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Mamadou Dia

homme politique sénégalais


Mamadou Dia

Mamadou Dia en 1960.


Fonctions
Président du Conseil du Sénégal
4 avril 1960 – 18 décembre 1962
(2 ans, 8 mois et 14 jours)
Président Léopold Sédar Senghor
Prédécesseur Lui-même (Président du Conseil de gouvernement)
Successeur Abdou Diouf
Président du Conseil
de gouvernement sénégalais
18 mai 1957 – 4 avril 1960
(2 ans, 10 mois et 17 jours)
Prédécesseur Pierre Lami
Successeur Lui-même (Président du Conseil)
Biographie
Date de naissance 18 juillet 1910
Lieu de naissance Khombole (Afrique-Occidentale française)
Date de décès 25 janvier 2009 (à 98 ans)
Lieu de décès Dakar (Sénégal)
Nationalité Sénégalaise
Parti politique Bloc démocratique sénégalais
Diplômé de École normale William Ponty
Profession Instituteur
Président du Conseil du Sénégal
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Mamadou Dia, né le 18 juillet 1910 à Khombole au Sénégal, mort


le 25 janvier 2009 à Dakar[1] est un homme politique sénégalais
qui fut le Président du Conseil du Sénégal de 1957 à 1962. Il est
l'un de principaux protagonistes de la crise politique de décembre
1962 qui l'opposa à Léopold Sédar Senghor.

Biographie

Jeunesse et études

Mamadou Dia nait en 1910 de l'union d'un Toucouleur originaire


de Kanel, cheminot à Thiès puis policier à Khombole, et d'une
Sérère, originaire du Baol[2].

Formé à l'école coranique puis à l'école régionale de Diourbel, il


entre après la mort de son père, à l'école primaire supérieure
Blanchot de Saint-Louis en 1924 tout en poursuivant ses études
coraniques[2].

Un instituteur le fait vieillir d'un an pour qu'il puisse passer le


concours d'entrée de l’École normale William Ponty de Gorée
(École normale fédérale de l’AOF). Admis en 1927, et reçu premier
de l’AOF, il devient instituteur à Saint-Louis et Fissel, puis directeur
de l'école régionale de Fatick en 1943[3]. Il côtoie Joseph Mbaye,
Fara Sow, Abdoulaye Sadji et Ousmane Socé Diop, connus à
Blanchot, développant une hostilité envers le colonialisme et
l'assimilation[2].

Ne portant aucun intérêt à l’engagement politique, il se fait


régulièrement le relais dans la presse de la situation économique
du Sénégal, en particulier de la misère des paysans pour lesquels
il préconise un regroupement en coopératives[3].

Carrière politique

Les habitants de Fatick lui demandant d'être candidat à


l’Assemblée du Conseil général, il adhère pourtant à la SFIO, qu'il
juge pas assez socialiste. Parrainé par Léopold Sédar Senghor et
par Ibrahima Seydou Ndaw, il est élu conseiller général en 1946[3].

Avec Senghor, Ndas et Léon Boissier-Palun, il s'oppose au


dirigeant de la SFIO sénégalaise, Lamine Guèye, qui tient la
direction fédérale, et devient le porte-parole des contestataires
jusqu'à leurs démissions du parti le 27 septembre 1948[3]. Ils
créent le Bloc démocratique sénégalais (BDS), qui tient son
congrès fondateur du 15 au 17 avril 1949 à Thiès, Dia désigné
secrétaire général et Senghor président du nouveau parti,
rebaptisé au cours des années Bloc populaire sénégalais (BPS)
puis UPS[3]. Dans cette période fondatrice, Dia sait habilement
seconder Senghor dans les efforts de propagande en direction
des minorités non-wolof, notamment en Casamance ou dans le
pays sérère.

Grand Conseiller de l’AOF en 1948, Dia devient ensuite sénateur


du Sénégal (1949-1955) puis député, avec Senghor, à l’Assemblée
nationale française en 1956, où il siège au sein des indépendants
d'outre-mer (IOM).

