (Ross 1973). La passionnante histoire
de la taxonomie des Acacia avant Linné a été retracée par Ross (1980).

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Le lecteur peut être dérouté à propos de la dénomination de la famille à laquelle appartiennent les
acacias. jacobs et Pickard (1981) en Australie les rangent dans la famille des Mimosacées, Green
(1981) dans la famille des Légumineuses, sous-famille des Mimosoidae, tandis que certains auteurs
africains (Ross 1979) et nord-américains (Shelter et Skog 1978) préfèrent le nom de famille de
Fabacées à celui de Légumineuses. La nouvelle Flore de l'Australie de George (1981), suivant en
cela Cronquist (1981), place Acacia dans la famille des Mimosacées. Ces variations sont souvent
dues à des préférences personnelles.

L'histoire de la classification des Acacia en groupes d'espèces présentant une évolution semblable
à été résumée par Ross (1973). Une classification particulièrement importante est celle qui avait été
établie par Bentham en 1842, puis révisée en 1875, et dans laquelle le genre Acacia était divisé en
six séries: Gummiferae, Vulgares, Filicinae, Phyllodinae, Botryocephalae et Pulchellae, basées
principalement sur les caractères du feuillage et des stipules, une importance moindre étant
attribuée à l'inflorenscence. Cette synthèse ancienne de Bentham, bien que de nombreuses
espèces fussent inconnues de lui, était remarquable, et a pour l'essentiel résisté à l'épreuve du
temps (Pedley 1978).

La plus récente tentative sérieuse de subdivision du genre Acacia est celle de Guinet et Vassal
(1978). Ces auteurs prennent en considération les caractères du pollen, la cytologie (ex. nombre de
chromosomes) et les caractères de la graine, ainsi que ceux de l'inflorescence et de la gousse, et
les caractères végétatifs (ex. morphologie des semis). La classification de Bentham a été révisée, et
trois sous-genres proposés, qui sont:

Sous-genre Aculeiferum Vassal (inclut les séries Vulgares et Filicinae de Bentham)

Sous-genre Heterophyllum Vassal (inclut les séries Phyllodinae, Botryocephalae et Pulchellae de


Bentham)

Sous-genre Acacia (correspond à la série Gummifera de Bentham)

Cette division en sous-genres tend à être reconnue par les botanistes, et elle a été utilisée par
Pedley (1978 – 1979) dans sa révision des acacias du Quensland (Australie) et par Ross (1981)
dans son étude sur les acacias d'Afrique et du monde. Parmi les six espèces décrites dans le
présent manuel, A. aneura appartient au sous-genre Heterphyllum, A. senegal au sous-genre
Aculeiferum, tandis que les autres (A. albida, A. nilotica, A. tortilis et A. caven) se rangent dans le
sous-genre Acacia. Il est intéressant de noter que Guinet (1969) suggérait de retirer A. albida et A.
caven du genre Acacia, et de les placer respectivement dans les genre Faidherbia A. Chev. et
Vachellia Wight et Arn.

En bref, les espèces appartenant au sous-genre Acacia ont des feuilles bipennées et des épines
stipulaires, et celles du sousgenre Aculeiferum ont souvent des épines d'origine non stipulaire, ou
de simples aiguillons, et sont des lianes ligneuses ou des arbres. Les espèces du sous-genre
Heterophyllum sont souvent dépourvues d'épines, et leurs feuilles sont souvent modifiées en
phyllodes. Bien que certaines espèces de ce dernier groupe, telles qu'A. decurrens, aient des
feuilles bipennées sur les arbres adultes, elles sont, si l'on considère les autres caractères, plus
proches du groupe des acacias à phyllodes (Simmons 1981).

Il importe que le récolteur, lorsqu'il recueille des provenances différentes (voir Chapitre 4), soit bien
conscient qu'il existe une variation également à l'intérieur d'une espèce. Cette variation est
amplement démontrée par le grand nombre de sous-espèces et de variétés qui ont été reconnues
et nommées chez certains acacias, tels qu'A. nilotica (9 sous-espèces) et A. senegal (au moins 4
variétés). En outre, la viariation au niveau de la provenance, bien que les études à ce sujet soient
peu nombreuses, a été démontrée en Australie pour A. melanoxylon (Farrell et Ashton 1978), et en
Afrique pour A. karroo (Robbertse et al. 1981). Ces études ont montré qu'il peut exister dans une
même espèce une variation considérable pour plusieurs caractères morphologiques, et qu'on peut
s'attendre également à une variation dans la réponse physiologique. Le récolteur doit avoir ce fait
présent à l'esprit lorsqu'il recueille des semences, et il doit choisir avec soin ses lieux de récolte.

2.22 Clefs de détermination des acacias


Le récolteur qui veut identifier les espèces sur le terrain se heurte à certaines difficultés. Il n'existe à
ce jour aucune description complète de tous les acacias du monde. Les caractères botaniques, et

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des clefs d'identification des espèces locales, peuvent généralement être trouvés dans les flores
couvrant un pays ou une région, entre autres dans les ouvrages suivants: pour l'Afrique “Flora of
West Tropical Africa” (Hutchison et Dalziel 1958), “Flora of Tropical East Africa” (Brenan 1959),
“Flora Zambesiaca” (Brenan 1970), “Trees of Southern Africa” (Palmer et Pitman 1972), “Kenya
Trees and Shrubs” (Dale et Greenway 1961), “A conspectus of African Acacia species” (Ross 1979)
1
. Pour l'Asie “Flora of West Pakistan” (Nasir et Ali 1971), “Flora of Java” (Backer et Bakhuizen
1963), ainsi que la révision de certaines espèces non australiennes par Pedley (1975). Pour
l'Amérique du Sud “Flora of Guatemala” (Standley et Steyermark 1946), “Flora of Peru” (McBride
1943). Burkart (1946, 1947) a publié des informations sur les acacias d'Argentine. Pour les acacias
d'Amérique du Nord on peut consulter Britton et Rose (1928), mais pour une information plus à jour
Iseley (1969) est préférable. Bien qu'Acacia soit un genre important en Australie, on ne trouve
aucun ouvrage complet sur les acacias australiens. La plupart des descriptions d'espèces ne
couvrent qu'une région, comme celles de Whibley (1980) pour l'Australie-Méridionale, Armitage
(1977) pour la Nouvelle-Galles du Sud, et Maslin (1981 b) pour l'Australie centrale. Parmi les
révisions récentes on trouve celles de Pedley (1978, 1979) pour les acacias du Queensland, et de
Maslin (1975) pour certaines espèces d'Australie-Occidentale. En conclusion, les informations
botaniques sont éparses dans la littérature, et pour les description d'espèces et les clefs de
détermination il faut consulter les flores régionales.
1 Et pour les pays francophones d'Afrique “Flore forestière soudanoguinéenne” (Aubréville 1950) (NdT)

2.23 Morphologie de certains organes des acacias


Le récolteur doit avoir une connaissance générale de la structure des végétaux auxquels il a affaire,
afin de pouvoir utiliser efficacement les clefs de déterminarion. L'importance de ces organes dans
les opérations de récolte ou de nettoyage des graines est mentionnée lorsqu'il y a lieu.

2.231 Feuilles et phyllodes

Dans tous les jeunes semis d'acacias les premières paires de feuilles sont pennées ou bipennées.
Chez toutes les espèces africaines la forme bipennée persiste (ex. A. nilotica). Chez de
nombreuses espèces australiennes les feuilles se dessèchent et disparaissent au cours de la
première année, et elles sont relayées dans leurs fonctions par les pétioles qui se développent en
organes semblables à des feuilles, appelés phyllodes. Ces phyllodes peuvent avoir soit une nervure
unique, soit un réseau de nervures plus ou moins parallèles. Elles sont formées par un pétiole aplati
généralement selon un plan vertical (horizontal chez quelques espèces). Ces “feuilles” aussi bien
que le rachis des feuilles véritables portent souvent sur leur face supérieure de petites glandes,
également appelées nectaires extrafloraux (voir Boughton 1981). Ces glandes sont semble-t-il
mieux développées dans les espèces centraméricaines que dans les espèces australiennes. Elles
peuvent attirer les fourmis et de ce fait gêner les récolteurs de semences.

Les phyllodes ont une taille qui varie entre 1,5 mm (ex. A. minutifolia) et 30 cm de longueur (ex. A.
dunnii). Elles peuvent être larges et aplaties, comme chez A. mangium, ou cylindriques, rigides et
pointues, comme chez A. ulicifolia. La fig. 1 montre des exemples de feuille typique et de phyllode.

Les fragments de feuilles ou de phyllodes doivent être éliminés dans les lots de semences lors des
opérations de nettoyage.

2.232 Epines et aiguillons

Les épines, que l'on trouve sur de nombreux acacias et notamment sur les espèces africaines et
américaines, peuvent rendre difficile la récolte de semences sur des arbres sur pied. Une épine
possède un système vasculaire qui prolonge celui de la tige, tandis qu'un aiguillon est une simple
excroissance épidermique non vascularisée. Toutes les espèces africaines peuvent être divisées en
deux groupes selon qu'elles ont des stipules spinescentes (épineuses), comme A. nilotica (sous-
genre Acacia) ou non spinescentes. La plupart des espèces à stipules non spinescentes du sous-
genre Aculeiferum ont des aiguillons qui se trouvent soit aux noeuds (ex. A. senegal) soit répartis le
long des internoeuds (ex. A. ataxacantha). Les épines et aiguillons ont un intérêt taxonomique
considérable; certains de leurs caractères, tels que le nombre par noeud (2 ou 3), la forme renflée
ou comprimée de la base, la courbure de la pointe, sont particulièrement utiles pour la
détermination.

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Les épines ont jusqu'à 30 cm de longueur chez certaines espèces comme A. karroo.

2.233 Fleurs

Les fleurs d'acacias sont petites, régulières, et généralement bisexuées. Chaque fleur contient
fondamentalement 4 ou 5 sépales et pétales. Les sépales peuvent être libre ou réunis en calice, et
les pétales peuvent être libres ou réunis en corolle. Les étamines sont nombreuses, et sont insérées
au-dessous ou juste au-dessus de la base de l'ovaire. Le style filiforme déborde légèrement les
étamines. L'ovaire est sessile ou courtement pédonculé, et sa surface externe peut être lisse ou
couverte de poils minuscules. A la base de chaque fleur se trouve une petite bractéole, dont la
forme varie selon les espèces.

Fig. 1 - Feuilles et phyllodes de deux espèces d'Acacia

(A) A. baileyana: croquis montrant quatre paires de feuilles et deux glandes sur le rachis

(B) A. baileyana: vue à plus grande échelle de la glande, du rachis et des quatre pennes

(C) Phyllode d'A. falciformis avec une glande sur le bord

(D) Vue à plus grande échelle de la glande d'une phyllode d'A. falciformis

Pedley (1981) indique que les fleurs prises isolément n'ont que peu d'intérêt pour l'identification et la
classification des acacias australiens. En revanche Ross (1979) note des différences importantes
dans les caractères floraux des espèces africaines appartenant aux sous-genres Aculeiferum et
Acacia. Les espèces du premier sous-genre ont un ovaire pédonculé et un disque cupulaire
entourant la base de l'ovaire, tandis que les espèces du second sous-genre n'ont pas de disque, et
ont un ovaire sessile ou subsessile.

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Les acacias attirent l'attention lorsqu'ils sont en fleurs, et une floraison profuse peut annoncer une
récolte abondante de semences. La couleur des fleurs est sourtout dûe à la couleur de la partie libre
des filaments staminaux. En Australie la gamme de couleurs de fleurs est assez réduite et varie de
presque blanc à jaune-orange (Pedley 1978, 1979). Chez les espèces africaines elle est plus riche,
allant du blanc ou blanc-jaunâtre au jaune d'or et au jaune-orange brillants, et parfois au rose pâle
ou plus rarement au violet pâle (Ross 1979).

2.234 Inflorescences

Les fleurs de la plupart des acacias sont disposées soit en capitules (fleurs groupées en boule
compacte) soit en épis (fleurs groupées en cylindre compact). Pedley (1978) et Ross (1979) ont tous
deux discuté de la valeur de ce caractère pour la subdivision du genre Acacia, le premier pour les
espèces australiennes, le second pour les espèces africaines. Le nombre de fleurs dans un capitule
peut également aider à l'identification.

La disposition des capitules, et dans une moindre mesure celle des épis, peuvent être utiles pour
délimiter des groupes d'espèces voisines. Les capitules peuvent être sessiles ou pédonculés, et les
inflorescences peuvent être axillaires ou terminales. Les premières peuvent être solitaires, par
paires, en groupes ou en racèmes (pouvant eux-mêmes être par paires). Les inflorescences
terminales peuvent être fasciculées ou paniculées. La disposition des épis est de peu d'importance
mais leur longueur, et la disposition plus ou moins dense des fleurs dans l'épi sont plus
caractéristiques (Pedley 1978). En outre, Ross (1979) note que les espèces africaines appartenant
au sous-genre Acacia ont un involucelle (collerette de bractées) entourant le pédoncule de
l'inflorescence, et que celui-ci est absent chez les espèces du sous-genre Aculeiferum. La Fig. 2
montre des inflorescences d'acacias typiques.

1.235 Gousses

Une des caractéristiques des acacias est la grande diversité de leurs gousses. Whibley (1980) les
décrit comme étant linéaires à oblogues, aplaties à cylindriques, droites, courbes ou tordues en
spirale, papyracées à ligneuses, et généralement déhiscentes. Les caractères de la gousse sont
souvent un élément de détermination pour certaines espèces, selon par exemple qu'elles sont
droites, tordues ou spiralées, à bords parallèles ou moniliformes (en forme de chapelet), ou encore
ailées. La disposition des fibres sur la surface de la gousse est également souvent caractéristique,
ainsi elle peuvent être orientées transversalement ou longitudinalement. Les gousses de la plupart
des espèces sont déhiscentes, mais quelques-unes ont des gousses indéhiscentes, telles qu'A.
albida, A. nilotica et A. tortilis. Dans ce cas les graines et la gousse se fragmentent généralement en
même temps, ce qui rend difficile le nettoyage des semences. La Fig. 3 montre la variation dans la
forme des gousses des six espèces traitées dans le présent ouvrage.

Fig. 2 - Schémas simplifiés de trois types d'inflorescences d'Acacia

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(A) Bouquet axillaire de quatre capitules sur des axes simples


(B) Deux racèmes axillaires avec capitules
(C) Trois épis

La disposition des graines dans la gousse est également souvent caractéristique de l'espèce. Chez
certains acacias les graines sont alignées transversalement, tandis que chez d'autreselles sont
alignées longitudinalement ou obliquement. Chez la plupart des espèces les graines sont alignées
en une seule rangée, mais chez quelques espèces du sous-genre Acacia, comme A. farnesiana,
elles forment deux ou trois rangées.

2.236 Graines

Etant donné que les graines de nombreux acacias sont caractéristiques, on a tenté à plusieurs
reprises de classer les espèces d'après leurs graines, ou d'utiliser cellex-ci dans les clefs de
détermination. Les descriptions de graines se fondent sur des caractères tels que le type de
funicule, la taille et la forme du hile et du strophiole (Fig. 4), la forme, la couleur et les dimensions de
la graine, et certains aspects de la morphologie interne tels que la présence ou l'absence
d'endosperme (Blelcke 1946; Vassal 1963, 1971; Gopal et Thapliyal 1971). La forme et la taille de
l'aréole présentent un intérêt particulier (Fig. 4); utilisant ce caractère pour les acacias africains,
Ross (1973) constate une bonne corrélation entre espèces dont les graines ont des aréoles petites,
en fer à cheval, situées au centre de la graine, et des inflorescences en épi. Par contre les espèces
ayant des inflorescences en boule ont de grandes aréoles dont les limites suivent en gros le contour
de la graine. De nombreuses espèces australiennes se distinguent, par contraste avec les acacias
africains, par la couleur vive de leur funicules (voir Ross 1981). Plusieurs espèces d'Amérique
Centrale ont une pulpe sucrée caractéristique entourant les graines (Janzen 1969). La Fig. 4 montre
les graines des six espèces étudiées ici.

2.3 Répartition
2.31 Répartition des acacias dans le monde
Il existe plus de 1200 espèces d'acacias (Simmons 1981). Leur aire naturelle s'étend sur tous les
continents à l'exception de l'Europe et de l'Antarctique. La Fig. 5 montre l'allure générale de leur
répartition, et la répartition des six espèces étudiées ici. Il y a à l'heure actuelle 729 espèces
reconnues en Australie, et on estime qu'il existe environ 120 taxons non encore décrits (Maslin 1980
a). L'Afrique en possède environ 115 espèces (Ross 1973, 1981), le reste se trouvant en Asie (y
compris la Chine) et dans les Amériques. En Nouvelle-Zélande le genre n'est connu qu'à l'état
fossile (Ross 1981).

La Fig. 6 montre la répartition des trois sous-genres d'Acacia dans le monde. Les espèces du sous-
genre Acacia sont principalement africaines, mais on en trouve aussi en Asie, en Amérique du Sud,
et en nombre restreint (une dizaine d'espèces seulement) dans le nord de l'Australie (Tindale et
Roux 1975; Simmons 1981). Le sous-genre Aculeiferum est largement répandu sous les tropiques,
avec une seule espèce, A. albizioides (qui est une liane de forêt dense), se trouvant en Australie. La
majorité des espèces australiennes appartiennent au sous-genre Heterophyllum. On ne trouve que
18 espèces environ de ce sous-genre hors d'Australie, dont 10 n'existent pas en Australie. Le
groupe extra-australien s'étend de Madagascar et des Mascareignes à la Nouvelle-Guinée, à
Taïwan et à des îles du Pacifique jusqu'à Hawaï (Pedley 1975; Ross 1981; Simmons 1981). Sur les
115 espèces africaines 52 appartiennent au sous-genre Aculeiferum et 63 au sous-genre Acacia
(Ross 1981). La répartition des espèces américaines entre les différents sous-genres n'est pas
connue.

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Fig. 3
Gousses de six espèces d'Acacia
-
(C) A.
(A) A. albida (B) A. tortilis
niloteca
(D) A. (E) A.
(F) A. caven
senegal aneura

Fig. 4 - Croquis de graines de six espèces montrant leurs tailles respectives et les différentes formes
et tailles d'aréoles, et vue en bout d'une graine d'une espèce montrant ses diverses parties.
L'aréole (a) est délimitée par une mince ligne appelée pleurogramme (p)

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(A) A. albida (B) A. aneura (C) A. caven (D) A. nilotica (E) A. senegal (F) A. tortilis (G) Vue
en bout de graine d'A. caven montrant le strophiole (s), le hile (h) et le micropyle (m)

Fig. 5 - Répartition naturelle des six espèces d'Acacia,


et limites géographiques (- . - . -) de la
répartition du genre

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Fig. 6 - Répartition mondiale approximative des trois sous-genres d'Acacia


(A) Sous-genre Acacia (à l'exclusion d'A. farnesiana en Australie) (B) Sous-genre
Aculeiferum (C) Sous-genre Heterophyllum

2.32 Origine des acacias


La recherche de l'origine et de la dispersion d'un genre botanique aussi largement répandu dans le
monde est un sujet propre à exciter la curiosité. Les informations d'ordre biogéographique sont
intéressantes pour le récolteur, et peuvent influer sur son choix des lieux de récolte lorsqu'il
constitue une collection de provenances, et sur l'interprétation qu'il fera des résultats d'essais de
provenances. Raven et Axelrod (1974) et Beadle (1981 a) émettent l'hypothèse que les formes
ancestrales d'angiospermes et notamment d'acacias ont évolué dans les forêts tropicales de basse
altitude de la partie occidentale du continent du Gondwana. Ces spéculations ont été étendues aux
voies de dispersion à travers l'Afrique (Ross 1981) et l'Australie (Beadle 1981 a) après la rupture du
Gondwana en continents séparés. Beadle (1981 a) suppose que quelques espèces étaient
parvenues en Australie avant la séparation, et que leur évolution donna naissance à de nouvelles
espèces qui se propagèrent vers le sud à partir de la zone tropicale du nord de l'Australie. Selon
Tindale et Roux (1974), au contraire, c'est l'Australie orientale qui aurait été le centre d'origine des
acacias australiens. Il n'est pas douteux qu'il y a eu une grande prolifération d'espèces en Australie
même, dont plus de la moitié (486 espèces, dont 80 % sont endémiques) se trouvent aujourd'hui
dans le sud-ouest de l'Australie-Occidentale (Hopper et Maslin 1978).

