ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE

PROJET DE FIN D’ETUDE 2007

CHAPITRE 1 : GENERALITES SUR LA ZONE D’ETUDE
 Localisation  Géographie physique et humaine  Aperçu géologique de la Côte d’Ivoire  Géologie régionale et locale

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I. INTRODUCTION

Ce chapitre est consacré à la présentation de la zone d’étude. Cette présentation vise deux aspects : le cadre géographique et géologique. D’abord, sur le plan géographique, il situe la zone d’étude à l’échelle de la Côte d’Ivoire et donne ses caractéristiques physiques. Il s’intéresse aussi à son contexte géologique. Ainsi, il fait un résumé du cadre géologique de la Côte d’Ivoire et expose la géologie régionale et locale de la région de Tiassalé. II. GEOGRAPHIE ET MORPHOLOGIE REGIONALE II.1.Localisation La ville de Tiassalé est située au sud de la Côte d’Ivoire dans la région des Lagunes, précisément entre les latitudes 5°50’ et 6°00’ Nord et les longitudes 4°40’ et 4°50’ Ouest. Elle est à, environ 120 Km au Nord-Ouest d’Abidjan et à, environ 117 Km au Sud-Est de Yamoussoukro (figure1)

Figure 1 : Localisation de la zone d’étude (extrait de la carte Michelin 175, édition 1978). Zone d’étude

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II.2.Géographie physique II.2.1.Climat La région de Tiassalé est soumise au climat sub-équatorial avec deux saisons de pluies (avril-juin et septembre-novembre) alternant avec deux saisons sèches (décembre-mars et juillet-août). II.2.2. Relief et Végétation C’est une région pénéplanée où émergent quelques collines dont les sommets atteignent en moyenne 108 mètres. On y trouve des vallées à fond plat encombrées d’alluvions récentes. Dans son ensemble, le relief de la région est une pénéplaine décroissante vers la mer. La forêt dense humide occupait la quasi-totalité de cette région. Cette forêt mésophile dont les essences dominantes sont par exemple, le samba, le fromager et l’iroko, est largement dégradée par l’activité humaine par exemple, les plantations de café, de cacao et de palmiers. II.2.3 Hydrographie La région de Tiassalé est drainée par le N’ZI et le Bandama (grand fleuve au tracé sinueux) coulant vers le sud et qui se jette dans la mer. Ces derniers connaissent une période de crue et une période d’étiage correspondant respectivement à la grande saison des pluies et à la grande saison sèche. II.2.4 Géographie humaine On note dans cette région, une diversité ethnique autochtones composé de : Baoulé, Abè, AbidjiAgni, Ollomoin. A l’instar des autres régions de la Côte d’Ivoire, il existe aussi de nombreux allogènes qui y sont pour leur activité professionnelle. Des allochtones y exercent aussi des activités pastorales (Maliens, Peuhls, Burkinabés). II.2.5 Géographie économique La principale activité économique de la région de Tiassalé est l’agriculture. Les produits de rente sont : le café, le cacao, l’ananas, l’hévéa et le palmier à huile. On a également quelques produits vivriers tels que l’igname, le riz, le manioc, la banane plantain. D’autres activités comme l’élevage et la pêche s’y exercent. C’est une région bien structurée car les villages disposent de rues bien tracées et bien construites. L’existence de voies routières constitue un atout pour l’écoulement des produits agricoles vers les grandes agglomérations (Abidjan, par exemple).
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III.CONTEXTE GEOLOGIQUE III.1 Aperçu géologique de la Côte d’Ivoire Le continent africain comprend trois cratons. Ce sont les cratons du Congo, du Kalahari et de l’Ouest Africain (Kennedy, 1964 ; Rocci 1965 ; Clifford, 1964a) (Figure 2).

Figure 2 : Noyaux cratoniques de l’Afrique, d’après Kennedy [1964] Rocci [1965] ; Clifford [1968a],
1. Noyaux cratoniques majeurs. 2. zones péricratoniques activées orogéniquement du précambrien terminal au début paléozoïque. 3. Ages supérieurs à 700 M.a., dans ces zones. 4.Ages 680-580. Katangien. 5. Ages 580-450. Damarien (Orogénie panafricaine). 6. Ages 450-350. 7. Zones de socle rajeuni. 8. Zones de plissements. 9. Fractures profondes. 10. Aires marines secondaires et tertiaires.

Le Craton Ouest-Africain, stable depuis la fin de l’orogenèse éburnéenne (1,6 Ga), est limité au nord par l’Anti-Atlas, au sud par l’océan Atlantique, à l’ouest par la zone mobile panafricaine des Mauritanides et Rockelides, à L’Est par la zone mobile panafricaine des chaînes Pharusides, Dahomeyides et Gourma. Il comprend au Nord, la dorsale de Réguibat, au Sud, la dorsale de Man ou de Léo et est recouvert sur une grande partie de sa surface par les formations
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sédimentaires d’âge néoprotérozoïque à paléozoïque des bassins de Tindouf au nord, de Taoudéni dans sa partie centrale, de la Volta dans sa partie orientale, et du bassin mésozoïque au sud de la Côte d’Ivoire (Figure 3).

Figure 3 : Carte structurale du craton ouest africain et les zones mobiles (modifiée d’après Affaton, Sougy et Trompette, 1973).

La Côte d’Ivoire est situé au cœur de la dorsale de Man dont les unités lithologiques sont affectées par trois orogenèses : Léonienne (3,5 – 2,9 Ga), Libérienne (2,9 – 2,4 Ga) et Eburnéenne (2,4 – 1,6 Ga). La faille du Sassandra sépare deux domaines précambriens d’âges différents. A l’Ouest, le domaine Archéen appelé « Kénéma-Man », est formé de terrains métamorphiques de haut grade, comprenant des gneiss granulitiques daté à 3,05 Ga et des charnockites à 2,8 Ga (Camil ,1984 ; Kouamélan, 1996). A l’Est, le domaine Paléoprotérozoïque
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8 Ga). 1996) : c’est le domaine SASCA (Sassandra. Les terrains du Paléoprotérozoïque sont affectés par un métamorphisme épizonal à mésozonal.2 et 2. 3. Le socle précambrien est recouvert. sédiments. Il existe un autre domaine où coexistent les formations géologiques des deux grands domaines (Kénéma-Man et Baoulé-Mossi) (Kouamélan. 2. contact chevauchant 7.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 dit « Baoulé-Mossi » est constitué d’une croûte juvénile édifiée et structurée principalement entre 2. zone de transition Archéen/Paléoprotérozoïque. granitoïdes indifférenciés du domaine Paléoprotérozoïque. domaine Archéen. Figure 4 : Carte schématique de la Dorsale de Man (modifiée d’après Ouattara.Cavally). dans sa partie sud. 5. 4.1 Ga (figure 4). 1998 . 1. par un bassin sédimentaire mésozoïque (figure 5). Couloirs décrochants. 6. Milési et al. 1989). Formations post-birimiennes (âge < 1. 7 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . volcanosédiments et volcanites birimien indifférenciés.

8 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . granitoïdes et granites rubanés gneiss et migmatites indifférenciés (âges supérieurs à 2. (Hurley et Rand.4 Ga) . Kouamélan.3 et 3. 2. 3.5 à 2. 8.5 Ga (âge modèle Nd . 1996). 1. âge III.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Figure 5: Schéma simplifié des ensembles géologiques en Côte d’Ivoire (d’après la carte géologique au 1/1000000 de la Côte d’Ivoire de Tagini [1972]. modifiée). Des données géochronologiques montrent que la plupart des roches se sont différenciées du manteau entre 3.9 Ga) et des roches archéennes structurées par le cycle Libérien (2. granitoïdes à deux micas associés ou non aux structures décrochant méridiennes. Tysdal et Thorman. 4. Camil. 1996).4 Ma) 7. 5. 1971 . Domaine archéen.1 Domaine Kénéma-Man Le domaine Kénéma-Man comprend les roches catarchéennes structurées par le cycle Léonien (3.9 à 2. 1983 . 6. formations postbirimiennes (bassins sédimentaire côtier). des leptynites et des charnockites et sont affectés par un métamorphisme de haut grade. Tagini. Kouamélan. Ces terrains comprennent des gneiss granulitiques. 1968 . 1984 . Bessoles 1977 . des migmatites.1. bassins sédimentaires et volcano-sédimentaires. granitoïdes calco-alcalins localisés dans les bassins sédimentaires. volcanisme et volcanosédiments indifférenciés.

