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QUESTION #1

QUESTION #2

QUESTION #2 Calculs des indicateurs de création de valeur (en millions de dollars canadiens) FIBROTEX inc.

Calculs des indicateurs de création de valeur (en millions de dollars canadiens) FIBROTEX inc. (aux 31 décembre 2008 et 2007)

 
   

2008

 

2007

#1

Revenus (chiffre d’affaires)

2

523

3

276

#2

Capitaux propres

2

135

1

872

#2.1

 

1

835

1

976

#3

Passif à long terme Actif à court terme

2

321

 

704

#4

Passif à court terme

2

908

1

258

#5

Fond de roulement (FDR= #3 - #4)

 

-587

 

-554

#6

Actif à long terme

4

557

4

402

#7

Actif économique (Ae = #5 + #6)

3

970

3

848

#8

Bénéfice avant impôts

 

49

 

779

#9

   

120

 

132

#10

Intérêts payés BAII

 

169

 

911

#11

Impôt

 

15

 

234

#12

 

0,3061

0,3004

 

#13

Taux d’imposition (t= #11 / #8) Bénéfice économique (#10 x (1 - #12))

117,2691

637,3356

 

#14

Marge économique sur ventes (ROS)=( #13 / #1)

4,6480%

19,4547%

 

#15

 

0,6355

0,8514

 

#16

Rotation des capitaux investis (AT)=( #1 / #7) Rendement des actifs économiques (ROA)=(#14 x #15)

2,9538%

16,5618%

 

#17

Coût de la dette à long terme Kd=(#9/#2.1) x (1 - #12)

0,0454

0,0467

 

#18

 

0,8595

1,0556

 

#19

Ratio de la PLT/CP (#2.1/#2) Levier financier (FLE)=(#18 x (#16 - #17)

-1,3611%

12,5482%

 

#20

Rendement sur capitaux propres (ROE)=(#16 + #19)

1,5927%

29,1100%

 

#22

 

2,55%

3,25%

 

#23

Taux sans risque Bêta

 

1,97

 

1,08

#24

Prime du marché

5,50%

5,50%

 
 

Coût des capitaux propres (Ke)= (#22 + (#23 x #24)

13,3850

9,1900%

 

#25

 

%

 

#26

Indice VCI (CP)= (#20 / #25)

0,1190

3,1676

 

#27

Coût marginal de la dette

7,25%

6,75%

 

#28

Coût marginal de la dette après impôts = (#27 x (1- #12))

5,0308%

4,7223%

 

#29

Nombre d’actions émises (en millions)

 

677

 

634

#30

Prix de l’action à la fin de la période

 

1,74

 

8,66

#31

Valeur marchande des capitaux propres = (#29 x #30)

1 177,98

5 490,44

 

#32

 

1

278

1

311

 

DLT à la fin de la période (VM N/A=valeur au livre) % des capitaux propres =(#31/ #31 + #32)

47,9637

80,7247%

 

#33

 

%

 
 

% de la dette =(#32/ #31 + #32)

52,0363

19,2753%

 

#34

 

%

 

#35

 

9,0378%

8,3329%

 

#36

CPMC=(#28 x #34) + (#25 x #33) Indice VCI (actifs)= (#16 / #35)

0,3268

1,9875

 

#37

Valeur comptable des capitaux propres

2

135

1

872

#38

 

0,5517

2,9329

2

 

Ratio M/B =( #31 / #37) EVA = ((#16 - #35) x #7)

 

-

316,6481

 

#39

241,5348

ROS: Bénéfice économique - revenus Le ROS mesure la marge économique sur les ventes. Le ROS