Certaines espèces ont pu être soumises à une dispersion sur de grandes distances. On a émis
l'hypothèse que des acacias, tels que A. farnesiana, ont pu être transportés par la mer. Les oiseaux
(Janzen 1969) sont susceptibles d'absorber et disperser les graines d'autres acacias, tels qu'A.
caven. L'homme a à une époque récente transporté des semences de nombreux acacias vers
d'autres pays (Berg 1977).

2.4 Ecologie
De brèves notes sur l'écologie des acacias australiens ont été présentées par Pedley (1978),
Johnson et Burrows (1981) et Beadle (1981 a, 1981 a). Ross (1979, 1981) a défini les
caractéristiques écologiques générales des acacias africains. En Australie, le genre Acacia - dont le
type représentatif est A. aneura - est caractéristique des régions climatiques aride et semi-aride, et
est également commun dans une grande partie de la région subhumide. Il est moins représenté
dans la région humide, et l'est rarement dans la forêt dense tropicale ou dans les formations
herbacées. D'une manière générale, les acacias subafricains tolèrent les climats chauds et arides,
chauds et humides, froids et arides, mais non froids et humides (Ross 1979).

Dans la zone aride d'Australie les acacias prédominent surtout sur des sols contenant une forte
proportion de sable et de gravier dans leur profil, tels que dunes, plaines sableuses ou crêtes
rocheuses, où il forment des forêts claires ou des “scrubs” (Beadle 1981 b). Dans les zones semi-
arides ils remplacent les eucalyptus dans des stations particulières telles que les sols superficiels à
texture fine situés sur les crêtes. Une caractéristique intéressante des acacias est leur aptitude à
coloniser des sols de basse fertilité, ce qui est dû à leur capacité de fixer l'azote atmosphérique

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grâce à leur association symbiotique avec les Rhizobium, bactéries se trouvant dans les nodosités
des racines (Beadle 1981 b).

Enfin il faut noter la remarquable association réciproque qui existe entre des fourmis et certaines
espèces du sous-genre Acacia en Amérique Centrale et en Afrique (Janzen 1969). Les fourmis
vivent dans des épines stipulaires enflées et partiellement creuses. Elles tirent des protéines et des
huiles d'organes appelés corps beltiens (extrémités modifiées de folioles) et des sucres des
nectaires extra-floraux hupertrophiés (Ross 1981). Les fourmis protègent en retour la plante contre
les insectes phyllophages. Les principaux genres de fourmis en cause sont Pseudomyrmex en
Amérique, et Crematogaster en Afrique. Il n'existe pas de relations particulières analogues entre
acacias et fourmis en Australie, bien qu'on y trouve de nombreux genres de fourmis. La présence
de fourmis peut poser de sérieux problèmes pour la récolte des semences.

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3. BIOLOGIE DE LA REPRODUCTION
Ce chapitre a pour objet d'aider les récolteurs à comprendre la biologie de la reproduction des
acacias afin de permettre une programmation et une exécution efficaces des opérations de récolte
de semences. A cet effet, des indications détaillées sont données sur les processus qui
interviennent lors du développement des graines, tels que développement et sexualité des fleurs,
pollinisation, système de reproduction, hybridation, et développement de la graine et du fruit, ainsi
que sur la phénologie de la floraison et de la fructification, le rendement en semences, et les
parasites de la gousse et de la graine.

3.1 Développement de la graine, de l'ovule à la maturité


Lorsque les conditions sont favorables, la plupart des acacias produisent des fleurs à profusion. La
Fig. 7 illustre le processus de développement de la fleur à la graine mûre.

Les différents stades du développement de la graine sont esquissés ci-dessous.

3.11 Développement et sexualité de la fleur


Des études détaillées de l'anatomie et de l'embryologie de la fleur ont été réalisées par Newman
(1934) pour A. baileyana et par Buttrose et al. (1981) pour A. pycnantha. On dispose d'études
détaillées de la structure et du développement du style et du stigmate de plusieurs acacias
australiens (Kendrick et Knox 1981). On n'a accordé en revanche que peu d'attention à la séquence
complète de développement floral chez les acacias. Buttrose et al. (1981) ont constaté que chez A.
pycnantha les bourgeons floraux sont produits continuellement sur de nouvelles pousses durant
chaque mois de l'année. En dépit de cette prolificité seuls les bourgeons produits entre novembre et
mai se développent jusqu'au stade de floraison, tandis que ceux produits le reste de l'année (juin à
octobre) avortent précocement. Chaque inflorescence d'A. pycnantha comprend de 40 à 100 fleurs.

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Fig. 7 - Séquence de floraison et fructification chez A. aneura


(A) Jeunes bourgeons floraux (B) Stade de la floraison (C) Groupes de gousses et de
phyllodes (D) Groupe de gousses (E) Gousse ouverte avec graines (F) Graines isolées.

On n'a que peu d'observations sur l'âge minimum auquel les acacias peuvent produire des fleurs,
mais il semble qu'il se situe entre un et quatre ans. A. mearnsii dans les reboisements d'Afrique du
Sud commence à fleurir à l'âge de 20 mois environ, mais bien que fournissant des graines mûres à
partir de la troisième année ce n'est qu'à la cinquième ou sixième année qu'il produit des quantités
appréciables de semences (Sherry 1971).

La plupart des acacias ont des fleurs bisexuées (comportant des organes mâles et femelles sur la
même fleur). De nombreuses espèces du Queensland, toutefois, présentent sur certains individus à
la fois des fleurs staminées (mâles) et des fleurs bisexuées, phénomène observé également sur A.
baileyana par Newton (1934) et sur A. nilotica par Sinha (1971). Certains épis ou capitules peuvent
même ne comporter que des fleurs mâles, mais en général on y trouve au moins quelques fleurs

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bisexuées. Les conditions de milieu lors du développement floral peuvent déterminer la proportion
de fleurs mâles. Il convient de noter que l'on trouve souvent un ovaire rudimentaire dans des fleurs
qui sont fonctionnellement mâles, et que cet ovaire ne présente pas de pilosité, même chez les
espèces où l'ovaire normalement développé est velu.

3.12 Pollinisation
Les insectes sont les principaux agents pollinisateurs des acacias, tout au moins des espèces
africaines (Coetzee 1955). Les abeilles sont les principaux pollinisateurs d'A. mearnsii en Afrique du
Sud, le vent ne jouant tout au plus qu'un rôle très accessoire (Sherry 1971). Il est possible
également que les oiseaux, attirés par les nectaires extra-floraux des acacias, interviennent dans la
pollinisation (Ford et Forde 1976).

3.13 Système de reproduction


Le système de reproduction des acacias est semble-t-il l'allogamie préférentielle. Le taux
d'allogamie naturelle chez A. mearnsii a été estimé entre 67 et 98 % (Moffett 1956; Sherry 1971).
Les expériences de Moffett (1956) ont montré que le nombre de graines par gousse était
sensiblement inférieur après autopollinisation, bien que la viabilité des semences produites fût peu
différente de celle des semences issues d'allogamie.

L'accouplement d'individus proches parents, notamment dans les espèces qui se régénèrent
facilement par voie végétative (ex. A. albida), et l'éloignement entre individus pour certaines
espèces, comme c'est le cas d'A. albida et A. tortilis dans une partie de leur aire naturelle, pourraient
contribuer à un degré élevé d'autopollinisation dans certaines populations.

La plupart des espèces d'acacias ont un nombre chromosomique 2n = 26 (Pedley 1978; Ross 1981)
, cependant des espèces du sous-genre Acacia ont 2n = 52 chromosomes (Ross 1979). Toutes les
espèces du sous-genre Heterophyllum qui ont été étudiées ont 2n = 26 chromosomes, à l'exception
de six d'entre elles, dont A. aneura qui a 2n = 52 chromosomes, et A. sowdenii qui en a 2n = 38
(Pedley 1978). Pour plus de détails le lecteur peut consulter Atchison (1948) et Guinet et Vassal
(1978).

3.14 Hybridation
On sait qu'il se produit naturellement des hybrides interspecifiques, mais on ignore quel est le degré
exact d'hybridation et d'introgression chez les acacias.

Le premier indice qui permet de penser qu'on a affaire à un hybride est généralement la présence
de caractères morphologiques qui sont dans une certaine mesure intermédiaires entre ceux des
deux espèces que l'on suppose être les parents. Elamin (1976) a montré que A. laeta a des
caractères morphologiques intermédiaires entre ceux d'A. mellifera et d'A. senegal, et a confirmé la
présomption de son origine hybride. Des sujets très vigoureux, intermédiaires entre A. auriculiformis
et A. mangium, apparaissent occasionnellement dans les plantations d'A. mangium au Sabah
(Malaisie)

Ali et Farugi (1969) et Ali et Qaiser (1980) attribuent la variabilité du complexe A. nilotica au
Pakistan à une hybridation entre A. nilotica subsp. indica et A. nilotica subsp. hemispherica. Ces
chercheurs ont constaté que les populations hybrides, favorisées par l'action de l'homme qui
propage des semences et crée des habitats perturbés, peuvent se croiser en retour avec A. nilotica
subsp. indica et A. nilotica subsp. hemispherica, donnant des sujets qui ressemblent à A. nilotica
subsp. adstringens et A. nilotica subsp. subalata. On a également évoqué la probabilité d'une
hybridation entre A. nilotica subsp. indica et A. nilotica subsp. cupressiformis.

3.15 Développement de la graine et du fruit


Après la pollinisation, l'ovaire mûrit à l'intérieur de la fleur pour former la gousse caractéristique des
légumineuses. Si l'on considère le nombre de fleurs produites, il n'y a que peu de gousses par
inflorescence (2 ou 3 pour 1000). Chez les acacias les ovules sont fixés dans des alvéoles peu
profonds le long de l'axe de la gousse en développement, et sont reliés à l'ovaire par le funicule. La

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gousse atteint sa taille définitive avant que les ovules se développent en graines. Elle est tout
d'abord verte et charnue, mais avec le temps les fibres se lignifient et durcissent.

A maturité la gousse s'ouvre en général longitudinalement suivant les deux bords. Les graines
peuvent ne pas tomber immédiatement; certaines peuvent rester attachées par le funicule jusqu'à
ce que la gousse elle-même tombe.

Les graines d'acacias ont une taille, une forme et un poids extrêmement variables, et même dans
une même espèce on peut constater des différences marquées (Cavanagh 1980 a). Le tégument
des graines d'acacia est relativement épais en comparaison de celui de nombreuses légumineuses
à petites graines; dans un cas étudié par Murray et al. (1978), il représentait 33–43 % de la masse
totale de la graine. L'anatomie du tégument des graines d'acacias a fait l'objet d'une étude de
synthèse par Cavanagh (1980 a), et on peut trouver dans gunn (1981) une description plus générale
des graines de légumineuses.

3.2 Phénologie de la floraison et de la fructification


Pedley (1978) indique que la majorité des espèces d'acacias du Queensland fleurissent en même
temps chaque année (pendant souvent moins de six semaines) à la saison la plus sèche, de juin à
septembre - quelles que scient les conditions climatiques qui précèdent la floraison. Il s'agit peut-
être d'une réaction photopériodique. Chez de nombreuses espèces de la zone aride, toutefois, il
semble que la floraison dépende de l'humidité disponible, et puisse se produire en toute saison
(Mott 1979).

Davies (1976) rapporte des observations phénologiques de longue durée sur des arbustes
pérennes, dont plusieurs acacias, dans une région aride d'Australie. Il a constaté que bien qu'A.
aneura puisse fleurir après une pluie à n'importe quelle saison, seules les fleurs résultant de pluies
d'été produisaient des fruits, et qu'il n'y avait production abondante de gousses mûres que si les
pluies étaient suffisantes au cours de l'hiver suivant. Preece (1971 a) a étudié les effets de
l'irrigation sur des sujets d'une population d'A. aneura, et bien que les résultats de ces essais ne
soient pas concluants ils sont en accord avec ceux de Davies. Prenant comme critère le fait que des
pluies d'été suivies de précipitations hivernales sont nécessaires pour la réussite de la reproduction,
Preece analyse environ 80 années de données pluviométriques dans plusieurs stations, et constate
que dans seulement 10–15 % des années considérées les conditions climatiques étaient favorables
pour la production de semences. Le Tableau 1 présente un résumé des époques de floraison et de
fructification d'A. aneura, et des données sur les graines.

La phénologie de la floraison et de la fructification d'A. albida, A. caven, A. nilotica et A. tortilis varie


selon les espèces. Le Tableau 1 indique les époques observées par espèce et par pays, ainsi que
certaines données sur les graines.

3.3 Rendement en semences


La production de semences des acacias peut s'exprimer de nombreuses manières, par exemple en
nombre de graines par gousse, ou par arbre, ou par unité de surface. Le Tableau 1 indique le
nombre de graine par gousse pour diverses espèces, ainsi A. albida en Afrique du Sud produit 14–
21 graines par gousse, tandis qu'A. senegal au Pakistan en produit de 2 à 5.

Tableau 1. Epoque de floraison et de récolte des graines par espèce et par pays pour six acacias, et
données sur la production et la germination des semences

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Nombr
Mois de Nombre
Durée de Périodicité e de
Espèc Pays et Mois de récolte de Germinati Autres
la période des bonnes graines
e référence floraison des graines/ on (%) remarques
de récolte récoltes /
graines kg
gousse
A. Israël avril–juin Production
albida FAO limitée
1980
Kenya 70–100
FAO
1975
Nigeria 20 400 70–100
FAO
1974a,

1975
Sahel Semences
Maydell facilement
1978 disponibles
Sénégal Environ 2 Les 11 500 Les graines
Giffard mois avant gousses ont une
1964 la fin des tombent 3 cuticule
pluies mois après cireuse
la floraison imperméabl
e et
conservent
leur viabilité
plusieurs
années
Sénégal
Giffard
1971 mars–mai 11 500
Afrique du tout l'hiver bonnes 14–21 jusqu'à 95
Sud semences
Carr en quantité
1976 usuelle
Soudan Début de
Radwan la saison
ski et sèche
Wickens
1967
Soudan 21 Certains
Wickens (basé arbres ont
1969 sur 200 produit 135
gousse kg de
s) gousses/an.
95% des
gousses et
des graines
endommagé
es par les
insectes.
Jusqu'à
50% des
graines
détruites
dans les
gousses par
des
bruchidés.
Zambie
FAO 40 000 0–30
1975
Zimbabwe Début de A partir
West la saison d'août

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1950 sèche
Références avril 11 000 Les
générale (Sénégal) semences
s se
FAO conservent
1974b bien en
l'absence
d'insectes.
NAS 1979 On a
enregistré
125–135 kg
de gousses
sur un seul
arbre. Des
rendements
de 400–600
kg de
gousses/ha
sont
courants
dans le
Sahel.
A. Australie/ été/hiver oct.–nov. oct.–mars variable, 50 000 – Des
aneur CSIRO seules les (la plupart dépend du 100 000 rendements
a (non fleurs d'été tombent régime de 2–11,45
publié) produisent précoceme pluviométriq kg de
Davies des fruits nt) ue; moins semences/
1968 mûrs; d'une sur 10 ha ont été
Everist abondance enregistrée enregistrés.
1949 déterminé
Preece e par les
1971a pluies
Hall et al d'hiver
1979
Burrows
1973
Winkworth
1973
A. Argentine à partir
caven Anon. d'août
1973
Argentine oct.–nov. fév.–mars plusieurs variable,
H.R. semaines dépend des
Mangieri facteurs
comm. climatiques
pers.
Chili 10 000 30 – 70
FAO
1975
Chili à partir de 10 000
FAO décembre
1980 mars
Chili 8 530 83
Instituto
Forestal
comm.
pers.
Amérique 10 000 Se régénère
latine abondamme
Flinta nt par semis
1960 naturels
Références 10 000 Les
générale semences
s Goor germent
et facilement

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Barney
1976
A. Inde avril–juin abondantes 7 000–
nilotic FAO 11 000
a 1980
Jamaïque
Sinha 8–16
1973
Afrique du nov.–fév. bonnes jusqu'à 0–60
Sud déc. semences 15
Carr généralem faciles à
1976 ent obtenir
Afrique du octobre mars–avril 10–15
Sud
Palmer
et
Pitman
1972
Soudan mars–juin 8 000
FAO (sous-
1980 espèce
tomentos
a)
Soudan juillet–jan. janvier– La
Khan (maximum mai température
1970 en sept.– (maximum influe sur la
oct.) en mars– floraison et
avril) la
fructification
; la
production
de
semences
est sous la
dépendance
de
l'évaporatio
n.
Références 8 000 Il peut y
générale avoir des
s attaques
FAO sérieuses
1974b de
NAS bruchidés
1980 sur les
graines
dans les
gousses.
A. Inde fév.–mars 7 000
seneg FAO
al 1980
Nigéria 10 200 70–100
FAO
1975
Pakistan 33 000 70–100
FAO
1975
Pakistan août–déc. à partir 2–5 16,7 à 82,
Cheema d'août 5% des
et Qadir graines
1973 détruites
par les
membracidé
s
Sahel déc.–fév. plusieurs 3–8 10 000– Saupoudrer

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Giffard semaines 19 500 immédiatem


1975 ent les
semences
avec un
insecticide
Afrique du plusieurs Les
Sud mois, avec bruchidés
Ross maximum détruisent
1968 au de grandes
printemps- quantités de
début été graines
Afrique du déc.–jan./ octobre var.rostrat profuses 1–6 Semences
Sud avril a peut indemnes
Carr persister en général
1976 tout l'hiver facilement
disponibles
Soudan tous les 2–3 84% des
Sief el ans graines
Din et détruites au
Obeid sol avant la
1971 germination
RDP
Yémen
FAO
1980 oct.–nov.
Références abondantes – 7 000–
générale chaque 8,000
s année
FAO
1974b
FAO
1980
A. France 16 100 30–100
tortilis FAO
1975
Inde 45– 49 On a noté
Pathak une grande
et al. variabilité
1980 dans la
réaction au
traitement
des graines
Israël juin–juillet graines 50 000 40% des
FAO abondantes graines
1980 attaquées
par des
larves de
bruchidés.
Fumigation
indispensabl
e avant
entreposage
(“Phostoxin”
).
Israël août 50
Karschon
1975
Israël juin– juillet Les graines
Karscho janvier fraîches
n 1961 renferment
11–15%
d'humidité.
Les graines
immatures
de gousses

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vertes
germent
sans
prétraiteme
nt.
Kenya 30– 70
FAO
1975
Afrique du jan.–fév.
Sud jusqu'à Viabilité
Carr 14 variable
1976
Soudan mars
FAO (sousespè
1980 ce
raddiana)
avril–juillet
(sous-
espèce
spirocarpa
et tortilis)
RDP
Yémen
avril–mai juin–juillet
FAO
1980
Références La
générale production
s de
NAS semences
1980 est souvent
fortement
réduite par
les insectes

On n'a que peu de références sur le nombre de graines produites par plant, et aux différents âges.
Monk et al. (1981) ont constaté pour A. pulchella (petit arbuste australien) que la production de
graines commence à 2 ans, atteint un maximum de 12 000 graines par plant et par année à 3–4
ans, et décroît jusqu'à 2 000 graines par plant à la 13ème année. Un arbre adulte d'A. albida peut
produire environ un demi-million de graines au Soudan, et en Afrique du Sud un sujet de grande
taille, si la saison est favorable, peut en produire plusieurs millions (Wickens 1969).

