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Chapitre 1 - les théories du commerce international PDF

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Chapitre 1 : Les théories du commerce international

Entre tradition et renouveau. Introduction. Le processus d’internationalisation est très lié à celui de la libéralisation des échanges. Et que cette dernière s’est développée avec la montée des arguments en faveur du libre échange s’opposant aux arguments favorables au protectionnisme. Ce que les théories traditionnelles du commerce international et de la spécialisation partent d’hypothèses communes leur cadre d’analyse est l’État nation. Les auteurs classiques raisonnent au niveau macro-économique en terme d’avantages comparatifs ou absolus. Pour ces théories, le commerce international se justifie par l’existence de différences entre les pays. Ces différences entre pays vont se traduire dans les prix relatifs des produits. La conséquence sera que les pays auront intérêt à se spécialiser dans des activités où ils sont plus efficaces que d’autres et à participer aux échanges internationaux. Les théoriciens classiques montrent que la spécialisation et l’ouverture à l’échange sont préférables à l’autarcie. Pour eux, un pays ne peut pas perdre à l’échange. Même si la répartition des gains de l’échange peut être inégale entre pays. La rupture des classiques se fait par rapport à la vision mercantiliste où l’économie est un jeu à somme nulle. Les Classiques y voient un jeu à somme positive.

I- L’échange international : un échange de différences.
De Smith à HOS. Smith La théorie des avantages absolus Œuvre : étude de la richesse des nation (1776) Deux pays produisant chacun deux biens, un seul facteur de production. Le travail est totalement employé dans chaque pays et il est totalement mobile dans le pays entre les deux productions mais il est totalement immobile internationalement. Les coûts de production unitaires de chacun des biens sont mesurés en nombre de travailleurs. Pour Smith, l’échange international provient de différences absolues de productivités. Un pays dispose d’un avantage absolu sur son partenaire pour un bien quand il peut produire avec moins de travailleurs que son partenaire.

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83 (=5/6) Les salariés peuvent passer d’un secteur à un autre. Si elle veut produire une unité de drap en plus elle doit renoncer à 0.75 unité de vin.33 (=4/3) Portugal 1. les deux pays sont gagnants. Ricardo La théorie des avantages comparatifs Œuvre : Principe de l’économie politique et de l’impôt (1817) Dans cet ouvrage.75 (=3/4) 1. Drap 3 6 Vin 4 5 Angleterre Portugal On voit que l’avantage est détenu partout par l’Angleterre. le Portugal n’a pas intérêt à faire des échanges mais pour Ricardo si. le protectionnisme ne peut pas se justifier. sa thèse s’oppose à celle des mercantilistes pour lesquels le commerce international était un jeu à somme nulle (comme pour Montchrestien ou Bodin). Si l’Angleterre décide de se spécialiser dans le drap. En proportion. elle pourra obtenir jusqu’à 1. si l’Angleterre veut produire une unité de vin en plus. Drap Vin Angleterre 3 salariés nécessaires 4 salariés nécessaires Portugal 6 salariés nécessaires 2 salariés nécessaires L’Angleterre doit donc selon Smith se spécialiser dans la production de drap. Chaque pays doit se spécialiser dans le domaine dans lequel il dispose d’un avantage absolu. Pour Smith.33 unité de drap. Le commerce international est un jeu à somme positive. et le Portugal dans le vin. elle doit renoncer à 1. le Portugal a une meilleure productivité comparative pour le vin que pour le drap. avec un drap. 2 .2 unité de vin au lieu de 0. a plus intérêt à se spécialiser dans le vin. en partant des mêmes hypothèses que Smith.75 en autarcie. va montrer que tout pays peut désormais participer au commerce international en en tirant un avantage. Ricardo. Limite de la théorie de Smith : Si un pays n’a pas d’avantage absolu il n’a pas intérêt à s’ouvrir. Rapport du nombre de salariés par unité produite Drap/Vin Vin/Drap Angleterre 0. Selon Smith.2 (=6/5) 0. Le Portugal devra se spécialiser dans le Vin et l’Angleterre dans le draps et que ce faisant. Chaque pays devra se spécialiser dans les biens pour lesquels il a la productivité la plus forte. Le Portugal pour les raisons inverses.Nombre de salariés nécessaires pour produire une unité de vin ou de drap.

