Vous êtes sur la page 1sur 12

RESUME

La cause principale de l'indiscipline est le laxisme auquel l'enfant est confronté. La cause
principale de ce laxisme est une réaction excessive contre l'autoritarisme d'antan et le besoin
d'être un gentil parent ou un gentil professeur. Il est plus facile à notre époque d'être le gentil
que celui qui éduque.

Tout ce qui divise les adultes morcelle leur l'autorité face à l'enfant. Par exemple, une attitude
d'usager, de client, de la part du parent, ou simplement un non investissement du parent dans
la scolarité, peut l'empêcher de faire bloc avec le corps enseignant. L'enseignant est
généralement le seul adulte dans sa salle de cours et une même classe d'élèves est confrontée,
au secondaire, à une multitude d'enseignants qui n'appliquent pas "le même tarif". De plus,
certains directeurs soutiennent fort peu les équipes. Un jeune enseignant culpabilise vite du
chahut dans sa classe, surtout si ses formateurs lui ont bien dit de ne pas sanctionner.

L'échec scolaire est aussi générateur d'indiscipline. L'élève faible se compare facilement aux
autres et en vient à se questionner sur sa valeur. Pour ne pas être déçu de la réponse, il
rabaisse les autres pour se sentir plus fort. Une mauvaise ambiance familiale (divorce
conflictuel, inceste, mode survie, etc.) peut également rendre un élève violent.

D'autres causes s'ajoutent, telles que des problèmes médicaux (TDHA) ou la télévision. De
manière plus générale, notre société devenue individualiste se soucie moins (du bien) d'autrui,
et tend plutôt à satisfaire le plaisir immédiat, pulsionnel et consumériste. Cela n'engage pas à
la réflexion, à la patience, ni à la conciliation.

Ajoutons à cela l'ennui en classe, par exemple des extrêmes (les plus forts et les plus faibles)
dans une classe hétérogène, ou par exemple face à un enseignant médiocre. De manière
générale, toutes les causes de démotivation scolaire sont des sources d'indiscipline.

Accueil > Soutien scolaire comment réagir > Problèmes et soutien nécessaire >
L’indiscipline et le problème de comportement, des problèmes majeurs du (...)
L’indiscipline et le problème de
comportement, des problèmes majeurs du
système scolaire
vendredi 27 janvier 2012

Les troubles du comportement

On assiste souvent dans les établissements scolaires à des situations telles qu’un élève qui en
frappe un autre, des collégiens qui provoquent un maître, des enfants qui ne prêtent aucune
attention aux cours, etc. Certainement, enseigner à ces élèves n’est pas une chose facile,
pourtant, ces derniers temps, il a été constaté que le nombre d’enfants présentant ces
comportements difficiles ne cesse d’augmenter de jour en jour. Des informations collectées au
Québec, aux États-Unis et en Europe confirment cette constatation. On impute souvent la
cause de ce désastre aux médias tels que la télévision, mais aussi au changement de structure
familiale. De leur côté, les enseignants et les enseignantes n’ont pas eu, dans la plupart des
cas, la possibilité de suivre une formation particulière qui leur permettrait de faire face à ce
genre de phénomène. Dans ce cas, ils se trouvent face à un problème crucial.

Les causes de l’indiscipline en classe

À la différence des troubles du comportement, un élève indiscipliné est un élève qui, malgré
son comportement excentrique, peut être corrigé si on lui applique simplement les règles
usuelles de l’école. Par contre, si un recours à des mesures systématique est nécessaire, on
parlerait plutôt de problème de comportement. L’indiscipline est liée à de nombreuses causes
dont les plus importantes sont les suivantes. D’abord, la configuration de la classe, ainsi,
lorsque les élèves sont trop rapprochés les uns des autres, cela favorise la tentation d’être
indiscipliné. Le manque de motivation constitue également une cause potentielle de
l’indiscipline en classe. Cela peut se traduire par un comportement agressif et violent. Des
études scientifiques ont également prouvé que la date et l’heure peuvent aussi être à l’origine
de l’indiscipline. En effet, selon H. Montagner, la semaine ou la journée est subdivisée en
périodes de temps fort et faible qui peuvent avoir des influences sur le respect de la discipline.