1990 et Boher et al. Il est divisé en deux zones distinctes par une grande faille normale d’orientation E-W appelée « faille des lagunes » ou « faille bordière ». Il a été qualifié de « domaine de transition » par Kouamelan (1996). volcaniques et plutoniques (Delor et al.. On y trouve des témoins des orogenèses libériennes et éburnéennes. plus précisément dans le large sillon plutono-volcano-sédimentaire de la Comoé (Figure 5).Mossi Le domaine Baoulé-Mossi occupe un peu plus des deux tiers de la dorsale de Man et concerne également les fenêtres de Kayes et de Kéniéba qui apparaissent respectivement au Mali et au Sénégal.4 et 1.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 III. Ce sillon occupe l’Est de la Côte d’Ivoire et est à cheval sur la Côte d’Ivoire. III. Les granitoïdes de la région. III. constitués d’ensembles volcano-sédimentaires et plutono-volcaniques juvéniles. 4 Bassin sédimentaire Le bassin sédimentaire est très peu étendu avec une superficie immergée de 40000 km 2 (Off Shore). Ce domaine s’étend au Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. On y rencontre les unités volcano-sédimentaires. 1973). Le terme « Birimien ».1.1.2. à l’instar d’autres 9 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . III.2 Domaine Baoulé.5% du territoire national. depuis la ville de Guibéroua et renferme les fleuves Sassandra et Cavally. et une superficie émergée de 8000 km2 (On Shore) soit 2.. GEOLOGIE REGIONALE ET LOCALE La région de Tiassalé est située dans le domaine Baoulé-mossi. Le terme « Eburnéen » sert à dénommer l’ensemble des événements tectono-métamorphiques affectant le Birimien au Paléoprotérozoïque. défini dans la vallée de la rivière Birim au Ghana par Kiston (1928). 1992). Il renferme les terrains du Birimien. Il est composé de roches métasédimentaires. 1992).6 Ga. l’unité des monts Trou et l’unité de la Davo (Papon.1. l’Ouest du Ghana et s’étire au Nord jusqu’au Burkina Faso où il forme le sillon de la Houndé.3 Domaine SASCA C’est un domaine qui regroupe à la fois les formations de l’Archéen et celles du Protérozoïque Inférieur. c'est-à-dire mis en place sans contamination par une croûte plus ancienne (Abouchami et al. l’unité de LougaKounoukou. qualifie l’ensemble des terrains de l’Afrique de l’Ouest d’âge compris entre 2. telles que l’unité d’Hana-Lobo.

10 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . sub-volcaniques et sédimentaires. granodiorite à biotite et/ou hornblende. - granitoïdes non métamorphiques (monzosyénites. monzogranites à monzonites. On y trouve également des formations métamorphiques (métagranites à deux micas.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 formations d’origines volcaniques. métagranites à muscovite. Les formations dominantes sont : - roches sédimentaires métamorphisées (schistes et micaschistes) dont les traces de stratification sont souvent visibles . granites à biotite). La région d’étude dénommée « Région de Tiassalé » est occupée essentiellement par des roches métasédimentaires intrudées par divers granitoïdes (figure 6). métamonzogranites. métagranodiorites). 1997). tonalites. se sont mis en place au sein de plusieurs sillons ou bassins intracratoniques de taille différente et d’orientation NE-SO (Doumbia.

Métamonzogranites et métagranite à 12. Monzogranites à monzonite 7. 10.Ampélites 3.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Figure 6 : Carte géologique de la région de Tiassalé (Source : carte géologique de la Côte d’Ivoire à l’échelle 1/200000 . 1992).Tonalites 11. 1.Granodiorites à biotite et/ou hornblende 13.Métaarénites dominant sur métasiltstones 5. Monzosyénites 14. feuille Abidjan . Métatonalites 2. Pegmatites dominant sur métaarénite 11 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .Complexes volcaniques indifférenciés 4.1ère édition. Granites à biotite muscovite 6.Métagranites à biotite et muscovite. Métasiltstones 9. Métagranodiorites 8.

C’est une zone pénéplanée couverte par une forêt mésophile largement dégradée par la caféculture. Au plan géologique elle se situe au sein du vaste bassin de la Comoé d’âge Paléoprotérozoïque. la cacaoculture.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV. et l’hévéaculture. CONCLUSION PARTIELLE On retiendra que la zone se situe au sud de la Côte d’Ivoire. C’est une vaste zone de sédiments métamorphisés (schistes et micaschistes) intrudées de divers granitoïdes. 12 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 CHAPITRE 2 ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE    Généralités sur les Granitoïdes Moyens et Méthodes d’études Etude Pétro-structurale 13 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

1. Cette étude de description pétrographique des différentes déformations affectant ces formations. rutile.  les granitoïdes sont des roches plutoniques acides et neutres. plus rarement mélanocrates.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 I. sphène. grenat. Les minéraux accessoires sont très variés (apatite. Il peut être rapide (brutal). le refroidissement peut être modéré (plus ou moins) rapide. Ce refroidissement en profondeur peut être lent. Les principaux représentants sont les granites et les granodiorites. de feldspaths potassiques (orthose et/ou microcline). et. épidote …) 14 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . ces roches plutoniques sont subdivisées en quatre grands groupes : granitoïdes. roches à feldspathoïdes. Aussi.GENERALITES SUR LES GRANITOIDES II. On a également des amphiboles (généralement de la hornblende verte) et rarement des pyroxènes. On a. ce qui donne des roches plutoniques. appelée étude pétro-structurale est réalisée sur le terrain par l’observation directe d’affleurements. les roches plutoniques acides. à semi-profondeur et produire des roches dites hypovolcaniques. Généralement.INTRODUCTION Dans ce chapitre. nous décrivons les différentes déformations affectant ces affleurements. mais on y ajoute aussi les syénites. nous présentons les descriptions pétrographiques des différents échantillons rencontrés dans la région de Tiassalé. les monzonites et les diorites. en fonction de leur teneur en silice et en éléments ferromagnésiens se divisent en quatre groupes. en surface ou sous une faible épaisseur d’eau. Les roches plutoniques. II. Cadre général Les roches cristallines ou magmatiques résultent du refroidissement de magma. tourmaline. roches gabbroïques et roches ultrabasiques. Ce sont des roches hololeucocrates à leucocrates. zircon. Entre ces deux extrêmes. neutres. formées de quartz (10 a 40% des minéraux de la roche). produire des roches volcaniques d’épanchement (laves) et explosives (pyroclastites). de plagioclases (de l’anorthite à l’albite). de micas (biotite et muscovite : 3 à 10% des minéraux de la roche). basiques et ultrabasiques. après avoir fait un aperçu sur les granitoïdes de façon générale.

