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Le bulletin du Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario 3 tables de concertation

Le bulletin du Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario

3tables de concertation

Denis Bérubé et la SADC de North Claybelt

Mon premier emploi

Le Réseau des incubateurs d’entreprises du CSO

Notreréseaunationaladixans

Wi-Fi à Welland

Gratuit
Gratuit

Il faut fêter!

Entrevue avec Roger Lavoie

Maison familiale rurale

L a M a i s o n f a m i l i a
L a M a i s o n f a m i l i a

La Maison familiale rurale en partenariat avec le CEPEO

Ton champ d’intérêt

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Axé sur la théorie et la pratique, ce pro- gramme te permet d’aller chercher ton diplôme d’études secondaires en même temps qu'une spécialisation en agricul- ture avec une sous-spécialisation telle que :

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Tu vas voir : on va avoir un « fun » vert !

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Mot de la directrice générale

4 Les dix ans du RDÉE Canada Entrevue avec son directeur général, Roger Lavoie 7
4 Les dix ans du
RDÉE Canada
Entrevue avec son directeur
général, Roger Lavoie
7
Wi-Fi Welland
son directeur général, Roger Lavoie 7 Wi-Fi Welland L’Internet sans fil gratuit à Welland D ’un

L’Internet sans fil gratuit à Welland

D ’un rêve à la réalité, notre réseau national prenait naissance en 1997. Enfin, un réseau de développement économique pour les communau- tés francophones et acadiennes du Canada! Dix ans déjà que ce réseau de développement économique et d’em- ployabilité travaille à améliorer la participation des francophones au

développement économique de leurs communautés. La majorité des RDÉE furent mis en place en 1998 mais le RDÉE Ontario n’a été incorporé qu’en 1999 et n’est fonctionnel que depuis 2001. Difficile de parler du RDÉE Ontario sans parler de ses partenaires. Service Canada, notre bailleur de fonds, collabore très étroitement avec les communautés et nous appuie dans nos initiatives. Nos agents, qui travaillent dans les communautés partout en Ontario fran- çais, vous diront que c’est toujours une aventure de rencontrer les communautés sur leur territoire afin de les appuyer dans le développement de leurs initiatives. Douze experts pour vous appuyer… dans les secteurs du tourisme, de l’économie du savoir, de l’intégration des jeunes dans le développement économique et du développement rural. Comme vous le savez sans doute, le RDÉE Ontario n’est pas un bailleur de fonds mais un facilitateur dans le domaine du développement économique et de l’em- ployabilité. Nos agents sont disponibles pour vous accompagner dans la recherche de financement, dans la rédaction de ces demandes ou bien pour vous aider dans le pré-démarrage d’une entreprise. Aussi, notre organisme joue le rôle de facilitateur pour des partenariats stratégiques à l’intérieur du développement économique com- munautaire. Nous travaillons actuellement à la réalisation de dossiers d’envergure tels que le Cercle de collaboration en tourisme francophone de l’Ontario, la Roue du développement, les Lauriers de la PME 2007, les tables de concertation et les profils communautaires, en plus de l’appui à plusieurs initiatives partout en province, tels que les incubateurs d’entreprises, la maison familiale rurale et l’initiative de mento- rat.

Le RDÉE Ontario joue un rôle crucial au chapitre du développement écono- mique, mais les SADC aussi. On retrouve dans le présent numéro du Vox RDÉE, une entrevue avec Denis Bérubé, directeur général de la SADC de North Claybelt. Denis Bérubé siège à notre conseil d’administration à titre d’administrateur depuis 2001. Dans ce numéro également, Jean-Denis Barry dresse un portrait du réseau des incubateurs d’entreprises du Centre-Sud-Ouest. De plus, Pierre Casault, directeur général de la Pépinière d’entreprises de la Huronie, nous parle de cet incubateur d’en- treprises, un guichet unique aux entreprises en phase de pré-démarrage, de démarrage ou en expansion. Dans ce Vox RDÉE, nous retrouvons également un des gagnants de notre concours Lauriers de la PME, édition provinciale 2005. Nous sommes en ce moment en route vers notre prochain gala qui se tiendra le 29 septembre 2007. Nos trois tables de concertation régionales se positionnent de plus en plus et développent des tables locales et sectorielles favorisant ainsi les partenariats et le développement économique de leur région. Trois articles vous sont présentés sur ce sujet.

Le Vox RDÉE prend le virage vert. Ce numéro est publié sur du papier recy- clé et certifié FSC (Forest Stewardship Council).

recy- clé et certifié FSC ( Forest Stewardship Council ). Environnementalement vôtre, 8 Le Réseau des

Environnementalement vôtre,

8 Le Réseau des incubateurs d’entreprises du CSO

10 Un renouveau

pour les francophones du Niagara

Mon premier emploi Une image positive du monde du travail

11 St-Isidore

Notre histoire

positive du monde du travail 11 St-Isidore Notre histoire 12 La Pépinière d’entreprises de la Huronie
positive du monde du travail 11 St-Isidore Notre histoire 12 La Pépinière d’entreprises de la Huronie

12 La Pépinière d’entreprises de la Huronie Un guide dans le processus de la création d’entreprises

13 À Ottawa, les francophones sont

résolus

14 Denis Bérubé

Rencontre avec le directeur général de la SADC de North Claybelt

16 Une maison familiale rurale dans

l’Est ontarien

18 La Table de concertation du Nord de

l’Ontario cherche à inspirer ses membres

19 Le Centre STICO

Une expertise de gestion entre les entreprises et les fournisseurs

20 Lancer son entreprise,

du RDÉE à la BDC

22 Célébrons nos

PME 2005 La Coopérative régionale de Nipissing- Sudbury Limited

BDC 22 Célébrons nos PME 2005 La Coopérative régionale de Nipissing- Sudbury Limited Printemps 2007 Vox

Les dix ans du RDÉE Canada

Entrevue avec son directeur général, Roger Lavoie

V ox RDÉE : RDÉE Canada fête

cette année ses dix ans d’exis-

tence. Pour un réseau comme le

vôtre, que représente un dixième anni-

versaire?

Roger Lavoie : Le dixième anniver- saire de notre réseau représente certai- nement une étape charnière. Ces dix années ont permis la création et la con-

solidation de l’unique réseau de déve- loppement économique pour les commu- nautés francophones et acadiennes. Ce réseau, et on a tendance à l’oublier, est très « jeune ». Il y a dix ans, nous avions con- venu que l’économie des communautés francophones et acadiennes devait être or- ganisée, concertée et guidée par une stra- tégie à long terme. Nous devions agir pour orchestrer le développement économique

Photo : RDÉE Canada

de nos communautés d’un bout à l’autre du pays. Aujourd’hui, il y a un RDÉE dans chacune des provinces et des territoires et nous en sommes très fiers. Nous pouvons aussi compter sur le professionnalisme de plus de 120 experts en développement économique qui travaillent pour accroître la vitalité des communautés francophones et acadiennes. Cette capacité nous permet d’offrir aux communautés et aux gens d’af-

rencontre

faires, qui pour plusieurs en étaient privés auparavant, une gamme de services en français dans le but de créer des entrepri- ses, des emplois durables et de réaliser des initiatives en développement économique communautaire.

Vox RDÉE : Quels ont été les étapes ou événements majeurs qui ont marqué l’évolution du RDÉE Canada au cours de ces dix années?

R. L : La création du Comité national de

développement économique et d’employa-

bilité, la signature du protocole d’entente de 1998 avec un ensemble de partenaires fédéraux et l’adoption des deux planifica- tions stratégiques ont été des événements marquants qui ont mené à la stabilisation du réseau. Pour chacun de ces trois

événements particuliers, le minis- tère des Ressources humaines et Développement social Canada a joué un rôle déterminant. D’autres événements ont été importants dans l’évolution de notre réseau. Par exemple : les trois Forums économiques pancana- diens (1996, 1998 et 1999) qui réu-

nissaient des gens d’affaires et des intervenants économiques; les éditions du concours des Lauriers de la PME; la contri- bution de DÉO (Diversification de l’écono- mie de l’Ouest) aux quatre RDÉE de cette région; les plans Vision (planifications lo- cales) financé par le PICLO (Partenariat interministériel avec les communautés de langue officielle) et Agriculture et Agroa- limentaire Canada; le rôle grandissant de l’APÉCA (Agence de promotion économi- que du Canada atlantique) avec les RDÉE de l’Est.

Vox RDÉE : Qu’est-ce qui distingue RDÉE Canada des autres organisations vouées au développement économique au Canada? Quelle est la force du RDÉE Canada?

R. L : Ce qui nous distingue, c’est le fait

que nous sommes le seul réseau qui inter- vient en développement économique en milieu minoritaire francophone au Canada. Un point en notre faveur, à mon avis, est le fait que le conseil d’administration du RDÉE Canada est composé d’hommes et de femmes d’affaires qui croient en l’avenir de nos communautés et qui apportent une

expertise à la fois riche et rafraîchissante. La grande force du réseau est le fait que les RDÉE provinciaux et territo- riaux collaborent avec l’ensemble des in- tervenants économiques de leur province ou territoire. Ils ont réussi pour la plupart

à conclure des partenariats avec les diffé-

rents paliers gouvernementaux et le secteur privé.

Vox RDÉE : Parlez-moi du RDÉE Cana- da, de son rôle auprès des communautés francophones, de ses réalisations.

R. L : Au fil des ans, RDÉE Canada a joué un rôle d’appui et de chef d’orches- tre. C’est RDÉE Canada qui a assuré le leadership pour la création de divers fonds d’appui au développement économique et

Une des réalisations les plus stra- tégiques du RDÉE Canada a été le parte- nariat conclu en 2005 avec le réseau des SADC du Québec (Société d’aide au déve- loppement de la collectivité). Cette alliance permet d’unir les forces vives des deux or- ganismes afin de mieux positionner la va- leur ajoutée de la francophonie au Canada. Ainsi réunis, les deux réseaux bénéficient également d’un potentiel d’affaires unique permettant la création de consortiums d’en- treprises, l’échange et le maillage d’exper- tises.

La force de ce nouveau réseau na- tional de développement économique, c’est

de voir grand, au-delà de ses frontières, en réalisant des partenariats qui créent des retombées pour les communautés franco- phones et acadiennes. La collaboration du réseau avec le Comité organisateur

(COVAN) et la Commission cana- dienne du tourisme, dans le cadre des Jeux Olympiques d’hiver 2010 à Vancouver, en est un vibrant exem- ple.

« Ce qui nous distingue, c’est le fait que nous sommes leseul réseauqui intervient en développement économique en milieu

minoritaire francophone au Canada. »

qui a orchestré l’adoption d’un cadre straté- gique national de développement économi- que pour les communautés. RDÉE Canada

a appuyé la création d’un « RDÉE » dans

chaque province et territoire et développé une panoplie d’instruments d’appui au dé- veloppement économique communautaire. C’est RDÉE Canada qui livre aux praticiens du réseau un programme de perfection- nement professionnel en développement économique communautaire et c’est nous qui organisons le concours des Lauriers de la PME qui célèbre à tous les deux ans les réalisations exceptionnelles d’entrepreneurs francophones et acadiens de tou- tes les régions du pays. RDÉE Ca- nada agit également en tant qu’interlocuteur officiel du développement économique auprès du gouver-

nement fédéral pour assurer le développe- ment de programmes appropriés et de me- sures efficaces.