ROS: Bénéfice économique - revenus Le ROS mesure la marge économique sur les ventes. Le ROS de Fibrotex Inc. a subitement diminué en 2008 en passant de 19,4547% à 4,6480%. Cette baisse s’explique en premier lieu par une diminution des ventes ( 23%) due au ralentissement de l’activité du secteur de la construction touché de plein fouet par la crise immobilière. Aussi, ce ralentissement d’activité et de volumes de ventes éloigne de sa TME une entreprise qui, ne pouvant plus profiter autant des économies d’échelle, voit augmenter ses coûts unitaires et baisser son bénéfice économique via le BAII (le taux d’impôt, lui, restant fixe). Finalement, on peut également mentionner que l’augmentation des frais payés d’avance a eu pour impact la diminution du bénéfice économique car l’entreprise aurait pu tirer plus de profits de cette somme en l’investissant stratégiquement dans un placement et en payant les fournisseurs à la date limite (sans compter qu’elle n’a du coup pas d’espèces disponibles, ce qui est inacceptable si elle veut assurer la continuité de ses opérations). La baisse du ROS traduit une baisse de performance et une mauvaise stratégie d’affaires de la part des dirigeants. Pour améliorer ce ratio, elle pourrait faire appel à la diversification, la différenciation, la réduction des coûts d’approvisionnement, l’amélioration du réseau de distribution et du pouvoir de négociation. Finalement, elle pourrait penser à une expansion sur d’autres marchés géographiques épargnés par la crise. Le ROS de Fibrotex est supérieur à certains de ses concurrents tels que Superplast Ltée et Ciment-agrément Inc. mais inférieur à une moyenne de l’industrie un peu biaisée par la performance hors du commun en ce temps de crise de PanneauxPlus Inc. (ROS de 8,21%) qui possède un produit phare plus polyvalent (crise étant, les constructeurs réduisent au maximum leurs coûts en achetant des produits multifonctions). Il faudrait que l’entreprise repense sa stratégie pour optimiser cet indicateur. Notons néanmoins que pour comparer la performance économique avec l’industrie de façon efficace, il faut prendre compte des différentes tailles des autres entreprises et analyser aussi l’efficacité d’exploitation des actifs.

AT: Revenus / (FDR + ALT)

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Le taux de rotation des actifs de 2008 de Fibrotex Inc. qui diminue de 0,8514 en

Le taux de rotation des actifs de 2008 de Fibrotex Inc. qui diminue de 0,8514 en 2007 à 0,6355 en 2008 reflète une sous-exploitation des actifs pour 2008. Cette baisse s’explique en partie par l’augmentation de l’actif économique par l’accumulation des stocks due à la diminution des ventes et par la hausse des comptes clients, liée à la mauvaise collecte des paiements. D’autre part, outre la baisse des ventes, les coûts irrécupérables de la machinerie liquidée à perte pendant la crise et la perte de rendement sur les actifs intangibles hors bilan (par exemple les compétences et le savoir-faire perdus après les licenciements de la crise) ont plus d’impact sur la diminution du rendement que sur celle de l’actif économique. L’entreprise ne récupère pas assez rapidement ses dépenses en acquisition de stocks. Elle devrait améliorer son écoulement de stocks et faire en sorte de récupérer plus rapidement le paiement des clients. Elle pourrait, par exemple, penser au Juste à Temps (J.A.T) et à un système d’approvisionnement EDI. Le AT de Fibrotex Inc. est supérieur au AT des concurrents Ciment-agrément Inc. et Superplast Ltée. Toutefois, il est inférieur à la moyenne de l’industrie, laquelle est un peu biaisée à cause de l’effet du AT exceptionnel en tant de crise (1,01) de Panneaux Plus Inc qui tire un rendement optimal de son actif. Selon cet indice, la moyenne des entreprises de l’industrie utiliserait plus efficacement leurs actifs que ne le fait Fibrotex Inc. Toutefois, il faut quand même préciser qu’un faible AT ne signifie pas obligatoirement une mauvaise gestion de l’actif surtout en phase d’investissement ou de lancement de projet, mais ce n’est malheureusement pas le cas de notre entreprise qui devra chercher à améliorer la gestion de ses actifs économiques.

ROA

:

ROS

x

AT

ou Bénéfice économique- Actifs

économiquesLe ROA mesure le rendement sur l’actif économique. Le ROA de Fibrotex Inc. a diminué considérablement en passant de 16,5618% en 2007 à 2,9538% en 2008 ce qui est signe d’une pauvre rentabilisation de l’investissement. Cette diminution est causée par la diminution du ROS et du AT, spécialement celle du ROS. Le fait que Fibrotex fasse beaucoup de sur mesure lui permettait avant la crise de vendre au prix fort et d’afficher un ROA basé plus sur le ROS que sur le AT. Cependant, la crise les a plus touchés que certains car ils n’ont pas eu la capacité de réduire leur prix autant que les concurrents qui