Ils prennent naissance dans les chaînes de montagne dues à des collisions continentales. Les granitoïdes orogéniques de subduction se forment au moment où les montagnes s'édifient en contexte de subduction. ou non. 15 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . est en fait une phase ultime du métamorphisme. TYPE I=les Syn-ColG (Syn-Collision Granite) . enfouis pendant ces collisions. La température de fusion dépend de la nature des matériaux enfouis. de la pression et de la présence. appelé anatexie. Leur origine se situe au niveau du manteau supérieur. sont généralement associés à des émissions volcaniques en surface (andésites). subissent des élévations de température et de pression conduisant à leur fusion pour donner un magma. comme l'Himalaya ou les Alpes. Ainsi. Le magma granitique provient en partie de la fusion des sédiments océaniques de la plaque plongeante et en partie de la fusion de la plaque chevauchante. d'eau. TYPE A=les WPG (Within Plate Granite ou granite intra-plaques) . On les observe aussi bien en milieu continental qu'en milieu océanique. M. comme les gneiss. Les matériaux. Ils sont les plus nombreux parmi les granitoïdes. selon les caractères géochimiques et leur environnement géologique. ces granites sont souvent entourés de roches métamorphiques. TYPE M=les VAG (Volcanic Arc Granite ou granite d’Arc volcanique) . qui cristallisent lentement en profondeur. TYPE S=les ORG (Ocean Ridg Granite ou granite de ride océanique). Ces granitoïdes. Les granitoïdes orogéniques d'anatexie correspondent à un recyclage des matériaux de la croûte terrestre. Les granitoïdes anorogéniques ne sont pas liés à l'édification de montagnes. S). I.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 On classe les granitoïdes en deux groupes selon le contexte géologique : les granitoïdes orogéniques et les granitoïdes anorogéniques. où la fusion est totale. On en distingue deux types : les granitoïdes orogéniques de subduction et les granitoïdes orogéniques d’anatexie. Il résulte du processus de cristallisation fractionnée à partir d’un magma basaltique. Ce phénomène. Les granitoïdes orogéniques sont contemporains à la formations des chaînes de montagnes plissées et l’on les sépare en plusieurs types (A.

lherzolite et wehrlite) . Gabbro-norite (plagioclase + clinopyroxène + orthopyroxène). II. On peut citer par exemple.s (plagioclase + clinopyroxène) . Gabbro s. - Pyroxénites : elles contiennent moins de 40% d’olivine.2. péridotites à pyroxènes (harzburgite. comprennent les syénites néphéliniques. les essexites et les ijolites. Les deux premiers sont de grands batholites de granites (à biotite et 16 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . - Hornblendites (amphibole magmatique). On peut citer par exemple l’orthopyroxène. le "Winneba granite" et le "Dixcove granite". Norite (plagioclase + orthopyroxène) . on distingue : - Anorthosite (plagioclase > 90%) Troctolite (plagioclase + olivine) . Gabbro à olivine (plagioclase + clinopyroxène +olivine) .ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007  Les roches feldspathoïdiques. En fonction de leurs minéraux essentiels. webstérite et clinopyroxénite . la dunite (% olivine compris entre 90 et 100) . les théralites. 1977) tiennent compte de leur pétrographie et de leur contexte structural.  Les roches ultramafiques comprennent trois (3) familles principales (Annexe2) par ordre d’importance qui sont : - Péridotites : elles contiennent plus de 40% d’olivine. Elles contiennent de l’olivine et des pyroxènes en plus de la hornblende. • La classification de Junner (1940) a été définie au Ghana et comprend trois types de granites qui sont : du plus vieux au plus jeune: le "Cape Coast granite". Les granitoïdes de domaine paléoprotérozoïque de l’Afrique de l’Ouest Les classifications proposées pour les granitoïdes du domaine Paléoprotérozoïque de l’Afrique de l’Ouest (résumées par Bessoles.  Les roches gabbroïques contiennent en moyenne 35 à 65% de plagioclase.

hypovolcaniques. équivalents des granites de type Cape Coast. de granodiorites et diorites peu ou pas orientés. dans les métasédiments et dans les métavolcanites. peu ou pas déformés et intrusifs dans les structures orogéniques plissées. akéritiques et monzonitiques.les granites de type "Bondoukou".à syncinématiques).les granites "anté-tectoniques" ou "anté-birimiens". Ils peuvent être en enclaves dans les autres granitoïdes environnants. Les granites abroniens éo. soit à la phase finale du Paléoprotérozoïque (granite abroniens tardi.les granites de type "Baoulé" se mettent en place au Birimien et sont qualifiés de "syntectoniques". . • La classification de Arnould (1961) reprend et définit plus clairement les deux premières classifications: . sont des granites discordants. homogènes.à syncinématiques se mettent en place dans les laves volcanosédimentaires. • La classification de Bodin (1951) est similaire à celle de Junner et distingue en Côte d'Ivoire deux grands types de granitoïdes: . Ces granites contiendraient des termes basiques. Ces granites sont riches en enclaves de roches "migmatitiques" antébirimiennes et forment de grands batholites d'aspect rubané (exemples du granite à deux micas de type Ferké et de la granodiorite à amphibole et biotite de type Koffissouka).l'ensemble des complexes plutoniques abroniens comprend deux groupes: les granites formés. soit à la phase initiale du Paléoprotérozoïque (granite abroniens éo. Le type "Dixcove" est composé de massifs plus petits de granites porphyriques. . . regroupent les granites restés en partie équants (granites anté-tectoniques de craton) et les granites ayant été affectés par la tectonique birimienne (granites mylonitisés).les granites de type "Baoulé". calco-alcalins. Ce sont des formations de grandes dimensions avec une 17 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .à post-cinématiques).les granites de type "Bondoukou" sont circonscrits. • La classification de Tagini (1971) est surtout structurale ou géotectonique. sodiques.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 muscovite) et granodiorites. équivalents des granites type Dixcove. Ces granites sont allongés suivant les grands plis birimiens et sont souvent associés avec les "migmatites". sont de grands batholites concordants. Elle regroupe les granitoïdes éburnéens en trois grands ensembles: .

granodiorite de Sassandra dans la partie SW de la Côte-d'Ivoire). Les faibles corrélations entre les éléments (majeurs et traces) dans les granites s. Les travaux de Casanova conduisent également à plusieurs autres conclusions: .. Il va "mettre de l'ordre" dans la classification des granitoïdes et introduit les termes de tonalite et de trondhjémite. Ils recoupent les formations plissées et leur mise en place "serait facilitée par des failles.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 texture équante plus ou moins planaire (granodiorite type Koffissouka. d'homogénéisation ou de métasomatose.s amènent Casanova à suggérer des phénomènes d'hybridation. Certains granites du SE de la Côte-d'Ivoire. des intersections de failles et des plis ”. • La classification de Casanova (1973) est basée sur des études géochimiques statistiques (éléments majeurs et éléments en traces) portant sur un grand nombre d'échantillons de granitoïdes de Côte-d'Ivoire. de granodiorites. Cet ensemble comprend également les granites tardi-cinématiques qui se présentent en massifs homogènes (type Béoumi. est constitué de syénites (mont Troquoi dans la zone SASCA. . au Sud-Ouest de la Côte-d'Ivoire). Les granites abroniens tardi.l'augmentation de potassium dans les massifs à deux micas est liée à leur degré d'évolution. Ces roches ont une composition de granodiorite qui peut également varier des diorites aux granites "akéritiques" (le terme équivalent actuel est la tonalite). Les granodiorites.l'ensemble des granites tardi-éburnéens.l'ensemble des complexes plutoniques Baoulé regroupe des granites syn-cinématiques dont le granite à deux micas de Ferkessédougou et les granites dits de "cratons" situés dans les rides granito-gneissiques (vieux socle plissé sur lequel reposeraient les formations birimiennes ou zone de transition entre l'Archéen et le Paléoprotérozoïque) qui séparent les sillons birimiens (exemple des granites à deux micas dans le SE de la Côte-d'Ivoire). Leur composition est de syénite. sont plus évolués (plus riches en potassium) et sont discordants sur les grandes structures birimiennes. . . 18 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . granites alcalins et hyperalcalins (exemple du granite type Bondoukou). Centre de la Côte-d'Ivoire). diorites quartziques. monzonite.à post-cinématiques sont circonscrits et de faible extension. Les filons aplitiques sont peu abondants. Ceux qui sont moins évolués (batholite de Ferké par exemple) sont plutôt concordants..les "migmatites" du NE de la Côte-d'Ivoire (type Lagbo) ont une composition trondhjémitique. tonalites et monzonites indiquent de plus fortes corrélations et sont attribuées à un fractionnement magmatique. généralement de phase terminale. granodiorite.