Vox RDÉE : Dans certaines pro-

vinces et territoires, le RDÉE est plutôt bien connu alors que dans d’autres, il l’est beaucoup moins. Au plan national, votre nom, RDÉE Ca- nada, et votre rôle semblent encore peu connus? Comment expliquez-vous cela?

R. L : On peut l’expliquer de différentes fa- çons. D’une part, comme je l’ai mentionné, nous sommes un jeune organisme. D’autre part, la création d’un tel réseau a nécessité des efforts soutenus pour assurer une stabi- lité financière. Au cours des années, le réseau s’est doté d’un modèle en développement économique qui vise avant toute chose à offrir des services en dé- veloppement économique com- munautaire aux communautés francophones et acadiennes du pays. Nous oeuvrons sur deux thèmes : le développement des capacités économiques et le dé- veloppement des capacités hu- maines. Notre modèle se divise en quatre axes :

• services aux entreprises en démarrage et existantes;

• services aux industries et aux secteurs économiques;

en démarrage et existantes; • services aux industries et aux secteurs économiques; Printemps 2007 Vox RDÉE
en démarrage et existantes; • services aux industries et aux secteurs économiques; Printemps 2007 Vox RDÉE

rencontre

• services en employabilité;

• services en renforcement des capacités communautaires.

Le financement actuel ne permet pas présentement à tous les RDÉE d’inter- venir dans l’ensemble des axes de ce mo- dèle et donc d’offrir tous ces services. Le financement pour la mise en œuvre de ce modèle accapare une bonne partie de nos efforts, ce qui n’empêche pas qu’il faille continuellement progresser et faire nos preuves.

Depuis peu, les responsables des communications des RDÉE provinciaux et territoriaux et du RDEÉ Canada se rencon- trent sur une base régulière pour orchestrer les communications et enligner les straté- gies. Nous sommes convaincus que cela va permettre de mieux faire connaître notre réseau, ses impacts et ses résultats.

Vox RDÉE : Vous allez bientôt lancer la quatrième édition de votre concours les Lauriers de la PME qui va se terminer par un grand gala en novembre. Quelle est l’importance de cet événement pour RDÉE Canada?

R. L : Il s’agit pour nous d’un des événe- ments les plus gratifiants. En effet, c’est la première fois dans l’histoire de la francophonie canadienne que les gens d’affaires de nos communautés sont recon- nus publiquement au niveau national pour leurs réalisations. Avant les Lauriers, il y avait quelques con- cours provinciaux, no- tamment en Ontario et au Nouveau-Brunswick, reconnaissant les gens d’affaires francophones. C’est extraordinaire de voir la fierté des finalistes aux Lauriers de la PME. Cette fierté est palpable. C’est comme si on pouvait voir dans leur réac- tion : « Enfin, quelqu’un qui reconnaît tous les efforts et les sacrifices que j’ai mis dans mon entreprise! ».

Vox RDÉE : Les communautés franco- phones et acadiennes ont fait plusieurs gains au cours des dix ou vingt derniè- res années. Elles se sont prises en mains, notamment dans les secteurs de l’édu-

cation, de la santé et de la culture. Vo- tre réseau intervient en développement économique et en employabilité auprès de celles-ci. Pensez-vous que c’est dans ces secteurs qu’il faille maintenant agir pour assurer l’avenir et la vitalité de ces communautés?

R. L : C’est certain que tous les secteurs ont une importance pour l’épanouissement des communautés. Cependant, la vitalité des communautés francophones et acadien- nes dépend, en bonne partie, de leur viabi- lité économique. On ne peut pas créer ou maintenir des écoles, des centres commu- nautaires ou des centres de santé pour nour- rir l’épanouissement de nos communautés lorsque les francophones quittent celles-ci en nombre grandissant, faute d’emplois ou de perspectives économiques. En revanche, la vitalité à long terme des communautés dépend en bonne partie de l’augmentation de leur population qu’engendre la crois- sance économique. Donc, le développe- ment économique est la pierre angulaire non seulement de l’épanouissement de ces communautés mais de leur apport précieux au développement de l’ensemble de la so- ciété canadienne. Il est donc essentiel que les communautés dans leur ensemble se rallient à l’importance incontournable que revêt une force de frappe économique puissante comme moteur de sa vitalité.

frappe économique puissante comme moteur de sa vitalité. Vox RDÉE : Dix ans, c’est un anniversaire

Vox RDÉE : Dix ans, c’est un anniversaire important. Comment voyez-vous les dix prochaines années au RDÉE Canada? Quels sont, à court terme, les principaux défis qui se présentent à vous?

R. L : La consolidation du réseau doit se poursuivre, ne serait-ce que dans sa capacité à faire connaître ses résultats. Nous consacrons beaucoup d’effort au per- fectionnement professionnel et nous visons l’accréditation professionnelle des agents et l’atteinte de standards internationaux (ISO 9001) pour l’ensemble du fonctionnement du réseau, puisqu’il nous est fondamental de devenir le modèle d’excellence en déve- loppement des communautés. Les discussions qui entourent le débat sur le déséquilibre fiscal font men-

«Cependant, lavitalitédes communautés francophones et acadiennes dépend, en bonne partie, de leur viabilité économique. On ne peut pas créer ou maintenir des écoles,descentrescommunautaires ou des centres de santé pour nourrir l’épanouissement de nos communautéslorsqueles francophones quittent celles-ci en nombregrandissant,fauted’emplois ou de perspectives économiques. »

tion de limiter le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans les champs de compétences provinciales. Voilà un enjeu qui risque de modifier profondément le paysage des langues officielles au pays de même que celui des relations fédérales, pro- vinciales et territoriales. Le développement économique étant un champ de responsa- bilité provinciale, nous devrons suivre de près le déroulement de ce dossier. L’acquisition des compétences de base, pour que les francophones de nos communautés puissent profiter de leur juste part de l’essor économique, est essentielle. Ainsi, au cours des prochaines années, nous viserons à augmenter le niveau des com- pétences essentielles des francophones du Canada afin d’accroître leur compétitivité et leur employabilité sur le marché du tra- vail grâce à des projets pilotes innovateurs dans le milieu du travail. Nous allons poursuivre nos ef- forts visant à créer un espace économique francophone pancanadien avec notre par- tenaire, le réseau des SADC du Québec. Un espace qui va nous permettre de nous distinguer comme francophones au pays dans un créneau majeur : le développement économique.

Merci et longue vie au RDÉE Canada!

par Michel Thériault

L’Internet sans fil gratuit à Welland

Wi-Fi Welland
Wi-Fi Welland

Wi-Fi

Wi-Fi Welland
Wi-Fi Welland

Welland

Wi-Fi Welland

L a Ville de Welland dans la péninsule du Niagara offrira prochainement le service Internet sans fil gratuit dans

plusieurs secteurs désignés de la municipa-

lité. Un projet pilote, financé par la munici- palité et mené en étroite collaboration avec le RDÉE Ontario, fournira éventuellement une dizaine de points d’accès Wi-Fi, cette technologie de réseau informatique sans fil. Ces secteurs rendront possible l’accès au service Internet gratuit aux personnes possédant des ordinateurs portatifs et des dispositifs sans fil. Le service permet aux utilisateurs de surfer gratuitement sur In- ternet et de récupérer leurs courriels avec seulement quelques restrictions pour pro- téger le réseau et les utilisateurs. L’agent en économie du savoir pour le RDÉE Ontario, Léo Audette, ex- plique qu’une entente entre la municipa- lité et Hydro Welland a été conclue afin d’assurer l’entretien du réseau public par une nouvelle entreprise établie à cette fin : Wi-Fi Welland. En retour, Hydro Wel- land s’établit comme fournisseur de ser- vices complets d’Internet sans fil pour les autres secteurs de la ville. Cette entente unique permettra aux citoyens et aux peti- tes et moyennes entreprises de profiter des avantages que peut fournir la nouvelle in- frastructure.

« Les entreprises en restauration,

les hôtels et diverses PME pourront no- tamment offrir ces services à leur clientèle, souligne M. Audette. Compte tenu des évé- nements récents pour encourager le touris- me francophone dans la région, comme la nouvelle désignation d’un quartier histori- que francophone et Tourisme Franco-Nia- gara, le potentiel d’un tel service pour les entrepreneurs francophones est évident! » Pour l’agent en économie du sa-

voir, le service Internet sans fil accélère les communications, facilite les échanges des renseignements et rend les rencontres d’af- faires plus efficaces.

« Il est clair que les gens d’affai-

res travaillent de plus en plus avec l’aide d’ordinateurs portatifs et qu’ils choisissent des endroits où le service Internet sans fil est disponible », soutient-il. Au chapitre du développement économique, c’est un atout que se donne la Ville de Welland pour at- tirer les compagnies, les organismes et les PME à venir brasser des affaires chez elle.

La nouvelle entreprise Wi-Fi Wel- land crée également quelques nouveaux emplois dans la ville. Les signes WiFi Wel- land identifieront tous les emplacements où le service sera disponible. Le projet de service Internet sans fil à Welland a été conçu et mis en place par des représentants de plusieurs organismes de la communauté dont la Ville de Wel- land, Hydro Welland, Talk Wireless, En- treprise Niagara, BitNet Niagara, le Club 2000 Niagara et le RDÉE Ontario. Le mai- re de Welland a reconnu que le RDÉE On-

tario avait été un « partenaire crucial durant tout le processus ». En plus de contribuer financièrement à l’étude de faisabilité et au sondage effectué dans la communauté, le RDÉE Ontario a soutenu l’intérêt envers le projet auprès des différents intervenants et

a facilité les partenariats. Plus de 60 % des gens d’affaires du centre-ville de Welland ont indiqué dans

le sondage qu’ils envisageaient éventuelle- ment de s’abonner au service Internet sans fil. De l’avis de M. Audette, l’important c’est que l’infrastructure soit en place.

« La demande sera peut-être graduelle mais

les gens vont saisir les avantages du réseau, précise l’agent du RDÉE Ontario. Ça fait maintenant partie de mes responsabilités de promouvoir ce service auprès de la com-

munauté francophone de Welland. » La première phase du projet com- prendra notamment des sites d’accès WiFi au centre civique du centre-ville de Wel- land, à la bibliothèque publique, à la gare centrale, aux deux arénas de la ville et au centre Rose City Seniors. Ces sites seront suivis de quatre emplacements supplémen-

taires sur les propriétés de la ville au prin- temps 2007. Hydro Welland, qui étudiait déjà

le projet d’implantation d’un réseau sans fil

permettant la lecture des compteurs élec- troniques pour les services d’électricité, fait en quelque sorte une pierre deux coups.