Durant ces années de parlementaire, il complète son cursus par


des études supérieures de géographie, de droit et de sciences
économiques sous le professorat marquant de François Perroux.

Dia constitue avec Senghor, en janvier 1957, à partir du BPS, le


Parti de la convention africaine (PCA), premier pas vers une future
fédération africaine que beaucoup de dirigeants appellent de leurs
vœux.

Réception au palais présidentiel (1960) - x,


Général Fall, Valdiodio N'diaye, Mamadou Dia,
Léopold Sédar Senghor.

En application de la Loi-cadre Defferre, adoptée le 23 juin 1956, il


devient vice-président du Conseil de gouvernement du Sénégal en
mai 1957 auprès du gouverneur Pierre Lami, puis président du
gouvernement du Sénégal. Lorsque Charles de Gaulle propose un
référendum sur la communauté française en 1958, les deux
responsables s'opposent publiquement sur la position à prendre :
Dia est favorable à une rupture avec la France, alors que Senghor
veut conserver le Sénégal dans la communauté, ce qui est
finalement réalisé[3].

Dia se succède à lui-même en qualité de Président du Conseil


après l’indépendance du 4 avril 1960. Quand Modibo Keïta
cherche à prendre le contrôle de la Fédération du Mali, Dia
convoque une séance extraordinaire de l'Assemblée du Sénégal et
un conseil des ministres dans la nuit du 20 au 21 août 1960.
L’indépendance de la République du Sénégal et l’état d’urgence sur
tout le Sénégal sont proclamés[3].

Spécialiste des questions économiques, influencé par Perroux,


Henri Desroches et Louis-Joseph Lebret[2], Dia met en place le
premier plan de développement économique du Sénégal[3]. Il tente
aussi de développer un islamisme éclairé et une administration
moderne, non sans provoquer quelques heurts avec les milieux
conservateurs[3].

Crise politique de décembre 1962

Article détaillé : Crise politique de décembre 1962 (Sénégal).


Alors que le Président du Conseil, Mamadou Dia, incarne le
sommet de l’État dans un régime parlementaire bicéphale de type
quatrième République (la politique économique et intérieure pour
lui, la politique extérieure pour le Président de la République), ses
relations avec Léopold Sédar Senghor s’enveniment peu à peu. Le
conflit repose essentiellement sur la politique économique du
gouvernement et le sort à réserver aux députés « affairistes »
ayant commis de nombreux abus. Ces députés s’étaient octroyés,
des augmentations de salaire, avaient pris des crédits dans des
banques (qu’ils ne remboursaient pas) et des actions dans des
sociétés anonymes, directement ou par l’intermédiaire de leurs
femmes ou de leurs enfants. Tout ceci était contraire à la ligne
politique du parti. Mamadou Dia leur demanda à plusieurs
reprises de rembourser leurs crédits et de rendre leurs actions,
mais en vain.

De plus, le 8 décembre 1962, le Président du Conseil, Mamadou


Dia, prononce un discours sur « les politiques de développement
et les diverses voies africaines du socialisme » à Dakar ; il prône le
« rejet révolutionnaire des anciennes structures » et une
« mutation totale qui substitue à la société coloniale et à
l’économie de traite une société libre et une économie de
développement » et revendique une sortie planifiée de l'économie
arachidière[4]. Cette déclaration, à caractère souverainiste, heurte
les intérêts français et inquiète les puissants marabouts qui
interviennent dans le marché de l’arachide.
Cela motive Senghor à demander à ses amis députés de déposer
une motion de censure contre le gouvernement. Jugeant cette
motion irrecevable, Mamadou Dia tente d'empêcher son examen
par l'Assemblée nationale au profit du Conseil national du parti, en
faisant évacuer la chambre le 17 décembre et en faisant
empêcher son accès par la gendarmerie. Malgré ce qui est
qualifié de « tentative de coup d'État » et l'arrestation de quatre
députés, la motion est votée dans l'après-midi au domicile du
président de l'Assemblée nationale, Lamine Guèye.

