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Évaluer le confort thermique

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September 25, 2007

Niveau de température : les valeurs recommandées

En hiver

La température de l’air est un des 6 paramètres qui influencent la sensation de confort


thermique.

Le Règlement Général pour la Protection du Travail (RGPT), dans son article 64 du titre
II, impose des températures de l’air minimum – maximum en fonction du travail effectué,
c’est-à-dire du métabolisme, pour une humidité relative comprise entre 40 et 70 %.

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Les valeurs de référence minimum admises pour les températures de l’air sont données
dans le tableau ci-dessous. Celles-ci sont calculées pour une température moyenne de
surface des parois inférieure de 2°C à la température de l’air. Ces valeurs peuvent être
minorées si la différence est plus petite et doivent être majorées si la différence est plus
grande.

Locaux Temp. de
l’air (°C)

Locaux où des gens habillés normalement sont au repos ou exercent 21


une activité physique très légère.
Par ex : bureaux, salles de cours, salles d’attente, restaurants, salles de
réunion ou de conférence.

Locaux où des gens peu ou pas habillés sont au repos ou exercent une 23 – 25
activité physique très légère.
Par ex : salles d’examens ou soins médicaux, vestiaires.

Locaux où des gens habillés normalement exercent une activité 17


physique légère.
Par ex : ateliers, laboratoires, cuisine.

Locaux où des gens peu habillés exercent une grande activité physique. 17
par ex : salles de gymnastique, salles de sport.

Locaux qui ne servent que de passage pour des gens habillés 17


normalement.
Par ex : corridors, cages d’escalier, vestiaires, sanitaires.

Locaux uniquement gardés à l’abri du gel. 5


Par ex : garages, archives.

Si la température des parois est citée par le RGPT, c’est parce que celle-ci influence la
sensation de confort thermique à parts égales avec la température de l’air (voir notion de
“température opérative” ou “température de confort”). Il est normal de devoir rehausser la
température de l’air si des parois froides sont présentes dans le bâtiment (simples
vitrages, par exemple).

Il faut remarquer que les valeurs de référence données par le RGPT, bien qu’elles se
trouvent dans la zone de confort, ne sont pas les températures d’ambiance optimales de
confort. Elles sont plus basses que celles-ci et sont acceptées dans le cadre d’une
politique d’Utilisation Rationnelle de l’Énergie.

C’est dans le cadre de celle-ci que fut prise la décision de limiter la température
résultante sèche dans les bureaux des bâtiments public :

trs = T°opérative = (T°air + T°parois) / 2 < 19°C

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(décision du C.M.C.E.S. du 03-07-80 – circulaire 06-01 -81 du Ministre DEHOUSSE,
Région Wallonne, MB du 21-01-81)

On remarque que ce n’est pas la température de l’air qui est limitée à 19°C. Celle-ci
dépend des conditions d’isolation des parois et doit être définie au cas par cas.

La norme européenne NBN EN 13779 (2007) préconise une température de


fonctionnement (ou température opérative) dans une plage de 19 à 24°C avec une valeur
par défaut de 21°C.

En été

La réglementation concerne essentiellement les travailleurs soumis à des contraintes


thermiques élevées en milieu industriel (norme ISO 7243 pour le calcul de l’indice WBGT
et norme ISO 7933 pour le calcul de l’indice de Sudation Requise).

Pour plus d’information, on consultera la brochure Ambiances thermiques de travail –


Stratégie d’évaluation et de prévention des risques disponible au Ministère fédéral de
l’Emploi et du Travail.

Un bureau en été, même avec une température de 30°C, est encore largement en
dessous des seuils de ces normes.

La motivation à limiter la température des locaux est liée au souhait de favoriser la qualité
du travail. À ce sujet, certains constructeurs diffusent des courbes montrant l’évolution de
la performance d’un homme au travail en fonction de la température ambiante.
Généralement, celle-ci est optimale entre 20 et 24°, passe à 95 % à 26°, 90 % à 28°C,
etc… Nous ne connaissons pas de courbe qui serait “officielle” en la matière.

La norme européenne NBN EN 13779 (2007) préconise une température de


fonctionnement (ou température opérative) dans une plage de 23 à 26°C avec une valeur
par défaut de 26°C.