L’entente intervenue avec la ville et les dif- férents intervenants dans le projet mettant de l’avant la technologie Wi-Fi permet-

tra à Hydro Welland de faire un double- usage du réseau sans fil. Pour M. Audette, le projet Wi-Fi Welland est un exemple de partenariat intéressant où à la fois les en- treprises et les citoyens en retireront des avantages.

en- treprises et les citoyens en retireront des avantages. RÉDACTEUR EN CHEF Roch Archambault ÉQUIPE DE

RÉDACTEUR EN CHEF Roch Archambault

ÉQUIPE DE RÉDACTION Léo Audette, Jean-Denis Barry Joël Béland, Pierre Casault Micheline J. Groulx, Marie-Eve LaRocque, Guy Robichaud, Alain Royer Pascal Samson, Nicole Sauvé, Michel Thériault

RÉVISION et IMPRESSION Imprimerie Impressions (Embrun)

CONCEPTION GRAPHIQUE Roch Archambault

Printemps 2007 - N°9

© Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario 2007

Courriel

communications@rdee-ont.ca

Internet

www.rdee-ont.ca

Page couverture ©iStockphoto.com/Stalman

Vox RDÉE est publié par le Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario, au tirage de 2 000 exemplaires.

La réalisation de ce présent bulletin est rendue possible grâce à l’appui financier du gouvernement du Canada.

grâce à l’appui financier du gouvernement du Canada. Imprimé au Canada ISSN 1718-7915 Printemps 2007 Vox

Imprimé au Canada ISSN 1718-7915

à l’appui financier du gouvernement du Canada. Imprimé au Canada ISSN 1718-7915 Printemps 2007 Vox RDÉE

Le

Le éseau « Le Centre d’agrotourisme Niagara m’a aidé à faire une demande d’aide pour la

éseau

« Le Centre d’agrotourisme Niagara m’a aidé à faire une demande d’aide pour la production de légumes miniatures destinés à des restaurants de haute gamme. » Dave Perkins, Wyndym Farm

des incubateurs d’entreprises du CSO

par Jean-Denis Barry

L es membres du Réseau des incubateurs d’entreprises du CSO sont des entreprises so-

ciales vouées au développement socio- économique de leur région. Ils favo- risent la création d’activités porteuses d’emploi et de richesse collective en facilitant l’émergence et la concrétisa- tion de projets commerciaux ou indus- triels, privés ou collectifs. Ils appuient et valorisent le développement de par- tenariats, la mise en réseau des compé- tences dans leur région et la promotion du milieu rural comme lieu de travail, de résidence et/ou comme produit tou- ristique. Par son action, l’incubateur d’entreprises assure une contribution signifiante de la collectivité franco- ontarienne de sa région au mieux- être social, culturel et économique du Centre-Sud-Ouest ontarien.

À l’origine : les projets Vision

En 2003 et 2004, dans le cadre des projets Vision, six régions du Centre-Sud- Ouest ontarien (CSO) à forte composante rurale définissaient les besoins de leurs collectivités francophones. Parmi ces be- soins : s’attaquer à la triple problématique de l’intégration des jeunes dans le tissu économique des régions, de l’exode rural et de l’activité économique francophone à encourager.

Il fallait donc concevoir un outil qui s’impose à ces défis. En 2004, trois or- ganismes se rassemblaient pour créer un tel outil : trois incubateurs d’entreprises réunis au sein d’un Réseau des incubateurs d’en- treprises du CSO. Ce dernier devait assurer l’entraide, le partage et les échanges entre les incubateurs ou leurs utilisateurs.

L’appui du RDÉE Ontario

Le Réseau était né de la convergence des efforts du RDÉE Ontario et de ceux d’or- ganismes régionaux. Il était donc naturel que le RDÉE Ontario accepte d’assumer la responsabilité financière de la structure embryonnaire et d’agir comme conseiller auprès des trois membres de la première heure :

• En Huronie, la Pépinière d’entreprises

multiservice orientée vers le multimédia et les technologies de l’environnement. Le

promoteur actuel en est la Clé d’la Baie.

• Dans le Niagara, le Centre d’agrotourisme de Niagara, spécialisé mais avec une capa- cité multiservice, sous la bannière du Club 2000 Niagara.

• À Toronto, un Centre d’incubation et

d’accélération en entreprise pour les fran- cophones orienté vers le multiservice. Il est administré par le Regroupement des gens d’affaires africains canadiens de Toronto.

Récemment, l’ACFO de London- Sarnia manifestait, elle aussi, son intérêt dans le Réseau. Elle a maintenant amorcé des démarches en vue de la mise en place

d’un incubateur d’entreprises dans cette ré- gion, en 2007.

La mise en oeuvre

En décembre 2004, une subven- tion biennale de 300 000 $, accordée par la Fondation Trillium de l’Ontario, permet- tait au réseau de démarrer. Au printemps de 2005, une autre subvention de près de 100 000 $ était accordée, cette fois par In- dustrie Canada. Elle permettait au tandem Réseau-RDÉE Ontario de se doter d’un site Web en français, < interPME.ca >, grâce à un partenariat avec le Collège Boréal. En plus d’offrir des conseils et de l’informa- tion, ce site permet des échanges entre les incubateurs et entre leurs utilisateurs. Une autre demande de subvention du même montant est actuellement en cours d’évaluation par ce ministère. Elle permet- tra, si elle est acceptée, une expansion de ce portail et des services qu’il comporte. En mars 2005, les trois in- cubateurs commençaient à dispenser leurs services. Leurs objectifs fondamen- taux : amener des gens d’affaires reconnus à s’impliquer dans l’accompagnement des entrepreneurs en devenir, accroître le nom- bre et l’impact d’entreprises viables sur l’économie de la région, faire la promotion de l’entrepreneurship au sein des commu- nautés francophones.

Les résultats au rendez-vous

Depuis mars 2005, les incubateurs du réseau ont aidé plus d’une trentaine d’entreprises, directement ou avec l’appui de quelque 20 mentors. Leurs responsables

« Les judicieux conseils et l’accompagnement que vous m’avez fournis dans la rédaction de mon plan d’affaires m’ont grandement aidé auprès des bailleurs de fonds … L’aide des mentors et des autres intervenants du milieu m’a permis … de sauver bien des étapes inutiles ou dangereuses dans la mise en œuvre de mon entreprise. » Shannon Bisset, Présidente John Ritchie Health Care Laundry and Linen Service

« Nous apprécions les démarches du Centre d’agrotourisme Niagara pour ouvrir les com- munications avec l’hôtel de ville. Nous avions besoin d’avoir une piste équestre le long du ca- nal Welland pour offrir des tournées historiques à cheval. Le Centre a organisé une rencontre avec le maire et le gérant de la ville et tout s’est réglé en peu de temps. » Michel Racine,

Horses Unlimited

ont posé environ 300 actes d’assistance et de soutien. Ils ont appuyé le démarrage de nouvelles entreprises, mais aussi, à part égale, la consolidation ou l’expansion d’en- treprises existantes. Quelles sortes d’entreprises ont pu se dévelop- per grâce à nos incubateurs d’entreprises? Soulignons, dans le Niagara, l’expansion de la société The Tree and Trigs Farm qui a ajouté la culture de la tomate à ses pro- duits. Une entreprise de location de conteneurs, Cube It, en Huronie, a maintenant obtenu le financement lui permettant de démarrer. Le musée Castle Village de Mi- dland a augmenté son personnel francophone et mis en œuvre des mesures pour accroître sa clientèle franco- phone. Une entreprise comme Horses Unlimited, dans la Péninsule du Niagara, a pu augmenter son cheptel. Elle offre maintenant des cours d’équitation et une piste de randonnée à cheval. L’aéroport Niagara Central a créé un produit touristique inusité qu’elle offre aux propriétaires d’avions privés, notamment en provenance du Québec, désireux de goûter aux plaisirs de cette région. Et ces exemples passent sous silence des projets comme l’ex- pansion des opérations du Welland Farmer’s Market, un projet de familiarisation des jeunes de la Huronie avec l’entrepreneurship, et combien d’autres.

Un impact sur les régions

Que représentent ces contributions dans l’éco- nomie du CSO? Il est évidemment trop tôt pour les éva- luer avec précision. Toutefois, il est maintenant possi- ble de conclure à la création d’une douzaine d’emplois directs. Les statistiques rapportées par les membres du Réseau laissent entrevoir la création ou le maintien de 40 à 60 emplois à court ou moyen terme… Et c’est sans compter sur la création d’emplois indirects. Quant à l’impact des incubateurs sur la créa- tion de richesse pour les régions concernées, les respon- sables des incubateurs l’évaluent entre 1 000 000 $ et 2 000 000 $ à court terme. Une analyse préliminaire sug- gère qu’à plus long terme, les revenus générés grâce au réseau pourraient atteindre les 5 000 000 $. Les incubateurs d’entreprises du réseau sont des acteurs engagés dans le développement socio- économique de leur communauté franco-ontarienne et de leur région. Leur rôle et leur contribution sont cruciaux dans une société de plus en plus influencée par l’esprit entrepreneurial.

Projets Vision
Projets Vision

L’année 2002 a été une année charnière pour les RDÉE au Ca- nada. Elle a marqué la venue de l’Initiative de planification communau- taire pour les groupes de langue minoritaire des régions rurales agricoles, née de la collaboration financière entre Agriculture Canada et Patrimoine canadien. Cette initiative a permis aux organismes régionaux en milieu ru- ral de formuler leur vision du développement socio-économique pouvant contribuer à l’essor de leur collectivité : d’où l’utilisation de l’abrévia- tion « Projets Vision ». Ces projets devaient être facilités par les RDÉE provinciaux et devaient résulter en une identification des besoins et des mesures à prendre pour y répondre. Des projets Vision furent créés dans toutes les provinces et tous les territoires. De façon générale les projets visaient des petites collectivités et souvent, la planification d’un projet précis. Le RDÉE Ontario a opté pour une approche globale. Son objectif : accorder un appui aux organismes de concertation de régions à fortes composantes rurales et à leurs partenaires locaux en vue de la préparation de plans de développement régionaux résultant en activités économiques, culturelles, sociales et civiques por- teuses d’emplois et sources de richesse collective pour les communautés francophones.

Consultation étendue

Concrètement, il s’agissait donc d’aider éventuellement tout organisme qui voudrait organiser ou faciliter des activités à incidence économique, dans sa région, à le faire dans le cadre d’un plan de dévelop- pement local réfléchi et rigoureux.

Des consultations ont été organisées dans les régions suivantes :

• La région du Niagara

• L’axe Hamilton-Kitchener

• La région de Durham

• La Huronie

• L’axe London-Sarnia

• La région de Windsor-Essex-Kent

Un grand nombre de Franco-Ontariens ont été consultés pour identifier les principales problématiques touchant leur communauté et les moyens à considérer pour s’y adresser. Le résultat a été un diagnostic et la définition d’axes de développement auxquels s’adresser.

Plans Vision

Essentiellement, les rapports Vision ont soulevé des probléma- tiques rattachées à la santé, l’éducation des jeunes, la disponibilité d’em- plois attrayants en milieu rural, les limites à la vie culturelle en région. Ces enjeux sont vus comme étant reliés notamment à l’exode rural. Des activités sont nées des projets Vision. Elles vont de la créa- tion de services en français d’aide à l’emploi à des projets au service des jeunes et du développement de produits agro-touristiques à la facilitation de la migration vers les communautés francophones rurales. Un des projets issus des Plans Vision est celui du Réseau d’incu- bateurs d’entreprises du Centre-Sud-Ouest. Le mandat de ces incubateurs d’entreprises est d’accompagner tout projet de mise sur pied, de consoli- dation ou de diversification d’entreprises pouvant contribuer à l’économie de la région qu’ils desservent.