Mamadou Dia est arrêté le lendemain par un détachement de


paras-commandos, avec quatre autres ministres, Valdiodio
N'diaye, Ibrahima Sar, Joseph Mbaye et Alioune Tall. Ils sont
traduits devant la Haute Cour de justice du Sénégal du 9 au
13 mai 1963 ; alors que le procureur général ne requiert aucune
peine, il est condamné à la prison à perpétuité tandis que ses
quatre compagnons sont condamnés à 20 ans
d’emprisonnement ; ils seront détenus au centre spécial de
détention de Kédougou (Sénégal oriental).

Le procureur général de l'époque, Ousmane Camara, revient sur le


déroulement du procès dans une autobiographie publiée
en 2010 : « Je sais que cette haute cour de justice, par essence et
par sa composition, (ndlr : on y retrouve des députés ayant voté la
motion de censure), a déjà prononcé sa sentence, avant même
l’ouverture du procès (...) La participation de magistrats que sont le
Président (Ousmane Goundiam), le juge d’instruction (Abdoulaye
Diop) et le procureur général ne sert qu’à couvrir du manteau de la
légalité une exécution sommaire déjà programmée »[5].

Lors de leur incarcération, des personnalités comme Jean-Paul


Sartre, le pape Jean XXIII ou encore François Mitterrand
demandent leur libération. Mais Senghor reste sourd jusqu'en
mars 1974, année à laquelle il décide de les gracier et de les
libérer. Ils sont amnistiés en avril 1976, un mois avant le
rétablissement du multipartisme au Sénégal. Parmi leurs avocats
durant cette période, on compte Abdoulaye Wade et Robert
Badinter.

Aujourd'hui encore cet épisode dramatique de l'histoire du


Sénégal reste un sujet délicat car beaucoup considèrent cet
événement comme la première véritable dérive politicienne de la
part de Senghor, dans un pays qui passait alors pour un modèle
de démocratie[6].

Après sa libération

En 1981, il fonde le Mouvement démocratique populaire (MDP)


avec comme objectif la mise en place d'un « socialisme
autogestionnaire ». Mais ce nouveau parti ne recueille que peu de
soutien ; Valdiodio N'diaye s'en éloignera même en rejoignant le
Parti socialiste (PS) et en apportant son soutien au président
sortant Abdou Diouf lors de l'élection présidentielle de 1983.

Le 17 décembre 1992, soit 30 ans après les événements, le


Général Jean Alfred Diallo, nommé Chef d'État major par Senghor
au moment des événements en remplacement du général
Amadou Fall et homme clé de ces événements, déclara :
« Mamadou Dia n’a jamais fait un coup d’état contre Senghor …
l’histoire du coup d’état, c’est de la pure fabulation ».

Malgré l’échec de son retour en politique, Mamadou Dia conserve


une place intellectuelle et morale au Sénégal. Peu rancunier, il
manifeste une profonde tristesse lors de la mort de Senghor et
dénonce avec virulence, durant ses dernières années, le
libéralisme économique pratiqué par son ancien avocat, le
président Wade.

Il était également un grand ami de Serigne Abbas Sall de Louga[7].

Postérité

Malgré les annonces successives de la révision du procès de


Mamadou Dia et de ses co-accusés par Abdoulaye Wade au cours
des années 2000, cet épisode dramatique de l'histoire du Sénégal
reste un sujet délicat car de nombreux politologues et historiens
considèrent cet événement comme la première véritable dérive
politicienne du régime Senghorien[8],[9],[10].
Publications

Premier gouvernement du Sénégal (1960).