elle peut produire 1. Le modèle est statique. Donc le Portugal peut acheter jusqu’à 1. il le constate. • Le modèle de Ricardo n’explique pas l’existence d’une spécialisation internationale dans le cas où deux pays sont identiques en terme de productivité. L’approche de Ricardo explique le commerce interbranches (textile – Vin) mais pas intra-branches (Types de Vins différents). Les Hypothèses chez Ricardo sont que les coûts de transports sont nuls ou négligeables. La première publication du Suédois Heckscher date de 1913. tout comme le Portugal.33 unités de drap. il peut produire 1. Inversement en Angleterre. Les critiques du modèle de Ricardo. à chaque unité de production de vin libérée. • • • • Le modèle H.33 unité de drap pour une unité de vin. Le modèle de Ricardo ne précise pas d’où vient l’avantage comparatif. Il meurt 20 ans avant que ses idées soient factuels (abolition des Corn Law en 1846 et Peel’s Act). À chaque fois que le Portugal renonce à une unité de drap. Donc l’Angleterre a tout intérêt à échanger. le commerce international est ici un jeu qui est toujours à somme positive. un article de Heckscher et Ohlin sort et prolonge la recherche d’Heckscher.Contre une unité de vin.2 unité de vin.O.S La prise en compte des dotations relatives de facteurs. Ricardo est un théoricien du libre échange mais il ne connaitra pas son instauration en GB. Les coûts relatifs entre les deux biens sont différents entre les deux pays avant l’ouverture au commerce international. il ne prend pas en compte les évolutions dans la spécialisation d’un pays. Il y a une parfaite mobilité internationale des biens produits (pas de protectionnisme). Chez Ricardo comme chez Smith les rendements sont constants. le Portugal pourra obtenir 1. La moralité veut que l’Angleterre se procure du vin à moins cher en pratiquant le commerce international et le Portugal du drap. En 33. les facteurs de production sont mobiles nationalement et immobiles internationalement. le Portugal qui ne fabrique plus de drap va libérer de la main d’œuvre qui va pouvoir produire du vin.33 draps alors qu’en autarcie il en aurait eu 0. En se spécialisant. 3 . À la différence de la tradition mercantiliste. Enfin Paul Samuelson (encore en vie et premier prix Nobel d’économie) apporte sa touche en 1954. On ne fait pas d’économie d’échelles.83.

Dans la situation de départ les technologies sont identiques. on part d’un exemple (utilisés en 1933). Kf/Lf > Ka/La et vis versa. Donc la France a intérêt à se spécialiser dans la production de voitures et l’Argentine.S. On prend un pays développé et un pays qui l’est moins : La France et l’Argentine. les rendements sont toujours constants dans ce modèle et les facteurs de production sont immobiles internationalement. La France aura un avantage comparatif dans la production de voiture et l’Argentine dans la production de blé.classique). Et deux facteurs de production : le Capital et le Travail.O. En France le prix du L sera comparativement plus élevé que le prix du K et ce sera l’inverse en Argentine. Enoncé don théorème H. Sinon. par contre L est abondant en Argentine.O Chaque pays aura tendance à exporter les produits incorporant une forte quantité du facteur de production qu’il détient en abondance et à importer les produits incorporant une forte quantité du facteur de production dont il est peu doté. La culture du blé et la fabrication des voitures se fait avec la même technique. Celle de blé est plus travaillistiques. K&L sont mobiles nationalement et immobiles internationalement (ni délocalisation ni migration). Deux biens : des voitures et du blé. Pays Dotation naturelle Prix des facteurs Spécialisation A L abondant K rare Salaires faibles Prix du K élevés Activité faiblement capitalistiques F L rare K abondant Salaires élevés Prix du K faible Activité fortement capitalistique Le théorème H.O est prolongé notamment par les travaux de Paul Samuelson qui explique que les rémunérations des facteurs de production (donc leurs coûts) tendent à converger entre les différents pays. dans celle du blé. à Pour présenter le modèle H.Par rapport à Smith et Ricardo est qu’il existe deux facteurs de production : du Capital (K) et du travail (L). 4 . Le prix du K (taux d’intérêt) sera comparativement plus élevé en Argentine qu’en France et inversement pour le prix du travail (salaire). Si le prix est fonction de la rareté (dans l’analyse néo. On considère que la production de voiture est plus capitalistique que la production de blé. On considère que K est abondant en France.