Un renouveau pourlafrancophonie du Niagara

par Léo Audette

râce à une subvention de PATDEC et l’appui tech- nique de la part d’Ethel Coté, un partenariat a été conclu entre le Club 2000 Niagara, En- treprise Niagara, le Centre d’aide à la santé Niagara et le RDÉE On- tario pour lancer un projet de planification stratégique pour la communauté francophone régio- nale.

La première phase de la planification stratégique a dé- buté le 28 mars 2006, lors d’une concertation de neuf secteurs de la communauté (santé, éduca- tion, aînées, jeunesse, social, cul- turel, paroissial, affaires, touris- me), afin d’identifier les grandes orientations que veut prendre la communauté d’ici cinq et dix ans. Depuis, les secteurs se sont ren- contrés à maintes reprises afin de concrétiser les grandes orienta- tions et préciser les projets prio- ritaires que pourraient mettre en œuvre la communauté. Certains secteurs ont déjà complété cette étape tandis que d’autres l’auront complété d’ici le mois d’avril. Nous sommes maintenant rendus au stade de transition des consultations par secteurs, aux rencontres par projets. Afin d’aider les bénévoles de la commu- nauté à acquérir les connaissan- ces nécessaires au lancement et à la gestion de ces projets, l’ACFO Niagara subventionnera cinq ate- liers en gestion de projets (la Roue du développement) qui seront li- vrés par le RDÉE Ontario. Nous espérons former entre 80 à 100 individus parmi les neuf secteurs, d’ici le mois d’avril. Ces ateliers permettront aux participants de

mois d’avril. Ces ateliers permettront aux participants de Monpremier emploi une image positive du monde du
Monpremier emploi une image positive du monde du travail par Marie-Eve LaRocque Q uatre adolescents.
Monpremier emploi
une image positive du monde du travail
par Marie-Eve LaRocque
Q uatre adolescents. Une émission.
Les premiers pas dans le monde
du travail. À chaque année, des
milliers de jeunes entrent sur le monde du
travail pour acquérir une première expéri-
ence professionnelle. La série télévisuelle
Mon premier emploi présente aux jeunes
téléspectateurs de 9 à 12 ans une première
image positive du monde du travail.
Dans les tranchées, sans aucune
mise en scène, plus d’une cinquantaine
de jeunes adolescents âgés entre 14 et 17
ans racontent avec humour et émotions le
déroulement d’une journée au travail. Le
tournage se fait directement sur les lieux
de travail des jeunes adolescents. Il dé-
montre les grands moments vécus par les
jeunes : leurs premières responsabilités,
une situation imprévue, leurs interactions
avec des clients.
« Par exemple, une jeune aide-
cuisinière nous exprime son décourage-
ment quand son employeur lui remet des
dizaines d’assiettes à laver alors qu’elle
croyait avoir terminé sa journée de tra-
vail. Un jeune arbitre d’hockey explique,
quant à lui, comment il réussit à garder
son sang-froid face aux joueurs, aux par-
ents ou aux entraîneurs mécontents. De
son côté, un aide-mécanicien nous rap-
pelle l’importance des équipements de
sécurité au travail à la suite d’un aver-
tissement de son employeur ». (Commu-
niqué du 20 novembre 2006 de Balestra
Productions Inc.)
Par le biais des témoignages
marquants et de capsules dynamiques,
les jeunes téléspectateurs de 9 à 12 ans
pourront s’identifier aux jeunes employés
novices qui vivent des défis et des aven-
tures émouvantes. La série de 13 épi-
sodes leur permet également de connaî-
tre la diversité des emplois en Ontario et
l’importance du français sur le marché du
travail.
Dans cette série télévisuelle,
vous reconnaîtrez sans doute un jeune
adolescent qui travaille dans une entre-
prise de votre région! Grâce aux partenar-
iats avec Connexion Emploi de Russell-
Glengarry, de Windsor-Essex, le Conseil
pour l’unité canadienne et avec le RDÉE
Ontario, des jeunes francophones de la
province ont participé aux émissions.
Produite par Balestra Produc-
tions, la série télévisuelle, diffusée sur
les ondes de TFO en janvier dernier,
est complémentée par les magnifiques
caricatures du célèbre bédéiste et père
du personnage Gargouille, Tristan De-
mers. Pour visionner un extrait de
l’émission, veuillez visiter le site Internet
< www.balestra.tv >. La deuxième série
de Mon premier emploi est présentement
en tournage à travers la province pour of-
frir à nos jeunes un plus vaste éventail des
emplois possibles!
Un premier boulot. Une expéri-
ence de vie. Des jeunes employés profes-
sionnels!

voir clairement les étapes à fran- chir et comment s’y prendre pour mieux garantir le succès de leurs projets. Nous prévoyons la mise en œuvre de quelques projets qu’ont en commun certains secteurs. Dans d’autres cas, les projets se-

ront particuliers aux besoins du secteur. Quelque soit le cas, nous avons vu un éveil de la part de la communauté du Niagara comme on ne l’a pas vu depuis 30 ans, au besoin de travailler ensemble pour un avenir plus certain et profita- ble.

St-Isidore

Notre histoire…

par Marie-Eve LaRocque et Pascal Samson

S t-Isidore… il y a 128 ans. Ce petit village agricole

de l’est de l’Ontario, en bordure de l’autoroute 417,

déborde d’activités depuis 1879. Aujourd’hui, des

bénévoles enthousiastes valorisent leur riche histoire en développant un projet de murales patrimoniales pour mettre en valeur la contribution des pionniers qui ont développé la région. Veuillez les laisser vous raconter leur histoire… En 1960, un hangar ayant servi à former les pilotes de l’air durant la Deuxième Guerre mondiale à Pendleton est déménagé poutre par poutre à St-Isidore pour y être transformé en aréna. Au cours des années, l’aréna est améliorée et quatre allées de quilles sont ajoutées, pour le loisir des résidants de St-Isidore. Sur la murale intitulée « Victoire » figure le pilote Jean- Paul Sabourin de St-Isidore, décédé lors de la Deuxième Guerre mondiale, en Égypte. Il fut nommé un as de l’aviation puisqu’il a eu 6.5 victoires durant la guerre. Le pilote à l’extrême-droite, Jean Maisonneuve, un résidant de St-Isidore, travaille présentement pour les Forces armées canadiennes. Il est l’un des deux pilotes canadiens à être en poste à Seattle, en Oregon, pour apprendre le maniement des avions Boeing C-17 que le Canada vient tout juste d’acheter. Il reviendra prochainement dans la région pour former d’autres pilotes canadiens. Dans l’illustration à la gauche figurent les pionniers qui ont investi plus de 1000 $ pour faire l’acquisition du hangar. Plus d’une centaine de personnes ont également con- tribué financièrement et bénévolement au projet. C’est dans le contexte des célébrations du 125 e anniver- saire de St-Isidore, que l’idée de créer des murales a germé. Un membre du comité d’embellissement du village, Lynda Gagnier- Séguin, voulait faire les choses différemment pour attirer les tour- istes et raconter leur histoire. Ainsi, un comité de la galerie des mu-

leur histoire. Ainsi, un comité de la galerie des mu- rales fut créé il y a

rales fut créé il y a quelques années. Les membres ont nommé leur initiative « Notre histoire » puisqu’elle relate, à travers les mura- les, l’histoire de la communauté de St-Isidore d’hier à aujourd’hui. C’est sur un des murs de l’aréna historique du village que se situe présentement la première murale intitulée « L’avenir sur les traces du passé », réalisée par l’artiste francophone Pierre Hardy. Depuis, de nombreuses heures ont été investies dans le projet des murales par les membres du comité : Lynda Gagnier- Séguin, Michel Beauchesne, Huguette Longtin, Laurelle Gagnier et Pierrette St-Jean. Une demande de financement est à l’étude par la Fondation Trillium de l’Ontario. Le groupe se penche à la rédaction de prochaines demandes pour financer son projet, avec l’appui du RDÉE Ontario. Par la production de cinq murales re- latant l’histoire de la communauté d’hier à aujourd’hui, « Notre histoire », le comité vise à rendre le village de St-Isidore plus at- trayant pour le développement de la culture, la fréquentation tour- istique et pour stimuler la création de nouveaux commerces et services.

Rien de tel que de s’asseoir avec le comité dans une am- biance chaleureuse pour constater leur enthousiasme contagieux et leur dynamisme face à ce projet. Avec une tasse de café et une créativité envoûtante, laissez-les vous raconter leur histoire…

Le Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario WWW.RDEE-ONT.CA
Le Réseau de
développement
économique et
d’employabilité
de l’Ontario
WWW.RDEE-ONT.CA

La Pépinière d’entreprises de la Huronie

Un guide dans le processus de la création d’une entreprise

I l est important pour les nouveaux en- trepreneurs de bien cheminer à travers toutes les étapes de mise en œuvre de

leurs entreprises. Où commencer, quoi faire, à qui se confier et tant d’autres ques- tions restent souvent sans réponses. La Pé- pinière d’entreprises de la Huronie (PEH), qui œuvre principalement dans le comté de Simcoe et qui est partenaire du Réseau des incubateurs d’entreprises du Centre-Sud- Ouest (CSO) de l’Ontario, peut répondre à vos questions et vous appuyer dans ces démarches. Grâce à l’appui du RDÉE On- tario, maître d’œuvre de l’initiative, et à l’aide financière de La Fondation Trillium de l’Ontario, les incubateurs ont vu le jour il y a environ deux ans. Grâce au RDÉE Ontario, la région du Niagara et le grand Toronto métropolitain ont eux aussi leurs incubateurs. La PEH a vu le jour sous la gou- vernance de CALDECH (Centre d’avan- cement et de leadership en développement économique communautaire de la Huro- nie). Quand la PEH a pu voler de ses pro- pres ailes, elle a été transférée à La Clé d’la Baie en Huronie (La Clé), le plus important organisme à but non lucratif du comté de Simcoe, qui en assure la gestion depuis. La PEH n’a pas la prétention de remplacer les experts conseils dans le domaine financier, juridique ou fiscal mais bien d’être un ap- pui, un guide dans le processus de la créa- tion d’une entreprise. La mission de la pépinière d’en- treprises consiste à une gamme de services – du type guichet unique – aux entreprises en phase de pré-démarrage, de démarrage ou d’expansion de même que l’accès à des services d’aide à l’entrepreneurship, de multimédia et de soutien administratif de

premier plan. Ce projet est unique en son genre car il favorise l’échange d’expertises et de compétences. Les incubateurs d’entreprises favorisent la création d’activités porteuses d’emplois et de développement socio-

par Pierre Casault

économique communautaire en facilitant l’émergence de projets d’entreprises. Elle appuie le développement de partenariats, la mise en réseau des compétences et, en région à forte composante rurale, la promo- tion du territoire comme milieu de travail, lieu de résidence ou produit touristique. Par son action, la PEH assure une contribution significative de la communauté franco- phone de la région du CSO, de la province et même du Canada. En plus d’appuyer les entrepreneurs, la PEH aide aussi les orga- nismes à but non lucratif en leur apportant