Dans les salles propres et environnements maîtrisés apparentés (hôpitaux), la norme


AFNOR NF S90-351 : 2003 propose des valeurs de température dans les zones à risque
comprises entre 19 et 26 °C (zone en activité).

L’ADEME (Association De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) dans son guide


Bâtiments à haute performance énergétique (secteur de la SANTE) préconise aussi des
valeurs de température et d’humidité en fonction de la typologie des locaux :

Hiver
Locaux Température [°C]

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Hiver
Locaux Température [°C]

Administratif, logistique, … 18 à 20
Hospitalisation 19 à 24
Bloc opératoire 20 à 25
Bloc obstetrical 18 à 25
Radiologie 18 à 22
USI 20 à 28
Urgence 19 à 25
Laboratoire 18 à 22
Rééducation fonctionnelle 20 à 24
Consultations 18 à 20

Améliorer adapter la consigne de température de l’air ambiant.

Taux d’humidité : les valeurs recommandées


L’humidité a relativement peu d’impact sur la sensation de confort d’un individu dans un
bâtiment.

AR 2012-10-10/05 fixant les exigences de base générales auxquelles les


lieux de travail doivent répondre
en matière d’humidité, il précise que :

l’aération est conçue de façon à ce que l’humidité relative moyenne de l’air pour
une journée de travail soit comprise entre 40 et 60 %, à moins que cela ne soit
impossible pour des raisons techniques;

l’humidité relative de l’air peut se situer entre 35 et 70 % si l’employeur démontre


que l’air ne contient aucun agent chimique ou biologique qui puisse constituer un
risque pour la santé et la sécurité des personnes présentes sur le lieu de travail.

Norme européenne NBN EN 13779 (2007)


Dans la plage de température de 20-26°C, la norme préconise une plage d’humidité
relative de 30-70 %.

Norme européenne NBN EN 15251 (2007)


Cette norme recommande de limiter l’humidité absolue à 12g/kg.

ASHRAE
La norme américaine ASHRAE 55 – 1992 définit les plages de confort hiver-été comme
indiqué sur le schéma ci-dessous :

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Ainsi, par exemple :

pour une humidité relative de 30 %, les


températures opératives recommandées pour
l’hiver sont de 20°C à 24°C, et pour l’été de 23°C à
26°C (lorsque la vitesse de l’air est inférieure à 0,2
m/s, la température opérative est égale à la
moyenne arithmétique de la température de l’air et
de la température des parois).

Cas particulier des salles informatiques


Si les ordinateurs actuels libèrent moins d’énergie calorifique que les précédents, il
semble qu’ils restent sensibles aux effets de l’électricité statique. Or celle-ci augmente
fortement avec la sécheresse de l’air. Vu les conséquences financières que peut
entraîner une perturbation de fonctionnement, certains auteurs recommandent de ne pas
descendre en dessous de 50 % d’humidité relative.

Attention à la qualité de l’humidification


Dans le cas des humidificateurs à pulvérisation d’aérosols, une fois la goutte d’eau froide
évaporée, les sels contenus dans l’eau se retrouvent pulvérisés dans l’atmosphère et
forment des dépôts (calcium, sodium) sur les appareils (fine poussière). Dès lors, il est
préférable d’utiliser soit un humidificateur à vapeur, soit un humidificateur à eau
totalement déminéralisée.

Spécifiquement pour les salles propres et environnements maîtrisés apparentés


(secteurs des soins de santé) :

Les critères de confort tournent essentiellement autour du patient et au personnel


hospitalier. Les grandeurs qui déterminent leur confort sont la température opératoire et
l’importance de leur habillement.

AFNOR
NF S90-351 : 2003 Cette norme propose des valeurs de taux d’humidité dans les zones à
risque comprises entre 45 et 65 % (pour les zones en activité).

ISO 7730
Cette norme recommande de réaliser une classification par zones climatiques :

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Zones 1 : secteurs externes à l’hospitalisation (halls, couloirs, salle d’attente,
bureaux, …) où les températures opératives recommandées en hiver sont
comprises entre 20 et 24 °C, en été entre 23 et 26 °C. Dans cette zone, la norme
insiste sur le respect des vitesses de l’air et des températures de rayonnement.
Enfin, elle considère que l’humidification est inutile.