Des solutions possibles

Le respect ou le non-respect des disciplines est conditionné par deux volets essentiels. Le
premier concerne la politique administrative de l’établissement scolaire. Si celle-ci est
efficace, alors le risque d’indiscipline est faible. Le second concerne la directive. En effet,
l’enseignant ou l’enseignant a deux manières possibles pour donner ses directives. La
première directive dite alpha se traduit par une simple requête, précise et directe du genre :
« Pierre, va chercher le cahier de registre après la récréation ». L’autre type de directive
appelé directive bêta est surtout caractérisé par sa nature un peu sévère. Le donneur d’ordre ne
laisse même pas au receveur le temps d’y répondre. À titre d’exemple : « Pierre, finis ton
devoir ou tu vas m’entendre » est une directive bêta. Parmi les deux, la directive alpha a un
effet incitatif au respect des règles, ce qui n’est pas du tout le cas pour la directive bêta qu’il
faut donc éviter au maximum.
Des compte-rendus de moments de
formation auxquels nous avons assisté
L’indiscipline scolaire : analyse et réponses

L’indiscipline scolaire : analyse et réponses


Intervention d’Erick Prairat – IUFM de Montpellier – 6 décembre 2006

Professeur à l’université en Sciences de l’Education de Nancy II – directeur du


LISEP

Ces débats sur la question de la discipline sont contradictoires : ils se manifestent d’un côté de
la part des parents pour qui le critère de la discipline est important et des enseignants pour qui
(St Antini) il s’agit d’une préoccupation majeure. Cela va bien au-delà des jeunes enseignants.

D’un autre côté, il est dit que ces débats sont inactuels, incongrus, comme
si cela ne faisait plus partie de l’actualité pédagogique.

Il n’y a pas d’école sans discipline. Mais de quoi parle-t-on ?

Le terme de discipline a souvent une connotation négative, en partie en


raison de « surveiller et punir » de Foucault. Pour lui, il s’agit d’une technologie
de façonnement du corps.

Définition à deux étages :

 Ce qu’elle est : l’ensemble des dispositifs et des règles de conduite qui


visent à garantir le déroulement normal des activités. La discipline permet,
autorise, rend possible.

 Ce qu’elle vise : Elle vise à faire entrer chaque élève dans une culture de
la responsabilité. On doit prendre conscience de la portée de nos actes.

Penser la discipline de manière positive comme une capacité à se donner


des règles en fonction d’objectifs et de valeurs.

1 – Remarques liminaires sur l’indiscipline

On parle d’indiscipline scolaire et non de violence scolaire parce que les violences sont celles
reconnues par le pénal et ne valent pas qu’à l’école. A l’inverse, il est pertinent de parler des
bruits de fond, des chahuts, des bousculades, qui sont des indisciplines scolaires. Distinguons
indiscipline et violence.
L’exigible : les enseignants ne savent souvent plus très bien ce qu’ils
peuvent exiger en matière de comportement. C’est devenu flou, mal défini. Des
formes pédagogiques académiques ont pratiquement disparu des classes,
l’interrogation orale par exemple. Cela ne provient pas d’une fatwa didactique
ministérielle mais plutôt d’enseignants qui n’arrivent pas forcément à obtenir le
silence en début de cours. Cf. « Eloge des pédagogues » d’Antoine Prost (Seuil).
Non seulement l’exigible n’est plus défini mais souvent il ne semble jamais acquis
de manière définitive : il faut sans cesse reconstruire les situations de travail,
ce qui est terriblement épuisant pour les enseignants.

Les phénomènes d’indiscipline ont changé de nature. Nous sommes passés


de chahuts traditionnels à des chahuts annoniques. Les chahuts traditionnels
correspondent à des moments délicats qui participent, par leur transgression
ritualisée, à l’intégration des règles scolaires. Les chahuts annoniques ne sont
plus intégrateurs, ils ont lieu un peu tout le temps, sont chroniques, pas du tout
ritualisés qui témoignent de la non-reconnaissance de la règle : elle n’est pas
connue, n’est plus porteuse de sens. L’indiscipline contemporaine est plus une
ambiance que de l’observable : ensemble d’attitudes qui tendent moins à
renverser l’ordre normatif qu’à l’affaiblir, l’éroder.

L’indiscipline fait souffrir physiquement et physiologiquement les


professeurs. Ils vivent l’indiscipline de manière ambivalente : coupable car le
chahut est ressenti comme une incompétence et victime car les élèves moquent
les convenances, parodient les adultes, l’indiscipline est vécue comme une
négation de l’exercice de l’autorité, comme un danger identitaire.