l’aide nécessaire à leur survie, leur finance- ment et leur croissance. Au cours des deux dernières années, la PEH a aidé et appuyé plus d’une douzaine de ces organismes de la région. La PEH a appuyé des entrepre- neurs dans les domaines suivants : location d’uniformes industrielles et commerciaux, entreprises touristiques de tout genre, ser- vices de santé en français, domaine de l’éducation spécialement en DEC, projets environnementaux, industrie du vêtement. Elle a aussi aidé à l’expansion d’entrepri- ses dans les domaines de la musique, la muséologie, les arts et l’édition. Elle a aidé au démarrage d’une mai- son d’édition de livres pour les enfants, entre- prise spécialisée dans le traitement du lisier de porcs, garderie pour enfants et services de garde « avant et après l’école », sans oublier une entreprise de loca- tion de conteneurs. Cette dernière entreprise est en voie de développement. La PEH l’a aidée dans son

plan d’affaires, ses études de faisabilité, son plan de marketing

et ses recherches en financement. Ce nou- veau concept est en pleine effervescence aux États-Unis et il consiste à louer des conteneurs qui sont livrés chez le client qui remplit à son propre rythme en vue de son déménagement. Quand il est plein, le conteneur est chargé sur un camion et est transporté à son nouveau domicile et où il est laissé jusqu’à ce qu’il soit vide. Ce nouveau moyen de déménager est très éco- nomique et il évite les déménagements de deux jours en catastrophe et à coût beau- coup plus onéreux. Cette jeune entrepreneure, Shan- non Bisset, est très heureuse de l’appui que la PEH lui a procuré et avoue que sans son aide, son entreprise n’aurait peut-être pas vu le jour. Après son lancement prévu pour le début de l’année 2007 en Ontario, elle s’attaquera ensuite à franchiser son entreprise à l’échelle du Canada. Le con- cept est fantastique, les bailleurs de fonds sont enthousiastes et ce projet aura d’énor- mes retombées économiques. Une his- toire à suivre et un nom à retenir : Cube It (www.cubeit.ca).

à suivre et un nom à retenir : Cube It (www.cubeit.ca). Shannon Bissett de l’entreprise Cube

Shannon Bissett de l’entreprise Cube it

ÀOttawa,lesfrancophonessontrésolus par Alain Royer U n groupe de leaders de différents milieux (organismes,
ÀOttawa,lesfrancophonessontrésolus
par Alain Royer
U n groupe de leaders de différents
milieux (organismes, institutions
Un consensus s’est fait autour des enjeux
suivants :
financières et gouvernement) de
la région d’Ottawa se sont réunis lors de la
troisième table de concertation de l’est de
l’Ontario organisée par le RDÉE Ontario.
Cette table de concertation qui s’est vou-
lue structurante a été une belle occasion
pour les intervenants et les intervenantes
du milieu francophone d’Ottawa de pren-
dre conscience des problèmes et des défis
auxquels font face quotidiennement les
francophones de la région d’Ottawa.
• le besoin de développer un sentiment
d’appartenance et de fierté;
• le besoin d’exercer un leadership signifi-
catif reflétant les besoins de tous les fran-
cophones de la région d’Ottawa;
Les gens se sont ralliés autour de
l’idée que les francophones doivent deve-
nir une force économique (améliorer la
compétitivité économique des francopho-
nes de la région d’Ottawa). Le prochain
ralliement se fera avec l’ACFO d’Ottawa
et des rencontres mensuelles sont à pré-
voir.
• le besoin de mobilisation et d’effort con-
certé afin d’avoir un meilleur poids écono-
mique et social;
• le besoin de se battre continuellement
afin d’obtenir des services en français;
• les défis du système de la santé et de ses
services en français;
• l’intégration des nouveaux arrivants et la
reconnaissance de leurs acquis.
Le rôle du RDÉE Ontario sera de
guider les partenaires dans l’élaboration
d’instruments, de modèles et d’outils qui
permettront à la communauté francophone
d’atteindre cet objectif et de prendre en
charge son développement économique,
culturel et social. Le but sera d’atteindre
une masse critique de capitaux qui permet-
tra à la communauté francophone d’Ot-
tawa de prendre la place qui lui revient.
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007
tra à la communauté francophone d’Ot- tawa de prendre la place qui lui revient. Printemps 2007

Rencontre avec le directeur général de la Société d’aide au développement des collectivités de North Claybelt

DenisBérubé

des collectivités de North Claybelt D enis Bérubé p a r M i c h e

par Micheline J. Groulx Denis Bérubé siège au conseil d’administration du RDÉE On- tario depuis la naissance de l’organisme en 2001 en tant que l’un de trois représentants de la région du Nord de l’Ontario. Il a été nommé à nouveau pour servir un mandat de trois ans à la 6 e assemblée générale annuelle en septembre 2006. Étant directeur général de la Société d’aide au développement des collectivités (SADC) de North Claybelt à Kapuskasing depuis mai 2000, l’apport de M. Bérubé au RDÉE Ontario est des plus bénéfiques pour les deux organismes en plus du réseau entier des SADC du Nord de l’Ontario.

Diplômé de l’Université d’Ottawa en psychologie, ce natif de Cochrane demeure à Kapuskasing avec son épouse Lynn. Père de deux enfants, Danelle 20 ans, qui en est à sa troisième an- née d’études universitaires à Ottawa tandis que Loïc, 17 ans, est au secondaire et joue à titre de défenseur pour l’équipe de hockey Midget AAA, les Kapuskasing Agrium Flyers.

de hockey Midget AAA, les Kapuskasing Agrium Flyers. Les employés de la SADC de North Claybelt,

Les employés de la SADC de North Claybelt, Noël 2006 :

(debout) Cindy Reasbeck, Debbie Dufour, Denis Bérubé, Linda Semczyszyn, Melanie Marchand, (assis) Claire Whissel, Dawn Crawdord Gee, Mireille Guertin.

14 Vox RDÉE Printemps 2007

MJG : Quel est le rôle de la SADC de North Claybelt ?

DB : La Société d’aide au développement des collectivités de North Claybelt est un organisme communautaire qui offre de l’aide financière et des services de consultation aux petites entre- prises, nouvelles et existantes, situées dans la région de la Grande ceinture d’argile (North Claybelt) du Nord de l’Ontario. Afin d’at- teindre ses objectifs en matière de création et de maintien d’em- plois, ainsi que de contribuer au développement économique de la région, North Claybelt fournit aux entreprises locales des services d’information, de consultation, de prêts, de garanties de prêt et d’investissement en actions. En plus, North Claybelt est engagée auprès de nombreuses initiatives de développement économique telle l’expansion des exportations, entamée en novembre 2001. North Claybelt est gérée par un conseil d’administration composé de bénévoles représentant les secteurs civiques, professionnels et commerciaux de la région. La SADC de North Claybelt est engagée de près dans des activités de développement économique communautaire. En partenariat avec divers organismes communautaires, elle offre une variété de programmes, d’ateliers de formation et de conférences. De plus, par l’entremise de son Programme de contribution aux initiatives locales (CIL), North Claybelt peut fournir de l’aide fi- nancière à des projets soit locaux et/ou régionaux de développe- ment économique communautaire.

MJG : Quel territoire dessert-elle ?

DB : La Société d’aide au développement des collectivités de North Claybelt (SADCNC) fournit des services aux communau- tés situées le long de la Route 11 à partir d’Opasatika (situé entre Hearst et Kapuskasing) jusqu’à Iroquois Falls. Les communautés desservies comprennent Opasatika, Val Rita/Harty, Kapuskasing, Moonbeam, Fauquier/Strickland, Smooth Rock Falls, Cochrane, et Iroquois Falls. L’Ontario a 61 SADC desservant les collectivités rurales et du Nord.

MJG : Décrivez la collaboration entre le RDÉE Ontario et les SADC.

DB : Je crois que nos deux organismes sont complémentaires. Par exemple, les SADC fournissent de l’appui financier et de l’exper- tise dans le développement de petites entreprises. Elles jouent un rôle important au sein des équipes de développement économique municipales et régionales. De son côté, le RDÉE Ontario apporte un appui important aux groupes et aux communautés francophones dans l’élaboration de projets spécifiques à ces groupes. Le RDÉE appuie de façon très efficace des initiatives centrées sur les secteurs de la jeunesse, du développement rural, de l’économie du savoir et du tourisme. Sachant que le développement économique d’un endroit se fait en arrimant les efforts de tous les secteurs, c’est-à-dire public, privé et gouvernemental, la collaboration entre les SADC et le RDÉE Ontario est avantageuse sur tous les plans. Je pense par exemple au Défi Plan d’Affaires, au Camp Entreprise Jeunesse et à l’Initiative régionale – Entrepreneuriat Jeunesse que nous avons monté avec l’appui d’autres SADC et de partenaires locaux et ré- gionaux, tels que FedNor et le RDÉE Ontario. Ce fut de grands succès grâce à cet effort collectif.

MJG : Vous êtes aussi très actif dans l’organisation du Festival du patrimoine des bûcherons. L’an dernier, vous aviez accepté la présidence du comité organisateur. Comment ce festival aide-t-il au développement économique de Kapuskasing ?

DB : Pour Kapuskasing, ce festival a une grande importance com- me activité en terme de retombées économiques. Les milliers de participants qui se retrouvent à Kapuskasing durant cette fin de semaine donnent un bon coup de pouce à l’économie locale. Mais ce festival est bien plus qu’un petit élan économique. C’est une grosse rencontre de famille. Les gens viennent d’un peu partout pour revoir des parents et amis. C’est aussi une occasion idéale de célébrer notre héritage forestier et de reconnaître le rôle que cette industrie a joué dans le développement de notre région.

«Sachant queledéveloppement économiqued’un endroit se fait en arrimant les efforts de tous les secteurs, c’est-à-dire public, privé et gouvernemental, la collaboration entre les SADCet le RDÉEOntario est avantageusesurtouslesplans.»

Les statistiques de 2005 ont montré que plus de 400 bé- névoles ont uni leurs efforts à ceux des 70 commanditaires pour assurer le succès du festival. C’est certain que sans eux, il ne mé- riterait pas le titre de l’un des 50 meilleurs festivals de la province par Festivals et Événements Ontario. La SADC de North Claybelt fait partie de l’Équipe du développement économique de Kapuskasing (KAPEDO) - l’orga- nisateur officiel du Festival du patrimoine des bûcherons.

MJG : Vous et les deux autres dirigeants régionaux, Collin Bour- geois et Willie Léveillée, ont participé aux tables de concertation du RDÉE Ontario tenues à Sudbury, à Timmins, à Sault-Sainte- Marie et à Sturgeon Falls. En tant que dirigeant dont le mandat vient d’être renouvelé pour trois ans, quelle importance donnez- vous aux tables de concertation régionales ?