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réalisaient déjà de grosses économies d’échelle grâce à la production générique. Cela les a conduits à

réalisaient déjà de grosses économies d’échelle grâce à la production générique. Cela les a conduits à des fermetures partielles d’usines pour soulager un peu la hausse de l’actif et la baisse du AT. Également, le facteur de différentiation et les brevets qui avaient fait le succès de l’entreprise sont peut-être aujourd’hui dépassés par la technologie de PanneauxPlus qui ne protège pas seulement de l’eau, mais du feu aussi. Fibrotex a peut- être, dans le passé fait preuve de trop de complaisance alors qu’elle aurait dû faire preuve d’une veille technologique plus active. En 2008, le ROA de Fibrotex est supérieur à celui de Ciment-agrément Inc. de même celui de Superplast Inc., mais demeure encore inférieur à la moyenne de l’industrie, laquelle est élevée à cause de l’effet du ROA (8,29%) de PanneauxPlus Inc.

ROE : FLE + ROA FLE : (≠≠PLT/CP) X ( ROA - Kd(1-t)) Le ROE mesure le rendement sur les capitaux propres. En 2008, le ROE a considérablement chuté, en passant de 29.1100% en 2007 à 1,5927%. Cela s’explique en partie par à une baisse de ROA combinée à une hausse du coût de la dette jusqu'à ce que le Kd devienne supérieur au ROA. Le levier financier a un effet négatif sur le ROE. Bien que le rendement des capitaux propres reste jusque là légèrement positif, la hausse du PLT aura pour effet d’augmenter le risque pour les actionnaires et, par conséquent, le coût des CP augmentera aussi jusqu’à ce qu’il y ait destruction de valeur. Fybrotex n’a d’autre choix que de trouver un moyen stratégique afin d’augmenter sa performance économique pour éviter la faillite car sa performance en financement a bientôt atteint ses limites. On peut également mentionner que les capitaux propres de 2008 ont augmenté par rapport à ceux de 2007 ainsi que l’écart de conversion de devises étrangères. Le ROE de Fybrotex Inc. est de loin inférieur au ROE (8,29%) de son concurrent PanneauxPlus Inc. et également à la moyenne de l’industrie. Toutefois, il demeure supérieur à celui de certains concurrents tels que Superplast Ltée. et Ciment-agrément Inc. Ce ne serait pas une mauvaise idée pour Fybrotex si elle utilisait le mode politique pour obtenir l’aide au financement stratégique.

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Ke : Rf + ≠ β i (Rm- Rf) Le Ke mesure le coût du financement

Ke : Rf + βi (Rm- Rf) Le Ke mesure le coût du financement par les capitaux propres et reflète les attentes de rendement des investisseurs. Le Ke augmente de 9,1900% à 13,3850% en 2008. On peut attribuer cette hausse à l’augmentation du risque lié à cette entreprise, le bêta qui à 1.97 devient bien plus volatile qu’un portefeuille diversifié. En effet, le bêta est sensible à l’endettement et à l’incertitude des revenus causés par la crise immobilière soit le risque d’affaire lié au secteur et le risque financier lié à l’endettement. Le D/E augmente rapidement avec la chute de 80% de la valeur marchande des capitaux propres E et malgré une légère baisse de la dette à long terme, à la fois le risque d’affaire et le risque financier augmentent. La baisse du rendement sans risque (Rf) est négligeable tandis que la prime de risque (Rm-Rf) reste constante. Un investissement prometteur ou une découverte technologique pourrait relancer la confiance dans le titre et baisser le coût des capitaux propres.

CPCM : [(≠≠CP/(≠≠CP+ DLT)) X Ke]+[( DLT/(≠≠CP+ DLT)) X

Kdm(1-t)]

Le CPCM mesure le coût moyen pondéré du capital et permet d’observer le mode de financement privilégié par l’entreprise. Le CPCM augmente de 8,3329% à 9,0378 % de 2007 à 2008. Les capitaux propres augmentent beaucoup plus que la dette à long terme ne diminue. Le poids des capitaux propres a augmenté avec les options d’achat émises et l’écart sur devises alors que celui de la dette à long terme a un peu baissé avec les liquidations d’usine. On assiste alors à un transfert de poids de la dette vers les capitaux propres. Du côté des taux, le Ke augmente plus vite que le Kd et tout ceci a pour effet d’augmenter le CPMC dans son ensemble. Il n’est déjà presque plus possible de se financer par la dette et au rythme auquel chute le cours des actions et monte le Ke, il ne sera bientôt plus possible de se financer par les CP sans destruction de valeur.