On peut risquer une typologie de l’indiscipline, avec les limites de


simplifications du réel que cela revêt :

- souci de se dégager du travail scolaire, de son emprise. Tâche pénible,


insignifiante : fonction d’évitement du travail et de l’école

- fonction d’obstruction : empêcher le déroulement normal du cours,


pervertir les règles de fonctionnement, troubler l’enseignant : de
l’agitation jusqu’au défi

- contestation des règles du jeu, du contrat de travail, de ce qui s’est


établi sans le consentement de l’élève. La fonction est de vouloir
renégocier les règles du jeu

2 – Eléments d’explications : comment en rendre compte


Il n’y a pas de théorie globale et unique : toute une série de facteurs
interfèrent pour produire l’indiscipline. Il faudrait même distinguer les écoles.

6 éléments :

- La massification : arrivée de l’intégralité d’une classe d’âge jusqu’à


l’université. Il s’agit d’un tremblement de terre démographique que l’école n’a
jamais rencontré. Modification quantitative de la donne mais aussi qualitative :
des élèves sont arrivés et ignoraient à peu près tout des habitus et de la culture
scolaire : les œuvres réalisées par l’Homme sur l’Homme et aussi les rites, les
coutumes partagés dans un lieu.

- La rupture de contrat : il n’y a pas très longtemps, aller au lycée


permettait d’obtenir un emploi. Il s’agit d’une promesse que faisait l’école : si tu
travailles bien, tu y arriveras. Il y a un décalage entre ce qui est exigé et ce qu’il
est parfois raisonnable d’exiger pour certains. L’enseignant représente une
institution qui déçoit. une enquête sur l'absentéisme a l'école touche les seconds
d'une fratrie dont les ainés sont sans travail . Quand un jeune fait l’expérience
d’un monde sans limite, c’est un miracle s’il ne sombre pas dans la violence.
Pourtant, l’école n’est pas laxiste, elle fait un vrai travail sur la règle, des adultes
sont présents, mais la promesse est difficile. En septembre 2005, c’est
révélateur de noter que pour la première fois, les grands frères et les mères
sont restés en retrait, dans leur rôle traditionnel de modérateurs, au profit des
barbus.

- Les effets de la crise socio-économique sur les familles. Certaines


sont dans de telles difficultés qu’elles ne peuvent plus assurer le suivi scolaire. Il
s’agit de familles démissionnées plus que démissionnaires. Il y a des familles
débordées comme il existe des professeurs débordés. Au sein des classes
moyennes, les familles sont des lieux où on prend toutes les bonnes choses de
l’éducation et où on déleste le reste aux associations, aux clubs.

- L’importance excessive du jugement scolaire : il porte sur l’activité


scolaire n’avait pas avant de signification au-delà de l’école. Ce n’est plus le cas. A
l’école, il faut maintenant réussir mieux que les autres .Dire « t’es un crétin, t’as
pas d’avenir. » c'est activer une réaction de résistance à une institution qui
dévalorise. L’indiscipline est une forme de contestation. Faisant référence à H.
Laborit, pour qui mettre un être vivant dans un contexte agressif entraîne 3
types de comportement : (les solutions naturelles face à la violence) soumission,
fuite, lutte. L’élève en difficulté devient un élève difficile. C’est une manière de
survivre psychologiquement à la violence scolaire.
- Le télescopage axiologique – le conflit de valeurs entre ce qui est
prôné par la société (immédiateté, zapping) et par l’école (abnégation, effort,
gratuité, plaisir différé). L’école est perçue exigeante, trop pour certains.

- La crise de la fonction symbolique dans nos sociétés.


Affaiblissement généralisé de ce qui nous relie aux autres : les interdits, la loi, la
règle. Il faut refaire de l’ensemble. « Gare aux éclats quand on dégoupille le
symbolique » (F. Deligny - Graine de crapule).

L’école existe pour former le citoyen mais ne peut à elle-seule assumer toutes les blessures du
social et pourtant elle en hérite. Elle ne peut panser toutes les plaies sociales

Il y a des niveaux de réponses différents :

- au niveau national avec des politiques gouvernementales (alléger les


classes, réduire la taille des établissements...),

- au niveau académique,

- de l’établissement,

- de la classe.

3 – Propositions sans remède miracle

 Travailler à l’élaboration d’un contrat de vie et de travail très visible.