Le nombre de graines produites par hectare est fonction de la densité, de l'âge et de la taille des
arbres. On a indiqué des rendements de 2–12 kg (de l'ordre de 150 000 à 850 000 graines) de
semences à l'hectare pour A. aneura (voir Burrwos 1973).

3.4 Parasites de la gousse et de la graine


En dépit du fait que seule une très petite fraction des fleurs donne des fruits, la production
potentielle de semences des nombreux acacias qui fleurissent à profusion est énorme.
Réciproquement, le potentiel de destruction des semences est également très élevé. Ross (1979) a
constaté que les insectes, le défaut de fécondation et autres facteurs étaient responsables de la
perte de 50 % (43 415 graines) de la production potentielle d'un sujet d'A. caffra en Afrique du Sud.
Palmer et Pitman (1972) donnent une liste de certains des nombreux insectes dont les larves se
nourrissent aux dépens des boutons, des fleurs, des gousses et des graines d'acacias africains.

Les bruches (famille des Bruchidae) causent des ravages considérables dans les semences des
acacias d'Afrique et d'Amérique Centrale. Selon la littérature, le pourcentage de semences détruites
par les bruches est estimé entre 20 et 100% (le Tableau 1 donne quelques chiffres à ce sujet). Ross
(1979) décrit la séquence d'attaque et le résultat final - normalement la bruche adulte pond ses
oeufs à l'intérieur ou à la surface de la gousse verte au cours du printemps qui suit la chute des
fleurs; les larves éclosent quelques semaines plus tard et pénètrent dans la jeune graine. Elles
grossissent et se nymphosent à l'intérieur de la graine qui mûrit dans l'intervalle. Les insectes
adultes sortent de la graine en découpant un trou rond à travers le tégument. Peu après leur sortie

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certains adultes peuvent pondre des oeufs qui fourniront la souche de nouvelles générations de
bruches dans les graines sèches au cours des mois suivants. Les graines infestées par les bruches
ne restent viables que si l'embryon est intact et que seulement une relativement faible partie des
colylédons est mangée. Dans la petite fraction de graines infestées qui sont encore viables, les
trous de sortie des insectes adultes facilitent grandement l'entrée de l'eau, ce qui perment une
germination plus rapide.

En raison de la destruction d'une grande partie des semences sur l'arbre ou en dessous par les
générations successives de bruches, une dispersion rapide des semences peut être d'une
importance décisive pour la survie de certaines espèces d'acacias (Ross 1979). Certains acacias à
gousses indéhiscentes (ex. A. albida, A. nilotica, A. tortilis) y sont parvenus grâce à leur adaptation à
la dispersion de leurs semences par les grands mammifères, qui sont attirés par la forme, la taille et
la valeur nutritive de leurs gousses. Par ce moyen les graines échappent en partie aux attaques des
bruches, et grâce à leur tégument dur elles passent finalement relativement indemnes dans les
excréments des animaux.

Tous les acacias ne sont pas affectés au même degré par les attaques de bruches, et certaines
espèces semblent rebuter leurs larves. Les bruchidés ne sont pas des parasites importants des
acacias en Australie, où leurs graines sont attaquées par d'autres insectes; c'est ainsi qu'un
hyménoptère de la famille des chalcididés infeste A. aneura (Preece 1971 b).

Les oiseaux peuvent également causer des pertes importantes. Les fruits d'A. aneura sont
fréquemment mangés par des perroquets avant d'avoir atteint leur pleine maturité, ce qui peut
provoquer la perte de la totalité de la récolte de semences sur certains arbres (Davies 1976). Les
fleurs et les fruits d'A. aneura sont également une source importante d'aliments pour les émeus.
Divers autres oiseaux mangent aussi les graines d'acacias.

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4. RECOLTE DES SEMENCES


Le présent chapitre a pour but de résumer l'expérience acquise dans la récolte des semences
d'acacias des zones sèches faisant l'objet du Projet forestier FAO/CIRPG. Il est basé principalement
sur des données australiennes, mais on a fait appel lorsqu'il y avait lieu à des informations
provenant d'autres pays. L'accent est mis sur la récolte de semences en vue de recherches, mais
moyennant quelques ajustements les techniques décrites peuvent s'appliquer à la récolte massive
de semences en vue de programmes de reboisement.

Ce chapitre suit l'ordre des différentes étapes auxquelles on doit se conformer ou du moins dont on
doit s'inspirer pour les opérations de récolte.

4.1 Importance de la provenance


"La provenance, lorsqu'il s'agit de matériel de reproduction clonal ou de semences, est constituée
par l'aire géographique et par le milieu dans lesquels ont poussé les arbres parents, et dans
lesquels leur constitution génétique s'est développée par une sélection naturelle ou artificielle. Bien
que ce terme purement forestier n'ait pas sa place dans le hiérarchie taxonomique classique, il peut,
pour une forêt indigène spontanée, et en fonction de la nature des populations considérées et de la
taille et de la netteté de la définition de leur aire géographique ou de leur écologie, équivaloir à un
écotype, à une race géographique, à une variété, ou plus fréquemment sans doute à une partie d'un
“cline” (Burley et Wood 1976).

En matière de plantations forestières, l'importance pratique et économique d'harmoniser l'espèce et


la provenance avec la station et avec l'utilisation finale a été démontrée de manière convaincante
par un certain nombre d'essais d'espèces et de provenances coordonnés à un niveau international
(Palmberg 1980, 1981). Les essais de longue durée qui ont permis de tester une gamme de
provenances d'Eucalyptus camadulensis sur des stations très variées ont montré que les gains de
rendement que l'on peut obtenir simplement en sélectionnant les provenances les mieux adaptées
aux conditions écologiques locales peuvent s'élever à plusieurs centaines de pour cent.

Bien qu'il n'y ait eu que peu d'études sur la variation géographique dans les acacias, les
observations disponibles (para. 2.21) semblent indiquer qu'il existe une variation intraspécifique
importante. Avant tout projet de reboisement avec des acacias, par conséquent, il convient de
procéder à une prospection taxonomique et génécologique, suivie d'un échantillonnage
systématique à travers toute l'aire de répartition naturelle, et d'une évaluation par des essais de
terrain établis sur une gamme de stations de reboisement possibles. Ces essais indiqueront
l'existence et la nature d'interactions entre espèce, provenance et station, et ils devraient conduire à
une utilisation optimale des ressources génétiques existances. Le choix de la provenance peut à lui
seul conditionner le succès ou l'échec d'une plantation.

La délimitation entre les provenances d'une espèce donnée d'acacia sera plus ou moins facile à
établir selon le mode de répartition de cette espèce dans son aire naturelle. Si elle est restreinte à
des stations disjointes d'étendue limitée, le terme de “provenance” sera souvent synonyme de
“station”, et pourra être appliqué en toute confiance. Le problème est beaucoup plus difficile lorsque
l'espèce occupe une aire étendue présentant des conditions écologiques plus ou moins uniformes.
A. aneura, par exemple, est largement répandu à travers les plaines continentales d'Australie. Dans
un tel cas les limites d'une provenance sont passablement arbitraires.

Parmi les problèmes particuliers que pose la récolte de semences d'acacia en vue de constituer une
collection de provenances, il y a l' hybridation et l'incertitude de l'identification des espèces proches

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guide des semences d'acacias des zones sèches Page 2

parentes, comme on l'a vu au para. 3.14. Les hybrides peuvent être difficiles à détecter sur le
terrain, et il est par conséquent indispensable, pour permettre une vérification ultérieure, de
conserver séparément les semences des arbres individuels, et de prélever sur chacun des
spécimens botaniques.

Il est également indispensable de noter le lieu d'origine de tous les matériels recueillis (semences,
spécimens botaniques, photographies et autres données), car cela constituera la base de la
recherche sur les provenances, et des actions futures.

4.2 Planification de la récolte


Une fois définis les objectifs généraux du programme de récolte, il faut absolument que l'on dispose
d'un temps suffisant pour élaborer une stratégie pratique et efficace.

La constitution d'une collection complète de provenance en vue de la recherche exigera


certainement une planification plus détaillée qu'une récolte massive de semences de routine, et elle
pourra demander un délai de démarrage d'une ou plusieurs années selon les circonstances. On
pourra trouver dans le Projet forestier FAO/CIRPG (FAO 1980) un exemple des ressources et du
temps qui sont nécessaires pour préparer un programme important de récolte de semences. Après
trois ans, on est maintenant à peu près en mesure de démarrer la majorité des récoltes de la
première phase.

Pour la récolte à des fins scientifiques, le montant des fonds disponibles pour un programme donné
et les disponibilités en personnel expérimenté sont les principales considérations qui entreront en
jeu, et qui détermineront ce qu'il est possible de faire dans le temps alloué.

La planification de la récolte comprend habituellement les étapes suivantes.

4.21 Examen de l'information disponible sur l'espèce


Une recherche documentaire peut fournir des informations sur la répartition naturelle d'une espèce,
son allure générale, son écologie, sa variabilité génétique, et sur les périodes de floraison et de
fructification dans les différentes parties de son aire. L'examen de spécimens botaniques dans un
herbier régional peut apporter d'utiles compléments aux informations publiées sur la répartition des
espèces, leur variabilité et la phénologie de la reproduction. Des contacts personnels avec les
botanistes, forestiers et autres qui étudient ou utilisent une espèce donnée peuvent grandement
aider à dresser un tableau d'ensemble de l'espèce considérée.

Si les récoltes portent sur une vaste zone et traversent des frontières politiques, il peut être
indispensable d'établir dès le début des contacts officiels avec les services forestiers des Etats
concernés, afin de créer une atmosphère de bonne coopération pour le bénéfice de tous. De telles
démarches seront généralement bien accueillies par les services forestiers locaux, s'ils ont
l'assurance d'avoir libre accès à l'information recueillie lors des phases successives de prospection
et de récolte des semences (Burley et Wood 1976). En ce qui concerne plus précisément le Projet
forestier FAO/CIRPG, des contacts officiels ont déjà été pris dans les pays qui participent au projet
(FAO 1980), et les informations se rapportant à ce projet sont diffusées au moyen d'une série de
manuels, dont fait partie le présent ouvrage.

Lorsqu'on a en mains toute l'information disponible, il s'agit de la collationner et d'en faire la


synthèse. En ce qui concerne les données sur la répartition naturelle, le mieux est de les reporter
sur des cartes suffisamment détaillées pour montrer les principales voies de communication
(routes, cours d'eau, voies ferrées, aérodromes), la topographie, et autres renseignements pouvant
aider au choix des lieux de récolte.

4.22 Reconnaissance de terrain


Si une espèce est peu connue, ou si l'on sait qu'elle risque de poser des problèmes pour le
récolteur, il peut être nécessaire préalablement à l'établissement du programme définitif de récolte
de procéder à une reconnaissance de terrain en vue de déterminer la variabilité de l'espèce, sa
répartition naturelle, et son comportement en matière de floraison et de fructification.

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guide des semences d'acacias des zones sèches Page 3

Le service forestier local peut être le plus indiqué pour entreprendre cette phase du projet dans son
propre pays, rapportant au responsable de la récolte les informations sur l'importance probable de
la récolte de semences et l'époque présumée de la maturité, et lui indiquant les itinéraires et les
dispositions à prendre les mieux appropriés en fonction des époques de fructification et des
possibilités d'accès.

Pour des raisons d'économie de temps et d'argent, on a souvent été amené à combiner la
prospection biosystématique avec la récolte de semences en vue d'essais de provenances. On ne
saurait attendre toute-fois d'une telle expédition unique de prospection et de récolte qu'elle fournisse
des réponses complètes à la question de la variation.

En fonction de l'importance de la variabilité, il peut être nécessaire d'effectuer un certain nombre de


missions de reconnaissance préparatoire, et des expéditions de récolte de semences répétées sur
plusieurs années. Telle est la stratégie retenue pour le Projet forestier FAO/CIRPG, dans laquelle
on a prévu l'éventualité de récoltes complémentaires au cas où de nouvelles informations feraient
apparaître des lacunes dans la couverture initiale (Palmberg 1981).

4.23 Calendrier de la récolte


Chez la plupart des acacias l'intervalle de temps entre la floraison et la maturation des graines est
suffisamment long pour permettre au récolteur, ayant constaté la floraison, de préparer sa
campagne de récolte. Pour les acacias faisant l'objet du Projet forestier FAO/CIRPG cet intervalle
est généralement de 6 à 12 mois l'espèce (voir Tableau 1), mais il n'est que de 3 mois pour A.
albida. On a noté une variabilité inter et intra-provenance importance dans la durée de la période de
maturation chez certaines espèces (ex. A. aneura), auquel cas il peut être indiqué de suivre
régulièrement les progrès de la maturation.

La maturité des graines, pour les acacias à fruits déhiscents, est habituellement indiquée par
l'ouverture des gousses, de couleur sombre, qui contiennent des graines foncées à tégument dur.
Chez les espèces indéhiscentes le brunissement des gousses est également le principal indicateur
de maturité des graines. Dans certains cas les semences sont viables avant d'être complètement
“mûres”, c'est-à-dire lorsque leur tégument est encore relativement tendre et de couleur claire, et
que les gousses pleines commencent tout juste à virer au brun. La récolte de semences “vertes”
d'acacia a été préconisée par certains auteurs comme moyen d'enrayer les fortes attaques de
bruches, et d'éviter la nécessité d'un prétraitement avant la semis. Cette technique s'est avérée
efficace avec A. mearnsii (Isikawa 1960), A. senegal (Kaul et Manohar 1966), A. tortilis subsp.
raddiana (Karschon 1975), et plusieurs acacias australiens (tels qu'A. salicina, W. McReaddie
comm. pers.).

Deux tests de terrain, employés en combinaison, peuvent être utilisés pour mesurer le degré de
maturité des semences “vertes”:

a. prendre un échantillon de gousses et les laisser sécher au soleil pendant une journée environ.
Si les graines restent gonflées dans la gousse et prennent une couleur foncée, elles sont
généralement assez mûres pour pouvoir les récolter. Si au contraite elles perdent de
l'humidité et de contractent, il n'est pas indiqué de les récolter;

b. faire des coupes transversales sur plusieurs graines. L'embryon doit être ferme et gonflé, et le
tégument ne doit pas s'affaisser après la coupe.

La récolte de semences non mûres peut ne pas être applicable à toutes les espèces, et il est
prudent de procéder à une série de tests de viabilité pour éprouver la technique avant de l'employer
pour des espèces mal connues. Il n'y a pas eu d'études systématiques visant à déterminer s'il existe
une période de postmaturation chez les acacias (Cavanagh 1980 a).

Le temps qui s'écoule entre la maturation du fruit et la chute des graines varie considérablement
d'une espèce à l'autre. En règle générale il vaut mieux récolter tôt (c'est-à-dire dès que la maturation
des graines le permet) que tard, en risquant des pertes par déhiscence des gousses, attaques
d'insectes et autres facteurs. La chute des graines est certainement hâtée par la chaleur et la
sécheresse, et le récolteur doit être vigilant pour ne pas laisser passer le moment optimum.

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Il y a beaucoup d'avantages à récolter les semences dans des années de floraison et de


fructification abondantes. La viabilité des semences a alors des chances d'être élevée, il y a peu de
restrictions dans le choix des arbres à récolter, et si l'on choisit des semenciers assez distants les
uns des autres il y aura moins de chances de consanguinité. Il faut moins de temps pour récolter
une quantité donnée de graines, d'où meilleur rendement des opérations. Même dans une bonne
année de semences, une espèce donnée peut ne pas produire une bonne récolte sur toute
l'étendue de son aire, et pour obtenir une représentation complète il peut être nécessaire de
rassembler des semences sur deux ou plusieurs années.

4.24 Méthodes d'échantillonnage


On trouvera ci-dessous la description des méthodes d'échantillonnage généralement adoptées pour
les essais d'introduction d'espèces et les essais initiaux de provenances.

4.241 Méthodes d'échantillonnage pour les essais d'introduction d'espèces

Les essais d'introduction d'espèces ont pour objet d'opérer un tri rapide parmi un grand nombre
d'espèces potentiellement intéressantes mais relativement mal connues. Il s'agit d'éliminer les
espèces qui s'avèrent de peu d'intérêt de façon à concentrer les ressources, qui sont généralement
limitées, sur des essais intensifs portant sur un nombre réduit d'espèces jugées les plus
prometteuses.

Les essais d'introduction d'espèces sous la forme d'une seule série de répétitions d'une seule
origine par espèce, en utilisant les semences qui se trouvent être disponibles, sont généralement
abandonnés depuis que l'on a reconnu l'importance de la variation intraspecifique, et par
conséquent de l'origine des semences. Lorsqu'une espèce a une aire de répartition naturelle
étendue, des semences récoltées dans une seule localité risquent de ne donner qu'une piètre
indication des potentialités de l'espèce, et il est maintenant généralement reconnu que dans les
essais d'introduction il peut être nécessaire de faire appel à plusieurs provenances. Bien qu'il puisse
sembler souhaitable de réunir des provenances de toute l'étendue de l'aire de l'espèce,
représentant par exemple une centaine de localités, ce n'est pratiquement pas possible à ce stade
des essais d'espèces. Edwards (1963) suggère que pour une espèce inconnue ayant une large
répartition il faut essayer plusieurs provenances, dont au moins (a) une provenance de la partie de
l'aire où elle atteint son meilleur développement; (b) une de la partie de l'aire où les conditions sont
les plus proches de celles de la zone d'essai; (c) une de la partie de l'aire qui prolonge celle déjà
échantillonnée dans une direction importante, ou qui représente un substitut acceptable à la zone
(b). Ces zones correspondent respectivement aux stations d'échantillonnage “optimale”,
“homologue” et “marginale” décrites par Turnbull (1975). L'inclusion de provenances de stations
marginales ou isolées est très importante du fait qu'elle donne une indication du degré de diversité
génétique dans une espèce, et elle peut revêtir un intérêt pratique considérable en raison de leur
adaptation à des facteurs climatiques et édaphiques limitants (ex. résistance à la chaleur, tolérance
aux sols alcalins ou salés).

On recourt généralement à l'échantillonnage à partir de “stations optimales”, “stations homologues”


et “stations marginales” pour chercher à épargner les ressources telles que temps, main d'oeuvre et
terre qui sont nécessaires pour des essais de provenances complets. Il est indiqué lorsque pour une
station donnée il existe un grand nombre d'espèces possibles, et que l'on a besoin d'une indication
préliminaire sur les potentialités d'un certain nombre d'espèces. Le choix des sources de semences
pour les essais initiaux d'élimination d'espèces exige une étude soignée de la répartition naturelle
de l'espèce et des facteurs écologiques que l'on y rencontre (Burley et Wood 1976).