S n’est pas vérifiée. Pour lui. la spécialisation internationale va se déformer en fonction des évolutions. il pense qu’il est notamment 5 .O.O. ainsi Maurice Allais pense que l’ouverture généralisée au libre échange peut provoquer de mauvaises spécialisations. Il y constate que la thèse du théorème H. Le modèle H. par exemple : suite à un phénomène de croissance démographique ou à une politique d’accumulation du capital. Donc la spécialisation internationale provoque une certaine convergence des économies nationales.O. Ce qui semble en contradiction avec le théorème H. les facteurs rares (au départ relativement plus chers) seront de moins en moins utilisés puisque les produits qui en nécessitaient beaucoup vont êtres importés ils verront donc leurs prix baisser.S en considérant que lorsque la dotation factorielle d’un pays évolue. Dans l’exemple fil rouge : si l’Argentine connaît une forte accumulation de K. le paradoxe de Léontief disparaît et les Usa exportent des biens relativement riches en K.S. Il remarque que les USA exportent surtout des produits à forte teneur en L et non en K. Par contre. donc leur prix augmente. Samuelson a introduit la thèse de la convergence mondiale de la rémunération des facteurs de production du fait de l’extension des échanges et de l’adoption du libre échange.O.S va faire l’objet de critiques de la part de certains libéraux.O.O. Pour Léontief. elle produira de plus en plus de voitures. Il prolonge ainsi le théorème H. pour les quels le K ne se limite pas au K physique mais y inclurent aussi le K humain mesuré par la qualification du facteur L (notion de K humain vient de Gary Becker).S comme le feront plus tard les tenants de l’analyse néo-factorielle. il faut aussi tenir compte de la productivité des facteurs de production. Donc dans le théorème H. Si l’on inclue le K humain dans le K total. le commerce international doit conduire en situation de libre échange généralisé à l’égalisation de la rémunération des facteurs de production entre les différents pays. Il considère qu’en 1951. Le paradoxe de Léontief 1951 Léontief (prix Nobel d’économie en 1973) a voulu vérifier le théorème H. la productivité d’un travailleur américain est environ 3 fois supérieure à celle des travailleurs étrangers. on peut alors considérer que les Usa sont un pays abondant en facteur L car il ne faut pas seulement prendre en compte le nombre de travailleurs mais aussi leur efficacité (productivité).S.S. Il prend l’exemple des USA.Explication Les facteurs abondants (au départ relativement moins chers) sont les plus utilisés pour exporter mais cela va réduire leur abondance relative. Léontief va expliquer ce paradoxe sans renoncer aux hypothèses du théorème H. Après Samuelson.O.S empiriquement. Rybczynski ajoute une dimension dynamique au théorème H.O.

O. 6 . les deux pays sont gagnants en pratiquant les échanges internationaux par rapport à une situation où ils seraient tous les deux en autarcie. l’intérêt mutuel du libre échange est vérifié mais qu’il est plus discutable dans le 3ème scénario. Samuelson démontre que là encore. Scénario 1 Un pays riche très en avance par rapport à un pays pauvre. Le scénario 3 peut-il se produire ? Samuelson pense que oui. • Le monopole d’innovation. Scénario 2 Le pays pauvre devient un pays émergent. Ces nouvelles théories qui apparaissent déjà dès les années 20 vont prendre en compte les nouvelles conditions du commerce international en tenant compte des structures de marché. Le pays pauvre a cependant un avantage comparatif sur certains produits (pas avantage absolu). le pays pauvre (anciennement) a connu un développement réussis mais le pays riche s’appauvrit. Dans ce cas. il n’y a plus de gains réciproques à l’échange. Il prend un exemple historique. c’est pour cela qu’il préconisait un protectionnisme européen sélectif. Plusieurs voies explorées : • L’existence d’économies d’échelle. l’hégémonie de l’industrie britannique de l’époque victorienne a été mise en cause avec l’arrivée des entrepreneurs américains. En 2004 Samuelson prend ses distances par rapport au modèle H. les deux pays gagnent à l’échange. Il propose 3 scénarios théoriques et montre que dans deux de ces scénarios.préjudiciable aux ouvriers européens et au modèle social européen.S. Le pays devenu émergent gagne en efficacité dans les produits qu’il avait l’habitude d’exporter. Scénario 3 Le pays pauvre devenu émergent devient maintenant aussi très efficace dans la production des biens qu’il avait l’habitude d’importer du pays riche. À partir de 1850. II- La prise en compte des structures de marché. • L’oligopole et la concurrence oligopolistique. Dans ce cas.