Tout collectif d’individus devant cohabiter est dans l’attente d’une structure qui
vient réguler ses tâches, ses normes de comportements. Poser des règles de
classe à partir des types d’activités, des différents moments, … Il est bon que
ces règles signifient clairement des interdits et des possibles, des droits. Cela
doit être lu comme pouvant conjurer l’écueil de l’impuissance (tout est interdit)
et celui du fantasme de l’omnipotence, du tout est possible.

« Mode d’emploi du professeur »

 Avoir un lieu d’institutionnalisation pour créer du lien social, pour


discuter des règles, pour modifier, préciser, rappeler (Conseil) : instance par
laquelle une classe se donne du temps pour parler et statuer de ses règles. On
peut prendre la parole sans courir de risque, dans le respect de certaines règles.
Difficile au collège mais il existe l'heure de vie de classe, faisons-la fonctionner.

 User de sanctions éducatives : connaître les textes, avoir une finalité


politique qui réaffirme la centralité de la règle, une finalité éducative qui
responsabilise l’enfant (ses actes produisent des effets qu’il doit assumer), avoir
une finalité psychologique qui marque un coup d’arrêt. Se mettre d'accord sur un
credo minimal et le faire savoir aux parents. Le climat scolaire correspond à une
culture d’établissement, des styles de relations interpersonnelles et la qualité du
système disciplinaire dans sa lisibilité.

 Introduire ou maintenir des rituels : toutes les sociétés ont des rituels.
On ne tient pas uniquement ensemble par du droit mais aussi par des rituels
d’interactions. Ils produisent du lien social, quitte à les inventer.

 L’écriture comme remédiation : par exemple, la « fiche de réflexion »


d’Yves Cottet consiste à être un support de mise en mot pour un enfant isolé
suite à un comportement déviant.

 Utiliser les procédures pédagogiques positives et impliquantes.

On socialise en instruisant et vis versa. La discipline est déjà inscrite dans


la manière dont les apprentissages sont permis. Deux modalités de travail :
l’évaluation formative et la différenciation pédagogique. Savoir faire entrer de
manière variée et évaluer sans dévaluer.

 Permettre aux élèves de faire la différence entre arbitraire


symbolique et arbitraire social, entre normativité et normalisation. Les maths
sont constituées par des normes qui les bâtissent. Si on ne les respecte pas, on
n’entre pas dans la discipline. Il y a des lieux et des moments où c’est en se
soumettant qu’on a de la force. Assumer cette part de "violence symbolique", le
fait de devoir venir à l’école et devoir y travailler tout en veillant à ne pas
surnormer l’espace scolaire.

Une formation sur ces questions de discipline ne peut pas se faire selon le
mode didactique, à partir de transmissions d’outils. Se joue aussi son propre
rapport au pouvoir. Qu’est-ce que l’on est capable d’assumer dans la classe ? On
est renvoyé à sa propre éducation, à sa propre histoire. On enseigne à partir de
ce que l’on sait mais aussi à partir de ce qu’on l’on est.
De quoi souffre la jeunesse sénégalaise ?

1
inPartager

La jeunesse constitue la beauté et la fierté d’un peuple disait le chanteur sénégalais EL HADJI
NDIAYE.Mais de nos jours, cette affirmation ne colle plus à la réalité quotidienne. Puisque
les jeunes considérés comme l’espoir du Sénégal, du moment qu’ils constituent les acteurs
principaux pouvant booster le développement économique, social et industriel, se sont
métamorphosés pour arpenter le mauvais chemin.

Dès lors, il s’avère nécessaire de s’interroger sur les symptômes dont souffre cette classe
d’âge. Parmi ces symptômes, nous avons d’abord, l’indispline de la jeunesse. Les jeunes ont
perdu la notion de discipline, ils ne savent plus s’exprimer à part vous servir un ramassis de
billevesées, d’insultes et de mots blessants. Ils font fi des lois et règlements de ce pays et
éprouvent un mépris et un manque de tolérance envers le troisième âge.
Ensuite, l’autre céphalée dont souffre cette jeunesse est le manque d’éducation, alors que
l’éducation est la première industrie d’un pays dixit CHEIKH ANTA DIOP .ce qui a pour
conséquence, que nous avons une jeunesse ignorante de ses devoirs et de ses droits. Une
frange importante de la jeunesse n’est pas instruite.