4.242 Méthodes d'échantillonnage pour les essais de provenances

Lorsqu'on a une indication de l'intérêt possible d'une espèce pour une station donnée, mais que l'on
ignore en grande partie l'importance de la variation, on procède habituellement à des essais de
provenances complets en utilisant des semences de nombreuses sources largement réparties sur
toute l'étendue de l'aire naturelle. Le nombre de sources de semences échantillonnées dépendra de
l'étendue de l'aire naturelle, de la diversité génétique de l'espèce, et des ressources disponibles
pour mener à bien l'échantillonnage et la recherche.

On ne peut établir un système d'échantillonnage efficace que si l'on a étudié au préalable le modèle
de variation à l'intérieur de l'espèce dans son habitat naturel. Les études biosystématiques devraient

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idéalement précéder les récoltes de semences en vue de recherches sur les provenances, mais on
est souvent amené à mettre sur pied un système d'échantillonnage sans avoir l'avantage d'une
connaissance préalable du modèle de variation; dans ce cas il faut un plus grand nombre
d'échantillons pour assurer une représentation suffisante de la variation dans l'essai de
provenances.
4.2421 Sélection des provenances

Lorsqu'une espèce fait l'objet d'un échantillonnage pour la première fois, et que l'on ne sait que peu
de chose ou rien sur son modèle de variation, la fréquence d'échantillonnage ne devrait pas être
élevée. Burley et Wood (1976) indiquent qu'il faut au moins cinq ou six stations de récolte pour
représenter à la fois les limites et le centre de l'aire géographique.

Les avantages et les limitations de l'échantillonnage par grille de points, consistant à superposer à
une carte de l'aire connue de l'espèce un carroyage de façon à délimiter des stations
d'échantillonnage régulièrement espacées, ont été discués par Turnbull (1975) et par Burley et
Wood (1976). Pour les espèces ayant une répartition étendue et continue, comme c'est le cas de
beaucoup d'acacias de zones sèches (voir Fig. 5), le mieux est probablement une forme souple
d'échantillonnage par grille de points. Le modèle d'échantillonnage doit viser à saisir toute l'étendue
de la variation d'une espèce telle qu'elle est connue et la gamme de milieux dans lesquels on la
trouve (latitude, altitude, pluviométrie, etc.), et tenir compte des limitations pratiques imposées par
les conditions locales et les ressources disponibles.

Une fois décidée la localisation approximative de la station de récolte, on choisira un peuplement


dans lequel on sélectionnera les arbres individuels. De bonnes photographies aériennes récentes
sont de la plus grande utilité pour ce travail, et elles peuvent épargner de nombreuses journées de
reconnaissance au sol (Burley et Wood 1976).

Les peuplements choisis doivent être représentatifs de la partie considérée de l'aire de l'espèce, et
être autant que possible isolés d'espèces voisines de sorte que le risque d'hybridation soit minimum.
Ils doivent comprendre un nombre d'arbres suffisant pour assurer un taux d'allogamie convenable et
pour que les chances de sélectionner des individus génétiquement proches parents (par exemple
demi-frères) soient faibles. L'application de ces critères à certaines espèces d'acacias que l'on
trouve à l'état d'arbres isolés dans des zones désertiques peut être malaisée. Dans ce cas on peut
séparer les lots de semences provenant de chaque arbre, ou les mélanger à ceux d'autres arbres
couvrant une superficie étendue de façon à constituer un “peuplement”.
4.2422 Sélection individuelle à l'intérieur d'une provenance

L'objectif principal est de retenir la plus grande partie possible de la variation génétique
potentiellement intéressante à l'intérieur d'une population (Turnbull 1975). Pour le Projet forestier
FAO/CIRPG on a adopté les normes suivantes: l'échantillonnage à l'intérieur de chaque population
se fera au hasard, et les semences seront récoltées autant que possible sur un minimum de 25
arbres espacés d'au moins 100 mètre, afin de minimiser la parenté entre arbresmères. Une
attention particulière est requise pour l'échantillonnage dans les populations d'espèces pouvant se
reproduire par drageons, telles qu'A. albida (Palmberg 1981).

Il faut se fixer des normes ou un objectif idéaux, mais étant donné la variabilité qui existe dans la
nature il sera rare que l'on puisse s'y conformer dans tous les cas. Une procédure d'échantillonnage
aléatoire, par exemple, peut être difficile à employer en bien des endroits en raison de contraites
telles que méthodes de récolte possibles, variations dans le rendement en semences, densité de
peuplement irrégulière, relief accidenté. Le récolteur, tout en ayant une certaine liberté
d'appréciation dans le choix des arbres semenciers, doit être attentif à ne pas introduire un biais
quelconque dans l'échantillon (par exemple en prenant des arbres qui portent des semences à
faible hauteur).

L'intensité de l'échantillonnage est le point sur lequel le récolteur peut avoir à montrer le plus de
souplesse. Si 25 arbres largement espacés sont un minimum souhaitable comme échantillon
représentatif d'une population hétérogène, une récolte déficitaire peut imposer un échantillon
beaucoup plus réduit. Un chiffre arbitraire de mettons 5 arbres peut être fixé comme échantillon
minimum absolu. Le récolteur se heurtera à ce problème lorsqu'il aura affaire à des arbres isolés
largement espacés entre eux dans des zones désertiques (ex. A. tortilis). Dans ce cas la procédure

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à suivre sera sans doute en grande partie déterminée par les limitations pratiques d'accessibilité, de
temps, de fonds et de personnel.

4.243 Quantités de semences

Le récolteur devra connaître les quantités maxima et minima de semences requises par provenance
afin de répartir le plus efficacement possible le temps qui lui est alloué. Dans les zones de récolte
abondante il pourra recueillir rapidement la quantité maxima prescrite, et passer ensuite aux zones
à faible production où il disposera d'un temps plus long pour récolter la quantité de semences
minima nécessaire.

Idéalement, il faudrait que tous les arbres fournissent la même quantité de semences viables pour
avoir une récolte représentative de la provenance, mais comme il y a des variations individuelles en
ce qui concerne la taille des graines et des fruits, le mieux que l'on puisse faire est de récolter des
quantités équivalentes de fruits (Lines 1967). Si les semences de chaque parent sont conservées
séparément jusqu'après l'extraction et les tests de germination, il sera possible d'ajuster la quantité
de semences provenant de chaque arbre dans le mélange de façon à obtenir une représentation
égale de semences viables.

4.244 Maintien de l'identité individuelle des arbres-mères dans les lots de semences

La préservation de l'identité des arbres individuels au cours des phases de récolte et d'extraction
requiert un effort beaucoup plus important que si l'on se contente de grouper les récoltes en vrac,
mais elle présente des avantages certains: l'étude biosystématique de la variation génétique à
l'intérieur d'une population ou entre populations est possible; il est possible d'égaliser les quantités
de semences viables provenant de chaque arbre si l'on doit mélanger les récoltes d'une même
provenance préalablement au semis; enfin on peut éliminer les hybrides. Il n'est pas toujours
possible de détecter sur le terrain les arbres portant des semences hybrides; si les lots de semences
sont conservés séparément, on pourra alors, après germination de petits échantillons de semences
provenant de chaque arbre, éliminer tous les lots présentant des signes d'hybridation avant la mise
en place de l'essai principal.

4.25 Définition des objectifs


A ce stade des opérations on aura rassemblé toute l'information disponible pour permettre de
décider comment et quand la récolte doit être organisée, et quelles sont les ressources en
personnel, en équipement et en fonds qui seront nécessaires.

Pour utiliser au mieux des ressources généralement limitées, le récolteur a besoin d'une définition
claire des objectifs. Les priorités en matière d'espèces et de provenances, les normes de
documentation requises, le nombre d'arbres par échantillon nécessaire pour représenter une
provenance, et la quantité de semences requise par provenance, sont des éléments qui doivent être
décidés à ce stade. Chaque fois que c'est possible, on doit introduire dans les objectifs une certaine
souplesse pour permettre au récolteur de faire appel à son jugement lorsqu'il est confronté à des
circonstances imprévues. Il serait par exemple très regrettable que les récolteurs rentrent les mains
vides d'une zone éloignée à cause d'une définition trop étroite des objectifs et de la procédure à
suivre, alors qu'il aurait été possible d'en ramener malgré tout une récolte de semences utilisable.

4.26 Sélection et formation du personnel


Il est recommandé de sélectionner l'équipe de récolte dès le départ de telle sorte que le personnel
ait le temps de se familiariser avec le projet et avec les espèces concernées, et que l'on puisse si
nécessaire le former aux méthodes qu'il aura à utiliser sur le terrain. Lorsque des expéditions sont
entreprises en pays étranger, un apprentissage de la langue et une familiarisation avec les us et
coutumes locaux peuvent être essentiels pour le succès de l'opération. Il est fréquent qu'il faille de
longs délais pour la délivrance des documents indispensables, tels que visas d'entrée, permis de
travail, autorisations d'importation pour certains équipements (ex. armes et munitions), etc.

Un programme important de récolte peut exiger les services d'un coordinateur de projet, qui sera de
préférence un spécialiste des espèces concernées, assisté de plusieurs chefs d'équipe. Ceux-ci
doivent avoir une expérience des méthodes de récolte; ils pourront être fournis par le pays

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participant. La main d'oeuvre nécessaire sera recrutée dans la zone d'opération, en effet elle doit
également remplir les rôles de guides et d'interprètes.

Quelle que soit la structure propre du projet, il importe avant tout d'avoir une équipe enthousiaste,
parfaitement informée des objectifs principaux et des variantes éventuelles, et ayant une expérience
pratique des espèces à récolter. Le travail à effectuer étant souvent dur, il faut en outre que ce
personnel soit physiquement apte, qu'il ait un esprit d'adaptation, et qu'il soit capable de prendre sur
le champ les décisions appropriées en cas de problèmes imprévus.

4.27 Planification de la collecte des données de terrain, sécurité et étiquetage


Les données de terrain remplissent deux fonctions principales: donner les informations nécessaires
pour retrouver la station lors de nouveaux travaux, et fournir les éléments de base indispensables
pour l'interprétation des résultats de l'expérimentation.

Les données à recueillir à chaque station de récolte doivent être spécifiées, et codifiées de façon à
rendre leur collecte sur le terrain aussi aisée que possible. Il est souhaitable à cette occasion de
rassembler le plus possible de matériel pouvant être utile pour la recherche - c'est ainsi que des
échantillons de bois et de gomme peuvent être utiles pour certains acacias -, mais ces tâches
supplémentaires prennent du temps, exigent souvent un équipement spécial, et risquent de
constituer une surcharge de travail pour les équipes aux dépens de leur tâche prioritaire qui est la
récolte de semences sur un grand nombre d'arbres.

Il est recommandé d'utiliser des fiches spéciales de terrain afin d'assurer une bonne coordination
des données recueillies sur toutes les stations. L'Annexe 3 présente le modèle standardisé de fiche
de “Rapport de récolte de semences” adopté pour le Projet forestier FAO/CIRPG. Les
renseignements importants à noter dans tous ces rapports de récolte de provenances sont les
suivants:

a. Localité, latitude, longitude et altitude.


Ces données sont essentielles pour définir la zone de provenance. Elles doivent être notées
avec exactitude et concision, de sorte que les futurs récolteurs puissent revenir avec certitude
sur la même station de récolte. Les distances à l'agglomération, à l'accident géographique
(rivière ou montagne) ou au poste forestier le plus proche, et toute autre donnée utile, doivent
être notées. Des cartes (tracées à la main si on n'en a pas d'autres) et des photographies
aériennes montrant les peuplements et l'emplacement des arbres semenciers sont très utiles,
et doivent être conservées avec les fiches de terrain pour pouvoir être consultées aisément.

b. Orientation, pente, climat, sol, espèces associées


Ces caractéristiques de la station aident à dresser un tableau du milieu écologique dans
lequel poussent les arbres, et peuvent faciliter l'interprétation des résultats expérimentaux. Le
récolteur doit toujours chercher à recueillir auprès des habitants de la localité des
renseignements sur le passé de la région et sur son climat. Il peut être important pour la suite
de noter des informations sur la tolérance à des facteurs tels quOalcalinité ou salure du sol,
inondation saisonnière, etc.

c. Description individuelle des arbres


Les principales caractéristiques de chaque arbre (hauteur, diamètre, forme du fût, port des
branches, etc.) et le nombre d'arbres dans une provenance, sont d'une importance évidente
pour tout futur travail de sélection. Les photographies sont un complément très utile aux
descriptions écrites.

d. Spéciments botaniques
Il est particulièrement important, lorsqu'on a affaire à une espèce peu connue et présentant
une certaine variabilité, de récolter des spécimens botaniques qui pourront être ensuite
examinés par des spécialistes. Ces spécimens sont fragiles et doivent être manipulés avec
soin, et le mieux est, après les avoir séchés, de les envoyer à la première occasion à la base
du projet.

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e. Remarques
D'autres renseignements qui peuvent être très utiles pour les futures récolteurs sont les
détails sur la production de semences, les méthodes de récolte, etc.

f. Sécurité et étiquetage
Il est de la plus haute importance, lorsqu'on travaille sur les provenances, d'adopter des
systèmes qui mettent à l'abri de toute erreur afin de maintenir l'identité et la pureté de chaque
récolte. Ils doivent éliminer toute possibilité de contamination d'un lot de semences par un
autre, à toutes les phases depuis la récolte jusqu'à l'enregistrement au magasin de semences.

Un étiquetage soigneux à tous les stades d'opération est évidemment indispensable. Une méthode
éprouvée, en usage au CSIRO, consiste à donner à chaque récolte un numéro d'ordre précédé des
initiales du chef d'équipe de récolte (par exemple SM 218, sur la fiche de l'Annexe 3, est la 218ème
récolte de semences ou de spécimens botaniques effectuée par S. Midgley). Le numéro attribué à
un arbre donné apparaît sur les sacs de récolte et à l'intérieur, sur les sacs de semences, sur le
spécimen botanique, en face de la photographie, et identifie tout autre échantillon ou note sur cet
arbre. Le numéro de provenance n'est attribué que lorsque les semences sont prêtes à être
entreposées (voir Annexe 5).

Il est indispensable de conserver en lieu sûr les fiches de rapport de récolte de semences. Pour
éviter tout risque de perte des fiches, le récolteur tient un calepin, conservé à part du dossier de
fiches, dans lequel il récapitule le travail journalier.

4.28 Planification de l'itinéraire


Lorsqu'on établit un itinéraire pour l'équipe de récolte, il faut s'assurer que celle-ci, avec son
équipement, atteigne la zone de récolte assez longtemps avant la date prévue pour le début de la
récolte. Deux ou trois semaines peuvent être nécessaires pour organiser la séquence d'opérations.
Il peut être nécessaire d'obtenir des autorisations spéciales, de recruter et former de la main
d'oeuvre, et de prendre des dispositions pour assurer les transports.

Il importe de pouvoir se guider sur un itinéraire, mais celuici doit évidemment être assez souple
pour tenir compte des problèmes imprévus qui surgissent invariablement sur le terrain. Un
programme trop rigide peut conduire à un manque de précision et d'attention aux détails, et nuire au
moral de l'équipe.

4.29 Rassemblement de l'équipement et de la documentation


Les décisions concernant l'équipement à utiliser doivent être prises dès le début si l'on prévoit de
longs délais de livraison. L'Annexe 4 donne une liste type d'équipement utilisée par le Centre de
semences de la Division de la recherche forestière du CSIRO à Canberra, et la Fig. 8 montre une
sélection de cet équipement.

Les documents indispensables tels que visas d'entrée, permis de travail, autorisations d'importation
pour certains équipement de récolte (ex. armes et munitions) doivent être demandés longtemps à
l'avance, étant donné que leur obtention requiert souvent de longs délais. Il faut étudier la
réglementation concernant la récolte, l'exportation, l'introduction et le transport de semences dans le
pays et entre pays; toutes ces opérations peuvent nécessiter des permis officiels. Les compagnies
aériennes peuvent exiger des documents spéciaux pour le transport de semences, et il importe de
se conformer aux règlements douaniers et aux prescriptions de quarantaine au point d'entrée afin
d'éviter des retards ou, au pire, la destruction des semences par les agents de l'administrations.

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Fig. 8 - Sélection d'équipement de récolte. A partir


du sommet gauche: Presse pour spécimens
botaniques avec étiquettes, petit sac
contenant des semences propres, grand
sac de récolte, toile de récolte de 2 × 2 m,
gants de cuir, scie à archet, sécateur, scie
souple, tamis fin avec bac récepteur, grand
tamis, corde de lancement avec poids

4.3 Méthodes et équipement de récolte


Le choix de la méthode de récolte à employer dépendra de nombreux facteurs, mais il faut toujours,
notamment dans le cas de récolte en vue de la recherche, s'efforcer de maintenir des normes de
qualité élevées. Une économie excessive dans l'échantillonnage et la récolte est par conséquent
inacceptable.

La récolte de semences d'acacias en zone aride peut se faire selon trois modalités: ramassage de
graines tombées à terre, récolte de semences d'arbres sur pied, récolte sur des arbres abattus.

4.31 Ramassage de graines tombées à terre


Les graines d'acacias déhiscents et les gousses d'acacias indéhiscents peuvent être ramassées au
sol après leur chute naturelle. Cette pratique est peu coûteuse, ne requiert pas une main d'oeuvre
très qualifiée, et garantit que seules les graines mûres sont récoltées. Le seul équipement
nécessaire consiste en un rateau et un tamis (facultatifs), et un récipient pour mettre les graines.
Cette technique est régulièrement employée pour les acacias africains à gousse indéhiscentes tels
qu'A. albida, A. nilotica et A. senegal, et pour les graines relativement grosses d'A. caven en
Amérique du Sud.

Bien que s'avérant intéressante dans certains cas (Poggenpoel 1978), cette technique présente
divers inconvénients notamment en zone aride où les graines d'acacias sont souvent une
importante ressource alimentaire.

La forte incidence des attaques de parasites sur les graines et les gousses d'acacias tombées à
terre est un inconvénient majeur (voir para 3.4), et l'incertitude concernant l'identité de l'arbre mère
est une considération qui peut faire exclure cette méthode pour la récolte de semences destinées à
la recherche, sauf dans le cas où les arbres sont isolés de leurs voisins.

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Certains raffinements de la technique de base se sont avérés utiles pour la récolte de semences
d'espèces dont les graines mûrissent et tombent en une courte période. Ils peuvent aller de grandes
feuilles de plastique, de bâches, de toile d'emballage et autres matériaux étalés autour du pied de
l'arbre, ou sur des claies au-dessus du sol pour limiter les dégâts de ravageurs, à des systèmes
plus élaborés tels que l'entonnoir métallique servant à la récolte de semences d'A. aneura au
Queensland (Fig. 9).

4.32 Récolte de semences d'arbres sur pied


C'est la méthode normalement employée pour la recherche sur les provenances. Un des principaux
avantages par rapport à l'abattage (méthode para. 4.53) est que les arbres ne sont pas
immédiatement perdus somme futures sources de semences, et que l'on peut lorsqu'il y a lieu
marquer les semenciers pour pouvoir les retrouver plus tard. Il est généralement assez facile de
récolter sur les acacias de zone sèche, du fait qu'il ont une forme ouverte et une hauteur
relativement réduite.

Fig. 9 - Entonnoir pour recuillir les graines d'A.


aneura près de Charleville, Queensland
(Australie)

4.321 Récolte dans la cime

Une méthode très courante consiste simplement à grimper dans la cime de l'arbre et à coupes les
branches portant des graines à l'aide d'une scie ou autre outil. Grimper sans aide n'est pas possible
lorsque le tronc est épineux ou trop flexible, et il y a toujours un élément de danger. L'emploi d'une
ceinture de sécurité est vivement recommandé.