(1996) et Doumbia (1997) distinguent principalement : . (1992). mais au bénéfice de fusion étagée méso. monzonites et granodiorites pour les granites tardi. souvent intrusifs dans les roches vertes sont qualifiés de "granitoïdes de ceintures". (1989) en Guinée montrent également que les granites alcalins se mettent en place à la fin du Paléoprotérozoïque. Ces granitoïdes. il propose l'abandon de l'idée que ces granitoïdes ont un même magma-parent. Cette classification donne plus de précision à celle de Tagini (1971). Boher et al. 19 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .s syncinématiques.les granitoïdes éburnéens de Côte-d'Ivoire indiquent une liaison entre leur composition et les structures birimiennes. des granodiorites et tonalites pour la base du Birimien. Ce sont de larges batholites de leucogranites (type Ferkessédougou. la classification structurale est donc entachée d'erreurs. Caen-Vachette (1986). • La classification de Bard (1974) : il fait des critiques à propos des classifications précédentes. En Côte d'Ivoire. sur la base de critères pétrographiques. . les granites s. Les données géochronologiques sur l'ensemble du craton ouest-africain de Hottin et Ouédraogo (1975). Lemoine (1988). étant donné qu'aucune étude précise des phases de déformation n'a été effectuée auparavant. Lemoine (1988). Kouamelan (1996). par exemple) accompagnés de petits massifs subcirculaires de trondhjémites. Ces granitoïdes sont souvent intrusifs dans les bassins sédimentaires et constituent les "granitoïdes de bassin". . les granites à deux micas (cas du batholite de Ferké) dériveraient des métasédiments par métasomatose. Par ailleurs. Pour lui. Cette dernière remarque rejoint en partie les hypothèses de Casanova (1973).les granites tardifs métalumineux à peralumineux datés à environ 2097 Ma. Yobou (1993). Les travaux de Feybesse et al. Ce sont respectivement des trondhjémites pour les "migmatites" considérées comme libériennes.à postcinématiques.les granites à affinité calco-alcaline qui montrent un caractère de type TTG (TonaliteTrondhjémite-Granodiorite) archéens et sont datés autour de 2123 Ma.distribution zonale des granitoïdes en fonction des formations encaissantes: les granodiorites et tonalites sont abondantes dans les encaissants volcano-sédimentaires dont elles résulteraient par fusion (anatexie?) à la base de la croûte. géochimiques et géochronologiques. Tempier (1987). granites à pyroxène et granites alcalins (syénites et monzosyénites).ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 . Doumbia (1997) indiquent que la mise en place des granitoïdes birimiens est étalée au cours du Paléoprotérozoïque.à infra-crustale du socle et d'une hybridation. Pouclet et al.

la famille.1 Matériel utilisé Tableau 1 : matériel utilisé pour les travaux de terrain. MATERIEL ET METHODE D’ETUDE III. III. Désignation GPS de marque Garmin 12 Marteau du géologue Mètre. l’état d’altération. la texture.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 III. la structure. la couleur. Elle a duré deux (2) jours. 20 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Chaque affleurement est décrit selon un schéma qui comporte : la forme de l’affleurement. la granulométrie. d’abord de N’Zianouan à N’douci puis de Sikensi à N’Zianouan. Le matériel cité plus haut nous a permis de récolter des échantillons en vue d’une étude pétrographique à l’échelle macroscopique. a été faite suivant deux itinéraires (figure 6). Des échantillons ont été prélevés pour la confection de lames minces. mais malheureusement cela n’a pas été.ruban Boussoles Clinomètre Appareil photo numérique Machette Carte topographique Sacs d’échantillonnage Véhicule Dénombrement 1 2 1 2 1 1 2 2 5 1 Justification du choix Coordonnées géographiques des sites d’étude Echantillonnage des roches Mesurer les dimensions des principaux faciès pétrographiques Mesurer les orientations des éléments structuraux repérés Déterminer les pendages Conserver l’image des éléments géologiques observés et mesurés Ouverture des passages dans la brousse et le nettoyage des périphéries des affleurements Pour situer les observations et se localiser Le transport des échantillons Déplacement sur les différents sites. Nous avons visité douze (12) sites et récolté plusieurs échantillons.2 Méthode d’étude Cette étude réalisée essentiellement sur le terrain. la minéralogie.

Enfin. observés à des ordres de grandeur variable.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV. représentés par des roches renfermant des enclaves. IV. NB : explications des termes utilisés dans le tableau de description pétrographique : N°E : Numéro de l’échantillon Loc : localisation géographique de l’affleurement échantillonné (figure 6) SIK : est utilisé pour désigner les sites d’observations et d’échantillonnage F g a: forme générale de l’affleurement φ: taille des minéraux m = minuscules : φ < 0. les fractures et failles.1mm< φ < 1mm M = Moyens : 1mm < φ < 5mm g = gros : 5mm < φ < 30mm 21 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .1. Les noms des différents faciès sont donnés par le tableau de classification de Streckeisen des roches plutoniques (Annexe 1).Méthodologie L’analyse macroscopique concerne tous les caractères architecturaux visibles à l’ œil nu. On a également caractérisé les éléments structuraux non pénétratifs tels que les joints et les filons ou les contacts entre types pétrographiques différents. à ces caractères structuraux primaires essentiellement liés à la mise en place des magmas. On a aussi distingué les matériaux homogènes. constitué par un seul type de roche et les matériaux non-homogènes.2 Etude petro-structurale Les descriptions macroscopiques ont porté sur plusieurs échantillons et les différents résultats sont consignés dans les tableaux ci-après.15 mm p = Petits : 0. depuis la composition minéralogique en passant par les quelques cristaux et enclaves plus ou moins orientés dans une roche jusqu’aux grandes unités (faciès) d’un affleurement continu. ETUDE PETRO-STRUCTURALE IV. il faudra ajouter parfois les caractères structuraux secondaires comme les diaclases.

la structure est donc équante. l’amphibole. Site de SIK1 Ce premier site a pour coordonnées géographiques N05°58’35. les minéraux sont par ordre d’abondance : le quartz.9” (latitude) / W004°47’48. contenant des amas d’amphibole. plag : plagioclase . • Etude pétrographique Les affleurements sont constitués de gros blocs. le plagioclase. Les roches sont de nature magmatique plutonique.1. Ces minéraux n’étant pas orientés. Cet affleurement présente une altération différentielle : les enclaves de micaschistes sont plus altérées que l’encaissant granitique (Planche 1A). Au sein de la roche. pyr : pyrite F : feldspath épi : épidote orth: orthose Qz : quartz F a : feldspath alcalin IV.al: feldspaths alcalins.P R: famille probable de la roche N P R : Nom probable de la roche R M P : roche magmatique plutonique R M : roche métamorphique DQ : desquamation leuco : leucocrate méso : mésocrate mélano : mélanocrate Biot : biotite .biotite de taille moyenne (1mm < φ < 5mm) enrobés dans une matrice grenue.6” (longitude). ind : indiscernable F.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IMX : identification des minéraux amph : amphibole . leur conférant alors une texture grenue grossière porphyroïde. fel. Le nom de terrain de la roche est : une granodiorite. notamment dans les enclaves sombres. On y retrouve également quelques cristaux de sulfures. la biotite.2. musc: muscovite. • Etude structurale 22 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . de couleur mésocrate. l’épidote et le pyroxène.

SIK2c et SIK2d. nous observons un filon du faciès SIK2c de direction N130° recoupé par un filon de matériel leucocrate de direction N110°.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Sur ce site.9 km au sud de SIK1. • Etude pétrographique Il est constitué de quatre faciès de roches magmatiques nommés SIK2a.9”. Il est situé à proximité d’une porcherie. On a aussi observé un miroir de faille présentant des stries avec un pitch de 10° vers le Sud.a Qz Plag biot couleur FPR Etat d’altération NPR TIA 2a Petit dôme Grenue Grossière Porphyroïde M localement orienté N10° méso RMP desquam Granite à feldspaths alcalins Granite alcalins à biotite et muscovite TIA 2b en filon à l’intérieur de TIA 2a massif ou en filon avec enclaves sombres dans TIA 2a Filon dans TIA 2a Grenue fine m équante leuco RMP Très peu altéré TIA 2c Grenue fine m équante méso RMP altération differentielle (entre la roche et les enclaves) Granite à biotite TIA 2d Grenue fine à porphyroïde m équante leuco RMP Peu altéré syénogranite • Etude structurale Sur ce site. IV. SIK2b. Les gradins d’arrachements indiquent un sens de déplacement dextre. on observe des fractures de direction N50° avec un pendage de 75° vers le Sud-Est.2. Site de SIK2 Le site SIK2 se situe à 11. sur l’axe N’Douci-Sikensi et a pour coordonnées géographiques N05°52’20. qui lui même est recoupé par un filon à faciès fin avec 23 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .4” / W004°45’27. Les caractéristiques de ses différents faciès sont consignées dans le tableau ci-dessous : Tableau 2 : Description des échantillons du site TIA 2 N°E Fga Texture φ Structure IMX Qz orth plag biot orth Qz Plag Biot musc Plag Qz Orth Biot F.2.

