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Référencement : quelle importance du nom de domaine ?

Malgré toutes les astuces envisageables, l'URL est un des premiers critères d'indexation par
les moteurs. Il convient donc d'adopter de bonnes règles d'usage dès le début.

03/02/2006
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son référencement

Séminaire : optimiser
son site pour le
référencement
David Degrelle, P-DG du référenceur 1ère Position, est formel : "l'URL doit être lisible, c'est un
vecteur de communication essentiel".

Et l'un des composants essentiel d'une URL est... le nom de domaine. Un paramètre peu souple
mais qui doit décrire au mieux, et dans l'idéal, l'activité de l'entreprise, sa raison sociale, ou même sa
localisation.

Rien n'empêche l'ajout d'un mot-clé dans le nom de domaine. Au contraire, ce choix - même s'il peut
paraître assez lourd en termes de communication externe - assurera un meilleur classement au sein
des moteurs de recherche. L'URL passe avant l'analyse du code HTML, sa structure et ses balises
meta.

Mais "les mots clés intégrés au nom de domaine sont vraiment utiles pour un acteur inconnu ; dans
le cas opposé, mieux vaut jouer sur la marque" tempère Rudy Harel, responsable d'Ad-
Référencement.

Dans le cas d'une multinationale ayant développé des sites locaux, il peut s'avérer judicieux d'inclure
le pays dans le nom de domaine, à défaut du suffixe. Un exemple : "societe-france.com" ou
"societe.fr" et même "fr.societe.com", les trois sites étant les mêmes, l'un pointant sur le site
principal.

Toutefois, Rudy Harel met en garde : "les suffixes pays sont nécessaires pour un bon référencement
localisé. Le .com est avant tout utile pour le site institutionnel d'un groupe. Il faut cependant héberger
ce site .com et le site local dans le pays où l'on voudra communiquer. Même avec un nom de
domaine et du contenu français, un site en .com hébergé en dehors du pays sera rejeté de Google.fr
avec une requète limitant le contenu français".

"Google. fr ne
reconnait pas les
sites .com hébergés
hors de France"
(Rudy Harel - Ad-
Référencement)

Jérôme Lacaille, directeur de Referenceur.com, tient quant à lui à alerter sur la redirection
automatique : "cette technique est à proscrire. Nous somme contre le rattachement de plusieurs
URL à un même domaine, si le contenu du site reste le même. Google, comme d'autres moteurs,
n'aime pas ces pratiques et l'indexation du site ne s'en retrouvera que lésée". Rudy Harel partage le
même point de vue : "Les pages satellites, faisant appel à des sites mirroirs, sont une tendance
passée".

Cependant, une séparation pertinente du site ne peut qu'augmenter la popularité du site (pagerank
chez Google) avec de nouveaux liens externes ou même internes (lire l'article du 27/01/06), si les
activités ou les pays sont dissociées du site principal avec un sous-domaine. "Les sous-domaines
sont utiles mais attention aux sites accessibles à partir d'un "www" et aussi du domaine racine.
Google aura tendance à voir deux sites distincts" ajoute Jérôme Lacaille.

Tous ces efforts entrepris pour un bon référencement risquent d'être caduques si le site venait à
subir une évolution majeure occasionnant un changement d'URL, comme une modification de raison
sociale. Dès lors, comme conserver le précieux pagerank ?

Heureusement, il est possible de mettre en place une redirection sur le serveur Web lui-même (lire
l'article du 03/01/2006). Et, via cette redirection permanente (HTTP 301), le moteur de recherche
peut mettre à jour sa base de données automatiquement pour ne retenir que le nouveau domaine.
Qui plus est, la nouvelle URL bénéficiera en prime du classement de l'ancien domaine.

Moralité ? "Google réagit de plus en plus comme un Internaute, il est donc dangereux de référencer
sans respecter des règles d'usage", selon les mots de Rudy Harel.
Christophe COMMEAU, JDN Solutions