Parmi les équipements qui peuvent faciliter l'accès à la cime de petits arbres citons les suivants:

a. un véhicule pourvue d'une galerie de toit solide fournit souvent un accès rapide et aisé à la
dime et aux fruits de petits arbres (Fig. 10);

b. une échelle portable bien conçue permet d'atteindre rapidement et avec sécurité les cimes
d'arbres jusqu'à 15 m de hauteur. Il en existe de nombreux modèles, et il faut en choisir un

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qui soit compatible avec le port des arbres et avec les conditions locales de topographie et
d'accès. Pour de petits arbres, une section simple ou une échelle double légère en bois ou en
aluminium, de 6 à 8 mètres de longueur, se fixant facilement sur une galerie de toit normale,
sera généralement appropriée.

Turnbull (1975) présente une discussion sur ces méthodes et sur d'autres techniques plus
compliquées permettant d'accéder à la cime des arbres.

Fig. 10 - Récolte de graines d'acacia à partir du


toit du véhicule de terrain

4.322 Récolte à partir du sol

(a) Cueillette manuelle

Cette méthode s'avère très efficace lorsque les arbres sont petits et que leurs branches sont assez
basses pour que les récolteurs puissent facilement les atteindre.

Lorsqu'on a affaire à des gousses fermées on peut plier les branches au-dessus de bâches de 4 × 3
m par exemple étalées sur le sol, et les dépouiller de leurs gousses à la main (Fig. 11). Des gants
de cuir épais peuvent être nécessaires lorsqu'il s'agit d'espèces épineuses (Fig. 12). Lorsque les
gousses sont complètement mûres et prêtes à s'ouvrir, on utilise souvent des bâtons pour faire
tomber les graines ou détacher les gousses en frappant sur les branches. L'emploi de sécateurs
pour couper les branches fines qui montent parfois verticalement et sont hors de portée peut être
efficace et permettre de récolter des graines supplémentaires (Fig. 13).

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Fig. 11 - Arrachage des gousses d'A. aneura à


la main

Fig. 12 - Arrachage des gousses d'A. victoriae


à l'aide d'un gant en cuir épais

(b) Perches

Lorsque les gousses sont hors de portée pour les récolter à la main, il peut être indiqué d'utiliser
divers outils montés sur une perche. On emploie couramment pour détacher les fruits ou couper les
branches portant des graines des sécateurs, scies ou crochets de divers modèles fixés à l'extrémité
d'une perche légère et rigide en bambou, aluminium ou plastique, de 4 à 6 m de longueur (Fig. 14 et
15). Pour atteindre une hauteur supérieure au 6–8 m permis par les perches simples, on a réalisé
des perches télescopiques en plusieurs sections munies à l'extrémité d'un sécateur.

Les feuilles de plastique ou toiles doivent être placées au bon endroit pour ne pas risquer de perdre
des gousses et des graines à l'arrivée au sol.

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Fig. 13 - Sécateur d'étalage utilisé pour


couper les branches fructifères

(c) Emploi d'une corde lestée

Une corde de nylon ou autre de 25 m de long, lestée à une extrémité avec un poids de 400 g (par
exemple un petit sac de sable), est envoyée par dessus les petites branches, que l'on casse ensuite
en tirant sur les deux bouts de la corde. On peut par cette méthode atteindre des branches jusqu'à
12 m au-dessus du sol. Il faut une certaine adresse pour lancer la corde sur la branche choisie et à
l'emplacement voulu pour la casser facilement.

(d) Scie souple

On a récemment mis au point une scie souple, appelée “High Limb Chain Saw”. On peut avoir des
détails sur cet outil auprès de Green Mountain Products Inc., Mudlar Park, Norwalk, CT 06852,
USA.

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Fig. 14 - Elagueuse à long manche utilisée en


Australie pour récolter les graines d'A.
aneura

La scie souple, qui a une longueur de 1,20 m et porte un anneau à chaque extrémité pour y fixer
une corde, est analogue pour l'apparence et le principe de fonctionnement à une lame de scie à
chaîne. On lance sur la branche à couper une cordelette lance-amarre, qui permet de hisser la scie
aux deux extrémités de laquelle est fixée une corde plus grosse. Deux ouvriers travaillant de concert
tirent alors sur la scie alternativement vers le bas et vers le haut. On peut ainsi couper rapidement et
aisément des branches jusqu'à 20 cm de diamètre. La méthode n'est pas applicable à des arbres
qui ont des branches insérées suivant un angle aigu.

(e) Carabine

Boland et al. (1980) discutent des avantages de la carabine pour récolter des rameaux fructifères
d'eucalyptus de grande hauteur. Cette technique s'est avérée utile pour récolter des gousses de
grands acacias de forêt dense (ex. A. mangium), mais elle est généralement sans objet en zones
sèches en raison de la faible hauteur de la plupart des arbres.

Fig. 15 - Sécateur à long manche utilisé pour


la récolte de graines d'A. peuce en
Australie

4.33 Récolte sur les arbres abattus


C'est une méthode facile et peu coûteuse pour récolter de grandes quantités de semences, mais
l'abattage d'arbres uniquement dans ce but, surtout dans les zones sèches où les arbres sont déjà
peu abondants, ne se justifie que dans des cas exceptionnels.

4.4 Ensachage et étiquetage des gousses


Le mélange de graines, de gousses et de rameaux récoltés sur chaque arbre peut nécessiter un
certain fractionnement sur la bâche de récolte pour réduire son encombrement avant mise en sac et
entreposage temporaire. La méthode utilisée dépendra de l'espèce et du degré de maturité. On peut
pour séparer les gousses des branches recourir à l'une ou plusieurs des méthodes suivantes:
arrachage à la main, battage avec des bâtons ou des maillets, piétinage, sécateur. On peut parfois
réduire le volume apparent d'une récolte importante en plaçant les gousses sèches dans des sacs
et en faisant passer dessus à plusieurs reprises les roues d'un véhicule.

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Les branches, brindilles et autres impuretés doivent être éliminées aussi complètement que
possible avant la mise en sacs. C'est généralement une opération manuelle (Fig. 16).

On ne saurait trop insister sur la nécessité d'un étiquetage soigné à toutes les étapes de cette
opération. L'identité de chaque échantillon individuel doit être conservée depuis le pied de l'arbre
jusqu'au sac de transport. Celui-ci doit être clairement étiqueté extérieurement et intérieurement.

Fig. 16 - Récolte de semences d'A. aneura prête


pour l'ensachage

4.5 Transport jusqu'à l'unité d'extraction ou entreposage des semences


Le transport des gousses mûres d'acacia présente peu de problèmes. Les gousses sèches ou
presque sèches peuvent être emballées sans les tasser dans des sacs en toile d'emballage assez
serrée, bien attachés, et disposés dans le véhicule de façon à permettre la circulation de l'air entre
eux. Par temps sec, l'ideal est souvent de placer les sacs à tour de rôle sur la galerie du véhicule de
terrain, ce qui permet de compléter le séchage. Il faut prendre garde que les sacs ne se percent pas
et ne laissent pas échapper les graines, ce qui risque davantage de se produire avec des sacs en
toile légère de coton ou de lin, et dans le cas où il reste beaucoup de rameaux acérés attachés aux
gousses. Il faut éviter un transport de longue durée avec des gousses “vertes”, étant donné que leur
degré d'humidité élevé favorise le développement de microorganismes, les fermentations et
l'échauffement. Lorsqu'on doit transporter les gousses sur de longues distances, il faut veiller tout
spécialement à ce que l'air circule librement autour des sacs, et en vider et étaler au soleil le
contenu chaque fois que c'est possible. L'emploi d'insecticides et de fongicides en poudre peut
éviter les dégâts, les premiers étant particulièrement importants si l'on a des risques d'attaques de
bruches.

Les semences doivent être placées après extraction dans des sacs de coton propres, leur identité
étant marquée directement sur le sac, et une étiquette placée à l'intérieur. On peut grouper plusieurs
petits sacs de semences dans des sacs d'emballage en toile forte, pour une meilleure protection et
une manutention plus aisée. S'il est nécessaire d'expédier de précieuses collections de semences
destinées à la recherche du terrain jusqu'à la base du projet, il peut être recommandé de diviser
chaque lot au moins en deux parties qui voyageront séparément, ce qui diminuera le risque de
perdre accidentellement la collection entière. Lorsqu'on divise des lots de semences, il faut
évidemment étiqueter chaque sac en indiquant le numéro du lot dont il fait partie.

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5. EXTRACTION ET NETTOYAGE DES SEMENCES


Un traitement correct des semences d'acacia avant l'entreposage est essentiel. Les semences
arrivant de la zone de récolte sont rarement prêtes à être entreposées immédiatement; il faudra
souvent les sécher, les extraire des gousses, et les nettoyer. Il importe de s'assurer que ces
opérations ne blessent pas les semences, que les lots de semences ne se mélangent pas
accidentellement, et que l'identification de chaque lot est conservée. Etant donné que chaque phase
demande une supervision attentive, il est préférable que les installations de séchage définitif,
extraction, nettoyage et entreposage soient centralisées, et que le personnel responsable supervise
chaque opération.

Les techniques de traitement des semences varient selon l'espèce et selon l'objectif visé. Avec de
petites collections de recherche, par exemple, il n'est généralement pas pratique d'employer des
machines perfectionnées conçues pour traiter des récoltes massives de semences.

La séquence normale des opérations d'extraction et de nettoyage est la suivante:

5.1 Prénettoyage
Lorsque le matériel récolté arrive au dépôt, il doit être inspecté immédiatement pour apprécier son
état. Les gousses humides et en fermentation doivent être étalées pour les sécher, et traitées avec
un fongicide pour éviter qu'elles ne s'altèrent davantage. L'élimination des branches, des brindilles
et autres impuretés grossières facilitera le séchage et le nettoyage ultérieur (Fig. 17).

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Fig. 17 - Nettoyage préliminaire à la main à


l'aide d'un tamis grossier, avant le
battage mécanique

5.2 Séchage
5.21 Séchage naturel
Le moyen le plus direct pour sécher le matériel récolté est de l'exposer au soleil et au vent en
l'étalant en couche mince sur des toiles posées par terre ou sur des claies ou plateaux qui
permettent une meilleure circulation de l'air (Fig. 18). Cette méthode est parfaitement adaptée aux
zones sèches chaudes et sans pluie. S'il y a beaucoup de rosée il peut être nécessaire de couvrir
ou d'ensacher le matériel pendant la nuit. Il faut une personne en permanence pour surveiller la
récolte et la retourner régulièrement afin d'assurer un séchage uniforme. Lorsque les conditions
climatiques sont moins sûres il peut être nécessaire d'avoir des installations telles que hangar,
verrière, ou même chambres de séchage spéciales; une bonne circulation de l'air est alors
indispensable. On peut avoir des problèmes lorsque les fourmis et les rongeurs emportent ou
mangent les graines (on peut alors employer des pulvérisations insecticides ou des appâts
empoisonnés), que les animaux domestiques ou sauvages (chiens, volailles, etc…) dispersent, ou
que les lots de semences sont mélangés par inadvertance.

Fig. 18 - Matériel récolté séchant sur un


châssis temporaire

Le temps requis pour le séchage naturel dépend d'un certain nombre de facteurs tels que l'espèce,
le degré de maturité des fruits et les conditions atmosphériques. Lorsque les gousses et semences
d'acacia sont récoltées à l'état mûr, presque sèches - c'est-à-dire que les gousses commencent à
s'ouvrir et à laisser échapper les graines de couleur foncée - il n'y a guère de problème, et le
séchage définitif est rapide. Les gousses “vertes”, au contraire, renferment beaucoup d'humidité et
ont tendance à fermenter; il faut dans ce cas les sécher à température modérée, avec une bonne
ventilation.

5.22 Séchage artificiel


Un séchage artificiel rapide est particulièrement utile si le temps est pluvieux ou humide. On
applique couramment une température de 45°C pendant un maximum de 48 à 72 heures (ex.:
Bowen 1981). Avec les espèces dont une grande proportion des graines restent soit enfermées

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dans la gousse (ex.: A. nilotica, A. aneura) soit fermement attachées à elle par leur funicule (ex.: A.
mangium), même après un séchage naturel prolongé, un traitement artificiel doux à 40–45°C
pendant 24 heures peut en rendant les gousses cassantes faciliter l'extraction des graines (Bowen
1981).

Il existe de nombreux types d'équipements pour le séchage des graines, allant de simples étuves à
des séchoirs de grande dimension (Boland et al. 1980). Pour de petits lots de semences on peut
utiliser une étuve à circulation d'air chaud. Les grands séchoirs sont coûteux à installer et à utiliser,
et ne se justifient que si l'on traite de grandes quantités de semences.

5.3 Extraction
Après séchage la graine doit être séparée de la gousse sans que sa viabilité soit altérée.
L'extraction est plus ou moins facile selon l'espèce, l'état de maturité de la gousse, et l'équipement
dont on dispose. Avec certaines espèces il suffit de secouer le matériel sec pour faire sortir toutes
les graines des gousses. Chez d'autres espèces les graines restent enfermées dans des sections
de la gousse, ou restent attachées si fermement à la gousse qu'il faut un effort important pour les
libérer.

5.31 Battage manuel


Les graines de nombreux acacias peuvent être extraites des gousses sèches en battant celles-ci
avec un fléau ou un bâton (Fig. 19), en piétinant les gousses entre des toiles à bâches, ou encore,
pour de petits échantillons, en brisant simplement les gousses à la main. Des méthodes plus
énergiques, telles que le pilage des gousses sèches avec un lourd pilon ou maillet de bois, peuvent
être nécessaires pour les gousses très dures.

Fig. 19 - Battage de récolte d'A. aneura à


l'aide d'un bâton

5.32 Battage mécanique


Le battage manuel pouvant exiger beaucoup de temps et de main d'oeuvre, il est souvent
avantageux de recourir à des machines mues à la main ou par un moteur. Il existe de nombreux
équipements pour le battage des récoltes agricoles; certains peuvent être adaptés pour l'extraction
des semences d'acacias. Celles-ci résistent plus ou moins bien au battage selon l'espèce: il faut
tester avec soin les machines de ce point de vue avec chaque lot de semences avant de soumettre
tout le lot au traitement.

On trouvera ci-dessous des exemples de machines utilisées en Australie pour l'extraction des
semences d'acacias.

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5.321 Batteuse conique à ressort (Resilient Tapered Thresher). Modèle à main

Ridgway (1978) présente une description et une discussion des performances de cette machine.
Elle a été améliorée (Fig. 20) et est maintenant construite sous licence par Alf. Hannaford & Co.
Ltd., Woodville, Australie-Méridionale.

Cette machine a été utilisée avec succès pour le battage d'échantillons de recherche d'A. aneura et
A. victoriae, et selon les fabricants elle est largement employée pour le battage des céréales dans
les pays à main d'oeuvre abondante. Elle est simple, comporte un petit nombre de pièces, est
relativement bon marché à l'achat et à l'entretien, et est facile à nettoyer. Toutefois, elle est lente et
exige beaucoup de main d'oeuvre si l'on a à extraire de grandes quantités de semences.

Fig. 20 - “Resilient Tapered Thresher”, modèle manuel,


fabriqué par Alf. Hannaford & Co. Ltd.,
Woodville (Australie-Méridionale).

5.322 Tambour rotatif

Une méthode d'extraction qui est parfois efficace consiste à placer les gousses sèches dans un
tambour rotatif ou dans une bétonnière avec de grosses pierres, des sacs de sable ou autres poids
qui en tournant brisent les gousses et facilitent la libération des graines. Cette technique est simple
mais lente, et son efficacité varie selon l'espèce.

5.323 Batteuse CSI RO à fléaux de 15 cm

Cette batteuse alimentée par trémie, mise au point par le CSIRO, s'est avérée efficace pour un
certain nombre d'acacias australiens (Fig. 21).

Le moteur électrique de la batteuse actionne un arbre métallique qui tourne dans une chambre et
porte quatre fléaux constitués par des bandes de caoutchouc remplaçables. Les gousses
descendant de la trémie située au-dessus sont entraînées et passent sur un crible interchangeable
en laiton placé à la base interne de la chambre, qui a un profil concave spécialement étudié. Elles
tombent alors dans un récipient où l'opérateur peut vérifier le degré d'efficacité du battage. Pour
obtenir une séparation complète des graines et des gousses, il peut être nécessaire de les repasser
dans la machine en utilisant un crible différent, mais cela est très simple à faire. Le dessin de la

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batteuse permet un nettoyage aisé de toutes les pièces, ce qui évite la contamination entre lots de
semences.

5.324 Autres types de batteuses

Les batteuses à tambour muni de doigts ou “batteuses en long” (Fig. 22), les broyeurs-mélangeurs,
les moulins-broyeurs à marteaux, sont d'autres exemples de machines qui ont été employées avec
succès pour le battage des gousses d'acacias. Elles ont en général une action plus brutale, et avant
de battre une récolte il faut procéder à des essais préalables pour vérifier que les semences ne
seront pas endommagées.

5.4 Nettoyage
Les semences arrivant directement de la zone de récolte ou de l'installation d'extraction exigent
généralement avant entreposage un nettoyage définitif ayant pour but d'éliminer toutes les
impuretés - y compris les graines vaines - et ainsi d'obtenir des lots de semences homogènes ayant
une faculté germinative élevée. Un nettoyage parfait des semences n'est pas toujours possible ni
nécessaire. Le degré de pureté admis est généralement un compromis entre temps, travail et pertes
de semences viables. Il peut aussi dépendre des exigences d'ordre phytosanitaire.

201. 21 - Batteuse CSIRO à fléaux de


15 cm
(A) Alimentation de la
batteuse

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Fig. 21 - Batteuse CSI RO à fléaux de 15


cm
(B) Vues montrant les parties
essentielles

Fig. 21 - Batteuse CSI RO à fléaux de 15


cm
(C) Vues montrant les parties
essentielles

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Fig. 21 - Batteuse CSIRO à fléaux de 15


cm
(D) Matériel battu et prêt pour le
nettoyage

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Fig. 22 - Batteuse en bout


(A) Ouverte pour le nettoyage -
Matériel d'extraction en arrière-plan
(B) Alimentation de la batteuse

Le nettoyage mécanique est généralement basé sur l'une ou plusieurs des méthodes suivantes:
criblage, tararage et flottation.

5.41 Criblage
Le criblage à l'aide d'une série de tamis de maille croissante permet d'obtenir un degré élevé de
pureté avec la plupart des semences d'acacias. Ce procédé a été mécanisé avec des machines à
tamis vibrants telles que le “Vac-a-Way Gravity Screen” (Fig. 23). Il se pose des problèmes lorsqu'il
y a une forte proportion d'impuretés ayant plus ou moins la même taille que les graines fertiles; dans
ce cas il peut être nécessaire de combiner plusieurs méthodes pour avoir des résultats acceptables.

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Fig. 23 - Crible à gravité Vac-a-Way

5.42 Vannage
Le vannage est largement utilisé à travers le monde, pour trier les grains de céréales ou autres. Il
consiste à utiliser le vent ou un courant d'air artificiel pour séparer les éléments légers (balle) du
reste plus lourd, tel que les graines pleines. Dans sa forme la plus primitive, le grain non nettoyé est
simplement lancé en l'air par un jour de vent, ce qui permet de séparer les diverses fractions du lot
et de retenir la fraction utile. Ce principe a été perfectionné dans des machines à soufflerie telles
que les tarares. De nombreuses machines pour le nettoyage et le triage des semences utilisent une
combinaison de tararage et de criblage. Le criblage permet d'éliminer les fractions les plus grosses
et les plus fines, et les fractions intermédiaires renfermant les semences sont tararées.