Le faciès SIK2c recoupe le faciès SIK2d (planche 1 G) Après observations. Les faciès SIK2c et SIK2d sont en filon dans le faciès SIK2a. Le commentaire de la planche 1 est indiqué ci-dessous. E : enclaves des faciès TIA2a et TIA2c dans le faciès TIA2b qui s’injecte dans le faciès TIA2c. F : injection d’un faciès C’. D : injection du faciès TIA2d dans le faciès TIA2a. Nous observons également un filon du faciès SIK2c de direction N130° recoupant en senestre le filon du faciès SIK2d (planche 1 G) • Relation génétique entre les faciès de TIA2 Le faciès SIK2a est en enclave dans le faciès SIK2c (planche 1 C). A : enclaves de micaschistes dans le faciès A pour le site TIA1. plus sombre dans le faciès TIA2c. G : filon du faciès TIA2c recoupant en senestre un filon du faciès TIA2d. la chronologie des faciès est : le faciès SIK2a est antérieur au faciès SIK2d qui est antérieur au facièsTIA2c. Ce dernier est antérieur au faciès SIK2b.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 orthose de direction N10°. C : enclaves du faciès TIA2a dans le faciès TIA2c . Ce dernier est recoupé par un filon de pegmatite de direction N90° (planche 1 B). 24 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Le faciès TIA2d est injecté dans le faciès SIK2a (planche 1 D). le tout dans une matrice du faciès TIA2a . B : réseau filonnien du faciès B dans le faciès A du site TIA2. Les faciès TIA2a et TIA2c sont en enclaves dans le faciès TIA2b qui lui même est injecté dans le faciès SIK2c (planche 1 E).

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Planche 1 : Photographies des affleurements TIA1 –TIA2 25 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

le faciès TIA3b contient moins d’enclaves que le faciès TIA2b. nous retrouvons également dans ce faciès.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV.4” / W4°46’51.2. • Etude pétrographique Nous retrouvons deux faciès TIA3a et TIA3b respectivement presqu’identiques aux faciès TIA2c et TIA2b. • Etude structurale Sur ce site. Tableau 3 : description des échantillons du troisième site (TIA3) Etat d’altération N°E Fga Texture φ Structure IMX Plag Qz Orth Biot Orth plag Qz biot couleur FPR NPR TIA3a Petit dôme et gros blocs grenue fine m Légèrement orienté par endroit méso RMP Peu altéré Granite biotite à TIA3b Blocs et en filon grenue moyenne M légèrement orienté Leuco à méso RMP Peu altéré Monzonite quartzique NB : le granite à biotite du faciès TIA3a contient moins d’enclaves que celui de TIA2c.3 Site de TIA3 Le troisième site a pour coordonnées géographiques N5°52’26. Sur ce site. le faciès B a subit une foliation subverticale de direction N130° (planche 2B).3”. le faciès TIA3a est un peu plus clair que le faciès TIA2c . se retrouvent en enclave dans le faciès B (planche 2 A) noté TIA 3b dans le tableau 3. Un réseau de filons de direction N60° recoupe en dextre des filonnets surmicassés de direction N130° à N150° (planche 2D) • Relation génétique entre les faciès de TIA3 Les faciès C (planche 2 D) noté dans le tableau « TIA 3a ». Le faciès C est donc antérieur au faciès B. 26 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . des enclaves étirées de direction N130° à N140° (planche2 C).

2.4 Site de TIA 4 Ce quatrième site de coordonnées géographiques N5°53’32. 27 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . juste avant le pont de Tiassalé (à proximité du fleuve Bandama).3” se situe sur l’axe Tiassalé-N’douci.4” / W4°49’04. coté sud.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Planche 2 : Photographies de l’affleurement TIA3 A : le faciès C en enclaves dans le faciès B B : foliation subverticale de direction N130° du faciès B C : enclave étiré de direction N130° à N140° dans le faciès C D : filon de quartz de direction N60° recoupant en dextre un filonnet surmicassé IV.

De ce fait le granite est postérieur aux micaschistes. Le faciès TIA4e est un micaschiste de structure lépidoblastique qui contient des cristaux de biotite à grains fins. Le faciès TIA4d est en filon dans le faciès TIA4c. Il a une texture lépidoblastique avec présence de staurotides. Le faciès TIA4b affleure en dalle.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 • Etude pétrographique Tableau 4 : description des échantillons du quatrième site (TIA 4) N°E Fga Grands filons de taille métrique Texture φ Structure IMX plag Qz Fa Biot musc Plag Fa Qz biot FPR Etat d’altération NPR couleur TIA4a grenue fine m équante leuco RMP Peu altéré leucogranite TIA4c Petit dôme Grenue grossière porphyroïde M Légèrement orienté méso RMP Finement deformé Tonalite TIA4d filon Grenue fine m équante Qz Orth Plag Biot musc leuco RMP Peu altéré Granite alcalin NB : sur ce site. • Etude structurale Sur ce site. donc TIA4d est postérieur au faciès TIA4c. avec une structure schistosée. nous avons également rencontré deux faciès de micaschiste : les faciès TIA4b et TIA4 e qui représentent les encaissants des granitoïdes. • Relation génétique entre les faciès de TIA4 Le filon de leucogranite de TIA4a est injecté dans les micaschistes (planche3C et D). L’espacement entre les bancs de direction N30° et de pendage 70° S-E peut atteindre 20 à 40 centimètres (planche 3B). nous remarquons une stratification S0 de direction N30° ( alternance de bancs compétents et incompétents avec une présence de schistosité de direction N80° dans les bancs moins compétents (planche3A). 28 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . c’est donc un micaschiste à staurotide.

29 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Planche 3 : Photographie de l’affleurement TIA 4 A : stratification S0 de direction N30° et une schistosité de direction N80° B : S0 plissée C et D: filons de leucogranite injectés dans les micaschistes le long de la S0. en venant de Tiassalé (à droite). il se situe à 730 mètre au sud de TIA4.5”.2.6” / W4°49’02. IV.5 Site de TIA5 Ce cinquième site a pour coordonnées géographiques N5°53’08. Il se situe juste après le pont.

par la suite recoupées par des fractures de direction N60° dextres (planche 4D) • Relation génétique entre les faciès de TIA5 Le faciès TIA5b (ou C’) est injecté dans le faciès TIA5a (planche 4A et 4C). (Planche 4B) Donc. Un petit couloir de cisaillement (shear zone) de direction N50°. Ces deux structures sont. le filon pegmatitique est antérieur à la fracture de direction N80° qui est elle-même antérieur à la shear zone de direction N50°. nous pouvons dire que le faciès C’ est postérieur au faciès TIA 5a. Le faciès TIA5b contient plus de quartz que le faciès TIA5a. Une schistosité de direction N30° est recoupée par une autre schistosité de direction N120°. de puissance quatre centimètres (4cm) recoupe le filon pegmatitique et la fracture de direction N80°. Ce filon est recoupé par une fracture de direction N80°. • Etude structurale On observe l’injection de filons pegmatitiques de cinq centimètres (5cm) de puissance et de direction N00° dans le faciès TIA5a. 30 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . on retrouve également des sulfures dans les plans de fracture.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 • Etude pétrographique Tableau 5 : description des échantillons du cinquième site (TIA 5) N°E Fg a Texture φ Structure IMX couleur FPR Etat d’altération NPR TIA5a Bloc s Microgrenue avec enclaves sombres surmicassés m Orienté N130° Plag Qz biot Fa meso RMP Peu altéré Granite fin à biotite TIA5b (C’) en encl ave microgrenue m équante Qz Fa biot méso RMP Très peu altéré Granite fin NB : les enclaves sombres contenues dans le faciès TIA5a sont millimétriques.