Zones 2 : secteurs d’hospitalisation courante (médecine interne, pédiatrie, …) où


les températures opératives recommandées été sont comprises entre 23 et 26 °C
avec une humidification tolérée si le risque de biocontamination est faible.

Zones 3 : secteurs des soins intensifs où les patients sont nu avec un métabolisme
faible et où la température de neutralité thermique corporelle est de 28 °C. Il ne faut
pas en déduire directement que la température d’ambiance doit être de 28 °C; ce
serait impossible pour le personnel soignant de travailler de manière optimale dans
ces conditions. En ce qui concerne le taux d’humidité, il risque d’être fortement
variable suivant la thérapie. On peut interpréter qu’il serait nécessaire de contrôler
l’humidité et par conséquent d’équiper le système de traitement d’air
d’humidificateur.

Zones 4 : secteurs particuliers tels les grands brûlés et trouble grave de la


thermorégulation où le patient nécessite une assistance contrôlée de la température
et du taux d’humidité.

Vitesse de l’air : les valeurs recommandées

RGPT
Le Règlement Général pour la Protection du Travail (RGPT) impose une vitesse
inférieure à 0,5 m/s.

DIN 1946

La norme DIN 1946 propose une variation des vitesses maximales en fonction de la
température intérieure :

T° local 20 à 22°C 23°C 24°C 25°C 26°C 27°C

V [m/s] 0,18 0,20 0.22 0,24 0,27 0,32

En matière de sensation de confort thermique liée à la vitesse de l’air, un mouvement


d’air n’est en moyenne ressenti par une personne que si sa vitesse est supérieure à
0,2 m/s en hiver et 0,25 m/s en été : à ce moment, il est considéré comme un courant
d’air.
Exemple.

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Température optimale de l’air nécessaire pour garantir le confort dans un bureau en
fonction de la vitesse de l’air
(température des parois = 19°C)

0,15 m/s 21°C

0,4 m/s 23°C

1 m/s 25°C

Pourcentage probable de personnes ressentant un inconfort en fonction de la vitesse


de l’air
(température de l’air = 19°C)

0,15 m/s 6%

0,4 m/s 12 %

1 m/s 25 %

La norme européenne NBN EN 13779 (2007)


Cette norme propose une plage de variation de vitesse avec une valeur par défaut en
fonction de la température intérieure.

Paramètres Situation Plage type Valeur par défaut

Vitesse de l’air [m/s] Température d’air locale = 20°C 0,1 à 0,16 < 0,13

Température d’air locale = 21°C 0,1 à 0,17 < 0,14

Température d’air locale = 22°C 0,11 à 0,18 < 0,15

Température d’air locale = 24°C 0,13 à 0,21 < 0,17

Température d’air locale = 26°C 0,15 à 0,25 < 0,20

Dans les salles propres et environnements maîtrisés apparentés (secteur des soins de
santé) :
La norme AFNOR NF S90-351: 2003 introduit le principe de déplacement d’air (différence
de pression faible, débit élevé). Une pression différentielle est nécessaire pour séparer
des zones voisines propres et moins propres. Il en résulte un déplacement d’air au
travers de grilles de transfert ou interstices calibrés avec un écoulement de faible
turbulence dont la vitesse doit être supérieure à 0.2 m/s.

Comment évaluer sa situation ?

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Méthode simplifiée
Une bonne image du confort thermique est donnée par la température de confort (ou
T°opérative), moyenne arithmétique entre la température de l’air et la température des
parois.

Tconfort = (Tair + Tparois) / 2

La mesure de la température de l’air se fait à l’aide d’un thermomètre protégé du


rayonnement solaire et du rayonnement des parois du local.

La température de surface d’une paroi se fait à l’aide d’une sonde de contact ou


sonde à rayonnement infrarouge.