Contribution à l'étude du mouvement coopératif en Afrique noire,


Présence africaine, 1951 (rééd. 1961, 1962)
Réflexions sur l'économie de l'Afrique noire, Éditions africaines,
1954 (rééd. 1960, 1961)
L'économie africaine : études et problèmes nouveaux, Presses
universitaires de France, 1957
Nations africaines et solidarité mondiale, Presses universitaires
de France, 1960 (rééd. 1963)
Islam, sociétés africaines et culture industrielle, Nouvelles
éditions africaines, 1975
Essais sur l'Islam, vol. 1, Islam et humanisme, Nouvelles éditions
africaines, 1977
Essais sur l'Islam, vol. 2, Socio-anthropologie de l'Islam,
Nouvelles éditions africaines, 1979
Essais sur l'Islam, vol. 3, Islam et civilisations négro-africaines,
Nouvelles éditions africaines, 1980
Mémoires d'un militant du Tiers monde : si mémoire ne ment,
Publisud, 1985
(en) A governance approach to civil service reform in Sub-Saharan
Africa, World Bank, 1993
(en) Africa's management in the 1990s and beyond : reconciling
indigenous and transplanted institutions, World Bank, 1996
Kaso : le migrant perpétuel, Esprit frappeur, 1999
Afrique : le prix de la liberté, L'Harmattan, 2001 (rééd. 2003)
Échec de l'alternance au Sénégal et crise du monde libéral,
L'Harmattan, 2005
Sénégal, radioscopie d'une alternance avortée (articles et
documents)
Corbeille pour l'an 2000, Éditions Paix et développement, Dakar,
1995

Notes et références
1. (fr) « Sénégal: décès de Mamadou Dia, premier Premier ministre
du Sénégal indépendant » (http://www.google.com/hostednew
s/afp/article/ALeqM5gkRc6_trAbJrcFnGcqlu5ew713l
w)  [archive] afp, 25 janvier 2009
2. Diop 2007.
3. Laurent Correau, « Mamadou Dia, l’homme du refus (http://ww
w.rfi.fr/actufr/articles/109/article_77746.asp)  [archive] »,
RFI.fr, 26 janvier 2009.
4. « Philippe Bernard, « Mamadou Dia », Le Monde, 29 janvier
2009 (ISSN 0395-2037) », Le Monde, no 29 janvier 2009,‎2009
(ISSN 0395-2037 (https://portal.issn.org/resource/issn/0395-2
037) )
5. Ousmane Camara, Mémoires d'un juge africain. Itinéraire d'un
homme libre, Paris, Karthala, 2010, 312 p.
(ISBN 978-2-8111-0389-7, lire en ligne (https://books.google.co
m/books?id=WwWJ4sV3ngEC&printsec=frontcove
r)  [archive]), p. 122
6. « Valdiodio N'diaye » (http://www.interieur.gouv.sn/valdiodio-n-
diaye/)  [archive], sur www.interieur.gouv.sn, 17 octobre 2015
(consulté le 7 mai 2016)
7. « Mamadou Dia | ****MINTSP**** » (http://www.interieur.gou
v.sn/mamadou-dia/)  [archive], sur www.interieur.gouv.sn
(consulté le 22 juillet 2016)
8. « Mamadou Dia | ****MINTSP**** » (http://www.interieur.gou
v.sn/mamadou-dia/)  [archive], sur www.interieur.gouv.sn
(consulté le 4 mai 2016)
9. « Mamadou Dia, un monument de l’histoire politique du
Sénégal - Jeune Afrique » (http://www.jeuneafrique.com/1468
55/archives-thematique/mamadou-dia-un-monument-de-l-hist
oire-politique-du-s-n-gal/)  [archive], sur
http://www.jeuneafrique.com/  [archive], 25 janvier 2009
10. « Valdiodio N'diaye » (http://www.interieur.gouv.sn/valdiodio-n-
diaye/)  [archive], sur www.interieur.gouv.sn, 17 octobre 2015
(consulté le 5 mai 2016)
Voir aussi

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet


article.