le quartz et la biotite en altération.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV. Cette roche magmatique plutonique a une couleur mésocrate. ce qui confère à la roche une texture grenue porphyroïde. Par ordre d’abondance on a. De ce fait nous pouvons dire que le TIA 6 est antérieur au faciès TIA5 a 31 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .2. Le nom probable de cette roche est : monzonite à biotite • Etude structurale Le faciès TIA6 est recoupé par un filon de quartz de direction N90° (planche 4 E) et par le faciès TIA5a de direction N70° et de puissance 7 centimètres (planche 4 F).7” / W4°48’56.4”. il a pour coordonnées géographiques N5°53’12. • Relation génétique entre les faciès de TIA5-TIA6 Le faciès TIA5a se retrouve en filon dans le faciès TIA6 (planche 4 F).6 Site de TIA 6 Ce sixième site est situé à 230 mètres au Nord-Est du site TIA5. • Etude pétrographique Il se présente en petite dalle avec structure équante qui contient des enclaves centimétriques étirées (planche 4E). le feldspath alcalin. le plagioclase. De ce fait nous pouvons dire que le faciès TIA6 est antérieur au faciès TIA5a. ayant une granulométrie moyenne .

fracture et shear zone se recoupant dans l’encaissant TIA5a C : filon de C’ dans TIA5a D : réseau de fractures au sein de l’encaissant TIA5a E : enclaves de forme et de nature variées.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Planche 4 : photographie des affleurements TIA 5.TIA 6 A : injection du faciès TIA5b (ou C’) dans le faciès TIA5a B : filon de pegmatite. dans l’encaissant TIA6 F : faciès TIA5a se trouve en filon dans le faciès TIA6 32 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV. avec pour coordonnées géographiques N5°52’54’’/ W4°48’08.17 km au Sud-Est de TIA6. Nous pouvons alors dire que le faciès TIA6 est antérieur au faciès TIA7. le plagioclase et la biotite. La roche est de couleur leucocrate et contient les minéraux par ordre d’abondance: l’orthose.3’’. • Relation génétique entre les faciès de TIA7 Le faciès TIA6 se retrouve en enclaves dans le faciès TIA7. • Etude pétrographique Avec une structure peu orientée avec des enclaves. Le nom probable de cette roche est le granite alcalin à biotite. Il a pour coordonnées géographiques N5°52’53. Cette roche magmatique plutonique est peu altérée. Les descriptions pétrographiques sont consignées dans le tableau cidessous. le quartz.2.7 Site de TIA7 Ce septième site se situe à 1 . l’affleurement se présente sous forme de blocs éparpillés. Les minéraux sont de petites tailles d’où la texture grenue fine.2. IV. • Etude pétrographique Tableau 6 : description des échantillons du huitième site (TIA8) N°E Fga Texture φ Structure IMX Couleur FPR Etat d’altération NPR TIA 8a Blocs éparpillés Grenue porphyroide M Légèrement orienté Plag Fa amph Qz biot Fa Plag Qz Amph biot meso RMP Peu altéré Monzodiorite quartzique TIA 8b Blocs éparpillés Grenue porphyroide M Légèrement orienté melano RMP Très peu altéré Syénite quartzique 33 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .2”.8 Site de TIA8 Le huitième site se situe à 460 mètres à l’Est de TIA 7.6” / W4°48’23.

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 IV. en plus de la biotite et du quartz.2.2. Le faciès présent sur ce site a les mêmes caractéristiques pétrographiques que le faciès TIA 7. Les descriptions pétrographiques sont résumées dans le tableau ci-dessous.5’’ / W4°46’16.9 Site de TIA9 Le neuvième site se situe à 2240 mètre au Sud-Est de TIA7. IV. • Etude pétrographique Les formations sont essentiellement composées d’une alternance de niveaux compactes d’environ 1 mètre de hauteur et de niveaux feuilletés d’environ 70 centimètres.4’’. Au niveau du faciès TIA10c.10 Site de TIA10 Le dixième site se situe au niveau de l’échangeur de Bodo (route d’Abidjan). 34 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . il a pour coordonnées géographiques N5°52’24. (Planche 5A). les autres minéraux sont indiscernables. Tableau 7 : description des échantillons du dixième site (TIA10) N°E Fga Texture φ Structure IMX Plag Qz Fa Biot Pyr orth Plag Qz Fa Biot Pyr orth Couleur FPR Etat d’altération NPR TIA 10 a1 Bloc Grenue Grossière porphyroïde M peu Orienté méso RMP Non altéré Granodiorite ou Tonalite à biotite TIA 10 a2 Blocs Grenue Grossière porphyroïde M Schistosé méso RMP Non altéré Granodiorite ou Tonalite à biotite TIA 10 b Filon dans TIA 10 a Granolépidobl astique Granolépido blastique à Lépido blastque m orienté F Biot Qz mélano RM Non altéré Gneiss TIA 10 c Filon m Très schistosé Biot Qz mélano RM Non altéré Granite fin métamorphisé NB : les roches métamorphiques de ce site sont d’origines magmatiques.

2. IV.11 Site de TIA 11 Le Onzième site se situe sur l’autoroute.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 • Etude structurale Le niveau feuilleté du faciès TIA10 présente une schistosité apparente de pendage 60 à 70° N-O (planche 5 A).TIA11 35 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . • Etude petro-structurale Sur ce site. nous observons des micaschistes plissés (planche 5 B) et altérés de direction N50° dans lesquels se retrouve des filons de quartz (planche 5 D). On a une schistosité de direction N60° (planche 5 C) et l’axe de la charnière est de direction N40° (planche 5 D) Planche 5 : photographie des affleurements TIA10. en venant de Tiassalé.

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 A : alternance de niveaux compacts et feuilletés B : micaschistes plissés C : stratification et plis synschisteux dans les micaschistes du faciès TIA11 D : filon de quartz plissé et fracturé à l’intérieur des micaschistes. monzonites à biotite.12 Site de TIA12 Le douzième site se situe toujours sur l’autoroute. granites alcalins à 2 micas. monzonites quartziques. Les déformations sont essentiellement représentées par : 36 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . en partie. • Etude pétrographique Tableau 8 : description des échantillons du Douzième site (TIA12) N°E Fga Texture φ Structure IMX Qz Plag Fa biot couleur FPR Etat d’altération NPR TIA 12 Bloc Grenue fine porphyroïde p Peu Orienté méso RMP Peu altéré Granite monzonitique V. leucogranites avec pour encaissant des micaschistes. CONCLUSION PARTIELLE L’étude petro-structurale a permis de caractériser. monzodiorites quartziques. tonalites.5’’/ W4°43’49. les différents faciès des granitoïdes de la région de Tiassalé. syénogranites. granites fins métamorphisés. avec pour coordonnées géographiques N5°57’15. Ainsi nous avons treize (13) faciès qui sont : Les granodiorites. granites à feldspaths alcalins.2. granites monzonitiques. IV. syénites quartziques. granites à biotite .1’’.

Sur le site 6. • • Sur le plan chronologique. le granite alcalin est donc postérieur à la tonalite Sur le site 5. Sur le site 3. nous retenons que : Sur le site 2.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 • • • • • des filons de directions N00°. des fractures décrivant des décrochements dextres ou senestres de direction N30°. N80°. N20°. N110°. une foliation. N90°. De ce fait la monzonite à biotite est antérieure au granite alcalin à biotite. ce leucogranite est donc postérieur à ces micaschistes. la monzonite à biotite est en enclave dans le granite alcalin à biotite. locale et subverticale de direction N130° . Donc la monzonite à biotite est antérieure au granite fin à biotite Sur le site 7. 37 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Le granite alcalin est en filon dans la tonalite. N60°. des schistosités de directions variables dans les granitoïdes : N10° . une stratification de direction N30° dans les micaschistes du Bandama. N50°. N60° et N120° . N30°. le granite est injecté dans le granite fin à biotite. des schistosités de direction N80° dans les micaschistes du Bandama. militent en faveur de l’hypothèse d’une origine mantellique ou mixte pour ces faciès granitoïdiques. N130° et N150° . le granite à feldspaths alcalins est antérieur au syénogranite. N10°. le granite à biotite est antérieur au monzonite quartzique Sur le site 4. ce dernier est antérieur au granite alcalin à deux micas. lui même antérieur au granite à biotite. N60° et N130°. L’absence dans la région de gneiss et de migmatites. le granite fin à biotite se retrouve en filon dans la monzonite à biotite. le filon de leucogranite est injecté dans les micaschistes. la présence d’enclaves de nature pétrographiques variées dans les différents faciès étudiés. une shear zone de direction N50° . de ce fait le granite est postérieur au granite fin à biotite.

ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 38 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

notamment sur les possibilités de valorisation des granitoïdes de la région en granulats et autres matériaux de construction. II. nous faisons un aperçu sur l’intérêt économique des granitoïdes de la région de Tiassalé . En vue de faciliter une probable campagne de prospection minière.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 CHAPITRE 3 : CONTRIBUTION A LA RECHERCHE MINIERE  Minéralisations liées aux granitoïdes. DONNEES GENERALES SUR LES MINERALISATIONS LIEES AUX GRANITOÏDES 39 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . I.  Minéralisations liées aux granitoïdes de la région de Tiassalé. il s’agit d’énumérer quelques minéralisations liées aux granitoïdes en générale ainsi que ceux liés aux granitoïdes de Tiassalé. INTRODUCTION Dans ce dernier chapitre.

le Bismuth. le Chrome. Ainsi. comme par exemple. comme par exemple l’Etain. des gisements particuliers seront associés à la mise en place des différents types de roches cristallines. le stade pegmatitique (800°c . le Nickel. le Platine seront préférentiellement associées aux roches ultrabasiques.400°c) . 2B : stade pneumatolytique. C'est ainsi que des minéralisations. le Cuivre. le Diamant. Pendant la cristallisation fractionnée des magmas basiques et ultrabasiques. On parle alors dans ce cas de roche favorable à un type de gîte minéral.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Les éléments chimiques utiles recherchés ne sont pas distribués de façon homogène dans les roches. Une roche peut donc être plus favorable qu'une autre en fonction des éléments chimiques recherchés. 1954) 1 : stade orthomagmatique. Les roches magmatiques acides (granitoïdes et pegmatites) concentreront beaucoup plus des éléments utiles.100°c).600°c) . l'Or. 2A : stade pegmatitique. la Magnétite titanifère. l’Argent. le Tungstène. l’Or. le Plomb. on distingue génétiquement quatre stades de minéralisations liés à l’activité des composants volatils qui sont : - le stade orthomagmatique (1500°c . le stade pneumatolytique (600°c . le Nickel. le Zinc.800°c) . le stade hydrothermal (400°c . etc. 3 : stade hydrothermal 40 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Figure 7 : stade de cristallisation en fonction de l’activité des phases gazeuses (Niggli.

Les éléments volatiles jouent un rôle important dans les étapes finales de la cristallisation du magma granitique ou bien postérieurement à la mise en place du granite. Par exemple. mais la tension vapeur a chuté et continue à diminuer avec la baisse de température. la tourmaline. Ses principaux constituants sont ceux du granite (quartz.3 Les gîtes pneumatolytiques Après le stade pegmatitique. ce qui provoque. Ils peuvent transporter des métaux tels 41 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Une partie de l’eau peut se combiner aux silicates (sous forme hydroxyle OH) en formant des amphiboles et des micas. le lithium. le niobium. soit à leurs bordures. Les cristaux géants des pegmatites peuvent concentrer des terres rares. sulfure de nickel…) II. alors que les stades pegmatitique. micas). Les éléments volatils peuvent aussi avoir une action directe sur le granite pour le transformer en greisen. II. II. l’uranium. soit en filon injectés dans les terrains encaissants.2 Les gîtes pegmatitiques La tension vapeur atteint une valeur maximum dans le système résiduel au stade pegmatitique (figure7). Cependant. pneumatolytique et hydrothermal sont plus liés aux roches acides et neutres. chlore…). le résidu pneumatolytique est encore gazeux. le béryllium.1 Les gîtes orthomagmatiques Ces gîtes sont caractérisés par une cristallisation lente à haute température des principaux minéraux de la roche magmatique. le quartz est utilisé en optique . Elles se rencontrent soit dans les granitoïdes. le bore… utilisés en haute technologie. l’apatite. la topaze. fluor. Les gaz tendent à s’échapper par percolation. A ce stade sont liés les gîtes orthomagmatiques de ségrégation magmatique (magnétite massive. La cristallisation fractionnée extrême du magma granitique génère un magma enrichi en éléments volatiles minéralisateurs (eau. feldspaths. l’augmentation progressive de la tension vapeur (la pression exercée sur le système par les phases gazeuses) du système (figure7). Les gros cristaux très purs peuvent être exploités. bore. les composants gazeux se concentrent dans le liquide résiduel. le thorium. avec destruction de feldspaths qui sont remplacés par du quartz et des micas lithinifères ou fluorés. L’injection de ce matériel dans les fractures est suivie d’une cristallisation rapide à basse température et donne les pegmatites filoniennes. les feldspaths et les micas sont utilisés comme isolants électriques.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Le stade orthomagmatique est associé aux roches basiques et ultrabasiques .

Les gîtes d’imprégnations des granites à étain sont typiques de ce stade. ce qui permet à l’eau de se condenser. Zinc et Fer. Ag) et des sulfures de Cuivre. Les intrusions associées aux porphyres aurifères sont de composition très variable : diorite à granodiorite calco-sodique. le wolfram (W). la chalcopyrite. Les gîtes de Cu-Au sont associés à cette série. Dans ces solutions hydrothermales. Plomb. Les roches granitoïdiques localisées essentiellement au niveau des zones de chevauchement de plaques. se retrouvent les métaux précieux (Au. • Porphyres à Cuivre – Or Il s’agit de porphyres dont la teneur en or est supérieure à 0. tandis que Kirkham et Sinclair (1996) les subdivisent en Cu-Au et Au. par exemple. le bismuth (Bi) qui se déposent en réagissant avec les roches encaissantes.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 que l’étain (Sn). monzonite à quartz calco-alcaline potassique .3 Les gîtes hydrothermaux A ce stade. Sillitoe (1993) note 42 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . le groupe des BPG (BlendePyrite-Galène). la molybdénite et la bornite sont associés à ces porphyres.4 ppm (Sillitoe. Par compte. Drainées par un réseau de fractures. La minéralisation est associée spatialement et génétiquement avec des intrusions ignées ayant des compositions chimiques très variables : - série calco-alcaline caractérisée par la suite diorite à quartz vers la monzonite à quartz. Il n’y a pas de caractéristiques qui différencient les porphyres aurifères des porphyres cuprifères. la cristallisation des phases résiduelles est lente et se fait à basse température. 1993). peuvent générer des porphyres de natures diverses qui sont : • les porphyres à Cuivre –Molybdène Certains minéraux tels que la pyrite. L’or est généralement associé à la minéralisation cuprifère. II. les solutions déposent des gîtes filoniens. - série alcaline caractérisée par la suite diorite vers la syénite. Elle est caractérisée par des gîtes de Cu-Mo . monzonite et syénite alcaline. le molybdène (Mo). Les gîtes pneumatolytiques présentent les mêmes minerais que les gîtes pegmatitiques mais ce sont principalement des gîtes d’étain.