Les premières recherches sur l’explication et la justification du commerce international par l’existence d’économies d’échelle datent des années 20. Les premiers travaux sont de Graham en 1923.5 10 En autarcie Chaque pays produira une unité du bien 1 et une unité du bien 2. Il n’est pas ici besoin que les pays soient différents en terme d’avantages comparatifs. le bien 1 et le bien 2.L’existence d’économies d’échelle. la production mondiale tous biens confondus était de 4 et passe à 8. Ici la seule existence d’économies d’échelle est un déterminant de la spécialisation nationale et de son intérêt. Exemple. Bien 1 unités 1 2 3 4 Unité de L nécessaire 5 8 9. 7 . Soient deux pays A et B identiques en tout points économiquement (même dotation factorielle et même technologie). En exploitant les économies d’échelle. Le pays A peut échanger 2 unités du bien 1 contre 2 unités du bien 2. il pourra produire 4 unités et B. Ils produisent chacun deux biens. En commerce international avec spécialisation Si A se spécialise totalement dans la production du bien 1.5 10 Bien 2 unités 1 2 3 4 Unité de L nécessaire 5 8 9. Plus récemment Krugman et Helpman. Les consommateurs de chaque pays répartissent également leur consommation entre les deux biens. Que le facteur travail est limité a dix unités par pays. se spécialisant dans le bien 2 produira 4 unités du bien 2. le facteur de l’échange est uniquement question de hasard. Le choix de se spécialiser dans le bien 1 ou dans le bien 2 est indifférent pour les pays. Si l’équipement en facteur de production est partout le même. On suppose que les deux biens connaissent des économies d’échelle identiques. Donc au total 4 biens seront consommés dans chaque pays au lieu de 2 en autarcie. Elles se développent dans les années 30 avec Lerner en 1932 et Ohlin en 1933.

8 .L’introduction du PT et de l’innovation L’analyse de Posner Ici. Dans le second cas. Ceci donne naissance à des échanges croisés dus aux innovations. Alors les firmes du pays innovateur devront à nouveau innover pour se doter d’un nouvel avantage. Dans l’analyse se référent au rôle de la technologie dans l’innovation. L’avantage est momentané car d’autres firmes d’autres pays vont chercher à rattraper leur retard technologique (pays suiveurs. Pour Posner (1961) le PT détermine l’avantage comparatif. L’analyse de Posner peut s’appliquer aussi bien aux échanges de pays ayant des niveaux de développement différents qu’aux pays ayant des niveaux similaires de développement. firmes imitatrices). La théorie du cycle de vie du produit de Vernon La dynamique du monopole d’innovation Dans la théorie du cycle de vie du produit. chaque pays pourra connaître un avantage technologique dans des branches différentes. le PT et l’innovation sont des déterminants de l’échange. Le PT et l’avance technologique d’un pays permettent soit de produire à des coûts moindres (innovations de procédés) soit de fabriquer de nouveaux produits (innovations de produits). Il est aussi dynamique. Le pays qui bénéficie de cette avance. Donc l’avantage comparatif déterminé par l’écart technologique est par nature temporaire et instable. dans une logique Schumpetérienne va se trouver momentanément en situation de monopole de production et d’exportation. une contribution de Robert Vernon en 1966 qui est la théorie du cycle de vie du produit. Vernon explique le commerce international par la dynamique du monopole d’innovation.