5.421 Kurt Pelz Saatmeister Mark 2

Ce nettoyeur de grains de fabrication autrichienne (Fig. 24) a été utilisé avec succès par le CSIRO
pour les semences d'acacias. Il comprend trois compartiments, comme on peut le voir sur la
photographie. Les graines à nettoyer sont placées dans une trémie agitée mécaniquement, d'où
elles tombent verticalement dans le premier compartiment. Les matériaux lourds et les graines
tombent normalement directement dans le seau placé au-dessous. Des trous d'aspiration réglables
situés dans le second et le troisième compartiments extraient les éléments légers lorsque les
graines non nettoyées tombent dans le premier compartiment. En les ouvrant ou fermant plus ou
moins, on peut régler la fraction de matériaux légers qui est éliminée.

5.422 South Dakota Blower

Ce ventilateur-nettoyeur (Fig. 25) est utile pour nettoyer de petits lots de semences d'acacia. Il
produit un courant d'air ascendant à l'intérieur d'un tube transparent. Ce courant d'air entraîne les
particules les plus légères, qui sont obtenues par les chicanes situées près du sommet du tube. En
réglant avec soin le courant d'air, on ne conserve que la fraction la plus lourde désirée.

5.5 Flottation
La flottation dans l'eau est une méthode de traitement final efficace pour enlever les impuretés
fines. Elle est basée sur la différence de densité entre les graines saines qui coulent au fond et les
matériaux plus légers, dont les graines vaines, qui flottent à la surface. Après enlèvement des
impuretés, on vide l'eau et on sèche ensuite complètement les semences avant entreposage.

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Fig. 24 - Nettoyage de semences d'acacia


après battage à l'aide du “Kurt Pelz
Saatmeister Mark 2”

Fig. 25 - “South Dakota Blower” pour le


nettoyage des semences

5.6 Enlèvement du funicule


L'enlèvement du funicule avant l'entreposage et la distribution des semences peut être désirable
pour des motifs phytosanitaires ou encore en raison d'effets défavorables possibles sur la
germination (Bowen 1981). Il est généralement assuré par les méthodes normales d'extraction et de
nettoyage, mais dans certains cas il faut un traitement spécial pour y parvenir. Il suffit en général de
rouler les semences entre deux tapis de caoutchouc cannelé, et de les cribler ensuite.

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6. ENTREPOSAGE
L'argent et les efforts consacrés à rassembler une collection complète de provenances d'une
espèce ayant une vaste aire de répartition imposent que les semences soient conservées dans les
meilleures conditions de sécurité jusqu'au moment où elles devront être distribuées et semées.

6.1 Longévité
En règle générale les graines d'acacias, en raison de leur tégument dur qui réduit au minimum les
échanges d'humidité et la consommation des réserves par la respiration, conservent leur viabilité
pendant de nombreuses années, et présentent peu de problèmes d'entreposage. Les graines de
certaines espèces peuvent rester viables, dand des conditions de conservation en laboratoire
relativement peu contrôlées, pendant au moins 57 ans (Holmes et Buszewicz 1958) ou 68 ans
(Ewart 1908), et, ce qui est encore plus remarquable, pendant au moins 50 ans sur le terrain (Moffet
1952; Farrell et Ashton 1978).

Le Tableau fournit des données sur la longévité de plusieurs espèces d'acacias étudiées par la
Division de la recherche forestière du CSIRO à Canberra. Les graines étaient conservées à
température ambiante (20–25°C) dans des récipients fermés. Bien qu'il y ait une certaine diminution
de la faculté germinative avec le temps, la plupart des lots de semences avaient bien conservé leur
viabilité, et même les lots les plus anciens (A. leptopetala et A. victoriae, 18 ans) montraient une
excellente vigueur germinative. Une expérience analogue a été rapportée pour Israël, où des
graines en récipients scellés conservent une faculté germinative élevée pendant au moins 7–8 ans
dans le magasin existant qui est protégé contre les températures élevées (FAO 1980).

D'une manière générale il est recommandé d'entreposer les semences d'acacias à l'état sec, dans
des récipients imperméables placés dans un lieu sûr et frais, mais certaines espèces requièrent un
traitement particulier. A. harpophylla (brigalow) en est un bon exemple. Avec le traitement habituel,
ses semences perdent toute viabilité dans l'année qui suit la récolte (Johnson 1964), tandis que des
semences conservées à - 20°C gardent leur faculté germinative et restent tendres pendant un
temps qui peut aller jusqu'à 5 ans (Coaldrake 1971). Si les semences sont récoltées avant d'avoir
atteint leur maturité, comme on l'a indiqué au para. 423, l'expérience semble montrer qu'une
conservation à basse température (5°C) est nécessaire pour éviter la dormance due au tégument
(Isikawa 1960).

On constate qu'il existe peu d'informations sur les relations entre maturité, caractéristiques des
graines, conditions de conservation et maintien de la viabilité pour les semences d'acacias.

Tableau 2. Longévité des semences d'acacia entreposées

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Espèce Durée d'entreposage Viabilité avant entreposage Viabilité après entreposage


(%) (%)
A. aneura 13 56 60
A. aneura 4 84 84
A. aneura 6 86 80
A. aneura 6 80 80
A. doratoxylon 12 95 92
A. hemsleyi 13 96 96
A. holosericea 14 95 84
A. leptopetala 18 73 72
A. lysiphloia 9 74 74
A. mollis 15 92 72
A. murrayana 14 90 88
A. oxycedrus 16 87 64
A. pendula 8 80 44
A. plectocarpa 13 82 84
A. polybotrya 8 90 86
A. pruinocarpa 16 88 68
A. pyrifolia 6 96 96
A. spathulata 6 90 92
A. tenuissima 6 90 80
A. victoriae 14 96 86
A. victoriae 18 80 60

6.2 Traitement des semences avant entreposage


Avant l'entreposage, les semences d'acacia doivent être traitées par fumigation ou poudrage pour
tuer les insectes parasites. Cela est très important pour les lots de semences infestés par les
bruches, qui risquent de perdre rapidement leur viabilité par suite des attaques continues par les
générations successives d'insectes.

Le bisulfure de carbone est souvent employé en fumigation à cet effet; il faut l'appliquer dans un
récipient scellé pourvu d'un dispositif de sécurité pour l'injection et l'évacuation du gaz de façon à
éviter les accidents au personnel. On emploie 240 g de produit par mètre cube d'air. La durée
d'exposition requise dépend de la température: de 3,5 à 10°C à 0,7 h à 30°C. Ensuite les semences
doivent être étalées et bien aérées - pendant 3 heures environ - pour éliminer le gaz avant
l'entreposage. Il se peut que des larves protégées par le tégument dur des graines d'acacia
survivent au traitement initial, c'est pourquoi il peut être nécessaire de surveiller attentivement les
lots de semences et de répéter la fumigation.

Le poudrage insecticide est également souvent employé contre les parasites des semences. Un
produit commercial appelé “Phostoxin” a été employé avec succès dans ce but en Israël (FAO
1980), tandis qu'on emploie en Australie des préparations commerciales à base de malathion, de
pyréthrine et d'hexachlorure de benzène.

La Division de la recherche forestière du CSIRO à Canberra expérimente actuellement une


nouvelle technique de conservation des semences qui a donné des premiers résultats
encourageants (J.W. Turnbull, non publié). Elle est basée sur la méthode dite d'échange de dioxyde
de carbone, et consiste à emballer les semences avec un volume approprié de CO2 dans des sacs
scellés faits d'une feuille mince de plastique lamellé de faible perméabilité aux gaz (Fig. 26).
L'espace libre se trouve réduit du fait que les graines absorbent le CO2, ce qui donne un emballage
hermétiquement scellé et plus ou moins rigide, et isole ainsi les graines contre les attaques de
parasites et les altérations. Cette technique est simple, facile à appliquer, et elle est couramment
employée pour la préservation et le transport des grains et des aliments (Mitsuda et al. 1973). Elle

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demande toutefois à être davantage testée avant de l'adopter comme pratique courante pour la
conservation des semences d'acacia.

Fig. 26 - Emballage de semences d'acacia en


vue de la conservation par la
technique d'échange de bioxyde de
carbone. Division de la recherche
forestière du CSIRO, Canberra

6.3 Récipients pour l'entreposage


Pour un entreposage de longue durée les semences d'acacia doivent être conservées dans des
récipients étanches. On peut utiliser des flacons en verre ou en plastique avec un couvercle vissé,
ou des récipients en fer blanc à couvercle bien ajusté (Fig. 27). Ils doivent être aussi pleins que
possible afin de réduire le volume d'air. On peut aussi placer les semences dans des sacs en
plastique scellés à l'intérieur des récipients. Un déshydratant tel que le gel de silice placé dans le
récipient peut être une précaution utile dans les climats humides.

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Fig. 27 - Récipients étanches à l'air utilisés


pour entreposer les semences.
Division de la recherche forestière du
CSIRO, Canberra.

6.5 Contrôle des stocks de semences


Il est indispensable de tenir scrupuleusement des états détaillés pour chaque lot de semences.
L'Annexe 5 décrit le système de contrôle des stocks de semences qui a été employé pendant de
longues années avec succès par la Division de la recherche forestière du CSIRO à Canberra
jusqu'à l'adoption récente d'un système de contrôle sur ordinateur (Wolf et Turnbull 1982).

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7. TRAITEMENTS DESTINES A FAVORISER LA GERMINATION


La plupart des semences d'acacias ont un tégument imperméable à l'eau, qui provoque un
phénomène de dormance; il en résulte que la germination peut s'étaler sur des mois ou même des
années. Pour propager les acacias de manière efficace en pépinière il est donc nécessaire
d'appliquer un prétraitement avant le semis pour assurer non seulement un pourcentage final de
germination élevé mais aussi une germination rapide et uniforme après le semis.

La cause et la nature de l'imperméabilité du tégument ne sont pas parfaitement connues, mais on a


constaté que dans les conditions naturelles, comme après la plupart des traitements artificiels, le
premier point par où l'eau pénètre est le strophiole, qui est la zone la moins renforcée du tégument
de la graine. Il apparaît comme une petite zone en relief près du hile, mais du côté opposé au
micropyle (Cavanagh 1980a).

On a utilisé de nombreuses techniques pour rendre les semences d'acacia perméables. En Australie
on faisait au siècle dernier un traitement à l'eau bouillante ou chaude (Brown 1881), et ailleurs
l'acide sulfurique était couramment utilisé (Ford-Robertson 1948). La germination intervient en
général rapidement une fois que le tégument a été rendu perméable. Dans toutes les techniques en
usage il y a un danger de lésion de l'embryon si le traitement appliqué est trop brutal. Les
traitements les plus efficaces se classent essentiellement en deux grands groupes (Cavanagh
1980a):

1. Traitements humides: eau bouillante ou chaude, acides, solvants organiques, alcools;

2. Traitements à sec: chaleur sèche, micro-ondes, choc, percussion, scarification manuelle ou


mécanique.

7.1 Traitements à l'eau


7.11 Eau froide ou modérément chaude
Le trempage dans l'eau à moins de 40°C environ n'est efficace pour favoriser la germination
qu'avec les graines qui ont déjà un tégument perméable (graines tendres). On trouve couramment
une faible proportion (10%) de graines tendres dans les lots de semences d'acacia mais certaines
espèces ont une proportion élevée de graines tendres si on les récolte avant que les gousses ne
soient sèches. Toutefois, la plupart des graines deviennent imperméables lorsqu'elles mûrissent sur
l'arbre ou au cours de l'entreposage ultérieur (ex. A. senegal, Kaul et Manohar 1966).

7.12 Eau bouillante


Une technique souvent utilisée consiste à immerger les graines dans 4 à 10 fois leur volume d'eau
bouillante (100°C), à arrêter le chauffage et à les laisser tremper dans l'eau qui se refroidit
progressivement pendant 12 à 24 heures. Cette méthode est très répandue, mais elle peut donner
des résultats irréguliers. La proportion en volume ou en poids des graines par rapport à l'eau a une
importance décisive, et le temps de trempage optimum peut varier selon les espèces. La rapidité du
refroidissement est grandement influencée par l'échelle de l'opération et par la nature du récipient
utilisé, de sorte qu'il est difficile de la contrôler avec précision. Il semble que cette méthode donne
de meilleurs résultats pour les acacias australiens que pour la majorité des espèces africaines

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(Delwaulle 1979). Un traitement à l'acide sulfurique concentré est souvent plus efficace pour les
acacias africains.

Le trempage des graines d'acacias dans l'eau en ébullition élimine la cuticule et parfois une partie
des couches palissadiques du tégument, et peut efficacement rompre la dormance. La gamme des
réponses à l'ébullition est illustrée par les exemples suivants: A. sieberiana (espèce africaine) a
donné 60% de germination après ébullition pendant 1 h (Larsen 1964). Une ébullition de 3 minutes
est généralement efficace pour A. melanoxylon, mais peut être très dommageable si le lot de
semences est de mauvaise qualité, c'est-àdire présente une viabilité inférieure à la normale (Zwaan
1978); A. acuminata et A. pycnantha supportent 100°C pendant un maximum de 5 secondes
(Harding 1940), et A. terminalis pendant un maximum de 30 secondes (Clemens et al. 1977). Pour
beaucoup d'acacias une immersion de plus de 30 secondes dans l'eau bouillante est préjudiciable.

7.13 Eau chaude


L'ébullition favorise généralement la germination jusqu'à un point critique au-delà duquel il y a
diminution du pourcentage final de germination. Un trempage dans de l'eau entre 60 et 90°C est
souvent aussi efficace que le trempage à 100°C, mais il y a moins de risques de dommages aux
températures moins élevées. Pour plusieurs acacias australiens le trempage à 80°C pendant 1 à 10
minutes est efficace (Clemens et al. 1977).

7.14 Discussion
Avantages: Lorsque des prescriptions appropriées ont été définies les méthodes à l'eau chaude et
bouillante sont assez efficaces pour beaucoup d'espèces, elles ne requièrent qu'un équipement
réduit, et peu ou pas de produits chimiques, leur coût est négligeable, et avec un minimum de
précautions elles sont sans danger pour l'opérateur.

Inconvénients: La technique peut être peu satisfaisante du fait que les graines humides et gonflées
sont difficiles à manipuler et posent des problèmes pour les semoirs mécaniques et pour l'enrobage.

7.2 Scarification par l'acide


Le trempage dans l'acide sulfurique concentré est la méthode la plus courante de traitement des
semences d'acacia. L'effet de l'acide sur le tégument de la graine est analogue à celui d'une
ébullition prolongée, et laisse une surface mate et piquetée. C'est une méthode plus efficace que
l'ébullition pour beaucoup d'acacias africains. Cette technique de scarification exige que l'on
dispose d'acide sulfurique de qualité commerciale (95%, 36 N), de récipients, passoires et tamis
résistants à l'acide, et d'eau en abondance pour rincer les graines après le traitement.

Il faut prendre de grandes précautions avec l'acide sulfurique, qui est dangereux pour le personnel
et pour le matériel, et doit toujours être manipulé avec beaucoup de soin. L'acide mélangé à l'eau
produit une réaction exothermique violente. Il ne faut jamais verser l'eau dans l'acide, ce qui
provoquerait une ébullition explosive. Si l'on a besoin d'une solution diluée il faut faire couler l'acide
goutte à goutte dans l'eau que l'on agite en même temps. Tous les opérateurs doivent porter des
vêtements protecteurs à l'épreuve de l'acide, des gants et des lunettes. On doit garder sous la main
une solution de bicarbonate de sodium ou de potassium comme antidote en cas de contact
accidentel avec l'acide (FAO 1975a).

La procédure à suivre pour le traitement à l'acide peut être la suivante, d'après Bonner et al. (1974):

1. Laisser les semences prendre la température ambiente, et s'assurer que leur surface est
sèche.

2. Les immerger complètement dans l'acide non dilué (1,2 1 par kg de graines) pendant le temps
requis. La température la plus favorable pour le traitement est de 20° – 27°C; à température
plus basse il faut un temps de trempage plus long.

3. Retirer les semences de l'acide. Les laver immédiatement à fond dans un courant d'eau
fraîche pendant 5 à 10 minutes pour éliminer toute trace d'acide. Employer une grande
quantité d'eau au début du lavage, et remuer avec soin.

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4. Etaler les semences en couche mince pour les sécher en surface, à moins que l'on ne préfère
les semer humides.

Le temps de trempage optimum varie selon les espèces. Il est habituellement de 20 à 60 minutes,
mais un temps de trempage de 120 minutes a donné de très bons résultats pour A. caven, A.
farnesiana, A. nilotica et A. tortilis dans des essais effectués au Centre de semences du CSI RO en
Australie. Un traitement moins fort consiste à verser de l'acide sur un tas de semences, à raison
d'un litre d'acide pour 35 kg de graines environ, à bien le répartir par pelletage, et à laver ensuite à
fond les semences (Bonner et al. 1974).

7.21 Discussion
Avantages: Le traitement à l'acide est efficace pour de nombreuses espèces, et peut être effectué
avec un équipement simple et à un coût peu élevé en matières, l'acide pouvant être réutilisé. Les
graines traitées sont sèches et non gonflées, et se prêtent au semis mécanique ou à un
entreposage de courte durée.

Inconvénients: Les prescriptions d'emploi doivent être soigneusement définies, et il est souhaitable
de faire un essai préalable. La température de l'acide pendant le traitement doit être soigneusement
contrôlée. Le principal inconvénient est le danger pour le personnel dans l'emploi de l'acide, et la
nécessité d'imposer des précautions de sécurité rigoureuses.

7.3 Autres traitements humides


L'éthanol, le méthanol et l'acétone ont été employés à l'échelle du laboratoire pour traiter les
semences d'acacias, mais les résultats ont été variables (Ford-Robertson 1948, Cavanagh 1980b),
et étant donné qu'ils ne présentent guère d'avantages par rapport au traitement à l'eau chaude il
paraît peu probable qu'ils soient utilisés en grand.

7.4 Scarification physique


La scarification a pour but d'abraser le tégument de la graine pour permettre l'absorption de l'eau.
La scarification physique peut être effectuée manuellement, notamment pour les besoins de
laboratoire, ou au moyen de machines spéciales.

7.41 Scarification manuelle


Une technique particulièrement appropriée pour de petites quantités de semences consiste à
percer, écailler, entailler ou limer l'enveloppe de la graine à l'aide d'une aiguille montée, d'un
couteau, d'une lime ou de papier abrasif. Une scarification à l'épaulement de la graine au quart de
la circonférence à partir du micropyle (ISTA 1981), ou l'enlèvement d'un millimètre carré de
tégument à l'extrémité du cotylédon (Magini 1962) sont suffisants. On considère généralement que
c'est la méthode de prétraitement la plus sûre, et le pourcentage de germination qui s'ensuit est
sans doute très proche de la faculté germinative (Moffett 1952). La scarification manuelle est
recommandée pour le prétraitement des semences d'acacia avant les essais de germination (ISTA
1981). On a toutefois noté des cas où l'entaillage du tégument s'avérait préjudiciable à la
germination (Clemens et al. 1977).

7.42 Scarification mécanique


Il existe dans le commerce un certain nombre de machines dont le principe de fonctionnement
consiste à projeter les semences pour brassage ou par soufflage contre une surface abrasive dans
un tambour ou mélangeur. Ces machines peuvent être des modèles portables actionnés à la main,
ou de taille plus grande et moins mobiles, et mues par un moteur électrique. Les fournisseurs
d'équipements pour les semences en proposent divers modèles, tels que le scarificateur Forsberg.