DB : Les quatre tables de concertation ont permis d’élaborer des stratégies spécifiques à notre région et l’appui à la planification stratégique des communautés francophones a bien porté fruit. Le partage d’idées et de ressources est l’une des grandes forces du RDÉE Ontario. Ceci est vrai non seulement pour nos communau- tés dans le Nord-est mais à travers la province. Même si j’avais une bonne idée de ce qui se passait ici et dans l’est, mon affiliation au RDÉE Ontario m’a ouvert les yeux à ce qui se vit dans des com- munautés comme Windsor, Welland, Niagara Falls et ailleurs dans le Centre-Sud-Ouest. Les réunions du conseil d’administration et les tables de concertation régionales m’informent des différents projets et de la façon dont les groupes communautaires, avec l’aide du RDÉE Ontario, ont mis leurs initiatives sur pied. J’aimerais ajouter que c’est avec enthousiasme que j’en- treprends un autre mandat au conseil d’administration. La réputa- tion du RDÉE Ontario est solide et sa participation est bienvenue des communautés. L’avenir s’annonce intéressant non seulement en Ontario mais partout dans le réseau des RDÉE.

Une MaisonFamiliale Rurale dans l’Est ontarien

Pour une main-d’œuvre formée chez soi

M ême s’il existe depuis près de 70 ans et qu’il démontre des résultats positifs dans de nom- breux pays à

travers le monde, le concept des Maisons familiales rurales (MFR) est encore mé- connu au Canada. Le modèle des MFR, qui se veut d’abord une école alternative créée par les collectivités rurales, est présent seu- lement au Québec pour l’instant alors que trois MFR sont en activité. Plusieurs pro- jets sont toutefois à l’étude dans différentes régions du pays dont celui dans l’Est onta- rien qui va bon train et qui devrait donner lieu à l’ouverture de la première MFR à l’extérieur du Québec au courant de l’an- née 2007. Le RDÉE Ontario est au cœur du projet d’implantation d’une MFR dans la communauté francophone de l’Est ontarien depuis ses débuts en 2004, lors des premiè- res rencontres avec des partenaires poten- tiels. Le projet pilote vise le milieu très rural englobant les comtés de Prescott, Russell, Stormont, Dundas et Glengarry. Depuis deux ans, le RDÉE Ontario est appuyé par un comité directeur formé de partenaires du milieu. Des consultations publiques ont eu lieu et l’étude de faisabilité et de viabilité du projet vient d’être complétée. L’agente en développement rural au RDÉE Ontario pour l’est de la province, Kathy Chaumont, indique que les sondages donnent des si-

gnes encourageants particulièrement dans le secteur de l’agriculture : « Une trentaine d’entreprises ont démontré de l’intérêt pour le concept des MFR. Le plus haut taux de réponses est en agriculture, mais les résul- tats sont bons également dans les secteurs du commerce et du tourisme. Le projet pourrait se développer sur plus d’un axe, ça dépendra de l’intérêt de la communauté. » Le modèle MFR, qui propose une alternance études/formation pratique en milieu rural à l’intention des étudiants ou

élèves du niveau secondaire, repose sur la collaboration entre les intervenants du mi- lieu de la formation, des entreprises loca-

les, des familles et de la collectivité. C’est une forme d’éducation unique au Canada qui allie la formation des jeunes et le déve- loppement local. L’initiative doit répondre

à un besoin de main-d’œuvre et de relève

dans un ou plusieurs secteurs économiques de la région. Pour Daniel Lambert, chargé de projet à MFR-Québec (qui appuie la mise en œuvre de la MFR dans l’Est on- tarien), le concept des MFR contribue non

seulement à freiner l’exode rural et le dé- crochage scolaire mais s’avère aussi un outil de développement économique rural important : « Les retombées sont parfois

à long terme, mais elles se reflètent dans

l’ensemble du milieu. Ça dynamise la ré- gion. Pour les entreprises, c’est encoura- geant de voir des jeunes s’intéresser à leur secteur. La formule des MFR leur assure main-d’œuvre et relèves. Nous avons vu des entrepreneurs sur le point de prendre leur retraite décider de poursuivre leurs ac- tivités. Certaines entreprises ont même pris de l’expansion! » En plus d’offrir l’alternance entre l’enseignement théorique et le travail sur le terrain, les MFR visent la formation globa- le des jeunes grâce à un service d’internat et un encadrement formateur offert par les entrepreneurs de la région, que l’on sur-

nomme les « maîtres de stages ». Les jeu- nes accèdent à la formation professionnelle tout en complétant leurs études secondai- res. « La particularité dominante du modèle des MFR est le transfert intergénérationnel, soutient M. Lambert, un des pionniers à MFR-Québec. En plus des enseignants, les gens actifs du milieu transmettrent leur savoir aux étudiants stagiaires. Ça permet d’offrir une formation plus adaptée au mi- lieu. Et la formule étude-travail convient à un bon nombre de jeunes. » Les projets de MFR répondent à la nécessité d’une formation adaptée aux besoins et réalités d’un milieu, dans un ou

par Michel Thériault

plusieurs secteurs économiques. À Granit, dans l’Estrie, la première MFR à ouvert ses portes au Canada en 1999, le secteur pri- vilégié est l’agroforesterie. L’orientation première de la MFR du Lac-Mégantic est la vente-conseil alors que pour la nouvelle MFR de Maskinongé, c’est la gestion fau- nique. Tout porte à croire que pour la future MFR de l’Est ontarien, le secteur ciblé sera l’agriculture. « L’orientation de la MFR dépen- dra de l’intérêt de la communauté, précise l’agente du RDÉE Ontario. Le projet ap- partient à la communauté. Si ce sont les producteurs laitiers de la région qui mani- festent le besoin de main-d’œuvre et qu’ils appuient le projet, l’orientation sera la pro- duction laitière. » Pour M me Chaumont, le modèle MFR accroît le potentiel de création d’em- plois du secteur économique choisi dans la communauté. « C’est un concept inno- vateur, dit-elle. C’est rural et ça répond à un besoin direct. Les diplômés des MFR représentent une main-d’œuvre qualifiée. » Dans les MFR du Québec, les résultats sont jusqu’à maintenant probants. Au moins 70% des finissants ont obtenu un diplôme d’études secondaires et plus de 90% ont terminé avec un diplôme d’études profes- sionnelles. Elle ajoute que les MFR sont souvent gérées par des coopératives (qui regroupent des représentants de la commu- nauté, des maîtres de stages, des parents et des jeunes) et que ces projets contribuent au sentiment d’appartenance d’une com- munauté en plus d’être un encouragement à se prendre en main. Le Comité directeur du pro- jet d’implantation d’une MFR dans l’Est ontarien a procédé en octobre dernier à l’embauche d’un coordonnateur de projet à temps plein. Le projet est financé par le Secrétariat rural du ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire Ca- nada, dans le cadre du Programme des mo- dèles.

Historique et concept La première MFR a été im- plantée en France en 1937. Le
Historique et concept
La première MFR a été im-
plantée en France en 1937. Le modèle
s’est rapidement répandu et l’on compte
aujourd’hui quelque 1 300 MFR dans
une quarantaine de pays à travers le
monde.
Les MFR prennent racines
dans des collectivités qui désirent offrir
à leurs jeunes une formation qui répond
à leurs besoins et leurs réalités locales.
Il est clairement spécifié dans la docu-
mentation et sur le site Internet de MFR-
Québec que le mouvement des MFR
place « la coopération des générations
comme point de départ de l’action édu-
cative, du développement des personnes
et de l’évolution du milieu. »
Cette coopération, peut-on y
lire, se manifeste par un partenariat déve-
loppé au sein de la collectivité entre les
entreprises, les familles et le secteur de
l’éducation, en vue d’offrir une réponse
aux besoins locaux en main-d’oeuvre et
des occasions d’emplois pour les jeunes.
« L’implantation d’une MFR dans une
communauté rurale a un effet direct et
positif sur la capacité de rétention des
jeunes dans leur milieu. »
Liens
www.mfrquebec.com
www.mamr.gouv.qc.ca/regions/regi_
rura_reus_gra1.asp
www.rural.gc.ca/programs/maisons

Quoi de neuf

Avec le projet MFR de l’Est ontarien?

par Joël Béland

C’est un hiver particulièrement chargé pour le projet MFR de l’Est ontarien. En vue de l’ouverture prévue en septembre 2007, plusieurs activités sont prévues au cours des prochaines semaines :

Secteur : agriculture Le secteur initial pour les programmes d’études à la MFR est établi : ce sera l’agriculture. Les programmes en commerce et en tourisme le seront dans un deuxième temps.

Partenariat avec le CEPEO La MFR a établi un partenariat avec le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario. Le CEPEO fournira les ressources en éducation pour le dévelop- pement des programmes d’études. Les détails de l’entente sont à venir, mais sont très prometteurs.

Emplacement potentiel Une demande de location a été déposée pour un édifice sur le Campus d’Alfred de l’Université de Guelph.

Recrutement d’élèves Nous serons bientôt en mesure d’accepter les demandes d’inscription au programme pour septembre 2007. Les élèves intéressés sont invités à communiquer avec leur orienteur, ou avec le coordonnateur du projet, Joël Béland.

Visite de la MFR du Granit Nous organisons une autre visite de la MFR du Granit, au courant du mois d’avril 2007. Ce sera une belle occasion pour les gens intéressés à la MFR de mieux comprendre le concept et les avantages d’une MFR pour notre région et pour le secteur agricole.

Accueil de stagiaires en avril 2007 Nous sommes présentement à la recherche de maîtres de stage pouvant ac- cueillir des stagiaires de la MFR du Granit, en avril 2007. Ces étudiants seront dans la région pour environ deux semaines. Nous profiterons de cet événement pour faire la promotion du projet auprès des médias et de la communauté.

Vous avez des questions ou des commentaires? Communiquez avec le coordonnateur du projet MFR, Joël Béland au (613) 679-2218, poste 323 ou par courriel à jbeland@rdee-ont.ca

679-2218, poste 323 ou par courriel à jbeland@rdee-ont.ca Le Réseau de développement économique et
Le Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario Le RDÉE Ontario est un réseau

Le Réseau de développement économique et d’employabilité de l’Ontario

Le RDÉE Ontario est un réseau provincial qui donne un service de soutien efficace dans la recherche de financement, dans la concertation, dans la création de partenariats straté- giques. Il favorise le développement et l’épanouissement de la francophonie ontarienne en renforçant la capacité en ressources humaine et en développement économique communautaire. Le RDÉE Ontario est membre du réseau national RDÉE Canada.

WWW.RDEE-ONT.CA

La table de concertation du Nord de l’Ontario chercheàinspirersesmembres

« Il y a de la vie après la fermeture d’un moulin », a déclaré Marc Gagnon, di- recteur des services communautaires

du Nipissing Ouest, lors de la table de con- certation du RDÉE Ontario le 25 octobre

2006.