Comment un pays peut-il se servir de la stratégie des firmes internationales pour se développer ? 9 . Des firmes imitatrices apparaissent et en général d’abord dans le pays dont est originaire le monopole. la R&D intense aboutit à la mise sur le marché d’un produit dont la firme est la seule à pouvoir produire. Phase 3 Dans cette phase la balance commerciale est excédentaire pour le pays innovateur. on commence à voir une inversion des flux commerciaux. La consommation du bien est devenue courante. le prix du bien est élevé et la consommation est d’aborde le fait des catégories supérieures. Phase 4 Les firmes innovatrices et les firmes suiveuses délocalisent leur production dans les PVD pour réduire les coûts de production. La demande augmente. Donc exporter son produit lui permet de continuer à produire en grande série et de se situer momentanément en monopole sur les marchés extérieurs. un certain nombre d’auteurs intégraient les économies d’échelles pour expliquer comment la stratégie des firmes et des pays pouvait expliquer l’ouverture au commerce international. il y a une vive concurrence par le prix. De nombreux substituts sont arrivés sur le marché. Le pays innovateur et les pays développés deviennent importateurs du bien. l’importe à présent des pays développés où sont apparus des firmes imitatrices produisant à moindre coût. Le développement en vol d’oies sauvages L’insertion des PVD dans les échanges internationaux. La série de fabrication est limitée. La production en grande série fait baisser les prix de vente. Phase 4 : déclin du produit. Dans la troisième phase. au départ. Le pays innovateur et exportateur du bien. correspond une phase du commerce international. Dans les théories du commerce international.Dans la phase 1. Le produit se banalise. Phase 2 : le monopole produit à la fois pour son marché intérieur et pour l’exporter vers les pays développés. En phase 1 le monopole vend et teste son produit sur une échelle nationale. Le marché est en surcapacité. Phase 3 : phase de maturité. il est fabriqué avec de plus en plus de travail non-qualifié. Les biens sont fabriqués avec du L non-qualifié. Phase 2 : croissance et diffusion du produit. La firme innovatrice peut alors soit se désengager. Vernon pense qu’à chacune de ces 4 phases. En effet la firme commence à être concurrencée sur son territoire national par des firmes imitatrices. La baisse des prix et l’effet d’imitation crée l’apparition d’une demande dans les pays développés. soit délocaliser.

Donc les entreprises vont chercher à différencier les produits. En conséquence. C’est donc l’existence de situations de concurrence monopolistiques avec une concurrence hors prix qui va être favorable à cela. Une condition nécessaire doit être remplie pour exporter un produit : l’existence d’une demande représentative. Il tente de comprendre pourquoi les français achètent des produits allemands et les allemands des produits français sur un article similaire. pour réaliser des économies d’échelles doit limiter la gamme de produits proposée au consommateur.Le développement en vol d’oies sauvages est un modèle qui datte de 1935. Chez Ricardo on part souvent de la production à Logique d’offre. Il propose la théorie du concept de similarité. Linder propose la théorie de la demande représentative. C’est une théorie concernant le développement et l’insertion dans les échanges des pays en phase d’industrialisation. En 1961. La demande comme déterminant du commerce international. Aujourd’hui c’est encore les USA qui ont le plus haut niveau d’IDE. 10 . On explique ainsi le commerce intra branche. Bernard Lassudrie-Duchêne publie en 1971. Ces politiques de substitution aux importations par remontée de filière puis par exportation. Une entreprise qui s’y implante s’ouvre à un marché de 500 000 000 de consommateurs (ALENA) La théorie de Linder permet aussi d’expliquer les échanges entre pays semblables car le volume des échanges entre deux pays sera d’autant plus important que leur demande sera forte. dans un premier temps importés. Les biens de consommation. Le Commerce de similarité est un commerce intra branches. Ils expriment une demande de différence. C’est une condition nécessaire mais pas suffisante. Quand le bien de consommation est terminé on fait la même chose avec les biens d’équipement. Pour lui les consommateurs des pays développés exigent une grande diversité de gammes dans les produits qui leurs sont proposés. Linder et Lassudrie-Duchêne prennent eux la position de la demande. Un bien ne sera exportable que s’il est d’abord établit sur des bases solides et s’il a d’abord satisfait de manière efficiente la demande intérieure. La prise en compte de la structure oligopolistique des marchés Une explication du commerce intra branche. Les importations de produits différenciés permettent d’élargir la gamme des produits proposés aux consommateurs et c’est un moyen de satisfaire cette demande de différence. Il se place du coté de la demande. sont ensuite produits puis exportés. On le doit au japonais Kaname Akamatsu. chaque firme.