7.43 Discussion

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Avantages: La scarification mécanique n'exige aucun contrôle de température, elle est sans danger
pour l'opérateur, les semences restent sèches et se prêtent au semis mécanique, et avec des
machines appropriées on peut traiter de grandes quantités de semences.

Inconvénients: Les machines de grande taille sont coûteuses; les semences scarifiées à la machine
sont souvent endommagées dans une forte proportion, et leur durée de conservation est réduite.

7.5 Autres traitements à sec


7.51 Chaleur sèche
On a traité des semences d'acacia par application de chaleur sèche, le plus souvent en les plaçant
dans une étuve maintenue à la température désirée (ex.: Aveyard 1968). La chaleur sèche est
généralement moins efficace que les prétraitements à l'eau chaude ou par scarification, mais des
essais effectués avec des légumineuses agricoles (Mott et al. 1982) semblent indiquer qu'une brève
exposition à des températures très élevées (par exemple 155°C pendant 15–20 secondes) améliore
la germination.

7.52 Micro-ondes
Cette technique récente consiste à chauffer les semences par énergie de micro-ondes. On peut
ainsi traiter de grandes quantités de semences avec des temps d'exposition de 20 secondes à 4
minutes. Ce traitement a un effet comparable à celui de l'eau bouillante, mais les semences restent
sèches. Son inconvénient est d'exiger un équipement spécial. On travaille actuellement à
développer cette technique (Tran 1979; Tran et Cavanagh 1979).

Tableau 3. Prétraitements recommandés pour les semences de certains acacias de zone


sèche

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Espèce 1 Références
Recommandations
A. albida Les semences fraîches à tégument tendre ne West (1950)
nécessitent aucun prétraitement, ou peuvent Wickens (1969)
être trempées dans l'eau froide pendant 24 Giffard (1971)
heures avant le semis. Les semences plus FAO (1975a, 1975b)
mûres peuvent être trempées dans l'acide Elamin (1975) et
2
sulfurique concentré pendant 20–60 minutes . Turnbull (non publié)
A. aneura Plonger les semences dans l'eau bouillante Preece (1971b),
pendant 5–30 secondes, ou verser de l'eau Hall et al. (1979),
bouillante dessus, et les laisser dans l'eau Turnbull (non publié)
jusqu'à ce qu'elle se soit refroidie à la
température ambiente.
A. cambagei Les semences fraîches ne nécessitent souvent Hall et al. (1975)
aucun prétraitement, les semences plus mûres
peuvent être traitées comme celles d'A.
aneura.
A. caven Tremper dans l'acide sulfurique concentré Galleguillos (comm. pers.) Turnbull
pendant 120 minutes. (non publié)
A. farnesiana Tremper dans l'acide sulfurique concentré
Kumar et Purkayasha (1972),
pendant 40–120 minutes. La durée optimale
Turnbull (non publié)
varie selon les lots de semences.
A. holosericea Traiter comme pour A. aneura. Delwaulle (1979), Turnbull (non
publié)
A. nilotica Les semences fraîches à tégument tendre ne FAO (1975a) NAS (1980)
nécessitent aucun prétraitement. L'immersion Turnbull (non publié)
dans l'eau bouillante comme pour A. aneura
est assez efficace, mais si on a affaire à des
graines dures le trempage dans l'acide
sulfurique concentré pendant 60–120 minutes
est recommandé.
A. pruinocarpa Traiter comme pour A. aneura Hall et al. (1981b)
A. senegal Les semences fraîches à tégument tendre ne Kaul et Manohar (1966)
nécessitent aucun prétraitement. Les Cheema et Qadir (1973)
semences plus mûres peuvent être immergées Giffard (1975), NAS (1980),
dans l'acide sulfurique concentré pendant 3–15 Turnbull (non publié)
minutes, ou plongées pendant 5 secondes
dans l'eau bouillante.
A. tortilis Tremper dans l'acide sulfuriqueconcentré Karschon (1975), Carr 1976),
pendant20–120minutes . Laduréeoptimale Pathak et al. (1980), NAS (1980)
varieavecles différentslotsdesemences. Turnbull (non publié)
L'immersiondansl'eaubouillantecommepour
A. aneura peut également être efficace.
A. victoriae Traiter comme pour A. aneura.

Notes 1 La scarification manuelle est le prétraitement le plus efficace pour toutes les espèces.

2 Les prescriptions de prétraitement que l'on trouve dans la littérature pour A. albida sont contradictoires. Il semble que
ce conflit soit né du fait que l'état de développement du tégument a une grande influence sur l'efficacité d'un traitement
donné pour cette espèce.

7.6 Variation dans la réponse au traitement


Dans un même lot de semences d'acacia toutes les graines ne sont pas également “dures”. La
proportion de graines dures dans un échantillon dépend des conditions écologiques dans lesquelles
l'arbre a poussé, du degré de maturation des semences lors de la récolte, et de la durée de
l'entreposage. Les semences mûres, et celles qui ont été conservées pendant plusieurs mois ou
années, ont en général moins de 10% de graines qui germent rapidement sans pré-traitement. Une
étude portant sur des semences d'A. aneura de différentes provenances et de différents âges a
montré que le pourcentage de graines “tendres” était compris entre 0,7 et 4% (Preece 1971b). Le
degré de polymorphie des graines peut influer sur le succès du prétraitement. L'interaction entre le
traitement et la sensibilité du tégument a pour résultat une germination différentielle, plus ou moins
marquée selon la vigueur du traitement. On peut obtenir des réponses différentes si l'on classe les

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graines par catégories de grosseur (Moffett 1952; Pathak et al. 1980). Des variations dans le
phénomène de graines dures se produisent dans un même échantillon, entre échantillons de la
même espèce et entre espèces. Il est de ce fait impossible de prescrire une technique standard qui
soit optimale pour toutes les semences. Lorsqu'on traite des lots de semences importants, ou de
grande valeur, par des méthodes énergiques telles que scarification mécanique ou par l'acide
sulfurique, ou eau bouillante, il est recommandé de faire un essai préalable pour définir les
conditions de traitement optimales. On peut pour cela soumettre de petits échantillons à une série
de conditions différentes, par exemple à différents temps d'immersion dans l'acide, et ensuite tester
la germination.

7.7 Entreposage des semences prétraitées


Les semences séchées après traitement à l'eau bouillante peuvent être conservées sans danger au
moins pendant un temps limité (par exemple l an) sans perte de viabilité (Osborn et Osborn 1931,
Harding 1940, Moffett 1952, Isikawa 1965, Sherry 1971). Cela s'applique aussi aux semences
scarifiées par l'acide (Cheema et Qadir 1973), au traitement par micro-ondes (Cavanagh 1980a), et
aux semences scarifiées mécaniquement à la condition qu'elles n'aient pas été endommagées par
le traitement. L'entreposage peut être favorable pour les semences de bonne qualité, mais pré
judiciable si elles sont de mauvaise qualité (Zwaan 1978). On a montré (Goo et al. 1979) que le
prétraitement pouvait être nuisible pour des semences qui avaient été entreposées pendant
plusieurs années. Les semences se conservent vraisemblablement plus longtemps sans
détérioration si elles sont maintenues à basse température.

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ANNEXE 1. Essences hautement prioritaires pour usages non


industriels, désignées en 1977 par le Groupe FAO d'experts des
ressources génétiques forestières.

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* Acacia albida Fo Fe PF
* A. aneura Fo Fe BV SS
* A. saligna (Syn. A. cyanophylla) Fe BV SS
A. ligulata Fe BV SS
* A. nilotica Fo Fe PF
A. peuce Fe BV SS
A. salicina Fe BV SS
* A. senegal Fe PF
* A. tortilis Fe PF
Anacardium occidentale A1 PF
Argania sideroxylon Fo Fe SS
* Atriplex spp. Fo SS
* Azadirachta indica Fe BV PF
Calligonum spp. SS
Casuarina decaisneana Fe BV SS
Ceratonia siliqua Fo Fe
Conocarpus lancifolius Fe BV SS
Eucalyptus astringens Fe BV SS
E. brockwayi Fe BV SS
* E. camaldulensis Fe BV
E. gomphocephala Fe BV SS
E. intertexta Fe BV SS
E. leucoxylon Fe BV
E. loxophleba Fe BV SS
* E. microtheca Fe BV SS
E. occidentalis Fe BV SS
E. ochrophloia Fe BV SS
E. salmonophloia Fe BV SS
E. salubris BV SS
E. sargentii Fe BV SS
E. sideroxylon Fe BV SS
E. tereticornis Fe BV
* Gleditsia triacanthos Fo Fe BV SS
Haloxylon spp. Fo Fe SS
Kochia spp. Fo SS
Morus alba A1 Fe PF
* Leucaena leucocephala Fo Fe PF SS
(pour zones humides)
* Prosopis spicigera (syn. P. cineraria) Fo Fe BV SS
* Prosopis spp. Fo Fe BV SS
Tamarix aphylla Fe BV SS
Zizyphus spp. Fo Fe SS

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N.B. On a mis l'accent sur les zones arides, qui sont celles où les améliorations aussi bien que l'exploitation abusive des milieux
naturels ont des chances d'avoir le plus d'effet.

* Les essences marquées d'un astérisque ont été sélectionnées par la suite en vue d'une action prioritaire.
A1 = Alimentation humaine
Fo = Fourrage
Fe = Bois de feu
BV = Brise-vent et rideaux-abris
SS = Stabilisation des sols
PF = Plantations fermières

Sources:
FAO (1977). - voir Section V et Annexe 8; FAO (1980); en outre: documentation de base non publiée rassemblée pour la
4ème Session du Groupe FAO d'experts des ressources génétiques forestières, 1977 (FAO, Rome).

ANNEXE 2. Notes sur les principales caractéristiques des six


espèces d'acacias d'intérêt prioritaire.
Acacia albida Del. Cad (ouolof), Gao (Sonraï), Haraz (arabe)

A. albida est largement répandu en Afrique tropicale et subtropicale depuis le Sénégal et la Gambie
à l'ouest jusqu'à l'Egypte au nord-est et au Natal vers le sud; on le trouve également en Israël et au
Liban. Une carte de sa répartition est présentée en fig. 5; on en trouvera également dans Ross
(1966) et dans Wickens (1969). A. albida présente un certain nombre de caractéristiques
inhabituelles parmi les acacias africains; Ross (1966, 1979) et Wickens (1969) discutent de ces
caractéristiques ainsi que de leurs conséquences pour la taxonomie. Brenan (1959) reconnaît deux
races géographiques bien définies d'A. albida, l'une généralement glabre (race A) et l'autre
tomenteuse (race B), avec des formes intermédiaires. Tous les spécimens provenant de régions au
sud de la Tanzanie centrale se rapportent à la race B (Ross 1979).

A. albida dans sa forme typique est un grand arbre atteignant 30 m de hauteur et 2 m de diamètre.
La cime dense, arrondie, souvent étalée, porte durant l'été un feuillage vert bleuté caractéristique.
Les épines courtes, droites, disposées par paires, ont une couleur brun rougeâtre avec une pointe
blanche. L'espèce pousse à l'état d'individus isolés ou en bouquets, dans une grande diversité
d'habitats allant de la végétation sur sols alluviaux le long des cours d'eau permanents ou
saisonniers à la savane boisée claire et aux terres cultivées. Elle préfère les sols sableux profonds
où la nappe phréatique est accessible par les racines, et elle est par conséquent, une fois installée,
indépendante des pluies locales. La pluviométrie annuelle moyenne, dans toute l'aire de répartition
d'A. albida, varie entre 250 et 600 mm. Il supporte de courtes périodes de submersion, mais ne
pousse pas bien en irrigation, notamment sur les sols lourds. Il est assez résistant au gel.

Cet arbre est particulièrement apprécié dans les zones agricoles en raison de sa particularité de
garder ses feuilles à la saison chaude et de les perdre à la saison des pluies (FAO 1975a). Les
geusses et les feuilles constituent un excellent fourrage, et les abondantes récoltes annuelles de
gousses peuvent être conservées. Les gousses et les feuilles tombées à terre, s'ajoutant au fumier
et à l'urine du bétail qui recherche l'ombre des arbres par temps chaud, enrichissent le sol en
éléments minéraux et en matière organique au voisinage des arbres, de sorte que les rendements
de sorgho et autres cultures pluviales s'en trouvent considérablement accrus. La capacité de charge
en bétail des terres est également améliorée là où A. albida est présent, en raison de l'excellent
fourrage fourni par les feuilles et les gousses à un moment où l'herbe est rare. C'est par conséquent
un arbre important dans l'économie villageoise, et dans certaines régions c'est une essence
protégée. Le bois d'A. albida convient pour la construction courante, mais il est sujet au
bleuissement et aux attaques de térébrants; c'est un combustible médiocre. L'espèce est également
utile pour la stabilisation des sols, et comme arbre d'ornement. Elle rejette bien de souche.

A. albida pousse rapidement après plantation une fois que ses racines sont bien installées. On a
noté des hauteurs de 6,50 m à 4 ans, et de 10,50 m (avec un diamètre de 9,4 cm) à 7½ ans (NAS
1979). Des notes sur la sylviculture de cette essence se trouvent dans FAO (1975a) et dans Giffard
(1964, 1971). On préfère la plantation de plants de pépinière au semis direct par poquets. Les
semences (11 000 au kg) sont récoltées en avril; elles ont une capacité germinative élevée. On
plante à faible densité, et jamais en peuplements fermés.

Acacia aneura F. Muell. ex Benth. Mulga (Australie)

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Le mulga est l'essence dominante dans la végétation de vastes superficies arides et semi-arides
d'Australie. Son aire de répartition principale (Fig. 5) s'étend dans la partie centrale et méridionale
du continent australien entre 21° et 32°½ S environ, depuis le voisinage de la côte d'Australie-
Occidentale jusqu'au centreouest du Queensland et de la Nouvelle-Galles du Sud (Hall et al. 1979).
Le complexe A. aneura se compose d'un groupe d'espèces dont certaines seulement ont été
nommées. Pedley (1973) clarifie la situation en ce qui concerne la partie orientale de l'aire, et
mentionne quatre espèces qui sont parfois confondues avec A. aneura.

La taille d'A. aneura varie de celle d'un arbuste de 2–5 m de hauteur, avec des branches nettement
ascendantes, à celle d'un petit arbre jusqu'à 9 m de hauteur, avec un tronc principal bien défini et
des branches moins obliques. Le type de ramification et les phyllodes gris argenté sont
caractéristiques. Le mulga se trouve en plus grande abondance dans les plaines d'inondation et
d'érosion, et dans les têtes de vallées larges, et il ne pousse qu'à l'état disséminé sur les pentes et
les crêtes. Dans les déserts de sable on peut le trouver dans les dépressions interdunaires. Les sols
sont de types variés, mais les peuplements les plus denses se trouvent habituellement sur les terres
rouges et les sables rouges ou rouges argileux, et parfois sur les graviers sableux. Sur les sols
moins favorables tels que les croûtes latéritiques et calcaires et les sols nettement squelettiques, on
ne le trouve qu'à l'état disséminé. Dans l'aire de répartition principale, la moyenne des températures
maxima du mois le plus chaud est de 36–40°C, la moyenne des températures minima du mois le
plus froid aux alentours de 5–8°C. Aucune partie de l'aire n'est totalement exempte de gelées, et le
nombre annuel de jours de forte gelée est de 1 à 12. La pluviométrie annuelle moyenne est le plus
souvent de 200–250 mm, mais dans les régions semi-arides du Queensland et de la Nouvelle
Galles du Sud elle atteint 500 mm. Etant donné la vaste étendue de l'aire de l'espèce, on la trouve
de régions à maximum pluviométrique d'été à des régions à maximum hivernal. La variabilité des
pluies annuelles est très grande, et dans les parties les plus sèches elles peuvent descendre jusqu'à
50–60 mm. Le nombre moyen de jours de pluie par an est le plus souvent de 30 à 60, mais il peut
atteindre 170.

A. aneura est considéré comme le plus important arbre fourrager en Australie, non parce qu'il a la
valeur nutritive la plus élevée mais en raison de son extension, de son abondance et de son
appétibilité (Everist 1949). Il y a toutefois une variation considérable dans l'appétibilité, et en
Australie il faut tenir compte des observations locales avant d'envisager d'exploiter A. aneura par
émondage pour nourrir le bétail en périodes de sécheresse. Le bois est dur, dense et durable dans
le sol; il se tourne bien et prend un beau poli. Les arborigènes australiens l'utilisaient pour
confectionner des armes, et on l'emploie toujours pour les clôtures lorsque les autres matériaux sont
rares. A l'heure actuelle son principal emploi est la fabrication de petits objets décoratifs, quoiqu'on
l'utilise aussi localement comme combustible.

A. aneura offre des possibilités d'utilisation dans les régions arides pour la lutte contre l'érosion, les
plantations d'abri, l'alimentation des animaux domestiques, et le combustible (Hall et al. 1979). Des
essais d'introduction sont en cours dans de nombreuses régions, notamment en Afrique du Nord où
cette espèce paraît présenter un grand intérêt. En raison de la grande étendue de son aire naturelle,
et de la variation en ce qui concerne la forme, l'appétibilité pour le bétail et d'adaptation aux divers
milieux, il convient dans tout programme d'introduction d'accorder une attention particulière à
l'origine des semences.

Acacia caven (Molina) Molina Caven

A. caven se rencontre dans les zones arides et semi-arides d'Amérique du Sud: Bolivie, Chili
central, nord de l'Argentine, sud du Paraguay, ouest de l'Uruguay et sud du Brésil. Flinta (1960)
présente une description de cette espèce et de ses usages.

C'est un arbuste ou un petit arbre de 2–6 m de hauteur, épineux, à feuillage caduc, avec une cime
ouverte et un tronc atteignant 20 cm de diamètre. Il pousse sur des limons sableux bien drainés
aussi bien que mouilleux. Les pluies sont concentrées dans les mois d'été, et varient entre 100 et 1
000 mm. La température annu annuelle moyenne est d'environ 17°C, avec des minima absolus
descendant à - 8°C.

Le principal emploi d'A. caven est la fabrication de charbon de bois de haute qualité. Le bois dur et
lourd est également utilisé localement comme combustible et comme bois de clôture, et l'arbre est

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planté en vue de la stabilisation des sols et comme essence ornementale. Les fleurs sont
employées en parfumerie, et sont mellifères. Les gousses contiennent du tanin.

A. caven rejette vigoureusement de souche, et se régénère abondamment par semis naturels. On le


plante au Chili et en Argentine sous forme de plants de pépinière issus de semence ou de boutures
de tige.

Acacia Willd. ex Del. Gonakié


nilotica (L.) (ouolof):
ssp. pubescens. Neb-
neb (ouolof):
ssp. adstringens

A. nilotica est largement réparti en Afrique, en Arabie et dans le sous-continent indien (fig. 5). C'est
un acacia épineux présentant une grande variabilité; à l'heure actuelle on en reconnaît neuf sous-
espèces (Ross 1979), que l'on peut identifier entre elles d'après la forme de l'arbre, la forme du fruit,
et la pilosité des fruits et des branches. Une clé des sous-espèces, indiquant leurs pays d'origine,
est présentée par Ali et Qaiser (1980).