EVA : ( ROA - CPCM) x Actifs économiques L’EVA mesure la valeur économique ajoutée, le profit après paiement des coûts du capital investi. En 2008, Fibrotex Inc. présente une EVA négative (-241,5348), en raison du ROA inférieur au CPCM. Il s’agit d’une destruction de valeur car l’entreprise n’est

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pas en phase d’investissement. Les rémunérations basées sur la performance et les options d’achats accordés aux

pas en phase d’investissement. Les rémunérations basées sur la performance et les options d’achats accordés aux dirigeants à la fin des années 1990 les ont fort probablement incités à toujours maintenir un fort ROA, ce qui a limité l’investissement et la recherche et a causé ce faible EVA aujourd’hui. Les coûts de financement ont finalement dépassé le ROA et il faut agir vite pour sauver cette entreprise en mettant en place des stratégies efficaces et en liquidant des actifs pour aider la relance.

M/B : Valeur marchande CP/ Valeur comptable CP. Le M/B mesure la confiance des investisseurs dans le titre de Fybrotex. La diminution du ratio M/B passant de 2,9329 en 2007 à 0,5517en 2008 indique une situation inquiétante pour l’entreprise car elle est sous évaluée sur le marché par rapport à sa valeur comptable. Cela s’explique par la baisse brutale de la valeur marchande de l’action qui est passée de 8,66$ à 1,74$ pour pratiquement un même nombre d’actions en circulation. La crise immobilière et l’incertitude des revenus futurs du secteur de la construction ont conduit à une perte de confiance du titre sur le marché. Avec ce M/B inférieur à 1, Fybrotex est en proie à des offres d’achat agressives en provenance de la concurrence vu la sous- évaluation de l’actif. Elle devra se protéger contre ce risque.

VCI capitaux propres :

ROE / Ke≠≠

Le VCI capitaux propres illustre la création de valeur à partir de capitaux propres et la notion que tant que le rendement des fonds propres sera supérieur à leur coût (le rendement attendu des investisseurs), elle ne pourra créer cette valeur. Malheureusement pour Fybrotex, la diminution du VCI capitaux propres de 2007 à 2008 (de 3,1675 à 0,1189) est plutôt critique. Ceci est causé par une grosse diminution du ROE combinée à l’augmentation du Ke. L’entreprise ne peut satisfaire les attentes des investisseurs et risque de perdre leur support et leur financement. L’entreprise n’a pas d’autre choix que de trouver un moyen stratégique d’améliorer sa performance économique pour sortir de cette situation difficile.

VCI actifs : ROA / CPCM Le VCI actifs mesure la création de valeur à partir des actifs économiques. Le VCI actifs diminue de 1,9875 à 0,3268. C’est le résultat de la forte diminution du ROA en 2008. Il

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est rendu bien inférieur à 1, ceci étant signe d’une situation critique où le rendement de

est rendu bien inférieur à 1, ceci étant signe d’une situation critique où le rendement de l’actif ne suffit pas à éponger son coût. Fibrotex Inc. n’est donc pas rentable selon cet indicateur. Il faut trouver un moyen de tirer plus profits de ces actifs tout en cherchant une source de financement avantageuse.

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QUESTION #3

QUESTION #3 Comme nous l’avons vu avec l’analyse des ratios, Fybrotex subit les foudres de la

Comme nous l’avons vu avec l’analyse des ratios, Fybrotex subit les foudres de la crise immobilière et sa performance financière et économique est au plus bas. Pour gérer le risque, afin de diminuer la volatilité des résultats et la vulnérabilité de l’entreprise, deux solutions ont été proposées. Nous nous proposons de les évaluer.

La première proposition est faite par l’ingénieur propriétaire de l’entreprise qui veut acquérir PanneauxPLUS Inc., une entreprise détenant le brevet du PER033, un produit plus polyvalent et avancé technologiquement. Il espère ainsi dominer le marché et imposer sa politique de prix.