O. de réaliser des économies d’échelle et de réaliser un effet d’apprentissage • Un effet de diversification Le consommateur peut voir satisfaite se demande de différence et le producteur peut diversifier leur source d’approvisionnement. Ce qui va permettre de construire ce que l’on appel une chaine d’avantage comparatif. Par ailleurs. On introduit des modèles à plus de 2 pays. Entre les deux ont peut trouver des producteurs intermédiaires dont l’évolution va dépendre de la demande mondiale et des prix qui se fixent sur les marché mondial. Ainsi. C’est une contrainte importante mais pour le consommateur. • L’effet de concurrence Quand on veut jouer dans la cours des grands. En faisant du commerce international je peux faire des économies d’échelle. on peut avoir à l’extrémité de la chaine le Japon. profiter d’une rente de monopole. Si pour un produit donné A possède un avantage comparatif sur B et B possède un avantage comparatif sur C.Plusieurs voies explorées • L’existence d’économies d’échelle • Le monopole d’innovation • L’oligopole et la concurrence oligopolistique. la dotation en Inputs pour produire un même bien ne sera pas toujours les mêmes. les avantages comparatifs sont plus une conséquence des échanges internationaux qu’une cause. l’autre. dans le cadre du théorème H. Ce commerce international présente 3 types d’avantages : • Un effet de dimension Le commerce international permet d’augmenter la production. Cette hypothèse de la hiérarchisation des avantages comparatifs permet aussi d’expliquer l’échange intra branche. Pour ces théories. plus de L. l’Inde qui a l’avantage comparatifs les plus mauvais. chaque pays multiplie ses avantages. cela conduit à des spécialisations différentes ce qui explique qu’un pays puisse à la fois exporter un bien et en importer. b pourra importer des produits de A vers C. Si l’un utilise plus de K et l’autre plus de L. Soient 3 pays.S. L’un utilisera plus de K. qui aurait le plus fort avantage comparatif et à l’autre bout. il faut y venir armé. Pour produire des voitures. il peut trouver le meilleur rapport qualité prix Le renouveau de l’approche Ricardienne La hiérarchisation des avantages comparatifs. 11 . la spécialisation des pays intermédiaire pourra être. Donc en prenant part au commerce international et en se spécialisant. répondre à une demande de clients à l’échelle mondiale.

o Pour les firmes des petits pays. o Les importations permettent à des pays de rattraper leur retard de développement avec les transferts de technologie. ce qui permet d’augmenter les salaires. Si je mène une politique de relance par les exportations. il n’y a pas d’effet pervers (ni inflation ni creusement des déficits à la différence des relances par la consommation ou par l’investissement. En effet. o Les exportations sont un élément de la demande globale. • Le libre échange dynamise les économies.Les arguments habituels en faveur du libre échange. Ouverts sur l’extérieur. qu’est ce qui fait que l’on préconise plus le libre échange que le protectionnisme. il favorise l’innovation qui elle même est facteur de croissance. o En important des biens intermédiaires et des biens d’équipement moins chers. un pays doit rechercher la compétitivité et donc réaliser des gains de productivité. les revenus augmentent et la demande augmente. Qu’est ce qui fait qu’en dehors des modèles que l’on a pu voir. le libre échange accroit le pouvoir d’achat des consommateurs ce qui permet d’augmenter la demande globale. les exportations sont le seul moyen d’élargir les marchés. o Quand les exportations augmentent. les producteurs peuvent faire des gains de productivité ce qui permet d’augmenter la production et d’exporter. Ces produits sont consommés et investis dans le pays ou à l’étranger quand les exportations augmentent : il y a un effet multiplicateur Ex : en Allemagne. de réduire le temps de travail et en même temps d’investir dans la croissance et le développement. gros exportateur qui bénéficie de ce phénomène. • Premier argument : le libre échange serait un facteur de croissance o En diminuant le prix de certains produits. la Division Internationale du Travail (DIT) et la spécialisation doivent entrainer une baisse générale des prix dans la mesure où elles permettent que chaque produit soit fabriqué dans le pays 12 . • Le libre échange devrait être un facteur d’optimisation de la production mondiale.

tous les pays doivent gagner dans le libre échange. Donc dans l’absolu. Conclusion Les théories sont majoritairement favorables au libre échange même si le protectionnisme est souvent demeuré la pratique la plus courante. 13 . Ce sont ces théories qui ont conduit à la libéralisation des échanges entre 1860 et 1880 sous l’impulsion de la GB et après 1945 sous l’impulsion des USA.le plus performant.

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