A. nilotica est habituellement un arbre de petite à moyenne grandeur, d'environ 10 m de hauteur,


mais pouvant atteindre 20 m en stations favorables. Il est souvent bas- branchu, formant une cime
compacte arrondie ou aplatie au sommet, dont la largeur excède souvent la hauteur de l'arbre. On
le rencontre le plus souvent dans les plaines inondées saisonnièrement, cependant subsp.
adstringens est adapté à des stations sèches éloignées des cours d'eau (FAO 1975a). Il est très
résistant à la sécheresse, avec des besoins minima en eau d'environ 400 mm par an, cependant
certaines sous-espèces (exemple: subs. nilotica du Soudan et du Pakistan) sont limités aux stations
inondées par les crues pendant plusieurs mois de l'année. Bien que préférant les sols alluviaux
fertiles, il pousse bien sur des sols argileux et des sols noirs à coton. Les sujets adultes d'A. nilotica
supportent des températures extrêmes, mais dans le jeune âge ils sont sensibles à la gelée.

Les deux sous-espèces les plus largement plantées pour le combustible sont subsp. indica en Inde
et au Pakistan, et subsp. nilotica en Afrique (NAS 1980). Le bois rouge foncé est dur et dense,
durable, résistant aux termites, et il est apprécié pour de nombreux usages. Les feuilles et gousses
sont très utilisées comme fourrage. Le tanin de l'écorce et des gousses est utilisé dans l'industrie du
cuir, et l'espèce est une source de gomme arabique commerciale. En Inde, c'est l'une des plus
importantes essences de foresterie sociale et rurale.

A. nilotica pousse vite en plantations irriguées (à révolution de 20–30 ans), mais a pour défauts la
présence de nombreuses épines, une forme médiocre, et une très faible aptitude à rejeter.
Quelques notes sur sa sylviculture sont présentées par FAO (1975a) et NAS (1980). On le propage
généralement par semis direct en poquets ou à la volée de graines prétraitées, à raison de 6 et 30
kg à l'hectare respectivement. Il y a environ 8 000 graines au kg. Il faut des désherbages intensifs
au cours des deux premières années, et on éclaircit à 2 × 2 m lorsque les plants atteignent 60 cm
de hauteur.

Acacia senegal (L.) Willd. Gommier

A. senegal se rencontre dans une bande de 300 km de large le long de la bordure méridionale du
Sahara, de la Mauritanie à la Somalie. Il pousse aussi en Afrique orientale, jusqu'au Natal vers le
sud, le long de la côte sud d'Arabie et d'Iran, ainsi qu'au Pakistan et dans l'ouest de l'Inde (Fig. 5).
L'espèce telle qu'admise à présent comprend quatre variétés, qui ont été décrites en détail par Ross
(1979). L'importante variation intra- et intervariétale est encore mal connue, et l'insuffisance actuelle
des données empêche une redéfinition des limites des différentes variétés.

Le gommier est un arbuste ou un arbre atteignant 15 m de hauteur, avec une cime légèrement
arrondie ou aplatie et assez étalée, ou encore un arbre grêle avec des branches irrégulières très
divisées. Il est originaire de régions subtropicales ou tropicales chaudes et arides, avec une
pluviométrie annuelle pouvant s'abaisser à 200 mm, et 8 à 11 mois secs par an. Il atteint son
meilleur développement dans la zone à 300–450 mm de pluies annuelles, et son aire s'étend jusqu'à
l'isohyète 800 m. Il ne tolère pas les sols engorgés, et prospère sur les collines rocheuses, et sur les

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plaines sableuses sèches ou les dunes. Il s'étend en altitude entre 100 et 1 700 m, et est
légèrement résistant au gel. Sa durée de vie naturelle est en général de 25–30 ans.

A. senegal est un arbre économiquement important, étant la source de la gomme arabique pour
laquelle on le cultive sur de vastes surfaces. Le bois est dur et dense, et est utilisé pour les perches,
les instruments aratoires, le bois de feu, le charbon de bois. Les fibres des racines servent à
confectionner des cordes, des filets de pêche et des revêtements de puits. Le feuillage et les
gousses, riches en protéines, sont consommés par les animaux domestiques; les graines sont
séchées et conservées pour la consommation humaine. C'est une espèce utile pour l'ombrage,
l'amélioration des sols, la fixation d des sables, et il convient particulièrement bien pour l'emploi en
agroforesterie. Parmi ses inconvénients, on peut mentionner son caractère parfois envahissant, et la
sensibilité des jeunes plants à l'abroutissement par les chèvres, moutons et autres.

De brèves notes sylvicoles sont présentées dans FAO (1975a) et NAS (1980). La méthode
traditionnelle de culture pour la gomme arabique et le bois de feu consiste en une jachère boisée en
combinaison avec l'agriculture, et issue de rejets de souche après la phase de cultures agricoles. La
pression croissante sur les terres cultivables a entraîné une diminution des peuplements naturels, et
de nombreux travaux de recherche ont été entrepris en vue de la régénération artificielle,
notamment au Soudan. A. senegal fructifie en abondance, et bien que les gousses et les graines
soient souvent attaquées par les insectes la capacité germinative est généralement élevée. Le
semis direct en poquets est la méthode normale de propagation, et les jeunes peuplements
demandent des désherbages intensifs au cours des deux premières années.

Acacia tortilis (Forssk) Hayne Seyal (arabe)

A. tortilis se rencontre dans les pays subdésertiques, de la Mauritanie au Soudan, et dans les pays
d'Afrique orientale de l'Ethiopie à l'Afrique du Sud. On le trouve aussi en Egypte, en Israël, en
Arabie séoudite et au Yémen (NAS 1979). Cet acacia ubiquiste a pour caractères distinctifs un
mélange d'épines courtes recourbées et d'épines longues droites, et des gousses spiralées ou
diversement contournées (Ross 1979). On reconnaît quatre sous-espèces, poussant dans des
zones écologiques différentes.

A. tortilis a une forme qui varie de celle d'un petit arbuste ou buisson à celle d'un arbre atteignant 21
m de hauteur avec une cime typiquement aplatie et étalée, mais parfois arrondie. Il est
particulièrement adapté aux régions tropicales chaudes et sèches de basse altitude. Dans toute
l'étendue de l'aire des quatre sous-espèces la pluviométrie annuelle varie de moins de 100 mm à 1
000 mm, souvent avec de longues périodes sèches irrégulières. La température varie de 0° à 50°C
environ. A. tortilis affectionne les sols alcalins, mais pousse bien sur les dunes, les limons sableux,
les sols rocheux et autres terrains bien drainés. Il pousse aussi sur des sols superficiels (moins de
0,25 m de profondeur), mais il doit alors être à large écartement de façon à laisser de l'espace aux
racines latérales traçantes.

A. tortilis pousse relativement vite dans une large gamme de milieux de conditions très difficiles.
Son bois dense fournit un bois de feu et un charbon de bois de haute qualité, et peut être employé
pour les pieux de clôture et autres usages. Il rejette bien de souche, et les gousses et feuilles sont
une importante source de fourrage durant la longue saison sèche. C'est une excellente essence
pour la stabilisation des sols; il procure de l'ombrage, et est ornemental. Sa principale limitation est
la présence de nombreuses épines.

On plante à l'heure actuelle A. tortilis subsp. raddiana en Inde et au Soudan pour la production de
bois de feu et la stabilisation des dunes. On le propage aisément par semences, mais la production
de graines est souvent réduite par les insectes (bruchidés).

ANNEXE 3. Example de fiche de recolte de semences

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ANNEXE 4. Equipement pouvant être nécessaire pour les récoltes


de semences
Documents administratifs

Autorisations de déplacement
Autorisations de récolte
Permis de transmissions radio
Permis de conduire
Permis de port d'arme
Facilités d'achats de matières telles que carburants, lubrifiants, etc.

Documentation

Cartes routières, topographiques et pédologiques couvrant l'itinéraire de récolte

Itinéraire

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Documentation sur les genres et espèces à récolter

Equipement de récolte

Fournitures de bureau telles que carnets de notes, formulaires d'enregistrement, stylos et crayons

Jumelles

Marqueurs tels que ruban plastique coloré

Appareil photo et accessoires

Instruments de dendrométrie: ruban de mesure de diamètre, dendomètre, ruban de mesure de


longueur

Equipement pédologique: trousse de mesure de pH, cartes des sols

Boussole

Altimètre

Loupe

Toiles de récolte de grande taille (exemple: 4 × 4 m) en plastique fort ou toile à voiles

Toiles de récolte de petite taille (exemple: 2 × 2 m) en calicot ou autre tissu fin

Sacs à graines en toile fine, de diverses tailles, par exemple de 100 × 100 cm à 10 × 20 cm pour les
petits échantillons de semences, tous avec liens

Sacs à grains, grande taille, pour expédier les semences

Equipement pour la récolte des gousses: sécateurs, scie à élaguer à long manche, cisailles,
échelles, scie à chaîne avec carburant et accessoires, scie à archet, scie souple, corde à
lancer, hache carabine avec munitions, rateau, etc.

Equipement de sécurité: brodequins à renfort d'acier, gants de cuir, casque de sécurité, harnais de
sécurité

Etiquettes résistantes aux intempéries pour marquer chaque lot de semences. Les marques ne
doivent pas devenir illisibles lorsqu'elles sont mouillées ou frottées

Etiquettes pour les spécimens botaniques, par exemple étiquettes en bristol type “bijoutier”

Presses pour spécimens botaniques

Papier pour le séchage de spécimens botaniques

Sacs plastique

Flacons pour spécimens avec liquide préservatif

Récipients pour échantillons de sol

Ficelle

Equipement de nettoyage

Tamis, par exemple de 50 cm de diamètre à maille de 8 mm; divers tamis de laboratoire à maille de
3 à 8 mm, avec bac récepteur

Entonnoir et pelle à main

Autres articles

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Trousse médicale
Matériel de campement
Equipements de véhicules
Radiotéléphone
Vêtements de protection

ANNEXE 5. Système de contrôle des stocks de semences du


Centre de semences forestières du CSIRO, 1965–1981
Les documents tenus au Centre de semences sont décrits ci-dessous, et un diagramme montre les
flux d'information.

Type de
Objet
document

Registre Les informations sur la date d'arrivée de chaque lot de semences au


d'entrée magasin, l'espèce, le nom du récolteur, le poids total de graines, sont
inscrites au registre d'entrée et reçoivent un numéro de lot, qui est
clairement marqué sur le sac ou récipient. Les numéros de lots sont
attribués dans l'ordre d'arrivée au magasin.
Registre de Les fiches de compte-rendu détaillé de récolte de semences remises
provenances par le récolteur sont classées par espèce après inscription du numéro
de lot figurant au Registre d'entrée. L'information sur l'origine des
semences est résumée sur une Fiche de contrôle de semences.
Registre des Le prix d'achat et le prix de vente (s'il y a lieu) sont inscrits dans un
stocks Registre des stocks, ordonné alphabétiquement par espèce.
Fiche de Cette fiche porte le numéro du lot de semences, le nom de l'espèce,
contrôle de les données sur le lieu de récolte, sur les arbres parents, le nom des
semences récolteurs, la faculté germinative, et un numéro de récipient en code
couleurs pour retrouver facilement le lot dans le magasin. Cette fiche
est également utilisée pour le contrôle des stocks, et sert de base au
Bordereau d'expédition et au Certificat de semences. Au verso
figurent les informations sur la distribution de toute partie du lot, et le
contrôle continu de la quantité de semences restant en stock. Les
fiches de contrôle de semences sont classées par ordre alphabétique
par espèce, et par ordre numérique pour une même espèce. Lorsque
toutes les semences ont été expédiées, on inscrit NEANT pour le total
restant, et la fiche est classée dans les “fiches périmées”, dans l'ordre
numérique des lots de semences pour plus de commodité.

Fiche d'essai Elle sert à l'enregistrement permanent des résultats des essais de
de germination germination effectués sur les lots de semences récoltés sur des
arbres individuels ou groupés par provenance. Cette information est
résumée sur la Fiche de contrôle des semences.

Borderau Toute semence quittant le magasin est accompagnée d'un document


d'expédition qui combine Bordereau d'expédition et Certificat de semences, et qui
fournit au destinataire les informations essentielles sur le lot, telles
que numéro du lot, espèce, numéro des arbres parents, poids de
l'échantillon, localité d'origine, viabilité estimée. Si le destinataire le
demande, une copie de la fiche de compte-rendu de récolte de
semences peut lui être envoyée avec les semences pour lui fournir
des informations complémentaires. Des copies des Bordereaux
d'expédition sont conservées pour être archivées.

Flux d'informations dans le magasin de semences

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ANNEXE 6. GLOSSAIRE
Les auteurs se sont efforcés de n'user qu'avec mesure des termes techniques, de façon que le
lecteur puisse consulter ce manuel sans se référer constamment au glossaire. La majorité des mots
que l'on y trouve sont des termes botaniques fréquemment employés dans la littérature
taxonomique. Les définitions des termes ont été empruntées ou adaptées principalement des
sources suivantes: (1) Cavanagh (1981); (2) McCusker (1981); (3) Fowler et Fowler (1951); (4)
Boland et al. (1981); (5) Gunn (1981). Les principales références utilisées sont indiquées après
chaque définition de terme.

AREOLE (de la graine). C'est la surface délimitée par le pleurogramme. Entre l'aréole et le reste de
la surface de la graine il peut y avoir de légères différences dans la couleur, la texture
superficielle ou les lignes de fracture (1).

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ARILLE. Expansion charnue se développant à partir d'un point de l'ovule ou du funicule après la
fécondation, et revêtant la graine en partie ou en totalité (5).

BIPENNEE. Se dit d'une feuille composée doublement divisée selon un mode penné (2).

BISEXUEE. Se dit d'une fleur portant à la fois des organes mâles et femelles (2).

BRACTEE. Organe foliacé, différant par sa forme des feuilles véritables et dépourvu de bourgeon
axillaire, associé à une interflorescence ou une fleur (2).

BRACTEOLE. Petite bractée se trouvant isolée ou par paires sur le pédicelle ou le calice d'une fleur
(2).

CADUC. Qui tombe périodiquement ou normalement (3).

CALICE. Ensemble des sépales d'une fleur (2).

CAPITULE. Inflorescence composée, dont les fleurs sont densément groupées en forme de cloche.

CHROMOSOME. Organe filiforme se trouvant dans le noyau d'une cellule, et portant un alignement
de gènes (2).

COMPOSEE. Se dit d'une feuille dont le limbe est divisé en deux ou plusieurs folioles distinctes (2).

CUTICULE. Couche cireuse, amorphe et imperméable à l'eau qui recouvre toute la surface de la
graine à l'exception du hile (1).

DEHISCENT. Se dit d'un fruit qui s'ouvre à maturité pour laisser échapper les graines (2).

DORMANCE. Etat de repos de la graine. Chez les acacias la dormance est fréquemment imposée
à un embryon actif par un tégument “dur”, qui empêche l'eau de l'atteindre (4).

DURES (Graines). Graines à tégument épais et coriace, retardant la pénétration de l'eau et la


germination.

ENDOSPERME. Tissu de réserve présent dans les graines de certaines espèces (1).

EPI. Inflorescence indéfinie, non ramifiée, composée de fleurs sessiles. Chez les acacias désigne
une inflorescence dans laquelle les fleurs sont groupées en cylindre. Adjectif: spiciforme (2).

ETAMINE. Organe mâle d'une fleur, constitué normalement d'un axe (filament) et d'une anthère
contenant le pollen (2).

FAMILLE. Groupe composé de genres voisins (2).

FUNICULE. “Cordon ombilical” de la graine, qui la rattache à la gousse. Lorsqu'il se détache d'une
graine mûre du côté du tégument il laisse une cicatrice appelée hile (1).

GOUSSE. Fruit formé à partir d'une carpelle unique, déhiscent selon ses deux bords ou indéhiscent
(2).

GRAINE. Unité de dispersion ou de germination d'un ovule fécondé (5).

HILE. Cicatrice laissée par l'excision du funicule lors de la maturation de la graine. Il est adjacent à
la pointe de la radicule (1), (5).

INDEHISCENT. Se dit d'un fruit qui ne s'ouvre pas à maturité (2).

INFLORESCENCE. Groupement selon lequel les fleurs sont disposées sur la plante (2).

MICROPYLE. Sur la graine mûre, orifice obturé qui au stade ovulaire servait de passage au tube
pollinique à travers l'enveloppe de l'ovule (1), (5).

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MONILIFORME. En forme de chapelet (3).

MORPHOLOGIE. Etude de la forme des plantes (3).

NERVATION. Disposition des nervures d'une feuille (2).

OVAIRE. Partie basale d'une carpelle ou d'un groupe de carpelles soudées, renfermant un ou
plusieurs ovules (2).

OVULE. Organe d'une plante à graines dans lequel se forment une ou plusieurs mégaspores, et qui
après la fécondation se développe en graine (2).

PALISSADIQUE (Tissu). Couche du tégument de la graine, formée de cellules allongées, à section


plus ou moins hexagonale, et à parois généralement épaisses. Ces cellules, désignées sous le
nom de cellules de Malpighi, constituent le principal obstacle à la pénétration de l'eau dans la
graine (1).

PEDICELLE. Axe d'une fleur (ou d'un fruit) (2).

PEDONCULE. Axe d'une inflorescence.

PENNE. Segment primaire du limbe d'une feuille composée (2).

PENNEE. Se dit d'une feuille composée dont les folioles sont disposées comme les barbes d'une
plume.

PERSISTANTES (A feuilles). Portant des feuilles pendant toute l'année (2).

PETALE. Element du verticille interne d'organes stériles entourant les organes fertiles d'une fleur,
généralement tendre et vivement coloré (2).

PETIOLE. Partie rétrécie d'une feuille, unissant le limbe à la tige (2).

PHENOLOGIE. Etude de la chronologie des phénomènes naturels périodiques, notamment en


relation avec les conditions climatiques (3).

PHYLLODE. Feuille dont le limbe est très réduit ou absent, et dont le pétiole et le rachis se sont
développés pour assurer les fonctions de la feuille entière (2).

PLEUROGRALME. Mince sillon creusé dans le tégument sur les deux côtés de la graine, et
délimitant l'aréole (1).

POLLEN. Eléments mâles de la fleur, produits par les anthères.

PROVENANCE. Origine géographique de semences ou propagules (4).

RACHIS. Axe d'une inflorescence ou d'une feuille pennée (2).

SEPALE. Elément du verticille externe d'organes stériles entourant les organes fertiles d'une fleur,
généralement de couleur verte (2).

SESSILE. Dépourvu de pétiole ou de pédoncule (2).

SPINESCENT. Se terminant par une épine, ou modifié en épine (2).

STAMINEE. Se dit d'une fleur qui porte des étamines.

STIPULES. Appendices disposés par paires à la base des feuilles de nombreuses dicotylédones.
Chez certaines espèces, par exemple chez certains acacias, les stipules sont modifiées en
épines (2).

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STROPHIOLE. Partie en relief, en forme de dôme, de la surface du tégument de la graine, située


près du hile du côté opposé au micropyle. C'est par là que l'eau commence à pénétrer à travers
le tégument qui pour le reste est imperméable (1), (5).

STYLE. Partie allongée d'une carpelle, ou d'un groupe de carpelles soudés, entre l'ovaire et le
stigmate (2).

TANIN. Substance astringente, se trouvant à l'état naturel dans l'écorce (et parfois le bois) de
différentes essences (notamment Acacia et espèces de la mangrove), et utilisée pour le
tannage des cuirs.

TEGUMENT. Enveloppe de la graine. Dans la plupart des graines de légumineuses le tégument se


compose de quatre couches: cuticule, cellules de Malpighi, cellules ostéocléréides, cellules
mésophylles. L'endosperme peut ou non être présent (1).

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