Ici, c’est le mode d’intervention politique qu’il essaye d’appliquer. En fait, ce mode vise à « contrôler sa destinée ». Il veut tenter de façonner le marché et la concurrence pour se protéger des risques et menaces du marché en établissant une position dominante. Lanctot pense atteindre cet objectif en faisant l’acquisition de son concurrent le plus performant. Cette acquisition lui rapportera de précieux brevets et lui permettra de diffuser une nouvelle technologie à toute son organisation à long terme. Ainsi l’entreprise pourrait bénéficier de la diversification en proposant de nouveaux produits et de la différentiation en intégrant une nouvelle technologie en laquelle elle a de grands espoirs et qui, selon elle, devrait être la norme de demain. La propriété intellectuelle, les brevets et les compétences qu’elle obtiendra lui permettront de générer des revenus demain, en louant des droits et en proposant des services. Si elle vise juste et devient le leader du marché, son avantage technologique lui servira de barrière à l’entrée aussi pour arrêter la concurrence qui ne pourra rivaliser sans investir grandement dans une technologie aussi performante.

Néanmoins, pour que ce scénario rencontre le succès, Fybrotex doit être aussi sûr de son coût, et ce, malgré l’incertitude du marché de la construction en ce temps de crise immobilière. Elle ne doit pas se tromper sur l’évaluation de la gravité et de la durée de cette crise car, en raison de la santé de sa structure financière actuelle, un financement à

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haut taux du moment qui ne permettrait pas d’être rentabilisé sous peu causerait l’arrêt de mort

haut taux du moment qui ne permettrait pas d’être rentabilisé sous peu causerait l’arrêt de mort de l’entreprise.

En effet, les dépenses, l’augmentation importante de la dette et l’augmentation de l’actif auraient un effet négatif à court terme sur les indicateurs ce que la structure financière n’est pas forcément en mesure d’absorber aujourd’hui.

Notons aussi que Lanctot est un ingénieur maladroit ne possédant pas forcément les compétences de gestionnaire pour évaluer la crise et le marché. De plus, il n’a pas l’air trop certain de rien, le risque en vaut-il la chandelle ?

Toujours dans le contexte de l’utilisation du mode politique pour contrer le risque, le responsable financier de l’entreprise, Gendron, lui propose pour gérer le risque d’investir modérément dans une campagne de publicité afin de sensibiliser le public aux propriétés sécuritaires des produits de Fybrotex. De façon combinée, profiter de l’appui des assureurs pour exercer une véritable pression auprès des gouvernements afin de rendre obligatoire l’utilisation des panneaux hydrofybro dans la construction de locaux commerciaux (dans le Code de construction du Québec, notamment). Un tel contexte réglementaire selon lui permettrait de jouir d’une position concurrentielle exceptionnelle. Il tente d’atteindre son objectif en façonnant le contexte sociopolitique. L’idée est dans un premier temps d’obtenir l’approbation et le support du public en le séduisant et en le convaincant de la sécurité supérieure de ses produits au travers de publicité institutionnelle. Dans un deuxième temps, il faudrait encourager les assurances, institutions à fort pouvoir politique, à faire du lobbying auprès du gouvernement pour établir un contexte réglementaire qui ferait des produits de Fybrotex la norme dans l’industrie. Ainsi, l’entreprise serait assurée des revenus « à l’abri des incertitudes de la crise » des contrats et marchés publiques et serait protégée de ses concurrents par les barrières à l’entrée que constitueront ses brevets. Un autre avantage non négligeable de cette proposition est qu’elle est un investissement modéré dans des actifs intangibles (low-risk high-reward). Le ROS serait augmenté sans subir de coûts faramineux. Le AT serait augmenté aussi parce que certains de ces actifs intangibles n’apparaissent pas au

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bilan. Le ROA suivrait cette hausse. L’assurance des revenus des contrats publics et la bonne image

bilan. Le ROA suivrait cette hausse. L’assurance des revenus des contrats publics et la bonne image perçue par le public diminuerait le risque d’affaire et le coût des capitaux propres, de la dette et le CPCM. Finalement, le levier financier redeviendrait positif et la hausse de ROE et de l’EVA suivrait.

Cependant, il faut s’assurer que l’investissement de départ sera supporté par la structure déjà très faible car ces actifs intangibles ne sont pas amortissables et devront êtres passés au total en dépenses dès le premier jour, alors que le rendement ne sera pas assurément immédiat.

Après comparaison des deux propositions, nous recommandons d’aller avec la deuxième car elle est moins risquée, demande moins d’investissement et a un meilleur potentiel de rendement. Bien que l’entreprise tente de maîtriser sa destinée, la crise immobilière est un évènement d’ordre supérieur sur lequel une organisation n’a que peu d’emprise a elle seule. Il vaut mieux se mettre à l’abri du contexte réglementaire dans ce contexte d’incertitude.