Le nouvel hôtel Comfort Inn à Sturgeon Falls était le lieu de rencontre pour la trentaine de participants à la 4 e Ta- ble de concertation régionale du nord, un lieu propice, selon Guy Robichaud, direc- teur régional du RDÉE Ontario, puisque la construction de l’hôtel en 2005 a résulté de l’effort collectif d’intervenants locaux qui s’étaient donnés comme mission de ravi- ver leur communauté suite à la fermeture de l’usine de papier Weyerhaeuser en 2002. « La composition et la formule gagnante du comité de développement économique dresse le meilleur portrait qu’on puisse des- siner comme pratique exemplaire. Ces gens ont su développer et faire valoir la richesse et la beauté du Nipissing Ouest pour attirer un tel investissement et stimuler le déve- loppement de tant d’autres initiatives », de dire Guy Robichaud. Comme c’était le cas lors des tables tenues à Sudbury, à Timmins et à Sault-Sainte-Marie, le but de cette journée était de favoriser le partage d’idées, de res- sources, de connaissances et d’efforts pour faciliter le développement d’initiatives. Le thème de rassemblement s’est poursuivi en soirée quand les participants et les invités se sont dirigés au Musée Sturgeon River House pour un souper. Au menu, deux pré- sentations sur la façon dont la Municipa- lité de Nipissing Ouest s’est prise en main après la fermeture de l’usine Weyerhaeu- ser. Marc Gagnon a présenté la structure, le mandat et les accomplissements du co- mité de développement économique. Jean Larocque, de Larocque Elder Architects, a présenté le plan d’amélioration des attrac- tions du Nipissing Ouest, dont le dévelop-

par Micheline J. Groulx et Guy Robichaud

pement de la baie Minnehaha en marina, un projet prioritaire du comité. « Depuis quelques années, de nombreuses commu- nautés nord-ontariennes subissent le choc qu’entraîne la fermeture d’une entreprise. Certaines absorbent ce choc mieux que d’autres. J’espère que la présentation de M. Gagnon saura inspirer ces communautés » a-t-il conclu. Trois de nos dirigeants, Col- lin Bourgeois, Willie Léveillée et Claude Mayer ont également participé à l’assem- blée. Selon eux, la concertation est une occasion privilégiée pour se ressourcer, partager ce que nous faisons bien et sur nos leçons apprises. L’occasion est parfaite pour faire le point et concerter nos énergies car c’est essentiel pour les communautés de se rencontrer de cette façon. Les gens réunis nous mettent à jour sur ce qui s’est passé dans leur coin depuis la dernière con- certation. Également, ils ont l’oreille des bailleurs de fonds présents pour faire avan- cer leurs idées, voir le potentiel de créer de nouveaux projets. Enfin, la 4 e Table a per- mis de renouer des liens ou d’en forger de nouveaux. Au programme, Mireille Groleau du Commissariat aux langues officielles et Pierre Séguin du Ministère du dévelop- pement du nord et des mines. On a aussi profité d’un atelier sur comment se défaire du phénomène de « TLM » (toujours les mêmes), un atelier sur la mobilisation de la communauté. L’assemblée a aussi élu Nicole Lepage représentante de la région du Nord au Consortium touristique francophone de l’Ontario. M me Lepage et son époux Marc sont les propriétaires de l’entreprise de camping Ratter Lake Campground situé à Hagar. Le consortium représente les intérêts de la francophonie ontarienne en matière de tourisme et collabore avec les gouver-

nements pour promouvoir des collectivités

durables par le développement économique et touristique. La région du Nord de l’On- tario comprend les communautés situées entre Sudbury, North Bay, Sault-Sainte- Marie, Timmins, Thunder Bay (la Route 11 et la Route 17). Pour complémenter les sujets abordés à la 4 e Table, le programme com- prend un nouvel élément : un atelier d’une journée intitulé « la Roue du développe- ment ». Animé par Éthel Côté, présidente de l’Économie solidaire de l’Ontario, l’ate- lier a été présenté au lendemain de la Ta- ble.

Le concept de la Roue du dévelop - pement a évolué au cours des 25 dernières années pour devenir un excellent outil pour aider les groupes et les organisations à éva- luer leur niveau de préparation pour le dé- veloppement d’entreprises sociales et pour aider les promoteurs d’entreprises socia- les à créer de la richesse communautaire. Une entreprise sociale est une entreprise qui génère des revenus avec des objectifs principalement sociaux et qui réinvestit ses surplus pour cette raison au bénéfice de la communauté. Toute les entreprises sociales ont une chose en commun : elles repoussent les limites des pratiques des en- treprises conventionnelles en y insérant le principe de la solidarité sociale au cœur du développement d’entreprise. Une large gamme de groupes et d’organisations s’intéresse à l’entreprise sociale comme moyen d’accroître leur ca- pacité de répondre à leurs buts sociaux et économiques. L’évaluation de l’atelier va-

riait entre ceux qui faisait la « découverte » de l’entreprise sociale à ceux « embarqués» et voulant s’impliquer en développement d’entreprises sociales. Notons que nos agents de projets ont reçus la formation né- cessaire pour présenter une série d’ateliers sur la Roue à travers le nord durant l’hiver

2007.

Le Centre de Sous-traitance industrielle et commerciale de l’Ontario (STICO)

Une expertise de gestion entre les entreprises et les fournisseurs

par Roch Archambault

E n 2003, le RDÉE Ontario a appuyé trois projets d’enver-

gure. L’Écho d’un peuple était l’un d’eux, un projet dont

nous avons traité dans une édition précédente, ainsi que

le Centre écologique de la mer douce. L’autre projet d’envergure était le Centre STICO. Le 25 mars 2004, à Sudbury, le Collège Boréal a inauguré le Centre STICO (Sous-traitance industrielle et commerciale de l’Ontario) en présence de plus d’une cinquantaine

de représentants des milieux d’affaires et de partenaires. Trois ans se sont écoulés depuis son ouverture. Revisitons ce projet qui ne cesse de nous impressionner. À ses débuts, le Collège Boréal a voulu reproduire en Ontario le travail effectué par Sous-traitance industrielle Québec (STIQ). STIQ s’était développé avec succès, depuis 1987, une ex- pertise de gestion entre les entreprises et les fournisseurs sur le plan national et international. Le collège devait adapter cette ex- pertise à la réalité des francophones de l’Ontario. Le Centre de Sous-traitance industrielle et commerciale de l’Ontario (STICO) est orienté vers le monde des affaires. Il se veut un terrain propice aux occasions d’affaires entre les entre- prises. Il offre des services spécialisés dans plusieurs domaines :

recherche, évaluation et amélioration des fournisseurs. Le Centre possède une base de données comprenant un outil de recherche, InfoSTICO. Cette base de données contient de l’information im- portante sur des entreprises de l’Ontario. Un fournisseur peut par exemple faire une recherche sur un besoin de sa clientèle et trouver une entreprise qui comblera ce besoin. Le Centre STICO a connu de grands succès et s’attend

à en connaître davantage. Bernard Lafrenière, Chef du Centre STICO, mentionne que « le centre a référé plus de 40 entreprises

à des donneurs d’ordres pour plus de 4,000,000 $ en contrats. Le

Centre STICO cherche toujours à améliorer son service et à offrir des nouveaux produits aux entreprises. Nous venons justement de signer une entente de distribution avec une entreprise québé- coise nommée Contacts CD. Le produit, Prebid @, est un listage

nommée Contacts CD. Le produit, Prebid @, est un listage d’occasions d’affaires dans le secteur de

d’occasions d’affaires dans le secteur de la construction distribué deux fois par mois aux clients abonnés. Nous travaillons aussi pré- sentement à développer un projet pour offrir un service d’appui aux entreprises qui désirent soumissionner sur des offres d’appels publics. Le recrutement des entreprises du sud de la province à la base de données InfoSTICO est aussi une de nos priorités d’avenir. Finalement, le Centre STICO cherche aussi à offrir à ses clients dans un futur rapproché une plateforme Web qui permettra aux entreprises de déposer leurs occasions d’affaires et de visionner et pouvoir soumissionner sur les occasions d’affaires des autres entreprises ». D’abord adapté au Nord, le Centre STICO veut plus tard étendre ses activités à travers l’Ontario. Le Centre STICO a un réseau de 10 000 entreprises grâce à ses partenariats avec Sous-traitance industrielle Québec (STIQ) et la Chambre économique de l’Ontario. Il a aussi plusieurs par- tenaires qui l’ont aidé dans son démarrage : FedNor, le Fonds du patrimoine du Nord de l’Ontario, Bell, le Bureau du Québec à To- ronto et le RDÉE Ontario. Pour avoir plus d’information sur le Centre de Sous-traitance industrielle et commerciale de l’Ontario, visi- tez son site Web au < www.stico.ca >. Les membres et parte- naires de STICO ont aussi droit à l’HebdoSTICO, un bulletin hebdomadaire qui présente des nouvelles, des services et des événements. De plus, il présente des occasions d’affaires prove- nant du MERX et avec l’ajout de Prebid@ à son inventaire de produits, il ajoutera dorénavant des occasions d’affaires du secteur privé.

de produits, il ajoutera dorénavant des occasions d’affaires du secteur privé. Printemps 2007 Vox RDÉE 19

Lancer son entreprise, du RDÉE Ontario à la BDC

par Alain Royer

L ancer une entreprise ou un projet économique n’est peut- être pas si sorcier que cela. C’est surprenant de constater que les gens d’affaires qui ont du succès et qui sont habiles

dans leur domaine sont disponibles à partager leurs secrets, leurs expériences et leurs principes qui ont fait d’eux des personnes prospères. Une étape importante serait donc de prendre rendez- vous avec ces personnes et de leur poser toutes les questions né-

cessaires afin de vous éclairer davantage sur votre plan de vie et de voir ce qui est mieux pour vous. Avoir sa propre entreprise n’est pas pour tout le monde, par contre, les idées que l’entrepreneur partagera gratuitement avec vous pourront néanmoins vous aider à mieux gérer votre argent ou votre vie. De plus, en partageant votre idée avec votre entourage, cela vous donnera peut-être des ailes et, même, cela vous donnera la possi- bilité de tester votre idée. Si l’idée semble géniale, vous avez d’autres ressources qui vous attendent pour vous guider dans votre démarche. Il existe une panoplie d’orga- nismes et de programmes pour vous aider dans le lancement d’une entreprise, mais souvent le problème, c’est que vous ne sa- vez pas par où commencer. Par exemple, comme point de départ, vous pouvez prendre rendez-vous avec M me Isabelle Viens au numéro de té- léphone 1 866 737-1530. Elle travaille au Centre de services aux entreprises de la région de Prescott-Russell. Son accom- pagnement est gratuit tant que vous avez besoin de son aide. Le Centre de services a des critères, par exemple, vous êtes motivé et vous êtes de la région de Prescott-Rus-

sell ou d’Ottawa (comme il existe d’autres organismes similaires dans les autres

régions, veuillez communiquer avec le RDÉE Ontario [www.rdee-ont.ca]). Le Centre de services peut aussi vous guider vers d’autres organismes ou d’autres programmes, si vous avez des besoins plus particuliers. Si vous avez besoin d’une formation particulière, elle pourra vous guider vers la Cité des affaires [www.lacitec.on.ca]. (Par exemple, le Programme d’aide au travail indépendant (ATI) fournit aux personnes de tout âge, sans emploi, un revenu et de la formation en gestion pour toute la durée du lancement de l’entre- prise. Les personnes admissibles participent à 13 différents ateliers de formation d’une durée de 6 heures chacun et reçoivent l’aide d’un conseiller ou d’une conseillère pour l’élaboration d’un plan d’affaires et le développement de l’entreprise. Les ateliers ATI comprennent l’analyse de la part du marché pour votre produit ou votre service, la règlementation, les principes de gestion, le finan-

cement, le markéting, la tenue des comptes, etc.) Le Bureau de développement économique et touristique de Prescott et Russell (BDÉTPR) peut aussi accompagner certains projets. De plus, si vous avez déjà demandé un prêt à une insti- tution financière et qu’il a été refusé, M me Viens pourra vous diri- ger vers la Société de développement communautaire de la région de Prescott-Russell [www.sdcpr.on.ca]. La SDCPR a un service- conseil, un centre de ressource et du financement pour les futurs entrepreneurs. Les ressources sont diversifiées et disponibles pour vous. (La SDCPR aide également les entrepreneurs existants, ceux en difficultés, ceux qui ont des projets d’expansion, etc. La SDCPR

ceux qui ont des projets d’expansion, etc. La SDCPR Catherine Leteinturier Guissé, directrice de comptes à