Malheureusement, la température de rayonnement des parois est celle ressentie par


l’occupant à l’endroit où il se trouve. Elle doit en principe être “individualisée” sur base de
la position de l’occupant et de sa relation avec l’ensemble des parois. Ainsi, dans un
même local, la personne qui est assise juste à côté de la surface vitrée n’aura pas la
même température de rayonnement que celle qui est au fond du local. La température
moyenne des parois est donc à adapter en fonction de l’angle solide sous lequel chaque
paroi est “vue” par l’occupant…

De plus, en conditionnement d’air, le confort thermique est également influencé par


l’humidité relative et la vitesse de l’air.

la mesure de l’humidité relative se fait à l’aide d’un hygromètre,


la mesure de la vitesse de l’air est évaluée à l’aide d’un anémomètre à fil chaud.

Mesure directe du confort


Aussi, existe-t-il sur le marché des instruments qui mesurent l’ensemble des facteurs
simultanément : ce sont des analyseurs d’ambiances climatiques intérieures.

La surface du capteur est chauffée à une température similaire à celle d’un homme dont
on a présélectionné l’habillement. Le niveau de chaleur nécessaire pour maintenir cette
température est utilisé comme mesure des conditions environnementales.

Certains appareils peuvent, en tenant compte de l’habillement et de l’activité, calculer


directement la température opérative, l’indice PMV, le pourcentage de personnes
insatisfaites (PPD) ainsi que la température d’ambiance optimale.

Leur coût limite cependant l’usage de ces appareils aux laboratoires spécialisés.

Si nécessaire, une mesure peut être demandée au CSTC qui dispose de cet équipement.

Évaluation de sa situation par rapport à la température d’ambiance


optimale

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Si les mesures ci-dessus permettent de se situer par rapport aux exigences
réglementaires, il est également possible de situer une ambiance par rapport à
l’ambiance optimale telle que définie par la norme NBN X 10-005.

Cette méthode permet d’estimer le pourcentage de personnes insatisfaites par une


ambiance donnée. En général, on se donne pour objectif de ne pas dépasser 10 %
d’insatisfaits.

Remarque : les locaux ne sont-ils pas en dépression ?

Un facteur d’inconfort est parfois lié à la mise en dépression des locaux. Si le groupe
d’extraction extrait davantage que celui de pulsion, il est possible que de l’air s’infiltre par
les interstices, créant des courants d’air inconfortables pour les occupants.

Cas vécu : c’est le fait que le filtre était bouché au groupe de pulsion qui a entraîné la
mise en dépression des locaux.

On s’assurera donc que le local est bien mis au contraire en légère surpression.

L’inconfort des bouches de pulsion d’air


Lorsque l’air pulsé entre dans la zone d’occupation du local et que la différence de
température entre cet air et l’air ambiant dépasse encore 1,5°C en pulsion chaude et 1°C
en pulsion froide, on risque de ressentir une sensation de “masse d’air” lorsque l’on se
déplace dans le local.
La zone d’occupation est souvent représentée par la surface du local de laquelle on a
soustrait une bande de 50 cm le long des murs intérieurs et de 1 m le long des murs
extérieurs, ce sur une hauteur de 1,8 m. Cette hauteur peut être plus faible si de toute
façon les occupants sont toujours assis (dans un auditoire, …).
Dans cette zone, la vitesse de l’air ne peut dépasser 0,2 m/s (0,28 dans les locaux de
passage) et le long des murs, à 1,8 m, elle ne peut dépasser 0,4 m/s :

L’inconfort éventuel est lié au choix des


bouches de pulsion ou à la température de
pulsion :

diffuseurs trop proches l’un de l’autre


entraînant une retombée rapide du
jet d’air vers le sol, avant son
brassage correct avec l’air ambiant,

diffuseurs ne présentant pas assez


d’induction par rapport à la hauteur du local (pas assez de brassage avec l’air
ambiant),

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différence entre la température de consigne de l’air pulsé et la température
ambiante trop grande.

Inconfort par effet Coanda rompu


Lorsque l’air est soufflé à proximité d’une surface (ex : soufflage horizontal à proximité du
plafond), il se produit un effet d’adhérence du jet à la paroi : c’est l’effet “COANDA”.

L’effet Coanda est très utile quand on pulse de


l’air froid car il facilite la bonne pénétration du
jet dans le local (augmentation de 30 % de la
portée).