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QUESTION #4

QUESTION #4 Une entreprise a à sa disposition de nombreuses alternatives afin d’établir une relation durable

Une entreprise a à sa disposition de nombreuses alternatives afin d’établir une relation durable avec son personnel stratégique pour ainsi s’esquiver de la perte de tels employés et éviter par le fait même de dissiper le savoir-faire et l’information stratégique dont elle s’est dotée. Il est évident que le fondateur de Fybrotex Inc, Carl Lanctôt, a vécu une problématique au niveau de la rétention de son personnel de talent. Nous pouvons noter qu’il y avait 1 788 employés en 2007 et que ce nombre a chuté à 1 344 en 2008. Notons qu’étant après les années 1980, modèle de loyauté réciproque s’est dissipé. La mobilité des talents étant dorénavant élevée, cela entraîne des départs massifs d’employés. Dans notre cas, cette mobilité a été accentuée par la sous rémunération des dirigeants.

Tout d’abord, il est primordial que Carl Lanctôt définisse clairement le personnel qui est vraiment stratégique face aux activités de l’organisation, c’est-à-dire les employés qui sont difficilement remplaçables sur le marché du travail en raison de leur maîtrise de connaissances pratiques et techniques d’une grande valeur stratégique. Cette première étape est importante car les ressources (temps, argent, formation, etc.) seront alors concentrées aux bons endroits afin d’être le plus efficient et efficace possible par rapport au développement à long terme de Fybrotex.

En second lieu, l’embauche de plusieurs professionnels à l’externe afin de combler les départs précédents ont étaient des changements qui ont eu des répercussions majeures, notamment en ce qui a trait à la culture de l’entreprise. Une solution proactive à ce bouleversement aurait été sans aucun doute la favorisation d’un apprentissage organisationnel par opposition à un apprentissage strictement individuel. Ceci étant dit, ce développement des compétences et du savoir-faire devrait être entreposé dans des systèmes et des bases de données ainsi que déployé par des méthodes et des pratiques formels par Fybrotex. Cet apprentissage des habiletés au niveau organisationnel tend à diminuer la vulnérabilité de l’entreprise en ce qui concerne les attentes et les humeurs de son personnel stratégique. En raison de leur plus grande abondance, les ressources de

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talent qui se croiront irremplaçables auront alors un pouvoir de négociation moindre, ceci étant favorable pour

talent qui se croiront irremplaçables auront alors un pouvoir de négociation moindre, ceci étant favorable pour Fybrotex.

En outre, afin de contrer les soubresauts suite aux changements survenus en 1998 et qui ont eu des contrecoups par rapport à la culture de l’entreprise, il serait sans contredit bénéfique pour l’entreprise de promouvoir la mise en place d’un milieu de travail attrayant qui engendre par le fait même l’émergence de valeurs de loyauté et de solidarité sans omettre l’engagement durable entre l’organisation et ses employés. Cet optique met de l’avant une solide culture d’entreprise à long terme et confère à son personnel un sentiment d’appartenance.

De plus, l’octroi d’options d’achats à tous les dirigeants et le programme de bonis à la performance permet l’implantation d’un contrat psychologique et économique de longue durée par une promesse à long terme et une fidélité mutuelle. De plus, le plan de rémunération à la performance motive le personnel de talent à participer directement à la rentabilité de l’entreprise. Un sentiment de réciprocité est alors développé au sein de l’organisation. Toutefois, il faut prendre bien garde que les options d’achats n’incluent que le personnel stratégique. Une question s’impose alors : Est-ce que tous les dirigeants de Fybrotex sont des employés stratégiques?

Finalement, nous constatons également à la lumière des informations contenues dans le texte, que Fybrotex Inc s’est dotée d’une politique rigoureuse en matière de protection de sa propriété intellectuelle. En effet, l’entreprise possède plus d’une quinzaine de brevets. Ceci est un moteur stratégique intéressant en ce qui a trait à la création de valeur de l’organisation; ceci lui donnant par la même occasion un avantage concurrentiel. Bien entendu, il est évident que le texte précédent a mis une emphase plus particulière sur le personnel stratégique. Toutefois, le savoir demeure une ressource stratégique qu’une entreprise se doit de protéger afin de conserver et de faire fructifier sa valeur. Ceci étant dit, Fibrotex doit demeurer aux aguets afin de préserver ses actifs intangibles. C’est pourquoi, elle ne doit pas faire preuve de complaisance, mais plutôt s’assurer constamment d’établir une veille technologique active.