D’ailleurs, le rapport financier et économique de la direction de la planification et de la


réforme de l’éducation (dpre) publié en 2011 est alarmante car on y trouve qu’en 2006 sur un
échantillon de 103 élèves de ci ,9 ont atteint la terminale .en 2007 sur 110 élèves de ci 11 sont
arrivés en terminale. En 2008 ,186 105 élèves sur 1 618 303 ont abandonné l’école et 105 765
élèves ont redoublé. Et en 2009, sur 117 élèves de ci 13 ont atteint la classe du baccalauréat
.last but not least, en 2010 sur 123 élèves du ci 14 sont parvenus jusqu’en terminale. Ces
chiffres montrent la situation préoccupante en ce qui concerne leur chance de réussite
scolaire.

Plus inquiétant, la mauvaise formation reçue par cette jeunesse, dont une partie diplômée
n’arrive pas à trouver un boulot .ce qui les condamne à vivre dans une angoisse existentielle
très dangereuse. Cette angoisse existentielle peut-elle être un facteur explicatif de la violence
que mène cette jeunesse ?pour eux, la violence c’est la solution à tous les problèmes .car
lorsqu’ils cassent et brulent, l’état paie les bourses, ou ramène l’électricité. Dans ce contexte,
elle pense que la violence est une arme à user pour faire fléchir l’état ou toutes adversaires.
Cette jeunesse ressemble à un bateau ivre comme disait Arthur Rimbaud, puisqu’elle est
désorientée et perdue.

Dès lors, il faut souligner que ce n’est pas la faute des citoyens mais des matelots (les
autorités politiques), comme disait Platon dans la république .le malaise qui secoue ces gens
invite cette société à se remettre en question .car comme disait, l’auteur de la république «
lorsque les pères s’habituent à laisser faire leurs enfants .lorsque les fils tiennent plus compte
de leurs paroles .lorsque les maitres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter.
Lorsque finalement les jeunes gens méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-
dessus d’eux l’autorité de rien, ni de personne, alors c’est là en toute beauté et en toute
jeunesse le début de la tyrannie ».les évènements récents des jeunes casseurs nous montrent la
témérité de cette jeunesse à porter atteinte à l’ordre public pour faire peur au pouvoir
judiciaire. Dès lors, on peut affirmer sans ambages que « quand la justice est dans la rue, il
n’est plus dans le tribunal ».d’où la nécessité de constater qu’au Sénégal, les jeunes
appliquent la culture de la justice privée. Le régime démocratique est comparable à un pays
dirigé par un groupe d’enfants alors que la science n’est point dans le peuple, il y a donc lieu
pour ces gens d’arrêter leur folie et de canaliser leurs passions pour l’inutile. En outre, le
manque de référence et de model constituent la lèpre des temps moderne pour ces jeunes.la
jeunesse sénégalaise peine à trouver des repères pour s’appuyer. Les hommes politiques ont
failli, les guides religieux sont tombés dans la bassesse matérielle, les valeurs cardinales telles
le jom, le fulla, le faida, le kersa, la téranga etc. Ont disparu dans les rapports humains.

Maintenant on divinise l’argent, qui a perverti nos mœurs. L’avenir de cette jeunesse est-il
prometteur ?en tout cas, selon Francis bacon dans son livre intitulé les essais « la jeunesse est
plus apte à inventer qu’à juger, à exécuter qu’conseiller, à lancer des projets nouveaux qu’à
poursuivre des anciens ».la jeunesse est l’âge du possible selon cet auteur. Mais au Sénégal,
cette jeunesse refuse le développement.

A cela, on peut ajouter l’incivisme que semble épouser cette jeunesse .la destruction des biens
de l’état est devenue un refrain .toute personne mécontente casse un bien de l’état .Maintenant
cette jeunesse a décidé de ne pas s’arrêter aux biens communs ou publics, elle s’attaque aux
biens des personnes privées. Le désespoir peut-il permettre de casser les biens d’autrui ?ces
actes sont constitutifs de voies de fait et d’atteinte à l’ordre public.

D’ailleurs, nous ne sommes pas d’accord avec le psychologue serigne Mor Mbaye qui qualifie
l’acte des jeunes au stade Léopold Sedar Senghor d’actes compréhensibles, car cette jeunesse
est désemparée, n’a plus confiance à la classe politique qui le trompe, et ne prend pas en
charge ses aspirations.parconséquent, elle s’exprime de telle maniére.cette observation est
facile avec une légèreté inacceptable.la violence est l’arme des faibles et des incompétents.