> problème 1 : la présence d’un obstacle


perpendiculaire au jet d’air (poutre, luminaire)
peut faire dévier prématurément le jet vers la zone occupée et engendrer un courant d’air
désagréable.

En conséquence :

il faut souffler soit à partir de l’obstacle, soit


parallèlement à celui-ci et diviser le local en
zones correspondantes,

l’éclairage au plafond doit être soit encastré,


soit suspendu avec une longueur de
suspension de 0,3 m minimum,

on tiendra compte de la présence éventuelle de colonnes qui ne pourront se situer


dans la trajectoire du jet.

> problème 2 : lorsqu’une bouche plafonnière pulsant de l’air froid est surdimensionnée,
la vitesse de sortie de l’air risque d’être trop faible (< 2 m/s) pour créer un effet Coanda.
Le jet d’air tombera alors directement vers le sol, risquant de provoquer un courant d’air
froid sous la bouche. Paradoxalement, pour éviter le courant d’air, il faudra augmenter la
vitesse de l’air en réduisant la taille du diffuseur.

> Problème 3 : les diffuseurs utilisés dans les systèmes de climatisation à débit d’air
variable (VAV ou climatiseurs à plusieurs vitesses) doivent être spécifiquement
dimensionnés pour conserver l’effet Coanda même aux faibles débits.

Concevoir Pour plus d’infos : choix des bouches de pulsion et d’extraction.

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L’inconfort lié aux parois trop froides ou trop chaudes

On distingue 4 sources d’inconfort local :

une asymétrie dans la température de


rayonnement,
une vitesse d’air trop importante,
une température du sol trop basse ou trop
haute,
une stratification verticale des températures.

Voici dans ces domaines les critères à respecter


suivant la norme NBN X 10-005/ISO 7730 :

1. L’ asymétrie de température de rayonnement de


fenêtres (ou d’autres surfaces verticales) doit être inférieure à 10°C (mesure à
0,6 m du sol).
Cette mesure consiste donc à comparer comment la chaleur est échangée par
rayonnement de chaque côté du corps vers l’environnement. Si le déséquilibre
dépasse 10°C entre la T°moyenne des parois vers la fenêtre et la T°moyenne des
parois vers le fond du local, la personne est en état d’inconfort.
2. L’asymétrie de température de rayonnement d’un plafond tiède (chauffé) doit être
inférieure à 5°C (mesure à 0,6 m du sol).
Au delà de cette valeur, davantage de personnes sont insatisfaites par l’excédent
de chaleur autour de leur tête.
3. La température de surface du sol doit normalement être comprise entre 19 et 26°C,
mais les systèmes de chauffage par le sol peuvent être conçus pour 29°C par
période de grands froids.
4. La stratification verticale des températures doit être limitée à 3°C entre 0,1 et 1,1 m
au-dessus du sol.

Cas particulier des piscines


Dans une piscine, le baigneur qui sort de l’eau est dans une situation de “faiblesse
thermique” : son corps est mouillé et l’eau qui s’évapore prend sa chaleur de vaporisation

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sur sa peau. Une sensation de refroidissement importante apparaît.
Le gestionnaire peut donc agir :
soit en augmentant la température de l’air, ce qui est coûteux,
soit en augmentant le taux d’humidité intérieur de la piscine : l’évaporation de l’eau
sera ralentie et le confort du baigneur en sera augmenté.

Cette dernière solution est avantageuse mais elle a ses limites : le risque de
condensation superficielle augmente sur les vitrages et le risque de condensation interne
dans les parois (murs, toiture) également.

Pour le cas particulier des piscines, on recommande généralement les valeurs ci-dessous
:

Température d’air 28°C pour les halls des bassins


24°C pour les vestiaires et les douches
20°C pour les locaux administratifs

Humidité de l’air 50 % en hiver (limite basse qui peut être augmentée si l’isolation
des parois est protégée par un pare-vapeur efficace)
60 à 70 % en mi-saison ou en été

Température 27°C pour les bassins d’initiation et d’apprentissage


d’eau des 24°C pour les bassins sportifs
bassins 22°C pour les bassins en plein air

Température 37°C
d’eau des
douches

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