Catherine Leteinturier Guissé, directrice de comptes à la BDC. Téléphone : 613 995-4459.

offre aussi de l’aide aux communautés. Pour en savoir davantage, veuillez communiquer avec la SDCPR.) Le Centre de services aux entreprises de la région de Prescott-Russell vous accompagne dans l’élaboration de votre plan d’affaires ou votre étude de marché. Ces plans sont remplis par le client ou la cliente et le suivi se fait tout au long du processus. Le Centre de service vous prépare pour le financement. Pour obtenir un prêt, il existe toujours les institutions financières traditionnelles, par contre, plusieurs organismes of- frent ce service. Le Centre de services offre du financement par l’entremise de la Fondation canadienne des jeunes entrepreneurs [www.fcje.ca]. Un organisme qu’on connait peu, mais qui rend de nom-

breux services aux personnes qui désirent s’en sortir et améliorer leur vie financière est le Fonds d’emprunt communautaire d’Ot- tawa (FECO) [www.oclf.org] qui consent des prêts à court terme d’au plus 15 000 $. Ces prêts peuvent servir à lancer une entre- prise, aider les travailleurs autonomes ou aider les gens qui ont eu une formation à l’étranger à se mettre à niveau pour qu’ils soient aptes à être sur le marché du travail. Le FECO peut vous aider dans votre démarche. Un autre organisme qu’on connait peu est la BDC, la Banque de développement du Canada [www.bdc.ca]. La BDC est une société d’État qui a pour mandat de soutenir activement le

Il ne faut pas se limiter; on peut croire que cette institu- tion financière n’est pas pour nous, mais elle se spécialise dans du financement à tous les stades de croissance de l’entreprise et elle soutient la création d’entreprises plus risquées. Il y a donc des services, des organismes et des program- mes qui existent. Le RDÉE Ontario peut vous éclairer dans ces nombreux carrefours et vous proposer des parcours intéressants. Il est toujours mieux d’écrire son plan d’affaires et se faire aider par la suite. Plusieurs personnes peuvent vous aider dans ce cas et il ne faut pas oublier qu’il y a des gens d’affaires qui ne demandent pas mieux que de vous guider. Finalement, tout comme le RDÉE, tous ces organismes se rejoignent dans leur mission; ils désirent tous la prospérité économique des Canadiens et des Cana- diennes, mais leur lien ne s’arrête pas là. Ensemble, ils deviennent un levier éco- nomique efficace pour les communautés francophones de l’Ontario.

efficace pour les communautés francophones de l’Ontario. George Brown, directeur général du Fonds d’emprunt

George Brown, directeur général du Fonds d’emprunt communautaire d’Ottawa (FECO). Téléphone : 613 594-3535.

développement et la croissance des petites et moyennes entreprises canadiennes. Par son réseau de plus de 90 succursales à travers le pays, la BDC offre des solutions de financement, d’investissement et de consultation complémentaires à celui des autres institutions financières. De plus, la BDC développe des alliances stratégiques avec d’autres organismes qui soutiennent la petite entreprise afin de rejoindre plus d’entreprises au Canada. Par ses activités de financement et de consultation, ainsi que ses activités d’investissement (capital de risque, prédémarrage en technologies, investissements dans des fonds), la BDC est pré- sente à chaque stade de développement de l’entreprise, du prédé- marrage jusqu’à l’expansion.

Le présent texte est conforme à l’orthographe modernisée.

jusqu’à l’expansion. Le présent texte est conforme à l’orthographe modernisée. Printemps 2007 Vox RDÉE 21
L e prochain concours du RDÉE Ontario, qui célèbre l’excellence de l’entrepreunariat, aura lieu le

L e prochain concours du RDÉE Ontario, qui célèbre l’excellence de l’entrepreunariat, aura lieu le 29 septem- bre 2007. La dernière édition provinciale du concours Les Lauriers de la PME, qui a eu lieu le 23 septembre 2005, s’est déroulée au Musée canadien de la guerre, à Ottawa, où plus de 200 personnes ont profité de l’oc-

casion pour rendre hommage aux entrepreneurs francophones venus de tous les coins de l’Ontario. Voici l’entreprise qui s’était distinguée dans la catégorie du Prix coopératif : La Coopérative Régionale de Nipissing-Sudbury Limited. Raymond Savage, directeur général de la coopérative, répond à nos questions.

Date de création de la coopérative :

27 juin 1951.

Propriétaire : Nous comptons au-delà de 4000 membres/sociétaires.

Site Web : <www.coopregionale.com>.

Nombre d’employés : Environ 115, y compris les employés saisoniers et ceux à temps partiel.

Nombre d’employés francophones :

105.

Services : trois magasins d’épicerie/quin-

caillerie, deux centres agricole/élévateurs

à grains, trois postes d’essence, un centre

agricole (sans élévateur à grains), livrai- son de produits pétroliers en vrac (huile à chauffage, diesel et essence).

Succès : 56 ans d’existence est un succès en lui-même! Grâce au projet d’élévateur

à grains à Verner, l’économie rurale ne dé-

pend plus seulement de l’industrie laitière mais aussi de l’industrie des grandes cul- tures.

Pourquoi avoir créé cette coopérative? Cette coopérative a été formée il y a 56 ans lorsque plusieurs petites coopératives locales ont eu la vision de regrouper leurs ressources et de fusionner pour former une grande coopérative et donc de profiter d’un plus gros pouvoir d’achat et de partager les besoins en commun telle que la gestion de leurs entreprises.

Qu’est-ce qui vous motive? Pour moi, le modèle coopératif est le modèle le plus formidable pour une entreprise commerciale et le fait que j’aie l’occasion d’y participer est toujours motivant. Les défis de servir et de plaire à une variété de gens et d’y réussir est aussi source de grande motivation.

et d’y réussir est aussi source de grande motivation. La clé du succès pour un entrepreneur,

La clé du succès pour un entrepreneur, selon vous? La clé du succès selon moi est de fixer un objectif, bien faire les recherches et les étu- des, déterminer le meilleur chemin pour accomplir cet objectif et suivre ce chemin avec conviction et détermination. Une personne peut accomplir quoi que ce soit si elle est décidée à y arriver.

quoi que ce soit si elle est décidée à y arriver. Lors du gala provincial Lauriers

Lors du gala provincial Lauriers de la PME 2005 : Stéphane Audet (Conseil de la Coopé- ration de l’Ontario-Commanditaire et présentateur) qui présentait un prix au nom du com- manditaire, L’Alliance des caisses populaires de l’Ontario, Raymond Savage (Coopérative régionale de Nipissing-Sudbury Limitée) et Marc Lefebvre (Vice-président, soutien au développement des affaires, Caisses populaires de l’Ontario-Commanditaire officiel).

Directions

Agents de projets

Conseil d’Administration

Pour nous rejoindre
Pour nous rejoindre

Région du Centre-Sud-Ouest Ernest Vaillancourt (Comté de Simcoe), président Christiane Beaupré (Brampton), secrétaire Jacques Kenny (Windsor)

Région de l’Est Diane Tittley (Hawkesbury) Charles Goubau (Lefaivre) Denis Thibault (Cornwall)

Région du Nord Collin Bourgeois (Sturgeon Falls), vice-président Denis Bérubé (Kapuskasing) Willie Léveillée (Markstay-Warren)

Les unités entrepreneuriales des collèges francophones de l’Ontario Marcel Couture (Université de Guelph-Campus d’Alfred )

Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) Jacques Hétu Daniel Fortier Réjean Nadeau (directeur général de l’AFMO)

Conseil de la Coopération de l’Ontario (CCO) Claude Mayer, trésorier Christine Beaudoin Louis Grenier (directeur général du CCO)

RDÉE Canada Simon Proulx (Ottawa) région de l’Est Pierre Bélanger (Earlton) région du Nord Pascale Harster (Dundas) région du CSO

région du Nord Pascale Harster (Dundas) région du CSO Siège social (Ottawa) Nicole Sauvé , Directrice
région du Nord Pascale Harster (Dundas) région du CSO Siège social (Ottawa) Nicole Sauvé , Directrice

Siège social (Ottawa)

Nicole Sauvé, Directrice générale nsauve@rdee-ont.ca Diane Kyd, Adjointe à la direction dkyd@rdee-ont.ca Patrick Cloutier, Contrôleur pcloutier@rdee-ont.ca Roch Archambault, Directeur des communications rarchambault@rdee-ont.ca François Désormeaux, Directeur des services fdesormeaux@rdee-ont.ca

Tél.: (613) 834-1300 Téléc.: (613) 834-1346

Direction régionale Nord (Sudbury)

Guy Robichaud, Directeur régional grobichaud@rdee-ont.ca Micheline J. Groulx, Adjointe régionale mgroulx@rdee-ont.ca

Tél.: (705) 560-1121

Téléc.: (705) 560-9699

Direction régionale Est (Ottawa)

Poste vacant, Directeur régional Marie-Hélène de Quimper, Adjointe régionale mhdequimper@rdee-ont.ca

Tél.: (613) 834-1300 Téléc.: (613) 834-1346

Direction régionale Centre-Sud-Ouest (Toronto)

Annie Dell, Directrice régionale adell@rdee-ont.ca Agnès Ngoya, Adjointe régionale angoya@rdee-ont.ca

Tél.: (416) 596-0549 Téléc.: (416) 596-7968

Alfred Kathy Chaumont kchaumont@rdee-ont.ca (613) 679-2218, poste 322

Rockland Pascal Samson psamson@rdee-ont.ca (613) 446-6123

Barrie

Sault-Sainte-Marie

Yollande Dweme M. Pitta

Patricia Ricard

ydwemempitta@rdee-ont.ca

pricard@rdee-ont.ca

(416) 596-9917

(705) 759-9909

Casselman Marie-Eve LaRocque melarocque@rdee-ont.ca (613) 764-3262

Sudbury Denis Brouillette dbrouillette@rdee-ont.ca (705) 560-1121

Hearst Francine Lecours flecours@rdee-ont.ca (705) 372-0029

Timmins Rachel Quesnel rquesnel@rdee-ont.ca (705) 267-1886

Mississauga

Welland

Jean-Denis Barry

Léo Audette

jdbarry@rdee-ont.ca

laudette@rdee-ont.ca

(905) 277-8885

(905) 714-1650

Ottawa

Windsor

Alain Royer

Lynne Maher

aroyer@rdee-ont.ca

lmaher@rdee-ont.ca

(613) 236-1280

(519) 944-8284