43 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . par le truchement des solutions hydrothermales. d’argent. Les principales minéralisations liées aux massifs granitiques.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 que les porphyres aurifères sont normalement plus riches en magnétites que les porphyres cuprifères. La mise en place des intrusions de granitoïdes se fait par pyrométasomatisme (métamorphisme de contact) des skarns. selon Routhier (1963). les granites siliceux et riches en alcalins. d’or et de tungstène. • Porphyres à étain-tungstène L’encaissant de ses porphyres est essentiellement constitué par les batholites Il existe également des minéralisations liées aux granitoïdes par métamorphisme de contact (pyrométasomatisme). • Porphyres à molybdènes Les porphyres à molybdènes ne contiennent pas de cuivre. de zinc. Les roches encaissantes de ses porphyres sont constituées par les granodiorites. les monzodiorites. Ce processus consiste en la transformation de la roche encaissante sous l’action de la chaleur dégagée par le magma avec apport ou soustraction d’éléments chimiques. sont indiquées sur le schéma de la figure 8. Les skarns sont principalement exploités pour leurs gisements de cuivre.

plus précisément au nord de Bodo. Ces données sont compilées sur la carte géologique au 1/200 000 de la Direction de la Géologie (Delor et al. MINERALISATIONS LIEES AUX GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE. Les indices de manganèse se situent au Nord-Est de Tiassalé et.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Figure 8 : Coupe schématique montrant les dépôts métallifères en relation avec un massif de granite (d’après Routhier. Chrome (Cr). Leurs encaissants sont les métaarénites dominant sur les métasilstones. Diamant (D). Nickel (Ni). Les études menées par la SOciété pour le DEveloppement MInier de Côte d’Ivoire (SODEMI) dans la région de Tiassalé ont révélé la présence d’indices de plusieurs minéralisations : or (Au).. Les indices de minéralisation d’Or se rencontrent au Nord de la ville de Tiassalé. 44 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Les roches encaissantes de ces minéralisations sont : les métaarénites dominant sur métasilstones et les granites à biotite. Cuivre (Cu). 1963). 1992). Manganèse (Mn). III. Cobalt (Co).

on retrouve également les indices de Diamant dans les monzogranites à monzonite au sud de Tiassalé particulièrement à l’Est du Bandama. et d’autre part d’énumérer les minéralisations associées aux granitoïdes de la région de Tiassalé. à l’Ouest du Bandama. Ils ne peuvent donc pas être utilisés à priori comme granulats. le cobalt. plus précisément au Nord-Est de Bodo. à proximité de Boussoué. Ces minéralisations sont essentiellement l’or.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Les indices de minéralisation du Diamant se trouvent dans les métaarénites dominant sur métasilstones au nord de Tiassalé. enfin dans les granodiorites à l’Ouest de Binao. IV. Ils contiennent aussi des minéraux ferromagnésiens en quantités parfois non négligeables. la texture. non loin du village d’Akoudié. le Cobalt et le Cuivre se retrouvent dans les granodiorites à hornblende au Sud de Boussoukro à proximité de Boussou. le diamant. le cuivre. le nickel et le manganèse. Le Nickel. CONCLUSION PARTIELLE Ce dernier chapitre nous a permis d’une part de connaître les différentes minéralisations liées aux granitoïdes de façon générale. la structure et la ” la beauté” de ces faciès militent en faveur de leur emploi possible comme matériaux de revêtements pour façades d’intérieur. ensuite on en retrouve dans les granodiorites à biotite au sud de Boussoukro. non loin du village d’Akoudié dans les métagranodiorites. On retrouve les indices de chrome au Sud de Tiassalé. 45 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . Cependant. le chrome. La compilation de ces données peut servir de document de base pour d’éventuelles campagnes de prospection minière. Les granitoïdes décrits dans notre zone d’étude sont hétérogènes et présentent beaucoup d’enclaves.

granite à feldspaths alcalins. Aussi. granite alcalin à deux micas (ou leucogranite). Des faciès métamorphiques (généralement des micaschistes à staurotide). Les granitoïdes que nous avons pu inventorier. L’étude pétrographique. des foliations locales (site TIA 3) et de petits couloirs de cisaillements ductiles. se sont réalisés sur le terrain au cours d’une sortie d’étude de deux jours. Cette zone est constituée de sédiments métamorphisés. syénite quartzique. granite fin métamorphisé (granite gneissique). granite à biotite.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 CONCLUSION GENERALE La région de Tiassalé est située au Sud de la Côte d’Ivoire. intrudés par divers granitoïdes. Les relations entre ces granitoïdes sont les suivants : le granite à feldspaths alcalins (du site TIA 2) est antérieur au syénogranite du même site.. dont la nomenclature a été établie à l’aide du double triangle de Streckeisen sont les suivants : granodiorite. de cinq (5) faciès découverts antérieurement (carte géologique du degré carré d’Abidjan au 1/200 000 . cependant. La monzonite à biotite (du site TIA 6) est antérieure au granite à biotite (du site TIA 5a). Pendant cette sortie. le granite à biotite est antérieur à la monzonite quartzique (du site TIA 3b). nous avons pu faire ressortir treize faciès de granitoïdes. Ces derniers sont souvent liés à la taille des minéraux et à la quantité d’enclaves qu’ils contiennent. la détermination des relations génétiques entre les différents granitoïdes d’une part et entre les granitoïdes et leurs encaissants d’autre part. Ainsi. Ce projet nous a permis d’approfondir les études déjà effectuées. au sein du vaste bassin sédimentaire de la Comoé d’âge Paléoprotérozoïque. Les tonalites (site TIA 4c) sont antérieures au granite alcalin du même site. cartographiés dans le détail. nous avons pu visiter douze (12) sites. monzonite quartzique. lui même antérieur au granite à biotite (des sites TIA 2c et TIA 3a) qui est antérieur au granite à deux micas (du site TIA 2b). Des granitoïdes de même type peuvent se rencontrer sur plusieurs sites avec. structurale. récolter plusieurs échantillons et décrit treize faciès de granitoïdes. syénogranite. constituant les encaissants de ces granitoïdes ont été aussi décrits. des schistosités peu marquées (sites TIA 1 et TIA 5). 46 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . des faciès variables. granite monzonitique. Delor et al. 1992). Les déformations qui ont affectées les granitoïdes sont pour la plupart des fractures sous forme de diaclases.

certains de ces granitoïdes pourraient être utilisés comme matériaux de revêtement. Les données compilées sur la carte géologique au 1/200000 (Delor et al. géochimie. Toutefois. En pratique. de manganèse. de chrome. N’DouciAssinzé et la confection de lames minces pour préciser. 1992) révèlent l’existence d’indices de minéralisations d’or. signalons que le gîte aurifère de Bonikro (Hiré) en Côte d’Ivoire. au plan scientifique. à savoir. car. La poursuite de ce projet pourra permettre de savoir si tous ces granitoïdes sont co-génétiques ou pas. Nous suggérons la poursuite des travaux de terrain dans les directions N’Douci. ne permettent pas leur utilisation comme granulats.Binao. isotopie. il pourra offrir des guides métallotectiques potentiels en exploitation minière. Ce travail pourra à terme. découvert par la compagnie minière Equigold est lié à des intrusions de granodiorites. contribuer à la connaissance de l’évolution lithostructurale du Paléoprotérozoïque de l’Afrique de l’Ouest. 47 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY . chronologie et structurale) permettra de connaître la typologie de ces granitoïdes. L’hétérogénéité des granitoïdes. l’origine des magmas et le cadre géodynamique.ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 Nous avons également complété les travaux antérieurs par l’identification d’un massif granitoïdique (granodiorite) près du village de Nanan Yassouakro au site TIA 1 (partie nord de notre zone d’étude). de cobalt et de cuivre liés aux granitoïdes. de diamant. la présence d’enclaves de minéraux ferromagnésiens. la nature pétrographique des différents faciès granitiques et aussi leurs relations génétiques. Une étude complète (pétrographie. de nickel..

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ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 ANNEXES 53 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .

TIA7. TIA2. TIA6. 1974)……………….. TIA5. TIA3…………………………………………B Annexe 4 : photographie des échantillons récoltés sur les sites TIA3. TIA8……………………………. TIA4. TIA12…………………………………………….ETUDE PETROGRAPHIQUE ET STRUCTURALE DES GRANITOÏDES DE LA REGION DE TIASSALE PROJET DE FIN D’ETUDE 2007 LISTES DES ANNEXES Annexe 1 : classification de Streckeisen des roches plutoniques (Streckeisen.C Annexe 5 : photographie des échantillons récoltés sur les sites TIA10.A Annexe 3 : photographie des échantillons récoltés sur les sites TIA1. 1974)…………………………………………………A Annexe 2 : classification des roches ignées ultrabasiques Ayant une texture phanéritique (Streckeisen.D 54 DAO DJENEBA ADELE – DUHE BI YVES PARFAIT – RICHMOND HOMANGNEFAIH EMMANUEL – YAYA COULIBALY .