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ANNEXE Calculs détaillés de la Question #1

ANNEXE Calculs détaillés de la Question #1

1.Calcul du ROS (Marge économique sur les ventes)

ROS: Bénéfice économique / Revenus t 2007 (taux d’imposition)=Impôt/BAI=15/49=0,3061 Be 2007 (Bénéfice économique)=BAII(1-t)=169 x (1-0,3061)=117,2691 ROS 2007 =117,2691/2523=4,6480%

t 2008 (taux d’imposition)=Impôt/BAI=243/779=0,3004 Be 2008 (Bénéfice économique)=BAII(1-t)=911 x (1-0,3004)=637,3356 ROS 2008 =637,3356/3276=19,4547%

2.Calcul du AT (Rotation des actifs)

AT: Revenus/Actifs économiques

Ae

2007

=FDR+ALT=(704-1258)+4402=3848

Ae

2008

=FDR+ALT=(2321-2908)+4557=3970

AT

AT

2007 =3276/3848=0,8514 2008 =2523/4557=0,6355

3.Calcul du ROA (Rotation des actifs)

ROA : ROS x AT ou Bénéfice économique/ Actifs économiques ROA 2007 =ROS x AT=19,4547% x 0,8514=16,5618% ROA 2008 =ROS x AT=4,6480% x 0,6355=2,9538%

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4. Calcul du ROE (Rendement sur les capitaux propres)

ROE : FLE + ROA

4. Calcul du ROE (Rendement sur les capitaux propres) ROE : FLE + ROA FLE :

FLE : (PLT/CP) X (ROA - Kd net ), avec Kd net =(Intérêts/PLT)(1-t)

Kd net2007 =(132/1976)(1-0,3004)=0,0467

FLE 2007 =(1976/1872) x (16,5618%-0,0467)=12,5482%

ROE 2007 =12,5482% + 16,5618%=29,1100%

Kd net2008 =(120/1835)(1-0,3061)=0,0454

FLE 2008 =(1835/2135) x (2,9538%-0,0454)=-1,3611%

ROE 2008 =2,9538% + (-1,3611%)=1,5927%

5.Calcul du Ke (Coût des capitaux propres)

Ke : Rf + βi (Rm- Rf)

Ke 2007 =3,25%+1,08 x 5,50%=9,19000%

Ke 2008 =2,55%+1,97 x 5,50%=13,3850%

6.Calcul du CPCM (Coût moyen pondéré du capital)

CPCM : [(CP/(CP+DLT)) X Ke]+[(DLT/(CP+DLT)) X Kdm(1-t)]. Note : CP et DLT à la valeur

marchande

CPCM 2007 =[(5490,44/(5490,44+1311)) X 9,1900%]+[(1311/(5490,44+1311)) X

6,75%(1-0,3004)

CPCM 2007 =8,3329%

CPCM 2008 =[(1177,98/(1177,98+1278)) X 13,3850%]+[(1278/(1177,98+1278)) X

7,25%(1-0,3061)

CPCM 2008 =9,0378%

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7. Calcul de l’EVA (Valeur économique ajoutée) EVA : (ROA - CPCM) x Actifs économiques EVA
  • 7. Calcul de l’EVA (Valeur économique ajoutée)

EVA : (ROA - CPCM) x Actifs économiques

EVA 2007 = (16,5618%-8,3329%) x 3848=316,6481

EVA 2008 = (2,9538%-9,0378%) x 3970=-241,5348

8.Calcul du ratio M/B

M/B : Valeur marchande CP/ Valeur comptable CP

Valeur marchande=nombres d’actions émises x prix de l’action de fin de période

M/B

2007 =5490,44/1872=2,9329

M/B

2008 =1177,98/2135=0,5517

  • 9. Calcul du VCI capitaux propres

VCI capitaux propres : ROE / Ke

VCI capitaux propres2007 =29,1100%/9,1900%=3,1676

VCI capitaux propres2008 =1,5927%/13,3850%=0,1190

10. Calcul du VCI actifs

VCI actifs : ROA / CPCM

VCI actifs2007 : 16,5618%/8,3329%=1,9875

VCI actifs2008 : 2,9538%/9,0378%=0,3268

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