Mamadou Dia. Discours et déclarations 1957 à 1961, Ministère


de l'information, de la radiodiffusion et de la presse, impr. du
Gouvernement au Sénégal puis impr. de la République du
Sénégal, Saint-Louis, 19?, 11 fasc.
F. Diaye, M. Printz, Tine, Visages publics au Sénégal.
10 personnalités politiques parlent, L'Harmattan, 1991, 260 p.
(ISBN 2-7384-0567-3)
Adama Baytir Diop, Le Sénégal à l'heure de l'indépendance : Le
projet politique de Mamadou Dia (1957-1962), Paris, L'Harmattan,
2007, 289 p. (ISBN 978-2-296-04724-2 et 2-296-04724-6, lire en
ligne (https://books.google.com/books?id=jgvx-beJ4E4C&print
sec=frontcover)  [archive]). 
Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la
République du Sénégal, Dakar, 2006, p. 32
Roland Colin, Sénégal notre pirogue, au soleil de la liberté, Paris,
Présence Africaine, 2007, 405 p.
Abdoulatif Coulibaly, Le Sénégal à l’épreuve de la démocratie,
Paris, L'Harmattan, 1999, 254 p.
Ousmane Camara, Mémoires d'un juge africain. Itinéraire d'un
homme libre, Paris, Karthala, 2010, 312 p.

Filmographie

« La crise éclair qu’a vécue Dakar (http://ina.fr/archivespourtou


s/index.php?vue=notice&from=fulltext&mc=Dia,%20Mamadou&
num_notice=4&total_notices=5)  [archive] » (en ligne, un
document audiovisuel de l’INA de 1 min 23 s, retraçant la
tentative de coup d’État de Mamadou Dia, diffusé à l’origine par
les Actualités françaises le 26 décembre 1962)
« Le Sénégal après la crise (http://ina.fr/archivespourtous/inde
x.php?vue=notice&from=fulltext&mc=Dia,%20Mamadou&num_n
otice=4&total_notices=5)  [archive] » (en ligne, un document
audiovisuel de l’INA de 7 min 20 s, proposant un bilan après le
coup d’État avorté de Mamadou Dia, diffusé à l’origine au cours
du Journal télévisé de l’ORTF le 27 décembre 1962)
Valdiodio N'Diaye : l'indépendance du Sénégal, un film de Eric
Cloué et Amina N'Diaye Leclerc, Médiathèque des Trois
Mondes, 2000
Président Dia, un film de William Mbaye, Les films Mama Yandé
et Ina, 2013 - [vidéo] Visionner la vidéo (https://vimeo.com/176677
335)  [archive] sur Vimeo

Articles connexes

Histoire du Sénégal
Politique du Sénégal
Fédération du Mali
Afrique-Occidentale française (AOF)
Crise politique de décembre 1962 (Sénégal)
Liste des gouvernements de la République du Sénégal
Adja Rose Basse

Liens externes

Ressources relatives à la vie publique :


Documents diplomatiques suisses 1848-1975 (https://dodis.ch/P2
·
Sénat (https://www.senat.fr/senateur-4eme-republique/dia_mamado
·
Base Sycomore (http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Britannica (https://www.britannica.com/biography/Mamadou-Mou
·
Deutsche Biographie (http://www.deutsche-biographie.de/135921686
·
Dizionario di Storia (http://www.treccani.it/enciclopedia/mamadou-d
·
Enciclopedia De Agostini (http://www.sapere.it/enciclopedia/Dia%2C
·
Gran Enciclopèdia Catalana (https://www.enciclopedia.cat/EC-GEC-00
·
Munzinger (https://www.munzinger.de/search/go/document.jsp?id=
·
Universalis (https://www.universalis.fr/encyclopedie/mamadou-dia/)
Notices d'autorité : VIAF (http://viaf.org/viaf/80355412)  ·
ISNI (http://isni.org/isni/0000000115762938)  ·
BnF (http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb11900080b) (données (h
· IdRef (http://www.idref.fr/02683068X)  ·
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Espagne (http://catalogo.bne.es/uhtbin/authoritybrowse.cgi?action=
·
Pologne (http://mak.bn.org.pl/cgi-bin/KHW/makwww.exe?BM=01&IM
·
Israël (http://uli.nli.org.il/F/?func=find-b&local_base=NLX10&find_co
· NUKAT (http://nukat.edu.pl/aut/n%20%2099005826)  ·
WorldCat (https://www.worldcat.org/identities/lccn-n82033142)

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