Enfin, la folie des grandeurs semble aussi être l’une des fléaux qui gangrènent cette jeunesse,
car ces personnes cantonnés au rêve américain, l’envie d’avoir une vie radieuse sans travailler
ne peuvent que sublimer leur désir dans la violence .on ne peut pas parler de relève saine avec
de tels comportements.d’ailleurs,l’éducation des jeunes filles et étudiantes dans les canapés,
sans oublier la promotion du canapé qui fait rage dans certaines entreprises ,poussent cette
jeunesse à la désorientation.

En définitive, la jeunesse sénégalaise a besoin de confiance pour pouvoir s’exprimer. Le


mérite doit être au centre de tous les activités. Le pouvoir politique a intérêt à rassurer ces
personnes qui sont terrorisées par l’avenir d’un lendemain incertain. N’en déplaise à ceux qui
me contrediront, ils doivent savoir comme l’a dit pierre birnbaum, un éminent professeur
français de la sociologie politique « les problèmes politiques sont les problèmes de tout le
monde et les problèmes de tout le monde sont des problèmes politiques ».Par conséquent, il
est indispensable de diagnostiquer les maux dont souffrent cette jeunesse dangereuse pour
l’avenir du pays.et si ABDOU DIOUF avait raison de qualifier cette jeunesse de malsaine.
Discipline en classe
On appelle discipline en classe (ou discipline des élèves) le cadre de conduite commune pour
« faire comprendre et respecter les consignes de travail et les règles de vie collective dans la
classe »1. De façon plus sévère, les dictionnaires tiennent la discipline pour un ensemble de
règles imposées aux élèves pour que règne un bon ordre dans la classe.

L’étymologie remonte au latin discere, « apprendre, étudier, s'instruire, faire des études » : la
discipline serait la condition pour apprendre, en suivant des règles de vie, en étant
« discipliné », en apprenant les différentes matières d’enseignement (« les disciplines »)2.

Il ne faut pas confondre « discipline en classe » (« observance de l’ensemble des règles qui
régissent une communauté scolaire ») et « discipline scolaire » (« domaine scolaire
d’études », par exemple français, mathématiques, histoire-géographie)3. D’autre part, il faut
distinguer la discipline en classe de la gestion de classe (« ensemble des actes réfléchis et
séquentiels que pose un enseignant pour produire des apprentissages »). La discipline est,
selon les avis, une partie de la gestion de classe ou son pendant, la discipline s’occupant des
comportements des élèves tandis que la gestion porte sur les contenus d’enseignement.

On peut insister sur la discipline et l’ordre, qui aurait valeur par lui-même : « La discipline
scolaire (désigne) la tenue du bon ordre scolaire, la police des établissements, la répression
des conduites répréhensibles, un travail ordonné selon des règles et des méthodes sûres,
l’ordre réglé des études. » 4

On peut, à l’inverse, partir de l’indiscipline et centrer sur l’efficacité, qui prévaut sur le
désordre : « Un fait d’indiscipline scolaire peut se définir comme une conduite d’élève(s)
empêchant d’apprendre et de s’éduquer, sereinement, efficacement, dans une salle de classe.
Les conditions de travail ne sont pas requises, à cause de comportements inappropriés ou de
règles non respectées. L’indiscipline perturbe volontairement : elle dérange le groupe-classe.
Pour autant, elle ne sort pas du champ pédagogique. Un élève indiscipliné reste un élève, un
‘comportement inadapté’ relève toujours de l’éducation. » 5

Sommaire

 1 Les types d’indiscipline scolaire


 2 La gestion disciplinaire de la classe
o 2.1 Théories des modèles de discipline
o 2.2 Dispositifs et règles
o 2.3 Le B.O.E.N. : la règlementation
 3 Bibliographie
 4 Notes et références
 5 Voir aussi
o 5.1 Articles connexes
o 5.2 Liens externes
Les types d’indiscipline scolaire

« Les mauvais comportements auxquels les enseignants ont à faire face sont classés en cinq
grandes catégories par les spécialistes des sciences humaines, en ordre décroissant quant au
degré de gravité.

1. L’agression physique ou verbale commise par un élève à l’endroit de l’enseignant ou d’un


autre élève.
2. Les actes immoraux, comme la tricherie, le mensonge, le vol.
3. Le défi à l’autorité, c’est-à-dire le refus, parfois accompagné d’hostilité, de faire ce que
demande l’enseignant.
4. La perturbation des activités de la classe : parler à tue-tête, interpeller un autre élève,
déambuler dans la classe, faire le clown, lancer des objets, etc.
5. Le refus de travailler : faire le pitre, ne pas effectuer le travail assigné, lambiner ou rêvasser »
6